Assemblée générale: 101e séance plénière, 80e session Assemblée générale Date: 10 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/80/101 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · Président de séance [0:02]: Chers collègues, chers amis, bonjour à toutes et à tous. Je déclare ouverte cette 101e réunion plénière de l'Assemblée générale. Chers collègues, l'Assemblée générale va reprendre son examen du point 127 de l'ordre du jour. dont le titre est Santé mondiale et politique étrangère pour se prononcer sur les propositions qui ont été annoncées dans le journal. Avant d'aller plus loin, je voudrais informer les membres de l'Assemblée que l'Assemblée tiendra un débat sur cette question à une date ultérieure qui vous sera annoncée le moment venu. Je donne maintenant la parole au représentant de la Fédération de Russie qui va nous présenter les projets d'amendements qui figurent dans les documents A/80/L91 et A/80/L92. Russian Federation · Représentant [1:09]: Monsieur le Président, Permettez-moi tout d'abord de faire remarquer que nous avons participé de manière constructive au processus de négociation de ce projet de résolution qui porte le titre de portée, modalités, format et organisation de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle. Nous espérons que cette manifestation pourra être tenue avec succès en 2027. Nous sommes obligés de constater que le document examiné aujourd'hui, dans celui-ci figurent encore des dispositions qui sont polémiques, qui ne font pas l'objet d'un consensus. Dans l'examen du paragraphe 6 du dispositif, nous n'avons pas réussi à trouver un dénominateur commun, à rapprocher nos positions. Cela concerne la question et de groupes variés. Nous considérons que ce terme pourrait être ne pas être oublié parce que parce qu'il s'agit en fait ici d'une d'un projet de résolution technique sur les questions organisationnelles de cette réunion de niveau C pour cette région nous avons nous avons proposé un amendement dans le document a80 l91 et nous propose d'enlever la terminologie qui pose problème du paragraphe C du dispositions. Nous voudrions également vous vous attirez votre attention sur le fait qu'il y a plus de dix et dix ans, l'Assemblée générale a mis en place des pratiques pour garantir la participation des organisations de la société civile aux manifestations de haut niveau euh sur la base de l'approbation tacite de leur participation. Ceci a permis de soutenir le paragraphe intergouvernemental de notre organisation. Euh cependant les méthodes de travail aujourd'hui, de plus en plus, suscitent des doutes, ce qui mine le principe d'égalité et de solidarité. Nous proposons, par conséquent, une autre proposition d'amendement pour éviter d'utiliser une formulation qui ne fait pas l'objet d'un consensus, qui figure au paragraphe 18 du dispositif. Notre proposition, qui figure dans le document A bar 80 bar L 92, propose de supprimer la dernière partie de ce paragraphe qui dit: et de la porter à son attention afin qu'elle puisse se prononcer sur la participation à la réunion de haut niveau. Nous appelons les États membres à soutenir nos propositions d'amendements et ainsi garantir le caractère intergouvernemental du travail de l'Assemblée générale et notre volonté de travailler à l'avènement de solutions qui satisfont tout le monde. Merci. GA · Président de séance [3:44]: Je remercie le représentant de la Fédération de Russie pour sa déclaration. Nous allons maintenant examiner le projet de résolution A/80/L87 et les projets d'amendements A/L91 et A/80/L92. Je vais maintenant donner la parole au représentant du secrétariat, s'il vous plaît. UN Secretariat · Représentante [4:10]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je vais tout d'abord faire une déclaration orale sur les incidences budgétaires. Cette intervention suivra une autre intervention concernant les conséquences qui sont liées concernant le calendrier des réunions et qui sont liées au projet de résolution L-87. La déclaration orale suivante, je la fais dans le cadre de l'article 153 du règlement intérieur de l'Assemblée générale. Cette déclaration a également été distribuée aux États membres. Afin d'économiser du temps et étant donné que la déclaration orale vous a été distribuée, le texte qui figure dans les paragraphes 1, 3, 4, 6 et 12 du dispositif du projet de résolution, ces paragraphes, je ne vous en donnerai pas lecture. Les demandes qui figurent dans les paragraphes 1, 3, 4, 6 et 12, toujours du dispositif du projet de résolution, constitueraient une charge de travail supplémentaire pour le Département de l'Assemblée générale et de la gestion des conférences, chapitre 2, pour le Département des communications globales, chapitre 28, et pour le Bureau informatique et communication, chapitre 29 C. Pour le Département de l'Assemblée générale et de la gestion des conférences, Les décisions visant à organiser une réunion de haut niveau d'une journée et à organiser deux tables rondes pour les parties prenantes, tel que c'est prévu aux paragraphes 1, 3 et 4 du dispositif respectivement, paragraphe du dispositif du projet de résolution, supposerait de disposer de ressources supplémentaires qui ont été estimées à 33 600 dollars, ce qui exclut la contribution du personnel en 2027 pour fournir les services d'interprétation dans les six langues officielles pour cinq réunions de trois heures de durée chacune, au cours des heures de bureau comme en dehors des heures de bureau. Pour le département des communications, de la communication globale, les réunions qui sont mentionnées dans le paragraphe 12 du dispositif supposeraient de disposer de ressources budgétaires supplémentaires qui ont été estimées à 1800 dollars des États-Unis en 2027 pour les services de diffusion sur Internet de cette réunion. Et pour le bureau informatique et communication, les réunions qui sont mentionnées dans les paragraphes un, trois, quatre et six du dispositif supposerait de disposer de ressources supplémentaires qui ont été estimées à 9400 dollars en 2027 pour les services euh euh de conférence liée au service informatique. Si l'assemblée générale adopte le projet de résolution L quatre-vingt-sept, le secrétariat dans la mesure du possible s'efforcera d'absorber ces besoins supplémentaires dans le cadre des ressources budgétaires ordinaires approuvées pour 2027. Toute part de ces ressources ne pouvant pas être absorbées seront mentionnées dans le rapport sur l'exécution du budget pour cette année. Le secrétariat souhaite informer l'assemblée générale du fait que sa capacité à s'acquitter de la mission qui lui a été confiée dépendra de la disponibilité de ressources budgétaires adéquates. Pour ce qui est de la déclaration suivante, je la fais conformément au paragraphe 20 de la résolution 77 par 335 du 1er septembre 2023, dans laquelle l'Assemblée générale a prié le secrétariat d'attirer l'attention de l'Assemblée générale et de ses organes subsidiaires sur le chevauchement de réunions de haut niveau de l'Assemblée avant que celle-ci ne se prononce sur des décisions exigeant la tenue de ces réunions à des dates spécifiques pour l'assemblée. Au titre du paragraphe un du dispositif de la projet de résolution de du projet de résolution pardon, l'assemblée déciderait que la journée de haut niveau de une journée sur la couverture sanitaire universelle serait organisée par le président de la chambre générale en collaboration avec l'organisation mondiale de la santé, celle-ci aurait lieu au quartier général des Nations Unies ici à New York en septembre 2027 au cours de la semaine de débat générale de l'Assemblée générale lors de sa quatre-vingt-deuxième session de dix heures à dix-huit heures. Elle serait composée cette réunion d'une séance d'ouverture, d'une plénière pour un débat général, de deux tables rondes réunissant les différentes parties prenantes et d'une brève cérémonie de clôture. Cette réunion aurait lieu en parallèle du débat général de la quatre-vingt-deuxième session. Euh je me dois de préciser qu'il y a d'autres réunions qui sont prévues pour ces mêmes euh dates. Tout d'abord le forum politique de haut niveau euh pour le développement durable sur le développement durable organisé sous l'égide de l'assemblée générale qui lui est tenu conformément aux résolutions soixante-dix soixante-sept par deux-cent-quatre-vingt-dix et soixante-quinze par deux-cent-quatre-vingt-dix B. Deuxième réunion tenue en même temps le dialogue de haut niveau sur le financement du développement dialogue organisé par l'Assemblée générale conformément à la résolution 69/313. Dialogue de haut niveau au niveau de l'Assemblée générale. Ensuite, troisièmement, troisième réunion, le groupe de haut niveau commémorant le vingtième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Réunion qui est organisée conformément aux résolutions 79/159. Et quatrièmement, la réunion plénière de haut niveau visant à commémorer et à promouvoir la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires, réunion qui est organisée conformément aux dispositions de la résolution 49. Je vous rappelle en outre que dans le paragraphe 24 de sa résolution 79/327, l'Assemblée a décidé, à partir de la quatre-vingt-unième session, de limiter le nombre de réunions de haut niveau organisées par l'Assemblée générale et devant être organisées au cours de la semaine de haut niveau à un maximum de trois réunions. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [10:08]: Je remercie la représentante du secrétariat. Mesdames et messieurs, chers collègues, je tiens à vous informer du fait qu'il n'est plus possible de se porter coauteur des projets d'amendement. Je donne maintenant la parole au secrétariat, à nouveau. Madame. UN Secretariat · Représentante [10:25]: Merci, monsieur le président. Alors, je voudrais vous annoncer, mesdames et messieurs, que depuis la présentation du projet d'amendement A/80/L/91, Et en plus des délégations figurant sur le document L, aucun autre pays ne s'est porté coauteur de ce projet d'amendement. S'il y a d'autres pays désirant se porter coauteur de ce document A/80/L/91, merci de bien vouloir appuyer sur le bouton situé sur votre console maintenant. Je n'en vois aucun. Pour ce qui est maintenant du projet d'amendement A/80/L/92, Je tiens à vous annoncer que depuis la présentation de ce projet d'amendement et en plus des délégations qui sont mentionnées sur le document L, aucun autre pays n'a souhaité se porter coauteur de ce projet d'amendement. S'il y a d'autres pays qui veulent se porter coauteur de ce projet d'amendement L92, merci de bien vouloir appuyer sur le bouton de votre console à côté de votre micro maintenant. Je n'en vois aucun. Je vous remercie. GA · Président de séance [11:36]: Je remercie la représentante du secrétariat. Les délégations désirent-elles faire une déclaration à des fins d'expliquer leur vote avant le vote sur toute proposition au titre de ce point, y compris sur les projets d'amendement, sont invitées à le faire dans le cadre d'une seule intervention. Après que nous nous soyons prononcés sur tous les textes, Vous aurez la possibilité d'expliquer votre vote après le scrutin sur le projet de résolution ou sur les projets d'amendements ou sur tous ces textes. Avant de donner la parole aux délégations désirant expliquer leur vote avant le vote, tel que ça a été annoncé dans les lettres de la présidence du 6 janvier et du 20 mai 2026, la présidente de l'Assemblée générale, je propose que le temps maximal de parole pour ces explications de vote au titre de ce point soit fixé à cinq minutes. Y a-t-il une objection à cette proposition? Je n'en vois aucune. Il en est donc ainsi décidé. Ainsi, conformément à l'article 72 du règlement intérieur de l'Assemblée générale, lorsqu'un représentant dépasse le temps de parole qui lui a été imparti, le président rappellera cet orateur à l'ordre immédiatement et ceci se fera par l'extinction automatique de son micro. Pour aider les délégations à mieux gérer leur temps, un compte à rebours sera affiché sur les écrans dans la salle. Je vous rappelle également que les explications de vote, vos interventions à ce titre doivent être prononcées depuis la salle, depuis vos sièges, Mesdames et Messieurs. Je donne maintenant la parole au représentant des États-Unis. United States of America · Représentante [13:30]: La représentante, merci Monsieur le Président. Les États-Unis se félicitent du travail accompli par les co-facilitateurs et les autres États membres au cours des négociations sur ce projet de résolution. Cependant, nous ne pouvons pas et nous ne soutiendrons pas un texte de résolution qui remet en question les considérations budgétaires, foule au pied la souveraineté nationale et Je vais être très clair. Nous observons une prolifération de réunions de haut niveau qui consomment beaucoup de ressources, beaucoup d'auditions, de réunions qui placent une charge excessive sur le budget des Nations unies. Si la communauté internationale veut sérieusement évaluer les lacunes en matière de couverture sanitaire universelle et mettre en place des solutions, elle devrait utiliser les forums techniques existants plutôt que de créer de nouvelles plateformes coûteuses qui en fait ne font que produire de nouveaux textes. Nous rejetons toute tentative par des organisations internationales de dicter comment des pays souverains conçoivent mettent en place ou financent leur système de santé. La conception du système sanitaire est une prérogative souveraine qui dépend du contexte national. Nous nous opposons à tout libellé qui s'efforcerait de mondialiser le financement ou des mécanismes de financement du secteur de la santé ou imposer aux pays des mandats. de véritables progrès ne découleront pas des missions confiées par l'Assemblée générale. Elles se font sur la base de partenariats entre le secteur public et privé et par des innovations menées bien par le marché, dans lesquelles l'Amérique est leader. Nous voudrions également préciser certaines dispositions qui sont dans le texte. Nous soulignons que l'Assemblée. Les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas juridiquement contraignantes, qui ne créent ni droits ni obligations au titre du droit international. Les États-Unis ont dit très clairement que le programme de développement durable à l'horizon 2030 et les objectifs de développement durable sont une forme de gouvernance qui empiète sur la souveraineté des États. C'est la raison pour laquelle nous ne les répéterons pas, nous ne les réitérerons pas. La politique des États-Unis est de reconnaître deux sexes, le sexe féminin et masculin. Pour ce faire, nous utiliserons une terminologie qui reconnaisse les femmes comme étant de sexe féminin et les hommes de sexe masculin d'un point de vue biologique. Nous attendons des Nations Unies de veiller à ce que ces documents et ces programmes soient conformes à cette politique en utilisant une terminologie qui flaire clairement référence aux femmes et aux hommes, aux filles et aux garçons et évite des termes ambigus. Les États-Unis se sont retirés de l'Organisation mondiale de la santé étant donné la mauvaise gestion par l'organisation de la pandémie de la COVID-19 qui a eu pour origine Wuhan en Chine et d'autres crises sanitaires internationales, son incapacité à engager des réformes immédiates et son incapacité à faire preuve d'indépendance de l'influence politique des États membres de l'OMS, influence indue, n'est pas acceptable. Nous sommes prêts à travailler avec tout pays qui partage nos objectifs, notre objectif, à savoir de rétablir l'objectif fondateur de l'ONU et qui l'aide à atteindre les résultats qui servent les pays et les populations qu'elles servent. Nous sommes prêts à travailler sur les solutions et les réformes qui s'imposent pour ce faire. Je vous remercie. GA · Président de séance [17:05]: Je remercie la représentante des États-Unis pour sa déclaration. Je mets maintenant la parole au représentant de l'Irlande qui prendra la parole au nom de l'Union européenne. Le représentant de l'Irlande a la parole. Ireland · EU · Représentant [17:19]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Nous avons appelé à un vote sur la proposition d'amendement de la Fédération de Russie, le L-92, qui propose une modification au paragraphe 10 du dispositif du document L-87 concernant la portée, les modalités, le format et l'organisation de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle. Monsieur le Président, nous considérons que la réunion de haut niveau de 2027 sur la couverture sanitaire universelle est un jalon dans les efforts que nous déployons ensemble pour veiller à garantir des vies saines et des vies plus saines et plus longues pour tous. Afin d'être couronné de succès, celui-ci, cette réunion devrait pouvoir permettre la participation de tous les acteurs. Ce qui est dit dans le paragraphe 10 qui a été adopté à de multiples reprises par l'Assemblée générale dans d'autres textes, garantit la plus grande transparence et la plus grande justice. La possibilité de prendre des décisions est accordée à l'Assemblée générale et non pas à un État membre et permet donc la présentation d'objections. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé à ce qu'un vote se fasse sur le projet d'amendement de ce paragraphe 6 de cette résolution présenté par la Fédération de Russie. Merci. GA · Président de séance [18:46]: Vous venez d'entendre Je remercie le représentant de l'Irlande pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant du Japon, s'il vous plaît. Japan · Représentant [19:03]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous demandons-nous aussi à ce que l'on vote sur cet amendement. Nous considérons que la réunion Sur la couverture sanitaire universelle sera fondamental, ce sera un jalon. Nous approchons de l'année 2030. Le moment est venu de faire le point sur les difficultés, les difficultés qui sont encore les nôtres dans la réalisation du développement durable et pour accélérer nos efforts en ce sens. Nous avons maintenu la couverture sanitaire universelle depuis 65 ans, depuis que nous avons pu atteindre cet objectif. La couverture sanitaire universelle n'est pas quelque chose qui peut être considéré une fois qu'elle a été atteinte comme allant de soi. C'est quelque chose qui doit évoluer, qui doit s'adapter aux difficultés émergentes comme par exemple le VIH/SIDA, les pandémies et la charge de plus en plus importante des maladies sur les systèmes de santé, la prise en compte également de la baisse de la fertilité, le vieillissement de la population. Nous avons entrepris un examen du système de financement de la santé et ceci nous a rappelé qu'il est nécessaire de prendre en considération la voix de ceux qui sont directement affectés, les patients, les organisations de la société civile. Sur la base du principe, nous devons continuer d'écouter les différentes voix des différents acteurs pour prendre en considération leurs difficultés financières et pour veiller à ce que les services de santé qui sont nécessaires peuvent être assurés. Nous tenons à réaffirmer la déclaration universelle sur la couverture sanitaire universelle. Nous considérons que les réunions de parties prenantes devrait permettre la participation et de donner la parole au plus grand nombre d'acteurs possible. Il est donc essentiel, en plus des groupes qui figurent déjà dans le paragraphe 6, nous pensons que des groupes variés devraient être maintenus. Le Japon appuie le s'oppose au projet d'amendement L91 ou soutient cet amendement. Nous espérons que beaucoup d'autres États appuieront cet amendement. Je vous remercie. GA · Président de séance [21:52]: Je remercie le représentant du Japon. Mesdames et Messieurs les délégués, vous venez d'entendre le dernier orateur au titre de cette explication avant le vote. Nous allons maintenant nous prononcer sur le projet de résolution A-80/L-87. Conformément à l'article 90 du règlement intérieur, l'Assemblée va tout d'abord se prononcer sur les projets d'amendements, à savoir le L-91 et le L-92, et va se prononcer sur eux un par un. Nous allons tout d'abord nous prononcer sur le projet de résolution A-80/L-91. Un vote enregistré a été demandé. Nous allons maintenant lancer le scrutin. Ceux qui sont en faveur de ce projet d'amendement A-80/L-91 sont priés de dire s'ils sont pour, contre ou s'ils désirent s'abstenir. L'Assemblée se prononce maintenant sur le projet d'amendement A/80/L/91. Je prie toutes les délégations de confirmer que leurs votes sont correctement reflétés à l'écran. Est-ce? Que les délégations pourraient s'assurer que leurs votes ont été correctement reflétés à l'écran, s'il vous plaît? Le scrutin est maintenant terminé. Merci de bien vouloir verrouiller le dispositif. Le résultat du scrutin est le suivant: pour, 22; contre, 76; abstentions, 30. Le projet d'amendement A/L91 n'est pas adopté. L'assemblée va maintenant prendre une décision sur le projet d'amendement A-80/L-92. Un vote enregistré a été demandé. Nous allons maintenant procéder au scrutin. Ceux qui sont pour ce projet d'amendement A-80/L-92 sont priés de nous dire s'ils sont pour. ceux qui sont contre contre et ceux qui désirent s'abstenir également. L'assemblée se prononce maintenant, dit le secrétariat sur le projet de résolution à barre quatre-vingt-un barre L quatre-vingt-douze. Pourriez-vous s'il vous plaît mesdames et messieurs confirmer que vos votes votre vote a été correctement reflété à l'écran s'il vous plaît. Le scrutin est maintenant terminé, merci de bien vouloir euh verrouiller le dispositif. Le résultat du scrutin est le suivant: pour 20, contre 76, abstentions 38. Le projet d'amendement A-80/L-92 n'est pas adopté. Mesdames, chers collègues, étant donné que les projets d'amendement A-81/L-91, et A-80/L-92 n'ont pas été adoptés. Nous allons maintenant nous prononcer sur le projet de résolution A-80/L-87. L'Assemblée va maintenant se prononcer sur le projet de résolution A-80/L-8 qui a pour titre « Porter modalités, format et organisation de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle Un vote enregistré a été demandé. Nous allons maintenant lancer le scrutin. Ceux qui sont pour le projet de résolution A/80/L87, merci de bien vouloir nous le dire. Ceux qui sont contre également et ceux qui désirent s'abstenir également. Le secrétariat assemble les se prononce maintenant sur le projet de résolution A/80/L87. à savoir portée, modalités, format et organisation de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle. Pourriez-vous s'il vous plaît confirmer mesdames et messieurs que vos votes ont été correctement reflétés à l'écran. Le scrutin est maintenant terminé. Merci de bien vouloir verrouiller la machine ou le dispositif. Le résultat du vote est le suivant. Pour 141, contre 3, abstentions 0. Le projet de résolution A-81/L-87 est donc adopté. Chers collègues, avant de vous donner la parole pour expliquer votre vote après le scrutin, je tiens à rappeler aux délégations que ces explications de vote seront limitées à une durée maximale de cinq minutes. Elles devront être prononcées par les délégations depuis leur siège dans la salle. Je donne maintenant la parole au représentant de la Turquie. Türkiye · Représentant [28:20]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous entendons favoriser la participation des ONG, des organisations de la société civile, des institutions académiques et du secteur privé aux travaux des Nations Unies, étant donné que c'est fondamental si nous voulons atteindre nos objectifs communs. Un grand nombre d'ONG ainsi que d'autres acteurs de la Turquie ont participé à tous les domaines d'activité de l'ONU et travaillent de part le monde avec l'organisation, en particulier dans les pays les plus vulnérables. Nous sommes favorables à la participation des ONG et d'autres acteurs aux travaux des Nations unies tant que leurs objectifs et leurs activités sont conformes aux principes et aux finalités de la Charte des Nations unies. Monsieur le Président, La Turquie est favorable à ces acteurs et ces ONG dont les activités notamment vont contribuer à la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle. On saurait sous-estimer que certaines ONG pourraient se livrer à des activités qui vont à l'encontre des objectifs et des finalités de la Charte des Nations unies et pourraient organiser des activités politiquement motivées à l'encontre de certains États. Nous sommes membres du comité des ONG depuis longtemps. Nous avons été confrontés. des cas d'organisations qui ont abusé de leur statut d'observateur. Donc, ceci mène à une politisation des débats qui est inutile, ce qui rend plus difficile l'obtention d'un consensus. Nous considérons que les principes de la résolution de l'ECOSOC 96/31 devraient s'appliquer à toutes les ONG qui veulent participer aux conférences et aux réunions des Nations unies, Monsieur le Président. Nous sommes convaincus que la participation des ONG dans les processus des Nations Unies devrait être gérée en toute bonne foi par des États inquiets qui devraient avoir des informations dignes de foi des activités de ces ONG à des fins de transparence et pour prendre une position en pleine connaissance de cause. Il est important que les États membres savent exactement comment ces ONG et ces acteurs entendent contribuer à la réunion de haut niveau. Au titre de la résolution qui vient d'être adoptée, nous sommes d'avis que l'Assemblée générale sera obligée de prendre une décision sur la participation des ONG sans disposer d'informations dignes de ce nom. Nous sommes favorables à l'accélération du processus, notamment pour celles qui ne disposent pas du statut consultatif auprès de l'ECOSOC. Cependant, en l'absence d'informations dignes de foi pour évaluer ces demandes, les décisions de l'Assemblée générale ne serait pas adéquate, ce qui rendrait inutile la procédure d'approbation tacite. C'est la raison pour laquelle nous avons voté contre cette résolution. Puisque l'amendement sur le paragraphe 10 n'a pas été approuvé, nous nous dissocions de ce projet de résolution. Je vous remercie. GA · Président de séance [30:56]: Je remercie le représentant de la Turquie. Je donne maintenant la parole à Cuba. Cuba · Représentant [31:00]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous avons voté en faveur de ce texte étant donné que nous considérons que la couverture sanitaire universelle est un objectif essentiel pour garantir la jouissance du droit à la santé et pour avancer dans le respect du programme de développement durable à l'horizon 2030. La santé ne peut pas être considérée comme un privilège, ce n'est pas une marchandise, c'est un droit humain fondamental que les États ont pour responsabilité de garantir sans discrimination. Cuba a prouvé, y compris dans les circonstances les plus difficiles, qu'il est possible de construire un système de santé universel, public, gratuit, accessible et basé sur les soins primaires. Notre pays a atteint des niveaux, des indicateurs sanitaires qui sont comparables à ceux de pays développés. Il maintient un réseau de services de santé large au niveau national et continue de former des professionnels de la santé qui sont attachés au bien-être de notre population et attachés à la coopération internationale. Des milliers de collaborateurs cubains ont ainsi fourni une assistance médicale dans des dizaines de pays et ont contribué ainsi à l'accès à des services essentiels pour des millions de personnes. Cependant, ceci étant dit, ces efforts sont confrontés à des obstacles extraordinaires suite au blocus imposées par les États-Unis à Cuba, en plus des restrictions imposées sur le carburant, ceci a une incidence directe sur la sécurité humaine fondamentale et les soins financiers. Les restrictions financières et commerciales rendent plus difficile l'acquisition de médicaments, de pièces de rechange, d'équipements médicaux spécialisés et d'entrants qui sont fondamentaux pour garantir la production nationale de médicaments. Ceci limite en outre l'accès au financement, au crédit, rendent les importations plus chères et ont une incidence sur la stabilité des chaînes d'approvisionnement. L'absence de carburant, la pénurie donc, empêche le fonctionnement de polycliniques, d'hôpitaux, de laboratoires, de services ambulatoires, d'ambulances, aux réfrigérateurs dans lesquels sont conservés les vaccins et d'autres infrastructures critiques du système sanitaire. La liste d'attente pour les opérations chirurgicales ne cesse de s'allonger. Le problème materno-infantile est confrontée au défi qu'il y a de garantir des échographies et des soins aux femmes enceintes alors que la pénurie de carburant a empêché les transports réfrigérés pour vacciner par exemple les enfants. Ce n'est qu'un exemple. Ce blocus va à l'encontre des principes de solidarité et de coopération internationale qui sont à la base de cette résolution. Il coûte des vies. La couverture sanitaire universelle ne pourra être une réalité que lorsque seront éliminées les profondes inégalités qui existent entre les pays et on accordera la priorité à la solidarité et à la coopération en la matière. Cuba continuera de défendre le renforcement des systèmes publics de santé, l'accès équitable aux médicaments, aux vaccins et aux technologies sanitaires et le renforcement des soins primaires. Nous appuierons les efforts ayant pour but d'atteindre cet objectif. GA · Président de séance [34:22]: Merci. Je remercie le représentant de Cuba. La parole est maintenant à l'Argentine. Argentina · Représentant [34:28]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, la délégation de la République Argentine tient à réaffirmer son attachement à l'objectif de garantir un accès aux services de santé essentiels de qualité pour toutes les personnes, de la promotion de la santé jusqu'à la prévention, le traitement, la réhabilitation et les soins palliatifs tout au long de la vie d'une personne. Cependant, l'Argentine a voté à l'encontre de ce projet de résolution, étant donné que nous considérons que, bien que ce soit une question de procédure, texte fait référence à des cadres qui dépassent son objectif. Euh il fait référence par exemple au programme de développement durable à l'horizon 2030 et euh à la à l'organisation mondiale de la santé sur laquelle euh nous avons deux éléments sur lesquels nous avons des réserves. Nous considérons que pour les modalités concernant l'organisation d'une réunion sur la couverture sanitaire universelle doit se limiter aux aspects liés à son à son organisation en évitant de faire référence à d'autres éléments qui ne reflètent pas notre notre politique notre position nationale en matière de politique étrangère dans le domaine de la santé. Nous ne voulons pas remettre en question pour autant l'accès aux services de santé. Nous voulons tout simplement réaffirmer qu'il est nécessaire de garantir le caractère strictement procédurier de ce type de résolution et éviter de faire référence à des programmes, à des institutions qui dépassent l'objectif de ce projet de résolution. Merci Monsieur le Président. GA · Président de séance [35:56]: Je remercie le représentant de l'Argentine. La parole est maintenant à la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [36:08]: Merci, Monsieur le Président. La République islamique d'Iran a voté pour la résolution sur le projet de résolution 80/87 pour ce qui est de la réunion 2027 sur la couverture santé universelle. Notre appui ne préjuge pas de nos positions en cadre juridique nationaux. Nous soulignons que la mise en œuvre de tout résultat de la réunion de haut niveau, y compris toute future déclaration politique, doit être menée uniquement conformément à la constitution, aux lois nationales, réglementations, priorités nationales de la République d'Iran. la République islamique d'Iran. De plus, cette résolution est de nature procédurale et non contraignante. Donc, ni cette résolution, ni toute future déclaration politique adoptée, crée, modifie des obligations juridiques internationales, ne crée pas de nouveaux engagements pour les États membres. Tout engagement entrepris par les États reste dépendant de leurs cadres juridiques nationaux et leur consentement souverain. De plus, cela ne doit pas être considéré comme l'exception de tout concept ou terminologie qui ne sont pas conformes à nos droits nationaux, culture, valeurs culturelles, religieuses ou notre position à l'ONU. Je vous remercie. GA · Président de séance [37:39]: Je remercie le représentant de la République islamique d'Iran. La parole est maintenant au Timor-Leste. Timor-Leste · Représentant [37:45]: Merci, Monsieur le Président. Le Timor-Leste se félicite de l'adoption du texte. Nous félicitons les coauteurs. Pour les pays comme le Timor-Leste, la santé, ce n'est pas seulement une question de santé publique, mais un impératif. Le développement, les résultats de santé sont définis par les vulnérabilités, notamment la dégradation de l'environnement, des infrastructures faibles, l'égalité d'accès aux services publics, si on n'y remédie pas. la couverture sanitaire universelle et les ODD resteront de portée. La résolution reconnaît qu'il faut une approche en global, l'ensemble du gouvernement, les investissements dans l'éducation, la protection de l'environnement social et autres sont des investissements d'une société plus résiliente. Par ailleurs, Un système de couverture universelle avec une main d'œuvre bien formée, c'est la fondation de la prévention, d'un accès équitable à des services sanitaires de qualité. Pour le Timor-Leste, les changements climatiques aggravent encore ces difficultés. Les inondations, la sécheresse, les glissements de terrain endommagent les infrastructures sanitaires, menacent les moyens de subsistance. les progrès nécessaires, l'approvisionnement national, les capacités nationales renforcées, des financements prévisibles. La coopération internationale doit permettre aux pays d'appliquer leurs propres priorités sanitaires tout en promouvant la coopération régionale, y compris notre participation à l'ACN pour améliorer les choses. Monsieur le Président, voilà pourquoi le Timor-Leste a appuyé cette résolution. La santé est un facteur, un résultat du développement durable. Traiter les déterminants sociaux de la santé est essentiel pour édifier des sociétés plus équitables, résilientes, inclusives. Nous restons engagés avec tous les États membres et tous les partenaires pour transformer ces engagements en mesures concrètes. Je vous remercie. GA · Président de séance [39:51]: Je remercie le représentant du Timor-Leste. La parole est à la Chine. China · Représentant [40:04]: Merci, Monsieur le Président. La Chine se félicite de l'adoption de cette résolution par l'Assemblée générale. La couverture sanitaire universelle est une composante importante des ODD. Nous considérons que la protection de la santé des personnes est une priorité de notre stratégie de développement pour réaliser la couverture sanitaire universelle et nous avons constamment améliorer nos réformes dans ce sens. Nous avons coopéré avec l'OMS pour mener des projets pilotes de réformes sanitaires qui ont connu des progrès et permettent de réaliser des résultats notables. Nous sommes prêts à contribuer, à apporter notre sagesse et notre force pour accélérer la réalisation de la couverture sanitaire universelle, de promouvoir le développement durable de la santé publique mondiale avec tous les pays pour édifier une communauté internationale de santé pour tous. En outre, la Chine a pris note des observations des États-Unis concernant la pandémie de Covid-19. Depuis le début de cette pandémie, la Chine a respecté le principe du fait de mettre les vies et les personnes en premier. Nous avons œuvré de pair avec les pays du monde pour surmonter les difficultés. La Chine a apporté des contributions importantes à la coopération internationale contre la pandémie. Le calendrier de la réponse de la Chine au Covid-19 est clair. Les faits et les données sont évidents. Ces efforts ont été largement salués par la communauté internationale et ne doivent pas être déformés ou calomniés. Nous nous opposons à la politisation de la pandémie, aux tentatives de manipulation politique sous le prétexte du Covid-19 et aux efforts visant à rejeter la faute et la responsabilité sur la Chine. En tant qu'organisation internationale de la santé publique, l'OMS joue un rôle de coordination centrale pour la gouvernance de la santé publique. Son rôle doit être renforcé et non pas affaibli. La Chine continuera, comme toujours, à appuyer l'OMS pour l'exécution de son mandat, pour approfondir la coopération internationale pour la santé publique et pour renforcer la gouvernance mondiale de la santé. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [42:09]: Je remercie la Chine. Chers collègues, nous avons entendu le dernier orateur pour l'explication de vote après le vote. Permettez-moi de remercier sincèrement Son Excellence Jean-François Lanverda, représentant permanent de l'Andorre auprès de l'ONU, et Son Excellence Chatchai Vaivith, représentant permanent de la Thaïlande auprès de l'ONU, qui ont mené de manière très capable, avec patience, les discussions, les négociations complexes lors des consultations officieuses sur le projet de résolution. Je suis certain que les membres de l'Assemblée s'adresseront à moi pour les remercier sincèrement. L'Assemblée est ainsi achevée. ce stade de son examen du point 127 de l'ordre du jour. Chers collègues, l'Assemblée va reprendre son examen de l'alinéa B du point 131 de l'ordre du jour intitulé « Renforcement du rôle de la médiation dans le règlement pacifique des différends et la prévention et le règlement des conflits ». Nous allons entendre le reste des orateurs dans ce débat. Je rappelle aux membres que les contraintes de temps pour les déclarations dans cette débat sur le point sera de cinq minutes pour les délégations individuelles s'exprimant à titre national et sept minutes pour les déclarations prononcées au nom d'un groupe d'États. Partant, conformément à l'article 72 du règlement intérieur de l'Assemblée, lorsqu'un représentant dépassera le temps imparti, le président rappellera sans attendre l'orateur à l'ordre, ce qui se fera en coupant automatiquement le micro. Pour aider les délégations à gérer leur temps, un compte à rebours sera affiché à l'écran. Sachez que le reste du temps imparti sera affiché à gauche de la tribune. Je vais maintenant donner la parole au Maroc. Morocco · Représentant [45:01]: Monsieur le Président, l'attachement du Royaume du Maroc au règlement pacifique des différends relève d'une conviction profonde et d'un choix stratégique constant, porté par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, qui a fait de la médiation une constante de notre diplomatie et une vocation profondément africaine. Les enseignements de l'histoire sont à cet égard sans appel. Agir en amont coûte toujours moins en vies humaines que d'avoir à éteindre un conflit puis en réparer les séquelles. Des semaines de dialogue épargnent souvent des années de guerre, des millions de déplacés et des nations entières à relever. À l'heure où les foyers de tension se multiplient et se prolongent et où les budgets de la consolidation de la paix se raréfient, la médiation reste notre outil le plus humain et efficace, celui qui agit avant les armes et non après les ruines. Or, jamais le besoin n'a été aussi pressant. Les principes de la Charte sont ouvertement modifiés, le droit international humanitaire est bafoué et la confiance dans le multilatéralisme s'effrite, au point que ceux qui ouvrent à la conciliation se voient parfois récuser. Monsieur le Président, le Maroc ne se contente pas de défendre la médiation, il la pratique de longue date par la formation de milliers d'imams, de mouchidines et de mouchidates à travers la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, comme un pays promu dans un esprit de fraternité et de solidarité agissante, un islam du juste milieu. Plaçons le Maroc et ses partenaires à l'avant-garde de la prévention de l'extrémisme violent. aussi par des bons offices du Comité Al-Qods, présidé par Sa Majesté le roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, que le Maroc s'emploie sans relâche et avec constance à préserver le caractère de la ville sainte et à protéger ses habitants. Troisièmement, et par une tradition interrompue de bons offices, empreinte de tact et de patience, que le Maroc met sa diplomatie au service des dialogues entre les peuples frères. Cette action procède d'une conviction profonde. Il n'y a pas de paix durable et solide sans appropriation nationale, ni de médiation crédible sans respect scrupuleux de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale des États membres de l'ONU. Monsieur le Président, qu'il me soit permis de porter à l'attention de cette auguste assemblée trois observations suivantes. Premièrement, ancrer davantage la médiation dans les dynamiques régionales. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le roi Mohammed VI, l'Initiative atlantique offre aux pays du Sahel un accès à l'océan et un horizon de stabilité pérenne et partagée, car la meilleure médiation est parfois celle qui a créé des intérêts communs. Deuxièmement, faire des femmes et des jeunes non pas les bénéficiaires de la paix, mais ses architectes, conformément à l'agenda Femmes, paix et sécurité. Une table de médiation sans elle est une médiation incomplète. Troisièmement, donner corps au nouvel agenda pour la paix, investir dans les capacités nationales de prévention et faire de la promotion préventive une habitude et non une exception réservée aux situations désespérées. Monsieur le Président, pour conclure, aucun différend n'est condamné à s'éterniser. Fidèle à sa tradition séculaire de modération, le Royaume du Maroc continue à y œuvrer sans relâche, dans l'espoir partagé d'un avenir qui appartiendra non aux armes, mais au dialogue, non à la division, mais à la fraternité des nations. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [49:08]: Je remercie la représentante du Maroc. Nous avons entendu le dernier orateur pour le débat sur ce point. L'Assemblée a ainsi achevé ce stade de son examen de l'alinéa B du point 31 de l'ordre du jour. Nous allons maintenant passer au point 3. L'Assemblée va reprendre son examen du point 28 intitulé rapport de la commission de consolidation de la paix, point 62 intitulé de la paix et la pérennisation de la paix et le point 111 intitulé rapport du secrétaire général sur le fonds de consolidation de la paix dans un débat conjoint afin d'entendre le restant des orateurs pour ce débat. Je rappelle aux membres que le temps imparti pour les déclarations dans le débat conjoint sur ces points sera de cinq minutes pour la délégation individuelle s'exprimant à titre national et de sept minutes pour les déclarations prononcées au nom d'un groupe d'États. Partant, conformément à l'article 72 du règlement intérieur de l'Assemblée, lorsqu'un représentant dépassera son temps imparti, le président rappellera à l'ordre immédiatement l'orateur, ce qui se fera en coupant automatiquement le micro. Pour aider les délégations à gérer leur temps, un compte à rebours sera affiché à l'écran. Je vous rappelle que le temps imparti restant figure à la gauche de la tribune. Je vais maintenant donner la parole à El Salvador. El Salvador · Représentant [51:15]: Monsieur le Président, El Salvador se félicite de la présentation du rapport de la Commission de consolidation de la paix, la CCP, sur sa dix-neuvième session et le rapport du Secrétaire général sur le Fonds de consolidation de la paix. Nous faisons cela de manière particulièrement pertinente pour cet ordre du jour, l'adoption récente des résolutions sur l'examen de l'architecture de consolidation de la paix nous rappelle que la prévention, la consolidation de la paix et la pérennisation de la paix ne sont pas des aspirations abstraites, mais des responsabilités concrètes de cette organisation. Dans un contexte international caractérisé par des conflits prolongés, des crises liées entre elles et des besoins croissants, investir dans la consolidation de la paix signifie investir dans la prévention, la stabilité et le développement durable. Monsieur le Président, El Salvador a l'honneur actuellement d'être membre de la CCP après avoir été élu par l'Assemblée générale. Nous agirons de manière responsable, pleinement conscients du moment que traverse l'architecture de consolidation de la paix et convaincus que la Commission doit continuer à être renforcée en tant que plateforme politique pertinente, souple et axée sur les résultats. Notre vision de l'avenir est claire: une Commission qui fournit un appui plus efficace aux priorités nationales des États, qui contribue à la mobilisation de l'appui politique, technique et financier nécessaire pour renforcer la cohérence du système des Nations Unies et qui permet à la consolidation de la paix d'être transformée en résultats concrets pour les communautés. El Salvador œuvrera de manière constructive à cette fin. Nous promouvrons un programme de consolidation de la paix axé sur la prévention, l'inclusion, les jeunes, la participation des femmes, le renforcement des institutions, la coopération régionale et la viabilité des efforts nationaux. Monsieur le Président, je saisis cette occasion pour insister sur le rôle fondamental du Fonds de consolidation de la paix. Il s'agit d'un outil catalyseur souple mettant l'accent sur le terrain. Dans le cas d'El Salvador, l'appui du Fonds a accompagné les efforts liés à la participation des jeunes, au renforcement du leadership des communautés, la prévention de la violence et la création d'occasions. Cela a également aidé à promouvoir la coopération transfrontière dans notre région, notamment face à la mobilité humaine, à la réintégration, à la cohésion sociale et à la coexistence pacifique. Ces efforts ne peuvent être pérennisés que si les capacités nationales et locales sont renforcées et s'il y a un appui international approprié, prévisible à long terme. C'est la raison pour laquelle nous estimons qu'il est essentiel de renforcer le lien stratégique entre la Commission et le Fonds, tout en préservant la souplesse et l'indépendance du Fonds. Une Commission mieux reliée aux résultats du Fonds peut aider à améliorer la visibilité de ses résultats. Elle peut aider à étendre les partenariats et à mobiliser les ressources en faveur des priorités nationales de consolidation de la paix. Par ailleurs, nous ne saurions ignorer l'écart entre les besoins croissants et les ressources disponibles. El Salvador se félicite du début du financement trimestriel conformément au mandat adopté par l'Assemblée générale. Cependant, nous convenons que ces contributions trimestrielles ne sauraient remplacer les contributions volontaires. La souplesse du Fonds, ses capacités de riposte et son impact catalyseur dépendent d'une base financière adéquate, durable et prévisible. Nous appelons donc au renforcement du financement de la consolidation de la paix, c'est un investissement stratégique dans la prévention, la stabilité et le développement durable. El Salvador continuera à œuvrer de manière constructive pour faire en sorte que la CCP et le Fonds de consolidation de la paix restent pertinents, utiles, des instruments proches des réalités au niveau du pays et des communautés qu'ils servent. Merci. GA · Président de séance [56:01]: Je remercie El Salvador. La parole est maintenant au Kenya. Kenya · Représentant [56:22]: Monsieur le Président, le Kenya félicite l'Allemagne pour sa coordination de la dixième Commission de consolidation de la paix et se félicite de la présidence du Maroc. Nous remercions l'ex-présidence pour ce rapport complet sur les activités de la commission lors de son mandat. Nous saluons le rapport du secrétaire général sur le Fonds de consolidation de la paix. Les rapports sont une évaluation précieuse des progrès réalisés pour faire avancer le programme de pérennisation de la paix et fournissent des réflexions précises sur l'évolution du rôle de la CCP et du Fonds de consolidation de la paix pour promouvoir le programme de consolidation et de pérennisation de la paix. Il y a trois événements positifs. Premièrement, on est passé clairement de la réaction aux crises à la prévention. Davantage de pays sont chefs de file avec leur propre stratégie de prévention, avec le soutien de la CCP et du Fonds de consolidation de la paix, ce qui souligne qu'une paix durable fonctionne mieux lorsque elle est poussée au niveau local. Deuxièmement, on met davantage l'accent sur des facteurs qui reflètent véritablement la paix pérenne, tels que la confiance, la cohésion sociale, l'inclusion, la résilience, malgré les difficultés à mesurer tout cela. Troisièmement, les partenariats se renforcent et sont plus inclusifs. La coopération s'améliore entre les institutions. Il y a davantage de participation des partenaires financiers, des femmes et des jeunes. et des artisans locaux de la consolidation de la paix, ce qui crée un système de consolidation de la paix plus connecté et efficace. Par ailleurs, le rapport nous rappelle que dans l'environnement d'aujourd'hui, il y a de plus en plus de contraintes financières. Il reste des difficultés importantes malgré la demande incessante d'un appui à la consolidation de la paix et d'investissements basés sur des données. En outre, Il y a des progrès, mais il n'y a pas toujours des changements correspondants pour ce qui est du financement, de la prise de décision. Les acteurs locaux continuent à avoir du mal à évaluer l'appui, même s'ils sont aux avant-postes de la prévention et de la consolidation de la paix. En outre, cela montre l'importance de la prévention, et c'est l'un des principaux défis de l'architecture de consolidation de la paix, d'autant plus que alors qu'il y a des ressources limitées et qu'il y a une demande de croissance d'investissement basée sur les données. En tant que membre de la CCP, le Kenya reste engagé à promouvoir des approches concrètes, inclusives et durables en matière de consolidation de la paix et de pérennisation de la paix au niveau national, régional et international. Nous participons activement aux travaux de la Commission. en partageant notre expérience et les enseignements tirés en matière de prévention des conflits et d'édification de la résilience et processus de consolidation de la paix pris en main au niveau national. Nous contribuons également à des délibérations sur la prévention de l'inclusion, le financement de la consolidation de la paix et de l'examen 2025 de l'architecture de la consolidation de la paix. Nous avons également coordonné plusieurs manifestations parallèles lors de la semaine inaugurale de consolidation de la paix. Alors que nous tournons vers la mise en œuvre des résolutions d'examen 2025 de l'architecture de la Constitution de la paix, il y a trois priorités particulières. Premièrement, renforcer les efforts visant à élaborer des cadres plus robustes pour mesurer la prévention, la résilience, la cohésion sociale et la confiance dans les institutions. Deuxièmement, étendre des financements directs prévisibles et souples pour des priorités de construction de la paix appropriées au niveau national et pour des infrastructures locales pour la paix, y compris les initiatives dirigées par les femmes et les jeunes. Troisièmement, Renforcer les partenariats dans le système des Nations unies, les organisations régionales et infrarégionales, les institutions financières internationales, la société civile, les universités et les secteurs privés pour appuyer les objectifs déterminés au niveau national en matière de consolidation de la paix. En dernier ressort, le succès de l'architecture de consolidation de la paix sera mesuré à l'aune de nos capacités à transformer nos engagements en appui concret à la prévention, l'appropriation locale et la paix durable, en particulier pour les communautés les plus touchées par les conflits et les situations de fragilité. Le Kenya reste engagé avec tous les États membres et parties prenantes pour promouvoir ces objectifs. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:01:16]: Je remercie le Kenya. La parole est maintenant Au Qatar. Qatar · Représentant [1:01:33]: Merci, Monsieur le Président. Nous vous remercions d'avoir organisé cette importante réunion qui nous donne l'occasion de renouveler nos engagements partagés pour consolider la paix. Nous souscrivons à la déclaration prononcée au nom des pays du CCG et nous saluons le rapport sur ce point. Monsieur le Président, le Qatar est fier d'être membre de la CCP. 2023-2024 de notre mandat, nous avons œuvré aux objectifs de la Commission. Nous croyons au rôle important du Fonds de conciliation de la paix. Nous avons contribué à hauteur de 200 000 $ entre 2023 et 2024. Les efforts de la Commission sont conformes à nos efforts visant à pérenniser la paix. Le rapport du secrétaire général est l'occasion de faire le bilan des réalisations de ces deux dernières années et de renforcer l'architecture de consolidation de la paix alors que nous faisons face à des défis complexes. Le rapport réitère que la consolidation de la paix, ce n'est pas seulement l'action après le conflit, c'est un continuum qui nécessite des investissements dans la prévision, dans la prévention, la résilience, les causes profondes des conflits grâce à une approche globale alliant la paix et la sécurité. les droits humains et le développement. Ces investissements sont moins coûteux que le fait de gérer les conflits une fois qu'ils ont éclaté. Partant, le Qatar mène une politique étrangère basée sur la médiation et le règlement des conflits par des moyens pacifiques. Vu l'augmentation des conflits dans le monde, le Qatar a intensifié ses efforts de médiation en partenariat avec les partenaires du monde entier, conformément à nos efforts visant à parvenir à une paix durable. Le succès des efforts de médiation doit être suivi par des mesures au niveau national, de manière à prévenir la répétition des conflits. Nous nous félicitons de l'examen de l'architecture de consolidation de la paix en 2025, cette semaine de la consolidation de la paix et la possibilité de mener un dialogue et un échange de vues. Pour conclure, nous réitérons notre engagement à coopérer avec la CCP et le Fonds de consolidation de la paix. En 2030, il y aura un examen conformément au pacte pour l'avenir que nous avons adopté. Merci. GA · Président de séance [1:04:10]: Je remercie le représentant du Qatar pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la République dominicaine. Dominican Republic · Représentante [1:04:31]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Merci beaucoup de m'avoir accordé l'usage de la parole. C'est un honneur pour moi que de prendre la parole devant vous aujourd'hui. Nous remercions le Secrétaire général qui a présenté son rapport annuel sur la Commission de consolidation de la paix à l'occasion de sa 19e session. Nous nous félicitons également du rapport sur le Fonds pour la consolidation de la paix. Nous prenons note des recommandations qui y figurent. Monsieur le Président, la République dominicaine se félicite du travail accompli par la Commission de la consolidation de la paix pour renforcer sa fonction de lien, de conseil et son rôle fédérateur puisqu'elle réunit plusieurs organes des Nations unies. La Commission continue ainsi d'être une plateforme fondamentale, elle réunit les États membres Elle est liée au système des Nations unies. Elle réunit également les institutions financières internationales, les organisations régionales et les organisations sous-régionales, la société civile et des acteurs locaux en soutien aux priorités nationales en matière de consolidation de la paix. Nous avons constaté l'incidence positive de la Commission et du Fonds pour la consolidation de la paix dans l'accompagnement qui est fourni aux pays et qui par ce mécanisme ont à disposition un mécanisme ouvert, crédible et impartial pour partager leurs difficultés et leurs avancées. Sur la base justement de ces avancées, nous devons renforcer les partenariats de coopération entre l'Assemblée générale, l'ECOSOC et le Conseil de sécurité afin de garantir un accompagnement plus durable dans la durée, plus cohérent. de ces pays. La prévention, Monsieur le Président, doit continuer d'occuper un rôle central dans le travail que nous menons bien. Intervenir dans le domaine de la prévention, ça veut dire renforcer les capacités nationales, ça veut dire promouvoir la cohésion sociale, ça veut dire traiter les causes profondes des conflits et éviter que les risques existants ne se transforment en des crises de plus grande envergure. Nous nous félicitons du fait qu'au cours de cette session aient été avancées des stratégies nationales de prévention et des approches qui ont pour but de renforcer la résilience des communautés et des approches qui ont pour but de renforcer la gouvernance, de l'ouvrir à tous et de réduire la violence. Ceci confirme que la consolidation de la paix ne doit pas se limiter à une étape post-conflit, mais doit accompagner les pays depuis les premiers symptômes d'un risque. Le financement, Monsieur le Président, continue d'être une priorité. La République dominicaine tient à rappeler le rôle catalyseur que le Fonds pour la consolidation de la paix joue. Nous saluons les avancées vers un financement plus prévisible et plus durable. Ceci étant dit, il est nécessaire de redoubler d'efforts pour garantir que des ressources suffisantes seront mises à disposition qui permettront de préserver et de consolider les avancées obtenues. Il est tout aussi fondamental de continuer de renforcer le rôle des femmes et des jeunes dans la consolidation de la paix. Nous nous félicitons des avancées dont fait état le rapport en la matière et les efforts que déploie la Commission pour intégrer de manière plus systématique les programmes Femmes, paix et sécurité et Jeunes, paix et sécurité. Ceci étant dit, il est indispensable de renforcer le financement des initiatives menées à bien par ces groupes afin de garantir une participation pleine et significative de ceux-ci. Pour conclure, Monsieur le Président, la République dominicaine réitère son soutien aux efforts ayant pour but de renforcer la Commission de consolidation de la paix et réaffirme sa volonté de renforcer le mécanisme de consolidation de la paix de manière à ce que celui-ci puisse mieux répondre aux priorités nationales. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:08:28]: Je remercie la représentante de la République dominicaine pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Bangladesh. Bangladesh · Représentant [1:08:50]: Monsieur le Président, à l'entame de mon propos, permettez-moi de vous remercier d'avoir organisé ce débat conjoint très important. Nous avons célébré le mois dernier la première semaine annuelle de la consolidation de la paix. Nous continuons de faire de la sensibilisation en matière de consolidation de la paix et de pérennisation des efforts de paix. Le Bangladesh contribue aux opérations de maintien de la paix depuis longtemps. Nous en sommes très fiers. Nous travaillons avec tous nos partenaires, par-delà notre contribution aux opérations de maintien de la paix, nous travaillons avec tous nos partenaires pour renforcer l'efficacité de la consolidation de la paix au niveau des Nations unies. Nous célébrons le 20e anniversaire du mécanisme de consolidation de la paix. dans le cadre du processus de réforme 1080, je tiens à souligner les points suivants. Tout d'abord, l'appropriation nationale doit continuer d'être la pierre angulaire de la consolidation de la paix. Nous voulons que la CCP, la Commission de la consolidation de la paix, poursuive, continue de jouer son rôle conformément aux besoins locaux, aux priorités nationales, en réunissant, favorisant la participation de tous les acteurs au débat. Ce faisant, la priorité doit aller à la création d'emplois. Il est important de lier les industries présentes au niveau local avec les filières d'approvisionnement internationales et de créer des contextes propices à la création d'emplois décents, y compris pour les femmes et les jeunes. Deuxièmement, des partenariats dignes de ce nom entre les acteurs nationaux, le système des Nations unies, le secteur privé, la société civile, les organisations régionales, les institutions financières internationales. Ces partenariats sont fondamentaux pour soutenir les efforts de consolidation de la paix sur le terrain. Troisièmement, étant donné les coupes budgétaires actuelles, nous devons déployer davantage d'efforts pour mobiliser des ressources, et ce, de manière novatrice. En tant que défense, soutien et défenseur du Fonds pour la consolidation de la paix, nous encourageons davantage d'États membres à accroître leur soutien au Fonds. de manière à lui permettre de mieux répondre à une demande croissante. Ensuite, quatrièmement, davantage de soutien est nécessaire au programme Femmes, Paix et Sécurité et Jeunes, Paix et Sécurité si nous voulons renforcer les approches qui ont été les nôtres, approche générale en matière de consolidation de la paix, de pérennisation de la paix. Enfin, nous voulons veiller à ce que les recommandations découlant de l'examen du mécanisme ou du dispositif de consolidation de la paix soient appliquées ou débouchent sur des actions concrètes. En guise de conclusion, nous réaffirmons notre volonté de travailler de manière constructive au renforcement de l'efficacité de la Commission et au renforcement de son impact par la mise en œuvre de l'examen du dispositif ou du mécanisme de consolidation de la paix, examen de 2025. Merci. GA · Président de séance [1:11:45]: Je remercie le représentant du Bangladesh pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la Somalie. Somalia · Représentant [1:12:02]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les Délégués, à l'entame de ce propos, permettez-moi de me féliciter de la tenue de ce débat annuel de l'Assemblée Générale sur la consolidation de la paix et la pérennisation de celle-ci. Nous félicitons d'ailleurs la présentation du rapport de la Commission de la consolidation de la paix. Nous la félicitons, elle a connu une année fructueuse, elle a permis de faire avancer les priorités en matière les priorités nationales en matière de consolidation de la paix, elle a œuvré au renforcement de la cohérence au niveau du système des Nations Unies. Elle a continué ainsi de prouver sa valeur en tant que plateforme de dialogue, de partenariat et d'accompagnement politique durable pour les pays qui sortent d'une situation de conflit. L'adoption des recommandations découlant de l'examen du dispositif de consolidation de la paix, examen 2025, est un jalon important qui permettra de renforcer l'architecture de consolidation de la paix au niveau des Nations Unies. Notre priorité doit maintenant être la mise en œuvre. La difficulté n'est plus seulement un problème de vision stratégique, mais bien plutôt d'application sur le terrain des engagements pris pour faire la différence pour les pays et les communautés. Monsieur le Président, l'expérience de la Somalie a réaffirmé un principe simple mais fondamental, à savoir qu'une paix durable ne peut pas être importée, elle ne peut pas être imposée. C'est quelque chose qui doit être intégré au niveau national, qui doit être dirigé et contrôlé au niveau national, qui doit également être maintenu dans la durée par les acteurs nationaux. Les efforts de consolidation de la paix sont les plus efficaces lorsqu'ils renforcent les institutions nationales, lorsqu'ils répondent aux priorités locales, lorsqu'ils favorisent l'émancipation des communautés et leur permettent de devenir des partenaires actifs de la construction de sociétés ouvertes et résilientes. La consolidation de la paix ne doit pas être considérée comme une activité qui commence après la fin du conflit. C'est un processus continu qui commence par la prévention, qui se poursuit par le biais de la gestion du conflit et qui est un processus qui reste fondamental lors des phases de développement et de redressement. Si nous voulons véritablement pérenniser la paix, nous devons aller, nous devons passer de la simple réaction à la prévention et dans les dans l'investissement dans la prévention. La prévention est l'instrument le plus efficace et le moins coûteux, l'investissement le plus judicieux que la communauté internationale peut réaliser. Cependant, la prévention ne bénéficie ni de l'attention politique, ni des ressources financières que pourtant elle mérite. Nous appelons donc à davantage de mobilisation politique, à des investissements plus conséquents et sur la durée, dans les investissements, dans les stratégies de prévention nationale avant que la crise n'éclate. Le financement est tout aussi important. La consolidation de la paix exige des ressources souples, prévisibles. qui doit être à disposition sur la durée, au-delà de cycles de projets à court terme. Nous réitérons donc notre soutien à un financement adapté et pérenne pour la consolidation de la paix, y compris par un soutien au Fonds de la consolidation de la paix et par le biais de partenariats plus forts avec les institutions financières et les acteurs du développement. Monsieur le Président, les Nations unies ont lancé un examen de toutes les formes d'opérations de maintien de la paix. qui a été prévu dans le pacte pour l'avenir. Nous avons la possibilité de renforcer le lien entre la prévention, la consolidation de la paix, le maintien de la paix et le développement durable. La consolidation de la paix ne doit pas être considérée comme une stratégie de sortie. Ça doit être intégré dès le départ dans l'action des Nations unies et doit être un élément central tout au long du cycle de la paix. La Commission de la consolidation de la paix a un rôle très important. Elle doit promouvoir la cohérence au niveau du système des Nations unies. Elle doit lier l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité, l'ECOSOC et les piliers environnement, humanitaire et développement. Renforcer son rôle est fondamental pour fournir un meilleur soutien aux pays vers une paix durable. En guise de conclusion, pérenniser la paix suppose de s'engager sur le long terme par le biais de partenariats en renforçant la confiance dans le contrôle au niveau national. La paix doit être basée sur des institutions, sur la justice et sur une dignité humaine. de manière à permettre, à jeter les bases du développement durable. Nous entendons continuer de travailler avec les États membres, la Commission de la consolidation de la paix et le système des Nations unies pour contribuer à la consolidation de la paix, à la pérennisation de celle-ci. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:16:43]: Je remercie le représentant de la Somalie. Je donne maintenant la parole à la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentant [1:16:51]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je remercie l'ancien président de la Commission de la consolidation de la paix, Donc les représentants du Maroc, notamment pour l'exposé qu'ils ont fait sur les activités de la Commission de la consolidation de la paix, celle-ci a commencé de travailler il y a 20 ans, depuis elle a adopté tout un travail, c'est une partie intégrante du système des Nations Unies, en 2025 a eu un examen du dispositif du dispositif de consolidation de la paix. Ceci a confirmé le rôle de la commission qui réunit tous les acteurs de la consolidation de la paix où ils peuvent donc lutter contre le doublon, joindre leurs efforts et garantir une utilisation plus judicieuse des ressources. L'un des éléments de cet examen, ça a été tout simplement le principe du consensus au niveau de la consolidation de la commission de la consolidation de la paix. Donc la vie de tous est prise en compte et ainsi donc la Commission travaille à la réalisation des intérêts de la communauté internationale. Monsieur le Président, si nous regardons le travail accompli au cours de l'année qui vient de s'écouler par la Commission, nous voudrions formuler les recommandations suivantes. Pour nous, donc, les formations régionales se sont avérées très utiles. Ainsi, en décembre 2025, sur, par exemple, le règlement des différents transfrontières, en Asie centrale ont permis de donner la parole aux pays de la région qui sont revenus tout simplement sur le règlement différik de leurs différents. Étant donné que c'est un problème pour tous les pays euh il est difficile de ne pas reconnaître l'importance de telles réunions. Les les formations pays permettent de débattre par exemple de pays comme le rôle des femmes et des jeunes. Euh le les débats sont plus précis Les débats thématiques, malheureusement, ne sont pas aussi efficaces puisqu'ils débouchent à la répétition de déclarations, de messages déjà connus. L'accent doit aller aux priorités des besoins nationaux, comme le confirme l'examen du dispositif de consolidation de la paix. les intérêts des pays qui sont soutenus doivent être pris en considération, même s'ils sont différents, même s'ils ne sont peut-être pas conformes, par exemple, aux priorités des bailleurs de fonds. C'est ainsi que la Commission de consolidation de l'APN sera amenée de mener à bien un travail de qualité. Elle pourra ainsi fournir des recommandations et s'écarter, par exemple, des approches politiquement correctes. Nous espérons que ceci permettra tout simplement de contribuer aux travaux de la consolidation de la paix. Une semaine a eu lieu sur la consolidation de la paix, c'est la première de ce type. Nous attirons votre attention sur le fait que Il est nécessaire d'accentuer les débats sur la consolidation de la paix et la prévention de ceux-ci. Après, il ne faut pas oublier que la responsabilité en matière de prévention des conflits va aux États. Ensuite, il est clair qu'en matière de financement, il faut accorder la priorité aux pays qui sortent d'une situation de conflit. En guise de conclusion, nous tenons à remercier le représentant, le président du Maroc, Monsieur Hilal, pour toutes les réalisations de la Commission. Nous sommes prêts à continuer de travailler et d'œuvrer pour garantir le succès de la Commission. Merci pour votre attention, Mesdames et Messieurs. GA · Président de séance [1:20:35]: Je remercie le représentant de la Fédération de Russie pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant des Philippines, s'il vous plaît. Philippines · Représentant [1:20:49]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, les Philippines remercient le Secrétaire général pour son rapport circonstancié sur les activités de la Commission de consolidation de la paix et du Fonds sur la consolidation de la paix. Ceci prouve que l'architecture de consolidation de la paix des Nations Unies a su évoluer au cours des 20 dernières années. La Commission réunit les acteurs pertinents et est une plateforme utile pour que les États puissent débattre et promouvoir des stratégies de promotion de la paix. par le biais du Bureau de soutien à la consolidation de la paix, par le biais du Fonds pour la consolidation de la paix. Le rôle consultatif de la Commission est un aspect important de son travail. Nous sommes fiers de contribuer au Fonds pour la consolidation de la paix. Nous avons également profité du soutien de ce Fonds pour oeuvrer donc au niveau national, les fonds pour la consolidation de la paix, le fonds pour la consolidation de la paix sont venus renforcer les efforts déployés au niveau national et ainsi euh consolider la paix, la pérenniser. Il faudrait importer sur trois, insister sur trois points. Tout d'abord, l'appropriation nationale doit être à la base des des efforts de consolidation de la paix. La région autonome de dans la zone musulman dans dans une zone musulmane de notre pays démontre l'importance de ces processus. C'est la raison pour laquelle nous demandons à la Commission de la consolidation de la paix de continuer d'être la vitrine des victoires à succès, des histoires à succès qui ont été enregistrées dans les différents pays du monde. Le rapport fait également état de la disparité existante entre la demande internationale en matière d'investissement de la paix et les ressources qui sont à disposition. Les Philippines appellent les partenariats à diversifier les sources de financement et à accroître les investissements, en particulier ceux qui vont aux initiatives menées à bien au niveau local par des femmes et des jeunes. Nous encourageons l'approfondissement des partenariats avec les banques multilatérales de développement, les institutions financières internationales et les organisations régionales. L'objectif doit être d'élargir la base de financement et la portée des projets. Ensuite, troisièmement, l'architecture ou le dispositif de consolidation de l'AP doit s'adapter aux menaces non traditionnelles. Nous prenons note par exemple des investissements consentis dans le domaine des changements climatiques. Les changements climatiques sont un démultiplicateur de la menace. Ils favorisent le déplacement des populations. En guise de conclusion, le rôle consultatif de la Commission de la consolidation de la paix au Conseil de sécurité comme à l'Assemblée générale doit plus être mobilisé. Ceci permettra de renforcer ou de promouvoir une plus grande cohérence au niveau du système des Nations Unies. Les Philippines continueront de travailler activement avec tous les États membres, avec leurs partenaires pour renforcer l'architecture de consolidation de la paix. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:23:52]: Je remercie le représentant des Philippines pour leur déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Estonie. Estonia · Représentant [1:24:10]: Monsieur. Le Président, l'Estonie souscrit à la déclaration prononcée par l'Union européenne et voudrait à titre national ajouter les éléments suivants. Tout d'abord, la première semaine de la consolidation de la paix a été une occasion de réfléchir à la consolidation de la paix, de réitérer notre volonté collective de soutenir la paix. Le vingtième anniversaire de la Commission de la consolidation de la paix et le Fonds de la consolidation de la paix du Secrétariat général nous rappellent le rôle très fondamental que joue la consolidation de la paix pour prévenir les conflits, renforcer la résilience et soutenir une paix pérenne. La consolidation de la paix est confrontée à de multiples défis qui sont liés entre eux. À nos yeux, notre capacité à s'adapter, à innover et à s'adapter à cette réalité en pleine évolution déterminera au final notre succès. d'ici à l'avenir, la prévention doit être un élément central. Nous devons investir dans la prévention des conflits, dans les alertes rapides, la médiation. Nous pensons que c'est la meilleure manière de pérenniser la paix. Les efforts de consolidation de la paix doivent être contrôlés et dirigés au niveau national, doivent être basés sur des partenariats au niveau du système des Nations unies, entre le système des Nations unies, les organisations régionales, les institutions financières internationales, la société civile et le secteur privé. alors que les besoins explosent et que les ressources se réduisent, un financement prévisible sur la durée de la consolidation de la paix est un élément fondamental. Nous contribuons, en ce qui nous concerne, au Fonds pour la consolidation de la paix sur une base annuelle et nous finançons le Département des affaires de paix et de consolidation de la paix. Monsieur le Président, La mise en œuvre des recommandations découlant de l'examen du dispositif de consolidation de la paix est fondamentale. Nous avons activement contribué à ce processus. L'examen des opérations de la paix et cet exercice auquel nous sommes livrés en 2025 permettra de revoir l'approche des Nations unies en matière de prévention des conflits et de règlement de ceux-ci. Ceci est particulièrement important étant donné le contexte budgétaire actuel austère et l'initiative ONU 80. C'est d'autant plus nécessaire alors que le mécanisme de de consolidation de la paix est sous pression. Le rôle du Conseil de sécurité reste tout aussi important et indispensable. Cependant, le Conseil de sécurité, comme vous le savez, n'est pas à même en ce moment d'agir avec efficacité. Un membre permanent du Conseil de sécurité, la Fédération de Russie, qui a pour responsabilité de maintenir la paix et la sécurité à l'international, est au contraire devenu une menace pour celle-ci en menant une guerre coloniale d'agression à l'encontre de l'Ukraine. Pour la quatrième année consécutive, la Fédération de Russie a été inscrite sur la liste noire concernant les enfants et les conflits armés et maintenant figure également dans le rapport sur la violence liée à la violence sexuelle liée au conflit. C'est la raison pour laquelle nous demandons la suspension de la Fédération de Russie. Nous demandons Nous précisons également que des mandats de maintien de la paix clairs sont le meilleur outil pour prévenir les conflits, pour pérenniser la paix et faire face aux menaces en matière de paix et de sécurité internationales. C'est la raison pour laquelle nous avons contribué aux efforts de maintien de la paix des Nations Unies, compris par le biais de contributions en contingents et en personnel de police aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Moyen-Orient. Merci. GA · Président de séance [1:27:32]: Je remercie la représentante de l'Estonie pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de la Chine. China · Représentant [1:27:51]: Monsieur le Président, la Chine salue l'Allemagne qui a présidé l'année dernière la Commission de la consolidation de la paix et nous appuyons le Maroc en tant que président de la commission de la consolidation de la paix cette année. Nous remercions également le secrétaire général sur euh le rapport annuel sur le travail accompli par la commission et le fond pour la consolidation de la pénis. C'est le grand cette année le vingtième anniversaire de la création de la commission de la du dispositif de consolidation de la paix. Ces vingt dernières années euh ce mécanisme a joué un rôle fondamental, il a permis de coordonner les efforts, de coordonner donc les efforts euh post-conflit euh à l'heure actuelle le panorama sécuritaire international est marquée par des tensions, par des conflits géopolitiques. L'année 2025 a ainsi été l'année qui a enregistré le plus grand nombre de conflits armés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La consolidation de la paix reste une tâche difficile. Nous devons donc saisir l'occasion que nous offre l'adoption de la résolution sur l'examen du mécanisme de consolidation de la paix, de manière à mieux servir les pays et les communautés concernés. Je vais faire quatre observations. Il est important de respecter le principe d'appropriation nationale. Les pays concernés ont responsabilité première en matière de paix et de développement au niveau national. La souveraineté nationale et l'appropriation nationale doivent être respectées dans tous les efforts de consolidation de la paix. La Commission de la consolidation de la paix doit garantir la communication, une communication transparente avec les pays, de formuler des recommandations sur la base des priorités de leurs besoins, de leurs objectifs en matière de développement et doivent les engager sur la voie d'un développement qui est adapté à leur réalité. Ensuite, nous devons promouvoir la paix par le biais du développement. Tout conflit, tout conflit ont pour cause la pauvreté, l'injustice et l'échec des systèmes de gouvernance en développement. Il ne saurait y avoir de paix pérenne. Dans la consolidation de la paix, nous devrons accorder la priorité au développement et accorder la priorité au financement des activités d'éducation, de réduction de la pauvreté, en matière de santé et de services publics, de manière à ce que les gens puissent comprendre la valeur de la paix et plus d'espoir vis-à-vis de la paix. Ceci aidera les pays à jeter les bases économiques et sociales d'une paix pérenne. Ensuite, troisièmement, la Commission de la consolidation de la paix doit continuer d'améliorer ses méthodes de travail. La Commission devrait continuer de travailler sur la base du consensus, de jouer son rôle fédérateur et son rôle consultatif et aider à mobiliser les synergies au niveau du système des Nations unies, au niveau des organisations internationales et au niveau des institutions financières internationales en mobilisant leurs avantages comparatifs respectifs. La Semaine de la consolidation de la paix a donné lieu à toute une série d'activités dont nous pouvons tirer des enseignements pour améliorer les méthodes de travail et pour améliorer l'exécution sur le terrain tout en garantissant la prévisibilité et la cohérence dans le travail accompli. Quatrièmement, des efforts doivent être déployés pour mettre en place un système de financement pérenne. Le Fonds pour la consolidation de la paix continue d'appuyer la consolidation de la paix dans différents pays. Les projets financés progressent bien dans l'ensemble. L'année dernière, l'Assemblée générale a approuvé un mécanisme de un mécanisme de financement par le budget ordinaire. Nous espérons qu'un rapport pourra être présenté par le secrétaire général à l'Assemblée générale sur l'utilisation de ces contributions ordinaires pour financer ce fonds. Les contributions volontaires restent la principale source de financement du fonds. Nous appelons les pays qui sont en train de le faire d'accroître leur contribution. Nous appuyons également un élargissement des canaux de financement de la consolidation d'AP. Nous demandons ce que l'on travaille davantage avec les banques régionales de développement, les institutions financières internationales pour mobiliser leurs avantages comparatifs en matière de technologie, de financement et d'expérience et en les mettant en conformité avec les objectifs, les besoins en matière de consolidation de la paix des pays. Une utilisation plus judicieuse du système de distribution du fonds, un renforcement des mécanismes de contrôle est également nécessaire pour veiller à ce que les ressources profitent véritablement aux populations qui en ont besoin. La Chine a toujours défendu et contribue aux opérations de maintien de la paix et aux activités de consolidation de la paix. Nous avons toujours aidé les pays en situation de post-conflit en matière de redressement, de reconstruction. Nous avons Nous avons aidé également dans le domaine du développement de concert avec la communauté internationale. Nous sommes prêts à continuer de faire avancer la mise en œuvre des résultats de l'examen du dispositif de consolidation de la paix et contribuer de manière plus générale à la cause du maintien de la paix. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [1:32:11]: Je remercie le représentant de la Chine. La parole est maintenant au Timor-Leste. Timor-Leste · Représentant [1:32:31]: Monsieur le Président, Excellence, le Camerounais je te remercie la CCP de son rapport ainsi que le secrétaire général pour ses évaluations en France des défis et des occasions du fond, la consolidation de la paix alors que nous célébrons le vingtième anniversaire de l'architecture de consolidation de la paix. On voit que pérenniser la paix veut dire pérenniser les investissements dans la prévention, les institutions appropriées au niveau national, les bons partenariats, ressources. Le message central du Secrétaire général, c'est que la communauté internationale est confrontée à un écart croissant entre l'ampleur des problèmes mondiaux et les ressources que nous affectons à la prévention. Cet écart n'est pas théorique, il définit déjà la vie de millions de personnes. En outre, Si nous n'agissons pas de manière décisive, il continuera à s'élargir. Nous nous félicitons des efforts de la CCP visant à renforcer ses rôles consultatifs et mobilisateurs en promouvant des stratégies de prévention nationales et autres stratégies à l'ONU et au-delà. Nous saluons le fait que la Commission mette l'accent de plus en plus sur la cohésion sociale, la coopération Sud-Sud et triangulaire et la coopération avec les organisations régionales. et les institutions financières internationales, ces priorités montrent l'approche intégrée nécessaire pour édifier et pérenniser la paix. Notre propre expérience nationale démontre que lorsque les communautés sont cheffes de file, lorsque les institutions sont renforcées, quand les jeunes et les femmes définissent les priorités nationales, la paix est non seulement possible, Elle se concrétise, mais l'avertissement du secrétaire général sur le financement doit être pris au sérieux. Les contributions nationales continuent à diminuer alors même que la demande mondiale augmente. Cet écart n'est pas durable. La prévention ne peut pas seulement dépendre de la bonne volonté. Les contributions statutaires sont importantes, nous saluons le rôle des chefs de file des États membres en rendant cette évolution possible. Cependant, les contributions statutaires seules doivent être complétées par tous les partenaires. Si nous attendons du Fonds de constitution de la paix qu'il fournisse un élan catalyseur, nous devons fournir des ressources catalysatrices. Nous voulons que l'orientation du Fonds soit alignée sur le pacte de l'avenir reposant sur les réalités auxquelles sont confrontés les pays aux avant-postes de la fragilité. Nous encourageons davantage de partenariats avec les organisations régionales, les institutions financières internationales, un appui plus important aux initiatives transfrontières et la poursuite des investissements dans les mesures de prévention de résilience, présentement au niveau national, les capacités nationales. C'est la base d'une paix durable, il faut la renforcer et non pas la diluer à l'avenir. Alors que nous mettons en œuvre les résultats de l'examen de 2025, nous devons continuer à renforcer le rôle complémentaire entre la CCP et le Fonds. Ensemble, ils aident à promouvoir la prévention au niveau national et les efforts de consolidation de la paix tout en renforçant les capacités des Nations Unies à pérenniser la paix. Nous réaffirmons notre plein appui au Fonds de consolidation de la paix à l'appel du secrétaire général à faire en sorte que les ressources soient à la hauteur des ambitions. Nous sommes prêts à œuvrer avec tous les États membres pour faire en sorte que la CCP et le Fonds restent efficaces, complémentaires et tournés vers l'avenir pour l'architecture de consolidation de la paix des Nations Unies pour apporter la stabilité, la résilience et l'espoir que méritent nos communautés. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:36:23]: Je remercie le représentant du Timor-Leste. Chers collègues, nous avons entendu le dernier orateur dans le débat sur ce point. Puis-je considérer que l'Assemblée souhaite achever son examen des points 28, 62 et 111? Il en est ainsi décidé. Chers collègues, l'Assemblée va reprendre du point 38 de l'ordre du jour intitulé "Nécessité de mettre un terme à l'embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique à Cuba", afin d'entendre les orateurs restants pour ce débat. Je donne maintenant la parole à l'État de Palestine. State of Palestine · Représentant [1:37:42]: Monsieur le Président, l'État de Palestine souscrit à la déclaration prononcée au nom du G77 et de la Chine, du Mouvement des Non-Alignés et l'Organisation de la coopération islamique. C'est un honneur pour moi de participer à cet important débat au titre du point 38 de l'ordre du jour au nom de l'État de Palestine. L'État de Palestine réaffirme sa pleine solidarité avec la République de Cuba et son peuple face à l'embargo économique, politique et financier prolongé qui continue à être imposé par les États-Unis et nous rejoignons l'immense majorité des nations et appelons à la levée immédiate de cet embargo injuste qui depuis plus de 60 ans a infligé de terribles pertes, d'immenses difficultés au peuple cubain. Alors que l'État de Palestine continue à souffrir les terribles impacts économiques, sociopolitiques, environnementaux, des droits de l'homme, de l'occupation israélienne illégale aggravée par l'agression israélienne sur le lâche contre notre peuple, y compris un blocus de Gaza qui dure depuis une décennie et de graves restrictions sociales et économiques en matière de déplacement dans la Palestine occupée. Tout cela est en violation du droit international et nous réitérons notre ferme opposition à l'embargo punitif et aux mesures coercitives unilatérales imposées à Cuba. Ces mesures vont à l'encontre des principes du multilatéralisme, elles diluent l'esprit de coopération internationale consacré par l'ONU et mettent à mal les règles et normes du droit international. L'Etat de Palestine regrette donc la poursuite de l'imposition de l'embargo contre Cuba ainsi que toute menace d'agression militaire contre ce pays. Nous rejoignons la communauté internationale en appelant à la mobilisation de toute urgence et l'accélération du dialogue politique pour mettre un terme à cet embargo et pour permettre un commerce et une activité économique normale sans entrave pour Cuba qui sont indispensables pour parvenir au développement durable, à la prospérité et à la stabilité à Cuba, en particulier alors qu'il y a une instabilité internationale croissante, tout comme des vulnérabilités économiques. Nous exhortons à entreprendre de sérieux efforts pour mettre en œuvre les résolutions de l'Assemblée générale adoptées chaque année depuis plus de trois décennies qui appellent à la fin de l'embargo imposé à Cuba. conformément au droit international et dans le plein respect de la souveraineté et de l'indépendance des Etats et de la liberté de commerce et de navigation. L'Etat de Palestine réaffirme une fois de plus son appui sans ambages à tous les efforts diplomatiques visant à mettre un terme à cet embargo qui continue à mettre à mal les droits du peuple cubain, y compris leur droit à l'autodétermination, et au développement. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:41:16]: Je remercie le représentant de l'État de Palestine. La parole est maintenant à l'Inde. India · Représentant [1:41:36]: Monsieur le Président, tout protocole observé, il ne fait aucun doute que la poursuite de l'existence de l'embargo en contravention de l'opinion dominante exprimée de manière répétée par l'Assemblée générale, met à mal le multilatéralisme et la crédibilité de l'ONU elle-même. Chaque année, l'Assemblée générale rejette l'imposition de lois et règlements qui ont un effet extraterritorial, ainsi que d'autres formes de mesures économiques nocives qui ont des incidences négatives sur le progrès et la prospérité des peuples partout dans le monde. L'Assemblée a également appelé tous les États à s'abstenir de promulguer et d'appliquer des lois et des mesures qui doivent être annulées, ayant des effets extraterritoriaux sur la souveraineté d'autres États, conformément à leurs obligations au titre de la Charte des Nations unies et du droit international. En tant que plus grande démocratie du monde, l'Inde considère que le multilatéralisme est un article de foi. C'est pourquoi, comme d'autres, nous appelons à la fin des embargos de cette nature qui vont à l'encontre de la pleine jouissance du développement socio-économique des populations des pays touchés, en particulier les femmes et les enfants. Ces mesures empêchent également la réalisation des droits humains, y compris les droits au développement, à l'alimentation, à l'éducation et aux soins de santé. Les rapports multiples du secrétaire général ont montré quels sont les effets négatifs de l'embargo sur les efforts de développement du peuple cubain, y compris les progrès visant à parvenir aux ODD. En adoptant le programme à l'horizon 2030 de développement durable en 2015, les dirigeants du monde entier ont exhorté tous les États à s'abstenir de mesures économiques, financières, commerciales ou autres qui ne sont pas conformes au droit international et à la Charte des Nations unies. Malgré ces contraintes, Cuba a continué à apporté d'importantes contributions dans plusieurs secteurs. Son expertise et ses efforts en matière de soins de santé lui ont permis de riposter de manière efficace à la pandémie de Covid-19, pas seulement dans le pays, mais également à l'international, en déployant des professionnels de la santé vers les pays qui en avaient besoin. Et cela mérite d'être salué. Les contacts entre peuples ont un immense potentiel pour promouvoir davantage de compréhension entre les nations. Le peuple de Cuba a beaucoup à apporter à la communauté internationale. Pour ce faire, la communauté internationale doit intensifier ses efforts visant à promouvoir un environnement exempt de sanctions et d'embargos. L'Inde espère que l'embargo sera levé très rapidement. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [1:44:50]: Je remercie le représentant de l'Inde. La parole est maintenant au Bélarus. Belarus · Représentant [1:45:08]: Monsieur le Président, chers collègues, la délégation du Bélarus se joint à la déclaration au nom du groupe d'amis de la protection de la Charte et la délégation de l'Ouganda au nom d'autres États. La position du Bélarus est bien connue, elle est inchangée. Les mesures de coercition universelle contre des États souverains sont inadmissibles. Il s'agit d'une violation directe des normes du droit international et de ses principes fondamentaux. Cela met à mal le système multilatéral et les relations civilisées entre États. Un exemple criant de cette pratique nocive, c'est la poursuite du blocus commercial, financier, économique contre Cuba. L'objectif de ce blocus, c'est de forcer un État souverain, membre de l'ONU, dont le peuple a conquis sa liberté et son indépendance, à modifier son système politique intérieur, à renoncer à ses principes fondamentaux de son existence, à son idéologie, en fin de compte, à sacrifier sa liberté. Cela n'est-il pas une tentative directe d'asservissement? Rejetons catégoriquement cette pratique qui est inadmissible dans les relations internationales. En outre, la poursuite du blocus contre Cuba contredit non seulement les règles juridiques, mais également les principes d'humanité et de morale. Les chiffres, plusieurs fois présentés par la délégation cubaine, sur l'augmentation de la mortalité infantile et de personnes malades qui n'ont pas d'aide médicale, sont plus éloquents que tout appel au respect des droits humains. Nous sommes certains que aucune rhétorique ne peut reposer sur la mort d'enfants innocents. Et on ne peut pas faire quoi que ce soit à ce prix. L'ONU, à travers ses Etats membres comme à travers ses organes et le secrétaire général, doit évaluer ces actes inamicaux qui contredisent les principes objectifs de notre organisation. La manière dont l'ONU réagira à la poursuite de destruction de la souveraineté d'un Etat, montrera quelle est l'efficacité et la viabilité de l'ONU. La Biélorussie a toujours défendu le droit de chaque État de défendre son propre modèle de développement. La contrainte économique et politique comme méthode de pression sur un État souverain n'a rien de commun avec le concept moderne de relations civilisées entre États. Nous appelons la levée complète et irréversible du blocus économique, financier et commercial contre Cuba. Nous espérons vraiment la reprise d'un dialogue bilatéral constructif entre Cuba et les États-Unis dans un esprit de respect mutuel et de règlement pacifique des différends. Je vous remercie de votre attention. GA · Président de séance [1:48:06]: Je remercie le représentant du Bélarus. La parole est maintenant à Israël. Israel · Représentant [1:48:25]: Merci, Monsieur le Président. Suite à notre vote, Israël réaffirme son appui aux États-Unis et à son engagement visant à promouvoir la démocratie, les droits humains et la reddition de comptes à Cuba. Toute véritable discussion sur la situation du peuple cubain doit prendre en compte la pleine réalité et prendre en compte les divers facteurs qui ont défini les circonstances actuelles. Depuis des décennies, le peuple cubain affronte les conséquences d'échecs des politiques économiques, de difficultés systémiques, de la corruption, de la poursuite des restrictions des libertés fondamentales. Ces réalités ont limité les occasions économiques, entravé la prospérité et contribué aux difficultés que connaît le peuple cubain aujourd'hui. Les difficultés que connaît Cuba ne sont pas seulement de nature économique, mais également politique. Le régime cubain, depuis des décennies, limite le pluralisme politique, la liberté d'expression, la liberté de réunion et réprime les voix qui demandent davantage d'ouverture et de réformes. Le respect des droits fondamentaux et des libertés fondamentales doit rester au cœur de toute discussion sur l'avenir de Cuba. La communauté internationale doit traiter cette question d'un point de vue global. relever les défis du peuple cubain nécessite de reconnaître le rôle des politiques et décisions nationales qui nuisent à leur capacité de pleinement exercer leurs droits et réaliser leur potentiel. La communauté internationale doit également ne pas oublier le comportement de Cuba au-delà de ses frontières. Le régime cubain continue à avoir des liens étroits avec des gouvernements autoritaires et des acteurs qui contestent les valeurs démocratiques et la stabilité internationale. Plus récemment, des signalements concernant le recrutement de Cubains pour appuyer la guerre de la Russie contre l'Ukraine ont provoqué de graves préoccupations. Soyons clairs, la position d'Israël vise les politiques et mesures du régime cubain, pas le peuple cubain. Le peuple cubain mérite la liberté, la dignité, des possibilités économiques et la capacité de définir son propre avenir. Israël continue à espérer que Cuba, un jour, acceptera la démocratie, le respect des droits humains et l'état de droit. Quand ce jour viendra, Israël sera prêt à approfondir sa coopération avec une Cuba démocratique et à aider le peuple cubain à édifier un avenir plus libre et prospère. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:50:48]: Le représentant d'Israël. La parole est maintenant au Lesotho. Lesotho · Représentant [1:51:07]: Monsieur le Président, le Royaume du Lesotho souscrit aux déclarations prononcées par l'Uruguay au nom du G77, de la Chine, l'Ouganda au nom du Mouvement des Non-Alignés et le Mali au nom du groupe africain. Le Royaume du Lesotho saisit cette occasion pour renouveler son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, en particulier le respect de l'égalité souveraine des États, le règlement pacifique des différends et la promotion et la protection des droits humains. Alors que nous nous réunissons aujourd'hui, le Lesotho note avec préoccupation les difficultés humanitaires découlant de l'embargo économique, financier et commercial contre Cuba, y compris leurs conséquences sur l'accès aux soins de santé, l'éducation, les services essentiels, l'eau et l'assainissement, la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en énergie et le bien-être des populations vulnérables. Le bien-être et la dignité de toutes les personnes doivent rester au cœur de nos efforts collectifs. Nous estimons que des solutions durables aux règlements internationaux peuvent être trouvées grâce à un dialogue constructif, au respect mutuel, au respect du droit international et de véritables contacts multilatéraux. À cet égard, les autorités italiennes sont en appui à un ordre international basé sur les règles reposant sur les objectifs et principes de la Charte. Monsieur le Président, Le Lesotho appelle à la levée de cet embargo économique, financier et commercial contre Cuba afin de permettre au peuple cubain de réaliser son développement. Alors qu'il y a une augmentation des tensions mondiales, il est impératif que tous les États membres s'abstiennent d'actes qui pourraient provoquer une escalade des tensions et qu'au contraire, ils s'efforcent de promouvoir la paix, la stabilité, le développement et la réalisation des droits humains pour tous. Dans cet esprit de multilatéralisme, le Lesotho encourage la poursuite des contacts à travers les canaux diplomatiques. Nous appuyons les efforts visant à promouvoir la compréhension mutuelle, la coopération et les solutions mutuellement bénéfiques, conformément au droit international et aux objectifs des Nations unies. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [1:53:23]: Je remercie le représentant du Lesotho. La parole est maintenant pour le Bangladesh. Bangladesh · Représentant [1:53:45]: Monsieur le Président, nous nous félicitons de l'organisation de ce débat. Nous souscrivons à la déclaration prononcée par le G77 et la Chine, par celle de l'UNAM et de l'OCI. Nous réitérons notre position de principe contre l'embargo économique, commercial et financier imposé à Cuba. ces mesures coercitives unilatérales ne sont pas conformes aux principes de la Charte des Nations Unies, y compris le respect du droit international, la souveraineté, l'intégrité territoriale et du règlement pacifique des différends. Depuis plus de 60 ans, cet embargo a eu des conséquences négatives sur la vie et les moyens de subsistance du peuple cubain, y compris son accès à des biens et services essentiels. Nous soulignons que l'accès à la nourriture, aux médicaments, à l'énergie, aux technologies, aux financements pour le développement ne doivent jamais être entravés. Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que ces mesures entravent la réalisation du droit au développement. La population générale est celle qui souffre le plus. Le Bangladesh reconnaît la contribution depuis longtemps de Cuba à la coopération Sud-Sud, y compris dans le secteur sanitaire. Nous sommes solidaires avec le peuple cubain cette période difficile. Pour conclure, Monsieur le Président, nous réitérons notre appel à la levée de cet embargo. Les différends et les litiges doivent toujours être réglés par le dialogue, la diplomatie et d'autres moyens pacifiques. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:55:17]: Je remercie le représentant du Bangladesh. La parole est maintenant à l'Australie. Australia · Représentante [1:55:34]: Merci Monsieur le Président. La situation humanitaire à Cuba entrave l'accès aux aliments, à l'eau salubre, aux services sanitaires et autres. L'Australie appuie le commerce et les investissements. Nous continuons à appuyer la fin de l'embargo contre Cuba. L'Australie réitère qu'elle n'approuve pas les politiques de Cuba. Nous avons vu l'important signalement les violations de normes internationales des droits humains de Cuba, notamment les restrictions à la liberté d'expression et de réunion touchant les Cubains chaque jour. Nous exhortons une fois de plus le gouvernement cubain à respecter les droits de tous les Cubains. Nous appelons à la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes détenues de manière arbitraire. Je vous remercie. GA · Président de séance [1:56:22]: Je remercie la représentante de l'Australie. La parole est maintenant au Guatemala. Guatemala · Représentant [1:56:38]: Monsieur le Président, merci beaucoup. Ma délégation souscrit aux interventions prononcées par le groupe des 77 et la Chine et du Mouvement des non-alignés. La République du Guatemala tient à réaffirmer sa position historique favorable à la fin du blocus économique, commercial et financier imposé à la République de Cuba. Depuis 1997, mon pays a appuyé les résolutions que l'Assemblée générale adopte sur la question, attaché que nous sommes aux principes et aux buts de la Charte des Nations unies et au droit international. En tant qu'État fondateur des Nations unies et État attaché aux principes du règlement pacifique des différends, le Guatemala a toujours fait le pari du dialogue, de la coopération et du respect mutuel des États. Nous considérons que ce sont les bases fondamentales de la paix, du développement et du bien-être de tous les peuples. Dans le traitement de ces questions, nous voudrions tout d'abord ici souligner la dimension humaine de cette problématique. Ainsi, les restrictions prolongées qui ont une incidence sur les échanges économiques et commerciaux peuvent avoir des répercussions significatives sur la vie au quotidien de la population, en particulier des groupes les plus vulnérables. Les difficultés qu'ont les Cubains à accéder à des biens essentiels, des médicaments, des technologies et des facteurs de production peuvent avoir une incidence dans des domaines fondamentaux comme la santé, la sécurité alimentaire, l'éducation, le bien-être en général. Ceci affecte en particulier les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de handicaps, ce qui rend plus difficile les efforts qui sont déployés pour aller vers un développement durable et pour tous. Nous considérons que le commerce, la coopération internationale et les échanges entre les peuples constituent des instruments précieux qui permettent de favoriser la croissance économique, de renforcer les capacités nationales et d'élargir les possibilités de développement. Nous réaffirmons donc notre attachement au dialogue, à la coopération, au multilatéralisme et au respect du droit international. Nous sommes convaincus que ceci constitue la voie la plus efficace pour promouvoir le dialogue et le bien-être des peuples conformément à la Charte des Nations unies. Merci beaucoup. GA · Président de séance [1:59:01]: Je remercie le représentant du Guatemala. La parole est maintenant à la Macédoine du Nord. La représentante. North Macedonia · Représentant [1:59:29]: Monsieur le Président, mon pays a voté contre la proposition visant à organiser un nouveau débat plénière sur ce point de l'ordre du jour. Ce faisant, ma délégation souhaite dire clairement que notre position ne découle pas d'une absence d'empathie et ne doit pas être interprétée comme une absence de solidarité avec le peuple cubain. Par ailleurs, nous estimons qu'il est important de reconnaître le contexte plus largement. Les difficultés que connaît depuis longtemps le peuple cubain ne peuvent pas être examinées de manière isolée par rapport à des décennies de politique économique communiste discréditée qui n'ont pas apporté la prospérité. une corruption omniprésente et la poursuite de la répression violente du peuple cubain, ainsi que les restrictions actuelles aux libertés fondamentales, au pluralisme politique et aux droits humains. Nous sommes également préoccupés par les politiques et les mesures prises par Cuba qui mettent à mal la démocratie et la paix et la sécurité internationales, y compris l'appui rapport depuis longtemps Cuba au régime autoritaire, son soutien historique à l'insurrection communiste et d'acteurs associés au terrorisme international, ainsi que des signalements crédibles de ressortissants cubains qui apportent leur aide à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine. Cependant, nous devons souligner que l'Assemblée générale a déjà conclu un débat de fond sur ce point de l'ordre du jour lors de la principale partie de la quatre-vingtième session en octobre 2025. Rouvrir le même débat quelques mois plus tard va à l'encontre de notre engagement collectif au titre d'ONU 80 visant à rationaliser les travaux de l'Assemblée générale, d'éviter les doublons superflus et à utiliser de manière efficace le temps et les ressources. Je vous remercie. GA · Président de séance [2:01:46]: Je remercie la représentante de la Macédoine du Nord pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de Belize. Belize · Représentant [2:02:06]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous avons appuyé la reprise de ce débat, étant donné les circonstances très difficiles auxquelles est confronté le peuple qui justifient la tenue de ce débat. Nous sommes profondément inquiets par les chocs auxquels est confronté Cuba et son peuple. Les coupures d'électricité, le report de dizaines de milliers d'opérations chirurgicales, les bouleversements imposés aux campagnes de vaccination des enfants et une détérioration plus générale des conditions socio-économiques qui placent le bien-être de quelque 10 millions de Cubains en situation de risque grave. Ces effets domino découlent en particulier des pénuries de carburant qui ont commencé cette année lorsque les mesures restreignant les envois de carburant vers Cuba ont compliqué les dégâts déjà infligés par des manifestations climatiques, y compris l'ouragan Melissa au mois d'octobre dernier, déjà infligés donc à Cuba. Cette crise arrive après un embargo de longue date, économique, commercial, financier, qui a réduit l'accès de Cuba à un financement, à la technologie, aux marchés internationaux, qui réduit en fait cet accès depuis 60 ans. La résolution de l'Assemblée générale a condamné cela à de multiples reprises comme non conforme au droit international. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est que le coordonnateur résident des Nations unies à La Havane et le secrétaire général ont confirmé que la situation humanitaire à Cuba pourrait se détériorer davantage et que Cuba pourrait s'effondrer si aucun soutien n'était fourni par la communauté internationale de toute urgence et si un accès sans entrave n'était pas garanti pour les produits de première nécessité et le carburant. Nous nous félicitons des efforts déployés par l'équipe nationale des Nations unies à Cuba et des États membres et des partenaires régionaux qui ont fourni une assistance humanitaire à Cuba, y compris les envois bilatéraux de carburant, de denrées alimentaires, de produits de première nécessité, produits et médicaments et équipements médicaux. Ces efforts méritent notre soutien. Nous exhortons au maintien de l'ouverture de tous les canaux humanitaires pour que ceux-ci restent ouverts, dépolitisés et financés comme il se doit. Nous prenons note avec inquiétude le fossé du financement auquel est confronté le plan-cadre de coopération avec Cuba des Nations Unies, les États membres à aider à combler ce fossé. Nous soulignons l'importance qu'il a de garantir que les dérogations humanitaires qui ont été reconnues dans le cadre des sanctions, des mécanismes de sanctions soient honorées dans la pratique et pas seulement en principe, de manière à ce que les encrées alimentaires, la médecine et l'équipement parviennent au peuple cubain sans obstruction, sans retard, sans crainte de sanctions. Cette assemblée, en tant que principal organe des Nations unies, a la responsabilité de servir de plateforme du dialogue multilatéral. Nous appelons tous les partis à respecter le droit international, à respecter les droits de l'homme. rechercher le dialogue avec toute urgence et en toute bonne foi et à agir sur la base du principe du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de Cuba conformément à l'article 2 de la Charte. Belize continuera, comme elle l'a toujours fait depuis des décennies, d'être solidaire de Cuba, de son peuple et de son droit à l'autodétermination. Nous appelons la communauté internationale à agir de toute urgence avec compassion et dans le plein respect du droit international. Je vous remercie. GA · Président de séance [2:05:39]: Monsieur le Président, je remercie la représentante de Belize pour sa déclaration. Mesdames et Messieurs les délégués, chers collègues, vous venez d'entendre le dernier orateur au titre du débat sur ce point. Je tiens à informer les délégations que l'exercice du droit de réponse a également été demandé, tel que cela vous a été dit dans la date du président du 6 janvier et du 20 mai, il a été proposé qu'un temps limite de parole dans l'exercice du droit de réponse soit limité à cinq minutes pour la première intervention et à trois minutes pour la deuxième intervention. La délégation de Cuba a informé le président qu'elle s'opposait à cette proposition. Par conséquent, la limite imposée au temps de parole Par conséquent, celui-ci ne s'appliquera pas au droit de réponse au titre de ce point de l'ordre du jour. Je tiens à vous rappeler, Mesdames et Messieurs, que les déclarations en exercice du droit de réponse se limitent à dix minutes pour ce qui est de la première intervention et à cinq minutes pour ce qui est de la deuxième intervention et que ces interventions doivent être prononcées par les délégations depuis leur siège. J'appelle le représentant d'Israël à prendre la parole. Israel · Représentant [2:07:14]: Merci, Monsieur le Président. Israël répond à la délégation palestinienne. Israël aide les civils et apporte soutien aux populations qui en ont besoin. Israël reste engagé à protéger les civils et à répondre aux besoins humanitaires. Israël facilité l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, mais le Hamas ne prend pas ses responsabilités et ne travaille pas pour le bien des peuples palestiniens. Le Hamas est une. Organisation terroriste qui empêche le peuple palestinien de jouir de leurs droits et met en danger leur vie. La communauté internationale devrait établir une distinction entre le peuple palestinien qui a besoin d'une aide et une organisation terroriste qui utilise la souffrance de la population pour atteindre ses objectifs. La véritable tension, la véritable inquiétude pour le peuple palestinien, c'est de rejeter le terrorisme du Hamas et demander au Hamas de rendre des comptes et de veiller à ce qu'une assistance parvienne aux civils et pas les terroristes. GA · Président de séance [2:08:25]: Cuba, s'il vous plaît, vous avez demandé la parole. Cuba · Représentant [2:08:30]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous nous voyons obligés à exercer notre droit de réponse, étant donné les accusations inacceptables et infondées proférées par la délégation israélienne à l'encontre de mon pays. Pour maintenir la bienséance, nous allons éviter de faire de faire référence à d'autres discours qui suivent les instructions de Washington prononcés par deux autres délégations similaires à celui d'Israël. Israël est un pays dont le gouvernement a été rejeté par la communauté internationale, étant donné le génocide et les violations très graves du droit international, du droit international humanitaire qui sont commises à l'encontre du peuple palestinien, prétend s'ériger ici en critique de Cuba. Au lieu d'éviter de donner des leçons, l'État génocidaire israélien devrait d'abord et avant tout répondre suite aux souffrances, à la dévastation et aux décès causés par son action en Palestine et dans d'autres territoires arabes. Le monde est le témoin de la destruction systématique de villes, d'hôpitaux, d'écoles et de camps de personnes déplacées. En même temps, la délégation israélienne sans aucun regret un scénario qui lui a été dicté par Washington pour donc justifier la crise économique dans mon pays. Son cynisme ne semble sans limite, sans fond. Nous n'accepterons jamais que ceux qui veulent continuer de massacrer le peuple palestinien continuent en même temps d'essayer de légitimer une politique de prise en otage collectif du peuple cubain. Notre voix ne saura être tue par ceux qui entendent remplacer le droit international par la force, l'impunité et le double poids de mesure. Je vous remercie, Monsieur le Président. GA · Président de séance [2:10:19]: Je vous remercie. Je donne maintenant la parole à la représentante d'Israël. Israel · Représentant [2:10:24]: Merci, Monsieur le Président. Nous prenons la parole pour répondre à la déclaration prononcée par le représentant de Cuba. Il est ironique d'entendre des accusations proférées par un régime qui, depuis des décennies, nie les libertés fondamentales les plus fondamentales de ses citoyens. Nous avons fait un gouvernement qui fait taire les voix indépendantes, qui limite la liberté d'expression. À la différence de ce régime, Israël est une démocratie dynamique où les citoyens ont le droit de débattre, de critiquer leur gouvernement, d'exprimer leurs avis politiques, de s'organiser et de manifester de manière pacifique, y compris à l'encontre des politiques gouvernementales. Le régime cubain essaie de détourner l'attention, l'attention de la communauté internationale par rapport à ce qu'il a fait. Ça n'a pas changé la situation du peuple cubain. Nos critiques ne concernent pas le peuple cubain, mais le régime qui l'a privé des libertés, des possibilités, de la dignité dont il mérite depuis des décennies. Je vous remercie. GA · Président de séance [2:11:34]: Chers collègues, l'Assemblée a maintenu à ce stade l'examen du point 38 de l'ordre du jour. Comme cela vous a été annoncé dans le journal des Nations Unies, l'Assemblée reprendra la quatre-vingt-douzième réunion plénière et la réunion de haut niveau sur le VIH/SIDA immédiatement après la levée de cette séance pour poursuivre le débat sur le point 10 de l'ordre du jour. Il s'agit de la réunion de haut niveau sur le VIH/SIDA de 2026. La séance est levée. Je vous remercie.