Assemblée générale: 111e séance plénière, 80e session Assemblée générale Date: 2 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/80/111 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · Présidente [0:02]: Je déclare ouverte la 111e séance de l'Assemblée générale. L'Assemblée va reprendre l'examen du point 99 de l'ordre du jour intitulé « Désarmement général et complet » et nous entendrons les interventions à l'occasion de la célébration et de la promotion de la Journée internationale contre les essais nucléaires. Ainsi que nous en avons décidé hier, le temps de parole est limité à trois minutes pour les délégations s'exprimant à titre national et de cinq minutes pour les déclarations faites au nom de groupes d'États. En conséquence, lorsque un ou une représentant des Si le temps imparti passe, la présidence le signalera sans tarder avec une coupure automatique du micro. Pour aider les délégations à gérer leur temps de parole, un chronomètre apparaîtra à l'écran. Je donne maintenant la parole au Kirghizistan. Kyrgyzstan · Représentant [1:28]: Madame la Présidente, d'entrée de jeu, nous voudrions remercier la présidence de l'Assemblée générale d'avoir convoqué cette réunion afin de célébrer la Journée internationale contre les essais nucléaires. Cette année, nous célébrons cette journée internationale qui a un sens particulier. Voilà trente ans que le TNP a été ouvert à la signature. Voilà vingt-cinq ans qui a été fermé, le site d'essais nucléaires de Semipalatinsk et voilà vingt ans qu'a été signé le traité sur une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale. Ces dates montrent bien que la coopération multilatérale et la bonne volonté de tous permettent d'honorer l'engagement en faveur de la paix et de la sécurité. Le Kirghizistan reste très attaché à la cessation claire, vérifiable et irréversible des essais nucléaires. Nous avons ratifié le TICEAN et réitérons notre ferme soutien pour son entrée en vigueur dans les meilleurs délais. Dans ce contexte, nous accordons une importance particulière à la préservation du régime du TICEAN, en particulier du travail du système de contrôle. Le Kirghizistan contribue à son fonctionnement efficace en maintenant en état la centrale locale pour contribuer au désarmement et à l'architecture de notre région. La zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale représente un choix historique collectif de tous les États. Nous sommes dépositaires du traité et à ce titre nous sommes déterminés à faire en sorte que cette zone soit une contribution importante à l'appel à sécurité internationale. Notre engagement vise aussi à sensibiliser davantage chacun à la question du désarmement et de la non-prolifération. L'Assemblée générale a fait du 5 mars la Journée internationale sur la sensibilisation à la non-prolifération et au désarmement. Nous continuerons d'utiliser cette enceinte pour associer à ces efforts les jeunes en particulier, mais aussi les universitaires, la société civile et autres. Alors que les essais nucléaires se font de plus en plus fréquents et les tensions géopolitiques s'intensifient, tout retour à des tests nucléaires par détonation mettrait en péril notre sécurité. Ces explosions, ces essais nucléaires ne nous mèneront jamais à la sécurité. nous continuerons donc de coopérer avec tous les partenaires pour préserver les normes internationales contre les essais nucléaires pour qu'entre en vigueur le TSN et pour promouvoir notre objectif commun d'un monde exempt d'armes nucléaires. Je vous remercie. GA · Présidente [4:28]: Je remercie le représentant du Kirghizistan et je donne maintenant la parole au représentant de Cabo Verde. Cabo Verde · Représentant [4:51]: Madame la Présidente, chers représentants permanents ici présents, chers collègues, bonsoir. Madame la Présidente, le Cap-Vert soutient la déclaration prononcée par le Burundi au nom du groupe africain et j'ai l'honneur de présenter cette déclaration à titre national. Cap-Vert est un État partie fermement attaché à la non-prolifération et au désarmement nucléaire définitif, ayant adopté une position historique de renoncement total à ce type d'armement. Mon pays s'y conforme pleinement aux directives internationales à travers les actions concrètes, notamment le renfort du multilatéralisme, la coopération internationale, le respect du droit international et la promotion de la paix pour la sécurité d'humanité. Cabo Verde a officiellement adhéré au traité de non-prolifération nucléaire en 1979. En tant qu'État non doté d'armes nucléaires, il s'engage à ne jamais développer, acquérir, ni recevoir ni type de technologie militaire. Mon pays a signé des accords, des garanties et des protocoles additionnels avec l'Agence internationale d'énergie atomique afin de garantir que toute activité nucléaire sur son territoire soit strictement destinée à des fins pacifiques. Cabo-Verde a été l'un des premiers pays signataire du nouveau traité sur l'interdiction des armes nucléaires au siège des Nations unies en septembre 2017. L'Assemblée nationale du Cap-Vert a ratifié ce texte sur la unanimité. Le pays est donc juridiquement lié par ces dispositions d'interdiction depuis 18 septembre 2022. Somme toute, Madame la Présidente, l'Assemblée générale Madame la Présidente de l'Assemblée générale, la diplomatie capverdienne soutient activement que la simple existence des armes nucléaires constitue une menace existentielle pour l'humanité. La position officielle du pays est que l'interdiction juridique internationale agit comme un pilier essentiel pour décourager la prolifération mondiale et inciter les puissances nucléaires à faire un effort pour un désarmement complet. Je vous remercie. GA · Vice-Présidente [7:41]: Je remercie. Le représentant de Cabo Verde et je donne maintenant la parole au représentant ou à la représentante des Tonga. Tonga · Représentant [8:06]: Madame la vice-présidente, le Royaume des Tonga s'associe à la communauté internationale pour commémorer solennellement la Journée internationale contre les essais nucléaires. Nous voulons rendre hommage à tous ceux dont la vie et les moyens de subsistance continuent de pâtir des conséquences à long terme des essais nucléaires. Pour les habitants de notre continent, les essais nucléaires ne constituent pas un chapitre lointain de l'histoire, c'est une réalité au quotidien. Nous continuons de voir les conséquences humaines et environnementales. C'est une expérience partagée qui nous contraint à nous exprimer avec une conviction inébranlable au nom de la paix, de la dignité, de la solidarité entre les générations. Nous devons consigner aux oubliettes de l'histoire ces souffrances pour toujours et nous devons veiller à ce que les générations futures héritent d'un monde caractérisé par l'appel à sécurité. et pour qu'elle prospère. Le 7 juillet 2026, nous avons déposé notre instrument de ratification du TSN et nous avons adhéré à titre intérimaire au traité sur l'interdiction des armes nucléaires. Ces mesures démontrent une nouvelle fois la conviction des Tonga une conviction sans faille, à savoir que la paix et la sécurité doivent reposer sur le multilatéralisme, le droit international et l'élimination complète des armes nucléaires. Les Tonga se félicitent du travail indispensable mené par l'Organisation, l'OTAN et par tout son régime de vérification. Néanmoins, trente ans après l'ouverture à la signature du traité, son entrée en vigueur n'est toujours pas une réalité. Par conséquent, nous demandons à tous les États qui n'ont pas encore signé ou ratifié le traité de le faire sans plus attendre. L'interdiction des essais nucléaires constitue une aspiration, une responsabilité importante que nous devons à l'humanité et aux générations futures. Les Tonga sont prêts à continuer d'avancer avec conviction sur la voie d'un monde exempt d'armes nucléaires, un monde pacifique et sûr. Je vous remercie. GA · Vice-Présidente [10:48]: Je remercie le représentant des Tonga et je donne maintenant la parole au représentant de Samoa. Samoa · Représentant [11:09]: Madame la Présidente, trente ans après l'ouverture à la signature du Traité sur l'interdiction complète des essais nucléaires, nous nous rappelons que la cessation de tous les essais nucléaires reste essentielle pour parvenir à un monde exempt d'armes nucléaires. Le monde n'a pas besoin d'essais nucléaires sur cette planète fragile. Ces activités sont incompatibles avec notre responsabilité collective de préserver la santé humaine, l'environnement et le bien-être des générations futures. Les armes nucléaires sont notre némésis à tous et toutes. Elles sapent la sécurité mondiale, la stabilité et la confiance. Leur existence est contradictoire avec notre attachement commun à la paix, au développement durable et au droit international. Notre région a largement souffert des conséquences des plus de 300 essais nucléaires menés dans notre région entre 1946 et 1996 dans l'atmosphère, sous terre et sous les eaux. Les conséquences sont encore ressenties par de multiples générations. Les communautés insulaires ont été déplacées de leurs terres ancestrales, elles ont été déconnectées de leurs moyens de subsistance d'océan, elles ont été forcées d'endurer des problèmes de santé graves, y compris une augmentation des cancers et des malformations congénitales. Les déchets radioactifs ont été enterrés ou bien immergés et continuent encore de poser de graves menaces aux écosystèmes marins et à la santé humaine. Voilà des éléments clés qui ont conduit à l'adoption du traité de Rarotonga. et la création d'une zone exempte d'armes nucléaires dans le Pacifique. La déclaration sur l'océan de la paix entérinée par les dirigeants du Pacifique a également réaffirmé notre vision collective du Pacifique qui doit rester un océan de paix sans armes nucléaires, sans essais nucléaires, sans contamination radioactive. Madame la Présidente, nous n'aurions pas dû attendre encore trente ans Nous ne devrions pas encore devoir attendre 30 ans pour l'entrée en vigueur du TSN. Nous appelons donc tous les États restants de l'Annexe II à signer et à ratifier le traité sans retard et nous enjoignons toutes les nations à maintenir un moratoire strict sur les essais nucléaires. Enfin, Samoa félicite très sincèrement le Royaume des Tonga qui est devenu récemment le 75e État partie au traité. Je vous remercie. GA · Vice-Présidente [14:03]: Je remercie le représentant de Samoa. Je donne maintenant la parole au représentant de Kiribati. Kiribati · Représentant [14:26]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs, Kiribati est heureux, honoré de participer à cette commémoration de la Journée internationale contre les essais nucléaires, initiative lancée par un un ami, le Kazakhstan. Nous avons été touchés par les essais nucléaires et nous continuons donc à être marqués par cette expérience. Trente-trois armes nucléaires ont été testées sur notre île et autour à partir de 1967. Ça fait partie de notre histoire. Les conséquences sont encore ressenties par nos peuples et nos îles. Nous sommes attachés à la prévention et à la cessation des essais nucléaires. Nous sommes intéressés par un monde exempt d'armes nucléaires et de tests nucléaires. Par conséquent, Kiribati appuie pleinement le TCTPN et son objectif, à savoir arriver à la cessation de tous les essais nucléaires. Nous appelons tous les États qui n'ont ni signé ni ratifié ce traité de le faire sans tarder. Nous demandons à tous les États de faire en sorte que le traité entre bientôt en vigueur. Nous voudrions féliciter le Royaume des Tonga qui a récemment ratifié le TSN. C'est une contribution importante pour promouvoir l'universalisation du traité et pour renforcer les normes internationales contre les essais nucléaires. Kiribati est également conscient du legs des essais nucléaires. Nous nous félicitons de la vision stratégique, de la persévérance des dirigeants du Pacifique, des militants et de la société civile qui ont déployé maints efforts pour parvenir à une zone exempte d'armes nucléaires et pour Il n'y a plus d'essais dans la région. Nous appuyons pleinement le Tian et avec le Kazakhstan, nous sommes déterminés à renforcer la coopération internationale, y compris en promouvant la création d'un fonds d'affectation spécial pour aider les communautés touchées. En cette Journée internationale, Excellence, nous réaffirmons notre attachement à la prévention des essais nucléaires. Nous devons aider les communautés touchées, protéger l'environnement et promouvoir la paix et la sécurité internationales. Kiribati est peut-être une petite nation insulaire, mais nous avons un message qui a une importance universelle. Les conséquences des décisions d'aujourd'hui peuvent Elle est loin dans l'avenir. N'oublions pas que nous devons renforcer la coopération. Nous devons continuer de travailler ensemble pour avoir un monde sans essais nucléaires, sans armes nucléaires, un monde à l'abri de la peur. Je vous remercie. GA · Vice-Présidente [17:22]: Je remercie le représentant de Kiribati et je donne maintenant la parole aux îles Marshall. Marshall Islands · Représentant [17:47]: Madame la Présidente, Excellence, la République des îles Marshall est fière de prendre aujourd'hui la parole pour appuyer pleinement la commémoration de la Journée internationale contre les essais nucléaires. Nous sommes fermement convaincus qu'aucune nation, aucun peuple ne devrait connaître à nouveau le fardeau des conséquences des essais nucléaires. Cela nous ramène aux propos des habitants de notre île qui ont connu les premiers essais nucléaires et qui ont vu de leurs yeux les dégâts causés. Entre 1946 et 1958, alors que nous étions un État sous tutelle, l'autorité administrante, les États-Unis, ont procédé à 67 détonations atmosphériques à grande échelle, soit une bombe Hiroshima, Hiroshima, virgule six pendant douze ans. Chaque jour, des îles entières ont été détruites. Ce qui restait était devenu méconnaissable. Les retombées sur les îles voisines étaient bien visibles. Les enfants se sont mis à jouer avec les cendres toxiques, pensant que c'était de la neige. Les données scientifiques en matière de sécurité étaient incertaines. Les informations ont changé jour après jour. Mais nous ne voulons pas nous poser en victimes. Nous voulons aujourd'hui rappeler cette histoire. Nous voulons également rappeler les pertes et les déplacements. Et je voudrais rappeler qu'en 1954, Dwight Hein est venu au Conseil de tutelle et a présenté une pétition au nom des habitants de notre pays. Et il a insisté sur toute une série de mesures. Ensuite, une résolution a été adoptée par le Conseil de tutelle, la résolution 1082. Cette résolution et celle qui a suivi en 1956 restent les seuls cas lequel, en fait, un organe des Nations unies a autorisé expressément les essais nucléaires. Ce n'est que plus tard que les choses ont avancé. Les effets, les conséquences des essais nucléaires sont particulièrement intéressants. GA · Vice-Présidente [20:59]: Je remercie le représentant des îles Marshall. Merci. Je donne maintenant la parole au représentant du Bangladesh. Bangladesh · Représentant [21:27]: Madame la Présidente, Je vous remercie d'avoir convoqué cette séance plénière de haut niveau alors que nous célébrons la Journée internationale contre les essais nucléaires. Cette réunion nous permet de rappeler que les essais nucléaires n'ont pas droit de cité à l'avenir. Cette année marque aussi les 30 ans de l'adoption du TSN. Son adoption en 1996 représente une réalisation historique et Cette adoption a permis de créer une norme internationale puissante contre les essais nucléaires explosifs. Même après 30 ans, cette norme reste indispensable. Néanmoins, le fait que le traité ne soit toujours pas entré en vigueur est une vive préoccupation pour l'humanité. Madame la vice-présidente, en tant qu'État de l'annexe II, le Bangladesh assumer très tôt ses responsabilités en signant le traité en 1996 et en déposant son instrument de ratification en 2000. Soulignons que nous sommes le premier pays d'Asie du Sud à avoir ratifié le traité, ce qui témoigne de notre attachement de longue date à un désarmement complet général. Néanmoins, c'est une tâche herculéenne que nous devons mené à bien pour que le traité entre en vigueur. Donc nous enjoignons fermement les États restant dans l'annexe 2 à ratifier sans tarder le traité. Madame la vice-présidente, les essais nucléaires ont eu des conséquences humaines environnementales considérables. L'exposition aux radiations a également eu des conséquences graves sur la santé humaine et pour les communautés touchées. L'expérience de ces communautés nous rappelle très clairement que l'interdiction des essais nucléaires n'est pas simplement un objectif en matière de désarmement, c'est un impératif humanitaire et environnementale. À cet égard, le Bangladesh reconnaît aussi la contribution du traité sur l'interdiction des armes nucléaires pour renforcer l'impératif humanitaire du désarmement nucléaire. Madame, nous pensons que tous les États membres ont des responsabilités respectives pour appuyer l'universalisation du TNP. Son entrée en vigueur contribuera à mettre définitivement fin aux essais nucléaires. Nous devons souscrire cet engagement pour les générations futures étant donné qu'à l'avenir nous devrions effectivement avoir un monde exempt d'armes nucléaires. GA · Vice-Présidente [23:51]: Je remercie le Bangladesh. Je donne maintenant la parole à la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [24:16]: Madame la Présidente, Madame la Présidente, je voudrais vous remercier d'avoir convoqué cette réunion. Nous félicitons également le Kazakhstan qui promeut la Journée internationale contre les essais nucléaires, trente ans après l'adoption du TSE, nous estimons les États nucléaires ont des responsabilités à assumer et que les dispositions du traité doivent être pleinement mises en œuvre pour contribuer à son entrée en vigueur. Nous restons préoccupés parce que les États dotés de l'arme nucléaire continuent de mettre à niveau et d'améliorer leurs arsenaux nucléaires, y compris avec des simulations perfectionnées par ordinateur. Ces pratiques sapent L'objectif du traité est de contourner l'interdiction des explosions nucléaires. Elles sapent le but et l'objectif du traité. Les attaques nucléaires créent des risques de catastrophe nucléaire. Et les conséquences peuvent aller bien au-delà d'une attaque. concernent les frontières nationales. Les attaques illégales par les États-Unis et le régime israélien contre les installations nucléaires pacifiques de l'Iran, menées à deux reprises en moins d'un an et demi, démontrent la gravité de cette menace. Les installations nucléaires iraniennes ont également été précédemment visées avec les cyberattaques avec Stuxnet. Nous sommes également alarmés par les attaques menées par le régime israélien contre des villes iraniennes accueillant des stations de systèmes de surveillance internationale. Ces actions mettent en danger le personnel technique et menacent les infrastructures essentielles au régime de vérification du TICE. La communauté internationale doit sans équivoque condamner ces actions et rejeter tout tentative de saper la sécurité et l'intégrité des installations nucléaires et des infrastructures de contrôle du TISN par la menace ou l'utilisation de la force. Les responsables de ces violations doivent rendre des comptes au regard du droit international. Les attaques contre les installations nucléaires pacifiques de l'Iran montrent bien qu'il est urgent de mettre en place un régime juridique international clair interdisant toute attaque ou toute menace d'attaque contre des installations nucléaires. La conférence générale de l'AIEA a reconnu cette nécessité en 2019, mais peu de progrès ont été enregistrés. Les victimes des essais nucléaires nous rappellent du coût humain dévastateur de l'indifférence. Aujourd'hui, nous devons résolument nous opposer à toutes les formes de danger nucléaire par le biais d'essais nucléaires, de menaces d'emploi du nucléaire, de la modernisation des arsenaux nucléaires ou des attaques contre les installations nucléaires. GA · Vice-Présidente [27:13]: Le micro a été coupé. Je remercie le représentant de la République islamique d'Iran et je donne maintenant la parole à Malte. Malta · Représentant [27:41]: Madame la Présidente, Malte s'associe à la déclaration de l'Union européenne prononcée à cette occasion. Cette journée internationale est l'occasion de nous rappeler les conséquences dévastatrices des essais nucléaires et de réaffirmer notre responsabilité de garantir que ces essais ne se reproduisent plus. Les essais nucléaires ont laissé des conséquences durables pour les communautés, la santé humaine et l'environnement. Ces souffrances ne doivent jamais être oubliées. Malte condamne fermement les essais nucléaires sous toutes leurs formes et réaffirme son engagement en faveur d'un monde libéré de l'arme nucléaire. Le TSEEN a créé une norme forte contre les essais nucléaires. Son régime de vérification, y compris le système de suivi international, montre l'importance de la coopération, de la science et des technologies pour renforcer la sécurité collective. Nous appelons la RPDC à s'abstenir de tout essai nucléaire plus avant et lancement de missiles balistiques et à respecter ses obligations en titre des résolutions du Conseil de sécurité et à signer et ratifier le TNP sans plus attendre. Nous appelons au maintien d'un moratoire sur les essais nucléaires et au respect de cette norme mondiale. Notons l'entrée en vigueur du TIAN. En tant que point focal consacré au genre du TIAN, Malte a organisé plusieurs événements qui étaient consacrés aux effets des essais nucléaires sur les femmes et les filles. Elles doivent être au cœur de nos débats. Les essais nucléaires ont des effets profonds sur les communautés, la santé, l'identité et le lien avec l'environnement. La Journée internationale contre les essais nucléaires doit être l'occasion de rendre hommage, mais doit être une incitation à l'action. devons renforcer cette norme contre les essais nucléaires, promouvoir l'entrée en vigueur du TSN et veiller à ce que ces essais soient une page révolue de l'histoire et qu'ils ne menacent plus les générations à venir. Je vous remercie. GA · Présidente [30:22]: Je remercie Malte. Les Maldives ont la parole. Italy · Représentant [30:32]: Madame la Présidente, l'Italie plutôt. L'Italie s'associe à la déclaration de l'Union européenne et ajoute les remarques suivantes à titre national. À l'occasion du 30e anniversaire du TNP, celui-ci demeure un pilier irremplaçable, une partie intégrante de l'architecture du désarmement et de non-prolifération. En interdisant les explosions des essais nucléaires, il contribue à empêcher la mise au point d'ogives sophistiquées et aide à réduire les risques de concurrence nucléaire. Le traité et ses obligations représentent une mesure concrète pour le désarmement et la non-prolifération. Son entrée en vigueur immédiate contribuerait fortement à libérer notre monde de l'arme nucléaire conformément à l'article 6 du TNP. Nous ne pouvons avancer sur l'élimination totale de l'arme nucléaire que grâce à une approche progressive, efficace et vérifiable. L'Italie a signé le TNP dès le premier jour où ce traité a été ouvert à signature et a depuis défendu son entrée en vigueur. Nous appuyons les efforts de M. Floyd en faveur de l'universalisation du traité. Nous félicitons les Tongiens pour leur accession. C'est ainsi le 162e 179e a ratifié le traité. Toutefois, l'Italie déplore la décision sans précédent de la Fédération de Russie de révoquer sa ratification du traité. C'est un retour en arrière pour l'universalisation. Nous appelons tous les États qui ne l'ont pas fait, notamment ceux de l'annexe II, à signer et ratifier le traité sans plus attendre. Nous appelons dans l'intervalle à maintenir le moratoire sur les essais et les autres explosions nucléaires et à s'abstenir de toute mesure contraire aux buts et principes du traité nous exhortons la RPDC à s'abstenir de mesures de provocation et à adopter des mesures efficaces pour la dénucléarisation efficace complète vérifiable irréversible le pays doit respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et se remettre en conformité avec le TNP signé et ratifié le dans le même temps L'appui politique doit se traduire en mesures financières et techniques. L'Italie est le septième plus grand contributeur du budget ordinaire de l'OTIS et appuie les activités de la Commission préparatoire de l'OTIS grâce à des contributions volontaires. Nous participons au réseau fondamental du système de suivi international de l'OTIS grâce à notre station sismologique à Enna et un laboratoire de détection des radionucléides à Rome. Ce système est l'épine dorsale du régime de vérification du TISN. Il garantit l'efficacité et la viabilité qui doivent demeurer notre priorité partagée. Je vous remercie. GA · Présidente [33:23]: Je remercie Malte et l'Italie. Je donne la parole aux Maldives. Maldives · Représentant [33:46]: Madame la Présidente, pendant près de neuf ans, le monde n'a entendu presque aucune explosion liée à des essais nucléaires. C'est la période la plus longue depuis le début des essais nucléaires. C'est une véritable avancée. Mais trente ans après que le Tissen ait et a été ouvert pour signature, ce progrès demeure fragile. Nous avons prouvé que les essais nucléaires peuvent cesser et que nous pouvons y parvenir, mais rien ne garantit que cela ne puisse recommencer. Les Maldives ont ratifié le TPNNU en 2000 et est un État partie au TPNNU. Notre position est très claire. Il est essentiel de faire cesser les essais nucléaires pour permettre l'élimination totale des armes nucléaires. Dans le même temps, les bénéfices tirés de la science nucléaire doivent être utilisés à des fins pacifiques. Notre adhésion récente à l'AIEA va dans le sens de cet engagement. La science nucléaire doit permettre de lutter contre les maladies, de renforcer la sécurité alimentaire et de promouvoir le développement durable. Il doit y avoir autant de progrès pour l'utilisation pacifique que pour le désarmement. Pourtant, la conférence d'examen du TNP de 2026 s'est achevée sans consensus. Nous appelons à trois mesures concrètes. Tout d'abord, les États de l'Annexe II doivent signer et ratifier le TICEEN sans délai. Tant que le TICEEN ne sera pas entré en vigueur, tous les États doivent respecter le moratoire relatifs aux explosions liées aux essais nucléaires. Deuxièmement, il faut maintenir le système de suivi international de l'OTIS. Son réseau donne aux États l'assurance que les essais ne peuvent être cachés. Ses données appuient également les alertes de tsunami et la recherche scientifique. Troisièmement, il ne faut pas oublier ceux qui vivent avec les conséquences des essais passés. Les communautés déplacées par les essais nucléaires Les générations qui ont vécu avec des maladies liées aux radiations sur des terres contaminées, notamment dans les atolls du Pacifique. Plus jamais les personnes doivent être traitées comme des objets sans valeur au nom de programmes d'armement. Nous devons appuyer l'aide aux victimes et l'assainissement environnemental. Trois ans après l'ouverture à signature du TNP, le monde a montré que les essais nucléaires peuvent cesser. Cet accomplissement doit devenir permanent, universel et irréversible. Je vous remercie. GA · Présidente [36:46]: Je remercie les Maldives. Je donne la parole à la Tanzanie. United Republic of Tanzania · Représentant [37:07]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, La Tanzanie s'associe à la déclaration du Burundi au nom du groupe africain et j'ajoute les remarques suivantes à titre national. Nous nous associons à la communauté internationale pour commémorer cette journée internationale. La Tanzanie a une politique étrangère qui est axée autour de la du non-alignement actif et de la sécurité humaine. Guidés par ces principes fondamentaux, nous demeurons un État partie fier du traité de Pelindaba, lequel fait de l'Afrique une zone exempte de toute arme nucléaire et promeut l'interdiction complète et l'élimination des armes nucléaires sur notre continent. pour souligner notre conviction selon laquelle la sécurité mondiale ne peut dépendre de la doctrine de la destruction mutuellement assurée, nous avons ratifié, nous appelons les États à ratifier le TIAN. Et alors que les tensions géopolitiques se renforcent et que la modernisation des arsenaux nucléaires nécessite une action multilatérale de toute urgence, nous rappelons cet appel à la ratification. La sécurité dépend de la confiance, du développement durable et du respect du droit international et non pas de la menace d'une destruction nucléaire. Nous exhortons la communauté internationale à réorienter les ressources colossales utilisés pour les armes nucléaires aux fins de l'éradication de la pauvreté, de la résilience climatique et de la réalisation des ODD pour ne pas faire de laissés pour compte. Madame la Présidente, la Tanzanie se félicite de cette commémoration de haut niveau et réaffirme son engagement à œuvrer pour un monde libéré des essais nucléaires et des horreurs catastrophiques liées à l'arme nucléaire. Je remercie GA · Présidente [39:44]: la République unie de Tanzanie et je donne la parole à l'État observateur du Saint-Siège. Madame la Présidente, Holy See · Observateur [40:07]: la Journée internationale contre les essais nucléaires, nous rappelle le legs dévastateur des essais nucléaires et est l'occasion d'appeler à assumer notre responsabilité partagée de protéger les générations actuelles et futures de ces conséquences durables. Les effets des essais nucléaires demeurent. Les peuples autochtones et les autres communautés affectées, notamment les femmes, les enfants et les générations futures, continuent à connaître les conséquences physiques, psychologiques, sociales et environnementales. Les souffrances que causent les essais nucléaires auraient dû nous convaincre plus avant que la paix ne saurait être préservée si l'on met au point des armes de plus en plus destructrices. Toutefois, aujourd'hui, l'on dépend à nouveau de la dissuasion nucléaire. On entend de plus en plus une rhétorique nucléaire agressive et l'on remet la norme internationale établie de longue date contre les essais nucléaires. risque de compromettre cette même conviction. Comme le pape Léon XIV l'a dit dans Magnificat Humanitas, les arsenaux militaires reçoivent de nouveau une attention et par le passé, le fait qu'on reconnaissait la menace que représentaient ces armes capables de détruire l'ensemble de l'humanité avait promu une solution en faveur de la détente et des négociations pour le désarmement. Malheureusement, aujourd'hui, cette perspective a été mise de côté, l'évolution des arsenaux nucléaires, notamment la perspective d'une utilisation tactique, rendent l'utilisation de ces armes semblait rendre apparemment moins improbable, Madame la Présidente. C'est sur cette base que le Saint-Siège renouvelle son appel en faveur de l'entrée en vigueur du TICE, trois décennies après son adoption. Ça demeure une priorité pour renforcer la norme mondiale contre les essais nucléaires. Dans le même temps, il est essentiel que les moratoires soient respectés et que l'on préserve l'un des accomplissements les plus importants de la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité internationales. L'interdiction des essais nucléaires est une composante essentielle de l'impératif contre la non-prolifération et pour éliminer les armes existantes. Ma délégation réaffirme à cette occasion son soutien indéfectible en faveur du TNP et du TIAN. Cette journée est l'occasion de réfléchir aux conséquences des essais et l'importance de rejeter la logique de la peur. Il faut s'engager dans la voie du dialogue et du désarmement pour garantir que l'avenir soit trouvé dans la paix fondée sur la dignité pour chaque membre de la famille humaine. Je vous remercie. Je remercie l'observateur GA · Présidente [43:06]: du Saint-Siège. Je donne la parole à l'observateur de l'Agence pour l'interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes. Madame la Présidente, Mesdames Observateur [43:31]: et Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de commémorer cette Journée internationale contre les essais nucléaires, date à laquelle la communauté internationale réaffirme sa détermination collective, sa conviction selon laquelle les essais nucléaires, ces essais dévastateurs, ne doivent plus jamais être imposés à quiconque. Le traité de Tlatelolco témoigne de cette conviction. Ainsi, la région d'Amérique latine et des Caraïbes est devenue la première région densément peuplée dans le monde à renoncer de manière permanente aux armes nucléaires et à interdire les essais. Elle choisissait ainsi la coopération, le droit international et la responsabilité collective plutôt que la dissuasion nucléaire. La région a réaffirmé un principe encore pertinent aujourd'hui. la sécurité pour être durable ne dépend pas des armes nucléaires mais de l'état de droit, du dialogue et de la coopération entre nations. Six décennies plus tard environ, l'importance de cette initiative n'a pas diminué. Le traité de Tlatelolco n'était pas simplement la création d'une zone exempte d'armes nucléaires mais a jeté les bases d'un cadre normatif et institutionnel qui depuis est devenu un point de référence au-delà de notre hémisphère. Aujourd'hui, cinq zones exempts d'armes nucléaires couvrent de grandes zones et plus de 100 États. La Tlatelolco nous rappelle que le désarmement nucléaire n'est pas une aspiration abstraite, mais un choix politique, un engagement légal, une responsabilité à transmettre aux générations futures. Mesdames et Messieurs les délégués, la tâche qui incombe à la communauté internationale ne relève pas d'une question d'architecture juridique. Le traité de Tlatelolco, le TNP, le TISEN, le TIAN constituent ensemble un régime complémentaire en faveur du désarmement et de la non-prolifération. Ce qui demeure essentiel, c'est la détermination politique pour pleinement mettre en œuvre, universaliser et renforcer ces instruments. Honorer cet engagement revient à défendre les institutions multilatérales qui ont la tâche d'honorer cette responsabilité, à défendre le rôle des zones exemptes, à rejeter en période de tension géopolitique, la dépendance aux armes nucléaires pour la sécurité, a rejeté ces armes comme une menace existentielle pour l'humanité. Nous sommes convaincus que le maintien du régime de désarmement sera confiée aux générations futures. Je remercie l'intervenant de l'Agence GA · Présidente [46:42]: d'interdiction des armes nucléaires dans la région d'Amérique latine et des Caraïbes. Nous avons entendu le dernier intervenant pour cette réunion et un droit de réponse a été demandé comme annoncé dans la lettre de la présidence du 6 janvier du 20 mai 2026. Je propose que le temps imparti pour l'exercice du droit de réponse soit limité à cinq minutes pour la première intervention puis trois minutes pour la deuxième intervention. Y a-t-il une objection à cette proposition? Pas d'objection, il en est ainsi décidé. En application de l'article 72 du règlement intérieur de l'Assemblée, Lorsqu'un ou une représentante dépasse le temps qui lui est imparti, la présidence rappelle à l'ordre le représentant en coupant le micro. Pour aider les délégations à gérer le temps qui leur est imparti, vous verrez un compte à rebours à l'écran. Les délégations se rappelleront que les déclarations doivent être faites depuis le siège de la délégation. Je donne la parole à Israël. Merci, Madame la Présidente. En dépit de Israel · Représentant [48:12]: l'espoir que nous avions que cette réunion soit concentrée sur les difficultés graves que nous rencontrons, nous nous devons de répondre aux allégations infondées et absurdes de la République islamique d'Iran. L'Iran ne peut pas faire la leçon à d'autres concernant les menaces nucléaires ou toute ou sur une quelconque menace. Pendant des décennies, le régime iranien a tâché de cacher ses intentions, n'a pas respecté ses obligations de non-prolifération au titre du régime de nucléaire et il a renforcé ses capacités nucléaires à semé le chaos, le terrorisme dans la région pendant des années. L'Iran a développé des capacités nucléaires qui représentaient une menace pour Israël. Il a fourni un soutien aux organisations terroristes et à ses intermédiaires armés dans la région. C'est dans ce contexte qu'Israël, avec les États-Unis, ont lancé l'opération qui a été lancée cette année, l'opération avait pour objectif de dégrader les capacités de missiles balistiques et nucléaires iraniennes et de réduire la menace que représentait l'Iran pour la région et pour le monde. Depuis, l'Iran a montré que ses craintes étaient fondées. L'Iran a lancé des missiles balistiques et des drones contre Israël et presque contre tous les autres États de la région. Les vies de civils ont ainsi été menacées. L'Iran a ciblé des zones peuplées en Israël, a ciblé les infrastructures civiles, y compris dans de nombreux pays représentés dans cette salle. Madame la Présidente, l'Iran a montré sa nature véritable et sa menace ne se limite pas à Israël, les attaques de navires commerciaux, les perturbations à la navigation maritime, la sécurité alimentaire, les perturbations pour les marchés énergétiques, les attaques à la liberté de navigation. Voilà les politiques dans lesquelles croit l'Iran et non pas dans les déclarations que ce pays profère ici. Mais rappelons aussi la violence que ce régime utilise contre sa propre population, un peuple qui cherche à juste titre la liberté et la justice. En janvier, des milliers d'Iraniens ont été prisonniers alors qu'ils demandaient un changement de priorité du pays. Ils demandaient que les ressources de la nation soient consacrées à l'amélioration des conditions de vie de la population plutôt qu'aux fins de terroriser le peuple iranien et d'autres au Moyen-Orient. les opérations militaires d'Israël contre l'Iran ont visé à empêcher que l'Iran puisse détruire Israël et semer l'horreur la peur dans le Moyen-Orient et ailleurs grâce à des mesures qui visent à réduire le risque pour les civils et ceci est conforme au droit sur les conflits armés. Madame la Présidente, Israël continuera à défendre son peuple et son territoire contre le régime iranien et les organisations terroristes qu'il soutient. Et nous n'accepterons pas que l'on nous fasse la leçon sur la paix, le droit international ou la non-prolifération. de la part d'un régime qui depuis des décennies compromet les principes mêmes qu'il invoque aujourd'hui. Je vous remercie, Madame la Présidente. Je donne la parole au représentant de la GA · Présidente [51:58]: République islamique d'Iran. Merci, Madame la Présidente. Ma délégation Iran (Islamic Republic of) · Représentant [52:04]: rejette catégoriquement les allégations infondées, absurdes et politiquement motivées prononcées par la représentante du régime israélien. À nouveau, nous sommes témoins d'une tentative désespérée d'Israël de déformer la réalité. Cette déclaration ne change pas la réalité ou n'absout pas ceux qui sont responsables de crimes contre l'humanité. La représentante cherche à cacher les faits en présentant l'agression comme la victime et la victime comme l'agresseur la communauté internationale sait très bien ce qu'il s'est passé et ne peut pas être induite en erreur par de telles allégations concernant sachant que les terroristes israéliens et le régime d'apartheid sont on allait jusqu'à utiliser l'eau et la faim comme une arme contre les civils isolés à Gaza. Je ne peux m'abstenir de dire à quel point il est ridicule d'entendre que cette représentante, que son pays agit conformément au droit international alors que les faits sont documentés. Je pense que le seul peuple qui peut accepter les allégations de ce régime, c'est ce même Après les horreurs commises par le régime israélien ces sept dernières décennies, notamment ces trois dernières années, il est vraiment paradoxal que ce régime continue à faire la leçon sur les crimes contre l'humanité à d'autres. Rien ne peut être plus révoltant d'entendre ce régime qui, avec les États-Unis, a lancé une attaque contre l'Iran, Qu'il présente le programme nucléaire pacifique iranien comme une source de préoccupation. Les délégations peuvent le juger elles-mêmes. Quelle doit être la préoccupation la plus importante pour la communauté internationale? Le programme nucléaire pacifique iranien qui est soumis à l'un des régimes de vérification les plus stricts de l'AIEA dans le monde ou les attaques continues menées par le régime israélien et les États-Unis à l'encontre d'installations nucléaires qui font l'objet de garanties. Israël est la seule entité dans la région qui n'est pas sous un régime de l'AIEA et qui s'oppose à la création d'une zone exempte d'armes nucléaires ou d'autres armes de destruction massive dans la région. Les faits qui sont annoncés sur l'opération roaring line ne sont que de la propagande rien ne change ne saurait cacher la nature illégale des attaques, l'échec de ces attaques qui sont menées à l'encontre des installations nucléaires pacifiques de l'Iran. Madame la Présidente, le régime israélien a cherché à montrer des mouvements de résistance dans la région comme des terroristes ou des intermédiaires, mais disons-le très clairement, d'après la résolution 46, 51 de l'Assemblée générale. Ces groupes sont des mouvements de résistance légitimes qui luttent contre l'occupation, l'apartheid, l'agression, le génocide en Palestine, dans les autres territoires occupés. Le droit international reconnaît le droit des peuples à résister à l'occupation étrangère et à se défendre contre l'agression. Les véritables terroristes sont ceux qui bombardent les hôpitaux et les écoles, qui massacrent les civils et qui violent le droit international en toute impunité. Enfin, j'aimerais aussi répondre à une intervention. Rien n'est plus étonnant d'entendre la représentante du régime israélien parler du peuple iranien et de la défense des civils. Le peuple iranien n'a pas besoin de larmes de crocodile de ceux qui sont responsables de la mort de milliers d'Iraniens, y compris des 168 écolières qui ont été tuées dans une attaque qui visait une l'école, l'assassinat des hauts représentants et les destructions massives des infrastructures civiles sont très éloquents. Ceux qui sont responsables de ces atrocités ne peuvent pas faire la leçon aux autres sur le droit international. Je vous remercie, Madame la Présidente. Puis-je en conclure que l'Assemblée souhaite GA · Présidente [56:42]: conclure l'examen du point 99? Il en est ainsi décidé. La séance est levée.