اللجنة الرابعة، الجلسة العامة الثامنة – الجمعية العامة، الدورة 81 الجمعية العامة Date: 12 October 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ar/ga/c4/81/8?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- 4th Committee · Présidente [0:03]: Chers collègues, bonjour. Je déclare ouverte la 8e séance de la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Conformément à notre programme de travail, nous allons poursuivre le débat général au titre des points sur la décolonisation. La liste des orateurs figurent dans le Journal de l'ONU. Avant de donner la parole à la première délégation, je rappelle aux délégations que les temps de parole sont de 10 minutes à titre national et 15 minutes au nom d'un groupe d'États. Pour utiliser notre temps de manière optimale, je vous invite à prononcer des déclarations plus courtes de vos déclarations et à soumettre l'intégralité du texte à l'adresse e-statement@un.org pour qu'il soit mis en ligne sur le journal de l'ONU. Pour appuyer les interprètes, veuillez envoyer par courriel en amont une version abrégée avec l'indication aux fins de l'interprétation uniquement. Et je donne maintenant la parole à la première délégation sur ma liste, à savoir l'Ouganda, au nom du Mouvement des non-alignés, je vous en prie. Uganda · NAM · Représentante [1:20]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom du Mouvement des non-alignés. Je représente 120 États membres unis par une histoire commune de lutte contre le colonialisme, la domination et la discrimination raciale. Le 75e anniversaire de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux peuples et aux États et pays coloniaux a eu lieu lors de l'adoption de la résolution 80/106. La lutte contre la décolonisation se transforme dans toutes ces manifestations. La résolution énonce les principes qui guident les États concernant le fait de transmettre des informations au titre de l'article 73 de la Charte et également 26 25 qui figurent sur qui énoncent les principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre États, coopération à la Charte de l'ONU. Il s'agit de documents notables dans l'histoire de l'ONU qui fournissent le cadre politique et juridique de la libération de nombre de pays qui ensuite ont atteint l'indépendance et dont nombre d'entre eux sont aujourd'hui des membres UENA. Ces textes ont permis de redéfinir le panorama politique mondial, mais cela façonne également. L'identité, les principes et la mission de notre mouvement dans l'esprit d'égalité souveraine, de résistance contre. Toute forme de domination, de solidarité. Pourtant, les changements profonds liés à la déclaration, malgré tous ces changements, la colonisation n'a pas été éliminée. Il y a eu la première journée de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance, sur la lutte contre la décolonisation. Le 18 décembre 2025, nous avons réaffirmé notre volonté d'éliminer la colonisation sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, partout où elle perdure. L'Assemblée générale, dans sa résolution 80/106, proclamer la Journée internationale et réaffirmer que l'existence continue du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, à la fois les formes traditionnelles et contemporaines, contrevient aux principes et aux buts de la Charte de l'ONU, à la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux et à la Déclaration universelle des droits de l'homme et la quête de paix et de développement durable pour toutes et tous. Madame la Présidente, dans ce contexte, Le mouvement réaffirme les principes d'égalité souveraine et de non-ingérence, et nous nous opposons aux pratiques qui contreviennent à la Charte. Des Nations unies et au droit international, la promulgation et la mise en œuvre de mesures coercitives unilatérales et extraterritoriales, y compris les sanctions économiques unilatérales et les mesures d'intimidation, avec des restrictions de voyage arbitraires, notamment, exercent des pressions sur les pays du MENA, menacent leur indépendance et leur souveraineté, ainsi que la liberté commerciale et d'investissement, et les empêchent d'exercer leur droit à décider librement de leurs propres systèmes économiques, sociaux et politiques. Ces systèmes et ces lois représentent des flagrante de la Charte, du droit international et du système commercial multilatéral, mais également des normes et principes qui régissent les relations amicales entre États, l'emploi ou la menace d'emploi de la force ou l'ingérence dans les affaires intérieures des États en violation flagrante de la Charte de l'ONU, La coercition économique qui contrevient le droit international, le mine, les prises de décision au niveau international et entrave la possibilité. pour les peuples de déterminer librement leur système socio-économique et politique. Ces pratiques contreviennent à la défense de longue date de la souveraineté, de l'indépendance et du droit de chaque pays à choisir sa propre voie, principe que défend le MNA. Madame la Présidente, réaffirmant l'approche de principe du MNA, nous soulignons d'une part le principe d'intégrité territoriale et d'unité nationale qui doit être respecté conformément à la Charte et ne doit pas être miné par toute tentative de miner la souveraineté ou l'indépendance politique des États membres. Et d'autre part, le droit inaliénable à l'autodétermination des peuples de se libérer de l'occupation de la colonisation, principe tout aussi important qui est essentiel pour l'élimination du colonialisme. Le cas spécial de Porto Rico reste une source de préoccupation de longue date pour le MNA. Nous réaffirmons le droit du peuple de Porto Rico à l'indépendance et à l'autodétermination conformément à la résolution 1514 et nous appelons à un examen complet de cette question dans le cadre de l'ONU, y compris un examen continu par le C24 de cette question. Le mouvement réaffirme son soutien indéfectible aux résolutions pertinentes et nous appelons à leur mise en œuvre rapide. Le mouvement réaffirme également sa solidarité indéfectible avec le peuple de Palestine, dont la lutte pour l'autodétermination reste au cœur des des objectifs mondiaux en matière de décolonisation, le MENA continue d'appuyer la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris à l'indépendance, à la souveraineté, à un État de Palestine sur la base des frontières d'avant 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions en la matière de l'ONU. et à la solution des deux États. Madame la Présidente, nous appelons à nouveau à l'élimination du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, notamment dans le contexte de la quatrième Décennie internationale pour l'élimination du colonialisme qui est en cours. Et à ce titre, le mouvement relève la nécessité urgente de se pencher sur les conséquences persistantes du colonialisme, notamment les effets économiques, sociaux, politiques et environnementaux faire avancer les initiatives dans le domaine des réparations. Enfin, le mouvement tient à rendre hommage aux pays qui ont résisté au joug colonial. Nous affirmons notre attachement collectif à l'indépendance, à la dignité, à l'égalité souveraine. Ce legs fait que nous devons. Rester vigilants et faire respecter le principe d'indépendance, d'intégrité territoriale, de souveraineté, d'égalité souveraine des États. Nous devons appuyer les États qui représentent un socle pour la coopération internationale et le dialogue. Dès lors, le Mouvement réaffirme son attachement sans faille à l'élimination rapide et complète du colonialisme. Sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, guidé par. La résolution historique 15/14, 15/41 et 26/25 et les aspirations légitimes de nos peuples, nous continuerons d'œuvrer afin que tous les États puissent exercer pleinement leur droit souverain à déterminer leur système politique, sociaux et économiques sans ingérence, sans pression extérieure, pour que cette indépendance soit réelle et pour que chaque peuple puisse jouir de liberté, d'égalité, de paix et de dignité. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [9:20]: Je remercie la représentante de l'Ouganda au nom du mouvement des non-alignés et donne la parole à Djibouti. Djibouti · Représentante [9:34]: Merci, Madame la Présidente. D'abord, au nom de la délégation de Djibouti, je voudrais joindre ma voix à celles qui m'ont précédée pour féliciter pour votre élection à la présidence de cette commission ainsi que le membre de votre bureau. Vous pouvez être assurés du plein soutien de ma délégation. Djibouti soutient le droit à l'indépendance et au respect de l'intégrité territoriale, principes fondamentaux du droit international, garantissant à chaque peuple la liberté de déterminer son propre avenir et de vivre sans occupation ou domination extérieure. Il est fondamental que ce droit qui est inscrit dans la Charte des Nations unies et réaffirmé dans la résolution 1514 des Nations unies, adoptée il y a 66 ans, soit respecté et mis en œuvre partout où il existe encore des peuples colonisés. Par ailleurs, nous réitérons notre engagement au respect des principes de souveraineté, d'intégrité territoriale des États membres et au règlement des conflits par le dialogue. Ce principe demeure essentielle pour garantir la paix, la stabilité et le développement durable, permettant ainsi aux peuples de s'épanouir dans un environnement exempt de conflits et de tensions. Concernant la question du Sahara, Djibouti salue les efforts menés par le Secrétaire général des Nations unies et de son envoyé spécial. Dans cette optique, l'adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité constitue une avancée notoire vers une solution juste et durable. Ma délégation exprime son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie. Nous sommes convaincus que cette initiative va permettre d'ouvrir la voie à un dialogue fructueux qui pourrait restaurer la paix et la stabilité dans la région. Nous souhaitons souligner les investissements socio-économiques significatifs du Royaume du Maroc dans les provinces du Sud, qui témoignent de leur engagement vers le développement durable qui pourrait contribuer aux besoins et aux aspirations du peuple de la région. Madame la Présidence, par ailleurs, ma délégation est préoccupée par la situation des territoires palestiniens occupés, où ou de colonisation illégale et de violation de droits du peuple palestinien continue malgré toutes les résolutions onusiennes. Cette situation pose un obstacle significatif à la création d'un État palestinien viable et respecté, dégrade la situation humanitaire mondiale et reste la cause fondamentale de l'élargissement des conflits de la région. Pour conclure, ma délégation exprime le souhait que les travaux de cette Commission donnent lieu à des actions concrètes, favorisant ainsi le dialogue et la résolution des différends plutôt que la persistance des conflits qui affectent négativement non seulement la vie des populations concernées, mais aussi la crédibilité du multilatéralisme. Merci pour votre attention. 4th Committee · Vice-Présidente [13:02]: Je remercie la représentante de Djibouti de sa déclaration et donne maintenant la parole à la Colombie. Je vous en prie. Colombia · Représentant [13:16]: Vice-Présidente, à l'occasion de cette première intervention de la délégation colombienne au cours de la présente session de la Quatrième commission, permettez-moi de vous adresser, Madame la vice-présidente, nos chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence et vous souhaiter, ainsi qu'aux autres membres du Bureau, plein succès dans la conduite de nos travaux. Soyez assurés du plein soutien de la Colombie dans l'accomplissement de votre mandat. Madame la vice-présidente pour la Colombie, Madame la vice-présidente, pour la Colombie, il est absolument clair que la résolution 1514 de 1960 doit rester dans les limites juridiques de son interprétation originale. Ceci étant dit, la Colombie estime que nous devons nous abstenir de procéder à des interprétations politiques d'un instrument qui a été si utile dans le processus de décolonisation depuis les années 1960. Nous devons. Il y a plus de 700 millions de personnes, un tiers de la population mondiale à l'époque de l'adoption de cette résolution. Donc, cette résolution est applicable en Asie, en Afrique, y compris en Amérique latine et dans les Caraïbes. cela a mené au processus de décolonisation d'au moins un tiers de la population mondiale. Ceci étant dit, nous comprenons les complexités du monde moderne et la nécessité d'adapter les instruments internationaux. Cependant, nous restons attachés à l'interprétation d'origine et aux instruments qui s'appliquent, à savoir la résolution 1514. Madame la vice-présidente, pour l'Etat colombien, il est également essentiel de respecter strictement la résolution pour régler le conflit ancien et délicat des îles Malvinas. Et à ce titre, la Colombie appuie les déclarations communes du consensus de Brasilia, du Mercosur, de la CELAC, du G77 et de la Chine. Et la Colombie est convaincue de la nécessité d'une issue pacifique du différend entre l'Argentine et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord concernant les îles Malvinas, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants. La Colombie réaffirme son attachement au droit international public, au droit des traités internationaux, et nous souscrivons à la déclaration 6149 qui exhorte les parties à s'abstenir de prendre des décisions qui impliquerait l'introduction de modifications unilatérales à la situation tant que les îles Malvinas traversent un processus particulièrement sensible au plan politique, géopolitique et international. Nous recommandons, nous exhortons les parties à utiliser les instances du droit international pour que puissent prospérer les relations amicales entre États et afin, bien sûr, de respecter les droits souverains qui existent dans ces îles. Merci infiniment. Merci, madame la présidente. 4th Committee · Présidente [17:27]: Je remercie le représentant de la Colombie de sa déclaration. Je donne la parole à l'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [17:39]: Au nom de Dieu, le clément, le miséricordieux, Madame la Présidente, d'emblée, ma délégation tient à souscrire aux déclarations prononcées par la Fédération de Russie, au nom du groupe des Amis de la Charte des Nations unies, et par l'Ouganda, au nom du Mouvement des non-alignés. L'existence continue de 17 territoires non autonomes nous rappelle que l'hypothèse de base de la décolonisation n'est toujours pas remplie, nous réaffirmons notre attachement à l'élimination complète du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies, à la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, ainsi qu'aux résolutions pertinentes de l'ONU. Madame la Présidente, chers collègues, la République islamique d'Iran réaffirme les droits inaliénables des peuples sous domination coloniale et occupation étrangère à l'autodétermination. Leur avenir politique doit être fidèle à leur volonté librement exprimée, conformément à la Charte et aux résolutions pertinentes des Nations unies. La réalisation de ces droits demeure indispensables à leur liberté, leur dignité et leur développement, en plus du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États. Ma délégation appelle les puissances administrantes à pleinement coopérer avec le Comité spécial dans la mise en œuvre de son mandat, y compris en facilitant les missions de visite de l'ONU, selon qu'il convient, conformément aux résolutions pertinentes. Les populations concernées doivent pouvoir participer pleinement à la détermination de leur avenir politique. Parmi les options reconnues dans le cadre de l'ONU, aucune mesure unilatérale ou pression externe ne devrait entraver la pleine réalisation de leur volonté. De plus, l'application des règles de procédure au règlement intérieur devrait garantir les audiences ordonnées des pétitionnaires qui doivent présenter leurs vues sans être interrompus. La domination coloniale continuent de faire peser un lourd fardeau, de s'accompagner de l'exploitation de leurs ressources et d'entrave à leur développement. Mon pays rejette catégoriquement l'exploitation des richesses et des ressources naturelles des pays sous domination coloniale ou sous occupation étrangère afin d'atteindre des objectifs stratégiques, politiques La souveraineté des peuples sur leurs ressources et leurs richesses naturelles devrait être respectée. La puissance administrante, les puissances d'occupation doivent s'acquitter de leurs responsabilités au titre du droit international, protéger l'environnement, la santé, les conditions de vie et les moyens de subsistance des populations et s'abstenir d'opérations militaires, d'essais nucléaires, de déversement de déchets toxiques ou de contamination, ce qui entrave le développement et le bien-être des populations. Le legs des essais nucléaires sur certains territoires démontre que le bien-être et la santé des personnes ont été ignorés dans le cadre de ces essais ou attaques. Ce sont là des instruments. Aujourd'hui, il y a des instruments de coercition néocoloniale, ce qui fait obstacle au développement, notamment technologique. Toutes ces menaces, ces attaques doivent être fermement condamnées. Les personnes qui se rendent coupables de faits répréhensibles doivent être traduites en justice et doivent verser des réparations, comme le veut le droit international. Lutter contre le colonialisme, c'est également lutter contre ses conséquences de longue date. À cet égard, nous sommes favorables à la justice réparatrice, conformément au droit international, notamment la reddition de comptes, des réparations et la restauration des biens culturels pillés, et cela pour rectifier une erreur historique au lieu que les populations doivent encore en assumer le fardeau. Le colonialisme prend également des formes contemporaines par des pressions économiques, sociales et politiques injustes qui ont pour objectif d'assujettir des pays indépendants et de perpétuer leur dépendance. Les mesures coercitives unilatérales contraignent au droit international et à la Charte des Nations Unies doivent être fermement condamnés, rejetés. Ni les pressions économiques, ni la politisation des droits humains. ne saura justifier l'ingérence, la coercition, la domination. De telles pratiques servent les intérêts étriqués de quelques puissances au détriment du bien-être d'autres populations. Madame la Présidente, pour ce qui est du Sahara occidental, ma délégation réitère la responsabilité des Nations unies à l'égard du peuple saharien et de son droit inaliénable à l'autodétermination. Le peuple saharien doit pouvoir participer pleinement à tout processus facilité par l'ONU Ces opinions doivent être sollicitées conformément aux résolutions pertinentes de l'ONU. Leur avenir doit être façonné par leurs propres aspirations et non pas imposé par des considérations politiques externes. Nous appuyons les efforts du Secrétaire général et de son envoyé personnel pour faciliter le dialogue en faveur d'une solution juste, globale, mutuellement acceptable, solution politique conforme à la Charte et aux résolutions de l'ONU. Le dialogue doit se faire de bonne foi, sans conditions préalables, tout en préservant l'intégrité du processus de décolonisation et le droit du peuple sahraoui de décider librement de son avenir. Pour ce qui est de Porto Rico, ma délégation réaffirme le droit inaliénable de son peuple à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément à la résolution 1514. Les mesures d'austérité et les restrictions pour les institutions locales continuent d'entraver le développement socio-économique de cette île. Dès lors, ces restrictions doivent être levées. choix démocratiques doivent être respectés. L'avenir politique de Porto Rico doit être déterminé par l'expression libre de la volonté de son peuple, sans ingérence externe. Mesdames et messieurs, la privation de l'autodétermination, la persistance de l'occupation étrangère font planer de lourdes menaces sur la paix et la sécurité régionales et internationales. Le peuple palestinien, qui est dépossédé et occupé depuis des décennies, devrait être une priorité de l'ONU tant que le peuple n'aura pas réalisé ses droits inaliénables, y compris le droit à l'autodétermination et à l'indépendance. Ma délégation réaffirme également son appui en faveur de l'admission de la Palestine en tant que membre à part entière des Nations unies. Tant que les peuples seront sous domination étrangère ou sous occupation étrangère, que leurs aspirations légitimes seront réprimées, le mandat de la Commission demeurera indispensable. La communauté internationale ne peut honorer les engagements pris dans la Charte tout en tolérant la privation de ses droits fondamentaux. En conclusion, la République islamique d'Iran réitère son appui indéfectible en faveur de l'élimination complète du colonialisme sous toutes ses formes, dans toutes ses manifestations. Nous appelons l'ONU, les puissances administrantes et la communauté internationale à intensifier leurs efforts afin d'achever ce processus de décolonisation, de défendre les droits des peuples sous occupation étrangère, de veiller à ce que la liberté, la justice, la dignité puissent s'appliquer à tous. Merci. 4th Committee · Présidente [25:43]: Merci à l'Iran de cette déclaration. Le prochain orateur est la République dominicaine. Je vous en prie. Dominican Republic · Représentant [25:53]: Merci, Madame la Présidente. Tout d'abord, je tiens à vous adresser nos félicitations les plus sincères ainsi qu'aux autres membres du bureau suite à votre élection pour conduire les travaux de cette commission au titre de la présente session. Nous vous souhaitons plein succès dans le cadre de vos fonctions et nous sommes convaincus que sous votre houlette, nous pourrons achever de manière satisfaisante les travaux de cette commission importante. Vous pouvez compter sur le soutien de notre délégation. La République dominicaine souscrit aux déclarations prononcées par l'Uruguay au nom du G77 et la Chine et la CELAC, et par le Belize au nom des membres de la SICA. Nous faisons cette intervention à titre national. La République dominicaine. En tant qu'un des États fondateurs des Nations unies et partisan du multilatéralisme, réaffirme son soutien au principe d'autodétermination des peuples consacré par l'article 1 de la Charte qui a présidé à la création de cette organisation et repris par la résolution 1514 de l'Assemblée générale de 1960, résolution emblématique. En vertu de ce droit, nous croyons à la nécessité pour les peuples d'avancer vers un développement économique, politique, social et culturel total. Ainsi, la décolonisation reste une tâche qui n'a pas encore été réalisée par la communauté internationale, et nous espérons que grâce aux bons offices de l'ONU, on pourra parvenir à un règlement définitif et pacifique de cette question. Madame la Présidente, Pour les raisons que je viens de présenter et conformément à la solidarité qui nous anime vis-à-vis des pays frères de notre région, la République dominicaine saisit cette occasion pour réaffirmer son soutien ferme au droit légitime de souveraineté de la République Argentine sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, ainsi que les espaces maritimes environnants, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies et au droit international. Dans la même veine, notre pays relève la nécessité pour l'Argentine et le Royaume-Uni de reprendre les négociations en vue de trouver une solution pacifique et définitive aux différends de souveraineté sur les îles Malvinas et les espaces maritimes environnants, conformément à ce qui est établi par les résolutions de l'Assemblée générale, notamment la résolution 2065. Nous sommes totalement convaincus du fait que la seule manière de refermer ce dossier historique est de trouver un accord négocié entre les deux parties. Par ailleurs, notre délégation soutient la mission de bons offices du Secrétaire général qui lui a été confiée par l'Assemblée générale. Nous l'exhortons à continuer d'utiliser tous les moyens et toutes les ressources à sa disposition afin que les discussions puissent reprendre afin d'avancer vers un accord pacifique et définitif. Madame la présidente, s'agissant de la question du Sahara occidental, notre pays réaffirme son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Nous soutenons également les efforts déployés par ce pays afin de trouver une solution pacifique afin de régler ce différend régional. En outre, la République dominicaine estime que le plan d'autonomie proposé par le Maroc représente la seule solution au. Différend portant sur le Sahara occidental. En outre, notre pays accueille avec satisfaction le large soutien international apporté à l'initiative marocaine d'autonomie. Par ailleurs, nous nous félicitons du travail réalisé par le secrétaire général ainsi que son envoyé spécial pour le Sahara occidental, M. Stéphane de Mistura, dans la facilitation et l'organisation de négociations en prenant pour base la proposition marocaine d'autonomie, en vue de parvenir à une solution au différend qui soit juste, durable et acceptable pour toutes les parties. comme l'indique la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Madame la Présidente, en guise de conclusion, notre pays réaffirme qu'il est essentiel que la communauté internationale continue de soutenir de manière volontariste et dans un esprit de compromis les principes de décolonisation et d'autodétermination. La République dominicaine est totalement convaincue du fait que le respect du droit international est la seule voie prévisible et constructive afin de garantir une paix juste et permanente sans ne laisser personne de côté. Je vous remercie infiniment. Présidente [30:50]: Je remercie le représentant de la République dominicaine de sa déclaration et donne la parole au Honduras. Honduras · Représentante [31:05]: Madame la Présidente, tout d'abord, permettez-moi de vous adresser mes félicitations suite à votre élection à la tête de la quatrième commission en cette 81e session de l'Assemblée générale. Nous félicitons également les membres du Bureau. Pour le Honduras, il est essentiel que les Nations unies continuent à poursuivre de manière exhaustive les processus d'autodétermination et d'indépendance des peuples. Nous estimons que les territoires qui n'exercent pas leur droit à l'autodétermination font que le processus de décolonisation s'essouffle. Et pour que celui-ci aboutisse, il faut un dialogue permanent entre les puissances administrantes, le Comité spécial de décolonisation de l'Assemblée générale, les peuples et les territoires pour honorer les mandats des résolutions 1514 du 14 décembre 1960 et 1541 du 15 décembre 1960, ainsi que les autres résolutions pertinentes de l'Assemblée générale. Madame la Présidente, la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux de l'Assemblée générale de 1960 affirme la nécessité de mettre un terme au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, en insistant de manière claire sur le fait qu'il existe plusieurs formes de colonialisme. déclaration établit également différents principes, notamment celui de l'autodétermination et de l'intégrité territoriale. À ce titre, le Honduras observe avec satisfaction les contributions importantes du Comité spécial de colonisation concernant l'examen de la question des îles Malvinas depuis l'adoption de la résolution 2065 de 1965. C'est la première qui fait référence spécifiquement à cette question. Mon pays encourage la République Argentine et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord à déployer des efforts pour trouver une position constructive pour les deux parties, dans l'objectif de rétablir le plein exercice de la souveraineté argentine sur ces territoires, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies. Ma délégation réaffirme son soutien historique et ferme au droit légitime de l'Argentine s'agissant du différend de souveraineté concernant les îles Malvinas, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants. Nous avons manifesté notre soutien à plusieurs reprises, soutien à la République Argentine dans le cadre des organisations, mécanismes et instances multilatérales auquel le Honduras est parti. Nous saluons la disposition permanente de la République argentine et son engagement en matière de droits humains, de droit international et du règlement pacifique des différends internationaux. Madame la Présidente, le gouvernement de la République du Honduras appelle à. Éliminer le fléau du colonialisme qui continue d'exister dans plusieurs régions, dans toutes ses manifestations économiques, politiques, culturelles et territoriales. Pour le Honduras, il est essentiel. Que les Nations unies poursuivent de manière holistique les processus d'autodétermination et d'indépendance des peuples. Mon pays préconise le respect de l'autodétermination des peuples et réaffirme sa volonté de continuer. D'œuvrer dans le cadre du droit international afin que la région Amérique latine et Caraïbes soit libérée du colonialisme. Madame la Présidente, pour conclure, le Honduras salue les efforts déployés par. Les différents départements des Nations unies ainsi que le Comité de décolonisation. Nous exhortons tous les États membres à continuer de renforcer le travail de notre organisation. Nous souhaitons souligner l'engagement de la République du Honduras en faveur des travaux de cette Commission. Vous pouvez compter sur le plein soutien de ma délégation. Merci infiniment. 4th Committee · Présidente [35:17]: Je remercie la représentante du Honduras. La parole est à présent au Zimbabwe, je vous en prie. Zimbabwe · Représentante [35:28]: Madame la Présidente, ma délégation se félicite de ce débat sur une question ô combien importante aux yeux du Zimbabwe et du reste du continent africain. La décolonisation constitue l'une des plus grandes réalisations de l'ONU. Elle a conféré liberté et indépendance à des millions de personnes. Et pourtant, tant que certains peuples n'auront pas pu exercer leur droit à l'autodétermination, cette mission historique demeurera inachevée. Le Zimbabwe s'exprime fort de son expérience. Notre indépendance a pu être acquise grâce à une longue lutte pour la libération, grâce au sacrifice de notre peuple et à la solidarité de la communauté internationale. Cette histoire nous amène à être solidaires de ceux qui poursuivent leurs aspirations légitimes à la liberté et à l'autodétermination. Il est donc préoccupant qu'à mi-parcours de la quatrième Décennie internationale de l'élimination du colonialisme, 17 territoires non autonomes attendent toujours de voir leurs aspirations légitimes réalisées. Nous sommes également inquiets face aux pratiques contemporaines qui minent la souveraineté, qui perpétuent la dépendance économique et ne permettent pas aux États indépendants de déterminer leur propre trajectoire de développement. Tout aussi inquiétantes sont les pratiques néocoloniales qui continuent d'entraver le plein développement des États qui sont déjà indépendants sur le plan politique. Dès lors, la décolonisation est un chantier inachevé qui nécessite une nouvelle détermination. Madame la Présidente, la question du Sahara occidental, inscrite à l'ordre du jour de la quatrième commission depuis 1963, démontre les défis en matière de décolonisation. Le grand retard dans la tenue du référendum prévu par le plan de règlement de l'ONU à perpétuer l'incertitude et à priver le peuple saharien du droit de déterminer son avenir. Ce plan de règlement, entériné par l'ONU et l'Union africaine, demeure la voie la plus crédible afin de faire régner la paix et la stabilité dans la région. Dès lors, nous demandons instamment à la communauté internationale de défendre sa position de longue date, à savoir que le Sahara occidental est un territoire non autonome. Le peuple sahraoui doit pouvoir déterminer sa destinée grâce à un référendum libre et régulier, conformément au plan de règlement de l'ONU et aux résolutions pertinentes. Nous appelons toutes les parties à permettre à la MINURSO de s'acquitter pleinement de son mandat, sans obstruction, sans influence indue. Madame la Présidente, ma délégation souhaite souligner que toute initiative visant à régler la question du Sahara occidental doit placer en son coeur le peuple saharien, doit veiller à sa pleine participation. Toute initiative qui ne rendrait pas compte des aspirations légitimes du peuple saharien pourrait mettre en péril les perspectives d'un règlement durable de la question du Sahara occidental. Un règlement juste et durable passe par le dialogue et les compromis. La quête d'une solution politique doit reposer sur les principes énoncés dans la Charte et les aspirations légitimes du peuple sahraoui. Nous nous rallions à l'appel lancé par le Conseil de sécurité en faveur de la reprise du processus politique débouchant sur une solution juste, durable, mutuellement acceptable, garantissant l'autodétermination au peuple sahraoui. Alors qu'il reste quelques années dans le cadre de la quatrième décennie de l'élimination du colonialisme. Nos engagements doivent s'accompagner d'actes tangibles, notamment grâce à un engagement politique renouvelé, à la mise en œuvre des décisions pertinentes de l'ONU et un soutien inébranlable en faveur des aspirations légitimes de tous les territoires non autonomes. En conclusion, le Zimbabwe redit son ferme attachement en faveur des travaux précieux de cette commission. dans la promotion des principes fondamentaux de souveraineté et d'autodétermination consacrés par la Charte. Nous affichons notre solidarité envers le peuple du Sahara occidental dans sa lutte légitime pour l'autodétermination. Nous exhortons tous les États membres à se réengager en faveur de la justice, de l'égalité et de l'autodétermination. Merci. 4th Committee · Présidente [40:09]: Je remercie la représentante du Zimbabwe. La parole est à présent au Timor-Leste. Timor-Leste [40:23]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le Timor-Leste vous félicite, ainsi que le Bureau, à l'occasion de votre élection. Nous remercions le C24 et le Secrétaire général pour leur rapport et leur engagement de tout heure visant à parachever le processus de décolonisation. Excellence, pour le Timor-Leste, l'autodétermination revêt une importance cruciale. Dès lors, il est essentiel que les peuples puissent déterminer leur avenir politique librement, conformément à la Charte et à ses principes. Un engagement fort de la part des Nations unies et de la solidarité internationale sont essentiels pour que ce processus puisse aboutir. Nous avons accueilli le séminaire régional du Pacifique à Dili en mai 2025, pour réaffirmer notre engagement en faveur des populations dont les aspirations n'ont toujours pas été réalisées. C'est ce qui guide notre soutien en faveur de la pleine mise en œuvre de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, résolution 1514. Les progrès nécessitent un dialogue constructif, une approche adaptée à chaque territoire, conformément à la Charte et aux résolutions de l'ONU. Les points de l'ordre du jour que nous examinons nous amène à traduire ces engagements en actes. Tout d'abord, des informations fiables sont essentielles pour examiner de façon éclairée nos situations. L'article 73 de la Charte reconnaît que les intérêts des habitants des territoires non autonomes sont essentiels. Les puissances administrantes doivent s'acquitter de leurs responsabilités, notamment leurs obligations de rapport au titre de l'article 73.1 et coopérer avec les entités de l'ONU. écouter les représentants des territoires, les pétitionnaires, mener des missions de visite, le cas échéant, permettre de renforcer la compréhension, de faciliter le dialogue. Deuxièmement, les activités économiques et la gestion des ressources naturelles doivent profiter aux peuples de ces territoires en respectant leurs droits, leurs moyens de subsistance, les cultures, l'environnement. L'investissement doit créer des emplois locaux, renforcer les compétences, garantir la transparence et la participation. Troisièmement, les agences spécialisées, les institutions internationales doivent appuyer les services publics, capacités institutionnelles et le développement durable conformément à leur mandat et aux priorités des territoires. Les îles, en particulier, ont besoin d'une aide coordonnée afin de s'adapter au changement climatique et de se préparer aux catastrophes. Quatrièmement, les bourses, la formation professionnelle et technique devraient étendre les perspectives, surtout pour les femmes et les jeunes. Les États qui les aident, les puissances administrantes doivent faciliter l'accès et aider les participants à renforcer leurs compétences au sein de leur communauté. Ces mesures doivent appuyer l'autodétermination. La mise en œuvre de la déclaration passe également par une attention soutenue en faveur des circonstances de chaque territoire. Pour ce qui est du Sahara occidental, nous nous félicitons du dialogue en faveur d'un règlement pacifique sous les auspices de l'ONU. Nous réaffirmons notre soutien de longue date en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination par un référendum libre et régulier. L'autodétermination ne devrait pas être déterminée de l'extérieur sans le consentement du peuple concerné. Nous appuyons le Secrétaire général et son envoyé personnel qui recherchent une solution politique mutuellement acceptable, juste et durable, tout en respectant la volonté librement exprimée du peuple sahraoui. Nous sommes également favorables à davantage de protection des droits humains, dont une composante de surveillance des droits humains à la mine Ourso et une aide humanitaire durable. Pour ce qui est des îles Falkland-Malvinas, nous appelons à des négociations bilatérales entre l'Argentine et le Royaume-Uni grâce à un règlement pacifique de ce différend de souveraineté, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale, en prenant en compte les intérêts des habitants. Pour ce qui est de Gibraltar, nous encourageons l'Espagne et le Royaume-Uni à nouer un dialogue constructif pour une solution négociée conforme aux résolutions de l'ONU, tenant compte des intérêts des populations et des personnes directement concernées. Pour ce qui est de la Polynésie française, nous réaffirmons notre appui au droit à l'autodétermination grâce à un dialogue inclusif, à des informations impartiales sur les différentes options de statut politique et le respect de l'identité culturelle. Le legs environnemental et sanitaire des essais nucléaires nécessite également des évaluations scientifiques constantes, l'accès à l'information, une attention accordée aux communautés sinistrées. Pour ce qui est de la Nouvelle-Calédonie, nous encourageons un dialogue inclusif et pacifique en faveur de l'autodétermination, guidée par la volonté librement exprimée du peuple, le respect de l'identité et des aspirations du peuple kanak, aux côtés de la participation des autres communautés, afin d'établir la confiance. Pour ce qui est des Nos autres territoires non autonomes, notamment les Samoa américaines, Guam, et Tokelau, la participation, la préservation de la culture, les résidences climatiques sont de mise. Il faudrait donc tendre à 3, 4 priorités. Premièrement, défendre l'autodétermination pour un processus pacifique et inclusif. Deuxièmement, renforcer la reddition de comptes en s'acquittant des obligations de la Charte, en fournissant des informations fiables, une pleine participation, en coopérant avec les mécanismes des Nations unies. Troisièmement, défendre les droits humains, veiller à ce que les ressources naturelles et les activités économiques profitent au peuple des territoires. Quatrièmement, Donner plus de perspectives d'éducation, renforcer les capacités des institutions, la résilience face au changement climatique et veiller à ce que l'aide au développement œuvre en faveur de l'autodétermination. Nous pensons qu'il faut continuer d'accorder une attention soutenue à ces différents peuples pour qu'ils puissent déterminer librement leur avenir. 4th Committee · Présidente [46:13]: Merci au Timor-Leste. La parole est à présent à la Gambie. Gambia · Représentante [46:26]: La Gambie vous félicite à l'occasion de votre élection. Nous vous souhaitons plein succès alors que vous dirigez les travaux de la quatrième commission. La Gambie voudrait s'exprimer sur le Sahara occidental en réaffirmant les principes de la Charte des Nations unies, notamment le règlement pacifique des différends et la quête d'une solution politique réaliste, pragmatique et mutuellement acceptable dans le cadre du processus piloté par l'ONU. Nous réaffirmons notre soutien en faveur de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du royaume du Maroc sur la région du Sahara. Nous appuyons sans faille le plan marocain d'autonomie qui, selon nous, est un point de départ crédible, réaliste et pragmatique afin de parvenir à une solution politique durable, pacifique et mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental. La résolution 2797 du Conseil de sécurité a donné un nouvel élan au processus politique. soulignant la nécessité impérieuse de parvenir à une solution politique réaliste, durable, mutuellement acceptable, grâce au dialogue, à la négociation et au compromis, sous les auspices de l'ONU. La Gambie se félicite également de l'engagement de toute heure du Royaume du Maroc en faveur du cessez-le-feu et de sa coopération avec l'AMINURSO. Il est essentiel de faire régner la paix et la stabilité dans la région et de permettre à la MINURSO de s'acquitter pleinement de son mandat. Nous louons également les initiatives de développement prises dans le Sahara marocain, notamment les investissements dans les infrastructures, les perspectives économiques, le développement social. Nous pensons que le développement durable, l'amélioration des conditions de vie et la coopération régionale pourraient concourir à un climat favorable à la paix, à la stabilité et à un règlement politique durable. Nous réaffirmons notre appui en faveur de l'avancée du processus politique dirigé par l'ONU, et nous demandons à toutes les parties concernées de faire montre de la volonté politique nécessaire afin d'aller de l'avant. La Gambie est convaincue qu'une solution pérenne à la question du Sahara occidental ne pourra être trouvée que grâce au dialogue, à la volonté politique, au compromis. à une coopération constructive. Dès lors, nous appelons toutes les parties concernées à tirer pleinement parti du processus emmené par l'ONU et à placer la paix, la stabilité, le développement et le bien-être des peuples de la région au cœur de leurs efforts. Nous redisons également notre attachement au principe de la décolonisation et au droit inaliénable à l'autodétermination, tel qu'énoncé dans la Charte et les autres instruments internationaux pertinents. Nous estimons que ces principes doivent être promus conformément au processus politique mené par l'ONU et en vue de parvenir à un règlement politique réaliste, pragmatique et mutuellement acceptable. Nous louons le C24 pour sa promotion de la cause de la décolonisation et les liens noués avec les territoires non autonomes, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions de l'Assemblée générale. Nous restons attachés à un dialogue constructif, à l'appui à des solutions pacifiques promouvant la dignité, le développement, la stabilité et le respect des principes de la Charte. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [49:58]: Je remercie la représentante de la Gambie et je donne à présent la parole à l'Éthiopie, je vous en prie. Ethiopia [50:10]: Madame la Présidente, d'emblée, je tiens à vous féliciter, ainsi que les autres membres du bureau, pour votre élection à la tête de cette commission. Soyez assurés du plein soutien de ma délégation dans le cadre de vos importantes responsabilités. La communauté internationale fait face à des défis complexes aux multiples facettes qui touchent particulièrement les pays en développement. Les changements climatiques, les vulnérabilités économiques et financières et les défis connexes et les autres contraintes continuent de menacer des acquis de développement obtenus de haute lutte et nos efforts pour réaliser les objectifs de développement durable. Les territoires non autonomes ne sont pas à l'abri de ces écueils, bien au contraire. Bon nombre d'entre eux font face à des vulnérabilités entravant leur développement durable. Si des progrès notables ont été accomplis depuis l'adoption de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, l'existence de territoires non autonomes démontre que nos efforts collectifs n'ont pas encore Dès lors, nous réaffirmons notre engagement de longue date en faveur de l'élimination complète du colonialisme. Nous appelons donc à la pleine mise en œuvre de la Déclaration, ainsi que des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Madame la Présidente. Alors que la quatrième décennie internationale de l'élimination du colonialisme se poursuit, les déclarations politiques seules ne suffisent plus. La décolonisation nécessite un engagement politique fort, la coopération internationale, des ressources appropriées et des actions tangibles. L'ONU, y compris le C24, devrait poursuivre leurs efforts afin que les peuples des territoires non autonomes puissent pleinement déterminer librement leur avenir politique, économique, social et culturel. Il convient que l'ONU soit dotée des ressources financières et techniques nécessaires à l'accomplissement de son mandat. C'est en effet essentiel pour garantir des progrès durables sur la voie de la décolonisation. Dans le même temps, les puissances administrantes, en coopération avec le système des Nations unies, devraient aider les peuples des territoires non autonomes à faire face aux difficultés sociales et économiques, à renforcer leur résilience, à réaliser les ODD. Aucun peuple, aucun territoire ne devrait être laissé sur le bas-côté. La capacité des peuples à exercer leurs aspirations, leur contrôle, conformément au principe d'autodétermination, est étroitement liée à leur aptitude à parvenir au développement économique et social. Comblé les vulnérabilités structurelles, renforcer la résilience, promouvoir les ODD sont donc autant d'éléments incontournables de nos efforts collectifs. L'Éthiopie loue le travail louable réalisé par le C24, notamment lors de sa session de fonds et son séminaire régional qui au Timor-Leste à Dili en mai 2025. Ces initiatives sont essentielles afin de garantir une attention internationale durable, d'encourager le dialogue et d'entendre directement les peuples des territoires en autonome. Nous réaffirmons notre soutien en faveur d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes de l'ONU. Nous saluons les efforts constants du Secrétaire général et de son envoyé personnel. tels qu'indiqués dans les derniers rapports en date du secrétaire général, pour faire avancer le processus politique par le dialogue et les consultations. Nous appelons toutes les parties à faire montre de volonté politique, à coopérer de façon constructive et de bonne foi, à œuvrer à une solution pacifique, globale et durable. En conclusion, madame la présidente, ma délégation souligne la nécessité d'intensifier nos efforts communs pour parvenir à des progrès notables concernant les 17 territoires non autonomes. Nous sommes très attachés à favoriser les objectifs de la décolonisation et à veiller à ce que la Commission s'acquitte pleinement de son mandat. Merci. 4th Committee · Présidente [54:16]: Je remercie l'Éthiopie et je donne à présent la parole à la Guinée-Bissau. Guinea-Bissau · Représentant [54:30]: Madame la Présidente, qu'il me soit permis de vous féliciter ainsi que les membres du Bureau à l'occasion de votre élection à la tête de la quatrième commission lors de la 81e session de l'Assemblée générale. Nous sommes convaincus que, sous votre direction éclairée, les travaux de la commission seront couronnés de succès. Vous pouvez compter sur le plein appui, la pleine coopération de ma délégation. Je voudrais saisir cette occasion afin d'exprimer notre profonde gratitude à votre prédécesseur pour avoir mené à bien les travaux de la Commission à sa 80e session. La Guinée-Bissau est attachée aux principes et idéaux énoncés dans la Charte et réaffirme son engagement en faveur des efforts collectifs en vue d'un règlement pacifique des différends par le dialogue. Ces principes sont essentiels afin de garantir la stabilité régionale et mondiale. Pour ce qui est de la situation concernant la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, et en particulier la question du Sahara marocain, nous accueillons avec satisfaction la résolution 2797 du Conseil de sécurité d'octobre 2025. qui a marqué un tournant dans la démarche suivie par le Conseil de sécurité, en reconnaissant la proposition marocaine d'autonomie comme cadre privilégié, ce qui est un point de départ d'une solution politique durable. Dès lors, nous réaffirmons qu'il est essentiel que les parties concernées poursuivent le dialogue politique sous les auspices de l'ONU, guidé par la résolution 27 87 du Conseil de sécurité, afin de parvenir à une solution politique durable pour le Sahara marocain. Nous louons les efforts consentis par l'ONU, le Secrétaire général et son envoyé personnel, Staffan de Mistura, afin de favoriser le processus politique dans le cadre du plan d'autonomie proposé par le Royaume du Maroc. Ce plan d'autonomie est réaliste, concret, pragmatique, fondé sur un compromis en vue d'une solution acceptable, réaliste et en vue d'une paix pérenne. Dès lors, nous insistons sur la nécessité impérieuse de faire fond sur l'élan imprimé par la résolution 2797. Afin d'avancer de bonne foi sur cette voie, dans le cadre de la proposition marocaine d'autonomie, nous exhortons toutes les parties à se garder de toute mesure susceptible d'attiser les tensions ou de miner la confiance et le processus politique. La Guinée-Bissau. se félicite de cette initiative du Maroc qui recueille de plus en plus de soutiens de par le monde. Ces initiatives et ces efforts illustrent l'engagement du gouvernement marocain en faveur du bien-être des peuples de la région. Et de nombreux pays, dont la Guinée-Bissau, ont été encouragés à ouvrir un consulat général au Sahara marocain, visant à accompagner et à appuyer le développement économique et les progrès de cette région. À cet égard, mon gouvernement se félicite de l'engagement du Maroc en faveur de la promotion du respect des droits humains, de la gouvernance inclusive, de la pleine participation des représentants de la région lors des élections législatives de septembre et la participation active des conseils régionaux élus. Et comme l'ont reconnu les observateurs internationaux, cela a été important pour la représentation démocratique et l'autonomie locale. Nous remercions également le Maroc qui ne cesse d'investir dans les infrastructures, l'énergie renouvelable, l'éducation, la gouvernance locale, à mener à bien des projets visant à développer visant au développement durable, visant à la protection de l'environnement, à la promotion de la culture locale, ce qui a grandement concouru à autonomiser les populations et à améliorer le développement humain. Madame la Présidente, en dépit de tous ces progrès au Sahara marocain, nous sommes encore préoccupés par la sécurité de la population de la région, en particulier dans le camp de Tindouf. Dès lors, nous appelons de nos vœux une solution durable permettant à ces populations de choisir librement parmi les options disponibles en vertu du droit international humanitaire. Pour conclure, Madame la Présidente, nous réitérons que l'engagement du Maroc en faveur d'une paix et d'un développement durable pour le peuple du Sahara marocain est indéniable et, dès lors, nous réaffirmons notre position cohérente en appui à l'intégrité territoriale du Maroc et à la souveraineté sur le Sahara. Nous appelons la communauté internationale à appuyer fermement l'approche suivie par le Maroc et à mettre en œuvre la résolution 2797. Merci. 4th Committee · Présidente [59:53]: Je remercie le représentant de la Guinée-Bissau et je donne la parole au Bénin. Benin · Représentant [1:00:02]: Merci de me donner la parole. Madame la Présidente, permettez-moi avant toute chose de vous adresser mes chaleureuses félicitations ainsi qu'à l'ensemble des membres du Bureau pour leur élection et vous souhaiter à tous plein succès dans l'exercice de vos responsabilités pour lesquelles je vous assure de notre pleine disponibilité et coopération. Excellence, Mesdames et Messieurs, les questions des politiques spéciales et de décolonisation, sensibles par leur essence et leurs implications, demeurent au cœur des délibérations de notre Commission. S'agissant de la question du Sahara, le Bénin se félicite encore une fois de l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité et réaffirme son soutien plein et entier au processus politique conduit sous l'égide des Nations unies, ainsi qu'aux efforts du Secrétaire général et de son envoyé personnel. Par ailleurs, nous apprécions à sa juste valeur l'initiative marocaine d'autonomie qui emporte l'adhésion de la communauté internationale, et invitons les parties prenantes à s'y appuyer pour la poursuite du dialogue dans la perspective de parvenir à des résultats tangibles pour une solution politique définitive. La délégation béninoise salue également les efforts importants déployés par le Maroc dans les provinces du sud en matière d'infrastructures, d'énergies renouvelables, d'éducation et de gouvernance locale, les avancées enregistrées sur le plan socio-économique ainsi que la participation importante des populations locales aux élections du 23 septembre 2026, témoignent d'une dynamique de développement et de participation démocratique qu'il convient d'accompagner. Madame la Présidente, le Bénin exhorte le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario à maintenir allumée la flamme de ce processus, sous l'égide des Nations unies, afin d'avancer inlassablement vers une solution durable et définitive au différend sur le Sahara qui n'a que trop perduré. Ma délégation appelle toutes les parties à s'abstenir de toute action susceptible d'accroître les tensions ou de miner la confiance et le processus politique. Le temps des positions rigides doit laisser place à une approche tournée vers l'avenir. Nous devons saisir la dynamique actuelle pour poser les bases d'un avenir de paix et de prospérité, en faveur du développement durable et d'une croissance inclusive répondant aux aspirations des populations locales. Dans ce cadre, le Bénin en appelle à tous à demeurer engagés et de bonne foi dans le processus de dialogue pour parvenir à la paix dans la région du Sahara conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Madame la Présidente, le Bénin appelle les protagonistes à réitérer leur engagement à respecter les principes de souveraineté, d'intégrité territoriale des États membres et de règlement pacifique des différends. Ces principes, au cœur de la Charte des Nations unies, demeurent essentiels à la stabilité régionale et mondiale. Enfin, Le règlement de la question du Sahara ne saurait être sans la prise en compte adéquate de la situation des populations des camps de Tindouf, qui perdure depuis plus d'un demi-siècle. Nous en appelons instamment à toutes les parties prenantes aux fins d'œuvrer activement et conjointement à permettre à ces populations de choisir librement, dans le respect du droit international, les meilleures options pour leur bien-être. Je vous remercie de votre attention. 4th Committee · Présidente [1:04:15]: Je voudrais remercier le représentant du Bénin. Je voudrais maintenant donner la parole à la délégation de la Namibie. Namibia · Représentant [1:04:25]: Merci, Madame la Présidente. Cette Commission a pour mission d'examiner, entre autres, des questions liées aux 17 territoires non autonomes, dont l'ECA représente des personnes et des peuples animés d'espoir, de rêves et d'aspirations. Les peuples de ces territoires ne doivent pas être soumis à une exploitation continue ou traités d'une manière qui méprise leurs intérêts et aspirations légitimes. Ces peuples méritent le droit à la liberté, le droit à l'autodétermination, qui doivent être pleinement respectées conformément au droit international. Dans ce contexte, la question du Sahara occidental a été portée devant la Cour internationale de justice pour un avis consultatif par le biais d'une décision de 1974 de l'Assemblée générale par la résolution 32. 92, lors de la 29e session, l'Assemblée générale a réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément à la résolution 1514, contenant la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux. Ensuite, en 1975, la décision de la CIJ a affirmé clairement qu'il n'y avait pas de souveraineté sur le Sahara occidental par le Royaume du Maroc. Et ensuite, tout règlement qui ne prendrait pas en compte la volonté légitime du peuple du Sahara serait nulle et non avenue au titre du droit international. Il y a eu ensuite des décisions de 2016, 2022, 2024. Et le fait de ne pas respecter le consentement du peuple mine le principe du droit international. Et donc, nous appelons la communauté internationale à être du bon côté de l'histoire et à s'abstenir de tout engagement qui perpétuerait ou légitimiserait l'appropriation illicite des ressources du peuple sahraoui. 50 ans après l'occupation du territoire du Sahara occidental en 1975, le peuple sahraoui reste marginalisé et déplacé. Des signalements d'exploitation, d'expropriation des terres et d'expropriation des ressources naturelles se poursuivent et restent une source de vive préoccupation. La situation au Sahara occidental ne peut être vue comme étant la norme. Le Sahara occidental est un territoire qui reste soumis à une administration coloniale et c'est un cas de colonisation qui reste non réglé, Madame la Présidente. Depuis le début des années 1980, le mur de séparation a été construit pour que les vrais propriétaires de cette terre, le peuple du Sahel occidental, ne puissent pas accéder à sa terre, à ses ressources ancestrales. Nous soulignons que cette barrière symbolise le refus continu de l'exercice de droits et de libertés fondamentaux. Il est impératif que l'ONU s'abstienne de tout libellé ou de tout rapport qui pourrait être interprété comme légitimant ce mur. L'ONU doit honorer ses responsabilités et condamner sans équivoque ce type de structure qui perpétue l'occupation et entrave la réalisation du droit à l'autodétermination. Les attaques continues des deux côtés du mur montrent que la situation n'est pas réglée au Sahara occidental. Le cessez-le-feu complet n'est toujours pas réalisé et le conflit entre les deux parties se poursuit. Nous soulignons que cette Commission, dans le cadre de l'ONU au sens large, a une obligation morale. Il y a un mandat fondé sur des principes, ceux de faire respecter les droits des peuples sous règne colonial. Cette Commission a une obligation juridique, celle de rendre justice et de rendre la liberté aux peuples du monde occidental, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes sur la décolonisation et l'autodétermination. Nous sommes vivement préoccupés par le manque d'accès continu du Haut-Commissariat aux droits de l'homme dans les territoires occupés d'Israël occidental en raison de restrictions de longue date qui ont empêché le Haut-Commissariat de mener des évaluations indépendantes sur le terrain. Ce manque d'accès mine la transparence et l'application du principe de responsabilité, entrave la protection des droits humains et entrave la possibilité pour la communauté internationale d'évaluer la situation, de faire rapport et de riposter de manière effective à la situation sur le terrain, comme nous l'avons entendu la semaine dernière de la voix des pétitionnaires. Nous appelons à ce que le système onusien déploie davantage d'efforts, notamment l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité, pour. Intensifier les efforts afin de protéger les droits et la dignité du peuple sahraoui, pour garantir un accès sans entrave du HCDH et pour. Faire respecter les principes d'impartialité et l'État de droit dans tous les rapports et dans tout le travail réalisé sur le Sahara occidental. Madame la Présidente, en août 1988, le Royaume du Maroc, aux côtés du Front Polisario, avait accepté une ébauche de plan fournie par le Secrétaire général de l'ONU. sur la tenue d'un référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahel occidental, sur les manières et les moyens de garantir l'organisation et la supervision de ce référendum en coopération avec l'Organisation de l'unité africaine. Fin de citation. Ok, maintenant l'Union africaine. Il s'agit de la résolution 658 de 1990. Cependant, Des décennies plus tard, le peuple du Sert occidental se voit privé de son droit inaliénable de détermination à la liberté. L'Union africaine, dont les 2 parties sont membres, a également été saisie de la question du Sert occidental afin. de parvenir à une solution politique durable, juste, mutuellement acceptable, qui établirait les bases de l'autodétermination du peuple du Sahel occidental, conformément aux décisions de l'Union africaine et du Conseil de sécurité. Et à ce titre, l'Assemblée de l'UA a appelé les parties au conflit à reprendre les négociations de manière urgente, sans conditions préalables et de bonne foi. Dès lors, nous appelons le Maroc à faire ce qui est juste aujourd'hui, et à permettre à ce que la dernière colonie africaine exerce son droit légitime à l'autodétermination par le règlement pacifique de ce conflit. L'ONU a une responsabilité, celle de faire avancer une solution juste et durable à la question du Sahel occidental, conformément à la Charte des Nations unies. et aux résolutions pertinentes sur la décolonisation et l'autodétermination. Nous appuyons le renouvellement de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, donc le mandat de la MINURSO, et nous appuyons la tenue d'un référendum soutenu par l'ONU au Sahara occidental pour le peuple sahraoui, pour que ce dernier puisse exercer enfin son droit à l'autodétermination. Cette commission a la responsabilité de garantir une solution politique mutuellement acceptable entre le front policier et le royaume du Maroc, l'autonomie sans souveraineté représenterait une violation des droits humains fondamentaux que l'ONU doit protéger. Le droit inaliénable à d'autres terminations du peuple sahraoui ne peut pas euh être confié à la puissance occupante de la Namibie appuie dès lors euh le travail de cette commission et. Nous espérons que la question du Sahara occidental. Et de tous les autres territoires non autonomes sera réglée une bonne fois pour toutes. Merci, Madame la Présidente. 4th Committee · Présidente [1:13:30]: Je remercie le représentant de la Namibie et donne la parole à Haïti. Je vous en prie. Haiti · Représentant [1:13:42]: Présidente. Je voudrais tout d'abord vous adresser mes chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la quatrième commission, ainsi qu'aux membres du bureau. Dans l'exécution de votre mandat, soyez assurés du plein soutien de ma délégation. Madame la Présidente, ma délégation se félicite des progrès significatifs réalisés par l'Organisation des Nations unies dans la mise en œuvre de sa politique de décolonisation des territoires non autonomes. Ma délégation a également pris acte du rapport du Comité spécial C24 et réitère son plein soutien à toute initiative de l'ONU visant à organiser des visites dans les territoires non autonomes. Ces initiatives permettent de mieux connaître la situation des habitants de ces territoires, conformément aux résolutions de l'Organisation y relatives. Nous saluons l'initiative de l'Assemblée générale demandant aux puissances administrantes d'adopter leur concours au Comité spécial dans l'exercice de son mandat et de faciliter l'envoi de missions de visite dans les territoires au cas par cas. Madame la Présidente, cela fait des années que nous discutons sans cesse de la décolonisation. À cet égard, ma délégation souligne ce travail colossal accompli par l'ONU qui, depuis sa création, a contribué à l'indépendance de plusieurs pays. C'est une avancée considérable qu'il convient de signaler. Cependant, Les systèmes colonialistes et esclavagistes ont laissé derrière eux des séquelles profondément douloureuses qui affectent encore gravement de nombreuses nations. Il est regrettable que ces effets soient souvent ignorés. Or, l'ONU est l'espace idéal pour que nous, États membres, nous nous réunissons afin de trouver la meilleure approche pour tourner la page de la colonisation et réfléchir à la manière dont nous pourrions réparer ce crime collectif. Bien que nous ne puissions pas changer l'histoire, nous avons le devoir de dire les faits tels qu'ils se sont produits aux générations actuelles et futures. Nous devons surmonter la peur de parler de ces actes et de leurs séquelles, et les inscrire dans nos textes afin que de telles pratiques ne se renouvellent plus. En ce sens, nous saluons le travail du Département de la communication globale du Secrétariat, qui a une lourde responsabilité dans la diffusion d'informations sur la décolonisation, conformément à la résolution 80/104. Nous exhortons l'Organisation à appliquer cette résolution telle qu'elle a été adoptée, et ma délégation apprécierait si le Comité pouvait présenter les activités réalisées dans le cadre du dispositif 5 de ladite résolution. Madame la Présidente, tenant compte de son histoire marquée par la lutte contre le colonialisme, Haïti exprime sa profonde préoccupation quant au sort des 2 millions de personnes vivant dans les 17 territoires non autonomes à travers le monde. Mon pays encourage le Comité spécial C24 à intensifier ses efforts pour éradiquer les vestiges du colonialisme et appelle le Secrétaire général à présenter un plan concret sur la situation des territoires encore sous administration. Haïti réaffirme son soutien à des solutions politiques inclusives, pragmatiques et durables pour résoudre pacifiquement les conflits entre les puissances administrantes et les territoires non autonomes. Nous saluons les initiatives de l'ONU qui favorisent le dialogue entre toutes les parties prenantes dans ce cadre. Nous recommandons vivement que les Nations unies veillent au respect des principes d'égalité des peuples et de leur droit à l'autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies. Nous exhortons les acteurs concernés à respecter les cadres juridiques internationaux, tels que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, se rapportant au statut de ces territoires dans toute décision concernant le statut de ces territoires. Madame la Présidente, évoquant les conséquences profondes de la colonisation et de l'esclavage, je voudrais attirer l'attention de la Commission sur l'indemnité imposée à Haïti en 1825, en échange de la reconnaissance de son indépendance. Haïti a dû s'acquitter d'une somme astronomique qui a contribué à freiner son développement économique et social. Ce sujet, longtemps relégué au second plan, appelle désormais une réflexion transparente et juste. Dans cet esprit, ma délégation se félicite de la création de la commission mixte franco-haïtienne d'historiens chargée d'examiner cette période de l'histoire commune et de présenter les conclusions de ses travaux. Nous attendons avec un grand intérêt la publication de cet important rapport qui pourra contribuer à une meilleure compréhension des faits, à l'établissement d'une mémoire partagée et à l'identification de voies constructives pour l'avenir. Ma délégation estime également que cette démarche mérite une attention particulière de la part des Nations unies. Si ce mécanisme de dialogue, de recherche historique et de reconnaissance permet d'aboutir à des résultats concrets, justes et mutuellement acceptables, il pourrait constituer une expérience utile, voire un modèle de référence, pour l'examen d'autres situations découlant des héritages de la colonisation et de l'esclavage. Les Nations unies pourraient ainsi s'en inspirer pour encourager, et dans d'autres contextes, des processus fondés sur la vérité historique, le dialogue, la justice, la réconciliation et la coopération entre les États concernés. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:20:29]: Je voudrais remercier la délégation de Haïti et je voudrais maintenant donner la parole à la délégation de la Sierra Léone. Sierra Leone · Représentant [1:20:38]: Madame, merci, Madame la Présidente. Nous saluons l'organisation de ce débat général conjoint sur les points sur la décolonisation, nous sommes saisis. La décolonisation reste une responsabilité urgente des Nations unies. C'est une tâche non achevée, 60 ans après la résolution sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux. La persistance de territoires non autonomes nous rappelle que la promesse consacrée par la résolution 1514 n'a pas encore été réalisée. Pour la Sierra Leone, cette question a une importance morale et historique. En tant que pays africain qui a émergé du joug colonial, nous restons fermement convaincus que l'indépendance politique, la souveraineté, l'intégrité territoriale et le libre exercice de l'autodétermination représentent un socle indispensable pour la dignité, le développement et le bien-être de tous les peuples. Dès lors, nous redisons que les peuples des territoires non autonomes ont un droit inaliénable à pleinement déterminer leur statut politique et rechercher le développement politique, économique et social conformément aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale. Madame la Présidente, ma délégation accorde une importance particulière aux responsabilités des puissances administrantes au titre de l'article 73 de la Charte. Les puissances administrantes ont l'obligation solennelle de promouvoir l'avancement économique, social, politique et sur le plan de l'éducation des peuples des territoires non autonomes. Il faut prendre en compte les aspirations politiques et les préoccupations des populations. Il s'agit de transmettre des informations sur ce territoire. À cet égard, nous appelons les puissances administrantes à coopérer pleinement et de façon constructive avec le C24 et avec la quatrième commission. Cette coopération doit permettre de faciliter les missions de visite, si nécessaire, fournir des informations complètes et à temps et garantir la coopération entre les Nations unies et les peuples de ces territoires. Les activités économiques et autres des territoires non autonomes doivent être conduites dans le respect des droits du bien-être de ces peuples et ces activités économiques ne doivent pas miner l'exercice du droit à l'autodétermination. La Sierra Leone est également consciente de l'importance de l'éducation politique pour favoriser la cause de la décolonisation. L'ONU doit continuer de diffuser des informations globales et fiable sur les travaux de l'Organisation, sur le cadre juridique et les options à la disposition des peuples des territoires non autonomes. Une participation éclairée est essentielle pour que les peuples des territoires concernés puissent prendre des décisions en connaissance de cause sur leur avenir. Madame la Présidente, il est essentiel de souligner que la quête de l'autodétermination pour les territoires non autonomes devrait être examinée au cas par cas par la 4e commission, tenant compte des solutions. politiques les plus crédibles, viables pour les territoires non autochtones. Pour ce qui est du Sahara occidental, nous appuyons le processus dirigé par l'ONU sous les auspices du secrétaire général et de son envoyé personnel. Nous pensons que ce processus de l'ONU demeure le cadre idoine afin de parvenir à une solution politique durable, réaliste, pratique, mutuellement acceptable, fondée sur le compromis. À cet égard, nous réitérons notre soutien en faveur de l'initiative marocaine d'autonomie. C'est un point de départ sérieux et crédible pour faire avancer le processus politique. Notre position s'ancre dans notre engagement plus vaste en faveur du règlement pacifique des différends, du dialogue et du respect des principes de la Charte des Nations unies, et dès lors, nous nous félicitons des efforts de envoyé personnel du secrétaire général visant à redynamiser le processus politique et encourager toutes les parties concernées à coopérer de façon constructive et de bonne foi. La Sierra Leone est d'avis qu'une Un règlement de cette question contribuerait grandement à la paix, à la stabilité, à l'intégration économique et au développement économique de l'Afrique de l'Ouest et de toute l'Afrique. Pour ce qui est de la question des îles Falklands, de Malvinas, nous appuyons la reprise des négociations entre l'Argentine et le Royaume-Uni. Conformément aux résolutions pertinentes de l'AG, dans le cadre d'un dialogue constructif pour entendre les points de vue des habitants afin de trouver une solution juste et durable. Pour ce qui est de la Palestine, nous réaffirmons notre ferme appui en faveur d'une paix globale, juste et durable, sur la base de la solution des deux États, avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et dans le cadre des frontières reconnues sur le plan international, conformément aux résolutions de l'ONU. Nous appelons également au plein respect du droit international, y compris du DIH, droit international humanitaire, et à la fin de l'occupation et de l'expansion des colonies dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et à la réalisation du droit inaliénable à l'autodétermination du peuple palestinien. Madame la Présidente, la quatrième commission a une responsabilité sans pareille qui est de garantir la crédibilité et la visibilité du processus de décolonisation. Il est important d'y accorder toujours une attention soutenue. Dès lors, la communauté internationale doit s'engager à nouveau à réaliser intégralement sans tarder la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Nous sommes disposés à travailler avec tous les États membres, avec le C24, les puissances administrantes et les peuples des territoires non autonomes afin de parvenir à l'achèvement juste, durable et pacifique du processus de décolonisation. Merci. 4th Committee · Présidente [1:27:33]: Je remercie la Sierra Leone de cette déclaration. La parole est à présent à la République-Unie de Tanzanie. United Republic of Tanzania · Représentant [1:27:44]: Madame la Présidente, comme c'est la première fois que ma délégation prend la parole au cours de la présente session de la quatrième commission, je tiens à vous féliciter, ainsi que les membres du Bureau, à l'occasion de votre élection. Soyez assurés de la pleine coopération de ma délégation. La Tanzanie n'est pas là simplement par pure formalité politique annuelle, mais pour rappeler la mémoire de la libération de l'Afrique. La Tanzanie connaît la décolonisation depuis longtemps. Nous avons été au comité de libération de l'Organisation de l'Union africaine Et notre premier président l'avait dit: « La Tanzanie ne pourra être pleinement libre tant que le monde entier et l'Afrique ne seront débarrassés de l'occupation étrangère. » Ces mots résonnent encore en nos cœurs aujourd'hui. Aujourd'hui, en cette 80e session, nous devons nous poser une question très dérangeante: comment, en 2026, peut-on encore parler de territoires non autonomes? sans ressentir un sentiment d'échec. Songez au Sahara occidental, la dernière colonie en Afrique. Pendant des décennies, les Sahraouis ont vécu dans les circonstances très dures du camp de Tindouf. En attendant que la promesse faite par l'Assemblée générale d'un référendum libre et régulier sur l'autodétermination soit remplie, des enfants grandissent jusqu'à l'âge adulte dans ces camps, sous ces tentes. Notre position est claire, cohérente et de principe à cet égard. L'autodétermination du peuple saharien n'est pas négociable. Il s'agit d'un droit présenté par le droit international et les résolutions de l'Assemblée générale. On ne peut pas célébrer la décolonisation de l'Afrique si le Sahara occidental n'a toujours pas occupé la place qui lui revient dans le concert des nations, car sinon on s'appelle les principes fondamentaux de la Charte. Dès lors, nous appelons les parties à reprendre des négociations directes, pacifiques, sans sans condition préalable pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, garantissant l'autodétermination, conformément à la résolution 1744 et aux résolutions successives. La décolonisation avait été présentée comme un processus qui devait s'achever. Pourtant, chaque année, nous présentons des résolutions, mais les territoires non autonomes attendent toujours que l'ONU respecte ses droits. La Tanzanie n'est pas devenue indépendante simplement pour être un spectateur impuissant. de ce qui se passe ailleurs. Nous sommes respectueux de tous les pays qui veulent être décolonisés, alors que cette 80e session entre dans l'histoire non pas comme l'année où nous avons répété nos promesses, mais plutôt où nous avons mobilisé notre volonté politique pour enfin libérer tous les peuples. Merci. 4th Committee · Présidente [1:30:49]: Je remercie le représentant de la République-Unie de Tanzanie et je donne à présent la parole à Antigua-et-Barbuda. Antigua and Barbuda · Représentant [1:30:58]: Merci, Madame la Présidente. Excellence, chers collègues, il y a 66 ans, ou plutôt 66 ans après l'adoption de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, déclaration qui avait fait date, la décolonisation, toujours inachevée, demeure un grand défi pour notre engagement collectif en faveur de la liberté, de la dignité et de l'autodétermination. Madame la Présidente, les 17 territoires qui sont toujours non autonomes doivent demeurer des priorités absolues de la mission de l'ONU. Ces peuples méritent bien plus que de simples marques de solidarité. Ces peuples méritent des progrès dignes de ce nom en vue de la pleine réalisation de leur droit inaliénable à l'autodétermination. Madame la Présidente, alors que la quatrième décennie internationale de l'élimination du colonialisme avance rapidement, nous devons faire face à une réalité bien dérangeante. Nos progrès n'ont pas été à la hauteur de nos engagements. L'on ne peut pas nous permettre qu'une nouvelle décennie s'écoule sans avancées tangibles. Nous devons redoubler d'efforts, ce qui nécessite une volonté politique renouvelée, des contacts resserrés entre les puissances administrantes et également une action plus proactive de l'ONU et en particulier de la part du C24. Antigua-et-Barbuda salue les travaux du C24 et les mesures prises dans le cadre des missions de visite, les dialogues et autres liens noués. Madame la Présidente, les Caraïbes sont particulièrement concernées par ce chantier inachevé. Les chefs d'État et de gouvernement de la CARICOM n'ont cessé d'appuyer le processus de décolonisation, notamment pour ce qui est des îles Vierges britanniques qui veulent être pleinement autonomes, avancer vers l'autonomie complète. Nous prêtons une attention toute particulière à l'évolution de la situation concernant les îles Vierges britanniques, surtout étant donné nos liens très familiers et économiques avec ce territoire. Nous reconnaissons les aspirations de la population des îles Vierges britanniques ainsi que les mesures d'envergure prises en vue d'une plus grande autonomie, et notamment les discussions sur un cadre constitutionnel pré-indépendance. Nous appelons à une coopération constructive entre le gouvernement des îles Vierges britanniques, le Royaume-Uni et les Nations unies, dans le cadre du respect mutuel, de la participation démocratique, de la bonne gouvernance et de la volonté librement exprimée de la population de ce territoire. Antigua-et-Barbuda soutiennent les efforts consentis par la CARICOM afin que la situation des îles Vierges britanniques fasse l'objet d'une attention soutenue afin que son peuple soit au cœur des décisions sur son avenir politique et constitutionnel. Madame la Présidente, notre position est limpide. L'avenir des Îles Vierges britanniques doit être déterminé par son peuple, sans imposition de l'extérieur, sans ingérence indue, Madame la Présidente. Pour ce qui est de la question du Sahara occidental, Antigua-et-Barbuda réaffirme sont un appui en faveur du processus politique piloté par l'ONU, ainsi que des efforts du Secrétaire général et de l'envoyé personnel afin de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. Nous louons l'élan imprimé par d'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2797 en 2025. Et nous réitérons notre soutien en faveur de la proposition marocaine d'autonomie, point de départ crédible et réaliste pour lancer des négociations en faveur d'un règlement durable. Madame la Présidente, nous encourageons toutes les parties concernés à coopérer de façon constructive, de bonne foi, mû par l'esprit de compromis, conformément à la Charte des Nations Unies et au principe d'autodétermination, afin de parvenir à une paix pérenne, à la stabilité et au développement pour la population de la région. Excellence, la décolonisation doit également tenir compte de la réalité économique et de développement des petits territoires insulaires. L'autodétermination politique doit aller de pair avec le renforcement des capacités la résilience économique, l'adaptation au changement climatique et le développement durable. À cet égard, Antigua-et-Barbuda, ou plutôt le programme d'action d'Antigua-et-Barbuda pour les PEID, adopté en 2024 lors de la quatrième conférence sur les PEID, constitue un cadre incontournable pour remédier aux vulnérabilités structurelles qui restreignent les aspirations de développement de ces petits États insulaires ou ces petits territoires insulaires. Le Centre d'excellence à Antigua-et-Barbuda est une contribution concrète à ces causes du développement, en se concentrant sur les données, l'innovation, les technologies, les investissements et la soutenabilité de la dette, ce centre permet une aide constructive en faveur du développement. Nous sommes convaincus, Madame la Présidente, que ces initiatives contribuent au développement de ces territoires non autonomes, mais ces progrès économiques ne peuvent se substituer à la pleine réalisation de l'indépendance de ces territoires. Par ailleurs, les conséquences durables du colonialisme démontrent que la justice historique doit être rendue et notamment la CARICOM ne cesse de plaider en faveur de réparations et de justice réparatrice. Madame la Présidente, Antigua-et-Barbuda appelle à un nouveau sentiment d'urgence, à des progrès tangibles, à des partenariats dignes de ce nom, à sceller entre l'ONU, les puissances administrantes et les populations de ces territoires. Les 17 territoires non autonomes doivent être en première ligne de nos priorités. que l'engagement pris en 1960 ne sera pas honoré. Madame la Présidente, nous sommes d'avis que ces initiatives peuvent grandement concourir au développement des territoires non autonomes. Antigua-et-Barbuda appelle tous les États membres à redoubler d'efforts afin d'aider les 17 territoires non autonomes à enfin parvenir à la liberté et à l'autonomie. Je vous remercie. Soyez assurés de notre plein soutien dans le cadre de vos efforts à la présidence de cette Commission. 4th Committee · Présidente [1:40:44]: Merci, Excellence. À présent, je cède la parole au prochain orateur sur ma liste, le représentant du Togo. Je vous en prie. Togo · Représentant [1:40:55]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, je voudrais avant tout propos vous adresser, ainsi qu'à l'ensemble des membres de votre bureau, mes chaleureuses félicitations pour votre élection et saluer la manière remarquable avec laquelle conduisez nos travaux. Soyez assurés du plein soutien de la délégation togolaise dans l'accomplissement de votre mission tout au long de cette session. À l'heure où cette session nous invite à restaurer la confiance dans le multilatéralisme, le Togo réaffirme son attachement indéfectible aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, en particulier le respect de la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale des États, ainsi que le règlement pacifique des différends. C'est dans cet esprit que ma délégation souhaite formuler à titre national quelques observations sur la question du Sahara occidental inscrite à l'ordre du jour de notre commission. Madame la Présidente, ce différend régional qui perdure depuis plus d'un demi-siècle freine la coopération régionale et prive le continent africain d'importantes opportunités de développement. Le Togo estime qu'il est temps de consolider la nouvelle dynamique de paix et de bon voisinage dans la région. C'est pourquoi mon pays réitère son plein soutien au Royaume du Maroc dans ses efforts constants pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend. Nous réaffirmons également notre appui au processus politique conduit sous les auspices exclusifs des Nations unies conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et saluons les efforts de monsieur Stéphane Mistura, envoyé personnel du secrétaire général en faveur du dialogue et de la conduite des négociations. Engagé depuis l'adoption de la résolution 27 97. Madame la présidente, le Togo est convaincu que l'initiative marocaine d'autonomie présentée au secrétaire général le 11 avril 2007 constitue la base la plus crédible, réaliste et pragmatique pour parvenir à un règlement politique définitif. Cette conviction est désormais confortée par la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, par laquelle le Conseil de sécurité a appelé les parties à participer aux discussions sans conditions préalables et sur la base du plan d'autonomie affirmant qu'une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer une solution des plus réalisables. Ma délégation demeure toutefois préoccupée par la situation humanitaire dans les camps de Tindouf. Elle appelle à la mise en place de mécanismes transparents garantissant la protection et les droits fondamentaux des populations qui y vivent, à un accès humanitaire libre et régulier ainsi qu'à l'enrichissement en bonne et due forme de ces populations conformément aux appels réitérés du Conseil de sécurité y compris dans sa résolution 2797. Le Togo salue également le respect par le Maroc du cessez-le-feu et de sa coopération continue avec la MINUSO, élément essentiel pour préserver la stabilité et favoriser le dialogue à l'approche de l'examen par le Conseil de sécurité du mandat de la mission. Nous appelons toutes les parties à s'engager de bonne foi et sans condition préalable dans des négociations sur la base du plan d'autonomie et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, afin de saisir l'occasion sans précédent qui s'offre aujourd'hui d'instaurer une paix durable. Madame la Présidente, le Togo se félicite de l'ouverture à Lomé et à Dakhla de plusieurs consulats généraux de pays arabes, africains, américains et asiatiques, dont celui du Togo. Ces représentations illustrent la reconnaissance croissante du rôle du Sahara marocain comme pôle de développement, de stabilité et de rayonnement régional. Elles témoignent également de la confiance de nombreux partenaires dans la vision du Maroc en faveur d'une intégration régionale harmonieuse et d'un développement inclusif. Le Togo, fidèle à sa tradition diplomatique de paix et de dialogue, continuera d'encourager tous les efforts sincères visant à parvenir, dans le cadre tracé par le Conseil de sécurité, à une solution politique définitive et consensuelle à la question du Sahara marocain, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc, ainsi que des principes de la Charte des Nations unies. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:45:59]: Je remercie le représentant du Togo. La parole est à Saint-Vincent-et-les Grenadines. Saint Vincent and the Grenadines · Représentante [1:46:09]: Merci, Madame la Présidente. D'emblée, je saisis cette occasion afin de vous féliciter, de féliciter Son Excellence Kolieseck pour son élection à la tête de la quatrième commission et bien entendu, nous félicitons également les autres membres du bureau. À l'occasion de votre élection, soyez assurés de la pleine coopération de mon pays. Madame la Présidente, Saint-Vincent et les Grenadines demeurent très attachés à éliminer le colonialisme dans toutes ses formes et sous toutes ses manifestations. Nous savons que la question du Sahara demeure une question importante dans le cadre du processus de décolonisation à l'ONU, et nous soulignons la nécessité de redoubler d'efforts afin de régler cette question de longue date de façon pacifique et durable. En ce sens, nous saluons le secrétaire général et son envoyé personnel, M. Staffan de Mistura, pour leurs efforts de toutes heures visant à favoriser le dialogue entre les parties. Nous encourageons l'envoyé personnel à continuer de dialoguer avec les parties concernées. Nous l'invitons à œuvrer en faveur du consensus et de conditions propices à des négociations dignes de ce nom. Nous reconnaissons également l'initiative du plan d'autonomie présenté par le Royaume du Maroc, une solution unique pour régler ce différend régional. À cet égard, nous implorons respectueusement les parties à demeurer engagées en faveur du processus politique et à œuvrer à l'unisson en faveur d'une solution réaliste, pratique, durable, fondée sur le compromis, pour régler ce différend de souveraineté de longue date. Nous sommes d'avis qu'une telle solution servirait les intérêts de toutes les parties. Madame la Présidente, dans le même temps, nous sommes préoccupés par la poursuite d'hostilités de faible intensité et le potentiel, s'agissant de miner le processus politique. Nous exhortons les parties à faire montre de la plus grande retenue, à s'abstenir de toute mesure susceptible d'alimenter encore les tensions et d'accorder la priorité au règlement pacifique de ce différend. Madame la Présidente, afin d'atteindre nos objectifs, il est essentiel de coopérer et de tirer parti de tous les leviers d'influence afin de régler ces différends de souveraineté de longue date. Ce n'est qu'ainsi que l'on pourra établir la confiance nécessaire à l'atteinte de notre objectif partagé qu'est la décolonisation. L'élimination du colonialisme est un processus en cours et complexe, nécessitant des efforts constants, des efforts véritables à tous les échelons de la société. Dès lors, Saint-Vincent-et-les-Grenadines sont très attachés à travailler avec les partenaires internationaux afin de garantir que le droit à l'autodétermination soit respecté et défendu et que le legs du colonialisme fasse l'objet de mesures remédiatrices. Merci. 4th Committee · Présidente [1:50:03]: Je remercie la représentante de Saint-Vincent et les Grenadines et je cède à présent la parole à la Chine. China · Représentant [1:50:16]: Madame la Présidente, la Chine vous félicite à l'occasion de votre élection. Soyez assurée, ainsi que le Bureau, de notre plein appui. La Chine a souscrit la déclaration prononcée par la Russie au nom du Groupe d'amis en défense de la Charte. À l'heure actuelle, le processus de décolonisation n'est toujours pas achevé. La quatrième Décennie internationale de l'élimination du colonialisme n'est pas loin. De se terminer, mais les peuples des 17 territoires non autonomes n'ont toujours pas exercé leur droit à l'autodétermination, tandis que le legs du colonialisme n'a toujours pas disparu avec la fin de l'occupation militaire. et dès lors la. communauté internationale doit prendre des mesures d'envergure pour parvenir à la décolonisation. À cet égard, nous vous livrons la réflexion commune. Tout d'abord, le chantier inachevé de la décolonisation doit s'achever sans plus tarder. Nous sommes favorables. à ce processus pour les 17 territoires non autonomes et nous appuyons les efforts des populations qui s'y trouvent, qui se battent pour l'autodétermination. Nous appelons les puissances administrantes à respecter les résolutions pertinentes, à prendre des mesures pour améliorer le développement socio-économique et à s'abstenir de faire obstruction au choix libre de ces peuples. La communauté internationale devrait tirer parti de la quatrième décennie afin de renforcer son engagement politique et de renforcer les capacités des territoires, en espérant que ce sera la dernière décennie pour se débarrasser du colonialisme. Ensuite, il faut que des comptes soient rendus pour les crimes historiques dans le cadre du colonialisme. Nous appelons les États, anciennes puissances coloniales ou qui ont bénéficié de la colonisation, nous appelons à accepter leurs responsabilités historiques et à verser des réparations pour les conséquences du colonialisme. Dans le même temps, ces puissances doivent les politiques hégémonistes, le néocolonialisme et les politiques qui portent atteinte à d'autres pays. Et en matière de relations internationales, le principe d'égalité souveraine et de non-ingérence doivent être respectés. Troisièmement, l'équité internationale et la justice doivent être préservées. La Charte fournit des orientations claires pour l'élimination du colonialisme et pour promouvoir la décolonisation. La Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux exige expressément que la colonisation, sous toutes ses formes, dans toutes ses manifestations, s'achève Et pourtant, la colonisation a laissé derrière elle un sillage de désolation. Et aujourd'hui, cette résolution de l'Assemblée générale n'a toujours pas été pleinement mise en œuvre. Nous appelons les États membres à accélérer la décolonisation, à éliminer le legs du colonialisme et à respecter l'équité et la justice internationale. Madame la Présidente, la question des îles Malvinas. il s'agit de l'aide du passé colonial. Nous appuyons les revendications légitimes de l'Argentine concernant la souveraineté sur les Malvinas, nous affirmons que les différents territoriaux entre les pays doivent être réglés par des négociations pacifiques. Nous espérons que le Royaume-Uni donnera une suite positive à la demande de l'Argentine, reprendra le dialogue et les pourparlers aussi vite que possible pour pour trouver une solution pacifique, juste et durable conformément aux résolutions en la matière. La Chine a toujours eu la position suivante: les parties à la question du Sahara occidental doivent être guidées par les buts et principes de la Charte et fonder leurs actions sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, doivent œuvrer en vue d'une solution mutuellement acceptable, juste et durable par le biais de consultations sur un pied d'égalité dans le cadre du droit international et notamment aux résolutions pertinentes de l'ONU. Nous appuyons les efforts déployés par les Nations unies à cette fin. Madame la Présidente. une victime de longue date de l'oppression coloniale et du colonialisme jadis. La Chine comprend bien que la dignité et la liberté ne viennent pas aisément. Nous sommes prêts à œuvrer avec les autres pays membres, notamment les pays du Sud, pour faire avancer conjointement la quatrième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme en vue d'une issue positive. Ensemble, nous pouvons et nous devons bâtir un avenir meilleur pour l'humanité. Merci. 4th Committee · Présidente [1:55:00]: Je remercie le représentant de la Chine et donne la parole à la Jordanie. Je vous en prie. Jordan · Représentant [1:55:17]: Merci, Madame la Présidente. D'emblée, qu'il me soit permis de vous adresser mes félicitations alors que vous diriger les travaux de la Commission. Je félicite également les autres membres du Bureau. La quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Nous remercions le Guatemala d'avoir conduit les travaux de la Commission lors de la session précédente. Nous attendons avec intérêt de travailler avec vous, avec le Bureau, les vice-présidentes et vice-présidents. Enfin, de atteindre nos objectifs. Nous saluons tous les collègues dévoués et compétents. Nous saluons l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 27 97 en 1900 en 2025. Nous félicitons de la dynamique que cela a engrangé concernant le processus politique. Pour appuyer des négociations sur la base du plan d'autonomie proposé par le Royaume du Maroc en vue de trouver une solution politique définitive mutuellement acceptable. Nous. Félicitons également le Secrétaire général de ses efforts ainsi que son envoyé personnel afin de faciliter un processus négocié entre. Toutes les parties afin de. Trouver une solution permanente et réaliste, et nous réaffirmons notre soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Maroc sur le Sahara. Merci. Chair [1:57:07]: Je remercie le représentant de la Jordanie de sa déclaration et donne la parole à la Guinée équatoriale. Equatorial Guinea · Représentant [1:57:21]: Merci infiniment, Madame la Présidente. Tout d'abord, qu'il me soit permis de vous adresser mes félicitations ainsi qu'à l'ensemble du bureau pour diriger les travaux de cette éminente commission. Vous pouvez compter sur le plein soutien et la pleine coopération de ma délégation. En outre, nous tenons à adresser nos félicitations au bureau sortant de l'excellent travail abattu lors de la précédente session. Madame la Présidente, Je prends à nouveau la parole devant cette éminente commission pour réaffirmer, comme tous les ans, l'attachement indéfectible de la République de Guinée équatoriale à la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, à la lutte pour l'autodétermination des peuples et à l'élimination du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Ainsi, nous saluons le travail réalisé par cette commission ainsi que les efforts inlassable du Comité spécial sur la décolonisation. Cependant, notre tâche n'est pas achevée et nous devons persister jusqu'à faire en sorte que tous les territoires sous occupation par les puissances coloniales obtiennent leur indépendance, éliminant ainsi le colonialisme et toutes ses manifestations, ce qui représente un défi de taille lancé aux principes fondamentaux du droit international des Nations unies. À ce titre, nous exhortons les puissances administrantes à coopérer pleinement avec cette Commission, avec la communauté internationale, afin d'accélérer le processus de décolonisation dans les territoires non autonomes. Il est impératif d'accélérer ce processus sans délai. Madame la Présidente, j'aimerais maintenant évoquer la question du Sahara occidental. C'est une question complexe avec des racines historiques profondes et des considérations géopolitiques qui exigent une vision nuancée et un engagement renouvelé en faveur de la recherche d'une solution politique réaliste, pragmatique et durable sur la base. Du compromis et du consensus. C'est pour cette raison que nous estimons qu'il est impératif de saluer et d'appuyer les efforts déployés par l'envoyé personnel du Secrétaire général, M. Stéphane de Mistura, afin de promouvoir. La relance du processus politique sous la houlette exclusive du Secrétaire général des Nations unies en vue de trouver une solution politique réaliste, concrète et durable au différend régional du Sahara occidental. À ce titre, ma délégation soutient l'initiative d'autonomie marocaine, vue comme une proposition sérieuse et crédible par le Conseil de sécurité afin de régler ce différend régional, une initiative qui reçoit de plus en plus de soutien et de reconnaissance au plan international. Une initiative dont le but est un développement inclusif, dont le but est d'autonomiser la population en garantissant ses droits et sa participation à la gestion de son avenir, tout en préservant la stabilité régionale. Madame la Présidente, Il est essentiel de saluer les efforts déployés pour le développement du Sahara occidental, efforts consentis par le Royaume du Maroc, avec des investissements significatifs dans les infrastructures, l'éducation, la santé et les perspectives économiques, entre autres. Ces investissements ont non seulement amélioré la qualité de vie des habitants du territoire en question, mais démontrent également un attachement concret au processus et à la prospérité dans la région. À ce titre, nous souhaitons également souligner l'engagement du Maroc en faveur du cessez-le-feu ainsi que sa pleine coopération avec la MINURSO. Cet engagement montre qu'il a une conviction profonde selon laquelle le chemin vers la paix et la stabilité dans la région passe par le dialogue et la coopération internationale, comme nous le disons année après année. Nous pensons qu'il est nécessaire de saluer et de mettre en relief les efforts et l'engagement du Royaume du Maroc dans le cadre de ce processus, dont la proposition ouvre la porte à un dialogue constructif entre toutes les parties intéressées. Cela permet de promouvoir la coopération régionale et l'entente, éléments essentiels pour bâtir un avenir pacifique et prospère. À ce titre, nous appelons à reprendre les discussions par le mécanisme de la table ronde. défendu par l'ONU dans son format initial et avec les quatre. Participants, comme l'affirme la résolution 2440 du Conseil de sécurité, afin de participer de bonne foi aux efforts visant à trouver une solution politique durable mutuellement acceptable à ce différend. En guise de conclusion, Madame la Présidente, nous réaffirmons une fois de plus notre soutien aux efforts déployés par le Secrétaire général des Nations unies. Nous exhortons cette Commission à se pencher sur la proposition marocaine avec le sérieux et le pragmatisme nécessaires. Cela donne la possibilité d'avancer vers une solution bénéfique pour toutes les parties, qui promeuve la stabilité régionale et qui, en définitive, soit conforme à l'esprit de la décolonisation en s'adaptant aux défis du XXIe siècle. Merci infiniment. Je remercie le représentant de la Guinée équatoriale et donne la parole au Burundi. Burundi · Représentant [2:03:01]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, la délégation du Burundi voudrait réaffirmer son attachement aux principes et objectifs consacrés par la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale des États et le règlement pacifique des différends. Dans cet esprit, le Burundi estime qu'il importe de poursuivre les efforts visant à régler la question régionale de longue date relative au Sahara marocain, dans un esprit de dialogue, de réalisme, de compromis et de coopération, en vue de parvenir à une solution politique durable. A cet égard, le Burundi se félicite de l'adoption de la résolution 2797. adoptée en 2025 par le Conseil de sécurité, qui contribue à donner une nouvelle impulsion au processus politique conduit sous les auspices des Nations unies, sous la direction du Secrétaire général et avec la facilitation de son envoyé spécial. Nous réaffirmons notre soutien au processus politique des Nations unies et encourageons toutes les parties concernées à y participer de bonne foi et de manière constructive, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Le Burundi estime que le réalisme et le compromis devraient continuer de guider les efforts visant à parvenir à une solution politique définitive, pragmatique et mutuellement acceptable. À cet égard, Nous réaffirmons notre soutien à l'initiative marocaine d'autonomie, que nous considérons comme une base sérieuse et crédible pour contribuer à une solution politique durable à cette question. Nous encourageons également toutes les parties à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action susceptible d'accroître les tensions, d'alimenter la méfiance ou de compromettre la dynamique du processus politique. Le Burundi prend par ailleurs note des efforts déployés par le Royaume du Maroc en faveur du développement économique et social de ces provinces du Sud, notamment dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables, de l'éducation et de la gouvernance locale. Nous encourageons les initiatives visant à favoriser le développement durable et la participation des populations locales. Nous attachons également une importance particulière à la participation démocratique et à la promotion des droits de l'homme. À cet égard, Nous prenons note de la participation de la population de la région du Sahara marocain aux élections législatives du 23 septembre 2026, ainsi que du rôle des conseils régionaux élus et de la présence des observateurs internationaux. Le Burundi considère que des progrès dans le règlement de cette question contribueraient à la stabilité et au développement du Maghreb. ainsi qu'au renforcement de la coopération et de l'intégration régionales, avec des effets positifs pour l'ensemble de la région du Sahel. Madame la Présidente, le Burundi demeure convaincu qu'un processus politique conduit sous l'égide des Nations unies, fondé sur le dialogue, le réalisme et le compromis, constitue la voie la plus appropriée pour parvenir à une solution durable à cette question. Nous encourageons donc toutes les parties à tirer parti de la dynamique actuelle afin de progresser vers une solution politique au bénéfice de la paix, de la stabilité, du développement et de la dignité de toutes les populations concernées. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:06:31]: Je remercie le représentant du Burundi de sa déclaration et donne la parole au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentante [2:06:46]: Merci beaucoup. Avant de commencer, je tiens à verser au procès-verbal les félicitations que vous adresse ma délégation ainsi qu'au bureau pour votre élection. Nous attendons avec intérêt de travailler de manière productive avec vous tout au long de la session. Comme le Comité l'a entendu précédemment, le Royaume-Uni a des relations modernes avec tous ses territoires d'outre-mer sur la base du partenariat, de valeurs partagées et du droit des peuples de chaque territoire à choisir de rester britannique ou non. Les territoires d'outre-mer sont autonomes et le Royaume-Uni honore ses obligations internationales. Leur réunir les gouvernements et les territoires d'outre-mer examinent conjointement les priorités d'action en prenant en compte le caractère unique et la diversité de chaque territoire. Nous sommes engagés à appuyer les territoires et nous mettons en oeuvre nos responsabilités, notamment en matière de garantie de sécurité, Ces territoires font partie intégrante du territoire du Royaume-Uni concernant nos responsabilités en matière de sécurité. Dans ces territoires, nous fournissons un soutien pratique et financier pour renforcer les capacités là où c'est nécessaire. Il y a un programme de reconstruction après l'ouragan Emma à Anguilla, notamment. Il y a un hôpital en construction à Montserrat, des radars côtiers à turc et caïque sur les points spécifiques liés à trois territoires d'outre-mer du Royaume-Uni. D'abord sur Gibraltar, où le Royaume-Uni est clair sur le fait que le peuple de Gibraltar jouit du droit d'autodétermination conformément à la Charte des Nations unies. La constitution de 2006 de Gibraltar, entérinée par un référendum par le peuple de Gibraltar, permet un partenariat mature et moderne entre Gibraltar et le Royaume-Uni. Et donc, il est juste que la. Commission entende directement le ministre en chef de Gibraltar en tant que représentant élu de son peuple. Nous nous félicitons de la participation du gouvernement de Gibraltar. Le Royaume-Uni réaffirme son engagement de longue date envers le peuple de Gibraltar. Le Royaume-Uni n'entrera pas dans des arrangements par lesquels le peuple de Gibraltar passerait sous souveraineté d'un autre Etat contre leur volonté librement exprimée. Sur le plan démocratique, nous n'entrerons pas dans un processus de négociation de souveraineté dans lequel Gibraltar ne serait pas satisfait. Le Royaume-Uni se félicite de l'accord et du respect de Gibraltar entre l'Union européenne et l'accord trouvé entre l'Union européenne et Gibraltar en juillet 2026. C'est l'accord dans lequel le Royaume-Uni travaille aux côtés du gouvernement de Gibraltar, ce qui se fait sans préjugés. des différends entre l'Espagne et le Royaume-Uni sur la juridiction et la souveraineté. Ces positions ne restent inchangées, mais cela reflète également une nouvelle ère de coopération, de confiance et de respect. Entre le Royaume-Uni, l'Union européenne, l'Espagne et Gibraltar. Le Royaume-Uni encourage toutes les parties à faire fond sur cette dynamique positive afin de renforcer davantage la coopération et promouvoir des relations mutuellement bénéfiques basées sur la solidarité, le dialogue et la prospérité partagée. Deuxièmement, sur les îles Falkland, le Royaume-Uni n'a pas de doute sur sa souveraineté sur les deux îles Falkland, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, et les zones maritimes environnantes. Nous n'avons pas non plus de doute sur le droit d'autodétermination des îles Falkland, ce qui est consacré par la Charte des Nations unies, au titre de l'article 1, également, du convention sur les droits politiques, où les habitants seront libres de déterminer leur statut politique et de rechercher leur développement socio-économique et culturel. Dans le référendum de 2013, organisé selon les normes internationales et avec des observateurs internationaux, 99,8 % des votants ont affirmé qu'ils souhaitaient demeurer un territoire d'outre-mer britannique. La décision d'arbitrer ce différend au titre de la Convention sur le droit de la mer est la dernière tentative d'altérer les vies et les moyens de subsistance des habitants des îles Falkland. Le peuple des îles Falkland a choisi de manière libre et démocratique son avenir et a le droit de développer et de gérer ses ressources naturelles sans intimidation, coercition ou ingérence. les activités en matière d'hydrocarbures sur le plateau continental réglementé par le droit des îles Falkland, et cela se mène en pleine conformité avec le droit international, notamment la Convention sur le droit de la mer. Le Royaume-Uni continuera d'être aux côtés du gouvernement des îles Falkland et des habitants. Nous défendrons leur volonté, leur économie et leur droit à déterminer leur propre avenir. Troisièmement, sur les îles Vierges britanniques, La Commission a déjà entendu qu'il n'y a pas de modification de la position de longue date du Royaume-Uni. Il y a eu une volonté exprimée clairement et le gouvernement du Royaume-Uni honorera ses obligations pour aider le territoire à obtenir son indépendance. C'est ce qui a été exprimé. En attendant, les îles Vierges britanniques restent un territoire d'outre-mer. Nous sommes prêts à travailler en en partenariat avec le gouvernement des îles Vierges britanniques, dans l'intérêt de l'ensemble du peuple. Nous avons eu des négociations constructives concernant une réforme constitutionnelle et nous tiendrons la Commission informée de l'issue de ces discussions. En guise de conclusion, le Royaume-Uni reste engagé à respecter et défendre le droit des peuples de chaque de ces territoires à bâtir leur propre avenir, conformément à la Charte des Nations unies. Je tiens à vous assurer à nouveau du fait que le Royaume-Uni continuera d'honorer ses responsabilités dans le cadre de partenariats modernes avec chacun de ces territoires. Je vous remercie. Chair [2:13:02]: Je remercie la représentante du Royaume-Uni de sa déclaration et donne la parole au Liberia, je vous en prie. Liberia · Représentant [2:13:14]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente du Liberia, vous adresser mes félicitations à vous ainsi qu'aux autres membres du bureau suite à votre élection. Nous soutenons le travail significatif abattu par cette commission. Vous pouvez compter sur notre pleine coopération. Ma délégation réaffirme son attachement indéfectible à l'élimination complète du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Pour le Libéria, la décolonisation n'est pas simplement un point inscrit à l'ordre du jour de l'ONU. Il s'agit d'une cause qui est profondément liée à notre histoire, à notre identité nationale et à notre conviction selon laquelle tous les peuples ont droit à la dignité, à la liberté et à avoir véritablement voix au chapitre pour bâtir leur avenir politique. Le Liberia est depuis longtemps solidaire des peuples qui recherchent la liberté, l'égalité et l'autonomie. Dès lors, notre approche de cette tâche qui n'est pas terminée, de la décolonisation, se fonde sur notre responsabilité historique et un ferme attachement aux buts et principes de la Charte des Nations unies. La persistance de territoires non autonomes nous rappelle que ce travail n'est pas terminé. Dans le même temps, chaque territoire a sa propre histoire, sa propre géographie et ses propres réalités politiques, économiques et sociales. Chaque situation doit dès lors être examinée selon ses propres circonstances, en tenant dûment compte des aspirations des peuples concernés et du cadre onusien applicable. Cette approche fondée sur des principes doit également être pratique et doit aider les populations à passer d'une incertitude prolongée à une stabilité politique, la dignité humaine et le développement durable. Madame la Présidente, c'est dans ce cadre concret et fondé sur des principes que le Liberia examine la question du Sahara occidental. Le Sahara occidental occupe une place particulière dans le système onusien. Certes, cette question reste du ressort de la. 4e commission et du Comité spécial sur la décolonisation, mais fait également l'objet d'un processus actif sur le plan politique. Et de la paix et de la sécurité sous l'autorité du Conseil de sécurité. Le Conseil reste saisi de cette question. Il examine la situation de manière régulière, proroge le mandat de l'AMINURSO et appuie les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel afin de faciliter une solution politique. Le travail actif réalisé par le Conseil de sécurité différencie le Sahara occidental sur le plan de la procédure et sur le plan politique des autres cas figurant toujours sur la liste des territoires non autonomes. Le fait de reconnaître cette distinction ne diminue pas les responsabilités de cette Commission. Cela appelle en revanche une cohérence. À l'échelle de l'ensemble du système onusien et il faut apporter un soutien à un processus politique unifié à même. De déboucher sur un règlement durable. En tant que membre élu du Conseil de sécurité, le Liberia a une responsabilité directe, celle de travailler de manière sérieuse et constructive sur cette question. Nous devons prendre en compte ses dimensions historiques et de décolonisation, mais également ses répercussions pour la paix et la sécurité internationales, le cessez-le-feu, la stabilité et la coopération dans l'ensemble du Maghreb et sur le continent africain au sens plus large. Dès lors, le Liberia estime que le travail de la quatrième commission doit compléter et renforcer le processus politique conduit par l'ONU, tout en évitant les approches fragmentées qui pourraient enkyster les positions ou pousser les parties dans des directions différentes. Madame la Présidente, la résolution 2797 du Conseil de sécurité de 2005 fixe un cap important. Cette résolution réaffirme l'objectif d'une solution juste, durable et mutuellement acceptable, une solution politique fondée sur le compromis et conforme aux buts et principes de la Charte. y compris l'autodétermination. La résolution soutient également des négociations en prenant la proposition d'autonomie du Maroc en tant que base et en affirmant le fait qu'une autonomie véritable sous souveraineté marocaine représenterait la solution la plus réaliste. Le Liberia appuie ce cap. Nous réaffirmons notre soutien au Royaume du Maroc et à la proposition d'autonomie marocaine en tant que base la plus réaliste et la plus réalisable afin de faire avancer le processus politique conduit par les Nations unies. Cette position se fonde sur des principes elle est cohérente vis-à-vis de l'histoire du Liberia. Le Liberia a toujours promu le dialogue plutôt que la confrontation, la médiation plutôt que l'escalade et le règlement pacifique. Plutôt que les conflits prolongés. Notre soutien à la proposition d'autonomie est le fruit de ce même engagement. Après des décennies d'impasse, les parties et la communauté internationale doivent se pencher avec sérieux sur un cadre concret à même de déboucher sur des négociations et une issue politique durable. La diplomatie ne saurait se limiter au fait de répéter des positions qui n'ont pas débouché sur un accord. La diplomatie efficace doit permettre de combler les divergences, d'identifier des domaines de convergence. Et aider les parties à bâtir une solution durable. Pour le Liberia, la proposition marocaine d'autonomie. N'est pas la fin de la diplomatie, mais une base crédible pour une diplomatie sérieuse. Cette proposition fournit un cadre autour duquel les parties peuvent négocier une gouvernance locale réelle, préserver la stabilité et ouvrir des possibilités de développement tout en maintenant un espace pour des suggestions constructives, une adaptation et un accord mutuellement acceptable. Le processus doit demeurer inclusif. menée par l'ONU et cohérente vis-à-vis de la Charte. Une solution durable ne pourra émerger de la rhétorique ou d'actes unilatéraux. Cette solution doit être bâtie sur la base d'un échange de bonne foi, du courage politique et d'une volonté de faire des compromis. Le Liberia salue les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel. Nous encourageons le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie à se lancer de manière constructive dans le processus politique. Madame la Présidente, la position du Liberia se fonde également sur les intérêts plus larges de l'Afrique. L'absence de règlement limite la coopération et l'intégration économique au Maghreb et entrave les ripostes collectives vis-à-vis des enjeux collectifs de paix, de sécurité et de développement. Un règlement politique crédible pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération régionale, de commerce, d'investissement, de connectivité. Dès lors, le Liberia ne voit pas les progrès sur le dossier du Sahel occidental comme une victoire pour une partie sur une autre, mais plutôt comme une occasion de remplacer des incertitudes prolongées par des négociations, une stabilité et une prospérité commune, le Liberia respecte les différents points de vue des États membres sur cette question. Nous ne souhaitons pas négliger les préoccupations ou l'expérience historique qui sous-tendent ces positions. Mais nous appelons à la convergence autour de principes que nous partageons largement: fidélité à la Charte, soutien apporté au Secrétaire général et son envoyé personnel, respect du cessez-le-feu, participation constructive de toutes les parties concernées et recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable sur la base d'un compromis. La tâche maintenant est de traduire ces principes en progrès. Le Liberia exhorte toutes les parties à travailler de manière constructive et à participer à un processus conduit par l'ONU afin d'œuvrer en vue d'un règlement durable qui fasse avancer la paix, la stabilité et la dignité de tous les peuples concernés. Je vous remercie de votre attention. Chair [2:22:51]: Je remercie le Liberia de sa déclaration et donne maintenant la parole au Lesotho. Lesotho · Représentant [2:23:00]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, d'emblée, le Royaume du Lesotho vous félicite à l'occasion de votre direction des travaux de la 4e Commission. Cet automne, la question de la décolonisation et de la mise en œuvre de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux demeure au cœur des travaux de la 4e Commission. Nous réaffirmons notre plein appui en faveur du droit de tous les peuples à l'autodétermination, à l'indépendance et à être débarrassés de la domination coloniale, conformément à la Charte des Nations unies et à la résolution 1514 de l'Assemblée générale. C'est un principe que suit depuis longtemps mon pays et qui revêt la plus haute importance aux yeux de la communauté internationale. L'existence de 17 territoires non autonomes nous rappelle que les aspirations énoncées dans la Charte n'ont pas encore été pleinement réalisées. Dès lors, le Lesotho s'associe aux autres membres qui ont appelé à un engagement renouvelé, à une coopération constructive de la part de toutes les parties pour faire avancer le processus de décolonisation et garantir la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes de l'ONU. Les points de vue présentés par les pétitionnaires en cette commission démontrent la nécessité de continuer d'accorder toute notre attention aux préoccupations et aux intérêts des peuples de ces territoires. À cet égard, nous réitérons notre soutien en faveur du C24 et nous appelons les puissances administrantes, l'ONU et tous les acteurs concernés à coopérer pleinement pour promouvoir le développement politique, économique et social des territoires dans le plein respect des souhaits, des intérêts de ces populations. Madame la Présidente, pour ce qui est du Sahara occidental, nous sommes préoccupés par le fait que cette question de décolonisation de longue date n'ait toujours pas été réglée en dépit de décennies de prise en charge de ce dossier par l'ONU. Nous réaffirmons le droit du peuple saharien à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et aux principes du droit international. Nous soulignons également la nécessité de poursuivre le dialogue, de faire montre de retenue et de coopérer de bonne foi entre toutes les parties. Le respect du droit humanitaire et des libertés fondamentales est essentiel. afin de garantir un avenir pacifique pour le peuple du Sahara occidental. La situation concernant les Israéliens et les Palestiniens, en particulier les préoccupations de droits humains et préoccupations humanitaires à Gaza, méritent toute l'attention de la communauté internationale. À cet égard, nous réaffirmons notre soutien en faveur d'une solution des deux États, à savoir que la Palestine et Israël pourraient coexister dans la paix, la sécurité et l'harmonie. Madame la Présidente, nous devons ensemble renouveler notre détermination pour parachever la décolonisation. La crédibilité du système multilatéral dépend de notre capacité à défendre le principe d'autodétermination et à veiller à ce qu'aucun peuple ne soit laissé pour compte dans le cadre de la réalisation de ses aspirations légitimes. En conclusion, le Lesotho appelle à nouveau au dialogue et au règlement pacifique de tous les différends liés à la colonisation et nous appuyons sans faille le droit de tous les peuples qui n'ont pas encore pu réaliser leur droit à déterminer leur statut politique et pour leur développement social et économique. Merci. 4th Committee · Chair [2:26:57]: Je remercie le Lesotho de cette déclaration. La parole est à présent à la Dominique. Ce sera le dernier orateur pour le débat général ce matin. Dominica · Représentant [2:27:14]: Madame la Présidente, j'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom du Commonwealth de la Dominique. D'emblée, je tiens à vous féliciter à l'occasion de votre élection à la tête de la quatrième commission. Madame la Présidente, la Dominique s'engage à nouveau à appuyer les travaux de la Commission et constate que ces travaux sont bien complexes. Nous réitérons également notre engagement à participer aux programmes et activités de cette instance en toute transparence. Nous continuons de prendre note des défis très complexes qui entourent les territoires non autonomes dans le contexte mondial actuel, mais nous sommes d'avis que la diplomatie ne devrait jamais être hypothéquée. Je voudrais à présent évoquer le Sahara occidental. Ma délégation se félicite de l'adoption historique de la résolution 2797 de 2025, qui permet d'accélérer les efforts en vue d'une solution politique juste et durable aux différents dans le cadre exclusive de l'initiative d'autonomie sous la souveraineté marocaine. À cet égard, nous nous félicitons du nouvel élan imprimé par cette résolution au processus de paix, notamment les trois cycles de discussions entre l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et le Front Polisario à Washington et à Madrid, dans le cadre de la proposition marocaine d'autonomie. Nous continuons d'appuyer les efforts de M. Staffan de Mistura Demi Soral, l'envoyé personnel du Secrétaire général, afin de faciliter ce processus. Et nous encourageons toutes les parties à saisir cette occasion historique afin de parvenir à une solution politique réaliste et pragmatique à ce différend régional qui dure depuis près de 50 ans. Nous appelons Nous rappelons la résolution 2797 qui dit qu'il faut respecter le cessez-le-feu et éviter toute mesure pouvant mettre en péril le processus de paix. A cet égard, nous nous félicitons de l'engagement du Maroc en faveur du cessez-le-feu. Nous nous félicitons de la pleine coopération entre le Maroc et la MINURSO et la volonté du Conseil de sécurité d'adapter le mandat de la mission, étant donné l'évolution du processus politique. Les provinces du sud du Maroc, grâce à des initiatives royales, affichent un développement social et économique fort. Nous nous félicitons notamment de la nouvelle dynamique marquée par l'ouverture de consulats à Laayoune et Dakhla et le nombre croissant de pays qui souhaitent renforcer leurs activités économiques dans les provinces du sud du Maroc. En guise de conclusion, nous allons continuer d'appuyer des solutions seulement par le biais d'un processus diplomatique tel qu'énoncé clairement dans la Charte des Nations unies. Nous espérons qu'une solution à l'amiable sera trouvée au plus vite. Merci. 4th Committee · Chair [2:30:41]: Merci au représentant de la Dominique de cette déclaration. Chers collègues, l'exercice du droit de réponse a été demandé. Je vous rappelle que vous avez droit à un maximum de deux interventions. Première intervention, 5 minutes. Deuxième intervention, 3 minutes. Je donne la parole à l'Espagne. Pour le premier droit de réponse, vous avez 5 minutes. Spain · Représentant [2:31:08]: Merci beaucoup, madame la présidente. J'exerce mon droit de réponse concernant l'intervention de la représentante du Royaume-Uni. Sans vouloir répéter des arguments que nous avons déjà présentés pendant cette session, j'aimerais insister brièvement sur 2 éléments. Premièrement, il y a un élément que cette organisation a signalé à de nombreuses occasions. Gibraltar est une colonie qui affecte l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Espagne. Ce n'est pas conforme à la résolution 1514, c'est pourquoi Gibraltar est inscrit sur la liste des territoires non autonomes en attente de décolonisation. C'est pourquoi l'Assemblée générale exhorte sans interruption depuis 1964 que la question de Gibraltar soit réglée de manière définitive et la voie pour ce faire que le Royaume-Uni et l'Espagne lancent des négociations et atteignent les objectifs du C24, il n'y a que les Nations Unies qui peuvent décider pour dire lorsque le processus de décolonisation de Gibraltar sera achevé. Et à ce titre, la résolution 2353 précise que la décolonisation de Gibraltar doit respecter le principe d'intégrité territoriale. C'est pourquoi l'Assemblée générale un référendum en 1967. L'Assemblée générale a été claire et a nié l'existence d'un soi-disant droit à l'autodétermination, d'un soi-disant peuple de Gibraltar. Cela n'existe pas. Mais si on nous le demande dans le cadre des négociations pour régler la question de Gibraltar, l'Espagne et le Royaume-Uni peuvent prendre en compte les intérêts des habitants du territoire. Et à ce titre, j'aimerais rappeler qu'après la conquête, il y a eu une expulsion de. La population de Gibraltar qui a dû s'installer dans la région qu'on connaît sous le nom de Campo de Gibraltar. Et ensuite, il y a eu le territoire colon cédé au titre de l'article 10 du traité. Et donc, l'Espagne, rejette toute tentative de la puissance administrante et des autorités du territoire colonisé d'altérer le statut politique, ses relations politiques, pour prétendre qu'il n'y aurait pas de lien colonial. Et pour revendiquer un hypothétique droit à l'autodétermination, qui revendique donc une radiation de la liste des territoires non autonomes, car il n'y a pas de relation moderne, elle n'existe pas, il y a une situation coloniale avec un nouveau visage. De la même manière, J'aimerais rappeler qu'effectivement, le 15 juillet 2026, on a commencé à appliquer de manière provisoire l'accord entre l'UE et le Royaume-Uni s'agissant de Gibraltar. Cet accord entre l'UE et le Royaume-Uni a pour objectif de bâtir une zone de prospérité partagée au bénéfice des citoyens de la région. Il est important de le signaler et cela s'établit sans préjuger des positions respectives du Royaume-Uni et de l'Espagne concernant la souveraineté et la juridiction. En somme, concernant la question de Gibraltar, il n'y a pas d'autre solution que d'avoir un processus de décolonisation négocié entre l'Espagne et le Royaume-Uni, selon les paramètres établis par l'ONU, et donc il s'agit d'un processus auquel l'Espagne est totalement disposée. Merci. 4th Committee · Présidente [2:35:01]: Je remercie le représentant de l'Espagne de ce petit premier droit de réponse. La parole est à présent à l'Argentine, 5 minutes. Argentina · Représentant [2:35:16]: Merci beaucoup. Suite à ce qui a été dit par la délégation du Royaume-Uni sur la question des îles Malvinas, la délégation argentine rejette et réaffirme tout ce qui a été dit le 23 septembre devant l'Assemblée générale concernant les îles Malvinas et l'examen de cette question par le comité de décolonisation le 25 juin de cette année. Nous rappelons que les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants font partie intégrante du territoire national argentin. occupée illégalement par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Cela fait l'objet d'un différend de souveraineté entre les deux États, ce qui est reconnu par différentes organisations internationales. L'occupation illégale par le Royaume-Uni a poussé l'Assemblée générale à adopter 10 résolutions sur cette question, notamment une qui reconnaît l'existence d'un différend de souveraineté. et qui exhorte les gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni à reprendre des négociations afin de trouver le plus rapidement possible une solution pacifique et durable à ce différend. Le Comité spécial sur la décolonisation s'est prononcé à plusieurs reprises dans le même sens, le plus récemment par la résolution adoptée le 25 juin 2026. Madame la Présidente, la décision d'arbitrage conformément à la Convention sur le droit de la mer, est une preuve du respect strict de la République argentine du droit international et de sa détermination à faire valoir ses droits souverains de manière pacifique. Il s'agit d'avancer de manière à régler de manière pacifique ce différend que le Royaume-Uni préfère ignorer, au mépris de la communauté internationale. La République Argentine rejette le fait que le Royaume-Uni décrive le recours à l'arbitrage comme une tentative de miner les intérêts des habitants des îles Malvinas. Il n'y a rien de plus éloigné de la réalité. L'Argentine s'est engagée au plan constitutionnel à respecter leur mode de vie. Mais cela ne signifie pas que l'Argentine devrait tolérer que leur droit souverain soit miné par des décisions unilatérales du Royaume-Uni qui ont des effets irréversibles sur la zone qui fait l'objet d'une différente souveraineté. Les habitants des îles Malvinas ont un droit à l'autodétermination. Il s'agit d'une population. Ils n'ont pas le droit à l'autodétermination parce qu'il s'agit d'une population implantée pour perpétuer cette situation d'occupation. Il y avait des Argentins qui vivaient, qui travaillaient et qui prospéraient sous notre drapeau avant l'implantation de ses habitants par le Royaume-Uni. Ce tiers nous a été volé et soumis à un régime d'occupation qui persiste jusqu'à aujourd'hui. Mais cela ne signifie pas que le passage du temps légitime ces revendications. Il n'y a pas de droit à l'autodétermination pour des personnes qui ont été installées pour remplacer des Argentins qui avaient été expulsés par la force. Et donc, le Remini fait mention du droit à l'autodétermination. Mais cela ne peut pas définir ce différend de souveraineté. Il n'y a pas de système démocratique, il n'y a pas d'autonomie dans les îles Malvinas. Les îles sont soumises à un régime colonial tel que c'est reconnu tous les ans par le Comité spécial sur la décolonisation. Le régime colonial imposé par le Royaume-Uni se fait par l'exclusion du peuple argentin qui a été expulsé de l'archipel par la force et qui a été empêché d'y reprendre pied. Le Royaume-Uni administre ces îles et c'est le Royaume-Uni qui octroie les licences pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures. Il y a des activités dans le plateau continental argentin autour des îles Malvinas. C'est illicite car cela mine la souveraineté argentine et la Convention sur le droit de la mer. Mais cela viole également une résolution de l'Assemblée générale qui exhorte le Royaume-Uni à éviter des actes qui modifieraient de manière unilatérale la situation et qui minerait le règlement pacifique des différends. Cette résolution a été adoptée en 1996, alors que le Royaume-Uni menait des activités unilatérales. Enfin, Madame la Présidente. L'Argentine réaffirme ses droits légitimes en matière de souveraineté sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, et les espaces maritimes environnants qui font partie intégrante du territoire national argentin. Pour des raisons historiques et en raison du droit, les îles Malvinas sont argentines. Merci infiniment. 4th Committee · Présidente [2:40:18]: Je remercie le représentant de l'Argentine. Je ne constate Pas d'autres demandes de parole dans le cadre de l'exercice du droit de réponse pour l'instant. Chers collègues. Nous allons donc nous retrouver demain, le mardi 13 octobre, en cette salle de conférence, afin de poursuivre et de terminer le débat général conjoint sur toutes les questions relatives à la décolonisation. Directement après la fin de ce débat, demain, et conformément à la décision prise vendredi, afin de d'utiliser à bon escient les services de conférence. Nous allons commencer l'examen du point 124 de l'ordre du jour, revitalisation des travaux de l'Assemblée générale. Je voudrais également vous rappeler que le jeudi 15 octobre, nous allons nous prononcer sur les projets de propositions présentés au titre des points 52 à 57 de l'ordre du jour. Le secrétariat a distribué par le biais des délégués, un document informel présentant tous les projets de proposition ce vendredi dernier. L'on se prononcera sur ces propositions dans l'ordre dans lequel elles sont présentées dans ce document informel. Merci.