(Parte 2) Reunión de Alto Nivel para Conmemorar el 25º Aniversario de la Aprobación de la Declaración y el Programa de Acción de Durban, Asamblea General, 81° período de sesiones Asamblea General Date: 28 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/es/asset/k16/k166cn2v34?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · Chair [0:04]: Je déclare ouverte la seconde séance de la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale pour la célébration du 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration du programme d'action de Durban. Nous allons maintenant à la table ronde intitulée Leadership des jeunes, intégrer l'antiracisme dans les décisions de chaque jour, la prise de décision politique publique, les institutions, les technologies. Ce débat nous montrera comment les jeunes de groupes ethniques et raciaux marginalisés définissent le débat public encourage l'action contre la racine dans toutes les institutions, secteur technologie, et contribue à la mobilisation du soutien du public pour la mise en œuvre de la déclaration du programme d'action de Durban. Nous nous pencherons également sur les conditions qui doivent être réunies pour garantir la participation sur véritable, effective des jeunes à la vie publique et à la prise de décision. et les mesures que peuvent prendre les institutions pour renforcer le leadership des jeunes et intégrer l'antiracisme dans leurs travaux. Conformément à la résolution 80/299 de l'Assemblée générale, la table ronde fera des discussions entre une liste présélectionnée d'intervenants invités. Je suis heureux de souhaiter la bienvenue à nos intervenants. Et l'animatrice de cette table ronde, Son Excellence, ma chère collègue, madame Pengiran Hairani Pengiran Adjie, la représentante permanente du Brunei Darussalam près l'ONU, qui animera les débats. Excellence, vous avez la parole. Brunei Darussalam · Représentante permanente [1:54]: Merci, Excellence, de me donner la parole. Excellence, chers invités, chers collègues, c'est un honneur pour moi. d'ouvrir et d'animer cette table ronde dont le thème est: « Les jeunes intégrés, leurs tirages, les décisions politiques, les institutions, les technologies ». Je suis accompagné de quatre intervenants qui examineront la manière dont les jeunes de groupes ethniques et raciaux marginalisés, en tant que dirigeants, modifient la manière dans l'action contre la racine, dans les institutions, le secteur technologique, contre la mobilisation du public pour réagir dans le sens du programme d'action urbaine, la déclaration de leadership des jeunes, pas seulement du plaidoyer, mais également un facteur essentiel de transformation institutionnelle et sociétale dans la lutte contre la racine. Nous verrons ce qui est nécessaire pour le succès, pour les mesures nécessaires pour garantir la participation sur véritable effective des jeunes, les prises de décision. Notre première intervenante est Anatole Araba. C'est une futurologue, 30 futurologues de moins de 30 ans de Forbes, une technologiste créative. Elle est fondatrice de Reimagining Story Lab. Elle a conseillé l'ONU sur les innovations technologiques. Elle travaillait au musée de l'art de Dubaï. Ses œuvres d'art ont été exposées au MoMA de New York et elle a écrit l'histoire quand ses œuvres d'art ont été transportées vers la Lune, la première mission lunaire de la NASA depuis 1972. notamment diplômé de la Tisch School of the Arts de NYU. comment les jeunes réimaginent leur lien avec la technologie pour constituer l'élan pour l'action contre le racisme, la discrimination raciale, l'exonophobie et l'intolérance? Quel facteur peut rendre leurs efforts efficaces? Merci. Reimagining Story Lab · Fondatrice [4:15]: Merci de vos questions, excellence. et je serai ravi d'y répondre. La question comment les jeunes définissent l'avenir et quel appui institutionnel est nécessaire pour faire avancer ces efforts. Je vais commencer par la chose suivante les jeunes aujourd'hui héritent d'un monde dans ce que j'appelle qui connaît ce que j'appelle une crise d'imagination. De la même manière qu'une plante pousse à travers les failles dans le béton, les fentes, les jeunes sont présents dans un monde caractérisé par une grave incertitude concernant nos environnements technologiques, nos infrastructures. Et pourtant, ils transforment de manière active leur vision en infrastructures et redéfinissent ces relations pour créer l'avenir qu'ils veulent. Je pense souvent à ma mère, Naomi, qui est née en 1968, la même année que celle de l'assassinat de Martin Luther King, Elle est née d'un père afro-américain et d'une mère suédoise-américaine, non seulement après la légalisation des mariages interraciaux aux États-Unis. Ces tensions raciales de l'époque étaient tellement intenses que ses parents ont pris la décision douloureuse qui est que, plutôt que d'affronter le regard désapprobateur de leur famille et de leur communauté, l'a donnée pour l'adoption. Elle a étudié les arts à Harvard. Angela Davis était sa conseillère pour son doctorat. Moi qui suis une artiste, fruit de cet héritage, je suis inspirée par l'afrofuturisme, qui utilise l'histoire douloureuse de la déshumanisation, de l'aliénation à laquelle nous avons été confrontés. pour imaginer un avenir vivant où nous réussissons à faire ce qu'il faut. Cet été, nous avons célébré le 250e anniversaire des Etats-Unis, ce qui nous a permis de réfléchir au trajet parcouru et au trajet qu'il nous reste à parcourir. Alors aujourd'hui, alors que nous célébrons les 25 ans de la Déclaration de Durban, cet appel à une réflexion approfondie s'adresse non seulement à l'Amérique, mais à nous tous, car nous vivons une période où l'intelligence artificielle transforme la fracture numérique en un abysse encore plus insondable. Et dans ces ténèbres, je vois une autre fracture qui émerge, qui s'appelle la fracture de l'imagination, car l'IA fait que la passerelle entre l'imagination et la réalité est plus courte que jamais. Pourtant, il est bien plus facile d'imaginer l'effondrement de notre monde que ce n'est d'imaginer un monde où les systèmes d'oppression ont été pleinement démantelés. La question qui se pose est donc: quelle imagination deviendra le socle du monde que nous voulons pour les 200 prochaines années? Pour un avenir régénératif, abondant, égal, il faudra de toute urgence que nous centrions l'imagination de la majorité du monde et de ceux qui ont été marginalisés, de l'imagination noire, l'imagination autochtone, il faut passer des imaginations dominantes aux imaginations environnementales. Et puisque nous parlons des marges, je ne sais pas pour vous, mais quand j'étais au lycée, j'écrivais dans les marges de mes manuels, notamment en cours de physique, et donc les marges, était la partie où je faisais mes petits dessins, était la partie la plus belle de la page. Et donc, il est important de savoir que les imaginations marginalisées sont déjà robustes, puissantes et complètes en l'état. Mais il faut que nos institutions les soutiennent, nos systèmes, nos infrastructures doivent le faire. Donc, voici trois choses que nous devons édifier, les trois manières dont les institutions peuvent soutenir la prochaine génération des artisans de la génération. Premièrement, nous devons revoir le rôle des acteurs pour l'accès, par exemple, l'accès aux technologies, ce n'est pas la même chose que la capacité d'agir pour les définir. Prenez la réimagination des grands modèles de langue qui ont des conséquences très négatives, notamment avec les centres de données qui déplacent les communautés de personnes noires et brunes. Mais les communautés développent leurs petits modèles de langues locaux qui sont centrés sur les communautés et qui sont entraînés sur des données souveraines, dont elles en sont les propriétaires. Ce qui nous rappelle que les petites actions locales dans nos communautés peuvent aboutir à un immense impact à l'échelle de la planète. Et puis, il faut réimaginer la coopération intergénérationnelle. Parce que les générations, tout comme les diverses perspectives, ne sont pas censées fonctionner de manière cloisonnée. Nous devons tous profiter de la coopération mutuelle, et voilà l'aide dont les jeunes ont besoin. Que les jeunes apprennent de leurs aînés, que les aînés, également, apprennent des jeunes, de la même manière que les jeunes sont membres du conseil d'administration et promeuvent la coopération entre les générations pour l'avenir que nous voulons construire. Et enfin, n'oublions pas. un avenir ancien. C'est quoi ça? Un symbole Ganéa qui représente l'apprentissage du passé pour bâtir ce qui doit venir. Que cet esprit nous aide à adopter des pratiques anciennes avec nos nouvelles technologies afin que nos valeurs ancestrales, les valeurs de soin collectif, de coopération environnementale, d'abondance mutuelle, soient amplifiées par les technologies que nous avons et ne soient pas détruites par elles, afin que notre avenir ne ressemble pas à nos visions dystopiques des romans de science-fiction. Parce que l'objectif, ce n'est pas l'utopie, mais c'est la protopie, un monde qui est vraiment meilleur, pas parfait, mais meilleur, ce qui est possible si nous œuvrons ensemble. Donc, je voudrais vous demander d'imaginer un nouvel avenir avec moi, ici, à cette 81e session de l'Assemblée générale, car je crois que l'imagination, c'est la plus importante technologie de l'humanité, qui est suffisamment puissante pour créer un nouveau monde, même s'il faut s'insérer dans les fentes, dans le béton. Donc, est-ce que vous êtes prêts? Alors, je vais vous demander de tendre la main, comme je le fais. Voilà. Alors, imaginez une vision que vous avez pour un avenir sans racisme. Vous l'avez dans votre esprit? Une vision où les personnes de toutes origines peuvent être vues, entendues, peuvent s'exprimer pleinement. À quoi est-ce que ça ressemble? Alors, visualisez-le bien dans votre esprit. Alors, maintenant, tenez cette vision dans la paume de votre main, refermez votre main et tenez-le comme une graine. une semence. C'est la semence de votre monde. Et nous allons, on va compter jusqu'à trois et ensuite nous allons renverser notre main et laisser cette graine semencée dans le jardin de l'avenir. Vous êtes prêts? Un, deux, trois. C'est super, bravo! Alors voilà que toutes ces graines permettent de construire l'avenir, nous allons le regarder Grandir ensemble. Brunei Darussalam · Représentante permanente [12:16]: Merci beaucoup, Anatola. C'est vraiment très rafraîchissant. Vous parlez de l'importance des récits des médias tournés vers l'avenir. Merci. Ainsi que les histoires numériques, le fait de réimaginer notre vision collective. C'est remarquable. Merci. Nous allons maintenant passer à Roger Wareham. Pardon si je n'ai pas bien prononcé, un avocat et militant politique qui fait partie du mouvement du 12 décembre, une organisation de personnes africaines, des communautés noires et latines pour lutter contre les violations des droits humains. M. Warren était un avocat lors du procès historique en 2002 pour la réparation contre les descendants des Africains réduits en esclavage aux Etats-Unis. Roger est le secrétaire général international de l'Association internationale contre la torture. Et depuis 1989, il participe chaque année aux assemblées du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour présenter des preuves de violations des droits humains dont souffrent les personnes de couleur. M. Warren est un organisateur et un principaux participants de la conférence mondiale des Nations unies 2001 contre le racisme et l'urban en Afrique du Sud, qui a reconnu que la traite des esclaves transatlantiques et l'esclavage étaient des crimes contre l'humanité pour lesquels il convenait de verser des réparations. Donc, je suis ravi de vous accueillir ici aujourd'hui. Voici ma question. quelles sont les formes d'appui juridique, institutionnel, financier et autres qui sont nécessaires pour faire en sorte que les jeunes souffrant du racisme et de la discrimination raciale puissent participer de manière sûre, efficace, véritable et cohérente à la vie publique? Je vous donne la parole. Association internationale contre la torture · Secrétaire général international [14:09]: Merci. Je vais essayer de répondre à vos questions. de manière plus vaste. Je crois que les institutions juridiques et l'appui financier nécessaire pour que les jeunes participent dépend du fait que l'on fasse suffisamment pression sur ces institutions pour rendre cela possible. Parfois, nous nous berçons de l'illusion que la démocratie donne à tous la même chance de faire les choses, et l'expérience des jeunes aux États-Unis montre que Quels que soient les problèmes que nous réalisions, cela a été provoqué par notre capacité à organiser nos communautés et la pression exercée sur ces institutions pour qu'elles fournissent ces services, donnent ces occasions. Donc, je voudrais vraiment commencer par examiner ce qui nous a rassemblés ici aujourd'hui, c'est-à-dire le 25e anniversaire de la Déclaration d'Urbane, parce que je pense que c'est un cas d'école pour les jeunes, pour leur montrer ce qu'ils doivent prendre en compte. La première fois qu'on a présenté ça comme une occasion, j'ai dit que je serais ravi de le faire, mais j'ai dit qu'est-ce que je vais dire? J'y ai réfléchi, je me suis demandé ce que j'allais dire, et ce que moi j'aurais pensé, parce que j'ai travaillé sur le racisme, la discrimination raciale, j'ai commencé à 16 ou 17 ans, donc je me disais, j'ai dit, je pense que La première chose que je pourrais faire, ce serait de vous faire part, notamment aux jeunes, de ce que j'aurais voulu savoir quand j'étais un jeune dans un monde turbulent. Je renvoie à certaines choses qu'a dit Anatole, parce que cela élargit les horizons des personnes pour qu'elles puissent voir ce qui est possible. Prenons Durban. Pour commencer, il est important de se reporter à la sagesse de deux grands penseurs noirs du XXe siècle, Frantz Fanon et Malcolm X. "Chaque génération doit, à partir d'une obscurité relative, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir." "En fait, ce qu'il a dit est indispensable pour réaliser ce dont parlait Fanon." de toutes les études, c'est l'histoire qui a été qualifiée pour concrétiser nos recherches. Pour les jeunes, dans leur détermination visant à bâtir un monde antiraciste, vous devez savoir qu'il faut affronter la réalité selon laquelle votre histoire vécue sera l'objet de distorsions et d'effacements. On le voit très bien aux Etats-Unis aujourd'hui. Pour les Africains de la diaspora, nos exigences de réparation, nous menons une lutte constante pour défendre la vérité des crimes commis contre nos ancêtres, pas seulement contre eux, mais cela se poursuit contre nous aujourd'hui. La Déclaration et le Programme d'action d'Urbane et le processus qui a abouti à leur adoption est un cas d'école très important dont nous pouvons beaucoup apprendre. Alors, certains pourraient se demander pourquoi est-ce que la Déclaration et le Programme d'action sont tellement importants, la plupart des gens n'en ont jamais entendu parler. C'est important, c'est polémique. Tout d'abord, il est fait aucun doute que l'adoption de la Déclaration du programme d'action d'Urban a représenté une victoire historique pour les Africains. C'était un succès panafricain. Je ne peux pas entrer dans les détails, je n'ai pas le temps, mais voilà ce que ça représentait. La Déclaration du programme d'action dit que la traite des esclaves transatlantique et l'esclavage étaient des crimes. Alors, là, je n'étais pas toujours absolument clair, mais il dit clairement qu'il s'agissait de crimes. Parfois, nous avons du mal à percevoir qu'il s'agissait de crimes. Nous prenons les titres, roi, reine, duchesse, pape, évêque, etc., pape, évêque, etc., capitaines généraux. Mais quand vous regardez qui étaient vraiment ces personnes et ce qu'elles ont fait, ce que vous pensez, quand on enlève tous les titres, ce sont des membres une entreprise criminelle, parce que c'était vraiment ça, une entreprise criminelle qui a volé les Africains des pays africains, qui les a réduits en esclavage afin qu'ils soient forcés de travailler sur l'immigration. Ces personnes étaient exactement comme la mafia, mais encore plus impitoyables. Les crimes contre l'humanité ne connaissent pas la prescription. Donc les criminels doivent non seulement persévérer, par âge, mais doit faire l'objet de poursuites. La déclaration du programme d'action d'Urbane était avant tout une exigence depuis longtemps de la part des Africains, une demande de réparation de la part des criminels qui s'étaient soustraits à leur châtiment. Ils exigeaient qu'on reconnaisse que la base du racisme, ce n'est pas une aberration psychologique, mais c'est alimenté par une base économique. C'est pour ça que ça continue. Et la toute première conférence préparatoire à cette conférence mondiale, en mai 2000, eh bien là, l'ambassadeur des États-Unis a dit: « Si cette conférence mondiale doit parler de réparation, de dédommagement, eh bien les États-Unis n'y participeront pas. » Ça, c'était leur ligne rouge en mai 2000. C'est la toute première chose qu'ont dit les États-Unis, ce qui a dit que les États-Unis comprenaient bien de ce dont il s'agissait et pourquoi c'était important. Finalement, Alors, les États-Unis ont maintenu leur position et quand la conférence a eu lieu, les États-Unis se sont retirés au milieu de la première ou de la deuxième semaine. Et quand ils se sont retirés, ils n'ont pas dit à leurs citoyens noirs qu'ils se retiraient parce qu'ils s'opposaient aux réparations. Ils ont déguisé ça sous prétexte de l'antisémitisme, ce qui était infondé. Je ne dis pas que l'antisémitisme est infondé, mais il n'y avait rien dans la déclaration de droit dans le programme d'action qui pouvait être de très loin interprété comme de l'antisémitisme. Les États-Unis maintiennent cette position parce qu'ils pensent que personne ne va lire cela ou le mettre en question. Le mouvement du 12 décembre, l'organisation de laquelle je fais partie, et le National Black United Front ont amené 400 personnes noires à Durban, car Nous travaillons à l'ONU depuis 1989. Nous comprenons l'importance du lobbying. Ces personnes ne sont venues pas pour des vacances, pas pour un safari. Elles sont venues pour faire du travail de lobbying à Durban. Beaucoup de ces 400 personnes étaient des jeunes, sans doute plus jeunes que vous, des adolescents ou des gens qui avaient un peu plus de 20 ans. Il y avait un documentaire qui était tourné, qui s'appelait "Les 400 de Durban", qui est disponible sur YouTube, et je vous demande de le regarder. C'est très important pour tout le monde, notamment pour les jeunes, car cela montre comment une société civile organisée, notamment les jeunes, peuvent provoquer des changements au niveau local, national et international. Depuis son adoption par consensus le 8 septembre 2001, la Déclaration de Durban a été attaquée et elle a vraiment été victime d'une campagne pour l'effacer, dirigée par, pardon, mais c'est vrai, Pourquoi? Parce que ces pays étaient les colonisateurs ou des États colonisateurs qui ont profité de la réduction de l'esclavage des Africains et de leur travail. Leur opposition se voit dans l'échec de la mise en œuvre du programme de Déclaration d'Urban de leur propre pays au niveau international. dans l'exercice de leur influence disproportionnée sur l'ONU pour qu'elle renonce à ses protocoles normaux pour ce qui est des conférences mondiales. Deux exemples. L'ONU n'a pas organisé sa conférence de suivi d'Urbane huit ans après la fin de la conférence et seulement après que les organisations de la société civile aient protesté face à ce problème. Deuxièmement, ça reste valable aujourd'hui, le débat de haut niveau d'aujourd'hui est organisé à la fin du débat général, alors que pratiquement tous les chefs d'État ont déjà quitté les États-Unis, et non pas le jour avant le début du débat général, ce qui est le moment où c'est normalement organisé, quand ce débat aurait attiré l'attention des médias du monde entier. Et enfin, je voudrais vous donner un dernier exemple. pour ce qui est pour moi une campagne visant à diminuer la saturation de la déclaration. Alors l'un des produits phares de la déclaration pour l'ambition, c'était de demander au groupe d'experts sur les personnes d'ascendance africaine pour étudier la discrimination contre ces personnes vivant dans la diaspora et pour l'élimination de la discrimination raciale contre les personnes d'ascendance africaine. Ce groupe de travail a accompli un travail remarquable en 25 ans d'existence. Mais récemment, il y a des tentatives d'effacer ce groupe de travail. Il y a eu une campagne visant à le remplacer par l'instance permanente nouvellement créée des personnes d'ascendance africaine. Ce que je voudrais dire, c'est que l'existence de l'un n'empêche pas la poursuite de l'existence de l'autre, mais c'est comme ça qu'on présente les choses. Enfin, l'importance de la déclaration et du programme d'action, c'est que cela fait de la répression pour les personnes africaines une question d'importance mondiale. Et comme beaucoup de pays l'ont dit aujourd'hui, Maintenant, il faut que ce qui est sur le papier devienne réalité pour la vie des personnes africaines. Je vais conclure sur le slogan de notre campagne pour Durban. Ils nous ont volé, ils nous ont vendu, ils nous doivent des réparations. Maintenant, je vous remercie. Brunei Darussalam · Représentante permanente [24:53]: Merci beaucoup, Roger. Merci beaucoup de nous avoir fait part de votre expérience si précieuse, de vos travaux au fil des années. Je crois que c'est très important que nous en rendions tous là pour que nous puissions véritablement réaliser les objectifs de déclaration du programme d'action. Alors, notre prochain intervenant est Joe Banner, fondateur et directeur du Descendants Project, qui a des diplômes en communication pour rendre hommage à l'héritage des esclaves. Joe est un champion de la justice environnementale. Elle veut lutter contre la pollution, elle représente les communautés de lignes de front, notamment au traité des Nations unies sur le plastique, elle montre les conséquences négatives pour les communautés de personnes noires. Alors, Sherecha, quelles mesures concrètes les institutions peuvent prendre pour renforcer le leadership des jeunes et intégrer l'antiracisme comme priorité transversale dans tous les travaux? Merci. Fondatrice du Descendants Project [26:02]: Merci, merci de m'avoir invité. C'est un plaisir d'être parmi vous. Donc, je m'appelle Joe Banner, je viens de Louisiane. J'ai lancé une ONG, le Descendants Project. Nos ancêtres étaient dans les plantations il y a plusieurs siècles. Ces peuples autochtones, ces esclaves, ces personnes d'ascendance africaine ont contribué à créer la richesse culturelle que nous connaissons maintenant. Mais cela est lié. Aux souffrances des personnes d'ascendance africaine et cela a été aggravé par les substances polluantes, les produits chimiques et ce qui fait que les communautés sont tombées malades à une vitesse effrayante lorsque J'étais petite, il y avait un président de l'administration locale corrompu qui, avec certaines entreprises, sont responsables de pollution. Et les personnes d'ascendance africaine ont commencé à tomber malades. Mais les communautés se sont organisées. Il y a eu des actions collectives en justice. Mais les activités dans les zones industrielles ont toujours des effets sur nos communautés. Et 30 ans plus tard, maintenant, je suis adulte, mais il est. Toujours très difficile d'avoir voix au chapitre dans ce combat. Et pour notre jeunesse, c'est encore plus difficile. Les plantations ont été sacrifiées. Les personnes d'ascendance africaine, notamment en Louisiane, souffrent toujours. Les risques de cancer sont les plus élevés du pays. Les maladies cardiaques ou l'asthme sont également très présentes et touchent les personnes d'ascendance africaine et notamment les jeunes. Et ces substances polluantes ne restent pas dans les communautés. mais sont également transmises à d'autres communautés marginalisées. J'ai donc commencé le Descendants Project pour donner voix au chapitre aux personnes d'ascendance africaine, pas seulement en tant que gardien de l'héritage de nos ancêtres, mais parce que ce sont des personnes qui peuvent agir concernant notre avenir commun. Notre organisation se focalise sur la préservation de l'histoire noire pour appuyer les jeunes dans nos communautés auprès des employeurs, des prestataires notamment. Et donc nos récits, histoires, racontent l'histoire de nos ancêtres et nous voulons pouvoir opérer une transition juste, libérée des polluants pour être en bonne santé. Nous voulons également reconnecter notre histoire, notre culture. Je vous présente mes excuses, mais même Quand on ne réussit pas la lutte contre ce système de plantation, cette lutte n'est pas facile dans notre pays. Les défenseurs des droits humains, notamment les Noirs, comme les femmes noires, sont souvent ciblés sur les réseaux sociaux avec des articles dans le marketing. Il faut une implication plus grande de l'ONU, notamment par le biais de consultations. Cela nous donne la possibilité d'appuyer les défenseurs et défenseuses des droits humains. Les personnes africaines doivent être reconnues en tant que titulaires de droits et doivent pouvoir avoir voix au chapitre. Les défenseurs doivent également retrouver leur accès aux ressources pour élargir notre travail. notamment dans le droit à un air propre, à l'eau et en plus des ressources consacrées à la lutte contre la discrimination. Les enfants d'ascendance africaine doivent pouvoir, c'est le cas également d'autres communautés marginalisées, donc pouvoir choisir leur propre chemin sans être influencés par la propagande du secteur privé, notamment les entreprises de combustibles fossiles. qui bénéficient de subventions et qui remplissent les vides, finalement. Et c'est de la propagande. La coalition contre la pollution plastique a publié un rapport récemment et a fait état de la propagande de certaines entreprises dans les écoles. Il y a souvent un manque de ressources. Il y a des décisions qui sont centralisées, ce qui fait que le secteur privé peut influencer l'éducation. Et souvent, il y a des cartables, des stylos, une aide qui est fournie, mais qui représente une propagande. Et il faut arrêter de subventionner l'influence de ces entreprises dans les écoles. Et donc on a des politiques racistes, une pollution qui empêche de protéger notre bien-être. Les garde-fous ont été affaiblis au niveau fédéral et au niveau fédéré. Et souvent, on protège les pollueurs du secteur privé plutôt que notre jeunesse. Et souvent, les jeunes ne peuvent pas défendre leur propre santé dans l'espace public. Les disparités raciales ne sont plus prises en compte lorsqu'on prend des décisions Mais la jeunesse a droit à son histoire et a droit à son avenir. Les droits doivent être renforcés, mais donner plus de possibilités de participer au processus de consultation pour que les jeunes aient véritablement voix au chapitre. Les législations nationales et fédérales doivent protéger l'histoire, même quand cette histoire est atroce, notamment le génocide de populations autochtones et la mise en esclavage des Africains. La liberté à présenter la vérité doit être protégée. Et donner à notre jeunesse un environnement clair et sain est un impératif. Nous devons réduire la pollution. Les traités, notamment comme le traité sur la pollution plastique, doivent intégrer des mesures pour limiter la production de plastique à la source, également sur l'ensemble du cycle de vie. Et il faut que cela prenne le pas sur l'ambition de certains États. Le coût de l'esclavage, on ne pourra jamais lui rendre justice, il est trop immense. Mais il y a des jeunes qui souhaitent en parler et il y a. Notamment toutes ces personnes qui ont été utilisées et qui ont besoin de l'espace pour le faire. Et donc, il est impératif que les personnes d'ascendance africaine. Et la place qui leur revient pour pouvoir intervenir, notamment dans les espaces onusiens, afin que leur voix puisse être entendue, ainsi que la voix de leurs ancêtres qui n'ont jamais eu voix au chapitre. Merci beaucoup. Speaker 8 [32:35]: Merci beaucoup de votre intervention, du travail que vous réalisez pour préserver les communautés d'aujourd'hui, mais également les ancêtres. Enfin, nous avons M. James Ndi Ghanru, rapporteur et président du groupe de travail intergouvernemental sur la mise en œuvre efficace de la Déclaration du Programme d'action de Durban, l'action 3. L'ambassadeur Waweru est représentant permanent adjoint de la mission permanente du Kenya auprès du Bureau des Nations unies à Genève. Monsieur l'Ambassadeur, pourriez-vous nous livrer vos réflexions sur le thème qui nous occupe aujourd'hui, sur la base de votre expérience en tant que président rapporteur? Je vous en prie. Kenya · Président-Rapporteur du Groupe de travail intergouvernemental [33:26]: Merci infiniment. Tout d'abord, je tiens à remercier les intervenantes et intervenants de leurs remarques riches en informations. Je tiens à dire que chaque génération hérite d'un monde influencé par les choix des personnes qui les ont précédés. Nous nous rencontrons alors que le monde ressent quelque chose de douloureusement familier et de radicalement nouveau, familier parce que le racisme, les discriminations et les inégalités continuent de peser sur nos vies, nos institutions et nos perspectives, mais des choses nouvelles également parce qu'il y a quelque chose de remarquable qui se produit. Les jeunes, notamment de communautés marginalisées, n'attendent pas d'hériter d'un avenir. Ils le façonnent aujourd'hui. Ils insistent sur la dignité, l'égalité et la justice, qui ne sont pas des mais des obligations. Les jeunes exigent des transformations, pas demain, pas un jour, mais maintenant. 25 ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, nous connaissons des incertitudes profondes au niveau mondial. La confiance entre les pays, les sociétés et les institutions s'affaiblit, notamment à l'heure où la coopération internationale et le multilatéralisme sont le plus nécessaires Ces crises se produisent également dans un contexte d'inégalités économiques écrasantes à l'échelle mondiale. Les inégalités déterminent qui a voix au chapitre, qui participe aux prises de décision. Les inégalités, cela veut dire qu'il y a certains enfants qui vont à l'école chaque matin, tandis que d'autres, malheureusement, vont travailler pour accroître le revenu des familles. Les personnes qui font face aux discriminations raciales connaissent également des inégalités aggravées par la marginalisation, la stigmatisation et la violence. Nous savons que le racisme ne se produit pas de manière isolée. Le racisme est lié aux attitudes individuelles et aux institutions qui reproduisent les schémas historiques d'exclusion. Aujourd'hui, les technologies rajoutent une nouvelle dimension. Les plateformes numériques peuvent permettre de propager. De la haine raciale à une vitesse extraordinaire et l'intelligence artificielle sans garde-fou pour reproduire et amplifier les biais raciaux. Et voilà le monde dans lequel aujourd'hui nous commémorons Durban. Et c'est justement pourquoi les engagements de Durban restent essentiels ou plutôt indispensables aujourd'hui. La Déclaration et le Programme d'action représentent le cadre le plus complet pour lutter contre le racisme et les discriminations raciales, la xénophobie et les intolérances connexes. Il affirme que la diversité culturelle est un atout de choix pour le progrès de l'humanité, pour que la diversité soit une source de force plutôt que de division. Mais Durban montre également un point d'inflexion dans la manière de comprendre le racisme. Il reconnaît l'esclavage et le colonialisme comme faisant partie des causes profondes des discriminations raciales présentes, et cette vérité historique est indispensable pour lutter contre la persistance des inégalités, rétablir la dignité et mettre au point des mesures efficaces pour la justice raciale. Le groupe de travail intergouvernemental que j'ai l'honneur de présider œuvre afin de mettre sur pied un projet de déclaration de l'ONU sur les droits humains des personnes d'ascendance africaine. Les réparations et les mesures correctives pour les crimes passés représentent une partie centrale de ce travail et j'espère que bientôt nous pourrons trouver un libellé. Qui? Permettent à l'action mondiale concrète de se pencher sur les conséquences pérennes de l'esclavage et du colonialisme et, ce faisant, de rétablir la dignité et de contribuer à guérir les blessures infligées à des millions d'Africains et de personnes d'ascendance. Africaine il y a des siècles. Excellence, mettre un terme au racisme, c'est un impératif pour réaliser la paix et le développement. La paix, s'épanouit lorsque les personnes ont un sentiment d'appartenance, lorsque les personnes sont traitées sur un pied d'égalité et on voit au chapitre. Et c'est là que le rôle de la jeunesse est primordial. Le programme d'action et la déclaration ont reconnu il y a 25 ans le rôle de la jeunesse pour faire avancer l'égalité raciale. La déclaration était visionnaire et a encouragé leur participation pleine et active. Aujourd'hui, les jeunes montrent que l'antiracisme, ce n'est pas une position morale, c'est une pratique quotidienne. Ils mettent aux défis, les biais dans les salles de classe, le lieu de travail, les espaces numériques. Ils exigent que les politiques publiques intègrent la dignité et non les discriminations. Ils insistent sur le fait que les technologies numériques, y compris l'IA, doivent respecter les droits humains plutôt que de reproduire les atrocités historiques. Les jeunes sont des partenaires clés pour faire avancer les droits humains et bâtir des sociétés pacifiques, inclusives et justes. Leur rôle de chef de file renforce le travail de l'ONU. Les jeunes Ils questionnent les stéréotypes par l'art, la musique, l'éducation, les technologies. Ils mettent au défi les coutumes, créent de nouveaux récits et des mouvements de droits civiques qui ne connaissent pas de frontières. Sur la base de leur expérience vécue, ils exigent un changement structurel dans le discours public. Les jeunes conçoivent de nouvelles perspectives, un avenir où la dignité n'est pas négociable. où les institutions rendent des comptes, où les technologies sont au service de la justice et où le racisme est combattu dans les décisions du quotidien. Les jeunes mènent ce travail et nous rappellent que la solidarité n'est pas un slogan, c'est une stratégie. La participation de la jeunesse doit être significative. Pour ce faire, il faut que les jeunes puissent influer sur les décisions. Trop souvent, les jeunes sont rarement consultés et ne sont acceptées qu'après que les priorités ont été fixées. On les invite à s'exprimer, mais pas à peser sur les décisions. La véritable participation passe par l'accès des informations, des ressources, de la sûreté et de l'influence. Les représentants et les activistes de la jeunesse ont besoin d'espaces civiques sûrs, dans le monde physique et dans l'espace numérique, ils ont besoin de canaux institutionnels par le biais desquels ils peuvent contribuer à mettre au point, mettre en œuvre et évaluer les politiques. Les institutions doivent pouvoir écouter et répondre. Le rôle de chef de file de la jeunesse doit être structurel et non pas symbolique. Il doit durer, il ne doit pas être ponctuel. Il doit être intégré dans les systèmes de gouvernance et ne pas être limité au moment de crise, comme c'est le cas maintenant. Ce nouveau changement de paradigme exige une action. Nous devons normaliser le pouvoir des jeunes dans la prise de décision, intégrer la lutte contre le racisme dans tous les mandats. En tant que mentor, nous devons investir dans l'innovation conduite par la jeunesse et faire de la formation antiracisme une obligation dans toutes les institutions et dans les technologies émergentes. Maintenant, en guise de conclusion, le Le leadership des jeunes, c'est la force vitale qui a débouché sur la promesse qui est née à Durban. Il faut que le rôle de chef de file, nous y donnons suite en nous faisant preuve de leadership. Il faut que la déclaration et le programme d'action soient mis en œuvre, mais vécus dans nos institutions, etc. L'avenir de la jeunesse, L'avenir que la jeunesse est en train de construire est audacieux, juste et inclusif. Et notre tâche est simple, nous devons être à leurs côtés, investir dans les jeunes, les suivre et garantir que la lutte contre le racisme soit intégrée dans le tissu de chaque société aujourd'hui et pour les générations à venir. Il faut que les innocents qui ne sont pas encore nés héritent d'un monde façonné par les meilleurs de nos décisions. Il faut que l'histoire montre que nous ne nous sommes pas détournés de ce défi, nous devons être à la hauteur. Nous avons décidé d'être courageux plutôt que confortable. Nous avons choisi l'action plutôt que l'apathie. Il faut que la génération qui s'est élevée, qui est intervenue, ce soit nous. Il faut que nous soyons une génération qui est à la manœuvre. L'avenir, ce n'est pas quelque chose dont on hérite, c'est quelque chose que nous bâtissons. Le futur vous attend. Et donc, avancez, élevez-vous et soyez audacieux. Le futur n'a pas de voix tant que vous ne lui en donnez pas et donc faites-vous entendre. Et l'avenir dont je parle, c'est maintenant, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain. Je vous remercie. Merci, Monsieur l'ambassadeur James, de ce message très puissant. Le groupe de travail de Durban à bas le gros du travail concernant la mise en œuvre de la Déclaration du programme d'action. Je me félicite du travail qui a été réalisé. Il nous revient de travailler et de nous pencher sur les impacts de long terme de la xénophobie, du racisme, des intolérances. Nous avons un petit peu de temps, donc peut-être qu'avant de faire une synthèse de la discussion, peut-être que Vous avez des derniers messages à livrer. Chaque intervenante, chaque intervenant peut livrer des propos de conclusion avant que je ne fasse la synthèse de nos débats. Merci. Oui, merci infiniment de prendre le temps de mettre à l'honneur la voix des jeunes. Lorsqu'on s'intéresse à la manière dont les jeunes voient, regardent le monde aujourd'hui, la grande majorité des jeunes ressent déjà que pour ce qui est des gouvernements, des gouvernements, le système fonctionne à leur détriment. Et donc, il est difficile de trouver des manières d'améliorer les choses. Il y a des incertitudes concernant les technologies, l'influence sur l'avenir, sur l'emploi. Il y a des incertitudes sur l'environnement dans lequel on pourra grandir, l'air que nous respirons, les océans qui nous entourent. Et face à tout cela, les jeunes sont toujours en train de construire avec beaucoup de cœur, avec beaucoup de passion, différents mouvements, différentes initiatives, différentes institutions que nous devons alimenter et faire grandir. Chacune de ces initiatives peut être vue comme une pousse ou pour une petite étoile qui fait partie d'une constellation plus importante. Mais comme les intervenantes et intervenants l'ont dit, ils ont besoin de votre investissement, de votre soutien, de votre rôle de chef de file également pour aller plus loin. Parce que je suis convaincu qu'une révolution de l'imaginaire collectif est nécessaire maintenant. Mais nous avons besoin que ces innovations puissent être généralisées pour que nous puissions incarner les visions que nous avons concernant le monde que nous pourrions bâtir. Nous devons donc nous pencher sur les problématiques d'aujourd'hui et nous en servir pour redéfinir, refaçonner la manière dont fonctionnent, dont sont les choses. Je vous invite à lutter contre les obstacles bureaucratiques qui empêchent les jeunes d'agir pour que nous puissions ces visions dans les systèmes à venir et dans l'espace civique, dans les différents projets, dans les différentes technologies à venir qui seront d'une source d'inspiration sept générations plus tard, parce que nous bâtissons le monde que nous habitons ensemble et tous les jeunes doivent pouvoir pouvoir donner suite à ce que nous avons et faire une réalité de ce que nous imaginons. Brunei Darussalam · Animatrice [45:38]: Merci Roger, je vous en prie. Speaker 11 [45:42]: Je dirais simplement à nouveau, lorsque je citais Frantz Fanon sur la responsabilité de chaque génération, j'insisterai sur l'idée d'obscurité Et que lorsqu'on a une vision, on peut soit la mettre en œuvre, soit la trahir. Et lorsque on n'est plus tout jeune comme moi, il faut communiquer avec les jeunes. Il semble y avoir beaucoup de divisions. Les gens ont des difficultés à communiquer les uns avec les autres. Donc, il revient aussi aux plus anciens de parler avec les plus jeunes et les plus jeunes doivent également être à l'écoute parce qu'il faudra des échanges intergénérationnels, il faudra de l'apprentissage, de la créativité, il faudra une vision, il faudra de l'énergie pour changer les choses. Et donc, cela représente des obstacles, parfois des possibilités, Et donc il y a des obstacles à surmonter. Lorsqu'on étudie l'histoire, on voit qu'à un certain moment, certaines choses paraissaient impossibles. Lorsque les personnes étaient enchaînées, lorsque les personnes étaient en situation d'esclavage, il y a eu des moments où on a pensé que les choses ne changeraient jamais, ce qui n'est pas le cas. Et donc voilà les enseignements que nous devons transmettre. Nous devons nous rassembler et aller de l'avant. Merci. Brunei Darussalam · Animatrice [47:30]: Thank you, Roger. I do agree with you. The intergenerational communication. Merci, Roger. La communication intergénérationnelle est importante, comme vous le dites. Merci, Joe, je vous en prie. Merci. Speaker 13 [47:44]: Comme je l'ai dit dans ma déclaration précédente, nous travaillons dans trois sites de plantation. Il y en a une, c'est la plantation de Woodland. Et ce site et l'une des expériences d'esclavage de plus grande ampleur des États-Unis. Lorsque je travaille là-bas, il faut que je prenne en compte cette histoire. Mais il y a également d'autres pans de l'histoire qui existent dans ce lieu. Il y a notamment un musicien qui s'appelait Kid Ory. Il avait huit ans lorsqu'il a lancé son premier groupe de musique. C'était un esclave, et alors peut-être que vous n'en avez pas entendu. C'était un descendant d'esclave et vous n'avez peut-être pas entendu parler de King Orie, mais King Orie a invité Louis Armstrong à jouer dans son groupe. C'est lui qui lui a offert sa première trompette, donc il l'a lancé. Et imaginez ce Kid Ory à 8 ans qui crée un groupe de musique et qui construit même ses propres instruments, qui a eu la créativité, la liberté de le faire. Et donc prenez notre jeunesse, prenez ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays avec la jeunesse du Sud. avec justement leurs esprits qui sont contrôlés par certaines entreprises, des systèmes scolaires qui ne leur permettent pas de créer leur propre musique, d'établir leur propre lien comme l'a fait justement Kid Ory. Et donc il faut qu'ils puissent créer leur propre musique, danser au son de leur propre musique. Et si on protège leur environnement, on peut rompre avec ces conséquences de la pollution qui est directement liée au système des plantations. Nous n'avons plus besoin d'être une zone sacrifiée, comme c'est si souvent le cas pour les personnes d'ascendance africaine. Donc il faut en apprendre davantage sur notre histoire, sur notre art. Nous avons désespérément besoin que des personnes nous rejoignent et qui est mieux placé que les personnes marginalisées pour s'inscrire véritablement dans leur propre culture et la présenter au monde entier. Donc j'encourage tout le monde à se pencher sur ces questions. Merci. Brunei Darussalam · Animatrice [50:10]: Merci Joe pour ce très beau message. Enfin, ambassadeur James, vous avez la parole. Kenya · Président-Rapporteur du Groupe de travail intergouvernemental [50:20]: Merci, Excellence. Difficile de prendre la parole après tout ce qui a été dit, mais voilà ce que je vous dirai. Souvent, on ne comprend pas la manière dont fonctionnent les générations plus jeunes, mais l'ONU a toujours été là. La déclaration et le programme d'action sont là depuis 25 ans. Et souvent, on travaille de manière morcelée, on ne se comprend pas, et je suis d'accord avec Roger, il est grand temps d'avoir un dialogue intergénérationnel. Il est vrai que nous, nous avançons avec prudence, alors que les plus jeunes peuvent aller plus vite. Et donc, nous devons conjuguer nos efforts pour avancer rapidement et avec prudence, et prudemment, mais rapidement. Et donc, il faut que nous soyons guidés par notre expérience, mais il faut qu'elle soit. Adaptée à la période actuelle. Et donc, rejoignez-moi pour que l'histoire de nos enfants découle des meilleures décisions possibles. Et donc, espérons que cette pousse pourra croître, mais pour que quelque chose se développe, il faut s'en occuper, il faut l'alimenter. Et donc, continuons d'agir et de travailler pour les générations à venir. Merci. Brunei Darussalam · Animatrice [51:55]: Merci. Merci beaucoup. J'aime beaucoup cet appel urgent à développer nos pouces. Et pour ce qui est du storytelling, du récit, j'aimerais citer Annie S. Glaude, qui a écrit la chose suivante l'histoire ce n'est pas un destin. Ignorer le passé, en faire un conte de fées ou l'ignorer scellera notre destin. Ceux qui ne se rappellent pas le passé sont condamnés à le répéter et se souvenir cela ne suffit pas pour avoir un meilleur avenir. Ce que nous nous rappelons et la manière dont nous le faisons sont importantes parce que c'est Cette mémoire façonne notre présent et la manière dont nous combattons pour notre avenir. Je vous invite à vous pencher sur les histoires, sur les récits qui sont racontés, les récits de. Ceux qui ont été opprimés au plan historique, les personnes d'Afrique, de la diaspora africaine, et il faut voir comment ces récits, on peut se les réapproprier pour bâtir un avenir meilleur. Merci beaucoup. Alors nous sommes tous d'accord sur le fait que cette table ronde a été très enrichissante. On a beaucoup parlé de ce qui a été fait, de ce qui fonctionne, de ce qui nous reste à faire. Si vous me le permettez, j'aimerais résumer un petit peu ce qui a été dit. Donc l'imagination, c'est une infrastructure et avant que les institutions ne puissent évoluer, les citoyens doivent. Pouvoir s'imaginer, se représenter un résultat ou une issue. C'est là qu'on parlait des réseaux sociaux, des technologies. C'est tout aussi important que les politiques. Et Roger et Joe nous ont dit que la participation sans ressources n'est pas vraiment de la participation. Que ce soit un siège au CDH, que ce soit un traité sur les plastiques, les communautés en première ligne et les jeunes doivent participer de manière plus véritable, véritablement. Peser sur les décisions qui sont prises. Et la présence de l'ambassadeur James en soi en atteste, c'est ce qu'il disait également, nous n'avons pas besoin de nouveaux mécanismes, nous avons la Déclaration, le programme d'action. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est canaliser nos énergies. Donc merci infiniment à tout le monde. Merci de nous avoir fait profiter de votre vision, de votre expertise, de vos connaissances. J'aimerais qu'on ait davantage de temps. J'espère de toute façon que ce débat ne s'arrête pas ici. Je vous propose donc d'applaudir tous les intervenants et les intervenantes. Merci. Je vous redonne la parole, Excellence. GA · Président [55:09]: Je remercie Son Excellence d'avoir conduit avec brio cette table ronde importante. Je remercie les intervenantes et intervenants éminents qui, grâce à leur contribution précieuse, soulignent le rôle vital que joue la jeunesse pour mobiliser un soutien pour faire avancer la mise en œuvre efficace et complète de la déclaration du programme d'action de Durban. Merci encore. Nous allons maintenant reprendre le débat général de cette réunion de haut niveau. Permettez-moi de rappeler aux orateurs que les déclarations ne doivent pas dépasser trois minutes lorsque les orateurs s'expriment au titre national et cinq minutes lorsqu'ils s'expriment au nom d'un groupe d'États. Les participants aux déclarations plus longues sont encouragés à prononcer une version abrégée de leur texte et à présenter la version intégrale au secrétariat. Étant donné les limites de temps, je lance un appel aux orateurs afin qu'ils prononcent leur déclaration à une vitesse raisonnable afin que l'interprétation dans les langues officielles des Nations unies puisse être assurée de la meilleure manière. Je demande la coopération à tous les orateurs afin qu'ils respectent le temps imparti afin que toutes les personnes inscrites puissent intervenir pendant le temps imparti. Je donne maintenant la parole à l'Erythrée. Eritrea · Représentante [57:59]: Monsieur le Président, il y a 12 ans, la communauté internationale a parvenu à un consensus historique, durement reconnaissant que le racisme, la discrimination raciale et autres formes d'intolérance sont des violations fondamentales de la dignité humaine. Pourtant, aujourd'hui, ce fléau persiste et des millions de personnes continuent.. à exprimer la discrimination raciale. Nous devons reconnaître que les discriminations, les inégalités systémiques et les structures des colonies mettent en danger perpétue plutôt l'héritage de l'esclavage et de l'exploitation et continue à avoir un impact sur le sol global. L'Erythrée a repris un certain nombre d'appels en faveur d'une justice réparatrice, remédier à cette histoire par la réparation, la restitution des biens culturels et le démantèlement des inégalités structurelles, pour contribuer à la rétablissement de la dignité et à la construction d'un ordre international plus juste. Monsieur le Président. mobiliser le soutien du grand public international en faveur de la pleine mise en oeuvre de la déclaration de ces sites, la volonté politique pour transformer les engagements d'urban en actions concrètes et redevables. Premièrement, il faut renforcer l'héritage national et international, les cadres politiques pour lutter contre le racisme systémique en garantissant l'égalité d'accès à la justice, l'éducation, les soins de santé et les opportunités pour toutes les personnes sans distinction. Deuxièmement, nous devons qui répartit l'éducation des médias, la sensibilisation du grand public pour contester les stéréotypes profondément enracinés, pour avoir une culture de tolérance, égalité, respect mutuel. Troisièmement, il est réitéré l'attention sur les événements négatifs et les conséquences négatives des mesures coercitives unilatérales qui entravent le développement de nombreux pays, en tout empêchant la recherche du développement de la dignité humaine. C'est un exemple de l'intolérance et des inégalités systématiques que veut éliminer la déclaration de Durban. Monsieur le Président, pour l'Erythrée, les engagements de Durban pour affronter l'héritage du colonialisme ont une importance historique particulière. Le peuple érythréen, en forme successive de domination coloniale, de discrimination raciale et survie privée, a pleinement réalisé leur droit à l'autodétermination pendant des décennies. La mise en œuvre de l'indépendance a montré que l'égalité, l'unité et l'autonomie sont des principes inséparables. Merci, Monsieur le Président. GA · Président [1:00:46]: Je remercie la représentante de l'Érythrée. La parole est maintenant à la Barbade. Barbados · Représentant [1:00:57]: Monsieur le Président, Monsieur le Président, Excellence, chers collègues, la Barbade, souscrit à la déclaration prononcée au nom de la CARICOM et du groupe de la Chine. Nous nous félicitons de cette occasion de réaffirmer notre attachement à la Déclaration-programme d'action de Durban à l'occasion de son 25e anniversaire. La Déclaration de Durban reste le cadre le plus complet et élaboré par les Nations unies pour affronter le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et autres formes d'intolérance. 25 ans plus tard, son objectif reste tout aussi pertinent que jamais. C'est vrai, il y a eu des progrès, les pays ont renforcé leurs lois anti-discrimination, leurs politiques à cet égard, ils ont élaboré des stratégies nationales et renforcé les institutions chargées de protéger l'égalité et les droits humains. Pourtant, comme le Comité pour l'élimination des discriminations raciales l'a dit, ces progrès ont été accompagnés de stagnation et de retour en arrière. Le racisme subsiste dans l'inégalité d'accès à l'éducation, aux soins de santé, à la justice, dans les discours de haine et le profilage racial, et dans la discrimination contre les migrants, les minorités et les personnes d'ascendance africaine. Le défi évolue également. Les technologies numériques et l'intelligence artificielle peuvent maintenant reproduire et amplifier les préjugés raciaux existants, à moins que des garde-fous appropriés soient intégrés dans leur conception et leur utilisation. Cela nous rappelle que lutter contre le racisme et l'inégalité ne saurait être un projet ponctuel. nécessaire une action pérenne dans nos lois, nos institutions, nos sociétés et dans les technologies qui, de plus en plus, définissent nos vies. Pour la Barbade et la région des Caraïbes, la mise en œuvre du programme de Durban doit également prendre en compte les conséquences durables de l'esclavage, de la traite transatlantique, des Africains réduits en esclavage. du colonialisme. La justice réparatoire fait partie de ces efforts, c'est vrai, mais c'est également le cas de la tâche plus vaste qui est de démanteler les inégalités, comme les structures de discrimination que ces histoires ont aidé à créer. Voilà pourquoi nous félicitons la deuxième décennie internationale des personnes d'ascendance africaine et la poursuite des travaux de l'instance permanente sur les personnes d'ascendance africaine. Ces mécanismes nous donnent l'occasion de promouvoir les objectifs de Durban de reconnaissance, justice et développement, tout en faisant en sorte que les personnes d'ascendance africaine jouent véritablement un rôle pour définir les politiques qui les concernent. 25 ans après Durban. GA · Président [1:03:59]: Micro coupé. Je remercie le représentant de la Barbade, La parole est maintenant à la Côte d'Ivoire. Côte d’Ivoire · Représentante [1:04:23]: Monsieur le Président, ma délégation s'associe à la déclaration prononcée par le Burkina Faso au nom du Groupe des États d'Afrique et voudrait, à titre national, ajouter ce qui suit. Monsieur le Président, 25 ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, Il nous faut convenir que des progrès ont été accomplis dans leur mise en œuvre à travers les actions des mécanismes internationaux d'experts indépendants, les politiques et mesures mises en place par les États et l'appui de la société civile aux mécanismes de suivi. Toutefois, force est de reconnaître que l'humanité continue de faire face à la montée des discours de haine, du racisme, de xénophobie et de toute forme d'intolérance qui y est associée. Pour mon pays, la lutte contre ces fléaux ne peut être dissociée de la promotion de la dignité humaine, de l'égalité et du respect des droits de l'homme. C'est pourquoi nous réaffirmons notre attachement indéfectible aux principaux instruments juridiques internationaux qui traduisent l'engagement collectif de la communauté internationale à combattre les injustices historiques et les formes contemporaines d'exclusion. Monsieur le Président, la Côte d'Ivoire, fidèle à sa tradition d'hospitalité, de tolérance et de respect de la diversité, a fait du vivre ensemble et de la cohésion nationale les priorités de son action publique. Sous le leadership de Son Excellence monsieur Alassane Ouattara, président de la République, notre pays a mis en œuvre plusieurs politiques nationales de réconciliation, d'intégration sociale, d'éducation et de promotion des droits de l'homme. Il s'agit notamment de la mise en place du Conseil national des droits de l'homme et de la Haute autorité de la communication audiovisuelle en vue de contribuer à la sensibilisation des populations à l'aide aux victimes et à la prévention du discours raciste par voie de presse ou sur les réseaux sociaux. Monsieur le Président, mon pays estime que la dignité humaine, l'égalité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire, qui sont essentiels à la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Pour conclure, la Côte d'Ivoire appelle à un renforcement de la coopération internationale, au financement accru du Haut-Commissariat, et elle réaffirme son engagement à la construction de sociétés plus inclusives, plus. GA · Président [1:07:30]: Je remercie la représentante de la Côte d'Ivoire. La parole est maintenant au Maroc. Morocco · Représentant [1:07:45]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, 25 ans après la conférence mondiale de Durban, notre réunion d'aujourd'hui doit être l'occasion de raviver une volonté politique collective face au racisme, à la discrimination raciale et à la xénophobie qui, loin de reculer, se réinvente au gré des mutations technologiques, migratoires et sociales de notre époque. Le Maroc a fait de la lutte contre toute forme de discrimination un pilier de son architecture constitutionnelle et institutionnelle. La Constitution marocaine consacre l'unité de la nation, forgée dans la pluralité de ses appuiants arabo-islamiques, amazighs, Sahraouis, Hassani, Africains, Andalous, hébraïques et méditerranéens, une reconnaissance qui traduit dans notre loi fondamentale même, le refus de toute hiérarchisation entre les composantes de notre identité nationale. Sur le plan migratoire, le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le roi Mohammed VI, met en oeuvre depuis 2013 une stratégie nationale d'immigration et d'asile fondée sur une approche humaine et solidaire. Le Maroc œuvre également à la diffusion d'un discours religieux du juste milieu, rempart contre l'extrémisme, la haine et l'intolérance. Le royaume demeure convaincu que la lutte contre le racisme et la xénophobie ne peut aboutir sans une participation pleine et effective de l'ensemble des parties prenantes, ni sans une coopération internationale, notamment Sud-Sud. En cette journée, le Maroc réitère son engagement à oeuvrer aux côtés de la communauté internationale pour une mise en oeuvre pleine et effective des engagements pris il y a 25 ans au service d'un monde plus juste, plus inclusif et exempt de discriminations. Je vous remercie. GA · Président [1:09:32]: Je remercie le représentant du Maroc. La parole est maintenant à la Chine. China · Représentant [1:09:47]: Monsieur. Le Président, il y a 25 ans, la Déclaration et le Programme d'action de Durban ont fixé le noble objectif d'éliminer le racisme, reconnaître toutes ses formes et manifestations, d'intégrer la justice raciale et l'égalité dans les projets de notre époque et d'inspirer des efforts internationaux inlassables. Ces 25 dernières années, la cause mondiale de l'antiracisme a parcouru une trajectoire extraordinaire, mais certains vieux problèmes restent non réglés, tels que le néocolonialisme, les discriminations sous leurs formes contemporaines. Tout cela représente une véritable menace pour les droits fondamentaux la paix et le développement dans le monde. Pour ce qui est de l'avenir, nous devons strictement respecter l'esprit du programme de déclaration d'argent pour des synergies robustes et nous unir pour bâtir un monde d'égalité pour tous. Premièrement, la paix et la tranquillité doivent être maintenues. La survie et la sûreté de la vie sont les bases de la jouissance des droits humains. Nous devons respecter les objectifs et principes de la Charte des Nations unies, régler les différents internationaux en médiant aux points chauds par des moyens pacifiques et lutter contre les violences et discours de haine basés sur la race et la religion ainsi que les conflits. Deuxièmement, le développement commun doit être le point d'ancrage, complété avec le développement essentiel pour éliminer le terreau propice au racisme. Il est impératif d'accélérer la mise en œuvre du programme à l'horizon 2030, de réduire les inégalités en matière de développement entre les pays comme en leur sein, garantir un accès équitable pour les minorités ethniques aux occasions de développement et à ses avantages, et promouvoir la justice sociale. et une croissance inclusive. Troisièmement, le dialogue entre les civilisations doit être promu. La diversité des civilisations est le moteur du progrès. Nous devons promouvoir les valeurs communes de l'humanité, promouvoir les échanges, l'apprentissage mutuel et la meilleure harmonie dans la diversité entre les différentes races et civilisations, et empêcher les technologies émergentes d'alimenter les idéologies radicales, la xénophobie, les discours de haine. Quatrièmement, il faut renforcer la coopération multilatérale, éliminer le racisme et la responsabilité de tous. Nous devons renforcer la gouvernance mondiale de l'antiracisme pour pleinement mettre en oeuvre les conventions internationales et les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil des droits de l'homme, prendre des mesures concrètes pour remédier aux injustices historiques faites à l'Afrique et s'opposer aux deux poids, deux mesures dans la lutte contre le racisme. Comme on le dit, il faut toujours être vigilants, à l'écoute de l'époque. Nous nous appuyons sur tous les efforts internationaux contre le racisme. Nous sommes prêts à oeuvrer avec toutes les parties et à affirmer notre attachement à l'élaboration d'un programme d'action pour un avenir commun de l'humanité. Merci. GA · Président [1:12:26]: Je remercie la Chine. La parole est maintenant au Mozambique. Mozambique · Représentant [1:12:42]: Monsieur le Président, malgré les progrès réalisés ces 25 dernières années, le racisme et la discrimination raciale persistent dans nos sociétés et nos institutions. Les Africains et les personnes d'ascendance africaine continuent à être confrontés à des inégalités systémiques, à la discrimination et à l'exclusion. Les défis émergents, notamment ceux associés aux technologies numériques, et à l'intelligence artificielle risquent de reproduire et d'amplifier ces ratios. Pour le Mozambique, la mise en œuvre pleine et entière de la Déclaration d'Urbana et de son programme d'action nécessite de reconnaître franchement l'histoire et ses conséquences jusqu'à aujourd'hui. Un avenir équitable ne saurait être construit sur des vérités que l'on nie malheureusement, la traite des. L'Afrique a été en esclavage, l'esclavage et le colonialisme ont infligé de terribles souffrances et les répercussions de ces inégalités continuent à avoir des conséquences négatives sur les personnes d'ascendance africaine au fil des générations. Monsieur le Président, le 25e anniversaire de la Déclaration d'Urban coïncide avec les premières années de la deuxième décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine. le thème étant reconnaissance, justice et développement. En tant que facilitateur des consultations sur la possible actualisation du programme d'activités pour la mise en œuvre de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, j'ai eu l'honneur d'écouter les points de vue des États membres et autres parties prenantes sur la manière de renforcer la mise en œuvre de la deuxième Décennie internationale. Un message s'est fait entendre clairement dans ce dialogue. Le programme de Durban et la Décennie internationale ne sont pas des efforts parallèles, mais ils se renforcent mutuellement. Durban n'est pas un texte historique que l'on commémore simplement. Cela doit devenir un programme vivant. Son 25e anniversaire doit être une passerelle entre la reconnaissance de l'histoire et l'action contemporaine entre les engagements pris en 2001 et les défis auxquels se confrontent nos sociétés aujourd'hui. Monsieur le Président, alors que nous nous tournons vers les 25 prochaines années, notre responsabilité collective est claire: transformer la reconnaissance en justice, la justice en développement et nos engagements en changements concrets dans la vie des générations présentes et futures. La deuxième décennie internationale ne doit pas répéter Les commémorations sont mises en oeuvre. Elles doivent apporter des progrès mesurables en matière de justice réparable, conditions de compte reposant sur les données, représentation équitable dans l'économie numérique. GA · Président [1:15:38]: Et micro coupé. Je remercie le représentant du Mozambique. La parole est maintenant à la Malaisie. Malaysia · Représentante [1:15:59]: Monsieur le Président, la Malaisie souscrit à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. La Malaisie souhaite également remercier les représentants permanents de Brunei Darussalam et du Zimbabwe pour leur excellente direction et leurs efforts sans relâche visant à cofaciliter les négociations sur la déclaration politique. Il y a 25 ans, la communauté internationale a créé un projet historique pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et la tolérance qui y est associée. Alors que nous commémorons ce jalon, nous devons affronter une réalité. Les structures des préjugés persistent, la tolérance. et évolué pour aboutir à des manifestations modernes, y compris le discours de haine numérique, le profilage religieux et l'islamophobie. La Malaisie est vivement préoccupée par ce qui se passe dans le territoire palestinien occupé. Nous ne saurions parler de dignité et d'égalité humaine tout en fermant les yeux sur les violations flagrantes de ces principes mêmes. La Malaisie condamne sans ambages la poursuite de l'agression d'Israël et son génocide contre le peuple palestinien à Gaza. le ciblage des libertés civiles, des systèmes sanitaires et des infrastructures humanitaires critiques sont atroces et atterrantes. Israël doit rendre des comptes pour ces graves violations du droit international et pour le crime contre l'humanité. Nous devons exiger la fin de l'impunité des colonies israéliennes illégales et de l'occupation illégale de la Palestine. Monsieur le Président, en tant que nation multiculturelle, la Malaisie accorde une importance fondamentale à la cohésion sociale. Guidée par Melayu, Madani et nos principes nationaux, nos politiques nationales promeuvent l'unité et la diversité. Nous savons que pour l'harmonie de la société, Il faut un développement économique inclusif, équitable et durable, appuyé par une bonne gouvernance et la protection juridique pour tous. Pourtant, il reste des défis. Au-delà de la clé économique et du discours du numérique, nous devons remédier aux obstacles structurels et systémiques qui perpétuent l'inégalité. Pour la Malaisie, ces défis sont un appel à l'action. Nous voulons faire face aux causes profondes. des biais à travers l'équité économique structurelle de bonnes politiques, notamment la politique nationale et le troisième plan en Malaisie. Nous exhortons la communauté internationale à aller au-delà du discours et à intégrer des principes antiracistes dans la gouvernance, en promouvant une intégration dirigée par la communauté, en garantissant la justice dans le domaine numérique. Nous pouvons construire un avenir qui rend hommage à la diversité. Pour conclure, nous réaffirmons notre ferme attachement à la mise en oeuvre pleine et entière de la déclaration du programme d'action d'Urbane. Nous sommes pleinement solidaires des efforts internationaux visant à remédier aux injustices historiques et aux inégalités structurelles, transformant nos engagements en politiques concrètes et inclusives. Je vous remercie. GA · Président [1:18:54]: Je remercie la représentante de la Malaisie. La parole est à l'Irak. Iraq · Représentant [1:19:07]: Monsieur le Président, nous souscrivons à la déclaration de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine, et nous félicitons de la tenue de la présente réunion de haut niveau à l'occasion du 25e anniversaire de l'adoption de la déclaration et du programme d'action de Durban. Nous réaffirmons notre engagement à lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée sous toutes leurs formes. 25 ans après leur adoption, la Déclaration et Programme d'action de Durban demeurent un cadre international global pour relever ces défis. Il s'agit d'une occasion de renouveler nos engagements et de les traduire en mesures nationales, régionales et internationales efficaces. Dans ce contexte, la République d'Irak souligne l'importance de combattre les manifestations du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie, du discours de haine, de la stigmatisation et de l'intolérance fondée sur la religion ou la conviction, y compris l'islamophobie. Monsieur le Président, nous réitérons également que la situation vulnérable et fragile des migrants, des réfugiés et autres déplacés est particulièrement importante. Nous avons connu dans mon pays une situation de déplacement à large échelle. C'est pourquoi nous sommes conscients de l'importance de protéger les réfugiés et les déplacés face aux différentes formes de discrimination, de xénophobie et d'autres formes de discrimination. Il est nécessaire de traiter ces personnes selon les principes du droit international. Par ailleurs, les nouvelles technologies posent de nouveaux défis. En effet, l'intelligence artificielle, les plateformes numériques contribuer au développement, à l'éducation et à l'intégration des personnes. Toutefois, leur création et leur utilisation peut mener à plus de partialité, de discrimination et d'inégalité. C'est pourquoi nous appuyons la coopération internationale afin de renforcer les droits humains et de les faire respecter dans l'univers numérique. Par ailleurs, nous sommes conscients du rôle fondamental que jouent les jeunes, dont la participation efficace et à pied d'égalité avec toute personne peut permettre de mettre en œuvre des politiques plus efficaces dans le domaine numérique et de lutter contre le racisme. La République d'Irak tient à réitérer que la diversité constitue une source de force et d'union, et non pas une source de division. C'est pourquoi il est nécessaire de poursuivre le dialogue entre les cultures et les religions. Nous avons besoin d'institutions efficaces. Nous avons besoin de faire respecter la dignité de chaque être humain. Nous accueillons favorablement tout engagement politique visant à mettre en œuvre la Déclaration de Durban. Microphone coupé. Chair [1:22:14]: Je remercie le représentant de l'Irak. La parole est maintenant à l'Angola. Angola · Représentante [1:22:31]: Merci, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, l'Angola. Elle est honorée de participer à cette réunion de haut niveau qui commémore le 25e anniversaire de l'adoption de la déclaration et du programme d'action de Durban. L'Angola souscrit à la déclaration du groupe africain du G77 et de la Chine. Ces jalons sont l'occasion de reconnaître les progrès réalisés et de renouveler notre engagement à éradiquer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Adoptée en 2001, la Déclaration et le Programme d'action de Durban restent un cadre fondamental. C'est particulièrement important parce que, pour sa reconnaissance des conséquences de l'esclavage, de la traite transatlantique des esclaves pour les personnes d'ascendance africaine. 25 ans plus tard, les manifestations renouvelées du racisme et de l'intolérance menacent les progrès accomplis. Le 25 mars, l'Afrique et le monde ont atteint un jalon historique avec l'adoption de la résolution de l'Assemblée générale 80/250. la résolution déclarait que la traite des Africains réduits en esclavage et que la réduction en esclavage des Africains était le crime le plus grave contre l'humanité et appelait à la reddition de comptes des institutions et à la justice réparatoire. Excellence, pour l'Angola, cet appel résonne avec notre histoire. La lutte du peuple angolais contre le colonialisme était également une lutte pour la liberté, l'autodétermination, la dignité, l'égalité et les droits fondamentaux. Voilà pourquoi l'Angola réaffirme les principes de Durban et la nécessité de faire face à l'héritage historique de l'esclavage, du colonialisme et du racisme systémique. appuyer un dialogue sur des mesures efficaces visant à remédier aux injustices historiques, promouvoir la réconciliation et promouvoir davantage de justice et d'égalité. Les déséquilibres persistent également s'agissant des relations économiques internationales. Les racines historiques continuent à se faire sentir dans les échanges financiers internationaux, leur structure. Nous nous félicitons des travaux du mécanisme des Nations unies pour lutter contre le racisme et les discriminations raciales. Chair [1:25:27]: Micro coupé. Je remercie la représentante de l'Angola. La parole est maintenant au Cabo-Verde. Cabo Verde · Représentante [1:25:51]: Monsieur le Président, le Cabo-Verde souscrit à la déclaration prononcée au nom du groupe africain et du G77 et de la Chine et se félicite de l'organisation de cette réunion de haut niveau. La déclaration et le programme d'action de Durban restent le cadre onusien le plus complet pour combattre le racisme, les discriminations raciales, la xénophobie et les intolérances connexes. Ce combat est de plus en plus remis en question par la résurgence du discours de haine, de la mésinformation, de la désinformation en ligne, amplifiée par l'intelligence artificielle, un domaine que le Cabo-Verde suit étroitement, notamment s'agissant de la protection des droits des enfants et des jeunes dans les espaces numériques. En tant que pays insulaire, le Cabo-Verde connaît la signification de la vulnérabilité. Nous savons également qu'aucun défi n'est trop important lorsque les pays travaillent de concert. Le combat contre le racisme exige justement cela, de l'unité. Se rassembler, c'est un début. Rester ensemble, c'est un progrès. Et travailler ensemble, c'est une réussite. Nous réaffirmons notre attachement à la déclaration et au programme d'action et nous soulignons l'importance d'une approche tenant compte de la perspective de genre, qui reconnaissent les formes nombreuses et liées les unes aux autres de discrimination qui touchent notamment les femmes, les les migrants et les victimes de trafic d'êtres humains. Nous sommes convaincus que cette lutte ne peut pas être séparée de la lutte contre la pauvreté ou les inégalités ou de la réalisation des ODD. Nous félicitons du rôle de chef de file de la jeunesse dans ce combat à l'échelon national. Le gouvernement du Cabo Verde, par le biais de son programme Un Cabo Verde pour tous, place l'éducation, la dignité et l'égalité des chances au cœur de son action. Nous félicitons de la déclaration politique et attendons avec intérêt son adoption officielle. par l'Assemblée générale. Elle reconnaît les impacts persistants de l'esclavage et du colonialisme, appelle à la justice réparatrice et s'engage à une intelligence artificielle sûre et digne de confiance qui ne renforce pas les biais raciaux et les discriminations. C'est dans cet esprit que nous rappelons la résolution de l'Assemblée générale qui déclare la traite d'esclaves africains et la mise en esclavage racialisée des Africains comme étant le crime le plus grave contre Nous relançons également notre appel à mobiliser de la volonté politique au niveau national, régional et international pour la pleine mise en œuvre et la mise en œuvre complète de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. Je vous remercie, Monsieur le Président. Chair [1:28:38]: Je remercie la représentante du Cabo-Verde et donne la parole au Kenya. Kenya · Représentant [1:28:52]: Merci, Monsieur le Président. Il y a 25 ans, les États membres des Nations unies ont adopté la Déclaration et le Programme d'action de Durban. en tant que cadre complet pour combattre le racisme, les discriminations raciales, les xénophobies et les intolérances y afférentes. Aujourd'hui, nous sommes réunis non seulement pour commémorer cette réalisation, mais pour passer en revue les progrès réalisés et renouveler notre détermination à traduire ces engagements en protections pratiques, en remèdes concrets, efficaces et en redevabilité. C'est pourquoi nous réaffirmons notre attachement à la Déclaration et au Programme d'action. Nos efforts se fondent sur notre Constitution et nous garder la non-discrimination, la dignité des minorités, des groupes marginalisés. Nous reconnaissons que la mesure des engagements se mesure à l'aune de nos proclamations, mais également de la mise en œuvre et des remèdes, les mesures correctives doivent toucher les communautés touchées. Cet engagement se voit dans notre action. Notre législation en matière d'intégration et de cohésion sociale montre que le Kenya souhaite améliorer la cohésion et l'intégration sociales, lutter contre les discours de haine, les contenus haineux et tout contenu qui menace la coexistence. L'éducation joue un rôle également essentiel pour prévenir le racisme et bâtir des sociétés soudés. Nous intégrons ces dimensions dans les tests de compétences et les programmes d'action. Il y a des plateformes concrètes de dialogue, de règlement des conflits, des débats, des essais, de la poésie. Tout cela va dans le même sens. Alors que nous commémorons cet anniversaire, nous appelons à une coopération internationale robuste, y compris sur le plan du renforcement des capacités, une collecte des données à améliorer et une gouvernance du numérique responsable, une prise en charge des victimes. Nous devons renforcer notre détermination, lutter contre le racisme sous toutes ses formes et porter haut la dignité et les droits humains de tous les êtres humains. C'est notre responsabilité collective. Nous devons agir. Merci. Chair [1:31:18]: Je remercie le représentant du Kenya et donne la parole au Népal. Nepal · Ministre [1:31:37]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, il y a 25 ans, à Durban, la communauté internationale s'est unie autour d'une détermination solennelle: combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les conséquences persistantes du colonialisme, de l'apartheid et de l'injustice systémique. Aujourd'hui, Cette promesse reste un impératif moral urgent. Les préjugés et l'exclusion limitent toujours le potentiel humain et ils pénètrent dans les espaces numériques et les biais algorithmiques. Comme Nelson Mandela nous l'a rappelé, la haine s'apprend. Cela signifie que nos sociétés peuvent de manière intentionnelle cultiver la dignité, l'empathie et le respect mutuel. Pour le Népal, les principes de Durban trouvent un profond écho dans notre conscience nationale et notre ethos constitutionnel. Guidé par un mandat décisif en matière de bonne gouvernance et d'équité sociale, notre gouvernement, mené par le parti Rastriya Swatantra, est fermement engagé à lutter contre les discriminations profondément ancrées et faire avancer la justice sociale Sur le fond, nous sommes convaincus de l'importance du fait que la quête de justice commence par l'humilité institutionnelle et la responsabilité morale. J'en veux pour preuve l'engagement pris par le Parlement souverain du Népal, lorsque le président du Parlement, Rabi Lamichhane, a fait l'apologie historique de la communauté dalite, reconnaissant. À présenter ses excuses à la communauté dalite, et reconnaissant des siècles d'humiliation institutionnelle, de négligence systémique, d'injustice sociale. La Constitution progressiste du Népal garantit l'égalité devant la loi, interdit les discriminations dans tous les domaines et oblige à intégrer de manière proportionnelle les communautés marginalisées sur le plan historique. Ces garanties nationales montrent nos engagements mondiaux en tant qu'État partie à. 7 traités essentiels en matière de droits humains. Pour accélérer le programme d'action d'Urbane, nous insistons sur 4 priorités: l'action civique et juridique, mettre en place des législations anti-discrimination robustes tout en généralisant l'éducation en matière de droits humains dans les écoles, ensuite, autonomiser les voix marginalisées, garantir que les communautés oppressées sur le plan historique puissent co-créer les politiques publiques. Troisième point, gérer les technologies émergentes, réglementer l'intelligence artificielle pour éliminer les algorithmes raciaux et le discours de haine, et enfin, multilatéralisme fondé sur ces principes, approfondir la coopération mondiale pour éliminer l'intolérance systémique dans le monde entier. Le véritable progrès humain dépend de la dignité inviolable de chaque individu. Speaker 41 [1:34:38]: Le micro de l'orateur a été coupé. GA · Président [1:34:46]: Je remercie le ministre du Népal et donne la parole au Guatemala. Guatemala · Représentante [1:34:59]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Le Guatemala salue les efforts déployés par la présidence quant à l'organisation de la présente réunion. Nous affirmons notre attachement à la promotion de l'égalité, de la dignité humaine et de l'élimination de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de formes connexes d'intolérance qui persistent dans notre société. 25 ans après son adoption, la Déclaration et le Programme d'action de Durban continuent d'être un cadre de référence essentiel pour faire avancer nos efforts. Cette commémoration La Commission nous donne la possibilité de renouveler notre engagement en faveur de sa mise en œuvre effective par le dialogue, la coopération et des actions concrètes qui permettent d'avancer vers des sociétés plus inclusives et plus équitables. le Guatemala réaffirme l'importance de promouvoir la reconnaissance et la justice, ainsi que le développement des peuples maya, garifuna, xinka et d'ascendance africaine. Il convient également de garantir leur participation pleine et significative aux prises de décisions qui les concernent. Nous continuerons de renforcer les espaces de dialogue interculturel et les mesures institutionnelles visant à lutter contre le racisme et la discrimination raciale. Nous sommes également engagés à élargir l'accès à l'éducation, à la santé, à la justice et aux de développement en accordant une importance particulière aux femmes et à la jeunesse. Il est essentiel de suivre de près les nouveaux défis. Les technologies numériques, l'intelligence artificielle, offrent des possibilités importantes pour le développement, mais peuvent également reproduire ou renforcer des schémas de discrimination raciale. Leur développement et leur utilisation doivent donc promouvoir l'égalité et doivent être assortis de garde-fous fondés sur les droits humains et la non-discrimination. En outre, comme ma délégation l'a dit lors de commémorations précédentes, nous avons une position ferme. Certes, le texte ne reprend pas de mention spécifique à l'antisémitisme, mais ce phénomène représente une variante de l'intolérance avec une tendance croissante dans différents contextes, et donc nous devons rester vigilants et éviter de répéter les erreurs du passé. Monsieur le Président, le Guatemala réaffirme sa volonté de continuer de contribuer de manière constructive et par l'action collective à la pleine mise en oeuvre de la Déclaration et du Programme d'action. Il n'y a que par des efforts continus et collectifs que nous pourrons bâtir des sociétés plus justes. Je vous remercie infiniment. GA · Président [1:37:27]: Je remercie la représentante du Guatemala et je donne la parole au Suriname. Suriname · Représentant [1:37:46]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, 25 ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, le message reste urgent. est pertinent. Mon pays a connu l'esclavage et le colonialisme. Mon pays a été bâti sur la base d'un système qui refusait l'humanité, qui exploitait sa main d'œuvre, et les conséquences n'ont pas disparu avec l'abolition de l'esclavage ou avec l'obtention de l'indépendance. Aujourd'hui, le Suriname est un pays souverain et diversifié. créé, bâti par les ancêtres de personnes qui ont connu, qui ont résisté, qui ont survécu à ces phénomènes. Et cela nous donne la responsabilité d'aller plus loin. Notre responsabilité concerne également l'avenir. Les transformations numériques peuvent créer de nouvelles formes d'exclusion ou de discrimination. Les technologies émergentes, y compris l'intelligence artificielle, doivent être développées et utilisées de manière responsable et s'articuler autour des droits humains et de l'égalité. Comme mon président l'a dit à l'Assemblée générale, la discussion ne concerne plus que les conséquences de long terme de l'esclavage. La question c'est comment les surmonter. Pour le Suriname, la justice réparatrice doit donc se pencher sur le passé tout en aidant les sociétés à aller de l'avant. La justice réparatrice doit contribuer à combler les lacunes persistantes dans l'éducation et ouvrir des perspectives et permettre un développement tout en renforçant les institutions et en ouvrant des perspectives pour les générations qui ont inhérité des conséquences qu'elles n'ont pas créées. C'est pourquoi le Suriname appuie le plan en dix points pour la justice réparatrice de la CARICOM, qui est un cadre essentiel pour se pencher sur les conséquences persistantes de l'esclavage suite au sort des peuples autochtones et de l'exploitation coloniale. Nous nous félicitons également de l'adoption par l'Assemblée générale concernant l'esclavage et sa reconnaissance en tant que crime grave contre l'humanité. Je vous remercie. GA · Président [1:40:32]: Je remercie le représentant du Suriname et donne la parole au Nicaragua. Nicaragua · Représentante [1:40:46]: Monsieur le Président, nous souscrivons à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Le Nicaragua participe à cette commémoration et réaffirme son attachement à la justice raciale, aux réparations historiques et à l'équité pour les peuples d'ascendance africaine et les peuples autochtones. Durban reste le cadre le plus complet pour bâtir des sociétés inclusives où la diversité est célébrée et où tous les peuples vivent en harmonie avec la terre-mère. Monsieur le Président, le Nicaragua vit la déclaration d'Uruapan sur ses territoires. Nous avons octroyé des titres de propriété concernant plus de 150 000 km2 dans 23 territoires de peuples autochtones et d'ascendance africaine, ce qui représente environ un tiers de notre territoire national. Cela a été fait depuis 2008. Nous avons restitué des droits ancestraux peuples Miskito, Oorouwa, Rama, Créole et Garifuna, qui notamment exercent leurs pleins droits sur leurs ressources naturelles avec le consentement libre, préalable et éclairé. Il y a une autonomie unique dans la région d'Amérique latine et des Caraïbes. C'est une expérience qui existe depuis 38 ans concernant la gouvernance par les peuples autochtones et les personnes d'ascendance africaine et qui concerne les liens interculturels, la santé, l'éducation. Cela concerne également l'accès aux terres et la participation des peuples autochtones. Nous reconnaissons leur contribution à la culture nationale et nous lançons un appel à la communauté internationale pour que les réparations deviennent une réalité concrète pour les peuples d'ascendance africaine, pour que la santé et les technologies bénéficient à toutes les communautés, pour que les droits territoriaux de nos peuples soient protégés et renforcés. Monsieur le Président, Il y a 25 ans, à Durban, le monde s'est engagé à bâtir un avenir de justice et d'équité. Aujourd'hui, nous réaffirmons cet engagement, sachant qu'il n'y a qu'ensemble, dans l'unité et la solidarité, que nous parviendrons à bâtir un monde où la solidarité est notre plus grande richesse et où tous les peuples vivent en harmonie avec notre terre nourricière. Je vous remercie. GA · Président [1:43:13]: Je remercie la représentante du Nicaragua et donne la parole à la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:43:28]: Dieu le clément, le miséricordieux, Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, la déclaration et le programme d'action de Durban restent la feuille de route la plus complète jamais produite par les États-Unis contre le racisme. On a nommé des victimes, on a décrit une histoire et on a nommé l'oppression. Mais ce que cet organe refuse de faire, c'est obliger des personnes qui bénéficient de l'iniquité raciale de se soumettre à ce cadre. Les campagnes de sensibilisation, les plans d'action ne suffisent pas. Il faut une protection de manière systématique. Il faut les personnes contre le plus grand projet colonialiste de notre époque, le sionisme juif qui exproprie les personnes de territoire, qui classe des êtres humains en fonction de leur origine, qui enferme les gens derrière des murs et qui leur refuse leur statut de civilisation. Nous condamnons le calvaire de la population palestinienne en raison d'une occupation étrangère. 25 ans plus tard, cette occupation ne s'est pas limitée, mais a pris en vigueur à Gaza ou en Cisjordanie, où il y a des colonisations. C'est un régime qui traite le droit international comme étant facultatif. Il y a également le sort des Africains et des personnes d'ascendance africaine. C'est une question qui n'a pas été réglée. C'est les conséquences de l'esclavage, du racisme, de l'islamophobie. On les considère comme des citoyens de seconde zone. Et les mêmes puissances qui protègent le régime israélien refusent la justice réparatrice. et érige en infraction la solidarité. La République islamique d'Iran réaffirme son attachement indéfectible à la déclaration et au programme d'action de Durban et au processus de suivi qui n'est pas encore vide de sens. La mise en oeuvre sans application du principe de responsabilité, c'est une mascarade. Il faut également mettre un terme à l'occupation et on nous jugera par la réponse à une question: est-ce que l'ONU a toujours le courage de dire qu'un régime qui est fondé sur l'impunité et la dépossession. GA · Président [1:45:59]: Je remercie la République islamique d'Iran. Je donne la parole au Sri Lanka. Sri Lanka · Représentante [1:46:16]: Merci, M. le Président. D'emblée, le Sri Lanka a souscrit à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Cette année, nous commémorons le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, qui ont réaffirmé que tous les êtres humains sont nés libres et égaux en dignité et en droits et ont le potentiel de contribuer de manière constructive au développement et au bien-être de leur société. Au fond, nous partageons les mêmes besoins fondamentaux, les mêmes aspirations, les mêmes émotions qui enrichissent notre expérience humaine collective et notre différence ne doivent jamais devenir une cause de discrimination ou de préjugés. C'est cette humanité commune qui se trouve au cœur du programme d'action et de la déclaration qui nous appelle respecter la diversité et porter haut la dignité et les droits humains de toutes et tous. Aujourd'hui, notre monde est de plus en plus interconnecté, tandis que les nouvelles technologies continuent de bouleverser nos vies. Alors que les manifestations contemporaines des discriminations raciales, de la xénophobie et des intolérances y afférentes persistent dans de nombreuses régions du monde, nous devons veiller à ce que nos législations et nos politiques promeuvent l'égalité et la non-discrimination. À ce titre, la Déclaration et le Programme d'action demeurent un cadre mondial complet pour combattre toutes les formes de discrimination et faire avancer notre action collective au niveau national et international. La Constitution du Sri Lanka interdit de manière explicite les discriminations pour des motifs d'appartenance raciale, de religion, de langue, de caste, de genre, d'opinion politique ou de lieu de naissance. En tant que pays multiethnique, multiconfessionnel et multiculturel, le Sri Lanka reste engagé à préserver les droits et la dignité de toutes les communautés et à bâtir une société fondée sur l'égalité, la non-discrimination et le respect mutuel pour tous. La Déclaration et le Programme d'action fournissent un cadre pour traduire nos engagements en progrès réels pour les millions de personnes qui continuent de souffrir de l'exclusion, des discriminations et des préjugés. Le Sri Lanka souhaite relever que la Déclaration et le Programme d'action ne doivent pas être soumis à des interprétations sélectives ou non voulues qui s'éloignent de la finalité originale, du contexte et de l'intention. Le Sri Lanka reste engagé à garantir que la Déclaration et le Programme d'action soient mis en œuvre de manière cohérente avec le texte agréé et ses principes sous-jacents, et non pas de manière à remplir des objectifs qui n'auraient pas été envisagés lors de son adoption. Nous réaffirmons notre attachement aux principes consacrés par la Déclaration et le Programme d'action, à renforcer notre détermination collective pour bâtir des sociétés où la diversité est respectée. Speaker 52 [1:49:15]: Le micro de l'oratrice a été coupé. GA · Président [1:49:20]: Je remercie la représentante du Sri Lanka et donne la parole à l'Arabie saoudite. Saudi Arabia · Représentant [1:49:35]: Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, Mesdames et Messieurs, le Royaume d'Arabie saoudite participe à la présente réunion pour commémorer le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration du programme d'action de Durban, afin de renouveler notre détermination à à combattre le racisme, la xénophobie, les intolérances connexes. Nous voulons traduire tout cela dans des politiques et des pratiques concrètes qui portent haut la dignité, qui protègent les droits sans discrimination. Nous saluons les efforts déployés par le Rwanda, l'Érythrée et la République du Zimbabwe pour faciliter les consultations sur la déclaration politique. Nous les remercions de leurs efforts pour parvenir à un texte qui soit fidèle à l'engagement de la communauté internationale à poursuivre la lutte contre les discriminations et le racisme. Le Royaume d'Arabie saoudite réaffirme que les principes d'égalité, de justice et de non-discrimination représentent des piliers fondamentaux de notre système national. Sur la base de la loi islamique, la loi de base de notre royaume, garantie de la protection des droits humains, réaffirme l'égalité devant la loi. Les pratiques et législations interdisent différentes formes de discrimination, notamment dans l'éducation et les soins de santé. Ces principes figurent de manière claire dans les objectifs de la à l'horizon 2030 de mon pays qui place les personnes au cœur du développement, qui promeut l'égalité des chances, l'autonomisation et la participation des communautés. Nous promouvons une réforme institutionnelle pour protéger les droits et respecter la justice. Le royaume d'Arabie saoudite a également adopté des mesures réparatrices qui interdisent la discrimination dans l'emploi et pour garantir l'égalité des salaires et l'égalité des chances sur le marché du travail. Le royaume d'Arabie saoudite accorde une grande importance à la promotion des valeurs de tolérance, de modération, de dialogue et de respect mutuel. Nous sommes engagés à lutter contre le discours de haine et l'intolérance, sur la base de la conviction selon laquelle la lutte contre les discriminations et le racisme ne se limite pas à des cadres législatifs seuls. Cela passe également par le renforcement des prises de conscience dans la société. Il faut instaurer une culture de respect des droits humains et de la dignité. L'engagement de mon pays en faveur de ces principes touche également notre travail humanitaire en dehors de nos frontières, où une aide humanitaire et de développement est fournie sans discrimination, quelle qu'elle soit. Cela est conforme aux principes d'humanité, de neutralité et de préservation de la dignité humaine. En guise de conclusion, le Royaume d'Arabie saoudite renouvelle son engagement à poursuivre son travail constructif dans le cadre des efforts internationaux pour lutter contre toutes les formes de racisme, de discrimination, dans le respect de la souveraineté des États, de leur spécificité nationale, culturelle, etc. Nous voulons promouvoir la coexistence et le respect mutuel. Je vous remercie. GA · Président [1:52:34]: Je remercie le représentant de l'Arabie saoudite et donne maintenant la parole au Bahreïn. Bahrain · Représentant [1:52:49]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, j'aimerais vous remercier de l'organisation de cette réunion importante pour commémorer le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action. La présente séance n'est pas seulement la commémoration d'un événement. Nous pouvons renouveler notre engagement à faire respecter la dignité humaine et à protéger l'humanité face à toutes les formes de discrimination et de racisme, malgré ce que nous avons réalisé en matière de lutte contre le racisme et de la xénophobie. La réalité nous force à avouer que ces formes, ces phénomènes existent toujours, mais peuvent être différenciés suivant que cela touche les personnes d'ascendance africaine, les migrants, les Arabes musulmans ou les demandeurs d'asile. Il y a des stéréotypes négatifs qui touchent certaines religions et certaines identités qui ont été liées à la criminalité et au terrorisme, et c'est une manière de justifier des violations du droit international. Le royaume du Bahreïn est fermement convaincu que la diversité humaine est une force. C'est pourquoi Majesté, le roi continue d'apporter un suivi à cette question avec son assise royale, le Premier ministre. Nous avons érigé en infraction toutes les formes de discrimination. Nous avons créé un régime complet de protection des droits humains. Nos efforts vont au-delà de nos frontières. L'Assemblée générale a adopté une initiative sur l'initiative du Bahreïn, a adopté la résolution 79-269 qui affirme Qui proclame la Journée internationale de la coexistence pacifique. En outre, le centre roi Ahmad pour la tolérance, en coopération avec 2 organisations internationales nationales, pardon, mis en place un programme. sur la tolérance et la coexistence pacifique, il y a notamment la déclaration du Bahreïn sur la protection de la liberté de religion et de croyance. Nous avons créé un centre pour la coexistence pacifique également, et nous avons créé en 2023 un prix pour encourager l'harmonie entre différentes civilisations et différentes religions. Nous mettons en oeuvre la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Nous avons pris des mesures pour lutter contre toutes les formes de discrimination, y compris les formes modernes, et nous estimons que la Déclaration joue un rôle sur toutes ces questions. Nous avons créé des partenariats humanitaires et nous rejetons les solutions uniques ou monolithiques. En guise de conclusion, nous nous sommes engagés à poursuivre ce travail. Merci. GA · Président [1:55:52]: Je remercie le représentant du Bahreïn et donne la parole au Guyana. Guyana · Représentant [1:56:05]: Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués, le Guyana souscrit à la déclaration prononcée au nom de la CARICOM, ainsi que du G77 et de la Chine. et se féliciter de cette réunion de haut niveau visant à commémorer le 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration du programme d'action de Durban. Cette réunion est une importante occasion de réaffirmer notre engagement collectif visant à éliminer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, où que ce soit, et à évaluer nos progrès à cet égard, alors que nous nous efforçons de réaliser les ODD. Nous sommes conscients du fait que les objectifs globaux d'élimination de la pauvreté, de protection de notre planète et d'édification d'un monde pacifique ne sauraient être réalisés sans faire face aux inégalités sous toutes leurs formes. Pour le Guyana, l'égalité et la non-discrimination ne sont pas simplement des piliers fondamentaux du droit international, y compris le droit international et les droits de l'homme, mais sont essentiels pour la dignité humaine, la justice et pour le développement politique, social et économique. En tant que pays de population diverse, le Guyana accorde une attention particulière à la promotion de la cohésion sociale et à l'élimination des discriminations sous toutes leurs formes. Cette approche est consacrée dans notre contribution et dans l'initiative « Un seul Guyana » de Son Excellence le président, et repose sur l'égalité de tous nos concitoyens, la promotion de l'égalité des chances et la promotion de l'unité dans la diversité. conformément à nos obligations juridiques internationales, y compris la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, le Guyana a consacré dans sa Constitution la création d'une commission des relations ethniques pour se saisir des signalements d'incidents de discrimination sur la base de la race ou de l'origine ethnique. Toute personne au Guyana peut saisir cette commission. Le Ghana appuie le plan 10 points de la CARICOM pour le registre répertoiré adopté à la conférence des chefs de gouvernement en juillet. Le plan expose une voie vers la réconciliation et la justice pour les victimes de crimes contre l'humanité et leurs descendants. Nous appelons à un dialogue constructif sur la marche à suivre. Nous nous félicitons également de la récente adoption de la résolution dirigée par le Ghana déclarant la traite transatlantique des esclaves et la réduction de l'esclavage sur la base de la race des Africains comme la plus grave crise contre l'humanité. Pour conclure, M. le Président, permettez-moi d'exprimer l'appui du Guyana à la déclaration politique approuvée aujourd'hui. Nous nous attendons à ce que se produise, promeuve plus avant la compréhension collective et l'action afin de mettre en oeuvre la déclaration et le programme d'action de Durban. Je vous remercie. GA · Président [1:59:06]: Je remercie la représentante du Ghana. La parole est maintenant aux Maldives. Maldives · Représentant [1:59:18]: Monsieur le Président, l'adoption de la Déclaration de Durban et son programme d'action représentait un succès historique dans nos efforts visant à promouvoir l'égalité, la dignité et les droits humains pour tous. 25 ans plus tard, ces principes restent tout aussi pertinents et nécessaires. Pourtant, les progrès n'ont pas été linéaires. Pour les Maldives, cet anniversaire est donc l'occasion non seulement de réaffirmer notre attachement, mais de renforcer sa mise en œuvre. Pour nous, il y a trois priorités. Premièrement, Nous devons mesurer la mise en oeuvre. Les pays doivent transformer les engagements de Durban en mesures nationales, avec des priorités clairement établies et des résultats mesurables. De meilleures données peuvent aider à détecter des modes de discrimination. L'ONU doit continuer à fournir une assistance technique et un appui pour renforcer la capacité des pays à mettre en oeuvre ces engagements. Deuxièmement, nous devons évoluer aussi rapidement que les technologies. Le racisme, l'xénophobie et la tolérance qui y est associée peuvent maintenant être rapidement amplifiés sur les plateformes numériques et grâce aux technologies émergentes, y compris l'intelligence artificielle. Les gouvernements, l'ONU et les entreprises technologiques devraient œuvrer de pair, de manière coopérative, pour relever ces défis. Troisièmement, nous devons passer de la réaction à la prévention. Prévenir la discrimination nécessite meilleure éducation et sensibilisation du public, la formation des responsables des services publics et l'aide aux victimes. Ces engagements ont peu de sens s'ils sont appliqués de manière sélective. C'est pourquoi nous estimons que ces priorités doivent être menées de manière cohérente, sans double poids de mesure. À cet égard, la situation en Palestine reste vivement préoccupante. Les Maldives condamnent donc sans ambages la poursuite de l'oppression par Israël son occupation depuis des décennies de la Palestine. Nous estimons que, pour faire face aux conséquences horribles du génocide, de l'apartheid et de la discrimination systématique, cela a été essentiel pour affronter le racisme, la xénophobie et d'autres formes d'intolérance. Continuons à incarner l'esprit de Durban avec une détermination renouvelée, davantage de coopération et dans l'action pour l'égalité, la dignité et la justice pour tous. Merci. GA · Président [2:01:59]: Je remercie le représentant des Maldives. La parole est maintenant au Liban. Lebanon · Représentant [2:02:14]: Monsieur le Président, il y a 25 ans, la communauté internationale s'est réunie à Durban, en KwaZulu-Natal, et a renouvelé une promesse commune contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et la tolérance qui y est associée. pouvait et devait être éliminé. Il y avait quelque chose de particulièrement approprié, le fait de faire cette promesse en Afrique du Sud, un pays qui avait montré au monde la possibilité de surmonter un racisme systémique profondément enraciné. Mais 25 ans plus tard, le racisme n'a clairement pas disparu. Il s'est transformé, il s'est adapté. Il revêt de nouvelles formes, a trouvé un nouveau langage, est entré dans de nouveaux espaces. Il est clair que, en tant que pays individuels, tout comme en tant que communauté de nations, nous n'avons pas suffisamment fait, car le racisme, ce n'est pas simplement un problème parmi d'autres, c'est un problème qui en infiltre d'autres et les rend encore pires. Il détermine le fait de savoir qui est persécuté et qui est protégé, qui a accès aux occasions et qui n'y a pas accès. Quelles souffrances méritent notre attention, lesquelles nous apprenons à tolérer? Pour éliminer le racisme, nous devons le reconnaître sous toutes les formes qu'il revêt. Cette reconnaissance doit commencer par un regard franc sur nos propres sociétés. Au Liban, le Parlement a lancé un plan national sur les droits humains et créé une commission indépendante des droits humains, entre autres efforts qu'il a réalisés au fil des années. La société civile est également aux avant-postes de la lutte contre la discrimination, alors que les organisations de tout le pays fournissent l'assistance juridique et humanitaire et appuient les droits des réfugiés, des personnes déplacées, des migrants et autres communautés vulnérables. Cependant, nous savons qu'il reste des défaillances et le reconnaître n'est pas un aveu d'échec. C'est le point de départ nécessaire pour réaliser des progrès lors des 25 prochaines années. Et nous devons être tout aussi prêts à reconnaître les discriminations au-delà de nos propres frontières, en particulier lorsqu'elles sont consacrées dans les lois elles-mêmes. Les experts des Nations unies disent que le nouveau régime sur la peine de mort d'Israël permet que ne soit appliquée la peine capitale que contre les Palestiniens. Ils décrivent cette mesure comme discriminatoire dans ses objectifs et ses effets. Lorsque la peine capitale n'est administrée que sur une base de discrimination, nous devons nous poser la question suivante: que faudra-t-il pour que nous tenions enfin la promesse que nous avons faite? 25 ans après Durban, peut-être que la meilleure manière de rendre hommage à son héritage, ce n'est pas de nous féliciter du chemin que nous avons parcouru, mais d'être lucide concernant tout le chemin qu'il nous reste encore à parcourir. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président [2:05:11]: Je remercie le représentant du Liban. La parole est maintenant au Timor-Leste. Micro pour l'orateur, s'il vous plaît. Timor-Leste · Représentant [2:05:29]: pour les victimes, leur responsabilité est extrêmement importante. Notre peuple a connu des périodes de souffrance qui ont précédé le rétablissement de notre indépendance. Notre trajectoire vers la réconciliation nous a enseigné qu'une paix durable nécessite la justice, l'inclusion et le respect. Ces valeurs sont garanties par notre Constitution, qui garantit l'égalité devant la loi, interdit les discriminations et interdit les organisations de nature raciste et xénophobe. avec nos obligations en matière de droits humains internationaux, ces engagements sont le socle de notre action. Mais, M. le Président, le racisme persiste quand ce sont les préjugés qui définissent les décisions, quand les institutions ignorent les exclusions, que les victimes n'ont pas de recours. Les technologies numériques peuvent aggraver cela en amplifiant la haine et les discriminations. Dans ce contexte, nous avons trois priorités. Premièrement, il faut que l'égalité se concrétise en pratique, des procédures de plainte accessibles, les séances juridiques, la coopération entre institutions publiques, les organes des droits de l'homme et de la société civile. Tout cela peut aider la population à exercer ses droits. Deuxièmement, prévenir les discriminations avant qu'elles ne s'enracinent. Les écoles doivent aider les jeunes à reconnaître les préjugés, à respecter la diversité. La formation des fonctionnaires, le dialogue avec les communautés, y compris celles qui sont directement touchées, peuvent renforcer Un traitement sur un pied d'égalité. Troisièmement, il faut faire face aux risques émergents. Les technologies numériques peuvent amplifier la haine, reproduire les discriminations. Nous devons affronter ces maux tout en préservant la liberté d'expression et l'accès aux recours. Concernant ces trois priorités, la mise en œuvre doit être réaliste et définie par les circonstances nationales. Les personnes touchées par la discrimination doivent aider à fixer les priorités et évaluer les progrès. Les partenaires internationaux peuvent appuyer ces efforts grâce à une assistance technique et au renforcement des capacités. Il faut mesurer les succès à l'aune de critères concrets, des résultats, une suppression d'obstacles à un enfant qui apprend sans humiliation, en dommages urbains, en travaillant avec la communauté, les éducateurs, les jeunes et la société civile pour que l'égalité soit une expérience du quotidien pour chacun. Je vous remercie. GA · Président [2:07:42]: Je remercie le représentant du Timor-Leste. La parole est maintenant à l'Irlande. Ireland · Représentant [2:07:53]: Monsieur le Président, les déclarations prononcées au nom de l'Union européenne nous remercient, les co-facilitateurs, pour leurs travaux préparatoires à cette réunion. Il y a 25 ans, après l'adoption de la Déclaration d'Urbane, le fléau du racisme, de la discrimination raciale et de la xénophobie et de la tolérance qui y est associée, reste une réalité vécue pour bien trop de personnes. Les principes d'égalité et de non-discrimination font partie des principes fondamentaux du droit international. Toutes les formes de racisme sont incompatibles avec les valeurs consacrées dans la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l'homme. C'est notre responsabilité partagée de lutter contre toutes les formes de racisme et de contrer toutes les formes de discrimination, d'intolérance, de violence et de persécution, y compris l'antisémitisme, l'islamophobie et la haine des chrétiens. Nous sommes vivement préoccupés par la montée de la haine, en ligne comme hors ligne, sur la base des caractéristiques de la race d'un individu, de ses croyances religieuses ou de son ascendance. Il est important d'adopter une approche qui prenne en compte les formes qui s'aggravent de discrimination. Il faut prendre en compte l'expérience des femmes et des filles, des migrants, des peuples autochtones, des personnes handicapées, des personnes LGBTIQ+. En outre, nous soulignons l'importance qu'il y a à coopérer avec le commissaire des Nations unies aux droits de l'homme pour promouvoir l'intégration systématique et la mise en oeuvre de la Déclaration de Durban et de son programme d'action dans tout le système des Nations unies. L'Irlande souhaite devenir membre du Conseil des droits de l'homme lorsqu'elle sera élue et continuer avec les procédures spéciales, mécanismes et le commissaire pour appuyer la mise en oeuvre de la Déclaration et du programme d'action de Durban. Monsieur le Président, aujourd'hui, nous devons également affronter de nouveaux défis qui évoluent, y compris la montée de la haine en ligne, de la discrimination, des technologies émergentes, y compris l'IA, doivent être développées et déployées en respectant tous les droits humains. Dans le contexte de la montée des restrictions à l'espace citoyen, l'Irlande se félicite du fait que la déclaration politique mette l'accent sur l'importance essentielle de la société civile pour promouvoir la mise en œuvre de la déclaration du programme d'action de Durban et pour renforcer le soutien du public. Nous nous félicitons de leur participation aujourd'hui. Au niveau national, et conformément au paragraphe 16 de la déclaration, l'Irlande continue à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le racisme et promouvoir les changements et la transformation, y compris grâce à notre plan d'action national contre le racisme et notre fonds d'Irlande contre le racisme. Monsieur le Président, pour conclure, le racisme et la discrimination foulent aux pieds la dignité, limitent les opportunités et mettent à mal les droits humains universels. L'Irlande reste engagée et œuvrera avec tous les partenaires pour bâtir des sociétés reposant sur l'égalité, la non-discrimination, le respect, l'inclusion et la dignité humaine pour tous. Je vous remercie. GA · Président [2:10:34]: Je remercie le représentant de l'Irlande. La parole est maintenant au Pakistan. Merci. Pakistan · Représentant [2:10:48]: M. le Président? 2001, les dirigeants du monde ont adopté la Déclaration et le Programme d'action de Durban pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie. Et la tolérance qui y est associée à l'adoption de ce document historique a réaffirmé le principe universel selon lequel tous les êtres humains ont le droit aux mêmes droits et privilèges, en ignorant les divisions artificielles du racisme. Cet anniversaire arrive alors que le racisme existe toujours, l'inégalité des relations de pouvoir dans les relations économiques, la résistance au multiculturalisme. La montée de l'extrême droite et l'occupation étrangère accentuent la discrimination contre les autres êtres humains. L'islamophobie est l'une des formes les plus insidieuses du racisme contemporain et se recoupe avec d'autres formes d'oppression. Cette intersectionnalité peut être constatée dans l'expérience des personnes de couleur qui souffrent d'islamophobie, de racisme et d'autres discriminations. Nous sommes attachés à l'égalité de tous les êtres humains, et le Pakistan fait sienne les causes de la justice, de la dignité. Le pluralisme est intégré dans la Constitution du Pakistan et ses valeurs. Nous avons mené des mesures pour mettre en œuvre les recommandations de la Déclaration d'Urbain pour garantir l'égalité des chances et l'autonomisation de tous les citoyens pakistanais. pour réaffirmer notre rejet de l'esclavage et du racisme. Nous avons également appuyé la résolution de la Déclaration sur la traite des Africains et la réduction de l'esclavage contre les crimes les plus graves contre l'humanité, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en mars 2026. Je voudrais répéter que le Pakistan continuera à s'efforcer de transformer la vision de Durban en réalité concrète pour transformer la planète en un oasis de paix, de liberté Je vous remercie. Chair [2:12:56]: Je remercie le représentant du Pakistan. La parole est maintenant au Sénégal. Senegal · Représentant [2:13:09]: Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord de m'associer à la déclaration du groupe africain ainsi qu'à celle du groupe des 77 et de la Chine. 21 ans après Durban, nous sommes réunis non seulement pour commémorer un engagement historique, mais surtout pour réaffirmer une responsabilité collective, éradiquer le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. La Déclaration et le Programme d'action de Durban demeurent notre référence commune. Ils nous rappellent que la lutte contre le racisme exige de s'attaquer à ses causes profondes, aux discriminations structurelles et aux inégalités qui continuent de marquer nos sociétés. Or, 25 ans après leur adoption, le constat demeure préoccupant. Le racisme et la discrimination persistent sous des formes anciennes comme nouvelles: profilage racial, discours de haine, xénophobie, mais aussi discrimination qui se manifeste dans les espaces numériques à travers certaines technologies. Notre réponse doit être à la hauteur de cet enjeu: passer des engagements à l'action. Monsieur le Président, pour le Sénégal, la mise en œuvre de Debun implique aussi de regarder notre histoire en face. Cette histoire a un lieu, Gorée. La Gorée porte la mémoire de la traite transatlantique et nous rappelle une vérité essentielle. Derrière les tragédies de l'histoire, il y a des vies, des familles, des communautés dont la dignité a été profondément bafouée. Cette mémoire ne doit pas nous enfermer dans le passé. Elle doit nous engager, au contraire, pour l'avenir. C'est pourquoi le Sénégal attache également de l'importance à la restitution du patrimoine culturel aux mesures de justice réparatrice. non comme une fin en soi, mais comme une contribution à la reconnaissance des injustices historiques, à la restauration de la dignité et à la construction de relations plus équitables entre les peuples. 25 ans après Durban, notre défi reste plus que jamais de faire de nos engagements une réalité. Gardons la mémoire, défendons l'égalité, préservons la dignité. Je vous remercie. Chair [2:15:21]: Je remercie le représentant du Sénégal. La parole est maintenant au Saint-Siège. Holy See · Représentant [2:15:36]: Monsieur le Président, ma délégation se félicite de l'organisation de cette réunion de haut niveau visant à commémorer le 25e anniversaire de la Déclaration du Programme d'action de Durban, le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et la tolérance qui y est associée. Malheureusement, on n'a pas connu d'amélioration. Au contraire, la situation s'est dégradée alors que le déplacement des personnes a continué à augmenter et que le mélange des cultures et que la multiethnicité sont devenus des faits sociaux. La dignité conférée par Dieu à la personne humaine est essentielle pour établir une véritable communauté internationale où le bien commun universel peut être réalisé. Malgré les aspirations, l'unité de la famille humaine n'est pas encore devenu réalité en raison des idéologies matérialistes et nationalistes qui contredisent les valeurs de la personne humaine. En particulier, toute théorie ou toute forme de racisme ou de discrimination raciale est moralement inacceptable. En outre, en cette période, la justice sociale doit également faire face à l'environnement défini par les technologies numériques avec les nouvelles formes d'exclusion, de préjugés, de discrimination. Dans cet âge numérique, donc, un ordre social juste doit mettre l'utilisation des données d'hectologie la supervision du grand public, la dignité des personnes humaines, le bien commun doivent être les principes directeurs. M. le Président, la Déclaration de Durban reconnaît, à juste titre, avec une vive préoccupation, l'intolérance contre les communautés religieuses et l'émergence d'actes hostiles et de violences contre elles en raison de leurs croyances religieuses. La délégation du Saint-Siège se félicite du fait que cette déclaration politique reconnaît de manière explicite de tels cas, y compris des actes de christianophobie, outre des actes d'islamophobie et d'antisémitisme. Dans les années qui nous attendent, il faut que le soutien politique international soit plus que simplement une formule. Il faut la mobilisation de la volonté politique et la participation active de la société civile, y compris des dirigeants religieux. Tout ça peut jouer un rôle unique pour promouvoir la coopération et les contacts entre les divers groupes raciaux. Je vous remercie, M. le Président. Chair [2:18:09]: Je remercie le représentant du Saint-Siège. La parole est maintenant à la Ligue arabe. LAS · Représentant [2:18:21]: Merci, Monsieur le Président. Excellences, Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom de la Ligue des États arabes à cette réunion de haut niveau. 25 ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, un écart important subsiste entre les engagements déclarés et la réalité vécue par les victimes, à l'aune du racisme, des stéréotypes et stigmates, du discours de haine et de la discrimination contre les migrants, les réfugiés, les minorités religieuses et ethniques, y compris le phénomène de l'islamophobie. L'une des manifestations les plus flagrantes de cet écart est la situation du peuple palestinien qui fait face non seulement à l'occupation, à la colonisation et aux déplacements forcés, mais également à des pratiques politiques racistes systématiques de la part d'Israël, sans compter un discours qui porte atteinte à la dignité de ce peuple et nie tous ses droits inaliénables. Partant, la fin de l'occupation et des pratiques précitées, ainsi que la reddition de comptes et le respect du droit international constituent les conditions sine qua non pour parvenir à la justice et à l'égalité. Nous réaffirmons que la mise en œuvre efficace de la Déclaration et du Programme d'action de Durban appelle une volonté politique sincère ainsi que des législations nationales intégrales pour lutter contre la discrimination. De plus, nous avons besoin d'institutions indépendantes capables de mener à bien la reddition de comptes. Il est également nécessaire d'investir dans l'éducation, la sensibilisation et la lutte contre le stéréotype. Une mise en œuvre efficace exige également de remédier aux séquelles durables de l'esclavage et de la colonisation qui ont engendré la pauvreté et la marginalisation. Notre approche, en ce sens, doit s'appuyer sur la justice et le respect de la dignité des victimes. Les jeunes, et notamment ceux qui appartiennent aux communautés affectées, ne sont pas seulement les bénéficiaires de telles politiques, ils sont des partenaires dans la mise en œuvre et l'évaluation de ces dernières. La stratégie arabe pour les jeunes, la paix et la sécurité pour la période 2023-2028 constitue le cadre régional afin de renforcer la participation des jeunes à la prise de décision et notamment afin de les intégrer dans les décisions politiques, sociales et celles liées à l'espace numérique. La participation sûre et significative durable de ces jeunes dans la vie publique est particulièrement importante. Les progrès rapides en matière d'intelligence artificielle nous imposent de nouvelles responsabilités. En effet, cette technologie peut contribuer à la diffusion des connaissances et de la tolérance, mais elle peut également, en l'absence de garanties appropriées, répliquer les biais et la discrimination, ce qui a un impact grave sur les droits humains. En guise de conclusion, nous accueillons favorablement le projet de déclaration politique qui nous a été présenté, et ce, afin de préserver la déclaration et le programme d'action en tant que cadre de référence. Et enfin, nous remercions la République d'Afrique du Sud qui a accueilli cette conférence en premier lieu. Merci. Chair [2:21:24]: Merci, Lady Garab. La parole est maintenant à l'Agence intergouvernementale panafricaine pour l'eau et l'assainissement. Donc il s'agit bien de l'Agence internationale panafricaine pour l'eau et l'assainissement pour l'Afrique. Speaker 76 [2:21:55]: Je vous remercie d'avoir organisé cette réunion pour commémorer le 25e anniversaire de la Déclaration du programme d'action de Durban. La Déclaration de Durban reconnaît que l'héritage de l'esclavage, de la traite des esclaves et du colonialisme continue à déterminer les inégalités aujourd'hui. Plus d'endroits le montrent plus clairement que plus de domaines que l'accès à l'eau salubre et l'assainissement. Aujourd'hui, 2,1 milliards de personnes n'ont toujours pas d'eau potable salubre et 3,4 milliards de personnes n'ont pas d'assainissement. Les personnes dans les PMA ont deux fois plus de chances de ne pas avoir accès aux services de base. Ces lacunes ne doivent rien au hasard. Trop souvent, les communautés qui n'ont pas d'eau salubre et de toilettes sont les mêmes communautés la Déclaration d'Urban visait à protéger les Africains, les personnes d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les migrants, les réfugiés et les membres des minorités. Alors, les femmes et les filles sont celles qui s'offrent du plus lourd fardeau. Elles passent des années, des heures dans les corvées d'eau plutôt que d'apprendre, de travailler ou d'être des leaders. La discrimination concernant l'eau. l'assainissement se dissimule souvent dans les données que nous ne recueillons pas, les cartes que nous ne traçons pas, les budgets que nous n'affectons pas. Voilà pourquoi notre mission promeut des solutions scientifiques reposant sur trois engagements. Premièrement, il faut mesurer ce qui importe. Deuxièmement, il faut investir là où les besoins sont les plus importants. Et troisièmement, il faut mettre au cœur les communautés touchées. La science doit être définie avec les personnes au service desquelles elle est. Grâce à notre initiative WaterHer, les femmes et les jeunes des communautés locales aident à concevoir, diriger et à suivre l'application des solutions pour l'eau. Monsieur le Président, en 2010, l'Assemblée a reconnu le droit humain à une eau potable salubre et à l'assainissement. 25 ans après Durban, nous devons faire en sorte que ce droit ne soit jamais rationné en fonction de la race, de l'origine ou du genre. Notre mission réaffirme son attachement à la mise en œuvre pleine et entière de la déclaration du programme d'action de Durban. Nous sommes prêts à œuvrer avec les États membres, le système des Nations unies et la société civile pour que l'eau et l'assainissement ouvrent la voie à l'égalité, à la dignité, à la justice pour tous. Je vous remercie. Chair [2:24:26]: Nous avons entendu le dernier orateur pour le débat général de la réunion de haut niveau. Permettez-moi de remercier tous les participants pour leur très précieuse réflexion et leur contribution aux délibérations d'aujourd'hui. La réunion de haut niveau de l'Assemblée générale pour la célébration du 25e anniversaire de l'adoption de la Déclaration du Programme d'action de Durban est maintenant achevée. La séance est levée.