35th Meeting - 63rd Session of Human Rights Council Human Rights Council Date: 1 October 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ar/hrc/63/35?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- HRC · Vice-Président [0:01]: Excellences. Mesdames et Messieurs les participants, je déclare ouverte la 35e session de la 63e session du Conseil des droits de l'homme. Nous allons poursuivre le débat général sur le point 9 de l'ordre du jour. Nous allons continuer la liste des membres. Je passe ainsi la parole à l'Albanie. Albania · Représentant [0:31]: L'Albanie réaffirme son engagement à combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, conformément à la Déclaration et au Programme d'action de Durban. Nous remercions le groupe d'éminents experts indépendants pour son rapport. Ses travaux rappellent que les discours de haine et la désinformation peuvent banaliser l'exclusion, en particulier lorsqu'ils visent les migrants, les réfugiés et les minorités. Les responsables publics ont une responsabilité particulière, celle de promouvoir un débat fondé sur le respect de la dignité de chacun. L'Albanie reste préoccupée par les formes de discrimination qui se manifestent dans l'environnement numérique. Les outils d'intelligence artificielle peuvent amplifier les préjugés et faciliter la diffusion de contenus racistes et xénophobes. Leur développement et leur utilisation doivent respecter les droits humains, avec des garanties adaptées, une supervision humaine et des mécanismes de responsabilité. Au niveau national, l'Albanie continuera de soutenir le travail des institutions indépendantes, notamment du commissaire à la protection contre la discrimination, ainsi que l'éducation aux droits humains et la protection des victimes. Pour conclure, nous appelons à une coopération internationale renforcée à des mesures concrètes pour garantir à toutes et à tous une participation égale à la vie de la société et respecter la diversité et la dignité de chaque être humain. Je vous remercie, M. le vice-président. HRC · Vice-Président [2:00]: Merci beaucoup. Je passe à présent la parole au Koweït. Kuwait · Représentant [2:09]: Merci, M. le Président. La délégation de mon pays s'associe aux déclarations faites par nos groupes d'appartenance. Nous avons passé en revue le rapport. Nous affirmons que nous nous attachons à la lutte contre toutes les formes de discrimination raciale, le discours de haine en vertu de l'article 29 de notre Constitution, en vertu des cadres normatifs y afférents, pour mettre en œuvre nos engagements internationaux prévus dans les différentes conventions, les sept conventions que nous avons signées dans le domaine des droits de l'homme. L'Etat du Koweït exprime sa préoccupation face à l'islamophobie et la discrimination à l'encontre des musulmans dans certains Etats. Ces pratiques renforcent le fossé entre les cultures, menacent la coexistence pacifique. Nous appelons à renforcer la conscience et la sensibilisation et à combattre ces phénomènes. L'Etat du Koweït condamne les formes de discrimination systémique contre les enfants du peuple palestinien dans les territoires palestiniens occupés et en dehors de ceux-ci. Nous condamnons la qualification de la solidarité avec les Palestiniens en tant que discours de haine. Nous soulignons l'importance de la coopération internationale, le renforcement des capacités des jeunes, les programmes d'éducation dans le domaine de l'intelligence artificielle doivent en faire partie. HRC · Vice-Président [3:46]: Le Malawi a la parole. Le Malawi n'est pas dans la salle. Je passe la parole à la Gambie. Gambia · Représentant [4:05]: Merci, M. le vice-président. La Gambie s'associe aux déclarations prononcées au nom du groupe africain. Il y a 25 ans, l'adoption de la DPAD contre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance qui y est associée, continue d'être présent. L'esclavage, le colonialisme, continuent d'avoir une influence délétère qui viennent se greffer sur les conséquences préjudiciables des migrations. Nous prenons note tout particulièrement de l'adoption de la résolution 8250 par l'Assemblée générale, emmenée par le Ghana, qui demande que l'esclavage soit considéré comme un crime parmi les plus graves. Il faut pallier les. injustices historiques. La Gambie pense que la lutte contre le racisme requiert par ailleurs des changements de politique, mais également des changements d'attitude et de comportement. La non-discrimination doit figurer dans le traitement quotidien des individus. Les victimes de racisme doivent avoir accès à des voies de recours. À l'occasion de la Décennie des personnes d'ascendance africaine, chacun doit être traité dans des conditions d'égalité, sans préjudice et sans discrimination. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [5:33]: Merci beaucoup. Je passe à présent la parole au Kenya. Kenya · Représentant [5:41]: Merci, Monsieur le vice-président. Le Kenya s'associe à la déclaration prononcée par le groupe africain et salue le rapport présenté au titre de ce point en tant que président du Groupe de travail intergouvernemental sur la mise en œuvre effective de la DPAD. Le Kenya reste attaché à progresser vers sa pleine mise en œuvre, 25 ans après Durban. Nous devons veiller à joindre le geste à la parole. Le Kenya souligne l'importance de la justice réparatrice pour faire face aux conséquences délétères de l'esclavage, du commerce d'esclaves transatlantique et du colonialisme. Il faut combattre les structures historiques qui y ont contribué. Le Kenya reste engagé à redoubler d'efforts pour assurer la mise en œuvre du cadre en vigueur, notamment moyennant des normes complémentaires qui répondent aux manifestations contemporaines telles que la xénophobie, le profilage racial et la discrimination raciale dans l'espace numérique. Par ailleurs, nous soulignons l'importance de la lutte contre les préjugés historiques. Les systèmes éducatifs doivent refléter fidèlement l'expérience et l'histoire des personnes d'ascendance africaine et promouvoir le respect de la diversité et de l'égalité. Le Kenya reste déterminé à progresser dans la réalisation de ces priorités par le biais de la coopération internationale. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [7:07]: Merci beaucoup. Je passe la parole à l'Indonésie. Indonesia · Représentant [7:16]: Monsieur le vice-président, le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie ne sont pas des conditions incontournables et fixes. Elles répondent aux nouvelles réalités, et la transformation numérique est l'une des expressions les plus claires de cette évolution. Il faut que les mesures contre ces fléaux s'adaptent également. L'intelligence artificielle, par exemple, dépend de données de systèmes qui, souvent, sont le reflet de biais sociaux et d'inégalités. À cet égard, la mise en œuvre de la DPAD nécessite de. Veiller à ce que les progrès technologiques ne produisent pas de nouvelles formes de discrimination. Des garde-fous sont par conséquent nécessaires en matière de gouvernance numérique. Nous saluons la décision de donner la priorité à ces questions. Au plan national, nous avons traduit cet engagement en politique, par Par exemple, l'IA doit encourager l'innovation responsable et la transparence. Toutefois, nous ne pourrons pas surmonter ces écueils seuls, car ce fléau ne connaît pas de frontières. Des partenariats plus étroits et un échange de bonnes pratiques, par conséquent, seront des éléments essentiels. Pour que la DPAD continue d'alimenter ce processus. Nous sommes déterminés à travailler au sein du Conseil en vue de la réalisation de cet objectif. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [8:42]: Merci beaucoup. L'Inde a la parole. India · Représentant [8:47]: Merci, M. le vice-président. Le 25e anniversaire de l'adoption de la DPAD est une occasion qui nous est donnée d'entamer un processus de réflexion, mais également de reconfirmer notre détermination à combattre le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, ainsi que la tolérance qui y est associée. Cette détermination est au cœur de notre société? Les discours racistes sont au cœur de nos préoccupations. Nous combattons la discrimination raciale grâce notamment au Mahatma Gandhi, dont nous avons repris le flambeau. Notre société montre qu'une société diverse peut être une force. La coopération internationale, complétée par des mesures nationales, peut contribuer à combattre la discrimination raciale et assurer la réalisation du programme à l'horizon 2030. Quand un État nous provoque alors qu'il encourage le terrorisme, J'aimerais rappeler notre riposte, en espérant qu'elle aura été consignée au procès-verbal de la réunion. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [10:14]: Merci beaucoup. Je passe à présent la parole à la France. France · Représentant [10:18]: Merci, M. le Président. La France combat avec la plus grande détermination toutes les discriminations, qu'elles soient fondées sur l'origine, réelle ou supposée, ou l'appartenance à une prétendue race. Nous y répondons par l'universalisme, en rejetant les logiques de fragmentation ou d'essentialisation. La présentation, au mois de juillet, du nouveau plan d'action national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les discriminations liées à l'origine vient réaffirmer cet engagement. Élaboré au terme d'une large consultation, il se décline dans 55 mesures concrètes et mesurables. Monsieur le Président, la France regarde avec lucidité son passé et entend poursuivre le travail mémoriel qu'elle a engagé autour de l'esclavage et de la colonisation, dans le sillon de l'adoption par le Parlement français en 2001 de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage en tant que crimes contre l'humanité, puis, en mai 2026, de la loi sur les restitutions de biens culturels. Comme le président de la République l'a indiqué, les réparations doivent se fonder sur des démarches scientifiques, partagées et sans équivoque. La France soutient l'initiative, à l'appel du Ghana, d'établir la vérité historique dans sa profondeur et sa complexité sur l'esclavage et de faire vivre la mémoire des victimes. C'est le sens du travail que nous avons engagé ces dernières années avec plusieurs pays d'Afrique et des Caraïbes. La France formule le vœu que ce travail de reconnaissance historique contribuera à poser de nouveaux jalons d'un chemin de réconciliation et d'avenir partagés. HRC · Vice-Président [11:47]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Je passe la parole à l'Équateur. Ecuador · Représentant [11:56]: Monsieur le vice-président, ma délégation réaffirme son attachement à la Déclaration. Et au Programme d'action de Durban et à la 2e Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine. Nous estimons que l'égalité raciale nécessite des politiques qui ne se limitent pas. À aborder les actes individuels de discrimination raciale. Mais qui tiennent compte des facteurs structurels de la discrimination et élargissent les perspectives offertes aux personnes d'ascendance africaine. La Constitution équatorienne reconnaît aux peuples d'ascendance africaine ses droits collectifs. En octobre 2025, nous avons déclaré comme politique nationale la réalisation des objectifs de la seconde décennie et des bureaux de participation ont été organisés avec le concours d'organisations sociales Par ailleurs, nous avons encouragé l'adoption d'indicateurs de plurinationalité et d'interculturalité et nous avons inclus l'auto identification ethnique au sein des registres administratifs pour mettre au jour les fossés concernant l'accès à la sécurité sociale. à la justice, à l'éducation, à l'emploi, à la participation politique et aux technologies, améliorer les diagnostics, orienter les politiques publiques et faciliter l'évaluation de la réduction des inégalités structurelles. Par ailleurs, en mai 2026, le Conseil de participation citoyenne et du contrôle social a convoqué les citoyens afin de participer à un observatoire national pour assurer le suivi des mesures de discrimination positive, d'égalité ethnique et d'inclusion dans l'emploi du peuple d'ascendance africaine. Vice-Président [13:27]: Je vous remercie. Merci. Le Malawi a la parole. Malawi · Représentant [13:38]: Merci, Monsieur le Vice-Président. Le Malawi s'associe à la déclaration prononcée par le groupe africain et souhaite formuler les remarques suivantes à titre national. Nous restons profondément préoccupés de constater que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Continuent de miner la dignité intrinsèque et l'égalité de millions de personnes à travers le monde. En dépit des progrès accomplis au fil des ans, les attitudes et pratiques discriminatoires persistent et, dans certains contextes, sont. Attisées par les nouvelles technologies. Les plateformes numériques. La commémoration cette année du 25e anniversaire de la DPAD nous donne une occasion inédite de. Reconfirmer notre engagement à lutter contre le racisme sous toutes ses formes. Le Malawi réaffirme que la DPAD est un cadre complet et important de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Nous devons joindre le geste à la parole, ce qui requiert que nous abordions les manifestations contemporaines du racisme et les conséquences historiques du commerce d'esclaves transatlantique et de l'esclavage. Cela requiert également une coopération internationale renforcée. Alors que nous marquons cet important anniversaire, le Malawi invite tous les Etats à témoigner d'un engagement renouvelé à mettre en oeuvre Je vous remercie, Monsieur le vice-président. HRC · Vice-Président [15:11]: Merci beaucoup. Nous venons d'entendre le dernier orateur sur ma liste. Nous allons à présent passer à la liste des observateurs. Je passe la parole à l'Arménie. Armenia · Représentant [15:25]: Monsieur le vice-président, nous saluons l'attention consacré par le Conseil aux problèmes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance qui y est associée, y compris dans les établissements de formation. Il est important d'encourager le respect mutuel, l'inclusion et l'entente entre des sociétés plurielles. C'est un élément essentiel des efforts à déployer pour combattre l'intolérance. Notre pays est attaché à la lutte contre ces fléaux par le biais de politiques éducatives et de lois destinées à assurer le respect mutuel et le dialogue interculturel. Nous n'avons de cesse de promouvoir la diversité culturelle et l'entente entre les jeunes, notamment par la mise en œuvre d'un programme en faveur de la diversité qui inclut des jeunes étudiants issus des minorités et promeut le respect. L'Assemblée générale, cette année, a adopté à l'unanimité la résolution L'éducation pour la paix, emmenée notamment par l'Arménie, et qui met en? Exergue le rôle essentiel de l'éducation. Dans la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Cette résolution met en exergue l'importance de veiller à ce que les programmes d'éducation soient soient exempts de discrimination, nous réaffirmons notre engagement à créer des sociétés inclusives axées sur la tolérance, le respect mutuel et la pleine jouissance des droits humains par tous. Speaker 21 [16:59]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Je passe la parole au Portugal. Portugal · Représentant [17:06]: Monsieur le vice-président. Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Continuent de saper la jouissance des droits humains et des libertés fondamentales. Le racisme structurel attise les inégalités. Lutter contre le racisme et la discrimination nécessite des actions décisives, des politiques et des institutions solides. Nous réitérons notre engagement indéfectible en faveur de la Convention internationale contre les formes de discrimination raciale et la DPAD. La lutte contre le racisme et la discrimination reste à ce titre une priorité pour notre pays. Nous avons d'ailleurs adopté notre plan d'action. De lutte contre la discrimination. Nous assurons ainsi la mise en œuvre des politiques en la matière. Nous saluons le travail des mécanismes des droits humains. avec lesquels nous n'avons de cesse de collaborer dans la droite ligne de nos politiques. Pour conclure, le Portugal reste déterminé à combattre le racisme et la discrimination sous toutes leurs formes et à promouvoir l'égalité dans tous les secteurs de la société, aussi bien au plan national qu'international. Et nous sommes déterminés à créer des sociétés plus justes et plus équitables aux côtés de tous nos partenaires. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [18:33]: Merci beaucoup. L'Irlande a la parole. Ireland · Représentant [18:39]: Je vous remercie. L'Irlande souscrit à la déclaration de l'Union européenne, le 25e anniversaire de la DPAE nous donne une occasion inédite de reconduire notre engagement politique et notre détermination à combattre toutes les formes de racisme, de xénophobie et d'intolérance qui y est associée. Nous remercions le Haut-commissaire et le Comité ad hoc ainsi que le groupe d'experts indépendants de leur rapport. Indépendamment des progrès accomplis depuis Durban, le fléau du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée continue. d'avoir des effets délétères dans des communautés à travers le monde. Et cela reste une préoccupation au sein de nos sociétés. Compte tenu de ce recul, le rapport du Haut commissaire est particulièrement pertinent dans la mesure où il met l'accent sur l'éducation et son appel à un système éducatif antiraciste, équitable et inclusif. Notre plan d'action national contre le racisme, lancé en 2023, inclut notamment des mesures destinées à combattre les différences ethniques dans l'éducation et à renforcer l'inclusion et la lutte contre le racisme à tous les niveaux du système éducatif. Cela inclut combattre les partis pris identifiés et axés sur les et ancrés dans les programmes scolaires et encourager des approches interculturelles. En juin de cette année, nous avons annoncé le renouvellement du Fonds contre le racisme de l'Irlande avec 1,4 million d'euros disponibles pour des projets nationaux et locaux de lutte contre le racisme. HRC · Vice-Président [20:14]: Je vous remercie. Je passe à présent la parole au Bélarus. Belarus · Représentant [20:21]: Monsieur le vice-président, les manifestations contemporaines du racisme, de la discrimination raciale et de la xénophobie ont leurs racines dans les structures historiques de discrimination, y compris les vestiges du colonialisme et de l'esclavage. Les défis actuels, y compris l'accès à la technologie, le fossé entre les pays développés et en développement, la menace de la sécurité alimentaire, les conflits armés et le changement climatique aggravent cette situation. Les idées néocolonialistes divisent le monde en jardin civilisé et jungle. Cela est intolérable et empêche le développement et la coopération égale. Le Bélarus appuie les efforts des Etats africains pour obtenir justice pour mettre fin au reste d'esclavage et également de demander des réparations justes pour les crimes du passé. Il est important également que l'éducation inculque le respect des cultures, de la diversité linguistique et jette une lumière objective sur les événements historiques. Nous lançons un appel au Comité et au Rapporteur spécial d'axer son travail sur la justice et de renforcer la base juridique dans les luttes contre la discrimination. dans le respect des principes d'égalité souveraine des États, respect de la diversité et rejet des deux poids, deux mesures. Merci. HRC · Vice-Président [21:50]: Muchas gracias. Merci beaucoup. Je passe la parole à présent à la Jordanie. Jordan · Représentant [22:03]: Merci, Monsieur le Vice-Président. Lutter contre le racisme nécessite une position ferme contre les discours qui s'efforcent d'exclure des groupes spécifiques ou de les rendre responsables des crises économiques ou sociales. Ma délégation manifeste sa préoccupation devant l'islamophobie galopante. nous insistons sur l'importance de lutter contre l'incitation à la haine religieuse, tout en assurant. La liberté d'expression et de religion conformément au droit international. La véritable importance de la DPAD se mesure à l'aune de la mise en œuvre de ses principes et dispositions. Cela requiert que l'on adopte des politiques non discriminatoires et que l'on assure la disponibilité de voies de recours et que l'on s'efforce d'ancrer l'importance du respect de la différence. Nous sommes disposés à coopérer avec la communauté internationale pour lutter contre les éléments qui attisent la violence raciale afin de protéger et préserver la dignité humaine. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [23:18]: Merci beaucoup. Oman a la parole. Oman · Représentant [23:25]: Merci, M. le vice-président. Le sultanat d'Oman réitère l'importance du point 9, dans la mesure où il s'agit d'un cadre complet de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, conformément à la DPAD. Combattre efficacement ce phénomène nécessite que l'on fasse une distinction claire entre les pratiques discriminatoires individuelles et le racisme institutionnel qui est plus dangereux et qui conduit à perpétuer les inégalités. C'est pourquoi il faut combattre toutes les formes de racisme, protéger toutes ces victimes et veiller à s'attaquer aux causes profondes et historiques, y compris à l'héritage du colonialisme et des systèmes d'exploitation et de discrimination institutionnalisée. Par ailleurs, il nous faut assurer la solidarité entre les peuples. Mettre l'accent sur des cas isolés ne nous permet pas d'avoir une vision globale de la situation. Nous insistons sur l'importance du point 9, et de sa nature globale. Merci. HRC · Vice-Président [24:57]: Merci beaucoup. La Malaisie a la parole. Malaysia · Représentant [25:01]: Merci, Monsieur le vice-président. La Malaisie s'associe aux déclarations prononcées par ces groupes d'appartenance. Nous réitérons notre attachement indéfectible à la DPAD, qui constitue le cadre le plus complet de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. En tant que pays multiethnique et multireligieux, la Malaisie attache beaucoup d'importance au respect mutuel et à la coexistence pacifique. Nous déployons d'importants efforts au plan national pour combattre ce fléau, notamment le plan d'action. Unité 2021-2030, qui repose sur une série d'initiatives, une éducation inclusive et des mécanismes pour un dialogue interconfessionnel et interculturel. Lutter contre le racisme ne passe pas uniquement par des lois. Il faut assurer l'alphabétisation numérique pour combattre les préjugés, encourager une meilleure entente et cohésion sociale. Nous appelons tous les États à traduire les engagements pris. Au titre de la DPAD par des mesures concrètes pour s'attaquer aux formes de racisme, de xénophobie et d'intolérance historiques et contemporaines. Merci beaucoup. Vice-President [26:22]: Je passe la parole à l'Iran, la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [26:28]: Je vous remercie, M. le vice-président. Ma délégation s'associe aux interventions prononcées par nos groupes d'appartenance. Nous déplorons toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, d'aphrophobie et d'intolérance qui sont associées. Nous sommes déterminés à combattre ce fléau à tous les niveaux. 25 ans après la DPAD, nous regrettons que le racisme continue d'entacher de nombreuses. Société, et souvent, on constate que ce fléau prend de l'ampleur. Nous avons des politiques axées sur l'égalité et la non-discrimination. Nous sommes préoccupés par l'islamophobie galopante et les attaques contre les lieux de culte et symboles de l'islam. Ainsi, tous ces fléaux doivent être combattus sans deux poids, deux mesures. Nous appelons à la protection de la population de la Palestine et nous exigeons une fin immédiate de la violation de leurs droits. Il faut assurer la protection dans des conditions d'égalité de toutes les communautés. Et s'engager à mettre en œuvre pleinement la DPAD. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [27:53]: Merci beaucoup. Je passe la parole à l'Algérie. Algeria · Représentant [28:02]: Merci, Monsieur le Vice-Président. Plus de deux décennies se sont écoulées depuis l'adoption de la DPAD. Or, nous constatons une augmentation du nombre de cas, avec la destruction de sanctuaires musulmans et des attaques contre la population et les minorités. L'Algérie s'est érigée en chantre des principes universels d'égalité et de justice. Ces principes doivent être mis en œuvre de manière stricte. Au plan national, nous sommes dotés de lois solides de lutte contre le racisme et la discrimination raciale et nous sommes dotés de mécanismes qui nous permettent de suivre toutes les violations de nos lois. Nous appelons la communauté internationale à redoubler d'efforts pour combattre l'islamophobie sous toutes ses formes et invitons instamment les États à honorer leurs obligations découlant de la DPRD pour assurer dignité, égalité et justice pour tous. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [29:19]: La parole à la distinguée représentante. Peru · Représentant [29:24]: Monsieur le vice-président. Pour le Pérou. Lutter contre le racisme et la discrimination est essentiel pour construire. Des sociétés plus justes et égalitaires où chacun peut s'épanouir, accéder à des perspectives dans des conditions d'égalité. Les rapports qui nous ont été présentés nous rappellent les fossés persistants. Cette réflexion est importante aux yeux du Pérou, pays extrêmement pluriel. Et cette richesse nous permet d'adopter des politiques publiques qui répondent efficacement aux réalités de notre population. Dans ce cadre, le Pérou s'est doté d'une stratégie Pérou sans racisme à l'horizon 2030, adoptée en 2025. Qui précise les mesures destinées à renforcer les capacités institutionnelles et la reconnaissance de notre diversité culturelle. De même, ce système alerte à tous les cas de discrimination et renvoie des mécanismes de protection dans les écoles. Il est essentiel de renforcer la formation du corps enseignant à la diversité culturelle. Les services publics doivent inclure une approche multiculturelle et répondre adéquatement aux besoins des différentes communautés. Combler les écarts structurels nécessite des politiques solides, des institutions proches du citoyen et une population informée. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [30:52]: Je vous remercie et je donne la parole à Sri Lanka. Sri Lanka · Représentant [31:01]: Monsieur le vice-président, alors que nous marquons le 25e anniversaire de la Déclaration de Dublin et son programme d'action, le chef encore a affirmé son engagement à des efforts pour éliminer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance y associée. Notre Constitution interdit explicitement toute discrimination pour motif de race, religion, langue, caste, genre, opinion politique ou lieu de naissance. En tant qu'Etat multiethnique, multireligieux, multiculturel, le Sri Lanka reste attaché à la sauvegarde des droits et à la dignité de tous pour créer une société basée sur l'égalité et la non-discrimination. Le gouvernement est déterminé à veiller à ce qu'aucun espace ne soit créé pour la résurgence du racisme et de l'extrémisme au Sri Lanka. Monsieur le vice-président, nous restons préoccupés par l'augmentation des cas de racisme, de xénophobie et de discrimination au niveau mondial, surtout à l'encontre des migrants et de leurs familles. Leur dignité et leurs droits doivent être respectés, alors que leur contribution précieuse aux sociétés hôtes et aux économies hôtes devrait être reconnue. Nous sommes aussi très préoccupés par le racisme, la xénophobie et l'intolérance religieuse qui se répandent à travers les plateformes numériques et les technologies nouvelles. Le Sri Lanka croit en la lutte contre le racisme et, en conclusion, nous réitérons notre engagement ferme envers les principes d'égalité et de non-discrimination consacrés par la Déclaration de Durban et son programme d'action. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [32:34]: Merci. Je donne la parole à la distinguée représentant de Djibouti. Djibouti · Représentant [32:40]: Merci, monsieur le vice-président. Djibouti salue les déclarations faites au nom de ce groupe d'appartenance et félicite le groupe d'éminents experts indépendants pour la mise en œuvre effective de la DDPA pour le rapport sur les travaux de sa 12e session. Ma délégation tient également à saluer les rapports du Forum permanent pour les personnes à ascendances africaines, du Mécanisme international d'experts indépendants chargés de promouvoir la justice et l'égalité raciale dans le contexte du maintien de l'ordre, ainsi que le rapport du comité ad hoc sur les normes complémentaires qui œuvrent collectivement pour faire progresser les droits humains et la dignité, notamment des personnes d'ascendance africaine, en s'attaquant aux causes profondes du racisme et de la discrimination. En outre, ma délégation prend note des conclusions et observations du rapport du Haut-Commissaire, qui examine les pratiques et mesures liées à l'éducation visant à prévenir le racisme et la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Aussi, je vous tiens à réaffirmer que la lutte contre le racisme sous toutes ses formes participe d'un engagement collectif en faveur d'un monde plus juste et inclusif. Ma délégation estime qu'il est urgent de s'attaquer aux causes profondes des formes multiples de discrimination raciale, qui nécessitent un soutien financier continu et renouvelé à la hauteur de l'urgence, afin de promouvoir une transformation porteuse de justice et d'égalité raciales. Il est également impératif que les États puissent mettre en œuvre des réformes profondes de leur système de justice pénale ainsi que de leur politique de maintien de l'ordre pour lutter contre les formes multiples de discrimination raciale. Je. HRC · Vice-Président [34:08]: Vous remercie. Je donne la parole au Bangladesh. Bangladesh · Représentant [34:17]: Merci, M. le vice-président. M. le vice-président, le Bangladesh condamne fermement le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance sous toutes ses formes. Nous sommes très préoccupés par l'apparition de la haine religieuse et la discrimination et l'exclusion des migrants. À travers le monde, les gens continuent à souffrir de la xénophobie, du racisme et de toutes ces formes d'intolérance. La violence continue à Gaza, et en Cisjordanie est un exemple de cela. Nous appuyons la lutte du peuple palestinien. Nous insistons sur la reddition de comptes, la fin à l'impunité et la justice. Au Myanmar, la discrimination systémique et la violence à l'encontre des Rohingyas a forcé plus de 1,2 million de Rohingyas à fuir vers le Bangladesh. Neuf ans après l'exode massif, les gens continuent à souffrir de ce type d'intolérance et de violation de leurs droits au Myanmar. La communauté internationale doit intensifier et lutter contre les racines fondamentales de ces violations et permettre un retour sûr et sans danger de cette population dans son pays. Le Bangladesh a participé à l'élaboration des normes complémentaires et à renforcer le cadre pour mettre fin aux formes contemporaines de racisme. HRC · Vice-Président [35:51]: Je donne la parole au distingué représentant de la République bolivarienne du Venezuela. Venezuela (Bolivarian Republic of) · Représentant [35:59]: Monsieur le vice-président, le Venezuela réaffirme son. Engagement à mettre en oeuvre pleinement la Déclaration et le Programme d'action de Durban, qui reste le cadre international le plus complet de prévention, de lutte et d'éradication du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée. 25 ans après l'adoption de cet instrument, nous lançons un appel aux États afin qu'ils règlent de manière définitive les conséquences structurelles du colonialisme, de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. sur les personnes d'ascendance africaine et autres groupes historiquement victimes de discrimination. La lutte contre le racisme requiert non seulement que l'on combatte ces manifestations contemporaines, mais également que l'on reconnaisse ses causes historiques et que l'on progresse vers l'adoption de mesures effectives de reconnaissance, de réparation et de garantie de non-répétition. Au plan national, le Venezuela s'est efforcé de traduire ces principes dans des mesures concrètes par la reconnaissance constitutionnelle du caractère multiethnique et pluriculturel, l'adoption de lois contre la discrimination raciale et le renforcement de ces institutions dédiées à la lutte contre ce fléau. Pour conclure, notre pays réitère son attachement aux mécanismes de ce Conseil. Nous invitons instamment les Etats membres à renouveler leur engagement auprès de la DPAD en adoptant des garanties de non-répétition et des mesures de réparation en tant que voie incontournable pour l'égalité et la justice raciale. HRC · Vice-Président [37:29]: Merci. Je donne la parole à la Délégation de l'Azerbaïdjan. Azerbaijan · Représentant [37:37]: Monsieur le vice-président, nous remercions le Haut commissariat pour son rapport qui est un outil pour lutter contre le racisme, la xénophobie et les formes d'intolérance. Nous considérons qu'il s'agit là l'un des meilleurs moyens pour lutter contre la discrimination, pour promouvoir l'inclusion et le respect de la diversité. La discrimination raciale commence par la création de chances égales pour tous. Nous avons pris des mesures dans ce domaine et également l'accès à l'éducation égale pour tous les citoyens et également les règles d'une éducation inclusive qui constituent la base de l'inclusion des enfants handicapés. De plus, au niveau général, les livres scolaires promeuvent le respect de la diversité, le multiculturalisme, ainsi que les libertés fondamentales et les libertés en tenant compte des caractéristiques d'âge. En tant que société multiculturelle, nous avons également intégré la diversité ethnique et culturelle. Au niveau élevé de l'éducation, nous continuons à en promouvoir la compréhension, le respect de la diversité et également le respect pour l'héritage culturel de toutes les communautés vivant en Azerbaïdjan. Nous continuons à insister sur l'éducation, une éducation qui promeut la tolérance et le respect pour tous pour lutter contre la xénophobie et le racisme et toutes les formes d'intolérance. Merci. HRC · Vice-Président [39:07]: Merci. Et je donne maintenant la parole à la Fédération de Russie qui parle à travers une vidéo. Je vous remercie. Russian Federation · Représentant [39:17]: Nous avons à plusieurs reprises parlé au Conseil de la politique de russophobie qui règne dans tous les pays européens. Ukraine · Représentant [39:27]: Un point d'ordre, s'il vous plaît. HRC · Vice-Président [39:35]: L'Ukraine, distingué représentant d'Ukraine. Ukraine · Représentant [39:38]: Merci, Monsieur le vice-président. Nous sommes obligés de faire une soulever une motion d'ordre parce que la personne qui parle représente l'administration de Crimée. qui s'efforcent d'enraciner la culture et les institutions russes dans cette région. Encore une fois, cette plateforme est utilisée à mauvais escient pour légitimer la violation de l'intégrité territoriale et le droit international. Nous sommes préoccupés qu'en organisant le Conseil des droits de l'homme, le Bureau n'a pas adhéré strictement aux principes fondamentaux du droit international et surtout les résolutions pertinentes de l'Assemblée générale qui réaffirme la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, y compris pour la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol, qui restent une partie intégrante d'Ukraine. A plusieurs reprises, comme par le passé, nous devons vous dire que la présence de cet individu dans les débats est en contradiction avec les dispositions des résolutions de l'Assemblée générale qui disent clairement que la Crimée et la ville de Sébastopol sont des occupée de l'Ukraine. Nous allons rappeler cela au Conseil et cette communication, à notre avis, devrait apparaître comme document officiel du Conseil et apparaître au procès-verbal de cette session. Merci. HRC · Vice-Président [41:09]: Merci. Permettez-moi de vous rappeler que, conformément au règlement, qui régissent les comités de l'Assemblée générale. Il appartient aux délégations de désigner leurs membres et le bureau n'a donc aucun pouvoir à décider de la configuration de ces délégations. Par conséquent, la personne qui délivrait son message le fait au nom de la Fédération de Russie et cela a été indiqué dans la notification envoyée par la Fédération de Russie et présentant cette personne comme un des représentants de la délégation. J'aimerais donc prier le secrétariat de nous faire passer la vidéo. Russian Federation · Représentant [42:01]: Par conséquent, nous insistons pour que le Conseil intervienne dans la situation concernant le professeur Alexandre Gaponenko, 72 ans, condamné en Lettonie en janvier 2025 pour avoir parlé des droits des Russes. On continue également le procès en Lettonie. Le triomphe des nationalistes radicaux a fait qu'en avril 2026, un député Au Parlement, M. Resep a été condamné pour 7 ans de réclusion. Et le journaliste Besedin, également, a été condamné pour avoir publié du matériel de médias russes. Cela ne concerne pas simplement les Russes, mais également, c'est une discrimination à l'encontre de tous les autres peuples qui vivent en Fédération de Russie. On rejette l'existence de cette population tatare et la liquidation de cette population est un but. Nous lançons donc un appel à tous les membres de ce Conseil de tenir compte de cette situation et de condamner cette situation. Merci. HRC · Vice-Président [43:20]: Je donne la parole à l'Allemagne. Germany · Représentant [43:25]: Merci, M. le vice-président. Permettez-moi de faire cette déclaration au nom de 27 Etats membres: Islande, Canada, Liechtenstein, Nouvelle-Zélande, Norvège, Suisse et Royaume-Uni y compris. Nous réagissons à la déclaration faite au nom de la Fédération de Russie, au nom, soi-disant, de l'administration de la Crimée. Nous vous rappelons les résolutions qui rappellent le statut de ce territoire comme partie intégrante de l'Ukraine. Nous réaffirmons notre plein engagement envers la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans le cadre de ses frontières internationalement reconnues et également ses territoires marins. Les territoires ont été acquis par force en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. Nous rejetons et ne reconnaîtrons jamais les tentatives d'annexer des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et de Crimée. Nous lançons donc un appel à la Russie de faire preuve de retenue et de ne pas appeler des représentants de son pays à représenter la Crimée occupés pour intervenir ici au Conseil ou au sein d'autres institutions internationales. Et maintenant, notre déclaration sur le point 9 a été placée sur l'intranet. Merci. HRC · Vice-Président [45:01]: Je donne maintenant la parole à l'Afghanistan. Il n'est pas dans la salle. Je donne la parole à la République démocratique populaire de Corée. Democratic People's Republic of Korea · Représentant [45:21]: Merci, M. le vice-président. M. le Président, bien si 25 ans se sont écoulés depuis l'adoption de la déclaration de Durban, le racisme et la xénophobie restent très répandus aux États-Unis, en Australie, au Danemark. Ce sont des préoccupations dont on a parlé de façon répétée au sein de la Commission. On a décrit notre avant le système de justice criminelle résultant de discrimination raciale systématique. Le comité a soulevé des préoccupations quant à la législation et aux politiques qui peuvent contribuer à la stigmatisation des minorités ethniques. L'Autriche aussi a dû faire face à des accusations de xénophobie, de discours haineux et Nous lançons un appel à la communauté internationale d'éliminer toutes les formes de racisme et de discrimination. Le Haut-Commissariat a abordé la question de façon inclusive. Le texte complet de ma déclaration sera mis sur Intranet. Merci. HRC · Vice-Président [46:32]: Merci. Je donne la parole à la Turquie. Türkiye · Représentant [46:40]: Monsieur le vice-président, le racisme, l'islamophobie et la haine continuent d'augmenter en Europe. ce n'est pas, et l'extrême droite n'est pas simplement un effet secondaire de ce phénomène. La stigmatisation des communautés musulmanes n'est pas une provocation isolée. La haine n'est donc pas isolée. Elle se manifeste par des communautés qui se fracturent de jour en jour. La liberté d'expression ne doit pas être acceptée pour l'expression de la haine. Les résolutions que l'Assemblée générale, pardon, de la Commission des droits de l'homme le montre clairement. Il ne s'agit pas de faire la leçon aux autres. Les autorités, par exemple, des États-Unis ont été sommées de mettre fin aux discours de haine. Ils n'ont même pas pris note de cela. Il est important aussi de tenir compte d'autres phénomènes qui amplifient ce phénomène, tels que, par exemple, l'intelligence artificielle qui ne fait qu'amplifier ces discours. La haine antimusulmane doit faire partie des efforts de ce Conseil. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [48:02]: Merci. Et je donne la parole au distingué représentant du Soudan. Sudan · Représentant [48:08]: Je vous remercie, M. le vice-président. Nous avons pris connaissance des rapports qui font état de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée. Nous souscrivons aux recommandations qui stipulent qu'il faut intégrer la lutte contre la discrimination dans les programmes scolaires. Il faut également assurer la gratuité de l'éducation dans les pays les plus pauvres et les régions les plus pauvres. Il faut également soutenir les efforts consentis par le Comité et ceci pour assurer l'universalité de CERD. D'autre part, nous saluons le Groupe d'experts et son rapport, le racisme, l'esclavage, l'intolérance, la violence, vise les groupes les plus vulnérables, les migrants, les victimes de conflits, les minorités. Et c'est ainsi que la guerre, par procuration, qui sévit au Soudan, a ouvert la voie à plusieurs formes de discrimination, de racisme contre certaines communautés. C'est ainsi qu'il y a violence verbale, violence physique à Darfour et d'autres régions du Soudan. Et les rapports des droits de l'homme documentent ces violations et ces Aussi, nous appelons au pays et aux pays de contrer tout soutien apporté aux milices qui sévissent au Soudan et aux groupes qui leur sont affiliés. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [49:44]: Je donne la parole au Nigeria. Nigeria · Représentant [49:49]: Monsieur le vice-président, le Nigeria s'aligne sur le groupe africain et réaffirme sa condamnation claire du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance y associée. Nous prenons note du rapport du comité ad hoc sur l'élaboration des normes complémentaires et saluons sa contribution pour tenir compte des fossés dans les manifestations contemporaines du racisme, de la xénophobie et de la protection. Nous avons commémoré le 25e anniversaire de la déclaration et du programme d'action de Durban, il est donc pertinent de rappeler qu'à travers les régions, les Africains, les peuples d'ascendance africaine continuent de faire face au profilage racial, aux discours de discrimination et de violence xénophobe. Les migrants sont présentés comme une menace et sont blâmés pour les difficultés sociales et économiques. Le Nigeria est également préoccupé par le potentiel que représente l'intelligence artificielle renforcé ces billets et exacerbé la discrimination raciale. Ce développement doit par conséquent être muselé. Enfin, le Nigéria souligne l'importance de la coopération internationale et de la justice transitionnelle pour aborder les cas de discrimination et les conséquences durables du colonialisme et de l'esclavage. HRC · Vice-Président [51:13]: Je donne la parole à la. No está en la. No, no es para la. Cedo la palabra a la distinguida representación de Ucrania. Ucrania. Ukraine · Représentant [51:34]: Monsieur le Président, l'Ukraine réaffirme ses efforts pour combattre le racisme, la xénophobie et les formes associées d'intolérance sous toutes ses manifestations. Nous sommes très préoccupés par les politiques discriminatoires systématiques de la Russie en Ukraine. Les Ukrainiens font face à la persécution pour leur langue et leur identité. Cela fait partie de la politique beaucoup plus large d'EN envers l'identité ukrainienne et sa présence dans les territoires occupés. Les Ukrainiens, et surtout les Tatars de Crimée, sont ciblés à travers des restrictions de leurs droits culturels et leurs persécutions dans les territoires occupés. Ces politiques sont renforcées par la propagande étatique de la Russie, et nient à cette population leur identité ukrainienne. Et il y a de nombreuses rédactions qui écrivent contre les Ukrainiens. Les résidents des territoires occupés sont forcés à accepter la citoyenneté russe. Les restrictions dans l'accès aux services et également le risque de détention sont les risques qu'ils courent. La présence russe, également, pousse à la réinstallation des populations ukrainiennes et la venue de Russes qui s'installent à leur place. Je vous remercie HRC · Vice-Président [53:12]: et je donne maintenant la parole à la République-Unie de Tanzanie. United Republic of Tanzania · Représentant [53:21]: Merci, Monsieur le vice-président. La Tanzanie s'aligne sur la déclaration faite au nom du groupe africain. Nous saluons le rapport du groupe indépendant d'experts et réaffirmons notre attachement à la lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l'intolérance y associée. 25 ans après son adoption, la mise en oeuvre complète de la Déclaration et du Programme d'action de Durban reste essentielle. Il est important d'aborder les manifestations contemporaines du racisme et ses racines historiques notamment l'esclavage, le colonialisme et les autres formes d'exploitation. Nous sommes préoccupés par les discours de racisme et de haine. Les technologies émergentes, l'intelligence artificielle doivent garantir l'égalité de la dignité et le respect de cette dignité. L'éducation, surtout des jeunes, est vitale pour promouvoir la tolérance. Nous lançons un appel à la coopération internationale, au renforcement de capacités, au dialogue constructif, tenant compte des circonstances nationales et des priorités des pays en développement. Nous restons attachés à travailler avec les autres États membres pour libérer le monde de toute forme de racisme et de discrimination. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [54:31]: Merci beaucoup. Et je donne maintenant la parole à l'Ouganda. Uganda · Représentant [54:40]: Monsieur le Président. Nous nous alignons sur la déclaration du Groupe africain du NAAM et du Groupe OIC. Le racisme n'a aucune place dans les sociétés modernes et aucune nuance dans les sociétés ne devrait être permise en la matière. Mon gouvernement est connu pour sa position de principe contre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de toute forme d'intolérance y associée. pour l'éradication. L'éradication commence par la volonté politique, la mise en œuvre du droit international et la sensibilisation de la population. Par conséquent, les États membres devraient aborder de façon transparente les racines de la discrimination et adopter et passer en revue leur système juridique et leur politique pour déraciner toute discrimination à l'encontre surtout des personnes à ascendance africaine. Le racisme est une menace à la dignité humaine. Le racisme est un système enraciné. Il a des structures enracinées ciblant les personnes noires, surtout les personnes d'ascendance africaine. C'est une honte qui ne mène qu'à deux poids, deux mesures dans l'approche des droits de l'homme et à des manifestations très complexes. Nous nous sommes engagés à lutter contre toutes les formes de racisme, également respecter tous les principes de la Déclaration d'Urbain. Merci. HRC · Vice-Président [56:15]: Merci. Je donne maintenant la parole au Togo. Le Togo n'est pas dans la salle. C'était le dernier orateur sur ma liste. Nous passons maintenant à la liste des institutions nationales des droits de l'homme et des organisations non gouvernementales. Je donne maintenant la parole à Jérusalem, Institut de justice. Jerusalem Institute of Justice [56:48]: Monsieur le Président, je m'appelle Elie Shahabi. Je suis un survivant de la torture. Le 7 octobre, les terroristes Hamas m'ont enlevé de ma maison et ont assassiné ma femme ainsi que mes deux filles. Mon frère aussi a été tué après 100 jours de captivité. Il a été utilisé comme un bouclier humain pour 491 jours Il était sous terre avec des chaînes. Il a été battu, humilié. J'ai appris la mort de ses membres de famille lorsque j'ai été libérée. Je suis là pour vous lancer un appel pour utiliser votre mandat à apporter le changement. L'Institut de Jérusalem pour la justice a documenté la libération de plus de 78 otages. Je suis revenue et je ne pesais que 44 kilos. Le 7 octobre a fait l'objet de Les documents démontrent la torture psychologique et physique de quelque 255 otages de leurs familles pendant plus de deux ans. J'ai choisi la route de la justice, allant au-delà de la politique, sur la base de l'humanité partagée. Ce Conseil doit agir, reconnaître la torture, demander des enquêtes pénales et confronter les réseaux terroristes, appeler ces crimes et mettre fin à l'impunité. Merci. HRC · Vice-Président [58:19]: Merci beaucoup. Et je donne la parole à l'Association internationale des juristes juifs. Association internationale des juristes juifs [58:29]: 25 ans après Durban, cet anniversaire devrait nous donner la possibilité de se demander si le cadre de Durban a été entièrement appliqué ou non, mais également d'examiner comment la langue a évolué dans la pratique. Les experts nous ont dit que les narratifs politiques, la désinformation, la stigmatisation transforment les minorités en une menace et contribuent à la violence. Le rapport n'examine toutefois pas le langage de l'antiracisme et des droits de l'homme qui peuvent eux-mêmes aussi être politisés. Ce Conseil doit passer en revue ce langage de lutte contre le racisme qui a été instrumentalisé pour montrer Israël comme étant illégitime. C'est ce langage qui a fait que la critique légitime des politiques s'est transformée en blâme, exclusion et intimidation des Juifs de par le monde. Ce que nous avons constaté au cours des 25 dernières années doit être un avertissement à tous ceux qui se préoccupent des droits humains. Les acteurs politiques, les organisations ont utilisé ce langage de Durban pour mener à bien des narratifs antisémites à travers les écoles, les universités. Nous lançons un appel aux Nations unies de réévaluer de façon critique le cadre de Durban, de reconnaître l'antisémitisme contemporain et d'éliminer toutes les formes de racisme dans son travail. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [59:57]: Merci. Beneath, à la parole. Représentant [1:00:05]: Monsieur le Président, le 14 décembre, ma famille a été évacuée. D'un festival religieux juif, alors que des coups de feu se faisaient entendre ici, à la plage Bondi, en Australie. Depuis cette date, j'ai enregistré pour la postérité le récit de 15 assassinés et 42 blessés dans un documentaire et dans un livre. Parmi ces victimes, Matilda, âgée de 10 ans, dont les parents l'avaient amenée à la plage, elle s'est fait tirer dessus et les médecins n'ont pas été en mesure de la sauver. rescapé de l'Holocauste, Alex Kleitman, a également été assassiné, ainsi que le rabbin Elie Schlanger et Edith Prutman. Un nouveau-né a été hospitalisé, couvert de balles. disent qu'un couple dans la soixantaine, Boris et Sofia, ont sacrifié leur vie pour faire face aux assaillants. Cela montre clairement que la haine contre les sionistes conduit à la violence contre les Juifs. J'implore le Conseil des droits de l'homme à se réveiller et à ouvrir les yeux sur le sort réservé aux Juifs à travers. Le monde et à prendre des mesures contre l'antisionisme avant que d'autres innocents ne paient le prix de leur vie. Pour mettre en exergue le racisme, notamment la ségrégation confessionnelle au Yémen. La milice Houthi se fonde sur une idéologie d'exclusion qui considère que les Yéménites sont des sujets et des esclaves. Depuis la Nakba du Yémen et la chute de Sanaa en 2014, 500 millions, ou plutôt 500 000 Yéménites ont été tués. On pris pour cible les politiques, les militants, les journalistes, y compris les employés des Nations unies et les opérateurs humanitaires qui se trouvent dans les prisons de Sanaa. Je me présente sur un fauteuil roulant, et ce depuis 12 ans, car j'ai été enlevée, torturée dans les camps des Houthis à cause de la discrimination raciale, ce qui est incarné par une guerre systémique contre les générations futures. Les Houthis prennent pour cible 1 600 000 étudiants dans les zones qu'ils contrôlent. Les d'été, août, cette année, ont pris pour cible 461 000 étudiants armés par une idéologie extrémiste importée de l'Iran et de l'Irak, en les envoyant pour envahir les villes yéménites, pour arriver jusqu'au détroit de Bab el-Mandeb, face à cette catastrophe humanitaire, qu'en est-il du monde libre face à ces actes sordides? Nous appelons à ce Conseil de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes et mettre un terme à la destruction de l'enfance et de la société yéménite. Nous appelons à des actions internationales pour mettre un terme à la situation au Yémen. Il est nécessaire de stopper destruction des villes, 18 000 familles sont parmi les déplacés, et ce au cours de la dernière semaine uniquement. Merci, Monsieur le vice-président. 25 ans après l'adoption de la DPAD, la. Le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie persistent dans d'innombrables sociétés. Les protections légales et la redevabilité restent essentielles, cependant, la présence continue de préjugés montre également les limites de la lutte contre la discrimination après que les événements sont survenus. Par conséquent, nous nous félicitons que cette session consacre toute son attention à l'éducation en tant qu'outil de prévention du racisme. L'éducation ne doit pas seulement enseigner ce qu'interdit la lutte contre la discrimination, mais également doit aider les sociétés à être à l'aise avec la différence et reconnaître la diversité. Notre organisation a proposé une déclaration non contraignante sur la diversité, encourageant ainsi les États à se doter de programmes positifs dans le domaine de l'éducation, dans les institutions, au sein des communautés, pour promouvoir l'interaction, l'entente et l'acceptation. Une telle déclaration ne se substituerait pas au cadre de Durban ou à ses protections. Elle aurait vocation à les compléter en se penchant sur les attitudes et les peurs. Prévenir le racisme requiert des lois plus solides, mais également des sociétés plus résilientes. Président [1:05:03]: Merci. International Youth and Student Movement for the UN. International Youth and Student Movement for the UN · Représentant [1:05:12]: Monsieur le Président, nous appuyons sans réserve le thème choisi pour l'anniversaire de la DPAD et qui a vocation à mobiliser le soutien public à une mise en œuvre effective de la DPAD. On envoyer un message clair, à savoir que la DPAD reste la pierre angulaire de la lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, ajoutant que sa pleine mise en? Œuvre est une priorité mondiale. Malheureusement, le HCDH n'a que peu fait pour encourager cette mise en œuvre à l'occasion de son 25e anniversaire. Toutefois, cet anniversaire concerne l'année tout entière, c'est pourquoi nous invitons le HCDH à mettre en oeuvre pleinement les résolutions du Conseil et de l'Assemblée générale à l'appui de la DPAD, notamment en publiant la DPAD en vue d'une diffusion large. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [1:06:16]: Merci. Je passe à présent la parole à Center for Human Rights and Peace Advocacy. Center for Human Rights and Peace Advocacy · Représentant [1:06:23]: Monsieur le vice-président. Notre organisation attire de toute urgence l'attention de ce Conseil sur l'escalade systémique des violations des droits humains au Pakistan, y compris dans le Cachemire occupé par le Pakistan, la répression contre les libertés fondamentales et les mesures musclées contre des manifestants, telles que. Gel d'Internet, détentions arbitraires et emploi excessif de la force par l'appareil sécuritaire de l'État. Différents manifestants, apparemment plus d'une centaine, auraient perdu la vie. Des journalistes et défenseurs des droits humains continuent d'être victimes de discriminations structurelles, détentions arbitraires ou disparitions forcées non élucidées. Il faut assurer la reddition des comptes. Cependant, un État ne peut pas le faire tout en s'affranchissant des violations commises sur son propre territoire. Nous invitons les États à exiger du Pakistan qu'il permette à la mission d'établissement des faits indépendante de l'ONU de se rendre dans les régions concernées. HRC · Vice-Président [1:07:51]: Centre Zagros pour les. Droits de l'homme. Absent. United Nations Watch. United Nations Watch · Représentant [1:08:11]: Monsieur le Président. Parlons de racisme au Moyen-Orient. J'ai grandi au Yémen, où le terme utilisé pour désigner des personnes noires est "zabid", littéralement "esclave". Le racisme qui cible cette population dans mon pays est épouvantable, mais ce n'est pas non plus la manifestation de haine la plus toxique. La première fois que j'ai entendu le terme juif, c'était dans ma mosquée locale, alors que j'avais neuf ans. À la fin des prières du vendredi, l'imam a dit: "Puisse Allah tuer tous les juifs et tous les sionistes." J'ai répondu "Amen". Joignons ma voix à celle des nombreux fidèles musulmans. On nous a appris que le sionisme était synonyme d'assassinat d'Arabes, de personnes qui voulaient voler nos terres et détruire l'islam. Et puis est venu le 7 octobre, les terroristes du Hamas, Free Palestine, ont libéré la Palestine en exécutant 1200 Israéliens et enlevant plus de 200 Israéliens, y compris un bébé d'un an. Chacun dans mon cercle arabe musulman s'est félicité, pas moi. Plutôt, en tant que journaliste, j'ai décidé de visiter l'entité sioniste et j'ai compris que le sionisme est simplement synonyme du droit du peuple juif. HRC · Vice-Président [1:09:47]: Interruption de l'orateur par le président. Coordinating Board of Jewish Organizations · Représentant [1:09:48]: Coordinating Board of Jewish Organizations. Monsieur le vice-président, la synagogue dans laquelle je travaille en tant que rabbin à Toronto a été créée il y a plus de 50 ans par des juifs canadiens, des juifs sud-africains qui avaient quitté leur pays d'origine à la faveur de l'apartheid. Ses fondateurs ne voulaient qu'une chose, un lieu paisible pour élever leur famille et célébrer la vie. Ils ont ainsi pu réaliser cet objectif jusqu'aux attaques du 7 octobre. Maintenant, ce conflit Israélo-palestinien est parfois considérée comme une autorisation de s'attaquer aux Juifs, de les harceler, de les menacer, même s'ils sont à des milliers de kilomètres du conflit. Depuis 2023, notre synagogue a été la cible d'attaques à plus de dix reprises. Nous sommes au rang des institutions juives au Canada qui ont été harcelées, qui ont essuyé des tirs ou qui ont été incendiées. Aucun citoyen juif ne se sent entièrement aujourd'hui, en dépit de tous les efforts déployés par la police de Toronto, la violence continue. Et Dieu puisse nous aider dans nos efforts de paix. Speaker 86 [1:11:17]: Je vous remercie. Allah clo in the service of man. Représentant [1:11:24]: Monsieur le vice-président, le génocide d'Israël, l'annexion et l'occupation illicite de la Palestine ne sauraient être dissociées des structures racialisées qui ont ancré la déshumanisation des Palestiniens. Les vies palestiniennes sont considérées comme secondaires dans les discours politiques et dans les médias. Leur mort est présentée comme une simple statistique. La violence à l'égard des hommes, des femmes et des enfants palestiniens est balayée de la main. Le niveau de déshumanisation du peuple palestinien, l'absence de redevabilité pour les crimes commis par Israël ont créé une réalité dans laquelle un État déjà coupable de génocide peut promulguer des lois sur la peine de mort ciblant le groupe qu'il s'efforce de détruire sans conséquences diplomatiques, financières ou politiques. C'est une véritable culture d'impunité. L'échec à mettre en œuvre l'avis consultatif de la CIJ de 2021 24 révèle un deux poids, deux mesures éhontés où le droit international est invoqué en tant que droit universel. Or, en raison de la discrimination institutionnelle latente, l'échoue à protéger la liberté, la dignité et la vie des Palestiniens. C'est intolérable. HRC · Vice-Président [1:12:51]: Je vous remercie. Merci. Je passe à présent la parole à l'Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale pour une déclaration conjointe. Merci. Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale · Représentant [1:13:04]: Nous accueillons favorablement les observations présentées à propos de la persistance du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie dans la gouvernance des migrations. Comme indiqué dans nos discussions, l'héritage de l'esclavage et du colonialisme associé aux inégalités structurelles continue d'exclure faire sombrer dans la pauvreté et de marginaliser des populations entières. En même temps? L'absence de trajectoires sûres et régulières peut exposer migrants et réfugiés à des dangers et à une dépendance croissante aux passeurs et aux réseaux criminels. Nous sommes préoccupés par le traitement discriminatoire aux frontières, l'exploitation ainsi que les allégations de pratiques abusives aux mains des autorités de contrôle aux frontières et de sécurité. Le cadre international des droits de l'homme fournit déjà des obligations et des orientations importantes. L'ADPAD appelle à l'adoption de mesures concrètes contre le racisme et la discrimination raciale, y compris le traitement discriminatoire à l'égard des migrants. Les normes internationales appellent également à l'adoption de politiques migratoires non discriminatoires. Nous exhortons les États à veiller à inclure la lutte contre la discrimination dans toutes les politiques migratoires, aussi bien au plan national, régional qu'international. Vice-President [1:14:32]: Je vous remercie. Merci beaucoup, Interfaith International. Interfaith International · Représentant [1:14:38]: Merci, M. le vice-président. Interfaith International, au fil de ses plus de 30 ans d'histoire, n'a eu de cesse de contribuer à la campagne contre le racisme. Nos membres, dans leur vie personnelle, sont affiliés à différentes religions et ne discriminent pas, sans doute en raison de leur religion, une conviction qui est partagé par les différentes religions, et ceci réunit étroitement nos membres en vue d'un seul et même objectif, la lutte contre le racisme. Notre présidente et secrétaire générale a participé à la Conférence mondiale contre le racisme et l'intolérance religieuse organisée à Durban, en Afrique du Sud, en 2001, ainsi qu'à sa conférence de suivi. La religion, en raison de son essence même, se doit de promouvoir l'action commune de personnes de races et d'origines ethniques différentes. Et nous avons pu constater que ce fait est avéré. Monsieur le vice-président, nous continuerons d'appuyer toutes les activités antiracistes au sein du Conseil comme à l'extérieur. Alors que les progrès concernant l'unité génétique et linguistique des êtres humains continuent, Nous allons utiliser les nouvelles découvertes pour promouvoir le travail au sein de ce Conseil. Speaker 92 [1:16:01]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Je passe la parole à l'Institut brésilien des droits humains pour une déclaration conjointe. Institut brésilien des droits humains · Représentant [1:16:10]: Monsieur le vice-président Unarq, l'Institut Peregum, le Mouvement évangélique noir et l'Institut brésilien des droits humains appellent le Conseil à se pencher sur les violences politiques racialisées persistantes au Brésil. Le 25 octobre, une opération policière dans les complexes Alemão et Penha a causé la mort de plus de 120 personnes. C'est ainsi devenue l'opération policière la plus mortifère de l'histoire de Rio de Janeiro. On ne remet pas en question la responsabilité de l'Etat pour lutter contre ces crimes. Ce que l'on remet en question, c'est un modèle sécuritaire qui expose de manière réitérée les communautés noires à des opérations de police mortifères. Le CERD a déjà exprimé sa préoccupation face à l'impact disproportionné de la violence policière sur les Brésiliens d'ascendance africaine. nous avons constaté un emploi accru à la force. Les experts de l'ONU et la société civile ont montré que les personnes d'ascendance africaine étaient plus souvent la cible de ces violences. Nous appelons le Conseil à demander des politiques sécuritaires neutres. HRC · Vice-Président [1:17:36]: Merci. Je vous remercie. African Center for Democracy and Human Rights. African Center for Democracy and Human Rights · Représentant [1:17:46]: Monsieur le Président, lorsque la planète tout entière s'est réunie à Durban en 2001, des millions de victimes de racisme ont tourné leurs yeux vers cette manifestation avec beaucoup d'attente, tandis que les victimes appelaient de leurs voeux la dignité et la fin de la discrimination quotidienne. Il attachait la plus haute importance à une coexistence pacifique entre les membres de notre race humaine. 25 ans après l'adoption de la DPAD, nous constatons que d'importants progrès restent à faire. Nous sommes particulièrement troublés de constater que les sentiments racistes et xénophobes augmentent de manière préoccupante dans des pays en développement et développés. Nous constatons une augmentation de la xénophobie à la faveur des politiques d'extrême droite au coeur des démocraties d'Europe occidentale. Nous avons été les témoins d'attaques contre les personnes d'ascendance africaine en Asie durant la Covid-19, dans des centres commerciaux, en raison de la couleur de leur peau. L'Instance permanente des personnes d'ascendance africaine, en tant que mécanisme qui définit les discours de victimes concernant le phénomène raciste. Institut brésilien des droits humains · Représentant [1:19:14]: Est invité à continuer le bon travail. Merci. HRC · Vice-Président [1:19:18]: La parole à la parole. DBA2 · Représentant [1:19:22]: Merci, Monsieur le vice-président. La DBA2 invite les États à assurer l'égalité de traitement devant les tribunaux. Aujourd'hui, j'interviens en tant que fille d'Idriss Khattak, défenseur des droits humains, pachtoune du Pakistan, qui a consacré des dizaines d'années de sa vie à documenter des disparitions forcées. Le 13 novembre 2019, des agents de sécurité l'ont enlevé. Il a passé sept mois dans une prison secrète et forcé à des aveux sous la contrainte. Un tribunal militaire l'a condamné en 2021 à 14 années d'emprisonnement. Mon père a 63 ans, il ne peut pas passer d'appel et n'a pas accès aux traitements médicaux dont il a besoin. Des experts ont alerté à son diabète qui risquait de provoquer sa mort, appelant à sa libération immédiate. Nous appelons le Conseil à exhorter le Pakistan à libérer sans Avec effet immédiat, mon père. HRC · Vice-Président [1:20:30]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Fédération internationale pour la protection des droits ethniques, religieux et linguistiques des autres minorités. Absent? Développement. CCID · Représentant [1:20:48]: Merci Monsieur le Président. Depuis l'adoption de la déclaration du programme d'action de Durban, bon nombre d'États ont adopté des politiques nationales de lutte contre le racisme, mais les résultats accomplis restent encore faibles. Les causes profondes du racisme sont connues de tous et ce sont toujours les mêmes victimes, notamment les pauvres, les minorités ethniques et religieuses, les peuples autochtones, les personnes d'ascendance africaine, les migrants et les réfugiés. Le CCID félicite le travail du CERD et il soutient fermement l'élaboration des normes complémentaires. Durant sa 118e session, le CERD a formulé des relative à la situation qui prévaut actuellement en Afrique du Sud. Le CCID demande à l'Afrique du Sud de prendre des dispositions adéquates pour protéger les migrants et mettre un terme aux violences xénophobes dans le pays. Ces violations doivent cesser. Leurs responsables doivent être identifiés, faire l'objet d'enquêtes impartiales, être poursuivis, jugés et, lorsque leur responsabilité est établie, condamnés conformément à la loi. Nous appelons également tous les États à mettre effectivement en œuvre sur leur territoire les instruments internationaux contre le racisme, la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Déclaration et le Programme d'action de Durban. Aucune difficulté économique ne justifie le racisme. Aucune politique migratoire ne justifie la haine. L'égalité ne peut pas rester un principe proclamé. Elle doit devenir une protection effective pour que chaque être humain, y compris celui que la majorité considère comme étrangers soient protégés. HRC · Vice-Président [1:22:10]: Muchas gracias. Merci beaucoup. Association caritative étudiante pour la jeunesse, la parole. Absent. Je passe la parole à l'Association de défense et de promotion des droits de l'homme. Association de défense et de promotion des droits de l'homme · Représentant [1:22:32]: Merci, monsieur le vice-président. Ce mois-ci, les Tamouls de l'Élam à travers le monde pleurent Thilleepan, qui a donné sa vie en 1987 en demandant la justice et le droit de notre peuple à l'autodétermination. Ce sacrifice reste le symbole de notre résistance pacifique. Nous restons toutefois les victimes de l'occupation militaire, signala lundi dernier. Durant ces commémorations, sa statue a été détruite. Effacer un monument n'est pas un acte neutre. Il a vocation à effacer la mémoire d'un peuple, son identité, son histoire. Le Sri Lanka est arrivé au dixième stade du génocide. Déni, déni de Mouly Vaca, déni de disparition forcée, déni des charniers et déni de notre droit, ne serait-ce qu'à pleurer nos morts. Nous exhortons le Conseil et ses États membres à créer un mandat spécifique du Rapporteur spécial pour le Sri Lanka et à renvoyer la situation du Sri Lanka à la CPI. Nous appelons également les États à condamner la destruction de ce monument et à protéger la commémoration des Tamouls contre toute forme d'intimidation. Speaker 103 [1:24:03]: Je vous remercie. Centre for Gender Justice and Women Empowerment. Absent. Je passe la parole à InternationalLawyers.org pour une déclaration conjointe. InternationalLawyers.org · Représentant [1:24:22]: Nous remercions le Haut-Commissaire, le Comité ad hoc et le groupe d'experts éminents indépendants de leur rapport. 25 ans après l'adoption de la DPAD, la discrimination persiste dans les sociétés, apportant la preuve de la nécessité d'assurer la pleine mise en oeuvre de de ces engagements. Nous sommes d'accord, l'éducation a un potentiel de transformation et peut s'attaquer aux legs du colonialisme et de la violence. Les jeunes femmes et les jeunes filles encourent un risque particulier de discrimination croisée, ce qui peut saper de manière significative la pleine jouissance de leurs droits et de leurs libertés fondamentales. Nous exhortons les États membres, par conséquent, à faire en sorte que l'éducation antiracisme soit obligatoire à tous les niveaux. Par ailleurs, nous soulignons l'importance pour les États membres de s'attaquer de manière efficace à la discrimination raciale discours de haine dans des espaces vitaux, en renforçant le contrôle, la prévention et le signalement, et en mettant en place des mécanismes nationaux. Nous appelons enfin les États membres à reconnaître la gravité de ces nouvelles formes de discrimination raciale, à faire en sorte que les engagements soient traduits par des actions. Représentant [1:25:53]: Monsieur le Président, nous attirons l'attention du Conseil sur les violations des droits. Humains aux mains de la police dans le cadre du plan de rapatriement des étrangers illicites du Pakistan. Cette politique a conduit à l'expulsion de plus de 2,3 millions de ressortissants afghans et représente un non-respect du principe du non-refoulement. C'est par ailleurs une violation de la Convention contre la torture qui interdit le renvoi d'individus vers un État dans lequel ils courent un danger d'être victimes de torture. Et les articles 7 et 9 du Pacte sur les droits civils et politiques à propos de la détention arbitraire et d'un traitement inhumain. La séparation des familles avec enfants est une atteinte à la Convention des droits de l'enfant. La carte de citoyen afghan remise aux réfugiés afghans n'a pas empêché leur expulsion sans droit à une procédure régulière. La campagne d'arrestation et de rapatriement forcé de réfugiés entre décembre jusqu'en juin de cette année suscite de vives préoccupations. Et ont par ailleurs été documentés par l'ONU. Les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables. Nous exhortons le Conseil à demander au Pakistan de cesser avec effet immédiat le rapatriement forcé des réfugiés afghans et de se doter d'un cadre juridique national qui codifie le principe de non-refoulement en droit interne. HRC · Vice-Président [1:27:26]: Je vous remercie. Christian Solidarity International, la parole. Christian Solidarity International · Représentant [1:27:35]: Notre organisation exprime une fois de plus sa vive préoccupation face à la menace concernant la survie des peuples autochtones de Papouasie occidentale aux mains des opérations militaires du gouvernement indonésien et des programmes des projets de développement. Depuis septembre, le nombre de déplacés internes dans les six provinces de la Papouasie occidentale est passé de 100. 5000 à 127 000 en six mois. Ces déplacements sont le fruit d'opérations militaires du gouvernement menées pour protéger des grands projets d'extraction minière ou d'agriculture qui poussent les autochtones hors de leurs terres. Les opérations militaires, souvent, provoquent la mort de la population civile. Notre organisation reprend à son compte l'appel du Conseil coutumier de Papouasie à l'occasion de sa 23e session spéciale de juillet, adressé au gouvernement indonésien afin que tous ces projets soient arrêtés immédiatement. Nous reprenons à notre compte, par ailleurs, l'appel fait par différents pays du Pacifique durant l'Assemblée générale afin que le gouvernement indonésien facilite la visite dans la région du Haut commissaire. Aux droits de l'homme. Speaker 108 [1:29:19]: Dans le cadre de la guerre au Soudan, qui exacerbe les divisions sociales et alimente le discours haineux dans de nombreux domaines, les rapports nous montrent la détention de civils au Darfour, aux mains d'unités qui sont liées aux forces armées soudanaises. Certains ont fait l'objet de mauvais traitements et d'humiliations pour raison d'identité, car on les suspectait de s'aligner avec une faction en guerre. Au mois d'octobre, nous avons constaté le meurtre et l'humiliation de civils pour raisons ethniques. Le lien entre identité ethnique et une certaine loyauté envers une faction en guerre est quelque chose qui menace le principe de non-discrimination. Nous lançons un appel aux autorités soudanaises de mettre fin à ce profilage, à ces stéréotypes de discrimination à l'encontre de personnes pour identité géographique ou ethnique et de mener des enquêtes. Nous lançons un appel à ce Conseil de donner priorité aux questions de racisme et aux discours haineux au Soudan, parce que traiter ce fléau est une condition préalable pour la protection des civils et pour assurer la paix sur la base des droits de l'homme et de l'égalité. Merci beaucoup. HRC · Vice-Président [1:30:39]: Je donne maintenant la parole au Conseil Speaker 110 [1:30:49]: Le lien entre les peuples autochtones et le Conseil indigène est un épisode important qui attire notre attention sur les injustices dans le contexte de la justice au Brésil. Pendant la session, on a démontré que les peuples autochtones n'avaient pas les droits au travail et qu'ils étaient vivaient dans des conditions proches de l'esclavage. Ainsi, quand un système reproduit des stéréotypes racistes, l'institution elle-même devient un espace pour la reproduction de la discrimination. Et cela reflète un problème à une échelle beaucoup plus large. Le système de justice ne devrait pas porter atteinte à la dignité des peuples autochtones. Il est important d'établir des barrières Établir des barrières quant à l'accès à la justice sape la confiance envers le système de justice et la Constitution. Nous prions donc que le Rapporteur spécial mène une enquête sur cet épisode et exhortons l'État à prendre des mesures pour combattre de façon permanente ces phénomènes dans la justice. La reddition de comptes et la participation des peuples autochtones à la justice est importante. Merci. HRC · Vice-Président [1:32:08]: instituts pour la recherche. Speaker 112 [1:32:12]: La DPAD a exploité une plateforme d'antisémitisme et de haine. Le feu Tom Lantos, survivant de l'Holocauste, membre du Congrès américain, a observé que Durban a été en fait une manifestation de haine envers les Juifs, la plus importante depuis la période des nazis, la démonisation, les campagnes de démonisation lancées à Durban, soi-disant sous proclamation des droits humains, la haine a pris comme cible Israël et le peuple juif. Les ONG et beaucoup de gouvernements partagent la responsabilité des dommages importants portés à la communauté des droits de l'homme. Les ONG et les gouvernements devraient examiner leur comportement. Dans ce contexte, l'Alliance de la mémoire de l'Holocauste travaille à définir l'antisémitisme, qui est une réponse directe à la haine que l'on a manifestée à la conférence de Durban. Merci. HRC · Vice-Président [1:33:25]: Merci. Je donne la parole à Al-Bashir Foundation for Development. Speaker 114 [1:33:31]: La nouvelle norme est venue accuser l'occupant. M. le Président, la DDPA a dit que la discrimination raciale est une forme inhérente du colonialisme et de l'occupation étrangère. Nous avons au Sahara occidental une situation où le droit à l'autodétermination est appelé. Nous voyons que dans la politique d'occupation, la politique a modifié la démographie, en violation des déclarations faites à Genève, et niant au peuple son identité. Et le CERD a également exprimé dans ses conclusions qu'il avait des préoccupations quant à l'exploitation des ressources naturelles sans le consentement ou la consultation des peuples autochtones dans ces territoires. Il y a également la discrimination culturelle et linguistique avec la marginalisation de la langue hassani dans l'administration et dans la sphère publique. les Sahraouis défendent leurs propres droits, font face aux discours de haine et à la stigmatisation. Et cela a été pris comme prétexte pour les réprimer. Nous lançons un appel à ce Conseil pour qu'il demande que la DPAD ainsi que les dispositions du CERD soient respectées afin que le Comité puisse visiter des victimes dans les territoires et que l'ensemble de la population ne soit pas maintenue dans cette situation sombre. La solution est toujours absente. Merci. HRC · Vice-Président [1:35:06]: Human Rights Watch. Human Rights Watch · Représentant [1:35:07]: Monsieur le vice-président, l'autoritarisme et l'attaque sur la société civile menacent l'égalité raciale et la justice. Il y a également l'utilisation de nouvelles technologies et les États qui n'arrivent pas à éradiquer les racismes systémiques et les inégalités. Les documents montrent que les que les droits de l'homme impactent le racisme systémique. Le profilage racial reste un phénomène dans beaucoup de pays. Beaucoup de pays européens continuent à nier l'existence du racisme systémique, que ce soit au niveau de la police ou d'autres autorités. Certains gouvernements continuent à montrer qu'ils ne sont pas à même de collecter des données désagrégées sur les expériences de discrimination systémique. Étant donné l'urgence, les États doivent démontrer un engagement renouvelé à mettre en application la DPA. Sur la base de cette déclaration, il est important que la justice transitionnelle soit assurée aux Africains et aux peuples à ascendance africaine. Nous lançons donc un appel aux États européens, aux États-Unis et aux autres pour qu'ils abordent les restes du colonialisme et de l'esclavage dans leur pays. Merci. HRC · Vice-Président [1:36:30]: Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Humanes International. Humanists International · Représentant [1:36:35]: Nous saluons le rapport de l'expert indépendant sur la mise en œuvre de la DPAD, qui parle de l'extrême droite et également des concepts d'identité nationale, raciale et religieuse qui sont utilisés pour pétrer cette discrimination. Nous voulons attirer l'attention sur la situation des non-religieux dans beaucoup de pays. Ils sont marqués comme des dissidents extrémistes, terroristes, déviants, présentant un risque social. Il y a également la répression transnationale à l'encontre des activistes non religieux. Leurs familles sont harcelées, on les traite de. On les condamne dans le cadre des lois blasphématoires. Dans ce contexte, notre organisation a récemment adopté la Déclaration d'Ottawa sur la résistance Elle décrit les défis et dit que les institutions qui appuient les droits de l'homme elles-mêmes doivent agir en résistance face à l'extrémisme et à l'autoritarisme. Alors que les défenseurs de droits de l'homme se tournent vers les institutions pour trouver une plateforme de protection, il faut servir ces droits. Nous lançons donc un appel aux États d'annuler leurs lois blasphématoires et veiller à ce que la réforme du système des droits de l'homme des Nations unies, permettre un espace pour les défenseurs. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [1:38:07]: Merci. Humanitarian Society for Development Without Borders. Humanitarian Society for Development Without Borders · Représentant [1:38:17]: Monsieur le vice-président, le Baloutchistan fait face à la répression militaire, des disparitions forcées, des meurtres extrajudiciaires, emprisonnements pour raisons politiques et punitions collectives. Le mois passé, les militaires pakistanais ont lancé des bombes très lourdes sur le Baloutchistan. Tous ceux qui sont là savent ce qu'une bombe de 225 kg signifie. Mais les familles des enfants ont que le cercueil de leur enfant était même plus lourd. Ce sont des innocents qui ont été tués. Des pacifistes ont été mis en prison. M. Maram Baluch et d'autres prisonniers politiques restent en prison simplement pour avoir élevé leur voix contre les disparitions forcées et la répression d'État. M. le vice-président, si nous restons silencieux alors que des enfants sont bombardés, alors que des civils sont tués, alors que les gens disparaissent, dans des centres de détention secrets. Alors, ceux parmi nous qui ont le privilège et le pouvoir d'agir doivent se demander à eux-mêmes ce que leur silence signifie pour eux. Nous lançons un appel aux Nations unies d'exiger une fin à ces attaques contre les civils, de libérer les prisonniers et de lancer une enquête pour que les responsables rendent des comptes. Le Baloutchistan attend avec impatience. Il faut savoir si simplement, cet conseil va pouvoir enfin agir. Merci. Speaker 121 [1:39:58]: Monsieur le vice-président, nous faisons cette déclaration pour rappeler au Conseil que la promesse de la déclaration de Durban n'est toujours pas réalisée au Moyen-Orient. La discrimination raciale ne s'est pas terminée avec la déclaration. Elle a persisté et même s'est intensifiée. Au Yémen, il y a 3,5 millions de personnes, à peu près 10 % de la population, qui font face à la discrimination historique. Historiquement, Ils ont été gardés dans des bidonvilles à la périphérie des villes, exclus de l'éducation. En Iran, la Commission sur l'élimination de la discrimination raciale et la mission d'enquête ont conclu que la discrimination à l'encontre des minorités ethniques est systémique et structurelle. Les Baloutches, Hawazis, Arabes et les Turcs d'Azerbaïdjan sont traités comme des citoyens de deuxième classe, font l'objet de profilage ethnique et des exécutions. Au Pakistan, nous sommes très préoccupés par le profilage systématique ethnique et également la répression à travers Pendjab et Islamabad. Nous constatons que les populations font l'objet d'harcèlement, d'expulsions, disparitions forcées. Le programme de Burban appelle à plus de justice. Nous lançons un appel aux Etats de s'acquitter de leurs obligations en matière de discrimination raciale. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [1:41:31]: Merci. Human Rights and Democratic Participation. Human Rights and Democratic Participation · Représentant [1:41:40]: Monsieur le Président, je souhaite que la discrimination contre les Palestiniens ne soit pas examinée simplement comme quelque chose de systématique, mais soit codifiée dans la loi. Au moment où on parle d'abolition de peine de mort de par le monde, ici, on va dans le sens opposé. on adopte la peine de mort pour les Palestiniens, pour identité ethnique. Cette discrimination est flagrante. Elle a atteint ses extrêmes. L'identité peut déterminer celui qui est exposé à la punition définitive. La loi également est préoccupante car elle ne permet pas une justice équitable et la jouissance des droits politiques et civils. Les chrétien palestinien et son parti du peuple palestinien. L'accès aux lieux de culte, le harcèlement se poursuit à Jérusalem. Le christianisme a vu le jour en Palestine et toutefois, les chrétiens doivent lutter pour rester sur leur lieu de vie. L'occupation étrangère doit prendre fin. Nous appelons à ce que les droits de tous soient reconnus. Je demande au Conseil de mettre fin aux pratiques discriminatoires, de protéger les chrétiens palestiniens et de permettre une reddition de comptes dans le cadre de Durban. Merci. HRC · Vice-Président [1:43:09]: Merci. Rossum Human Development Center. Il n'est pas dans la salle. Skills International Board. Absent? Également absent. India, Fauhid Jamaat Trust, absent. Global Institute for Water, Environment and Health. Global Institute for Water, Environment and Health · Représentant [1:43:39]: Nous aimerions attirer l'attention du Conseil sur l'accès inégal aux nécessités de base aux Émirats arabes unis, particulièrement touchant les travailleurs migrants et les autres non-citoyens. L'eau et les produits alimentaires sont fondamentaux pour la dignité et les droits de l'homme. Et pourtant, les rapports des droits de l'homme ont identifié des conditions de vie de surpeuplement pour les travailleurs migrants, un accès limité à l'eau potable, à l'assainissement, alors que d'autres rapports démontrent qu'il y a également un accès inadéquat aux produits alimentaires et à l'eau. Les travailleurs migrants constituent la majorité de la population des Émirats arabes unis et apportent une contribution indispensable à son économie. Leur nationalité ou leur statut de migration ne devrait pas déterminer la qualité de leur accès aux ressources essentielles. Nous exhortons les Émirats arabes unis à assurer un accès égal non discriminatoires à l'eau potable, aux produits alimentaires, à l'assainissement et à des conditions décentes de vie pour tous, quelle que soit leur nationalité ou leur statut. Les droits de l'homme doivent s'appliquer à tous et pas uniquement aux citoyens. Merci. HRC · Vice-Président [1:44:57]: Merci beaucoup. Et je donne la parole à la Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience. Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience · Représentant [1:45:08]: Menée par la France à l'égard de ses départements d'outre-mer. Dans les Antilles françaises, les personnes d'ascendance africaine sont confrontées à un racisme structurel et à une administration néocoloniale. Le scandale du chlordécone, pesticide interdit en métropole dès 1990 mais utilisé dans les îles jusqu'en 1993, continue d'empoisonner 81% des adultes. Ce n'est qu'en juin 2026 que la France a reconnu sa responsabilité. Claude Jean-Pierre, âgé de 67 ans, est décédé à la suite de violences policières en Guadeloupe en 2020. Ce n'est qu'en août 2026 que les gendarmes ont été mis en examen. La nouvelle loi de juillet 2026 présume que tout tir policier est légal, faisant ainsi peser la charge de la preuve sur les familles en deuil. Un rapport du Sénat de juin 2026 reconnaît l'existence d'inégalités systémiques. 80 ans après la départementalisation, l'égalité promise en 1946 reste lettre morte. La couleur de peau continue de déterminer les droits dont jouissent les citoyens français. Nous appelons la France, comme l'exige la déclaration de Durban, à abroger cette loi, à mettre fin à l'impunité policière, à indemniser les victimes du chlordécone et à garantir une véritable l'égalité des droits à tous les citoyens. Français. HRC · Vice-Président [1:46:33]: Merci beaucoup. International Career Support Association. Absent. Resistan, Samgra, Kalyan, Sanstan. Resistan, Samgra, Kalyan, Sanstan · Représentant [1:46:47]: Merci, Monsieur le Président. Notre organisation constitue une famille, mais beaucoup de familles hindoues au Pakistan voient que cette promesse est interrompue par la peur. Les hindous ne sont pas des étrangers au Sind. Leurs temples, leurs communautés ont formé le paysage de ce pays depuis 1947. Mais l'histoire ne protège pas un enfant. En avril 2026, les experts de l'ONU ont dit que 75 % des femmes et des fillettes étaient poussées vers la forcée par le mariage au Pakistan. 80% également se sont produits au Sindh. Au mois de février, 23 cas de fillettes ont été documentés. Un rapport également fait par de Mithi, 13 ans, une fillette hindoue qui a été obligée de se convertir après son mariage. Il y a également des cas identiques par Nous demandons donc au Conseil de tenir compte de trois choses. Une enquête indépendante est nécessaire pour la vérification d'âge dans tous ces cas de conversion, des refuges sûrs et des aides juridictionnelles pour les fillettes minoritaires et rendre des comptes au niveau des autorités et une politique de protéger ces enfants. La liberté de religion n'est pas une faveur, c'est un droit pour tous. Merci. HRC · Vice-Président [1:48:20]: Merci. Shamsi Patriotic. Shamsi Patriotic · Représentant [1:48:29]: Monsieur le Président, je suis le fondateur de IPPO. Je parle au nom de 608 ONG de 68 pays. L'utilisation unilatérale de la force et également l'obligation de service civil est en violation de la Charte des Nations unies. Nous pensons que le patriotisme ne doit pas servir les intérêts d'autres pays, mais quand les pays hégémoniques adoptent des dirigeants étrangers, cela se fait en violation de la Charte des Nations unies et c'est une violation également de l'immunité souveraine et le principe de recours. Par conséquent, nous prions le HCDH de mettre fin à l'enlèvement des dirigeants étrangers. Cela constitue la forme la plus flagrante de violation. Nous exhortons les organisations de la société civile à jouer un plus grand rôle dans la surveillance et la mise en œuvre de la politique et de réaliser un ordre beaucoup plus juste et équitable tous. Merci HRC · Vice-Président [1:49:58]: et je donne la parole à Speaker 133 [1:50:06]: Monsieur le Président, nous aimerions attirer l'attention du Conseil sur l'utilisation allégée de la juridiction contre des civils au Pakistan, notamment dans la région de Jammu-et-Kashmir et dans le Gilgit. Les acteurs de la société civile ont soulevé des préoccupations quant aux mesures qui ont été prises à l'encontre des individus qui ont protesté sur les droits à la terre, la taxation et également grief. Ces développements soulèvent des préoccupations quant aux obligations assumées au titre du droit des droits humains et également le droit à un procès équitable au Pakistan. Nous sommes également préoccupés par des rapports qui montrent que des actions, je veux dire, ont été prises à l'encontre d'un comité au Jammu-et-Kashmir et des individus qui ont participé à des manifestations sur l'électricité, les subventions des produits alimentaires et des ont mené à des arrestations arbitraires. Nous demandons des enquêtes indépendantes quant à ces cas. Nous exhortons le Pakistan de juger ces personnes devant des tribunaux et de mener des enquêtes quant aux allégations d'utilisation excessive de la force et rendre des comptes pour les violations qui ont été prouvées. Merci. HRC · Vice-Président [1:51:32]: Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Simbali Trust. Simbali Trust · Représentant [1:51:39]: Monsieur le Président, la discrimination ne s'exprime pas haut et fort. Parfois, un enfant est discriminé à cause de son apparence, sa langue ou sa communauté, la famille à laquelle il appartient-il faut qu'il y ait un engagement ferme envers la non-discrimination et l'égalité devant la loi. Cela est important parce que la dignité est une expérience quotidienne, elle ne doit pas être une expérience dans la loi Le programme d'action de Durban aborde la discrimination et toutes les formes d'intolérance qui devraient être abordées non seulement par le biais de la protection juridique, mais également dans l'éducation, l'inclusion et la participation. Nous avons appris que des communautés et des institutions publiques peuvent jouer un rôle important. Les enfants doivent apprendre le respect et l'accès aux services sans peur. Nous encourageons les États du Conseil à renforcer l'éducation en matière de droits de l'homme, l'accès aux services, le dialogue au niveau des communautés et la participation des communautés touchées au moment où des politiques sont élaborées. Une attention particulière devrait être portée aux régions désavantagées et éloignées, car la distance par rapport aux institutions peut promouvoir l'exclusion. La société doit traiter tous ses membres dans la dignité. Merci. HRC · Vice-Président [1:53:05]: Merci. Je donne la parole Al-Hakim Foundation, Al-Hakim Foundation · Représentant [1:53:13]: se manifiesta mediante políticas explícitas. raciale ne s'exprime pas simplement dans les politiques. Elle s'exprime également dans l'identité politique et lorsqu'elle devient une question sécuritaire. Dans le Sahara occidental, le traitement inégal empêche la jouissance des droits économiques, sociaux, culturels et politiques pour le peuple sahraoui. Cela inclut des limitations quant à l'expression identitaire et à la culture, des obstacles aux manifestations publiques et également des obstacles quant aux manifestations dans la défense droits de l'homme. La situation des prisonniers politiques est également très mauvaise. Il y a de nouveaux groupes qui ont fait une grève de la faim. Ils ont été transférés dans des centres qui sont loin du centre et on viole ainsi leurs droits. Ils ont dit qu'ils allaient arrêter leur grève lorsque leurs droits allaient être respectés. Nous lançons un appel au Conseil pour garantir la jouissance complète des droits du peuple saharien, l'accès à l'indépendance, aux mécanismes durables des droits de l'homme et une libération inconditionnelle de tous ces prisonniers sahariens. Merci. HRC · Vice-Président [1:54:36]: donne la parole à Community Human Rights and Advocacy Center. Community Human Rights and Advocacy Center · Représentant [1:54:41]: Le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie ne peuvent être séparés de la haine religieuse, de l'exclusion et de l'humiliation des femmes minoritaires. Des incidents récents en Inde montrent le traitement des musulmans. Speaker 140 [1:55:00]: Le son étant mauvais, l'interprétation ne peut se poursuivre. Community Human Rights and Advocacy Center · Représentant [1:55:16]: These incidents point to serious failures in protecting dignity, privacy, religious freedom, and equal access to public services and economic activity. When visible religious identity becomes a reason for humiliation or exclusion, discrimination enters everyday institutional life. We urge the Council to demand impartial investigations, accountability for perpetrators, and safeguards for Muslim women. India must ensure that public institutions protect all individuals equally, regardless of religion, gender, or appearance, and prevent discriminatory practices from being normalized. HRC · Vice-Président [1:56:00]: Thank you. Représentant [1:56:02]: Des millions de personnes dans le monde sont toujours victimes de discriminations raciales, non seulement fondées sur la couleur, la race, mais également des discriminations fondées sur l'origine et l'affiliation. Au Yémen, les Houthis sont source d'inquiétude, dans le sens que les Houthis pratiquent une discrimination politique et sociétale fondée sur la lignée ou l'affiliation. Les Houthis qui promeuvent un discours qui donne la priorité à certaines personnes d'une ascendance particulière. Ces phénomènes sont extrêmement graves car capables de diviser les Yéménites entre un groupe qui est considéré plus légitime à gouverner et d'autres qui ne jouissent pas de la même position. Monsieur le Président, il ne s'agit pas d'une simple exclusion politique. Quand les droits et les privilèges sont liés à la naissance, à la filiation, il ne s'agit pas d'une discrimination qui touche le cœur de l'égalité, mais sape également la citoyenneté et consacre une hiérarchisation qui est contraire aux principes des droits de l'homme. Aussi, nous en appelons à ce Conseil pour contrer la discrimination fondée sur la lignée et mettre un terme à toute pratique de discrimination fondée sur la lignée. Nous en appelons aussi pour cesser le discours qui promeut la gouvernance liée à la lignée. HRC · Vice-Président [1:57:35]: Le président a un terrain. Représentant [1:57:44]: Action. Lorsque les bulldozers répondent, deviennent la réponse, il faut se demander où sont les droits humains à travers l'Inde. Plus de 2100 structures communautaires et religieuses, des mosquées, des madrasas sont pris comme cible. Récemment, des bulldozers ont démoli les maisons de 73 familles musulmanes dans le Hassam. M. le Président, nous aimerions demander au Conseil: lorsque les bulldozers sont envoyés pour démolir les maisons des minorités vulnérables, où est la protection? Où est la reddition de comptes? Nous condamnons fermement la démolition de ces maisons de familles musulmanes, les menaces à l'encontre des institutions communautaires et religieuses. La déclaration de Vienne parle de droits indivisibles et universels. Mais que signifie un universel quand cela se produit? Que signifie la protection égale lorsque les maisons et les institutions religieuses peuvent être détruites? Nous lançons un appel pour mettre fin à ce processus, assurer la reddition de comptes et veiller à ce que les droits culturels et religieux soient protégés de la même manière dans toutes les communautés. Merci. HRC · Vice-Président [1:59:03]: Merci. La parole Représentant [1:59:12]: Merci, Monsieur le vice-président. En vertu du DPAD, chacun a le droit à l'égalité et à vivre à l'abri de la. Discrimination raciale et de la xénophobie. Malheureusement, nous sommes préoccupés par des rapports qui font état de discrimination. À l'égard des Cachemiris, aussi bien au Jammu qu'à l'extérieur. Les étudiants qui ont quitté le territoire en raison des restrictions continuent leur éducation dans des États voisins du pays et sont victimes d'humiliations, de harcèlement et de profilage à l'intérieur de la province du Jammu-et-Cachemire, nous constatons un climat de haine à l'égard de l'étranger. Les amendements aux règles en matière de logement ont créé une véritable anxiété, Monsieur le Président. avec tout le respect. Nous exhortons le Conseil à appeler à une protection égale de toutes les communautés ethniques et régionales au Jammu-et-Cachemire sans discrimination et à encourager l'adoption de mesures de prévention des discours de haine, de profilage et de xénophobie et à assurer un suivi indépendant et une reddition des comptes. Je vous remercie. Merci, M. le Président, le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée continuent au Pakistan. Au Baloutchistan, disparitions forcées, détentions arbitraires, tortures en détention aux mains des agences de renseignement sont monnaie courante. En outre, en octobre 2024, un défenseur des droits humains s'est vu interdire la sortie du territoire. Son téléphone portable a été confisqué. La torture ou mauvais traitements infligés à plusieurs personnes montrent que les normes internationales en la matière ne sont pas respectées. intérieures du Pakistan ne sont pas conformes aux obligations au titre de la Convention contre la torture. Speaker 148 [2:02:12]: Promotion du développement économique et social. Promotion du développement économique et social · Représentant [2:02:21]: Miss président, 25 ans après l'adoption de la déclaration et des programmes d'action du Durban, l'enjeu ne se limite plus à reconnaître les manifestations du racisme et de la discrimination raciale, mais consiste également à renforcer les moyens et les prévenir durable. Les travaux présents au cours de cette session réaffirment que l'éducation constitue un outil essentiel de prévention. Elle doit contribuer à combattre les stéréotypes, à mieux comprendre les causes historiques structurelles de la discrimination et à promouvoir une culture d'égalité, de respect et de dignité humaine. Miss président, l'éducation ne peut remplir ce rôle à elle seule. La prévention exige également des politiques publiques capables d'identifier les discriminations, d'en mesurer les effets et de répondre au moyen des mécanismes accessibles de plainte, de recours effectifs et de réparation. Notre organisation appelle donc les États à renforcer l'éducation aux droits humains et à la non-discrimination, à développer des mécanismes indépendants de suivre et à garantir la participation effective des personnes et des communautés concernées à la libération et à l'évaluation des politiques qui les concernent. Dans cette perspective, nous rappelons à renforcer la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban par des mesures nationales concrètes garantissent la prévention de la discrimination, la protection contre celle-ci ainsi que l'action et les recours effectifs. HRC · Vice-Président [2:04:03]: Je vous remercie, Monsieur le Président. Merci beaucoup. Les caribous libérés. Absent? Le représentant de la Mauritanie. Mauritania · Représentant [2:04:32]: Monsieur le vice-président, l'esclavage et les pratiques apparentées continuent d'être monnaie courante dans les camps sur territoire algérien. Ils sont victimes de conditions qui minent leur dignité et leurs droits fondamentaux. Récemment, un groupe de quarantaine de personnes du camp organisé une manifestation pacifique depuis les bureaux du HCDH vers les bureaux du Polisario. Plutôt que de répondre à leurs revendications, des éléments des milices ont pris des mesures musclées contre les manifestants. Nous déplorons la discrimination à l'égard des Sahraouis de peau foncée. Ce sont des cas qui répondent à une discrimination systématique et ça va à l'encontre des obligations du pays. Au titre de la Convention contre la torture. Nous appelons la communauté internationale et le Conseil à assurer un suivi indépendant, à respecter le droit international et à protéger la voix de ceux qui doivent l'être. Merci. HRC · Vice-Président [2:06:09]: ETI a la parole. ETI · Représentant [2:06:17]: Merci, Monsieur le Président. La paix durable et la discrimination ne peuvent pas vivre simultanément. Des décennies de conflits et d'occupation ont une incidence sur certains segments de la société arménienne. Cette absence de redevabilité sabre la paix et la réconciliation. Nous Constatons une recrudescence de ce type d'événements au sein de la société arménienne. D'aucuns continuent de plaider pour la lutte contre l'Azerbaïdjan, poursuivre en justice des individus et un appel au démantèlement des infrastructures. Durant l'occupation, l'Arménie n'a pas protégé l'héritage culturel azerbaïdjanais. des déclarations au nom d'une organisation appelée Solidarité chrétienne internationale, qui va à l'encontre des objectifs de normalisation des relations entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie. Merci. HRC · Vice-Président [2:07:53]: On informe que certaines ONG sur la liste ne sont pas présentes. Center for Justice and Women Empowerment. Absent. World Jurists Association of the World Peace Through Law Center. World Jurists Association of the World Peace Through Law Center · Représentant [2:08:21]: Monsieur le vice-président, l'Association mondiale des juristes réaffirme que la discrimination raciale, la xénophobie et les formes d'intolérance qui y sont associées sont incompatibles fondamentalement avec la dignité humaine et. L'égalité devant la loi et l'État de droit. L'égalité ne saurait être considérée comme une simple garantie. Elle doit figurer dans les lois qui sont appliquées. Par ailleurs, elle doit figurer dans les institutions et la façon dont la justice est administrée. La discrimination au sein des forces de l'ordre et dans le secteur de l'administration de la justice mine la confiance et fragilise la légitimité des institutions légales. Notre organisation, par conséquent, appelle à des systèmes de justice impartiale et indépendants, des mécanismes utiles de prévention et de lutte contre la discrimination et un accès véritable aux voies de recours pour les victimes. Juges, procureurs, juristes et représentants de l'application de la loi ont un rôle essentiel et l'éducation est également. Vice-President [2:09:48]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Nous venons d'entendre le dernier orateur sur ma liste. Nous sommes ainsi arrivés au terme du débat général sur le point 9. Je me suis laissée dire que certaines délégations avaient demandé à exercer leur droit de réponse en réaction à certaines déclarations prononcées au titre du point 9 de l'ordre du jour. Je passe à présent la parole à l'Indonésie. Vous avez trois minutes. Indonesia · Représentant [2:10:21]: Merci, monsieur le vice-président. L'Indonésie souhaite exercer son droit de réponse pour répondre aux allégations prononcées par une ONG au titre du point 9. Notre pays reste attaché à protéger les populations déplacées en Papouasie et à créer les conditions nécessaires pour assurer leur réinstallation en toute sécurité. Nous coordonnons nos efforts. En ce sens, toutefois, il faut également reconnaître les causes sous-jacentes de cette situation. La brutalité du groupe criminel armé continue de semer la. Terreur auprès de la population civile, et ce depuis trois mois. Un homme a été assassiné, neuf femmes ont été enlevées, plusieurs fonctionnaires ont perdu la vie. Et un pilote américain fournissant une aide logistique a également péri. Ces cas sont inacceptables et ne sauraient être justifiés sous quelque circonstance que ce soit. nous assurons la mise à disposition de services essentiels à la population. Comme réitéré la semaine dernière, différents projets stratégiques en Indonésie ont. Pour objectif d'assurer la jouissance des droits humains pour notre population. C'est notre réponse à l'insécurité alimentaire et aux perturbations des chaînes d'approvisionnement. Ces projets ont également vocation à créer des perspectives économiques et à créer des emplois dans les provinces de Papouasie. Projets ont également pour objectif d'accélérer le développement de la région conformément au cadre d'autonomie et l'objectif est d'améliorer les conditions de vie de la population. Nous travaillons avec le concours des autorités de la société civile, tout en tenant compte de la nécessité de protéger le patrimoine. Et l'environnement. L'Indonésie reste attachée à protéger tous ses citoyens en Papouasie, à mettre fin aux déplacements et à faire progresser le développement dans le respect des droits humains. Finalement, quant à l'appel du Haut-Commissaire, tout arrangement doit se faire avec l'accord de l'Etat concerné et du Haut-Commissariat. Cela ne devrait pas être déterminé par un État tiers ou un quelconque autre organisme. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [2:12:51]: Merci. Je passe à présent la parole au Soudan, 3 minutes. Le. Soudan, vous avez la parole. Sudan · Représentant [2:13:21]: Merci, Monsieur le Président. Il est déplorable de voir que certaines ONG politisées exploitent la tribune du Conseil des droits de l'homme pour colporter davantage de récits biaisés ce fut le cas de l'association d'entraide médicale Guinée. Il est déplorable de voir comment l'on exploite la tribune du Conseil des droits de l'homme pour promouvoir des récits politisés, biaisés contre le Soudan, comme ce fut le cas de l'association Entraide Guinée. On essaie de dissimuler les crimes des milices du Soutien Rapide en blâmant les forces armées soudanaises. Monsieur le Président, les crimes perpétrés à Fachir par cette milice dans la ville, dans les centres La torture, l'expulsion forcée, la violence sexuelle, la prise pour cible des civils, ce sont des crimes que vous connaissez tous. Cette organisation ne peut pas avoir recours à des expressions vagues comme l'une des parties au conflit. À Fashir, les tueries ont pris une ampleur telle qui dépasse l'entendement. Les satellites ont pu observer les marques de sang dans cette ville. Ces organisations qui prétendent défendre les droits de l'homme ne peuvent pas venir au Conseil pour gommer l'identité des responsables et des auteurs de ces crimes, pour promouvoir le récit de ces milices, transformer la victime en auteur du crime et mettre sur un pied d'égalité les forces armées soudanaises et les milices. est inacceptable. Cela dévoile bien la sélectivité du discours et ses desseins politiques. Le Soudan affirme que les forces armées soudanaises jouent leur rôle constitutionnel en protégeant le pays, sa souveraineté, son unité territoriale, ses institutions et son peuple. Le Soudan refuse d'exploiter les droits de l'homme pour permettre le blanchiment et la campagne médiatique des milices. Nous allons utiliser tous les moyens des Nations unies, y compris les mesures y afférentes, pour faire face aux ONG, pour examiner les pratiques répétées de cette organisation et pour voir à quel point cela est en conformité avec l'appartenance de cette ONG ou le respect du classement de cette ONG à l'ECOSOC. HRC · Vice-Président [2:16:13]: Merci. Merci beaucoup. Y a-t-il d'autres délégations souhaitant exercer son droit de réponse? Cela ne semble pas être le cas. Excellence, Mesdames et Messieurs les participants, nous sommes ainsi arrivés au terme l'examen du point 9 inscrit à l'ordre du jour du Conseil. Nous allons marquer une. Brève pause avant d'entamer le dialogue interactif avec le Haut-Commissaire sur les défis et obstacles à la pleine réalisation des droits humains de la population des îles Marshall en raison de l'héritage nucléaire. Excellence, Mesdames et. Messieurs les participants, je déclare ouvert le point 10 de l'ordre du jour, assistance technique et renforcement des capacités. Nous allons à présent commencer notre dialogue interactif élargi sur le rapport. Du Haut-Commissariat aux droits de l'homme concernant les défis pour la réalisation des droits de l'homme des îles Marshall à la suite de l'héritage nucléaire de l'État. Conformément à la résolution 57/26 du Conseil. J'ai l'honneur de souhaiter une chaleureuse bienvenue. À nos éminents intervenants, Mme Awa Dabo, qui va nous présenter le rapport du Haut-Commissaire, M. Bernardo Jaime. Rapporteur spécial sur la promotion. De la vérité, de la justice et des garanties de non-répétition, de la réparation et des garanties de non-répétition. Le commissaire de la Commission nucléaire des îles. Marshall, madame Weth, représentante de la jeunesse, monsieur Sheldon Riklund, professeur du département de médecine préventive de l'Arkansas pour les sciences médicales. La liste des orateurs fermera dans 15 minutes. Je passe ainsi la parole à la Haute-commissaire adjointe aux droits de l'homme afin qu'elle nous présente son rapport. Excellence, Mesdames et Messieurs les représentants. OHCHR · Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme [2:20:34]: Monsieur le vice-président, entre 1946 et 1958, les États-Unis ont mené 67 essais nucléaires connus dans les îles Marshall. Ce lieu a été choisi parce que les États-Unis exerçaient un contrôle effectif sur les îles par le biais du Conseil de tutelle et en raison de l'éloignement des îles qui figure au centre de l'océan Pacifique. Cette détonation avait une puissance explosive équivalente à plus de 7 200 fois la bombe atomique lâchée sur Hiroshima. Les matériaux radioactifs qui se sont répandus sur les îles ont pollué l'air, la terre et les écosystèmes avoisinants. Pour les îles Marshall, cette histoire n'appartient pas au passé. Elle vit avec des incidences sur le corps et sur les familles. Les terres sont polluées, les communautés ont été déplacées. Le rapport dont vous êtes saisi met l'accent sur la poursuite de la justice pour ce legs nucléaire. En préparant ce rapport, le Haut-Commissariat a mené des consultations à Ene Watac, Jaluit, Kwajalein et Majuro, des atolls des îles Marshall, et avec les communautés marshallaises de la diaspora. Leur témoignage brosse un tableau de ce que signifie cet héritage nucléaire pour elles et eux aujourd'hui. et ce que exige la justice. Toutes les familles Marshallaises ont été touchées. Les femmes et les membres de leur famille ont des souvenirs douloureux d'avortements, de naissances d'enfants morts et de maladies congénitales graves. L'accès limité aux soins de santé sur les îles Marshall est synonyme de patients de cancer qui doivent voyager à l'étranger pour recevoir un traitement. De nombreuses communautés déplacées n'ont pas été en mesure de retourner dans leurs atolls ancestraux, ainsi des générations sont éloignées de leur terre, de leur culture et de leurs traditions avec lesquelles elles n'ont plus aucun lien. D'après la coutume Marshallaise, les femmes sont les gardiennes de la terre. Les déplacements ont brisé les liens et sapé leur autorité. Les îles Marshall et les communautés de la diaspora ont besoin d'un accès aux soins de santé, à l'éducation et aux autres services sociaux susceptibles de mettre fin aux conséquences de cet héritage nucléaire, y compris les traumatismes intergénérationnels et les préjudices psychosociaux. Les communautés Marshallaises ont droit à un recours utile pour les dommages causés par les essais nucléaires. Cela inclut des réparations et des garanties que ces dommages ne seront pas répétés. Cependant, des ressources limitées, des obstacles juridiques et autres signifient que la population attend encore que son droit soit réalisé. Mais que peut faire la justice Tout d'abord, des efforts décisifs sont nécessaires pour établir la vérité à propos des événements, des victimes et de la portée des préjudices. Pour réaliser cet objectif, notre Office recommande aux États-Unis de déclassifier des informations à propos de ce legs nucléaire, y compris des données concernant l'exposition aux radiations et les registres des essais. Cela permettra aux marchalés de prendre des décisions éclairées à propos de leur santé, de leurs terres et de leur quête de justice. Le pacte de libre association et la section 167 de l'accord sur le règlement des revendications ne couvre pas les préjudices aux générations futures. Les mécanismes juridiques nationaux sur les îles Marshall ont un rôle important, y compris le tribunal des droits traditionnels, qui est compétent en matière de droit foncier, de droit coutumier. Le tribunal des revendications nucléaires sur les îles Marshall a évalué plus de milliards de dollars à titre de préjudice personnel et de dommages aux biens. Nous devons reconnaître que réparer les dommages ne se limite pas à une indemnisation financière. Les îles Marshall ont identifié la justice transitionnelle comme un moyen de faire progresser la réalisation des droits des victimes à la justice, à la réparation, à la vérité, garantie de non-répétition. Cette approche peut tirer sa force de l'interprétation de la justice Marchalaise qui met l'accent sur la réparation des dommages, la restauration d'un équilibre au sein de la communauté, la reddition des comptes est comprise non pas comme un. concernant un individu, mais passe également par la reconnaissance de la responsabilité. Les étudiants marchalaï ont dit au commissariat que la justice requiert reconnaissance, pardon et action. Les communautés touchées doivent être véritablement impliquées dans toutes les décisions qui les concernent. Les femmes et les jeunes, et d'autres qui ont traditionnellement été exclus, doivent jouer un rôle prépondérant. L'éducation à propos de l'héritage de ces essais nucléaires peut également faire progresser la justice en garantissant aux communautés une compréhension des événements et une connaissance de leurs droits. Le peuple Marshallais n'a pas créé cet héritage. Ils ne doivent pas être faire cavalier seul dans leur quête de justice. Durant les essais nucléaires, le Conseil de tutelle de l'ONU a recommandé que des précautions soient prises contre les dangers y afférents, mais n'a pas appelé à la fin de ces essais. La communauté internationale, par le biais du Conseil de tutelle, doit envisager des mesures de reconnaissance et de pardon pour l'impact sur les droits humains des essais nucléaires et exprimer sa solidarité avec les victimes. Les générations d'aujourd'hui et de demain ont besoin de connaître la vérité. Ils doivent être reconnus et obtenir la justice que les générations précédentes ont appelé de leurs vœux. HRC · Vice-Président [2:27:43]: Je vous remercie. Je passe la parole à Monsieur Bernard Duhem afin qu'il s'adresse à nous par message vidéo. UN · Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition [2:27:52]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, je salue cette occasion qui m'est donnée de. Participer à ce dialogue interactif renforcé sur le rapport du Haut-Commissaire sur les défis et obstacles à la pleine réalisation des droits humains du peuple des îles Marshall, émanant de l'héritage nucléaire des États. J'ai déjà envoyé des communications l'année dernière aux États-Unis et à la RMI à cet égard. Nous avons reçu des réponses utiles de la part des autorités marshallaises. J'attends encore de recevoir des réponses mes questions de la part du gouvernement américain. Je souhaite également remercier chaleureusement les Îles Marshall et en particulier la Commission nucléaire nationale de leur coopération durant mon travail récent dans le pays. Monsieur le Président, les essais nucléaires menés par les États-Unis entre 1946 et 1958 n'appartiennent pas à l'histoire puisque leurs conséquences se font ressentir aujourd'hui quotidiennement au sein des communautés Marshallaises, aussi bien pour ce qui concerne physiquement que leurs terres. Le droit à la vérité, le droit de savoir ce qui s'est passé est essentiel pour garantir l'avenir. Pour réaliser le droit à obtenir des informations, il faut pouvoir accéder à tous les registres, non seulement à propos des explosions nucléaires, mais également des essais environnementaux qui ont eu lieu avant. OHCHR · Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme [2:29:27]: Il faut donc une divulgation maximale. Tout ce qui est en rapport avec les essais nucléaires doit donc être divulgué par défaut, le secret ne constituant que l'exception stricte. Cela va au-delà du droit à l'information. C'est également essentiel pour l'intégrité morale et physique des familles. Les gens doivent connaître les rayonnements auxquels ils ont été exposés, les dangers pour leur santé et l'impact à long terme des essais sur leur terre et sur leur corps. Le peuple Marshallais a fait l'objet d'études, mais on ne leur a jamais communiqué les résultats de ces essais. Donc la non-divulgation fait que la méfiance règne. La chose humaine à faire, c'est d'alléger les souffrances en assurant une divulgation totale. Monsieur le Président, la section 177 du pacte d'association libre entre les Etats-Unis et les îles Marshall fait état que cet accord doit régler une fois pour toutes tous les différends en rapport avec les essais nucléaires. Et au titre de cela, les Etats-Unis ont accepté de compenser la population pour les dommages subis. Cela étant dit, c'est alors et en grande partie aujourd'hui impossible prévoir tous les aspects de violation des droits de l'homme qui découlent de ces essais et des essais médicaux qui s'en sont suivis, et également l'effet transgénérationnel de ces essais. Cela peut constituer un changement de circonstances important que les Etats-Unis devraient envisager. En fait, l'accord soulève la question des droits des victimes à des dommages et intérêts ainsi qu'une justice transitionnelle sur la base du droit international permettant aux parties de passer d'une situation de conflit vers la paix, vers l'indépendance et de se mettre d'accord sur des mécanismes juridiques permettant une protection juridique des droits des victimes et la justice de tenir compte des violations flagrantes des droits de l'homme. Les amnisties acceptées par les deux côtés ont été envisagées comme étant, mais sont incompatibles avec les statut de limitation et également pour les familles et pour les marchands. Ce n'est pas une question abstraite de dommages et intérêts. Ce sont en fait des dommages qui ont continué, qu'ils ont continué à subir à travers les générations. De plus, des mesures devraient être adoptées pour assurer des réparations complètes. Les mesures proposées sont insuffisantes. Les dommages et intérêts, ce n'est pas l'assistance, l'aide et les programmes sociaux, même s'ils sont valables, ne reconnaissent pas le statut de victime. Les mesures de restitution devraient également être adoptées pour nettoyer, réhabiliter toutes les communautés ainsi que la réhabilitation psychosociale pour les dommages et incertitudes subies depuis des décennies. Et de la même manière, des excuses des États-Unis et des Nations unies doivent être formulées. Préserver l'histoire est essentiel, surtout lorsqu'il y a des efforts pour nier ou pour réviser le système. La création de musées, de mémoriaux est également essentielle pendant que les survivants sont là pour partager cette mémoire. Le défi aujourd'hui, c'est aussi de prévenir davantage de dommages à la santé. Donc, des programmes pour détecter précocement le cancer doivent faire partie de ces dommages-intérêts, mesures de prévention, donc, pour sauver des vies. Les risques environnementaux sont également présents, surtout dans les régions où les déchets nucléaires ont été amassés. Et également, avec le changement climatique, il y a des risques renouvelés pour les marais salés et pour l'ensemble de la planète, car c'est en fait une bombe à retardement nucléaire pour l'ensemble de la région. La communauté internationale doit évaluer les risques, adopter des conclusions concrètes quant aux dommages et intérêts. Sans action concrète, ces dommages du passé deviendront les dommages de l'avenir. Excellence, je vais terminer en remerciant tous ceux qui m'ont accueillie sur leur île et surtout un ancien avec qui j'ai passé du sur l'île de Bikini et également il a écouté les déclarations américaines qui disaient que c'est sûr de vivre, qu'il n'y a aucun danger et pourtant il sait maintenant qu'il a été exposé. On a testé les plantations, la terre, le sol, mais à Bikini, on n'a jamais fait de prévention et de détection de cas de cancer et il faut vraiment réfléchir à cela et comprendre ce que cela signifie, car c'est une tragédie qui est une tragédie humaine. Monsieur le Président, l'assistance technique ne suffit pas. Il faut un transfert de connaissances et d'expérience. Et les détenteurs de mandats, également les autres agences, l'UNESCO, l'OIM et toutes les autres, doivent travailler ensemble et contribuer à comprendre la situation dans le pays. Il y a 80 ans, lorsque les îles Marshall avaient été placées sous tutelle, la communauté internationale et les États-Unis avaient promis de protéger ces îles, mais ils les Marshall, et ils doivent maintenant tenir leurs promesses et leur parole, et la communauté internationale également devrait tenir parole. Je vous remercie. HRC · Vice-Président [2:35:27]: Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à M. Alsen Kellen. Commission nucléaire nationale des Îles Marshall · Commissaire [2:35:36]: Monsieur le Président. Monsieur le Haut-Commissaire adjoint, distingué délégué, Mesdames et Messieurs, c'est un honneur pour moi d'être parmi vous aujourd'hui. Pour moi, l'héritage nucléaire, ce n'est pas l'histoire, c'est l'histoire de ma vie. Aujourd'hui, je suis commissaire pour la Commission nucléaire nationale des Îles Marshall et je porte non seulement la responsabilité de mon poste, mais également de l'expérience vécue des gens qui, pendant 80 ans, en fait, ont subi des pertes que je ne puis exprimer avec des mots. Mes premiers souvenirs de ma vie, c'était en fait lorsque j'étais un petit garçon vivant à Bikini et je n'étais pas conscient de la menace invisible qui était présente autour de nous. Je me souviens de mes grands-parents et des hommes et des femmes de la communauté qui poursuivaient au rythme ordinaire leur vie insulaire. Des hommes qui est sculpté le bois sous les arbres, les femmes qui préparaient à manger, s'occuper de leur famille et qui transmettait leurs connaissances à travers le la vie journalière et le travail de la communauté. Rien de ceci ne semblait remarquable. Je ne pensais pas à l'appeler connaissances traditionnelles. C'était ainsi qu'on vivait. Je partais du principe que c'était des choses que j'allais voir tous les jours, que j'allais apprendre naturellement. Je ne pouvais pas savoir alors que cette manière ordinaire de vivre allait s'interrompre ou que les connaissances que j'avais absorbées en grandissant auprès des anciens de ma communauté allait être menacée. C'est bien plus tard que j'ai compris que certaines de ces routines quotidiennes allaient devenir simplement une mémoire et que pour les garder vivantes, il allait falloir faire preuve d'efforts et d'engagement véritables. Dans notre vie, Bawanaamo signifie conter, narrer des contes, mais ce n'est pas simplement conter dans ordre particulier. C'est la manière de transmettre notre mémoire, la manière d'apprendre à nos enfants la manière dont les choses fonctionnent. C'est la manière aussi de transmettre la vérité d'une génération à l'autre. Et en termes d'héritage nucléaire, le Buenabo ou l'histoire, c'est une mémoire dont on n'avait pas parlé à la maison ou dans les écoles. C'était Ça aurait dû l'être si alors on avait été conscientisé et préoccupé par la survie de notre vie sans qu'il y ait déplacement et incertitude. La vie donc tranquille que nous menions alors. Mais les changements ne se sont pas produits tout d'un coup. Les familles et les familles, pardon, se sont petit à petit adaptées aux nouvelles îles, aux nouvelles communautés. Nous avons. grandi loin des îles où les parents et les grands-parents habitaient et considéraient comme leur foyer. Chaque génération s'est adaptée aux circonstances. Certaines connaissances nous sont parvenues concernant notre terre, notre océan, et à un moment donné, cette charge a été difficile à porter. Mais cela est devenu beaucoup plus clair pour nous grâce au travail qui a été fait par la Commission nucléaire nationale. Peu après sa création. L'une de notre priorité a été simplement d'écouter, d'écouter les histoires qu'on nous racontait, pas simplement sur les essais ou sur les radiations ou la nécessité de compensation. C'était des histoires de déplacement, de santé, de terre, de culture. Ça a porté sur la connaissance traditionnelle, les pertes que l'on a subies de diverses manières. Bien par bien des égards, le travail de la Commission est devenu un national, un effort de rassembler les expériences qui avaient été transmises tranquillement par les familles et les communautés pendant des générations pour veiller à ce que ces témoignages ne se perdent pas et que on ne les oublie pas avec le passage du temps. Pour le peuple des îles Marshall, la justice, c'est plus que la reconnaissance de ce qui s'est produit. Cela signifie aborder les conséquences pour la santé, restaurer, protéger notre environnement, veiller à ce qu'il y ait un avenir sûr et digne pour tous ceux qui ont été déplacés de leurs terres, confronter les réclamations, juger, et pourtant des réclamations qui n'ont pas trouvé de solution. Cela signifie renforcer notre capacité nationale de comprendre et de réagir face aux conséquences. 80 ans après, l'histoire a été documentée, des consultations ont été menées, des rapports ont été préparés, des résolutions adoptées, des recommandations ont été avancées. Ce travail est important. nous a menés à un point où, maintenant, il faut faire fond sur ces bases, mais avec un sentiment de grande urgence et de détermination. Monsieur le Président, qu'allons-nous laisser aux générations futures? Les leçons de cette histoire ou un héritage non résolu, non réglé? Pour plus de 70 ans, notre peuple est venu dans ces salles de conférence, réclamant reconnaissance, justice, une solution réelle à l'héritage nucléaire. Cet appel a été transmis d'une génération à une autre, mais les petits enfants ne devraient pas devoir revenir dans ces mêmes salles dans plusieurs années pour se faire l'écho de cet appel qui a été lancé par des générations. Il faut que ces décennies de témoignages, de preuves et de promesses permettent de passer à l'action pour que nos enfants héritent d'un héritage différent. Merci. HRC · Vice-Président [2:42:28]: Merci beaucoup. J'ai le plaisir maintenant de donner la parole à madame Alice Pabimi Wad. jeunesse de la diaspora [2:42:52]: Monsieur le Président, madame la haute commissaire adjointe distinguée déléguée, j'ai le privilège et l'honneur de parler aujourd'hui au nom de la jeunesse de la diaspora en tant que fille et grande fille de l'île de Bikini. En tant que jeune fille, j'étais dans l'extase. Je pensais que j'allais enfin apprendre beaucoup sur mon île et que toutes mes camarades de classe allaient apprendre également l'histoire de mon peuple. Malheureusement, cela s'est calmé très rapidement parce que le sujet des îles Marshall a connu très peu de reconnaissance. Et notre culture, notre communauté, notre histoire n'a pas été enseignée en dépit des 67 essais d'armes nucléaires qui ont dévasté mon pays. Donc, j'ai demandé à mon enseignante de m'en parler. Elle ne savait pas de quoi je parlais et elle a simplement, elle m'a renvoyé aux livres scolaires. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de difficultés à préparer cette parce qu'il y avait tellement de pression pour rechercher et il y avait beaucoup d'incertitudes sur beaucoup de questions. Comment expliquer quelque chose que je ne connais pas bien? Comment décrire ce qui n'a pas encore été déclassifié? Comment dépeindre une situation que je n'ai pas connue, que je n'ai pas vue, mais que je continue à ressentir? J'ai grandi aux États-Unis, pas sur les îles Marshall. Toutefois, en dépit de la distance, je n'ai jamais eu le le sentiment d'être séparé de mon identité, de ma communauté, car c'est cette communauté qui m'a donné, qui m'a façonné. Même si toute ma vie s'est passée aux États-Unis, j'ai toujours su que j'appartenais aux îles Marshall. Avant ma naissance, ma famille a émigré aux États-Unis pour avoir de meilleures chances de santé et d'éducation. À cause de la barrière de langue, ils ont dû travailler très dur pour joindre les deux bouts, grandir était difficile, mais je ne pouvais pas m'insérer dans le groupe social. J'étais trop américanisée pour les marchalés et trop différente pour les Américains. La seule manière, c'était de me rapprocher de ma famille, aller à l'église et rester impliquée dans les affaires de la communauté. Même si c'était une petite lutte, elle a eu un impact important. La difficulté de connecter, d'établir des connexions à travers les cultures rend ces relations significatives, permet d'acquérir de la patience, de se comprendre. Être marchalée est quelque chose que j'ai appris dans ma culture et que je suis heureuse de partager plutôt qu'une pression de cacher ou de la simplifier. Alors pourquoi est-ce que je porte ce fardeau? Eh bien, pour quelqu'un qui n'était même pas là pendant les essais nucléaires, 80 ans plus tard, je continue à porter le poids de ce poids, de cet héritage. Aujourd'hui, je ne suis pas là simplement pour vous parler de ces difficultés que nous avons subies. Je suis là pour espérer pour un meilleur avenir. Je me rends compte que le fait de ne pas connaître toute l'histoire ne me sépare pas de ma communauté. C'est la raison de poser davantage de questions, d'écouter avec beaucoup plus d'attention ce qu'on me dit. Et les questions ne portent pas uniquement sur le programme nucléaire, d'essais nucléaires, mais c'est aussi sur le déplacement, la perte des connaissances traditionnelles de notre foyer. Nos anciens ont transmis des histoires sur nos îles, nos terres, nos communautés. On parlait des essais nucléaires. Nous comprenons l'importance d'apprendre d'eux et je partage cette responsabilité de transmettre cette connaissance aux générations à venir. Je me rends compte que me reconnecter à mon identité c'était commencer à apprendre et à mettre les pièces les unes à côté des autres, de comprendre donc comment les assembler. Et peut-être que je n'ai pas besoin de comprendre tout de suite, je peux procéder pièce par pièce, histoire par histoire, leçon par leçon, et je suis sûre qu'avec chacune, je vais me rapprocher davantage de ce que je suis, de ce que je vais transmettre. Mais Il ne faudrait pas que je sois seule à effectuer ce travail. Les Marshallais ne doivent pas faire face seuls à l'héritage nucléaire. Il faut que nous ayons accès à la vérité sur ce qui s'est passé dans nos îles. L'histoire doit nous apprendre cela pour que les enfants qui seront dans les classes ne doivent plus expliquer leur histoire à leurs enseignants ou de se trouver devant des étrangers à Genève pour lancer un appel à un changement. Les jeunes Marshallais dans la diaspora et sur les îles Marshall ont le droit de savoir à quoi ressemble la justice. Je n'ai pas été témoin de ces essais nucléaires, mais j'ai hérité de cette mémoire et j'espère pouvoir façonner l'avenir. Alors que je termine ce discours, j'aimerais aussi rappeler une note rose auprès de notre délégation. Nous, c'est le mois du cancer du sein et il faut reconnaître également, en portant cette enseigne, toutes les familles qui ont perdu des êtres chers. Et c'est en fait une opportunité extraordinaire d'être avec vous aujourd'hui. Merci. HRC · Vice-Président [2:48:48]: Merci beaucoup. J'aimerais maintenant donner la parole au ministre Sheldon Ricklin. Ministre [2:48:58]: Monsieur le Président, Haut-commissaire adjoint, excellences distinguées, délégués, je suis très honorée d'être ici avec vous aujourd'hui. Je suis ici en tant que médecin de famille des îles Marshall qui a travaillé sur l'île, étroitement avec la communauté de la diaspora, également en Arkansas. Pendant que j'étais aux îles Marshall, j'ai partagé le comité médical et j'étais directeur des opérations cliniques du département américain des de soins spéciaux. C'est pendant ces années que j'ai pu apprendre tous les cas qui venaient au comité et qui devaient quitter le pays pour recevoir des soins médicaux qui n'étaient pas disponibles au niveau local. Beaucoup de cas, c'était des cas de cancer qui nécessitaient un diagnostic définitif ou un traitement qui n'était pas disponible sur l'île. Sur les îles Marshall, un critère pour nier la possibilité d'envoyer un patient dans un autre c'est si le diagnostic montre qu'il y a eu, qu'on ne peut pas survivre au-delà de cinq ans. Malheureusement, beaucoup de patients, on a nié à beaucoup de patients cette possibilité. En étant médecin, je ne pouvais pas non plus être séparée des relations familiales et des familles de ces personnes. Certains patients très jeunes avaient aussi d'autres membres dans leur famille qui souffraient d'un cancer avancé. Cela, donc, a fait partie d'un travail que nous, en tant que membres de la communauté, nous caractérisions comme jouer à faire le dieu. Ce sont des années qui nous ont été volées, mais nous avons persévéré. Ces îles ont un taux de cancer très élevé qui touche les deux sexes, surtout les femmes et tous les groupes d'âge, y compris les jeunes mères qui ont de jeunes enfants. Et je peux témoigner que cela est tout à fait vrai. Je l'ai vu avec mes propres yeux lorsque j'étais également médecin et je pratiquais à Arkansas. Il y a aujourd'hui plus de Marshallais vivant en dehors des îles que sur les îles. Ils ont recherché une meilleure vie pour eux, pour leurs enfants, pour leurs petits enfants, l'éducation, les chances d'emploi et des meilleurs soins de santé. Nous savons que les États-Unis ont des technologies médicales et des expertises beaucoup plus avancées. Nous voyons les États-Unis, notre grand Nous avons partagé l'histoire, notamment l'héritage nucléaire avec les États-Unis. Nos enfants ont servi au sein des forces militaires américaines, ont fait des efforts pour garder la paix de par le monde. Le taux des Micronésiens dans les armées américaines a été très élevé. Nous traitons leurs familles comme nous traitons nos familles. Nous aimerions donc avoir accès à des soins de santé d'excellence, notamment quand nous sommes allés aux États-Unis. Mais cela n'a pas été le cas. En tant que médecin qualifié dans l'Arkansas, la majorité de mes patients venaient des îles Marshall. J'ai été médecin de famille. J'ai travaillé avec eux, tout comme j'aurais travaillé dans les îles avec les familles. Et cette connectivité au sein de la communauté, ce sentiment était comme être dans une une famille. Je les ai traités comme ma famille, avec une approche sensible à leur culture. Lorsqu'ils mouraient également, ma douleur était profonde, comme s'il s'agissait de ma famille. J'ai participé à beaucoup de funérailles. C'était comme si je devais boire un liquide amer. Nous savons que nous sommes tous ensemble les uns pour les autres en ces temps difficiles. C'est ce qu'on appelle le rimajoral dans notre culture. Les soins médicaux constituent à peu près 20 % des résultats de santé et de la vie d'une personne. Le reste de 80 % sont dus aux facteurs environnementaux et sociaux. Moi, je suis là pour fournir 100 % de mon expertise médicale, mais je ne peux pas tenir compte des besoins en matière de logement, en matière d'éducation. Pour moi, je ne leur fournis que 20 % des services dont ils ont besoin. Et ça, c'est la raison pour laquelle j'aimerais apporter un changement pour mes familles, pour ma communauté, pour la diaspora également. La vie aux États-Unis n'est pas facile. Il faut apprendre comment vivre de façon confortable dans un lieu qui n'est pas le nôtre. Il faut comprendre le système de santé qui est fort compliqué, qui est différent du nôtre et qui n'est pas facile à naviguer, surtout quand il y a une barrière de langue. Mais nous avons sacrifié nos familles. Nous avons quitté ces îles pour trouver un autre foyer, pour assurer un meilleur avenir à nos familles. En 2024, Son Excellence le président des îles Marshall, Hilda Heine, a déclaré une urgence de santé sur nos îles concernant les maladies non transmissibles. Ce sont les maladies cardiovasculaires, respiratoires, diabète, hypertension, maladies des reins et les cancers, parmi d'autres. Ceci constitue plus de 80 % des morts prématurées dans les îles. À côté du cancer, il y a également d'autres maladies qui sont dues à l'héritage nucléaire. Si vous déracinez une culture qui dépend des produits de la mer, du Pacifique, pour les nourrir de fruits et de légumes qui sont importés ou de produits qui soi-disant sont sûrs et qui n'ont pas subi de radiations, mais qui sont riches en sel, en graisses saturées, de préservatifs, vous mettez en fait la population et sa santé en danger. En tant que médecin de la diaspora, je vois que ces maladies ressemblent aux États-Unis et auprès de la population locale. Cet héritage nucléaire, qui a 80 ans maintenant, est allé au-delà des îles Marshall. Il continue à s'étendre dans les communautés en dehors des îles. Et j'espère qu'aujourd'hui, nous pourrons aller au-delà du dialogue et arriver à des mesures significatives en matière de santé pour le peuple Marshallais, où qu'il se trouve. Ils ont subi suffisamment de sacrifices pour le bien de l'humanité. Komodata. Merci. HRC · Vice-Président [2:56:27]: Merci. La liste des orateurs est close. Conformément à notre pratique, nous allons entendre d'abord la délégation du pays concerné. Je vais donner la parole au distingué représentant des Îles Marshall pour cinq minutes. Monsieur Marshall Islands · Représentant [2:56:53]: le vice-président, nous saluons le rapport du Haut commissaire dans le cadre de ce dialogue. Nous remercions les panélistes pour leur contribution importante. Effectivement, le rapport parle de justice en tant que pilier de la justice transitionnelle qui devrait s'appliquer à notre héritage nucléaire. C'est une question très importante pour nous dans les îles Marshall et nous avons été aux prises avec cette question pendant trop longtemps. Comment assurer la justice quand les responsables nous disent que la question est réglée et que tout est finalisé. Entre 1946 et 1958, alors que nous étions sous tutelle des Nations unies, les États-Unis d'Amérique ont mené 67 essais nucléaires sur nos territoires. Lorsque nos peuples ont demandé à mettre fin à ces essais, le Conseil de tutelle a adopté des résolutions qui ont permis leur continuation. Le rapport recommande que le Conseil de tutelle reconnaisse et et se présentent des excuses pour cela. Les rapports précédents incluaient des recommandations pour que les États-Unis d'Amérique reconnaissent également et présentent des excuses pour l'impact sur les droits de l'homme de cet héritage. Des excuses seraient un pas important vers la justice pour les victimes et pour les survivants de cet héritage. Les Nations unies étaient là à observer lorsque nos îles étaient bombardées, lorsque les droits de l'homme étaient violés au titre du projet 41, sans leur consentement. Au mois de février de cette année, lors de la 61e session, notre président, le Dr Hilda Henia, a décrit cet héritage comme un échec monumental du multilatéralisme. À cause de cet échec, les peuples de Bikini et Rangala se sont déplacés. Ils souhaitent sur leurs terres ancestrales, à un débat que les peuples vivent à côté de déchets nucléaires cachés sous un dôme de C'est leur foyer et le dôme, c'est leur oreiller. Mon peuple a ignoré cet héritage en dépit d'être exposé à ces retombées nucléaires. L'ensemble des îles Marshall sont affectées aujourd'hui. Ce sont les conséquences de la tutelle des Nations unies qui a déçu notre peuple, qui a mené à l'exploitation de mon peuple. C'est un déni de la reconnaissance, de la vérité, de la justice. Cet héritage, s'il n'est pas étudié, continuera de décevoir le peuple des îles Marshall. C'est un héritage historique qui est le déni cette justice nous a poussé à venir à ce Conseil pour demander réparation. Monsieur le vice-président, le rapport est clair. Il n'y a pas eu de règlement global et juste des revendications découlant du programme d'essais nucléaires. Sans vérité, il n'y aura pas de justice. Mais la justice, telle que nous l'envisageons, n'est pas synonyme de vengeance. Nos premières requêtes aux Nations unies pas été faites contre les États-Unis d'Amérique, mais pour le bien-être de notre population. Nous avons toujours demandé le "Jimuay" qui signifie "ce qui est juste" et, comme nous le rappelle le rapport, nous avons demandé des excuses. Nous Aux îles Marshall, lorsque l'on parle de réconciliation, on parle également de "kareo", qui signifie "nettoyage". Le nettoyage ne signifie pas pardonner et oublier. En 2024, à l'occasion de la 57e session, le président Haini à appeler à une réconciliation et à l'honnêteté pour enfin régler le passé, y faire face, affronter des vérités inconfortables, trouver des solutions et avancer main dans la main. Nous avons besoin d'honnêteté et nous devons avoir accès à la vérité. Nous avons besoin d'une remise en état de notre environnement et que notre population recouvre la santé et nous Nous avons besoin d'une reddition des comptes. Cette année marque le 80e anniversaire de l'héritage nucléaire des îles Marshall, un héritage qui n'est pas de notre fait. C'est un héritage que nous n'avons jamais voulu, un héritage que nous sommes contraints de supporter et auquel nous devons survivre. 80 ans plus tard, notre population en est au point mort et demande ce qui est juste, Jim Wei, demande que l'héritage nucléaire nettoyer, carrer haut. Ecoutez notre histoire, reconnaissez les faits. Nous comptons sur le soutien du Conseil et demandons à tous les Etats d'être solidaires avec les îles Marshall dans les efforts destinés à garantir un avenir pour notre peuple. HRC · Vice-Président [3:02:10]: Je vous remercie. Merci beaucoup. Excellence, Mesdames et Messieurs les participants, nous sommes ainsi arrivés au terme de notre réunion. Nous recommencerons nos travaux cet après-midi à 15h pour poursuivre ce dialogue. Interactif élargi, qui sera suivi du dialogue interactif avec l'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine, puis le dialogue interactif sur le rapport du Haut-Commissariat sur les droits humains au sujet de l'assistance technique en Somalie. Je lève la 35e réunion de la 63e session du Conseil des droits de l'homme. Je vous remercie.