(1st meeting) Plenary Session, Global Mechanism on ICTs in the Context of International Security (20-24 July) Meetings & Events Date: 20 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ar/asset/k1v/k1vii7dp3i?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- El Salvador · Présidente · Griselda López [0:03]: Bonjour. Il est 10 heures, nous allons commencer. Je déclare ouverte la première séance de la session plénière de 2026 du Mécanisme mondial sur les avancées dans le domaine des TIC. dans le contexte de la sécurité internationale et la promotion d'un comportement responsable des États dans l'utilisation des TIC. Mesdames et Messieurs les délégués, je tiens à souhaiter une chaleureuse bienvenue à toutes les délégations présentes ainsi qu'à celles qui suivent nos travaux via le Web TV des Nations Unies. Une fois de plus, je tiens à exprimer ma sincère gratitude aux délégations pour la confiance qu'elles m'ont témoignée en me nommant présidente du premier mandat biennal du Mécanisme mondial. C'est un honneur que d'occuper cette fonction. que je continuerai d'exercer avec un sens aigu des responsabilités, de la neutralité et de la transparence. Et j'espère que cette session sera très productive. Avant d'aborder les questions d'organisation, je voudrais partager avec vous une déclaration liminaire préenregistrée de Mme Izumi Nakamitsu, Secrétaire générale adjointe et haute représentante pour les questions de désarmement qui, malheureusement, ne peut être parmi nous aujourd'hui. Je la remercie ainsi que l'équipe de l'unité des sciences et technologies du Bureau des affaires de désarmement pour leur soutien et pour leurs conseils constants. Secrétaire générale adjointe et haute représentante pour les questions de désarmement · Izumi Nakamitsu [2:23]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, c'est un honneur que de prendre la parole devant la première réunion de fond du mécanisme mondial, l'entame d'un nouveau processus qui est très prometteur. Un processus qui a été convenu, qui est permanent. Il y a beaucoup d'attentes, beaucoup d'espoir, de progrès. Je partage cet optimisme. Je pense que le mécanisme mondial pourra déboucher sur des résultats concrets pour un domaine des TIC plus sûr. Ma confiance repose sur les fondements sur lesquels le mécanisme a été bâti. Au cours des neuf dernières années, en tant que représentant pour les affaires de désarmement, j'ai pu suivre des progrès constants dans le domaine de la sécurité des TIC. un des domaines qui relève de ma responsabilité, un domaine dans lequel les États sont à la recherche de solutions consensuelles, même lorsque l'environnement de sécurité internationale a été tout sauf propice. Il y a beaucoup de réalisations qui ont été accomplies par le groupe de travail, les points de contact environnementaux, les mesures de renforcement de la confiance, des ententes sur les menaces liées au TIC ainsi que toute une série d'initiatives dans le domaine du renforcement des capacités. Chacun de ces accomplissements pourrait être évalué, mais au-delà de ces progrès concrets, le groupe de travail avait besoin d'une plateforme où tous les États peuvent générer davantage de confiance et de souplesse. Et c'est cette atmosphère d'engagement pratique et concret qui doit être maintenue dans le cadre du mécanisme mondial. Et je suis sûr que ce sera le cas sous la présidence de Madame l'Ambassadrice Griselda Lopez. Je saisis cette occasion pour vous féliciter de nouveau, Madame la Présidente, et je vous assure du soutien de mon bureau tout au long du processus. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, cette réunion de fond marque l'entame d'une nouvelle phase de vos travaux. Il y a beaucoup de choses à accomplir, il y a beaucoup de questions de fond à aborder, telles que l'évaluation des menaces, notamment les difficultés urgentes en matière d'infrastructures critiques, l'impact des technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle. Il faudra examiner le développement et la mise en œuvre d'un cadre normatif pour permettre un comportement responsable de la part des États dans le domaine des TIC. Il faudra également examiner l'applicabilité du droit international au domaine des TIC, notamment les principes clés énoncés dans la Charte des Nations unies. Il faudra également renforcer les efforts de constitution de capacité, les mesures de renforcement de la confiance. Les nombreuses discussions sur ces questions ainsi que sur d'autres devraient se poursuivre, être approfondies, mais la tâche qui Il nous incombe également de définir un cap robuste pour le mécanisme mondial. Il faudra aborder les questions d'organisation, c'est une part importante des travaux et à cet égard, je remercie la présidente pour les efforts déployés concernant l'organisation des travaux dans les différents groupes thématiques. et j'invite l'ensemble des délégations à faire preuve de la plus grande souplesse. Ce groupe thématique est une innovation clé de ce processus qui vient compléter la plénière grâce à des discussions entre experts, étant donné sa nature axée sur l'action. Les groupes thématiques vont pouvoir bénéficier d'exposés d'experts afin de pouvoir alimenter les délibérations des États. De telles contributions vont enrichir, non pas amoindrir, le processus intergouvernemental. Et je réitère ici mon engagement en faveur du mécanisme mondial. Les États sont encouragés également à travailler avec les autres parties prenantes de manière systématique, continue. Cet engagement doit être tenu. Cela permettra d'améliorer le processus. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, je vous souhaite tous mes vœux de réussite à l'entame de ce processus crucial. Le Bureau des affaires de désarmement est à vos côtés. Je vous remercie de votre attention. El Salvador · Présidente · Griselda López [7:59]: Je remercie Mme Nakamitsu de sa déclaration et je remercie le secrétariat de nous avoir permis de regarder ce message préenregistré. À présent, en ma qualité de présidente, je voudrais également prononcer quelques mots d'ouverture avant de passer à l'organisation des travaux. Mesdames et Messieurs les délégués, c'est un plaisir de prendre la parole devant vous une fois encore. La dernière fois que nous nous sommes réunis, c'était à la fin du mois de mars, au cours de la session d'organisation du mécanisme. Je tiens à commencer par sincèrement remercier toutes celles et ceux qui ont parcouru de longues distances pour venir prendre part à nos travaux. Je suis très heureuse de voir le niveau d'engagement de l'ensemble des délégations et tout particulièrement des petits États qui continuent de prouver que le multilatéralisme se renforce grâce à la participation de tous. Nous sommes à un moment historique. Pour la première fois, les États membres se réunissent dans le cadre d'un mécanisme permanent consacré aux progrès dans le domaine des TIC dans le contexte de la sécurité internationale. Et ce que nous allons faire cette semaine va jeter les bases non seulement de ce premier mandat biennal, mais également pour la manière dont les Nations Unies vont aborder ces questions au cours des prochaines années. Je souhaiterais commencer par une note positive en vous parlant du travail qui a été accompli depuis le mois de mars. Tant les délégations que mon équipe avons utilisé de manière intensive la période d'intersession. Nous avons mené à bien des consultations informelles les plus larges possibles, en privilégiant l'esprit de dialogue, de consensus. Il y a eu des réunions bilatérales pour mieux comprendre les préoccupations des uns et des autres, pour voir quelles pouvaient être les solutions envisageables. Nous avons eu des réunions avec des groupes de pays, ce qui nous a également permis d'être mieux conscients des dynamiques, des réalités particulières de diverses régions. Je voudrais remercier l'ensemble des délégations qui ont répondu à mes demandes et qui nous ont soumis des propositions, des idées, des suggestions quant à la manière dont nous pourrions organiser les travaux du mécanisme au cours de cette première période de deux ans. Je suis sûr que vous êtes coordonnés avant cette session, que vous allez prononcer des déclarations conjointes, ce que j'apprécie également beaucoup. Mon équipe et moi-même avons examiné avec soin chacune de vos contributions, qu'il s'agisse de déclarations ou de documents de travail. Et même si j'ai été choisi pour conduire les travaux de ce premier mandat biennal, ce mécanisme est le résultat de plus de décennies d'efforts collectifs des États membres. Et à la fin de cette période de deux ans, le processus continuera d'être un processus qui vous appartient à toutes et tous. Ma responsabilité, c'est de jeter des bases solides pour son fonctionnement, alors que la responsabilité collective sera de veiller à ce que le mécanisme exécute pleinement le mandat qui lui a été confié. Ma présidence et l'équipe qui m'accompagne et que vous connaissez toutes et tous, assumons pleinement la responsabilité de mener ce processus. Je l'ai déjà dit et je le répète, El Salvador a accepté cet honneur avec humilité, mais également avec la ferme conviction que les petits États peuvent contribuer de manière importante à l'élaboration de consensus à la consolidation de la paix et de la sécurité internationale. Notre approche a toujours été claire, et ce dès le départ. Nous voulons passer des accords à la mise en œuvre, des engagements aux résultats concrets. Et il ne s'agit pas d'une simple tâche. Le travail de ce mécanisme se poursuit dans un contexte géopolitique particulièrement complexe, marquée par l'évolution constante du paysage des menaces, l'utilisation abusive des TIC, y compris dans des contextes de conflit, et l'interdépendance croissante avec les technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle, dont l'impact continue d'être évalué dans le contexte des cybermenaces. Je suis certaine qu'au cours de cette semaine, Nous entendrons parler de ces évolutions, de leurs répercussions, notamment des attaques contre les infrastructures critiques, des perturbations des chaînes d'approvisionnement numériques, ainsi que d'autres nouveaux défis pour la stabilité internationale. De même, je sais que beaucoup d'entre vous ont continué à œuvrer activement au niveau national et régional. Vous avez progressé dans la mise en œuvre des normes de comportement responsable, dans l'adoption de législations, de politiques nationales et régionales, dans l'élaboration de positions quant à la manière dont le droit international s'applique au cyberespace, mais également dans le renforcement des mesures de confiance et bien évidemment également dans le domaine du renforcement des capacités. Et j'ai moi-même eu l'occasion de participer à certaines de ces activités au cours des derniers mois. Et il a été particulièrement encourageant de constater à quel point la communauté technique et diplomatique continue d'apprendre mutuellement de ces expériences et de ces domaines d'expertise. Vous pouvez être pleinement assuré que ce mécanisme doit rester l'espace où nous allons analyser ces évolutions et où nous donnerons des orientations sur les prochaines étapes. Je suis convaincu qu'il existe un intérêt sincère de la part des États ainsi que de la communauté plus large des acteurs concernés à aller de l'avant et à permettre un cyberespace plus sûr, plus stable, plus accessible, plus pacifique et interopérable. C'est pourquoi Je fais appel à votre esprit de collaboration et à votre volonté d'identifier des points de convergence. Mesdames et Messieurs les délégués, je voudrais maintenant adopter un ton un peu plus sérieux. La valeur de ce mécanisme se mesurera à sa capacité à favoriser la compréhension, à renforcer la confiance, à produire des résultats concrets. En tant que présidente, Je peux faciliter ces espaces de dialogue et j'ai la responsabilité de diriger les travaux du mécanisme. Cela étant dit, les décisions appartiennent aux États membres. Le consensus reste notre objectif, mais il n'est pas automatique, il ne va pas de soi. Le consensus se construit. Il exige des compromis, de faire preuve de la souplesse, une volonté politique également pour nous rapprocher des points de convergence. Il exige également de reconnaître que dans un contexte de méfiance croissante, parvenir à une entente constitue en soi un accomplissement. Ma responsabilité est également de présenter des propositions équilibrées et de veiller à ce que toutes les voix soient entendues. Il incombe à chaque délégation de faire un effort sincère pour comprendre les préoccupations des autres et pour trouver ces points de convergence qui nous permettent d'avancer vers des consensus communs. Nous partageons donc la responsabilité collective d'assurer le succès de ce processus. Ce n'est pas un secret que de dire que nos travaux font l'objet d'une attention particulière quant au rôle et à l'efficacité des Nations unies. Le moment est venu de démontrer par des résultats concrets que le mécanisme mondial constitue une plateforme intergouvernementale inclusive, transparente et efficace pour renforcer la coopération internationale en matière de sécurité des TIC. Les délégations ont accordé leur confiance au Salvador pour diriger ce premier exercice de deux ans. Je le répète, j'assume cette responsabilité avec un engagement très élevé et convaincu que le leadership au sein des Nations unies doit s'exercer avec impartialité, transparence et inclusion. Cet engagement demeure inchangé. Je veux mener un processus ordonné, axé sur les résultats, guidé par les États membres, mais également par la volonté d'aller de l'avant, après avoir écouté tous les États, mais également l'ensemble de la communauté des différentes parties prenantes, et en exerçant les responsabilités qui m'ont été octroyées en tant que président. Mesdames et Messieurs les délégués, l'histoire des processus multilatéraux s'écrit rarement lors de grands moments d'unanimité. Le plus souvent, elle se construit à travers de petits progrès, de compromis difficiles et de la volonté de poursuivre le dialogue, même lorsque les positions sont divergentes. Je suis convaincu que nous disposons de tous les éléments pour que ce premier exercice biennal soit couronné de succès. Vous pouvez compter sur une présidence engagés, mais également accessibles. Vous connaissez très bien l'équipe qui me soutient dans le cadre de ce processus, en plus d'un secrétariat excellent. Je vous invite donc à profiter de cette semaine pour démontrer que le multilatéralisme reste capable d'apporter des réponses concrètes aux défis de notre époque. Le travail que nous entamons aujourd'hui ne s'achèvera pas ce vendredi. Au contraire, ce sera le point de départ d'une nouvelle étape pour la coopération internationale en matière de sécurité des technologies de l'information et de la communication. J'espère que dans quelques années, lorsque nous nous souviendrons de ce premier mandat biennal, On ne dira pas simplement que nous avons tenu une réunion de plus aux Nations Unies. J'espère qu'on se souviendra que c'est ici que les États membres ont décidé de transformer des décennies de travail en une coopération permanente, que c'est ici que nous avons démontré que, même en période de profondes divergences, le dialogue continue d'être plus fort que la méfiance et que la coopération est plus puissante que la confrontation. Cette semaine, nous avons donc l'occasion et la responsabilité également d'écrire le premier chapitre de cette histoire. Faisons en sorte que ce soit un chapitre dont nous puissions tous être fiers. Je vous invite à travailler avec conviction, ouverture, un véritable esprit de compromis, car le succès de ce premier exercice biennal ne sera pas celui d'une présidence, ce sera le succès de tous les États, ce sera le succès du multilatéralisme et surtout, ce sera une contribution concrète à un cyberespace plus sûr, plus stable et plus pacifique pour les générations actuelles et futures. Je vous remercie. Passons maintenant aux questions d'organisation et de procédure de nature urgente. Pour commencer, je voudrais rappeler la session d'organisation que nous avons tenue les 30 et 31 mars, au cours de laquelle le Mécanisme mondial a confirmé plusieurs décision. Et je voudrais à cet égard rappeler ce qui suit. En ce qui concerne la prise de décision, le mécanisme mondial a confirmé l'applicabilité mutatis mutandis du règlement intérieur de l'Assemblée générale à cet organe, étant entendu que toutes les décisions du mécanisme mondial seront adoptées sur la base du principe du consensus. En ce qui concerne les dates des sessions pour cette année, le mécanisme a pris note du fait que la session plénière de fond se tiendrait du 20 au 24 juillet ici au siège des Nations Unies et que les réunions des groupes thématiques spécifiques pour cette année se tiendraient du 7 au 11 décembre, toujours ici au siège des Nations Unies. En ce qui concerne le programme de travail de la session plénière de fond, les États membres se souviendront que j'ai annoncé mon intention de diffuser ce document avant la session afin d'orienter les préparatifs. C'est également un aspect que bon nombre d'entre vous aviez mentionné. Mais étant donné que nous n'avons pas encore pu adopter un ordre du jour officiel, j'ai transmis aux délégations un programme de travail indicatif comme document de séance, sous réserve de l'adoption officielle de l'ordre du jour par le mécanisme mondial. Ce document a été distribué le 29 juin avec la cote A/AC.304/2026/CRP1. Celui-ci était accompagné d'une lettre de la présidence. J'espère que ce document a aidé les délégations à se préparer pour cette période de session. Son objectif est d'orienter les débats et non de limiter les contributions d'aucune délégation. J'espère que les délégations pourront approuver l'utilisation de ce document comme feuille de route au cours de cette semaine. En ce qui concerne les modalités de participation d'autres parties prenantes aux sessions plénières de fond et aux conférences d'examen, le Mécanisme a rappelé au mois de mars les éléments convenus par consensus à l'annexe 1 du document A/80/257. Le Mécanisme mondial a convenu d'appliquer ces modalités au processus d'accréditation. Je reviendrai sur cette question dans un instant pour vous fournir des informations actualisées. Passons maintenant à un point important de notre ordre du jour. Comme je l'ai rappelé lors de la session d'organisation de mars, malheureusement, nous n'avons pas pu adopter l'ordre du jour de la session plénière. À cet égard, J'ai mené d'intenses consultations avec les délégations concernées afin de trouver une solution. J'ai également annoncé lors de la consultation informelle du 23 juin que j'avais élaboré une proposition visant à présenter un ordre du jour couvrant les sessions plénières de 2026 et 2027, l'objectif étant que les futures présidences disposent de la flexibilité nécessaire pour procéder à d'éventuels ajustements. Ensuite, j'ai envoyé aux délégations la version révisée de l'ordre du jour, document portant la cote A/AC.304/2026/CRP2, là encore accompagné d'une note de la présidence en date du 19 juillet 2026. Je pense que cet ordre du jour représente un bon compromis susceptible de guider efficacement nos discussions. C'est ce que nous voulons tous. Puis-je considérer que le Mécanisme mondial souhaite adopter l'ordre du jour provisoire des sessions plénières de fond de 2026 et 2027 figurant dans le document A/AC.304/2026/CRP.2. Il n'y a pas d'objection. Il en est ainsi décidé. Je vous remercie. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux délégations pour leur engagement et leur esprit de coopération tout au long des consultations intensives qui ont précédé cette décision. Le consensus que nous avons atteint aujourd'hui est le fruit de la bonne foi, de la volonté de compromis et du dévouement dont chacun a fait preuve pour atteindre l'objectif commun de ce mécanisme et qui démontre une fois de plus la valeur du multilatéralisme, la capacité collective de dialogue et de compréhension. Maintenant que nous avons adopté l'ordre du jour provisoire pour les périodes de session 2026 et 2027, je voudrais attirer l'attention des délégations sur l'autre document joint à la note susmentionnée de la présidence en date du 19 juillet 2026. à savoir le document de référence A/AC.304/2026/CRP.3 qui contient le programme de travail provisoire pour cette session plénière. Ce programme reprend les éléments fondamentaux de la version que j'avais communiquée dans le document A/AC.304/2026/CR.P.1. avec quelques précisions supplémentaires, l'objectif étant d'aider les délégations à préparer leurs interventions. Au fur et à mesure que nous allons examiner les points, nous passerons au point suivant et suivre lors de la session. Puis-je considérer que le mécanisme mondial souhaite prendre note de ce document? Pas d'objection, il en est ainsi décidé. Speaker 4 [29:08]: Ambos documentos. El Salvador · Présidente · Griselda López [29:10]: Ces deux documents, à savoir l'ordre du jour provisoire des sessions plénières de fond 2026 et 2027 ainsi que le programme de travail provisoire de la présente session plénière seront enregistrés en tant que documents officiels disponibles dans toutes les langues officielles de l'organisation. Ils seront également distribués à toutes les délégations par le secrétariat. J'en reviens Maintenant, à la question de l'accréditation des parties prenantes non gouvernementales en vue de leur participation aux travaux des sessions plénières de fond et aux conférences d'examen du Mécanisme mondial. J'ai fait le point sur cette question lors des consultations informelles le 23 juin avec les États membres et je me suis engagé alors à fournir davantage d'informations sur l'état d'avancement des travaux au cours de cette session. Je rappelle donc ce qui suit. Le secrétariat a ouvert la période de dépôt des demandes d'accréditation le 7 avril, la date butoir étant fixée au 30 avril. Toutes les demandes d'accréditation ont été transmises aux États membres, y compris celles présentées par des entités non gouvernementales qu'elle soit dotée ou pas du statut consultatif auprès de l'ECOSOC. Les demandes ont été considérées comme approuvées, sauf notification écrite contraire reçue avant 12 heures, heure d'été de l'Est, le 29 mai 2026. Conformément aux modalités convenues à l'annexe 1 du document A/80/257, fourni toutes les informations reçues par la présidence concernant les objections dans une lettre en date du 1er juin 2026, lettre qui a également été publiée sur le site du mécanisme mondial. Je rappelle également que dans ma lettre du 1er juin, j'ai fait part de mon intention de mener des consultations informelles avec les États concernés conformément au mandat confié à la présidence, pendant une période n'excédant pas trois mois, et ce au sujet des objections formulées pour répondre aux préoccupations des États membres et faciliter l'accréditation dans la mesure du possible. Après ces consultations, la présidence devra fournir des informations actualisées à tous les États membres lors de la prochaine session plénière de fond et elle permettra, si nécessaire, un échange de points de vue. À cette fin, je voudrais vous présenter un aperçu général des consultations menées jusqu'à présent. Conformément au mandat qui m'a été confié, j'ai pris contact avec les États concernés afin de leur offrir la possibilité de mieux comprendre les préoccupations de leur délégation et d'examiner les moyens pour aller de l'avant. Les États ont pris part à cet exercice de manière constructive et les consultations informelles se sont avérées très utiles pour améliorer la compréhension de la situation, mais également pour permettre aux États d'exprimer plus en détail leurs préoccupations. La présidence a pris bonne note des arguments avancés. Nous avons consulté des voies alternatives pour revenir sur certaines observations, notamment en invitant les États à dialoguer avec les parties prenantes concernées. Cela étant dit, les États concernés ont réaffirmé leurs préoccupations. Après avoir épuisé toutes les possibilités de consultation prévues par le mandat, qui, je tiens à le souligner, vise à garantir davantage de transparence dans la procédure relative aux modalités de participation des parties prenantes, sans préjudice du résultat final qui relève évidemment de la prérogative des États membres, compte tenu de la nature intergouvernementale du mécanisme mondial. La présidence continuera, dans la mesure du possible, les consultations afin de répondre aux préoccupations des États membres, le but étant de collaborer avec les autres parties prenantes les entreprises, les organisations non gouvernementales, le monde universitaire, et ce, de manière systématique et substantielle, comme le prévoit le mandat relatif aux modalités de participation des autres parties prenantes. Bien qu'il n'ait pas été possible pour l'instant d'accorder des accréditations supplémentaires, je continuerai à user de mes bons offices pour aider les États à résoudre les questions en souffrance. À la suite de cette mise à jour, je souhaiterais vous céder la parole afin de pouvoir discuter de cette question conformément aux modalités convenues. Mais avant de donner la parole aux délégations, je tiens à rappeler l'importance d'utiliser le temps imparti pour les déclarations de manière raisonnable, en tenant compte à la fois de la nécessité d'entendre toutes les délégations, mais également de l'intérêt de faire avancer efficacement nos travaux. Les délégations qui souhaitent intervenir sont invitées à appuyer sur le bouton du micro afin que le secrétariat puisse identifier ces délégations. La parole est au Canada. Canada · Représentant [35:27]: Merci, Madame la Présidente, des efforts que vous déployez pour consulter des consultations officieuses concernant les objections soulevées par certains États sur la participation des parties prenantes. Cette objection a été soulevée dans le cadre du processus d'accréditation en application du paragraphe 15C de l'annexe 1 du rapport final, qui s'applique aux réunions formelles telles que les plénières et les conférences d'examen, et ne s'applique pas aux réunions informelles telles que le mécanisme. Donc, conformément à la pratique établie, les parties prenantes qui se voient opposer un veto pourront participer aux réunions des groupes informels thématiques en décembre. Je salue les efforts que vous avez déployés concernant les vétos en plénière. Nous saluons la possibilité de pouvoir échanger sur l'application du paragraphe 15 c du rapport final. Cela permet de renforcer la transparence que nous avons garantie pour la participation des parties prenantes. par rapport aux modalités précédentes des groupes à composition non limitée. En dépit de cet esprit positif, nous notons avec beaucoup de préoccupation que le nombre d'objections est plus important que dans toute discussion précédente sur la cybersécurité au sein de l'ONU, plus de 50 %. des parties prenantes qui ont demandé à participer se sont vu bloquer. La Russie a soulevé 43 objections. Cela ne correspond pas à la lettre ou l'esprit du consensus tel que visé au paragraphe 15, et je cite: « Les États sont encouragés à utiliser le mécanisme d'objection de manière judicieuse en tenant compte de l'esprit d'inclusivité Ces objections sont problématiques, notamment lorsqu'elles ne sont pas justifiées publiquement, et l'approche globale de la Russie nuit à la qualité de nos échanges, prive les États d'expertises qui sont essentielles pour des discussions sur la cybersécurité. Les parties prenantes fournissent leur expertise grâce à la formation, les simulations, la communication, le partage de pratiques de cybersécurité, parce qu'elles produisent des solutions à bas coût ou gratuitement, et parce qu'elles sensibilisent aux droits humains, aux questions relatives au genre en lien avec la cybersécurité. Ces vetos empêchent les États de pleinement bénéficier de l'expertise des parties prenantes, et il est plus difficile de couvrir toutes les questions liées à la cybersécurité. En conclusion, nous associons la déclaration de la communauté multipartie prenante qui comprend 35 parties prenantes qui concernent toutes les communautés concernées et plusieurs régions. Nous saluons l'engagement des parties prenantes, leur attachement à vouloir contribuer à un processus de fonds. El Salvador · Présidente · Griselda López [38:50]: Je remercie le Canada et je cède la parole à l'Union européenne. EU · EU · Représentant [38:59]: Merci, Madame la Présidente. Chers collègues, j'ai l'honneur d'intervenir au nom de l'Union européenne et de ses États membres et au nom des pays candidats, la Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Albanie, Ukraine, République de Moldova, Bosnie-Herzégovine, Géorgie et les pays de l'AELÉ, les membres de la zone économique européenne ainsi que Saint-Marin. C'est le 37e État. Je vais faire une déclaration brève concernant la participation des parties prenantes. La participation des parties prenantes est un élément vital pour notre travail au titre du mécanisme mondial. et notamment au titre des groupes thématiques, mais aussi dans les plénières. Et c'est pourquoi nous réitérons nos regrets quant au fait que les résultats du processus d'accréditation étaient marqués par l'objection de la majorité des entités qui ont fait une demande dans le cadre de la procédure. Ces objections montrent qu'il y a un manque de transparence, de prévisibilité, de cohérence vis-à-vis du principe de consensus qui figure dans le rapport final. Nous sommes d'accord pour dire que les États membres sont attachés à travailler avec les parties prenantes de manière systématique, durable et que les États membres devraient utiliser le mécanisme de non objection de manière judicieuse. Nous regrettons le manque de transparence auxquelles ont été soumises les entités. Ces entités jouent un rôle très important pour notre travail et elles présentent une valeur ajoutée pour la réalisation des objectifs au titre du mécanisme mondial. J'aimerais vous donner un exemple. L'Institut de l'Union européenne pour les études sécuritaires, avec lequel vous avez été nombreux à travailler à New York et sur le terrain pendant de nombreuses années, qui contribue aux échanges en organisant des manifestations parallèles, en publiant des documents et en organisant des événements de renforcement des capacités de formation, c'est lui opposer une objection. Nous comptons sur vous, Madame la Présidente et les co-facilitateurs pour permettre à ces parties prenantes qui participent à nos échanges de contribuer et d'appliquer, nous permettre de de réfléchir aux applications du cadre pour les comportements responsables des États et pour nous permettre d'entendre leur voix. El Salvador · Présidente · Griselda López [41:34]: Je remercie l'Union européenne de son intervention. Je donne la parole au Portugal. Portugal · Représentant [41:46]: Merci, Madame la Présidente. Le Portugal accorde une grande importance aux consultations officieuses que vous avez organisées sur l'objection opposée aux parties prenantes dans le cadre des plénières. Le mécanisme d'objection ne s'applique qu'aux réunions officielles plénières et conférences d'examen et non pas aux groupes thématiques auxquels les parties prenantes concernées pourront participer. Ces consultations, ces échanges sur les objections sont bienvenus, permettent d'accroître la transparence et la redevabilité concernant la participation des parties prenantes aux plénières. Toutefois, un nombre inhabituellement élevé d'accréditations de parties prenantes a été bloqué, contrairement à l'esprit d'inclusion du rapport final du groupe de travail à composition non limitée. Les vetos injustifiés compromettent la participation des parties prenantes qui fournissent un accès et une expertise, une formation, des analyses, des événements de renforcement des capacités cyber et leurs perspectives sur les droits humains. Exclure les parties prenantes dans les plénières fait qu'il est plus difficile de dégager une coopération nécessaire pour répondre à ces défis de manière efficace. Nous nous associons à la déclaration des multiples parties prenantes et nous associons pleinement à leurs recommandations. Je remercie Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [43:24]: Je remercie le Portugal. Je vais vous donner lecture de la liste d'orateurs pour le Mexique, Pays-Bas, Colombie, Suisse. Si une quelconque autre délégation souhaite prendre la parole, je vous prie de bien vouloir l'indiquer maintenant pour que nous puissions savoir qui souhaite intervenir. Je donne à présent la parole au Mexique. Mexico · Représentant [43:55]: Merci, Madame la Présidente. Le Mexique félicite El Salvador pour son accession à la présidence de cette session. Nous saluons la transparence et la productivité qui ont caractérisé les consultations ces derniers mois. Nous vous souhaitons plein succès pour cette session. Sur la question des parties prenantes, nous pensons que les consultations et les informations fournies par la présidence sont importantes. Nous rappelons l'importance de garantir la participation effective et substantielle des parties prenantes au mécanisme. Les TIC, de par nature, sont un domaine multisectoriel et nous devrions faire fond sur cette connaissance pour renforcer la capacité des États à appliquer le cadre pour le comportement responsable des États que nous avons approuvé. L'expérience du dernier groupe de travail à composition non limitée montre la valeur de ces contributions des parties prenantes, lesquelles ont enrichi nos débats grâce à une analyse technique sur les questions qui relèvent de notre ordre du jour. Le rapport final du groupe de travail 2021-2025, lequel a été adopté sans vote, reconnaît l'importance de la participation des parties prenantes et intègre un mécanisme de non objection qui, parce qu'il a été le résultat du consensus, devrait être appliqué de manière prudente et responsable. Le principe du consensus ne doit pas être perçu comme la faculté d'un État d'empêcher la participation d'acteurs qui pourraient contribuer à l'exécution du mandat du mécanisme, mais plutôt comme un moyen de trouver des solutions qui reflètent le plus large appui possible au sein des États membres. Il faut exercer ce mécanisme, ce système de manière raisonnable pour renforcer l'efficacité et la légitimité de nos travaux. Le Mexique regrette qu'un nombre significatif d'organisations ait fait l'objet d'objections y compris d'organismes de régions qui sont insuffisamment représentés. Avec chaque exclusion, on prive le mécanisme de connaissances, de contributions qui pourraient s'avérer précieuses. Le Mexique continuera de travailler pour que ce forum soit inspiré par de la confiance mutuelle, comme à la base de sa création. El Salvador · Présidente · Griselda López [46:37]: Je remercie le Mexique et je cède la parole au Royaume des Pays-Bas. Netherlands (Kingdom of the) · Représentant [46:45]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Tout d'abord, je vous salue ainsi que votre équipe pour votre travail inlassable pour l'organisation de la session et pour l'intersession. Nous nous félicitons de votre rôle moteur pour trouver une solution pour l'ordre du jour de cette session. Il nous tarde de pouvoir poursuivre notre travail avec vous. Vous pouvez compter sur notre appui constructif. Madame la Présidente, le Royaume des Pays-Bas s'associe à la déclaration de l'UE et du Canada et j'ajouterai quelques remarques suivantes à titre national. Concernant la participation des parties prenantes, nous regrettons profondément que 50 des 92 parties prenantes qui ont indiqué vouloir participer aux discussions plénières d'aujourd'hui se soient vu opposer une objection de la part des États membres. 43 ont été bloqués par un seul État membre sans explication suffisante. Cela est contraire à l'esprit de ce qui a été approuvé dans le groupe de travail à composition non limitée et compromet le potentiel du mécanisme. Le mécanisme doit honorer sa promesse et cela nécessite tous les efforts des États et des parties prenantes. Pour garantir que le mécanisme produise des résultats efficaces qui correspondent à la réalité sur le terrain, la participation intégrale et sans entrave de la communauté multipartite prenante est essentielle. Non seulement parce que l'expertise des parties prenantes enrichit nos débats, mais encore parce qu'il s'agit d'acteurs essentiels pour garantir le caractère ouvert et libre du cyberespace. Leurs contributions peuvent nous permettre d'élaborer des recommandations. Concernant les groupes thématiques, il faut que les co-facilitateurs puissent savoir quelles expertises peuvent être considérées pour le groupe d'experts. Ces experts vont informer les discussions des États membres sur ces thèmes. Vu la nature informelle des groupes thématiques, les parties prenantes devraient pouvoir participer de manière effective aux groupes thématiques et parler en leur propre qualité. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [49:15]: Je remercie Monsieur le représentant des Pays-Bas et je cède la parole à la Colombie, après quoi nous entendrons la Suisse. Colombia · Représentant [49:24]: Madame la Présidente, je vous remercie. S'agissant de cette question, la Colombie observe avec préoccupation le nombre élevé d'acteurs dont la participation a été bloquée pour cette session plénière. Nous saluons les consultations qui ont été menées par la présidence sur cette question. Nous rappelons que Le mécanisme d'objection prévu dans les modalités de participation qui ont fait l'objet d'un consensus en 2025 s'applique exclusivement aux sessions plénières formelles et aux conférences d'examen et non aux groupes thématiques dont les réunions ont un caractère informel. À cet égard, ma délégation lance un appel afin de garantir la participation la plus large, la plus représentative et la plus utile des experts désignés par les États, le monde académique, la société civile et le secteur privé au sein des groupes thématiques. L'expérience, les connaissances techniques de ces acteurs enrichissent les délibérations avec les États et contribuent à des décisions qui reflètent la réalité et les difficultés rencontrées dans le monde numérique. Pour la Colombie, ce mécanisme n'atteindra son objectif que s'il représente le caractère multidimensionnel du monde numérique qui dépasse le cadre unique des États. La clarté et l'utilité des décisions qui seront prises dépendent de l'ouverture aux connaissances et aux expériences de celles et ceux qui prennent part de manière quotidienne à la construction, à la protection et à l'utilisation du cyberespace. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [51:15]: Je remercie Madame la. Représentante de la Colombie et je cède la parole à la Suisse, après quoi nous entendrons la Nouvelle-Zélande. Switzerland · Représentant [51:23]: Merci, Madame la Présidente. La Suisse vous remercie de tous les efforts que vous avez déployés. Merci pour les consultations organisées et pour les informations que vous nous avez fournies sur la participation des parties prenantes. La Suisse souligne l'importance d'une participation effective des parties prenantes. Les gouvernements ne peuvent pas relever à eux seuls les défis cyber. Le secteur privé opère, fait fonctionner l'essentiel des infrastructures Les universitaires nous permettent de comprendre ce domaine. La société civile permet de renforcer la résilience, de défendre les droits et de promouvoir le renforcement des capacités. Nous regrettons que des objections aient été soulevées à l'encontre d'un nombre aussi important de parties prenantes. Nous regrettons cela. Exclure des parties prenantes qualifiées nous empêche d'exécuter le mandat, notamment en matière de renforcement des capacités. Leur expertise et expérience est essentielle dans la matière. Cette approche entrave les travaux du mécanisme qui a été créé pour renforcer la confiance et la recherche de solutions pratiques. Avec l'initiative de la Russie qui a créé le groupe de travail à composition non limitée, différentes parties prenantes ont pu avoir accès à des discussions relatives aux TIC au sein de l'ONU. Toutefois, en s'opposant à la participation de presque la moitié des parties prenantes, dont certaines avaient pu participer aux travaux du groupe de travail à composition non limitée, la Russie empêche les États d'avoir accès à l'expertise nécessaire pour exécuter le mandat. La Suisse, À l'instar d'autres délégations, s'associe à la déclaration des 38 parties prenantes à l'appui des recommandations formulées. Nous sommes favorables à une approche inclusive, ouverte et prévisible pour la participation des parties prenantes pour que le mécanisme puisse pleinement participation de la connaissance et de l'expérience de l'ensemble de la communauté cyber. Par ailleurs, la Suisse souligne que le veto opposé à la participation des parties prenantes ne s'applique pas aux travaux des groupes thématiques. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [53:40]: Je remercie Monsieur le représentant de la Suisse et je vais dire maintenant quelles sont les cinq prochaines délégations à intervenir. La Nouvelle-Zélande, la Fédération de Russie, la Thaïlande, les Kiribati et l'Italie. La parole est donc maintenant à la délégation de la Nouvelle-Zélande. New Zealand · Représentant [53:59]: Je vous remercie, Madame la Présidente, de tout le travail que vous avez fourni, notamment pour cette question des parties prenantes. Nous regrettons ce veto qui a été opposé à des dizaines de parties prenantes sans qu'il n'y ait d'explication donnée. Les conséquences de cette approche généralisée de veto nous trouble. Cela est contraire au principe d'inclusion au cœur du mécanisme, alors même que ce mécanisme demeure un processus piloté par les États. Deuxièmement, cela empêche de définir l'objet. Cela compromet l'objectif du mécanisme, vu le rôle important des parties prenantes pour faire fonctionner, assurer l'entretien et comprendre le cyberespace. Cela compromet donc la mission de garantir un un environnement des TIC interopérable, ouvert, libre et pacifique. Et puis, il y a des conséquences très concrètes. La Nouvelle-Zélande, en tant que petit pays isolé géographiquement, il n'est pas facile d'avoir accès à l'expertise et aux informations des représentants internationaux, des milieux universitaires, du secteur privé et du secteur. Par ailleurs, cela nous empêche de bénéficier de leur participation. et leur participation appuierait ce processus piloté par les États en permettant une situation plus équitable pour les petits États tels que le mien. Cela permet de trouver des solutions techniquement viables pour les défis mondiaux. Madame la Présidente, nous saluons vos efforts de consultation avec ceux qui ont soulevé des objections. Il est regrettable qu'il n'ait pas été possible de permettre la participation de davantage de parties prenantes. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [55:47]: Je remercie la Nouvelle-Zélande et je cède la parole à la Fédération de Russie, après quoi nous entendrons la Thaïlande. Russian Federation · Représentant [55:57]: Madame la Présidente, nous ne devons pas réagir aux attaques infondées de certaines délégations concernant notre pays. Je rappelle que, conformément aux modalités approuvées de participation, au mécanisme, notamment le paragraphe 15C de l'annexe 1 du rapport du groupe de travail en position non limitée, les États peuvent refuser l'accréditation de n'importe quelle partie prenante qui souhaite participer aux travaux du mécanisme. Cette approche a été approuvée par tous les États membres. L'adoption de la décision sur l'autorisation de participation a été prise suivant le paragraphe 15i du même document, les parties prenantes doivent participer aux travaux dans un esprit objectif, s'abstenir de toute politisation et toutes les organisations auxquelles nous avons refusé l'accréditation ne répondent pas à ce critère. L'analyse de leur activité montre que ces ONG pratiquent une attribution injustifiées d'attaques informatiques, soit promeuvent la propagande pour nuire à la réputation d'États tiers, et le bénéfice de la participation de telles structures au mécanisme ne nous semble pas clair. Il est évident qu'elles ne sont pas capables de participer aux travaux de l'activité de manière impartiale et objective. Au nom de la Fédération de Russie, je souhaite également exprimer notre déception quant à la non-accreditation d'une ONG russe qui répond à ces objectifs. Nous espérons que les explications nous seront fournies et nous espérons que les modalités des ONG au mécanisme seront suivies et que la précaution sera de mise lorsque des vetos seront opposés. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [58:07]: Je remercie Monsieur le représentant de la Fédération de Russie. Et je cède la parole à la Thaïlande. Ensuite, nous entendrons les Caraïbes. Thailand · Représentant [58:19]: Merci, Madame la Présidente. La Thaïlande prend la parole pour la première fois lors de cette réunion. Ma délégation souhaite vous remercier ainsi que votre équipe pour les préparatifs Nous saluons les efforts que vous avez déployés pour entendre les points de vue de tous les États membres, leurs propositions et pour parvenir à un consensus, notamment la consultation que vous avez organisée suite à la session d'organisation de mars 2026. La Thaïlande salue votre engagement en faveur de l'inclusion, de la transparence et de la prévisibilité des débats tout en garantissant le principe de consensus dans la prise de décision. Nous saluons l'ordre du jour provisoire pour 2026-2027 pour les sessions plénières et pour le programme de travail indicatif transmis aux délégations hier. Il nous tarde de pouvoir dialoguer sur les cinq piliers du cadre pour le comportement responsable des États dans l'utilisation des TIC qui se concentrent sur la confiance, la résilience face aux nouvelles technologies qui sont des multiplicateurs de menaces et des facilitateurs de compatibilité. L'accent sera mis également sur la clarification du droit international dans le cyberespace, la mise en œuvre efficace des normes existantes en vigueur et la fourniture de de mesures de renforcement des capacités. Concernant les groupes thématiques, nous saluons la désignation des cofacilitateurs de l'Australie, de l'Égypte, de la Malaisie et de la Nouvelle-Zélande. Ils peuvent compter sur notre plein soutien pour les travaux des groupes thématiques, pour l'impartialité, la neutralité et l'équilibre géographique. Nous saluons un document officieux sur le fonctionnement de ces groupes. Nous faisons l'écho de l'idée que ces groupes doivent compléter les séances plénières grâce à un échange pratique et technique. Nous comptons sur des délégations plus avant que les délégations. et sur la sélection des experts techniques et sur le choix des sujets en respectant les cinq piliers. Le renforcement des capacités doit demeurer au cœur de notre coopération et de nos délibérations en plénière et au sein des groupes techniques. Enfin, la Thaïlande propose que ces groupes permettent de discuter de sujets liés au renforcement des capacités, tout d'abord pour répondre aux menaces cyber avancées, notamment la préparation face au quantique et la sécurité postes quantiques et pour fournir une assistance aux cadres nationaux politiques et pour l'application du droit international dans le cyberespace. Je vous remercie, Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:01:37]: Je vous remercie de votre intervention. Je donne maintenant la parole au Kiribati. Ensuite, nous entendrons l'Italie, puis la Chine. Kiribati · Représentant [1:01:47]: Madame la Présidente, Je souhaite tout d'abord vous remercier de votre travail inlassable et de votre dévouement dans la direction de ce mécanisme tout au long de cette session. Vous avez fait preuve de transparence et vous avez su entendre chaque délégation, grande ou petite, et nous l'avons bien remarqué. Pour une petite délégation telle que la nôtre, cette approche inclusive a permis une participation effective et nous vous en remercions. Les Kiribati souhaitent contribuer sur cette question. Nous souhaitons vous présenter notre position. Notre expérience en tant que petite société est fondée sur l'inclusion. Ce n'est pas le gouvernement seul qui a élaboré notre stratégie, notre cadre juridique, notre mécanisme d'évaluation. Nos capacités opérationnelles ont été construites grâce aux partenaires régionaux, grâce aux partenaires, aux organes régionaux et aux communautés plus larges. Cela permet de renforcer les délibérations, de tenir compte de l'expérience nationale. et ainsi on a pu passer de la description à l'exécution. Nous comprenons qu'il s'agit d'un processus intergouvernemental et que les négociations et la prise de décision demeurent la prérogative des États membres. Nous comprenons également que les modalités pour la participation des parties prenantes ont été approuvées par consensus à l'issue de négociations longues et minutieuses elles doivent être appliquées de manière fidèle en respectant le principe d'inclusivité qui a présidé à leur adoption. Et c'est dans ce même esprit d'inclusivité que ma délégation doit parler franchement des objections qui ont empêché la participation d'un certain nombre de parties prenantes. Nous comprenons que tout État membre peut soulever une objection au titre des modalités approuvées. Ce droit n'est pas remis en question. Toutefois, ces modalités demandent aux États membres d'utiliser de manière judicieuse le mécanisme de non objection et appellent les États membres à expliquer les raisons de ces objections pour que la présidence puisse procéder à des consultations et des accréditations lorsque c'est possible. Nous avons tous approuvé ces modalités et l'idée était d'organiser un débat et non pas de fermer la porte. Nous appelons donc toutes les délégations qui présentent une objection à présenter des explications dans la mesure du possible. Lorsque des explications sont données, on peut comprendre les raisons et souvent régler les problèmes. Et si nous perdons des parties prenantes, nous n'en sortons que plus pauvres. Nos débats en sont appauvris. Le silence est un coût pour nous tous. Pour un petit État insulaire tel que le nôtre, ce n'est pas une préoccupation abstraite. Nous n'avons pas d'expertise suffisante à laquelle nous référer. Les parties prenantes exclues de salles telles que celle-ci sont bien souvent les partenaires dont les États tels que le mien dépendent le plus. Chaque voix de cette capacité joue un rôle important. Nous ne souhaitons pas faire de reproches à une quelconque délégation, mais nous pensons que ce mécanisme est plus fort et ses résultats sont plus crédibles si L'expertise la plus large possible est incluse dans cette salle. Nous devons respecter l'inclusion qui avait été consignée sur papier. Ce mécanisme doit rendre les échanges avec les parties prenantes systématiques, durables et conformes aux engagements pris. Nous sommes prêts à continuer à échanger avec les États membres et l'ensemble de la communauté à cette fin. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:06:31]: Je remercie Madame la représentante de Kiribati et je vais maintenant faire lecture des délégations qui vont intervenir. L'Italie, la Chine, le Japon, la République islamique d'Iran, le Chili, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la République de Corée, la Pologne, l'Estonie, les États-Unis, le Maroc, le Niger et le Malawi, Nigeria et Malawi. L'Italie. Italy · Représentant [1:07:09]: Je vous remercie, Madame. Bonjour. L'Italie s'associe à la déclaration prononcée par l'Union européenne et souhaiterait ajouter quelques observations à titre national. Tout d'abord, je voudrais Sincèrement, vous remercier, Madame la Présidente, ainsi que votre équipe pour les efforts inlassables qui ont été déployés dans le cadre de la préparation de ce mécanisme mondial pour garantir une bonne transition entre le groupe de travail et le mécanisme. Comme l'Union européenne l'a souligné, la participation des parties prenantes au mécanisme mondial, tout en reconnaissant sa nature intergouvernementale, est un élément fondamental dans le cadre de nos travaux afin que nos travaux soient bien inclusifs. Et dans ce contexte, je voudrais renouveler la profonde déception du nombre élevé d'objections à l'accréditation d'organisations provenant de beaucoup de pays, dont le mien. Si nous vous remercions pour vos consultations et vos efforts avec les États concernés, nous sommes également préoccupés par l'absence de transparence quant à aux raisons des objections russes contre quatre organisations italiennes dont la participation aurait pu enrichir nos discussions. Je voudrais également rappeler que les parties prenantes jouent un rôle clé dans les activités de renforcement des capacités et que leur exclusion de la session plénière de la Conférence d'examen envoyer un message très négatif vers l'extérieur. L'Italie appuie l'esprit de la déclaration conjointe que certains groupes de parties prenantes ont envoyée à la Présidente. Une participation large des parties prenantes aux groupes techniques, même s'ils n'ont pas d'accréditation, contribuerait grandement à nos travaux, car leurs connaissances, leurs expériences, leurs capacités peuvent nous aider à atteindre des objectifs pratiques. qui sont jugés nécessaires par la majorité de la communauté internationale et plus conformes au mandat de ce mécanisme mondial. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:09:22]: Je remercie Monsieur le représentant de l'Italie et je cède maintenant la parole à la Chine, après quoi nous entendrons le Japon. China · Représentant [1:09:34]: Je. Vous remercie, Madame la Présidente. C'est la première fois que je prends la parole. Je commencerai donc par vous féliciter à l'occasion de votre élection à la présidence de ce mandat biennal. Comme vous l'avez dit dans votre déclaration, même les plus petits pays peuvent apporter des contributions importantes aux différents processus des Nations unies. Et vos prédécesseurs ont, à cet égard, donné un excellent exemple. La Suisse et Singapour ont, dans des circonstances très difficiles, permis de faire avancer ce processus et de déboucher sur un consensus. Cela démontre que la taille du pays n'importe pas. Ce qui compte, c'est une bonne compréhension de la situation à laquelle nous sommes confrontés, des questions qui doivent être abordées, et d'un objectif équilibré, avec une approche équilibrée afin de parvenir à un compromis entre des positions divergentes, parfois même opposées. ce qui nécessite du talent diplomatique. Et c'est la raison pour laquelle j'ai confiance en vous et en votre équipe. Nous sommes prêts à travailler avec vous, avec votre équipe et avec l'ensemble des États membres afin de permettre une issue positive à l'issue de ces deux années. S'agissant de la question que nous examinons actuellement, je voudrais souligner deux points. S'agissant de la participation des ONG, lors de la dernière réunion du groupe de travail à composition non limitée, j'ai prononcé une déclaration. Je ne vais pas redire ce que j'ai dit à l'époque, mais en quelques mots, voilà ce que j'avais dit. Nous sommes favorables en principe à l'implication des ONG à nos travaux. Cela étant dit, il n'y a pas de position politiquement correcte à cet égard. On ne peut pas dire que les ONG peuvent peuvent participer à l'ensemble des travaux comme bon leur semble. Il y a certaines procédures qui doivent être respectées. Et donc, la question qui est à l'examen n'est pas de savoir si les ONG peuvent ou ne devraient ou ne devraient pas participer à nos travaux. Non, c'est qu'il convient de respecter des procédures pour permettre cette participation par conséquent. Et cela m'amène au deuxième point que je souhaitais soulever. La participation des ONG aux groupes thématiques. Certaines délégations ont dit au cours de leurs interventions que la plénière ou les règles applicables en plénière ne devraient pas être appliquées aux groupes thématiques. Cela suscite certains doutes en ce qui me concerne. Comme la Secrétaire générale adjointe l'a dit dans son message, ces groupes thématiques sont un élément important du mécanisme. Et cette expérience, si je puis la qualifier ainsi, pourra réussir, mais dans certaines circonstances, Il faut pouvoir intégrer les résultats des différents groupes thématiques au document final du mécanisme. Et si on suit une procédure ou des règles complètement différentes au sein des groupes thématiques, on va saper la confiance des États membres et sans doute la qualité ou la légitimité des résultats de ces groupes. Les groupes thématiques ne deviendront en fait que de simples ateliers, voire même des événements en marge. Et je ne pense pas que ce soit le souhait des États membres. Je pense que tous les États membres sont favorables à la réussite de nos travaux. Je lance un appel à mes collègues. Lorsque l'on examinera ou lorsqu'on discutera des procédures et des règles applicables aux groupes thématiques, il faudra prendre un peu de recul et réfléchir au rôle que nous voulons voir jouer par ces groupes thématiques. En ce qui concerne ma délégation, Les règles applicables à la participation des ONG en plénière devraient également s'appliquer à leur participation aux travaux des groupes thématiques. C'est comme cela que nous pourrons garantir que l'issue des discussions au sein des groupes thématiques pourra être pleinement prise en considération dans les documents du mécanisme. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:15:44]: Je remercie Monsieur le représentant de la Chine de son intervention et je cède maintenant la parole au Japon, après quoi nous entendrons le Nigeria qui s'exprime au nom du groupe Afrique. Japan · Représentant [1:16:01]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Le Japon salue tous les efforts que vous avez déployés pour garantir la réussite du mécanisme mondial, y compris pour faciliter la participation des parties prenantes. Alors que les cybermenaces sont de plus en plus sophistiquées et complexes, il est essentiel de tirer parti de l'expertise du secteur privé pour pouvoir trouver des réponses concrètes. Le Japon accorde une grande importance à une approche globale. Le Japon estime que la coopération public-privé au sein du mécanisme mondial sera renforcée grâce à des exposés d'experts, des discussions interactives, que ce soit en plénière ou au sein des groupes thématiques, car cela permettra une amélioration des connaissances de tous les pays concernant les questions traitées. Concernant la lettre de la présidence du mois de juin, le Japon s'inquiète du fait que les objections opposées à de nombreux acteurs du secteur privé ne sont pas étayées conformément au paragraphe 15 de l'annexe 1. du rapport du groupe de travail à composition non limitée qui prévoit que les objections doivent être exprimées de manière claire. Le Japon estime que toute objection devrait être accompagnée par des justifications appropriées et que les pays qui ont soulevé des objections doivent expliquer les raisons de celles-ci de manière transparente. Je vous remercie, Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:17:41]: Je vous remercie. Je cède maintenant la parole au Nigeria, qui va intervenir au nom du groupe africain. Nigeria · Représentant [1:17:51]: Merci, Madame. Je pense que nous pouvons mettre de côté notre déclaration pour l'instant. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:18:01]: D'accord, je cède la parole à l'Iran, après quoi nous entendrons le Chili et puis l'Allemagne. Microphone, s'il vous plaît. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:18:18]: Je vous remercie, Madame. Le groupe de travail à composition non limitée a adopté par consensus des modalités spécifiques concernant la participation des parties prenantes au Mécanisme mondial. Ces modalités s'appliquent au Mécanisme dans son ensemble, y compris aux groupes thématiques. Ni l'annexe C ni l'annexe A ne fait de distinction entre réunions en plénière et les groupes thématiques s'agissant de la participation des parties prenantes. Le mécanisme mondial se voit appliquer des modalités qui ont été négociées et convenues par les États membres. Selon nous, il n'est pas nécessaire d'utiliser les pratiques d'autres processus des Nations Unies. La pratique générale des Nations Unies peut être utile lorsqu'il y a l'absence de modalités, mais ne peut pas remplacer des modalités qui ont spécifiquement été négociées par les États membres et adoptées ensuite par consensus pour s'appliquer à un mécanisme précis. Par conséquent, nous estimons qu'il ne faut donner accès qu'aux parties prenantes qui ont été accréditées conformément aux modalités convenues. Des groupes d'experts qui seront sélectionnés devront être constitués, là encore, par des organisations ou des personnes accréditées. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:19:55]: Le Chili, ensuite l'Allemagne et puis le Royaume-Uni. Chile · Représentant [1:20:01]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Le Chili est très préoccupé par le processus d'accréditation pour cette première session plénière du mécanisme mondial. Des 92 demandes présentées par des parties intéressées, plus de 50 % se sont vu opposer des objections, souvent sans raison connue. Nous saluons les consultations qui ont été organisées pour trouver une solution, mais nous partageons les préoccupations qui ont été exprimées par le Canada, la Colombie, le Mexique ainsi que d'autres États membres. Ces exclusions ne sont pas de nature procédurale uniquement. Les parties concernées apportent des connaissances spécialisées, des expériences techniques, des capacités qui complètent le travail des États membres, surtout dans le domaine de la création des capacités, de la mise en œuvre des mesures convenues au niveau international. Limiter leur participation réduit la diversité des points de vue et cela sape la capacité du mécanisme mondial à générer des résultats pratiques pouvant être mises en œuvre, l'exclusion de plus de la moitié des organisations ayant formulé des demandes de participation est incompatible avec l'engagement pris par les États membres de promouvoir des échanges systématiques, continus et de fond avec les parties prenantes conformément au rapport A/80/257. Une participation aussi limitée est un risque de limiter l'engagement dès le départ à ce mécanisme mondial. Le consensus auquel nous sommes parvenus en 2025 a eu pour objectif de renforcer la transparence et la reddition de comptes. On a prévu des consultations, des échanges et on a appelé à utiliser ce processus avec prudence, les vetos qui ont été utilisés sans raison contredisent ces progrès et l'esprit du groupe de travail. La participation des parties concernées est tout à fait cohérente avec le caractère intergouvernemental du processus. Leur contribution ne font qu'enrichir les contributions des États membres, même si la négociation, l'adoption d'une décision reviennent exclusivement aux États membres. Madame la Présidente, Le Chili espère que cette situation ne s'appliquera pas aux travaux des groupes thématiques. Conformément aux modalités convenues en 2025, le processus de non-objection a été prévu pour les sessions plénières de fond et les conférences d'examen. On n'a pas parlé de leur application aux groupes thématiques. Nous espérons donc pouvoir compter sur une participation large des parties prenantes dont les expériences contribueront à améliorer les travaux de ces groupes. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:23:04]: Je vous remercie. Je vais maintenant dire quelles sont les cinq prochaines délégations: l'Allemagne, le Royaume-Uni, la République de Corée, la Pologne et l'Estonie. L'Allemagne, je vous en prie. Germany · Représentant [1:23:19]: Je vous remercie. Madame l'Allemagne s'associe à la déclaration prononcée par l'Union européenne et souhaiterait faire les observations suivantes à titre national. Au cours des derniers mois, il y a un groupe d'États qui a beaucoup discuté des modalités concernant le mécanisme permanent. C'est important pour permettre un mécanisme de faire des programmes en matière de comportement responsable des États dans le cyberespace. Mais ces différents blocs constitutifs ne doivent pas devenir des obstacles sur la voie de la réalisation de nos objectifs. Votre approche nous a permis d'aller de l'avant collectivement. La secrétaire générale adjointe Nakamitsu, dans son message, a souligné l'importance des contributions des parties prenantes. Nous partageons tout à fait cette position à cet égard. comme l'ont dit entre le Canada et la Colombie, nous pensons qu'il est possible de garantir davantage d'inclusivité, notamment aux groupes thématiques. La participation à distance permettrait à des experts des petits États et d'autres parties prenantes qui auront des ressources limitées à prendre part à ces discussions. Et nous avons pris note des autres difficultés mentionnées par les autres États membres. participation des parties prenantes a une incidence directe sur la qualité de nos travaux et également sur le renforcement des capacités. Comme l'ont souligné les experts, le mandat académique, les ONG, les experts privés peuvent faire avancer nos discussions sur l'ensemble des éléments qui vont être discutés. Donc, conformément au Mexique, au Chili et à d'autres, nous souhaiterions exprimer notre regret face au fait que certains États n'ont pas fait preuve de retenue dans le cadre de l'examen des accréditations pour cette réunion et ils ont utilisé leur pouvoir de veto de manière quasi aveugle. Plus de la moitié des entités qui ont demandé à être accréditées ne l'ont pas été, ce qui nous empêche de les entendre cette semaine dans un esprit de dialogue transparent et ouvert. Conformément à l'annexe 1 du rapport final du groupe de travail à composition non limitée, les États membres de l'Union européenne ont fourni des explications concernant le refus d'une partie prenante. Nous nous associons également à plusieurs déclarations des parties prenantes concernant l'avenir de leur participation à nos travaux. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:25:53]: Je cède maintenant la parole au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentant [1:26:01]: Merci, Madame. Nous souhaiterions commencer par saluer la déclaration conjointe de la communauté des parties prenantes. Cette déclaration souligne la manière dont ceux-ci peuvent contribuer au mécanisme mondial, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités. S'agissant de l'utilisation du mécanisme de non objection, nous regrettons l'utilisation excessive de celui-ci afin de bloquer la participation des parties prenantes aux travaux de la plénière. Cela sape l'inclusivité de ce processus. Comme nous en avons tous convenu par consensus, les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme de manière judicieuse, en gardant à l'esprit l'importance de l'inclusivité. La Russie s'est opposée à plus de la moitié des demandes d'accréditation, notamment six parties prenantes qui étaient accréditées, qui ont apporté des contributions importantes aux travaux du groupe de travail à composition limitée. Un tel nombre d'objections n'est pas cohérent avec l'engagement pris par l'ensemble des États à faire preuve de retenue quant à l'utilisation de cette procédure. Nous réitérons, pour que les choses soient claires, que les groupes thématiques sont informels et en tant que tels, la participation des parties prenantes ne nécessite pas une accréditation. C'est cohérent avec les modalités convenues par consensus ainsi qu'avec la pratique établie aux Nations unies, notamment la période d'intercession de mai 2024 où les parties prenantes non accréditées ont pu prendre part aux travaux. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:27:32]: Je cède maintenant la parole à la délégation de la République de Corée, après quoi nous entendrons la Pologne et puis l'Estonie. Republic of Korea · Représentant [1:27:44]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Tout d'abord, je souhaite remercier la présidence et le secrétariat d'avoir préparé la première session plénière substantielle du mécanisme concernant La participation des parties prenantes. Le cyberespace n'est pas défini que par les États membres, mais le secteur privé, le milieu universitaire, la société civile et d'autres parties prenantes. Au vu de l'évolution rapide des technologies, la participation effective des parties prenantes est indispensable pour pouvoir répondre efficacement à la nature évolutive du cyberespace. Le mécanisme doit donc être ouvert, inclusif et pour pouvoir pleinement bénéficier de l'expertise et expérience des parties prenantes. Leur participation améliorera l'efficacité de nos politiques et renforcera nos capacités collectives à répondre aux cybermenaces qui se font jour. Nous associons la déclaration du Canada, de l'UE et d'autres parties prenantes. Si un État membre s'oppose à la participation d'une partie prenante, les raisons de cette objection doivent être rendues publiques. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:29:09]: Je vous remercie. Je cède maintenant la parole à la Pologne, après quoi nous entendrons l'Estonie et puis les États-Unis. Poland · Représentant [1:29:21]: La Pologne s'associe à la déclaration de l'Union européenne quelques remarques à titre national. Madame la Présidente, tout d'abord, je salue votre engagement en faveur de la participation des ONG et des autres parties prenantes aux travaux de l'ONU pour un cyberespace ouvert et inclusif, y compris pour l'organisation de sessions informelles avec les parties prenantes. Nous appuyons pleinement votre approche et c'est pourquoi nous avons soulevé la question du blocage par la Russie de la participation de nombreuses organisations non gouvernementales. Je vais vous donner un exemple. Le Centre de recherche cyber polonais, un institut qui fonctionne depuis 2021 au sein du département du droit public international et des relations internationales au sein de la faculté. d'administration et de droit de l'université de Wuch, qui est une institution publique qui jouit d'une réputation internationale. Depuis des années, il a participé aux débats politiques au sein de l'ONU, aux travaux notamment du groupe de travail à composition non limitée grâce à des contributions écrites, aux déclarations et aux manifestations parallèles. L'Institut coopère au niveau international avec le Collège de sécurité et de défense européen et l'Institut européen d'études stratégiques. Il a appuyé l'initiative de cyberdiplomatie de l'UE depuis ses débuts. Une objection à la participation de cette structure a été soulevée par un seul État membre, sans que des explications de fond aient été fournies. Il n'y a rien qui justifie l'exclusion de cette structure des sessions plénières du mécanisme mondial. D'après l'annexe 1 du rapport final du groupe de travail à composition non limitée, les États membres doivent utiliser de manière judicieuse le mécanisme de non objection et dans un esprit d'inclusivité. Imposer des objections en masse sans justification est contraire à cet engagement et compromet la légitimité du processus. Le problème est de nature systématique. Un nombre inédit d'objections a touché non seulement la Pologne, mais de très nombreuses organisations reconnues d'Europe, d'Amérique du Nord et latine, d'Asie et d'Océanie. Exclure ces entités affaiblit la capacité du mécanisme de réaliser les objectifs et prive les États d'une expertise dont dépendent les États, notamment ceux qui ont peu de ressources. La Russie, il y a quelques mois, a dit que telle organisation avait été bloquée parce que celle-ci réalisait des attributions politiques ou suivait une campagne politique. Non, ce n'est pas ce que fait notre institut. La décision de la Russie de bloquer une organisation politique, que je déplore en réalité, s'intègre dans une campagne politique. Au contraire, comme vous l'avez dit, je suis tout à fait d'accord, nous appelons tous les États à respecter une approche qui permette de renforcer la paix dans le cyberespace. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:33:02]: Merci. La parole est à l'Estonie, après quoi nous entendrons les États-Unis, le Maroc, le Malawi et le Monténégro. Estonia · Représentant [1:33:12]: Merci, Madame la Présidente. L'Estonie s'associe à la déclaration de l'Union européenne et ajoute les remarques suivantes à titre national. Comme de nombreuses délégations l'ont déjà dit, il est clair que la participation des parties prenantes renforce le mécanisme et son processus. Ces parties prenantes présentent une expertise dont les États ont besoin, connaissances techniques, indépendance, travaux de recherche, analyses juridiques, soutien en matière de capacité. Nous regrettons donc que Cyber Policy Group et Cyber Law International n'aient pas pu participer. Les raisons invoquées pour rejeter la participation notamment de ces deux parties prenantes ne nous convainquent pas. Ne pas être d'accord avec le comportement d'un État ou critiquer ce comportement ne relève pas de la propagande et cela fait partie du débat. Les États sont invités à répondre, mais non pas à faire taire ces organisations en leur refusant l'accréditation. Pour nous, la participation des parties prenantes doit être accompagnée d'un esprit de responsabilité. Nous appuyons un mécanisme ouvert, transparent et inclusif, mais l'inclusivité doit s'accompagner de la préservation de l'intégrité. La participation ne doit pas permettre aux entités dont les activités ou les affiliations compromettent l'objectif de renforcer la sécurité, la stabilité et le comportement responsable dans le cyberespace de participer. L'objectif est de garantir la participation des parties prenantes et que cela contribue de manière constructive aux travaux du mécanisme et que cela renforce les principes que le mécanisme cherche à promouvoir. Au nom de l'UE et de ses États membres, l'Estonie avec l'UE et ses États membres, s'est opposée à la participation d'une organisation. Nous ne sommes pas cachés derrière la procédure, mais nous avons présenté publiquement nos explications, car la transparence compte, notamment lorsque des objections sont soulevées. Cela permet de préserver la confiance dans le processus, d'empêcher l'abus du recours à la procédure de non objection, Et cela permet de comprendre notre position. Nos préoccupations sont sérieuses et fondées. JC Positive Technologies fait partie d'un groupe qui dispose d'une licence qui est utilisé par le service de sécurité russe et qui appuie des clients gouvernementaux russes, notamment le FSB. Dans cet environnement, cela ne peut pas être traité comme une affiliation neutre ou technique. Le 13 juillet 2026, l'Union européenne a dénoncé l'écosystème cyber russe malveillant qui cible les États membres et les partenaires internationaux et à identifier le FSB comme étant responsable d'activités malveillantes, notamment infiltration de réseaux gouvernementaux et attaques visant les infrastructures publiques. Nous avons adopté des mesures restrictives concernant l'entité que j'évoquais. BJC, le groupe dont je parlais, a été soumis à des sanctions suite aux actions de la Russie qui compromettent ou menacent l'intégrité territoriale, la souveraineté ou l'indépendance de l'Ukraine dans le cadre du onzième train de sanctions adopté par l'UE en juin 2023. La position de Sony est claire, la participation des parties prenantes doit permettre de renforcer le mécanisme plutôt que l'affaiblir. Cela doit fournir une enceinte qui ne permet pas aux parties prenantes qui mènent des activités malveillantes ou qui participent à la campagne de la Russie de participer. L'inclusion est importante, mais pas aux dépens de l'intégrité, de la confiance et de la sécurité. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:37:58]: Je vous remercie et je cède la parole aux États-Unis, après quoi nous entendrons le Maroc. United States of America · Représentant [1:38:05]: Merci, Madame la Présidente. Merci de votre direction du mécanisme. J'aimerais répondre aux préoccupations concernant la participation des parties prenantes. Les États-Unis appuient un processus ouvert multipartite prenante. Le secteur privé, la communauté de la tech, le secteur privé sont soit propriétaires, soit vont fonctionner le le cyberespace, leur expertise est une condition préalable pour que nous puissions nous acquitter de notre tâche. Le cyberespace n'a pas été créé par le gouvernement, il a été créé par le secteur privé et par des entreprises privées occidentales qui défendent aussi la liberté d'expression et le droit inaliénable à chaque homme, de chaque homme et femme d'être libre dans le monde. Et c'est peut-être là le problème. processus avec les parties prenantes est aussi important que les contributions à ce mécanisme. En refusant la participation des parties prenantes, on vide le processus de sa substance. Les États-Unis ne sont pas opposés à la participation de parties prenantes, or la Russie a imposé un veto à plus de 40 organisations. Nous aimerions connaître les raisons de ces objections. Je ne crois pas qu'il y ait à avoir peur. Il faut comprendre l'ampleur de ce qui est en train de se passer. Une délégation a empêché la participation de quelques dizaines d'organisations bien établies. de groupes, d'instituts de recherche de plusieurs régions, ça vide, prive le mécanisme d'expertise indépendante. Les États-Unis ne pensent pas qu'il s'agit d'une défense justifiée qui protège un processus intergouvernemental objectif et de priver notre débat de l'expertise qui rend ce processus crédible. Nous rejetons cette approche et nous exhortons la présidence et les autres délégations à résister à cet effort. Souhaitons nous un mécanisme qui puit sur l'expertise la meilleure ou un qui s'oppose à cela? C'est comme si l'on avait une convention agricole sans agriculteurs et c'est insensé. Je vous remercie, Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:40:57]: Je vous remercie. Le Maroc et ensuite le Malawi. Morocco · Représentant [1:41:01]: Merci, Madame la Présidente. Qu'il me soit permis tout d'abord d'adresser au Salvador ainsi qu'à Votre Excellence, l'Ambassadrice Griselda López, les plus vives et sincères félicitations de notre délégation suite à votre élection à la présidence de ce nouveau mécanisme. Votre élection, Madame la Présidente, témoigne de la confiance que l'ensemble des États membres placent dans votre expérience et votre capacité à conduire nos travaux avec votre sagesse et impartialité. Le Maroc qui a accompagné ce processus depuis le tout début des groupes d'experts gouvernementaux, tient à vous assurer de son soutien plein et indéfectible et entend y apporter sa modeste contribution résolument tournée bien entendu vers l'efficacité et vers des résultats concrets. S'agissant de l'organisation des travaux, ma délégation souhaite formuler trois observations. Premièrement, s'agissant des groupes thématiques dédiés, DTGs, le Maroc salue la désignation des quatre cofacilitateurs: Égypte, Australie, Malaisie et Pays-Bas, ainsi que l'équilibre qui a présidé à leur nomination. Nous formons le vœu que ces experts conduisent leurs travaux dans un esprit de neutralité, condition de la confiance que l'ensemble des délégations pourra leur accorder. Deuxièmement, concernant le calendrier, ma délégation se félicite de l'activation rapide des travaux de DTGS, dont les premières réunions se tiendront en décembre prochain. Nous espérons que des modalités pratiques de participation soient précisées dans les meilleurs délais afin de permettre aux délégations à capacité limitée de s'y préparer adéquatement. Troisièmement, ma délégation soutient une organisation des travaux s'appuyant sur les cinq piliers d'un comportement responsable des États dans le cyberspace déjà agréés par consensus, tout en restant ouverte à l'approfondissement de ce cadre normatif, y compris l'identification d'éventuelles lacunes, l'examen de nouvelles normes ainsi qu'un renforcement de la mise en œuvre des normes existantes. Cette architecture éprouvée nous paraît offrir une base solide pour progresser de manière méthodique. Et je vous remercie, Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:43:33]: Merci beaucoup. Je cède maintenant la parole au Malawi, après quoi nous entendrons le Monténégro, Cuba, l'Australie, l'Irlande, Maurice et le Nicaragua. Malawi · Représentant [1:43:51]: Madame la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs les délégués, la République du Malawi se félicite de pouvoir prendre la parole et présente les remarques suivantes à titre national. Nous nous félicitons de votre coopération avec les États membres tout au long du processus préparatoire et pour garantir que les travaux du mécanisme soient menés de manière transparente, inclusive et prévisible. Alors que nous nous réunissons pour cette séance d'ouverture, il faut savoir que le travail n'a pas commencé aujourd'hui, mais il fait fond sur des années de dialogue. de construction de la confiance et du consensus entre États membres. Les fondements jetés par le Groupe à composition non limitée sont essentiels pour la réussite de nos travaux, comme le rappelle l'annexe 1 du rapport final de 2025 du Groupe de travail à composition non limitée. 8257 Les États membres se sont mis d'accord pour créer un mécanisme permanent tourné vers l'action pour promouvoir la mise en œuvre d'un cadre global et évolutif pour le comportement responsable et l'utilisation des TIC. Et c'est sur ce fondement que nous devons, sur cette base que nous devons avancer. Nous appuyons une participation effective des États membres pour un mécanisme mondial tourné vers l'action. Les modalités approuvées permettent permettent la participation des parties prenantes dans les groupes thématiques spécialisés. Mais leur participation aux réunions nous permet d'avoir accès à une expertise, à une expérience opérationnelle et à des perspectives pratiques dans le cadre de nos débats. Si notre objectif est la mise en œuvre, nous devons alors garantir que ceux qui contribuent à la mise en œuvre soient effectivement à même de participer tout au long du processus. Comme ça a été dit, nous ne souhaitons pas que cette réunion soit une parmi tant d'autres à l'ONU. Ce mécanisme mondial doit être celui dont on se souviendra comme Un processus marqué par le dialogue ou la coopération a mené à la mise en œuvre et où nos efforts collectifs ont permis d'arriver à des résultats réels pour tous, notamment pour les pays en développement et les petits États insulaires en développement. Pour ma délégation, la participation des parties prenantes a permis d'appuyer les efforts pour renforcer le cadre de cybersécurité, notamment avec l'élaboration de politiques au renforcement des institutions et de la coopération. Cela a également permis de réaffirmer qu'une mise en œuvre effective ne saurait passer par une approche unique. Il doit y avoir une appropriation nationale et une prise en compte des priorités nationales. Comme reconnu par le résultat obtenu par consensus du groupe de travail à composition non limitée, aucun État ne peut faire cavalier seul. Et c'est dans cet esprit que nous réaffirmons notre attachement au dialogue constructif, à la coopération constructive et à la mise en œuvre fidèle du cadre global et évolutif pour le comportement responsable des États dans les TIC. Alors que nous entamons les travaux de ce mécanisme permanent tourné vers l'action, il nous tarde de pouvoir travailler avec tous les États membres dans un esprit de respect, de confiance et de responsabilité partagée pour que le mécanisme produise des résultats effectifs et inclusifs pour promouvoir la cybersécurité. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:47:58]: Je vous remercie. Le Monténégro et ensuite Cuba, puis l'Australie. Montenegro · Représentant [1:48:02]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les délégués, Je souhaite vous remercier, Madame la Présidente, d'avoir convoqué cette réunion et je remercie aussi le secrétariat. Le Monténégro salue la création de ce mécanisme permanent, un guichet unique qui permet de renforcer le multilatéralisme, le dialogue sur la sécurité des TIC et le comportement responsable des États. Les cybermenaces, figure parmi les défis les plus importants de notre époque. Pour le Monténégro et les Balkans, il ne s'agit pas d'une menace abstraite, mais d'une menace immédiate qui évolue avec des logiciels, des rançongiciels, des cyberespionnages, des attaques hybrides qui qui combine cyber intrusion, etc. Nous avons affaire à des activités qui compromettent la stabilité et la viabilité de nos institutions démocratiques. En tant que petit État avec de grandes infrastructures informatiques et l'intention d'intégrer l'UE, même un seul incident cyber à grande échelle peut avoir des conséquences très fâcheuses. et le Monténégro a donc renforcé ses capacités de cyberdéfense, a harmonisé sa législation avec celle de l'UE, a adopté des mesures de renforcement de la résilience cyber et a accru la coopération avec les partenaires régionaux internationaux, avec l'OTAN et différents réseaux. Aucun pays ne peut toutefois relever ces défis à lui seul. Face à des menaces transfrontières, il faut des solutions transfrontières sur la base de normes partagées, de la transparence et de la confiance. Et c'est pourquoi le mécanisme est d'une importance stratégique pour les Balkans occidentaux et essentiellement pour le Monténégro en tant qu'État candidat pour l'UE. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:50:28]: Merci beaucoup. Je cède la parole à Cuba. Après, nous entendrons l'Australie, l'Irlande et Maurice. Cuba · Représentant [1:50:39]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Cuba apprécie ce mécanisme mondial des Nations unies. C'est la seule instance où tous les États pourront continuer de discuter de manière transparente et sur un pied d'égalité de l'utilisation des TIC. et la sécurité internationale. Dans ce contexte, nous réitérons que le mécanisme mondial est un organe qui est aux mains des États membres et que le consensus est le principe fondamental qui doit orienter ses travaux conformément aux modalités qui ont été convenues par les États membres et consacrées dans la résolution 79 par 237 et 80 par 16 de l'Assemblée générale. La participation des autres acteurs doit se fonder sur le principe de non objection, comme cela a été convenu par le groupe de travail à composition non limitée qui a précédé ce mécanisme. Par conséquent, les modalités appliquées à ce mécanisme doivent être respectées dans leur intégralité afin de garantir que d'autres acteurs puissent participer de manière impartiale et non politisée. Il ne s'agit pas ici de privilégier un nombre plus ou moins important de parties prenantes, mais plutôt de garantir qu'il y a un équilibre. Ces règles doivent s'appliquer également aux groupes thématiques spécialisés. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:52:16]: Je vous remercie. Je cède maintenant la parole à l'Australie. Australia · Représentant [1:52:24]: Tout d'abord, je vous remercie de votre rôle moteur dans cette plénière et je vous remercie des informations fournies sur les consultations conduites avec les États qui ont présenté des objections à la déclaration du Canada, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de l'UE et des Kiribati. Un certain nombre de parties prenantes n'ont pas pu participer à la séance plénière de ce mécanisme. Nous soulignons l'importance d'une coopération effective avec l'ensemble des parties prenantes, le secteur en question, le secteur de la technologie, le milieu universitaire et la société civile. Ils permettent de répondre aux menaces et d'améliorer le rétablissement. Il faut donc utiliser de manière judicieuse le mécanisme de non-objection et nous appelons les États qui ont présenté des objections à présenter leurs explications. Les parties prenantes doivent pouvoir participer à nos travaux, cela enrichit nos débats, elles fournissent une expertise, une connaissance et comprennent comment mettre en pratique les décisions. Cela promeut l'inclusion et la transparence, principes qui ont été approuvés au moment de la création de ce mécanisme. Nous appuyons la déclaration des parties prenantes et les recommandations contenues et nous rappelons que ces objections ne s'appliquent pas à la participation des parties prenantes aux groupes spécialisés. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:54:10]: Je vous remercie. L'Irlande et ensuite Maurice, le Nicaragua et les Philippines. Ireland · Représentant [1:54:15]: Merci, Madame la Présidente. L'Irlande s'associe pleinement à la déclaration de l'Union européenne et souhaite ajouter des remarques suivantes à titre national. Nous sommes heureux de participer à l'ouverture de ce mécanisme qui permet de répondre aux nombreux problèmes que rencontre la communauté internationale en matière de cybersécurité. Merci, Madame la Présidente, de votre travail en amont de cette session. Vous avez travaillé de manière inlassable et vous avez tâché d'échanger avec toutes les parties. Nous associons à ceux qui ont présenté leurs regrets quant au fait que le processus d'accréditation ait été marqué par l'objection de la participation de 43 parties prenantes, soit la majorité de ceux qui ont fait une demande de partie prenante jouant un rôle essentiel dans le processus général et dans les groupes spécialisés, le mécanisme en sortirait perdant. n'avait pas accès à l'expertise, à la connaissance et aux informations de ces parties prenantes. Nous appuyons donc la déclaration conjointe des parties prenantes concernant l'objection à la participation des parties prenantes. El Salvador · Présidente · Griselda López [1:55:32]: Merci beaucoup, Maurice. Mauritius · Représentant [1:55:39]: Merci, Madame la Présidente. C'est la première fois que Maurice prend la parole dans le cadre du Mécanisme mondial. Je souhaite tout d'abord vous féliciter pour votre accession à la présidence. Notre délégation souhaite également remercier votre équipe de votre esprit constructif, de votre dévouement et des efforts inlassables pour jeter les bases de ce mécanisme important et pour vous avez su mener nos travaux de manière exemplaire. Maurice souhaite également remercier très sincèrement les bailleurs qui appuient le la bourse pour les femmes dans le cyberespace. Cela a permis la participation d'expertes femmes de pays en développement, notamment de Maurice, aux travaux de ce mécanisme. Cette initiative est essentielle pour promouvoir des débats inclusifs et représentatifs consacrés à la cybersécurité internationale. Maurice considère que l'efficacité du mécanisme mondial sera accrue avec la participation, une participation inclusive. Les gouvernements face aux menaces cyber ne peuvent pas relever tous les défis. Le secteur privé est propriétaire et fait fonctionner l'essentiel des infrastructures numériques et dispose d'une expertise technique, tandis que le milieu universitaire, la communauté technique et la société civile mènent des travaux de recherche, présentent des perspectives politiques, dispose d'une connaissance technique et permet de renforcer les capacités. Comme évoqué par le Canada, l'UE, l'Australie et d'autres, Maurice souligne l'importance d'une approche multipartite prenante qui permet aux parties prenantes de mettre à disposition leur expertise tout en respectant la nature intergouvernementale du mécanisme et le rôle décisionnel des États. Cette participation peut enrichir les débats grâce à des informations techniques, à des échanges entre experts, des contributions écrites et grâce au partage de bonnes pratiques, notamment s'agissant des questions relatives au renforcement des capacités ou techniques opérationnelles. Toutefois, dans le le principe de transparence et d'inclusion, de représentation géographique équitable et de garanties appropriées doivent être appliqués pour garantir la redevabilité et empêcher le conflit d'intérêts. Maurice est d'accord avec les observations de la Chine. La contribution effective des États membres aux travaux du mécanisme ne doit pas être déterminée par leur taille. Étant un PEID, Maurice considère que chaque État membre, quelle que soit sa taille, peut contribuer sur le fond s'il y a un engagement, une expertise et une volonté de coopérer de manière constructive. Un processus pour être inclusif doit permettre que les États puissent participer réellement aux travaux du mécanisme. Concernant les groupes thématiques spécialisés, Maurice considère que Des règles claires et prévisibles pour le règlement intérieur seront importantes qu'elles soient inclusives, sans préjuger des résultats du processus. Cela permettrait de répondre à la question de l'objectif et de la portée des groupes thématiques, la fréquence et le format des réunions, les modalités pour la présentation et la transmission de contributions écrites des États. le rôle de la présidence et de la coprésidence pour faciliter les échanges, calendrier pour le programme de travail et les produits, procédures pour promouvoir la coordination et la cohérence entre groupes spécialisés. Maurice considère également que des procédures d'accréditation transparentes et des modalités clairement définies pour la participation des parties prenantes, permettront un processus plus équilibré tout en permettant aux parties prenantes de toutes les régions, y compris des pays en développement, de participer. Alors que ce débat continue, nous sommes prêts à présenter des dispositions concrètes qui pourront jouir d'un soutien large des États membres et contribuer à un mécanisme inclusif durable. Je vous remercie, Madame la Présidente. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:00:20]: Je vous remercie et je cède maintenant la parole au Nicaragua, après quoi nous entendrons les Philippines et puis l'Albanie. Nicaragua · Représentant [2:00:29]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Nous saluons l'entame de ce mécanisme mondial. S'agissant des modalités de participation des partie prenante au mécanisme mondial. Rappelons que cela a été négocié et adopté par consensus par les États membres. On reconnaît le droit des États à formuler des objections concernant l'accréditation de certaines ONG. Ce droit doit être respecté et il ne peut pas être réinterprété. Aussi, les parties intéressées doivent contribuer de manière objective, constructive et non politisée. Les organisations qui apportent des contributions politiques ou qui ont des activités contre un État peuvent difficilement apporter leur contribution de manière impartiale à ce mécanisme. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:01:20]: Je vous remercie et je cède maintenant la parole aux Philippines. Philippines · Représentant [2:01:26]: Merci, Madame, de leadership et merci d'avoir donné la possibilité aux États d'aborder les préoccupations concernant les objections soulevées à l'accréditation de certaines parties prenantes. Cela reflète les efforts déployés par la présidence pour faire de ce mécanisme mondial un mécanisme ouvert, transparent et pour garantir que les États ont la possibilité de prendre part aux discussions de fond. En tant que pays qui se développe, Du point de vue du numérique, nous avons des partenariats avec le secteur privé, le monde académique. Nous avons également des partenariats internationaux. Nous nous associons avec la déclaration de l'Union européenne, du Japon, de la République de Corée et de l'Australie. La coordination multipartite joue un rôle vital pour améliorer notre résilience cybernétique. Ça permet d'avoir des experts techniques du monde académique, de la société civile. Notre pays ainsi que d'autres bénéficient de leur contribution qui permet d'avoir une meilleure connaissance des situations et nous prépare mieux aux besoins opérationnels du monde réel. Grâce à une coordination, la séance plénière est l'occasion pour les États membres d'accroître la résilience et de contribuer à un environnement numérique sûr, surtout pour des pays tels que le nôtre, les Philippines. Nous pensons que c'est une excellente pratique pour renforcer notre résilience cybernétique en impliquant l'ensemble du gouvernement avec une implication des différentes parties prenantes, en nous reposant également sur le multilatéralisme. Nous vous remercions de votre leadership. Les Philippines demeurent engagées en faveur d'un dialogue inclusif et surtout en faveur d'une mise en œuvre concrète aux côtés des autres parties prenantes. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:03:16]: avant de céder la parole à l'Albanie. Je souhaite signaler que pour l'instant, il s'agit de la dernière délégation qui a demandé à intervenir. Donc, si d'autres délégations souhaitent prendre la parole, je les invite à le faire savoir maintenant. L'Albanie. Albania · Représentant [2:03:44]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Je voudrais saisir cette occasion pour vous remercier, vous et votre équipe, pour l'excellent travail qui a été accompli pour organiser ce mécanisme mondial. L'Albanie salue votre leadership, votre engagement et vos efforts pour jeter des bases solides pour nos futures discussions et coopérations. L'Albanie appuie la position présentée par l'Union européenne et souhaiterait redire qu'elle est engagée en faveur de la consolidation du cadre des Nations unies pour un comportement responsable des États dans le cyberespace. Nous estimons que le mécanisme mondial est une occasion importante qu'il nous tarde d'utiliser pleinement. En tant que pays qui s'est engagé à se transformer sur le plan numérique en faveur de la cybersécurité et de la protection des infrastructures critiques, l'Albanie accorde une grande importance à la consolidation de la coopération internationale face aux activités malveillantes dans le cyberespace. Nous sommes convaincus qu'un environnement ouvert, stable, sûr des TIC ne peut être garanti que par une coopération inclusive. Dans mon pays, La politique de cybersécurité exige une approche impliquant l'ensemble de la société afin de tirer parti de l'expertise du secteur privé, du monde académique, de la communauté technique, mais également de la société civile. Ces différentes parties prenantes fournissent des expériences pratiques, des analyses politiques, des renseignements sur les menaces, contribuent au renforcement des capacités, autant d'éléments qui sont indispensables pour une bonne politique et pour une bonne mise en œuvre par le biais du cadre des Nations unies. À cet égard, l'Albanie souhaite également exprimer ses préoccupations à l'issue du processus d'accréditation des parties prenantes. Les objections qui ont été soulevées, notamment à l'encontre de nombreuses organisations bien connues, et qui ont contribué aux discussions sur la cybersécurité au niveau international, des entités qui nous ont permis de tirer de nombreux enseignements ces dernières années, suscitent des préoccupations concernant la transparence, la prévisibilité et l'inclusivité de ce processus. Cela risque de priver les États membres de contributions précieuses, justement au moment où les menaces cybernétiques sont de plus en plus complexes. L'Albanie s'associe à l'objectif de faire progresser le cadre des Nations unies d'un comportement responsable des États dans le cyberespace et appuie les efforts visant à garantir que le mécanisme mondial devienne une plate-forme efficace de coopération, de renforcement des capacités et d'échange d'expériences. Nous encourageons dès lors la poursuite des efforts afin de veiller à ce que des parties prenantes qualifiées, des experts puissent contribuer aux discussions sur des questions de fond conformément à ce qui a été convenu. Une telle participation est essentielle pour développer des réponses concrètes face aux difficultés cybernétiques qui évoluent et pour contribuer à la mise en œuvre du cadre des Nations unies partout dans le monde. L'Albanie demeure engagée à travailler de manière constructive avec l'ensemble des partenaires afin de promouvoir un environnement des TIC ouvert, stable et sûr. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:07:13]: Je vous remercie. Je cède maintenant la parole à la délégation de l'Ukraine. Ukraine · Représentant [2:07:20]: Merci, Madame. L'Ukraine s'associe à la déclaration prononcée par l'Union européenne et souhaiterait ajouter quelques observations à titre national. Avant toute chose, ma délégation vous félicite pour la tenue de cette session plénière inaugurale du mécanisme mondial. Nous sommes sûrs que ce processus deviendra une plateforme importante pour consolider la coopération internationale afin de promouvoir un environnement ouvert, sûr, stable des TIC. L'Ukraine est convaincue que le mécanisme mondial devrait devenir davantage qu'un forum de discussion avec des outils pratiques qui permettent de renforcer la coopération internationale, d'améliorer la résilience face aux activités malveillantes et contribuer de manière utile à la paix et à la sécurité internationales. À cet égard, les groupes techniques spécialisés sont des formes de consultation et devraient être accessibles aux parties prenantes selon leur expertise. Nous nous associons à cet égard à ce qui a été dit par le Canada, le Japon, l'Union européenne, les États-Unis et bien d'autres États qui ont souligné la nécessité de fournir des raisons lorsqu'on s'oppose à une accréditation. Nous pensons que la communauté internationale doit pouvoir suivre l'évolution des comportements malveillants dans le cyberespace. Nous pensons que il serait important d'attirer l'attention de la communauté internationale sur ce type d'activité avec attribution publique, mais également au cours des échanges, au cours de cette réunion plénière et des suivantes. Et je fais référence particulièrement à ce qui a été dit par l'Estonie aujourd'hui. Concernant les modalités, nous souhaiterions souligner que l'interopérabilité doit être un principe dans le cyberespace et pour l'utilisation des TIC, mais également un principe d'application concernant sa sécurité pour la promotion d'un comportement responsable des États dans le cadre de l'utilisation des TIC. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:09:27]: Je vous remercie. Je pense que nous venons d'entendre la dernière intervention sur cette question. C'est bien le cas. J'ai bien écouté l'ensemble des points de vue et il est évident que La participation des parties prenantes demeure une priorité pour de nombreuses délégations. Soyez assurés que je reste attaché à un dialogue systématique, de fond, constant avec les parties prenantes et j'ai l'intention de poursuivre mes efforts pour organiser des dialogues informels. Avant de passer au point suivant de l'ordre du jour, Il convient d'aborder une autre question relative aux parties prenantes. Je voudrais attirer l'attention des États sur le document intitulé Liste des entités non gouvernementales qui figure dans le document A/AC.304/2026/INF/1. Ce document d'information recense les entités qui ont été accréditées pour participer aux travaux des sessions plénières de fonds et des conférences d'examen du Mécanisme mondial au cours du cycle quinquennal actuel, conformément aux modalités convenues. Puis-je considérer que le Mécanisme mondial prend note de ce document? Pas d'objection, il en est ainsi décidé. Poursuivons avec l'examen des questions d'organisation de nos travaux. Je voudrais faire quelques brèves remarques sur la question des groupes thématiques spécialisés. Conformément aux modalités convenues par les États concernant les groupes thématiques spécialisés qui figurent à l'annexe 1 du document A/80/257, j'ai mené à bien de larges consultations au cours des derniers mois, notamment des échanges qui ont eu lieu lors de la session d'organisation, mais il y a également eu des contributions écrites de la part des délégations. J'ai organisé trois consultations ouvertes, les town halls en anglais, ainsi que des réunions bilatérales et des rencontres avec divers groupes d'États. Sur cette base, j'ai constaté que, compte tenu du large consensus au sein d'une grande majorité des délégations, la nomination de deux co-facilitators par groupe thématique spécialisé, en tenant compte de l'équilibre géographique et de genre ainsi que de l'expérience pertinente, constitue l'approche la plus logique. et la plus équilibrée pour soutenir la mise en œuvre du Mécanisme mondial au cours de son premier exercice. Comme je l'ai indiqué dans ma note du 29 juin, je reste pleinement engagé à travailler en étroite collaboration avec les cofacilitateurs ou facilitatrices ainsi qu'avec toutes les délégations afin de garantir que les groupes thématiques spécifiques fonctionnent en totale conformité avec les modalités convenues du mécanisme mondial. Les co-facilitateurs ou co-facilitatrices exerceront leurs fonctions sous ma direction et ma responsabilité générale en tant que présidente. Et je continuerai à exercer activement ce rôle de pilotage en veillant à ce que les opinions de toutes les délégations soient entendues. Les co-facilitateurs ou co-facilitatrices agiront à titre personnel, donc ad personam, dans le strict respect des principes de neutralité, d'impartialité et d'inclusion. Et en tant que présidente, je veillerai à préserver cette objectivité et je travaillerai en étroite collaboration avec les personnes concernées à cette fin. Cette décision étant prise, je me permets de donner maintenant la parole aux délégations si elles souhaitent faire des observations, sachant que je n'ai pas l'intention de rouvrir le débat sur cette question. Mais il est toutefois important de permettre à toutes les délégations d'exprimer leur point de vue. Si vous souhaitez intervenir, Je vous invite à le faire savoir sans plus attendre. Je cède la parole à la délégation du Nicaragua, après quoi nous entendrons l'Union européenne. Nicaragua · LMG · Représentant [2:14:46]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Je vais prononcer une déclaration conjointe au nom d'un groupe de pays animés du même esprit, le Bélarus, le Burkina Faso, la Chine, Cuba, la République démocratique de Corée, l'Iran, la Fédération de Russie, la République bolivarienne du Venezuela et, en notre nom, le Nicaragua. Nous saluons l'entame des travaux de fond du mécanisme mondial. Sur les progrès réalisés dans le domaine des TIC dans le contexte de la sécurité internationale et de la promotion d'un comportement responsable des États dans l'utilisation des TIC, nous réaffirmons notre engagement à travailler de manière constructive et de bonne foi avec l'ensemble des États membres. S'agissant de l'organisation des travaux des groupes thématiques spécialisés, nous réaffirmons notre position qui se trouve dans la déclaration conjointe du groupe des États animés du même esprit de juin et avril 2026, également publié sur le site du mécanisme. Nous réitérons, sur la base de ces déclarations, que le mécanisme mondial est un organe intergouvernemental et que le consensus est un principe fondamental qui préside à ses travaux. Conformément aux modalités prévues par les résolutions 79/237 et 80/16, Le consensus est le seul outil de prise de décision du mécanisme mondial. Cela s'applique aux questions de procédure et de fond. Toute référence à la pratique établie dans d'autres organes établis par l'Assemblée générale ne sont pas d'application. Dans ce contexte, nous sommes particulièrement déçus par par l'approche adoptée par la présidente qui désigne des cofacilitateurs pour les groupes thématiques spécialisés, ce qui n'est pas conforme à la nature intergouvernementale du mécanisme mondial. Nous nous dissocions donc de la procédure qui a été utilisée pour prendre cette décision et nous considérons qu'il ne s'agit pas d'un précédent pour le fonctionnement du mécanisme mondial. L'éco-facilitateur devrait être élu ou désigné sur la base d'un consensus entre l'ensemble des États membres. Nous demandons à la présidente de respecter scrupuleusement les modalités convenues pour le mécanisme mondial, notamment le principe fondamental du consensus. a été un principe directeur du processus de négociation sur la sécurité des TIC aux Nations unies et cela doit continuer à orienter les efforts déployés par les États membres. Toute tentative de réinterpréter ce principe met en danger l'avenir du mécanisme mondial et limite sa capacité à parvenir à des résultats équilibrés et crédibles. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:18:00]: Je vous remercie. Je cède maintenant la parole à l'Union européenne, après quoi nous entendrons la Colombie, puis le Venezuela. EU · EU · Représentant [2:18:10]: Je vous remercie, Madame la Présidente. J'ai l'honneur d'intervenir au nom de l'Union européenne et de ses États membres, les pays candidats de la Macédoine du Nord, du Monténégro, de la Serbie, de l'Albanie, de l'Ukraine, la République de Moldova, la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie, ainsi que les pays de l'ALENA, la Norvège, ainsi que les membres de l'Espace économique européen et Saint-Marin s'associent à cette déclaration. Je souhaiterais également exprimer ma gratitude envers vous et votre équipe pour l'ensemble des efforts déployés pour mettre sur pied le mécanisme mondial. Nous sommes encouragés par les progrès qui ont été engrangés jusqu'à présent et il nous tarde de travailler sur des questions de fond cette semaine afin de voir comment on peut faire progresser le cadre des Nations unies pour le comportement responsable des États dans les TIC et grâce aux orientations des groupes thématiques spécialisés. Il nous tarde de faire cela sur la base de l'équilibre auquel nous sommes parvenus à l'issue du groupe de travail à composition non limitée. Nous saluons la désignation de cofacilitateurs conformément à la pratique aux Nations unies. ils vont faire partie de votre équipe à titre personnel pour concrétiser les groupes thématiques spécialisés au cours des deux prochaines années. Nous pensons que le document que vous avez transmis sur les travaux des groupes définit une voie claire quant au fonctionnement des groupes. Ils fournissent des éléments supplémentaires quant à la manière dont ils peuvent devenir des outils importants pour la communauté internationale dans le cadre de la mise en œuvre du cadre des Nations Unies. Comme nous l'avons déjà dit, nous pensons que L'ordre du jour de la plénière des groupes et des tables rondes de renforcement des capacités sont complémentaires. Cette semaine, nous allons discuter des piliers et il s'agira d'orienter les groupes thématiques spécialisés pour décembre. L'année prochaine, au cours de la plénière, nous serons en mesure d'utiliser les orientations qui ont été formulées cette semaine, notamment à l'issue des réflexions des groupes thématiques spécialisés pour la plénière de l'année prochaine. Nous vous encourageons, vous et les co-présidents, en consultation avec les États membres, à développer un programme de travail pour les groupes thématiques spécialisés, à choisir des sujets conformément aux orientations qui vous seront données cette semaine et à maintenir l'engagement jusqu'aux groupes thématiques spécialisés. Dans le cadre de la préparation de ces groupes, il faudra préparer des questions d'orientation afin de permettre aux États de se préparer à y contribuer. Les travaux des groupes devraient permettre des discussions ciblées sur la base des expertises pertinentes à la suite d'exposés d'experts. Après, il y aura des échanges avec les États afin de développer un savoir-faire pour la mise en œuvre du cadre. La sélection des sujets pour les groupes 1 et 2 devrait être synchronisée afin de permettre une complémentarité entre ces deux groupes. Alors que les groupes thématiques spécialisés ont des réunions informelles, nous vous encourageons à suivre la pratique pour l'organisation des travaux, notamment en ce qui concerne l'implication des parties prenantes. Avoir un ensemble d'experts permettrait d'enrichir nos discussions. On devrait également donner la possibilité à ces experts de répondre à des questions qui leur seraient adressées par les États. Il faut permettre une approche impliquant l'ensemble du gouvernement et des résultats concrets sur le terrain. Et nous sommes heureux que la nature informelle des groupes thématiques spécialisés permettra une participation hybride, ce qui permettra aux plus petites délégations de prendre part à ces travaux de manière utile. Concernant vos propositions relatives aux modalités de rapport, il faudra présenter de manière orale les discussions des groupes thématiques spécialisés lors de la prochaine plénière avec des recommandations par écrit, s'il y a accord entre les États, accord consensuel au sein des groupes thématiques spécialisés. Un mécanisme de rapport clair sera essentiel pour garantir des progrès constants et une bonne mise en œuvre du cadre des Nations unies. Nous sommes vraiment impatients de pouvoir franchir ces différentes étapes avec vous, avec l'ensemble de la communauté internationale, pour permettre un environnement mondial stable, ouvert et sûr. Il est essentiel d'utiliser ce mécanisme mondial comme outil pour obtenir davantage de résultats. Nous sommes prêts à partager de bonnes pratiques, à financer des projets de renforcement de capacités, à organiser des exercices de simulation. Nous voulons garantir que le mécanisme donnera des résultats concrets pour la sécurité numérique mondiale. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:23:16]: Je vais vous faire lecture de la liste des demandes de parole jusqu'à présent. Nous avons la Colombie, le Venezuela, la Fédération de Russie, la République islamique d'Iran, la Suisse, le Mexique, l'Italie, le Canada, le Japon et Cuba. Je cède maintenant la parole à la Colombie. Colombia · Représentant [2:23:44]: Je vous remercie. En s'agissant de l'organisation des travaux, ma délégation souhaite signaler ce qui suit. Tout d'abord, la Colombie se félicite de la désignation de cofacilitateurs ad personam selon leur expérience technique et dans le respect du principe d'égalité des genres. Nous estimons que refléter un équilibre géographique entre pays développés et pays en développement favorise une dynamique plus inclusive et plus représentative. Cela permet de prendre en considération les points de vue, les expériences et les atouts des différentes parties. En deuxième lieu, ma délégation estime que les sessions d'information grâce à des experts est un mécanisme très utile pour planter le décor de l'analyse des différentes questions au sein des groupes thématiques spécialisés. Ces présentations pourraient être complétées par un dialogue structuré avec des questions d'orientation qui seraient préparées par la présidente. On pourrait également procéder à des examens de cas précis. Cela permettrait d'identifier des bonnes pratiques, de tirer des enseignements et de formuler des recommandations concrètes qui pourraient être mises en œuvre. La méthodologie proposée pourrait être adaptée en fonction des thématiques qui seront choisies. à la suite d'un processus de consultation qui sera organisé par la présidence auprès des États en coordination avec les co-facilitateurs. Enfin, la Colombie souhaite réitérer un élément pratique mais qui est fondamental pour le bon fonctionnement des groupes thématiques, à savoir l'interprétation simultanée. Les experts techniques des différentes régions qui parlent différentes langues doivent pouvoir participer de manière utile, sans entrave, aux discussions. C'est pourquoi nous vous encourageons à garantir autant que faire se peut l'interprétation simultanée au cours des sessions des groupes thématiques spécialisés conformément à l'esprit d'inclusivité du Mécanisme. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:26:08]: Je cède maintenant la parole au Venezuela, après quoi nous entendrons la Fédération de Russie. Venezuela (Bolivarian Republic of) · Représentant [2:26:17]: Madame la Présidente, la République bolivarienne du Venezuela félicite la présidente du mécanisme mondial pour son élection. et nous souscrivons à la déclaration du groupe des pays animés du même esprit, déclaration prononcée par la délégation du Nicaragua. Nous souhaiterions faire maintenant quelques observations supplémentaires à titre national. Le Venezuela affirme son engagement à consolider la coopération entre les États parties afin de prévenir l'utilisation des TIC à des fins qui sont incompatibles avec le maintien de la paix et de la sécurité internationale. pour garantir le bien commun de l'humanité et pour contribuer au développement durable conformément à ce qui est établi par la résolution 75/240 de l'Assemblée générale. Il est particulièrement important pour le Venezuela de préserver le principe du consensus au cours de l'ensemble des activités du mécanisme mondial, y compris au sein des groupes thématiques spécialisés. Il est particulièrement important que la désignation des coordonnateurs des groupes thématiques fasse l'objet d'une consultation avec l'ensemble des États membres. Là encore, il faut respecter le principe du consensus. Le Venezuela observe qu'il y a une distribution des groupes thématiques à 50/50 entre pays développés et en développement, ce qui n'est pas équitable car les pays en développement sont bien plus nombreux à l'ONU. C'est pourquoi on pourrait assister à une surreprésentation des pays développés. Conformément à ce qui précède, le Venezuela estime que la sélection des coordonnateurs des groupes thématiques devrait faire l'objet d'une consultation avec les États et faire l'objet d'une décision consensuelle. La République bolivarienne du Venezuela est pleinement disposée à contribuer de manière constructive à la recherche de ce consensus. Nous sommes sûrs que les travaux pourront se tenir de manière inclusive, transparente. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:28:39]: Je vous remercie et je cède maintenant la parole à la Fédération de Russie, après quoi nous entendrons l'Iran, la Suisse et le Mexique. Russian Federation · Représentant [2:28:49]: Je vous remercie, Madame la Présidente. La Fédération de Russie salue le début des travaux de fond du mécanisme. Nous sommes favorables à une coopération de bonne foi et constructive avec les parties prenantes sur toutes les questions relevant du mécanisme. Nous rappelons notre attachement à la déclaration conjointe du groupe animé d'un même esprit prononcée par le Nicaragua. Le principe directeur du mécanisme, c'est sa nature intergouvernementale. Ce sont les États qui participent aux négociations et qui prennent des décisions en conséquence. Le processus décisionnel, la prise de décision politique ou relevant de la procédure est fondée sur le consensus tel que consacré par la résolution 79 237 et 96 de l'Assemblée générale qui détermine les modalités de ce nouvel organe. Le consensus a été était à la base des formats précédents, le groupe à composition non limitée qui a achevé ses travaux et cela a permis de produire des résultats importants en tenant compte des avis des États membres. L'examen des aspects relevant de l'organisation doit se faire de manière inclusive et transparente sans que l'on impose des calendriers, que l'on réduise l'on limite les États qui peuvent participer aux négociations. Nous ne sommes pas d'accord pour que, pour la désignation des coordinateurs des groupes thématiques, les États membres soient placés devant le fait accompli, alors que les résultats des consultations qui ont lieu d'avril en juin ont montré que le consensus n'a pas été possible. La décision de la présidence de désigner les coordinateurs est contraire aux paramètres définis par l'Assemblée générale pour le mécanisme. La Russie ne reconnaît pas cette décision, elle est contraire au consensus et viole le principe de rôle directeur des États. Cette mesure ne peut être considérée comme légitime ni être considérée comme relevant d'un précédent pour la suite du fonctionnement du mécanisme. La désignation des coordinateurs. et les autres aspects de l'organisation peuvent être l'objet d'une décision qui respecte les modalités approuvées par l'assemblée générale pour les négociations. Pour empêcher l'abus de leur pouvoir par les coordonnateurs, il faut respecter le principe de consensus au moment de définir l'ordre du jour des groupes thématiques et au moment de l'établissement du bilan de leur activité. La liste des thèmes doit être examinée et confirmée de manière transparente et à l'unanimité en tenant compte de la priorité des préoccupations de tous les États membres. Les discussions doivent se faire dans le respect des cinq piliers du mandat sans exclure certaines questions. Les États membres, dans le cadre de la session plénière, peuvent présenter à l'examen les recommandations pour lesquelles il y a consensus. Les réponses des coordinateurs ou les autres contenus qui sont préparés sans approbation unanime ne peuvent être examinés, considérés comme légitimes. Concernant la participation des ONG, elle doit se faire dans le respect des modalités approuvées. Le rôle des entités non gouvernementales doit être de nature purement technique et consultative et ne pas être lié à la politique d'un État, de l'État dans lequel ces organes, dans la juridiction duquel ces entités se trouvent. Conformément au paragraphe 8a de l'annexe 1, les présentations à l'exception des présentations des experts, ne peuvent pas les parties prenantes, à l'exception de celles qui font une présentation, ne peuvent pas participer aux travaux du mécanisme. Ces présentations doivent être non contraignantes et être approuvées par les États membres. La Russie est prête à participer de manière constructive aux travaux du mécanisme, toutefois sur la base des règlements qui ont été approuvés par les États membres. Or, ces dispositions n'ont pas été proposées par un État ou un groupe d'États, n'ont pas été adoptées par consensus. Les modalités ne doivent pas être interprétées librement ou appliquées de manière sélective. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:33:53]: Je vous remercie. L'Iran, la Suisse, le Mexique, puis l'Italie. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [2:33:58]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Ma délégation s'associe à la déclaration du Nicaragua au nom du Groupe des États animés d'un même esprit. Les modalités qui régissent la désignation des facilitateurs et leurs fonctions sont déjà précisées dans le paragraphe 17 de l'annexe C du troisième rapport d'étape et le paragraphe 12 de l'annexe 1 du rapport final du Groupe de travail à composition non limitée. Il n'est donc pas nécessaire de dépendre de la pratique d'autres processus de l'ONU. Dans le cas du mécanisme mondial, les groupes spécialisés sont au cœur du processus et organisent des débats ciblés et élaborent des recommandations concrètes pour examen par la plénière. Le rôle des facilitateurs n'est donc pas de nature purement en avant de la procédure, mais du fond. Leur fonction n'est donc pas comparable à celle des facilitateurs dans d'autres processus de l'ONU. C'est pourquoi nous réitérons que les facilitateurs des groupes thématiques doivent être désignés par consensus de tous les États membres. À cet égard, je rappelle que lors des négociations portant sur les modalités du mécanisme mondial au sein du groupe de travail à composition non limitée, la proposition d'autoriser la présidence à désigner les facilitateurs faite dans le projet de document initial a été retiré parce que ça ne bénéficiait pas du consensus des États membres. Le résultat approuvé est donc une décision délibérée de ne pas conférer une telle autorité à la présidence. Ma délégation souligne donc que l'approche de la présidence pour désigner les facilitateurs, telle que figurant dans sa lettre du 29 juin, n'est pas conforme à modalités décisionnelles approuvées sur la base du consensus du mécanisme. Cette approche ne doit pas être consignée ni considérée comme constituant un précédent pour des cas similaires. Le choix des facilitateurs doit se faire sur la base du consensus pour tenir compte des priorités de tous les États. Cela doit respecter les cinq piliers de manière équilibrée, sans donner la priorité à certaines questions au dépend d'autres. Concernant la transmission des informations et des recommandations issues des groupes thématiques à la plénière, nous avons des réserves quant à l'élaboration d'un résumé par les facilitateurs. nous rappelons l'importance de la nature factuelle de l'expérience des autres pratiques de l'ONU. Il est impossible en pratique de garantir une objectivité complète. De par leur nature, les résumés sont des documents préparés sous la responsabilité de la présidence ou des co-facilitateurs et sont donc la représentation de ces personnes. Le paragraphe 12 de l'annexe 1 du rapport final sur la préparation des résumés, il est fait mention d'un résumé écrit. Il n'est pas fait mention d'un résumé écrit. Et donc, la nécessité de fournir des informations ne doit pas être interprétée comme autorisant à préparer des résumés écrits. Les groupes thématiques doivent en effet produire des recommandations jouissant du consensus et il serait donc préférable de faire un procès-verbal sous forme de texte évolutif qui pourrait ensuite aboutir à des recommandations jouissant du consensus. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:38:13]: Je vous remercie, je donne la parole à la Suisse. Switzerland · Représentant [2:38:19]: Merci, Madame la Présidente. La Suisse salue votre présentation conformément à la pratique, la présentation des rapports. C'est important pour préparer les groupes thématiques en décembre et pour le mécanisme mondial. Nous remercions les facilitateurs désignés de leur disposition à travailler dans le cadre de ce processus. Les groupes thématiques sont l'occasion de nous concentrer sur une mise en œuvre progressive et pratique du cadre de comportement responsable des États. Il est crucial de se préparer à l'entame des travaux de ces groupes thématiques dès que possible. Comment les débats seront-ils organisés et structurés, et quels experts devront être envoyés à New York? Nous formulerons des recommandations sur ces questions, notamment en lien avec le droit international. Nous remercions la présidence du document non officiel, la France, du document présenté. Nous appuyons les propositions concernant la nature ciblée des discussions, les présentations des experts et la participation des parties prenantes et les attentes liées à la présentation de rapports, donc d'informations et de recommandations potentielles les groupes thématiques à l'Assemblée générale. Nous comptons contribuer à la réussite des travaux des groupes thématiques. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:39:55]: Le Mexique, suivi par l'Italie, le Canada, puis le Japon. Mexico · Représentant [2:39:59]: Je vous remercie. Le Mexique soutient la présidence de désigner les co-facilitateurs des groupes thématiques spécialisés. Conformément à la pratique établie dans les autres processus de l'Assemblée générale, nous saluons les quatre désignations annoncées le 29 juin, lesquelles correspondent à une représentation géographique et en matière de genre adéquate. Ces personnes ont l'expertise nécessaire pour appuyer les travaux. Les co-facilitateurs jouent un rôle d'appui à la présidence. Toute recommandation émanant des groupes thématiques doivent être considérées et doivent être examinées et, le cas échéant, adoptées par les États membres en plénière. Le Mexique considère que les groupes thématiques doivent donner la priorité à l'aspect pratique et à la mise en œuvre l'approche. Nous pensons donc que les débats doivent être structurés en fonction de scénarios qui nous permettent d'échanger nos expériences nationales, d'identifier les défis rencontrés en commun et de tirer les enseignements spécifiques concernant l'application du cadre pour le comportement responsable des États, en évitant les débats doublons. en plénière. Nous appuyons l'idée que les groupes thématiques bénéficient de la participation des experts techniques désignés par les États membres lorsque cela permet d'enrichir les débats sur les questions qui sont extrêmement spécialisées. Cette participation doit être de nature technique sans compromettre la nature intergouvernementale du mécanisme. En effet, la décision dépend des États membres. Enfin, nous faisons l'écho de l'intervention de la Colombie concernant le fait qu'il faut garantir le respect du multilinguisme dans la planification et l'exécution des activités des groupes thématiques. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:42:20]: Je donne la parole à l'Italie. Italy · Représentant [2:42:26]: Merci, Madame la Présidente. L'Italie s'associe à la déclaration de l'Union européenne et ajoute quelques remarques à titre national. Chers collègues, l'évolution du paysage sécuritaire international et l'évolution des changements technologiques rapides nécessitent un environnement des TIC qui soit sûr, pacifique, interopérable et le seul moyen d'y parvenir c'est d'appliquer le cadre pour le comportement responsable des États dans le cyberespace. Nous savons ce qu'il faut faire, mais il nous faut agir ensemble sur les questions de fond. L'Italie réaffirme à nouveau l'importance de garantir que les groupes thématiques puissent entamer leurs travaux dès que possible, car ils présentent l'intérêt essentiel représentent l'intérêt essentiel du mécanisme grâce à la nature concrète de leurs travaux qui complètent les séances plénières. L'Italie appuie votre document du 8 juin, Madame la Présidente, qui est conforme aux principes définis par le groupe de travail composition non limitée. L'Italie salue la désignation de quatre co-facilitateurs à qui nous adressons nos félicitations. Nous leur souhaitons plein succès dans la tâche importantes qui leur incombent et vous pouvez compter sur notre pleine coopération. Cette désignation n'est pas contraire aux modalités ou règles en vigueur et cela garantit un équilibre approprié sur le plan géographique, du genre et en matière de développement. Comme évoqué dans mon intervention précédente, je me réjouis de pouvoir constater l'inclusion large des parties prenantes aux travaux des groupes thématiques en tenant compte de deux aspects. Tout d'abord, la communauté des parties prenantes comprend des acteurs très variés, pas simplement les ONG. Considérer que toutes les parties prenantes sont des ONG revient à politiser la participation des parties intéressées dont la contribution technique peut être essentielle pour notre oeuvre collective. Le paragraphe 15 de l'annexe 1 du rapport final du groupe à composition non limitée rappelle que l'accréditation est nécessaire seulement pour la plénière. Les groupes thématiques sont de nature officieuse et ne nécessitent donc pas d'accréditation. Lors de la session d'organisation de mars, aujourd'hui encore, nous avons passé beaucoup de temps aux questions relevant de la procédure. Le mécanisme mondial a été créé, ses règles sont créées, elles sont fondées sur les principes approuvés par consensus au sein du groupe de travail à composition non limitée, que la Présidente a résumé, et nous vous invitons à présent à tourner la page pour que nous puissions nous pencher sur les questions de fond que nous devons examiner pour que cette plénière fournisse des orientations claires et utiles pour les groupes thématiques de décembre. La session, l'appareil d'intercession peut être très utile pour préciser certains points en suspens sur la base de la coopération sous l'égide de la présidence. Le mécanisme mondial doit être couronné de succès pour s'acquitter de la tâche qui a entraîné sa création. L'Italie souhaite y contribuer. Si vous ne savez pas où aller, vous n'y arriverez jamais. ce fameux adage, mais nous savons où aller. Le mécanisme mondial nous fournira la possibilité de coopérer pour y parvenir. Madame la Présidente, vous pouvez être assurée que vous pouvez toujours compter sur la coopération et l'ouverture de l'Italie. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:46:43]: Je donne la parole au Canada, suivi par le Japon, puis Cuba. Canada · Représentant [2:46:52]: Madame la Présidente, nous saluons votre désignation de cofacilitateur pour les groupes thématiques. Nous comprenons toute l'ampleur des efforts que vous avez déployés pour garantir que tous les points de vue étaient entendus avant d'invoquer votre autorité en tant que présidente, conformément à la pratique établie. Le Canada ne pense pas qu'il faut s'écarter de la pratique pour les groupes thématiques techniques officieux. Ces groupes permettent un débat plus approfondi et ont une valeur qui dépasse celle des déclarations en plénière et doivent pouvoir se tenir. Le précédent que représente le groupe de travail composition non limitée est pertinent. Il représente la pratique établie pour les groupe officieux relatif à la cybersécurité. Les réunions officieuses de mai 2024 ont vu la participation d'experts, tels que le voulait la présidence, et des experts avaient été désignés par la présidence pour participer aux séances officieuses. Et le président avait présenté les points de vue des États qui ont servi de substance pour les débats sur cette question. Les parties prenantes accréditées ou non ont pu participer en tant qu'experts. Les questions directrices doivent guider les débats sur les priorités. Pour garantir des échanges ciblés et pratiques, il devrait y avoir au moins une ou deux questions directrices. liée à une étude de cas. Les délégations pourraient répondre grâce à des interventions intégrées qui traitent de tous les piliers du cadre. Les parties prenantes pourraient aussi intervenir avec un temps limité pour un débat interactif. Ces méthodes de travail correspondraient à celles des dernières réunions officieuses liées à la cybersécurité de l'ONU. permettrait de passer à des discussions de fond telles que approuvées en juillet 2025. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les co-facilitateurs, la réussite des travaux des groupes thématiques en décembre dépendra du niveau de prévisibilité que nous leur donnerons. Il faudra des lignes directrices et les experts devront avoir temps pour préparer leur présentation. La réussite des premiers groupes thématiques spécialisés dépendront de nos efforts déployés de bonne foi. Il nous incombe à tous de contribuer à la réussite de cet effort en appuyant notamment ceux de la présidente et des co-facilitateurs. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:49:51]: Je vous remercie et je cède la parole au Japon. Japan · Représentant [2:49:57]: Merci, Madame la Présidente. Le Japon accorde une grande importance à un cyberespace sûr et équitable. Dans le cadre du mécanisme mondial, nous rappelons l'importance de faire fond sur les débats et les résultats du groupe de travail à composition non limitée et des groupes thématiques avec des résultats concrets. Il nous tarde de pouvoir continuer à participer de manière constructive à ce processus. À cette fin, il importe que le Groupe 1 donne la priorité à des discussions ad hoc qui se concentrent sur des questions pressantes telles que les attaques de rançongiciels et les attaques qui visent les infrastructures critiques. Nous devons faire fond sur les présentations d'experts, notamment du secteur privé. Il importe également que le Groupe 2 assure une participation large des parties prenantes, notamment du secteur privé, tout en évitant les doublons dans les efforts d'assistance et en promouvant les débats sur le renforcement des capacités de manière efficace et efficiente en tenant compte des particularités de chaque pays. Pour réaliser ces objectifs au sein des groupes thématiques, en promouvant un comportement responsable, les co-facilitateurs, des quatre pays désignés par la Présidence devront contribuer à des discussions constructives au sein des groupes thématiques sous l'égide de la Présidence. Nous appuyons la désignation de cofacilitateurs par la Présidence. Merci. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:51:44]: Je vous remercie. Il ne nous reste que six minutes avant de lever la séance. Donc je vais faire lecture des délégations qui doivent encore intervenir Cuba, le Brésil, la République de Corée, la Chine, les Kiribati, Oman, la Nouvelle-Zélande, l'Allemagne, la Croatie et l'Argentine. Le dernier orateur que nous allons entendre au cours de cette matinée sera Cuba, après quoi je vous expliquerai comment nous allons poursuivre les travaux. Cuba. Cuba · Représentant [2:52:29]: Je vous remercie, Madame la Présidente. Cuba souscrit à la déclaration du Nicaragua au nom du groupe de pays animés du même esprit. S'agissant de l'organisation des travaux, Cuba réaffirme la position déjà exprimée dans la déclaration conjointe du groupe des États animés du même esprit d'avril et de juin dernier, publiée sur le site internet du mécanisme mondial. Nous sommes profondément préoccupés par la procédure qui a été suivie par la présidence pour nommer les co-facilitateurs ou les coordinateurs des groupes thématiques spécialisés. Nous pensons que cette approche n'est pas compatible avec la nature même du mécanisme mondial, qui est un organe dirigé par les États membres. Ce n'est pas non plus conforme au principe du consensus qui préside à ces travaux, comme dit précédemment. Le consensus est le seul mécanisme de prise de décision au sein du Mécanisme mondial. Il doit être d'application tant pour les questions de procédure que pour les questions de fond. C'est pour cette raison que nous estimons que la procédure suivie pour désigner les co-facilitateurs ne doit pas constituer un précédent pour le fonctionnement futur du Mécanisme mondial. Les co-facilitateurs doivent être choisis ou nommés sur la base du consensus entre l'ensemble des États membres. La référence à la pratique établie dans d'autres organes de l'Assemblée générale ne peut modifier ou se substituer aux modalités qui ont été spécialement adoptées pour ce mécanisme mondial. Concernant les groupes thématiques spécialisés, nous pensons qu'il est fondamental que la portée et le mandat de ces groupes soient conformes à ce qui a été défini par les États membres au sein du groupe de travail à composition limitée. Tout accord parvenu au sein de ce groupe doit se retrouver dans les documents qui orienteront les travaux des groupes afin de préserver la continuité des délibérations, d'éviter des interprétations divergentes et afin de garantir que Leurs travaux se tiennent sur la base des accords intervenus entre les États. Nous exhortons la présidence à veiller au strict respect des modalités convenues dans le cadre du mécanisme mondial, notamment le caractère central du consensus qui doit continuer d'orienter nos efforts collectifs dans le cadre de ce mécanisme. Toute tentative de réinterprétation ou de dilution de ce principe risque de saper la confiance, une confiance qui est nécessaire au fonctionnement du mécanisme et cela pourrait limiter notre capacité à parvenir à des résultats équilibrés, crédibles et universellement acceptés. Je réitère que mon pays est disposé à continuer de travailler de manière constructive avec l'ensemble des États membres dans un esprit de dialogue, de respect mutuel et de bonne foi. Je vous remercie. El Salvador · Présidente · Griselda López [2:55:50]: Je vous remercie. Je vous propose de nous réunir à 15 heures dans cette salle afin d'entendre le reste des orateurs. En plus des pays que j'ai mentionnés précédemment, l'Argentine et le Chili se sont ajoutés. Ils seraient vraiment très très intéressant que les délégations qui souhaitent intervenir demandent la parole maintenant afin que nous puissions avoir une idée de l'organisation des travaux cet après-midi. Lorsque nous aurons entendu l'ensemble de ces délégations, nous examinerons le point 5 de l'ordre du jour, à savoir les discussions de fond. Nous commencerons par la question des menaces actuelles et des menaces potentielles. Comme indiqué ce matin, Au fur et à mesure que nous examinerons les points de l'ordre du jour, nous passerons au point suivant. Je vous remercie. La séance est levée.