(4th meeting) Plenary Session, Global Mechanism on ICTs in the Context of International Security (20-24 July) Meetings & Events Date: 21 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ar/asset/k14/k14hbvhuvt?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Présidente [0:09]: Bonjour, je déclare ouverte la quatrième séance de la session plénière de fond du Mécanisme mondial relatif aux progrès de la TIC dans le contexte de la sécurité internationale et à la promotion du comportement responsable des États dans ce domaine. Comme je l'ai indiqué avant la pause déjeuner, nous allons poursuivre la liste. D'orateurs dans le cadre du point consacré aux menaces. Nous allons tout d'abord entendre le Ghana. Je vais demander au Ghana de reprendre où il en était. Suite à quoi, nous entendrons le Pakistan, la Roumanie, le Nicaragua, puis l'Arménie. Le Ghana a la parole. Ghana · Représentant [1:08]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, le Ghana demeure attaché à travailler avec les États membres, les organisations régionales et les autres parties prenantes pour lutter contre les menaces actuelles et potentielles dans le domaine des TIC. Nous sommes préoccupés par les retombées de la cyberguerre sur les infrastructures publiques qui ont des retombées pour la sécurité, la stabilité internationale et la confiance du public. Les dégâts? Sur le câble qui est lié au Ghana et les perturbations pour les services qui s'en sont suivis, soulignent. L'importance de protéger ces infrastructures, et ce, en tant que bien stratégique. Au niveau national, nous avons identifié 13 secteurs relevant des infrastructures critiques dans le cadre de la loi sur la cybersécurité qui prévoit l'enregistrement d'infrastructures critiques et impose des obligations aux opérateurs et impose des audits réguliers. Le Ghana renforce son architecture de réponse aux incidents grâce à son équipe d'intervention informatique d'urgence. Quatre équipes sont opérationnelles et nous prévoyons de créer d'autres équipes pour la santé, l'énergie, les installations, le secteur militaire, les transports, entre autres. Nous avons également créé une capacité d'intervention 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ainsi, la population peut signaler tout incident à n'importe quel moment à l'équipe compétente. Cela permet de répondre aux incidents et d'appuyer les personnes et les entités touchées. Le Ghana salue donc la création du répertoire de points de contact mondial. Il s'agit d'un mécanisme volontaire qui facilite la communication rapide et la coopération entre États pour intervenir en cas d'incident. À l'instar de nombreux autres pays, le Ghana continue à subir des menaces telles que les fraudes en ligne, les entreprises qui sont compromises, les escroqueries et les autres types de crimes facilités par le cyber. Les technologies émergentes telles que l'IA et l'informatique quantique sont source d'opportunités mais représentent aussi de nouvelles difficultés stratégiques. Notre stratégie pour l'IA vise à utiliser l'IA afin de promouvoir le développement inclusif tout en garantissant que son adoption soit. Sûre, responsable et résiliente. Nous appuyons donc la coopération internationale et le renforcement des capacités afin d'aider les pays en développement à répondre aux menaces associées à l'IA et aux nouvelles technologies. Le Ghana considère qu'aucun pays ne peut faire cavalier seul. Nous demeurons attachés à travailler avec les États membres et toutes les parties prenantes pertinentes pour renforcer la coopération internationale, répondre aux menaces actuelles et potentielles numériques et renforcer la résilience du cyberespace pour tous. Je vous remercie. Chair [5:04]: Je vous remercie. Je donne la parole au Pakistan. Pakistan · Représentant [5:08]: Merci, Madame la Présidente. Je vous félicite pour votre accession à la présidence. et je félicite votre équipe très compétente. Alors d'entamer les travaux de ce mécanisme, les menaces numériques continuent à évoluer. Il ne s'agit plus de risques informatiques localisés, mais d'outils géopolitiques importants qui peuvent compromettre la stabilité internationale. Les attaques ciblant les infrastructures critiques sont plus nombreuses, plus sophistiquées, plus importantes. Cela menace la vie humaine et la stabilité nationale. Les opérations cyber paralysent régulièrement l'administration publique et les services essentiels dans différents pays. La militarisation du cyberespace est déjà bien avancée. Les États déploient de plus en plus des cyber-instruments aux fins d'espionnage, de sabotage ou d'influence politique. en utilisant souvent des groupes privés qu'ils utilisent comme intermédiaires, des gangs criminels ou des vendeurs de logiciels espions commerciaux. Du matériel commercial, des infrastructures en nuage et les outils logiciels sont utilisés à des fins militaires ou de renseignement. Ainsi, la non-prolifération et la surveillance deviennent très difficiles. Par ailleurs, la cyber guerre accélérée par l'IA représente une menace pour la paix et la sécurité internationale. Les outils de surveillance sophistiqués vendus à des acteurs étatiques et non étatiques sont souvent utilisés sans garde-fou ou surveillance. Parmi les menaces dans l'environnement sécuritaire numérique, il y a la mésinformation, la désinformation, mises en œuvre par les acteurs étatiques et non étatiques. Cela contribue au déclenchement et à l'escalade de violence grâce à la manipulation de perception de menaces, en renforçant les divisions identitaires et en mobilisant les populations pour une confrontation. Cela permet de dissimuler les violations du droit international, notamment du DIH et du DADH, de déformer les réalités humanitaires et d'appuyer des activités militaires en contrôlant la vision des faits dans les situations de conflit ou d'occupation étrangère. À cela s'ajoutent les cybercapacités, les campagnes coordonnées qui surchargent les écosystèmes d'information et perturbent la prise de décision et accélèrent les conflits. Les États membres doivent adopter des normes volontaires de comportement en plus de respecter le droit international, la charte. Nous devons créer des engagements internationaux pour protéger les infrastructures en période de paix et de conflit, notamment la santé, l'énergie et l'eau. Dans cet environnement, les mesures de confiance sont d'autant plus importantes. La coordination opérationnelle des autorités de cybersécurité sont essentielles pour faciliter la communication lors de crises et éviter les conflits accidentels. Trois points. Le mécanisme est l'occasion de déployer plus largement la diplomatie cyber. Nous devons nous concentrer sur les dialogues, sur les questions relatives, les questions pratiques qui touchent toutes les régions, atténuation des risques de rançongiciel, protection des infrastructures critiques et des escalades. Deuxièmement, il faut créer des garde-fous réglementaires internationaux fondés sur le consensus concernant les cyber capacités offensives et l'utilisation d'outils de surveillance commerciaux à des fins offensives. Ensuite, réfléchir à la manière dont l'information dans le cadre de la guerre cyber et hybride contribue au déclenchement, à l'escalade et à la poursuite de conflits armés. Il faut tâcher d'y répondre. Madame la Présidente, la cybersécurité, en particulier pour les pays en développement, ne n'a pas trait qu'à l'informatique, c'est une question économique de souveraineté et de sécurité humaine. Maintenir la stabilité cyber nécessite de passer d'un accord passif sur les normes à la mise en œuvre active avec des garde-fous juridiques, des canaux de communication opérationnels, un renforcement des capacités ciblées et des mesures de confiance pratiques. Je vous remercie. Chair [9:56]: Je donne la parole à la Roumanie. Romania · Représentant [10:01]: Merci, Madame la Présidente. La Roumanie s'associe pleinement à la déclaration de l'UE et ajoute les remarques suivantes à titre national. C'est la première fois que je prends la parole. Je vous remercie, vous et votre équipe, pour tout le travail que vous avez réalisé pour garantir la réussite de cette session. La Roumanie entend contribuer de manière constructive aux travaux de ce nouveau mécanisme. Madame la Présidente, bien comprendre les menaces et défis dans le domaine cyber est très important pour les activités dans le cadre de GIMAC et pour arriver à des résultats effectifs. C'est d'autant plus important aujourd'hui, sachant que les menaces cyber sont très importantes. retomber sur l'économie, la sécurité et sur nos citoyens. Les attaques sont devenues de plus en plus sophistiquées, persistantes et larges. Les fraudes, les escroqueries, les attaques qui visent les réseaux, les infiltrations, représentent des menaces persistantes amplifiées par le développement de modèles IA. Nous avons été exposés à des attaques cyber dans le cadre de campagnes d'ingérence hybride et cyber. Les menaces s'intensifient. Nous sommes préoccupés par la frontière qui se brouille entre acteurs étatiques et non étatiques pour mener des attaques coordonnées. Nous sommes préoccupés par les attaques qui visent les infrastructures nationales critiques, les institutions démocratiques et processus connexes. Le 13 juillet, la Roumanie ainsi que d'autres membres de l'UE et des alliés ont condamné les activités cyber hostiles conduites par des groupes contrôlés par la Fédération de Russie. Cela s'intègre dans un schéma bien connu avec tout un ensemble d'écosystèmes qui comprend des institutions d'État et des entités non étatiques. Madame la Présidente, Sensibiliser aux cybermenaces est essentiel pour garantir la cybersécurité et la stabilité internationale. Demeurons attachés à contribuer aux efforts visant à prévenir et combattre ce type d'actions déstabilisatrices. Le mécanisme pourrait jouer un rôle essentiel pour échanger des points de vue, formuler des recommandations pour mettre en œuvre le cadre normatif. Nous devrions également nous concentrer sur l'application du droit international et du DIH dans le cyberespace et sur le fait de créer, d'appuyer les infrastructures, d'appuyer la protection d'infrastructures critiques. Je vous remercie. Chair [12:50]: Je donne la parole au Nicaragua, suivi par l'Arménie, puis le Bangladesh. Nicaragua · Représentant [12:57]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Une nouvelle fois, nous nous félicitons de cette première réunion de fond du mécanisme mondial. Nous sommes prêts à participer de façon constructive à ces travaux. La création du mécanisme est une occasion, l'occasion de profiter d'un espace transparent permettant la participation de tous. Les États sur pied d'égalité pour des intérêts communs. Nous devons tout d'abord essayer de voir ce qu'il en est. Pour ce qui est des TIC qui doivent être stables, sûres, pacifiques, accessibles et interopérables, et ce sur la base des principes de la Charte des Nations unies. Il faut respecter l'égalité souveraine, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le règlement pacifique des différends. Madame la Présidente, le Nicaragua reconnaît que les menaces existantes. Dans le domaine des TIC évoluent très rapidement et peuvent avoir un impact sur la sécurité des États. La prestation de services essentiels, les infrastructures cruciales, critiques et le bien-être de nos peuples peuvent en pâtir. Nous avons donc renforcé notre cadre juridique institutionnel en adoptant des lois pour renforcer la protection des systèmes et services de télécommunications pour promouvoir un environnement numérique plus sûr et résilient. Nous voulons aussi élargir l'accès aux TIC et renforcer les capacités contre l'utilisation malveillante de ces technologies. Notre pays promeut également des initiatives en matière de cybersécurité, de résilience numérique et de renforcement des capacités nationales pour faire face aux menaces cybernétiques, en reconnaissant qu'aucun État, en particulier les pays en développement, ne peut relever ces défis seul. Dans ce contexte, la coopération internationale et l'échange d'expériences, l'assistance technique et le renforcement des capacités doivent constituer les éléments essentiels pour que tous les États répondent efficacement aux menaces découlant de l'utilisation malveillante des TIC, et ce, en respectant pleinement les priorités nationales et la souveraineté des États. Nous soulignons aussi que l'adoption de mesures coercitives unilatérales, notamment dans le cadre des TIC, est à rejeter. En réduisant l'accès à des technologies, à des outils, au transfert de connaissances, cela pose problème. Ces mesures creusent le fossé du numérique, affaiblissent les capacités nationales, rendent difficile la protection des infrastructures critiques et freinent le droit au développement de nos peuples. Donc, nous le répétons, il faut que cessent ces mesures illégales qui contredisent la Charte des Nations Unies. Madame la Présidente, le Nicaragua continuera d'œuvrer pour un mécanisme inclusif, équilibré, complet pour des résultats concrets et la promotion de l'utilisation pacifique des TIC pour renforcer également la coopération internationale et contribuer au développement et au bien-être de tous nos peuples. Merci. Chair [16:12]: Je vous remercie. Je donne la parole à l'Arménie. Armenia · Représentant [16:16]: Merci, Madame la Présidente. C'est la première fois que nous prenons la parole. À l'instar d'autres, nous souhaitons vous féliciter pour votre accession à la présidence de cette première session. vous pouvez compter sur notre soutien constructif. Vous nous avez demandé d'être concis. Je vais donc intervenir pour les deux points qui nous occupent aujourd'hui. Les TIC sont devenus une composante intégrale de la paix et de la sécurité internationales. La transformation numérique avance, les menaces liées aux TIC gagnant en importance, en sophistication et présente une menace pour les infrastructures critiques et la stabilité internationale. Les menaces numériques qui évoluent soulignent l'importance de coopérer. Au vu de la nature transfrontière du cyberespace, aucun État ne peut répondre à lui seul à ces problèmes. Il faut donc réagir collectivement afin de renforcer la résilience, de promouvoir un comportement responsable des États et de garantir la paix et la sécurité mondiale. Le mécanisme, nous en sommes sûrs, sera une enceinte efficace et inclusive pour répondre aux menaces numériques, pour encourager le dialogue et la coopération internationale. Les groupes thématiques permettront de se concentrer sur des discussions orientées vers l'action, tandis que le groupe 2, qui est dédié l'accélération du renforcement des. Capacités joueront un rôle essentiel pour identifier les besoins, faciliter les partenariats et renforcer les capacités de tous les. États afin de pleinement mettre en œuvre le cadre de l'ONU qui a été approuvé. Nous reconnaissons l'importance d'avoir des normes non contraignantes volontaires de comportement responsable des États. Telles que le prévoit le rapport de 2015, qui crée une interprétation commune d'un comportement responsable des États. Par ailleurs, le rapport de 2021. Nous permet de comprendre encore davantage l'interprétation, la mise en œuvre et l'application de ces normes. Nous appuyons les efforts visant à promouvoir les comportements responsables des États et d'affiner le cadre au fil du temps. Chaque État dispose d'un niveau de ressources et de capacités différents. Pour appliquer le cadre, nous soulignons l'importance du renforcement des capacités, de la coopération internationale et de l'appui pour permettre aux États de pleinement mettre en œuvre ces normes. Par ailleurs, le cadre de comportement responsable des États dans le cyberespace évolue. Des normes contraignantes, non contraignantes ou volontaires pourront être élaborées par la suite. en plus et par ailleurs pour tenir compte des évolutions dans le domaine des TIC. L'élaboration de normes doit permettre d'appuyer l'appel à sécurité internationale et se faire dans un esprit d'inclusion, de transparence et de consensus entre États. Nous appuyons un échange de vues et de pratiques entre États pour parvenir à une interprétation commune et promouvoir l'application concrète du cadre. Je vous remercie. Chair [19:52]: Je vous remercie. Je donne la parole au Bangladesh, suivi par le CICR. Bangladesh · Représentant [19:59]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, tout d'abord, je vous félicite pour votre accession à la présidence. vous pouvez compter sur notre plein soutien constructif. Nous remercions le secrétariat de la préparation de la première session plénière de fond. Nous saluons le lancement de ce processus qui est l'aboutissement des travaux du groupe de travail à composition non limitée. Notre pays dépend d'un nombre restreint de câbles et de stations connexes. et d'infrastructures transfrontières de connexion limitée. C'est une question très importante pour nous. Nous notons avec préoccupation que les incidents liés au rançongiciel et le déni de service, les attaques qui ciblent les gouvernements et les plateformes du secteur financier nécessitent une approche de coopération face au rançongiciel et notamment pour lutter contre les flux financiers illicites. Nous sommes préoccupés par les menaces facilitées par l'IA et par la mésinformation et les deepfakes grâce aux technologies de pointe qui compromettent la sécurité et la stabilité. Les mesures de confiance sont essentielles pour que les autres piliers puissent être réalisés. En conclusion, nous sommes prêts à travailler avec toutes les délégations pour un environnement des TIC sûr, sécurisé, stable, durable et accessible. Nous sommes prêts à contribuer au mécanisme. Je vous remercie. Chair [21:43]: Je vous remercie. Je donne la parole au CICR, suivi par Interpol, puis l'Union africaine. CICR · Représentant [21:54]: Merci, Madame l'Ambassadrice. excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, le CICR se félicite de pouvoir participer à cette première session plénière de fond du mécanisme. Nous saluons les progrès réalisés par les États tout au long du mandat du groupe de travail à composition non limitée, notamment pour recenser les menaces liées à l'utilisation des TIC en conflit armé. Développer une interprétation commune est essentiel pour élaborer des mesures pour répondre à ces menaces collectivement. L'année qui s'est écoulée, le nombre de conflits armés a atteint des niveaux alarmants. Plus de 130 conflits armés étaient identifiés en 2025. Le CICR a observé une utilisation accrue de capacités TIC à des fins militaires de la part d'acteurs étatiques et non étatiques. Nous sommes préoccupés par les risques pour la population civile. Le CICR souligne donc certaines tendances qu'il observe dans les conflits armés d'aujourd'hui. Nous avons présenté ces observations dans un document de travail au mécanisme. Tout d'abord, les opérations TIC perturbent ou paralysent la fourniture de services essentiels pour les civils. Les utilisations récentes de TIC montrent que même sans dégâts physiques, les activités numériques peuvent paralyser gravement les infrastructures civiles, endommager ou détruire les données civiles ou perturber la fourniture de services essentiels. Les conséquences sont notamment coupures d'électricité, perturbations des systèmes de transport ou bancaires, de l'approvisionnement en eau, de la production alimentaire. Il y a également eu une impossibilité de contacter les proches ou d'avoir accès à des informations essentielles. Deuxièmement, les activités numériques n'épargnent pas les installations médicales. Cela aggrave les difficultés que rencontrent les populations affectées. Par ailleurs, les organisations humanitaires, y compris le CICR, continuent à être ciblées ou touchées par des activités numériques. Intrusion dans les systèmes, exfiltration de données sensibles, paralysation de systèmes informatiques qui visent à perturber les opérations humanitaires. Ces activités ciblées ciblant les organisations humanitaires leur font des torts et surtout menacent la sécurité et la dignité des personnes qu'elles servent. Troisièmement, les conflits armés récents ont montré que les TIC sont utilisés pour nuire aux enfants. Les réseaux sociaux et les applications de messagerie sont utilisés par les parties aux conflits armés pour recruter des enfants dans les forces armées ou pour les utiliser dans les hostilités. Les enfants n'ont plus besoin d'avoir un contact physique proche des forces armées pour être recrutés. Les recruteurs contactent les enfants plus rapidement via l'internet. Cela est illégal et nuit aux enfants. Quatrièmement, l'utilisation des TIC dans les conflits armés évolue rapidement et de nouveaux acteurs jouent un rôle important. De nombreuses sociétés technologiques fournissent un grand nombre des infrastructures, des biens et des services numériques aux populations civiles. Celles-ci fournissent les mêmes biens et services aux parties à des forces des conflits armés. En temps de conflit, les infrastructures de ces sociétés sont exposées à des risques réels avec des retombées pour les civils qui dépendent de ces infrastructures et services dans leur quotidien. Par ailleurs, les pirates civils Les activistes sont actifs dans plusieurs conflits armés. Ils ne connaissent souvent pas les limites du DIH pour les activités numériques. En pratique, de nombreux de ces acteurs ont orienté leurs opérations à l'encontre d'infrastructures ou de services civils. Enfin, l'utilisation accrue de l'IA dans les activités numériques va accroître la vitesse, l'ampleur et le potentiel de dégâts de ces attaques. Les acteurs étatiques et non étatiques intègrent l'IA dans leurs opérations cyber. Le CICR est préoccupé quant aux risques d'attaques indiscriminées, de dégâts civils indirects ou de dégâts aux infrastructures civiles critiques, d'escalade incontrôlée, notamment dans un environnement numérique complexe et interconnecté. Madame la Présidente, le mécanisme remplit sa fonction de promouvoir le comportement responsable des États dans l'utilisation des TIC. Le CICR appelle les États membres à œuvrer pour tenir compte des réalités des conflits armés d'aujourd'hui dans les discussions et d'identifier les mesures pratiques pour atténuer les effets néfastes pour les populations civiles affectées et les objets civils. Le CICR se tient prêt à appuyer les efforts des États. Je vous remercie. Chair [27:08]: Je donne la parole à Interpol. Interpol · Représentant [27:13]: Merci, Madame la Présidente. C'est la première fois que nous prenons la parole. Nous vous souhaitons plein succès. Pour gagner du temps, je vous livrerai une version abrégée de l'intervention. À l'instar des autres délégations, nous constatons que la nature des menaces continue d'évoluer rapidement. attaques dans son logiciel contre les infrastructures civiques, vulnérabilité des chaînes d'approvisionnement et risques associés à l'IA à présent. Du point de vue international d'Interpol, il y a une réalité qui est claire. Un environnement cyber sûr, sécurisé et stable n'est pas possible sans lutter contre les facteurs de l'insécurité, à savoir l'utilisation malveillante des TIC. La cybercriminalité est l'une des économies illicites les plus importantes et génère des milliers de milliards de dollars qui privent les gouvernements et les populations de toutes les régions. La cybercriminalité est de plus en plus industrialisée. Les acteurs spécialisés proposent cela en tant que service, louent des infrastructures et fournissent des services à chaque étape du cycle criminel. Le développement rapide de l'IA accélère cette chaîne d'approvisionnement criminel et ça accroît le volume, la vitesse, l'ampleur, l'accessibilité des attaques cyber et cela permet aussi d'atteindre de nouvelles cibles. Surtout, les outils et les infrastructures mises au point dans le cadre d'écosystèmes criminels peuvent être exploités par une gamme plus large d'acteurs malveillants. Lutter contre la cybercriminalité est non seulement un impératif pour les forces de l'ordre, mais aussi pour promouvoir un cyberespace plus sûr et résilient. Et c'est là qu'Interpol fournit une contribution à part grâce à notre réseau de communication sécurisé, nos capacités d'enseignement cyber, nos capacités de coordination de renseignement. Nous appuyons les forces de police dans ce domaine avec des résultats concrets. Cette année, Interpol, avec l'opération Synergie 3, a réuni plus de 70 pays dont beaucoup sont représentés ici. face au hameçonnage, au rançongiciel et à d'autres logiciels. 100 arrestations ont été réalisées et 41 000 infrastructures malveillantes ont pu être désactivées. Nous aidons les partenaires à lutter contre les défis qui définissent les menaces futures. Par exemple, les intermédiaires, les proxys résidentiels ou encore les opportunités liées à les possibilités liées à l'IA. En conclusion, nous sommes prêts à appuyer les États membres pour renforcer la coopération internationale afin de combattre les cybermenaces et de renforcer la cyber résilience. Nous sommes prêts à fournir notre expertise opérationnelle à ce mécanisme, notamment grâce dans le cadre des discussions thématiques, afin de construire un avenir numérique plus sûr. Je vous remercie. Chair [30:25]: Je vous remercie. Je donne maintenant la parole à la délégation de l'Union africaine. AU · Représentant de la Commission [30:39]: Madame la Présidente, la Commission de l'Union africaine vous félicite pour votre rôle moteur pour organiser cette première réunion de fonds du mécanisme mondial. et nous vous remercions de mener à bien la mise en place des groupes de travail thématiques. Notre commission réaffirme qu'elle appuie pleinement ce processus important. La commission s'associe à la déclaration prononcée par le groupe africain et nous souhaitons formuler des observations supplémentaires sur la base des mandats continentaux de l'Union. Madame la Présidente, La mise en place de ce mécanisme est une occasion qui nous permet de faire fond sur les progrès enregistrés au sein du groupe de travail à composition non limitée. À ce stade, nous devons tous ensemble voir comment passer des engagements à l'action et aux résultats, à la lumière des réalités et priorités de tous les membres de l'Union africaine, dans toutes les régions. L'Union africaine a jeté des bases continentales solides pour appuyer ce processus avec la Convention sur la cybersécurité et la protection des données et la position africaine commune sur l'application du droit international à l'utilisation des TIC dans le cyberespace. De plus? L'élaboration actuelle de nos directives de l'Union africaine pour les normes sur le comportement des États dans le cyberespace et la déclaration sur la paix et la sécurité dans le cyberespace démontrent la détermination de l'Afrique à transformer les engagements mondiaux en actions concrètes et régionales. Madame la Présidente, l'Afrique reste confrontée à des activités malveillantes sur le plan cybernétique, des rançongiciels, des attaques cybernétiques et nous sommes face au défi croissant posé par l'intelligence artificielle sur la sécurité. La Commission encourage le groupe de travail numéro 1 à accorder la priorité à des domaines dans lesquels des progrès concrets sont possibles, par exemple le droit en matière de cyberespace, la protection, la lutte contre les menaces sur la sécurité posées par l'IA. Nous avons une stratégie sur l'intelligence artificielle au niveau de l'Union africaine et nous avons un groupe nommé pour. Et le Conseil de paix et de sécurité qui peuvent faciliter cette discussion. Pour l'Afrique, tout commence par les capacités cruciales pour mettre en œuvre les mesures. Le renforcement des capacités est donc au cœur de ce mécanisme, notamment pour promouvoir l'emploi des jeunes et l'innovation sur le continent. La Commission se félicite de la création du groupe de travail 2 et nous espérons que l'on pourra avancer dans le cadre du renforcement des capacités de la coopération pour les TIC. Nous continuons, Madame la Présidente, d'encourager ces deux groupes. Nous espérons qu'ils se renforceront mutuellement. Merci. Merci. Présidente [34:41]: Nous avons épuisé la liste des orateurs sur ce point. J'ai reçu néanmoins d'autres demandes d'intervention. Je donne donc la parole à Israël. Israel · Représentant [34:54]: Droit de réponse. Je vous remercie, Madame la Présidente. Je regrette que nous. Devions à nouveau demander la parole pour répondre à l'hypocrisie effarante de la déclaration de l'Iran au sujet. De l'agression du droit international. Depuis des années, l'Iran viole constamment et systématiquement toute obligation et norme internationale possible, y compris en massacrant des dizaines de milliers d'Iraniens, en attaquant délibérément des centres de civils en Israël et dans d'autres États du Moyen-Orient, et en tenant en otage le droit international et le droit maritime international aux dépens de tous les États. Ce régime? Iranien, ce régime voyou continue de financer ses supplétifs, le Hezbollah, le Hamas, les Houthis, semant la mort au Moyen-Orient. Si seulement les Iraniens pouvaient profiter de toutes les ressources iraniennes qui sont en fait utilisées dans le cadre d'une agression brutale contre d'autres États. des vies seraient sauvées rappelons-le rappelons-le le régime iranien a demandé la destruction Israël la destruction d'un état membre des Nations Unies et donc il est inacceptable de voir qu'un état demande la destruction d'un autre état ce régime là n'a pas de leçon à nous donner ne doit pas non plus s'attaquer à nos propos en se drapant avec le droit international, nous ne le tolérerons pas. L'Iran ne peut pas continuer de faire dérailler nos discussions et de nous faire gaspiller ce temps précieux. Merci. Présidente [36:45]: Merci. J'espère que toutes les délégations tiennent compte du fait que nous avons très peu de temps. Je vous invite donc à ne pas oublier de vue notre objectif. c'est-à-dire examiner les questions qui sont inscrites à l'ordre du jour. Et je crois que précisément il y a des solutions pour utiliser au mieux le temps qui nous est donné pour ne pas entrer dans ce type de discussion. Je vous demande donc à toutes les délégations de ne pas oublier que nous avons vraiment beaucoup à faire et qu'il est déjà 15 heures, 15 heures 30. On m'a dit que la délégation de l'Iran a demandé la parole. Il s'agit donc de votre deuxième et dernière intervention dans le cadre du droit de réponse. Je vous remercie également d'être très bref. Merci. Vous avez la parole? Iran (Islamic Republic of) · Représentant [37:39]: Je vous remercie, Madame la Présidente. J'ai déjà répondu aux absurdes allégations du régime israélien. Je ne vais pas. Utiliser davantage le temps précieux du mécanisme pour réfuter les allégations infondées. Je ne vais pas daigner répondre. Je voudrais néanmoins réagir brièvement à une question dans cette intervention. Rien n'est plus étonnant que d'entendre le représentant du régime israélien nous parler du peuple iranien, de la protection des civils. Le peuple iranien n'a pas besoin. De leçons de la part de ceux qui sont responsables de milliers d'Iraniens, y compris 268 filles qui. Ont été tuées lorsque leur école a été attaquée. Sans oublier les civils et les infrastructures civiles touchés dans nos pays. Nous avons là des discours qui ne tiennent pas compte des conséquences de l'action du régime israélien. Les responsables de ces atrocités dans la région, y compris dans mon pays, ne sont pas en mesure de donner à d'autres des leçons en matière de droit international. Madame la présidente, le régime iranien a toujours considéré Certains éléments, selon la délégation 46-51, les groupes ne sont pas des terroristes, ce sont. Des mouvements de résistance qui luttent contre l'oppression, le génocide, l'apartheid dans le territoire palestinien occupé, dans d'autres territoires. Le droit international dit expressément que les peuples sous occupation coloniale ont le droit de se défendre contre l'agression. Les véritables terroristes, ce sont ceux qui bombardent écoles et hôpitaux, qui massacrent les civils, qui ont frappé une école à Mina en tuant 168 étudiantes ou élèves et qui violent en toute impunité le droit international. Je vous remercie. Présidente [40:04]: Merci. Mesdames et Messieurs les représentants et représentantes, avant de passer au point suivant, je voudrais vous rappeler ce qui suit. Vous le trouverez à l'annexe 1 du document A/80/257. Je cite, les parties accréditées intéressées pourront assister aux séances plénières de fond et à la conférence d'examen du mécanisme global et formuler des observations lors des discussions des parties intéressées. Il sera également possible de faire des déclarations orales après les États en fonction du temps restant et à la discrétion de la présidence dans les séances plénières de fond et les conférences d'examen. Fin de citation. En vertu de ces modalités et dans un esprit de coopération avec les parties intéressées qui ont une vaste expérience dans ce domaine, comme beaucoup l'ont souligné dans les interventions, j'ai l'intention de donner la parole aux entités qui sont dûment accréditées devant le mécanisme global et à cet égard, lorsqu'il s'agit des menaces et de la sécurité dans le domaine de l'information. Néanmoins, le temps de parole sera limité à trois minutes, pas une de plus. Je donne donc la parole à Kenya ICT Action Network. Vous pouvez appuyer sur le bouton? Vous pouvez appuyer. Parce que nous ne vous entendons pas. Représentant de la société civile [42:54]: Merci de me donner cette occasion, de me donner l'occasion d'intervenir. Merci d'avoir démontré votre engagement pour donner la parole aux parties prenantes. Nous vous en remercions. Je voudrais noter un autre élément. J'ai vu davantage de femmes Intervenir au nom des délégations, c'est tout à fait remarquable parce que ce n'était pas le cas lors de la précédente session. Donc c'est une tendance. Nous nous en félicitons. Je voudrais faire une déclaration pour commencer au nom de plusieurs organisations de la société civile qui protègent les droits numériques, la paix et la sécurité humaine. Pour la société civile, la cybersécurité n'est pas un exercice abstrait. de gestion de la géopolitique, c'est une question de sécurité humaine, de droits fondamentaux et de survie démocratique. Aujourd'hui, la menace existante qui nous alarme le plus concerne directement les citoyens. Nous sommes face à une prolifération incontrôlée de logiciels espions. Et nous voyons des attaques contre des blogueurs, contre des militants politiques, etc. Nous avons des outils. de surveillance avec l'intelligence artificielle. Il y a également des hyper trucages, les deep fakes et nous voyons que cela entraîne une violence fondée sur le genre. Ces outils touchent de façon disproportionnée les femmes, les minorités, les personnes handicapées, les groupes vulnérables. La sécurité nationale ne peut exister sans la sécurité humaine. Si le mécanisme mondial. Veut établir la paix, nous enjoignons les États membres de privilégier trois éléments. Un, toutes les normes cyber pour les droits humains. Il faut pour ce faire sécuriser le cyberespace qui ne doit jamais être utilisé pour la censure, pour la fermeture d'Internet ou pour différents systèmes de cryptage Il faut par ailleurs assurer la participation des parties prenantes, car les acteurs de la société civile, les défenseurs en première ligne qui aident les victimes sur le terrain et assurent la protection. Chair [45:44]: Le micro a été coupé. Merci. Merci de cette intervention. Speaker 26 [45:52]: MUN Foundation. Je vous remercie. Je m'appelle Edouard Lianco. Représentant · Edouard Lianco [45:58]: J'interviens au nom du forum de la DMU Foundation. Les menaces montrent que la sécurité des TIC dépend des institutions de la technologie. Il importe de noter que ça dépend aussi des capacités humaines. À cet égard, soulignons un message essentiel, investir dans les gens. Voilà qui est essentiel, surtout les jeunes qui sont la première la prochaine génération des professionnels en matière de cybersécurité. Mais nous sommes également déjà des développeurs, des innovateurs, des chercheurs. Donc, comment procéder à cet investissement? Je voudrais vous livrer les premières conclusions d'une. Étude à laquelle j'ai participé dans les écoles publiques, les lycées publics de New York. Nous avons pu comparer les perceptions de l'intelligence artificielle entre les différents les différents lycéens STEM et autres. Et nous constatons qu'il y a une véritable crainte de perte d'emploi. En d'autres termes, une utilisation plus poussée de l'intelligence artificielle n'amène pas à faire davantage confiance au système. La simple exposition aux technologies ne nous prépare pas suffisamment, ne crée pas forcément la résilience. L'étude examine les attitudes en ce qui concerne l'intelligence artificielle et l'emploi, mais les conclusions sont intéressantes. L'accès à la technologie, la familiarité avec les technologies ne doivent pas non plus être considérés comme. La pierre de touche qui permet aux jeunes de se débrouiller, de ne pas avoir peur, d'avoir cette familiarité. Il faut que tout le monde reconnaisse les menaces, comme par exemple des e-mails malveillants, comme l'hameçonnage, etc. Nous estimons que les praticiens doivent être reconnus comme des partenaires importants dans le cadre du mécanisme mondial. Nous demandons aussi aux États membres de nommer des praticiens qualifiés Nous devons investir dans la technologie sans oublier d'investir dans les gens, c'est important, y compris les jeunes. Merci. Présidente [48:33]: Merci. Mesdames, Messieurs, merci à toutes les délégations de cet échange de vues important. Avec mon équipe, j'ai pris dûment note de vos interventions. Plusieurs thèmes communs ressortent de la discussion. Je ne suis pas en train de présenter une hiérarchie des points. Je ne suis pas non plus en train de dire que cela va être débattu dans les groupes thématiques spécifiques. C'est simplement un petit résumé de ce que nous avons entendu hier et aujourd'hui. Premièrement. La reconnaissance de l'évolution des menaces, la complexité, le nombre d'acteurs et les outils utilisés, l'impact des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle et d'autres technologies, la question de la sécurité des TIC, des occasions à saisir, et les défis à relever ont été mentionnés. S'ajoute à cela la vulnérabilité des infrastructures. Critiques, en particulier dans les secteurs de la santé, de l'éducation, des services financiers, de l'administration publique et des infrastructures critiques d'information comme les câbles sous-marins. Vous avez aussi dit qu'il fallait protéger la chaîne d'approvisionnement des services des TIC. Sans oublier d'autres questions que vous avez évoquées. Cette discussion est cruciale pour examiner les autres questions. En d'autres termes, les menaces nous amènent aussi à tenir compte des différents écueils dans le reste du programme. C'est le contexte dont nous avons besoin pour progresser ensemble. Nous avons également entendu les appels à l'action, à des solutions pratiques. Nombre de délégations ont dit qu'il fallait absolument que le mécanisme avance, des mesures tournées vers l'action grâce à l'échange d'informations sur les menaces, la coopération, etc. Le renforcement des capacités, une réponse face aux incidents, la récupération, le relèvement, la résilience, l'adaptation dans le cadre de comportements responsables. Je l'ai dit, tout ceci sans préjuger du travail que nous allons faire dans les mois à venir pour préparer les groupes thématiques. Le programme de travail nous indique que nous allons maintenant passer à la deuxième question technique, les normes et le comportement responsable des États. et la mise en oeuvre? Je vous invite à nous indiquer si vous souhaitez intervenir au titre de ce point. Ainsi avec le secrétariat nous pourrons voir le temps nécessaire pour examiner ce point de l'ordre du jour. Comme je l'ai dit hier, il n'y a pas de temps de parole fixé pour les interventions. Toutefois, je vous invite très respectueusement à faire une déclaration peut-être plus brève tout en envoyant votre discours à la présidence. Pour votre gouverne, un chronomètre apparaîtra tout de même à l'écran. Je donne la parole aux Tonga au nom du Forum des îles du Pacifique. Tonga · Forum des îles du Pacifique · Représentant [52:55]: Je vous remercie, Madame la Présidente. J'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom des membres du Forum des îles du Pacifique. présente auprès des Nations unies, à savoir l'Australie, les îles Cook, Fidji, Kiribati, les îles fédérées de Micronésie, la République des îles Marshall, Nauru, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Palau, Samoa, les îles Salomon, Tuvalu, Vanuatu et mon propre pays, Tonga. Madame la Présidente, s'agissant des normes, le Forum réitère sa position de longue date, à savoir que nous devons continuer de privilégier la mise en œuvre des normes volontaires non contraignantes existantes en matière de comportement responsable des États. Les États membres sont à différentes étapes de la mise en œuvre de ces normes, y compris de l'identification des infrastructures critiques et des infrastructures critiques d'information, en renforçant les capacités de réponse face aux incidents, en élaborant des démarches de la part de l'ensemble des autorités gouvernementales et en mettant en place le socle politique et technique nécessaire pour la mise en œuvre. À ce stade, notre priorité est de mettre pleinement en œuvre les 11 normes convenues. De nombreux États, y compris les petits États insulaires en développement, renforcent encore les capacités nécessaires pour honorer leurs engagements. Le mécanisme mondial nous semble très utile pour appuyer ces travaux, y compris en nous permettant de repérer les lacunes en matière de mise en œuvre et en ciblant le renforcement des capacités. Si nous avons la liste des éléments retenus pour la mise en œuvre dans tous les États, nous pourrons renforcer le cadre de ce comportement responsable. La liste exemplative pour la mise en œuvre des normes volontaires constitue un outil utile. Pour réaliser son plein potentiel toutefois, nous devons procéder à des échanges entre pairs et renforcer les capacités et l'échange de conseils. Nous aimerions que le mécanisme utilise davantage cette liste. Dans ce domaine, les parties prenantes peuvent apporter une contribution de choix. Les experts, les organisations régionales, le secteur privé, les universitaires et la société civile peuvent aider les États à comprendre comment il est possible de passer des normes à des mesures concrètes. Par exemple, des exposés d'experts sur les DTG peuvent nous donner une contribution pratique sur la mise en œuvre sans changer la nature intergouvernementale de la prise de décision. Le mécanisme mondial devrait donc permettre de mettre en œuvre les normes. Ce travail devrait aider les États à passer de l'accord à la mise en œuvre et de la mise en œuvre de principes à la mise en œuvre en pratique. Présidente [56:13]: Merci de cette intervention. L'Union européenne, suivie du Pakistan, Costa Rica, la Colombie et l'Afrique du Sud. Union européenne. EU · EU · Représentant [56:34]: Merci, Madame la Présidente. Je voudrais intervenir au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Les pays candidats, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, le Canada, la Moldavie, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie et la Norvège de l'AELA, ainsi que Saint-Martin, s'associent à cette déclaration. L'Union européenne et ses États membres réaffirment leur ferme attachement à la pleine mise en œuvre du cadre des Nations unies sur le comportement responsable des États dans le cyberespace. Dans ce cadre, les onze normes volontaires non contraignantes constituent un pilier essentiel. La mise en œuvre concrète des normes renforce la transparence, la prévisibilité, la reddition de comptes. pour les États dans le cyberespace. Cela permet également de réduire le risque d'erreur de perception, d'escalade. Cela renforce la confiance entre les États. Et cela permet de renforcer les infrastructures critiques et les services numériques dont dépendent nos sociétés. Les normes ont été conclues en 2015 et réaffirmées. Avant la plénière, nous avons donné un aperçu général des efforts déployés pour mettre en œuvre ces normes. Pour cette contribution publiée sur le site du Mécanisme mondial, nous avons utilisé les orientations afférentes aux normes consensuelles figurant dans le rapport de 2021 du Groupe d'experts gouvernementaux. en précisant les lois, les politiques, structures et mécanismes que l'Union européenne a mis en place pour ce qui est du comportement responsable des États, par exemple. S'agissant de la norme 13b, en cas d'incident de TIC, les États devraient se pencher sur toutes les informations, y compris le contexte général. Et à ce titre, nous avons bien explicité notre démarche. Au niveau de l'Union, Les acteurs les plus pertinents qui contribuent à une bonne appréciation de la situation ne sont autres que les États membres et leurs institutions publiques, la Commission européenne, le EAS, y compris la capacité d'analyse CIAC, l'ENISA et le service de cybersécurité des institutions de l'Union, CERT-EU, ainsi que le Centre de cybercrime européen d'Europol, EC3. Dans ce cadre et dans le cadre de NIS2, les États membres et l'Union européenne coopèrent au niveau technique, opérationnel et stratégique. Et nous avons créé des structures de coopération à tous les niveaux. Par exemple, dans le groupe NIS, le groupe SIRT, le groupe EU Cyclone. Ainsi, les acteurs examinent toutes les informations pertinentes. Pour renforcer l'appréciation de la situation, nous avons aussi mis en place des mécanismes de coopération. avec tous les partenaires y compris avec un programme de partenariat ENISA le CPP sur la base de cette appréciation de la situation l'UE et les 27 états membres pourraient décider d'utiliser des mesures diplomatiques en vertu des outils correspondants y compris en matière d'attribution les principes convenus sont claires. Ils incluent notamment la nécessité d'une réponse adaptée à l'appréciation de la situation, c'est-à-dire qu'il faut examiner toutes les informations pertinentes. De la même façon, nous avons explicité chaque norme et nous avons pour objectif de détailler davantage nos efforts et les efforts de l'Union européenne dans la mise en œuvre des normes des Nations unies sur le comportement responsable des États. et dans différents domaines, atténuation, relèvement après une activité malveillante, etc. Cette contribution de l'Union européenne complète la déclaration de 2024. N'oublions pas que les objectifs volontaires n'existent pas isolément, ils doivent être intégrés dans les normes internationales. Ces normes sont à côté, parallèles au droit international. Les normes sont volontaires, non contraignantes. Le droit international, quant à lui, est contraignant. Citons un exemple. Le droit international interdit l'utilisation des TIC, y compris des rançongiciels, pour s'ingérer dans les affaires d'autres États. Les normes indiquent clairement que les États ne devraient pas utiliser les outils de TIC tels que les rançongiciels pour désorganiser des infrastructures critiques. Afin de mieux comprendre le renforcement de la mise en œuvre des normes, l'UE et les États membres encouragent les autres États à faire part de leurs expériences. Outre les contributions écrites, Les groupes de travail thématiques sont les mieux placés pour examiner la mise en œuvre des 11 normes liées à la cybersécurité et à la protection des infrastructures critiques, la question des rançongiciels, pour échanger les meilleures pratiques qui pourraient faciliter les recommandations. Nous considérons que le projet de liste exemplative est un outil utile pour avancer. Il devrait être considéré comme un document évolutif. qui pourrait être un cadre de référence alors que les États poursuivent la mise en place du cadre. Nous pourrions utiliser cette liste comme référence pour faciliter les discussions des groupes. Je vous remercie. Présidente [1:02:31]: Le Costa Rica, suivi de la Colombie. Costa Rica · Représentant [1:02:37]: Merci. Nous sommes heureux d'intervenir sur ce pilier concernant les normes, règles et principes du comportement responsable des États dans le cyberespace. Pour nous, le mécanisme mondial, doit se fonder sur l'héritage des groupes d'experts gouvernementaux, des groupes de travail à composition non limitée, non pas pour rouvrir les consensus, mais pour les consolider et pour traduire cela en pratiques nationales, en capacités institutionnelles et coopérations concrètes, en particulier les normes volontaires sur le comportement responsable, arrêté en 2015 et la liste volontaire de 2024 restent une base pour orienter le comportement des États, réduire les risques et promouvoir la stabilité et la sécurité internationale. Ces normes volontaires, nous le soulignons, ne remplacent pas le droit international applicable au cyberespace. Au lieu de cela, elles le complètent. C'est un guide pratique pour promouvoir la transparence, la prévisibilité, la modération et la confiance. La force de ce cadre repose précisément sur sa capacité à relier les principes généraux avec des mesures concrètes de prévention, de résilience et de coopération. À cet égard, il est important d'avancer et de mettre en œuvre concrètement les normes particulièrement pertinentes pour protéger les infrastructures critiques, les services essentiels et les fonctions gouvernementales que les États doivent s'abstenir de toucher. La reconnaissance des équipes de riposte des CERT et des CSIRT comme acteurs techniques de confiance, distincts des fonctions offensives d'intelligence ou de renseignement et des fonctions policières, doivent occuper un rôle crucial dans nos discussions. Par ailleurs, le Costa Rica estime que la diligence voulue doit être examinée de façon équilibrée. Il s'agit de la responsabilité qui nous incombe d'adopter des mesures raisonnables conformément aux capacités nationales pour éviter que le territoire ou les infrastructures d'un État soient utilisés pour des actes malveillants sur le plan cybernétique contre d'autres États. C'est également une possibilité de coopérer, de fournir une assistance technique et de renforcer les institutions. Madame la Présidente, le comportement responsable des États ne doit pas se contenter de déclarations. Il y a lieu d'appliquer des politiques publiques, d'ouvrir des canaux de communication, de déclarer de façon responsable les vulnérabilités, d'assurer la coopération entre les acteurs notamment. Nous espérons que ce mécanisme contribuera à faire du consensus une action concrète inclusive pour obtenir des résultats. Présidente [1:05:20]: Merci. La Colombie puis l'Afrique du Sud. Colombia · Représentant [1:05:29]: Madame la Présidente, sur ce point, nous soulignons. L'importance et la portée pratique des normes et du comportement responsable des États pour ce qui est des TIC. Ce sont des outils qui complètent d'autres piliers et qui permettent de renforcer la résilience dans le domaine numérique. Ma délégation estime que les normes existantes sont suffisamment vastes et souples dans le domaine technologique, alors que tout évolue. Sachant toutefois que des principes et normes supplémentaires peuvent être envisagés. Pour relever les défis posés par les nouvelles technologies, en particulier pour ce qui est des effets différenciés sur les individus et communautés vulnérables. Toutefois, le principal défi, ce n'est pas l'absence de normes, c'est le fait qu'elles ne sont pas mises en œuvre. Des questions demeurent quant à savoir comment les États interprètent les normes et appliquent les normes convenues, comment également comment assurer la participation active aux mécanismes de confiance, comme la liste des points de contact? C'est la raison pour laquelle nous. Estimons que les initiatives visant à renforcer les capacités dans le cadre du deuxième groupe thématique doivent en priorité appuyer la mise en œuvre des normes. Il faut aussi partager les expériences nationales, avoir des outils pratiques et renforcer les capacités institutionnelles. Cela permettra de faire des engagements politiques des mesures concrètes. À cet égard, nous invitons les États à envisager de publier volontairement leur position nationale sur l'interprétation et l'application de normes spécifiques. Cet exercice contribuera à promouvoir un meilleur entendement mutuel. Cela facilitera l'échange de bonnes pratiques et cela permettra d'identifier des éléments communs et d'avoir une application plus efficace du cadre existant. Madame la Présidente, dans un contexte géopolitique où de plus en plus le contact entre les États se font dans le cyberespace, nous avons là, avec les normes, une solution commune pour atténuer les incertitudes et nous pouvons donc renforcer la confiance grâce au dialogue et à la transparence. Le mécanisme mondial nous donne une occasion en or pour transformer ce langage commun en outils pratiques orientant l'action des États et renforçant la coopération internationale. Il faut saisir cette occasion. Ce sera sans aucun doute. Une des contributions les plus importantes du processus à la stabilité et à la sécurité internationale. Nous le répétons, nous sommes prêts à coopérer avec toutes les délégations pour atteindre cet objectif. Chair [1:09:04]: Merci. Je vous remercie. Je donne la parole à l'Afrique du Sud. Et je vais vous donner les cinq prochains intervenants Malawi, Brésil, Italie, Maroc, Cuba. L'Afrique du Sud a la parole. South Africa · Représentant [1:09:21]: Merci, Madame la Présidente. Il ne fait pas de doute que, alors que notre monde dépend de plus en plus des TIC, le comportement responsable des États dans l'utilisation des TIC est devenu crucial pour la préservation de la paix et de la sécurité internationale. Alors que nous traitons des normes de comportement responsable des États, il est important de maintenir un équilibre pour préserver le cadre normatif tout en passant d'une discussion conceptuelle à une approche tournée vers l'action qui sera facilitée par les groupes thématiques. Le développement des normes relève d'une évaluation systématique qui permet une mise à jour, une actualisation des cadres, ce qui peut se faire grâce à l'adoption de normes non contraignantes volontaires qui seront d'une utilité pratique et permettront d'identifier les lacunes et ce qui enrichira les discussions. Comme indiqué dans la déclaration du groupe africain, les États auront besoin d'outils et de directives efficaces pour mettre en œuvre le cadre. Ainsi, les efforts des groupes thématiques doivent se concentrer sur la finalisation de la liste volontaire, conformément. À l'article 38 du rapport final 2021-2025 du groupe de travail à composition non limitée. Au vu des attaques qui ciblent les infrastructures civiques et les infrastructures de communication critiques, L'Afrique du Sud propose par ailleurs un débat sur les normes F, G et H concernant la préservation des infrastructures critiques et des infrastructures de communication critiques dans le groupe 1 afin de partager les connaissances, les enseignements tirés, l'expertise et pour utiliser efficacement le temps alloué au groupe thématique en décembre. Madame la Présidente, l'Afrique du Sud par sa loi de protection des infrastructures critiques reconnaît que certaines infrastructures sont essentielles pour la sécurité de la population, la stabilité nationale et la continuité des services publics. Cette loi exige l'identification et l'adoption de mesures appropriées pour préserver et garantir la sécurité des infrastructures critiques. Ces infrastructures sont décrites comme. Critiques si leur fonctionnement est vital pour l'économie, la sécurité nationale, la sûreté de la population et la fourniture interopérable de services essentiels. Toute perte, dégât ou paralysation d'une telle infrastructure pourrait avoir des conséquences graves pour le fonctionnement ou la stabilité de notre pays. L'intérêt du public s'agissant de la sûreté ou du maintien de l'ordre. Il nous tarde d'entendre l'approche des autres États, les autres expériences dans le cadre des groupes thématiques en décembre. Je vous remercie, Madame la Présidente. Présidente [1:12:44]: Je vous remercie. Je donne la parole au Malawi. Malawi · Représentant [1:12:53]: Madame la Présidente, la République du Malawi vous remercie de nous avoir donné la parole. Avant de traiter du fond de notre intervention, mon pays souhaite souligner une considération importante. Les normes n'existent pas parce que le cyberespace est prévisible, mais justement parce qu'il ne l'est pas. Dans un environnement où les technologies évoluent rapidement et les malentendus peuvent avoir des conséquences très étendu, très large, les normes non contraignantes sont source de prévisibilité et d'une interprétation commune du comportement responsable des États, même si nos législations divergent. Grâce au travail du groupe de travail à composition non limitée et du mécanisme, les États membres ont élaboré un cadre évolutif et cumulatif qui fait l'objet de consensus, alors même que le paysage technologique évolue, la coopération demeure possible, nous le voyons. La République du Malawi, comme l'Afrique du Sud, reconnaît que les groupes thématiques doivent s'intéresser aux normes F, G et H. La destruction d'infrastructures critiques entraîne une violation du DIH, car souvent, il y a des données qui sont concernées. et ont donné la priorité à l'application des normes liées à la protection des infrastructures d'information critiques, à la coopération internationale et au renforcement des capacités grâce à notre équipe d'intervention d'urgence et à nos autorités liées aux données. Nous menons des activités de sensibilisation pour la protection de l'enfance, pour la protection des données, la gestion de la vulnérabilité, l'appui aux opérateurs d'infrastructures critiques avec des exercices nationaux, une participation multipartite prenante avec souvent la participation du gouvernement, du secteur privé, du milieu universitaire et de la société civile. Ces mesures pratiques renforcent la résilience, la confiance et notamment entre parties prenantes au niveau national et international. Ces normes sont importantes non seulement parce qu'elles encouragent les États à agir dans un sens, mais aussi parce qu'elles alimentent la confiance entre États, promeuvent la transparence, la coopération et réduisent le risque de malentendus et d'erreurs de calcul. Ma délégation salue l'accent mis sur les discussions pratiques et techniques au sein des groupes thématiques. sachant leur rôle pour promouvoir des recommandations inclusives, tournées vers l'action et pour renforcer la mise en œuvre du cadre. Comme il a été reconnu dans des rapports précédents, ce cadre évolue et est cumulatif. Mais ce n'est pas le nombre de normes qui permettra de mesurer la réussite, mais le nombre d'éléments que nous acceptons de mettre en œuvre. Les groupes thématiques sont pour nous l'occasion d'échanger nos expériences pratiques, partager les enseignements tirés, identifier les bonnes pratiques pour renforcer la confiance et appuyer la mise en œuvre effective du cadre. Enfin, Madame la Présidente, le consensus a été le point fort de ce cadre. La mise en œuvre sera son legs, je l'espère. Merci. Je vous remercie. Présidente [1:16:40]: Je donne la parole au Brésil. Brazil · Représentant [1:16:45]: Madame la Présidente, le Brésil soutient les processus de l'ONU consacrés aux TIC et la sécurité internationale, notamment les normes volontaires de comportement responsable des États. La pertinence continue après une décennie d'accélération de l'innovation technologique, de Ce mécanisme de ces normes montre qu'elles ont été bien élaborées. Elles se concentrent sur l'action plutôt que certaines technologies. Les normes nous ont guidés pour créer et actualiser nos normes et politiques nationales pour sécuriser nos infrastructures critiques et infrastructures de communication critiques face aux menaces cyber, notamment dans le cadre de la stratégie en la matière adoptée l'année dernière. Nous saluons les efforts visant à faciliter la mise en œuvre des normes, notamment la liste de mesures concrètes élaborées au sein du groupe de travail à composition non limitée, qui pourrait être encore affinée dans le cadre du mécanisme. Nous reconnaissons l'importance de la coopération internationale pour promouvoir la mise en œuvre au niveau national des normes. Nous avons bénéficié de l'expérience nationale d'autres pays, et saluant donc le partage de connaissances en la matière, ce que ce mécanisme pourrait promouvoir. La coopération régionale a également été tout particulièrement importante dans ce domaine. Le Brésil a participé à plusieurs initiatives en la matière. C'est certes de l'Organisation des États Américains qui permet de promouvoir les normes pour le partage d'informations, concernant les menaces et les vulnérabilités. La Commission nationale a appuyé la mise en œuvre de ces normes grâce à des cadres juridiques institutionnels et grâce à l'élaboration d'une taxonomie commune régionale. La promotion de l'égalité de genre est une composante clé de la mise en œuvre des normes. Promouvoir l'inclusion des femmes sur le marché du travail cyber et dans les politiques qui ont des effets différenciés face aux cybermenaces sur les femmes et les autres groupes vulnérables est une composante essentielle de notre stratégie nationale. Madame la Présidente, nous avons entendu tout au long du débat les arguments pour. La mise en œuvre des normes en vigueur avant d'en adopter de nouvelles. Selon nous, cela. Ne n'est pas incompatible. Ce mécanisme peut permettre les deux tant qu'il y a consensus. Pour tout effort qui vise à élaborer de nouvelles normes de comportement dans le domaine cyber, celles-ci doivent être inclusives et donc être élaborées au sein du mécanisme où tout ou les besoins de tous les pays sont pris en compte. En vérité, il y a de nombreuses initiatives en cours en dehors de processus multilatéraux qui visent à définir les normes des États. Et cela relève de notre compétence. Je vous remercie, Chair [1:20:13]: l'Italie, suivie par le Maroc. Italy · Représentant [1:20:18]: Bonjour, Madame la Présidente, merci de m'avoir donné la parole. L'Italie s'associe pleinement l'intervention de l'Union européenne et ajoute quelques remarques à titre national. Et je profite de la contribution des parties prenantes et les objections de la Russie. Le cadre de comportement est le socle pour la communauté internationale. Il nécessite une mise en œuvre systématique et continue. Il faut accorder la priorité à l'appui aux États pour transposer les normes approuvées en politique nationale, procédure institutionnelle et pratique opérationnelle. Selon nous, être responsable dans l'utilisation des TIC, ça veut dire comprendre. Les devoirs de chaque État de contribuer à la paix et la stabilité internationale et d'être redevable. Pour les mesures prises ou non prises au vu des nombreux défis et des difficultés. Dans la mise en œuvre des normes. La liste volontaire a été un outil très précieux selon nous et nous espérons que le mécanisme pourra s'en saisir et promouvoir un dialogue pour mettre la dernière main. Nous continuons à adopter des normes sur la base d'un socle normatif solide au niveau national grâce aux règlements de l'UE et notre législation nationale, en nous engageant en faveur de la coopération internationale, de la stabilité et de la sécurité dans le cyberespace. Quelques exemples. L'Italie met en œuvre des mesures pour garantir l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement Norme I grâce à l'Agence de la sécurité nationale qui surveille le qui permet d'émettre des certificats et responsable de l'application de la directive NIS2 qui renforce la sécurité des chaînes d'approvisionnement pour les achats. Et l'autorité qui est chargée de la cryptographie autorise également la la cryptographie pour garantir la résilience et pour un niveau de protection durable des infrastructures face aux menaces numériques. Norme F. Nous devons accorder notre attention sur l'intégration des normes qui sont souvent traitées à part. Il faudrait pouvoir échanger sur des principes de sécurité, les approches de la sécurité de la conception tout au long du cycle industriel et numérique. Et il nous faudrait une méthodologie internationale pour l'évaluation. Les milieux universitaires devraient participer à ce débat. Les États doivent promouvoir des procédures de déclaration coordonnées avec des garde-fous. Les partenariats multipartites prenantes sont essentiels à cette fin. Permettre au gouvernement d'utiliser l'expertise technique et l'expérience opérationnelle des centres et des groupes de réflexion du secteur privé sont essentiels. Le groupe thématique 1 peut faciliter une discussion approfondie sur les cinq piliers pour améliorer la mise en œuvre des normes. Le groupe thématique 2 peut permettre des projets CCD ciblés pour promouvoir un comportement responsable des États. Présidente [1:24:18]: Je vous remercie. Le Maroc a la parole. Morocco · Représentant [1:24:22]: Madame la Présidente, les normes volontaires et non contraignantes demeurent l'un des piliers essentiels du cadre de comportement responsable des États. Leur objectif est clair. réduire les risques de conflits et d'escalade dans le cyberespace en encadrant la manière dont les États membres conduisent leurs activités numériques. Elle vise notamment à protéger les infrastructures critiques et les équipes de réponse aux incidents, ainsi qu'à promouvoir un échange d'informations et une assistance mutuelle entre États en cas d'incident. En ligne de mire, la finalité étant de contribuer à instaurer un climat de confiance entre acteurs étatiques. À cet égard, ma délégation souhaite mettre en avant deux observations. Premièrement, la liste des normes ne doit pas être figée face à l'évolution rapide des menaces, au perfectionnement des modes opératoires et à l'émergence de nouvelles technologies, au premier rang desquelles figure l'intelligence artificielle. Notre cadre normatif doit rester en phase avec son temps. Les onze normes volontaires et non contraignantes du rapport du GGE de 2015 constituent notre socle fondamental, Il nous revient collectivement de garder la capacité de les enrichir ou de les préciser lorsque la réalité du terrain l'exige. Le rôle des futurs groupes thématiques dédiés à cet égard est précieux. Nous encourageons ces groupes à examiner, le moment venu, le sujet et formuler des propositions concrètes d'enrichissement. Deuxièmement, l'accent doit être résolument porté sur la mise en œuvre effective des normes existantes comme futures, Une norme, en effet, ne conserve sa valeur que si elle est appliquée de manière cohérente par l'ensemble des États. Pour que cette mise en œuvre soit effective, il importe d'intensifier les actions de renforcement des capacités et d'assistance technique. Ma délégation attache une importance particulière à ce que les États, notamment ceux en voie de développement, soient accompagnés dans l'appropriation de ces normes à travers les outils, la formation et les ressources nécessaires à leur mise en conformité. Je vous remercie. Présidente [1:26:35]: Cuba, suivi des cinq orateurs suivants, le Portugal, la République de Corée, Vanuatu, le Nigeria et la Chine. Cuba a la parole. Cuba · Représentant [1:26:53]: Merci, Madame la Présidente. sommes favorables à l'élaboration, dans le cadre des Nations Unies, de normes juridiquement contraignantes complétant les principes applicables du droit international, répondant au vide juridique en matière de cybersécurité et facilitant une gestion objective des défis et menaces croissants qui menacent les États dans ce domaine. Les normes non contraignantes sont limitées de par leur nature volontaire. Leur mise en œuvre dépend de la volonté politique des États. Elle constitue donc uniquement une étape intermédiaire pour atteindre cet objectif. Les statistiques alarmantes démontrent qu'il ne suffit pas d'avoir simplement des normes volontaires. Témoin l'augmentation annuelle d'attaques cybernétiques de plus en plus rapides, de plus en plus vastes, de plus en plus complexes. Témoin aussi la militarisation croissante du cyberespace avec un renforcement des capacités cyber offensives. Une grande partie de ces attaques se fondent sur de fausses attributions politiquement motivées pour justifier des actions hostiles contre des États. Nous rappelons que les règles, les normes et les principes élaborés par le groupe d'experts gouvernementaux où n'ont pas participé tous les États ne sont pas acceptés par tous. Le mandat de ce mécanisme mondial reconnaît qu'il sera possible d'élaborer à un moment donné des normes supplémentaires. Il y a lieu de renforcer le cadre normatif pour réglementer ces questions dans le domaine de la sécurité et de l'utilisation des TIC dans un contexte de menace croissante. L'élaboration et la mise en œuvre de normes pour le comportement responsable des États dans le cyberespace doit se faire sur la base du respect des principes de souveraineté, d'égalité souveraine, d'indépendance politique et d'intégrité territoriale. Il faut aussi promouvoir la coexistence pacifique et la coopération internationale dans l'intérêt mutuel. Les pays en développement sont désavantagés pour développer les capacités techniques, technologiques et réglementaires, et encore plus lorsqu'ils souffrent de mesures de coercition unilatérales. Les pays en développement et les pays du Sud ont des responsabilités communes mais différenciée par rapport aux pays développés. Nous avons besoin de normes qui, par exemple, concernent la prévention de la militarisation du cyberespace, la. Promotion de la coopération pour combler le fossé du numérique. Et pour renforcer les capacités pour faire face aux menaces rencontrées par les États et également. Pour régler les différents potentiels. Il y a urgence pour affronter les menaces communes. Nous ne pouvons pas avoir un monde fondé uniquement sur des normes volontaires de bon comportement. C'est une notion qui peut être manipulée en fonction des intérêts des contextes politiques. Un instrument vaste, juridiquement contraignant, établissant des obligations avec un suivi permanent serait donc la contribution la plus efficace pour mettre en place un modèle d'action responsable des États. L'on pourrait par exemple commencer à envisager d'élaborer une feuille de route. L'indice global de cybersécurité établi par l'UIT envisage un ensemble d'indicateurs qui pourraient être un bon point de départ. Présidente [1:30:26]: Merci, le Portugal. Portugal · Représentant [1:30:31]: Merci, Madame la Présidente. Nous nous associons à la déclaration de l'Union européenne. Et ajoutons une remarque très brève à titre national. Le mandat de ce mécanisme de promouvoir un comportement responsable des États dans le cyberespace dans le contexte de la sécurité internationale permet un dialogue institutionnel régulier ciblé, centré sur la mise en œuvre du cadre approuvé par l'Assemblée générale depuis 2015. Comme nous l'avons souligné maintes fois, ce dialogue vise à contribuer à appuyer les capacités cyber et nous permet d'arriver à un système formel de redevabilité formelle qui mobilise toutes les contributions des États membres pour l'appel à sécurité dans le cyberespace afin que tous les États puissent bénéficier en toute sécurité de la transition numérique. Depuis plus de cinq ans, Il est apparu comme clair que la majorité des États sont favorables à donner la priorité à un échange d'enseignements tirés dans la lutte contre l'insécurité croissante qui est documentée d'année en année et qui l'est encore aujourd'hui. La diversité entre les États membres qui ont négocié minutieusement le mandat de ce mécanisme tourné vers l'action dans le cadre du groupe de travail à composition non limitée avec le soutien continu de la majorité écrasante qui a voté pour sa création a montré la force du consensus. Le Portugal est donc convaincu que les deux groupes thématiques spécialisés qui visent à traiter des problèmes sécuritaires spécifiques et à accélérer le renforcement des capacités pour combattre ces menaces pourraient nous permettre d'arriver à des résultats tournés vers l'action qui feront l'objet de débats lors de nos prochaines sessions plénières sur la base des recommandations que vous nous transmettrez, Madame la Présidente. C'est cette ambition qui nous a menés à créer ce mécanisme permanent de dialogue institutionnel avec l'architecture en l'état. L'objectif est qu'il soit plus stable que les versions précédentes et qu'il soit davantage tourné vers la mise en œuvre des 11 normes de comportement responsable déjà approuvées et du droit international applicable en vue de discussions pour élaborer davantage de normes ou un instrument contraignant, le cas échéant. Je vous remercie, Madame la Présidente. Présidente [1:33:15]: Merci, je donne maintenant la parole à la République de Corée, suivie de Vanuatu. Republic of Korea · Représentant [1:33:24]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Comme indiqué précédemment, le travail du mécanisme mondial devrait reposer sur le consensus. Dans ce domaine, à cet égard, nous devrions nous concentrer sur l'identification de solutions concrètes pour mettre en œuvre les 11. Normes volontaires qui ont été convenues par le Groupe PAH et entérinées par l'Assemblée générale des Nations Unies. En particulier, nous pensons que la liste exemplative de mesures concrètes. Devrait rester un document évolutif. Le mécanisme mondial devrait poursuivre les discussions sur la liste exemplative pour qu'elle soit parachevée en restant pratique, pertinente et adaptées à l'évolution des besoins. Le mécanisme mondial devrait continuer de renforcer les efforts pour appuyer et faciliter la mise en œuvre des normes convenues et donc notre priorité, la priorité du mécanisme mondial doit être la mise en œuvre efficace des engagements existants. Plutôt que d'élaborer de nouvelles normes. Merci. Speaker 52 [1:34:45]: Merci, Vanuatu. Vanuatu · Représentant [1:34:56]: Vanuatu s'associe à la déclaration des Tonga. Les normes volontaires sur le comportement responsable des États ont été arrêtées. Une question se pose, que requiert ces engagements de la part des États en pratique? Comment savoir si ces engagements ont été honorés? Les normes concernant les infrastructures critiques, l'engagement à ne pas mener des activités cybernétiques nocives et l'engagement de répondre à la demande d'assistance en cas d'attaque, voilà des normes qui sont très importantes pour des pays ayant des infrastructures limitées. Il faut renforcer nos capacités. Nous avons un mécanisme de coordination de l'aide dans les différentes îles. C'est important en cas de catastrophe humanitaire. J'invite les États à affirmer par leur comportement que les infrastructures permettant l'intervention en cas d'urgence relèvent de la protection décrite. Le comportement responsable n'en demande pas moins. Nous soulignons aussi le devoir des États à faire en sorte que leurs territoires ne soient pas utilisés par des TIC malveillantes ou par des activités malveillantes. Il y a aussi une attente en matière de diligence. C'est un des éléments fondamentaux du cadre. Nous encourageons un échange de vues constant dans le cadre de ce mécanisme afin de savoir à quoi ressemble la diligence voulue à différents niveaux de développement. Notre position sur ce pilier est restée inchangée dans le cadre du groupe à composition non limitée. Les choses n'ont pas changé. Les engagements n'ont pas encore été toujours honorés par les États. Nous n'avons pas une norme permettant complètement d'éliminer les lacunes. Nous appuyons le mécanisme, y compris le groupe thématique de décembre, pour examiner la mise en œuvre en détail. Au niveau opérationnel, quels sont les arrangements qui donnent effet à telle norme? Quelles sont les preuves de mise en œuvre? À quoi ressemble-t-elle? Quand le soutien est-il nécessaire? Nous sommes prêts à partager notre propre expérience en toute franchise, y compris lorsque. La mise en œuvre reste incomplète, et nous encourageons les petits États, les grands États à faire de même. L'honnêteté en matière de mise en œuvre est une contribution à la reddition de comptes. Les normes. Nous les connaissons mais comment les États doivent-ils se comporter vis-à-vis les uns et des autres dans le cyberespace? Notre réponse est simple, nous avons les normes, appliquons-les. Merci. Je vous remercie. Chair [1:38:21]: Le Nigeria puis la Chine. Nigeria · Représentant [1:38:33]: Madame la Présidente, nous vous félicitons de votre rôle de chef de file remarquable. Vous pouvez compter sur le soutien de ma délégation pour une participation constructive dans ce processus très important. Nous nous associons à la déclaration prononcée par le groupe africain et nous voudrions faire les remarques. Suivantes à titre national. Le Nigeria reste tout très attachés à la préservation de la nature, à guichet unique, responsable, durable, constante, complète de ce processus. Ce processus doit continuer de guider nos efforts collectifs. Mesdames et Messieurs les représentants, alors que nous embarquons dans cette nouvelle phase, notre priorité doit être la mise en œuvre. Le grand nombre de recommandations formulées par le groupe d'experts gouvernementaux et le groupe de travail à composition non limitée établissent un cadre pour le comportement responsable des États dans le cyberespace. Par conséquent, il s'agit de faire en sorte que ces engagements convenus deviennent des mesures concrètes en renforçant les capacités nationales, la résilience, et en obtenant des résultats concrets pour tous les États, notamment en développement. Nous nous félicitons de la création des groupes thématiques. Nous sommes favorables aux discussions pour faciliter la mise en œuvre, améliorer le niveau de préparation collectif. Ces échanges permettent de partager les expériences nationales, de mieux réagir et de mieux comprendre les menaces cybernétiques évolutives. Les menaces évoluent vite. Nous devons être attentifs. Les attaques contre les infrastructures, les rançongiciels, différentes menaces, concernant les câbles sous-marins, les processus électoraux, la désinformation, l'utilisation malveillante de l'intelligence artificielle, posent des risques. De taille à la paix et à la sécurité internationale. Ces risques touchent de façon disproportionnée les pays en développement, augmentent et creusent le fossé du numérique et sapent le développement durable. Le Nigeria réaffirme, Madame la Présidente, que le droit international, y compris la Charte, s'applique à l'utilisation des TIC. Nous soulignons les principes de souveraineté, d'égalité souveraine, de non-ingérence, de non-intervention, de diligence voulue et l'applicabilité du droit international humanitaire et des droits de l'homme. C'est essentiel pour maintenir la paix et la sécurité internationale dans le cyberespace. Le renforcement des capacités reste indispensable pour la mise en œuvre effective du cadre convenu. C'est essentiel pour réduire les vulnérabilités, rétrécir le fossé du numérique et permettre à tous les États de participer de façon significative à la promotion de la sécurité des TIC. Madame la Présidente, le Nigeria reconnaît la contribution utile des parties prenantes y compris de la société civile, des universitaires et du secteur privé pour appuyer des mécanismes étatiques. Nous encourageons les consultations de la présidence pour trouver une solution pragmatique. En conclusion, Madame la Présidente, le succès de ce mécanisme mondial sera mesuré in fine non pas par le nombre de réunions, mais par les résultats concrets que nous obtiendrons. Le renforcement des capacités, les mécanismes de mise en œuvre efficaces, l'échange de preuves entre les États et un environnement de TIC plus résilient. Nous restons déterminés à travailler de façon constructive avec tous les États membres pour que ce mécanisme permette d'obtenir des résultats significatifs et contribue à un cyberespace dans l'intérêt de tous. Merci. Présidente [1:43:27]: Merci. Je donne maintenant la parole à la Chine, puis nous aurons les cinq orateurs suivants Botswana, Thaïlande, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Iran. La Chine a la parole. China · Représentant [1:43:50]: Merci, Madame la Présidente. Confrontés à un nouveau paysage, à de nouveaux dangers dans le cyberespace, nous devons disposer de mécanismes pour affronter les risques et pour assurer le comportement responsable des États, pour que les cadres évoluent avec les ans et tiennent compte des progrès cumulés. Nous devrions développer de nouvelles normes sur les éléments suivants. Un renforcer la cybersécurité grâce à l'intelligence artificielle, l'intelligence artificielle sur le plan offensif et défensif a des impacts considérables sur la sécurité. Il faut donc se protéger contre les risques critiques compte tenu de la convergence entre l'IA et. Une nouvelle technologie? La cybersécurité est de plus en plus manifeste. Il faudrait des normes non discriminatoires au niveau international sur la sécurité des données pour fournir des garanties pour la protection des données de part le monde. Nous devons renforcer la protection des infrastructures critiques, préserver la sécurité des infrastructures incombe à tous les pays. Il faudrait avoir des normes sur le comportement responsable des États. Les États ne devraient pas utiliser des. Cybermoyens pour mettre à mal les infrastructures d'autres pays, y compris des infrastructures clés dans différents domaines, finances, e-gouvernement, infrastructures, services publics et autres infrastructures clés d'information. Il ne faut pas non plus endommager les infrastructures cruciales d'autres pays. Quatrièmement, maintenir des chaînes d'approvisionnement intelligentes et sûres est également important. Sur la base du consensus existant qui appuie les efforts pour avoir des normes et des règles communes pour éviter une fragmentation de la chaîne d'approvisionnement pour des raisons politiques. Nous espérons que le DTG1 du mécanisme pourra examiner sérieusement nos propositions. Nous sommes prêts à être constructifs pour travailler ensemble pour veiller à ce qu'il y ait un mécanisme mondial pour avancer en ce qui concerne le comportement responsable des États. Merci. Présidente [1:46:43]: Merci. Botswana. Botswana · Représentant [1:46:53]: Merci. Nous réaffirmons notre profond attachement au cybercadre des Nations unies. Nous appuyons les normes renforcées par la charte, le droit international, estimant que c'est suffisant pour des pays comme le Botswana. Il faut tenir compte de la réalité du fossé du numérique. Les pays en développement ne peuvent pas protéger efficacement les infrastructures, lutter contre le cybercrime, garantir la sécurité des infrastructures sans les capacités. Nous soulignons le rôle du groupe thématique pour avoir des stratégies pragmatiques pour mettre en œuvre les normes existantes. Ce sera une solution pratique pour le secteur privé, les universitaires et la société civile pour fournir des compétences et bien cibler le renforcement des capacités à cet égard. La liste exemplative est un instrument fondamental pour le DTG En permettant le suivi, les États indiquent leurs progrès dans la mise en œuvre des 11 normes. C'est un cadre concret pour repérer les capacités nationales et pour voir les lacunes à combler au niveau national avec notre stratégie nationale de cybersécurité et avec nos outils, y compris la loi. Nous essayons de protéger nos infrastructures. Nous nous attachons, avec un organe dédié, à mettre en œuvre les 11 normes. Nous partageons les meilleures pratiques, coordonnons les enquêtes nationales, nous voyons s'il y a des mises en danger de ressortissants, nous assurons la sécurité de notre environnement. cybernétique et nous nous associons aux efforts déployés pour renforcer nos capacités. Nous agissons conformément à nos ressources et nos capacités. Merci. Présidente [1:49:23]: Je donne maintenant la parole à la Thaïlande. Thailand · Représentant [1:49:32]: Madame la Présidente, la Thaïlande reste attachée aux onze normes volontaires sur le comportement responsable des États dans le cyberespace. Nous reconnaissons que ces normes complètent le droit international applicable à l'utilisation des TIC dans le cyberespace et elles devraient être interprétées conformément aux principes de la Charte. Ces normes réduisent le risque qui pèse sur la paix et la sécurité internationales en jetant des bases concrètes pour renforcer la transparence, renforcer également la coopération et la prévisibilité dans le cyberespace, ce qui permet d'établir la confiance entre les États. En outre, nous estimons que la liste exemplative est un outil utile pour renforcer les capacités, qui aide les États à renforcer leurs capacités dans le secteur des TIC, tout en respectant les prérogatives de chaque État, qui peut ainsi renforcer la mise en œuvre en fonction de ses circonstances. Au niveau régional, l'ASEAN, première organisation régionale à avoir adopté les normes dans le cyberespace en principe, a parachevé ses normes, sa liste exemplative pour aider les États membres à appliquer concrètement les normes. À l'échelon national, ces normes de comportement responsable ont été intégrées dans notre politique nationale et notre plan d'action sur la sécurité cybernétique 2022-2027. Le prochain plan 2028-2032 est en train d'être élaboré en tenant compte de la liste. Nous encourageons les organisations et les cadres régionaux à adopter et à mettre en œuvre ces normes et ces principes de comportement responsable des États dans le cadre des efforts d'établissement de la confiance. À l'avenir, nous pensons qu'il est bon de continuer d'échanger les vues sur les règles, les normes, les principes sur le comportement responsable des États. Nous sommes prêts à discuter de l'élaboration de normes, principes, règles éventuelles sur le comportement responsable des États concernant les TIC, en particulier les menaces émergentes. Dans le même temps, Ces discussions devraient tenir compte de la diversité des besoins, des capacités, des contextes nationaux. Tout cadre supplémentaire doit bien se garder d'imposer des obligations dépassant les capacités des États. Il faut éviter que ce soit un outil d'exclusion technologique. Il faudrait plutôt que. Cela contribue à combler le fossé du numérique et à renforcer la résilience des pays en développement contre les menaces cybernétiques qui ne cessent d'évoluer. Merci. Présidente [1:53:07]: Je donne la parole aux Pays-Bas, suivis de la Nouvelle-Zélande. Netherlands (Kingdom of the) · Représentant [1:53:13]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Le Royaume des Pays-Bas s'associe à la déclaration prononcée par l'Union européenne. Et je voudrais faire quelques remarques supplémentaires à titre national. Pour les Pays-Bas, les 11 normes volontaires font partie intégrante du cadre normatif sur le comportement responsable des États et elles sont essentielles. Les normes ne sont pas contraignantes, mais elles confèrent un certain niveau d'attente pour ce qui est du comportement responsable. C'est un pas dans la bonne direction et par conséquent la mise en œuvre doit être au cœur de nos travaux aux Nations Unies et dans le cadre des politiques nationales également. Je voudrais mettre en exergue trois éléments pour faciliter la mise en œuvre des 11 normes volontaires. Premièrement, les groupes thématiques devraient permettre aux États d'utiliser les normes non pas isolément, mais de façon transversale avec les autres piliers du cadre normatif pour contrer telle ou telle menace cybernétique spécifique. Pour ce faire, il est possible de poser des questions d'orientation qui permettent de discuter des normes en lien avec le droit international, les mesures de confiance et le renforcement des capacités plutôt que d'examiner chaque pilier indépendamment. Les normes sont mieux mise en oeuvre si l'on considère que le cadre est unitaire et non pas une collection de différents éléments. Deuxièmement, le Royaume des Pays-Bas estime qu'une liste exemplative pour les normes reste un outil potentiellement très utile pour les onze normes. Nous devrions essayer de renforcer et d'appliquer la liste C'est une base également pour un élément, pour un instrument qui permettrait de faire des rapports individuels sur la mise en œuvre des normes. Et ensuite, nous pourrons voir à quoi ressembleraient ces rapports. Enfin, pour que les normes soient effectivement appliquées par tous, nous pensons qu'un effort collectif est nécessaire. Le renforcement des capacités doit correspondre aux normes elles-mêmes. La collaboration, les efforts dépendant de la demande restent essentiels. Nous avons intérêt à ne pas réinventer la roue, mais plutôt à utiliser toutes les ressources disponibles. Par exemple, le guide sur la mise en œuvre des normes, comme dans le produit dans le cadre du dialogue de Genève, mais aussi par certaines entités comme l'UNIDIR et des groupes régionaux comme l'OAS. Madame la Présidente, en combinant ces différents éléments avec le renforcement des capacités efficaces et avec la liste exemplative, nous pensons que nous pouvons avancer à pas de géant dans la mise en œuvre des 11 normes volontaires sur le comportement responsable des États. Vous pouvez compter sur notre soutien. Nous attendons vos orientations. Merci. Présidente [1:56:47]: Merci. Je donne maintenant la parole à la Nouvelle-Zélande. New Zealand · Représentant [1:56:54]: Nous nous associons à. La déclaration de Tonga au nom du Forum des îles du Pacifique et ajoutons les remarques suivantes à titre national. Mettre en œuvre les normes de comportement responsable renforce la stabilité dans le cyberespace et renforcent la résilience des systèmes numériques dont dépend l'intérêt de la société. La question, c'est concrètement comment appuyer la mise en œuvre des normes. Et nous avons été frappés par le nombre de contributions des groupes régionaux. Nous saluons le document officiel de l'UE qui précise comment elle met en œuvre les normes, ce qui montre concrètement comment on peut mettre en œuvre. Même si la mise en œuvre peut être différente dans différentes régions, en tout cas, ce document donne du grain à moudre et la liste de l'ASEAN sur la mise en œuvre des normes est un point de référence non seulement pour l'ASEAN, mais pour tous les États qui souhaitent mettre en œuvre les normes. Nous notons également que l'UA finalise ses directives sur la mise en œuvre. Dans la région du Pacifique, nous réitérons que la priorité, c'est de pleinement mettre en œuvre les normes existantes. Et donc le mécanisme pourrait fournir des orientations, une coordination du renforcement des capacités pour appuyer la mise en œuvre au niveau national. Et là, les groupes thématiques pourraient s'avérer utiles en examinant des scénarios spécifiques, des difficultés en matière de cybersécurité. Les experts des États pourraient présenter leur expérience pour y avoir un apprentissage par les pairs. On pourrait identifier les domaines pour le renforcement des capacités à l'appui de la mise en œuvre des normes. Cela permettrait d'élaborer des contributions écrites plus approfondies et d'élaborer des recommandations telles que celles dont nous débattons, émanant du groupe de travail à composition non limitée. Je vous remercie. Présidente [1:58:52]: L'Iran a la parole, suivi par l'Irlande, l'Ukraine, le Canada, le Japon, puis Singapour. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:59:07]: Merci, Madame la Présidente. Le paragraphe 36 d du rapport final du groupe de travail à composition non limitée réaffirme qu'au vu des caractéristiques propres aux TIC, des normes supplémentaires pourraient continuer à être élaborées au fil du temps. Le paragraphe 9 de l'annexe C attribue expressément au mécanisme la tâche d'élaborer des règles, normes et principes supplémentaires de comportement responsable des États. Les évolutions récentes montrent pourquoi l'élaboration continue de normes volontaires demeure nécessaire. Ma délégation l'a expliqué au titre du point consacré aux menaces. Les opérations cyber illégales menées par les États-Unis et le régime israélien associées à des attaques militaires illégales qui visent mon pays, ont ciblé des infrastructures critiques et des services civils essentiels, exploité les technologies du secteur privé, les chaînes d'approvisionnement numériques et les plateformes numériques et ont compris cyberespionnage, désinformation, opérations cognitives, capacités cyber intégrées avec des opérations militaires conventionnelles, notamment guerre électronique, interférence avec les communications et les systèmes de navigation satellitaire. Cela montre les lacunes existantes dans les cadres normatifs existants et ont souligné qu'il était important que le mécanisme ait d'abord des normes volontaires supplémentaires pour promouvoir l'utilisation à des fins purement pacifiques des TIC et de contribuer à la paix, la sécurité et la stabilité internationales. Partant, ma délégation considère qu'il faut porter notre attention sur plusieurs domaines où. Un développement normatif est à la fois nécessaire et tombe à point nommé, à savoir sécurité des données, notamment flux de données transfrontières, responsabilité des entités du secteur privé qui opèrent dans l'environnement numérique et utilisation des TIC à des fins de mesures coercitives unilatérales. Madame la Présidente, tout au long du processus du groupe de travail à composition non limitée, de nombreuses délégations ont souligné que l'élaboration de normes supplémentaires à la mise en œuvre de normes existantes étaient des objectifs complémentaires qui devaient. Se faire en parallèle? Cet équilibre n'a toutefois pas été maintenu. Le travail sur la mise en œuvre des normes volontaires existantes a avancé, mais il n'y a pas eu de processus comparable pour faciliter l'élaboration de normes supplémentaires telles que prévues par le mandat approuvé du Mécanisme mondial. Ainsi, ma délégation considère que les négociations sur la liste volontaire de mesures pratiques pour la mise en œuvre de normes volontaires non contraignantes devraient se tenir en parallèle d'un processus structuré pour l'élaboration de normes supplémentaires. Ma délégation propose que la présidence prépare un projet initial consolidé qui compile les propositions de règles, de normes et de principes supplémentaires présentées par les États membres en s'inspirant de l'annexe du premier résumé de la présidence du groupe de travail à composition non limitée. Cela constituerait une base pratique pour des discussions structurées en plénière et dans les groupes thématiques spécialisés. Je vous remercie. Présidente [2:02:46]: Je vous remercie. Je donne la parole à l'Irlande. Ireland · Représentant [2:02:50]: Merci, Madame la Présidente. Tout d'abord, l'Irlande s'associe à l'intervention de l'UE et ajoute les remarques suivantes à titre national. L'Irlande a appuyé l'élaboration par consensus du cadre de comportement responsable. Il s'agissait d'un jalon majeur dans notre quête collective d'un cyberespace sûr, ouvert et sécurisé. Il faut nous concentrer sur la mise en œuvre des onze normes non contraignantes sont essentielles pour maintenir la sécurité et la stabilité internationales et leur mise en œuvre pratique renforce la transparence et la prévisibilité de la conduite des États dans le cyberespace. Les États doivent montrer comment ils entendent mettre en œuvre les normes et je vous renvoie aux documents de l'UE en la matière. On peut s'inspirer les uns des autres. tous les États pourraient partager leur expérience de la mise en œuvre des normes. Les normes volontaires complètent le droit international qui s'applique au cyberespace. L'Irlande considère que les groupes thématiques pourraient discuter de la mise en œuvre des normes volontaires, faire le lien avec les difficultés spécifiques, par exemple, protection d'infrastructures critiques ou rançongiciels, pour échanger des pratiques, pour élaborer des recommandations. Comme d'autres l'ont indiqué, les parties prenantes devraient jouer un rôle important dans ce processus. L'Irlande appuie fortement la liste de mesures volontaires concrètes qui peut être un cadre qui pourrait être ensuite approfondi et qui est très utile. Nous aimerions débattre des programmes de renforcement des capacités pour appliquer les normes existantes, notamment s'agissant de l'applicabilité du droit international dans le cyberespace, et ce au sein des groupes thématiques. Présidente [2:04:51]: Je vous remercie. Je vous remercie. Je donne la parole à l'Ukraine. Ukraine · Représentant [2:05:00]: Merci, Madame la Présidente. L'Ukraine s'associe à la déclaration de l'Union européenne et ajoute les remarques suivantes à titre national. Les 11 normes volontaires, de même que le droit international, les mesures de confiance et le renforcement des capacités sont un cadre équilibré et global pour promouvoir la paix et la sécurité internationales dans le cyberespace. Le cadre cumulatif constitue déjà une base solide. La tâche qui s'impose, ce n'est pas d'évaluer la pertinence des normes, car c'est clair, mais comment garantir leur mise en œuvre efficace dans un dans un environnement sécuritaire de plus en plus complexe. Les menaces cyber évoluent rapidement et le cadre s'avère donc très utile. Les normes contraignantes de comportement des États demeurent donc tout aussi pertinentes aujourd'hui qu'à leur adoption. Leur mise en œuvre est essentielle pour réduire les risques appuyer la résilience et prévenir les conflits. Certains États insistent sur la nature volontaire de ces normes et laissent entendre que si ces normes avaient été un cadre et étaient devenues contraignantes, les États les respecteraient davantage. Mais je souligne que la Charte est un document juridiquement contraignant. Or, la Russie viole les dispositions de la Charte. La CIJ a pris des mesures, la CPI plutôt, pour tenir responsables les criminels russes responsables. Madame la Présidente, l'Ukraine aimerait se concentrer sur deux normes qui ont déjà été évoquées par de nombreux préopinants et qui sont particulièrement importantes au vu de l'environnement sécuritaire aujourd'hui. Tout d'abord, protection des infrastructures critiques. Les États? Ont approuvé qu'ils ne devaient pas mener des activités numériques qui entraînaient des dégâts pour les infrastructures critiques ou qui paralysaient leur utilisation, leur fonctionnement ou empêchaient des services pour le public. L'expérience ukrainienne montre que cette norme est indispensable. Les cyberattaques russes ont ciblé le secteur énergétique, les réseaux de télécommunications, les systèmes d'administration publique, les transports publics et d'autres services essentiels. L'objectif n'était pas simplement de perturber les systèmes informatiques, mais de compromettre la résilience de l'État, d'amplifier les effets des attaques de drones et de missiles et d'infliger des souffrances maximales aux civils. Deuxième norme importante responsabilité des États de ne pas autoriser en toute connaissance l'utilisation de leur territoire à des fins d'activités malveillantes. Il y a un devoir de. Précaution qui demeure l'une des pierres angulaires du comportement responsable des États dans le cyberespace. Aucun État ne doit, en toute connaissance, autoriser l'utilisation de ses infrastructures à des fins d'activités malveillantes. Nous notons une convergence entre les États qui appuient les opérations cybermalveillantes et les groupes criminels. L'Ukraine a été régulièrement ciblée et les États partenaires. Les groupes criminels ont pu bénéficier d'un environnement permissif. Cela souligne l'importance d'appliquer la norme de précaution. Il faut souligner qu'un État ne doit pas autoriser que son territoire ou ses infrastructures soient utilisés à des fins d'activités malveillantes. L'Ukraine considère que le mécanisme est l'occasion de passer à la mise en œuvre. Les débats thématiques doivent se concentrer sur les mesures concrètes qui aident les États à mettre en œuvre les normes approuvées. Cela comprend l'échange de pratiques nationales, l'identification des difficultés au niveau national, le renforcement de la protection des infrastructures, notamment le partage d'informations, directives pratiques pour la mise en œuvre du principe de précaution. L'Ukraine est prête à fournir son expérience unique qu'elle a acquis alors qu'elle se défend face à la Russie. Les normes de comportement responsable complètent, comme on l'a dit, le droit international en vigueur et sont d'autant plus importantes qu'elles sont appliquées de manière cohérente. Les États qui mènent des activités malveillantes contre des infrastructures ou qui tolèrent les activités malveillantes dans leur juridiction compromettent la confiance dans le cadre même envers lequel elles se sont engagées. Le mécanisme mondial doit donc non seulement être une enceinte de dialogue, mais aussi un catalyseur pour le renforcement de la mise en œuvre pour promouvoir la redevabilité et le comportement responsable des États dans le cyberespace. L'Ukraine demeure attachée à travailler de manière constructive avec tous les États et prix de paix pour garantir que le mécanisme mondial puisse produire des résultats concrets qui contribuent à la paix, à la sécurité et à la stabilité internationale. Je vous remercie. Chair [2:10:31]: Je vous remercie. Je vais vous donner lecture des cinq prochains orateurs Canada, Japon, Singapour, Tonga, Australie et Kiribati. Le Canada. Canada · Représentant [2:10:48]: Merci, Madame la Présidente. Les 11 normes approuvées sont au cœur du cadre de comportement responsable. Au fil des ans, nous avons tâché de préciser la manière dont elles s'appliquent, notamment avec la directive issue du rapport appuyé par consensus en 2021 par le GGE. Nous saluons le travail du groupe de travail Composition non limitée 2021-2025, pour une liste volontaire pour la mise en œuvre des normes. Dans le cadre de la plénière, nous devons nous concentrer sur les efforts pour mettre en œuvre concrètement ces normes, les appliquer à des situations réelles. Nous saluons les efforts déployés par l'UE pour fournir, pour expliquer en toute transparence comment elle agit responsablement dans le cyberespace par l'application des normes. Le Canada a lui aussi publié une étude de la mise en œuvre nationale du cadre. C'est sur la page du cyberportail de l'UNIDIR. On trouve des informations sur l'application des piliers du cadre, notamment des normes, des mesures de confiance et du renforcement des capacités. L'étude renvoie à la position nationale de 2022 sur l'application du droit international. Les groupes thématiques spécialisés permettront d'approfondir la conversation, le débat. Ils permettront de se concentrer sur les difficultés qui sont majeures pour les délégations évoquées dans le cadre du groupe de travail à composition non limitée, mais qui n'ont pas trouvé une réponse suffisante. Et cela comprend, à n'en pas douter, la protection des infrastructures critiques, les incidents de rançongiciels qui touchent les hôpitaux. Au Canada, une grande partie des systèmes numériques qui font partie du service public sont opérés par des parties prenantes non gouvernementales. Nous pourrions présenter notre pratique, les mesures nationales pour travailler avec ces parties prenantes. Nous avons tiré des enseignements et des bonnes pratiques de notre expérience avec la Loi C-8. concernant la cybersécurité. Le processus législatif de ce projet de loi s'est terminé le mois dernier. La loi est donc devenue une loi. Un certain nombre de nouvelles obligations s'appliquent aux opérateurs désignés dans le secteur financier, des télécommunications, énergétique, la création, par exemple, de programmes de cybersécurité, la gestion des risques associés aux chaînes d'approvisionnement et aux attaques de parties tierces, le signalement d'incidents à l'équipe d'intervention canadienne dans 72 heures et l'enregistrement des activités. Il y a des mécanismes d'application de la loi, notamment des peines prévues pour garantir que les opérateurs améliorent leur cyber résilience. Le Canada peut fournir des informations sur le plan d'intervention en cas d'incident cyber, outil qui permet de coordonner les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux en cas d'incident. Le mécanisme, pour qu'il soit utile pour les États membres, doit sortir des discussions de haut niveau, pilier par pilier, et traiter des normes et des autres piliers de la manière dont elles s'appliquent à des problèmes spécifiques. Il faudrait se concentrer sur la mise en œuvre pratique du point de vue politique, juridique et technique. Les contributions des experts et des participants du gouvernement et au-delà sont essentielles. Les gouvernements peuvent agir, mais l'efficacité dépend d'une adoption des solutions par le secteur privé, les communautés, y compris la société civile et des dirigeants innovants qui sortent des carcans. Je vous remercie. Chair [2:14:48]: Je vous remercie, le Japon, puis Singapour. Japan · Représentant [2:14:50]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Pour lutter contre les menaces croissantes dans le cyberespace, il est crucial que le droit international s'applique et que les normes soient appliquées dans le cyberespace. Concernant les normes, tout en utilisant les normes volontaires, la liste de normes volontaires et les normes non contraignantes qui ont été reconnues et approuvées au sein des groupes de travail à composition non limitée, aujourd'hui, il importe que les États appliquent ces normes, c'est la première étape. Concernant le mécanisme, le groupe thématique 1, nous l'espérons, permettra d'approfondir les débats pratiques et concrets sur la manière de mettre en œuvre les différentes normes pour répondre à différents incidents, notamment les cyberattaques qui ciblent les infrastructures critiques, ce qui permet aux États membres de mieux comprendre la situation. Pour vous donner un exemple, S'agissant de la responsabilité des États et du droit international, le Japon accorde une grande importance au fait que les États appliquent le principe de précaution, s'agissant des activités cyber y compris. Les onze normes suivent la même approche. La mise en œuvre cohérente de ces obligations et normes par tous les États membres contribuera, nous l'espérons, à la prévention et la dissuasion des attaques cyber. Et nous aimerions, grâce au groupe thématique, mieux comprendre cet aspect-là. Je vous remercie. Chair [2:16:43]: Je donne la parole à Singapour. Singapore · Représentant [2:16:46]: Merci, Madame la Présidente. L'évolution technologique est telle qu'il nous faut nous adapter aux nouvelles opportunités, aux nouveaux défis et il nous faut actualiser nos efforts pour répondre aux menaces dans le cyberespace. Pour la mise en œuvre des 11 normes non contraignantes doivent demeurer une priorité. Une liste volontaire de mesures concrètes? A été élaborée. Ukraine · Représentant [2:17:24]: Il nous faut aujourd'hui réfléchir à la mise en œuvre. Comme évoqué par la Thaïlande, les cadres régionaux tels que la liste de mise en œuvre de l'ASEAN peuvent être des points de référence utiles pour préciser comment la liste volontaire de normes concrètes pourrait être mise en œuvre. Nous pouvons présenter notre expérience. Tout débat sur la mise en œuvre des normes nécessite également un débat sur le renforcement des capacités. En effet, les États doivent renforcer leurs capacités pour appliquer les normes existantes, car celles-ci sont multidimensionnelles. Chaque norme est associée à une politique, à des activités, à un aspect juridique, technique et politique. Les capacités doivent donc être renforcées avant de pouvoir appliquer ces normes. Ensuite, et seulement ensuite, les États pourront identifier les lacunes et adopter des mesures pour pleinement mettre en œuvre ces normes. Cette approche coordonnée permet de garantir que nous tenons compte de la pratique et que nous sommes tournés vers l'avenir dans la stratégie. Je vous remercie. Chair [2:18:40]: Je donne la parole à Tonga. Tonga · Représentant [2:18:47]: Madame la Présidente, Tonga s'associe à la déclaration prononcée au nom du Forum des îles du Pacifique et nous ajoutons les remarques suivantes à titre national. La position de mon pays sur ce pilier se fonde sur notre expérience, le cadre de comportement de normes non contraignantes, Et Solid, il ne nous faut pas de nouveaux engagements. C'est la mise en œuvre qui compte. Chaque heure que l'on passe à trouver de nouveaux libellés, c'est une heure que l'on ne passe pas à aider les États à donner, à appliquer les libellés approuvés. Les normes ne sont pas une abstraction pour nous. Lorsque notre système de santé a été paralysée par un ransomware l'année dernière, les normes sur la protection des infrastructures civiles, sur la prévention des activités malveillantes et sur la réponse aux demandes d'assistance des États dont les infrastructures ont été compromises ont été éprouvées en temps réel et nous remercions les partenaires qui nous ont aidés suivant l'esprit de ces normes. Le sabotage de câbles sous-marins, une menace qui nous préoccupe très profondément et traitée dans la norme sur les infrastructures critiques. Aujourd'hui, les États doivent honorer leurs engagements. Tonga appelle le mécanisme à, dans le cadre de ce pilier, se concentrer sur la mise en œuvre pratique. Il y a trois priorités pour nous. Tout d'abord, la liste volontaire de mesures concrètes en annexe du rapport final du groupe de travail sur la composition non limitée doit être un document de travail qui permet aux États de promouvoir la mise en œuvre. Deuxièmement, la mise en œuvre doit être comprise comme une question relevant des capacités. De nombreux États, comme le nôtre, ont besoin d'un appui pour transposer les normes en politique nationale, en législation et en pratique opérationnelle. Nous sommes le premier pays du Pacifique à avoir rejoint l'engagement de Budapest. Nous savons que les engagements deviennent réels grâce à un effort durable au niveau national. Troisièmement, les groupes thématiques permettront un échange détaillé au niveau des experts et La nature transversale de ces groupes doit pouvoir faire le lien entre mise en œuvre, renforcement des capacités plutôt que de traiter ces questions comme des sujets séparés. On pourrait se dire qu'un petit royaume insulaire n'a pas son mot à dire sur cette question. Or, nous dépendons bien plus que n'importe quel autre État du comportement responsable des États, car nous en subissons les conséquences. conséquence de l'irresponsabilité et nous avons que très peu de moyens pour nous défendre. Les normes sont notre protection, leur mise en œuvre, c'est notre sécurité. Tonga continuera à travailler avec tous les partenaires, notamment dans la région, pour passer de l'élaboration à l'action. Je vous remercie. Chair [2:22:29]: L'Australie a la parole. Australia · Représentant [2:22:32]: Merci, Madame la Présidente. L'Australie s'associe à la déclaration de Tonga au nom du Forum des îles du Pacifique. Nous appuyons l'accent mis sur la mise en œuvre pratique des onze normes volontaires. Ces normes sont un pilier fondamental du cadre de comportement responsable des États, mais leur importance dépend du fait qu'elles soient bien comprises, opérationnalisées et mises en œuvre par les États. La mise en œuvre est une tâche qui demeure en suspens. Les États identifient les infrastructures critiques, renforcent leurs capacités de riposte, appuient une approche à l'ensemble du gouvernement et créent les bases juridiques et politiques pour la mise en œuvre tout en examinant et en évaluant les mécanismes de mise en œuvre. Le mécanisme mondial doit se concentrer sur l'aide aux États pour appliquer les normes déjà approuvées. Il faut appuyer un travail pratique qui permet aux États de passer de l'adoption à la mise en œuvre et de la mise en œuvre en principe à la mise en œuvre en théorie et la mise en œuvre en pratique. Il faut pouvoir identifier les lacunes. Et pour cela, il y a peut-être des barrières institutionnelles, techniques liées aux ressources ou à la sensibilisation ou à la coordination. Il faut bien comprendre ces problèmes pour que le renforcement des capacités soit ciblé, pratique et efficace. Et l'Australie considère que la liste de mise en œuvre des normes est utile pour appuyer la mise en œuvre. Cela permet d'évaluer les progrès réalisés, de partager les expériences et les bonnes pratiques et d'identifier les besoins de soutien. En plus d'examiner la mise en œuvre de mesures pour la protection d'infrastructures critiques et notamment de communication, les groupes thématiques permettront de faire avancer le travail sur la mise en œuvre de la liste de mesures volontaires. Ça peut être un outil pratique pour les États. Le mécanisme doit poursuivre ce travail et garantir que les lacunes identifiées par les États sont liées, que cela est lié à un besoin de renforcement des capacités. Pour la mise en œuvre, il nous faudra coopérer entre différentes parties prenantes, organisations régionales avec le secteur privé, les experts techniques, les universitaires et la société civile qui présentent chacun leur expertise et leur expérience de terrain qui permettront d'appliquer les normes et de tenir compte du contexte réel. L'Australie souhaite que ce mécanisme soit à l'enceinte pour rendre les normes opérationnelles, appuyer la mise en œuvre, le renforcement des capacités, permettre l'échange d'expériences et permettre aux États d'appliquer ces normes au contexte national. Je vous remercie. Chair [2:25:38]: Je vous remercie. Je donne la parole aux Kiribati, suivis par la Malaisie, les Philippines, Ghana, la Suisse, puis la Macédoine du Nord. Kiribati · Représentant [2:25:55]: Madame la Présidente, les Kiribati s'associent à la déclaration du Royaume de Tonga au nom du Forum des îles du Pacifique. Nous associons pleinement à la position du forum et intervenons à titre national. Lors de la première session, dans le cadre de cette première session, ce pilier s'intéresse à la question de l'objectif des normes et notre réponse, c'est que les normes ne sont pas une phrase dans un rapport. C'est une promesse sur le comportement futur d'un État et une promesse doit être tenue. Nous avons onze promesses approuvées par consensus. Ce sont des accomplissements. Aujourd'hui, il ne faut pas en rédiger d'autres, mais honorer les promesses prises. Le forum a parlé de la mise en œuvre comme une priorité. Et la priorité, c'est de mettre en œuvre ces normes. Très simplement, où en sommes-nous? Eh bien, nous avons une équipe d'intervention qui a été créée, d'autres nouvelles lois sur la protection des données, sur la cybersécurité, par exemple. Chaque élément qui a été ajouté ces cinq dernières années. Pour la première fois, nous avons identifié les infrastructures critiques. Notre connexion au monde dépend d'un câble sous-marin qui connecte l'île orientale et l'île Cabérot. Et il y a un câble qui connecte l'essentiel de notre pays à Internet. Voilà comment nous avons mis en œuvre cette norme. Ce n'est pas un débat, c'est le travail quotidien, peu reluisant, ou en tout cas le travail du quotidien au niveau d'un État et un État ne peut pas se permettre de renégocier des normes qui ont déjà été approuvées. Nous n'avons pas suffisamment délégué d'experts ou d'années à gaspiller. Comme l'a dit Tonga, chaque heure dépensée à à débattre des normes est une heure qui n'est pas passée à défendre nos populations. L'application des normes est une nécessité. Nous saluons donc la liste volontaire de normes concrètes. Ce forum doit appliquer les normes de manière concrète grâce aux groupes thématiques. Il y a une chose que nous demandons, il nous faudrait une liste qui nous dise quoi faire, mais cette liste ne nous dit pas comment le faire ou ne nous donne pas les ressources nécessaires. Ce mécanisme doit donc se pencher sur le renforcement des capacités, orientation consolidée, identification des lacunes, échanges entre les pairs, entre les États et expertise pratique que nos partenaires techniques, les instances régionales peuvent fournir au sein des groupes thématiques. Et. C'est ainsi qu'une norme écrite devient une norme appliquée. N'évitons pas la conversation sur les nouvelles normes que souhaitent certaines délégations. Le mécanisme fonctionne bien. La conférence d'examen permettra de faire le bilan. Nous avons ainsi l'occasion de tirer les enseignements de la situation et de voir ce qu'il y a lieu d'améliorer sur la base de l'expérience. Lors de cette première session, le message de notre région est clair. Prouvez l'exactitude de ces normes en les appliquant. C'est une norme. protège Kiribati, c'est-à-dire 220 000 personnes éparpillées, cette règle, cette norme protège tout le monde. Si elle ne nous protège pas, ce n'est pas l'engagement international que nous prétendons. Veillons à ce que ce mécanisme nous concerne tous. Ensemble, Nous pouvons prendre soin des uns et des autres. Merci. Présidente [2:30:54]: Merci, la Malaisie. Malaysia · Représentant [2:30:59]: Merci, Madame la Présidente. Kiribati · Représentant [2:31:05]: Les normes volontaires convenues par les États durant la décennie écoulée restent la pierre angulaire du cadre qui met l'accent sur des normes. Ces normes ont été établies grâce au dialogue au sein du groupe d'experts gouvernementaux et du groupe à composition non limitée. Cela permet aussi de réduire les risques et de renforcer le comportement responsable des États dans le cyberespace. Nous pensons que nos priorités limitées devraient être de renforcer la mise en œuvre de ces normes. Les nouvelles technologies ne font qu'avancer. Donc, le test sera de voir si nous pouvons appliquer ces normes. Il y a deux mesures clés à prendre dans le cadre du mécanisme. Premièrement, le premier groupe permet aux États d'échanger les expériences et les défis dans la mise en œuvre des normes concernées. Un domaine en particulier mérite toute notre attention, la protection de l'infrastructure critique. Compte tenu de la complexité des attaques contre ces infrastructures critiques, cela nous aidera à trouver les défis communs, à apprendre les uns des autres et à trouver des solutions pratiques probantes. Deuxièmement, le renforcement des capacités, groupe de travail 2, doit répondre aux difficultés pratiques recensées par les États. Et nous pouvons, ce faisant, aider davantage les États à faire des normes, des politiques, des arrangements et des pratiques opérationnelles. Madame la Présidente, au niveau régional, l'ASEAN a élaboré une liste exemplative de la NAS pour transformer les normes en mesures. C'est un cadre de référence régional. Voilà un exemple concret d'une coopération internationale qui appuie la mise en œuvre des normes. Enfin, nous pensons que la véritable valeur du mécanisme mondial sera mesurée à l'aune de sa capacité à amener les États à tenir leurs engagements, y compris volontaires. Merci. Chair [2:33:33]: Merci. Je vais maintenant vous donner la liste de toutes les délégations sur notre liste Philippines Ghana la Suisse Macédoine du Nord Albanie et Israël pour terminer les Philippines vous avez la parole Philippines · Représentant [2:33:52]: Madame la présidente les Philippines pensent que la première priorité du mécanisme mondial est d'assurer la mise en œuvre des normes volontaires non contraignantes sur le comportement responsable des états ces normes restent une composante essentielle du cadre pour promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans l'utilisation des TIC. Leur valeur repose non seulement sur leurs orientations, mais sur leur application, leur intégration dans la coopération internationale et les pratiques. Le mécanisme mondial commence son travail de fond et nous devrions nous appesantir sur la mise en œuvre pratique à cet égard. Nous appuyons un mécanisme mondial tourné vers l'action. Nous pensons que les groupes thématiques complètent, et ne répètent pas, le travail de la plénière, en formulant des recommandations concrètes, consensuelles, aidant les États. Membres à mettre en œuvre le cadre. Les normes volontaires donnent des orientations pratiques pour réduire les risques, pour éviter les malentendus et promouvoir un comportement responsable des États. Dans un environnement numérique de plus en plus connecté, leur mise en œuvre menace la résilience. Renforce la confiance, la transparence et la coopération interétatique. Au niveau national, nous continuons de mettre en œuvre ces normes en associant à cet effort toutes les autorités. Notre plan cybersécurité 2023-2028 renforce la coordination interinstitutionnelle, les renseignements anti-attaques cybernétiques et la protection des infrastructures d'information critiques. Nous élargissons les partenariats. Avec le secteur privé, les universitaires, les experts, la société civile, les partenaires internationaux en reconnaissant que. La cybersécurité, pour être efficace, requiert la coopération multipartite. Par conséquent, les Philippines sont pour un échange volontaire d'expériences nationales, de pratiques de mise en œuvre et d'enseignement. Ces échanges renforcent la compréhension collective du fonctionnement et de l'application pratique des normes volontaires. Cela permet de voir les difficultés de mise en œuvre, les bonnes pratiques et de renforcer la coopération respectant la situation, les priorités le niveau de développement technique de chaque pays. À terme, ces expériences facilitent la discussion pour voir si d'autres normes sont nécessaires pour relever les défis en préservant le caractère consensuel étatique de ce processus. Nous présidons l'ASEAN en 2026 et. Nous continuerons d'appuyer la coopération avec la stratégie de l'ASEAN 2026-2030, les initiatives régionales, y. Compris des exercices de cybersécurité, le partage d'informations, la coopération entre les autorités compétentes et les listes exemplaires d'application des normes de l'ASEAN démontrent comment les normes peuvent être transposées faire l'objet d'une coopération entre États renforcer la résilience des États et de la région les Philippines estiment aussi que la mise en œuvre bénéficie des perspectives d'experts les parties prenantes peuvent faire part de leur expérience de leur savoir de leur recherche pour. Pour aider les États? Membres à mettre en œuvre le cadre convenu, notamment pour comprendre les nouvelles technologies et relever les menaces. Les normes volontaires ont donné à la communauté internationale un socle pratique pour promouvoir le comportement responsable des États dans le cyberespace. Notre tâche consiste aujourd'hui à assurer la mise en œuvre efficace et à continuer de tirer les enseignements de cette expérience. Nous sommes déterminés à coopérer avec tous les États pour promouvoir l'application pratique, renforcer la coopération internationale et contribuer à. Un environnement des TIC stable et pacifique. Chair [2:38:22]: Merci, le Ghana. Ghana · Représentant [2:38:27]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Le Ghana participe à cette première plénière avec un sens de responsabilité et un attachement au succès de ce mécanisme. Nous avons participé au groupe d'experts. Nous avons lu le rapport sur les onze normes. Nous avons aussi participé activement. Au processus du Groupe de travail à composition non limitée. La mise en place de ce mécanisme mondial est le fruit d'années de dialogue, de compromis, d'efforts. En lançant ce nouveau chapitre, nous réaffirmons que le consensus doit être à la base de nos travaux. Cela doit nous aider à obtenir des résultats concrets renforçant la résilience, la confiance et la participation de tous les États. Pour ce qui est des normes, nous appuyons l'utilisation de la liste, un outil pratique pour aider les États à. Mettre en œuvre le cadre, tout en sachant que la mise en œuvre doit rester souple en fonction des circonstances nationales. Nous saluons aussi le travail de l'Union africaine pour élaborer des directives sur la mise en œuvre des normes volontaires sur le comportement responsable des États et la déclaration africaine sur la paix et la sécurité dans le cyberespace. Ceci fournira une perspective régionale importante et appuiera la mise en œuvre sur le continent. Madame la Présidente, nous pensons que La valeur des normes volontaires repose dans leur mise en œuvre efficace. Ceci requiert un renforcement durable des capacités, des partenariats solides et le partage des meilleures pratiques. Nous restons déterminés à coopérer avec les États et toutes les parties prenantes pour promouvoir la mise en œuvre du cadre de façon pratique, inclusive et grâce à la coopération. Merci. Chair [2:40:59]: Merci, je donne maintenant la parole à la Suisse. Switzerland · Représentant [2:41:03]: Madame Chair. Je vous remercie. Comme beaucoup de délégations, la Suisse estime qu'avant d'élaborer de nouvelles normes volontaires, nous devons mettre l'accent sur la mise en œuvre des normes actuelles confirmées, entérinées par tous les États à l'AG. Des États ont souligné que ces normes reflète les standards et attentes de la communauté internationale s'agissant du comportement des États dans l'utilisation des TIC et la communauté internationale peut ainsi évaluer le comportement des États. Le mécanisme mondial est un processus qui nous permettra de progresser concrètement dans l'application de ces normes. Les groupes auront un rôle crucial. Outre la discussion stratégique en plénière, Les groupes auront des discussions plus poussées sur tel ou tel sujet pertinent pour les états et correspondant à la réalité du terrain. Par exemple, un groupe élaborera des discussions en fonction des scénarios. Lors des discussions sur les menaces, beaucoup d'états ont parlé des rançongiciels, des attaques aussi contre les infrastructures critiques. Donc il nous semble sensé de mettre l'accent sur les normes 13C, notamment pour parler des services publics, des installations médicales et la coopération entre les États à cette fin. Les États ont rappelé l'importance du principe de la diligence voulue. S'agissant des rançongiciels, il est important que les États ne servent pas de sanctuaire pour certains groupes criminels menant ces attaques. Nous sommes prêts à partager notre expérience sur le rapport concernant les attaques, le partage d'informations entre les autorités gouvernementales et les opérateurs pour les infrastructures critiques grâce à une plateforme sûre. Cela contribue considérablement au renforcement des capacités du mécanisme. Enfin, nous devrions. Aussi parler des problèmes posés par différentes attaques, des risques liés à la vulnérabilité, l'empoisonnement des données, etc. La Suisse estime que la coopération est essentielle pour appliquer les normes, donc Nous avons lancé un dialogue sur le comportement responsable dans le cyberespace. Il analyse les responsabilités de différents acteurs pour appliquer les normes volontaires et garantir la sûreté et la sécurité de l'espace cybernétique. Le manuel produit de ce dialogue est évolutif. Les premiers chapitres portent sur les normes, la vulnérabilité des TIC qui doit être signalée, etc. Cette expérience nous montre que la participation significative des États dans le mécanisme et les groupes n'est pas simplement nécessaire, c'est dans l'intérêt des États. Nous remercions l'Union européenne de documents, avec d'autres outils comme la liste de l'ASEAN, ce document donne aux États et aux mécanismes les orientations utiles pour passer la parole aux actes. Merci. Chair [2:44:48]: Merci. La Macédoine du Nord. North Macedonia · Représentant [2:44:55]: Merci. Comme nous intervenons pour la première fois, nous vous remercions de vos orientations. Merci aussi d'avoir nommé Des points focaux qui nous permettent d'avancer. Nous nous associons à la déclaration de l'Union européenne. La Macédoine du Nord souligne les éléments suivants. Les normes, les règles, les principes ont été évoqués. Le mécanisme mondial devrait rester pratique, tourné vers la mise en œuvre, inclusif et pratique. Nous devons appuyer. Switzerland · Représentant [2:45:40]: La mise en œuvre du cadre existant sur le comportement responsable des États, y compris les 11 normes convenues par tous les États. Leur mise en œuvre efficace contribue à un surcroît de prévisibilité, de reddition de comptes et de transparence, tout en renforçant la confiance dans la sécurité internationale. Les discussions thématiques seront une occasion d'échanger des expériences nationales, des bonnes pratiques et de trouver des solutions concrètes facilitant la mise en œuvre nationale. Nous pensons que l'échange d'expériences nationales continues et de pratiques enrichit notre discussion et facilite la mise en œuvre des normes convenues. Nous nous réjouissons d'avance de participer de façon constructive à ce processus. Merci. Chair [2:46:42]: L'Albanie. Albania · Représentant [2:46:46]: Merci. Nous nous associons à la déclaration de l'Union européenne et ajoutons ce qui suit à titre national. La mise en œuvre des normes de l'ONU est essentielle. La valeur de ces normes, ce n'est pas simplement l'engagement politique, c'est le fait qu'elles sont transposées dans le droit national et dans les mécanismes de coopération internationale et différentes procédures. Nous avons appliqué la loi sur la cybersécurité, et ce depuis mai 2022, en transposition entière de la directive de l'Union européenne. Ainsi, tous les règlements ont été adaptés en conséquence. fournissant le cadre juridique nécessaire pour opérationnaliser la structure et l'écosystème de sécurité cybernétique. Nous avons appliqué des règlements pour réglementer entre autres les responsabilités des organisations et le fonctionnement de l'autorité, de l'équipe d'intervention en cas d'urgence, des procédures pour gérer les risques et les crises et les incidents, l'identification et la protection des infrastructures d'information critiques, l'évaluation des cyber risques, le plan. De certificat, l'évaluation de la conformité, les mesures de cybersécurité, la divulgation des vulnérabilités détectées, etc. S'ajoute à cela la stratégie 2025-2030 et son plan d'action qui porte sur toutes les questions de la protection des infrastructures, ça permet la protection des civils, renforce la coopération internationale, promeut l'innovation et la recherche scientifique. en protégeant contre les menaces hybrides. Cette loi donne concrètement effet à l'application des normes onusiennes. Quelques exemples. Nous avons des structures de sécurité en termes opérationnels, CERT, etc. Nous avons différentes structures et des stratégies, des procédures en cas d'incident. De gestion des crises cyber. Nous avons plusieurs normes. En cas d'incident, nous examinons toutes les informations pertinentes. Nous échangeons les informations pour contrer ces menaces et pour protéger les infrastructures critiques contre les menaces, tout en renforçant nos capacités à coopérer avec les partenaires au niveau national et international. Les cadres de certification cybersécurité contribuent aux assurances. Nous sommes en train d'harmoniser notre cadre juridique avec la loi sur la résilience de l'Union européenne. Ça contribuera à cet effort. Avoir en place une politique de divulgation de vulnérabilité et avoir en place les outils pour y remédier, ainsi que des mécanismes de partage d'informations. Pour que les infrastructures correspondantes prennent des mesures, voilà qui facilite les rapports volontaires sur la vulnérabilité et l'échange d'informations pour contrer voire éliminer les menaces potentielles. Nous mettons en œuvre des normes, des règles, des principes de comportement responsable des États. Nous pensons que le mécanisme mondial devrait mettre la mise en œuvre. Concrète au cœur de son travail sur les normes, règles et principes. Les groupes peuvent permettre de partager les pratiques nationales, de repérer les lacunes juridiques, étatiques, institutionnelles et recommander des mesures. À cet égard, tous les États devraient. Renouveler leurs engagements vis-à-vis de ces mesures. Ils devraient veiller à ce que leurs territoires et infrastructures TIC ne soient pas utilisés, en connaissance de cause. Pour mener des actions malveillantes contre les services publics, les services essentiels, les infrastructures critiques d'autres États. Les États doivent également coopérer pour contrer les activités malveillantes et prêter assistance selon que de besoin lorsque les infrastructures critiques sont visées par des opérations malveillantes. Nous soulignons aussi qu'il importe de préserver l'intégrité des équipes d'intervention en cas d'attaque. Leur travail est essentiel pour maintenir la résilience et la sécurité. Nous encourageons tous les États à appuyer. Les pratiques de divulgation de vulnérabilités et d'assurer l'intégrité de tous les systèmes. Renforcer ce système contribuera à réduire le risque d'exploitation des points faibles et d'attaques. Nous restons très attachés à ce cadre et nous sommes prêts à contribuer de façon constructive. Au travail du mécanisme et de ses groupes thématiques à cet égard. Merci. Speaker 99 [2:53:02]: Israël. Israel · Représentant [2:53:06]: Merci. S'agissant du cadre, notre position est ferme, cohérente, dûment examinée. Inutile, selon nous, d'avoir de nouvelles normes avant. De s'assurer que le cadre actuel est bien appliqué. Le contexte actuel montre que les normes de 2015 sont violées par certains États. Comme nous l'avons souligné en parlant des menaces, les acteurs malveillants continuent de faire fi de ce cadre. Donc inutile d'élaborer des instruments juridiquement contraignants vu le contexte. Essayer de mettre en place un instrument juridiquement contraignant sans être d'accord sur les concepts clés serait une perte de temps, d'énergie, de ressources. Cet effort serait à la fois prématuré et contre-productif. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas nous féliciter des réalisations collectives que nous ne devons pas essayer de peaufiner plus encore le cadre normatif créé pour le comportement responsable des États. Ce cadre, y compris les normes et principes volontaires, non contraignantes, montre bien que nous devons agir, nous devons nous. Concentrer sur la mise en œuvre des normes existantes et veiller à bien comprendre les choses de la même façon. Le groupe d'experts pourrait être une solution pour partager les meilleures pratiques et pour voir comment et si les normes sont appliquées et bien comprises. De surcroît, les groupes techniques pourraient permettre, les groupes thématiques pourraient permettre de réexaminer certaines. Questions qui n'ont pas suffisamment été examinées dans le processus, par exemple. Ces groupes thématiques peuvent être une enceinte beaucoup plus appropriée pour examiner la mise en oeuvre de la liste figurant dans le rapport, et ce de façon plus détaillée. Cette liste permettra de réexaminer, de remanier éventuellement les mesures. C'est un outil pour parler la même langue. Enfin. Pour répondre aux représentants du régime iranien, nous n'allons même pas répondre de façon détaillée. Malgré l'avis de multiples délégations, malgré les appels répétées de différentes délégations pour éviter toute politisation, malgré l'appel que vous avez lancé pour que les États membres apportent une contribution constructive et professionnelle, l'Iran semble déterminé à nous faire perdre notre temps. La délégation iranienne continue de montrer la détermination de l'Iran à faire fi des intérêts de la communauté internationale. La volonté de l'Iran et de manquer de respect à d'autres États membres dans ce domaine et ailleurs. Nous laissons les délégations deviner où nous mènera cette démarche. Merci. Présidente [2:56:45]: Nous avons terminé la liste des orateurs pour ce point de l'ordre du jour. Toutefois, je donne la parole à la Fédération de Russie pour un droit de réponse. Russian Federation · Représentant [2:57:02]: Madame la Présidente, ma délégation se doit d'exercer le droit de réponse au vu des attaques anti-russes proférées par l'Ukraine. Les accusations qui visent mon pays sont mensongères, infondées et ce qui est paradoxal, c'est que les victimes des attaques informatiques Ce n'est pas un pays qui, au contraire, dispose de pirates qui agissent pour le gouvernement au nom de pour porter atteinte aux infrastructures et aux civils russes. L'Ukraine a participé à de nombreuses attaques. Des représentants de ce pays ont reconnu et se sont même targuée d'avoir organisé de telles attaques à l'encontre de la Russie. Il est bien connu que l'Ukraine est devenue un réseau pour les comprend de nombreux centres pour l'escroquerie en ligne et avec des escrocs qui mènent le des opérations de chantage et il y a des centaines de jeunes qui mènent des attentats. Et les victimes, ce n'est pas que des Russes, mais même des Européens. Donc, c'est à dire des ressortissants de pays qui appuient le gouvernement de Kiev. Il n'y a pas une résolution de l'Assemblée générale que l'Ukraine n'a pas enfreinte. Dans le monde, il n'y a pas de pays qui viole davantage le cadre de comportement responsable des États que l'Ukraine. Je vous remercie de votre attention. Présidente [2:58:59]: La République islamique d'Iran a la parole dans le cadre. Du droit de réponse. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [2:59:14]: Je vous remercie, Madame la Présidente, pour répondre aux interventions mensongères du régime israélien, j'aimerais faire une observation brève. Les agissements du régime israélien dans notre région et notamment ces deux actes d'agression illégaux à l'encontre de l'Iran réalisés cette année compromettent chaque pilier du mécanisme et s'en prennent au fondement même du droit international de la Charte. Evoquer ces agissements ne revient pas à politiser, au contraire, C'est une illustration des activités malveillantes numériques que ce processus cherche à empêcher et combattre. Aider les États membres à approfondir le débat et informer l'instance du débat. Merci. Présidente [3:00:22]: L'Ukraine a la parole dans le cadre du droit de réponse. Ukraine · Représentant [3:00:25]: Madame la Présidente, je souhaite exercer le droit de réponse demain, lors de la séance de demain, pour ne pas garder les délégations plus longtemps. Merci. Présidente [3:00:46]: Je voudrais toutefois signaler que, grâce à la coopération des interprètes, nous avons dix minutes de plus. Si vous voulez profiter de trois réponses, vous pouvez le faire maintenant. Bien! Nous aurions voulu clore ce dossier aujourd'hui, mais je tiens compte de votre requête, donc je vais faire la même chose que pour le point précédent de l'ordre du jour. Je vais me livrer à quelques réflexions extrêmement générales. Je ne vais pas faire un résumé exhaustif. Je vais mentionner certaines des questions soulevées par les délégations. L'accent est mis sur la mise en œuvre, le passage à la mise en œuvre. C'est important pour tous les États, surtout les petits. en tenant compte de la réalité et des circonstances nationales. Les États souhaitent aussi poursuivre la discussion sur la façon dont s'appliquent ces normes et le mécanisme. Les groupes seront certainement l'enceinte pour ces échanges. Vous êtes plusieurs à avoir mentionné la liste. et les normes supplémentaires éventuelles pour tenir compte de l'évolution du contexte. Vous avez parlé des liens entre les normes et les piliers, notamment le renforcement des capacités, sachant que tout cela, notamment la mise en œuvre, serait renforcé par différentes capacités des États. Donc il y a un grand sentiment en faveur de l'application pratique. Merci. Nous nous retrouvons donc demain à 10 heures dans cette salle. Nous parlerons des études, de l'étude continue de l'application du droit international à l'utilisation des TIC. Il s'agira de voir notamment s'il y a des lacunes et nous verrons les obligations supplémentaires juridiquement contraignantes au besoin. Avant de lever la séance, je rappelle que demain, 15 heures, vous avez vu notre programme, nous aurons une réunion. Pour les parties intéressées et accréditées pour les travaux du mécanisme. Vous êtes encouragés à participer. S'il reste du temps, nous continuerons à écouter les orateurs sur les points qui restent. Merci. La séance est levée.