Assemblée générale: 100e séance plénière, 80e session Assemblée générale Date: 7 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/80/100 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · Président de l'AG [0:02]: Je déclare ouverte la 100e séance plénière de l'Assemblée générale. L'Assemblée va poursuivre l'examen du point 38 intitulé: « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique. Je donne maintenant la parole à l'Éthiopie. Ethiopia · Représentant [0:57]: Merci, Monsieur le Président. D'emblée, je tiens à souhaiter une chaleureuse bienvenue à Son Excellence, Monsieur Bruno Rodriguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. Ma délégation souscrit aux déclarations prononcées au nom du groupe africain, du Mouvement des non-alignés et du groupe des 77 et de la Chine. Monsieur le Président, le règlement pacifique des différends et le respect du droit international sont des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies. À ce titre, les mesures coercitives unilatérales qui ne sont pas conformes au droit international et à la Charte des Nations unies doivent bénéficier de l'attention nécessaire de la part de la communauté internationale, en particulier au vu de leurs répercussions potentielles sur le développement durable et la coopération internationale. Ma délégation prend note de l'application continue de mesures unilatérales touchant Cuba, qui continuent de représenter un défi économique et humanitaire pour le peuple et le pays. Les limitations qui touchent les approvisionnements critiques ont des incidences sur la fourniture de services publics essentiels. Ces restrictions peuvent limiter la capacité à réaliser les ODD, à faire face aux priorités socio-économiques pressantes et concernant le renforcement également de la résilience face aux effets négatifs des changements climatiques. Pendant de nombreuses années, l'Assemblée générale a toujours exprimé sa position sur cette question en adoptant des résolutions, appelant à la levée des mesures coercitives unilatérales imposées à Cuba. Cette position de long terme montre l'importance qu'accorde la communauté internationale au respect des buts et principes de la Charte des Nations unies et la promotion d'une coopération internationale constructive. À ce titre, l'Éthiopie relance son appel à la levée des restrictions indues concernant les approvisionnements critiques, tout en appelant au dialogue conformément au droit international et à la Charte des Nations unies en vue de soutenir le bien-être et le développement durable du peuple cubain. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [3:16]: Je remercie le représentant de l'Éthiopie et je donne maintenant la parole à la Namibie. Namibia · Représentant [3:52]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, permettez-moi de vous remercier d'avoir organisé la présente séance sur le débat de l'Assemblée générale sur la réouverture du point 38 de l'ordre du jour, sur la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis. Je salue la présence parmi nous de Son Excellence Bruno Eduardo Rodríguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. La Namibie souscrit aux déclarations prononcées Au nom du groupe africain, du Mouvement des Non-Alignés, du G77 et de la Chine, nous formulons les observations suivantes à titre national. La Namibie appuie pleinement la réouverture de l'examen du point 38 et redit que la Charte des Nations Unies a jeté les bases pour réunir les conditions de la stabilité et du bien-être qui sont nécessaires pour la coexistence pacifique et l'harmonie entre les pays. Monsieur le Président, le peuple cubain fait face depuis des décennies à des difficultés économiques et à des crises humanitaires en raison du blocus des États-Unis, qui a été condamné de manière répétée par l'Assemblée générale des Nations unies. Ce blocus contrevient au droit international et à la Charte des Nations unies, qui a été créée entre autres pour développer des relations amicales entre les pays sur la base du respect du principe d'égalité des droits et d'autodétermination des peuples mais également pour prendre des mesures adaptées pour renforcer la paix universelle. La paix c'est ce que le gouvernement et le peuple courageux de Cuba ont amené à la Namibie lorsqu'ils se sont battus aux côtés du peuple namibien pour notre indépendance. Lors de notre lutte, les réfugiés namibiens ont également été accueillis à Cuba. Nombre d'entre eux sont retournés dans notre pays pour le reconstruire et ont permis de tracer le chemin de notre développement. La Namibie est un pays qui a émergé de l'âpre lutte contre l'apartheid et le colonialisme. Et pour mon pays, la souveraineté est sacrée. Il s'agit d'un droit obtenu de haute lutte, droit d'un peuple à disposer de lui-même, à gérer sa propre richesse, à gouverner son territoire sans ingérence extérieure. Partant, Monsieur le Président, les mesures coercitives unilatérales ne doivent pas être utilisées en tant qu'instrument pour saper des États souverains et violer la Charte ainsi que ses buts et principes. La Namibie appelle à la levée du blocus économique, financier et commercial qui se poursuit et qui est imposé au peuple de Cuba, notre ami. En outre, la Namibie relance son appel à la radiation de Cuba de la liste des États soutiens du terrorisme. Nous sommes solidaires du peuple cubain et nous condamnons le décret récents 14380 émis le 29 janvier 2026 par le président américain Donald Trump déclarant un état d'urgence nationale et autorisant la mise en place de barrières douanières aux marchandises venant de pays qui vendent ou fournissent du pétrole à Cuba avec des sanctions supplémentaires annoncées les 1er et 18 mai 2026. Ces décrets présidentiels ont exacerbé les souffrances du peuple cubain en limitant l'accès aux biens essentiels comme les denrées alimentaires, les médicaments ou le carburant. Ces décrets en eux-mêmes représentent une grave violation du droit international et une grave menace contre l'ordre international démocratique et équitable. De la même manière, la Namibie condamne la mise en examen de Son Excellence Raúl Modesto Castro Ruz par le gouvernement américain, Une nouvelle violation de la souveraineté de Cuba. Les États-Unis n'ont aucune compétence concernant l'État de Cuba et cet acte mérite d'être condamné au plan international. Le principe de respect de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique des États doit être porté haut par tous les États et tous les acteurs non étatiques, tous les peuples, petits et grands. ont des droits inhérents, droits à la vie, à la liberté et à la quête du bonheur, mais ce blocus qui dure depuis 60 ans a sapé ces droits inhérents. Nous devons dès lors privilégier le dialogue constructif plutôt que l'isolement et les mesures coercitives unilatérales. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [9:33]: Je remercie le représentant de la Namibie. Je donne maintenant la parole au Zimbabwe. Zimbabwe · Représentant [10:00]: Merci, Monsieur le Président. Le Zimbabwe se félicite de cette réunion qui a trait à notre responsabilité partagée au titre de la Charte et qui a trait à la crédibilité du système multilatéral. Nous saluons la présence du ministre des Affaires étrangères de Cuba. Le Zimbabwe souscrit aux déclarations du groupe africain, du mouvement des non-alignés, du groupe des 77 et de la Chine et du groupe des amis de la Charte des Nations unies. Nous livrons les réflexions suivantes à titre national, Monsieur le Président. Depuis plus de 60 ans, le peuple de Cuba paye le lourd tribut du blocus économique, financier et commercial avec des conséquences sociales, économiques et humanitaires considérables. Les effets se font ressentir dans les hôpitaux, les écoles, les logements et dans la lutte quotidienne de la population qui recherche des biens et des services de base. Ces difficultés limitent la capacité de Cuba à réaliser le développement durable et à faire avancer les ODD. Lorsqu'on parle de ne laisser personne de côté, nous devons nous demander si ces populations devraient avoir à porter ce fardeau pendant des générations. C'est une question de droit, de justice et de principe. La Charte des Nations Unies affirme l'égalité souveraine, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le devoir des États membres d'agir conformément à ces buts et principes et régler les différends par le dialogue et non pas par l'emploi ou la menace d'emploi de la force. L'Assemblée générale a réaffirmé ces buts et principes depuis la résolution 47/19 de novembre 1982 et dernièrement la résolution du 29 octobre 2025 appelant à la fin des législations et des mesures ayant effet extraterritorial et exhortant les États à s'abstenir de mettre en œuvre ces mesures ou les appelant à les abroger. Nous réaffirmons notre opposition aux mesures coercitives unilatérales qui minent le développement, affaiblissent la confiance et pèsent le plus lourdement sur les plus vulnérables. Cuba a fait preuve pendant longtemps de solidarité avec les autres, y compris dans le cadre de la décolonisation des soins de santé, de l'éducation et du renforcement du capital humain dans les pays du Sud. C'est pour cette raison qu'il est juste que la solidarité soit témoigner à Cuba en retour. Par conséquent, nous faisons l'écho de l'appel de la communauté internationale à la levée sans condition immédiate du blocus contre Cuba et nous appelons également à sa radiation de la liste des États soutiens du terrorisme. Ce faisant, nous réaffirmons notre solidarité avec Cuba dans notre devoir de défendre la Charte, de faire respecter le droit international et de préserver le système multilatéral fondée sur la justice, l'égalité souveraine, la coopération et le respect mutuel. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de l'AG [13:32]: Je remercie le représentant du Zimbabwe. Je donne maintenant la parole au Chili pour une motion d'ordre. Chile · Représentant [13:53]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom du Costa Rica, du Paraguay ainsi que de mon pays, le Chili, sur une question de procédure. Conformément à l'article 61 du règlement intérieur de l'Assemblée générale, nous souhaitons soulever une motion d'ordre concernant la possibilité de faire des explications de vote concernant la décision adoptée ce matin au titre de ce point. Nos délégations espéraient pouvoir exercer cette prérogative après le vote conformément à l'article 68 du règlement intérieur et la pratique en vigueur de l'Assemblée générale. Pour autant, nous n'avons pas eu la possibilité de le faire. L'explication de vote représente une prérogative des États membres. qui permet de présenter les motifs expliquant un vote sur tel ou tel point de l'ordre du jour. Ce mécanisme renforce la transparence du processus de prise de décision et permet de prendre acte comme il se doit des positions des délégations. En outre, nous sommes préoccupés par le fait que nous ne puissions pas présenter nos positions nationales concernant les décisions adoptées par l'Assemblée. Nous rappelons que l'article 88 n'établit aucune distinction concernant les explications de vote, sauf pour les votes à bulletin secret. Ainsi, nous souhaiterions connaître les motifs concernant le fait qu'il y ait un traitement différencié. Respectueusement, nous aimerions savoir si les délégations pourront expliquer leur vote Et si c'est le cas, nous souhaitons que les délégations qui le souhaitent, conformément au règlement intérieur et la pratique en vigueur de l'Assemblée générale puissent le faire. Merci. GA · Président de l'AG [16:04]: Merci au représentant du Chili pour cette motion d'ordre. En cas de En l'occurrence, l'article 88 du règlement intérieur établit que le président peut autoriser les membres avant ou après le vote. Au vu de la nature procédurale de cette mise aux voix, le président ce matin a décidé de ne pas autoriser des explications de vote. Je donne maintenant la parole à la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [17:06]: Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, Monsieur le Président, tout d'abord, je tiens à vous remercier de l'organisation de la présente séance sur ce point. Nous souhaitons la bienvenue à Son Excellence Rodriguez, le ministre des Affaires étrangères de Cuba. Cette réunion arrive à point nommé et est nécessaire au vu de la dégradation continue de la situation à Cuba qui découle du blocus unilatéral imposé par les États-Unis. Il est regrettable que malgré plus de 60 ans d'appels répétés lancés par l'Assemblée générale de l'ONU et la majorité écrasante de la communauté internationale, les États-Unis aient échoué à lever ce blocus et les sanctions contre un pays souverain indépendant. Mais cela va plus loin que les États-Unis aient renforcé ce blocus économique, financier et commercial qui pèsent lourdement sur le peuple cubain. Cela a fait empirer les conditions de vie, exacerbé la pénurie de carburant, mis en péril la production d'électricité, l'approvisionnement en énergie, miné les services publics essentiels, entravé l'achat d'aliments, de médicaments et limité gravement le développement durable du pays. Les États-Unis ont aggravé ces mesures coercitives unilatérales illicites au moyen de menaces répétées d'emploi de la force et d'actes d'agression directe en violation de la Charte des Nations unies et des principes fondamentaux du droit international. Tout cela au moyen de mesures coercitives unilatérales. Tout cela pour but de refuser le droit d'un pays indépendant à l'autodétermination et le forcer à se soumettre par une ingérence dans les affaires intérieures. Cela représente une tentative de forcer Cuba à adopter telle ou telle conduite. Cela représente une violation du droit international, de la Charte des Nations unies, du principe d'égalité souveraine et de non-ingérence dans les affaires intérieures. Notre détermination sans faille à nous opposer à ces politiques coercitives unilatérales qui minent l'esprit de la Charte des Nations unies et déstabilisent l'ordre international en plaçant un État membre au-dessus du droit international reste indéfectible. Alors que nous commémorons le quatre-vingtième anniversaire de la signature de la Charte des Nations unies, Nous avons tous la responsabilité collective, non pas de rester silencieux face à ces violations claires des buts et principes, et simplement en raison de divergences politiques. La charte dépend d'une mise en œuvre impartiale. Notre pays a connu une agression militaire par des États-Unis et le régime israélien deux fois au cours de l'année écoulée et nous comprenons bien. La question de respect de la Charte qui ne peut pas être sélective ou soumise aux deux poids, deux mesures. Nous rappelons l'engagement des États-Unis en faveur des buts et principes de la Charte et ce respect doit être mesuré à l'aune de sa volonté. de condamner des actes qui minent la paix et la sécurité. Nous devons rester unis dans la condamnation de ces actes, quel qu'en soit l'auteur et le moment où ces actes sont commis. Monsieur le Président de la République islamique d'Iran réaffirme sa position ferme. Tout blocus, toute sanction économique, financière ou commerciale imposée à un État indépendant, y compris Cuba, nous nous y opposons et nous continuerons de préconiser l'élimination totale de toutes les formes de mesures coercitives unilatérales qui minent les pays et le socle même de la coopération internationale et de la coexistence pacifique. Merci. GA · Président de l'AG [21:36]: le représentant de la République islamique d'Iran et donne maintenant la parole au Brésil. Brazil · Représentant [21:57]: Monsieur le Président, ma délégation souscrit à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Alors que La coopération, le dialogue et le respect des droits sont plus nécessaires que jamais. Les attaques contre le multilatéralisme, la Charte des Nations unies, le droit international et le droit international humanitaire sont une source d'instabilité et sèment le trouble dans plusieurs régions. Cela aggrave les conflits en cours et provoque des souffrances insupportables pour les peuples de par le monde, en particulier les enfants et les personnes âgées. Nous nous opposons fermement à toute tentative d'éroder le système multilatéral en poursuivant des objectifs géopolitiques et économiques sur la base du principe que c'est le plus fort qui l'emporte pour élargir des zones d'influence dans notre région qui est autoproclamée zone de paix. Le Brésil a toujours rejeté les mesures coercitives unilatérales. Ces mesures sont illégales et illégitimes car elles ne sont pas conformes à la Charte des Nations unies et ont souvent des effets dévastateurs sur les populations qu'elles ont soi-disant l'intention d'aider. Et c'est dans cet esprit que le Brésil exprime ses préoccupations particulières concernant la tragédie humanitaire qui s'aggrave connue à Cuba. avec des conséquences du blocus économique, financier et commercial qui s'intensifie de manière douloureuse avec de nouvelles mesures sans précédent contre le peuple cubain. Ces mesures ne touchent pas seulement la vie quotidienne des populations, mais provoquent des souffrances insupportables, notamment pour les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes malades. La crise humanitaire n'a pas été provoquée par une catastrophe naturelle ou par un conflit militaire prolongé, mais par des actes unilatéraux qui violent la Charte des Nations unies et touchent tous les citoyens, ce qui choque la conscience humaine. L'empirement de la crise humanitaire à Cuba n'est pas le seul problème. Le Brésil est également préoccupé par la présence militaire accrue des États-Unis dans les Caraïbes, mais également par les menaces verbales contre le gouvernement cubain, menaces que la communauté internationale doit craindre et condamner, car cela pourrait provoquer un nouveau conflit d'une ampleur préoccupante dans une zone qui a toujours été engagée en faveur de la paix. Nous défendrons toujours le multilatéralisme, droit international et les buts et principes de la Charte. Nous continuerons de nous élever contre les mesures coercitives unilatérales et contre toute tentative de miner la souveraineté et l'autodétermination des peuples dans le monde entier. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [25:00]: Je remercie le représentant du Brésil. Je donne maintenant la parole au Pakistan. Pakistan · Représentant [25:21]: Merci, Monsieur le Président. Ma délégation souscrit aux déclarations prononcées au nom du groupe des 77 et de la Chine, de l'OCI et du Mouvement des non-alignés. L'attachement du Pakistan au multilatéralisme et sa fidélité à l'égard des piliers fondamentaux de la Charte des Nations Unies remontent à très longtemps. La coopération internationale et le travail au plan multilatéral sont le socle de l'égalité souveraine et du respect mutuel, ce qui est la pierre angulaire de l'ordre mondial. Les mesures économiques unilatérales, en particulier la mise en œuvre sélective contre les pays en développement, contreviennent à ces principes. C'est pourquoi nous partageons les préoccupations s'agissant des conséquences humanitaires du blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba et son peuple. La levée de l'embargo sera une mesure importante pour améliorer la situation humanitaire et permettre au peuple cubain de réaliser son droit au développement et à la prospérité. Monsieur le Président, le Pakistan réaffirme son attachement aux buts et principes de la Charte des Nations unies, en particulier le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de tous les États. Nous soulignons qu'il est impératif de régler les différends par des moyens pacifiques conformément au chapitre 6 de la Charte des Nations Unies et à ce titre, nous encourageons un dialogue continu ainsi que des efforts diplomatiques. À cette fin, je vous remercie. GA · Président de l'AG [27:12]: Je remercie le représentant du Pakistan. Je donne maintenant la parole à la Malaisie. Malaysia · Représentant [27:35]: Monsieur le Président, la Malaisie souscrit aux déclarations de l'ASEAN, du G77 et de la Chine, du MNA et de l'OCI. Nous saluons la présence de Son Excellence le Ministre des Affaires étrangères de Cuba. Monsieur le Président, la Malaisie a toujours et fermement, c'est toujours opposée aux mesures coercitives unilatérales imposées à tout pays. Ces mesures contreviennent au principe d'égalité souveraine et de relations pacifiques entre États et sont contraires au droit international, au droit international humanitaire et à la Charte des Nations Unies. Dans ce contexte, la Malaisie est vivement préoccupée par l'escalade récente des mesures coercitives unilatérales contre Cuba, notamment les restrictions sans précédent touchant les approvisionnements en carburant, les transactions financières et les sanctions secondaires touchant les entreprises internationales et les entités économiques. Ces mesures ont limité l'accès de Cuba aux financements internationaux, isolé son économie de l'économie mondiale et dissuadé les États souverains de maintenir des liens économiques normaux avec Cuba. Cela se voit dans le refus des banques étrangères de travailler à Cuba, ce qui a entravé les transactions commerciales et financières légitimes. Les pénuries de carburant ont également empêché la distribution de biens essentiels, ce qui montre les conséquences graves et de grande ampleur de ces mesures. Au-delà des effets économiques, les conséquences humanitaires sont tout aussi, voire plus alarmantes. L'altération des approvisionnements en carburant a touché la production d'électricité, les hôpitaux, les écoles, la distribution d'eau, les aliments, les transports publics, la production agricole et l'assainissement. Plus de 100 000 patients, y compris environ 12 000 enfants, seraient en attente d'opérations chirurgicales reportées. Les soins des enfants touchés par le cancer ont baissé passant de 85 à 65% en raison du manque de traitements spécialisés et de médicaments. Au vu de cette évolution, la Malaisie réaffirme son attachement à la résolution 80/4 adoptée le 29 octobre 2025. Nous appelons à la levée immédiate et sans condition du blocus économiques, financières et commerciales imposées à Cuba, y compris les mesures ayant effet extraterritorial. Les mesures coercitives unilatérales ne doivent jamais être utilisées en tant qu'outil pour atteindre des objectifs politiques, car ce ne sont pas que les gouvernements qui paient le prix de ces mesures, ce sont les citoyens lambda. notamment des familles qui ont du mal à trouver des aliments, des médicaments, des patients qui attendent leur traitement ou encore des enfants qui sont privés d'éducation, de soins de santé. La Malaisie appelle les parties concernées à régler leurs différends par le biais d'un dialogue constructif, du respect mutuel et de la diplomatie en pleine conformité avec les buts et principes de la Charte des Nations unies. Merci, Monsieur le Président. GA · Président de l'AG [31:11]: Je remercie la Malaisie. Je donne la parole au représentant de l'Afrique du Sud. South Africa · Représentant [32:20]: Je vous remercie, Monsieur le Président. Excellence, ma délégation s'associe à la déclaration prononcée par le Mali au nom du groupe africain. à celle de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine, et à celle de l'Ouganda au nom du MNA. Et j'ajoute les remarques suivantes à titre national. L'Afrique du Sud réaffirme sa préoccupation profonde quant au blocus économique, commercial et financier imposées de longue date par les États-Unis à Cuba. Premier obstacle à la réalisation des aspirations du pays en matière de développement. Ça continue à aggraver les difficultés socio-économiques du peuple cubain, notamment des plus vulnérables. L'Afrique du Sud est préoccupée par les ordres, les décrets présidentiels pris par l'administration américaine qui a élargi la portée des sanctions américaines qui ciblent Cuba en ciblant les secteurs clés de l'économie, en imposant des sanctions secondaires aux institutions financières étrangères et en inscrivant 20 entités de l'État cubain supplémentaires, sociétés et représentants à la liste des entités sanctionnées. Le blocus continue à restreindre l'accès de Cuba aux importations vitales, alimentation, médicaments, matières premières notamment, et continue à entamer la capacité du pays à pleinement bénéficier du tourisme, des échanges culturels et de la coopération professionnelle. L'Afrique du Sud est tout particulièrement préoccupée par l'application extraterritoriale de sanctions unilatérales, ce qui dissuade le commerce avec les pays tiers et les investissements avec eux, et compromet les relations mutuellement bénéfiques, notamment avec l'Afrique du Sud. Nous sommes préoccupés par ailleurs par le blocus de carburant imposé par les États-Unis, ce qui empêche l'approvisionnement en pétrole et exacerbe la crise énergétique. Ce blocus cause des coupures d'électricité, des pénuries de carburant, d'approvisionnement alimentaire, perturbe les transports publics, la fourniture de services publics dans les hôpitaux et les écoles et la fourniture de biens essentiels avec des retombées humanitaires pour les ménages, notamment les femmes et les enfants. Nous appelons à la fin de ces mesures, à la reprise, à la radiation de Cuba de la liste des États qui soutiennent le terrorisme et à la reprise des pourparlers qui sont au point mort entre Cuba et les États-Unis. Nous saluons le dernier train de 176 réformes économiques qui vise à combattre les pénuries graves alimentaires en matière de carburant, d'électricité. Ces mesures visent à faciliter la participation du secteur privé, à créer des possibilités d'investissement de l'étranger, à garantir une souplesse financière et du travail, assouplir le contrôle des prix et la fiscalité et à permettre une autonomie locale grâce à des mesures administratives décentralisées. Nous associons la majorité écrasante des États membres qui appellent à mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba. Nous appelons à la fin des mesures coercitives unilatérales qui sont contraire aux buts et principes de la Charte. Nous appelons la communauté internationale à redoubler d'efforts pour promouvoir un dialogue constructif et multilatéral entre Cuba et les États-Unis, notamment grâce aux mécanismes appropriés sous l'égide des Nations unies, afin de réaliser les objectifs des résolutions antérieures de l'Assemblée générale et d'appuyer le développement durable, la paix et la prospérité du peuple cubain. L'Afrique du Sud réaffirme son amitié et sa solidarité durable avec Cuba et son engagement indéfectible au multilatéralisme, au droit international et au droit souverain de toutes les nations à choisir leur voie de développement. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [37:43]: Je remercie l'Afrique du Sud. Je donne à présent la parole au représentant du Pérou. Peru · Représentant [38:22]: Merci Monsieur le Président, ma délégation aurait préféré intervenir dans le cas d'une explication du vote. Nous sommes surpris qu'il n'ait pas été possible de fournir une explication après le vote. Nous avons entendu le Chili et nous savons que nous ne sommes pas la seule délégation qui a été surprise par la situation. Cette initiative est contraire à ce qui a permis à l'Assemblée générale de devenir l'organe principal de l'ONU. Il n'y a pas de justification au règlement intérieur. Il est regrettable que cette salle ait voté pour permettre un autre débat, mais certaines délégations ont pourtant ne peuvent pas s'exprimer suivant les modalités qui leur conviennent le plus et qui sont consacrées par le règlement intérieur. Nous avons voté pour car nous pensons que l'Assemblée générale est l'enceinte multilatérale chargée de traiter de questions qui relèvent de la Charte de l'ONU et notamment lorsqu'un État membre considère qu'il y a eu des événements récents qui justifient l'inscription de ce sujet à l'ordre du jour. Donc notre intervention est fondée sur la procédure et ne préjuge pas des débats. C'est fondé sur le respect du droit international et sur la base du respect des buts et principes de la Charte. but et principes qui comprennent l'égalité souveraine, non ingérence, règlement pacifique et coopération internationale. Voilà là les piliers essentiels de notre ordre international qui sont des éléments essentiels de notre politique étrangère. C'est notre politique d'État. Le président du Pérou considère que le respect de la souveraineté des États et la non ingérence doivent être associées à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales dans tous les pays, sans distinction. Promouvoir et défendre les droits humains constitue une obligation erga omnes. Tous les États membres ont le devoir de défendre et promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales et de coopérer avec le système universel pour qu'il soit pleinement pour qu'il demeure pertinent. Partant, le blocus commercial, financier et économique ne saurait justifier les violations de la liberté fondamentale ou les restrictions. Nous exhortons donc le gouvernement cubain à tenir compte des recommandations élaborées par les mécanismes de l'ONU et les organes connexes et d'adopter les mesures nécessaires pour garantir le plein respect et la protection de la dignité humaine de toutes les personnes vivant sur son territoire. Une solidarité effective avec le peuple cubain impose que la communauté internationale protège ceux qui en ont besoin et que le droit international soit respecté, de même que les dispositions de la Charte. Cela comprend promouvoir et respecter les libertés fondamentales qui sont, il s'agit là de l'un des trois piliers de notre organisation. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [42:06]: Je remercie le Pérou. Je donne la parole à l'Algérie. Algeria · Représentant [42:33]: Merci Monsieur le Président. L'Algérie s'associe à la déclaration prononcée au nom du Groupe africain du MNA et à celle du G77 et la Chine et au nom de l'OCI. Nous ajoutons les remarques suivantes. Tout d'abord, nous saluons la participation de Son Excellence Monsieur Bruno Rodriguez, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. Nous saluons l'engagement de longue date de son pays en faveur des principes de solidarité, de dignité et d'indépendance. Le président de l'Algérie est profondément préoccupé au vu des conséquences socio-économiques et humanitaires profondes, résultat des mesures coercitives unilatérales imposées au peuple de Cuba, notamment pour les femmes et les enfants. Ces mesures entament la capacité du pays de réaliser les ODD d'ici à 2030. Nous appelons donc à la levée de ces mesures. Nous appelons à mettre fin au blocus conformément au droit international. et aux buts et principes consacrés par la Charte. Au vu des événements récents dans la région, l'Algérie exhorte toutes les parties à faire preuve de la retenue maximale et d'un sens de responsabilité supérieur afin d'épargner l'ensemble de la région latino-américaine de toute instabilité ou tension supplémentaire. Enfin, Monsieur le Président, tout en rappelant l'importance de maintenir le statut de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix, mon pays, l'Algérie, réitère sa conviction forte selon laquelle le dialogue constructif, la diplomatie et les négociations de bonne foi et le règlement pacifique des différends demeurent la seule voie viable et crédible pour régler les différends, empêcher une escalade et préserver la paix, la sécurité et la stabilité dans l'ensemble de la région et au-delà. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [46:15]: Je remercie l'Algérie. Je donne la parole au Vietnam. Viet Nam · Représentant [46:39]: Monsieur le Président, le Vietnam s'associe à la déclaration de l'ASEAN, du MNA et du G77 et la Chine. Depuis près de sept décennies, le blocus commercial, social et économique a contraint son développement et la vie quotidienne des populations. Et chaque année, pendant des décennies, cette assemblée a appelé à la fin du blocus. Il est donc regrettable et préoccupant que des mesures aient été prises pour durcir encore l'embargo. Des restrictions sur l'approvisionnement en pétrole et en carburant et pour empêcher les relations commerciales légitimes entre Cuba et des États tiers. Cela a exercé une pression supplémentaire sur les services essentiels et sur l'aide humanitaire notamment fournie par l'ONU. Cela a perturbé les secteurs de la santé et de l'éducation, l'approvisionnement en nourriture et en médicaments. et les conséquences se font tout particulièrement ressentir chez les Cubains lambda, notamment les femmes et les enfants. De nombreux chiffres ont été cités aujourd'hui, mais il y en a un qui frappe tout particulièrement. Plus de 100 000 patients, y compris quelque 12 000 enfants, ne peuvent pas recevoir, subir d'opération vital non pas par manque de médicaments ou de médecins mais plutôt d'énergie en raison de ces nouvelles restrictions imposées. Le Vietnam réitère donc son appel répété à la levée immédiate et complète du blocus imposé à Cuba, y compris des mesures avec effet extraterritorial. Nous appelons à retirer Cuba de la liste des États-Unis des États qui soutiennent le terrorisme. Nous appelons au respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique et du droit à l'autodétermination et au respect de la voie choisie pour le développement par Cuba. Nous rejetons le recours à la force, à la coercition ou à l'ingérence. Nous appelons à un dialogue constructif, à un règlement pacifique des différends et à la retenue maximale pour empêcher une escalade plus avant. Nous appelons la communauté internationale à appuyer les efforts de Cuba pour répondre à ses besoins humanitaires. Nous saluons la contribution de Cuba à la solidarité internationale, à la promotion de la paix, du progrès et du développement. Nos deux pays partagent une amitié toute particulière marquée par des décennies de solidarité et de soutien mutuel. Le Vietnam continuera à être solidaire de Cuba, à fournir une aide pratique, notamment pour assurer la sécurité alimentaire et le développement agricole. Au Vietnam, ces quatre dernières décennies, sous la direction du Parti communiste du Vietnam, nous avons procédé aux réformes Doi Moi et à l'intégration du pays et nous avons vu une transformation du pays et des conditions de vie des populations. Et c'est dans cet esprit que Cuba a annoncé des réformes et nous sommes convaincus que Cuba viendra à bout de tous les défis et pourra avancer suivant la voie de développement qu'il choisira. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de l'AG [50:39]: Je remercie le Vietnam. Je donne la parole à l'Égypte. Egypt · Représentant [50:57]: Monsieur le Président, Monsieur le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Mesdames et Messieurs les membres, ma délégation s'associe à la déclaration de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. à celle du Mali au nom du groupe africain et à celle de l'Ouganda au nom du MNA et de la Turquie au nom de l'OCI. Monsieur le Président, l'Égypte réitère sa position ferme à l'appui Début des principes de la Charte. Appel au respect de la souveraineté des États, au respect de la non-ingérence, de l'égalité souveraine des États et appel au règlement pacifique des différends. Nous soulignons l'importance de mettre fin aux mesures coercitives unilatérales qui sont contraires au droit international et à la Charte, afin de permettre le développement social et économique des États et des populations. Le dialogue et la coopération sont les meilleurs moyens de régler les différends entre États. permettant de contribuer à la sécurité et au développement et de réaliser les intérêts communs en s'écartant de politiques et de mesures qui détériorent les conditions humanitaires et économiques. Les effets négatifs continus du blocus commercial, économique et financier imposé à Cuba et ses répercussions ont des retombées sur la capacité de la population cubaine à satisfaire ses besoins essentiels et en matière de développement. Au contraire, des relations commerciales stables pourraient permettre d'y parvenir. Et l'Egypte rappelle dans ce contexte l'importance de respecter les décisions de la communauté internationale et les résolutions de l'Assemblée générale qui ont appelé à la fin du blocus imposé à Cuba afin de permettre au peuple cubain de réaliser son aspiration légitime au développement et à la prospérité. L'Égypte souligne que les mesures unilatérales ne ne permettent pas de réaliser les objectifs de la coopération internationale ou ne vont pas dans le sens de l'esprit de solidarité nécessaire aujourd'hui plus que jamais. Monsieur le Président, l'Égypte a voté en s'abstenant sur la. Le vote concernant la décision de rouvrir le débat sur le blocus. 38. Et cela correspond à notre position de principe. Nous rejetons toute politisation de questions au fond de la procédure qui ont trait aux travaux des organes principaux des Nations unies. Mettre aux voix la décision correspond à une politisation des règles de procédure que l'Égypte rejette de longue date. GA · Président de l'AG [55:21]: Je remercie l'Égypte. Je donne la parole à l'Indonésie. Indonesia · Représentant [55:39]: Merci, Monsieur le Président. L'Indonésie s'associe à la déclaration de l'ASEAN, du MNA, de l'OCI et du G77 et de la Chine. Monsieur le Président, lorsque cette Assemblée s'est réunie en octobre, la majorité écrasante des États membres avait envoyé un message clair, unifiée en appelant la fin des mesures coercitives unilatérales. Lors de cette réunion, l'Indonésie a réaffirmé son rejet de tout effort visant à durcir le blocus unilatéral imposé à Cuba. Mais malheureusement, au lieu d'avancer, nous constatons une régression préoccupante. Les mesures récentes qui ciblent les livraisons de pétrole ont entraîné des pénuries énergétiques entraînant des coupures d'électricité et des perturbations dans le fonctionnement des services publics. Cela compromet l'exercice des droits humains essentiels, notamment le droit à la nourriture, à la santé, tout en imposant une pression sur des acteurs économiques clés. Et ce sont les citoyens lambda qui sont les premiers touchés, notamment les enfants, les femmes, les personnes âgées. Je réitère que les MCU n'ont pas leur place dans le système multilatéral et n'ont aucun fondement dans le droit international. Cela compromet le principe d'égalité souveraine, de non-ingérence et de non-intervention. Alors que la communauté internationale tâche de réaliser le développement durable, les mesures qui entravent tout progrès en ce sens sont inacceptables. Monsieur le Président, une escalade dangereuse dans la rhétorique renforce encore les pressions économiques déjà fortes qui pèsent sur ce pays. L'Indonésie est préoccupée par les déclarations qui indiquent qui vont dans le sens d'une agression et du recours à la force contre Cuba. Cela est contraire à la paix et à la sécurité régionales. Alors que la communauté internationale se tourne vers l'ONU pour trouver une direction, il importe que cette organisation garantisse l'égalité en droit de tous les États et promeuve le règlement pacifique des différends. Suivant aussi l'esprit des principes de Bandung, nous appelons la communauté internationale à œuvrer pour le dialogue constructif pour arriver à mener à bien cette mission. L'Indonésie continuera à être solidaire du gouvernement et du peuple de Cuba et appelle à la levée immédiate, complète et inconditionnelle de cet embargo. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [58:57]: Je remercie l'Indonésie. Je donne la parole à la Guinée équatoriale. Equatorial Guinea · Représentant [59:32]: Merci, Monsieur le Président. Pour commencer, je tiens à saluer la présence parmi nous de Monsieur Bruno Rodriguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. Nous lui souhaitons la plus chaleureuse bienvenue et nous lui souhaitons un bon séjour dans cette belle ville de New York. En outre, ma délégation souscrit aux déclarations prononcées au nom du groupe africain, du groupe des amis de la Charte des Nations unies, du groupe des pays non alignés et du groupe des 77 et de la Chine. et nous ajoutons les observations suivantes à titre national. Monsieur le Président, pendant plus d'un demi-siècle, on a suivi avec attention les préjudices causés en différentes étapes par le blocus financier, commercial et économique imposé à Cuba par les États-Unis. Nous avons observé les effets sur la société cubaine. et nous en avons parlé pendant de nombreuses années à l'Assemblée générale, et cette question, à date, n'est pas réglée. Cuba et les États-Unis occupent une place importante dans l'histoire et dans le cœur de millions de personnes par le monde. Chacun de ces pays possède des points forts qui doivent être reconnus et respectés. Leurs histoires sont différentes, leurs trajectoires diffèrent et leurs perspectives ne coïncident pas toujours. Cependant, ces différences ne doivent pas empêcher de reconnaître les valeurs que ces deux pays partagent, par exemple l'amour de la famille, la volonté de prospérer, la fierté de leurs racines et l'espoir de bâtir un avenir meilleur pour les nouvelles générations. Sur la base de cette hypothèse, nous croyons en l'empathie des autorités du peuple des États-Unis concernant les grandes difficultés que connaît le peuple cubain, notamment les échanges commerciaux, l'accès aux biens et aux services, en définitive pour atteindre les ODD du programme à l'horizon 2030. Monsieur le Président, le monde aujourd'hui a besoin de plus de dialogue que de confrontation, plus de coopération que de division et de plus de respect que de préjugés. Lorsque nous sommes capables de prendre la mesure du meilleur de chaque pays, nous ouvrons la porte à l'entente et au renforcement des liens qui unissent les peuples. Que Cuba et les États-Unis ouvrent leurs portes. sur un avenir dans lequel le respect mutuel, la coopération et les échanges culturels permettent de dépasser les différences et de nouer des liens fondés sur la confiance, la paix et les avantages partagés. Car le vrai progrès se fait jour lorsque les pays reconnaissent l'humanité partagée et quand les pays œuvrent de concert pour le bien-être de toutes et tous. Avant de terminer, Monsieur le Président, la Guinée équatoriale invite les parties à promouvoir une culture de paix, de réconciliation et de coopération, que les différences n'empêchent jamais de reconnaître notre humanité commune et que l'engagement en faveur du bien-être des peuples soit toujours l'objectif principal. Il n'y a qu'ainsi que nous pourrons aller de l'avant vers un avenir où le dialogue remplace la confrontation, et où la solidarité l'emporte sur les fractures. Tout ceci étant dit, nous formons le souhait que demain, les États-Unis surprendront le monde en proclamant la fin du blocus économique, financier et commercial imposé à la République de Cuba, une voisine et une sœur. Merci infiniment. GA · Président de l'AG [1:04:11]: Merci au représentant de la Guinée équatoriale. Je donne maintenant la parole au Kenya. Kenya · Représentant [1:04:38]: Monsieur le Président, Mesdames et. Messieurs les délégués, le Kenya souscrit aux déclarations prononcées au nom du groupe africain. et souhaite formuler les observations suivantes à titre national. Pendant plus de 30 ans, l'Assemblée générale s'est exprimée avec clarté et cohérence sur cette question. L'écrasante majorité des États membres a appelé à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Le Kenya a appuyé cet appel par principe, par souci d'équité et par respect pour le droit international, la position du Kenya s'ancre dans les buts et principes de la Charte des Nations unies, y compris l'égalité souveraine, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États ainsi que le règlement pacifique des différends. En tant que pays dont la diplomatie repose sur le dialogue, le respect du droit international et le fait de jeter des ponts, le Kenya reste préoccupé par les mesures coercitives unilatérales, notamment celles ayant des incidences extraterritoriales qui minent la coopération internationale et la quête de développement durable. Le Kenya estime que la communauté internationale bénéficie le plus du dialogue plutôt que l'isolement, de la coopération plutôt que la confrontation et de la diplomatie plutôt que les mesures qui renforcent les difficultés. Cette approche est cohérente avec la conviction du Kenya selon laquelle l'appel à la sécurité et le développement se renforcent mutuellement et selon laquelle aucun peuple ne devrait se voir refuser la possibilité de progresser dans son développement national par des moyens pacifiques. Ainsi, le Kenya relance son appel à la levée du blocus économique, commercial et financier contre Cuba, notamment les mesures ayant effet extraterritorial, conformément aux multiples résolutions de l'Assemblée générale. En outre, nous encourageons un dialogue pérenne et des échanges constructifs entre les pays concernés en vue de régler les questions en suspens de manière pacifique et dans le respect de la Charte des Nations unies et du droit international. Le Kenya. continuera de défendre un ordre multilatéral qui donne voix au chapitre à tous les pays, qui protège les plus vulnérables, fait avancer le développement et porte haut les principes de justice, d'égalité et de solidarité entre les peuples. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:07:23]: Je remercie le représentant du Kenya et donne la parole au Mexique. Mexico · Représentant [1:07:57]: Monsieur le Président, la relation historique entre le Mexique et Cuba a de profondes racines qui sont entrelacées dans le cadre d'une histoire collective de lutte pour la dignité qui transcendent les époques. José Martí, le héros de l'indépendance cubaine, a trouvé au Mexique un refuge face aux persécutions, mais également une patrie intellectuelle. Il s'est inspiré de nombreuses traditions intellectuelles latino-américaines. C'est ce qui a marqué son destin et, au bout du compte, celui de son peuple. Mais les liens fraternels entre le Mexique et Cuba vont bien au-delà de la mémoire de José Martí, par exemple. Notre pays s'est opposé à l'expulsion de Cuba de l'Organisation des États américains dans les années 60, mais également à la rupture des relations diplomatiques avec ce pays. Le Mexique a vu dans cette exigence une ingérence indue dans les affaires intérieures de l'île. Nous avons défendu à l'époque ce que nous défendons encore aujourd'hui, à savoir qu'il revient au peuple cubain et seulement au peuple cubain de décider de son destin sans pression et sans imposition extérieure. C'est pour cette raison que nous rappelons notre position historique et cohérente contre le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis plus de six décennies, car nous estimons que cela contrevient au droit international, que c'est incompatible aux principes de la Charte des Nations unies. contraire à la coexistence pacifique entre les pays et une entrave au développement du peuple cubain. Le Mexique préconise le règlement pacifique des différends et ainsi nous rejetons les mesures coercitives unilatérales et les blocus commerciaux. Ces mesures ne font que miner le bien-être des peuples. elles ne permettent pas de bâtir des régions de paix ou de prospérité. L'ordre multilatéral est fondé sur l'égalité juridique et souveraine des États ainsi que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Voilà les principes qui doivent l'emporter sur la question qui nous occupe. L'autodétermination est un droit consacrée par le premier article de la Charte et son plein exercice de la part du peuple cubain exige la levée des sanctions qui aujourd'hui lui sont imposées. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a averti en juin dernier les restrictions et que le renforcement des sanctions extraterritoriales dans leur ensemble portaient directement préjudice aux Cubains et tout particulièrement aux plus vulnérables. Lorsque les mesures coercitives unilatérales empêchent l'accès en temps utile à des médicaments, retardent des milliers de chirurgicales ou limite l'acheminement d'aide humanitaire, les effets ne se mesurent plus en statistiques, les effets se mesurent en vies perdues. Les garçons, des garçons, des filles meurent parce que les médecins n'ont pas assez accès aux intrants médicaux, tandis que le taux de mortalité infantile double à et que le taux de survie du cancer infantile baisse. La dégradation de la situation humanitaire fait qu'il est urgent de mettre un terme à ces mesures pour inverser la vapeur de la situation socio-économique que connaît Cuba et avancer vers une région plus prospère, plus solidaire et surtout plus juste et plus pacifique. En outre, mon pays appelle à radier Cuba de la liste des États soutiens du terrorisme. La présence de Cuba sur cette liste continue de générer des obstacles supplémentaires aux transactions financières et au commerce international. Le Mexique a œuvré afin de renforcer l'intégration régionale, de renforcer le dialogue politique et d'approfondir la coopération avec les pays de notre région. Et fidèlement à notre tradition de solidarité, le Mexique a également prêté assistance aux pays qui en ont besoin, car l'humanisme, c'est l'essence même des Mexicains et des Mexicaines. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a redit que notre pays continuerait d'envoyer de l'aide humanitaire à Cuba avec des denrées alimentaires et des intrants, des biens essentiels pour alléger les souffrances et répondre aux besoins les plus pressants du peuple cubain. et mon pays continuera de prêter appui concernant l'aide apportée aux pays par d'autres pays de la région. Toutes ces actions sont le fruit de notre conviction, à savoir que la coopération internationale et la solidarité entre les peuples constituent la meilleure réponse face aux difficultés que connaissent nos pays. Réaffirmons notre pleine disposition à continuer de jeter des passerelles et de promouvoir le dialogue. Monsieur le Président, le 29 octobre dernier, l'Assemblée générale s'est prononcée majoritairement pour la 33e fois, en faveur de la levée du blocus contre Cuba. Il est grand temps de choisir le dialogue, la coopération et l'entente, de permettre que Cuba s'intègre pleinement à la communauté internationale sans restriction, ce qui contribuera à renforcer le multilatéralisme et le respect des buts et principes consacrés par la Charte des Nations unies. Le Mexique relance son appel urgent à la communauté internationale à faire face à la crise humanitaire que connaît Cuba. Nous devons donner réponse au cri lancé par des millions de Cubains et qui pensent qu'il est possible de bâtir un monde fait de pays libres. Merci infiniment. GA · Président de l'AG [1:16:11]: Merci infiniment au représentant du Mexique. Je donne maintenant la parole à la représentante de la République bolivarienne du Venezuela. Venezuela (Bolivarian Republic of) · Représentante [1:16:32]: Monsieur le Président, nous saluons l'organisation de ce débat qui revêt une pertinence particulière dans le contexte international actuel, caractérisée par la prolifération des conflits, la multiplication des hostilités et l'augmentation du nombre de crises humanitaires qui sont de plus en plus complexes. Nous saluons la présence parmi nous de M. Bruno Rodríguez, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, à l'occasion de cette réunion pertinente. Le Venezuela intervient afin de réaffirmer son attachement à des principes qui ne sont pas soumis à la conjoncture ou à des intérêts particuliers, mais qui représentent plutôt la base de l'ordre international consacré par la Charte des Nations Unies: le respect de la Charte, l'égalité souveraine entre les États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, ainsi que l'interdiction de l'emploi de la force ou de la menace d'emploi de la force. À ce titre, nous sommes solidaires de Cuba face à une situation humanitaire dégradée, face à des mesures économiques, commerciales et financières qui représentent une punition pour un peuple entier. Notre appel est clair et découle du droit. La souveraineté, l'autodétermination et l'indépendance sont des principes auxquels on ne saurait renoncer, que l'Organisation des Nations unies doit promouvoir de manière proactive et que l'organisation doit contribuer à préserver. Le blocus économique imposé à Cuba est un exemple des effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur le bien-être des peuples, car il empêche les citoyens d'exercer pleinement leurs droits humains et d'en jouir. Ce blocus touche tous les secteurs essentiels de l'économie cubaine, notamment la santé publique, la nutrition et l'agriculture, mais également le secteur bancaire, le commerce, les investissements et le tourisme. En outre, ce blocus prive Cuba de l'accès aux marchés, de l'aide des institutions financières internationales, des transferts de technologie, ce qui entrave le développement socio-économique du pays. En outre, cela entrave les efforts de Cuba déployés pour atteindre le développement durable, y compris les objectifs établis par le programme à l'horizon 2030. Monsieur le Président, quand il y a des limites qui mettent en péril le fonctionnement des services essentiels, qui entravent l'acquisition d'aliments, de médicaments, d'intrants médicaux et lorsque l'accès à des soins critiques comme les soins maternels et de santé infantile, la radiothérapie ou la dialyse sont touchés, nous ne faisons pas Face à un débat abstrait, nous parlons de conséquences réelles sur la vie, la santé, la survie de tout un peuple. Ces pratiques représentent une punition collective. Il n'opère aucune distinction, il n'y a pas de négociation, il n'y a pas de hiérarchisation dans la vie humaine. Cette approche contrevient à l'esprit de la Charte des Nations Unies qui doit être un blindage juridique qui doit protéger nos peuples. Le Venezuela demande aux États qui de s'abstenir de promulguer ou de mettre en œuvre toute mesure économique, financière ou commerciale unilatérale en marge du droit international ou de la Charte des Nations unies. À ce titre, l'Assemblée générale a une responsabilité bien particulière. porter haut les buts et principes de la Charte et veiller à ce que la communauté internationale ne normalise pas la dégradation de la situation humanitaire qui est le résultat prévisible des mesures coercitives. C'est dans cet esprit que le Venezuela soutient l'organisation de cette séance plénière pour examiner la nécessité urgente de lever toutes les mesures qui touchent Cuba et son peuple, mais également pour réaffirmer le rôle fondamental de l'Assemblée générale en défense du droit international, du multilatéralisme et de la protection de la vie, de la dignité humaine et du bien-être des peuples. Merci infiniment. GA · Président de l'AG [1:20:36]: Merci beaucoup à la représentante de la République bolivarienne du Venezuela. Je donne maintenant la parole au Gabon. Gabon · Représentante [1:21:02]: Merci Monsieur le Président. Ma délégation vous remercie d'avoir convoqué cette séance plénière supplémentaire conformément à la demande adressée par la délégation cubaine et prend la parole pour réaffirmer avec constance et conviction la position de principe du Gabon sur la question qui nous réunit ce jour. Le Gabon s'associe aux déclarations prononcées par le groupe africain le G77 et la Chine, ainsi que par le mouvement des non-alignés, et souhaite, à titre national, ajouter ce qui suit. Monsieur le Président, mon pays a pris connaissance avec préoccupation de la détérioration accélérée de la situation humanitaire sur l'île de Cuba, consécutive au durcissement du blocus, en particulier dans le secteur énergétique dont il continue de faire l'objet. Mon pays exprime sa préoccupation devant ces effets cumulés qui touchent une population déjà éprouvée par les catastrophes naturelles. Ainsi, nous tenons à saluer la solidarité internationale manifestée à l'occasion du passage de l'ouragan Melissa en octobre dernier, qui a frappé plus des millions de Cubains dans l'est de Cuba. Excellence, le Gabon regrette cependant que le plan d'action humanitaire pour Cuba demeure très insuffisamment financé alors que les besoins continuent de croître. À cet égard, nous appelons la communauté internationale à intensifier son soutien à ce plan multiforme des Nations unies et salue l'action soutenue de l'organisation en faveur de la diversification économique et de la transition énergétique cubaine, conformément au plan national de développement de Cuba et au programme de développement durable à l'horizon 2030. Monsieur le Président, cette circonstance, la délégation gabonaise réitère son soutien indéfectible à la levée intégrale des restrictions commerciales, économiques et financières imposées à Cuba. Toute mesure visant à durcir ou élargir ce blocus ne peut qu'aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations cubaines. À l'instar des nations soucieuses de justice et de coopération internationale, le Gabon formule le vœu que Cuba puisse, sans délai, prendre part pleinement et librement aux échanges commerciaux internationaux sans entrave extra-territoriale et bénéficier de l'accès aux mécanismes de financement internationaux dont elle demeure aujourd'hui exclue. Cette position du Gabon procède d'une doctrine établie et réaffirmée qui repose sur trois piliers indissociables. Tout d'abord, l'égalité souveraine des États, dans la mesure où le blocus contrevient directement au principe d'égalité souveraine et de non-ingérence consacré par la Charte des Nations unies. Ensuite, le refus des mesures unilatérales et extraterritoriales, car Ces dispositions, en entravant les relations commerciales et financières des pays tiers avec Cuba, portent également atteinte à la coopération Sud-Sud et privent ces acteurs de bénéficier d'une coopération fructueuse avec Cuba, notamment en matière de projets de développement partagés. Et enfin, l'impact humanitaire avéré, puisqu'imposé depuis plus de six décennies, cet embargo continue de peser lourdement sur les conditions de vie du peuple cubain. Cette constance a été réaffirmée au plus haut niveau de l'État par le chef de l'État gabonais, Son Excellence Monsieur Brice Clotaire Oligui Nguema, lors du débat général de la quatre-vingtième session de l'Assemblée générale. Monsieur le Président, il est temps de mettre un terme à cet embargo anachronique. Le Gabon continuera d'œuvrer, comme il l'a toujours fait, en faveur du droit international, de la justice et de la dignité du peuple cubain. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:24:51]: Je remercie la représentante du Gabon et cède la parole au Timor-Leste. Timor-Leste · Représentant [1:25:08]: Monsieur le Président, Excellence, le Timor-Leste souscrit aux déclarations de la République de Singapour au nom de l'ASEAN, de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine et de l'Ouganda au nom du MNA. Nous saluons également la présence de M. Rodriguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. Sa présence réaffirme l'attachement de Cuba à la diplomatie multilatérale et cela montre son engagement en faveur du dialogue, la coopération et les principes de la Charte des Nations unies. la position du Timor-Leste, guidé par les buts et principes de la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect du droit international et la promotion du développement durable et de la dignité humaine. Mon pays se félicite de son partenariat étroit avec les États-Unis, dont le soutien a été précieux pour renforcer l'État, et développer la démocratie. Nous chérissons tout autant notre amitié de longue date avec Cuba, dont la coopération médicale, en matière d'éducation et de renforcement des capacités, a contribué de manière durable au développement de notre pays. Ces liens importants renforcent notre conviction selon laquelle le dialogue, le respect mutuel et les échanges constructifs restent les moyens les plus efficaces de régler les différents. La poursuite du blocus génère des coûts humanitaires et économiques significatifs pour le peuple cubain, touchant l'accès aux biens essentiels, aux financements, aux investissements et aux possibilités de développement durable. Quels que soient les objectifs voulus du blocus, ce sont les citoyens cubains ordinaires qui continuent de payer le plus lourd tribut. Monsieur le Président, en tant que pays jeune qui s'est reconstruit grâce à la solidarité internationale, le Timor-Leste a appris qu'on réalise le développement durable par le biais des partenariats. Nous avons également appris que le meilleur moyen d'avancer et de progresser de manière durable, c'est grâce à la coopération, la confiance mutuelle, les efforts nationaux qui renforcent la résilience, élargissent les opportunités et améliorent le bien-être de l'ensemble du peuple. C'est dans cet esprit que le Timor-Leste encourage un dialogue renouvelé et un travail constructif entre les États-Unis et Cuba. Nous réaffirmons notre soutien à la levée du blocus économique, commercial et financier et nous encourageons les efforts déployés pour réunir les conditions d'une meilleure coopération, d'une confiance mutuelle et du développement durable. Nous réaffirmons également notre soutien à la radiation de Cuba de la liste des États soutiens du terrorisme. Monsieur le Président, Excellence, en soutenant cette résolution, le Timor-Leste réaffirme son attachement au multilatéralisme, au respect du droit international, au dialogue pacifique et à la coopération internationale, nous restons convaincus que les différends entre États peuvent être réglés avant tout par le dialogue et des échanges constructifs ancrés dans le respect mutuel et conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:28:56]: Je remercie le représentant du Timor-Leste. et donne maintenant la parole au Ghana. Ghana · Représentant [1:29:15]: Monsieur le Président, le Ghana s'associe aux déclarations 1877 et la Chine du MNA et du groupe africain. Témoignage de notre solidarité envers le peuple et le gouvernement de la République de Cuba, le Ghana plaide de manière continue pour une levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis. Notre position est liée à la conviction ferme que tous les peuples sont dotés du droit inaliénable à prendre part, contribuer et bénéficier du développement économique, social, culturel et politique tel que consacré par la déclaration de 1986 relative au droit au développement et réaffirmé dans de nombreuses résolutions de l'Assemblée générale. Toutefois, en dépit de la condamnation claire et continue de la communauté internationale, de ce blocus imposé à Cuba depuis 1962 et exprimé par l'adoption récente de la résolution A/RES/84 en octobre, cette mesure reste en vigueur, limitant les capacités du pays à moderniser son économie et à pleinement et librement prendre part au commerce mondial et à promouvoir la prospérité de sa population. Monsieur le Président, L'appel à la levée complète et sans condition du blocus s'est à nouveau fait entendre de manière puissante dans l'enceinte du débat général de haut niveau de la quatre-vingtième session. De nombreux dirigeants, notamment des pays du Sud, y compris le Ghana, ont réaffirmé leur opposition aux mesures coercitives unilatérales, ont réitéré leur exigence collective que de tels agissements à l'encontre d'un État membre souverain des Nations unies prennent fin. Pour le Ghana, notre soutien indéfectible et continu à cette résolution trouve son origine non seulement dans les liens de longue date d'amitié et de solidarité qui nous unissent au peuple de Cuba, mais aussi dans une préoccupation profonde quant aux effets négatifs durables et larges du blocus, notamment les mesures coercitives récentes pour la santé, l'énergie, les systèmes bancaires, les produits agricoles. Cette politique s'est avérée au fil des ans non seulement nuisibles à la prospérité et aux aspirations du peuple cubain, mais a également entraîné des perturbations pour la région plus large, la communauté internationale dans son ensemble. L'application extraterritoriale continue à imposer un fardeau illégitime sur les États tiers, violant à la fois les principes d'égalité souveraine et les normes régissant les relations économiques internationales libres et équitables. juste et équitable. La situation de Cuba demeure un affront aux principes de souveraineté, d'intégrité territoriale, de primauté du droit et aux droits humains fondamentaux du citoyen, qui sont des principes universels consacrés par la Charte auxquels les États membres adhèrent. Alors que les États membres sont réunis dans une position quasi unanime, nous exhortons les États-Unis en tant que membre fondateur, en tant que fondateur de cet ordre fondé sur des règles, à respecter ces valeurs. Les Nations unies doivent trouver d'autres moyens pacifiques de régler leurs préoccupations vis-à-vis du gouvernement de Cuba. en retirant les sanctions économiques et en radiant Cuba de la liste des États qui soutiennent le terrorisme. En conclusion, Monsieur le Président, le Ghana réaffirme son engagement et sa solidarité envers le peuple frère de Cuba dans sa quête de continuer à défendre son droit au développement tel que consacré dans le programme à l'horizon 2030. Le Ghana réitère son appel à la levée du blocus économique, commercial et financier pesant sur Cuba et appelle à sortir de l'impasse par des moyens pacifiques. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:34:22]: Je vous remercie, Ghana. Je donne la parole à la Sierra Leone. Sierra Leone · Représentant [1:34:40]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, la Sierra Leone s'associe à la déclaration de l'Uruguay au nom du G77 et la Chine, de l'Ouganda au nom du MNA, du Mali, au nom du Groupe africain, et de la Turquie, au nom de l'OCI. J'ajoute les remarques suivantes à titre national. Je me félicite de la présence de Son Excellence M. Bruno Eduardo Rodriguez Parilla, Ministre des affaires étrangères de Cuba. Guidée par le droit international et la Charte, la Sierra Leone appelle sans équivoque à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Ce blocus est incompatible avec les buts et principes de la Charte, notamment l'égalité souveraine, la non-ingérence et la liberté de commerce et de navigation, tels que réaffirmés dans la déclaration de 1986. l'adoption à la majorité croissante de la résolution ARES 84 en octobre 2025 et la manifestation de l'affirmation collective de l'Assemblée de la volonté de mettre fin Il y a des coûts humanitaires profonds. L'ONU a constaté qu'en 2025 et 2026, l'alimentation, le secteur, les services essentiels des coupes ont été affectés. Il y a eu des coupures d'électricité qui poussent le pays au bord de l'effondrement et qui pèsent sur les personnes lambda, les femmes, les enfants, les personnes âgées. Par ailleurs, l'accès aux prêts, à l'énergie est rendu compliqué, ce qui entrave le développement et la réalisation de l'ODD. La dignité de la population civile est compromise. Nous sommes préoccupés par les mesures adoptées en 2025 et 2026 qui ont été durcis. Les pétroliers ne peuvent plus aller à Cuba. Nous rappelons que l'article 2 de la Charte interdit le recours à la force et impose un règlement pacifique des différends. Une escalade est donc purement contre-productive. La Sierra Leone appelle les États membres appelle plutôt avec les autres États membres la levée du blocus et une coopération constructive avec Cuba par les moyens pacifiques définis par l'article 33 de la Charte, et ce au bénéfice du peuple cubain et de la communauté internationale. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:38:04]: Je remercie la Sierra Leone. Je donne la parole à la Guinée-Bissau. Guinea-Bissau · Représentant [1:38:30]: Je vous remercie, Monsieur le Président. Tout d'abord, je souhaite la bienvenue à Monsieur Bruno Eduardo Rodriguez Paria, Ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba. La Guinée-Bissau s'associe à la déclaration prononcée au nom du groupe africain, du MNA, du G77 et de la Chine, et de l'OCI. Depuis plus de trois décennies, l'Assemblée générale vote régulièrement pour des résolutions qui appellent à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba. Ces résolutions ont bénéficié de manière continue d'un soutien écrasant des États membres, ce qui témoigne d'un consensus international fort contre l'embargo. Les mesures prises récemment imposées à Cuba ont détérioré la situation dans l'île, entraînant des souffrances humaines indicible pour les populations notamment les enfants, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées. Elles ont aussi aggravé la perturbation du fonctionnement des secteurs essentiels, production d'électricité, transport, production alimentaire, santé, éducation et autres activités indispensables à la vie quotidienne. Excellence, des liens durables de solidarité et de coopération lient la Guinée-Bissau et Cuba. Nous réitérons notre appel à la levée du blocus économique, commercial et financier et de tous les autres types de restrictions imposées à Cuba. La Guinée-Bissau réaffirme sa solidarité inlassable en faveur du gouvernement et du peuple de Cuba et nous réitérons notre attachement à un ordre multilatéral fondé sur la justice, le respect et la coopération entre États et fondé sur le respect de bonne foi des buts et principes de la Charte. Excellence, on ne saurait suffisamment répéter que Cuba, membre fondateur de l'ONU, a appuyées au fil des décennies maintes fois l'Afrique et d'autres régions. Les mesures coercitives unilatérales et la législation contraire au droit international et à la Charte et aux normes et principes régissant les relations pacifiques entre États sont inacceptables. Les solutions durables pour régler les différends ne sont acceptables que si elles sont pacifiques. Aucune mesure unilatérale qui impose un fardeau sur les citoyens lambda n'est acceptable. Nous appelons le gouvernement des États-Unis à lever le blocus imposé au peuple et au gouvernement de Cuba. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:42:13]: Je remercie la Guinée-Bissau. Je donne la parole à la Tchéquie. Czechia · Représentant [1:42:44]: Monsieur le Président, la République tchèque a décidé de voter contre ce qui ne peut être décrit que comme une tentative flagrante du régime cubain de détourner l'attention de ses propres échecs. Les faits sont incontestables. Le régime de La Havane est le seul responsable des souffrances de son peuple et de la crise dans laquelle s'est engouffrée l'île. Les conditions économiques et sociales terribles sont le résultat direct de décennies de mauvaise gestion et de. d'échec à adopter des mesures économiques et politiques, résultat aussi de la répression des droits et libertés fondamentaux. Toutefois, le régime préfère accuser l'étranger, mais cet échec lui appartient. Comme nous l'avons vu aujourd'hui, le régime cubain invoque la solidarité internationale, la souveraineté et la charte de l'ONU. Toutefois, il est prêt à appuyer la guerre d'agression illégale et illégitime de la Russie contre l'Ukraine et les États membres qui appuient la violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté d'autres États ne peuvent pas appeler à la solidarité et au respect du droit international. Que les choses soient bien claires, la République tchèque est bien préoccupé par la situation épouvantable à Cuba. Nous ne contestons pas les difficultés quotidiennes et colossales que rencontre la population, pénurie alimentaire, de médicaments, et nous reconnaissons qu'il y a nécessité, que l'aide humanitaire est nécessaire. Nous appuyons pleinement les efforts visant à répondre aux besoins du peuple cubain. Monsieur le Président, Le message que doit envoyer cette assemblée au régime de La Havane est simple. Si vous souhaitez mettre fin aux souffrances du peuple cubain, cessez d'avoir peur de vos ressortissants, de les emprisonner, cessez de leur refuser leurs libertés fondamentales et acceptez une réforme authentique. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:45:10]: Je remercie le représentant de la République tchèque. Je donne la parole au Sri Lanka. Sri Lanka · Représentant [1:45:32]: Je vous remercie, Monsieur le Président. Le Sri Lanka s'associe aux déclarations prononcées par l'Ouganda au nom du MNA et par l'Uruguay au nom du G77 et la Chine. Nous ajoutons les remarques suivantes à titre national. Le Sri Lanka demeure profondément préoccupé par l'imposition continue des mesures coercitives unilatérales à Cuba pendant six décennies, ce qui est contraire aux principes consacrés par la Charte et aux normes du droit international. Les mesures unilatérales imposées à Cuba causent clairement des conséquences terribles pour le bien-être des citoyens et pour le développement social et économique du pays. Nous sommes préoccupés par les barrières qu'impose ce blocus, notamment les retombées sur les droits humains et sur le bien-être de la population. Nous sommes préoccupés par les difficultés liées à l'approvisionnement médical, en vaccins, en équipements essentiels, notamment en situation d'urgence sanitaire, d'urgence de santé publique. Les conséquences humanitaires de ces restrictions sont préoccupantes. L'accès à la santé ne doit pas être politisé ou entravé par des mesures économiques extraterritoriales. Nous notons aussi l'impact de l'embargo sur l'énergie, l'alimentation et l'agriculture. De telles obstructions au progrès dans le secteur agricole ont des retombées directes sur les efforts du pays pour garantir la sécurité alimentaire. Malheureusement, les plus vulnérables dans ces situations sont les femmes et les enfants. Alors que le monde agit collectivement pour mettre fin à la famine, les sanctions ne devraient pas entraîner de tels résultats sur le plan de la famine dans quelque pays que ce soit. Il est grand temps aujourd'hui de lever ce blocus, lequel a entravé le développement durable de Cuba et a eu des retombées négatives pour l'exercice des droits humains fondamentaux par le peuple cubain. Le blocus a entraîné des milliards de dollars de pertes pour l'économie cubaine, limitant la croissance économique et l'accès aux biens et services essentiels. Et ce sont les citoyens ordinaires qui sont les premiers touchés. Ils subissent les conséquences sociales et économiques les plus graves. le peuple cubain doit avoir les mêmes possibilités de développement et de prospérité que celles des populations d'autres pays. Une plus grande ouverture au commerce et aux échanges économiques devrait être encouragée afin d'appuyer le développement durable et d'améliorer les conditions de vie. Les considérations humanitaires, le dialogue, la coopération internationale devraient l'emporter sur la division. En conclusion, le Sri Lanka réitère que les buts et principes de la Charte devraient être réaffirmés et que les obligations définies par la Charte devraient être prises en compte de toute urgence. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:48:54]: Je remercie le Sri Lanka. Je donne la parole au Mozambique. Mozambique · Représentant [1:49:15]: Monsieur le Président, le Mozambique s'associe à la déclaration de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine, et par l'Uruguay au nom du MNA, et par le Mali au nom du groupe africain. Le Mozambique ajoute les remarques suivantes à titre national. Le fait que l'Assemblée générale se réunisse aujourd'hui pour tenir un autre débat sur ce point est d'une importance majeure. Il y a en effet une reconnaissance collective que les événements des derniers mois ont renforcé les conséquences humanitaires des mesures coercitives. Il est convenu que cette instance ne peut rester sans rien dire. Les effets conjugués de catastrophes naturelles, des pénuries énergétiques et de l'application prolongée de mesures coercitives unilatérales exercent une pression importante sur les services publics et pèsent sur le quotidien de millions de Cubains. L'accès à la santé, aux médicaments, à l'électricité, à l'alimentation, à l'eau propre et aux autres services essentiels et devenues de plus en plus difficiles et ce sont les plus vulnérables qui en pâtissent le plus. Monsieur le Président, ces réalités devraient nous préoccuper tous. Les souffrances humanitaires ne devraient jamais être banalisées comme étant une conséquence inévitable des différents politiques non réglées entre États. Les populations civiles innocentes ne doivent pas subir un fardeau disproportionné en raison de mesures dont la portée humanitaire dépasse l'objectif annoncé. C'est une question de principe et non pas de politique. Le Mozambique réaffirme donc son opposition ferme et continue aux mesures coercitives unilatérales qui sont incompatibles avec la Charte et avec le droit international. L'application extraterritoriale de ces mesures renforce encore leur impact et compromet l'ordre international fondé sur des règles que l'Assemblée a mission de soutenir. Nous appelons à la levée intégrale et inconditionnelle des mesures coercitives unilatérales. Nous sommes également convaincus que le dialogue est la seule manière d'avancer. Nous encourageons une coopération continue entre Cuba et les États-Unis, fondée sur le respect, la coopération constructive, l'égalité souveraine et les buts et principes de la Charte. L'avenir de Cuba appartient au peuple cubain. Il a le droit souverain de déterminer sa trajectoire politique, économique et sociale, sans coercition extérieure. Que ce débat ne soit pas seulement l'occasion de réaffirmer des principes, mais aussi d'appeler à des mesures pratiques pour réduire les souffrances humanitaires, encourager la confiance et renforcer et créer les conditions pour une coopération pacifique et constructive. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:52:45]: Je remercie le Mozambique. Je donne la parole À la Zambie. Zambia · Représentant [1:53:11]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, la Zambie s'associe à la déclaration prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et la Chine et par l'Ouganda au nom du MNA et par le Mali au nom du groupe africain. Nous remercions la présidente de l'Assemblée générale d'avoir convoqué cette plénière. La Zambie réaffirme tout d'abord son engagement indéfectible en faveur des buts et principes de la Charte, notamment de l'égalité souveraine, du respect de l'intégrité territoriale, de l'indépendance politique, de non-ingérence, et de règlement pacifique des différends par le dialogue et la diplomatie. Monsieur le Président, la Zambie répète régulièrement que les différends entre États doivent être réglés par la coopération constructive et le respect. Nous appelons les parties concernées à nouer un dialogue de bonne foi, à s'abstenir de mesures ou de déclarations pouvant renforcer les tensions, et de chercher des solutions pacifiques promouvant la stabilité, la coopération et la bonne entente. Demeurons préoccupés par des informations indiquant que les difficultés humanitaires que rencontre le peuple de Cuba comprennent une difficulté d'accès aux médicaments essentiels, aux services de santé, qui concerne la sécurité alimentaire, les autres nécessités. N'oublions pas que, quelles que soient les divergences politiques, ce sont souvent les femmes et les enfants qui sont les premiers touchés des différends qui durent. La Zambie est solidaire avec le peuple cubain et espère que tous les efforts seront déployés pour atténuer les souffrances humanitaires et améliorer les conditions de vie. La Zambie considère que la paix internationale et la sécurité internationale sont préservées mieux par le respect du droit international et de la charte nous soulignons l'importance de respecter les principes d'égalité souveraine de non ingérence et de règlement pacifique la menace ou le recours à la force n'ont pas leur place dans les relations internationales la diplomatie doit toujours être la solution privilégiée pour régler les différences entre États en tant que soutien de longue date de multilatéralisme la zambie considère que le l'ONU est l'enceinte appropriée pour permettre aux États membres d'échanger de manière constructive, de créer une certaine confiance et de trouver des solutions acceptables pour tous face à des difficultés internationales complexes. Monsieur le Président, notre responsabilité collective est de préserver la paix internationale, défendre la dignité humaine et garantir que personne ne subisse des difficultés inutiles. La Zambie réitère son appel en faveur du dialogue, de la retenue et de la coopération diplomatique renouvelée entre toutes les parties concernées. Nous demeurons attachés à la promotion d'un environnement favorable à la paix, au développement et à la prospérité pour le peuple de Cuba et la communauté internationale dans son ensemble. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:56:33]: Je remercie la Zambie. Je donne la parole la République unie de Tanzanie United Republic of Tanzania · Représentant [1:57:10]: Monsieur le Président, Excellence, j'ai l'honneur de m'exprimer au titre du point 38 nécessité de lever le blocus économique commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique d'emblée qu'il me soit permis d'appuyer pleinement la déclaration prononcée au nom du groupe africain celle au nom du mna et celle au nom du G77 et la Chine lesquels présentent clairement les conséquences juridiques, économiques et humanitaires de la poursuite du blocus. Nous faisons l'écho des préoccupations évoquées par les préopinants en ce qui concerne le durcissement des mesures coercitives unilatérales imposées à Cuba, l'entrave à l'approvisionnement en carburant, les sanctions sur les États tiers qui commerce de manière légale et les mesures à l'encontre de sociétés étrangères et de banques ont renforcé l'effet extraterritorial du blocus pour atteindre un niveau extrême. Ces mesures constituent une violation des buts et principes de la Charte du droit international et des normes régissant les relations amicales entre États. Cuba entretient une coopération médicale et fait preuve de solidarité de longue date et a sauvé la vie de millions de personnes dans le monde. Ce sont des contributions à la santé mondiale, à la réponse humanitaire et à la paix. Et cela est largement reconnu et très apprécié. Nous exhortons toutes les parties à s'abstenir de toute escalade et à s'engager dans un dialogue constructif pour promouvoir la réconciliation et permettre la levée intégrale de toutes les mesures de blocus imposées à Cuba. La Tanzanie réaffirme sa solidarité indéfectible vis-à-vis de Cuba et demeure attachée à appuyer la normalisation intégrale des relations économiques et commerciales de Cuba dans un système multilatéral juste et équitable. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [1:59:58]: Je remercie le représentant de la République-Unie de Tanzanie. Je donne à présent la parole à la Gambie. Gambia · Représentant [2:00:24]: Monsieur le Président, la Gambie souscrit aux déclarations du groupe africain, du G77 et de la Chine, du Mouvement des non-alignés et de l'OCI. Monsieur le Président, tout d'abord, je tiens à vous remercier de l'organisation de cette réunion importante qui, encore une fois, donne à l'Assemblée générale la possibilité d'examiner une question qui revêt une importance depuis longtemps pour l'Assemblée générale. Nous rappelons nos liens de solidarité et d'amitié avec Cuba qui reposent sur un engagement partagé en faveur du multilatéralisme. C'est pourquoi nous réaffirmons notre position de principe sur l'imposition continue de mesures coercitives unilatérales contre Cuba. Monsieur le Président, pendant plus de six décennies, le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba a continué d'infliger des difficultés et une catastrophe économique, ce qui a provoqué des défis de taille pour le gouvernement et le peuple de Cuba. La Gambie estime que ces mesures contreviennent aux buts et principes de la Charte des Nations unies, au droit international et à l'esprit de coopération internationale constructive. La Gambie est vivement préoccupée par l'intensification récente du blocus. Cette évolution a aggravé les défis de longue date que connaissent le gouvernement et le peuple de Cuba. Nous sommes tout aussi préoccupés par le fait que le blocus demeure, alors même que nombre de pays en développement, y compris le nôtre, continuent de faire face à des défis multiples et interconnectés dans ce contexte. Les mesures qui entravent davantage les perspectives de développement des pays en développement, contreviennent à l'esprit de la coopération internationale et à la quête collective de développement durable. La Gambie a, de manière cohérente, soutenu les résolutions de l'Assemblée générale appelant à la levée du blocus et nous continuons d'être convaincus que le dialogue, les échanges et la coopération restent la manière la plus constructive d'avancer. la Gambie, à nouveau, appelle à la levée immédiate du blocus. L'examen répété de cette question par l'Assemblée générale nous rappelle l'importance de traduire la volonté collective des membres en actes pertinents. Je vous remercie. GA · Président de l'AG [2:03:32]: Je remercie le représentant de la Gambie. Je donne maintenant la parole Fiji · Représentante [2:03:40]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom de la République de Fidji. Tout d'abord, je tiens à vous remercier de conduire nos travaux. Je remercie la délégation de Cuba d'avoir porté cette question à l'attention de l'Assemblée au titre du point 38. Fidji souscrit aux déclarations de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine et de l'Ouganda au nom du mouvement des non-alignés. Monsieur le Président, Fidji est un petit pays insulaire. Nous n'avons pas de grande armée, pas de gros marché, aucun des leviers qui influencent les affaires des nations puissantes. Ce qui nous protège, ce qui protège chaque état de notre taille, ce n'est pas notre force, mais un ensemble de règles communes, l'égalité souveraine de nos membres, le règlement pacifique des différends et le principe selon lequel les affaires de chaque pays sont réglées par leur propre peuple sans imposition extérieure. Voilà les termes qui permettent aux petits pays de survivre dans un monde où il y en a de plus grosses. Et Fidji s'est toujours opposé à l'utilisation de mesures coercitives unilatérales en tant qu'outil de pression économique et politique. Cette opposition est de longue date, elle ne change pas avec les saisons et cette opposition ne vise pas un pays plutôt qu'un autre. Lorsque ces mesures touchent le plus durement les citoyens ordinaires, les personnes malades, les personnes âgées, les enfants qui n'ont aucun autre recours. Le coût humanitaire impose que l'Assemblée générale s'y penche. Fidji, Monsieur le Président, ne vient pas à la tribune pour condamner uniquement. Les États-Unis font partie de nos partenaires les plus proches, parmi nos plus proches amis. Ces liens existent de longue date et sont étroits et rien de ce que je dis aujourd'hui ne diminue ces liens. Mais l'amitié ne se mesure pas à l'aune de l'absence de désagréments. Cela exige de la franchise et du respect. Nous serions un mauvais ami, un mauvais gardien de nos principes si nous restions silencieux sur une question de cette nature simplement parce que la question n'est pas une question commode par conséquent notre appel sert cette organisation cette organisation a été bâtie pour servir le dialogue les différents de cette ampleur ne sont pas réglés par les pressions cela passe par un dialogue par la bonne foi, par une prise en compte de la dignité des personnes touchées. Nous appelons à lever les mesures qui pèsent sur les populations qui font partie des décisions des États. En guise de conclusion, je vais terminer là où j'ai commencé. L'ordre fondé sur le règne n'est pas la propriété des puissants, c'est le refuge des plus petits. Nous nous exprimerons toujours sans toujours de manière cohérente et sans crainte, car notre propre sécurité et la sécurité de tous les pays ici réunis dépendent de ces règles. Merci. GA · Président de l'AG [2:07:41]: Je remercie la représentante de Fidji. Nous venons d'entendre la dernière oratrice au terme de ce débat. Pour la présente séance, nous allons écouter les orateurs suivants. Vendredi 10 juillet, le programme sera annoncé dans le journal des Nations unies. L'exercice du droit de réponse a été demandé, telle que celle a été annoncée dans la lettre de la présidence du 6 janvier et dans celle du 20 mai 2026. Il a été proposé que le temps imparti pour les interventions dans l'exercice du droit de réponse au titre de ce point se limite donc à cinq minutes pour la première intervention et trois minutes pour la deuxième intervention. La délégation de Cuba a informé la présidence de son objection à cette proposition. Par conséquent, le temps imparti ne sera pas appliqué pour l'exercice du droit de réponse au titre de ce point. Cependant, je rappelle aux délégations que les déclarations dans le cadre de l'exercice du droit de réponse se limite à dix minutes pour la première intervention et cinq minutes pour la deuxième. Les prises de parole se font depuis votre place. Je donne maintenant la parole à Cuba. Cuba · Représentant [2:09:20]: Merci, Monsieur le Président. En vérité, ce matin, l'équipe des États-Unis aurait mérité un carton rouge. Je tiens à contribuer à la galerie photographique du représentant permanent Waltz. Là, sur cette image, on voit une panne électrique, une panne d'électricité à la en raison du blocus énergétique imposé par les États-Unis. Il y a aussi cette famille cubaine. L'enfant vient de rentrer de l'école, il garde son uniforme, mais ils sont dans l'obscurité. Cette photo est dramatique, Monsieur le Président. C'est une opération chirurgicale faite à la lumière d'un téléphone mobile, du Et cela est dû au blocus énergétique imposé par les États-Unis. L'aide humanitaire internationale doit être distribuée avec des charrettes tirées par des bœufs en raison du blocus énergétique imposé par les États-Unis. M. Waltz a fait mention des détentions arbitraires, des droits humains, de la répression, entre autres. J'aimerais vous montrer cette photo. Ce n'est pas à Cuba, Monsieur le Président, c'est aux États-Unis, pendant une rafle de ICE. À Cuba, vous ne verrez pas une image comme celle-ci où on voit une violente répression contre des manifestants. ICE arrête un enfant de cinq ans, Cet enfant, Lion Conejo. Ici, il est conduit par un sbire de ICE. Cela ne s'est pas passé à Cuba. Cette dame, ne peut pas être sortie de prison, citoyenne américaine, travailleuse, de famille honnête, car elle a été assassinée par ICE de manière cruelle et froide. Le représentant des États-Unis a fait référence à la corruption. Il est surprenant que ces propos soient tenus par un représentant du gouvernement actuel qui est bien connu pour être une véritable ploutocratie en raison de la corruption institutionnelle illégale, l'existence des soi-disant intérêts spéciaux et de campagnes électorales à coups de millions. Un pays où c'est l'argent qui commande, où on manipule les électeurs, où on utilise les poursuites judiciaires à des fins politiques et où la justice est corrompue et politisée. C'est ici et pas à Cuba qu'on a dénoncé la corruption scandaleuse du département de la sécurité intérieure. Les allusions calomnieuses de M. Watts à la coopération médicale internationale cubaine fait offense aux dizaines de milliers de professionnels de santé et de médecins qui viennent en aide à la population dans des zones isolées à faible revenu. Et c'est également une offense aux 50 États qui ont reçu cette aide, qui occupent 50 sièges dans cette salle. Je ne vais pas évoquer le discours de la République tchèque parce que deux discours américains, cela nous a bien suffi, pas la peine d'en évoquer un troisième. Les États-Unis ont nié l'existence de blocus. J'invite M. Waltz à lire les déclarations de la porte-parole de la Maison-Blanche du 30 mars ou du président des États-Unis du jour précédent qui confirment l'existence du blocus et en particulier le blocus total concernant les hydrocarbures. Autre déclaration qui représente une manipulation de la part du représentant des États-Unis. Il cherche à nuire à la dignité et à l'unité robuste de notre peuple dans le cadre de l'agression psychologique et non conventionnelle contre Cuba, mais les États-Unis n'y parviendront pas. Un fonctionnaire des États-Unis. à parler de notre patrimoine universel. Monsieur Wall, dans peu de temps, tout le monde vous aura oublié. Che Guevara restera une figure de lutte contre le capitalisme que vous représentez pour chaque Cubain. Une offense est faite à notre peuple lorsque vous faites allusion à Fidel Castro. qui n'a jamais pu être vaincu par les États-Unis malgré vos efforts. Dans quelques semaines, à Cuba et dans le monde, nous célébrerons son centenaire. De manière implicite, vous avez fait référence au dirigeant de la révolution cubaine, le général Raúl Castro Ruz. Et je tiens à vous dire qu'il a toujours bon pied, bon oeil, qu'il est toujours debout dans ses étriers, prêt pour défendre la patrie. Vous avez également fait allusion à notre président qui est un enfant de la révolution et qui, contrairement à vous et aux responsables politiques américains, connaîtra le même sort que notre peuple, face à l'agression. Cuba, je tiens à vous le dire, n'abandonnera jamais sa souveraineté et son indépendance pour lesquelles ses meilleurs enfants ont déjà trouvé la mort. Vous souhaitez vous emparer de Cuba, mais si c'est ce que vous tentez, on vous ramassera à la petite cuillère. Merci beaucoup. GA · Président de l'AG [2:16:38]: Je donne maintenant la parole au Paraguay. Paraguay · Représentant [2:16:52]: Merci, Monsieur le Président. La République du Paraguay exerce son droit de réponse suite aux propos tenus lors de la présente séance. face à des mesures qui ont été prises qui ont limité la liberté d'expression des États membres. Nous avons été surpris par la décision de nous empêcher d'expliquer notre vote, ce qui contrevient à l'article 88 du règlement intérieur. Cette censure ne saurait être tolérée, ne le sera pas. Nous réaffirmons le droit de chaque État à expliquer sa position. La République du Paraguay explique son. Je tiens à expliquer mon vote concernant la réouverture de l'examen de la question qui nous convoque concernant le projet de résolution présenté par la délégation cubaine au deuxième semestre de cette année. La réouverture de cette question implique des doublons dans les travaux de l'Assemblée générale alors que nous nous sommes prononcés pour l'optimisation des travaux en évitant les chevauchements dans le traitement de questions. nombreuses. Je rappelle que la politique extérieure du Paraguay se fonde sur les principes et les valeurs démocratiques consacrés par sa constitution nationale. Ses relations avec les autres États reposent sur le respect réciproque, l'État de droit, la liberté et la protection internationale des droits humains. Le Paraguay estime que les difficultés que connaît Cuba n'est pas la conséquence du blocus mais de la politique économique du gouvernement qui a provoqué tant de souffrance chez le peuple cubain. On ne peut pas ignorer que la solution politique qu'on connaît dans ce pays le gouvernement refuse les droits fondamentaux à ses citoyens depuis de nombreuses décennies, ce qui fait que des centaines de milliers de Cubains ont fui vers l'Amérique latine et d'autres pays du monde. Nous réaffirmons notre attachement politique extérieur cohérent fondé sur des principes visant toujours la défense et la promotion des valeurs démocratiques et liées aux droits humains. Merci beaucoup. GA · Président de l'AG [2:18:53]: Je donne la parole au Chili. Chile · Représentant [2:19:06]: Monsieur le. Président, le Chili a décidé de s'abstenir concernant le vote sur cette décision et nous aimerions expliquer brièvement notre position. Le Chili estime que le traitement de cette question continue de s'ancrer dans une discussion binaire qui qui ne reflète pas la complexité de cette situation. On nous présente un choix binaire entre le fait d'être pour ou contre le blocus sans prendre en compte d'autres préoccupations qui ont une incidence directe sur le bien-être du peuple cubain. Cette forme de traiter cette question, à notre avis, tend à polariser la discussion et comme le montre le passage des ans, Cela n'a pas contribué à régler cette question sur le fond. Le Chili estime, sur la base de sa propre expérience historique, que ce problème ne pourra être réglé que quand les citoyens cubains seront consultés et pourront se prononcer librement quant à leur propre destin. Ma délégation souhaite rappeler que la Charte des Nations Unies repose sur des piliers interdépendants et indivisibles: la paix, la sécurité, le développement ainsi que les droits humains. Aucun de ces piliers ne peut être traité de manière isolée et les droits humains doivent être vus dans toute leur latitude, y compris les droits civils et politiques. Ceci étant dit, ma délégation se doit de faire part de sa préoccupation concernant la situation des droits humains et des libertés politiques à Cuba. L'absence de référence à ces questions dans le débat qui a été soumis au vote représente à notre sens une omission significative et injustifiée. La dégradation des conditions de vie de la population cubaine ne peut s'expliquer uniquement avec des facteurs externes. Il y a également les restrictions des libertés fondamentales, les restrictions de la participation politique et de l'exercice plein des droits civils et politiques des Cubains qui entrent en jeu. Monsieur le Président, le Chili réaffirme sa conviction selon laquelle le peuple cubain doit pouvoir décider librement et sans ingérence de son propre destin politique, économique et social dans le strict respect des droits humains et des libertés fondamentales. Pour toutes ces raisons, Le Chili s'est abstenu lors de la mise aux voix de cette question. Merci infiniment, Monsieur le Président. Chair [2:22:01]: Je donne la parole au Costa Rica. Costa Rica · Représentant [2:22:07]: Monsieur le Président, ma délégation tient à faire référence Aux explications de la présidence concernant les explications de vote au vu du règlement intérieur, nous estimons que la situation du peuple cubain ne peut être analysée sans reconnaître la responsabilité du gouvernement qui gouverne cette île. Depuis des décennies, les Cubains sont privés de libertés fondamentales, y compris la liberté d'expression, d'association et de participation politique, mais également le droit de choisir librement Ces gouvernants, ces violations systématiques des droits humains ne peuvent pas être uniquement attribuées au blocus. Le Costa Rica appelle à libérer immédiatement toutes les personnes détenues parce qu'elles exerçaient pacifiquement leurs droits. Vu qu'il y a une persécution contre les activistes, les défenseurs des droits humains, les journalistes, nous appelons à la tenue d'élections transparentes et libres au vu de la dégradation continue de la situation dans l'île. le Costa Rica a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec Cuba en mars 2026, notre pays continuera de promouvoir, aux côtés de la communauté internationale, le respect des droits humains, de la démocratie, de l'État de droit et de la dignité du peuple cubain. Merci beaucoup. Chair [2:23:34]: L'Assemblée vient d'achever cette étape de l'examen du point 38. La séance est levée.