(الجزء الأول) اجتماع رفيع المستوى للاحتفال بالذكرى السنوية الخامسة والعشرين لاعتماد إعلان وبرنامج عمل ديربان – الجمعية العامة، الدورة 81 الجمعية العامة Date: 28 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ar/asset/k17/k17kzvb8g4?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · PGA [16:27]: Mesdames et messieurs, bonjour. Je déclare ouverte la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale à l'occasion du 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Je vous souhaite la bienvenue à l'occasion de cette réunion de haut niveau qui est convoquée à l'occasion du 25e anniversaire de l'adoption de la déclaration de Durban et du programme d'action. Voilà le thème de cette réunion, mobiliser le soutien public mondial pour la pleine mise en œuvre de la déclaration et du programme d'action de Durban, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale 80 193 du 15 décembre 2025 et 80 299 du 28 juillet 2026. Je souhaiterais maintenant faire une intervention en tant que président de l'Assemblée générale. Excellence, Monsieur le ministre des Relations internationales de l'Afrique du Sud, Excellence, Monsieur le Secrétaire général, Mesdames et Messieurs, chers délégués, il y a 25 ans, la communauté internationale s'est réunie à Durban avec une conviction partagée, à savoir que le racisme constitue un affront à la dignité humaine, que la discrimination raciale ne fait qu'ancrer l'injustice et les inégalités, et que la xénophobie et l'intolérance connexes menacent la paix au sein des sociétés et entre les nations. Cette déclaration et le programme d'action ont vu le jour en Afrique du Sud, un pays héroïque dont le peuple a démontré que le racisme institutionnalisé pouvait être vaincu. Et c'est à Durban que nous avons fait fond sur la lutte menée à bien par les Sud-Africains. Nous avons décidé d'affronter le legs de l'esclavage, du commerce des esclaves, notamment la traite transatlantique, l'apartheid, le génocide, le colonialisme. Et donc, à Durban, nous ne nous sommes pas contentés de condamner les préjugés. Nous nous sommes attaqués au racisme en tant que facteur structurel. Nous avons appelé de nos vœux des législations plus robustes, des plans d'action nationaux, travailler sur l'éducation, générer des données, ventiler et garantir la participation équitable, la justice, des recours et la coopération internationale. Nous avons mis les communautés affectées au cœur de notre action et ce programme est le cadre le plus complet pour combattre le racisme systémique, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée. Le 25e anniversaire que nous commémorons aujourd'hui exige de notre part que nous redoublions d'efforts, redoublions d'efforts. Excellence, Mesdames et Messieurs, la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, ce choix constitue une obligation directement liée à la Charte de l'ONU, au droit international des droits humains, et les engagements pris à Durban. C'est une responsabilité que nous avons vis-à-vis de chaque personne aux quatre coins de la planète, et nous devons honorer cette promesse. Et pourtant, le Comité sur l'élimination de la discrimination raciale indique que 78 États membres accusent un retard important parce que la présentation des rapports a parfois un retard de plusieurs décennies. Ce n'est pas seulement un manque de rapport, c'est une question de reddition des comptes. Nous ne pouvons pas lutter contre les inégalités si nous n'examinons pas les inégalités. Nous ne pouvons pas démanteler les obstacles auxquels font face certaines communautés. Nous avons besoin de volonté politique, de ressources. La déclaration politique dont nous sommes saisis appelle de ses vœux des plans d'action nationaux, des législations complètes. des institutions des droits humains indépendantes, des recours, un travail pédagogique et la véritable participation des communautés affectées. Nous devons joindre le geste à la parole, ce qui signifie qu'il faut enquêter sur les actes racistes rapidement et de façon rigoureuse. Il faut que cesse l'impunité, il faut interdire le profilage racial, garantir La justice, c'est l'accès aux réparations pour les victimes. Il faut générer des données ventilées en tenant compte des lois nationales et des législations relatives aux droits humains. Il faut avoir des données ventilées, ne pas se contenter de statistiques ou de moyennes. Il faut reconnaître également les injustices historiques. Il faut faire un travail de mémoire, de justice réparatrice pour rétablir la dignité et pour lutter contre les inégalités. Mesdames et messieurs, le racisme n'est pas un phénomène immuable. C'est un phénomène qui évolue avec la réalité, notamment technologique. Le racisme peut être institutionnel. Le racisme, on peut le retrouver dans des procédures qui sont censées être neutres. Tout cela peut être exacerbé par des bases de données ou des réseaux sociaux. Nous avons besoin de garde-fous, sinon les systèmes peuvent faire se répandre des mensonges et la haine à un rythme et à une ampleur sans précédent. Nous avons besoin de garde-fous tout au long du cycle de vie des technologies, des données représentatives, de la transparence, un contrôle humain, une reddition des comptes, des recours. L'innovation doit promouvoir l'égalité et non pas faire creuser les inégalités. Il faut lutter contre les discours de haine, la désinformation, l'islamophobie, la haine des chrétiens, l'antisémitisme, la haine des personnes asiatiques, des peuples autochtones, des peuples Roms, des migrants, des réfugiés, des femmes, des filles. Aucune communauté ne devrait vivre dans la peur en raison de son appartenance raciale, ethnique, de son origine nationale, de ses convictions. Les réseaux en ligne ne doivent pas tirer parti de la haine. Ces réseaux doivent rendre compte de leurs actes. Afin que cela fonctionne, nous devons renforcer l'action nationale, améliorer la coopération régionale et internationale et renforcer la solidarité mondiale. Nous devons dresser le bilan des réalisations et des défis, et nous devons également veiller à ce que les jeunes soient au cœur de cette action. J'ai l'honneur d'accueillir des représentants des jeunes. Dans le monde entier, les jeunes font entendre leur voix et utilisent leurs compétences technologiques afin de combattre les préjugés, afin de combattre les narratifs délétères, promouvoir l'inclusion et bâtir des sociétés plus justes et inclusives. Les jeunes révèlent au grand jour la discrimination et utilisent leur maîtrise des technologies pour bâtir des sociétés inclusives. Nous devons investir dans leurs capacités d'action et nous devons veiller à ce que les jeunes soient inclus dans les politiques de lutte contre le racisme. Comme Nelson Mandela nous l'a dit, personne ne naît dans la haine d'autrui en raison de la couleur de sa peau, de ses origines ou de sa religion. La haine, c'est quelque chose qui est inculqué. Mais nous pouvons également inculquer les valeurs du respect, de la solidarité et de l'humanité partagée. Mesdames et messieurs. À l'occasion de cet anniversaire, nous devons mobiliser un soutien public. On ne peut pas se contenter de commémorer la conférence de Durban. Nous devons passer des déclarations à des plans d'action nationaux financés. Il faut passer des promesses aux résultats mesurables. Nous devons garantir la reddition des comptes grâce à des données, passer de l'impunité à la justice. Il faut reconnaître les injustices historiques et promouvoir la dignité, panser les plaies. Aujourd'hui, nous Nous penchons sur ce qui s'est produit au cours de ces 25 dernières années. Nous devons réitérer notre volonté politique. Il faut défendre la valeur humaine de chaque être humain. Il faut bâtir des sociétés où la diversité est valorisée en tant que force. Et il faut veiller à ce que l'égalité et la non-discrimination constituent une réalité durable pour chaque personne, partout. En solidarité avec tous Donc, le mandat est clair. Nous avons une responsabilité partagée et le moment est venu d'agir. Merci. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole au Secrétaire général des Nations unies, Son Excellence António Guterres. Vous avez la parole, Monsieur. UN · SG · António Guterres [25:40]: Monsieur le Président de l'Assemblée générale, Excellence, chers amis, l'ONU est guidée par un objectif simple mais noble: bâtir un monde plus pacifique, juste et équitable. où règnent la dignité et les droits de chaque personne. C'est un impératif moral et une responsabilité partagée. Les États membres ont pris un engagement solennel: combattre le racisme, éradiquer la discrimination sous toutes ses formes, promouvoir la dignité, les droits humains, l'égalité de tous ceux qui sont victimes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, d'intolérance. Cette mission est plus urgente aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 25 ans, lorsque nous avons adopté la Déclaration et le Programme d'action de Durban. En effet, à travers le monde, le racisme continue d'empoisonner les sociétés, de creuser les inégalités et de priver certaines personnes de leurs droits et libertés fondamentaux. Le racisme est profondément ancré dans le legs du colonialisme, de l'esclavage, de l'oppression. Le racisme revêt différentes formes. Des dimensions économiques, sociales et politiques à l'intérieur des pays, entre les pays, les législations, politiques et institutions qui discriminent certaines personnes en raison de leur race, religion, couleur. origines, notamment ethniques, le déni de dignité, d'accès aux droits, à la sécurité, à l'égalité des chances auxquels font face les personnes d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les migrants, les réfugiés et les minorités au quotidien. Il y a également les outils numériques et les technologies qui ne font qu'amplifier la propagation des discours de haine et de la désinformation qui perpétue les mensonges, les stéréotypes et qui alimente la violence et les abus. Mesdames et Messieurs, Pour mettre un terme à ce phénomène, l'antidote face à ce poison, c'est l'unité et l'action. Les gouvernements doivent renforcer et mettre en œuvre les législations sur l'égalité des chances, sur la lutte contre la discrimination et renforcer les institutions chargées de les faire respecter. Il ne faut ménager aucun effort pour démanteler la discrimination systémique. Il faut investir dans des sociétés inclusives et équitables. Les gouvernements doivent être en première ligne, mais nous avons tous un rôle à jouer. Les entreprises doivent respecter le droit à l'égalité et à la non-discrimination en faisant de la prévention. Pour éviter la discrimination directe et indirecte, il faut créer des lieux de travail où tout le monde peut contribuer avec le talent et les idées de chacun. Les entreprises technologiques doivent identifier et remédier aux biais dans les systèmes d'intelligence artificielle et doivent veiller à ce que les technologies numériques promeuvent l'égalité, l'inclusion, la justice numérique plutôt qu'inverse. Excellence, comme le soulignera votre table ronde, les jeunes générations font vivre cet esprit de dignité, de justice et d'égalité là où se joue leur avenir, dans les salles de classe, au sein des communautés, au travail, dans les laboratoires technologiques et dans les plateformes numériques. Alors que nous nous tournons vers l'avenir, Le monde doit faire face aux conséquences tenaces de l'esclavage, du colonialisme et de la discrimination raciale, en prenant des mesures concrètes pour garantir une justice réparatrice fondée sur le droit international des droits humains. Nous devons également faire de la Deuxième décennie internationale des personnes d'ascendance africaine une décennie de changements concrets. et nous devons parvenir à la ratification universelle et à pleine mise en œuvre de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Excellences, aujourd'hui, comme chaque jour, prenons position. Ensemble, luttons pour la dignité, les droits et le sentiment d'appartenance de chaque personne. Ensemble, rejetons l'injustice. Ensemble, bâtissons des sociétés où le racisme et la discrimination n'ont pas leur place aujourd'hui et jamais. Je vous remercie. GA · PGA [30:10]: Merci. M. le Secrétaire général. Je donne maintenant la parole à Claudio Fuente, sous-secrétaire général chargé des droits humains. Je l'invite à prendre la parole en UN · Sous-Secrétaire général chargé des droits humains · Claudio Fuente [30:29]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, chers collègues, chers amis, il y a 25 ans, nous avons adopté la Déclaration et le Programme d'action de Durban. Aujourd'hui, des millions de personnes continuent d'être victimes du racisme au quotidien, avec le manque d'accès aux opportunités et la discrimination dans toutes les sphères de la vie, selon le rapport de 2026 sur le DD16, il y a une augmentation des incidents liés à la discrimination. Une personne sur cinq à travers le monde affirme avoir été victime de discrimination au cours de cette année écoulée. La question de la race, du statut socio-économique, de l'ethnicité, voilà les facteurs les plus souvent cités. Ce ne sont pas des statistiques abstraites. Ces statistiques sont liées à la réalité vécue par certaines personnes. La discrimination raciale continue de façonner l'expérience des personnes à l'école, au travail, dans les hôpitaux, dans l'accès au logement, dans les interactions avec la police à la frontière, dans les systèmes judiciaires. La déclaration de Durban de Durban et le programme d'action exigent que nous changions la donne. Les personnes d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les peuples Roms, les réfugiés, les demandeurs d'asile, les personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, les minorités et beaucoup d'autres font face à cette discrimination. Et souvent, c'est exacerbé par des facteurs: le sexe, le genre, le handicap, le statut migratoire, l'ethnicité, la religion, la pauvreté. Ce sont des millions de personnes à travers le monde. Nous avons aujourd'hui une responsabilité, non pas simplement réitérer les engagements de Durban, mais les mettre en œuvre pour avoir un impact. Au cours de ces 25 dernières années, des progrès ont été accomplis, des législations ont été promulguées, des institutions ont été mises sur pied, des mouvements antiracisme ont transformé les débats publics. Aujourd'hui, ces progrès sont menacés. Il y a un retour de bâton dans certains pays. Et donc, à l'occasion de cet anniversaire, nous devons dire la vérité. La Déclaration de Durban reconnaît une idée fondamentale. On ne peut pas comprendre les inégalités ou les combattre si on ne fait pas référence au passé. La Déclaration reconnaît que l'esclavage, le commerce des esclaves, l'apartheid, le colonialisme, le génocide font partie des principales sources et manifestations du racisme et de la discrimination raciale. Il faut reconnaître que les personnes africaines et d'ascendance africaine, les personnes asiatiques et d'origine asiatique, les peuples autochtones ont été victimes de ces actes et continuent de l'être et d'être victimes des conséquences de ces phénomènes. Voilà pourquoi la justice réparatrice est essentielle. Il faut révéler au grand jour la vérité, reconnaître ce qui a été fait, demander pardon, faire un travail de mémoire, indemniser, restituer le patrimoine, apporter un soutien médical et psychologique, veiller à ce que les victimes et les communautés affectées puissent déterminer elles-mêmes à quoi doit ressembler la justice réparatrice. Pour ce qui est de l'Afrique et des personnes d'ascendance africaine, la justice réparatrice, c'est essentiel pour démanteler le racisme systémique, pour transformer à la fois le présent et l'avenir. Mesdames et messieurs, 25 ans après Durban, le principal défi, c'est la mise en œuvre. Nous devons passer des engagements aux résultats. Nous devons agir autour de cinq priorités. Tout d'abord, les États doivent se doter de plans d'action, de lois, de politiques pour lutter contre la discrimination raciale, avec des cibles, des ressources suffisantes et des mécanismes de suivi et de responsabilité. Deuxièmement, nous avons besoin de plus de données. Il faut recueillir des données ventilées par race, origine ethnique et autres, en tenant compte des droits humains et du respect de la vie privée. Troisièmement, la reddition des comptes et les recours. Les victimes de discriminations raciales doivent avoir accès à la justice. Les allégations de profilage racial, de violence de la part de la police doivent faire l'objet d'enquêtes et les responsables doivent rendre compte de leurs actes. Quatrièmement, la justice réparatrice. et le respect du droit international des droits humains, avec la pleine participation des communautés touchées. Enfin, il faut veiller à ce que la transformation numérique ne creuse pas les inégalités. Les entreprises technologiques, les États doivent lutter contre les biais dans les systèmes d'intelligence artificielle, dans les systèmes algorithmiques. Il faut garantir la transparence, la reddition des comptes et fournir des recours efficaces en cas de discrimination. Il faut garantir l'inclusion des personnes affectées et de la société civile, notamment les jeunes. C'est essentiel. La Deuxième décennie internationale des personnes d'ascendance africaine est une occasion à saisir pour prendre des mesures concrètes pour démanteler les structures qui perpétuent les inégalités raciales. Le Bureau des droits humains de l'ONU est un allié. Il faut mettre en œuvre la Déclaration de Durban Nous travaillons avec les organes, les institutions nationales, la société civile, les communautés affectées pour combattre le racisme, la xénophobie et l'intolérance liée. Monsieur le Président, il y a 25 ans, la Déclaration de Durban a énoncé une vision ambitieuse, un monde où l'égalité et la dignité ne sont pas déterminées par la race, la couleur, l'origine, notamment ethnique ou nationale. Cette vision n'a toujours pas été concrétisée. À l'occasion de cet anniversaire, nous devons appeler à l'action, mettre en oeuvre les engagements. Durban a fixé le cap. Nous avons besoin de volonté politique pour l'atteindre. Merci. GA · PGA [36:49]: Merci. Je donne maintenant la parole à Son Excellence Ronald Lamola, le ministre. des relations internationales et de la coopération de l'Afrique du Sud. Je l'invite à prononcer son discours. South Africa · Ministre des relations internationales et de la coopération · Ronald Lamola [37:07]: Merci, M. le Président de l'Assemblée générale, M. le Secrétaire général de l'ONU, Mesdames et Messieurs les représentants, représentants du Haut-Commissariat aux droits humains, Mesdames et Messieurs, il y a 25 ans, le monde s'est réuni en Afrique du Sud à Durban pour une conférence contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance. À l'occasion de l'ouverture de la conférence, le président de l'époque a dit que cela devait donner lieu à une nouvelle ère d'internationalisme, une détermination à conjuguer nos efforts pour réparer les dégâts qui ont été causés par le passé. partir à l'issue de cette conférence un cadre a vu le jour et une feuille de route avec un engagement clair, lutter contre le legs de l'esclavage, du colonialisme, de l'apartheid, de la discrimination raciale. La déclaration et le programme d'action d'Urban ont marqué un tournant pour ce qui est de l'engagement du monde à bâtir des sociétés d'égalité, de dignité, de justice. Cette conférence a également reconnu que le racisme et l'intolérance ne pouvaient être vaincus uniquement par l'action de l'État. Les législations, l'indépendance des institutions sont essentielles pour combattre la discrimination. Il faut permettre aux personnes affectées d'aller de l'avant. Mais la société civile, les communautés, les citoyens ont également un rôle essentiel à jouer pour changer la réalité. Durban a été une conférence couronnée de succès qui a permis de fixer des normes et d'élaborer un programme pour nous attaquer à l'un des fléaux auxquels l'humanité fait face. Cette déclaration et ce programme d'action ont été adoptés à un moment difficile. Il y a eu des débats virulents. D'aucuns ont fait preuve de courage pour regarder en face la dure réalité du passé cinq ans après. ou plutôt 25 ans après, l'environnement mondial est difficile. Le racisme persiste, tout comme la xénophobie et l'intolérance qui gagnent un nouveau souffle. Tout cela est exacerbé par les réseaux en ligne, les algorithmes et les préjugés qui subsistent au sein de certaines de nos sociétés. Pour ce qui est de l'égalité des joueurs, elle est également menacée. Des mesures ont été prises pour mettre un terme au racisme, mais ces mesures font face à une réticence de la part de certains, ce contexte est tel que nous avons besoin de réitérer notre engagement en faveur de la Déclaration de Durban. Le racisme à l'encontre des Africains et des personnes d'ascendance africaine reste enraciné dans les systèmes et les pratiques institutionnels qui régissent les affaires internationales. Voilà pourquoi nous devons renforcer nos efforts collectifs. Les inégalités font le lit de la polarisation. Certains présentent les migrants comme étant responsables des problèmes économiques. Nous devons donc demander plus de coopération pour aborder la question migratoire. Tous les États ont une responsabilité. Nous devons coopérer, sinon cela laisse la porte ouverte à des acteurs dont le comportement va à l'encontre des principes d'égalité, de dignité et de solidarité humaine que nous défendons. Ces acteurs utilisent la situation pour revenir en arrière, pour fragmenter les sociétés le long de lignes de fracture ethniques ou raciales. En dépit des difficultés, il y a des raisons d'espérer. Avec le leadership du Ghana et avec le soutien de l'UA, L'Assemblée générale a récemment adopté une déclaration concernant la traite des esclaves comme étant le plus grave crime commis contre l'humanité. Nous avons besoin de justice réparatrice. L'Assemblée générale a récemment adopté une résolution pour corriger la carte, pour rééquilibrer la représentation cartographique et promouvoir une représentation plus équitable des régions du monde. Cela devrait permettre de cesser de présenter l'Afrique comme étant un continent plus petit qu'il ne l'est vraiment. Cela nous rappelle que les torts du passé, pour les corriger, il faut agir. Cela ne se fait pas de soi et les progrès résultent toujours d'un combat. Nous devons faire preuve de résilience pour aller de l'avant et bâtir des sociétés exemptes de racisme, de xénophobie et d'intolérance. Aujourd'hui, nous réitérons notre appel en faveur des États pour regarder en face l'histoire. Il faut demander pardon, dire la vérité, indemniser, restituer le patrimoine aux pays d'origine. Nous saluons les progrès accomplis dans le cadre de la Déclaration sur les droits humains des personnes d'ascendance africaine. À l'occasion de cet anniversaire, nous devons protéger les droits humains, réduire les inégalités, promouvoir le développement inclusif. Pour ce qui est de la Déclaration, elle doit avoir une incidence, notamment dans le cadre de la deuxième décennie, et il faut réparer les torts du passé. À l'occasion de ce 25e anniversaire, nous devons redoubler d'efforts pour mettre en œuvre les engagements internationaux pour que cela change sensiblement la vie des citoyens au quotidien. Excellence, Mesdames et Messieurs, l'Afrique du Sud salue la déclaration politique À l'occasion de ce 25e anniversaire de la Déclaration de Durban, nous espérons que tous les États renforceront les institutions des droits humains, car ces institutions ont un rôle essentiel à jouer dans le cadre du suivi et de la mise en œuvre de la Déclaration. La Déclaration nous appelle à mobiliser notre volonté politique à tous les niveaux et à lancé un processus irréversible chez nous et dans la région, dans le monde aussi. Nous ferons tout pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Il y a 25 ans, nous reconnaissions que. Que Durban était le début d'un processus? Il faut maintenant rétablir la dignité de tous. C'est une responsabilité que nous devons assumer aujourd'hui. GA · PGA [44:14]: Merci. Je remercie le ministre de la coopération de l'Afrique du Sud. Je donne maintenant la parole à Mme Marli Diaz, représentante de la société civile. Représentante de la société civile · Marli Diaz [44:34]: Monsieur le Président de l'Assemblée générale, Monsieur le Sous-secrétaire général, Excellence, Mesdames et Messieurs, chers collègues. Merci de m'avoir donné la possibilité d'intervenir. J'appartiens à une génération qui a grandi après l'adoption de cette Déclaration. Nous n'avons pas connu, pour la majorité d'entre nous, C'est certains des phénomènes dont on parle ici. Aujourd'hui, il faut y remédier. Ceux qui ont écrit et qui portent ces déclarations au quotidien, j'aimerais dire merci. Le thème de cette déclaration consiste à mobiliser le soutien international, mais nous devons être francs sur ce qui nous empêche de mettre en œuvre ces déclarations. D'abord, notre réticence à reconnaître que les systèmes n'ont pas été à la hauteur concernant l'esclavage, la discrimination, le sexisme et la xénophobie. Il est plus facile de les voir comme des chapitres clos, mais comme nous le savons tous, les chapitres ne disparaissent pas lorsqu'on tourne la page. Le chapitre précédent. Détermine ce qui suit et l'histoire ne fait que peu de sens lorsque l'on saute des chapitres en lisant un livre. La déclaration nous demande de ne pas sauter de chapitre. Nous devons lire minutieusement pour comprendre l'histoire et le récit dans son ensemble. C'est ainsi que nous pourrons comprendre la manière dont ce legs s'est maintenu dans nos institutions et a façonné nos vies quotidiennes. Aucun pays n'est à l'abri du racisme et nous ne pouvons pas démanteler ce que nous ne souhaitons pas voir avec honnêteté. La sincérité est donc au cœur de ce document et c'est ce qui en fait un document si difficile à mettre en œuvre. Les États, les délégations et les institutions sont, in fine, composés de personnes que cette déclaration soit effectivement mise en œuvre, cela dépend de personnes ici et dans les communautés que vous représentez. Je l'ai compris et j'ai compris ces vérités à travers des livres. Les livres m'ont permis de comprendre la langue, m'ont permis de comprendre l'histoire et m'ont permis de comprendre et de voir qui je suis. Lorsque j'avais 11 ans, j'ai lancé le mouvement #1000 Black Girl Books parce que je ne pouvais pas trouver des filles comme moi dans les histoires que l'on me racontait à l'école. Ce qui a commencé par une recherche pour un millier de livres est devenu une collection de plus de 15 000 livres. J'ai été témoin au cours de cette période de ce que voit un enfant, de ce qu'il découvre, du vocabulaire que l'on acquiert lorsque les autres enfants commencent à comprendre des récits différents des leurs. C'est important et vrai pour les enfants d'ascendance africaine, pour les enfants autochtones, pour les enfants migrants et pour la communauté, les communautés de ces déclarations. prend en considération. Et c'est particulièrement vrai pour les petites filles. Lorsque l'on éduque une petite fille, on éduque une communauté. Je voudrais donc faire trois demandes aujourd'hui. D'abord, je demande aux jeunes de devenir une pièce maîtresse de la mise en œuvre de ces déclarations. Le Bureau de la jeunesse des Nations unies et les réseaux de jeunes dans le système des Nations unies sont bien placés pour piloter cette action et pour doter les jeunes du langage qui leur permet de reconnaître l'iniquité et de l'affronter. Nous devons aussi rencontrer des jeunes là où ils se trouvent. Souvent, on voit ces histoires en ligne, sans contexte, mais nos vies se déroulent encore dans des communautés réelles, physiques. Il faut que l'on comprenne le lien entre l'espace numérique et l'espace physique. Si nous voulons que les jeunes apprennent leur histoire, nous devons être présents dans les espaces numériques aussi, avec un contenu précis, accessible et conçu pour la manière dont ils apprennent. Deuxièmement, je demande à ce que l'on fasse participer les familles et les étudiants à cette action. Les familles sont les premières institutions. C'est leurs actions qui façonnent notre morale et nos valeurs. Les familles de nos enfants, leur premier langage, la manière de comprendre le monde. Bien avant qu'un enfant ouvre un livre d'histoire, il apprend de ce qu'il voit autour de lui, le sens de la différence, de l'appartenance. Mes parents m'ont donné des mots pour remarquer ce que je ne voyais pas dans les livres qui m'étaient donnés ensuite. Troisièmement, je demande aux communautés de décider comment ces déclarations doivent être mises en œuvre. Rien ne doit être fait pour nous sans nous. Les communautés touchées, et les jeunes en particulier, doivent être au cœur de la conception et de l'évaluation des plans relatifs aux programmes d'action. Les engagements sont pérennes lorsque les communautés y contribuent. Cette déclaration a été écrite par des personnes qui espéraient qu'une génération comme la mienne hériterait d'un monde plus juste. Elle commençait par une reconnaissance honnête que nos ancêtres n'avaient peut-être pas fait tout ce qu'il fallait. et que nous devions donner vie à de nouvelles formes de justice. Aujourd'hui, nous honorons cette histoire en poursuivant cette action qui avait été lancée. Nous nous engageons à apprendre notre histoire ensemble, à dire la vérité sur cette histoire et à la transmettre pour que chaque personne ait une raison de croire en ces engagements. Alors, écrivons ce chapitre ensemble. Je vous remercie. Speaker 9 [50:17]: Merci beaucoup. Madame Diaz. Je donne maintenant la parole à un représentant de la jeunesse. Merci. Représentante de la jeunesse · Ms. Sena [50:35]: C'est pour moi un honneur d'être présente ici à vos côtés. 25 ans après Durban, le monde doit se rappeler ce qui a été mis en place, mais ce que nous avons également appris pendant cette période. Il faut reconnaître ceux qui ont rendu ce cheminement possible, les saluer et être conscient de ce qui reste à transformer. Mais pour le faire, nous devons commencer par les populations touchées. Je suis issue de la région de l'Amérique latine, mais je suis d'ascendance africaine. Je suis très fière de ce qu'ont accompli les femmes noires de notre région, les femmes d'ascendance africaine, qui étaient présentes à Durban pour porter les messages des femmes qui. Subissaient le racisme bien avant que les institutions internationales ne décident de les écouter. Donc, aujourd'hui, nous devons voir quelle transformation a opéré de fait et ce que nous n'avons pas réussi à accomplir au regard des engagements de Durban. Dans mon pays, le Brésil, par exemple, nous avons fait des avancées considérables. Nous avons des politiques d'action affirmative et de promotion de l'égalité raciale. Le DD8, en particulier, pour promouvoir l'égalité raciale et ethnique, est mis en œuvre. Il y a aussi la Déclaration de jeunes sur les personnes d'ascendance africaine, adoptée lors du Sommet de la jeunesse dans les Caraïbes. Mais il y a encore beaucoup de défis à relever dans notre région. La Déclaration suggère que les obstacles persistent pour l'accès au travail décent ainsi qu'aux services essentiels, entre autres. Il y a également une invisibilisation croissante de notre histoire dans les contributions culturelles. Mais surtout, cette déclaration est un appel à reconnaître la force, le leadership et le pouvoir transformateur des personnes d'ascendance africaine. Nous ne sommes pas de simples observateurs, des témoins des changements qui interviennent. Nous y apportons une contribution concrète, mais les dirigeants ne peuvent pas seuls surmonter une histoire d'inégalités structurelles. Il faut reconnaître que l'esclavage est le crime le plus grave commis contre l'humanité et des réparations sont indispensables. Tant qu'il n'y aura pas de changements concrets. Dans l'attribution des ressources, des droits et des chances, dans nos sociétés, ne n'auront pas atteint notre objectif. Nous devons promouvoir des projets qui peuvent aider les personnes d'ascendance africaine à retrouver leurs droits et à accéder à la prospérité, car le racisme est structurel et institutionnalisé. Nous devons affronter cette réalité. Les gouvernements doivent y faire face et mettre en place des politiques publiques, des investissements et des actions ciblées pour transformer ces inégalités qui se sont transmises de génération en génération. Nous ne devons pas confondre représentativité, représentation individuelle et changement structurel. Il faut que les jeunes puissent ressentir les effets de notre action. Les jeunes d'ascendance africaine ont hérité d'une histoire. Nous devons maintenant avancer. Nous avons des idées, nous avons des solutions à proposer. Nous voulons faire partie de l'espace décisionnel pour bâtir l'avenir auquel nous aspirons et pour y parvenir, La justice raciale doit être au cœur de ces efforts. Merci. GA · PGA [55:21]: I thank Ms. Sena. We have just heard the last speaker for the opening segment of this high-level meeting. I thank our eminent speakers once again for their participation and insightful interventions. Excellences, Mesdames et Messieurs, je passe à présent au projet de déclaration publique de la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale afin de célébrer le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Je me réfère à la lettre en date du 4 septembre 2026. Distribué pendant la 80e session de l'Assemblée générale et contenant le projet de déclaration politique. Je vais à présent présenter à la réunion de haut niveau ce projet de déclaration politique pour. Approbation en vue de son adoption ultérieure lors d'une séance plénière à l'Assemblée générale. Je précise que cette déclaration ne sera adoptée que lors d'une séance plénière qui se tiendra ultérieurement. Il s'agira simplement pour nous d'approuver la déclaration politique pour. Adoption lors d'une séance plénière formelle de l'Assemblée générale qui se tiendra ultérieurement. Pas d'objection. Il en est ainsi décidé. Nous allons maintenant ouvrir le débat général de la. Réunion de haut niveau, conformément au paragraphe 1, alinéa b, de la résolution 80/299 de l'Assemblée générale. Avant de donner la parole au premier intervenant, je voudrais informer les délégations que nous avons une très longue liste d'orateurs afin que la. Réunion de haut niveau puisse entendre le plus autant de délégations que possible. Malgré le temps limité dont nous disposons, tous les intervenants sont priés de respecter le temps de parole de trois minutes pour les déclarations à titre national et fixé à cinq minutes. Pour les déclarations prononcées au nom d'un groupe d'États. Les délégations devront respecter scrupuleusement ces temps de parole. Les microphones seront automatiquement coupés Une fois le temps de parole requis écoulé, j'appelle donc tous les intervenants à respecter le temps de parole et à parler à une vitesse raisonnable afin de faciliter l'interprétation dans les six langues officielles des Nations Unies. J'ai maintenant l'honneur d'inviter le représentant du Burkina Faso à prendre la parole. Il va s'exprimer au nom du groupe africain. Vous avez la parole. Burkina Faso · Africa Group · Représentant [59:37]: Monsieur le Président, le groupe africain. GA · PGA [59:40]: Microphone pour l'orateur. Microphone pour l'orateur. Le microphone de l'orateur est coupé. Burkina Faso · Africa Group · Représentant [59:55]: Le groupe africain souscrit à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Le groupe se félicite également du travail exemplaire réalisé par le Zimbabwe et par Brunei Darussalam. La déclaration et le programme d'action de Durban continuent de constituer une feuille de route pour promouvoir l'égalité, l'inclusion et la dignité pour tous. En ce 25e anniversaire, nous avons l'occasion de réfléchir aux progrès réalisés en 25 ans et de reconnaître la persistance de certaines difficultés qui continuent de mettre à mal l'égalité dans le monde. 25 ans se sont écoulés, Monsieur le Président. Toutefois, le racisme structurel, la discrimination raciale, la xénophobie, les discours de haine et l'intolérance demeurent enracinés dans nos sociétés. De nouvelles formes de discrimination ont pu éclore dans l'espace numérique, mues par l'évolution des technologies. Et donnant lieu à des phénomènes comme la traite des personnes, dont les victimes. Tendent à être des femmes et des enfants. Cet anniversaire nous rappelle donc, en temps opportun, que les engagements et le consensus atteints à Durban doivent être préservés et nécessitent un renouveau de volonté politique ainsi qu'une coopération internationale soutenue pour que l'égalité, la justice et la dignité humaine deviennent une réalité pour tous. Nous remercions tous les États qui ont adopté des cadres juridiques exhaustifs et qui ont mis en place des mécanismes adéquats. Nous saluons aussi l'action menée par la société civile. Le groupe africain appelle à. La justice de réparation, à l'établissement des responsabilités historiques, à la restitution culturelle et aux mesures correctrices qui devraient nous permettre de faire face aux effets qui continuent de toucher nos sociétés après des siècles d'esclavage, de domination coloniale, d'apartheid et de génocide. Ces injustices historiques ont créé des inégalités structurelles qui continuent d'influencer le développement économique, la gouvernance et l'accès aux possibilités par les Africains et les personnes d'ascendance africaine. Nous appelons donc à des mesures de réparation qui permettraient de reconnaître sur le plan historique les torts infligés et de porter des garanties de non-répétition en vue de nouer des partenariats économiques équitables et de donner vie à une coopération éducative et scientifique et à une réforme institutionnelle véritable grâce à un engagement constructif, à la réconciliation et des mesures de restauration Cela a d'ailleurs été souligné dans la résolution récemment adoptée sur la traite des Africains réduits en esclavage, résolution 80/250, qui devrait rétablir la dignité, renforcer l'égalité et favoriser un partenariat international plus équilibré. Le Groupe africain réaffirme son attachement sans faille à la lutte contre le racisme et appelle la communauté internationale à la pleine mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. S'unir est un début, rester ensemble est un progrès et travailler ensemble est un succès. Alors, luttons contre le racisme ensemble. Merci à tous de votre attention. Chair [1:03:58]: Merci au représentant du Burkina Faso qui s'est exprimé au nom du groupe africain. J'ai maintenant l'honneur d'inviter à prendre la parole le représentant du Zimbabwe. Zimbabwe · Représentant [1:04:17]: Monsieur le Président, il y a 25 ans, à Durban, la communauté internationale a pris un engagement solennel, celui d'éliminer le racisme, la discrimination raciale et les formes d'intolérance qui y sont associées, ainsi que les structures juridiques institutionnelles qui perpétuent. Ces phénomènes. Conformément au chapitre 56, alinéa 3 de notre Constitution, qui garantit l'égalité et l'égalité de traitement pour tous, quelle que soit la nationalité, la race, la couleur ou l'origine ethnique ou sociale, nous réaffirmons le caractère central de la Déclaration et du Programme d'action de Durban en tant que cadre complet établi par la communauté internationale pour lutter contre le racisme et l'intolérance associés. Le Zimbabwe, par conséquent, fait fond sur les progrès que nous avons accomplis. Nous devons donc mobiliser aujourd'hui notre volonté pour défendre l'unité, l'inclusion, la dignité humaine dans toutes les instances. Alors que les technologies émergentes comme l'intelligence artificielle redéfinissent notre monde, nous avons l'occasion, et c'est vital, de les guider vers plus de d'équité, de compréhension mutuelle et d'égalité des chances. En tant que communauté des nations, il est de notre responsabilité solennelle de protéger les personnes autochtones, les migrants, les réfugiés et toutes les communautés vulnérables, tout en favorisant une culture mondiale de l'harmonie, du respect et de la solidarité pour tous. Renouvelons donc notre engagement grâce à une action collective soutenue. Ensemble, nous pouvons bâtir des sociétés dans lesquelles la haine ne trouvera pas refuge. Nous sommes parce que vous êtes-vous êtes parce que nous sommes. C'est notre contribution au monde, notre philosophie africaine. Merci beaucoup. Chair [1:06:23]: Je remercie le représentant du Zimbabwe et je donne à présent la parole au Brésil. Brazil · Représentant [1:06:44]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, Il y a 25 ans, à Durban, le monde reconnaissait pour la première fois et par consensus que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée exigé des réponses concrètes de la part des États et de la communauté internationale. Le Brésil a eu l'honneur de faciliter les négociations portant sur le chapitre relatif aux réparations, un chapitre qui a permis à la Conférence mondiale contre le racisme de se conclure par consensus. Donc, 25 ans plus tard, nous renouvelons cet engagement avec une plus grande conviction encore. Il ne s'agit pas de célébrer un texte révolu, mais de réaffirmer la nécessité de poursuivre ce cheminement. Le Brésil a d'ailleurs accompli des progrès concrets sous la houlette du président Luiz Inácio Lula da Silva, qui, pour la première fois, a créé un ministre consacré exclusivement à l'égalité raciale au Brésil et qui, en 2023, a proposé à la communauté internationale un 18e objectif du développement durable consacré à l'égalité raciale, maintenant intégré dans notre programme national de développement. Nous avons également dirigé la proclamation de la deuxième décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine. En mars de cette année, avec le soutien de 123 pays, nous nous sommes portés coauteurs de la résolution présentée par le Ghana au nom du groupe africain, reconnaissant la traite d'esclaves africains transatlantique comme le crime le plus grave contre l'humanité. Et à Belém, pendant la COP30, nous avons lancé la déclaration de Belém sur la lutte contre le racisme environnemental. reconnaissant que la crise climatique a également une dimension raciale. Aucune de ces avancées n'aurait été possible sans la Déclaration et le Programme d'action de Durban. Mais aucune de ces avancées ne suffira à elle seule face à la persistance du racisme structurel dans nos sociétés, visant surtout les jeunes, les femmes et les filles noires. Le Brésil réaffirme son soutien à la Déclaration des Nations unies sur les droits des personnes d'ascendance africaine, nous plaidons en faveur du renforcement de l'Instance permanente sur les personnes d'ascendance africaine, en dépit des Pressions financières et budgétaires auxquelles se heurte l'ONU. Et nous restons convaincus que les réparations historiques doivent se traduire en politiques publiques, en financements et en résultats mesurables. Merci beaucoup. Chair [1:09:55]: Au Brésil. Je donne maintenant la parole au représentant du Nigeria. Nigeria · Africa Group · Représentant [1:10:13]: Monsieur le Président, Monsieur le Sous-secrétaire général, Mesdames et Messieurs, Excellences, nous souscrivons à la déclaration prononcée au nom du groupe africain. Cet anniversaire est l'occasion unique de faire le point sur les progrès accomplis ces dernières années et pour recenser les lacunes qui restent à combler. Malgré nos engagements, le racisme et la discrimination raciale persistent dans de nombreuses sociétés. Les Africains et les personnes d'ascendance africaine continuent de subir des pratiques comme le profilage racial, l'exclusion, le traitement. Nigeria · Représentant [1:10:57]: Inégalitaire? Il ne fait aucun doute que ce n'est pas l'absence de cadre qui pose problème, mais le manque de détermination et d'action concrète pour mettre en œuvre ce cadre. Le racisme prend aussi de nouvelles formes avec l'émergence de nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle. Si nous saluons le potentiel transformateur de l'IA et les possibilités considérables qu'il offre, nous pensons que si nous. N'y apportons pas les garanties nécessaires, elle pourrait enraciner les biais existants et exacerber la discrimination raciale. Malgré la reconnaissance des liens croissants entre l'IA et la discrimination raciale, cette question n'a pas encore mobilisé une attention suffisante. La résolution 80/250 a été adoptée plus tôt cette année par l'Assemblée générale. Elle déclarait que la traite des Africains. Et le fait qu'ils soient réduits en esclavage constituaient le crime le plus grave contre l'humanité. Nous saluons le Ghana pour sa direction et sa détermination, ce qui a permis d'adopter cette résolution malgré des avis divergents. Aujourd'hui, le Nigeria appelle les États membres et toutes les parties prenantes à faire preuve d'engagement pour que la pleine mise en œuvre de la Déclaration d'Urbane et de son programme d'action soit possible. en bâtissant notamment des institutions nationales plus fortes. En promulguant des législations de lutte contre les discriminations, des législations sur l'éducation et en établissant les responsabilités. Il ne s'agit pas d'adopter des résolutions ou de tenir des réunions. Ce n'est pas cela qui compte. Il faut que des résultats soient produits dans la vie de ceux qui subissent le racisme et la discrimination raciale. Le Nigeria réaffirme encore une fois son attachement indéfectible à ces d'efforts collectifs, de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Nous appelons donc à faire preuve de volonté politique et à donner un nouvel élan à la. Coopération internationale pour que la dignité, l'égalité et la justice soient une réalité vécue pour tous. Merci. GA · PGA [1:13:10]: Je remercie le Nigeria. Je donne la parole au représentant du Ghana. Ghana · Représentant [1:13:28]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je félicite l'ONU à l'occasion de cette commémoration. Il y a 25 ans, la communauté internationale a adopté un cadre complet pour combattre le racisme et la discrimination raciale la xénophobie et l'intolérance qui y est liée. La Déclaration de Durban a réitéré notre responsabilité à lutter contre le racisme, à démanteler les structures qui perpétuent les inégalités. Cet engagement solennel doit nous amener à reconnaître que ce dont le monde a besoin, c'est d'une action résolue et non pas de plus de déclarations politiques. Nous devrions être concernés d'observer que 25 ans après, nous avons encore besoin de rappeler à certaines personnes que tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux. 25 ans après cette déclaration, nous devons encore proclamer que la vie des Noirs compte. 25 ans après Durban, nous devons encore Nous voyons qu'il y a un génocide en cours en Palestine et la solution à deux États, solution adoptée par cette Assemblée, est une solution qui semble de plus en plus illusoire jour après jour. Et qu'en est-il de la population au Soudan? Et 25 ans après la déclaration de Durban, il y a des attaques xénophobes qui sont de plus en plus fréquentes en Afrique du Sud. 25 ans après Durban, l'ONU, ne parvient pas à faire respecter les principes de Durban et à veiller à ce que l'Afrique, avec plus d'un milliard de personnes, ait un siège permanent au Conseil de sécurité. L'engagement de Durban doit être mis en œuvre. Ce ne peut pas seulement être un slogan. Le président du Ghana a dit il y a quelques jours qu'aucune race n'était supérieure, qu'aucun pays n'était inférieur. Pour le Ghana, Durban a permis de reconnaître que les injustices historiques continuent de façonner les inégalités d'aujourd'hui. La justice réparatrice est donc essentielle pour rétablir la dignité, remédier aux inégalités, bâtir une confiance à long terme. Au paragraphe 13 de la Déclaration de Durban, le monde a dit que l'esclavage était un crime contre l'humanité. Cette année, nous avons de façon unanime corrigé une injustice historique en adoptant à l'initiative du Ghana, une résolution qui déclare que la traite des esclaves africains constituait le plus grave crime commis contre l'humanité. Merci. Aujourd'hui, nous demandons des excuses sincères. Il faut restituer le patrimoine culturel, réparer les torts causés et il faut qu'il y ait une véritable promesse à ne jamais reproduire un tel crime. UN · Secrétariat [1:16:33]: Micro coupé pour. L'intervenant. GA · PGA [1:16:51]: Je remercie le représentant du Ghana. Je donne la parole au représentant de l'État de Palestine. State of Palestine · Représentant [1:17:14]: Monsieur le Président, il y. A 25 ans, à Durban, la communauté internationale a pris un engagement solennel: combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée. faire respecter la dignité et l'égalité de chaque être humain. L'État de Palestine salue l'adoption de cette déclaration politique qui réaffirme la Déclaration et le Programme d'action de Durban. Pour le peuple palestinien, la Conférence de Durban revêt une importance considérable. Il y a 25 ans, à l'occasion de cette conférence, la Déclaration a souligné ses préoccupations concernant le la situation du peuple palestinien vivant sous occupation étrangère, reconnaissant notre droit inaliénable à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant, tout en reconnaissant le droit à la sécurité pour tous les États de la région. Plutôt que de faire respecter le droit à l'autodétermination et à vivre dans la paix, dans la liberté, dans la dignité, le peuple palestinien aujourd'hui continue de souffrir d'une occupation illégale, Le peuple palestinien est victime de génocide, de nettoyage ethnique, d'apartheid. Cette déclaration aujourd'hui nous rappelle que le colonialisme, le génocide, l'apartheid, l'esclavage ont des conséquences, des conséquences profondes, durables. La déclaration nous rappelle que la discrimination, les inégalités, les déplacements doivent nous amener à agir et que l'injustice historique, on ne peut pas la combattre simplement par le biais d'un travail de mémoire. Non, il faut également des réparations et la justice. Durban doit donc être un engagement à l'action pour le bien des victimes d'hier et d'aujourd'hui et pour les générations futures. Nous devons rejeter le racisme, la discrimination sous toutes leurs formes Nous devons rejeter la haine à l'encontre d'un peuple en raison de leur identité, religion, origine ou des difficultés auxquelles ces personnes font face. Nous devons faire respecter l'universalité des droits humains sans sélectivité, sans exception, sans deux poids, deux mesures. Monsieur le Président, la Palestine réitère son engagement en faveur de cette déclaration et du programme d'action, notre engagement en faveur de l'égalité, de la justice et de la dignité humaine. 25 ans après Durban, notre responsabilité est claire. On ne peut pas se contenter de commémorer ces droits qui ont été consacrés. Ces droits, nous devons les faire respecter pour tout le monde, sans exception, y compris pour le peuple palestinien. Je vous remercie. GA · PGA [1:20:09]: Je remercie le représentant de l'État de Palestine. Je donne la parole au représentant de Cuba. Cuba · Représentant [1:20:24]: Monsieur le Président, à l'occasion de la conférence historique de Durban, le leader de la révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, a dit, je cite, « Le racisme la discrimination raciale, la xénophobie, ne constituent pas des. donc constituent des phénomènes politiques et sociaux. Ils découlent de la guerre, des conquêtes militaires, de l'esclavage, de l'exploitation d'individus ou de groupes d'individus, une exploitation par les plus forts des plus faibles, et ce, un phénomène que nous avons observé tout au long de l'histoire des sociétés humaines." Fin de citation. Aujourd'hui, la xénophobie, la discrimination, la brutalité policière, le profilage racial, l'intolérance, les idéologies suprémacistes gagnent du terrain, et notamment dans des pays très développés. Phénomènes qui ciblent les populations d'ascendance africaine, les migrants, les minorités religieuses, les peuples autochtones. Nous devons bâtir des sociétés sans discrimination. C'est une promesse que nous avons faite. qui n'a toujours pas été concrétisé. Il faut également qu'il y ait indemnisation pour les horreurs de l'esclavage. Les pays les plus riches qui ont bénéficié de siècles de conquêtes, de colonisation, de traite des esclaves, ces pays refusent d'assumer leurs responsabilités pourtant historiques. Certains dans cette assemblée ont même refusé de reconnaître que la traite transatlantique était un crime, était le crime le plus grave commis contre l'humanité. Par ailleurs, l'ordre international, l'ordre économique ne fait que perpétuer l'exclusion d'une majorité du Sud global. Prenons l'exemple de mon peuple qui fait face à un embargo, un embargo notamment énergétique, à une politique de pression maximale et à des menaces constantes de la part des États-Unis qui menacent de mener à bien une opération militaire. Mon pays est fier d'être un pays métis, avec des racines africaines qui font partie intégrante de notre identité. C'est de là que vient notre détermination à être véritablement libres. C'est de là que vient notre créativité et notre résilience. Je vous remercie. GA · PGA [1:22:57]: Je remercie le représentant de Cuba. L'Éthiopie a la parole. Ethiopia · Représentant [1:23:12]: Monsieur le Président, ma délégation souscrit à l'intervention prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et la Chine, et du Burkina Faso au nom du groupe Afrique. Nous remercions le Président d'avoir convoqué cette réunion à l'occasion du 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action d'Urbane. La Déclaration universelle des droits humains stipule que tous les êtres humains sont nés libres et égaux. La Constitution éthiopienne a adopté ce principe universel. L'Éthiopie a travaillé avec de nombreux États, des mouvements de libération, des États africains pour lutter contre l'assujettissement colonial et l'apartheid. dans un esprit de panafricanisme et à la suite de la victoire de la bataille d'Adwa, qui a donné un nouveau souffle à la lutte contre la discrimination raciale. Le panafricanisme est un patrimoine commun et a également donné naissance à l'Organisation pour l'unité africaine en 1963. La Conférence mondiale de 2001 contre le racisme a été un moment historique dans le combat pour l'égalité des peuples africains et des personnes d'ascendance africaine. Monsieur le Président, le 4 octobre 1963, l'empereur Haïlé Sélassié d'Éthiopie s'est adressé à l'Assemblée générale de l'ONU et a demandé à ce que soit abandonnée de façon permanente la philosophie erronée du racisme. Il a appelé de ses vœux un monde où la couleur de peau n'est pas plus importante que la couleur des yeux, un monde où les droits humains sont garantis pour tous. Six décennies après l'appel lancé par l'empereur Haïlé Sélassié, le monde peine à sortir de ces structures socio-économiques et politiques qui sont biaisées racialement et qui entravent le progrès des peuples. Les peuples d'Afrique ont été victimes d'un traitement inhumain avec la traite transatlantique et la colonisation. avec toutes les conséquences que cela a eu à cet égard. Ma délégation rappelle la résolution récemment adoptée sur la traite des Africains, qui a été présentée par le Ghana au nom du groupe Afrique. Enfin, si nous souhaitons être crédibles collectivement pour combattre le racisme et la discrimination raciale, il faut faire preuve de volonté politique pour lutter contre la discrimination et mettre en œuvre la Convention sur l'élimination de la discrimination raciale et mettre en œuvre la Déclaration et le Programme d'action d'Urbane. Je vous remercie. GA · PGA [1:26:06]: Je remercie le représentant de l'Éthiopie. Le Bangladesh a la parole. Bangladesh · Représentant [1:26:24]: Monsieur le Président, merci d'avoir convoqué cette réunion importante. Merci aux organisateurs d'avoir travaillé sur la déclaration politique. Nous souscrivons à l'intervention prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et la Chine. Il y a 25 ans, la Déclaration et le Programme d'action de Durban ont formulé une promesse claire: personne ne devrait être victime de discrimination en raison de sa race, couleur, origine, notamment ethnique ou nationale. Hélas, le monde est loin d'avoir atteint cet objectif. Cette déclaration et ce programme d'action constituent un cadre encore tout à fait pertinent pour combattre ces phénomènes, et notamment l'xénophobie et la tolérance qui est liée au Bangladesh. réitère son engagement en faveur de la pleine mise en oeuvre de ce programme. Nous sommes un pays en développement marqué par la diversité. Nous sommes engagés en faveur de la non-discrimination, des droits humains pour tous. Nous sommes guidés par un engagement en faveur d'un véritable changement transformateur. Notre gouvernement oeuvre à la construction d'un pays libre de la pauvreté, de l'exploitation, de la fin de la discrimination. Nous renforçons la gouvernance redevable. Nous promouvons les droits, la dignité et la participation des femmes et des groupes marginalisés. Récemment, une initiative a été lancée, notamment pour soutenir les minorités ethniques et religieuses. Cela illustre notre engagement, Monsieur le Président. Le Bangladesh souligne qu'il faut remédier aux inégalités structurelles et historiques liées à l'esclavage, au colonialisme Nous devons toujours garder à l'esprit les populations. Nous devons souligner l'importance de la justice, du développement, de la coopération internationale. Il faut protéger les droits des migrants, des réfugiés, des personnes déplacées de force, des minorités, des femmes, des enfants, des personnes vulnérables. Nous devons veiller à ce que les communautés affectées, notamment les femmes et les jeunes, aient voix au chapitre dans la prise de décision. Nous devons travailler main dans la main Pour que les nouvelles technologies promeuvent le développement durable et combattent la haine et les incitations à la violence plutôt que de les inciter, le développement rapide de l'IA crée des opportunités et génère des menaces. Nous avons besoin d'un système d'IA qui respecte les droits humains, avec des garde-fous pour lutter contre les inégalités et la discrimination. Nous accordons la plus haute importance à la coopération internationale et au multilatéralisme. Les États doivent renforcer la coopération, et notamment avec l'ONU et la société civile. Enfin, nous sommes prêts à bâtir le monde. UN · Secrétariat [1:29:21]: Le micro était coupé. Président [1:29:29]: Merci au Bangladesh. La Gambie a la parole. Gambia · Représentant [1:29:44]: Nous nous félicitons d'avoir la possibilité de réitérer notre engagement en faveur des principes et objectifs de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Nous souscrivons à la Déclaration. Ce cadre est un engagement international pour combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance sous toutes leurs formes, reconnaissant que ces défis sont profondément ancrés dans des phénomènes historiques, notamment les inégalités. Nous avons donc besoin de coopération internationale et d'action collective. Nous réitérons notre engagement à ne laisser personne pour compte et à promouvoir l'Agenda 2063 grâce à la coopération internationale et au multilatéralisme. Lutter contre les inégalités, la discrimination, le racisme, la xénophobie, les discours de haine et l'intolérance exige une action collective. un engagement renouvelé en faveur des droits humains, de l'égalité et du développement durable. À travers le monde, nous assistons à une recrudescence préoccupante de la xénophobie, de la haine des migrants. Nous saluons les progrès accomplis dans la lutte contre le racisme et l'intolérance. Néanmoins, nous sommes préoccupés car ces défis persistent dans de nombreuses régions du monde. Il faut réitérer notre engagement et renforcer l'action collective pour combattre toutes les formes de discrimination de façon efficace et veiller à ce que chaque individu puisse jouir de ses droits et de sa dignité. Nous saluons la deuxième décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, opportunité en or pour promouvoir la reconnaissance, la justice et le développement. Nous continuons à renforcer nos lois nationales contre la discrimination. Nous mettons en œuvre des réformes du système judiciaire. Nous protégeons les migrants, nous travaillons avec les partenaires internationaux pour protéger les communautés vulnérables et encourager la coexistence pacifique. En vertu de notre constitution, chaque personne, ressortissant de la Gambie ou non, jouit de la même protection et du même respect. Nous travaillons avec nos partenaires, avec l'ONU et toutes les parties prenantes pour éliminer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée. Nous avons besoin de ressources et d'un soutien de la part des mécanismes des droits humains, notamment l'Instance permanente des personnes d'ascendance africaine. Il faut pleinement mettre en œuvre les mandats de ces institutions. Cette Déclaration et ce Programme nous rappellent le legs du colonialisme, de l'esclavage, de l'apartheid, du racisme systémique. Nous devons combattre ces injustices historiques grâce à un développement inclusif, à un dialogue sur la justice réparatrice. UN · Secrétariat [1:32:41]: Le micro a été coupé. Président [1:32:51]: Je remercie le représentant de la Gambie. L'Inde a la parole. India · Représentant [1:33:10]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le 25e anniversaire de l'adoption du programme et de la Déclaration d'Audurban nous permet de procéder à une réflexion et de réitérer notre engagement à combattre le racisme, l'intolérance, la discrimination raciale Des doctrines de supériorité raciale ont infligé la souffrance, notamment le colonialisme, l'esclavage et d'autres pratiques associées. Des progrès ont été accomplis, certes, mais ces préjugés n'ont pas disparu. Ils refont surface, revêtent des formes différentes et ils sont amplifiés par les technologies émergentes et les réseaux sociaux. Nous sommes préoccupés par le racisme, la rhétorique xénophobes à l'encontre des migrants, des personnes étrangères. Les Indiens à l'étranger ont également fait face à des stéréotypes, à des abus, à la violence. Les écoles, les discours publics, les espaces numériques doivent encourager le respect mutuel plutôt que de banaliser les préjugés et l'hostilité. Les États, les réseaux sociaux doivent agir de façon responsables pour lutter contre les incitations à la haine et pour veiller à ce qu'il y ait des sanctions en cas de violation. Dans le cadre du Comité sur l'élimination de la discrimination raciale, nous avons présenté un rapport, nous appelant de nos vœux une collaboration avec les États qui font face à ces phénomènes. Il faut que la Convention soit mise en œuvre et que des réponses soient trouvées La philosophie de Gordie continue de guider notre engagement à combattre la discrimination. Notre Constitution garantit l'égalité et interdit la discrimination, notamment pour des raisons raciales, prévoit des garde-fous pour les communautés minoritaires. Nous sommes une société d'une grande pluralité qui montre que la diversité peut être une force. Il faut mettre en œuvre la Déclaration sur l'exigence de la pédagogie pour lutter contre les préjugés, renforcer les institutions, créer des recours pour les victimes, coopérer, renforcer les capacités, trouver des financements, mobiliser les connaissances. L'humanité ne peut continuer sur la voie de l'exclusion. Nous continuerons à soutenir toutes les mesures qui permettent de mettre en œuvre la Déclaration d'Urbain. Merci. Président [1:35:54]: Je remercie le représentant de l'Inde. La Mauritanie a la parole. Mauritania · Représentant [1:36:20]: Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs. J'ai l'honneur de participer à cette réunion au nom de la Mauritanie, à l'occasion du 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Nous réitérons notre engagement à combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance. La Déclaration et le Programme, depuis leur adoption en 2001, constituent un cadre international important pour promouvoir l'égalité et la dignité, pour protéger les victimes de discrimination. Ce cadre nous rappelle qu'il faut lutter contre les injustices historiques pour combattre le racisme. On ne peut pas se contenter de belles déclarations, non. Nous avons besoin de politiques publiques, de politiques inclusives, des politiques qui garantissent l'égalité dans la pratique, notamment pour ce qui est de l'accès au droit. Nous devons nous attaquer aux causes de la marginalisation, promouvoir la justice sociale, l'égalité des chances. Dans ce contexte, mon pays n'a eu de cesse de renforcer les droits humains par la voie législative. Nous avons pris des mesures pour combattre toutes les formes de discrimination, pour remédier au legs de l'esclavage, de la traite des êtres humains et promouvoir l'accès aux droits socio-économiques, culturels, notamment les services de base, notamment pour les plus vulnérables. La Mauritanie a également Adopter une stratégie nationale pour promouvoir et faire protéger les droits humains à l'horizon 2028. Cadre de coordination des politiques publiques dans le domaine des droits humains. L'objectif, c'est d'ancrer les principes de l'égalité, de la non-discrimination, de la justice et de l'État de droit. L'éducation doit promouvoir les droits humains. La tolérance, l'acceptation de l'autre doivent renforcer le tissu social. L'éducation est un outil essentiel pour combattre ces phénomènes. Monsieur le Président, le micro a été coupé. Président [1:39:20]: Je remercie le représentant de la Mauritanie. Je donne la parole à Singapour. Singapore · Représentante [1:39:40]: Monsieur le Président, Madame la vice-secrétaire générale, bon, elle vient de nous quitter. Il y a 25 ans, la communauté internationale s'est réunie à Durban et a pris un engagement solennel, combattre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance. Aujourd'hui, cet engagement est mis à rude épreuve, plus que jamais depuis 2001. Tous les préjugés gagnent du terrain. De nouveau, la technologie est utilisée pour diffuser la méfiance, les soupçons, et c'est dans ce contexte que nous devons plus que jamais rappeler l'importance de cette déclaration. La peur ne doit pas donner lieu à la violence. à la haine. L'histoire nous a montré où cela peut mener. Pour Singapour, ce n'est pas un concept abstrait. C'est une question existentielle. Nous sommes un petit pays densément peuplé, constitué de migrants, avec de nombreuses ethnicités, de nombreuses religions, un pays interconnecté. Depuis les premiers jours de notre indépendance, nos dirigeants ont bien compris que pour survivre, il fallait bâtir quelque chose ensemble. Cette conviction est consacrée dans notre engagement national adopté en 1966, bâtir une organisation, une nation unie indépendamment des langues. Aujourd'hui, nous jouissons d'une harmonie. Ce n'est pas le fruit du hasard. Cela découle de décennies de décisions délibérées. Notre Constitution affirme que nous sommes tous égaux devant la loi, indépendamment de la race, de la religion, de la langue. Régulièrement, nous examinons nos lois pour renforcer la cohésion. L'année dernière, nous avons créé une loi sur l'harmonie raciale avec des mesures à l'échelle des communautés pour promouvoir réconciliation et cohésion avant que les tensions ne surviennent. Nos politiques publiques sont conçues pour créer des espaces où les habitants de Singapour, indépendamment de leurs origines, puissent travailler ensemble. En outre, nous travaillons avec des entreprises, des entreprises technologiques et les jeunes pour créer des dialogues, élaborer des projets, organiser des événements pour renforcer la cohésion sociale. C'est grâce à ces interactions que nous bâtissons la confiance, le respect, l'acceptation, brique par brique, année après année. Mais nous savons que le travail n'est jamais achevé. Aujourd'hui, avec l'IA et les réseaux sociaux, il est plus que jamais facile de diffuser des discours de haine. Aucun pays n'est épargné. Nous avons décidé de créer des garde-fous juridiques, d'agir en cas de contenu délétère avec des investissements au quotidien dans le dialogue pour maintenir la confiance entre les ethnies et les religions. Il faut respecter les différences, bâtir des passerelles. C'est ainsi que les sociétés gagnent en résilience. Aucun pays n'a toutes les réponses, mais nous pensons. UN · Secrétariat [1:42:38]: Le micro a été coupé. Président [1:42:44]: Je vous remercie. la représentante de Singapour. Je donne maintenant la parole à l'Uruguay, au nom du G77, et la Chine? Uruguay · G77 + China · Représentante [1:43:03]: Merci, Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom du G77 et de la Chine. Tout d'abord, je voudrais remercier le président de l'Assemblée générale qui a convoqué cette réunion, ainsi que les représentants de Brunei et du Zimbabwe pour le travail qu'ils ont abattu lors de la négociation de la déclaration politique approuvée aujourd'hui. Le G77 et la Chine restent opposés à toute forme de discrimination, de racisme, d'exonophobie ou d'intolérance associés. Alors que le groupe a présenté sa résolution annuelle sur le suivi à la Déclaration de Durban, nous avons démontré notre détermination à soutenir ce processus. La réunion de haut niveau. Visant à célébrer l'adoption de la Déclaration de Durban est l'occasion, et c'est important, de réaffirmer son importance. dans notre lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. C'est également l'occasion de renforcer notre soutien à la Déclaration et à son programme d'action. Il ne s'agit pas seulement de lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobies et l'intolérance associée. Il s'agit aussi d'améliorer l'éducation et de sensibiliser de lutter contre la pauvreté et la marginalisation et de contribuer au développement durable tout en réduisant les inégalités et en favorisant l'exercice par toutes et tous de leurs droits humains. Sa pertinence est renforcée par le lien reconnu entre la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, d'une part, et la réalisation du développement durable, d'autre part. Nous soulignons également la nécessité d'éliminer les inégalités structurelles et historiques persistantes touchant surtout les femmes et les filles, les personnes d'ascendance africaine, les populations autochtones et les communautés locales, en reconnaissant notamment et en combattant les phénomènes persistants, en favorisant la justice réparatrice et en éliminant toute forme de discrimination. En outre. Pour éliminer les préjudices négatifs, nous devons sensibiliser les enfants et les jeunes à l'histoire du racisme et de la discrimination raciale et des conséquences qu'ils ont eues, pour que les générations futures ne portent pas le poids du passé en perpétuant ces pratiques nuisibles ou en en subissant les conséquences. Nous restons très préoccupés par la résurgence alarmante de toutes les formes de racisme dans les sociétés et appelons les États à combattre et à s'opposer à toutes les formes de racisme, y compris les discours de haine et l'intolérance religieuse en ligne et hors ligne dans le monde entier, conformément à la Déclaration et au Programme d'action de Durban. Il est également important de tenir compte des éléments contemporains, comme la technologie qui se développe à des rythme sans précédent, ce qui permet au discours de haine de se propager à des vitesses sans précédent. Les nouvelles technologies, telles que l'intelligence artificielle, peuvent être très profitables pour le développement durable si elles sont utilisées de manière responsable. Il faut donc que ces évolutions contribuent à un monde meilleur au lieu de perpétuer ou d'exacerber des inégalités structurelles existantes. Monsieur le Président, nous n'arriverons jamais à des sociétés justes, pacifiques et inclusives si nous ne traitons pas toutes et tous avec égalité. Notre groupe demeure déterminé à lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance associée. Je vous remercie. GA · PGA [1:47:06]: Je remercie la représentante de l'Uruguay qui s'est exprimée au nom du G77 et de la Chine. Je donne maintenant la parole au représentant du Malawi. Malawi · Représentant [1:47:30]: Monsieur le Président, le Malawi est souscrit à la déclaration prononcée par le groupe africain et par le G77 et la Chine à l'instant. 25 ans après Durban, cette déclaration reste le cadre le plus complet pour la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Si des progrès ont été accomplis, ces fléaux continuent de mettre à mal la paix, l'humanité, la dignité humaine, la cohésion sociale et le développement durable pour tous. Leur persistance nous rappelle que la Déclaration demeure tout aussi pertinente qu'au moment de son adoption. Le racisme et la xénophobie, nous le savons, restent des enjeux majeurs à l'échelle mondiale. Des milliers de personnes ont été menacées de violence cette année et contraintes de quitter leur foyer au Malawi. Nous avons noué des partenariats avec des pays africains pour permettre le transit et le passage en toute sécurité de ces personnes. L'Afrique adopté sa vision 2063. Mais la libre circulation des personnes doit s'accompagner d'un engagement pour protéger les migrants de la violence, de la discrimination et de l'exploitation. Aucun Africain ne devrait vivre dans la peur en raison de sa nationalité. La communauté internationale doit aussi rester vigilante pour que ces nouvelles formes de racisme et de discrimination émergentes ne soient pas plus prévalentes, notamment en raison de leur propagation plus aisée grâce à des outils technologiques. Nous devons donc, en conclusion, réaffirmer notre engagement en faveur de la pleine mise en œuvre de la Déclaration du Durban et de son programme d'action. Nous devons renforcer la coopération internationale pour éliminer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée dans toutes leurs manifestations. Je vous remercie. GA · PGA [1:50:07]: Je remercie le représentant du Malawi et je donne la parole au représentant de la Zambie. Zambia · Représentant [1:50:22]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, nous célébrons aujourd'hui le 25e anniversaire du programme d'action et de la Déclaration de Durban, un engagement historique pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs manifestations. Nous célébrons aujourd'hui l'adoption de cette déclaration historique. J'en profite pour adresser mes remerciements à la communauté internationale qui a nommé et affronté ce phénomène qui touche des millions de personnes injustement, notamment des personnes d'ascendance africaine. La Déclaration et le Programme d'action demeurent en effet les cadres les plus complets jamais adoptés par la communauté internationale dans sa quête d'égalité, de dignité et de justice pour tous. Et pourtant, alors que nous célébrons ce jalon historique, ma gratitude contraste avec une grande tristesse que je ne peux m'empêcher d'exprimer, car 25 ans Après la déclaration, nous avons 25 ans de retard pour reconnaître le respect universel de la dignité humaine. Il ne s'agit pas seulement d'un phénomène relégué au passé. Il y a encore aujourd'hui des formes de racisme, de discrimination raciale. Nous devons donc tout mettre en oeuvre pour choisir la bonne voie, rétablir la justice et l'équité dans nos sociétés. Mais nous devons nous demander avec honnêteté et de toute urgence que doit faire la communauté internationale pour passer de la parole aux actes. Les progrès sont entravés, peut-être parce que l'impératif moral ne dépend que de la bonne volonté. Aujourd'hui, si nous voulons une véritable transformation, la volonté politique, la reddition de comptes, la mobilisation de ressources et le courage sont nécessaires. Le courage d'affronter des vérités qui nous rendent inconfortable. L'essence même de cette déclaration n'a jamais été la condamnation, mais la restauration pour éviter la répétition des mêmes pratiques. Aujourd'hui, la xénophobie et l'intolérance continuent de se manifester sous de nouvelles formes et sous les mêmes formes qu'auparavant aussi. Nous devons donc toujours faire preuve de volonté politique. Speaker 50 [1:53:26]: Le microphone a été coupé. GA · PGA [1:53:29]: Je remercie le. Représentant de la Zambie et je donne la parole au représentant de Trinité-et-Tobago. Trinidad and Tobago · Représentante [1:53:45]: Merci, Monsieur le Président. Nous nous joignons aux autres États membres qui se sont exprimés pour mettre en lumière l'influence culturelle et structurelle durable de la traite des esclaves, qui continue d'exacerber l'inégalité, le sous-développement, la marginalisation et les disparités socio-économiques dans le monde en développement. Alors que nous célébrons le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, j'aimerais vous rappeler que mon pays, Trinité-et-Tobago, est Fièrement un état multiculturel incroyablement dynamique malgré sa petite taille, doté de relations sociopolitiques et ethniques harmonieuses. Ceci se base sur notre constitution qui garantit les droits et les libertés à tous sans discrimination au motif de la race, de la religion, de l'origine ou du sexe. En 1985, Trinité-et-Tobago a été la première nation à proclamer une fête nationale pour commémorer la fin de l'esclavage en célébrant la Journée de l'émancipation africaine. Nous l'avons fait dans l'esprit de la Déclaration de Durban. Nous sommes également le premier pays à déclarer une fête nationale pour commémorer les luttes de la communauté spirituelle baptiste. Nous reconnaissons, en outre, les communautés hindoue, islamique et chrétienne qui coexistent avec les autres communautés depuis l'époque coloniale. Ce tissu multiculturel constitue une mosaïque qui nous rend actifs dans notre défense de la justice réparatrice. en vue de la mise en oeuvre pleine et entière de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Alors que nous continuons d'agir dans l'esprit de Durban, nous savons qu'il faut renforcer les efforts pour que l'égalité mondiale soit réalisée et que les blessures du passé soient guéries. Nous continuons de tout faire pour que notre hymne national prenne vie dans les faits, que chaque race et que chaque ethnie trouvent sa place dans la société. Je vous remercie. GA · PGA [1:56:20]: Je remercie la représentante de Trinité-et-Tobago et je donne la parole à la Tanzanie. United Republic of Tanzania · Représentant [1:56:27]: Monsieur le Président, il y a 25 ans, après l'adoption de la Déclaration de Durban et de son programme d'action, son message reste plus pertinent que jamais. La Tanzanie lutte contre le racisme et la discrimination raciale. la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Mais de nombreuses personnes sont privées aujourd'hui de dignité et de perspectives. Les nouvelles technologies ne devraient pas devenir de nouveaux canaux d'inégalité. Pour l'Afrique, la lutte contre le racisme et la discrimination raciale sont indissociables de l'acte de l'esclavage. Le colonialisme et l'apartheid continuent de se faire ressentir dans de nombreuses sociétés sous forme d'inégalités. Il faut donc agir de manière décisive. Nous sommes favorables à la justice réparatrice et à la restitution des biens culturels et historiques aux pays d'origine. La Tanzanie. à une identité fondée sur l'unité, l'égalité et sur le respect de la dignité humaine. Nous sommes fiers de notre contribution historique à la libération de l'Afrique et de notre lutte contre le colonialisme et l'apartheid. Chez nous, nous avons surmonté le legs colonial du racisme. Nous avons d'ailleurs toujours défendu l'égalité. Nous accueillons quatre races, trois religions majeures. Mais nous parlons la même langue, le swahili. Nous sommes une seule et même nation. Nous sommes Tanzaniens avant tout. Nous montrons donc que c'est possible. C'est la raison pour laquelle nous nous félicitons de la deuxième décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine, pour reconnaître l'importance de la justice et du développement. Nous souhaitons aujourd'hui non pas réaffirmer l'importance de ces luttes, mais les réaliser pour que la justice, l'injustice et les inégalités cèdent leur place à un avenir prospère fondé sur le développement durable. Je vous remercie. GA · PGA [1:58:46]: Je remercie le représentant de la République-Unie de Tanzanie, et je donne la parole à la Tunisie. Tunisia · Représentant [1:58:57]: Monsieur le Président, permettez-moi, avant toute chose, de vous féliciter à l'occasion de cette 25e déclaration de l'adoption de la déclaration du programme d'action de Durban. Il s'agit d'un élément important pour réaliser nos objectifs communs, à savoir lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Le racisme, aujourd'hui, ne se limite pas à des formes traditionnelles. Nous assistons aujourd'hui à une discrimination au sein de l'environnement de travail, dans les écoles et en utilisant l'intelligence artificielle. Dans notre réponse internationale, nous devons prendre en considération l'ensemble de ces éléments. La Tunisie a participé en 2001 au sommet qui a abouti à l'adoption de la déclaration et du programme d'action d'Urbane. Nous avons également été parmi les premiers États à prendre des mesures concrètes pour lutter contre l'esclavage en 2018. L'UNESCO a inscrit notre programme de lutte contre l'esclavage dans le cadre du programme de mémoire mondiale. Sur le plan national, nous avons promulgué un certain nombre de lois pour lutter contre le racisme. Notre Constitution met en lumière l'égalité de droit entre les citoyens. Monsieur le Président, lutter contre le racisme nécessite de s'attaquer aux causes profondes de celui-ci et leurs causes historiques. Lutter contre l'esclavage et le colonialisme nécessite de reconnaître leurs répercussions et les intégrer dans l'ensemble des programmes sur le plan national et international. C'est pourquoi la Tunisie renouvelle son attachement à la déclaration et au programme d'action de Durban. Nous insistons ici sur le droit inaliénable du peuple palestinien et la lutte du peuple palestinien pour recouvrer ses droits. Nous appelons la communauté internationale à renforcer les mécanismes de suivi de la déclaration et du programme d'action de Durban, et notamment à travers des mesures concrètes. Premièrement, une égalité dans l'accès à l'éducation et à la santé. Deuxièmement, lutter contre le discours de haine. Et troisièmement, lutter contre certaines pratiques et notamment l'utilisation de l'intelligence artificielle et des plateformes numériques pour diffuser le discours de haine. Nous devons continuer à fournir des efforts. Speaker 57 [2:01:56]: Le micro a été coupé. GA · PGA [2:02:01]: Je remercie. Jamaica · CARICOM · Représentant [2:02:04]: Le représentant de la Tunisie et je donne la parole à la Jamaïque, au nom de la Communauté des Caraïbes. Monsieur le Président, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom des 14 Etats membres de la CARICOM. Nous souscrivons à la déclaration prononcée par le G77 à la Chine. La CARICOM sait que s'il y a eu des progrès dans la mise en oeuvre depuis l'adoption de la Déclaration, nombreuses sont les promesses qu'elle contient qui n'ont pas été tenues en raison d'une volonté politique insuffisante. La lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée figurent pourtant en bonne place dans la Déclaration. Nous ne devons pas simplement proclamer que tous les humains sont égaux en droits. Nous devons le démontrer. Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée restent aujourd'hui monnaie courante dans le monde. Dans certains contextes, ces phénomènes se sont même intensifiés, exacerbés par l'intelligence artificielle et d'autres technologies. Il faut donc une réponse concertée et globale fondée sur une action décisive des gouvernements, des acteurs du secteur privé et d'autres parties prenantes afin de prévenir et de lutter contre la discrimination et le racisme facilités par la technologie. La CARICOM est convaincue que face à ces défis, nous ne pouvons pas négliger l'impact du legs du passé, de l'héritage historique. Les personnes d'ascendance africaine continuent en effet de faire face à des obstacles considérables. Des phénomènes racistes structurels continuent d'empêcher la participation aux activités de la société. Il faut donc démanteler ces systèmes et pratiques qui perpétuent l'inégalité et la discrimination. La persistance du racisme contre les personnes d'ascendance africaine n'est pas le fruit d'une coïncidence. Cela s'appuie sur les injustices historiques qui leur ont été infligées pendant le colonialisme et la traite transatlantique des esclaves, des crimes contre l'humanité reconnus dans la déclaration pour lesquels aucune réparation n'a encore été versée. Pourtant, Cela a été reconnu comme le crime le plus grave contre l'humanité, ce qui a généré un élan dans le mouvement promouvant la justice réparatrice. Un plan en dix points a été préparé sur la justice réparatrice qui offre aujourd'hui un cadre complet pour réparer les dégâts socioculturels, économiques et autres. infligées aux personnes d'ascendance africaine du fait du racisme et du colonialisme. Les descendants des victimes continuent en effet de se heurter à de nombreuses difficultés. Donc les excuses officielles, la restitution et la réhabilitation restent essentielles. Nous nous félicitons de l'ouverture de la deuxième décennie mondiale pour les personnes d'ascendance africaine et nous espérons que ce sera enfin l'occasion de reconnaître la justice que nous devons à ces personnes. Nous sommes également déterminés à continuer de mettre en œuvre la Déclaration et son programme d'action. Il faut mobiliser plus de soutien pour la mise en œuvre de la Déclaration. C'est absolument fondamental si nous voulons promouvoir l'égalité, la dignité et la justice pour tous. Réaffirmons notre volonté de bâtir un monde où chacun, quelle que soit sa race, son origine ethnique ou sa nationalité, aurait les moyens de tirer pleinement parti de son potentiel. Nous avons une responsabilité collective pour que cette vision devienne réalité pour nous, mais également pour les générations futures. Je vous remercie. GA · PGA [2:06:20]: Je remercie le représentant de la CARICOM et je donne la parole aux Philippines. Philippines · Représentante [2:06:38]: Chers collègues, les Philippines se félicitent de la déclaration prononcée par le G77, à laquelle nous souscrivons. Il est important de célébrer le 25e anniversaire de l'adoption de la déclaration, qui a indiqué clairement que la discrimination n'était pas une question individuelle, Elle est peut-être ancrée dans les structures, les institutions et les politiques qui perpétuent l'inégalité et l'exclusion. 25 ans plus tard, ce message résonne avec autant d'urgence. La pandémie de COVID a montré que les inégalités pouvaient se creuser rapidement. Les discours de haine et les discriminations à l'encontre des Asiatiques, des migrants et des autres communautés marginalisées ont en effet connu une intensification pendant cette période. Les crises, en tout genre, économiques, sociales et politiques, peuvent aussi alimenter l'hostilité anti-migrants. Les migrants sont accusés à tort des problèmes dont souffre une société. Ces récits peuvent se propager rapidement à travers les réseaux sociaux et les technologies. Mais il faut rompre ce cycle. Les communautés vulnérables ne doivent pas devenir des boucs émissaires en temps de crise ou quelles que soient les circonstances d'ailleurs. Nous devons aussi combattre les défis que représentent l'intelligence artificielle et les plateformes numériques qui amplifient la propagation de ces récits. Les algorithmes peuvent reproduire des biais existants dans l'emploi, l'éducation et la santé. La technologie doit être un outil pour promouvoir l'égalité et non pas un facteur d'instabilité. La discrimination contre les migrants est préjudiciable. Les migrants doivent être traités avec humanité et dignité. Ils doivent être protégés contre les violences et les discriminations, et leur contribution à la société doit être reconnue. Excellence, la tâche qui nous attend est claire: la bonne mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action. Il faut que cela se traduise en lois et en institutions plus fortes, en reddition de comptes et en actions concrètes contre les inégalités structurelles. Que ce 25e anniversaire soit l'occasion de réaffirmer notre volonté de faire de la vision de Durban une réalité, pour que la solidarité l'emporte sur la victimisation, la dignité sur l'exclusion. Je vous remercie. GA · PGA [2:09:18]: Je remercie la représentante des Philippines et je donne la parole à Oman. Oman · Représentant [2:09:32]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, que la paix de Dieu et ses bénédictions soient sur vous. Le sultanat d'Oman participe aux côtés de la communauté internationale à cette célébration du 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, nous réaffirmant notre engagement aux efforts sur le plan international pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Nous soutenons les efforts pour renforcer l'égalité, pour respecter la dignité humaine et le respect mutuel. 25 ans après l'adoption de ce cadre international, notre responsabilité commune ne se limite pas aujourd'hui à renouveler les principes, mais plutôt prendre des mesures concrètes qui ont un impact réel sur la vie quotidienne des gens et pour faire en sorte que le racisme ne devienne pas une source de division. Le sultanat d'Oman est convaincu que la prévention commence par l'humain. par le respect de la diversité, par le renforcement de la confiance et du dialogue. Nous avons également besoin d'un partenariat efficace entre les États, entre les institutions et les sociétés. Les institutions religieuses et communautaires et les jeunes doivent participer à ce processus pour renforcer la cohésion sociale. Monsieur le Président, le dialogue et la coexistence en toujours été des principes de base pour le sultanat d'Oman. C'est pourquoi nous avons pris des initiatives sur le plan national et international, parmi lesquelles le message de paix et la coalition humaine, ainsi que le programme d'action de Mascate qui a été adopté en juillet aux Nations unies, et ce pour renforcer le rôle joué par les communautés autochtones pour lutter contre le discours de haine et pour lutter contre le génocide, les atrocités et pour œuvrer à une paix juste et durable. C'est pourquoi nous insistant sur la nécessité de renforcer l'action multilatérale et devrait également sur le plan régional pour tirer profit de toutes les expériences et pour renforcer la participation des jeunes, permettant ainsi de transformer ces actions communes en impact réel. De notre côté, nous allons continuer d'adopter une approche basée. Speaker 64 [2:12:31]: Le micro a été interrompu. GA · PGA [2:12:37]: I thank the distinguished representative of Oman. Qatar · Représentante [2:12:55]: Monsieur le Président, l'Etat du Qatar continue de déployer des efforts inlassables pour renforcer les principes de coexistence et pour lutter contre la discrimination raciale. J'en veux pour preuve le nombre d'activités et de célébrations, ainsi que les activités de formation et de sensibilisation qui appellent à la coexistence en tant que principe consacré dans la culture qatarie et la culture islamique. Je voudrais vous faire part d'une institution pionnière dans l'état du Qatar. Il s'agit du Centre international de Doha pour le dialogue interreligieux. Il joue un rôle très important pour promouvoir l'entente et la coexistence et pour bâtir des ponts entre les religions et les cultures. Nous vous remercions de la tenue de cette réunion et nous saluons les efforts inlassables des deux co-facilitateurs, les deux représentants permanents de la République du Zimbabwe et le du Brunei Darussalam. L'Etat du Qatar réaffirme une fois de plus son appui à la déclaration du programme d'action de Durban et nous réitérons notre respect aux normes internationales les plus strictes en matière du respect des droits de l'homme pour toutes les tranches de la société. C'est une question prioritaire. J'en veux pour preuve notre système constitutionnel et législatif qui consacre les principes des droits de l'homme, des libertés fondamentales et garantit leur respect. La Constitution qatarie réitère l'importance de l'égalité, de la non-discrimination et la tolérance et la diversité culturelle. De même, nous avons un cadre légal pour garantir les droits de l'homme, y compris pour lutter contre la discrimination raciale et le discours de haine. Nous avons adopté un nombre de lois nationales pour lutter contre la discrimination et pour consacrer les principes de non-discrimination et d'égalité. La vision Qatar 2030 réitère l'importance de la coexistence interconfessionnelle et la coexistence entre les cultures. Nous avons adhéré à la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et nous respectons nos obligations en la matière. Monsieur le Président, nous avons cadre politique et législatif basé sur la Constitution. Et nous avons adopté la loi 22 de 2025 sur les personnes handicapées. Cette loi garantit leurs droits et leur intégration au sein de la société. La vision Qatar 2030 et la stratégie du ministère du Développement social et de la Famille 2025-2030, intitulée De la prise en charge à l'autonomisation, oriente les efforts de la société, de l'État pour renforcer la cohésion familiale et l'autonomisation de la femme et leur intégration au sein de la société. L'État du Qatar a accueilli le deuxième sommet international du développement social en 2025. Il s'agit d'un moment charnière dans notre appui aux efforts internationaux pour renforcer la protection sociale et pour lutter contre l'exclusion. Pour terminer, Speaker 67 [2:15:55]: le micro a été interrompu. GA · PGA [2:15:59]: Je remercie la représentante du Qatar. Je donne la parole à l'Algérie. Algeria · Représentant [2:16:17]: Merci, M. le Président. Nous nous réunissons aujourd'hui après 25 ans à l'adoption de la déclaration et du programme d'action de Durban. Il ne s'agit pas d'une réunion pour commémorer ces documents internationaux, mais pour commémorer cet engagement de l'humanité tout entière. L'égalité ne doit pas être un slogan. La couleur de l'homme ne doit pas être un motif pour l'inégalité. Le racisme n'est pas né du néant et, comme l'a dit Nelson Mandela, toute personne est née et elle ne pas l'autre à cause de la couleur de sa peau, à cause de sa religion. La haine est acquise. Ainsi, nous devrions travailler ensemble pour ne pas la transmettre aux générations futures. Ainsi, l'Algérie croit qu'honorer la déclaration de Durban doit être basé sur trois principes. Tout d'abord, il faut adopter une approche structurelle et globale pour ce qui est de la justice réparationnelle. Cette justice ce n'est pas une punition pour ce qui s'est passé dans le passé, mais il s'agit d'un investissement pour l'avenir. Il s'agit d'une voie pour la réconciliation, le respect et l'égalité. De même, l'espace numérique nous donne davantage d'opportunités pour répondre à l'inégalité et la discrimination de manière inédite. Ainsi, nous assumons une une responsabilité immense pour que la technologie soit un outil pour le respect de l'homme et non pas un outil pour violer ses droits. Troisièmement, la lutte contre la discrimination ne doit pas être sélective. La dignité de l'homme est la même pour toutes les personnes. Ainsi, les droits de l'homme, également, sont les mêmes pour toutes les personnes. Nous refusons l'injustice, donc nous devons rejeter cette injustice pour tous. Et dans le cadre de cette célébration du 25e anniversaire de l'adoption de la déclaration de Durban, notre message doit être clair. Nous voudrions un appui non sélectif, une justice sans exclusion, et ce, dans le cadre de notre vision de l'Algérie. Il s'agit là de mesures pour respecter la promesse et l'esprit de la conférence de Durban. Je vous remercie, M. le Président? GA · PGA [2:18:52]: Merci, représentant de l'Algérie. La Fédération a aussi la parole. Russian Federation · Représentant [2:19:04]: Monsieur le Président, chers collègues, Monsieur le Président, il y a 25 ans a été adoptée la déclaration de Durban ainsi que son programme d'action. Ce fut un tournant historique dans la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Nous réaffirmons notre attachement à la déclaration dans la résolution que nous présentons chaque année à l'Assemblée générale sur la lutte contre la glorification du nazisme. En tant qu'Etat plurinational et pluriconfessionnel, nous partons du principe que l'égalité, le respect mutuel et la diversité culturelle sont le fondement d'un développement durable. 25 ans plus tard, force est de constater que le monde n'est pas débarrassé de l'intolérance, le racisme et la xénophobie prennent des formes plus sophistiquées. Nous sommes très inquiets de constater l'essor du néonazisme, de l'intolérance et des idéologies reposant sur la suprématie raciale et nationale. Ce qui nous préoccupe tout particulièrement, c'est que certaines vieilles démocraties, comme on les appelle, renoncent, au prétexte de la défense de la liberté d'expression, à lutter contre ces fléaux, ce qui est inacceptable. Les tentatives d'imposer le concept d'exceptionnalisme civilisationnel est absolument inacceptable. C'est un facteur de déstabilisation majeur. Il y a aussi le revanchisme néocolonial et les divisions nationales, culturelles, religieuses et autres. Ce sont des actions destructrices qui vont à l'encontre du droit et mettent en péril l'essence même du processus de Durban et de ses documents finaux. La Russie, quant à elle, partage les idéaux contenus dans la déclaration de Durban. Notre regard est tourné vers l'avenir. D'ailleurs, la Russie et l'Afrique sont liées par des décennies d'amitié et de confiance mutuelle. Nous avons toujours défendu les peuples africains et leurs aspirations justes à l'indépendance, à la souveraineté économique et à l'égalité des droits. Ce partenariat stratégique de la Russie avec le continent africain prend d'ailleurs des formes de plus en plus concrètes. Nous allons organiser les 28 et 29 octobre à Moscou le troisième sommet. Russie-Afrique, dans le cadre duquel un forum économique et humanitaire important est prévu en vue de renforcer la sécurité. Alimentaire, la souveraineté technologique et l'aide en matière d'éducation, de santé et de culture. J'aimerais pour conclusion souligner que pour préserver et faire fructifier l'héritage de 2001, nous devons déployer des efforts concertés. Nous appelons la communauté internationale à renoncer à toute politisation des droits humains et à toute politique du deux poids, deux mesures. Nous sommes convaincus que pour éliminer la discrimination raciale, il faut dialoguer, respecter les droits de tout un chacun et le droit des pays à choisir leur propre voie de développement. Je vous remercie de votre attention. GA · PGA [2:22:02]: Merci à la Fédération aussi. Namibia · Représentant [2:22:08]: La Namibie a la parole. Monsieur le Président, nous souscrivons à l'intervention prononcée au nom du groupe Afrique, au nom du G77 et la Chine. Nous souhaitons commémorer donc cet anniversaire, ce 25e anniversaire de la déclaration. Nous avons nous-mêmes souffert d'apartheid. Notre constitution, nos législations étaient conçues de manière à refuser ces injustices. La discrimination raciale, l'apartheid sont punis dans la loi. Et pour ce qui est des personnes marginalisées, des personnes qui ont souffert des injustices d'hier sont particulièrement protégés. La Déclaration et le Programme d'action de Durban constituent un cadre qui fait autorité pour ce qui est de combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée. Ainsi, nous condamnons tous les efforts visant à nier ou banaliser le racisme. La liberté d'expression ne peut pas être invoquée pour saper ce cadre. Un débat légitime, un travail de plaidoyer, voilà ce dont nous avons besoin. Tous les États membres doivent veiller à ce que la protection de la liberté d'expression s'accompagne de garde-fous, en tenant compte de la légalité et de la proportionnalité, conformément à la stratégie de l'ONU et aux d'action sur les discours de haine. Nous saluons les États membres qui ont adopté des législations, des plans d'action nationaux, des stratégies pour combattre le racisme. Mesdames et messieurs, les conséquences du colonialisme et de la domination n'ont pas pris fin avec l'indépendance politique. À ce jour, le racisme et l'intolérance persistent dans toutes les régions, notamment en raison de la mauvaise utilisation des TIC. Nous saluons que l'IA soit un outil pour promouvoir le développement humain, mais il faut veiller à ce que le développement et l'utilisation de l'IA ne contribuent pas à exacerber le racisme, la discrimination raciale, les différentes formes d'intolérance. En outre, les injustices historiques, notamment le racisme, la discrimination raciale, continuent de contribuer à la pauvreté, le sous-développement, la marginalisation, les inégalités et la sécurité dans les pays en développement. La communauté internationale doit donc soutenir des mesures de la discrimination positive, des programmes de développement et une coopération équitable pour promouvoir le développement socio-économique. UN · Secrétariat [2:25:15]: Le micro a été coupé. GA · PGA [2:25:25]: Merci, représentant de la Namibie. I now give the floor to the distinguished representative of Kuwait. Kuwait · Représentant [2:25:47]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, l'Etat du Koweït, à l'occasion de ce 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration du Programme des Nations unies, l'Etat du Koweït réitère son engagement pour combattre la discrimination, le racisme, la xénophobie et l'intolérance. Nous promouvons la non-discrimination, l'égalité et la protection de la dignité de chaque personne sans exception. Nous saluons l'adoption de la Déclaration politique. Cette déclaration vient réitérer l'engagement de la communauté internationale en faveur de la lutte contre ces phénomènes, il faut redoubler d'efforts pour pleinement mettre en œuvre le programme d'action. Nous sommes convaincus que cette déclaration et ce programme d'action constituent encore aujourd'hui une référence importante. Il y a par ailleurs la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui joue un rôle important, un instrument de premier plan pour combattre le racisme et ces phénomènes. Monsieur le Président, en dépit des progrès accomplis au cours de ces dernières années, le racisme, la discrimination, la xénophobie et l'intolérance n'ont pas disparu et prennent aujourd'hui de nouvelles formes. que ce soit en ligne ou hors ligne. Il faut donc poursuivre les efforts pour combattre ces phénomènes sous toutes leurs formes. Nous devons nous attaquer aux causes sous-jacentes de la discrimination et des inégalités. Il faut investir dans l'éducation, la sensibilisation, la tolérance, le respect mutuel. Et c'est une responsabilité collective qui exige une volonté politique renouvelée et une véritable coopération. Il faut impliquer la communauté internationale et toutes les parties prenantes. L'État du Koweït réitère son engagement à soutenir les efforts visant à mettre en œuvre pleinement la Déclaration et le Programme d'action de Durban. GA · PGA [2:28:36]: Thank the distinguished representative of the State of Kuwait. I now give the floor to the distinguished representative of Indonesia. Indonesia. Indonesia · Représentant [2:28:54]: Mr. President. 25 ans après l'adoption de Durban, la promesse d'élimination du racisme, de la discrimination raciale, de l'accès de phobie et de l'intolérance n'a pas été tenue. La déclaration et le programme ont donné à la communauté internationale un cadre pour combattre ces injustices. Mais ce cadre n'a de sens que s'il est mis en œuvre. C'est un combat qui revêt une signification historique pour nous. En 1954, il y a eu la conférence de Bandung qui a permis de réitérer l'importance de l'égalité de toutes les races et de toutes les nations. Cette conférence a rejeté la discrimination et a créé un mouvement qui a permis aux pays de briser les chaînes du colonialisme. Ce qui nous rappelle que le combat pour la liberté est également un combat pour l'égalité la dignité. Une conviction qui s'est exprimée à Durban et qui reste en vie aujourd'hui. Le racisme, la discrimination ne font qu'exacerber les divisions, alimenter les conflits, l'instabilité. À l'ère numérique, les plateformes qui réunissent les populations peuvent également exacerber les discours de haine, les préjugés, la discrimination. On ne peut pas se contenter de déclarations. Nous devons mettre en œuvre les plans d'action nationaux avec des mesures concrètes. La prévention, c'est essentiel. L'éducation a un rôle essentiel à jouer pour mettre un terme à la haine, encourager le respect de la diversité culturelle de façon intergénérationnelle. En outre, on ne peut pas bâtir un avenir équitable sans lutter contre le racisme et les leg du racisme et de la discrimination. C'est essentiel si nous souhaitons renforcer la cohésion sociale et surmonter les inégalités, Monsieur le Président. Nous avons besoin de plus de coopération multilatérale pour faire respecter l'égalité pour tous. Donc le message de 1954 et de 2001 reste clair: aucune race n'est supérieure, aucun pays n'est inférieur. 25 ans après Durban, nous n'avons pas besoin d'une nouvelle promesse, nous avons besoin de volonté politique pour que la promesse de Durban soit tenue. Merci. GA · PGA [2:31:22]: Merci. Le Cambodge a la parole. Cambodia · Représentant [2:31:37]: Monsieur le Président, 25 ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action, le message de Durban reste pertinent. Tous les êtres humains naissent égaux. Le racisme, la discrimination, la xénophobie et l'intolérance n'ont pas disparu. Lorsque la discrimination persiste, cela affaiblit la cohésion sociale, l'État de droit, le développement durable. Cette déclaration a reconnu que l'égalité devant la loi ne suffit pas pour éliminer la discrimination. Nous avons besoin d'institutions inclusives, de l'égalité des chances, d'un engagement à abattre les obstacles qui perpétuent l'exclusion. Le défi n'est pas de faire une nouvelle déclaration, mais de mettre en œuvre cet engagement. Et nous y sommes engagés. Notre Constitution interdit la discrimination et le racisme. Nous promouvons la coexistence pacifique, le dialogue interconfessionnel, Car l'inclusion ne dépend pas que de la législation, mais de l'éducation également, de la compréhension commune du respect. Il faut renforcer le cadre international des droits humains. Nous avons créé une institution. Les principes n'ont pas changé, mais le contexte a changé. Les préjugés se répandent aujourd'hui en ligne avec les technologies émergentes, notamment l'IA. Nous devons donc mettre en œuvre ces principes. À l'occasion de cet anniversaire, il faut réitérer notre détermination à tenir la promesse de Durban et l'embas de la crédibilité du système international des droits humains. On ne peut pas se contenter de proclamer des principes, il faut protéger ceux qui souffrent de discrimination et d'exclusion. Nous sommes prêts à travailler avec nos partenaires à partager nos bonnes pratiques pour promouvoir l'égalité, la cohésion sociale, le dialogue interculturel et protéger les communautés vulnérables. GA · PGA [2:34:06]: Merci. Merci, l'Union européenne. EU · EU · Représentant [2:34:15]: Merci. à Brunei Darussalam et au Zimbabwe d'avoir facilité ce processus. Ils l'ont fait avec beaucoup d'intégrité et nous les remercions. Il est essentiel d'éliminer tous ces phénomènes. C'est l'un des principaux défis auxquels nous faisons face aujourd'hui. Tous les États membres de l'UE sont d'accord là-dessus. Le plan d'action contre le racisme de l'UE permet de réaffirmer notre engagement. Chers collègues, 25 ans après Durban, il y a encore beaucoup à faire. Beaucoup de personnes font face au racisme au quotidien. Cela doit changer. Pour l'UE, lutter contre ce fléau est une priorité, car nous avons été fondés sur la base du respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l'égalité, de l'État de droit, des droits humains, ce qui doit être garanti pour tous sans discrimination, quelle qu'elle soit. Voilà pourquoi l'UE a, petit à petit, élaboré un cadre pour combattre ces phénomènes. J'en veux pour preuve la stratégie antiracisme à l'horizon 2030, élaborée avec la société civile. L'UE promeut la lutte anti-racisme. En outre, nous combattons l'antisémitisme, l'islamophobie, la haine des chrétiens et toutes les formes de discrimination. Nous nous sommes engagés en faveur des principaux objectifs fixés à Durban, combattre et éradiquer toutes les manifestations du racisme, de la xénophobie et de l'intolérance. Nous avons travaillé de façon constructive dans le cadre de la deuxième décennie internationale des personnes ascendantes africaines. Merci au Mozambique d'avoir facilité les consultations là-dessus. Chers collègues, nous devons respecter le droit international des droits humains. Je réitère l'importance de la ratification universelle et de la mise en œuvre de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. le socle de la prévention et de l'éradication du racisme. Une fois pour toutes, merci. GA · PGA [2:36:58]: Merci, représentants de l'UE. Déjà pour la parole. Japan · Représentant [2:37:10]: Merci, Monsieur le Président. Mesdames et Messieurs, c'est un honneur pour moi de m'adresser à vous à l'occasion de cette réunion qui commémore le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Nous réaffirmons l'esprit de cette Conférence de 2001. Nous rendons hommage aux efforts de tous les États et de toutes les personnes qui ont travaillé de bonne foi au cours de ces 25 dernières années Par le biais du processus de Durban, pour faire respecter et pour promouvoir l'unité contre le racisme, les États doivent prendre des mesures concrètes pour combattre et éliminer toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance, notamment l'antisémitisme, l'islamophobie, la haine des chrétiens. urbaine ne doit pas créer de nouvelles divisions ou de confrontations entre les États et les peuples. Au contraire, cela doit protéger les droits humains et la dignité de tous. Il faut promouvoir la compréhension mutuelle et la tolérance. Il est essentiel de rester fidèle à l'objectif de cette réunion. Il faut laisser de côté les agendas politiques et veiller à à ce que la communauté internationale reste unie autour d'objectifs communs. Et la communauté doit travailler de façon constructive et coopérer, Monsieur le Président. Conformément à notre Constitution et à l'esprit de la Déclaration universelle des droits humains, le Japon est engagé à bâtir une société libre de toute discrimination. notamment en discrimination raciale ou ethnique. Chaque individu doit être protégé et doit pouvoir s'épanouir pleinement. Le gouvernement promeut le respect de la diversité culturelle et confessionnelle. Nous combattons l'intolérance. En 2025, nous avons adopté un plan pour l'éducation aux droits humains qui identifie le discours de haine comme un problème relatif aux droits humains. Ce plan permet de faire de la sensibilisation et d'insister sur le fait que nous n'allons pas tolérer les discours de haine. Monsieur le Président, nous sommes déterminés à assumer nos responsabilités aux côtés de la communauté internationale pour atteindre notre objectif, éliminer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance. Aujourd'hui plus que jamais, la communauté internationale doit s'unir pour atteindre l'objectif noble de cette déclaration. GA · PGA [2:39:54]: Merci. Merci. Vous, les auteurs, la parole. Speaker 86 [2:40:12]: Monsieur le Président, lorsque la réunion internationale s'est réunie à Durban il y a 25 ans, Elle l'a fait avec une conviction solennelle, à savoir que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance constituent un affront contre l'humanité. Ce cadre est le cadre le plus complet conçu pour combattre ce fléau, lutter contre les injustices historiques, promouvoir l'égalité et garantir des recours pour les victimes. Nous saluons les progrès accomplis par certains pays. Néanmoins, dans le monde entier, nous assistons à une résurgence de la discrimination raciale, de la xénophobie, des discours de haine et de l'exclusion institutionnelle. Il est essentiel d'y remédier pour préserver la cohésion sociale. Il faut combattre le racisme sous toutes ses formes. Nous sommes préoccupés par le legs du racisme qui exclut des millions de personnes d'ascendance africaine, personnes qui sont ciblées par des architectures étatiques biaisées, le profilage racial, la violence de la police. Voilà pourquoi il faut démanteler ces obstacles structurels. Il faut mettre en œuvre le cadre, cela exige une coopération, une assistance technique ciblée, des données ventilées, des capacités institutionnelles, des politiques nationales pour lutter contre les biais, les préjugés qui perpétuent la discrimination. C'est indispensable pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes contemporaines. Nous devons le faire avec rigueur. Je vous remercie. GA · PGA [2:42:25]: Merci. La Mongolie. Mongolia · Représentante [2:42:35]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la Mongolie souscrit à l'intervention prononcée. Au nom du G77, nous saluons la tenue de cette réunion de haut niveau pour commémorer le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action d'Urbane. Cet anniversaire est une occasion en or de réaffirmer notre engagement à combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée, et renouveler la volonté politique pour la pleine mise en œuvre de ce cadre. Malgré les progrès réalisés au cours du quart de siècle le racisme et la discrimination raciale persistent sous différentes formes. Les discours de haine, la stigmatisation, les stéréotypes et l'intolérance demeurent des sources de préoccupation graves, en ligne et hors ligne, touchant des communautés et des individus dans toutes les sociétés. La Mongolie réaffirme que l'égalité, la non-discrimination et le respect de la dignité humaine sont des principes fondamentaux. Nous Nous sommes convaincus que la lutte contre le racisme requiert une approche globale conjuguant des mesures politiques et juridiques et des mesures de sensibilisation et éducatives, de participation et de coopération. L'éducation joue un rôle particulièrement important face aux préjugés et aux stéréotypes et dans la promotion du respect mutuel, de l'intolérance et de la compréhension. Nous nous félicitons donc de l'accent mis dans la Déclaration politique sur l'éducation de qualité et la sensibilisation, qui sont des outils essentiels pour la prévention de la discrimination. Nous soulignons en outre l'importance que revêt la participation pleine, égale et effective des personnes et communautés touchées au développement. à la mise en œuvre des différentes politiques antiracistes. Les voix des jeunes, des femmes et des personnes handicapées doivent être entendues et être prises en compte dans les processus de décision. Dans le même temps, les nouvelles technologies émergentes offrent des possibilités et sont également source de défis. devraient être utilisés de manière à respecter les droits humains, promouvoir l'égalité et prévenir la discrimination et les biais. Je parle notamment de l'intelligence artificielle. Enfin, cet anniversaire devrait servir d'occasion pour renouveler l'appel à la mise en œuvre de la Déclaration, un appel qui doit résonner plus fort encore aujourd'hui. Merci. GA · PGA [2:45:24]: Je remercie la représentante de la Mongolie et je donne la parole au Costa Rica. Costa Rica · Représentant [2:45:38]: Excellence, Mesdames et Messieurs. Une personne sur cinq dit avoir subi une discrimination, alors que c'est interdit par le droit international. 25 ans après Durban, ce chiffre suggère que nous devons persévérer. Pour le Costa Rica, l'engagement commence À l'échelle nationale, notre population est fondée sur la diversité culturelle. L'auto-identification des populations tribales a été officiellement reconnue et des mesures ont été adoptées pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie. Tout meurtre commis en raison de l'appartenance de la victime à un groupe racial ou ethnique est considéré comme un homicide aggravé par le code pénal actualisé au Costa Rica. Nous appuions également la proclamation de la deuxième décennie internationale. Nous avons d'ailleurs co-facilité les négociations qui ont permis de mettre en place l'Instance permanente sur les personnes d'ascendance africaine. d'ailleurs une ressortissante du Costa Rica, une compatriote aujourd'hui et vice-présidente de cette instance. Il ne faut pas reproduire les préjugés, bien au contraire, il faut contrer aujourd'hui les discours de haine propagés dans les médias et les réseaux sociaux. que soit le phénomène antisémitisme, islamophobie, hostilité vis-à-vis des chrétiens, rien de tout cela n'a de place dans nos sociétés contemporaines. C'est dans cet esprit que nous exprimons notre inquiétude quant à l'expression d'un sentiment antisémite dans des processus liés à la déclaration de Durban. La couleur ou ou la race d'une personne ne devraient jamais justifier la haine. Que notre attachement commun à la dignité humaine nous permette de bâtir des sociétés où tout un chacun peut être protégé contre la discrimination. Je vous remercie. GA · PGA [2:48:06]: Je remercie le représentant du Costa Rica. Et je donne la parole au représentant du Soudan. Sudan · Représentant [2:48:26]: Que la. Paix vous accompagne. Excellence, Mesdames et Messieurs, nous commémorons aujourd'hui le 25e anniversaire depuis l'adoption de la Déclaration de Durban. Mais nous sommes confrontés à une triste réalité. Aujourd'hui, le racisme et la discrimination raciale, la xénophobie l'intolérance persiste dans nos sociétés. Monsieur le Président, le Soudan s'exprime aujourd'hui alors que le pays se trouve dans une situation catastrophique. Une guerre dévastatrice fait rage dans notre pays, monstrueuse. une guerre de nettoyage ethnique et culturel déchire en effet mon pays. Cette tragédie nous rappelle à tous que les discours de haine, la xénophobie ainsi que la radicalité sont des outils destructeurs qui entraignent des millions de personnes à fuir leur foyer de peur d'être tuées. Chers collègues et délégués, le Soudan réaffirme qu'il n'est pas possible de bâtir un avenir juste sans tenir compte des réalités historiques. C'est la raison pour laquelle nous demandons aujourd'hui des réparations pour les injustices historiques infligées à nos peuples. des siècles de colonisation, d'exploitation et de stigmatisation est aujourd'hui la source des problèmes auxquels nous sommes confrontés, des problèmes ancrés dans les institutions. La réconciliation, pour être véritable, passe par la reconnaissance historique, par des excuses sincères et par la mise en place de mécanismes tenant compte de ces réalités sous forme d'égalité et de partenariat. Si nous voulons que l'avenir soit libéré de la discrimination et du racisme, nous devons développer également les méthodes éducatives pour que les enfants et les jeunes sachent ce qui s'est produit et qu'ils ne soient pas sacrifiés, qu'ils connaissent les conséquences de tels actes. Speaker 93 [2:51:24]: Le microphone a été coupé. Kazakhstan · Représentante [2:51:29]: Je remercie le représentant du Soudan et je donne la parole Je donne la parole au Mexique à présent. Mexico · Représentant [2:51:50]: Merci, M. le Président. Le Mexique vous remercie pour la commémoration de. C'est la Déclaration de Durban, à l'occasion du 25e anniversaire depuis l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action. Les phénomènes figurant dans la Déclaration doivent encore être combattus. C'est une responsabilité que nous devons tous assumer. Bien que des progrès aient été accomplis ces 25 dernières années, les défis sont nombreux. Lutter contre la discrimination raciale dans l'espace numérique est plus difficile aujourd'hui. Les discours de haine dans les réseaux sociaux sont diffusés à une vitesse sans précédent, ce qui est extrêmement alarmant. Les algorithmes prennent des décisions qui peuvent conduire à la propagation des pratiques de discrimination raciale. Il faut donc faire preuve de vigilance. Il faut que ces technologies fassent l'objet de gouvernance, fassent l'objet de politiques de gouvernance fondées sur l'égalité et la non-discrimination. La stigmatisation de certaines communautés dans les discours publics est également un véritable problème. L'intersectionnalité de la discrimination est un phénomène qui touche tout particulièrement les femmes, les filles et les personnes d'ascendance africaine. Il y a aussi l'essor des discours de haine suprémaciste et extrémiste. Nous devons combattre tous ces phénomènes et la Déclaration de Durban doit être préservé. Il faut reconnaître les droits de tout un chacun, mais pour que les droits soient véritablement exercés, il faut prendre des mesures concrètes. Les communautés afro-mexicaines sont reconnues, par exemple, dans la Constitution mexicaine. L'éducation et la mémoire historique sont également un outil indispensable pour démanteler les préjugés dans les salles de classe et dans l'espace numérique aussi. 25 ans après Djerba, nous réaffirmons notre détermination à lutter contre ce phénomène. La coopération et le multilatéralisme sont essentiels si nous voulons avancer sur la voie d'un monde à l'abri. Du racisme et de la discrimination. Je vous remercie. GA · PGA [2:54:23]: Je remercie le Mexique. Avant de poursuivre, j'invite les délégations se trouvant dans la salle et prêtes à intervenir ce matin à s'approcher de nos collègues du secrétariat qui se trouvent à la droite de la tribune pour les en informer. Je vais maintenant donner la parole au Kazakhstan. Kazakhstan · Représentante [2:55:00]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, cette discussion aujourd'hui intervient à un moment pour notre communauté dans le monde, nous voyons en effet la xénophobie, le racisme et l'intolérance associés proliférer, ce qui peut bien sûr avoir des effets très préjudiciables. L'égalité, le respect mutuel et la non-discrimination est pour nous un principe fondamental. Les groupes ethniques qui composent le Kazakhstan vivent en harmonie. La diversité est pour nous source de force. Nous avons un principe fondamental: l'unité fait la force. Comme le président Djermartouk Aïev l'a dit, l'intolérance, la solidarité et l'ouverture d'esprit de notre peuple sont aujourd'hui incarnés dans la politique étrangère pacifique du Kazakhstan, fondée sur la confiance et la coopération. Cette année, pour nous attaquer aux défis contemporains, L'Assemblée et le Conseil national ont fusionné pour devenir une entité unique, le Conseil du peuple du Kazakhstan. C'est notre organe consultatif constitutionnel suprême. Il garantit aujourd'hui une représentation vaste et diversifiée de tous les groupes ethniques, de la société civile, des ONG et des collectivités régionales. À l'échelle internationale, le Kazakhstan accueille depuis 23 ans le Congrès des dirigeants des religions mondiales. La Déclaration d'Astana de 2025 défend l'unité et la diversité. Nous intégrons tous ces principes dans notre action. Par conséquent, nous souhaitons aujourd'hui mettre l'accent sur des priorités. Investir dans l'éducation de qualité et donner aux jeunes les moyens de devenir des acteurs de la promotion de la tolérance. Deuxièmement, lutter contre la discrimination numérique, éliminer les biais inhérents à l'intelligence artificielle et contrer les discours de haine. Troisièmement, renforcer les protections juridiques pour garantir l'égalité des droits et la dignité humaine pour tous. Pour conclure, nous réaffirmons notre attachement sans faille à la Charte des Nations Unies et au Cadre de Durban. Bâtissons un monde où la diversité resterait notre principal atout. Je vous remercie. GA · PGA [2:57:40]: Je remercie la représentante du Kazakhstan et je donne la parole au représentant de l'Ouganda. Uganda · Représentant [2:57:58]: Monsieur le Président, l'Ouganda souscrit à la déclaration prononcée au nom du groupe des 77 et de la Chine et par le représentant du groupe africain. Il y a 25 ans, c'est sur le sol africain, à Durban, que l'on a reconnu que l'esclavage et la traite d'esclaves étaient des crimes contre l'humanité. Mais la promesse faite n'a pas été tenue. Le profilage racial et l'inégalité d'accès à la justice et aux services persistent aujourd'hui, amplifiés même aujourd'hui par les nouvelles technologies. L'équité contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie, les discours de haine et l'intolérance qui y est associée est essentielle pour le développement durable auquel nous aspirons tous. L'éducation et la sensibilisation, la lutte contre la pauvreté, la marginalisation, la promotion de l'inclusion, la réduction des inégalités et la protection des droits humains de toutes les personnes sont des piliers fondamentaux. L'Ouganda garantit la protection contre la discrimination. Nous menons des enquêtes sur les allégations de discrimination. Nous accueillons également plus de 2 millions de réfugiés. Les réfugiés ont le droit de travailler et d'accéder à la terre. La lutte contre la xénophobie commence par le traitement réservé à ceux qui s'abritent dans un pays, par le pays en question. Nous avons pris un engagement dans la Déclaration de Durban et son programme d'action, et 25 ans plus tard, Ce qu'il faut maintenant, c'est d'en impulser la mise en œuvre. Je vous remercie. GA · PGA [3:00:02]: Je remercie le représentant de l'Ouganda et je donne la parole à la Norvège. Norway · Représentant [3:00:13]: Monsieur le Président, je me réjouis de faire cette déclaration au nom de la Norvège. J'aimerais faire trois observations. Premièrement, Lutter contre le racisme est crucial pour la dignité humaine. La discrimination raciale alimente la haine et la violence. Elle nie une vérité, à savoir que tous les humains sont libres et égaux en droits. Nous sommes particulièrement préoccupés par l'essor mondial de la discrimination et du racisme en ligne et hors ligne. Nous devons donc redoubler d'efforts et nous devons aussi être conscients des problèmes croissants que posent l'antisémitisme et l'islamophobie, qui sont deux formes de racisme distinctes mais qui interagissent bien souvent. Dans tout cela, les dirigeants politiques ont un rôle particulièrement important et doivent assumer leurs responsabilités. Deuxièmement, le racisme est un enjeu mondial qui nécessite donc un effort universel allant au-delà des frontières nationales. L'ONU est une enceinte unique en son genre. Nous regrettons néanmoins que le processus de Durban continue de souffrir des problèmes passés, des lacunes qui ont déjà été recensées, si des préoccupations légitimes doivent être prises en considération et ne devraient pas nous empêcher de dialoguer de manière constructive. À l'avenir, nous devons mettre l'accent sur ce qu'il faut faire pour dégager un consensus plus large à l'échelle internationale. Troisièmement, des mesures concrètes au plan national sont essentielles pour la bonne mise en œuvre des documents de Durban. Le gouvernement norvégien a établi une politique claire de prévention et de lutte contre le racisme, conjuguant législation nationale, plan d'action ciblé et création d'organes de contrôle spécialisés. Le plan d'action sur le racisme et la discrimination est un outil central guidant nos efforts. L'accent est mis sur le marché du travail et sur l'expérience des jeunes en matière de racisme et de discrimination. Nous avons également une nouvelle stratégie contre les discours de haine. Nous avons pris plusieurs mesures et avons maintenant pour objectif d'adopter une approche concertée à travers une stratégie nationale qui soit encore plus efficace. et qui permettent d'appuyer la cohésion sociale. Nous devons pour cela coopérer à l'échelle internationale. Et enfin, M. le Président, malgré les progrès accomplis, il y a encore beaucoup à faire. Nous devons donc nous tenir debout ensemble pour construire des sociétés garantissant l'égalité des chances pour tous et à l'abri du racisme. Je vous remercie. GA · PGA [3:03:04]: Je remercie le représentant de la Norvège. Et je donne maintenant la parole au Congo. Le Congo a la parole. Congo · Représentant [3:03:17]: Mesdames et Messieurs, permettez-moi avant tout de rendre hommage solennel à Son Excellence, M. le président de la République du Congo. Son leadership constant, sa vision de paix, de justice, de dignité humaine et de souveraineté du développement guident l'action internationale de notre pays. Sous sa haute impulsion, la République du Congo inscrit son engagement dans les dynamiques les plus exigeantes du multilatéralisme contemporain, convaincu que la lutte contre le racisme, la discrimination et les injustices historiques est indissociable du droit au développement, de l'égalité et de la paix. Durban fut un moment de vérité. Durban a nommé l'histoire. L'esclavage et la traite transatlantique sont des crimes contre l'humanité. celle des lois, des politiques, de réparations et d'actions concrètes. 25 ans plus tard, les discriminations persistent, les discours de haine se multiplient et les réseaux sociaux donnent au racisme une virtuelle nouvelle. 25 ans après doit être un sursaut moral et politique, un engagement renouvelé, une responsabilité collective. Sous l'impulsion du président de la République, notre pays a inscrit dans sa loi, la loi de 2011, sous la promotion et la protection des droits des populations autochtones, première en Afrique, consacre la non-discrimination, l'accès à la terre, à la santé, à l'éducation et à la participation politique. Elle prouve qu'une volonté politique forte peut transformer des vies. Pour nous, ne laisser personne de côté est un impératif moral, constitutionnel et stratégique. Cet engagement s'inscrit dans une vision plus large, celle d'une économie sociale et solidaire. inclusive, créative, d'emplois et indispensable pour bâtir des sociétés justes, résilientes et coercives. Le Congo porte la voix d'un continent qui a supporté le plus lourd fardeau de la traite, du colonialisme et des discriminations systémiques. Aujourd'hui encore, les Africains sont interpellés, expulsés ou stigmatisés. Face à cette réalité, nous appelons au respect, à la justice, à la réparation. Les réparations ne sont pas un grand regard vers le passé, elles sont une condition pour libérer l'avenir. Cette conviction s'inscrit dans la dynamique portée par le président Sassou Nguesso, notamment à travers le projet du mémorial de la baie de Loango, au lieu de mémoire, de vérité et de reconnaissance pour les Afro-descendants. Trois priorités pour les cinq prochaines années. Accélérer la mise en œuvre du programme d'action Durban avec des plans nationaux chiffrés, évaluable et financés. Renforcer les mécanismes de suivi et les financements au sein du système des Nations unies. Combattre de nouvelles formes de racisme, notamment en ligne, et protéger les plus vulnérables, migrants, réfugiés, minorités, peuples autochtones. La République du Congo réaffirme son engagement indéfectible. GA · PGA [3:06:24]: Je remercie le représentant du Congo. Et je donne la parole à l'Égypte. Egypt · Représentant [3:06:41]: Monsieur le Président, l'Égypte souscrit à la déclaration prononcée par le groupe africain et le G77 et la Chine. C'est un événement historique que celui de célébrer la Déclaration et le Programme d'action de Durban, un élément principal de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. C'est un cadre global pour renforcer l'égalité et la dignité humaine et ancrer les principes de justice et de non-discrimination. Nous sommes convaincus que la lutte contre la racisme, la discrimination raciale n'est pas une simple responsabilité juridique, c'est une obligation humaine, une responsabilité morale, au vu notamment de la résurgence de nouvelles formes de racisme et de discrimination. Mais 25 ans après la déclaration de Durban, il y a encore des manifestations de discrimination considérables. se propagent aujourd'hui sous forme de discours de haine prononcés par certains dirigeants dans certains cas et à travers des politiques gouvernementales, ce qui, bien sûr, ne fait qu'entraîner plus de conflits et de violences. L'Égypte réaffirme donc la nécessité de lutter résolument contre la discrimination et le racisme. Il faut sensibiliser à ces questions et mettre en œuvre des mesures pratiques pour bâtir des sociétés qui croient dans la dignité humaine et la force que représente la diversité. Nous devons également mettre en œuvre pleinement les dispositions de la Déclaration de Durban et éliminer toutes les formes de discrimination raciale. Les négociations sur la Déclaration des Nations unies relative aux personnes d'ascendance africaine doivent se poursuivre. Le phénomène de la discrimination et du racisme tient aussi à la pauvreté, à l'inégalité, à la colonisation et à l'occupation étrangère, lorsque les populations sont privées de leur droit à l'autodétermination. Face à cela, il y a le droit international. Il faut s'engager à le mettre en œuvre. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de renouveler notre volonté politique et de partager des idées sur les pratiques que nous avons employées afin de nous acquitter de nos obligations. Nous sommes déterminés à appuyer tous les efforts visant à nous débarrasser de ces fléaux sous toutes leurs formes. Nous souhaitons travailler avec tous nos partenaires. UN · Secrétariat [3:09:39]: Le microphone a été coupé. GA · PGA [3:09:44]: Je remercie le représentant de l'Égypte et je donne maintenant la parole au représentant des Émirats. Arabes unis. United Arab Emirates · Représentante [3:09:58]: Monsieur le Président, Excellence. Après 25 ans, les Émirats arabes unis réaffirment que le défi que nous devons nous relever ne consiste pas seulement à renouveler notre engagement politique. Il faut qu'aujourd'hui, la conférence, la déclaration de Durban donne lieu à des décisions concrètes. Les Émirats arabes unis s'appuient sur la diversité et le caractère multiculturel de sa société dans ses efforts Nous avons en effet 11,3 millions d'habitants et 200 nationalités y sont représentées aux Émirats arabes unis. Ce que nous voulons, c'est une culture globale, tolérante et favorisant la diversité, la tolérance et la solidarité dans le cadre de la loi, le respect de la dignité humaine et en partant de ces principes, nous souhaitons aujourd'hui réaffirmer trois priorités. L'accélération de l'évolution technologique de l'intelligence artificielle offre de grandes possibilités, mais cela nécessite également des garanties pour que ces technologies ne soient pas utilisées afin de diffuser des récits et des discours de haine. l'investissement dans l'éducation et la jeunesse. Bâtir des sociétés non discriminatoires commence par l'encouragement à la coexistence pacifique et au respect de la diversité. Et cela commence par les jeunes. Il faut renforcer les liens entre la lutte contre la discrimination et la paix internationale. Les Émirats arabes unis, à travers Leur mandat au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent s'est efforcé de s'efforcer à la prévention des conflits et au dialogue. Le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action d'Urbain s'inscrit dans la continuité des efforts que nous déployons en ce sens, et nous sommes prêts à poursuivre ces efforts pour promouvoir l'égalité, la dignité humaine ainsi que la non-discrimination pour lutter contre le racisme et la discrimination raciale sous toutes leurs formes et dans toutes leurs dimensions. Ce que nous voulons, ce sont des sociétés prônant la coexistence pacifique et l'appliquant dans les faits. Je vous remercie. GA · PGA [3:12:40]: Je remercie la représentante des Émirats arabes unis. Il s'agissait de la dernière intervention pour cette réunion. La réunion reprendra cet après-midi à 15h avec une discussion et un panel. Merci. Following the conclusion of the panel discussion, In the afternoon, the general debate will resume at 4 p.m. in order to continue hearing statements. In light of the very long list of speakers for this high-level meeting, not all delegations inscribed will be able to make their statements before we conclude the general debate at 6 p.m. that is today. Those delegations are invited to submit their statements to e-statements at un.org for posting in the Journal of the United Nations. The meeting is adjourned.