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Je suis. Bonjour, Excellence, Mesdames et Messieurs, chers collègues, chers amis, chères amies. Je vous souhaite la bienvenue à cette manifestation spéciale du Secrétaire général sur le climat. Je suis Secrétaire général adjointe pour les communications mondiales, Melissa Fleming, et c'est pour moi un honneur d'animer cette manifestation cruciale. Nous allons, avant toute chose, entendre des observations du Secrétaire général, Antonio Guterres. Merci au secrétaire général. Vous avez la parole.
Excellences, chers amis, je remercie la Turquie et l'Australie de leurs efforts en amont de la COP31. Je tiens aussi à remercier les dirigeantes et dirigeants et les pays réunis ici aujourd'hui. Excellences, Le monde réclame avec force des mesures de justice climatique dans les domaines de l'atténuation, de l'adaptation et du financement. Nous devons répondre à cet appel par des actes, et il n'y a pas une seconde à perdre. Un super El Niño amplifie considérablement les effets des changements climatiques, et les scientifiques nous avertissent que le monde se dirige vers un dépassement du seuil des 1,5 degrés. Nous devons faire en sorte que ce dépassement soit aussi faible et bref que possible. Pourtant, les émissions continuent d'augmenter alors qu'elles devraient chuter drastiquement, et l'expansion des combustibles fossiles se poursuit, au mépris de la science, de l'économie et du bon sens. Nous avons vu à quel point la dépendance à l'égard des combustibles fossiles faisait des ravages, entraînant une hausse des coûts, grévant les budgets et mettant les ménages à rude épreuve. Elle laisse aussi les pays à la merci des conflits et de décisions prises bien au-delà de leurs frontières. Dans le même temps, les entreprises du secteur engrangent des bénéfices exceptionnels alors que les citoyens et citoyennes ordinaires en paient le prix. Continuer à miser sur le pétrole et le gaz ne fera que nous enfermer dans une situation de vulnérabilité pendant des décennies. Heureusement, il existe une porte de sortie, car si la crise s'accélère, les solutions aussi. Presque partout, les énergies renouvelables sont la source d'électricité nouvelle la moins chère, la plus rapide à mettre en place et la plus sûre. L'énergie propre n'est plus une solution alternative. Son essor est désormais irrésistible. Excellence. Dans cette salle sont réunis de grandes économies et des pays qui sont en première ligne face au changement climatique, des producteurs et des consommateurs d'énergie. Leur situation diffère, bien sûr, mais ils et elles ont un intérêt commun: assurer une transition plus rapide et plus équitable, garantir la sécurité et l'indépendance énergétique, et protéger les populations et leurs moyens de subsistance. En cette période de profondes divisions géopolitiques, vous pouvez prouver que la coopération porte ses fruits en agissant sur quatre fronts. Premièrement, nous devons passer à la vitesse supérieure. Même s'ils étaient intégralement mis en œuvre, les plans nationaux de lutte contre les changements climatiques nous placeraient sur une trajectoire de réchauffement dépassant les 2 degrés. Nous devons combler cet écart au cours de la présente décennie en triplant les capacités en matière d'énergies renouvelables, en doublant l'efficacité énergétique, en électrifiant les économies, en réduisant drastiquement les émissions de méthane, en mettant un terme à la déforestation, en accélérant l'abandon des combustibles fossiles. Je demande à tous les pays d'élaborer des feuilles de route crédibles, assorties d'échéances claires, pour s'affranchir progressivement des énergies fossiles. Les pays du G20, qui sont responsables de 80 % des émissions mondiales, doivent être à la manœuvre. Le principe de responsabilité commune mais différenciée doit être appliqué. Mais tous les pays doivent se montrer plus ambitieux. La forte hausse de la demande d'électricité, alimentée notamment par l'intelligence artificielle, doit être compensée par une expansion tout aussi rapide des énergies renouvelables, des réseaux électriques et des solutions de stockage. Deuxièmement, nous devons assurer une transition équitable. Nous devons bâtir une transition juste avec les travailleurs et travailleuses et les populations touchées en créant des emplois décents et en renforçant la protection sociale. Les pays en développement doivent en définir les contours et en partager les bénéfices, à commencer par l'accès à l'énergie propre pour les centaines de millions de personnes qui vivent encore sans électricité, pour la plupart en Afrique.
Excellence. Troisièmement, nous devons financer la transformation. Le système financier doit cesser de punir la vulnérabilité pour récompenser enfin l'action climatique. Concrètement, mobiliser au moins 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement, les pays développés en tête, et porter le financement climatique à 1 300 milliards de dollars par an d'ici à 2035. Reconstituer les ressources du Fonds vert pour le climat et du Fonds pour les pertes et préjudices à la hauteur des besoins. Il faut être sincère, les montants disponibles dans le Fonds pour les pertes et les préjudices sont complètement ridicules. Faire payer les pollueurs, alléger le fardeau de la dette qui étouffe l'investissement, notamment en suspendant les remboursements lorsque frappe une catastrophe. Réformer l'architecture financière internationale pour donner aux pays en développement une voix plus forte et une place plus grande. Rendre des banques multilatérales de développement plus grandes, plus audacieuses et plus efficaces. Et tirer davantage de chaque centime public grâce à des garanties et à d'autres instruments de partage des risques qui abaissent le coût du capital et permettent de mobiliser massivement le capital privé. Quatrièmement, nous devons protéger les populations du chaos climatique. Sans adaptation, les sécheresses deviennent des crises alimentaires, les tempêtes des crises de la dette et les canicules des hécatombes. C'est pourquoi nous devons tripler le financement de l'adaptation, inscrire la résilience dans chaque politique, chaque budget, chaque décision d'infrastructure et faire en sorte que, d'ici à 2027, chaque personne sur Terre soit protégée par un système d'alerte précoce. Sur ces quatre fronts, nous devons préserver les fondements de l'action climatique. Défendre la science et la vérité, défendre le droit, comme la Cour internationale de justice l'a confirmé, protéger le climat, c'est une obligation. Et défendre la coopération, car aucun pays ne peut à lui seul décarboner l'économie mondiale ni se mettre à l'abri du chaos climatique.
Excellences, l'ONU jouera son rôle. Aujourd'hui, nous inaugurons avec nos partenaires une plateforme commune sur les réseaux électriques. Elle aidera les pays à bâtir des artères d'un monde alimenté par des énergies propres. La prochaine phase du groupe d'experts spécial sur les minerais essentiels à la transition énergétique accompagnera six pays en développement afin que leur richesse minérale devienne un moteur de développement local, avec une valeur ajoutée qui reste sur place. Depuis 2022, nous avons mobilisé pas moins de 2 milliards de dollars pour l'alerte précoce. Plus de 160 pays ont ainsi bénéficié d'un soutien direct pour renforcer leur système. Excellence. Il faut accélérer l'action étant donné que la crise s'accélère. Il faut que, face aux impacts plus forts, il y ait plus de protection. Je vous demande donc, tenez vos engagements, puis dépassez ces engagements. Nous sommes la première génération à avoir les moyens de mettre fin à l'ère des combustibles fossiles. et la dernière à pouvoir encore éviter la catastrophe climatique. Faisons-en bon usage, je vous remercie.
Je remercie le Secrétaire général de ce discours très fort qui plante le décor et qui vous demande d'agir et d'aller au-delà de vos promesses même. J'ai le plaisir d'inviter Son Excellence Anthony Albanese, Premier ministre de l'Australie, afin qu'il prenne la parole à la tribune.
Merci beaucoup au Secrétaire général. Chers collègues, nous nous réunissons alors que les records de température tombent, des communautés subissent des vagues de chaleur, des canicules, des feux de forêt en cet été très dur. Nous connaissons bien en Australie ces phénomènes climatiques extrêmes. Et alors que l'autochthone, L'été approche, il se pourrait que les records tombent à cause du phénomène Super El Nino avec des feux de forêt, des inondations, des cyclones, des tempêtes. Les dangers sont partout autour de nous. Ce mois-ci, je me suis rendu aux Palaos, dans le nord-ouest du Pacifique, une région magnifique, lors du Forum des îles du Pacifique. On peut voir sur place que les eaux avancent, mettant en péril l'économie, et ce dans de nombreuses régions du monde. Agir, ce n'est plus une option désormais. Pour l'Australie, comme pour tout le monde d'ailleurs, l'action commence à domicile. L'année dernière, je me suis présenté devant vous et j'ai présenté la contribution déterminée au plan national de l'Australie avec une réduction des émissions de entre 62 et 70 % à l'horizon 2035. La transition énergétique rend cette cible atteignable et cette transition est en cours. L'été dernier, lors du trimestre le plus chaud jamais vécu, avec la quantité énergétique la plus dépensée, en décembre, la proportion des renouvelables a augmenté. Une proportion qui continue à augmenter puisque de plus en plus de projets cette année, bien évidemment, nous allons redoubler d'efforts. Nous avons dirigé les négociations avec la Turquie à la COP31. L'Australie est fière de soutenir Tuvalu, qui va accueillir le sommet d'avant la COP dans le Pacifique dans quelques semaines. L'année dernière, avec d'autres nations du Pacifique, nous avons établi la toute première Initiative de financement dirigée par les pays du Pacifique. En outre, nous avons bénéficié de 100 milliards de dollars pour arriver à une mise en recouvrement de 1,5 milliard de dollars. Nous appelons tous les pays à verser des contributions pour aider tous les efforts consentis en matière climatique. Dans les faits, les pays qui sont les moins responsables de l'augmentation des émissions et du changement des températures, comme notre famille des îles du Pacifique, sont les pays qui sont toujours les plus frappés par les changements climatiques. Un pays comme les Kiribati et Tuvalu se trouvent dans des situations de menace existentielle, par exemple. Dès lors, nous devons agir et nous devons agir sans plus attendre. L'Australie souhaite obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2021-2030. Et si nous étions élus, nous voudrions parler davantage de la question de la sécurité climatique dans la région du Pacifique, mais aussi, de façon plus générale, partout. car nous connaissons les coûts potentiels d'une action, des coûts bien trop élevés. Nous savons aussi qu'il existe des possibilités, comme le Secrétaire général l'a très bien dit. Bien sûr, il faut adopter de bonnes politiques environnementales, mais il faut aussi adopter de bonnes politiques économiques. Et, à vrai dire, sur le plan macroéconomique, il est bon d'opérer une transition vers une révolution verte aux énergies propres. Cela fait la différence pour nos populations. Et en guise de conclusion, voici mon message. Il faut s'assurer que nos communautés, que nos populations, rallient notre combat dans cette quête. Et parmi les grandes initiatives que nous avons lancées il y a un an, nous avons réussi à prouver que Grâce à notre travail, nous avons réussi à obtenir la plus grande couverture de panneaux photovoltaïques par personne au monde. Des centaines de milliers d'Australiens ont obtenu des subventions pour stocker de l'énergie excédentaire pour que cette énergie soit disponible au moment voulu. Et nous nous sommes rendu compte que cette cible des 100 000 avait été atteinte. Mais nous sommes allés bien plus loin, 540 000 foyers ont rejoint cette initiative et dès lors, si les bonnes politiques sont adoptées, les populations participeront à ces initiatives. Nos populations en tireront profit aussi. Car ces gens qui stockent de l'énergie depuis leur toit se détendent du réseau, ce qui permet de réduire les factures énergétiques à zéro, ce qui permet aussi d'alléger les pressions sur le réseau électrique pour toute la population. Et donc, il est possible de relever ce défi. Il faut bien évidemment présenter les arguments économiques pour que, en outre, nous atteignons les objectifs environnementaux pour que l'air soit plus propre. Tout cela accompagnera la transition que nous pouvons opérer, que nous devrons opérer pour protéger notre vie à toutes et à tous. Je vous remercie.
Je remercie le Premier ministre, M. Albanese. J'ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à Michael Bloomberg, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies sur l'ambition climatique et les solutions climatiques, et créateur de la société philanthropique Bloomberg.
Bonjour à toutes et à tous. Je remercie les intervenants et intervenantes de cet après-midi, les nombreux chefs d'État, de gouvernement, Et puisque vous êtes là, n'hésitez pas à injecter des fonds, c'est toujours bien. Merci au secrétaire général de nous avoir rassemblés et d'être une figure de proue du climat. Il a débuté son mandat moins de deux mois après l'entrée en vigueur de l'accord de Paris et donc on peut dire qu'il n'a pas eu beaucoup de temps pour retrouver ses marques. Et il faut lui rendre ce qui lui appartient-il n'a pas perdu un instant. Ces dix dernières années, le monde n'a pas connu de plus grand défenseur de l'action. Les progrès n'ont pas toujours été aussi rapides que nécessaire, mais le monde s'approche de jalons, dépasse certains jalons qui auraient été impensables il y a quelques années. L'année dernière, plus de 90 % des installations énergétiques du monde étaient vertes. 90 %, notamment issus des États-Unis, en dépit des efforts fédéraux pour promouvoir les énergies fossiles. Les énergies ont eu plus d'énergie solaire que du charbon pour la toute première fois. Chaque mesure que nous avons prise permet de sauver des vies en épurant l'air. La raison de tout cela est simple, les coûts d'énergie diminuent. Le stockage s'améliore. L'éolien, ça a plus de sens sur le plan économique que les énergies fossiles pour les communautés, pour les entreprises comme Bloomberg aussi, par exemple. De plus en plus d'États savent que l'énergie propre est indispensable à la sécurité et à la stabilité économique au plan national. Dans le même temps, bien sûr, il n'y a pas suffisamment de financements climatiques pour le développement, mais le volume a plus de doublé par rapport au moment de l'entrée en vigueur de l'accord de Paris. De plus en plus, de personnes sont protégées par des systèmes d'avertissement précoce, soutenus par les secrétaires généraux, ce qui peut faire la différence entre la vie et la mort. Nous le savons toutes et tous, ce n'est pas suffisant. Tous les jours, on entend des preuves qui témoignent des dommages accrus des changements climatiques. Un glacier, il y a quelques semaines, a tué plus de 30 000 personnes avec des glissements de terrain au Népal. Et des milliers de personnes manquent toujours à l'appel. Des chaleurs extrêmes ont causé des milliers de morts en Europe cet été et aux États-Unis et au Canada aussi. Des feux de forêt ont fait que plus de 120 millions de personnes devaient respirer de l'air toxique. Et la liste des catastrophes s'allonge et s'allonge. Et où que vous soyez, aucune zone n'est épargnée par les changements climatiques. Les pays ont besoin de plus d'investissements, de plus de mesures résilientes qui protègent les populations et de réseaux modernes bien connectés qui permettront de soutenir l'installation des mesures d'énergie verte. Et pour ce faire, il faudra davantage de collaboration et une collaboration qui a déjà permis des progrès au fil des décennies, une collaboration entre les entreprises, les milieux philanthropiques, les dirigeants communautaires et les gouvernements. Ce genre de partenariat sous-tend toutes les initiatives de Bloomberg et de nos entreprises pour que le monde se départisse du charbon, opte pour l'énergie verte, protège les océans, détecte les fuites de méthane, aide les villes à prendre des mesures audacieuses et débloque davantage de financements privés pour les mesures climatiques. Ensemble, en travaillant à l'unisson, nous pouvons faire des progrès dans tous ces secteurs. Et la COP31, lors de la COP31 et après, je vous remercie de votre travail, de votre engagement. Merci d'avoir pris le temps de nous rejoindre cet après-midi, Monsieur le Secrétaire général. Nous vous souhaitons.
Le meilleur?
Merci beaucoup de votre travail et de votre soutien. Nous allons maintenant regarder une petite vidéo de cadrage scientifique pendant que nous attendons Monsieur Erdoğan.
We just lived through the hottest July and August on record. Global sea surface temperatures are at record high, and the worst is yet to come. Subsurface ocean temperatures are also exceptionally high. There is a huge pool of very warm ocean waters that will fuel the intensity of a very strong El Nino, maybe stronger than anything we've seen since our monitoring began. El Nino is expected to peak towards the end of 2026, but its impacts will be felt long after that, including on global temperatures. 2024 was the warmest year on record because of El Nino. We now expect that record to be broken. So science is now clear, we will inevitably breach the 1.5 degrees Celsius limit moving into overshoot, but science is also clear that unfortunately, when we do that.
Remains the goal. That doesn't change at all. But now we have to approach it differently. And we kind of have to come at it from above. And if we do this, well, then we can get on a overshoot peak and decline pathway. And that means keeping peak warming as low as possible, keeping the peak as short as possible, and then working back temperatures back down as quickly as possible. The future will bring many unknowns, but we know that the decisions we take now will determine if we have a chance of returning to 1.5 or below, because every fraction of a degree avoided, every year by which overshoot is shortened, and every adaptation action taken will save lives, will protect ecosystems, and reduce economic losses.
J'invite maintenant Son Excellence, M. Recep Tayyip Erdoğan, président de la République de Turquie, à prendre la parole à la tribune.
Monsieur le Secrétaire général, Excellence, Mesdames et Messieurs les chefs d'État et de gouvernement, je vous salue toutes et tous très chaleureusement. Je tiens à remercier le Secrétaire général de nous avoir rassemblés ici aujourd'hui pour nous pencher sur les questions de l'action climatique et de la transition juste. Comme vous vous en souvenez probablement, l'année dernière, ici même, j'ai affirmé que la Turquie souhaitait assurer la présidence de la COP31. Cette année, nous accueillons la COP31 dans la province d'Antalya, du 9 au 20 novembre. Nous œuvrons afin que cette conférence, que cet événement permette de mettre en œuvre les engagements que nous avons pris. Avec l'Australie, nous conduisons les préparatifs afin de répondre aux attentes de différentes régions et de leur donner une visibilité. La pré-COP qui se tiendra à Fidji et le rassemblement des dirigeantes et dirigeants à Tuvalu permettront de faire en sorte que les voix des pays du Pacifique soient entendues, mesdames et messieurs les participants. Au cours des 11 dernières années, nous avons connu la période la plus chaude jamais enregistrée, les inondations dévastatrices au Népal ont démontré de manière douloureuse que nous n'avons plus de temps à perdre. Et aujourd'hui, au nom de mon pays, Je tiens à nouveau à adresser mes sincères condoléances et mes vœux de prompt rétablissement au peuple népalais. Comme vous le savez, lors de la première décennie de l'accord de Paris, nous avons fixé des objectifs communs. L'année dernière, à Belém, nous avons pris des décisions importantes afin de garantir la réussite de la deuxième décennie. et nous devons réaliser beaucoup plus à Antalya. Nous devons faire en sorte que les ambitions correspondent mieux aux capacités. Il faut que les cibles correspondent mieux à la mise en œuvre. Nous avons bâti notre vision pour la COP31 autour du concept de la mise en œuvre. Nous avons notamment fixé de nouvelles cibles à l'horizon 2035 dans des domaines prioritaires tels que l'électrification ou le zéro déchet. Et nous espérons que vous nous soutiendrez fermement dans ces objectifs. Chers amis, toute proposition qui ne met pas en adéquation nos objectifs climatiques avec les réalités sociales et économiques sont voués à l'échec. Les mesures visant à renforcer les pays doivent être adaptées à leur propre contexte, leurs capacités et leurs priorités de développement qui leur sont propres. Alors que l'inégalité dans l'accès au financement et aux technologies persiste, il n'est pas réaliste d'attendre de tous les pays qu'ils avancent tous au même rythme. Plus il y a une correspondance entre les objectifs climatiques, le développement et la prospérité, plus on peut opérer une transition juste. et durable. Et donc je souhaite plein succès à notre rassemblement. Je vous salue et j'espère vous retrouver à nouveau à Antalya. Je suis.
Merci au président Erdoğan. J'invite maintenant notre premier groupe de dirigeantes et de dirigeants. Madame Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui représente l'Union européenne. Son Excellence, monsieur Surangel D. Whipps, président de la République du Palaos, président de la Osis. et du Forum des îles du Pacifique ainsi que madame Mia Amor Motley, première ministre de la Barbade et présidente du Forum de la vulnérabilité climatique. Veuillez prendre place à la tribune. Je vais commencer par Madame von der Leyen. L'Union européenne a clairement reconnu que la transition et la sortie des combustibles fossiles et que la sécurité énergétique vont de pair. Quelles mesures sont prises par l'Union européenne pour accélérer la transition énergétique et comment prévoyez-vous de travailler avec d'autres acteurs pour l'opérer au plan mondial? Merci.
Je remercie Monsieur Erdoğan, le Premier ministre albanais. C'est un plaisir que de revenir à l'ONU pour parler des politiques climatiques et énergétiques. Cet été a été un moment de vérité. Les mois récents, comme les scientifiques l'ont dit, ont été les plus chauds jamais enregistrés, mais peut-être les plus frais des années à venir. Le changement climatique pourrait faire doubler la moyenne mondiale et l'Europe C'est bien que la sécurité énergétique est essentielle. C'est l'objet de votre question. J'aimerais vous dire ce que nous avons fait. Nous avons connu la douleur de la dépendance énergétique pour la première fois lorsqu'en 2022, la Russie a attaqué l'Ukraine. Nous avions une dépendance de 40 %. vis-à-vis de la Russie. Nos approvisionnements ont été coupés, mais nous avons lutté. Nos approvisionnements sont diversifiés. Aujourd'hui, en 2027, nous n'aurons plus de gaz russe sur l'ensemble du territoire de l'Union européenne. Nous avons investi massivement dans nos énergies produites sur notre territoire, l'éolien et le nucléaire. Ensuite, il y a eu la fermeture du détroit d'Ormuz. Nous avons compris que nous devions faire baisser notre dépendance générale vis-à-vis de combustibles fossiles.
Comme vous le savez, l'Union européenne ne produit aucun combustible fossile et donc ces combustibles importés et cette dépendance ont créé un vrai dilemme. Je vais vous donner un chiffre qui va vous donner une idée de cette dépendance. Depuis le début du blocage du détroit d'Ormuz, les combustibles fossiles importés nous coûtent 90 milliards de dollars supplémentaires pour exactement les mêmes volumes d'énergie. Mais nous avons des atouts. L'électricité produite en Europe à partir de sources renouvelables et nucléaires locales. Cette électricité propre nous fournit de la sécurité énergétique, de l'indépendance et elle est abordable. Aujourd'hui, les énergies renouvelables représentent les sources d'énergie qui se développe le plus vite. 70 % de l'électricité provient déjà d'énergie propre en Europe, mais il faut en faire davantage. Et c'est mon deuxième argument aujourd'hui. Ces sources d'énergie propre doivent être mieux intégrées dans nos systèmes énergétiques. Pour l'instant, d'immenses volumes d'électricité propre ne sont pas utilisés, voire sont gaspillés. Je vais vous donner un exemple. L'année dernière, dans l'Union européenne, nous avons installé plus de 80 gigawatts de capacité installée, mais il y a énormément de volumes de capacité qui attendent d'être connectés. C'est du gaspillage et donc nous devons améliorer le stockage, la souplesse et accélérer le raccordement au réseau. Nous voulons faire doubler nos capacités d'ici 2050. Nous importons 260 milliards de dollars par an et nous voulons que ces montants soient investis dans la transition énergétique. Nous voulons devenir plus indépendants. Et pour terminer, j'aimerais vous dire que ce que nous faisons dans l'Union européenne peut être reproduit à l'échelle mondiale. Nous représentons 6 % des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, mais nous nous réchauffons deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Et bien sûr, dans l'Union européenne, c'est un argument qui montre notre engagement sur la scène internationale. Et nous avons besoin d'investissements et donc nous défendons le système de d'échange d'émissions, la tarification du carbone. Nous devons faire tripler la part des renouvelables d'ici 2030. L'année dernière, nous avons lancé une campagne aux côtés de l'Afrique du Sud pour accroître la part du renouvelable en Afrique. Donc nous devons investir. Nous avons un programme d'investissement de 300 milliards d'euros pour la transition verte. Il y a 60 milliards d'euros qui sont déjà investis dans l'énergie et le climat, et 120 milliards investis dans d'autres domaines. Donc nous sommes à un tournant, c'est vrai, mais vous pouvez compter sur l'Europe. Merci infiniment.
Merci. À vous, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Je vais maintenant donner la parole à Monsieur Weips, président de la République du Palaos, entrant que président de l'AOSIS et du Forum des îles du Pacifique. Vous représentez des pays qui sont en première ligne de la crise climatique, mais vous avez également un rôle de chef de file. Quel peut être le rôle des petits États insulaires développement et qu'est-ce que vous attendez de la communauté internationale.
Merci beaucoup, Madame Fleming, Monsieur Erdoğan, chers collègues. Cet été, j'étais à Londres. C'était la semaine de l'action climatique de Londres. Et si vous ne croyez pas au changement climatique, je peux vous dire On a des preuves qu'il faisait chaud, les bâtiments n'étaient pas conçus pour cela, le Secrétaire général était là et peut en témoigner. Pour nous qui vivons dans les îles, nous défendons toujours l'idée suivante: c'est un phénomène qui touche nos vies, qui affecte nos vies tous les jours. Et comme vous le disiez, chaque petite fraction de degré d'augmentation a son importance. Nous nous en tenons à une augmentation de 1,5 degré. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour réduire les émissions et ce n'est pas un objectif abstrait. Nous y travaillons d'arrache-pied. Je remercie l'Union européenne d'être à la manœuvre également. Deuxièmement, la communauté internationale doit changer les modes de mobilisation de financement de l'action climatique, les technologies, les capacités sont très importantes et font un soutien. Les ressources doivent arriver aux communautés en intégralité, rapidement, en évitant les couches de bureaucratie et en évitant un fardeau de la dette excessif. Ensuite, nous avons besoin d'investissements pérennes et d'expertise régionale. Il faut davantage de systèmes de données au niveau régional et plus robustes. Et il faut développer les compétences. Cela aidera les PEID à mettre au point des projets qui peuvent être financés et à renforcer les capacités des institutions à conserver l'expertise dans nos communautés. Quatrièmement, nous devons reconnaître le lien océan-climat qui doit jouer un rôle essentiel dans nos cadres d'action climatique. Cela ne doit pas être une arrière-pensée. Pour les îles, les écosystèmes sains sous-tendent nos moyens de subsistance, les pêches, le tourisme, la sécurité hydrique, la stabilité économique également. L'action climatique et l'action océanique doivent donc avancer de concert. Enfin, Les voix du Pacifique, des PEID, doivent être entendues et être pleinement prises en compte concernant les décisions qui touchent nos vies. La transition juste ne peut pas être conçue pour nous, elle doit être mise sur pied par nous. Les PEID ne sont pas que des pays vulnérables qui ont besoin de soutien. Nous sommes des partenaires, nous avons des solutions. C'est pourquoi j'ai cité trois types de solutions sur lesquelles nous travaillons. C'est pourquoi je vais citer ces solutions. D'abord, il faut débloquer la prospérité du Pacifique bleu. C'est un programme en faveur duquel nous sommes engagés à 100 %. C'est un programme de gestion durable des océans et de protection de 30 % des surfaces océaniques. Parce que pour nous, les océans sains vont de pair avec une planète saine. Donc nous demandons des investissements dans nos océans, la protection océanique. et pour un développement durable des océans. Deuxièmement, le mécanisme de résilience du Pacifique. C'est un mécanisme qui est mis en œuvre par le Pacifique pour aider directement les communautés qui en ont le plus besoin Le Premier ministre albanais en a parlé à l'instant. Des engagements ont été pris, mais il faut en faire beaucoup plus pour atteindre les 1,5 milliard de dollars, les 1,5 mille milliards de dollars. Et donc, notre appel est clair. Nous devons opérer une transition et l'un de nos objectifs dans le Pacifique, c'est 100% de renouvelable dans notre région. Nous pensons que c'est réalisable. Et c'est maintenant qu'il faut agir. Avec la crise du détroit d'Ormuz, on a une flambée des coûts de l'énergie. Ce n'est pas viable à ce niveau. Heureusement, pas là où 30% de notre énergie et renouvelables. Et grâce à cela, les coûts de l'énergie ont été contenus d'une certaine manière. Donc, cela concerne le climat, mais également la sécurité énergétique et économique. Nous avons besoin d'une transition, mais nous avons besoin de partenariats, d'investissements et il faut que tout le monde travaille collectivement. Nos pays sont peut-être petits, mais les modèles que nous mettons sur pied sont pertinents au plan mondial et nous sommes prêts à travailler avec tout le monde pour opérer une transition juste qui ne laisse aucun pays, aucune communauté de côté. Je vous remercie.
Merci, M. le Président. Mme la Première ministre Motley, le rôle de chef de file de votre pays a joué un rôle essentiel pour que les besoins des pays vulnérables vis-à-vis du climat restent au cœur des programmes de financement internationaux. Qu'est-ce qui est le plus urgent? Qu'est-ce qu'il faut changer le plus rapidement pour lutter contre l'endettement, pour faire baisser le coût du capital et débloquer des financements à l'échelle nécessaire et voir comment certaines solutions innovantes sont avancées par le CVF V20 pour avoir de vrais investissements dans la résilience et la transition énergétique.
Merci beaucoup, madame Fleming. Mesdames et messieurs, très franchement, les besoins sont les mêmes que ceux que nous évoquons année après année. Le monde reconnaît qu'il nous faut environ 1 300 milliards de dollars d'ici 2035 pour les pays en développement, les pays. Et on est à 490 milliards de dollars par an pour les pays du V20. Et c'est atteignable. Mais aujourd'hui, nous sommes préoccupés par l'absence de marge de manoeuvre budgétaire. Cela fait cinq ans que nous avons lancé l'initiative de Bridgestone. Il y a eu des prêts de long terme pour les pays vulnérables du point de vue du climat, avec un moratoire de deux ans et demi. Nous avons eu également une utilisation des mécanisme d'échange de dette également. Il y a également les pauses concernant le remboursement de la dette suite aux catastrophes naturelles. C'est également un outil utile. Les institutions financières internationales ont quand même mis la dette sur le marché, mais il y a eu des clauses liées aux catastrophes naturelles ou aux pandémies. Donc on voit qu'il y a des choses qui sont possibles, mais il faut aller plus loin. Il faut dégager davantage de marge budgétaire. Il y a des pays qui ont un lourd fardeau de la dette et donc nous devons être innovants et dégager des marges. C'est ce que permettent les clauses de moratoire, notamment. Il faut également nous pencher sur le coût du capital et c'est là que les pays du V20 interviennent. Je viens juste du forum V20 et en juin de cette année à Vienne, nous avons lancé le pacte sur la vulnérabilité qui porte sur trois domaines l'éducation, la santé et l'eau. L'eau est un euphémisme lorsqu'on parle de résilience climatique. Et nous avons. Il y a six institutions financières internationales avec qui nous allons travailler pour mobiliser des financements à long terme, un horizon de 40 ou 50 ans, parce qu'on ne peut pas réaliser les projets que nous souhaitons réaliser avec des prêts sur 10 ou 15 ans. Nous avons également reconnu que les pays ont besoin de s'aider eux-mêmes et il faut des plans pour le climat et pour la prospérité. La Barbade a mis sur pied un plan de ce type qui porte sur la décennie à venir, mais nous ne pouvons pas dépendre uniquement de financements extérieurs. Nous devons créer un fonds de résilience et de régénération au plan local. C'est ce que nous faisons à la Barbade. Les personnes employées, les salariés contribuent à ce plan à hauteur de 2,5% de leur salaire, ce qui est complété par les employeurs. Et nous voulons utiliser également 0,35% du PIB pour financer ce type d'initiative. Donc nous reconnaissons que nous devons agir avant tout nous-mêmes, avant de demander également de l'aide Aux acteurs extérieurs, ce qui est nécessaire, c'est qu'il faut bien comprendre qu'on doit avoir des règles du jeu communes. Les pays vulnérables, un à deux points de pourcentage de plus que les autres pays concernant les emprunts. On ne peut pas pénaliser les personnes simplement en raison de leur vulnérabilité vis-à-vis du changement climatique. C'est pourquoi Et on ne peut pas accepter ces disparités concernant les taux d'intérêt et par la suite, nous devrons être beaucoup plus constructifs pour garantir que toutes ces choses. auquel nous voulons accéder soit accessible. Dire qu'on a besoin de financement, c'est une chose, mais l'accès aux matériaux, aux matières premières de manière abordable, de manière opportune, c'est une autre question, parce qu'il ne s'agit pas là d'une dissertation académique. Donc, ce que je veux dire, c'est que, bien sûr, il y a des progrès, mais il y a encore beaucoup à faire. Et la question centrale est la suivante: est-ce qu'on peut dégager des marges de manœuvre budgétaires? Est-ce qu'on peut faire baisser le coût du capital? Et comment est-ce qu'on peut s'organiser au plan national? Je vous remercie.
Merci, Madame la Première ministre. Merci, Excellence. de vos perspectives, de vos engagements, de vos idées. Merci beaucoup. Nous allons donner la parole à Mme Fatih Birol, à la tête de l'Agence internationale pour l'énergie.
Monsieur le Secrétaire général. Monsieur le Secrétaire général, merci beaucoup. de nous rassembler ici cet après-midi sur un sujet des plus cruciaux. Merci au président Erdoğan et au Premier ministre, M. Albanese, de la très belle façon dont ils ont dirigé la préparation de la COP31. Excellence, désormais, on ne peut plus débattre des sujets énergétiques des sujets climatiques ou de questions économiques, quelles qu'elles soient, sans parler du Moyen-Orient, dans le détroit d'Ormuz. Il y a sept mois, l'artère énergétique la plus vitale au monde, le détroit d'Ormuz, a été fermé. ce qui a créé des remous dans l'économie mondiale et dans le monde de l'énergie. Le pétrole, l'énergie, les flux d'engrais se sont taris. Les prix ont augmenté drastiquement. Les prix du carburant, de l'énergie et des crises énergétiques s'en sont suivies. Et à nouveau, les pays se sont rendus compte de l'importance vitale de la sécurité énergétique. Et ce chamboulement, cette interruption de la chaîne d'approvisionnement, ont forcé un grand nombre d'États du monde à faire le point sur leur stratégie énergétique, sur leurs choix énergétiques, sur leurs partenaires. énergétique. Car on l'avait observé lors des crises précédentes, pour le monde de l'énergie, toutes ces notions sont indispensables. Mais, chers collègues, je me suis rendu en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs, et je peux vous garantir que La très grande majorité des ripostes, voire même l'ensemble même des ripostes, sont fondées sur des choix énergétiques verts. Excellence. Dans le monde de l'énergie, pendant de nombreuses années, trois options s'offraient à nous. Faut-il choisir les options les plus sûres, Faut-il choisir les options énergétiques les moins onéreuses ou faudrait-il choisir les options énergétiques les plus vertes? Des compromis étaient nécessaires, il fallait faire des choix. Mais aujourd'hui, par contre, pour la toute première fois depuis des décennies, il y a un rapprochement entre ces trois notions. Regardez les chiffres des 6 derniers mois. On observe un essor clair de la part de l'énergie solaire, éolienne, nucléaire, des piles et batteries. Et il faut en prendre bonne note. Et dans ce contexte, j'aimerais féliciter la Turquie et l'Australie d'avoir choisi de faire et de prendre pour cible principale par la COP 31 l'électricité. Excellence, la portion de l'électricité représente 33% du bouquet énergétique mondial. Et mon institution, sur la base de ces études, encourage les États à viser les 35 % dans le bouquet énergétique d'ici à 2035. Si l'objectif venait à être conclu, adopté dans la magnifique ville d'Antalya, je vous l'assure, cela enverra un message très fort, très clair aux investisseurs, aux organisations, aux gouvernements et autres, ce qui rendra le monde beaucoup plus sûr. et ce qui rendra les consommateurs et consommatrices plus capables d'utiliser un plus grand nombre d'options. Et ce sera un cadeau d'entaille pour le reste du monde. Je vous remercie de votre attention.
Je remercie Dr. Fati Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale pour l'énergie. Je remercie le Secrétaire général et le Secrétaire général de leur présence en cette première partie du Sommet climatique 2026. Ils vont devoir nous quitter car d'autres missions les attendent ailleurs. Je vais inviter le deuxième groupe de dirigeants du Bangladesh. Son Excellence M. Taher Rahman, Premier ministre du Bangladesh, et Son Excellence M. Rob Jaten, Premier ministre du Royaume des Pays-Bas. Monsieur le Premier ministre du Bangladesh, votre pays est vulnérable face au changement climatique. Quels sont les grands engagements de votre pays pour faire face au changement climatique et qu'attendez-vous de la communauté internationale afin de soutenir l'action climatique internationale et afin de pallier certaines vulnérabilités spécifiques de certains pays comme le vôtre?
Merci beaucoup de me donner la possibilité de m'exprimer et de vous expliquer ce que l'on essaie de faire au Bangladesh pour gérer la crise. Monsieur le Secrétaire général, Merci d'avoir convoqué cette séance. Mesdames et messieurs, le Bangladesh contribue à hauteur de moins de 0,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Et pourtant, le Bangladesh fait partie des pays les plus vulnérables sur le plan climatique. D'ici à la fin du siècle, 12 à 18 % de nos zones côtières pourraient être inondées à cause de l'élévation du niveau des mers, ce qui aurait des répercussions sur les moyens de subsistance de dizaines de millions de personnes. Les changements climatiques ont causé des pertes et préjudices représentant près de 1% de notre PIB. Et nos villes sont en danger. Il y a deux mois, Dans le budget, nous avons alloué près de 3,19 milliards de dollars américains pour des mesures d'adaptation climatique. Et pourtant, sans soutien international, il se pourrait que le dommage soit plus grand encore. Mesdames et messieurs, nous avons pris des mesures pour rectifier le tir. Nous comptons planter 250 millions d'arbres lors des cinq prochaines années. Pourquoi? Pourquoi planter ces 250 milliards d'arbres? Eh bien, pour abaisser la température d'un degré, au moins. L'objectif se situe à 2 degrés. Nous avons deux grands fleuves, Padma notamment, et nous voulons construire un barrage. Il y a un autre plan de barrage que nous comptons bien accomplir pour revitaliser les zones humides, pour réduire les risques alimentaires notamment. Mesdames et messieurs, nous voulons que 20% de notre électricité vienne du renouvelable à l'horizon 2030. Nous misons sur des industries vertes, sur des transports respectueux de l'environnement. qui permettraient de réduire les pertes d'énergie et qui encourageraient aussi des initiatives d'économie circulaire tout en renforçant le marché au plan national. Mais nous ne pouvons pas nous en sortir seuls. L'action collective, fondée sur les responsabilités communes mais différenciées et sur les capacités respectives des uns et des autres, est un impératif. Excellence, Mesdames et Messieurs. Nous pensons que cinq actions urgentes sont nécessaires. Tout d'abord, il faut respecter l'accord de Paris, le seuil de 1,5 degré et garder cet objectif. Ensuite, deuxièmement, il faut garantir des financements accessibles et prévisibles pour les pays vulnérables au plan climatique. Troisièmement, il faut permettre une transition énergétique juste et équitable grâce à un accès accrue aux technologies intelligentes sur le point de vue écologique. Quatrièmement, il faut que, grâce aux financements, aux capacités, au transfert de technologies et au renforcement des capacités, les énergies vertes soient plus disponibles et accessibles. Et enfin, cinquièmement, il faut mettre en œuvre pleinement et il faut aussi reconstituer le Fonds pour les pertes et préjudices. Excellence, Mesdames et Messieurs, le Bangladesh souhaite nouer des partenariats qui nous aideront à mettre en œuvre notre plan, agissant ensemble pour faire un avenir plus durable pour les futures générations. Je vous remercie.
Je remercie le Premier ministre du Bangladesh et je donne la parole au Premier ministre des Pays-Bas. Les Pays-Bas ont prouvé qu'ils s'engageaient à se départir des énergies fossiles. Vous êtes aussi des figures de proue, des solutions d'adaptation novatrices. Comment comptez-vous traduire ce leadership en mesures accélérées, que ce soit au plan national, mais aussi au plan international?
Merci beaucoup, Excellence. Mesdames et Messieurs, quel privilège de travailler avec un grand nombre d'entre vous lorsque j'étais ministre de l'Énergie. Et en tant que Premier ministre, je veux encore davantage m'assurer que nous prenons plus de mesures climatiques dans un avenir car nous avons vu ces feux, ces vagues de chaleur, ces inondations au Népal, tout ce qui a dévasté les communautés européennes et dans le reste du monde. Et dans de nombreuses régions, nous nous rendons compte que d'ores et déjà, les changements climatiques touchent des millions d'entre nous. Et donc, la question n'est plus de savoir quand il faudra s'adapter, comment s'adapter, mais plutôt comment s'adapter le plus rapidement possible. Le royaume des Pays-Bas c'est que les enjeux sont immenses. L'adaptation fait partie de notre ADN puisque nous sommes un delta de basse altitude en Europe et nous vivons avec l'eau depuis des décennies et pendant des décennies, nous avons essayé de nous prémunir de l'eau. On a creusé des canaux, créé des barrages et Ça, c'était par le passé. Désormais, nous savons qu'il faut travailler avec la nature, pas contre la nature, surtout lorsqu'il y a des périodes de sécheresse prolongée, d'élévation du niveau des mers ou de trombes d'eau. Et donc, la question climatique nous encourage à trouver de nouvelles solutions techniques, nous encourage à mieux utiliser les solutions fondées sur la nature, des solutions qu'on peut trouver un peu partout dans le monde. Et dans la partie européenne du Royaume, on se met à pied d'oeuvre, mais aussi dans le reste du pays. Une semaine d'arrêt, une semaine de PTZ. stratégies pour lutter contre le changement climatique, mais aussi pour essayer de travailler avec de la prévention, avec de la gestion, en acceptant des risques résiduels et des souplesses dans l'avenir proche. Dans le même temps, alors qu'on s'adapte aux impacts, qui existent déjà, il faut aussi ne pas oublier les causes profondes. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et éliminer les énergies fossiles doivent demeurer nos priorités. Je suis ravi que le Pays-Bas et la Colombie, il y a peu, aient rassemblé des pays à Santa Marta pour la première conférence sur la transition loin des énergies fossiles. Avec 57 États, nous avons trouvé des solutions concrètes et pratiques pour que cette transition advienne. Et c'est de ce type de coopération internationale dont nous avons besoin. Les Pays-Bas sont prêts à nouer des partenariats avec vous toutes et tous pour l'action climatique et la résilience. Nous devons agir, agir en tant que partenaires publics, mais aussi avec nos partenaires privés. Et dans un avenir proche, il sera indispensable d'investir dans un système de d'alerte précoce pour que de moins en moins de personnes soient affectées par les catastrophes et pour que les secteurs économiques dépendants du climat soient moins vulnérables. Comment? En ayant des partenariats avec l'initiative Alerte précoce pour tout le monde à l'ONU et avec des programmes comme l'eau au cœur de l'action climatique, en contribuant aussi aux observations systématiques et aux mécanismes consacrés au sujet grâce à notre académie nationale. et j'ai hâte d'aller en Turquie pour la prochaine COP. Et je sais qu'un grand nombre d'entre nous sommes appréhensifs. Est-ce que ça va être la même COP? Est-ce qu'on va encore parler des mêmes sujets ou est-ce qu'on va véritablement agir, changer la donne et parler après En fait, il est toujours très positif parce qu'il nous prouve toujours qu'il existe des technologies pour réduire les émissions. Ces options existent, il faut les mettre en œuvre désormais. Et toutes les solutions naturelles que l'on peut utiliser pour l'adaptation climatique existent. Et un grand nombre de sociétés les connaissent depuis des siècles. Et donc, assurons-nous que nous utilisons ces outils plus rapidement, de façon plus ambitieuse que. par le passé, et donc le Royaume des Pays-Bas est prêt à travailler avec vous toutes et tous pour gagner cette lutte contre les changements climatiques. Je vous remercie.
Merci, Monsieur le Premier ministre Jette et Monsieur le Premier ministre Hartman. Merci beaucoup de vos interventions. J'ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à Mafalda Duarte, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat.
Excellences, chers collègues, le secrétaire général n'est plus là, mais n'hésitez pas à le remercier en mon nom. Merci à votre équipe, merci à la vice-secrétaire générale, merci de tous ces efforts. Merci de défendre cette question de façon systématique depuis des années. Il est rassurant de voir des chefs d'État et de gouvernement lors de cette manifestation de haut niveau. Il est bon de voir ses collègues, ses partenaires, car je pense qu'il faut que tout le monde se rende compte partout dans le monde, que l'on ne perd pas de vue le problème. Cette question demeure parmi les grandes priorités politiques de notre temps. Récemment, nous avons entendu parler d'un rapport du PNUD sur le dépassement et les limites du dépassement. Le scénario le plus probable est que nous allons dépasser la limite de 1,5 degré avec toutes les conséquences et incertitudes associé à ce dépassement de la limite, comme les scientifiques nous l'ont si bien expliqué. Dès lors, la question est de savoir dans quelle mesure nous allons être capables de limiter ce dépassement. Les conclusions de cette analyse récente font froid dans l'eau, mais ne sont pas fatalistes pour autant. Le dépassement est peut-être inévitable désormais, mais L'amplitude, les conséquences, la durée ne sont pas inévitables. Ces résultats seront le résultat non pas des choix de demain ou d'après-demain, mais bien d'aujourd'hui. Et cette année, je préside le Fonds multilatéral pour le climat. Et mes collègues et moi le savons, nous l'avons entendu, les pays en développement ont des demandes très claires. Ils exigent des financements qui arrivent en temps voulu avec l'accès voulu, avec l'accès adéquat, avec un impact nécessaire et dans les volumes nécessaires. Et cet appel, nous l'avons bien entendu. Et s'agissant de la portée, nous essayons de revoir notre ambition à la hausse. Le programme du Fonds vert pour le climat a programmé le budget le plus élevé de son histoire avec 3,2 milliards de dollars. et nous devrions normalement atteindre plus ou moins ce chiffre cette année, en dépit du climat géopolitique. Et grâce à une optimisation de notre budget approuvé par le Conseil, cette année, nous avons ajouté 4 milliards supplémentaires de capacité de financement. Et s'agissant de la vitesse, nous avons entendu les appels à la réforme Aujourd'hui, le président des Palaos a réaffirmé qu'il fallait simplifier les choses et qu'il fallait accélérer le pas. Nous vous avons entendu, nous nous sommes engagés à réexaminer des projets dans des délais de neuf mois et 95 % des projets approuvés ont d'ores et déjà été traités. 9 mois. S'agissant de l'accès, notre processus d'accréditation qui nous permet d'accueillir de nouveaux partenaires et nous avons déjà plus de 165 partenaires, des gouvernements, institutions du secteur privé et autres, banques multilatérales de développement, instances multilatérales de l'ONU et autres. Autrefois, il fallait près de 3 ans pour accréditer et désormais 15 partenaires Nous les avons rejoints avec un temps de traitement de dossier d'en moyenne quatre mois. Nous savons aussi qu'il faut respecter les règles et nous prenons en compte aussi les mesures prises par les autres institutions dans le système, comme la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, lorsqu'il est question d'évaluer, par exemple, les ministères des gouvernements dans les pays en développement. Nous les utilisons, ce qui est déjà fait ailleurs. Et j'ai le plaisir de noter aussi que le Fonds pour pertes et préjudices bénéficie aussi, profite de notre système d'accréditation. Mais bien sûr, au-delà de reconnaître le travail des uns et des autres, il faut faire fond sur ce travail au Pacifique. Un fonds d'adaptation, projet pilote en Micronésie, et désormais un programme de résilience régionale, et le Fonds vert pour le climat finance un programme à hauteur de 10 millions pour parvenir a aidé 750 000 personnes. En Équateur, le fonds a permis un mécanisme de financement REDD+ qui permet une réduction des émissions autour de 750 millions de tonnes et qui a permis une transition de 93 millions d'hectares pour une transition agricole plus verte. Voici un système qui fonctionne, voici à quoi ressemble un système qui fonctionne. L'impact en matière d'investissement pour l'adaptation, nous avons entendu l'appel à l'adaptation qui doit être triplé. Il a fallu quelques années, il y a quelques années, nous nous sommes promis 2 150 %, cela se traduit en des investissements d'adaptation significatifs là où ils sont indispensables, dans les PMA, les PUID et en Afrique. Et donc, le portefeuille d'adaptation du Fonds Vert pour le Climat a déjà aidé 375 000 personnes et millions de personnes, et nous voulons aider plus de 2 milliards de personnes. Et Tuvalu, je vois le Premier Ministre de Tuvalu, c'est un plaisir, il va s'exprimer après moi. Nos fonds ont permis de reconstruire des protections contre les affres de la mer, protégeant 60% des populations côtières. Ensuite, Lors de l'ouragan Elsa, nous avons débloqué des investissements qui ont permis de faire fonctionner les hôpitaux et qui ont permis aussi un bon fonctionnement des cantines scolaires. Voilà l'impact que nous avons. Nous le savons, les financements publics seuls ne permettront jamais d'atteindre les objectifs fixés et c'est sans doute l'élément principal de notre travail. Ce sont des multiplicateurs. ce n'est pas le financement notre point fort, c'est plutôt le déblocage. Nous utilisons des financements à titre préférentiel pour permettre de débloquer des capitaux plus importants encore dans le cadre du fonds. 1 dollar de financement du fonds débloque 5 dollars d'investissement supplémentaire. Même si nous investissons surtout dans l'adaptation et même si on se concentre surtout sur les marchés les plus difficiles, nous arrivons à du 1 pour 5. En Inde, un fonds permet de renforcer l'écosystème de mobilité électrique du pays, mobilisant 2,6 milliards de dollars, plus de 30 fois notre investissement d'origine. Et ici, on réduit les émissions, c'est certain, mais plus important encore, nous créons des emplois. des centaines de milliers d'emplois. Chaque dollar investi dans notre mécanisme de préparation des projets débloque plus de 130 dollars d'investissement. Dans 17 plateformes de pays annoncées, et selon nous c'est une chanson en or, on arrive à soutenir des états, on rassemble des partenaires publics et privés, des acteurs bilatéraux ou multilatéraux, pour réfléchir aux investissements stratégiques les plus pertinents et pour aider le système à se mettre en action. Au Brésil, et je vois l'ambassadeur ici, au Brésil, la plateforme a déjà mis au point un vivier qui représente plus de 25 milliards de dollars et certains de nos partenaires commencent déjà à injecter des financements, ce qui est indispensable, un projet incontournable selon nous. Et en guise de conclusion, j'ai plusieurs observations. Il est très important de comprendre que le financement climatique, ce n'est pas de la charité. Le financement climatique, c'est un investissement dans la sécurité humaine, économique, partagée. Le financement climatique est une question de sécurité alimentaire, hydrique, énergétique, tout ce dont on vous parle. aujourd'hui en cet environnement géopolitique difficile. Et c'est la raison pour laquelle une reconstitution solide du Fonds, c'est indispensable. Investir 100 milliards de dollars dans le Fonds, ça veut dire que 9,2 millions de personnes qui pourront être soutenues, ça veut dire 7 millions d'équivalents CO2 réduits, c'est-à-dire plus que les émissions annuelles d'un pays comme le Paraguay ou le Cambodge. 1,8 millions d'hectares d'écosystèmes non protégés, c'est-à-dire une zone comme le Koweït. 2,60 MW d'énergie équivalent capacité qui permettront un branchement électrique à des centaines de millions de foyers. Et tout cela pour des millions d'investissements dans le fond. La crise est partout, la crise est évidente, elle est claire, elle nous frappera aujourd'hui, elle ne nous frappera pas demain, elle est déjà là. On connaît les solutions, c'est ce qu'il faut faire. Et donc, conjuguons nos efforts, devenons des agents du changement, des dirigeants, dirigeantes dont le monde a si cruellement besoin. Je vous remercie.
Merci beaucoup à Mafalda Duarte. Je vais donner la parole au troisième groupe de dirigeants, Son Excellence, M. Luís Montenegro, Premier ministre du Portugal, Son Excellence, M. Francisco Carvalho, Premier ministre du Cabo-Verde, Son Excellence, M. Shishir Kanhal, ministre des Affaires étrangères du Népal, et je vais donner la parole à M. Feleti Teo, Premier ministre des Tuvalu. Je vous prie de nous rejoindre à la tribune.
La première question s'adresse au Premier ministre du Portugal. Le Portugal a démontré les avantages d'une expansion rapide de l'énergie renouvelable. Comment est-ce que cela a renforcé la sécurité énergétique du Portugal? et quelles mesures supplémentaires prenez-vous pour accélérer la transition et la sortie des combustibles fossiles? Merci beaucoup.
Si vous me le permettez, je vais m'exprimer dans la langue la plus parlée de l'hémisphère sud, le portugais. Je vais vous laisser un instant pour chausser vos écouteurs. Chers collègues, excellences, Concernant la question qui vient de m'être posée, j'aimerais remercier tout particulièrement le secrétaire général, M. Antonio Guterres, l'une des rares voix, des voix les plus claires, plutôt, qui se sont exprimées et qui lance l'alerte concernant L'urgence énergétique que nous connaissons, c'est visible partout. Les effets les plus visibles des changements climatiques, y compris au Portugal, concernent les événements météorologiques extrêmes, avec un nombre préoccupant d'incendies de forêt et d'autres phénomènes comme des tempêtes ou encore des crues et claire. Et donc nous sommes pleinement engagés, nous investissons pour mettre sur pied des politiques afin de préserver l'environnement En prenant en compte les générations futures, nous sommes engagés pour que l'avenir soit marqué par l'énergie propre. Nous voulons atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, voire avant. Nous sommes en première ligne de la transition énergétique. Nous avons mis au point des politiques publiques robustes Nous avons accéléré l'intégration de l'énergie renouvelable dans notre bouquet énergétique. Nous promouvons l'efficacité énergétique pour garantir davantage de justice sociale pour les foyers. J'aimerais donner deux ou trois exemples des progrès que nous avons réalisés. D'ici 2030, nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre de 55 %. Nous diversifions notre bouquet énergétique avec un accent sur les biocarburants et l'hydrogène vert. Dans le même temps, nous faisons doubler notre capacité installée en matière d'énergies renouvelables. Pour vous donner une idée des résultats obtenus, nous avons fait en sorte que plus de 75 % de l'énergie au Portugal soit produite à partir de sources renouvelables. Nous essayons de tirer parti du potentiel des océans. Concernant l'énergie offshore, nous aurons 2 GW d'éolien installés en mer. Mais nos efforts pour atteindre la neutralité carbone et atteindre les objectifs de l'accord de Paris ne s'arrêtent pas aux frontières de notre pays. Nous avons travaillé étroitement et de manière innovante pour trouver de nouveaux moyens de financer ces instruments. Nous travaillons avec les pays partenaires, notamment d'explorer des instruments de financement innovants, avec notamment un mécanisme d'échange de dette contre climat, donc avec d'autres pays comme Sao Tomé et Principe ou le Cabo Verde. Il y a eu des engagements pour transformer la dette en investissement dans l'environnement et dans le climat. Avec des fonds donc créés par les gouvernements des pays partenaires. Et nous voulons investir dans le renouvelable. Ces projets sont mis en œuvre conjointement avec les deux pays que j'ai cités. Cela permet de promouvoir également la coopération bilatérale, la transparence et l'application du principe de responsabilité. Avec le Cap-Vert, par exemple, cette initiative concerne une conversion de plus de 42 millions d'euros qui seront canalisés vers des projets climatiques avec une participation importante du secteur privé. Ces mesures montrent l'engagement indéfectible du Portugal en faveur de ses partenariats de longue date et avec les pays lusophones. C'est pourquoi je m'exprime également dans notre langue. Ces initiatives que nous présentons sur l'énergie renouvelable font partie d'une stratégie dont le but est d'atteindre des objectifs communs, une énergie plus accessible notamment, et cela contribue à la préservation de la biodiversité et de notre environnement, et cela représente une garantie en matière d'autonomie stratégique. Alors que nous sommes tous touchés par que nous devons payer davantage pour obtenir du carburant, du pétrole. Cela pèse sur nos économies. Nos pays doivent être plus souverains, plus indépendants et plus respectueux de l'environnement afin. Et il faut donc que nos sources d'énergie soient plus accessibles. Et c'est un objectif qui nous est commun et nous poursuivrons dans les années à venir. Je vous remercie.
Merci au Premier ministre du Portugal de sa déclaration. Nous allons maintenant passer la parole au Premier ministre du Cabo-Verde qui est avec nous, Monsieur Francisco Carvalho. Vous serez le prochain président de l'AOSIS et vous représenterez des. Et à côté de vous, il y a le représentant, le prochain représentant de l'AOSIS. Donc quelles mesures les petits Etats insulaires en développement souhaitent que prenne la communauté internationale. Merci.
Si vous me le permettez, je suivrai l'exemple du Premier ministre du Portugal et je m'exprimerai en portugais. Excellence, je vous remercie d'avoir organisé cette réunion qui arrive en temps utile. En tant que petit État insulaire en développement, le Cabo-Verde est sur la même longueur d'onde que d'autres pays qui vivent la crise climatique au quotidien. Pour nous, la crise climatique n'est pas un risque lointain, c'est une réalité existentielle. Cela touche notre économie, notre sécurité alimentaire, nos littoraux. et, en définitive, l'avenir de nos populations. Les faits scientifiques sont clairs. Un dépassement temporaire d'1,5 degré Celsius est peut-être inévitable, mais cela ne doit pas être une excuse pour faire baisser le niveau de notre ambition ou pour être complaisant. Nous devons plutôt faire preuve de davantage de détermination et accélérer la mise en œuvre de l'accord de Paris. Nos priorités sont claires. Nous devons faire en sorte que nous puissions maintenir cet objectif d'1,5 degré en honorant les engagements pris. Cela veut dire qu'il faut une transition juste, rapide et équitable. Il faut accélérer l'action sur le méthane. Il faut lutter contre la pollution et il faut beaucoup d'ambition concernant les contributions déterminées au niveau national. L'adaptation et la résilience doivent recevoir la même attention politique, le même soutien financier que les mesures d'atténuation. Les PEID investissent déjà dans les infrastructures résilientes, la sécurité hydrique, les solutions fondées sur la nature, les systèmes d'alerte. rapides et les moyens de subsistance axés sur la résilience climatique. Cela permettrait de sauver des vies et de préserver les acquis de développement. Mais pour cela, il faut des financements équitables, suffisants et rapides, ce qui exige une refonte de l'architecture financière internationale. Les PIDs ne doivent pas être pénalisés pour leur vulnérabilité, tout simplement parce qu'ils ont acquis le statut de pays à revenu intermédiaire. Nous avons besoin de financements abordables et d'un accès facilité aux ressources accordées à des conditions favorables. Il faut prendre en compte l'indice de vulnérabilité multidimensionnelle, renforcer les banques multilatérales de développement, reconstituer les ressources du Fonds pour les pertes et préjudices et utiliser les mécanismes d'échange dette contre climat ou dette contre résilience. Et en tant que président à venir de l'AOSIS, le Cabo Verde poursuivra le bon travail réalisé par nos prédécesseurs pour renforcer les liens entre les PEID, pour bâtir des partenariats qui traduisent les engagements politiques en mise en œuvre concrète. Nous continuerons de préconiser une mise en œuvre efficace du programme d'Antigua-et-Barbuda pour les PEID, d'appuyer une mise en œuvre ambitieuse des contributions déterminées au niveau national, faire avancer les solutions climatiques fondées sur les océans et garantir que les pays qui sont en première ligne soient au centre des prises de décision au plan mondial. La communauté internationale doit reconnaître que les investissements dans les PUID ne représentent pas simplement un acte de solidarité. Il s'agit d'un investissement dans la résilience mondiale, le développement durable et notre avenir commun. Choisissons donc l'action accélérée plutôt que les promesses honorées en retard. Je vous remercie.
Je remercie le Premier ministre du Cabo Verde. Je vais maintenant donner la parole au ministre des Affaires étrangères du Népal, M. Shishir Kanhal. Votre pays a connu des pertes dévastatrices suite aux inondations récentes. De quoi a besoin le Népal pour reconstruire et que doit faire différemment la communauté internationale pour appuyer les États face aux effets des changements climatiques qui empirent.
Merci, Madame la modératrice. Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement le Secrétaire général de l'organisation de cette manifestation des plus importantes. J'aimerais également remercier la communauté internationale de la solidarité manifestée dans cette salle et au-delà. J'aimerais rappeler le message du Secrétaire général il y a quelques années, dépend du mont Everest, lorsqu'il a appelé le monde à arrêter cette folie. L'inaction mondiale pourrait être catastrophique pour des millions de personnes. Et il ne s'agissait pas d'un plaidoyer. C'était fondé sur des faits scientifiques et l'expérience. Et la question dont nous sommes saisis, c'est de savoir si la communauté internationale prendra cet avertissement avec sérieux, avec détermination. Nous avons perdu des centaines de vies humaines. 1400 personnes sont décédées. et 6 000 personnes sont portées disparues, dont 10 % de 38 pays différents. Et même si la douleur a été ressentie au Népal, elle a dépassé les frontières et s'est fait ressentir dans le monde entier. Il y a eu également la destruction de logements, de moyens de subsistance et la remise en cause d'acquis obtenus de haute lutte. pendant des décennies. Il ne s'agit pas d'un événement isolé. C'est le symptôme d'une crise mondiale, une crise que le Népal n'a pas causée. Comme vous le savez, le Népal contribue à hauteur de moins de 0,1 % des émissions de gaz à effet de serre. 70 % des véhicules vendus maintenant
électrique, il y a un couvert forestier important et l'énergie provient énormément de sources hybrides. Et pourtant, nous souffrons de manière disproportionnée et répétée. Ces crises ont rejeté des communautés vulnérables dans la pauvreté. Des logements, des exploitations agricoles, des moyens de subsistance, des écoles ont été détruits. Et le rêve de nombreuses personnes ont été brisées alors que nous pensions avoir une trajectoire stable en matière de développement. Et donc la première priorité, c'est de reconstruire en mieux, de réhabiliter les analyses précoce montre que le Népal a connu des pertes à hauteur de plus de 5 milliards de dollars, près de 15% de notre PIB et un tiers de notre budget annuel. Et donc, pour le Népal, cette catastrophe n'est pas qu'une crise humanitaire, c'est une crise du développement. Les années de progrès sont en train d'être réduites à néant. Cela montre le caractère inéquitable de l'action climatique mondiale. Il s'agit là d'une crise existentielle qui concerne la survie même de nos communautés et la possibilité d'avoir un avenir. Je tiens à dire que ce qui s'est passé au Népal n'est pas seulement une catastrophe locale. C'est un signal d'alarme pour le monde entier concernant les suivants sur la liste. Et pour ce qui est de ce que devrait faire la communauté internationale, eh bien, elle doit agir et ne pas seulement discuter. Il faut passer des promesses à la mise en oeuvre. Les pays vulnérables ne peuvent pas s'y retrouver dans ces crises avec un soutien fragmenté, des financements imprévisibles et des mécanismes lents. Nous avons besoin de financement climatique par avance est suffisante, pas simplement après les catastrophes. Pour des pays comme le Népal, l'adaptation n'est pas facultative. C'est une ligne de vie. Il faut faire doubler les financements de l'adaptation. La prévention et la préparation doivent également jouer un rôle essentiel. Nous avons besoin d'un accès universel au système d'alerte rapide. Nous avons besoin de technologies abordables, adaptées aux écosystèmes montagneux et des infrastructures résilientes. Nous demandons-nous exigeons la justice climatique, le Fonds des pertes et préjudices. doit être pourvu comme il se doit. Les procédures d'accès doivent être simplifiées. Les banques multilatérales de développement doivent mobiliser des financements abordables et rapides lorsque les catastrophes surviennent. Enfin, l'avenir de nos glaciers, de nos sources et de nos systèmes hydriques ont trait à d'autres régions L'Himalaya fait partie d'un système vital pour l'ensemble de la planète. Il faut donc des approches intégrées pour se pencher sur les effets des changements climatiques, des montagnes à la mer. Il faut redoubler d'efforts concernant l'objectif de réchauffement d'1,5 degré. Il en va de la survie des montagnes et des communautés côtières. Ce que nous avons connu au Népal, c'est comme Un tsunami et c'est la catastrophe la plus tragique que nous ayons connue, mais la plus grosse menace aura encore davantage de conséquences. Ce que nous. déplorons aujourd'hui, ce n'est pas seulement les destructions, mais les périls qui pèsent sur l'ensemble de l'humanité et ceux qui détournent le regard. C'est pourquoi j'appelle les ministres, les sociétés de philanthropie, le secteur privé, les chefs d'État et de gouvernement à avancer avec courage et à reconnaître que ce qui s'est passé au Népal, ce n'est pas une catastrophe isolée, mais simplement un avant-goût de ce que connaîtront nombre pays vulnérables. Il s'agit là d'une réalité mondiale collective et pas d'un événement lointain. Et c'est une responsabilité que nous avons toutes et tous, pas seulement les pays vulnérables. L'action climatique est une question de justice. Merci beaucoup.
Merci au ministre des Affaires étrangères du Népal de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au Premier ministre de Tuvalu, un autre pays du Pacifique. Tuvalu et d'autres pays du Pacifique ont été en première ligne des appels à mobiliser des financements à l'échelle Et donc, qu'est-ce qui est nécessaire en la matière, notamment pour les petits États insulaires en développement?
Merci, madame la modératrice, pour maintenir un certain équilibre dans les langues utilisées. À l'instar de mon voisin de gauche, je vais m'exprimer en anglais, madame la Modératrice, au nom du peuple de Tuvalu, je tiens à adresser mes plus sincères condoléances à mon collègue, le ministre des Affaires étrangères, au gouvernement et au peuple du Népal suite aux pertes de vies humaines tragiques lors des inondations récentes. Nos prières vont aux familles touchées. La tragédie qui est survenue au Népal et d'autres événements de par la planète, y compris dans le Pacifique, montrent bien la réalité des effets indiscriminés dévastateurs des changements climatiques. Ce n'est plus seulement une spéculation, c'est quelque chose qui se produit. Maintenant, aucun pays ne sera épargné. Les pays comme Tuvalu sont en première ligne du changement climatique. notamment l'élévation du niveau de la mer liée au changement climatique. Et la question est plutôt simple. À quoi sert le financement de l'action climatique si il arrive trop tard après une crise? Et pour répondre à cette question, Madame la modératrice, je vais vous soumettre trois éléments qui sont nécessaires à mon sens et qui ont été évoqués par les orateurs précédents. Tout d'abord, le Les processus et les modalités d'accès au financement climatique doivent être simples et accessibles, notamment pour les petites administrations comme celle de Tuvalu. Nous n'avons pas le luxe des capacités et du temps nécessaire pour s'y retrouver dans des procédures complexes et sinieuses pour accéder au financement de l'action climatique. Deuxièmement, le financement climatique doit se faire sous forme de dons et pas ne doit pas rimer avec davantage d'endettement. Les pays qui font face à des crises climatiques ne doivent pas emprunter pour sortir de ces crises. Troisièmement, les financements climatiques doivent être fournis à l'échelle nécessaire et à temps pour qu'ils soient suivis des faits. Et Tuvalu nous a adopté des législations pour créer le fonds de survie de Tuvalu afin de mobiliser des ressources pour répondre à des besoins climatiques urgents et pour garantir la survie de long terme des communautés touchées, comme nous l'avons entendu par la voix du président du Forum des îles du Pacifique, de la présidente du Forum des îles Pacifique, nous avons créé un mécanisme pour la résilience du Pacifique. C'est un mécanisme qui a été mis en œuvre, qui est géré par la région Pacifique, qui permet de rapprocher les financements des communautés qui en ont le plus besoin. Il s'agit là d'une solution pratique mise en œuvre par par le Pacifique pour le Pacifique et nous voulons que les partenaires soient à la hauteur de cette ambition. Nous les appelons à investir dans ces solutions mises sur pied par le Pacifique. Les modalités d'accès doivent être simplifiées pour une mise en œuvre rapide. Et, Madame la modératrice, pour terminer, je demande à la communauté internationale d'investir nos droits souverains, doivent être respectés, comme nous l'avons entendu par la bouche d'autres orateurs. Le financement climatique, ce n'est pas de la charité. Ce qui est en jeu, c'est notre terre, notre peuple, notre souveraineté et notre survie elle-même. Madame la modératrice, comme nous l'avons entendu par la voix de la présidence de la COP31, Tuvalu accueillera au cours des semaines à venir la pré-COP31, Et j'attends avec intérêt de vous accueillir, vous qui êtes ici représentés. Et à Tuvalu, nous aurons l'occasion de vous permettre de constater par vous-mêmes l'ampleur de nos vulnérabilités, mais également de nos atouts. Mais pour ce qui est des vulnérabilités, l'élévation du niveau de la mer, mais nous pourrons également vous montrer nos mesures d'adaptation locales, donc pour préserver nos littoraux, pour permettre à notre population de rester sur cette île qui est la patrie de nos ancêtres. Merci.
Prime Minister and thanks to. Merci, Monsieur le Premier ministre. Merci à tous nos intervenants. Je vous remercie. Nous allons passer au groupe suivant dans un instant. Je vais inviter le groupe de dirigeants suivants à la tribune. Son Excellence madame Naisama Lala Balavu, présidente de la République de Fidji. Son Excellence monsieur Matthew Wale, Premier ministre des îles Salomon. Son Excellence monsieur Aren Palik, vice-président des États fédérés de Micronésie. Et le docteur Godwin Friday, premier ministre de Saint-Vincent et des Grenadines qui s'exprime au nom de la CARICOM. Je vais d'abord donner la parole au président de la République de Fidji. Fidji et la région pacifique ont défendu de manière puissante l'objectif de 1,5 degré et la justice climatique, alors que Fuji se prépare à accueillir la pré-COP, à quoi doivent se préparer les pays pour garantir que la COP31 débouche sur une action accélérée pour ceux qui sont dans les premières lignes de la crise climatique?
Merci, madame la modératrice. Juste avant de répondre à votre question, J'aimerais saluer les participants. Vu que le secrétaire général n'est pas là, j'aimerais saluer sa présence un peu plus tôt, même s'il a quitté la salle. Je salue tous les dirigeants et dirigeantes qui participent à cet événement, notamment le président de la Turquie, le Premier ministre australien, M. Albanese, ainsi que tous les autres participants.
Merci, madame l'animatrice. Alors, ma réponse à Shaw est la suivante: nous avons répondu à l'appel du Secrétaire général. Nous avons participé à cette manifestation, même si ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile de participer à ce genre de manifestations, de réunions. Pour les Fidji, c'est un long trajet, comme pour mes voisins du Pacifique, d'ailleurs, et pour d'autres régions du monde. Ce n'est pas un cheminement aisé. Je me suis présenté devant vous, toutes et tous, et j'essaie d'établir une perspective, Madame la Présidente, c'est parce que Mon visage, buriné par les années, transporte quelque chose de plus ancien encore, la nature profonde du peuple des Fidji. Et au-dessus de leurs voix, il y a le Créateur. Et c'est devant le Créateur que nous devons répondre de la façon dont nous avons traité la création du Créateur. Madame la Présidente, je vais répondre simplement. Nous devons mettre en œuvre ce qui a été promis. À l'horizon 2050, un quart de la pêche disponible aux Philippines devrait diminuer de 25 %, et près de la moitié de ces pertes est imputée et imputable au changement climatique. Près d'un tiers des thons pêcher au monde, on va pêcher dans les eaux d'autres régions. Et le thon se déplace en haute mer et notre population vit à 1 km de la côte et nos populations doivent se déplacer. Pour nous, un demi-degré, ce n'est pas une erreur de calcul, c'est la différence entre l'adaptation et une relocalisation. Fidji souhaite la paix, notamment dans la région du Golfe. 2000 milliards de dollars ont été perdus avec cette clôture. 3 milliards de personnes vivent dans des zones particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Et le cessez-le-feu, même s'il est attendu au Moyen-Orient, ne stoppera pas tout cela. Le carbone que l'on brûle aujourd'hui reste dans le ciel pendant des siècles. L'atmosphère ne négocie rien du tout. Ceux qui vont aux Fidji, aux Tuvalu et à Antalya devront répondre à trois demandes. Tout d'abord, il faut des programmes nationaux qui visent les 1,5 degrés. Si les objectifs ne sont pas atteint, renforcez vos mesures. Continuez à ne plus miser sur les carburants fossiles, comme cela a été entendu à Dubaï. Ensuite, il faut des financements. La feuille de route vers les 1 300 milliards, les versements doivent être faits en temps et en heure. Le financement pour l'adaptation doit être triplé, comme convenu à Belém. Le fonds pour les pertes et préjudices doit être reconstitué sans plus attendre. Et les plus petits États doivent être aidés. Ensuite, l'adaptation. Il faut que l'eau soit potable, que l'alimentation soit disponible. Les populations du Pacifique ne demandent pas votre pitié. Nous demandons des performances, des mesures conjointes, communes. Le Secrétaire général nous a appelés, je suis venu. Venez au Fidji, au Tuvalu, soutenez Antalia. Et j'invite chaque dirigeant, chaque dirigeante à venir chez nous pour observer l'avancée des mers, pour observer ce que voient nos populations au quotidien. Au moins, ces populations auront l'impression le monde se sera présenté à eux. Merci.
Je remercie le Premier ministre des Fidji de sa présence. Je vais donner la parole au vice-président de l'État fédéré de Micronésie, Aren Palik. Monsieur Palik, que fait la Micronésie pour renforcer la résilience et pour promouvoir une transition énergétique juste? Que faut-il changer pour que les petits États vulnérables puissent avoir accès au financement pour l'adaptation dans l'ampleur nécessaire et au moment opportun?
Merci, excellence, Mesdames et Messieurs. Avant de répondre à votre question, qu'il me soit permis de remercier le Premier ministre de l'Australie, qui a parlé de ce que l'on fait dans le Pacifique, et le Président de la République des Palaos, qui préside pour l'instant le Forum des îles du Pacifique. La grande majorité, si ce n'est tous les pays du Pacifique, font partie de ce Forum. Les questions abordées au forum sont des réalités pour tous les pays du Pacifique ou presque. La transition énergétique juste et les changements climatiques ne sont pas des questions distinctes pour la Micronésie. En fin de compte, elles représentent la même lutte pour la survie. Notre résilience dépend de l'élimination de la dépendance aux énergies fossiles et la transition énergétique ne sera juste que si elle renforce nos communautés et protège nos îles. La Micronésie agit. Nous investissons dans l'énergie hydrique, l'éolien, le solaire, dans le système de stockage énergétique. Nous améliorons les réseaux électriques, nous améliorons la sécurité énergétique. Nous misons aussi beaucoup sur la protection côtière, l'eau, la sécurité alimentaire, le système d'avertissement précoce et nous intégrons l'adaptation dans nos plans et programmes nationaux. Ces mesures se font au niveau des communautés et réduisent les émissions tout en renforçant la résilience dans le même temps. Cela étant dit, l'action nationale est bien modeste face à un système financier brisé qui ne fonctionne pas. Le financement doit être changé, il doit être proportionnel aux besoins et doit reconnaître que Nos coûts en termes d'adaptation font partie des plus élevés au monde par rapport à notre population et par rapport à ce que nous pouvons faire dans le cadre de notre PIB. Il ne faut pas mettre notre dette dans une situation pire encore. Le financement doit être prévisible, souple, plus rapide. Et mon ami de Tuvalu l'a d'ores et déjà dit. Il faut simplifier les mesures d'application et d'établissement de rapports. Les petits États insulaires doivent avoir un accès direct aux mesures d'aide. Les projets communautaires doivent être utilisables. L'indice de vulnérabilités multiples doit être appliqué. Le Fonds pour les pertes et préjudices doit être mis en service avec des ressources qui aident les communautés en première ligne de l'action. Et les institutions financières internationales doivent être réformées pour que la résilience soit traitée comme une condition indispensable à la survie et pas uniquement en tant que projet secondaire. Pour les petits États insulaires en développement, il faut une transition juste et pour ce faire, il faut un financement accessible, des transferts de technologie et un renforcement des capacités. Nous n'avons pas besoin de dépendances supplémentaires. La communauté internationale doit désormais débloquer des financements selon les termes qui sont les nôtres pour assurer notre survie. Je salue les commentaires des délégations qui se sont exprimées avant moi. J'aimerais tout de même, cela étant dit, vous parler de nos plus grands problèmes en matière de financement. Je me suis rendu à Tuvalu, dans les îles Salomon, dans les Palaos, c'est juste à côté. Je me suis rendu dans les Fidji. Et certains des problèmes que je vous présente ici sont communs pour toute la communauté du Pacifique. Je vous remercie de votre attention.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président de la Micronésie. Une belle transition pour le président des îles Salomon. Il est bon que vous parliez tous de vos problèmes communs pour s'adapter à la détérioration des effets des changements climatiques. Que fait votre pays pour renforcer sa résilience? Qu'est-ce qu'il faudrait changer pour que les pays insulaires vulnérables puissent avoir accès à des financements dans les volumes requis et selon les termes qui vous conviennent. Merci.
Merci au secrétaire général d'avoir convoqué cette manifestation importante. Je voudrais aussi remercier le président de la Turquie et le Premier ministre de l'Australie, les co-présidents de la COP31. Je me félicite de leur ambition élevée pour la COP31, une COP qui devrait être une COP de la mise en œuvre, et j'espère qu'elle accouchera de ce résultat tant attendu. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Comme les îles Marshall, les Fidji, les Tuvalu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et d'autres pays insulaires du Pacifique, mon pays n'a tout simplement pas causé cette crise. Je pense que cet élément a déjà été débattu. Nous ne voulons pas que qui que ce soit se rende responsable. Et si vous pensez que la charité vous permettra de débloquer des fonds, alors oui, pourquoi pas de la charité. Nous ne pensons pas que c'est de la charité, mais si vous avez l'impression que c'est de la charité, oui, alors tendez-nous une main secourable. Pour mes électeurs, les intrusions de l'eau salée, Les avancées de la mer ont détruit des maisons, contaminé de l'eau potable. Les cyclones, les sécheresses et les pluies extrêmes empêchent les services indispensables d'avoir des ressources indispensables. Et notre économie est battue encore et toujours dans un cycle obstiné qui nous force à nous remettre sur pied en permanence. Nos émissions de gaz à effet de serre sont négligeables, moins de 0,015 % des émissions mondiales. Et pourtant, nous misons tout de même sur le développement résilient. Nous souhaitons des coupes de 8 % des émissions avec des mesures qui existent déjà, 17 % avec des mesures supplémentaires, jusqu'à 34 % de réduction avec des mesures plus fortes encore. des mesures de reboisement et d'afforestation. En matière de résilience, nous voulons des déplacements de communautés dans des situations particulièrement dangereuses. Nous voulons renforcer le système d'infrastructures de résilience, notamment pour l'eau et d'avertissement précoce. Nous voulons miser sur des systèmes de pêche, d'alimentation intelligents, des systèmes marins malins. Voici qui fait que nous devons nous poser une question fondamentale: pourquoi est-ce que des pays vulnérables doivent faire tous ces investissements alors que chaque dollar pourrait être investi dans les infrastructures, l'éducation, l'alimentation? Ce modèle ne fonctionne tout simplement pas. Et pour changer la donne, trois choses doivent changer. Les orateurs précédents l'ont déjà mentionné, mais je vais le répéter. Il faut changer les types de financement. La l'adaptation, les financements pertes et préjudices doivent être basés sur des bourses. On ne peut pas se demander un prêt à une banque qui a brûlé votre maison et cette banque qui vous dit voilà on vous fait un prêt mais à un taux de 1% tout en sachant que cette banque a détruit votre maison. Les financements ne devraient pas alourdir notre dette et ne devraient pas avoir des procédures d'accès trop complexes. La mise en œuvre doit changer. On doit être aidé en respectant les circonstances nationales, nos capacités limitées. Il faut aussi inclure un appui pérenne en faveur du budget, financé grâce à des systèmes publics. Les financements projet par projet, en fin de compte, ce n'est qu'une fausse solution par là. Ce n'est pas reconnaître que les changements climatiques sont présents au quotidien. Et qui a la responsabilité? Les grands émetteurs doivent réduire leurs émissions rapidement, efficacement, doivent multiplier les transferts de technologie, doivent multiplier les aides financières et doivent respecter les principes d'équité et de responsabilité historique. Madame l'animatrice, le temps des promesses est révolu. Et avec mes collègues du Pacifique, j'appelle moi aussi à ce que le mécanisme de résilience du Pacifique soit financé. Les engagements doivent se traduire en financements et l'ambition doit se traduire en résilience sur le terrain. Je vous remercie. Merci,
Monsieur le Premier ministre. Je vais donner la parole Au docteur Goodwin Friday, Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grandines, vous exprimez au nom de la CARICOM, je crois. L'ouragan Beryl a prouvé que les catastrophes climatiques pouvaient réduire à néant des années de progrès en matière de développement. Le système financier international, M. Wells l'a dit, doit changer pour que les pays se remettent sur pied plus rapidement et ne soient pas davantage endettés. Qu'en pensez-vous? Quelle est votre perspective? Merci
beaucoup, Madame l'animatrice. Merci au Secrétaire général Antonio Guterres d'avoir organisé cette manifestation importante. Chers collègues ici à la tribune, chers collègues qui vous êtes exprimés avant moi, excellence, chers amis, le 1er juillet, et je réponds directement à votre question, Le 1er juillet 2024, les vulnérabilités climatiques à nouveau se sont manifestées. Elles sont une réalité très difficile pour les populations de Saint-Martin et Guadeloupe. L'ouragan Beryl, un ouragan de catégorie 4, voire 5, sans précédent, le pire qui avait jamais été enregistré à cette période de l'année. a frappé de plein fouet notre nation et a détruit près de 20% du produit intérieur brut de Saint-Vincent et les Grenadines, annihilant des communautés, infligeant 95% de dommages aux bâtiments du sud de Saint-Vincent et les Grenadines. En quelques heures à peine, notre pays a subi des dommages renvoyant à la case départ notre quête de progrès qui a pris des années, rien de neuf ici, et la crise ne s'est pas arrêtée là, la crise ne s'est pas en allée avec le vent. Les catastrophes se sont enchaînées. La catastrophe naturelle s'est traduite en un surendettement, insoutenable. Le taux de dette par rapport au PIB à Saint-Vincent-et-les-Grenadines dépasse les 110 % à l'heure actuelle. Près de 40 % de chaque dollar du revenu est dépensé pour rembourser cette dette. De l'argent qui ne peut pas être investi dans la résilience, dans les infrastructures résilientes, dans l'adaptation au changement climatique, ou dans les objectifs du développement durable. Ce dont nous avons besoin de la part de la communauté internationale, par conséquent, ce sont des mesures d'adaptation. Mes collègues l'ont déjà dit. On sait toutes et tous ce dont on a besoin. Ici, je ne dévoile pas quoi que ce soit de neuf, mais il vaut la peine d'insister. pour que ces informations tombent dans les bonnes oreilles et secouent le cœur de ceux et celles qui doivent prendre des décisions nécessaires. Nous avons besoin de plus que de financements à taux très préférables. Les pays vulnérables ne devraient pas alourdir leurs dettes pour se protéger contre une crise climatique qui n'est en rien de leur fait. Et malheureusement, c'est le lot des pays fragiles. Les clauses sur la résilience s'agissant de l'endettement doivent devenir des clauses indispensables dans toutes les mesures d'assistance. Les clauses de remboursement de la dette activées après l'ouragan Beryl dans mon pays ont prouvé qu'elles étaient utiles. Ces clauses doivent devenir la norme, avec une période de suspension de deux ans, notamment après une catastrophe qualifiante. sans pénalités et sans réduction de la note. Ensuite, les financements à taux préférentiels doivent refléter les vulnérabilités, pas uniquement les revenus. L'indice de vulnérabilité multidimensionnelle devrait influencer les décisions de prêt dans les institutions multilatérales et internationales. de développement, il faut que les petits États en développement exposés aux chocs climatiques ne soient pas coupés de tout soutien indispensable. Troisièmement, le Fonds pour les pertes et préjudices doit être financé comme il se doit. Le financement doit se faire sur base de bourses, majoritairement les pays qui ont le moins contribué à moins de 0,2% des émissions ne devraient pas devoir s'endetter encore davantage sur le plan commercial pour se remettre sur pied face à des catastrophes climatiques. Le fonds On a pour l'instant attiré que 820 millions de dollars de promesses et l'ouragan Mélissa qui a frappé la Jamaïque a causé des dommages surpassant de très loin le volume de fonds promis dans le fonds précédent. Quatrièmement Nous avons des ressources géothermiques, solaires et éoliennes abondantes, mais nous avons besoin de capitaux, de capacités de stockage suffisantes et de réseaux modernes. Et pour nous, cette transition n'est pas qu'une question de réduction des émissions, c'est aussi une question de sécurité énergétique. C'est une question de réduction des importations d'énergies fossiles, qui nous permettrait aussi de réduire les coûts. Et la communauté internationale doit agir, doit nous aider à nous adapter et doit rendre les financements climatiques plus simples, plus accessibles. Elle doit nous aider à protéger les océans et nous aider à couvrir les coûts de la transition climatique sans de surendettement supplémentaire pour certains pays déjà bien vulnérables. La région des Caraïbes a joué son rôle. A Sainte-Lucie, 30 millions de dollars américains ont été investis pour remplacer des infrastructures de transmission de l'eau, des infrastructures indispensables. A la Dominique, 26 millions de dollars de programmes de résilience climatique ont été décidés. Au Belize, la Trinité et Tobago, des millions de dollars ont été investis dans les systèmes d'alerte précoce. En Jamaïque, 36 millions de dollars américains ont été débloqués pour un programme d'eau dans les régions rurales. Et la Dominique a commandé une centrale géothermique représentant 10 gigawatts, une première. Et dans mon pays, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, nous réfléchissons aussi aux possibilités d'énergie géothermale, géothermique, pardon. La première tentative a échoué, mais nous voulons essayer à nouveau. Nous réfléchissons aussi à l'éolien, au solaire, autant de façons de réduire encore davantage notre empreinte carbone pourtant minime, mais aussi de garantir notre sécurité énergétique. Notre pays n'est sans doute pas très grand, nos pays sont modestes, mais nous représentons une zone océanique immense. Les océans représentent notre biodiversité, notre qualité de vie, notre sécurité alimentaire. L'océan permet aussi de régler et réguler le réchauffement climatique en absorbant du carbone, du dioxyde de carbone et de la chaleur. Les océans se réchauffent, ils sont de plus en plus acides, ce qui a des effets très néfastes sur les récifs coralliens, sur les zones de pêche et les écosystèmes marins. Protéger la mer des Caraïbes, c'est une responsabilité pour les Caraïbes, bien sûr, mais aussi une responsabilité pour le reste du monde. Et dès lors, En guise de conclusion, je dirais que l'architecture financière internationale doit être modernisée. Pour répondre aux réalités du 21e siècle, la résilience ne peut pas être fondée sur une dette insoutenable et la justice climatique ne peut pas rester qu'une coquille vide. Les pays en première ligne ne peuvent pas être laissés seuls face à une mer qui avance et face à une dette qui écrase de plus en plus leurs épaules. Une dette qui étouffe le progrès et qui empêche une meilleure jouissance d'un meilleur niveau de vie. Notre collègue Zadi, qui est allé au Palaos, et je tiens à l'inviter à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, puisque nos problèmes sont tout aussi similaires. Je vous remercie. Je remercie
les intervenants. Merci beaucoup. Merci de ces interventions qui nous ont beaucoup touchés. Merci beaucoup. Un.
Nous allons inviter nos intervenants suivants. La maire de Freetown, Yvonne Aki-Sawyer, la maire de Boston, Michelle Wu, ambassadrice mondiale pour le pacte mondial des maires, Anne Hidalgo, et le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. I'll be right there. All right. Well, we'll get started with Mayor Aki Sauer. We'll start with Mayor Aki Sauer, the mayor of Freetown in Sierra Leone. représente sa ville et un réseau mondial de maires. Pouvez-vous nous parler des pressions auxquelles font face les villes alors que les effets du changement climatique empirent et quelles sont les solutions sur lesquelles vous travaillez? Merci infiniment.
Excellence, Mesdames et Messieurs, bonjour. J'aimerais commencer par Freetown. Lorsque des événements ont lieu, les habitants se demandent si les routes seront praticables, si l'eau reviendra dans leur maison. Il s'agit de questions de sécurité qui concernent les moyens de subsistance et au bout du compte, la vie elle-même. Les communautés dans Freetown ne sont pas seules. En tant que coprésidente des villes 140, nous savons bien que les villes font face aux conséquences dévastatrices du changement climatique, avec des inondations plus intenses, des chaleurs extrêmes, l'érosion des côtes, l'insécurité alimentaire et les dégâts apportés aux infrastructures essentielles, comme nombre d'orateurs l'ont dit aujourd'hui. Les inondations mortelles au Népal dont nous venons d'entendre parler, Les sécheresses extrêmes au Maroc et en Europe occidentale sont certains exemples qui montrent que cet été a été l'été de la démonstration climatique. Les océans se réchauffent à une vitesse record et le phénomène super El Niño en cours devrait devenir plus grave d'ici la fin de l'année. Et on estime, on prévoit déjà que cela provoquera des pertes à hauteur de 20 milliards de dollars rien qu'en Afrique. Les maires des villes et les collectivités locales sont en première ligne de cet effondrement climatique et sont souvent les primo-répondants lorsque les catastrophes surviennent. Mais les maires, les collectivités locales ont des capacités et trouvent déjà des solutions en termes d'atténuation et également d'adaptation. Et les données nous montrent à C40, que 75 % de nos villes réduisent les émissions plus vite que le gouvernement national. Par exemple, les maires d'Amérique latine ont été à la manœuvre pour passer de bus diesel à des bus électriques. Et le mois dernier, l'Amérique latine a franchi le jalon de plus de 10 000 bus électriques en circulation. En Afrique, nous avons généralisé les solutions fondées sur la nature pour prévenir les inondations, notamment. Ces exemples sont abondants dans toutes les villes du réseau C40 et dans d'autres. Les villes sont solidaires des gouvernements nationaux. des organisations multilatérales, de la société civile, du secteur privé, des peuples autochtones et des communautés engagées en faveur de l'action, alors que collectivement, nous nous efforçons de réduire au minimum les effets du dépassement de 1,5 degré et de garantir que la transition énergétique soit juste. Mais pour que les villes puissent agir de manière plus efficace et plus rapide, elles ont besoin de financement. Une question qui a été abordée tout l'après-midi. D'ici 2030, les financements climatiques pour les villes nécessaires sont estimés à 4 500 milliards de dollars par an, alors que les financements disponibles actuellement sont à moins de 20 % de ce besoin. Et la répartition est profondément inégale. À l'exception de la Chine, les villes des pays du Sud que je représente On estime que moins de 15 % de ces financements climatiques pour les villes, deux tiers sont des prêts. Dans le même temps, moins de 2 % des financements climatiques concernent l'adaptation, alors même que l'adaptation, c'est ce dont ont besoin nombre de nos communautés de la manière la plus urgente. car cela représente des logements exposés aux inondations, des familles qui font face à des chaleurs extrêmes, des entreprises qui perdent des revenus et des communautés aux prises avec des risques qu'ils n'ont pas contribué à créer. Cela représente des villes qui pourraient être protégées grâce à des systèmes d'alerte rapide et des infrastructures résilientes et des investissements dans des solutions fondées sur la nature. Donc, les solutions existent. Mais nous ne pouvons pas dépendre de promesses distantes lorsque la population fait face à un risque imminent. L'action climatique doit être collective. Les gouvernements nationaux, les collectivités locales, le secteur privé, les communautés doivent être appuyés. Il faut une mise en œuvre. Les villes du réseau C40 ont des objectifs ambitieux, mettent sur pied des solutions innovantes et rendent des comptes. Mais les maires ont besoin de l'autorité et des ressources financières pour honorer leurs responsabilités. Le déficit de financement doit être comblé. Le financement climatique doit toucher les villes les plus exposées aux risques avec beaucoup plus d'investissements dans l'adaptation. en plus de l'atténuation. Si les gouvernements nationaux, les banques multilatérales et les fonds climatiques abattent les obstacles qui empêchent les villes, notamment les villes du Sud, d'accéder au financement nécessaire, la communauté mondiale serait bien mieux positionnée pour faire face à ce dépassement de 1,5 degré. Les maires sont prêtes à agir, elles agissent, déjà, et on voit déjà ce qui est possible. Il y a déjà une mise en œuvre et nous demandons aux gouvernements nationaux et aux institutions mondiales d'appuyer notre rôle de chef de file, car les communautés que nous représentons ne peuvent pas attendre, ne souhaitent pas attendre. Pour voir leurs aspirations de long terme réalisées, leurs vies doivent être protégées maintenant. Il est temps d'investir dans les villes résilientes, pas demain. mais bien aujourd'hui. Je vous remercie.
Merci Madame la Maire, merci d'avoir parlé au nom des villes C40. Je salue également le gouverneur de Lagos qui est avec nous et qui est à la tribune. Je vais maintenant donner la parole à la maire de Boston, la maire Wu, vous avez dit que la lutte contre le changement climatique représente une occasion qui se présente une fois par génération de créer des emplois bien rémunérés, une énergie plus abordable, un air plus propre et des villes plus sûres. En tant que maire, quelles mesures prenez-vous pour réaliser ces occasions pour la population de Boston et pourquoi est-ce que les autres villes devraient vous emboîter le pas?
Merci beaucoup, chers invités, excellences. Mesdames et messieurs les dirigeants, au plan national, au plan local, au plan de la gouvernance mondiale, merci de votre rôle de chef de file. Bonjour à toutes et tous. Je vous salue au nom de la ville de Boston, berceau de la liberté et le lieu de naissance de l'Amérique. Il y a 250 ans, l'indépendance américaine a pu connaître ses premiers pas et nous avons pu donné suite à cet héritage pour l'intérêt général, nous avons pu lutter pour notre avenir commun. Boston abrite les premières écoles publiques, les premières bibliothèques publiques, le premier métro public des États-Unis. Notre ville a été à la tête de tous les grands mouvements, de tous les grands progrès de notre histoire et aujourd'hui de nos innovateurs, nos activistes, nos institutions. travail pour guérir le cancer, lutter contre le changement climatique et fixer un nouveau cap pour notre avenir. Et aujourd'hui, je me présente également devant vous en tant que mère de trois enfants, la première maman élue en tant que maire de Boston. Mais vous savez, mes enfants, on s'en fiche un peu des micro-réseaux ou des IRM. Mes enfants, attendent de manger une glace dans les rues en été et aiment croquer dans une pomme bien fraîche. Mais souvent, j'hésite à les faire sortir dans la rue alors qu'il fait si chaud ou lorsqu'il y a des fumées qui proviennent d'incendies incontrôlés qui ravagent nos voisins. À l'ouest, les familles et les villes sont en première ligne de l'urgence climatique. Mais en tant que maire, j'ai appris que l'action climatique n'est pas un appel au sacrifice. La crise climatique, nous devons y faire face pour améliorer la vie de demain et nous devons améliorer les conditions de vie d'aujourd'hui. Pour ce faire, la ville de Boston montre que les solutions climatiques permettent de donner davantage à nos communautés, davantage d'emplois, davantage d'énergie abordable et d'air propre. Boston est devenue la première ville de ce pays à exiger un code de zonage et il faut que les bâtiments soient neutres du point de vue carbone lorsqu'ils sont mis en service. Nous avons mis au point un programme d'électricité à l'échelle de la ville qui fournit une électricité plus propre. Nous le faisons main dans la main avec d'autres villes et des collectivités locales pour accélérer nos actions et pour avoir davantage d'impact. Et je suis très fier de faire partie de l'organisation dirigée par Madame Aki Sauer, C40, qui représente 500 millions de personnes et que les villes vont plus vite en matière de réduction d'émissions que les gouvernements nationaux. Et nous avons une baisse plus importante que la moyenne mondiale. Et pendant que nos gouvernements combattent dans des guerres pour obtenir des combustibles fossiles, nos villes tirent parti de l'éolien, de l'énergie géothermique, du photovoltaïque. Nos villes créent des emplois, font baisser le coût de l'énergie à Boston. Nous ne jetons plus de caisses de thé dans le port de Boston, mais nous tirons parti de l'énergie marémotrice. Tous les jours, nous voyons que la crise climatique est de plus en plus difficile à régler et nous voyons que nous avons la possibilité de bâtir un monde meilleur, plus durable, plus abordable, plus sain. Pour les générations à venir, il y a 250 ans, la population de Boston a fait du porte à porte et a demandé à chaque voisin de croire qu'un meilleur avenir était possible. Et aujourd'hui, je me présente devant vous en tant que maire de cette ville et en tant que maire déterminé à bâtir un avenir meilleur pour tous nos enfants. Cette planète nous est commune. Il y a 8 milliards de personnes et Le monde est un endroit magnifique pour nous lorsqu'on voit un arbre qui nous plaît, un lever de soleil, une plage que nous sommes les seuls à connaître. Et alors que nous consommons davantage et que nous produisons plus vite, tout cela se fait à un coût exorbitant. Les océans sont pollués, les températures augmentent, la crise climatique représente un enjeu considérable, mais les villes de par le monde se rassemblent pour aller plus vite, pour en faire davantage. pour notre avenir collectif et nous avons une occasion en or à saisir pour protéger les lieux où nous habitons et il nous revient à nous de bâtir un avenir meilleur ensemble. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je vais maintenant donner la parole au gouverneur de l'État de Lagos. Vous êtes le gouverneur de la plus grande région du continent africain et votre État connaît le changement climatique avec l'élévation du niveau de la mer, des inondations, des sécheresses très importantes. J'aimerais savoir ce que vous faites pour protéger votre population et pourquoi la coopération internationale est si importante pour les États comme le vôtre.
Merci beaucoup, Madame la modératrice, Excellence. Chers collègues, ici à la tribune avec moi, merci de nous avoir livré vos réflexions. Pour la Gauche, il faut que les ambitions se traduisent en véritables opportunités pour protéger nos populations, pour renforcer notre économie et bâtir un État côtier plus résilient pour les générations à venir.
L'État de Lagos, je peux vous le dire, abrite plus de 22 millions de Nigérians et c'est la deuxième plus grande formation géographique en termes de PIB d'Afrique. Et donc, pour nous, l'action climatique n'est pas séparée du développement. C'est essentiel. pour la manière dont nous allons bâtir notre avenir. Près de 70 % de notre population a moins de 25 ans et représente notre avenir. Les régions, les États ont un rôle essentiel à jouer. Mais pour que les ambitions deviennent une réalité, pour que nous puissions avancer concernant la mise en œuvre, nous avons besoin d'investissements. Cela doit être rapide et suivi des faits. Les États et les régions ont besoin d'accès à des financements de long terme abordables qui pourraient canaliser les fonds vers des infrastructures tangibles sur le terrain. Et donc, nous avons besoin d'institutions de financement du développement, nous avons besoin d'investisseurs réels, nous avons besoin du secteur privé qui doit saisir l'occasion des investissements dans l'économie verte dans les marchés émergents comme le nôtre. Car en effet, un investissement dans un État important en Afrique, c'est un investissement dans le continent africain. D'ailleurs, la région dont je parle aujourd'hui, les opportunités sont énormes. Les partenaires doivent comprendre quelles sont nos problématiques. On parle de bâtir des infrastructures de transport plus propres, des infrastructures plus résilientes. Pour nous, il s'agit là d'occasions à saisir pour créer des emplois pour les jeunes qui sont, et nous avons une des populations les plus jeunes. Nous pouvons améliorer les conditions de vie, la qualité de vie. Nous pouvons permettre à nos citoyens de s'épanouir. Nous pouvons bâtir des économies pas seulement résilientes, mais également tournées vers l'avenir. Mon message est très clair et très court. Lagos, ce n'est pas seulement un État, c'est une grande région d'Afrique. C'est une collectivité infranationale qui est jeune, intelligente, prête à agir, qui a des objectifs, qui est prête. Des gens qui peuvent bâtir le monde de demain. Et en tant que gouvernement, que collectivité locale, nous avons des responsabilités et nous pensons que nous pouvons créer des solutions qui contribueront à relever tous les défis que nous constatons au quotidien, par exemple la gosse, génère plus de 15 000 tonnes de déchets. Et donc, nous devons bâtir de vrais partenariats, nous devons mobiliser des investissements et nous devons pouvoir agir à l'échelle nécessaire. C'est pourquoi ces débats doivent être pris très au sérieux. Je vous remercie.
Merci. Nous allons maintenant donner la parole à Madame Hidalgo, qui est l'ancienne maire de Paris et qui est maintenant l'ambassadrice mondiale du Pacte mondial des maires. Pendant longtemps, vous avez défendu une action climatique urbaine audacieuse et nous l'avons vu, nous qui nous sommes rendus à Paris. Vous avez également obtenu des résultats, parfois malgré des réticences. Et en cette ère de fragmentation politique, comment les villes peuvent-elles faire en sorte que l'action climatique reste une priorité politique?
Merci, excellence, chers collègues, chers amis. Aujourd'hui, je me présente devant vous en tant qu'ambassadrice mondiale du Pacte mondial des maires. C'est un réseau qui rassemble 14 000 villes de par le monde. Il s'agit de coordonner au plan international l'action climatique pour faire une vraie différence. Mais nous savons que cela ne suffit pas en soi. Pour répondre à la crise climatique, il faut de la coopération. des liens entre les gouvernements nationaux et les villes. Nous ne pouvons pas nous permettre de travailler en silo. Nous avons besoin d'une approche multicouche, d'une approche inclusive entre les villes, les régions, parce que les liens entre les communautés, entre les collectivités locales, c'est ce qui fait que l'action climatique reste crédible et Lorsque j'étais maire de Paris, les Jeux olympiques nous ont montré ce qu'il est possible de faire lorsque différents échelons du gouvernement, en plus du secteur privé et des syndicats, sont alignés sur un même objectif, avec une ambition claire. Il y avait un alignement politique, financier, un soutien des citoyens pour avancer concernant la mise en œuvre des accords de Paris. C'est ce type d'adéquation de correspondance qu'il faut pour lutter contre le changement climatique, une correspondance multicouche. J'entends qu'ancienne maire et que coprésidente, comme la présidente de C40, Les financements de l'action climatique sont essentiels pour les collectivités locales. Lorsque les autorités locales et nationales travaillent de concert, elles créent de la certitude réglementaire et envoient des signaux politiques qui permettent au secteur privé, aux banques multilatérales de développement et aux fonds internationaux climatiques, font que tous ces acteurs sont davantage incités à financer l'action climatique. C'est pourquoi nous avons créé une coalition pour des partenariats à plusieurs niveaux, lancée à la COP28 à Dubaï. Et aujourd'hui, il y a 78 signataires. L'Espagne nous a rejoint il y a deux jours. Aujourd'hui, c'est l'une des plateformes les plus puissantes pour prouver la valeur, l'importance de cette méthode multicouche et multi-acteurs. Les pays signataires doivent maintenant intensifier leur action avec les collectivités locales et prouver que la gouvernance multicouche garantit une mise en oeuvre efficace des objectifs de l'accord de Paris. J'invite également l'ONU à veiller à ce que les mécanismes soient en place pour que la mise en oeuvre sur plusieurs couches figurent dans les plans de mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national, parce que c'est l'un des signes les plus clairs de la réussite concernant la mise en œuvre de l'action climatique. Merci infiniment.
Merci, Madame Hidalgo. Je vais maintenant donner la parole au gouverneur de Californie. Gavin Newsom, si la Californie était un pays, ce serait la quatrième économie du monde. Et on voit que l'action climatique, l'innovation et la croissance économique vont de pair. Donc, comment est-ce que la Californie accélérer cette transition et utilise son influence pour l'action climatique au plan national? et à l'échelle mondiale.
Merci de cette question. Je vais y répondre dans un instant, mais d'abord, j'aimerais vous remercier toutes et tous de votre présence. Merci de ne pas tomber dans le piège de l'anxiété et du cynisme. On se lève tous le matin, on lit le journal, on regarde la télé, et donc merci de représenter un antidote à cette peur, à cette anxiété. J'étais ici il y a deux ans, il y avait un climat bien différent aux États-Unis. Vous avez entendu le discours de mon président hier. qui justifie le génocide, qui parle de génocide de 93 millions de personnes. Il n'y a rien de normal dans tout cela. Je suis fier de représenter un État qui est un des États fondateurs à San Francisco de l'ONU en 1945. Je suis également fier de représenter où il y a un vrai pluralisme. On a une énorme proportion d'habitants qui sont nés à l'étranger. C'est ce qui nous a permis de devenir cette quatrième économie mondiale si nous étions un pays. Nous sommes également l'État le plus opposé à Trump des États-Unis et c'est un fait important parce qu'il n'y a probablement rien de plus important sur cette question que l'impératif de mettre un terme à la présidence de Trump telle que nous la connaissons et ceci mes amis, cela pourra se produire en novembre, lorsque le Parti démocrate reprendra la Chambre des représentants et lorsque, enfin, nous pourrons défendre ce pourquoi nos pères fondateurs ont lutté et sont morts, à savoir l'équilibre des pouvoirs. Et la maire de Boston en parlait il y a un instant. Mais Je ne veux pas parler que de Trump, mais je veux parler du travail que nous réalisons dans notre État, pendant que certaines personnes pratiquent une politique de l'autruche et ont la tête plongée dans le pétrole. Le défi est évident. Souvent, on subventionne les problèmes qu'on essaie de régler, le gaz, le pétrole. Et c'est ce qui est fait aux États-Unis, mais pas dans l'État de Californie, la quatrième économie du monde. Et au quotidien, cet État est alimenté à deux tiers par le renouvelable. Nous en sommes à la mise en œuvre Nous sommes dans la pratique et on prouve ce paradigme. On ne peut pas sacrifier un avenir économique sur le tel de nos schémas de consommation et de production. En Californie, il y a énormément d'entrepreneurs et nous innovons, mais les innovateurs sont imprudents. Elon Musk n'aurait pas autant réussi sans le système réglementaire de Californie qui lui a justement permis d'entreprendre. C'est au cœur de notre transition vers la sobriété carbone. C'est pourquoi nous parlons de croissance verte, 40 % de la croissance du PIB en Californie depuis 2019. Aucun État des États-Unis et aucune aucun État démocratique du monde n'est allé aussi vite que la Californie en matière de réduction des émissions. Et quelque part, on se ment lorsqu'on se dit que c'est un obstacle à la croissance économique. Mais je tiens à remercier les maires. J'ai été maire moi même, Monsieur le gouverneur, je vous salue également. Et il faut agir au niveau local, parce que la vision de l'État, la vision nationale se réalise au niveau local. Ça, ce ne sont pas des rêveurs, ce sont des gens qui agissent. Et dans le monde entier, on trouve des sources d'inspiration. Et donc, j'aimerais conclure, comme j'ai commencé, avec un mot de gratitude, de respect. Je tiens à remercier toutes les personnes qui sont ici. Et il faut revenir vers les pères fondateurs qui nous demandent, qui exigent que nous faisions face à cette situation. Nous devons utiliser notre autorité morale, pas seulement notre autorité officielle. Donc merci de tout le travail que vous réalisez, et j'attends avec intérêt de revenir aux Nations unies lorsqu'il y aura une atmosphère rafraîchie, dans une ambiance de progrès. Merci beaucoup.
Thank you, panel. Merci beaucoup. So I'm going to introduce next.
Je vais presenter le panel suivant. Un instant. Nous les attendons. Nous avons Lord Je vais présenter le panel suivant. Madame Celia Jensen, vice-première ministre pour la transition écologique de l'Espagne. Messieurs les panélistes, est-ce que je peux vous demander de monter sur la scène? Les Maldives. Excellence, ministre des Affaires étrangères et du Royaume-Uni. Secrétaire d'État pour les Affaires du Commonwealth et étrangères et de l'Allemagne. Monsieur Carsten Schneider, ministre fédéral pour l'Environnement, l'action climatique, la conservation de la nature et la sûreté nucléaire.
OK, so I will begin with the Prime Minister of Tonga. As a region on the front line of climate impacts, Pacific Island leaders have made Pacific Island Resilience Facility their climate investment priority. as you lead efforts towards an initial 500 million dollar capitalization target. What steps are you taking in the region?
Quelles sont les mesures que vous adoptez dans la région et que doivent faire vos partenaires internationaux de façon à ce que ce programme puisse être réalisé à l'échelle nécessaire?
Au nom du Royaume de Tonga, Je vous salue. Dix ans après l'accord de Paris, le monde est au bord de parvenir à l'objectif de 1,5 degré Celsius. On nous met en garde, ce n'est plus une perspective lointaine, c'est une réalité. Pour Tonga et d'autres pays, cela implique de plus grandes pertes, une plus grande insécurité et moins d'options de survie. Dans toute notre région, des cyclones plus violents, l'élévation du niveau de la mer, des sécheresses prolongées mettent déjà en danger la sécurité alimentaire et autres. Nous demandons au monde d'agir plus vite alors que le changement climatique s'accélère. La justice climatique exige un financement en fonction des vulnérabilités et une accélération de ce financement pour ceux qui font face aux plus grands risques. L'adaptation et l'atténuation ne sont pas en compétition. Ce sont des éléments inséparables de l'intervention face au climat. Pour les pays du Pacifique très vulnérables, l'adaptation est une question de survie. Pour Tonga, Une transition juste vers les énergies renouvelables est un impératif. La dépendance sur les combustibles fossiles nous expose à des chocs globaux. Les énergies renouvelables sont donc essentielles pour notre sécurité énergétique et notre prospérité future. La transition doit refléter la réalité de nos pays, des petits États insulaires en développement. des coûts élevés, des petits marchés, des capacités limitées. On doit aller au-delà des générations, voir les technologies nouvelles, les grilles, les systèmes de stockage de l'énergie, les systèmes de réserve en cas d'urgence. Nous avons également une exploitation de l'électricité géothermique. Donc, des investissements accélérés constituent un impératif. Le secrétaire général des États-Unis s'est rendu à Tonga en 2024 et il a adressé un SOS. La conservation est donc essentielle pour préserver notre océan bleu. Nous devons également reconnaître sa valeur et nous devons également exploiter son potentiel pour assurer une plus grande résilience et l'autosuffisance. Nous appuierons cette ambition, recevant un sommet l'année prochaine, en mai. Nous avons besoin de partenariats réels. Le problème climatique exige une coopération internationale, et ce plus que jamais à cet égard. des systèmes de financement internationaux sont trop difficiles d'accès, ils sont trop lents pour les interventions et ils sont trop éloignés des communautés qu'ils doivent appuyer. La facilité de résilience du Pacifique est donc notre réponse. Le PRF, c'est une institution financière régionale qui a pour but de d'offrir un financement direct. L'engagement politique se traduit ainsi en actions pragmatiques dans une dernière longueur, alors que le changement climatique touche déjà les foyers, les moyens de subsistance et l'infrastructure. En tant que côte du Pacifique, nous sommes heureux d'annoncer que plus de 180 millions de dollars ont déjà été levés Les dirigeants concernés sont prêts à travailler avec nos partenaires pour atteindre la cible de 500 millions de dollars d'ici la COP31. L'heure tourne. Alors que nous visons une ambition plus grande, 1,5 million de dollars, il faut considérer qu'il ne s'agit pas seulement de chiffres. Il s'agit de maisons plus solides, de systèmes d'alimentation en eau plus solides pour des milliers de communautés dans toute la région du Pacifique. Je demande donc à tous nos partenaires d'investir dans cette facilité pour la résilience du Pacifique, PRF, en tant que système de financement propre. Votre appui est un investissement dans les solutions dirigées par le Pacifique, dans la justice climatique et dans un avenir plus sûr pour notre région. Je vous remercie.
Je remercie le ministre de Tonga. Je donne maintenant La parole aux représentants de l'Espagne, troisième Premier ministre et ministre de la Transition écologique. Nous avons souffert avec vous en voyant les images récentes à la télévision. Comment l'Espagne va-t-elle accélérer la transition et renforcer la résilience tout en appuyant le financement et les opérations internationales pour les pays en développement? Merci.
Merci. Bonjour. C'est un plaisir pour moi de transmettre le message de l'Espagne à cette réunion importante et je vais parler en espagnol.
Vagues de chaleur extrême, températures record jamais vues, dans les océans, dans notre mer Méditerranée, des inondations et plus de 300 000 hectares touchés par des incendies cet été. Et ceci s'est produit dans mon pays en moins de 12 mois, en Espagne. Nous connaissons donc très bien quelle est l'incidence de l'urgence climatique. Mais personne, absolument personne, n'est prêt pour un monde où la température sera supérieur à 1,5 degré Celsius par rapport à la température actuelle. Les scientifiques nous le disent depuis longtemps et la réalité nous le rappelle parce qu'elle nous frappe avec force et elle frappe en particulier les plus vulnérables. Et en Espagne, nous avons fait le pari d'un programme vert par responsabilité. Mais nous l'avons fait également pour des raisons de santé, de sécurité, d'opportunité, de compétitivité et de prix abordables et d'autonomie stratégique. Nous avons fait le pari de laisser derrière nous les combustibles fossiles. Cette dépendance et ce choix que nous avons fait de renoncer à ceci nous a permis de réduire justement notre dépendance, de protéger les citoyens face à l'instabilité des prix de l'énergie. Nous sommes mieux prêts pour faire face aux conflits que nous sommes confrontés, aux guerres, celles qui font rage en Ukraine comme en Iran. Pourquoi? Eh bien, parce que ni le soleil ni le vent ne peuvent être bloqués par une armée, quelle qu'elle soit, ni empêchés, arrêtés par aucun conflit. Une planification climatique et énergétique, un cadre réglementaire solide permet d'obtenir des résultats. Et nous avons déjà obtenu des résultats. Nous avons réussi à multiplier par deux notre puissance, notre production d'énergie de source renouvelable. 57 % de l'énergie produite est d'origine renouvelable. Donc, plus d'électrification. Nous défendons également le principe d'un meilleur accès à l'énergie, une énergie qui est plus abordable. Et nous avons fait le pari de l'électricité. Et nous avons également mobilisé un acteur de poids, la société civile, pour y parvenir. Et nous avons élaboré donc une stratégie de transition écologique, parce qu'il n'y a pas de justice climatique sans justice sociale. Il n'y a pas non plus de justice sociale sans justice climatique. Relever le défi de l'urgence climatique, cela signifie également d'être mieux prêt pour faire face à ces conséquences, aux conséquences des changements climatiques. Cela signifie également de bâtir cette résilience et de l'intégrer, d'intégrer l'adaptation dans toutes nos politiques sectorielles et d'y intégrer des solutions basées sur la nature, nos villes, nos villages. Ça a été dit lors de la table ronde précédente. Ce qui a été dit a été impressionnant par les différentes villes et ceci suppose bien sûr de financer tout cela et c'est la raison pour laquelle L'Espagne a proposé à ses partenaires européens de mettre en place un impôt sur les bénéfices des entreprises du secteur du pétrole et du gaz, sur la base du principe du pollueur payeur. Pour ce qui est de la coopération internationale, nous avons fait le pari du financement. Nous avons organisé le sommet du financement du développement qui a débouché sur l'engagement de Séville. Aux figures, les grandes, nos grandes priorités, le fait de mobiliser davantage de ressources nationales et bien sûr internationales, le fait de réformer le système de la dette pour qu'il soit plus juste, plus transparent. Nous avons présenté une initiative espagnole, c'est cette plateforme pour échanger des dettes contre des investissements durables. C'est une initiative fondamentale. Et nous avons décidé de faire le pari d'une justice tributaire mondiale et une gouvernance plus ouverte. Je conclus. Nous sommes à la croisée des chemins. Les défis sont de taille et nous avons besoin de davantage de multilatéralisme, davantage de partenariat, plus de multilatéralisme, bien sûr, plus que jamais, plus de détermination, plus d'ambition que jamais. Et c'est ce que l'on ressent véritablement dans cette salle et je suis très heureuse d'y être. Et un message très important à transmettre à la société. Il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui sont convaincues, qui sont engagées. Cette feuille de route n'est pas une option facultative. C'est la seule option et c'est celle qui fait sens. Merci beaucoup.
Je voudrais maintenant Je donne la parole au ministre des Affaires étrangères des Maldives. Les Maldives, depuis longtemps, sont une voix importante pour les petits États insulaires en développement afin que l'adaptation bénéficie de la priorité. Que doit-on changer aujourd'hui pour placer l'adaptation au coeur de l'action climatique mondiale et pour que les engagements se transforment en protections concrètes pour les pays et les communautés vulnérables?
Salutations des Maldives. Merci, madame la modératrice. Mesdames et messieurs, je voudrais le dire franchement, nous devons tout d'abord nous occuper du financement. Les pays développés doivent honorer leurs obligations et respecter les engagements déjà pris. Rien ne peut remplacer cela. Le financement privé, mixte et autres peut compléter le financement public, mais ne peut pas s'y substituer. Il faut qu'il soit prévisible et offert à des conditions favorables. Il ne faut pas par là augmenter la dette. Nous devons également passer du financement des projets au financement de la résilience aux Maldives. Cela veut dire projeter nos îles avoir des infrastructures plus solides, protéger nos récifs coraux, protéger les communautés, les moyens de subsistance. C'est-à-dire que la résilience doit être considérée dans le cadre du développement même et le financement doit parvenir aux pays. Il ne faut pas pendant des années et essayer de surmonter les obstacles au financement. Nos communautés doivent être sûres, nos infrastructures doivent être plus fortes, nos pays doivent être mieux à même de combattre le changement climatique. Voilà quelle est la mesure du succès. Il ne s'agit pas du nombre de projets approuvés. Enfin, l'adaptation ne peut pas se substituer à l'atténuation. Il y a des limites. limite à ce qu'une île peut faire pour l'adaptation, la réduction des émissions et à la réduction des émissions, mais l'adaptation. Et je vous remercie.
Je vous remercie. Je voudrais maintenant donner la parole à Monsieur Miliband. secrétaire, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Le Royaume-Uni a fait beaucoup de progrès au niveau de la transition énergétique et le pays est à l'origine d'un financement important en faveur des pays en développement. Donc, qu'allez-vous faire pour que l'on s'écarte encore des combustibles fossiles et pour que l'on renforce le financement du climat au plan international, pour que l'on mobilise également des investissements dans les pays en développement?
Je vous remercie. Je remercie le secrétaire général pour son travail formidable relativement à ces questions cette dernière décennie. Je peux vous dire combien je suis heureuse d'être ici avec la présidence de la COP31. Nous sommes très heureux d'aller en Turquie prochainement. Tout d'abord, à propos de l'action nationale, je crois qu'il est très important de présenter les choses de façon appropriée. Il s'agit de la crise climatique et de l'environnement, mais il s'agit également de la sécurité énergétique, il s'agit de l'emploi et également de la sécurité nationale. J'ai participé à une autre manifestation aujourd'hui avec des ministres des Affaires étrangères de différents pays, parlant des menaces sécuritaires auquel on fait face d'un point de vue climatique. Nous avons l'énergie éolienne la plus importante en Europe. Nous avons investi dans des foyers. Nous avons interdit l'exploration de nouveaux champs pétrolifères. Tout cela dans le contexte de la question de la sécurité de l'emploi pour l'avenir et de l'avenir des générations futures. Nous poursuivrons, y compris pour ce qui est de la transition, en nous écartant des combustibles fossiles. Ensuite, à propos des responsabilités internationales, je crois qu'il est important de dire que nos responsabilités sont respectées, oui, en raison de la demande de justice, en raison de la demande de responsabilité, mais franchement, au nom de nos intérêts propres. En effet, si nous ne faisons pas face à ces questions collectivement, nous souffrirons encore plus qu'aujourd'hui. Et à cet égard, nous sommes heureux de donner au nouveau TFF 400 millions de livres sterling. C'est une innovation de la présidence de la COP30 du Brésil aujourd'hui. Nous annonçons 330 millions pour une autre facilité pour l'environnement mondial. C'est un projet très important. Ce que je voudrais dire cependant, et j'irai aux réunions mondiales plus tard, le mois prochain, nous avons besoin de davantage de réformes des banques multilatérale de développement, car c'est ce qu'a dit notre collègue des Maldives. Il ne s'agit pas seulement de la quantité du financement, il s'agit de la qualité du financement pour financer l'adaptation. Ce sont là des arguments extrêmement importants. Et d'ailleurs, soyons La réforme du système financier international est une entreprise en cours. Il est essentiel pour la résilience climatique. Ensuite, je voudrais émettre une note optimiste. Il est facile d'être très sombre, mais ceux qui veulent saper les projets dont nous parlons, ce sont ceux qui nient la réalité, ce sont ceux qui veulent faire traîner les choses, qui pensent "oui, il faut agir, mais pas encore". Il y a aussi ceux qui disent "bon, cela fait 30 ans que vous essayez de faire quelque chose, ce n'est plus la peine d'essayer", les défaitistes. Je crois que c'est à nous de dire aux défaitistes qu'ils se trompent. Je pense que ça, c'est un bon exemple, justement, du succès du multilatéralisme. Lorsque j'étais à la tête du sommet de Copenhague en 2009, qui n'a pas été un grand succès, nous avions des cibles qui ne sont plus les mêmes aujourd'hui. Mais c'est le multilatéralisme qui fonctionne de cette façon. Donc je crois que Il est très important, dans ce contexte, de parler de ce dont on doit, comment l'on doit procéder, mais également, il faut avancer l'argument selon lequel le multilatéralisme est efficace, alors qu'il est contesté plus que jamais aujourd'hui. Je crois que les efforts que nous déployons ensemble, la volonté que je vois dans les pays du monde entier face à ce problème, devraient nous rendre plus optimistes et confiants pour l'avenir. Je vous remercie.
Merci au secrétaire d'État Miliband et merci également pour cette note d'optimisme à propos du multilatéralisme. Je voudrais maintenant donner la parole à Son Excellence, M. Carsten Schneider, ministre fédéral pour l'environnement, l'action climatique, la conservation de la nature et la sûreté nucléaire. L'Allemagne joue un rôle crucial à la fois pour la transition énergétique et pour le financement du climat. Quelles sont les mesures concrètes que vous adoptez pour accélérer la transition, en écartant les combustibles fossiles, tout en renforçant un financement pour les pays en développement afin d'accélérer leur transition?
Merci. Je remercie mon collègue du Royaume-Uni qui a parlé de la question du multilatéralisme. Oui, non seulement les débats qui ont lieu, mais les décisions qui sont prises lors des COP, à Lagos, au Brésil, et nous attendons avec intérêt la nouvelle présidence de la Turquie. Donc, ces décisions qui sont prises, le gouvernement Allemagne, Allemand aujourd'hui a publié une carte mondiale pour la transition. C'est l'une des questions débattues, comme vous le savez. Nous sommes le troisième pays industriel du monde. L'Allemagne s'est engagée à être neutre d'un point de vue climatique en 2045, dans moins de 20 ans. Cela veut dire considérer tous les secteurs énergétiques, la part de l'énergie renouvelable et considérer en particulier surtout l'énergie solaire qui représente aujourd'hui 50 % de la consommation d'électricité. On devrait arriver à 80 % en 2030. La semaine dernière, à Hambourg, nous avons ouvert une centrale électrique sans financement public. Et toute cette énergie a déjà été vendue pour l'année qui vient, donc cela est efficace. Nous pensons ne plus avoir de charbon du tout d'ici 2038, peut-être même avant, avec un élargissement de la grille qui nous permettra d'avoir un approvisionnement en électricité neutre du point de vue climatique. Par exemple, nous remplaçons les systèmes de chauffage basée sur les combustibles fossiles. Et aujourd'hui, pour la première fois, nous utilisons davantage d'énergie éolienne que pour le réchauffement, plus de la moitié des foyers. Les véhicules électriques représentent plus de 32 % des véhicules. Cela permettra à l'Allemagne de réduire son importation de combustibles fossiles, étant donné les difficultés géopolitiques actuelles. Nous avons adopté ainsi 67 mesures pour assurer l'approvisionnement en gaz naturel. Nous demandons à tous les pays du monde d'accélérer également leur transition. C'est la seule façon d'atteindre l'objectif de 1,5 degré Celsius au niveau international. L'Allemagne appuie l'accent placé sur l'électrification à la COP31. En effet, cette mesure, en même temps que l'abandon des combustibles fossiles, font beaucoup et nous devons forger des alliances internationales dès maintenant à cet égard. La COP31 devrait également offrir un ensemble, un paquet d'électrification avec des initiatives qui peuvent jouer un rôle très important. En même temps, il est important de veiller à ce que la transition reste toujours très importante à l'ordre du jour international. L'Allemagne appuie le processus de feuille de route de la COP30. La présidence brésilienne nous encourageons les COP31 et 32 à poursuivre ce processus. En tant que partenaire engagé, l'Allemagne aide les pays en développement dans leur transition et dans leur résilience. À cette fin, nous avons mobilisé 11,8 milliards d'euros pour le financement climatique international en 2024. Nous sommes prêts à améliorer le cadre d'ensemble pour avoir des investissements. Cela permettra de mobiliser des ressources financières pour la transition. Vous pouvez compter sur l'Allemagne. Nous sommes prêts à travailler avec tous les partenaires de tous les pays et de tous les secteurs. Nous voulons aider les pays à définir leur propre voie vers la sécurité énergétique et la prospérité. Je vous remercie.
Je remercie le panel pour ses déclarations très instructives. Nous allons maintenant avoir Monsieur Domvieu du groupe de la Banque mondiale.
Bonsoir, Monsieur le Secrétaire général, Excellence, Mesdames et Messieurs les dirigeants. Dans toutes les régions, les populations essaient de construire des vies meilleures. Elles veulent pouvoir devenir propriétaires, assurer le bien-être de leurs enfants, en même temps, ils font face à des crises climatiques avec des phénomènes extrêmes. Cela est le défi de notre époque, créer des emplois permettre de garantir des moyens de subsistance au sein de notre groupe en travaillant avec vous tous. Nous parlons de développement intelligent du point de vue climatique. Trop souvent, le climat a été considéré comme une perte, comme un choix qu'il fallait faire. en considérant les questions de croissance, mais ce n'est pas le cas. La création d'emplois, l'amélioration des vies, la construction d'économies résilientes, efficaces, compétitives, voilà notre but. Le changement climatique pourrait mettre 260 millions d'emplois en danger d'ici 2050. avec également les risques de maladies. Mais nous pourrons créer des emplois. Notre portefeuille de prêts, financé par les pays, aide actuellement 165 millions de personnes à être plus résilientes. face au changement climatique, soit une augmentation de 35 % par rapport à l'année précédente. Nous avons également appuyé 53 des pays les plus vulnérables pour renforcer leurs efforts d'adaptation et leur état de préparation grâce à votre appui.
Ces progrès sont certes très importants, cependant, aucune institution à elle seule ne peut relever ces défis. C'est la raison pour laquelle, au cours des cinq dernières années, Le système des banques multilatérales de développement a mis à disposition 375 millions de dollars en matière de financement. Le groupe de la Banque mondiale à lui seul a mis à disposition la moitié de ces fonds. Au cours de l'exercice qui vient de s'écouler, nous avons mobilisé 48 milliards de dollars supplémentaires des capitaux de sources privées. Au cours de cet exercice, nous vous avons mis à disposition 48 milliards sur la base de notre bilan. Ça fait au total 96 milliards de dollars de soutien. Mais le message qui ressort de cette intervention que je voulais vous transmettre est très clair, à savoir que le secteur public et la contribution du secteur public ne sont pas suffisants. Les gouvernements, les banques multilatérales de développement doivent travailler ensemble pour réduire les risques. rationaliser les politiques et monter davantage de projets de manière à ce que le secteur privé puisse investir à échelle. Nous avons beaucoup à faire. Le Groupe de la Banque mondiale est prêt à être votre partenaire dans la mise en œuvre, un partenaire dont les pays ont besoin pour combiner les garanties, le secteur privé, le financement et l'analyse pour que ces plans puissent déboucher sur des résultats. Nous avons besoin de votre soutien pour mettre en œuvre vos plans d'action dans le domaine climatique pour balayer les les obstacles à l'investissement du secteur privé et pour être plus ambitieux dans le domaine du financement, de manière à ce que nous puissions atteindre ces objectifs à l'échelle nécessaire, étant donné la problématique à laquelle nous sommes confrontés. C'est comme ça que les marchés peuvent transformer les ambitions en investissements et peuvent travailler avec vous pour arriver à des résultats et une incidence sur le terrain et qui peuvent ensuite être répliqués et mis à échelle. Merci.
Merci, merci beaucoup. Je remercie le représentant du groupe de la Banque mondiale. Je remercie M. Paschal Donohoe. Je voudrais maintenant présenter le groupe suivant de dirigeants, de leaders. Nous avons notre excellence, Hala Nii Kaneku, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce de la République des îles Marshall. Monsieur D. Ramphul, ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et du Commerce international de Maurice. Son Excellence, Monsieur Djarmur Dayad, ministre de l'Environnement de l'Indonésie. Son Excellence, Monsieur Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères de la Tunisie. Et Son Excellence, Maxime Vladimirovitch Ryjenkov, ministre des Affaires étrangères du Bélarus. Je vais commencer par le ministre des Affaires étrangères et du Commerce de la République des îles Marshall. Monsieur, s'il vous plaît. Le monde est en train d'entrer dans une nouvelle ère. Nous sommes à un dépassement de 1,5 degré Celsius et ce sont des pays comme le vôtre, les îles Marshall, qui sont les plus touchés. L'adaptation, pour vous, c'est quoi? Et que doit être fait pour que le monde et la communauté internationale puissent soutenir tout en accélérant les efforts pour faire tomber les températures, pour que l'augmentation soit inférieure à 1,5 degré Celsius? Merci.
Merci beaucoup pour cette excellente question, M. le Secrétaire général, Mme la Secrétaire générale adjointe, Mesdames et Messieurs les ministres et les ambassadeurs. Permettez-moi tout d'abord de m'excuser au nom de ma présidente, qui aurait voulu être présente aujourd'hui. Malheureusement, elle est souffrante. Alors, permettez-moi de partager avec vous, de vous donner un exemple de ce que c'est l'adaptation aux îles Marshall. Nous voulons deux. Nous avons construit une nouvelle digue qui va protéger des milliers de vies. Mais derrière cette digue, ce mur, en fait, eh bien, En fait, il faut se rendre compte qu'il a fallu 10 ans, 8 ans pour planifier ce projet et 2 ans pour trouver un financement. Et ensuite, il a fallu le construire, bien sûr. 8 ans de planification pour trouver un financement, plus 2 ans de construction, 10 ans au total. C'est un mur, une digue qui protège une seule île. Nous n'avons pas le luxe de tant de temps. Les digues, une infrastructure plus résiliente, des systèmes de santé dignes de ce nom, ces moyens sont fondamentaux, mais ils sont totalement insuffisants étant donné l'augmentation, l'explosion des émissions de gaz à effet de serre, 1,5 degré Celsius. C'était un objectif qui a été mis en place pour les petits États insulaires en développement et la coalition pour un niveau d'ambition plus élevé que nous avons mis en place et pour de bonnes raisons. Alors, si nous dépassons les 1,5 degrés Celsius d'augmentation, beaucoup des mesures que nous avons prises ne seront pas suffisantes et les pertes et les préjudices seront considérables. La première étape pour nous adapter à à une nouvelle ère où il y a dépassement de cette limite, c'est bien sûr de limiter ce dépassement. Le Pacifique s'est engagé à mettre en place une stratégie énergétique qui a pour but de rendre notre région exempte de combustibles fossiles. Et chaque région devrait avoir une feuille de route pour recenser un petit peu quels sont les obstacles à cette transition et comment ils peuvent changer les choses dès maintenant. L'étape suivante, c'est le financement, l'argent. Notre plan national d'adaptation va coûter des milliards à mettre en œuvre. Et cela dépasse de loin les capacités, nos capacités économiques. Nous pouvons nous appuyer sur le secteur privé. Cependant, le secteur privé n'a jamais fait l'expérience de la réalité d'un petit État insulaire en développement. Pour nous, l'adaptation dépend de bourses et de financements dans des conditions préférentielles, sans engagement, sans conditions excessives. Il devrait être possible de simplifier les procédures, de financer plus rapidement, mettre l'argent à portée de ceux qui en ont le plus besoin. Aux îles Marshall, nous avons mis en place un fonds d'affectation spéciale pour l'atténuation. Il s'agit d'un guichet unique pour les bailleurs de fonds pour qu'ils puissent soutenir l'adaptation et le renforcement de la résilience qui doit être dirigé et contrôlé par les îles Marshall. J'invite les bailleurs de fonds Prouvons au monde que nous pouvons prendre les pays les plus vulnérables et les rendre résilients, même si nous admettons que les pertes et préjudices sont inévitables. Nous le voyons dans les dévastations qui font la une des journaux et nous le voyons dans, par exemple, la migration des thons, par exemple, le blanchiment des récifs coralliens. Notre réponse doit être rapide. Nous devons réhabiliter ces zones. Nous devons indemniser les pays, notamment dans un contexte de dépassement que nous n'avons pas causé. Ensuite, nous sommes également des pays qui n'avons pas les ressources. Madame la Secrétaire générale, Madame la Secrétaire générale adjointe, Madame la Vice-Secrétaire générale, merci pour le leadership que vous avez joué. Nous devons toutes suivre votre exemple. Nous devons réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Et nous soutenons les communautés qui préparent et qui font face au carnage que ces combustibles fossiles ont déjà causé. Merci.
Je vous remercie et j'ai maintenant le plaisir de donner la parole au ministre des Affaires étrangères, M. D. Ramphal, de Maurice. Maurice combine le point de vue d'un petit État insulaire en développement et est en même temps un centre de financement au niveau régional. Comment est-ce que les partenariats secteur public peuvent être utilisés pour accroître les investissements dans la résilience? et de quel soutien avez-vous besoin de la part des partenaires internationaux? Merci beaucoup.
Permettez-moi tout d'abord de remercier le secrétaire général d'avoir organisé cette réunion importante sur l'action climatique. Il y a deux parties. Alors, tout d'abord, mettre en place le mécanisme, le mécanisme financier pour mobiliser le secteur public et le secteur privé. La deuxième partie de votre question, c'est le soutien de la communauté internationale. Alors, je me dois de vous dire que dans cette tâche, les choses n'ont pas été faciles pour Maurice. Ça n'a pas été facile pour Maurice parce que nous avons dû payer, malheureusement, financer notre propre succès économique. Tout d'abord, si on en croit le dernier rapport mondial sur la question, Pour que nous puissions renforcer la sécurité hydrique, défendre, protéger notre ligne côtière et financer la transition écologique, nous avons besoin de 5 ou 6 milliards au cours des 25 prochaines années pour financer l'adaptation au changement climatique, les initiatives énergétiques. Vous comprendrez que c'est impossible pour un petit pays comme Maurice. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, nous ne pouvons pas bénéficier, étant donné notre PIB, de financements à des conditions préférentielles. Heureusement, nous avons été à même d'utiliser notre secteur financier qui est très dynamique, qui a été conduit pour les investissements, pour financer des projets rentables dans le domaine de la résilience et de l'adaptation. Nous avons également modifié notre approche. Nous sommes allés de dépenses contrôlées par le secteur public, nous sommes allés vers une stratégie où le capital public est en fait un catalyseur de l'investissement privé. Nous essayons d'être des pionniers, nous nous efforçons de mettre en place des modèles de financement mixtes qui peuvent être ensuite répliqués et élargis. Nous travaillons sur quatre axes de travail pour mobiliser le financement de sources privées. Tout d'abord, nous voulons réduire les risques. Ensuite, nous voulons activer les actifs à disposition au niveau national. Ensuite, favoriser l'accès aux marchés des capitaux et renforcer la coopération entre le secteur public et privé. Pour ce faire, pour obtenir ces financements, nous avons besoin d'un écosystème national qui soit à même tout simplement de mettre en place les mécanismes de marché nécessaires à la réalisation de ces investissements. Nous devons nourrir cet écosystème en mettant en place des cadres exhaustifs. des lignes directrices en matière de communication, d'information, parce que nous devons rendre des comptes à nos partenaires internationaux qui vont devoir financer, qui vont venir financer nos projets. Ensuite, nous avons intégré la résilience climatique dans le cahier des charges des projets qui sont le fruit d'un partenariat public-privé. L'objectif est de veiller à ce que les infrastructures publiques qui seront construites soient à même d'affronter les risques climatiques, tout en mettant en place un modèle sur le long terme de gestion des actifs. La deuxième partie de votre question, Madame, concernant la nécessité, concernant le type de soutien dont nous avons besoin de la part de nos partenaires internationaux, permettez-moi de dire d'entrée de jeu qu'il y a une chose qui est très claire. Nos partenaires doivent aller au-delà, doivent dépasser des modèles dépassés d'assistance. Ils doivent aller vers des mécanismes de financement dans des conditions préférentielles qui sont à même d'adapter les coûts initiaux liés à l'adaptation par le biais de fonds internationaux, par le biais de prêts à des conditions préférentielles, par le biais de mécanismes mixtes de financement et des garanties et des partenariats plus forts entre le secteur public et le secteur privé davantage de PEID, petits États insulaires en développement comme Maurice, seront à même d'accroître, d'améliorer leur profil risque vis-à-vis des investisseurs. Ceci permettra tout simplement de financer des projets très gourmands en capitaux, permettra de réduire les risques et de les transformer, de les transformer en des projets rentables pour des investisseurs institutionnels. Notre capacité à mettre en place ce modèle au niveau des PUID dépend bien sûr d'un soutien accru de la part de la communauté internationale et des institutions financières multilatérales. Avant de conclure, permettez-moi de vous
Quelques exemples de comment le financement public et privé et le secteur public et privé sont en même de mobiliser des fonds pour financer des projets en matière de renforcement de la résilience. Nous avons mis en place un fonds pour la durabilité climatique. Nous avons mis en place une redevance et un fonds au niveau national pour le financer. Ensuite, nous avons deuxièmement, nous Nous avons présenté également un projet de panneaux solaires pour les foyers. Nous avons pu prouver ainsi que les modèles de financement mixte à des conditions préférentielles sont possibles. L'exploitant national finance 50 %, l'autre partenaire finance l'autre 50 %. Donc, les ménages sont épargnés des dépenses les plus importantes. Ensuite, nous avons mis en place un mécanisme d'investissement dans les énergies renouvelables. Il s'agit d'un groupe de. qui réunit des investisseurs au niveau international et des producteurs au niveau national. Ceci permet la mise en place de mécanismes d'encouragement pour les producteurs de mettre en place des modèles mixtes de financement afin d'arriver à des projets qui sont ensuite rentables pour les investisseurs. En guise de conclusion, vous l'avez dit, vous, M. Mett, nous sommes un centre financier international. Nous avons un cadre en matière de réglementation solide et nous sommes prêts à accueillir des entités qui voudraient participer justement à ce genre d'activités, de manière à devenir une plateforme permettant d'organiser de telles activités. Merci beaucoup.
Voilà. Je voudrais maintenant me tourner vers le ministre de l'Environnement de l'Indonésie, Son Excellence monsieur Djumhur Hidayat. Votre gouvernement travaille à la. à la mise en place d'un projet de 100 gigawatts dans le domaine de l'énergie renouvelable? Quelles sont les mesures qui ont été prises pour faire de cette ambition une réalité? Et comment les partenaires internationaux et régionaux peuvent aider l'Indonésie à agir à la vitesse et à l'échelle nécessaires pour atteindre vos objectifs?
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci d'avoir organisé, et merci au Secrétaire général d'avoir organisé cela. L'accord de Paris est un cadre. Nous avons une fenêtre de tir qui est en train de se refermer. Pour ce qui est de l'augmentation des températures mondiales, nous devons travailler sur la base du principe des responsabilités communes, mais différenciées, des capacités qui sont également différenciées, sur le principe de la justice. Sous la direction de notre président, nous avons repris les ambitions climatiques et nous les avons traduites en avant fait à des mesures concrètes. Nous avons élaborer des contributions. Nous avons déterminé des contributions au niveau national. L'objectif est d'atteindre des émissions nettes zéro d'ici 2060 ou avant. L'action climatique doit s'accompagner de la sécurité énergétique, de l'éradication de la pauvreté et de la résilience. Notre paradigme, notre modèle de développement est très clair. L'action environnementale et le développement économique doivent aller de pair. S'efforcer de ne pas dépasser les 1,5 degrés est notre objectif. Nous avons réduit les émissions émanant des déchets et du méthane. Nous avons lancé deux axes de travail, la décarbonation de l'économie et nous avons également décidé de mettre en place, pour ainsi dire, une industrie du carbone. Nous planchons également sur l'électrification du parc automobile. Nous avons une population de 300 millions d'habitants. Cette transformation sera possible grâce à l'innovation et au développement responsable de systèmes de captage ou de capture du carbone et de stockage de celui-ci. Dans le domaine énergétique, nous sommes en train de déployer un programme d'énergie solaire à hauteur de 100 gigawatts au cours des trois prochaines années, 70 % de la capacité énergétique est notre objectif. Nous avons fait le pari également de l'énergie géothermique. Nous nous sommes efforcés de mettre en place, de déployer le biodiesel pour accroître notre réduire notre dépendance énergétique. Nous avons voulu également mettre l'accent sur la création de valeur au niveau local, la protection des communautés au niveau local, le soutien des moyens de subsistance. Le financement climatique doit cependant être à disposition, il doit être visible et doit être à la hauteur des des efforts dans cette période au niveau national, mais a besoin d'un soutien de la communauté internationale. Nous devons également faire davantage en matière de pertes et de préjudices. Les pays en développement ont besoin tout simplement d'avoir accès aux ressources financières pour faire face à l'impact des catastrophes climatiques. L'adaptation doit aller de concert avec l'atténuation. Nous sommes un archipel, je vous le rappelle. protégeant et réhabilitant les mangroves et d'autres écosystèmes côtiers, l'objectif étant de garantir le développement et les moyens de préserver les moyens de subsistance. Mesdames et messieurs les ministres et les ambassadeurs, nous préparons la 31e Conférence des parties de la CNUC à Antalya. Nous devons continuer de progresser, d'élargir et de mettre à l'échelle les objectifs que nous nous sommes fixés. Antalya doit également prouver que le multilatéralisme peut atteindre ses objectifs. pour ceux qui sont les plus vulnérables à la crise climatique. L'Indonésie est prête à accroître, à renforcer ses partenariats de manière à transformer ses ambitions en possibilités de développement et possibilités également de renforcer la résilience pour tous. Merci.
Merci, monsieur. Je voudrais maintenant donner la parole au ministre des Affaires étrangères de la Tunisie. Que fait la Tunisie pour accélérer le. Donc. Que faites-vous pour aller vers davantage d'énergie propre et pour renforcer la résilience? Merci beaucoup.
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de rappeler que la Tunisie est attachée à l'accélération de la transition vers un modèle de développement à faible émission et plus résilient, tout en garantissant que l'action climatique est conforme à nos priorités en matière de développement et y contribue. Notre nouvelle contribution déterminée au niveau national, 3.0, reflète reflète une élévation du niveau d'ambition qui est le nôtre au niveau climatique, étant donné que nous tablons sur une réduction de l'intensité des émissions carbone de 62 % d'ici 2035. On était par opposition au niveau de 2010 et 2012. Et la moitié de ce niveau d'ambition dépendra d'un soutien accru de la communauté internationale. Bien sûr, l'énergie est au centre de cette transformation. Nous travaillons au renforcement de la rentabilité énergétique, à la réduction de notre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles. Nous sommes en train d'accélérer le développement de l'énergie renouvelable, l'objectif étant d'atteindre 35 % du bouquet énergétique 35 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique d'ici 2035. En même temps, nous nous efforçons de renforcer notre résilience vis-à-vis des chocs climatiques dans le domaine de l'agriculture, le système alimentaire, sécurité hydrique également, sur les côtes également, étant donné l'augmentation du niveau de la mer. Notre ambition doit s'accompagner des moyens nécessaires à sa réalisation. Nos contributions déterminées au niveau national, pour être atteintes, auront besoin de quelques 50 milliards de dollars. C'est la raison pour laquelle nous sommes en train de renforcer notre capacité à mobiliser des fonds au service de la lutte contre le changement climatique. Le 7 octobre, de concert avec le PNUD, nous avons organisé un atelier national au niveau de la. l'Académie diplomatique nationale. L'objectif étant de favoriser l'accès au financement multilatéral dans le domaine climatique. Nous avons réuni les acteurs nationaux et nos partenaires internationaux dans le domaine du développement afin de recenser des mesures concrètes, de mobiliser, de canaliser le financement vers les objectifs qui sont les nôtres au titre de notre contribution déterminée au niveau national 3.0. Alors, bien sûr, les investissements et les fonds à disposition ne sont pas à la hauteur, pour l'instant, des défis. Nous avons besoin que nos partenaires internationaux nous permettent un accès plus facile, plus simplifié, à des bourses et à des mécanismes de financement préférentiels. Nous avons besoin davantage de renforcement des capacités et de meilleurs partenariat, notamment dans le domaine des programmes d'adaptation et des programmes de production d'énergie renouvelable. Nous avons également besoin de réformer l'architecture financière internationale. Celle-ci doit être plus accessible. Elle doit être plus réactive et mieux à l'écoute des besoins des pays en développement et notamment des pays qui sont vulnérables au changement climatique. Nous entendons assumer notre responsabilité Mais nous avons besoin de davantage d'engagement de la part de nos partenaires pour que l'ambition climatique qui est la nôtre débouche sur des investissements, sur des mesures concrètes et des actions climatiques qui pourront déboucher sur davantage de croissance inclusive, une prospérité partagée et davantage de résilience. Merci beaucoup.
Merci. Je voudrais maintenant me tourner vers le ministre des Affaires étrangères du Bélarus. Quelles sont les mesures qui sont prises par le Bélarus pour accélérer l'évolution vers une énergie plus propre et quel type de coopération internationale est nécessaire pour appuyer une transition dans l'ordre et plus juste?
Merci, Madame le Président. Permettez-moi de dire quelques mots, tout d'abord, sur. comment nous décrivons la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Tout le monde dit que le changement climatique est l'un des principaux défis de notre époque. La situation dans ce domaine continue d'être de plus en plus inquiétante. Il y a de plus en plus de sécheresses, davantage de feux de forêt, un affaiblissement du défi des fleuves, et on voit cela pas seulement dans les régions les plus vulnérables de la planète, mais également au centre de l'Europe. Et alors qu'une action décisive est nécessaire, la question qu'il faudrait nous poser honnêtement, c'est de savoir qui a créé cette crise. La puissance industrielle de l'Occident a été construite sur le charbon et l'acier pendant des siècles. Tout d'abord pour favoriser leur puissance industrielle et ensuite, cela a pu se faire par le pillage des pays coloniaux. Le modèle de développement extensif est aujourd'hui épuisé. Et à partir de là, les pays occidentaux ont commencé à manipuler de manière assez hypocrite le programme de protection de l'environnement en essayant de limiter le développement des pays dotés de ressources de la majorité des pays du Sud. Cependant, à chaque fois, ils. les pays de l'Ouest s'efforcent de miner toute possibilité d'une action commune. Ils ont lancé, par exemple, des conflits, des guerres qui ont des conséquences environnementales considérables. Ensuite, ils ont mis en place des systèmes de sanctions unilatérales qui sont illicites, qui empêchent de nombreux pays d'avoir accès à des technologies propres et aux énergies renouvelables. Et ensuite, troisièmement, ils le font par le biais du boycott de l'espace aérien du Bélarus et de la Russie, qui rallongent de manière délibérée la durée des vols les itinéraires qui sont suivis par ces avions et accroît l'empreinte carbone. Et ensuite, quatrièmement, ça se fait par la politisation des plateformes de négociation dans le domaine de l'environnement, qui sont de plus en plus, qui s'occupent de moins en moins de la, des règlements de problèmes bien réels et de plus en plus sont des, sont, deviennent des instruments de pression et de chantage. Et je pense que si nous mettons un terme à toutes ces actions, nous serons mieux à même de gérer la situation environnementale au niveau planétaire. Le Bélarus, en ce qui le concerne, agisse. Nous avons mis l'accent sur la transition vers une énergie propre. Nous avons réduit de plus de 40 % les les émissions de gaz à effet de serre depuis, par rapport au niveau de 1990, 40 %. Ceci s'inscrit dans le cadre du plan d'adaptation au changement climatique, plan national, qui devrait nous mener jusqu'en 2040. C'est un document éminemment concret qui prévoit toute une série de mesures à l'échelle du système pour protéger, par exemple, les ressources hydriques, pour mettre en place des technologies dans le domaine de l'agriculture qui sont résistantes à la sécheresse et pour réduire tous les risques pour les secteurs de l'économie. Nous développons également l'énergie atomique. Nous allons mettre en service la première centrale nucléaire qui devrait nous permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 7 millions de tonnes par an. C'est une contribution, je dirais, réelle à la protection du climat. Nous bénéficions également. Nous avons lancé des processus d'électrification du système de transport et d'électrification du chauffage en mettant en place un plan sur cette base, pour ce faire, pardon. Madame la Présidente, la crise climatique, nous pourrons ne la surmonter qu'ensemble. Nous vous appelons tous à travailler ensemble sur un pied d'égalité, sans deux poids, deux mesures. Préservons la planète pour les générations à venir. Merci pour votre attention.
Merci à tous les membres du panel. Spasiba, merci en russe. Et je vous remercie. Je vais maintenant transmettre mon rôle à Alison Campbell, qui va présenter les panélistes du secteur privé.
Merci, Mélissa. J'invite les panélistes du secteur privé. Nous avons Suman Sinha, président et directeur général de Renew. Nous avons Li Jing, directeur général de l'Alliance durable solaire mondiale. Peter Bakker, directeur général du Conseil mondial pour le développement durable des milieux d'affaires. Et nous avons Javier Rodriguez Soler, du BBVA. de la Banque de Bilbao. Et nous avons Robert Van Der Zee, représentant de la Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies, qui parle au nom de l'Alliance Net-Zero Asset Owners. Merci. Je vais commencer par Sumant. L'Inde a connu une croissance remarquable en énergies renouvelables, ajoutant plus de 44 gigawatts de capacité en 2025. Comment le secteur privé contribue-t-il et que que doivent faire les partenaires internationaux pour accélérer encore cet effort.
Merci. Merci de m'avoir invitée à ce panel aujourd'hui. Je pense qu'il est très important que nous ayons une collaboration plus approfondie entre le secteur privé et les nations souveraines pour que l'on puisse faire face aux problèmes climatiques le plus rapidement possible. L'énergie renouvelable en Inde est un succès. Nous Nous avons atteint nos cibles avant les dates limites. Nous nous étions engagés à avoir un mix de 50 % en 2030. Nous y sommes arrivés en 2025. 5 ans. En 2025, nous avons également ajouté 44 gigawatts de capacité. C'est la deuxième plus grande dans le monde. Nous avons fait beaucoup de progrès à cet égard. Et cette année, nous avons sans doute ajouté plus de 60 gigawatts. 15 gigawatts sont liés à des capacités renouvelables. Nous avons des pompes solaires et cette addition parvient à l'homme de la rue, c'est-à-dire que chaque Indien est très impliqué dans cette transition. Je dirais que le secteur privé joue un rôle extrêmement important dans cette transition. Il a aidé à traiter tout un écosystème. pour la transition et maintenant pour le stockage. Nous avons également, ces 10-15 dernières années, levé plus de 300 milliards de dollars privés, de fonds privés, pour financer cet effort. Nous avons également lancé de nouveaux programmes, des programmes novateurs, par exemple en Inde. Nous avons la solution énergétique 24 heures sur 24 avec l'énergie solaire, l'énergie éolienne et le stockage. Et cela permettra d'avoir des prix très raisonnables, ce qui nous a permis d'élargir notre grille substantiellement. Donc nous pouvons utiliser l'énergie renouvelable dans la grille. S'il y a un pic, par exemple, le soir, nous pouvons maintenant le faire avec l'énergie renouvelable au sein du secteur privé. Par ailleurs, nous travaillons également maintenant en étroite collaboration avec le gouvernement pour mettre en place des écosystèmes de transformation en utilisant des énergies propres. Nous progressons beaucoup à cet égard aujourd'hui et nous comptons de moins en moins sur les importations, ce qui correspond à la question de plus en plus importante de la sécurité énergétique. Nous avons pu réaliser tout cela en Inde en raison, tout d'abord, des ambitions du gouvernement indien qui a établi des cibles très ambitieuses pour tous. Deuxièmement, Nous avons eu des politiques assez éclairées dans le pays, avec une augmentation des crédits pour avoir une grille nationale unique, avec une forte utilisation des énergies renouvelables. Nous avons une bonne coopération entre le gouvernement et le secteur privé, ce qui, je pense, est extrêmement important. Ainsi, nous pouvons travailler ensemble pour parvenir à nos cibles. Si nous sommes. Avec nos cibles en Inde et mondialement, je pense que nous devons ensemble, globalement, considérer comment mieux gérer la grille, comment avoir davantage de stockage. Deuxièmement, comment accroître l'électrification. Je crois que. Notre cible pour 2035 à cet égard est très importante et nous espérons tripler les chiffres d'ici 2030. Nous devons veiller à ce que la transition reste juste et touche tout le monde. Et certainement, l'Inde s'emploie à ce que cette transition soit aussi juste que possible. Merci beaucoup de votre attention.
Merci. Je donne maintenant la parole à M. Li Jing, de l'Alliance mondiale pour l'énergie durable. L'énergie solaire s'est transformée d'une technologie émergente en un fondement du système électrique mondial, avec une capacité mondiale qui dépasse aujourd'hui 3 000 gigawatts. Quelles sont les mesures que vous souhaiteriez voir adopter par les gouvernements pour exploiter le plein potentiel de l'énergie solaire dans le monde entier?
Merci de cette invitation. J'ai commencé à travailler avec l'Alliance en 2015, l'année de l'accord de Paris. L'énergie solaire, à ce moment-là, était très coûteuse. Elle était hors de prix en fait à l'époque pour la plupart du monde. Depuis, les coûts ont baissé de plus de 90%. L'énergie solaire aujourd'hui présente une situation très importante pour le monde. L'année dernière, nous avons, avec d'autres membres, pu couvrir 80 % de la part du marché de l'énergie solaire. Nous devons en effet être responsables à l'égard des solutions Tout d'abord, nous devons évaluer la chaîne de valeur et la question de la génération d'énergie propre. Nous devons avoir une chaîne d'approvisionnement propre et efficace. Il y a trop de compétition au sein des industries. Nous devons avoir davantage de coopération. Aucun pays à lui seul ne peut faire face aux défis. Nous avons également un manque important de compétences. La formation est extrêmement importante pour réaliser une transition juste. C'est pourquoi je vous remercie.
Je vous remercie, Lijing. Je vais maintenant donner la parole à Peter Bakker, président du World Business Council for Sustainable Development. Vous représentez un réseau global de plus de 250 entreprises. qui veulent un avenir zéro, net, positif du point de vue de la nature et équitable. Comment ces entreprises contribuent-elles aux ambitions globales en matière de climat, tout en assurant la durabilité à la base de la compétitivité?
Merci. La question la plus fréquente que j'entends aujourd'hui porte sur la durabilité. Et la compétitivité, oui, la réponse est claire à cet égard. Donc maintenant, on ne parle plus de moralité, mais on parle maintenant des questions économiques. Il faut qu'il y ait des arguments économiques pour que les entreprises continuent d'investir. 92 % de 500 entreprises aujourd'hui disent que maintenant c'est une question de compétitivité. 85% investissent la même chose ou davantage dans le changement climatique. Maintenant, c'est clair, cela figure dans les stratégies, les investissements dans l'électrification, l'agriculture régénérative, l'électrification des transports. Tout cela se développe rapidement et je félicite le président de la COP 31 pour ses priorités, pour les priorités qu'il a choisies. Effectivement, deuxième chose, on dit qu'il faut modifier la chaîne d'approvisionnement plus de 80 % des émissions presque partout sont en dehors des entreprises. Nous devons coopérer mondialement. Et troisièmement, on prête de plus en plus attention aux risques physiques. La question de la résilience, on le voit récemment tout particulièrement. La plus grande préoccupation pour nous, c'est une transition désordonnée, mal gérée ou mal coordonnée entre les différents pays. J'ai eu la réunion de mon conseil d'administration avec 80 directeurs exécutifs des plus grandes entreprises du monde et la conclusion de cette réunion a été que nous devons avoir un multilatéralisme efficace. Donc du point de vue des affaires, du point de vue commercial, les arguments sont clairs. Nous devons maintenant rapidement passer à la mise en œuvre. Je vous remercie encore une fois de cette occasion qui m'a été donnée de prendre la parole ici. Nous devons avoir un canal très clair d'une COP à une autre, où l'on peut établir ensemble des politiques, des solutions. À cet égard, encore une fois, félicitations à la présidence de la COP31, car cette année, vous aurez les deux sommets en même temps. Et donc, nous nous joindrons à vous. Je m'en réjouis.
Merci. Merci, Peter. Je donne maintenant la parole à Javier Rodriguez Soler, chef de la durabilité à la BBVA. Les investissements en énergie propre sont de 2 000,2 milliards Et cela augmente chaque année. Qu'est-ce qui est à la base de cette croissance et que font les investisseurs et les banques pour une augmentation des investissements, surtout dans les marchés en développement?
Je vais parler non pas seulement au nom de BBVA, mais au nom de la communauté financière. Comme mon collègue vient de le dire, les solutions sont là. Il y a quelques années, on avait déjà dit que Les énergies renouvelables présentent d'immenses potentiels sur tous les plans. Nous avons l'objectif de 35 % d'énergie renouvelable d'ici 2035. En fait, cela est déjà fait dans certains pays comme les États-Unis, en Europe, en Australie, au Royaume-Uni. Mais il faut que cela soit fait dans le monde entier. Il faut également que cela se fasse dans les marchés émergents. Le secteur financier, le secteur privé, doit faire en sorte que les fonds mobilisés atteignent les pays en développement, des gouvernements des pays en développement pour permettre des flux, pour permettre des investissements qui sont les plus profitables, les meilleurs du point de vue des émissions et du point de vue de la sécurité énergétique. C'est pourquoi je demande, au nom de tout mon secteur, que l'on élimine les barrières, que l'on investisse, que l'on aille de l'avant. Je vous remercie.
Merci, Javier. Je donne maintenant la parole au dernier panéliste, Robert van der Zee, de l'alliance Net Zero Asset Owners, lancée lors du sommet du Secrétaire général en 2019. Aujourd'hui, l'alliance a plus de 9 000 milliards en avoir. À votre avis, quelles sont les opportunités des investisseurs à cet égard ou des détenteurs d'avoir?
Merci à tous ceux qui sont encore ici. Nous avons des bonnes nouvelles dans notre secteur. Je suis à la tête de la Caisse commune des pensions du personnel des Nations unies, mais je suis ici en tant que président de l'Alliance Net Zero Asset Owner. Bien sûr, ce sont des investisseurs sur le long terme qui considèrent les risques sur le long terme. Nous nous occupons des risques climatiques depuis un certain temps, depuis un bon moment. Et nos objectifs n'ont pas changé. En tant que détenteurs d'avoirs, nous continuons de fournir des services en tant qu'alliance avec des technologies spécifiques. avec des responsabilités de la part des 85 organisations participantes. Par exemple, ce matin, nous avons organisé une réunion de l'Alliance à la Caisse commune, bien sûr. L'Alliance, sous la direction du secrétaire général, a un programme avec des solutions climatiques, la décarbonisation. Nous sommes en avance à cet égard, relativement à certains objectifs. Nous avons réduit ainsi l'empreinte carbone de 48 %. Maintenant, nous visons 60 % en 2030. Il y a de nombreuses possibilités d'investissement, comme cela a déjà été mentionné. Nous avons 112 milliards de dollars et nous avons 5 milliards de dollars investis dans des solutions climatiques. L'Alliance, de façon générale, à investi 787 milliards de dollars en 2025 dans des solutions climatiques, soit 40 % de plus qu'il y a deux ans. Comme nous l'avons entendu dire aujourd'hui, les réductions des coûts technologiques, ces réductions sont donc des éléments essentiels avec Le plus grand investissement qui ont ainsi félicité. Nous sommes toujours engagés à l'égard du net zéro. Il y a des possibilités d'investissement pour des caisses comme la nôtre, d'autres caisses comme la nôtre. Et bien sûr, nous tenons toujours à coeur notre responsabilité financière vis-à-vis de nos bénéficiaires. Merci.
Merci au panel du secteur privé. Nous passons maintenant au dernier groupe de pays, aux représentants de pays. Nous regrettons, beaucoup d'États membres souhaitaient intervenir aujourd'hui, ils n'ont pas pu le faire. Donc, pour le dernier panel des pays, je voudrais souhaiter la bienvenue à Monsieur Bulombo Mbi, ministre des Affaires étrangères de la Zambie, Monsieur David Mngeni, de l'Afrique du Sud, Son Excellence Barbara Rudozi, ministre du Tourisme du Zimbabwe, le représentant de la Chine et pour la France l'ambassadeur spécial pour le changement climatique Benoît Farako. Honorable Malambo, étant donné que les Zambies est frappé par les changements climatiques? Quelles sont les mesures que vous adoptez pour la résilience et quelle est la coopération dont vous avez besoin de vos partenaires internationaux?
Merci pour cette question. Je voudrais tout d'abord féliciter le Secrétaire général d'avoir convoqué cette importante réunion, étant donné la nécessité pour les gouvernements et les parties prenantes de réagir de façon décisive face aux menaces existentielles du changement Notre réaction, c'est introduire la résilience dans le développement. Nous intégrons l'adaptation dans tous nos plans sectoriels et nationaux, dans nos plans de développement au niveau des districts et par le biais de fonds au niveau communautaire, avec un plan d'adaptation national 2025-2035. Également, Nous passons de la réaction à l'action anticipée. Plus de 200 centres météorologiques donnent des informations en temps réel avec des alertes spécifiques pour plus de 100 millions d'agriculteurs. Dans le secteur agricole, nous appuyons l'agriculture durable, les forêts, la délégation l'utilisation de l'énergie solaire, entre autres. Nous travaillons par exemple sur le géothermique et le solaire. Nous visons 1000 mégawatts d'énergie solaire, d'électricité solaire d'ici la fin 2026. Pour la Zambie, la résilience ne concerne pas seulement l'adaptation face à l'impact climatique. La transition mondiale elle-même offre la possibilité de transformer notre économie, en particulier en utilisant nos avoirs en minéraux pour renforcer les capacités nationales, pour industrialiser et pour créer des emplois. Dans ce contexte, je voudrais souligner que alors que la demande en minéraux critiques augmente en Zambie. Nous ne voulons pas simplement produire davantage, mais créer davantage de valeur chez nous grâce à des investissements dans la valeur ajoutée, dans l'industrialisation et les emplois. En conséquence, nous souhaitons des mécanismes d'appui qui permettent d'appuyer cette ambition. Nous avons besoin de la coopération internationale avec un financement climatique offert à des conditions favorables. Les partenariats, également, sont clés. Les pays en développement ne devraient pas avoir à augmenter le fardeau de leur dette. À cet égard, la Zambie, pour la Zambie, donc, une transition juste doit viser également la résilience, la protection des moyens de subsistance, tout en nous permettant de transformer l'agriculture, de sécuriser les systèmes énergétiques, d'industrialiser et de créer des emplois. Je vous remercie.
Merci aux représentants de la Zambie. Je donne maintenant la parole La ministre du Zimbabwe. Le Zimbabwe fait face à des inondations, des périodes de sécheresse, etc. Que faut-il faire pour faire face à ces chocs? Merci beaucoup. permettant au pays de respecter ses priorités en matière de développement. Merci.
Je vous remercie. Je remercie le secrétaire général. Je remercie pour le travail qui est effectué relativement aux questions de changement climatique. Je vous remercie également d'avoir invité le Zimbabwe pour contribuer à ces discussions. Et pour cette question qui m'est posée, qui porte sur les priorités du Zimbabwe, je réaffirme notre attachement aux objectifs de l'accord On le voit dans nos contributions nationalement déterminées, la troisième génération, où nous considérons l'adaptation et l'atténuation, et la réduction également des gaz à effet de serre. Excellence. La transition énergétique mondiale aujourd'hui offre une occasion importante de construire un ordre de développement plus équitable. Le Zimbabwe, comme de nombreux autres pays en développement, est doté de minéraux importants pour la transition, devant permettre la décarbonisation qui devrait permettre d'exploiter, de débloquer une valeur économique importante, donc avec une augmentation des revenus qui permettrait d'accélérer le développement durable et ce qui permettrait d'augmenter les investissements dans la vie et les moyens de subsistance de notre population. Les objectifs, la vision de notre président. et d'avoir une société à revenu intermédiaire d'ici 2050. Pour que cela se produise et pour toutes les questions climatiques, il faut investir dans les chaînes d'approvisionnement des minéraux au niveau local. Pour cela, nous devons la question du transfert des valeurs avec nos partenaires. Nous sommes heureux de participer au mécanisme d'appui aux pays de l'ONU pour ce qui est des minéraux de transition, pour permettre aux pays comme le mien de bénéficier de la chaîne de valeur des minéraux. remercier encore une fois le secrétaire général qui a promu cet élément lié aux pratiques d'extraction. L'adaptation et la résilience de mon pays, l'agriculture, le tourisme, tout cela est affecté. sont affectés par le changement climatique, autant d'éléments qui sont touchés par le changement climatique. Pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, nous sommes l'un des premiers pays en Afrique à avoir introduit des éléments de sécurité de l'agriculture permettant et la sécurité alimentaire est garantie pour notre population et Nous recherchons des améliorations année après année pour renforcer cette sécurité alimentaire. Je voudrais dire également que le gouvernement du Zimbabwe continue de démontrer son engagement à l'égard de la question de la valeur ajoutée pour nos minéraux. Nous voulons avoir une société à revenus intermédiaires d'ici 2030 grâce à l'utilisation de nos minéraux, en interdisant certaines exportations et en assurant la valeur ajoutée et en créant des emplois pour notre population. Nous avons vu les résultats déjà puisque nous avons introduit ce système à la fin 2025, en février 2026. le secteur privé a commencé à investir, par exemple, dans le lithium, dans l'extraction du lithium. Et depuis avril, nous avons vu des résultats tangibles. Nous avons pu avoir 16 000 tonnes de lithium près de 200 millions de dollars des États-Unis. Nous souhaitons donc remercier le Secrétaire général de nouveau et nous confirmons que le Zimbabwe est engagé à l'égard de toutes les solutions qui sont offertes et nous sommes prêts à œuvrer avec l'ONU en faveur de l'adaptation et de l'atténuation. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Merci d'avoir présenté tout ce que vous faites avec les Nations unies, notamment concernant les minéraux critiques, processus de transition. Je donne la parole à Danny Mainer, qui est le ministre de l'écologie en Afrique du Sud. Vous avez été en première ligne de la protection de l'environnement. Qu'est-ce que vous faites pour développer les énergies renouvelables? Que faites-vous pour protéger les communautés autonomes? Et quelles sont les mesures qui doivent être prises pour garantir que la transition pourra être réalisée à la vitesse nécessaire? Merci beaucoup.
La transition énergétique juste en Afrique du Sud est basée sur un plan d'investissement de 98 milliards de dollars. Nous avons mis l'accent sur des secteurs clés, sur des portefeuilles qui doivent être soutenus par les institutions, par le renforcement des capacités, la mise en place de filières d'acheminement de ces projets qui devraient bénéficier de programmes de mobilisation, de bourses de financement pour la période allant en couvrant 2023 à 2027. Les secteurs clés, c'est la production d'électricité, les nouvelles chaînes de valeur, l'hydrogène également. Nous Nous sommes en train de développer les compétences qui sont nécessaires. Nous sommes en train de soutenir les fournisseurs d'énergie au niveau local pour qu'ils modernisent leurs réseaux. Et nous voulons également diversifier et soutenir les travailleurs et les communautés au niveau national. Celui-ci s'inscrit dans un programme de réforme de la production d'électricité est beaucoup plus ambitieux, comme par exemple la mise en place d'un marché du gros de l'électricité et une participation accrue du secteur privé dans la production d'électricité et dans le développement du réseau de transmission. Un véhicule de 550 millions de dollars a été garanti pour garantir pour financer ce programme de transmission indépendante de l'énergie. Comme beaucoup de pays en développement, la perception du risque suppose que les investissements en Afrique nous pénalisent. Cette perception est très ancrée au niveau international. C'est un obstacle de taille. Ensuite, le fardeau de la dette nous empêche de réaliser les investissements nécessaires. et d'accélérer les choses de manière à pouvoir avoir un impact systémique. Pour encore une fois, l'efficacité. Pour faciliter le mariage entre les projets et les sources de financement à disposition, nous avons mis en place une plateforme de financement, la plateforme dont je vous parlais, pour combler une lacune au niveau du marché. Nous voulons veiller à ce que les capitaux qui peuvent avoir un rôle catalyseur peuvent aller directement aux projets à base communautaire qui en ont besoin. Cette plateforme de financement a octroyé 250 millions de rands à neuf projets qui ont un potentiel très fort, qui pourraient créer entre 8 500 et 10 500 emplois. Nous avons également besoin de veiller à ce que les lois de financement du climat à l'international soient structurées de manière à protéger les intérêts des communautés et des travailleurs. Un projet de protection de l'emploi et de création d'emplois a été mis en place. Nous avons pour objectif 10 000 jeunes. Nous voulons donc les former pour qu'ils puissent participer à des projets dans les différentes provinces et les différentes villes. En guise de conclusion, nous sommes prêts à travailler avec d'autres nations du monde pour veiller à ce qu'une transition juste soit un moteur de l'action climatique et soit basée sur une approche fondée sur la société, l'objectif étant d'atteindre la création de chances économiques, le développement durable et la réduction de la pauvreté, alors que nous préparons la 31e Conférence des parties à Antalya, en Turquie. Merci.
Merci beaucoup, M. le ministre. Je vais maintenant donner la parole à Son Excellence, M. Sun Wei, qui est le représentant permanent adjoint de la République populaire de Chine. M. l'ambassadeur, étant donné les difficultés que suppose le changement climatique, comment la communauté internationale peut-elle accroître l'action climatique, favoriser une transition énergétique juste et favoriser, de manière plus générale, le développement? Merci.
Merci beaucoup, Mme la modératrice. Je voudrais remercier le secrétaire général d'avoir organisé cette réunion très importante. Je remercie également l'envoyé spécial, M. Hirt, envoyé spécial pour le climat, son équipe et mobilisés à pied d'oeuvre. Je l'en remercie. Je voudrais passer en chinois, si vous me le permettez. Merci de bien vouloir recourir aux services des interprètes. Merci. Mesdames et messieurs les ministres et ambassadeurs, mesdames et messieurs, cette année, nous avons été confrontés à des manifestations climatiques extrêmes. Le changement climatique n'est plus une crise de l'avenir. C'est une crise bien réelle d'aujourd'hui. Suite à vos questions, madame, je voudrais revenir sur quatre points. Tout d'abord, l'action climatique au niveau mondial doit être. doit être promue, étant donné que les catastrophes climatiques se multiplient. L'humanité est une communauté d'avenir commun. En effet, ce n'est que par la solidarité et la coopération que nous serons en mesure de garantir notre avenir commun. Nous devons défendre un véritable multilatéralisme, mettre en œuvre la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, l'accord de Paris, nous devons veiller à ce que les mesures prises ne se réduisent pas en intensité, que les efforts portent sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ensuite, les efforts d'adaptation doivent s'accroître. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables face aux risques climatiques. Renforcer les capacités d'adaptation est donc une tâche urgente. Tous les États devraient accorder la priorité à l'adaptation, devraient collaborer à l'international dans des domaines comme, par exemple, la mise en place d'évaluations de risques, prévention des catastrophes, réduction des conséquences de cette mise en place d'alertes. de systèmes d'alerte rapide. D'ici 2035, le financement de l'adaptation doit être multiplié par 3 et renforcé. Donc, l'objectif de ce renforcement, c'est la résilience des pays en développement. Ensuite, nous devons transformer les bouquets énergétiques. Cette transformation doit être accélérée. C'est une manière très efficace, dirais-je, de renforcer la sécurité énergétique, l'action climatique et de profiter de manière plus générale au développement économique. Tous les Etats, tous les Etats devraient, sur la base de leur situation nationale et sur la base de leur dotation en ressources naturelles, promouvoir une transition énergétique juste. Dans l'ordre, les minéraux critiques sont un élément clé de cette transition. Tous les États devraient renforcer la coopération pour mettre en place un système de gouvernance de ces minerais critiques qui est juste, ouvert, propre et qui peut déboucher sur des solutions qui sont gagnant-gagnant. Ensuite, quatrièmement, nous devons accroître le soutien financier. Les pays en développement doivent. Les pays développés doivent s'acquitter de leurs obligations en matière de financement et fournir aux pays en développement des ressources financières adaptées. Les banques multilatérales de développement et le secteur privé, entre autres, devraient accroître les investissements dans le climat, dans le financement, de manière à permettre une action climatique dans les pays en développement. Tous les États devraient améliorer les mécanismes de dédommagement rapide pour ce qui est du fond, pour les pertes et les préjudices, de manière à mieux répondre à l'urgence et aux besoins en matière de secours d'urgence des pays en développement. Mesdames et Messieurs, suite. Suite à l'initiative de notre président, nous avons donné un nouvel élan à la gouvernance dans le domaine du climat et un développement à faible émission carbone. En juillet 2026, la capacité installée pour les renouvelables a atteint 2,49 milliards de gigawatts, ce qui est 44 % de la capacité totale. 43 % de notre consommation est d'énergie renouvelable. La solution technologique Matsu, qui est une application concernant l'adaptation au changement climatique, a été déployée dans de nombreux pays. Nous coopérons ainsi avec plus d'une centaine de pays et de régions. Dans le cadre de la coopération Matsu, nous avons signé 58 protocoles d'accord avec 45 pays en développement pour fournir à d'autres pays en développement le meilleur soutien possible. Mesdames et messieurs, comme l'a dit le président Xi Jinping, nous devons nous acquitter de nos engagements en engageant une action concrète. Nous devrions travailler ensemble pour écrire un nouveau chapitre de la gouvernance climatique au niveau international. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour, ensemble, faire face au changement climatique, pour partager les retombées bénéfiques du développement vert et pour construire un monde vert et magnifique et favoriser l'avènement d'un meilleur avenir ou d'un avenir plus prospère pour l'humanité. Merci.
Merci beaucoup, M. l'Ambassadeur. Merci de nous avoir donné l'exemple. Nous avons parlé de la Chine. Benoît, vous êtes l'ambassadeur de la France dans les négociations climatiques. M. l'Ambassadeur, La France s'est fixé une feuille de route pour s'écarter des combustibles fossiles. Elle est devenue un pays très ambitieux. Quelles mesures entendez-vous prendre pour, tout simplement, vous acquitter de vos obligations et mieux soutenir les pays en développement? Merci.
Merci beaucoup. Merci. C'est un plaisir pour moi d'être présent parmi vous. Comme l'a dit mon collègue de la Chine, je vais parler en français, si vous me le permettez. Je vous demande d'utiliser les services des interprètes, s'il vous plaît. Merci.
Partout dans le monde, nous l'avons dit, la France et l'ensemble des pays sont aujourd'hui touchés par des catastrophes climatiques. Et face à cette situation, il est clair que nous devons désormais accélérer la sortie des énergies fossiles et mettre fin à la déforestation. C'est pour ça que la France attend avec impatience les deux feuilles de route proposées par la présidence de la COP30 parce qu'elles nous permettent d'éclairer les débats et d'avancer dans notre objectif commun de mise en œuvre de décisions que nous avons déjà prises ensemble à la COP28. C'est pour cela que la France a été l'un des premiers pays au monde à publier, en avril 2026, sa feuille de route de sortie pour les énergies fossiles, avec des objectifs extrêmement précis. fin du charbon en 2030, fin du pétrole en 2045 et du gaz fossile en 2050. Et je tiens à saluer notamment nos partenaires allemands qui ont aujourd'hui annoncé la publication d'une feuille de route. Ces feuilles de route, elles sont importantes parce qu'elles nous permettent d'anticiper, de prévoir l'avenir, et c'est ce que, finalement, nous dit l'accord de Paris. L'accord de Paris nous invite à planifier, et la France dispose aujourd'hui, et c'est l'une des premières puissances vertes au monde, c'est le premier electrostate au monde, un mix électrique déjà décarboné à 95 % grâce au nucléaire, aux renouvelables et à un réseau électrique solide. Nous avons de l'électricité abondante, bon marché et décarbonée. Cette stratégie, et c'est l'intérêt de la feuille de route que nous avons développée, elle nous permettra aussi de révéler notre indépendance énergétique de mettre fin à la dépendance aux importations et de ramener dans l'économie française, chaque année, plusieurs dizaines de milliards de dollars au bénéfice de nos entreprises, de nos ménages. Elle nous permettra d'investir dans les réseaux électriques, dans de nouveaux moyens de production renouvelables et nucléaires. Et c'est donc pour cela que j'invite tous nos partenaires à développer leur propre feuille de route nationale de sortie des énergies fossiles. C'est aussi pour ça, dans cet même état d'esprit, que la France est engagée avec ses partenaires, je pense notamment à l'Afrique du Sud, qui est présente avec moi sur ce panel, avec le Sénégal, avec l'Indonésie, avec le Vietnam, dans des partenariats pour la transition juste, et nous sommes fiers, avec d'autres partenaires, d'avoir investi plus de 2 milliards d'euros dans ces projets qui nous permettent de réaliser une transition juste, prenant soin des travailleurs, des territoires, mais aussi saisissant toutes les opportunités de cette transition énergétique, avec une conviction que grâce à notre feuille de route, nous prendrons de l'avance et nous serons, dans cette compétition mondiale autour de l'électricité propre, l'un des leaders mondiaux. Je l'ai dit, la planification est clé, mais force est de constater aujourd'hui que ces efforts ne sont pas encore universellement partagés. Il manque aujourd'hui encore, malheureusement, 40. contributions déterminées au niveau national qui n'ont pas été présentées. C'est une obligation, peut-être la plus essentielle, de l'accord de Paris, et donc j'appelle et j'invite toutes les parties qui ne l'ont pas encore fait à soumettre leurs contributions déterminées au niveau national au plus vite avant la COP31. Ces contributions, elles doivent aussi être l'occasion de renforcer nos actions sur le méthane. Là, le gaspillage est immense. Nous ne pouvons plus nous permettre d'avoir des décharges à ciel ouvert, de continuer à brûler des énergies fossiles directement dans l'atmosphère, alors que nous faisons face cruellement à des besoins énergétiques immédiats. C'est un gaspillage inutile qui nous prive de notre dernière chance de rester en dessous de 1,5 degré. Et c'est pour ça qu'à la COP31, j'espère que nous pourrons traduire dans nos décisions les ambitions proposées par l'appel à l'action du secrétaire général des Nations unies. Je dirai un mot rapidement d'un sujet qui nous préoccupe tous, c'est la question des financements. Nous devons regarder lucidement notre architecture financière. 10 ans après l'accord de Paris, les flux vers les pays en développement ont atteint 136 milliards de dollars en 2024, ce qui est la preuve que l'accord de Paris fonctionne et que l'argent est là. Nous avons encore des difficultés concrètes, pratiques, immédiates, et j'ai compris que c'était l'intention de la présidence turque de la COP31 de nous aider à les résoudre avec des questions sur le coût du capital, sur l'accès à la finance. Et c'est, par exemple, en travaillant de manière très concrète avec les leaders africains que le président de la République a annoncé, il y a quelques mois de cela, un engagement pour financer des systèmes de garantie de première perte dans les pays africains avec un mécanisme à Tidip placé à la Banque africaine de développement qui va permettre de débloquer des milliards d'investissements privés dans un des continents qui est malheureusement à la traîne en termes d'attraction des capitaux privés pour les énergies renouvelables. Mais cette réalité, et je terminerai là, impose un dernier constat. Il est temps que l'ensemble des grands émetteurs, et certains le
Déjà, je les salue ici, s'engagent plus sur la finance climat, en particulier en faveur des plus vulnérables. Si nous n'arrivons pas à réduire nos émissions, nous ne pourrons pas financer l'adaptation. Mais cet effort d'adaptation, il doit être collectif. C'est une question de justice et de solidarité élémentaire. Par exemple, sur les alertes précoces. Aujourd'hui, les technologies sont là. Nous savons apporter les moyens de détecter les catastrophes climatiques en avant et d'alerter les populations. J'appelle donc l'ensemble des grands émetteurs à soutenir la mise en œuvre de l'appel du Secrétaire général des Nations unies au développement des systèmes d'alerte précoce pour tous et à investir pour que chaque personne sur cette planète puisse être prévenue en amont d'une catastrophe climatique. La France est prête à travailler avec chacun d'entre vous pour faire de cette décennie celle de l'action, de la résilience et d'une vraie solidarité réciproque. Je vous remercie.
Merci, Monsieur l'Ambassadeur, merci. Merci, messieurs, d'avoir présenté vos points de vue et ce que vous avez fait. Merci beaucoup. Et merci, messieurs et madame. Je voudrais maintenant souhaiter la bienvenue à un groupe de représentants de la société civile. Alors merci d'accueillir le représentant des jeunes du groupe consultatif des jeunes, Mohamed Adao, qui est le fondateur de PowerShape Africa. et Talema, qui est la directrice exécutive de 350.org, Hindou Ibrahim, qui est le président de l'association des femmes d'origine autochtone et des peuples du Tchad, et Omar Farou, qui est le secrétaire général de la fédération des syndicats somaliens. Merci de bien vouloir venir prendre place à la tribune, mesdames et messieurs. Zana. Zana. Je vais commencer par vous, si vous me le permettez. Ce sont les jeunes qui vont souffrir le plus longtemps des conséquences des décisions qui sont prises aujourd'hui. Qu'est-ce que les jeunes dirigeants font aujourd'hui pour veiller à ne pas tout simplement être écoutés, mais également à influencer les décisions climatiques? Qu'est-ce que vous pensez que vous devez faire, que vous attendez des dirigeants des jeunes. Merci.
Moi, je représente le Bangladesh, mais je suis là pour vous rappeler que plus de 50 % de la population mondiale a moins de 35 ans. Je tiens à remercier le secrétaire général. Je voudrais le remercier pour tout son leadership dans le domaine climatique, parce que nous, en tant que jeunes, il a toujours été un de nos alliés dans la lutte pour le climat. Vous dites Vous ne dites pas jeunes, vous dites jeunes dirigeants, parce que nous sommes en train de mener le dialogue intergénérationnel. Je suis d'accord avec vous. Notre avenir commence aujourd'hui. Toute décision qui sera prise aujourd'hui ici aura une incidence sur nous et sur les générations à venir. Nous sommes en train d'essayer d'influencer ce débat de différentes manières. Nous sommes en train de co-concevoir les textes de négociation. Nous ne sommes plus des observateurs. Nous façonnons les décisions de concert avec les dirigeants qui sont dans cette salle. Nous aidons, fournissons un conseil et concevons des politiques avec notre gouvernement pour la société civile. Nous, en tant que jeunes, pensons dans les compétences et les connaissances des différentes régions. Nous créons des programmes qui reprennent les connaissances institutionnelles, pour ainsi dire, la mémoire institutionnelle. Nous ne commençons donc pas à zéro tous les ans. Nous invitons de plus en plus de gens à suivre la politique et les relations diplomatiques, les jeunes. sont également en train de s'organiser à l'international de manière à garantir l'application du principe de responsabilité au niveau de l'ONU, au niveau du gouvernement, au niveau de la société civile et au niveau de l'industrie des combustibles fossiles. Pour ce qui est de la question que vous m'avez posée, ce que ce que vous voulez voir les dirigeants faire. Vous devrez investir, investir votre temps, vos connaissances et votre argent dans la jeunesse. Nous voulons que vous preniez des risques, que vous fassiez le pari de nouvelles idées, d'idées de jeunes. Et je peux vous promettre que même si vous posez des questions difficiles, En posant ces questions, vous serez à même de trouver des solutions à ces problèmes. Lorsqu'on parle de transition juste, il ne s'agit pas uniquement de. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire tout simplement un système financier plus juste. Ça veut dire une justice pluridimensionnelle qui suppose de distribuer la reconnaissance également. une transition juste, ce sont des jeunes qui sont impliqués dans la construction de tous ces éléments. C'est un avenir où tout le monde sera à même de se développer. Nous voulons que vous ayez confiance dans la capacité de la jeunesse à bâtir cet avenir. Merci.
Merci. Merci beaucoup. Merci pour ces paroles sources d'inspiration. Mohamed, l'Afrique a peut contribuer à la crise climatique alors qu'elle souffre des conséquences les plus graves de celui-ci? Quelles sont les possibilités pour les dirigeants africains? Et qu'entendez-vous des autres régions, des autres pays à l'international? Merci. Merci
beaucoup. Merci à l'équipe pour l'action climatique et au secrétaire général d'avoir organisé cette réunion. C'est justement le moment où les Nations unies doivent s'exprimer à l'unisson et très fort. Mesdames et messieurs les ministres et les ambassadeurs, mesdames et messieurs, la crise climatique n'est pas pour autant moins dangereuse parce que la situation politique est plus difficile. Donc, il est bon que le secrétaire général utilise l'autorité du bureau pour faire face à la crise climatique, alors que des intérêts et certains gouvernements essaient de le mener dans la mauvaise direction. Donc, je me dois, pour cela, de le remercier. Merci, M. le secrétaire général. Mesdames et messieurs les ministres et les ambassadeurs, on nous l'a dit, le monde est à court de temps dans le domaine des changements climatiques. L'Afrique, elle, est confrontée à des difficultés de développement. Des millions de ces populations n'ont pas accès à l'électricité, à des sources d'énergie fiables. Les jeunes ont besoin de travail et ces pays ont besoin d'une croissance économique plus rapide. La bonne nouvelle, c'est que l'Afrique peut vous aider à relever ces défis. Nous avons des ressources renouvelables extraordinaires. Nous avons 60 % des ressources en énergie solaire. Cependant, elles ne bénéficient que de 2 % des investissements réalisés dans les énergies propres. C'est une occasion ratée. L'Afrique doit donc être reconnue. Elle ne doit pas tout simplement être reconnue en tant que continent en première ligne de la crise climatique, mais comme un lieu où des solutions peuvent être bâties et à échelle. La fenêtre de tir et l'occasion à saisir, c'est maintenant. Au niveau du continent, nous voyons déjà qu'il y a une transformation dans le secteur de l'énergie, que l'énergie solaire est de plus en plus abordable, elle est de plus en plus accessible. Les pays utilisent également l'énergie géothermique, l'énergie éolienne. Les énergies renouvelables sont la nouvelle source d'énergie qui croît le plus vite et c'est celle qui est la moins coûteuse. Ceci permet de créer des emplois. La croissance économique profite aux entreprises. Mais il s'agit en fait de bien plus que de produire de l'énergie électrique propre. L'Afrique a besoin d'énergie propre pour s'industrialiser. Nous avons besoin d'alimenter en électricité les usines. Nous devons fabriquer des produits, créer de nouveaux secteurs industriels et créer des emplois pour notre population croissante. C'est ce que devraient faire les dirigeants africains. Ils devraient utiliser cette transition pour accélérer le développement, la croissance économique et pour élever les niveaux de vie. Mais nous ne pouvons pas nous contenter de répéter, de répliquer un modèle où nous consommons des produits finis et nous exportons des produits agricoles. Nous devrions permettre à l'Afrique d'utiliser davantage ses ressources et de construire un secteur industriel au niveau national. Mais ceci suppose des investissements à une échelle à laquelle l'Afrique n'est pas à même de contribuer. Mais l'Afrique ne peut pas le faire avec une main attachée dans le dos. Comme l'a dit le secrétaire général, comme il l'a dit très clairement hier, nous devons réformer le système financier international. Nous avons besoin d'un allégement de la dette. Une action doit être engagée pour pour lutter contre les flux financiers qui privent les pays en développement de ressources, ceci est directement lié, je crois, à la question de la transition énergétique. La communauté internationale doit s'atteler au problème du coût du capital. C'est une question de justice. Cela permettra de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. Donc, il faut. que l'architecture financière internationale rende les investissements de l'énergie plus moins chers en Afrique. L'Afrique peut aider à l'élaboration de mécanismes de coopération qui sont nécessaires pour changer la donne. Nous avons besoin d'une transition qui soit juste, qui se fasse dans l'ordre et qui soit juste pour les pays en développement, comme par exemple le traité sur les combustibles fossiles et la feuille de route qui est en train d'être élaborée pour que nous disions au revoir aux combustibles fossiles. Si la transition veut être juste dans le domaine énergétique, veut être juste en Afrique, le système doit être plus juste et les choses doivent changer. La justice climatique, c'est également le fonds pour les pertes et préjudices, notamment pour des pays qui souffrent déjà des conséquences de phénomènes qui n'ont rien fait. qui n'ont pas contribué à créer. L'Afrique doit également renforcer les infrastructures, renforcer les communautés et créer des. Favoriser l'avènement d'économies qui sont en même de résister à ces impacts. En guise de conclusion, mon message est le suivant: l'Afrique n'est pas en train de venir, de venir donc d'arrêter, d'arrêter de mettre des obstacles sur notre chemin pour bâtir l'avenir énergétique propre dont le monde a besoin. Nous voulons utiliser nos propres ressources, nous voulons être en mesure de les exploiter, de produire de l'électricité. Nous voulons utiliser cette électricité pour alimenter l'industrie, créer des emplois, favoriser de l'activité. Nous voulons fabriquer davantage de ce que nous importons actuellement et obtenir davantage, tirer davantage de valeur des ressources que nous possédons. Et nous voulons le faire en aidant le monde à atteindre ses objectifs climatiques. Nous ne manquons pas d'ambition dans le domaine de solutions, ni non plus d'idées. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un système financier international qui nous permettra d'utiliser nos avantages comparatifs en des possibilités, justement, de faire cela. Merci. Merci, Mohamed.
Merci. d'être revenu sur le rôle de l'Afrique et la nécessité pour l'Afrique de la justice climatique. Je vais maintenant donner la parole à Anne, directrice exécutive d'une ONG. La société civile et les mouvements ont appelé à une application du principe de responsabilité à la justice climatique, ont été aidés à mettre le climat sur le programme de travail des dirigeants de la planète. À ce stade, comment est-ce que les mouvements citoyens peuvent faire plus de pression pour que l'action soit plus rapide en la matière. Merci beaucoup.
On nous l'a dit à de multiples reprises ici, mesdames et messieurs les ministres et les ambassadeurs, la question est de savoir si on doit renoncer à notre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles, même si nous pouvons le faire. Le défi aujourd'hui, ce n'est pas tellement de le faire, mais c'est de le faire plus rapidement, de changer les choses, d'éviter la destruction et les décès, de le faire de manière juste et équitable, de manière à créer la prospérité et des chances pour tout le monde. Et ceci suppose de faire preuve de courage, d'une vision stratégique. Ça suppose également des pays de travailler ensemble. En tant que représentant de la société civile, notre travail est de nous exprimer franchement. Permettez-moi de parler tout simplement de l'éléphant dans la salle, donc du pot aux roses, mais s'il n'y a pas grand-chose qui remonte dans la salle. coopération internationale, le financement de la coopération internationale dans le domaine climatique est en fait coincé, comme l'est Manhattan le matin, lors des embouteillages, malgré tous les efforts du secrétaire général, de tous ceux qui sont dans la salle et en dehors de la salle. Étant donné cette situation, je pense qu'il y a deux choses que la société civile peut faire pour faire avancer les choses à ce stade et qui nous aideront à sortir de cette impasse. et de renforcer, de pousser nos dirigeants élus à en faire davantage. Tout d'abord, les citoyens doivent demander aux entreprises du secteur de rendre des comptes et de demander tout simplement aux pollueurs de payer. C'est ce que le gouvernement doit exiger. Il n'est pas juste que 25 milliards de dollars chaque jour au cours des 50 dernières années aillent tous les jours dans les poches de ces grandes sociétés. et de demander tout simplement à l'opinion publique de payer les pots cassés qui, le public le sait, sont causés par ces entreprises. Comme l'ont dit de nombreux orateurs aujourd'hui, l'adaptation est de plus en plus chère et ceci fait que beaucoup de pays sont pris dans une spirale de la dette. Ils sont obligés de renoncer aux objectifs de développement durable, renoncer à des investissements cruciaux et ceci mène des populations et notamment des femmes dans la pauvreté, dans la faim. imposer des taxes tout simplement à l'industrie des combustibles fossiles et la manière la plus simple de mobiliser les fonds qui sont nécessaires pour relever les déficits financiers qui sont les nôtres dans le domaine climatique.
Nous devons rompre le système qui encourage les entreprises à privatiser tout en causant encore plus de mal aux sociétés. Deuxièmement, Le temps est venu de demander des énergies propres à des coûts raisonnables comme droit pour tous et non pas un privilège. Le commerce des produits coûteux internationalement, en fait, est une façon très coûteuse de stimuler votre économie. C'est pourquoi de nombreux gouvernements consacrent beaucoup de subventions pour que l'énergie soit moins coûteuse. Mais même avec ces milliers de milliards de subventions, le système de combustibles fossiles, selon des recherches, fait que 4 milliards de personnes encore n'ont pas accès ou n'ont pas les moyens d'avoir de l'électricité ou pour que leur communauté sorte de la pauvreté. Les citoyens devraient donc exiger que les gouvernements appuient la révolution de l'énergie propre du bas vers le haut en appuyant des subventions aux solutions renouvelables avec ainsi des énergies abondantes, renouvelables pour tous, indépendamment du revenu, pour que les combustibles fossiles soient relégués au passé, permettant la santé de tous, la bonne santé de tous. Aujourd'hui, Chaque degré importe, de même, chaque voix importe. Dans cette situation extrêmement difficile, les citoyens demandent que l'on rende des comptes. Je vous remercie.
Je vais maintenant donner la parole à Hindou Ibrahim. du Tchad. Les peuples autochtones ont des générations de connaissances en matière de protection des écosystèmes, d'adaptation. Qu'est-ce qu'il faut faire encore pour aller au-delà des consultations avec les communautés autochtones?
Merci, madame la modératrice. Tout d'abord, je demande à chacun de féliciter d'applaudir le secrétaire général, la vice-secrétaire générale et toute l'équipe qui place les êtres humains au cœur de leurs décisions concernant la planète. Et je voudrais remercier toutes les personnes présentes dans la salle. Je les remercie d'avoir d'écouter les autres lorsque nous parlons de climat dans ce genre de salle. Souvent, nous citons des chiffres, 1,5 degré, des milliards de dollars, les quantités d'émissions, les maladies. Mais je viens d'une communauté où le changement climatique n'est pas un chiffre. Il s'agit de savoir si notre bétail aura de l'eau. Est-ce qu'il y aura des prairies demain? ou une famille peut-elle rester sur la terre où des générations ont vécu? Je fais partie d'un peuple autochtone du Tchad et ma grand-mère m'a appris quelque chose de très simple lorsque j'étais enfant. Écoute la terre, écoute le vent, écoute la pluie. Ils répondent aux plantes, aux animaux. Ils vous disent quand il faut se déplacer, ils vous disent quand quelque chose va mal. Pendant des générations, tous ces éléments ont aidé nos peuples à s'adapter et à survivre. Cela paraît assez simple. Cela peut paraître simple, mais il s'agit de technologies climatiques ne nécessitant pas de technologie. Aujourd'hui, les peuples autochtones ont d'immenses connaissances à propos des écosystèmes, de la résilience, de l'adaptation. Mais trop souvent, on nous invite aux discussions pour que nous racontions notre histoire pendant que quelqu'un d'autre prend les décisions à notre sujet. que nous devons changer les questions. Nous devons cesser de poser la question: comment mieux consulter les peuples autochtones? Nous devons poser la question suivante: comment partager le pouvoir de prise de décision avec les peuples autochtones? Car les consultations sans pouvoir ne deviennent qu'une simple écoute, sans aucun changement qui en résulte. Les détenteurs des connaissances, c'est nous. Nous connaissons les solutions relatives aux écosystèmes et nous n'attendons pas que quelqu'un nous apporte des solutions. Nous construisons déjà des solutions au sein de nos communautés. On ne peut pas demander aux peuples autochtones de protéger les forêts, de rétablir les terres et de régler le problème du changement climatique, alors que ce sont les capitales, les institutions et les systèmes qui ont l'argent qui, rarement, laissent les communautés faire le travail. Si nous faisons confiance aux communautés, si nous leur donnons la tâche de protéger notre écosystème. Nous devons leur faire confiance et leur donner les ressources nécessaires pour le faire et accélérer une transition juste. Nous devons faire attention. Nous nous éloignons des combustibles fossiles. Nous développons les énergies renouvelables. Nous avons besoin de minéraux critiques. Nous élargissons la conservation. Mais à chaque fois que nous prenons ces décisions, nous devons poser les trois questions: à qui appartient la terre? à qui appartiennent les ressources? à qui appartiennent les décisions? car nous ne pouvons pas avoir un avenir vert en utilisant le même système d'exclusion et de destruction, système qui est à l'origine de ces crises. Une transition n'est pas réellement juste si les populations sont chassées de leurs terres, doivent se déplacer sans leur consentement. Je reprends le départ de mon allocution. Ma grand-mère me disait d'écouter la Terre. Aujourd'hui, la Terre parle haut et fort. Les communautés au Népal, au Sahel, dans le Pacifique sont les premières victimes. Écoutez les terres, écoutez les peuples et, je vous en prie, conservez la terre et donnez aux peuples autochtones du pouvoir et des ressources et nous agirons. Je vous remercie.
Merci, Hindou, pour votre passion relativement au pouvoir des peuples autochtones. Et maintenant, je donne la parole à notre dernier orateur, Omar Farouk, secrétaire général. de la Somalie. Omar, la transition climatique, en fin de compte, réussira ou échouera dans les lieux de travail des peuples, dans les lieux de travail et les communautés. Qu'est-ce qu'une juste transition peut faire pour les travailleurs, en particulier pour les travailleurs dans les pays qui font face déjà à des pressions climatiques et économiques?
Merci. Je voudrais remercier le Secrétaire général et son équipe climatique qui a convoqué cet important sommet. et merci d'avoir réuni les parties prenantes les plus importantes, y compris les syndicats et la société civile, pour participer à ces discussions mondiales. À propos du mouvement des syndicats mondiaux, qui représente des millions de personnes sur tous les continents, La transition veut dire que les travailleurs, leurs familles et leurs communautés ne doivent pas payer le prix des crises climatiques, problèmes climatiques qu'ils n'ont pas créés. Dans les pays, les travailleurs font face à la pauvreté, au chômage, à des conflits, à des catastrophes climatiques et donc la transition implique la perte d'emploi, la perte de moyens de subsistance. Mais la transition ne doit pas conduire à cela. On doit assurer la protection sociale, des lieux de travail sûrs. Il faut également protéger les femmes, les jeunes, les travailleurs migrants et les millions de travailleurs de l'économie informelle. Les pays en développement doivent recevoir un financement climatique approprié grâce à des dons et non pas en imposant un fardeau d'endettement supplémentaire. Les travailleurs et leurs syndicats doivent pouvoir s'exprimer à la table des négociations, car ils représentent les peuples qui travaillent et les décisions doivent être un dialogue social et non pas un dialogue imposé. Nous devons donc démocratiser les négociations et les décisions que nous prenons pour l'action climatique. Il ne faut pas oublier une chose, une transition juste ne peut pas être utilisée comme excuse pour retarder l'action climatique des gouvernements. doivent agir, ils doivent réaliser des coupes et abandonner les combustibles fossiles pour permettre l'utilisation des énergies renouvelables, pour créer des emplois verts. Mon pays, la Somalie, offre un bon exemple grâce à des campagnes actives et un dialogue social. Notre mouvement a ainsi consacré certains principes dans les lois. Nous avons également inclus ces principes dans notre plan de transformation nationale, dans nos contributions déterminées au plan national également. Malgré les grandes pressions climatiques et économiques, nous pouvons agir de cette façon. Donc, d'autres pays peuvent faire de même. Cet engagement doit être réalisé de façon judicieuse aujourd'hui. Autre élément important, la société civile et les syndicats peuvent jouer un rôle dans la préservation de l'information. L'intégrité de l'information est essentielle. Nous devons la protéger de façon à ce que les travailleurs et les communautés, que le monde de façon générale, ne soient pas induits en erreur relativement à la cause du changement climatique, relativement aux solutions qui sont requises ou qui doit payer. Les gens doivent avoir des informations précises sur les risques, sur les crises, sur les technologies et la façon dont leurs vies seront affectées. La désinformation et la mésinformation créent la peur, divisent les communautés et affaiblissent la confiance publique. Les informations. doivent être fournis. En d'autres termes, l'intégrité de l'information est l'antidote à la mésinformation climatique. Je suis journaliste moi-même et je pense que leur travail est essentiel. Les journalistes environnementaux, en effet, quelquefois, ont payé des prix très élevés. Ils sont devenus des victimes en raison de la vérité qu'ils ont exprimée. Donc la sûreté et la sécurité des journalistes sont également des éléments très importants. Je conclurai. transition juste doit protéger les droits, les droits humains et les droits des travailleurs. Il faut réduire les inégalités et assurer la justice sociale de façon significative. Lorsque le travail organisé contribue à la transition, cela permet de se concentrer sur les êtres humains et de cette façon, les populations offriront leur appui. Je vous remercie.
Merci, Omar, d'avoir présenté la perspective des travailleurs et de la communauté des journalistes. Merci encore une fois à tout le panel pour ces contributions excellentes. Je vais maintenant passer à la clôture de cette réunion et je vais inviter Le président de la COP31, ministre de l'Environnement de la Turquie, est à prendre la parole. Un. Ambassadeur Carreira de Lago, vous avez la parole. Vous avez la parole, ambassadeur.
Merci. Je crois que tout le monde a remercié le Secrétaire général Guterres. Il mérite vraiment nos remerciements, car son engagement à l'égard de cette question est véritablement extraordinaire. J'ai été très heureux d'entendre son allocution hier. Nous voulons continuer de l'écouter dans l'avenir jusqu'à l'élection du prochain secrétaire général et au-delà. Je voudrais remercier Saloune et l'équipe qui ont fait beaucoup pour la préparation de la COP30. Merci d'avoir organisé cette réunion très importante. Je crois que dans de nombreuses interventions à l'Assemblée générale, nous avons entendu parler de la crise du multilatéralisme. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'éléments qui sont mis en avant à cet égard, mais ce que nous avons vu à la COP30, c'est une démonstration de résistance et en fait un renforcement du multilatéralisme, car nous avons conclu un accord selon lequel les États-Unis d'Amérique étaient partis et donc on était préoccupé du fait que nous ne pourrions pas parvenir à un consensus qui serait acceptable aux autres pays à propos de l'accord de Paris. Or, nous avons constaté que vous avez tous été unis à Belen pour dire au monde que le climat va continuer d'être une question centrale du multilatéralisme et que tous les pays ont besoin de la coopération des uns et des autres. Donc, nous avons vu ainsi un symbole du renforcement du multilatéralisme à Belém et je suis absolument certain que, sous la direction de mon cher ami, le ministre de la Turquie, Murat, cher Murat, je suis sûre que nous verrons la même chose à Antalya, où l'on démontrera encore une fois que, bien que nous puissions continuer de parler de la crise du multilatéralisme, pour le climat, nous sommes tous unis et nous voulons continuer de l'être. Je crois qu'il faut se souvenir qu'à Belgrade, Nous avons également pris une décision très importante, entre autres, une décision importante qui a été évoquée aujourd'hui. Nous avons décidé tous ensemble, par consensus, nous avons décidé de mettre un accent plus important sur la mise en oeuvre. Évidemment, tout le monde suit les négociations et les négociations sont au coeur de la COP, mais maintenant nous avons un mandat de 194 pays afin que l'on ait une dimension mise en œuvre beaucoup plus robuste. Et cela offre des possibilités extraordinaires. C'est à dire que pour les négociations, nous avons besoin d'un consensus. Que s'est il passé ces dernières années lors des COP récentes? Nous avons pu clôt les négociations principales que nous nous étions engagés à faire pour permettre à l'accord de Paris d'être le plus efficace possible. Donc, nous avons déjà l'essence de l'accord de Paris qui a été négocié et nous pouvons passer à la mise en œuvre. Quelle est la différence ici? Du côté de la mise en œuvre, nous n'avons pas besoin de consensus. Nous pouvons avoir toutes sortes de coalitions qui mèneront la mise en œuvre pour laquelle nous avons pris une décision unanime. C'est pourquoi il était très important d'entendre aujourd'hui la société civile, d'entendre le secteur privé, d'entendre les gouvernements, les acteurs principaux pour la mise en œuvre. Et nous n'avons pas besoin de consensus ici. Nous pouvons avoir des coalitions qui donneront des résultats. Nous pourrons avoir des résultats extraordinaires, nous l'avons vu. Nous pouvons avoir, par exemple, des coalitions qui peuvent par exemple, réduire 90 % des émissions. Nous avons également la facilité pour les forêts tropicales éternelles, ce qui a été mis en place à Belém, avec des ressources importantes qui vont être consacrées à la conservation des forêts et beaucoup d'autres. coalition. Donc je crois que le programme est bien structuré aujourd'hui, dans la mesure où il tient et tient compte des résultats obtenus. Nous avons donc un mandat, nous pouvons progresser, nous pouvons avancer relativement à toutes les décisions que nous avons prises et nous sommes très heureux de voir que ce programme d'action est enrichi d'initiatives lancées par la Turquie qui s'insèrent partiellement dans les six axes qui ont été présentés à Belém. Donc, je pense. à montrer tout ce que nous pouvons accomplir déjà avec les décisions que nous avons prises. Bien sûr, nous avons besoin d'autres décisions et bien sûr, les négociations vont continuer d'être importantes, mais nous devons nous souvenir de ce que nous pouvons accomplir aujourd'hui. Enfin, comme cela a été mentionné par certains des intervenants, À la fin de cette année, en tant que président de la COP, je présenterai à la première semaine de novembre les deux feuilles de route, une feuille de route sur les combustibles fossiles et une feuille de route sur la déforestation. Ces deux feuilles de route sont basées sur les mandats que nous avons reçus. Donc, nous allons tenir compte exactement des textes que nous avons agréés. et qui ont fait l'objet d'un consensus à Dubaï. Et ces deux feuilles de route, je l'espère, seront reçues favorablement et j'espère Et ces feuilles de route correspondent à une initiative de la présidence de la COP30, donc mon initiative. Mais nous devons nous rappeler qu'il s'agit d'un mandat que nous avons reçu et j'espère que ce sera une contribution importante à nos travaux pour la préparation des autres réunions ultérieures. Il ne faut pas non plus oublier la question du financement qui a été essentiellement évoquée par tous les pays en développement. Nous allons donc lancer également un document ou publier un document sur les 1 300 milliards dont nous avons déjà parlé, nous l'avons entendu dire aujourd'hui, les pays en développement l'ont répété, il s'agit de financement avant tout. J'espère donc que nous allons garder l'esprit des COP précédentes pour pouvoir avec la présidence de la Turquie pour avoir une COP31 qui sera un grand succès à Antalya. Je vous remercie.
Merci, Monsieur l'Ambassadeur, et merci pour votre leadership à la présidence de la COP30. Je donne maintenant la parole au président de la COP 31, Morakroom, prochain président de la COP 31.
Merci. Aujourd'hui, nous avons tenue une réunion très fructueuse. Le Secrétaire général était présent au début de la réunion et je voudrais donc remercier sincèrement les représentants de gouvernements, les ministres d'être venus ici. Je remercie également les représentants d'ONG. Je remercie chacun d'entre vous pour votre contribution à cette réunion. Bien sûr, Dans le cadre de ce processus, lorsque nous écoutons les orateurs, nous entendons, nous nous demandons quelles sont les émissions aujourd'hui. Apparemment, 6 millions de tonnes. 6. J'ai demandé à l'intelligence artificielle, donc en l'espace de 5 heures, pendant cette réunion, 33 millions de tonnes ont été émises. Le 6 février 2023, nous avons eu un tremblement de terre dans notre pays. Après ce tremblement de terre, dans 11 provinces, nous avons fait face à un désastre. Sous le leadership de notre président, nous avons reconstruit les bâtiments. et nous avons pu ainsi construire des logements, un grand nombre de logements pour la population. 550 maisons par semaine ont été construites. Si vous multipliez par 5, vous avez le nombre total de maisons construites. Donc nous avons vu également une réduction de l'utilisation d'électricité de 39 % dans les nouveaux bâtiments. Ils émettent moins de carbone. Ils sont plus rationnels du point de vue climatique. Ces logements sont plus vivables. Maintenant, que conclure? Oui, nous avons parlé. Parlons de la mise en oeuvre maintenant. Oui, nous avons suffisamment discuté, nous avons eu suffisamment de négociations, nous avons tenu beaucoup de réunions importantes, mais maintenant, le monde attend la mise en oeuvre, l'exécution des résultats de notre part. Ce processus doit être appuyé par chacun d'entre nous. C'est ce que demande le monde. Donc, nous allons prendre la relève, nous allons poursuivre après le succès du Brésil. Et nous avons mis en avant la question de la mise en œuvre à notre COP. Nous avons nos objectifs, nous avons établi nos cibles et lorsque nous aurons atteint ces cibles, les émissions dans le monde, encore une fois, baisseront de 20 % lorsque nos six objectifs auront été atteints. L'électrification, 35-35 pour l'électrification, nous allons réduire la quantité de déchets émis. L'intensité énergétique sera réduite de 25 % dans les bâtiments. Il y a six objectifs. Est-il difficile de parvenir à ces six objectifs? Non. Si nous le voulons, nous le pouvons. Nous savons que les priorités en Afrique et les priorités en Europe sont peut-être différentes. Il y a les besoins aux États-Unis, en Amérique, les attentes en Australie, mais nous devons évaluer tout cela. Le point de départ de chacun est également différent. Pensez aux conditions du pays où vous êtes né. Les conditions du pays ne sont pas déterminées par vous.
Ceci étant dit, le processus qui en suit, les besoins, les attentes de ce pays peuvent être influencés. Nous pouvons donc, sur cette base, prendre des mesures pour l'avenir. Pour un jeune en Afrique ou en Amérique ou pour un senior en Europe. Pour tous ces habitants de notre planète, nous pouvons faire de notre monde un monde vivable. Nous pouvons faire preuve de la volonté politique nécessaire. C'est ce que nous voulons avec le dialogue, en faisant émerger un consensus et en agissant, en mobilisant l'action. Nous voulons écouter tous les acteurs, tout le monde. Nous ne voulons laisser personne pour compte, oublier personne. Et ce faisant, nous ne voulons pas renoncer à la cadence qui a été la nôtre. Nous ne voulons pas non plus renoncer à la justice. Les niveaux de développement, la capacité de transformation ne sont pas les mêmes. Nous devons donc adapter les mesures dans un processus de transition juste, plutôt que par l'adoption d'une solution en taille unique. Nous devons donc engager un processus ouvert de manière à trouver une solution qui permette d'apporter une réponse à tous. Les institutions financières nous ont dit: "Nous sommes prêts." Nous voulons tout simplement que ces institutions puissent venir financer, par exemple, les projets en Afrique. Nous voulons monter des projets fructueux. Si j'utilise par exemple l'intelligence artificielle, je veux contribuer aux émissions. L'intelligence artificielle contribue aux émissions, mais on doit pouvoir utiliser l'intelligence artificielle, mais il ne faut pas non plus que ça devienne une menace pour le climat. Nous devons balayer devant notre porte, mettre de l'ordre dans notre maison, nous devons réfléchir à tous ces éléments. Nous devons prendre en considération les capacités des différents pays. Nous pensons qu'un partage des sources de financement, un partage des technologies peuvent nous permettre de compenser ce fossé. L'industrie, l'emploi, les politiques de développement industriel doivent d'être pris en considération. Nous avons tous une responsabilité. Cependant, lorsque l'on parle d'une transition juste, on parle également de nouveaux modèles de développement, parce que ce que nous faisons, c'est en train d'écrire une nouvelle page de notre histoire. Pensez par exemple au détroit d'Ormuz, à ce qui se passe en Ukraine, en Russie. Tous ces éléments ont une incidence sur la crise énergétique. Les questions de dépendance énergétique ou de politique énergétique sont devenues des questions de sécurité nationale. Toutes les personnes, tous les États sont confrontés à des problèmes d'inflation. Si les pays avaient été indépendants d'un point de vue énergétique, étaient à même de produire leur propre énergie, cette crise ne serait pas aussi grave. Nous devons impliquer tous les acteurs, les femmes, les travailleurs. Nous voulons donc engager cette transition juste. Les débats d'aujourd'hui, au titre de toutes ces tables rondes, nous ont prouvé que nous devons faire preuve de la volonté politique nécessaire. Chaque orateur qui a pris la parole ici, nous a présenté son point de vue sur la question. Et nous voulons que la 31e Conférence des parties soit un sommet historique qui arrive à un résultat. Et notre succès, plutôt que d'enregistrer uniquement des décisions, donc, lors de l'accélération de la transition La question est de savoir si nous pouvons impliquer tout le monde, si nous pouvons répondre aux besoins et aux attentes de tous. En tant que président de la 31e Conférence des parties, nous voulons répondre par l'affirmative à cette question. Avec tous les acteurs, avec toutes les institutions, nous sommes prêts à travailler main dans la main. Antalya, nous avons beaucoup parlé ici de l'importance d'une transition juste, mais nous entendons aller plus loin pour voir un petit peu comment cela va être mis en place dans la pratique. Pour ce faire, nous entendons faire preuve d'une volonté d'acier en la matière. Nous voulons parvenir à un résultat concret pour cette conférence et je voudrais inviter tous les pays à prendre les décisions qui s'imposent à Antalya et à le faire à Antalya. Une fois de plus, je tiens à remercier le secrétaire général Et je tiens à remercier André, André qui nous quitte malheureusement. Merci en tout cas d'avoir fait le déplacement. Je voudrais également remercier à toutes et tous ceux qui ont participé à cette manifestation. Je tiens à vous remercier très chaleureusement et très sincèrement. Merci beaucoup. Merci beaucoup, merci beaucoup.
Merci, Excellence, pour votre message très clair concernant l'accélération, la mise en œuvre, l'exécution pour la 31e Conférence des États parties. Mesdames et Messieurs les ministres et les ambassadeurs, merci d'être restés jusqu'au bout. Nous sommes parvenus à la fin. Je vais maintenant donner la parole à la sous-secrétaire générale pour l'action climatique, Simon Houghton. Simon, vous avez la parole.
Merci beaucoup. Merci beaucoup, Madame la directrice de l'action climatique. Merci beaucoup. Merci d'avoir repris les rênes après Mélissa, la Secrétaire générale adjointe du département de la communication globale. Je voudrais tout d'abord saluer et remercier les deux présidents, les présidents de la dernière Conférence des parties, de la Conférence des parties à venir. des diplomates accomplis, comme l'a dit Mohamed lors de la dernière table ronde. La crise climatique n'est pas moins dangereuse. Elle n'est pas plus dangereuse parce que la situation politique est compliquée. Et vous, vous êtes en train de gérer ces processus alors que la situation politique est extrêmement difficile. Je voulais également. Je voulais, avant de vous remercier d'avoir fait le déplacement, je voudrais remercier mes collègues de l'ensemble du système des Nations unies. Merci pour tout le soutien que vous fournissez. Je tiens à remercier les préposés de salle. Je sais que vous êtes fatigués. Je suis désolé. Je suis désolé. Je nous interprète. Nos collègues de la sécurité, les collègues du protocole, vous êtes le moteur, les techniciens également. l'ingénieur son, vous êtes les moteurs des Nations unies, vous veillez à ce que cette maison fonctionne et je tiens à vous remercier très sincèrement. Je sais que nous avons dépassé l'horaire qui était prévu et vous êtes encore là. Je veux remercier également nos collègues des fondations de chez Bloomberg. Merci de nous avoir aidés à monter ce projet, merci d'avoir transformé à transformer cette salle du Conseil de tutelle en un espace où, en fait, on a l'impression, étant donné la scène ici, et bien qu'il y ait un sentiment d'unité malgré les tensions géopolitiques. Enfin, je voudrais remercier mes collègues, mes collègues qui ont beaucoup souffert. Voilà, je ne veux pas être non plus traîné devant le Conseil des droits de l'homme. Je tiens en tout cas à remercier mes collègues qui ont fait preuve de l'engagement, de la détermination nécessaire et qui ont été là et qui ont soutenu le Secrétaire général dans son action. Tous les collègues de l'équipe de l'action pour le climat, de toute l'équipe du département de la communication globale, merci pour tout le travail qu'on a fait. Je vous invite à continuer de travailler, à continuer de nous soutenir, de soutenir le Secrétaire général pour tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il continue de faire. Le sommet d'aujourd'hui et les dialogues, les tables rondes et les dialogues qui ont eu lieu sur la question ont envoyé un message très clair. Malgré les tensions géopolitiques, malgré les divisions qui, je crois, sont apparues très clairement au cours des derniers jours et toutes les inquiétudes économiques que suscite la situation internationale, des pays dans des situations très différentes, des pays à géographie différente, du Nord, du Sud, de l'Est, de l'Ouest, des grands pays, des petits pays, des pays riches, des pays pauvres, le secteur privé, les entreprises, la société civile. Tout le monde est prêt à travailler sur un programme commun. Et au centre de ce programme commun, il y a trois éléments essentiels. Tout d'abord, l'accélération du rythme de la transition énergétique. Le faire de manière juste et équitable. Ensuite, deuxièmement, régler le problème financier, veiller à ce que le financement et les sources de financement atteignent les lieux. et les activités qui en ont le plus besoin. Troisièmement, et c'est encore peut-être plus important, protéger les populations, les personnes, protéger. Nous savons que les changements climatiques ont un impact de plus en plus grand et s'accélèrent. Beaucoup ont parlé de l'été de la vérité, de l'été de tous les dangers climatiques. Cet été a prouvé que nous sommes tous dans le même bateau, que nous sommes tous ensemble à protéger les populations, régler le problème du financement et accélérer une transition juste et équitable. Une transition énergétique juste et équitable est au centre de ce programme commun qui est le nôtre à tous, que partagent tous les gouvernements et tous les dialogues qui ont eu lieu pour parler de solutions. Ce sont des questions qui ont été identifiées par tous les dialogues. Antalya intervient à un moment particulièrement difficile, ça a été dit par beaucoup. Cependant, je pense que c'est une occasion à saisir, une occasion qui nous est donnée de rétablir la confiance entre nous, de veiller à ce que nous respecteront véritablement ce principe de ne laisser personne pour compte. Il n'y a aucun autre pays et aucun. Je l'ai déjà dit, aucun autre pays, aucun autre gouvernement. La Turquie, c'est ce mélange entre le nord, le sud, l'est et l'ouest. Donc je vous propose d'aller à Antalya, d'avancer avec détermination, avec urgence, mais également avec solidarité. Je pense que le cap est très clair. La manifestation d'aujourd'hui, les dialogues qui ont eu lieu sur les différentes solutions nous ont prouvé que nous sommes tous ensemble, que le cap est très clair, les solutions sont à disposition et nous devons maintenant y aller, le faire avec la vitesse et à l'échelle nécessaire, et nous devons le faire de manière faire justice à l'instant que nous vivons. Je sais que la journée a été longue. Je vous remercie. Je pense cependant que cette journée en a valu la peine. Cette manifestation nous a permis de donner un nouvel élan à ce qui, je le sais, sera une conférence des parties extrêmement fructueuse à Antalya dans les mois à venir. Monsieur le ministre, nous entendons continuer de travailler avec vous pour préparer la voie vers Antalya. Merci beaucoup. Good, good.