Première Commission, 3e séance plénière - Assemblée générale, 81e session Assemblée générale Date: 7 October 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/c1/81/3 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Nepal · Président [19:07]: Good morning. Excellence, Mesdames et Messieurs, je déclare ouverte la troisième séance de la Première Commission, chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale, lors de la 81e session. Mesdames et Messieurs, la Commission va poursuivre ce matin l'examen du document CRP 1. Comme je l'ai indiqué lors de la deuxième séance de la Commission hier, une délégation a demandé que l'on mette aux voix le projet de programme de travail et de calendrier de la première Commission pour 2026. qui figurent dans le document paru sous la cote AC181CRP1. À la lumière des discussions tenues hier et de cette demande d'un vote sur le CRP1, je voudrais informer les délégations que j'ai retiré ma proposition intitulée "Débat général de la première commission à sa 81e session", la 81e session de l'Assemblée générale, qui vous avait été distribuée le 5 octobre. En dépit de toutes nos tentatives pour trouver un consensus sur cette question, et notamment sur ladite proposition, qui était une tentative honnête de combler l'écart entre les parties concernées, les derniers faits rendent cette proposition obsolète. Le 6 octobre, le représentant de la Fédération de Russie a présenté un amendement au projet de programme de travail et de calendrier de la première commission pour 2026, qui figure dans le document paru sous la cote AC181CRP1. Conformément à l'article 130, la Commission va tout d'abord examiner l'amendement présenté par la délégation de la Fédération de Russie. La Commission se penchera ensuite sur le programme de travail et le calendrier provisoire de la première commission pour 2026. La Commission va à présent se prononcer sur l'amendement qui se lit comme suit Remplacer la note de bas de page B par la formulation suivante Lors des discussions thématiques, les délégations sont encouragées à limiter leurs déclarations à trois minutes. mais les déclarations ne doivent pas dépasser un maximum de cinq minutes. Les délégations sont également encouragées à limiter les déclarations au nom d'un groupe de pays à quatre minutes, mais les déclarations ne devraient dépasser un maximum de sept minutes. Fin de citation. Je donne la parole à la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentant [22:23]: Je vous remercie, Monsieur le Président. Hélas, force est de constater que la Première commission, à l'initiative d'une délégation, commence aujourd'hui ses travaux sur un vote sur les modalités de travail de la Première commission. Donc il n'y a pas eu d'acceptation du compromis et on Il y a une proposition qui ne répondait pas aux intérêts de tous les pays. Dès lors, dès le début de la session de la 1re Commission, on a l'impression que la 1re Commission sera marquée par la confrontation, par une atmosphère non constructive, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les résultats de ces travaux. Nous espérons qu'il n'y aura pas plus de mises aux voix sur des résolutions en raison de cette réalité, car si nous sommes plus divisés, nous ne pourrons pas bien réglé les problèmes en matière de désarmement, de non-prolifération, de maîtrise des armements. Nous sommes très préoccupés par le fait que, pour la deuxième année consécutive, avant la fin des discussions sur la méthode de travail, avant d'avoir trouvé un compromis, l'on décide de modifier les modalités de fonctionnement de la Première Commission et ces mesures destructrices sont invoquées en raison des économies et de la réforme de la Commission. Mais en fait, il s'agit d'un un changement radical d'une pratique qui a fait ses preuves, pratique de travail en première commission et les de nombreuses délégations dans un souci d'ouverture et de transparence. Nous demandons au secrétariat de nous dire qui a demandé le vote sur le programme de travail. Quelle délégation? Pour ce qui est du projet de programme de travail qui figure dans le document AC.181.CRP.1, la Fédération de Russie a distribué hier une note et, par le biais des délégués, un amendement à ce document. Notre amendement se fonde sur la proposition du Vietnam, exposée le 5 octobre lors des consultations officieuses en marge des réunions de la Première Commission. Nous avons proposé de modifier le projet de programme de travail à la note de bas de page, petit b, par la formulation que vous venez de lire. Notre proposition est une formulation de compromis entre la pratique suivie par le passé et les mesures que vous avez proposées, monsieur le président. Comme on ne sait pas exactement combien de délégations vont parler, il faudra peut-être réduire le temps de parole, en effet, mais cela garantira une certaine souplesse dans le travail de la première commission. Ainsi, les États, s'ils le veulent, pourraient allonger leurs déclarations à 5 minutes pour les pays et 7 minutes pour les groupes. En effet, d'autres commissions de l'Assemblée générale n'ont pas de telles restrictions. Par exemple, il s'agit d'environ 10 minutes pour les déclarations de groupe dans d'autres grandes commissions. Le vote aujourd'hui, ce n'est pas seulement une décision sur le projet de programme de travail et la durée des interventions. Il s'agit de déterminer l'avenir de la Première Commission à l'Assemblée générale. À présent, nous devons voir si nous voulons préserver le droit souverain des États à exposer leurs positions et à mener un dialogue approfondi, ou bien si l'on veut réduire le temps de parole et saper ainsi la discussion sur la maîtrise des armements, la non-prolifération, le désarmement et si elle est à la sécurité générale. Nous appelons toutes les délégations qui ne sont pas indifférentes au sort de la Première commission à appuyer notre amendement. Nous comptons que les délégations pourront aujourd'hui faire le bon choix. Merci. Nepal · Président [26:18]: Je remercie le représentant de la Fédération de Russie. Je voudrais vous informer que les États-Unis ont demandé de mettre aux voix le CRP 1. Je voudrais vous rappeler qu'en vertu de l'article 128 du règlement intérieur de l'Assemblée générale, après que le président annonce le début du vote, aucun représentant ne peut interrompre le vote, sauf pour soulever une motion d'ordre relative à la façon dont se déroule le vote. Je vous invite à présent à voter sur cet amendement. au projet de programme de travail de calendrier de la première commission pour 2026 pour contre abstention. La commission est en train de voter sur l'amendement. Soumis. Concernant le programme de travail et le calendrier provisoire de la première commission pour 2026 et paru sous la cote A. C'est un 80 CRP. Le dispositif de vote est déverrouillé. Les délégations sont invitées à voter. Les délégations peuvent-elles s'assurer que leur vote est repris fidèlement à l'écran? Le vote est terminé. Le dispositif est verrouillé. Le résultat du vote est comme suit: 15 voix pour, 63 voix contre, 56 abstentions. L'amendement au programme de travail et au calendrier provisoire de la première commission pour 2026 est projeté. Un vote enregistré a été demandé sur le programme de travail et le calendrier provisoire de la première commission pour 2026, qui figurent dans le document AC181CRP1. La Commission va à présent voter sur le programme de travail et le calendrier provisoire de la première commission pour 2026, figurant dans le document AC1-81-CRP1. Nous allons à présent entamer le vote. Je vous invite à voter sur le programme de travail pour, contre, abstention. La Commission est en train de voter sur le programme de travail figurant sous la cote AC1-81-CRP1. Le dispositif de vote est déverrouillé. Les délégations sont invitées à voter. Les délégations peuvent-elles confirmer que leur vote est bien repris à l'écran? Le vote est terminé et le dispositif est verrouillé. Le résultat du vote est comme suit. Pour 135, contre 7, abstention 5. Le programme de travail et le calendrier provisoire de la première commission 2026 et donc adopté. Excellence, Mesdames et Messieurs, nous allons à présent entamer le débat général. Je voudrais vous rappeler que Je compte sur votre coopération pour limiter vos déclarations à sept minutes lorsque vous vous exprimez à titre national et à dix minutes si vous vous exprimez au nom de plusieurs délégations. Afin d'aider les orateurs, et avec votre accord, nous allons utiliser un compte à rebours. Le voyant rouge sur le microphone de l'orateur se mettra à clignoter lorsqu'il est temps de conclure. Le temps de parole sera appliqué strictement, notamment en coupant les microphones, comme annoncé lors de notre séance d'organisation. Par ailleurs, tel que mentionné lors de la séance d'organisation, j'encourage les délégations qui ont des déclarations plus longues à prononcer une version abrégée et à envoyer leur déclaration intégrale à e-statements@un.org afin que cette déclaration puisse être téléversée au Journal des Nations Unies. J'invite les orateurs à parler à une vitesse raisonnable pour garantir une interprétation fidèle. Je vous rappelle également que la liste évolutive des orateurs pour le débat général sera close aujourd'hui à 17 h. Dès lors, toutes les délégations qui comptent prendre la parole au cours du débat général et qui ne sont pas encore inscrites sur la liste sont encouragées à le faire avant cette date butoir. Je donne à présent la parole au Nicaragua pour une motion d'ordre. Nicaragua · Représentante [33:21]: Merci, Monsieur le Président. Bonjour. Je voudrais faire quelques commentaires d'ordre général avant que ne commence le débat général, si vous m'en donnez l'autorisation. Nepal · Président [33:47]: Merci au Nicaragua. Nicaragua · Représentante [33:51]: J'ai. Nepal · Président [33:56]: Entendu les délégations sur cette question lundi et mardi. Étant donné les contraintes de temps et le nombre limité de séances allouées à la commission, nous n'allons pas entendre des explications de vote pour l'instant. Mais nous allons plutôt passer au débat général. Telle est ma décision. Nous allons donc entendre le premier orateur pour le débat général, conformément à la pratique établie. La parole est à l'Algérie pour une motion d'ordre. Algeria · Représentant [34:54]: Merci, M. le Président. Très brièvement. Tout d'abord, je vous remercie de tous vos efforts pour trouver un compromis. Comme nous accusons déjà un certain retard, nous pouvons présenter notre explication de vote lors du débat général. Mais si on limite trop la durée des interventions, Nepal · Président [35:33]: Merci à l'Algérie. Je voudrais donner la parole à la République islamique d'Iran pour une motion d'ordre sur la conduite de la séance. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [36:07]: Merci, Monsieur le Président. Après adoption du programme de travail, je me dois d'appeler votre attention sur une situation très grave s'agissant de l'échec du pays hôte de délivrer des visas aux représentants iraniens qui devraient participer aux séances de cette commission. Cette situation injustifiable entrave grandement la participation de ma délégation aux travaux de la commission. Nepal · Président [36:40]: Motion d'ordre sur le déroulement de la séance. Je ne pense pas que cela au déroulement de la séance. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [36:45]: Très bien, M. le Président. Alors, j'ajouterai cela à ma déclaration lors du débat général. Nepal · Président [36:51]: Merci à l'Iran. Le Nicaragua. Nicaragua · Représentante [36:59]: Merci, M. le Président. Notre intervention sera rajoutée dans notre discours lors du débat général, mais je voulais vous dire que nous sommes préoccupés par les restrictions imposées aux délibérations de la Commission. S'il y a une réduction des ressources budgétaires de l'organisation, cela doit être géré de façon plus efficiente, sans restreindre le temps de délibération réservé aux États membres, étant entendu que cette organisation est au service des États membres. Nous tenions à vous faire part de cette position. Merci. Nepal · Président [37:30]: Je remercie la représentante du Nicaragua. La parole Plutôt, nous allons entendre le premier orateur du débat général. Conformément à la pratique établie, nous allons d'abord entendre les groupes. Je donne la parole au représentant de l'Uruguay, qui s'exprime au nom de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes, CELAC. Uruguay · CELAC · Représentant [38:05]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. J'ai l'honneur de prendre la parole au nom des États membres de la Communauté d'États d'Amérique latine et des Caraïbes, la CELAC. Nous vous félicitons de votre élection à la présidence des travaux de la Première Commission à l'occasion de la 81e session de l'Assemblée générale et nous félicitons également les autres membres du Bureau. Soyez assurés du plein et entier soutien de notre région lors des travaux de la Commission. Notre région a une longue tradition de promotion du désarmement et de non-prolifération. La signature du traité de Tlatelolco en 1967 est un jalon. Ces questions sont prioritaires et doivent continuer d'être au cœur de l'action des Nations Unies. En effet, ce sont des éléments essentiels du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Nous sommes convaincus que le désarmement nucléaire complet, vérifiable, transparent et irréversible est l'une des principales priorités de notre communauté. L'existence même d'armes nucléaires continue de représenter une menace inacceptable pour l'humanité. Toute explosion nucléaire, délibérée ou non, aura des conséquences humanitaires catastrophiques. La seule garantie véritable face à l'utilisation ou la menace du recours aux armes nucléaires est leur interdiction et élimination totale. Nous sommes vivement préoccupés par la modernisation des arsenaux nucléaires, la mise au point de nouvelles capacités nucléaires et l'apparition de ces armes dans les doctrines et politiques de sécurité. Nous lançons à nouveau un appel aux États dotés afin qu'ils honorent pleinement leurs engagements en matière de désarmement et qu'ils appuient des mesures concrètes destinées à l'élimination totale des arsenaux. Nous réitérons notre attachement au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, pierre angulaire du régime de désarmement et de non-prolifération nucléaire. Malheureusement, La 11e conférence d'examen du TNP n'a pas abouti à un document final substantif, malgré les consultations et la participation importante des États membres. Voilà qui doit renforcer notre détermination collective de préserver et de renforcer le TNP, le processus d'examen et d'adopter des mesures concrètes et efficaces au titre des trois piliers. Nous rappelons l'importance de mettre en œuvre les trois piliers du TNP: désarmement nucléaire, non-prolifération, utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Nous rappelons-le droit inaliénable des États parties à procéder à des recherches, production et utilisation d'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination, conformément aux dispositions du traité. Nous soulignons l'importance du traité sur l'interdiction des armes nucléaires. une contribution à l'objectif de parvenir et de préserver un monde exempt d'armes nucléaires. Le TIAN et les autres instruments composant l'architecture internationale de désarmement et de non-prolifération nucléaire se complètent. Nous saluons la tenue de la première conférence d'examen des États parties du TIAN à New York, du 30 novembre au 4 décembre 2026. Nous invitons tous les États qui n'ont pas encore rejoint le traité à envisager la ratification ou l'adhésion. Cette année, nous célébrons l'anniversaire de l'ouverture à signature du traité d'interdiction complète des essais nucléaires et nous tenons à rappeler que l'Amérique latine et les Caraïbes est la première région du monde à être parvenue à l'universalité du traitement. Nous exhortons les États à inscrire l'annexe 2 qui n'auraient pas encore fait ou ratifié. et pour lequel la ratification est nécessaire pour l'entrée en vigueur, à le faire sans tarder. Nous sommes convaincus que les zones exemptes d'armes nucléaires sont une importante contribution au désarmement et au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Dans ce contexte, une fois de plus, nous soulignons l'importance historique du traité de Tlatelolco. Nous appuyons pleinement la création de nouvelles zones exemptes d'armes nucléaires sur la base d'accords librement conclus entre les États des régions pertinentes. Nous rappelons la demande légitime des États dotés d'armes nucléaires qui doivent apporter des garanties négatives de sécurité inéquivoques, sans conditions et juridiquement contraignantes aux États formant partie des zones exemptes d'armes nucléaires, et ce conformément aux traités internationaux qui en portent création et les protocoles additionnels. Monsieur le Président. La CELAC suit de très près les progrès scientifiques et technologiques rapides et leurs éventuelles retombées sur la paix et la sécurité internationales. Et notamment, nous jugeons nécessaire de continuer d'aborder dans les enceintes multilatérales pertinentes les défis et risques liés à l'utilisation de l'IA dans le domaine militaire, conformément au droit international, notamment le droit international humanitaire. Monsieur le Président, la CELAC rappelle l'importance de promouvoir un environnement ouvert, sûr, stable, accessible, pacifique et interopérable s'agissant des technologies de l'information et des communications. Nous appelons à redoubler les efforts pour éviter que ce domaine ne devienne un théâtre de conflits et pour garantir son utilisation à des fins exclusivement pacifiques, ce qui permettrait d'utiliser pleinement les technologies au service du développement socio-économique. Nous rappelons l'importance de faire en sorte que L'utilisation des TIC soit pleinement conforme aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté, l'égalité souveraine, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, l'abstention. d'avoir recours à la menace ou à la force dans les relations internationales, le règlement des différends internationaux de façon pacifique et la coexistence pacifique entre les États, ce qui va donner un cadre fondamental et essentiel afin de guider les États dans l'utilisation des TIC. Nous soulignons l'importance des mesures d'instauration de la confiance, de la coopération internationale et de renforcement des capacités afin de réduire la fracture numérique que tous les États puissent profiter de ces technologies et contrer les menaces actuelles et potentielles. Dans ce contexte, nous nous félicitons de l'entame des travaux du Mécanisme mondial sur les progrès dans le domaine des technologies de l'information et des communications dans le contexte de la sécurité internationale et de la promotion du comportement responsable des États dans l'utilisation en tant qu'enceinte permanente inclusive des Nations unies permettant de poursuivre l'examen de ces questions. Nous rappelons l'importance de prévenir une course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique et de préserver cet environnement uniquement à des fins pacifiques dans l'intérêt de tous les États, quel que soit le niveau de développement économique, scientifique ou technologique. En ce sens, nous continuons d'appuyer la négociation d'un traité sur la prévention d'une course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique. D'ici là, l'adoption de mesures internationales de transparence et d'instauration de la confiance s'avère autant appropriée que nécessaire. Monsieur le Président, la CELAC redit sa vive préoccupation face au trafic illicite d'armes légères de petit calibre et de munitions qui continue de nourrir la violence armée, la criminalité organisée et les conflits, avec de lourdes conséquences humanitaire, sociale, économique sur nos pays. Cette problématique touche également nos efforts en faveur du développement durable, avec un impact disproportionné sur les femmes et les enfants. Nous réitérons notre attachement à la pleine et entière mise en oeuvre du programme d'action pour prévenir lutter et éliminer le trafic illicite d'armes légères et de petit calibre sur tous ses aspects et l'instrument international de traçage. Nous rappelons l'importance de renforcer la coopération et l'assistance internationale et de renforcer les capacités pour prévenir le détournement et le trafic illicite des armes et des munitions. La CELAC souligne la contribution précieuse des femmes et des jeunes à la promotion et au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il est essentiel de promouvoir leur représentation et participation pleine, sur un pied d'égalité, significative et concrète au processus de formulation des politiques, de la planification, de l'exécution et d'évaluation en matière de désarmement et de non-prolifération. Nous saluons le travail important du Bureau des affaires de désarmement des Nations unies et notamment du Centre régional des Nations unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui soutient les efforts de notre région en matière de désarmement, de maîtrise des armements et de non-prolifération dans un contexte international caractérisé par des tensions croissantes et des menaces pour la paix et la sécurité internationales. Nous rappelons l'importance du multilatéralisme, du dialogue et de la diplomatie, autant d'instruments indispensables pour tendre à un désarmement général et complet. L'Amérique latine et les Caraïbes continueront de promouvoir l'élimination totale des armes nucléaires de façon vérifiable, transparente et irréversible. C'est là un objectif prioritaire et conforme à la proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix. Nous continuerons de faire en sorte que les ressources et les progrès scientifiques et technologiques contribuent à la paix, au développement durable et au bien-être des peuples. Je vous remercie. Nepal · Président [47:13]: Je remercie l'Uruguay au nom de la CELAC. À présent, je donne la parole à la Finlande au nom des pays nordiques. Finland · Nordic Group [47:32]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole Au nom des pays nordiques, Danemark, Islande, Norvège, Suède et mon propre pays, la Finlande, nous vous félicitons, ainsi que les autres membres du Bureau, à l'occasion de votre élection. Nous vous assurons de notre plein soutien. Nous nous réunissons en une période difficile. Les conflits armés, les tensions géopolitiques et la méfiance grandissante continuent de mettre en péril la paix et la sécurité internationales. Dès lors, la reddition de comptes, la coopération internationale sont de plus en plus nécessaires. Les pays nordiques défendent le char des Nations unies et demeurent très attachés au multilatéralisme et à un ordre mondial fondé sur le droit international et les normes communes. Ces principes ont permis de faire advenir la paix, la sécurité et la prospérité pour des générations entières. Nous condamnons vigoureusement la guerre d'agression brutale livrée par la Russie l'Ukraine. La Russie continue de violer de façon criante la Charte des Nations unies et mine les règles et les principes sur lesquels reposent la paix et la sécurité internationales. Nous réaffirmons notre soutien indéfectible en faveur de la légitime défense, de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. La Russie doit faire cesser sa guerre maintenant et retirer ses forces du territoire ukrainien. Cela permettrait également de mettre un terme aux menaces et pour la sécurité et la sûreté nucléaire en Ukraine, due à cette guerre. S'agissant du territoire palestinien occupé, nous appelons toutes les parties à s'engager à mettre en œuvre le plan d'ensemble pour la paix et la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Nous exhortons à mettre un terme immédiat à l'expansion des colonies, à la violence des colons. Nous soulignons la nécessité d'honorer le droit international. Nous demeurons fermement attachés à la solution des deux États. Les conflits qui font rage en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient illustrent une réalité plus vaste. Nous devons intensifier nos efforts au service de la maîtrise des armements, du désarmement et de la non-prolifération. Notre planète fait face à de graves menaces qu'il faut affronter résolus. L'Iran ne doit jamais acquérir une arme nucléaire et doit pleinement coopérer avec l'AIEA. La RPDC doit renoncer à toutes ces armes de destruction massive, à ses missiles balistiques et à ses programmes nucléaires. Et ces deux États doivent respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Monsieur le Président, à la suite de la conférence d'examen de 2026 du TNP, les pays nordiques réaffirment le rôle central du TNP, pierre angulaire du dispositif de désarmement nucléaire et de non-prolifération international. Cette conférence à illustrer l'importance du traité, la nécessité de redoubler d'efforts afin de poursuivre ces objectifs dans le cadre de ces trois piliers qui se renforcent mutuellement. Sur fond d'une montée des tensions et d'une confiance en berne, la réduction des risques nucléaires est essentielle. Nous encourageons tous les États dotés d'armes nucléaires à utiliser toutes les mesures à leur disposition afin de réduire les risques, d'accroître la prévisibilité et de prévenir toute erreur de calcul. Nous nous félicitons d'une coopération renouvelée entre les P5 lors de la conférence d'examen. Nous les invitons à poursuivre sur cette lancée. Nous les appelons à approfondir leur dialogue sur la stabilité à réduire les tensions internationales, à améliorer la transparence, à édifier la confiance mutuelle, à promouvoir la réduction des risques nucléaires. L'expiration du nouveau traité START fait en sorte que la communauté internationale a moins de garde-fous, moins de prévisibilité. Nous appelons à mener des efforts d'urgence pour conclure un nouvel accord juridiquement contraignant en limitant les arsenaux nucléaires les plus importants. Nous encourageons les Etats dotés d'armes nucléaires à participer de façon constructive à la stabilité stratégique. Nous appuyons pleinement l'AIEA et son travail indépendant, impartial et professionnel. Son système de garantie est indispensable. La non-prolifération doit être respectée. Nous nous félicitons de la conclusion récente du dossier des garanties pour la Syrie, ce qui démontre l'importance d'une pleine coopération avec l'AIEA. Nous soulignons l'importance du TICEN, qui célèbre cette année son 30e anniversaire, ainsi que l'importance de son système de vérification. Nous exhortons tous les États à respecter ces objectifs et nous appelons ceux qui n'ont pas encore signé ou ratifié à le faire sans tarder. Nous appuyons sans faille l'entame immédiate de négociations sur un traité sur les matières fissiles. Nos pays sont très attachés à la CIAB et à la CIAC et continuerons de défendre l'interdiction d'emploi d'armes chimiques et biologiques, quelles que soient les circonstances. Nous dénonçons tout emploi de ces armes. L'emploi contre l'Ukraine de l'agent asphyxiant chloropicrine une substance toxique proscrite figurant au tableau 3 ainsi qu'un agent anti-émeute en tant que méthode de guerre est une violation claire de la CIAC. Nous réitérons notre plein appui à le IAC et nous soulignons la nécessité que des comptes soient rendus pour toutes les violations de la convention. Nous exhortons tous les États parties à œuvrer de façon constructive afin d'obtenir de bons résultats lors de la session de décembre du groupe de travail sur le renforcement de la convention de la CIAB. Pour ce qui est des armes classiques, le trafic et le détournement d'armes continuent d'alimenter violence et instabilité aux quatre coins du monde. Nous souhaitons renforcer les instruments internationaux pertinents. Nous réaffirmons notre ferme appui en faveur du TCA. Nous appelons à son universalisation et à sa pleine mise en œuvre. Nous sommes favorables à l'élaboration d'une stratégie quinquennale, ambitieuse et pragmatique pour le TCA. Nous appuyons également pleinement l'action humanitaire de déminage. Nos pays soulignent la nécessité de respecter la parité, ainsi que la cause des femmes et de la paix et de la sécurité dans le domaine du désarmement et de la sécurité internationale. La participation pleine, égale et entière des femmes au désarmement est essentielle. Monsieur le Président, la communauté internationale doit ne pas se laisser devancer par les technologies émergentes afin de garantir qu'elles soient utilisées de façon responsable, conformément au droit international. Nous nous félicitons du consensus historique conclu au groupe d'experts gouvernementaux sur les systèmes d'armes létales autonomes, sur un ensemble d'éléments, d'instruments, sans préjuger de sa nature et d'autres mesures éventuelles. Il nous tarde que la conférence d'examen de la CIAC, ou plutôt de la Convention sur les armes classiques, tombe d'accord sur un moyen de renforcer encore ce cadre pour éventuellement élaborer un élément sur les SALAM. Enfin, les régimes de contrôle à l'exportation, régimes multilatéraux, constituent des éléments importants du dispositif de non-prolifération et facilitent la coopération internationale sur les utilisations pacifiques technologies. Nepal · Président [55:32]: Merci pour cette déclaration au nom des pays nordiques. La parole est à présent à la Jamaïque, au nom de la CARICOM. Jamaica · CARICOM [55:52]: Merci, Monsieur le Président. Jamaica · CARICOM · Représentant [55:55]: Merci, Monsieur le Président. J'ai l'honneur de m'adresser à la Commission au nom des 14 États membres de la CARICOM à l'occasion de ce débat général sur tous les points de l'ordre du jour relatifs au désarmement et à la sécurité internationale. Tout d'abord, qu'il me soit permis de vous féliciter, vous, les membres du Bureau, de votre élection à la tête des délibérations de la Première Commission. Soyez assurés du plein et entier soutien de la coopération de la CARICOM. Monsieur le Président, dans ce contexte mondial difficile, nous restons convaincus que la paix et la sécurité internationales dépendent du respect de la Charte des Nations unies, du droit international et d'un engagement en faveur du multilatéralisme. Alors qu'approche la date butoir de 2030 pour mettre en œuvre le programme de développement durable, l'insécurité, le conflit et le détournement de ressources vers L'armement continue de saper les efforts consentis en faveur du développement durable, notamment pour les PEID. La CARICOM rappelle que le désarmement et le développement sont des objectifs qui se renforcent mutuellement. Les progrès sur un volet restent tributaires des progrès sur l'autre. Le trafic, le détournement, L'utilisation abusive des ALPC reste la menace sécuritaire la plus immédiate et urgente dans la région des Caraïbes. La prolifération d'armes à feu illégales continue de nourrir la violence de gangs, la criminalité transnationale organisée, le trafic de drogue et l'insécurité dans toute la région. Ces menaces pèsent sur la sécurité du grand public, affaiblissent les institutions, sapent le développement économique et imposent un lourd tribut social à nos sociétés. La CARICOM rappelle l'importance cruciale du programme d'action sur les armes légères et de petit calibre, ainsi que l'instrument de traçage international. Nous saluons les efforts en cours afin de mettre en oeuvre le document final de la quatrième conférence d'examen et soulignons l'importance de renforcer la coopération internationale, le partage d'informations et le renforcement des capacités afin de lutter contre le trafic d'armes. À ce sujet, nous saluons la convocation en juin 2026 de la neuvième réunion biennale des États chargée d'examiner la mise en œuvre du programme d'action ainsi que de la première réunion du groupe D'experts techniques à composition non limitée sur l'évolution de la fabrication, technologie et conception des ALPC. Nous soulignons l'importance également. du cadre mondial de gestion des munitions conventionnelles tout au long de la vie, un outil pratique afin de renforcer la sécurité des stocks, d'éviter les détournements et de réduire les violences armées. La CARICOM souligne l'importance du traité sur le commerce des armes, instrument clé de promotion de la responsabilité transparence dans le commerce international des armes classiques. La mise en œuvre du traité reste absolument essentielle pour éviter que les armes ne se retrouvent sur des marchés illicites et afin de réduire l'impact catastrophique de la violence armée sur les communautés vulnérables. Les problèmes de sécurité de notre région ne peuvent être isolés des grandes tendances mondiales. Le flux d'armes illicites dans la région des Caraïbes en provenance d'autres régions illustre le caractère interconnecté des menaces sécuritaires contemporaines et montre l'importance de renforcer la coopération entre les États. d'exportation, de transit et de destination. Nous saluons la mise en œuvre de la feuille de route sur les armes à feu de la CARICOM et nous saluons également les efforts de CARICOM Impact pour renforcer la coopération régionale, le partage de renseignements, la sécurité aux frontières et les capacités de traçage des armes à feu. Autant d'initiatives qui illustrent notre détermination collective à prendre à bras le corps la violence armée grâce à une action concrète et coordonnée. Monsieur le Président, Les armes nucléaires continuent de représenter une menace existentielle pour l'humanité. À un moment où les arsenaux nucléaires sont modernisés, les doctrines évoluent et la concurrence stratégique va croissant, la CARICOM reste vivement préoccupée par le risque associé aux armes nucléaires. Nous le rappelons-le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires reste la pierre angulaire du régime mondial de désarmement nucléaire et de non-prolifération. La 11e conférence d'examen s'est achevée sans document final consensuel. Toutefois, l'absence de consensus ne doit pas nous amener à revoir à la baisse notre attachement aux objectifs du Traité ou ne doit pas saper nos efforts pour promouvoir l'action au titre des trois piliers. La communauté internationale ne peut accepter de stagner sur la question du désarmement nucléaire. La CARICOM rappelle également son soutien au Traité sur l'interdiction des armes nucléaires. Nous attendons avec intérêt la première conférence d'examen cette année. Ce sera là l'occasion de renforcer les normes, d'accélérer l'élan donné en faveur de l'élimination des armes nucléaires. Nous comptons également sur l'entrée en vigueur rapide du TICEN. Notre région a une position unique dans ce débat. Grâce au traité de Tlatelolco, l'Amérique latine et les Caraïbes ont créé la première zone exempte d'armes nucléaires au monde, dans une région densément peuplée, prouvant par là-même que La sécurité est le fruit de la coopération, de l'instauration de la confiance et d'un engagement collectif en faveur de la paix. S'agissant de la menace des armes chimiques et biologiques, la CARICOM appuie pleinement la mise en oeuvre totale, concrète, sans discrimination, de la Convention sur les armes chimiques et la Convention sur les armes biologiques. Nous tenons également à rappeler l'importance de renforcer la coopération internationale pour contrer les nouveaux risques biologiques et pour faire en sorte que les progrès scientifiques et technologiques soient utilisés à des fins exclusivement pacifiques et conformément au droit international. Pour ce qui est de l'avenir, l'évolution rapide des technologies émergentes représente l'un des plus grands défis actuels pour la sécurité internationale. Nous continuons de soutenir la position figurant dans la Déclaration de la CARICOM sur les systèmes D'armes autonomes, l'État l'a adopté en 2023. Nous continuons d'appuyer les efforts internationaux visant à parvenir à un instrument juridiquement contraignant pour faire en sorte que ces armes fassent l'objet d'un contrôle humain significatif. et. soit utilisée dans le respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme. La CARICOM est de plus en plus préoccupée par l'intégration croissante de l'IA dans les systèmes militaires, dans les processus de ciblage et la prise de décision opérationnelle, tout en reconnaissant les avantages potentiels de l'innovation technologique. Nous tenons à souligner que l'IA ne peut mettre à mal des principes établis, principes de responsabilité et de respect du droit international. La création de normes et de garanties claires régissant l'application militaire de l'IA avait par conséquent une importance toute particulière. La CARICOM salue la poursuite des débats au sein de l'ONU sur l'intelligence artificielle dans le domaine militaire et appuie les efforts visant à promouvoir la transparence, l'instauration de la confiance et un comportement responsable des États dans ce domaine qui évolue rapidement. Monsieur le Président, la CARICOM salue le rôle essentiel des femmes dans la promotion de la paix, de la sécurité et du désarmement. Les femmes continuent d'être touchées par les violences armées de façon disproportionnée, par l'insécurité, alors qu'elles restent sous-représentées dans de nombreux processus décisionnels relatifs à la sécurité. Voilà pourquoi nous réaffirmons notre engagement en faveur du programme Les femmes et l'appel à la sécurité. Nous appelons à la participation totale, égale, significative et concrète des femmes dans tous les processus de désarmement, de non-prolifération et de maîtrise des armements. À ce sujet, nous saluons le rôle de Trinité-et-Tobago concernant la résolution biennale intitulée Les femmes, le désarmement, la non-prolifération et la maîtrise des armements, qui continue d'apporter une contribution importante à des réponses à la sécurité internationale, tenant compte du genre. Nous tenons également à rappeler le rôle important de la société civile, des universités et des jeunes pour promouvoir les objectifs de désarmement et de sécurité internationale. Enfin, nous sommes tout à fait conscients du fait que les défis auxquels nous faisons face sont interconnectés et complexes, mais ils nous montre également l'importance du multilatéralisme et l'importance d'une action collective urgente par la communauté des Caraïbes. Le droit international, la coopération multilatérale et le désarmement concret ne sont pas des principes abstraits. Ce sont les garanties de la sécurité, du développement et de la résilience. La CARICOM reste déterminée à travailler de façon constructive pour renforcer l'architecture internationale de désarmement, pour contrer les nouvelles menaces, réduire les violences armées et promouvoir notre objectif partager, à savoir un monde plus sûr, plus pacifique, plus sécurisé pour les générations d'aujourd'hui et de demain. Merci. Nepal · Président [1:05:12]: Je remercie la Jamaïque qui s'est exprimée au nom de la CARICOM. Et je donne la parole au Kazakhstan, qui va s'exprimer au nom de l'arme exempte de la zone exempte d'armes nucléaires d'Asie centrale. Kazakhstan · zone exempte d'armes nucléaires d'Asie centrale · Représentant permanent [1:05:33]: Monsieur le Président, Excellence. Est-ce que vous pouvez m'entendre? Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, au nom des cinq États d'Asie centrale, qu'il me soit permis, Monsieur le Président, de vous féliciter, vous et les membres du Bureau, de votre élection. J'ai l'honneur de m'exprimer au nom des cinq États parties au Traité sur une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale: la République kirghize, la République du Tadjikistan, le Turkménistan, la République d'Ouzbékistan et mon propre pays, la République du Kazakhstan, qui assume la présidence actuelle du traité. Cette année, cela fait 20 ans qu'a été signé le traité, le 8 septembre 2006. les cinq pays d'Asie centrale, ce traité incarne un engagement en faveur de la sécurité régionale, du désarmement nucléaire et de la non-prolifération, et en faveur d'un monde exempt d'armes nucléaires. Depuis 20 ans, la première et seule zone exempte d'armes nucléaires dans l'hémisphère nord a prouvé que les États voisins pouvaient, grâce au dialogue, à la coopération et à des engagements véritables, atteindre des résultats. C'est particulièrement important pour notre région. L'Asie centrale connaît, pour en avoir fait l'expérience, les conséquences catastrophiques des essais nucléaires qui ont laissé des traces humaines et environnementales. Nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont été touchées en Asie centrale et ailleurs, et nous réaffirmons réaffirmant notre détermination à faire en sorte que de telles souffrances ne se répètent jamais. L'héritage nucléaire de l'Asie centrale dépasse bien les conséquences des essais nucléaires pour inclure également l'aspect humanitaire, environnemental et lié à l'extraction de l'uranium et le traitement de l'uranium et des déchets Nous accordons une importance toute particulière à la poursuite de la coopération internationale pour remettre en état les sites d'extraction d'uranium, la gestion des déchets radioactifs et pour protéger les communautés touchées ainsi que l'environnement. La sécurité internationale rend nos travaux d'autant plus urgents. Nous restons préoccupés par l'absence de progrès significatifs en matière de désarmement nucléaire, y compris au titre de l'article 6 du TNP, par l'érosion des modalités de désarmement et la modernisation des arsenaux nucléaires. Une course aux armements nucléaires ne peut être acceptée comme étant inévitable. Les États dotés de l'arme nucléaire assument une responsabilité toute particulière pour assumer leurs obligations au regard du désarmement pour réduire les risques nucléaires et pour travailler de bonne foi lors des négociations en faveur du désarmement nucléaire. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires reste la pierre angulaire du désarmement nucléaire mondial. Un régime de non-prolifération est un pilier indispensable de la sécurité internationale. Nous déplorons que la 11e Conférence-examen du TNP n'ait pu parvenir à un consensus sur un résultat à proprement parler, et par conséquent, la mise en œuvre des trois piliers du traité n'en est que plus importante. Nous réitérons notre plein soutien à l'endroit de l'AIEA et de son rôle indispensable de préservation et de facilitation de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Cette année marque également le 30e anniversaire de l'ouverture à signature du traité pour l'interdiction complète des essais nucléaires. Les cinq États d'Asie centrale ont ratifié le TICE et restent profondément attachés à son universalisation et à son entrée en vigueur. Nous exhortons tous les États qui ne l'auraient pas encore fait, notamment les États restant inscrits à l'annexe 2 à signer et à ratifier le TICE, sans tarder. En attendant son entrée en vigueur, tous les États devraient conserver les moratoires existants sur les essais nucléaires, toute autre explosion nucléaire et s'abstenir de toute mesure pouvant aller à l'encontre des buts et principes du traité. Les moratoires restent importants, mais ne peuvent se substituer à une interdiction permanente, juridiquement contraignante et vérifiable. Monsieur le Président, une zone exempte d'armes nucléaires dépend des engagements à respecter. La sécurité de notre zone est renforcée par le Protocole sur les garanties négatives de sécurité au Traité de Tbilissi-Palatinsk. Nous saluons sa signature par les cinq États dotés de l'arme nucléaire et la ratification par la Chine, la France, la Fédération de Russie et le Royaume-Uni. Nous comptons que les États-Unis le ratifieront dans les plus brefs délais, ce qui permettra de parachever le cadre de garantie. En négatif de la sécurité, nous exhortons tous les États dotés à respecter le statut de la zone et à pleinement honorer leurs engagements à ne pas utiliser ou à ne pas menacer d'utiliser une arme nucléaire ou tout autre engin nucléaire explosif à l'encontre de tout État partie au traité. La création de zones exemptes nous montre que la sécurité peut être renforcée grâce à des engagements juridiquement contraignants restés exempts d'armes nucléaires, avec un intérêt dépassant la région couverte. Cela permet de renforcer le régime de désarmement de non-prolifération à l'échelle mondiale. S'agissant de l'avenir, la prochaine étape devra se concentrer sur le renforcement du cadre institutionnel du traité de Semipalatinsk et de renforcer la coopération avec d'autres armes exemptes d'armes nucléaires. Autant d'efforts qui permettraient de renforcer le régime mondial de non-prolifération et de promouvoir nos engagements communs en faveur de la paix et de la sécurité internationale, des mémorandums de coopération a été passé avec la Commission africaine de l'énergie nucléaire, l'AFCON, et l'Agence pour l'interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes, l'OPANAL. Nous continuons de travailler avec les États parties au traité de Bangkok et la Mongolie. Nous exhortons les États membres à travailler avec les États d'Asie centrale pour, ensemble, trouver des mesures concrètes à prendre. Nous sommes favorables à la coordination, à l'échange d'expériences entre les zones exempts d'armes nucléaires et nous appuyons la création d'autres zones sur la base de modalités librement convenues entre les États de la région concernée, conformément aux directives de la Commission de désarmement des Nations unies. Dans ce contexte, nous réaffirmons la pertinence de la résolution 295 sur le Moyen-Orient dans l'attente de sa pleine et entière mise en œuvre. Il y a 25 ans, les cinq pays d'Asie centrale ont fait un choix ensemble. Notre région avait fait l'expérience des essais nucléaires, de la présence d'armes nucléaires. Nous avons choisi une autre voie, la sécurité par le truchement de la coopération, d'engagements juridiquement contraignants et la confiance mutuelle. Nous avons fait le choix qu'il n'y ait pas d'armes nucléaires dans notre région et aujourd'hui, nous réaffirmons ce choix. Nous restons attachés à la pleine et entière mise en oeuvre du traité de Semipalatinsk, au renforcement des normes internationales contre les essais nucléaires et à une coopération plus étroite entre les zones exemptes d'armes nucléaires. L'expérience de l'Asie centrale nous l'a montré, la coopération régionale est à même de renforcer la sécurité, la non-prolifération et le désarmement nucléaire. Nous sommes tout à fait prêts à travailler avec l'ensemble des États membres afin de renforcer le régime mondial de désarmement et de non-prolifération et de promouvoir nos objectifs commun, à savoir un monde exempt d'armes nucléaires. Je vous remercie, Monsieur le Président. Nepal · Président [1:13:16]: Je remercie le représentant permanent du Kazakhstan, qui s'exprime au nom de la zone exempte d'armes nucléaires d'Asie centrale. Et je donne à présent la parole au Mexique, qui va s'exprimer au nom de la coalition pour un nouvel agenda. Mexico · Coalition pour un nouvel agenda · Représentant [1:13:36]: Merci, Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs. J'ai l'honneur de prendre la parole au nom des membres de la Coalition pour un nouvel agenda, le Brésil, l'Egypte, l'Irlande, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et mon propre pays, le Mexique. Tout d'abord, notre coalition tient à vous féliciter, Excellence, Monsieur Lokbhadur Tapa, du Népal, de votre élection à la présidence de la Première commission. Comptez sur notre soutien. Monsieur le Président, notre coalition est un groupe interrégional d'États non dotés de l'arme nucléaire. un objectif commun, parvenir à un monde exempt d'armes nucléaires, notamment grâce à la pleine exécution des obligations et engagements en matière de désarmement nucléaire, conformément au Traité sur la non-prolifération d'armes nucléaires. Notre position fait fond sur un principe simple: le désarmement nucléaire et la non-prolifération nucléaire se renforcent mutuellement. La crédibilité du traité est tributaire de l'application de l'un et l'autre, un principe qui revêt une importance toute particulière à l'heure actuelle. Il est particulièrement préoccupant d'assister à une détérioration de la sécurité internationale. Les armes nucléaires prennent de plus en plus de place alors que leur rôle aurait dû progressivement diminuer conformément aux engagements souscrits en vertu du TNP, les arsenaux nucléaires sont modernisés et élargis. Les armes nucléaires restent au cœur des doctrines de sécurité et des modalités élargies de dissuasion. La rhétorique ou les menaces nucléaires se multiplient, alors que des les éléments clés de l'architecture de maîtrise des armements et de désarmement ont été affaiblis, perdus ou bafoués. Ces tendances délétères remettent en cause les progrès réalisés et la priorité urgente de parvenir et de préserver un monde exempt d'armes nucléaires. Pour la coalition pour un nouvel ordre du jour, une situation de sécurité plus complexe ne peut devenir la justification d'une dépendance accrue aux armes nucléaires. L'importance croissante des armes nucléaires ne fait qu'exacerber les risques existants, renforcer la concurrence nucléaire et mettre à mal la confiance dans le régime de désarmement et de non-prolifération. C'est justement dans les périodes de tension et d'incertitude que la maîtrise des armements et le désarmement nucléaire s'avère d'autant plus utile et nécessaire. Le problème auquel fait face le TNP n'est pas un manque d'engagement convenu en 1995. La prorogation indéfinie du traité, avec la nécessité impérieuse de garantir la permanence, a été assortie de décisions pour promouvoir la mise en œuvre et renforcer l'application du principe de responsabilité en 2000. Les États dotés ont adopté un engagement inéquivoque à accomplir l'élimination totale des arsenaux nucléaires. En 2010, les États parties sont convenus d'un plan d'action qui contenait des engagements très concrets en matière de désarmement nucléaire. Toutefois, plus de 30 ans après les décisions de 1995, l'écart entre ce qui a été annoncé et ce qui a été fait ne fait que se creuser. L'incapacité de la troisième conférence d'examen successive à convenir d'un document final ou de mesures concrètes représente un grave revers pour le traité, mais ça ne crée pas pour autant un vide et ça n'absout pas non plus les États parties de leurs obligations au regard du traité. Les décisions et la résolution de 1995, les engagements de 2000 et le plan d'action de 2010 restent pleinement d'actualité. jusqu'à ce qu'ils soient pleinement mis en œuvre. Il est important de le réaffirmer. Il est indispensable et urgent de les mettre en œuvre. Monsieur le Président, le défi consiste désormais à traduire ces engagements en un acte. Le délitement de l'architecture du désarmement et de la maîtrise des armements le rend d'autant plus nécessaire. Alors que New Start a expiré et qu'il n'y a pas d'accord pour lui succéder, les deux États possédant les principaux arsenaux nucléaires ne font plus l'objet de limites juridiquement contraignantes de leurs forces nucléaires stratégiques ou ne sont plus soumis à des inspections mutuelles ou des systèmes de surveillance. Dans ce contexte, Le dialogue et la retenue des mesures significatives et pragmatiques de réduction des risques nucléaires s'avèrent essentiels. Nous appuyons ces efforts, mais réduire les dangers immédiats ne suffira pas. Les efforts visant à réduire les risques nucléaires viennent compléter, mais ne peuvent nullement se substituer au désarmement nucléaire, ce qui est nécessaire. C'est un progrès concret, vérifiable et irréversible en faveur de la réduction et de l'élimination des armes nucléaires et la mise en œuvre passe également par l'application du principe de responsabilité. La prorogation sinédier du TNP faisait fond sur la notion selon laquelle les progrès dans la mise en œuvre du traité feraient l'objet d'un examen périodique. Les États parties doivent pouvoir déterminer si les obligations et les engagements en faveur du désarmement nucléaire sont honorés par les États dotés de l'arme nucléaire. Une comparabilité verticale et horizontale entre Les rapports envoyés par les États dotés d'armes nucléaires pour déterminer le progrès ou l'absence de progrès restent essentiels. Malgré l'incapacité de prendre des mesures concrètes en faveur de la transparence et de la responsabilisation lors de la conférence d'examen du TNP cette année, la question reste prioritaire pour la coalition pour un nouvel ordre du jour et devrait l'être pour les États dotés. La première conférence d'examen à venir du TIAN sera l'occasion de renforcer l'architecture de désarmement nucléaire et de non-prolifération nucléaire. La Coalition pour un nouvel ordre du jour rappelle que le TIAN est pleinement conforme au TNP, que l'un et l'autre traités présentent un cadre juridique qui se renforce mutuellement en faveur du désarmement nucléaire. Monsieur le Président, l'urgence du désarmement nucléaire est indissociable des conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires. Les connaissances scientifiques le prouvent: toute utilisation d'armes nucléaires aura des conséquences qui dépasseront largement les frontières nationales et la capacité de tout État à y riposter de façon opportune. Le rapport du Groupe scientifique indépendant des Nations unies sur les effets de la guerre nucléaire l'année prochaine Elles nous permettront de mieux comprendre ces conséquences. Mais nous avons déjà suffisamment d'informations pour agir. La réalité doit rester au cœur de notre action. Monsieur le Président, c'est dans ce contexte que la nouvelle coalition, la Coalition pour un nouvel ordre du jour, présente le projet de résolution intitulé Vers un monde exempt d'armes nucléaires, accélérer la mise en œuvre des obligations et engagements en faveur du désarmement nucléaire. Le message est limpide. La sécurité internationale a peut-être évolué, mais les obligations du TNP n'ont pas changé. Les engagements convenus ne peuvent pas être écartés sous prétexte que l'application devient plus difficile. Des échecs récurrents à parvenir à un consensus ne peuvent affaiblir ce que les États parties ont déjà convenu. La tâche devant nous est de combler cet écart entre l'engagement et l'application. de toute urgence et de faire en sorte que les engagements souscrits en 1995, en 2000, en 2010 ne restent pas des promesses d'une autre époque, mais soient tenus aujourd'hui. A un moment où les armes nucléaires, une fois de plus, sont présentées comme des instruments de sécurité, il nous faut présenter une vision autre, un monde plus sûr, ne pas advenir si l'on donne plus d'importance aux armes nucléaires, mais bien si l'on réduit leur rôle, leur pertinence, si l'on réduit le danger nucléaire et si à terme on élimine les armes nucléaires. Voilà qui est est l'objectif de notre coalition, mais plus que tout, c'est une responsabilité que nous avons tous en commun au nom du monde et de nos peuples. Merci. 1st Committee · Chair [1:22:25]: Merci au Mexique, qui s'est exprimé au nom de la Coalition pour un nouvel ordre du jour. À présent, je donne la parole à la Fédération de Russie, qui va s'exprimer au nom de la Fédération de Russie et du Bélarus. Russian Federation · Représentant [1:22:40]: Monsieur le Président, nous, et est partie au traité sur la création de la Confédération du Bélarus et de la Fédération de Russie. Nous réitérons notre appui aux vieux principes de la Charte des Nations unies, au droit international, tels que l'égalité souveraine, l'indépendance politique et l'intégrité territoriale de tous les États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l'inviolabilité des frontières des États et le règlement pacifique des différends. Nous souhaitons que soient garantis la paix et la sécurité internationales, les relations amicales entre les États, Et que l'on renonce à l'emploi de la force ou à la menace de son emploi. Nous constatons que le nouveau contexte géopolitique, militaire et politique nécessite de créer un dispositif solide de sécurité eurasienne, équilibré et indivisible. Dans le cadre d'une déclaration conjointe, le 25 septembre, sur une charte de l'Eurasie pour la diversité et la multipolarité au 21e siècle, nous avons proposé de lancer cette charte. Nous appelons tous les Etats qui habitent en Eurasie et qui souhaitent un tel dispositif de sécurité sur le continent de nous rejoindre pour le développement international et régional. Nous sommes guidés par notre volonté de garantir la sécurité la stabilité et la paix en Eurasie et partout dans le monde. Un monde multipolaire doit reposer sur le droit international et un rôle central de coordination pour l'ONU. Nous continuons. de coopérer afin de renforcer le régime international de non-prolifération des armes nucléaires. Nous souhaitons coordonner plus avant nos efforts pour garantir l'intégrité du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires à la suite des tentatives d'États occidentaux qui l'utilisent seulement pour leurs objectifs politiques et n'ont rien à voir avec le fond de ce traité. Nous sommes vivement préoccupés par les activités de l'OTAN et de ses États membres visant à créer des menaces à la sécurité et aux intérêts de la Russie et du Bélarus. Parmi les agissements les plus déstabilisateurs des pays de l'OTAN, qui entraînent des risques stratégiques, citons des mesures hostiles dans le cadre de la crise ukrainienne, qui pourraient mener à un conflit armé entre des puissances nucléaires, les projets de déploiement en Amérique de missiles à portée intermédiaires ou à plus courte portée des missiles américains, le renforcement du potentiel antimissile avec un volet du système de défense antimissile américain en Europe, ou encore des activités militaires qui s'intensifient près de nos frontières et le partage nucléaire de l'OTAN avec des armes nucléaires américaines déployées en Europe. Nous sommes contre le déploiement dans l'espace d'armes de tous types, l'emploi de la force ou la menace de l'emploi de la force contre des sites dans l'espace ou avec leur aide. Nous sommes contre les tentatives des pays qui utilisent l'espace extra-atmosphérique pour mener des confrontations armées, notamment le projet des Etats-Unis, "Coupole dorée", qui prévoit des moyens d'interception dans l'espace. C'est les conséquences néfastes de telles mesures qui ont pour objectif de garantir suprématie militaire dans l'espace. Nous sommes contre ces mesures. Il est essentiel de commencer le plus rapidement de conclure un instrument juridiquement contraignant multilatéral de prévention d'une course aux armements dans l'espace en interdisant le déploiement d'armes de tous types dans l'espace, la menace de l'emploi de la force ou l'emploi de la force dans l'espace. Il faut renforcer la CIAB, notamment grâce à l'institutionnalisation et à l'adoption d'un protocole juridiquement contraignant à la Convention qui prévoirait notamment un mécanisme de vérification de la Convention sur les armes biologiques. Il est inadmissible de créer des mécanismes internationaux qui font doublon par rapport à la CIAB. et en marge du Conseil de sécurité de l'ONU. Les États ne doivent pas, sur leur territoire ou sur d'autres territoires, s'adonner à des activités biologiques militaires menaçant la sécurité d'autres États. Nous sommes prêts à coopérer avec l'OIEC de façon dépolitisée et technique, dans le cadre du consensus. Nous sommes contre les accusations d'emploi d'armes chimiques lorsqu'elles ne sont pas justifiées et appuyées de preuves. Dans le cadre de la CAC, il est essentiel d'accorder une attention au fait que le Conseil exécutif de l'OISC respecte pleinement l'article 8 de la Convention. Nous souhaitons renforcer l'intégrité et l'efficacité des mécanismes de désarmement de l'ONU, notamment en première commission. Cette commission est une enceinte incontournable pour discuter des questions de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération. Dans le contexte géopolitique actuel, qui est marqué par une crise systémique en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération, des efforts collectifs sur la base du dialogue permettraient de renforcer la sécurité régionale et internationale. Il faut nous concentrer sur le bon fonctionnement des instruments multilatéraux. dans le cadre de l'égalité, de l'entente mutuelle et la prise en compte des intérêts légitimes de toutes les parties. Hélas, ces derniers temps, la première commission s'est caractérisée par la politisation de ces discussions, les dissensions et les discours virulents. Certains États démontrent très clairement qu'ils ne souhaitent pas un dialogue multilatéral sur un pied d'égalité au sein de l'ONU sur la maîtrise des armements, la non-prolifération, le désarmement. Il présente des objectifs politisés en première commission. Cela pourrait miner les travaux de notre commission en en faisant un instrument de pression politique contre les pays indésirables. Nous, on ne peut pas le permettre. Il est important de revenir à la pratique suivie de longue date à la première commission. Nous pensons que ces méthodes de travail ont fait leurs preuves et qu'il ne faut pas les réviser. Nous sommes convaincus que l'incapacité de la communauté internationale à régler les divergences en matière de maîtrise des armements, de non-prolifération, de désarmement, que cet échec est dû à des défaillances, non pas des défaillances des enceintes de désarmement, mais plutôt au manque de respect mutuel ou d'égalité. Nous pensons qu'il faut se pencher sur les méthodes de travail de la Commission au niveau des experts et obtenir un consensus dans le cadre d'une session extraordinaire de l'AG sur le désarmement. Dans le cadre des activités de la première commission, il est important que les Etats puissent présenter de nouvelles initiatives et nouvelles idées en matière de maîtrise des armements, de non-prolifération, de désarmement. Le respect du droit souverain des Etats de présenter des résolutions et des décisions à l'Assemblée générale, ainsi que de déterminer leur teneur et leur périodicité, c'est le gage d'un bon fonctionnement de la Commission et de décisions fortes. Nous appelons également les Etats membres à ne pas présenter des propositions qui ne font pas consensus en première commission et ne contribue qu'à la fragmentation, la politisation des travaux en première commission. Nous espérons qu'un dialogue approfondi pourra être mené sur toutes les questions de la première commission lors de la présente session. Merci. 1st Committee · Chair [1:30:39]: Je remercie la Fédération de Russie qui s'est exprimée au nom de la Fédération de Russie et du Bélarus. La parole est à présent Représentant permanent de la Namibie, qui s'exprime au nom du Groupe africain. Namibia · Africa Group · Représentant permanent [1:30:56]: Merci, Monsieur le Président. J'ai l'honneur de prendre la parole au nom du Groupe africain. À l'entame de mon propos, qu'il me soit permis de vous féliciter, Ambassadeur Tapa, à l'occasion de votre élection à la tête de la première commission lors de la 81e session. Je félicite également les autres membres du bureau. Soyez assurés du plein appui et de la pleine coopération de notre groupe. Notre groupe souscrit à la déclaration qui sera prononcée par le mouvement des non-alignés et souhaite formuler les remarques suivantes. La version intégrale de notre déclaration sera envoyée à Statements. Ce débat général intervient à un moment crucial en de désarmement et de non-prolifération. L'échec de la dernière conférence d'examen du TNP, qui s'est tenue en mai 2026, échec à adopter un document final par consensus pour la troisième fois consécutive, démontre les défis en matière de désarmement de par le monde. Ces résultats décevants démontre la nécessité impérieuse de rétablir la confiance, de faire montre de volonté politique, de traduire des engagements de longue date en progrès tangibles. Notre groupe redit que la diplomatie multilatérale et une coopération constructive s'imposent afin de relever les défis en matière de désarmement, conformément à la Charte des Nations unies et aux principes et objectifs de la première session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée au désarmement. Monsieur le Président, l'existence d'armes nucléaires est une menace existentielle pesant sur l'humanité. Notre groupe réitère que l'élimination totale des armes nucléaires est nécessaire. Tel que réaffirmé dans le pacte pour l'avenir, il s'agit en effet de la seule garantie absolue contre les conséquences humanitaires et environnementales désastreuses de leur emploi. Dès lors, nous appelons les États dotés d'armes nucléaires à honorer leurs engagements de désarmement grâce à des mesures irréversibles, transparentes et vérifiables dans le cadre d'un calendrier arrêter. Nous sommes très préoccupés par la modernisation et l'expansion des arsenaux nucléaires, la dépendance à l'égard de doctrines nucléaires, le partage nucléaire et les risques grandissants liés aux nouvelles technologies, en particulier à l'IA, dans les systèmes de commandement et de contrôle militaires. Bien conscients des conséquences humanitaires et environnementales des essais nucléaire et de l'extraction d'uranium sur le continent africain, nous nous félicitons de la toute première réunion sur l'aide aux victimes pour la remise en état de l'environnement en septembre 2026, conformément à la résolution 7960 de l'Assemblée générale. Il nous tarde de connaître ces recommandations. Notre groupe réaffirme la contribution précieuse des ZON à la paix et à la sécurité internationales. À cet égard, Nous nous félicitons de l'adoption par consensus de l'étude complète sur les EDEN. conformément à la résolution 79 241. Nous réitérons également notre engagement défectible en faveur du traité de de Péline d'Abba, contribution de l'Afrique au désarmement nucléaire et à la non-prolifération nucléaire. Nous nous félicitons de la sixième session de la conférence des Nations unies pour la création d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, convoqué conformément à la résolution 73 546 de l'Assemblée générale, nous encourageons tous les participants et tous les États invités à prendre une part constructive à la sixième session, novembre 2026, sous la présidence d'Oman, pour négocier un instrument juridiquement, un traité juridiquement contraignant. Nous réaffirmons le droit inaliénable des États à développer et à utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination et conformément aux obligations internationales en vigueur. Nous soulignons le rôle de premier plan de l'AIEA dans le domaine de la coopération technique, du renforcement des capacités et de sûreté et de sécurité nucléaire, en particulier en appui au développement durable. Nous reconnaissons le traité sur l'interdiction des armes nucléaires, le TIAN, comme étant une contribution précieuse à un monde exempt d'armes nucléaires, complétant le TNP et le TICE et les ZDN. Il nous tarde de participer à la première conférence d'examen du TIAN, du 30 novembre au 4 décembre 2026, sous la présidence de l'Afrique du Sud. Nous encourageons à y participer et notamment, nous invitons les observateurs à y participer. Nous nous félicitons du Mécanisme mondial sur les avancées dans le domaine du numérique dans le contexte de la sécurité internationale et sur la promotion de comportements responsables des États dans l'utilisation du numérique. Notre groupe est très préoccupé par le trafic, la fabrication, le transfert et la circulation d'armes légères de petit calibre, ALPC, en particulier en Afrique, où ces armes continuent de nourrir les conflits, le terrorisme la criminalité transnationale organisée, l'instabilité. Nous réaffirmons notre engagement en faveur de la pleine mise en œuvre du programme d'action de l'ONU sur les APC, ainsi que l'instrument international de traçage. Nous réaffirmons également le droit souverain des États à acquérir des armes classiques, dans le cadre d'objectifs militaires et de défense légitimes, conformément à la Charte des Nations unies et aux obligations internationales. Nous nous félicitons de la contribution du Centre pour la paix et le désarmement de l'ONU en Afrique, qui fournit une aide technique, renforce les capacités des États africains. Nous appelons à des ressources prévisibles, suffisantes, pour permettre au Centre de s'acquitter pleinement de son mandat. Notre groupe redit qu'il est crucial de prévenir une course aux armements dans l'espace. Nous sommes favorables à l'élaboration d'un instrument juridiquement contraignant qui viendrait compléter les cadres juridiques existants tout en préservant l'exploration pacifique et l'utilisation pacifique de l'espace au service de l'humanité. Nous prêtons une grande importance aux discussions en cours sur les applications militaires de l'IA et les systèmes d'armes létales autonomes, SALA. Il nous tarde de participer à septième conférence d'examen de la Convention sur les armes classiques en novembre 2026. Et nous espérons que l'on pourra prendre en compte les défis humanitaires, juridiques et environnementaux que représentent ces technologies. Une volonté politique, la confiance mutuelle, la coopération internationale s'imposent pour parvenir à nos objectifs communs de désarmement. Nous exhortons toutes les délégations à aborder les délibérations de la Commission avec un engagement renouvelé à renforcer l'appel à la sécurité internationale. Au cours de la présente session, notre groupe présentera deux projets de résolution. Le traité portant création d'une ZON en Afrique et le Centre régional pour la paix et le désarmement en Afrique. Nous comptons sur le plein appui des délégations pour que soit adopté ce document. Merci. 1st Committee · Chair [1:39:14]: Je remercie le représentant permanent de la Namibie qui s'exprimait au nom du groupe africain et je donne à présent la parole à la Libye qui s'exprime au nom du groupe arabe. Libya · Arab Group · Représentant [1:39:32]: Monsieur le Président, d'abord, Monsieur l'ambassadeur Lok Bahadur Thapa, représentant permanent du Népal, qu'il me soit permis de vous féliciter à l'occasion de votre accession à la présidence de la Première Commission. Nous saluons également les membres du Bureau. Nous sommes ravis que le Soudan représente le groupe arabe. Nous souscrivons à la déclaration qui sera prononcée par le Mouvement des non-alignés. D'emblée, nous regrettons fortement les restrictions imposées à l'État de Palestine, à savoir que le président de l'État de Palestine n'a pu pleinement participer au débat général de haut niveau, alors que l'on s'attaque ainsi palestinien à l'ONU, Israël poursuit ses violations. Israël a causé une famine, ce qui a été documenté par l'ONU. Israël a déplacé des millions de personnes et continue de fouler aux pieds tous les principes du droit international et de l'ONU. Dans ce contexte, nous soulignons la nécessité de faciliter la participation de tous les États membres aux travaux des Nations unies, conformément à l'accord de siège et aux obligations connexes. À cet égard, nous condamnons l'agression militaire israélienne contre des installations nucléaires placées sous les garanties de l'AIEA, et nous condamnons l'ingérence dans les affaires intérieures de nombreux groupes arabes par l'Iran et le soutien des milices régionales, ce qui déstabilise la région. Nous condamnons vigoureusement les attaques iraniennes contre le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, le Royaume d'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie. Nous rappelons la résolution 2817 de 2026 du Conseil de sécurité, à savoir que ces attaques iraniennes violent le droit international et font peser une grave menace sur la paix et la sécurité internationales. Monsieur le Président, nous soulignons la nécessité d'éliminer les armes nucléaires et de réorienter les ressources ainsi libérées vers le développement. Comme nous l'avons déjà indiqué, l'élimination complète des armes nucléaires est la seule garantie que ces armes ne soient pas employées ou qu'on ne menace pas de les employer. Les obligations doivent être honorées conformément à la Charte des Nations unies et au TNP, et conformément aux autres obligations ou accords internationaux. Il s'agit du moyen le plus efficace de parvenir à notre objectif ultime, qu'est l'élimination totale des armes nucléaires. Nous regrettons une fois de plus le troisième échec consécutif de la conférence d'examen du TNP a adopté un document final en avril 2026. Nous regrettons également l'échec à universaliser ce traité. Les États dotés d'armes nucléaires n'honorent pas leurs obligations en vertu de l'article 6 du traité et refusent de présenter des calendriers sur le désarmement. Au contraire, ils continuent d'étendre et de moderniser leurs arsenaux nucléaires. Les arrangements de maîtrise des armements sont ébranlés. Le partage nucléaire se poursuit en violation du TNP. Nous appelons à l'entame de négociations conduisant à une convention sur le désarmement nucléaire complet. La mise en œuvre équilibrée des 3 piliers du TNP doit être notre idéal, c'est à dire le des qu'il y a très peu de progrès à l'heure actuelle sur le pilier du désarmement. La coopération en matière d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire doit être renforcée. Les États non dotés d'armes nucléaires doivent pouvoir exercer leur droit inaliénable à l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles. Ils doivent continuer de respecter leurs obligations dans le cadre des accords de garantie généralisée de l'AIEA. C'est crucial, notamment parce que certains États non-partis au TNP bénéficient d'une coopération nucléaire étendue. Nous nous félicitons des mesures de renforcement de la confiance et de réduction des risques nucléaires, mais ces mesures ne peuvent se substituer au désarmement nucléaire. Nous mettons en garde contre l'intégration de l'IA dans les systèmes d'armes nucléaires. Nous soulignons la nécessité d'un contrôle humain total. Nous nous félicitons de la décision du 9 septembre 2026 du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui a décidé d'arrêter de se pencher sur l'ordre du jour concernant l'ancien régime syrien dans le cadre de l'accord de garantie généralisée. Cela n'aurait été possible sans la coopération du gouvernement syrien et la transparence dont il a fait montre gouvernement qui souhaite tourner pour une fois pour toutes la page de l'ancien régime et reprendre la place qui lui revient dans le concert des nations. Nous remercions l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et et le Royaume d'Arabie saoudite, qui siègent au Conseil des gouverneurs, pour s'être portés coauteurs du projet de résolution, ainsi que pour leurs efforts constructifs visant à favoriser l'examen puis l'adoption par consensus de cette décision par le Conseil des gouverneurs. À cet égard, nous nous félicitons de l'élection du Koweït, qui présidera le Conseil des gouverneurs en 2026-2027. Il a été élu par acclamation, ce qui démontre la confiance à l'égard du Koweït et son rôle dans la promotion du dialogue, de la coopération, de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Nous souhaitons plein succès au Koweït dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, ce qui viendra renforcer le rôle de l'AIEA en faveur de la paix et du développement et permettra de préserver le droit inaliénable des États à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Nous avons été choqués par la déclaration en 2023 d'un ministre israélien qui avait dit qu'il pouvait relarguer des bombes sur Gaza. Ces déclarations extrémistes et agressives doivent être condamnées sans ambages au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale. Ces déclarations démontrent la nécessité d'établir une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Nous, soulignant l'importance des traités portant création de zones exempts d'armes nucléaires, ZAN. Israël refuse d'adhérer au TNP en tant qu'État non doté d'armes nucléaires et refuse de placer ses installations nucléaires sous les accords de garantie généralisée de l'AIEA. Et cela fait peser une grave menace sur la paix et la sécurité. Il s'agit d'une violation de dizaines de résolutions de l'Assemblée générale. notamment les résolutions 487 et 687 du Conseil de sécurité. Nous sommes vivement préoccupés par les atermoiements dans la mise en œuvre de la résolution de 1995 sur la création d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, ainsi que les retards dans la mise en œuvre du document de la Conférence d'examen de 2010. La résolution de 1995 sur le Moyen-Orient fait partie intégrante de la prorogation illimitée du TNP. Des mesures immédiates doivent être prises pour créer cette zone au Moyen-Orient. Cette année, une fois de plus, nous allons présenter un projet de résolution du Groupe arabe sur les risques de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient. Nous espérons que ce projet de résolution recueillera à nouveau un vaste appui. Nous appuyons également une résolution sur la création d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient. Nous espérons que ces deux résolutions seront adoptées par consensus. Nous nous félicitons également de la sixième session de la conférence pour la création de la ZEN au Moyen-Orient. Nous espérons que les discussions seront très constructives également à la septième session, présidée par Oman en novembre 2026. Libya · Arab Group [1:48:59]: Nous appelons tous les membres et observateurs à participer à cette conférence. Je m'arrêterai là et je transmettrai la version longue de ma déclaration à la première commission pour que cela soit consigné au procès-verbal. Je vous remercie. 1st Committee · Chair [1:49:18]: Je remercie la Libye au nom du groupe des États arabes et je donne à présent la parole à l'Union européenne, qui s'exprime au nom de l'Union européenne et de ses États membres. EU · EU [1:49:36]: Merci, Monsieur le Président. J'ai l'honneur de m'exprimer au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Les pays candidats Macédoine du Nord, Monténégro, Albanie, Ukraine, République de Moldova et Bosnie-Herzégovine, ainsi qu'Andorre, Monaco et Saint-Marin, souscrivent à cette déclaration. Nous nous réunissons à un moment où l'appel à la sécurité internationale sont sous pression. Les règles et institutions qui sous-tendent la sécurité de l'appel international sont pris d'assaut. Notre attachement à notre international fondé sur les règles fait fond dans notre expérience historique. Nous savons que des rivalités des grandes puissances à un moment de faible confiance internationale peuvent avoir des conséquences catastrophiques. Voilà pourquoi nous continuerons de promouvoir l'architecture mondiale de désarmement, de maîtrise des armements, de non-prolifération, de contrôle des exportations de paix et de sécurité. Nous continuerons de défendre et de promouvoir le multilatéralisme, le droit international et l'État de droit conformément à la Charte. La guerre d'agression infondée à grande échelle et illégale de la Russie contre l'Ukraine inflige d'indicibles souffrances au peuple ukrainien, avec également des retombées régionales et mondiales. Nous condamnons catégoriquement l'agression de la Russie et exhortons la Russie à faire cesser cette guerre dès à présent. Nous condamnons l'agression russe, l'utilisation généralisée d'agents anti-émeutes, comme tactique de guerre, ainsi que la rhétorique nucléaire et la menace de recourir à la force nucléaire dans sa guerre d'agression injustifiée, totale et illégale contre l'Ukraine. Des mesures irresponsables, provocantes, dangereuses, qui engendrent une escalade et qui montrent une volonté de saper les engagements internationaux en matière de sécurité. Nous condamnons également la coopération militaire avec la RPDC et l'Iran, nous appuyons tous les efforts visant à parvenir à une paix juste et durable, conformément au droit international, y compris la Charte des Nations unies, le plein respect de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues, ainsi que la pleine reddition de comptes pour les crimes internationaux perpétrés reste notre priorité. Nous déplorons la situation humanitaire catastrophique à Gaza et exhortons Israël à permettre un accès immédiat sans entrave et une distribution continue de l'aide humanitaire vers et dans Gaza. L'Union européenne reste attachée à une paix durable et pérenne sur la base de la solution de deux États. Le plan d'ensemble pour la paix à Gaza et la résolution 2803 du Conseil doivent être mis en œuvre de toute urgence, conformément au droit international. L'Union européenne est vivement préoccupée par les hostilités qui ont éclaté au Moyen-Orient, en Asie du Sud, en Afrique et qui représentent de graves risques pour la non-prolifération et le désarmement. L'Union européenne est vivement préoccupée par la détérioration de la situation dans la région du Golfe. Nous condamnons les attaques injustifiables de l'Iran contre les États et les navires régionaux dans le détroit d'Ormuz. Nous appuyons les efforts diplomatiques et les négociations pour parvenir à un règlement durable. L'Union européenne a eu de cesse d'affirmer que l'Iran ne peut jamais acquérir une arme nucléaire. Voilà pourquoi nous exhortons l'Iran à pleinement honorer ses obligations de garantie nucléaire conformément au TNP, à l'AIEA et aux résolutions du Conseil. Nous exhortons la RPDC à renoncer à toute arme de destruction massive, programme de missiles balistiques et programme nucléaire existants, comme l'exigent plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. Nous appuyons les efforts en faveur d'une péninsule coréenne dénucléarisée. Monsieur le Président, le TNP reste la pierre angulaire de la non-prolifération mondiale, le fondement même du désarmement nucléaire. Nous déplorons que les États parties n'aient pu parvenir à un consensus sur un résultat concret lors de la conférence d'examen de 2026 du TNP. L'absence de consensus ne nuit nullement à la pertinence, aux avantages sécuritaires garantis par le TNP. ne supprime pas les obligations juridiques au titre du traité ou la responsabilité des États parties à honorer les engagements préalablement passés, y compris des progrès dans la mise en œuvre de l'article 6 et l'objectif ultime de l'élimination totale des armes nucléaires. L'expiration du nouveau traité START en février a provoqué l'absence d'une limite des arsenaux nucléaires et des inspections mutuelles entre les États-Unis et la Russie. Nous appelons à des négociations de bonne foi sur des mesures concrètes pour prévenir une course aux armements et préparer le terrain avant un cadre de maîtrise des armements nucléaires, en invitant la Russie à travailler de façon constructive. Nous appelons les États dotés d'armes nucléaires à débattre de l'instauration de la confiance, de la transparence, de la réduction des risques et de la vérification. La réduction des risques ne peut se substituer au désarmement nucléaire, mais contribue à la prévention d'une guerre nucléaire et peut jouer un rôle important pour rétablir la confiance, la prévisibilité et compléter les efforts de désarmement et de maîtrise des armements. Nous continuerons d'insister sur Et par conséquent, nous redoublerons nos efforts pour garantir l'entrée en vigueur du TISA. Nous continuerons de défendre la conclusion rapide des négociations sur un traité sur les matières fissiles. Et nous appuyons l'action de l'ONU. Nous restons déterminés à prévenir la prolifération des ADM et leurs vecteurs. Nous appuyons le code de conduite contre la prolifération des missiles balistiques et appelons à son universalisation et pleine mise en œuvre à l'Union européenne. continuera d'appuyer et de renforcer les instruments internationaux visant à lutter contre les armes chimiques et biologiques. Dans ce contexte, nous tenons à souligner le rôle important joué par le Mécanisme sur les armes chimiques. Nous condamnons l'utilisation par la Russie des armes chimiques, y compris l'utilisation systématique d'agents anti-émeutes sur la ligne de front. Réaffirmons notre soutien absolu au traité sur le commerce et le désarmement et ses objectifs, et restons très attachés à son universalisation et mise en oeuvre, que nous continuons de financer et d'encourager. Nous appuyons les instruments de maîtrise des armes classiques destinés à éviter la diversion, le détournement des APC et de leurs munitions. Nous appuyons l'objectif humanitaire de la Convention sur l'interdiction des les armes antipersonnel. La contribution de l'Union européenne a permis d'éviter des morts, des blessés et a permis de ramener le développement économique dans les communautés touchées. Nous rappelons l'importance de la Déclaration politique sur les conséquences humanitaires découlant de l'utilisation d'armes explosives dans les zones densément peuplées et nous continuerons de prendre à bras le corps les conséquences des nouvelles technologies sur la paix et la sécurité internationales, les éléments d'un instrument sans préjugés de sa nature et autres mesures possibles pour aborder les technologies émergentes en lien avec les systèmes d'armement Elle était à l'autonome, convenu par le groupe de travail, représente un jalon important. Nous voulons faire fond sur ce résultat important et content que la conférence d'examen de 2026 aura l'occasion d'adopter un mandat pour ce groupe d'experts en faisant fond sur les derniers rapports et autres résultats du processus. L'Union européenne appuiera des efforts supplémentaires dans le cadre de la Convention lors de la 27e conférence d'examen, nous appuyons les débats visant à élaborer des directives volontaires pour l'utilisation de l'IA dans le domaine militaire. L'Union européenne rappelle l'importance de préserver Environnement spatial, nous soulignons l'importance de pleinement respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire, et nous appuyons l'universalisation et la pleine et entière mise en œuvre du Traité sur l'espace extra-atmosphérique en promouvant des normes de comportement responsables afin de prévenir une course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique. Sous tous ces aspects, nous appuyons la participation pleine et égale effective des femmes et réitérons notre engagement au programme et relatif. Nous continuerons de promouvoir un comportement responsable des États dans le cyberespace et nous saluons le lancement du Mécanisme mondial sur le développement des TIC en lien avec la sécurité internationale. Et enfin, Monsieur le Président, l'Union européenne continuera de promouvoir la pleine et entière participation de la communauté pluri-partite, y compris les jeunes acteurs privés. universités, sociétés civiles, aux débats et aux processus de désarmement, de non-prolifération et de maîtrise des armements. La version longue de ma déclaration sera disponible en ligne. Je vous remercie. 1st Committee · Chair [1:59:12]: Je remercie l'Union européenne qui s'est exprimée au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Et je donne la parole au représentant permanent du Bahreïn, qui s'exprime au nom du Conseil de coopération du Golfe. Bahrain · GCC · Permanent Representative [1:59:37]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom des États membres du Conseil de coopération du Golfe, les Émirats arabes unis, le royaume d'Arabie saoudite, le sultanat d'Oman, l'État du Qatar, l'État du Koweït et mon propre pays, le royaume du Bahreïn. Nous vous félicitons de votre élection à la tête de la Première commission. Nous tenons également à féliciter les membres du Bureau. Nous nous enorgueillissons de la représentation arabe au sein du Bureau. Nous souscrivons à la déclaration du groupe des États arabes. Monsieur le Président, cette session survient alors que la sécurité régionale internationale est marquée par des clivages, des risques de prolifération, d'armement, d'utilisation croissante des missiles et des drones, ce qui menace la sécurité et exacerbe les souffrances humanitaires. Par conséquent, nos pays comptent que la course aux armements ne conduise pas à la sécurité, mais à l'instauration de la confiance, à la promotion du dialogue et de la coopération. Monsieur le Président, nous réitérons notre attachement au TNP, pilier du régime de désarmement et de non-prolifération nucléaire. Nous rappelons l'importance de pleinement mettre en œuvre, de façon équilibrée et non sélective, les trois piliers. Nous soulignons également l'importance de parvenir à l'universalité du TNP et de défendre le droit des États parties à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, conformément aux obligations internationales, tout en respectant pleinement les normes de sûreté et de transparence. La 11e conférence d'examen en 2026 n'a pu parvenir à un résultat consensuel concret. Voilà pourquoi nous appelons à redoubler les efforts afin de rétablir le consensus et de renforcer l'efficience et la crédibilité du traité et à traduire les engagements actuels en mesures concrètes. Monsieur le Président, nous saluons l'adoption par le Conseil des gouverneurs de l'IAEA, le 9 septembre de cette année, de la résolution qui avait été proposée par l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et le Royaume d'Arabie saoudite concernant l'examen de la question de l'accord de garantie au titre du TNP. Nous rappelons que l'adoption consensuelle de ce texte illustre le soutien du Conseil des gouverneurs envers la mise en œuvre des garanties de l'AEA en Syrie. Il est essentiel de respecter l'accord de garantie généralisée et de garantir le rôle impartial de vérification nucléaire. Nous soulignons l'importance de la protection des installations nucléaires pacifiques face aux hostilités et menaces nucléaires, sachant ce qui risque de se passer pour les civils, l'environnement et la sécurité internationale. Nous insistons sur l'importance de respecter les normes internationales de sûreté et de sécurité nucléaire et le rôle de l'AIEA à ce sujet. S'agissant de la protection des civils et des installations critiques, nous condamnons les attaques contre les compagnies pétrolières au Bahreïn, qui doivent être protégées des hostilités dans le respect du droit international et des normes internationales pertinentes. Prendre pour cible ces installations suppose un risque. Nous comprenons l'importance de programmes pacifiques dans le respect de la transparence et des normes internationales à ce sujet. Nous prenons note du programme nucléaire pacifique des Émirats arabes, pays frères. C'est un modèle concret de développement de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. C'est un cadre de transparence et d'étroite coopération avec l'AIEA. Et c'est un engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité nucléaires. Nos pays réitèrent leur plein soutien en faveur de la création d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'armes de destruction massive au Moyen-Orient. Nous insistons sur l'importance de pleinement mettre en œuvre la résolution 95 et les différents documents finaux, notamment le document final de la 10e Conférence d'examen et des résolutions du Conseil de sécurité. Nous appuyons le processus lancé par l'Assemblée générale en vertu de la résolution 73/546 concernant un instrument juridiquement contraignant. Nous attendons avec intérêt la tenue de la 7e session de la Conférence en novembre prochain, sous la présidence du sultanat d'Oman. Et nous comptons que cela permettra de rapprocher les positions et de permettre un dialogue avec toutes les parties prenantes concernées. Parallèlement, Nous sommes préoccupés par la mise au point et la modernisation des arsenaux nucléaires. Nous appelons les pays dotés de l'arme nucléaire à respecter leurs obligations de désarmement et à prendre des mesures concrètes pour limiter l'utilisation et éviter toute escalade fortuite. eu égard à l'élimination des armes chimiques, à la lumière de leurs lourdes conséquences sur les personnes et l'environnement, nous saluons l'adoption par le Conseil exécutif de l'OIEC d'un projet de résolution présenté par l'Etat du Qatar, s'agissant du rétablissement des droits et privilèges de la République arabe syrienne au sein de l'organisation, avec 66 Etats qui ont soutenu ce projet de texte, voilà qui illustre le succès des efforts diplomatiques du Qatar pour dégager un large consensus autour de ce texte. Nous condamnons l'agression iranienne à l'encontre des territoires des membres du Conseil et du royaume hachémite de Jordanie, ce qui a été également condamné par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2017 en tant que violation du droit international et menace à l'appel à sécurité internationale. Nous mettons en garde face à l'utilisation de mines navales et autres armes et explosifs dans les voies navigables. vu la menace que cela représente pour la navigation internationale et la sécurité et la stabilité régionales. Nous insistons sur l'importance de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité et de respecter la Charte des Nations unies. Nous rappelons l'importance de la désescalade et du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États. Nous rejetons l'idée que des. groupes non étatiques disposent d'armes et de technologies militaires. Nous insistons sur l'importance de prévenir de tels phénomènes et sur l'importance d'appliquer la résolution internationale. Nous condamnons fermement les deux attaques distinctes perpétrées par la milice terroriste haoutiste en septembre dernier avec des drones. L'une était une tentative d'attaques en violation de lieux saints islamiques, ce qui a menacé la sécurité des civils. Nous rappelons que la sécurité de la Mecque et de lieux saints est une question qui ne se limite pas à la région. C'est vers la Mecque que s'orientent les prières des musulmans. La Mecque a une place toute particulière dans le cœur de 2 milliards de musulmans dans le monde. La deuxième attaque visait une installation électrique à Médine, qui fournit des services à la région. Nous accordons une grande importance à la cybersécurité et à l'utilisation responsable des technologies émergentes, y compris l'IA. Dans le domaine militaire, nous insistons sur l'importance de continuer de créer des cadres internationaux sur le comportement responsable dans le cyberespace pour combler la fracture numérique et renforcer les capacités des États en développement. S'agissant de l'espace extra-atmosphérique, nous l'importance d'utiliser l'espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques et d'éviter l'emplacement d'armes, de sorte à éviter une nouvelle course aux armements. Nous soulignons l'importance de la transparence et de l'instauration de la confiance pour permettre une utilisation durable et pour utiliser la technologie au service du développement de la paix et de la stabilité. Nous tenons à souligner que le désarmement relève d'une responsabilité partagée. Nous continuerons de coopérer avec les Nations unies. 1st Committee · Chair [2:09:35]: Le micro a été coupé. Je remercie le Bahreïn qui s'est exprimé au nom du Conseil de coopération du Golfe, et je donne la parole au Mexique. Mexico [2:09:50]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. 80 ans après la première Assemblée générale des Nations unies, l'objectif premier du désarmement nucléaire n'a toujours pas été atteint. La catastrophe nucléaire n'a pas eu lieu et la menace non seulement n'a pas disparu, mais elle s'est approfondie et diversifiée. Nous faisons face à une accumulation d'armements de plus en plus sophistiqués, de dépenses militaires en augmentation et de la persistance d'une fausse sécurité que nous offre la doctrine de dissuasion et le recours récurrent à la force dans les relations internationales. Selon les derniers chiffres de l'Institut international de Stockholm pour la paix, les dépenses militaires mondiales ont atteint en 2025 un nouveau record historique de 2,8 milliards de dollars. C'est la 11e année consécutive que ce montant augmente. Les trois principaux États avec des budgets militaires à eux seuls, concentrés 51 % de ces dépenses. Une tendance qui contraste et qui coexiste avec de profondes inégalités sociales et des besoins croissants de financement du développement, tant que augmenteront les dépenses militaires. moins de ressources seront allouées au développement durable, à la réduction de la pauvreté, à l'éducation, à la santé et à la paix. Le Mexique, fidèle à sa tradition pacifiste, à ses principes de politique étrangère, à la Charte des Nations Unies, refuse que les armes nucléaires soient le fondement de la paix et de la sécurité internationales. L'ancienne conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire s'est achevée pour la troisième fois consécutive sans résultats concrets. Cette absence de progrès est devenue une nouvelle réalité à un moment où la crise doit nous amener à préserver l'intégrité du régime de non-prolifération, l'exécution des engagements et des obligations et doit nous amener à reprendre le chemin vers l'élimination des armes nucléaires. Et parallèlement, la première conférence d'examen du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires est une occasion de renforcer le cadre juridique et politique en vue de leur interdiction et, à terme, élimination. Nous exhortons tous les États qui ne l'auraient pas encore fait à signer et ratifier le Traité et à participer à la conférence. Une sécurité sans armes nucléaires est possible et viable. En 2027, nous allons célébrer le 60e anniversaire du traité de Tlatelolco, qui avait porté création de la première zone exempte d'armes nucléaires dans une région densément peuplée. Aujourd'hui, 116 États appartiennent à des zones exemptes d'armes nucléaires. Ce sont là autant de contributions concrètes à la sécurité régionale et au régime mondial de désarmement et de non-prolifération. Certes, l'intelligence artificielle de nouvelles possibilités à nos sociétés, mais son intégration dans les systèmes de commandement, de contrôle et de communication des armes nucléaires soulève d'immenses risques sur lesquels nous ne pouvons fermer les yeux. En 2025, le Mexique a présenté la première résolution dans l'objectif d'examiner cette question délicate. S'agissant des systèmes d'armes létales autonomes, le moment est venu de passer de l'identification des risques à la négociation d'interdictions. ou de réglementation juridiquement contraignante pour garantir un contrôle humain du recours à la force. Les défis auxquels nous faisons face doivent nous amener à réformer l'architecture multilatérale de désarmement. L'on ne peut espérer de nouveaux accords ou de normes alors que les organes créés pour les négocier restent inerte. La Conférence du désarmement doit exécuter son mandat de négociation et la Commission du désarmement doit prouver qu'elle peut formuler des recommandations de fond. Monsieur le Président, les menaces pesant sur notre sécurité n'émanent pas exclusivement des armes de destruction massive. Les armes légères de petit calibre font morts au quotidien nourrissent la violence armée, les conflits et la criminalité organisée. Pour l'Amérique latine et les Caraïbes, prévenir le trafic et le détournement de ces armes est une priorité de sécurité et de développement. Voilà pourquoi le Mexique se félicite que lors de la 9e réunion biennale des États sur le programme d'action, l'on ait accordé une attention toute particulière à la prévention et à la détection du détournement vers des utilisateurs non autorisés et des marchés illicites. Les gouvernements, Monsieur le Président, ne peuvent à eux seuls faire face à ce phénomène. L'industrie de l'armement et autres acteurs du secteur privé doivent assumer leurs responsabilités et éviter que les armes et les munitions ne tombent entre les mains d'utilisateurs non autorisés, y compris la organisée. Monsieur le Président, il nous appartient de renforcer la coopération internationale pour démanteler les routes intermédiaires et les flux financiers qui viennent alimenter ce trafic. Très chers collègues, de plus grands arsenaux n'engendrent pas une sécurité sur le long terme. Les dépenses militaires croissantes comme celles que nous voyons aujourd'hui ne viennent pas garantir des sociétés plus sûres et davantage de technologies appliquées à la guerre ne va pas générer davantage de stabilité mondiale. Le Mexique reste convaincu que promouvoir le désarmement, c'est promouvoir la préservation de l'être humain. Tel doit rester l'objectif premier du désarmement. Merci. Chair [2:16:23]: Je remercie le représentant du Mexique et je cède la parole au représentant des États-Unis, je vous en prie. United States of America [2:16:36]: Au nom des États-Unis, je vous félicite à l'occasion de votre élection à la tête de la 81e session de l'Assemblée générale de la Première commission. Dans le cadre de la politique de la paix par la force du président Trump, les États-Unis continuent de prendre les rênes des efforts internationaux pour promouvoir la paix et la sécurité de par le monde en gérant les risques liés aux armes de destruction massive, à leurs vecteurs et d'autres menaces pesant sur la sécurité internationale. Le président Trump n'a cessé de présenter au monde son souhait d'un monde ayant moins d'armes nucléaires et des risques nucléaires plus faibles. Sa stratégie est à l'origine de la proposition pour une nouvelle ère de maîtrise des armements, axée sur les pourparlers avec la Chine et la Russie. Cette approche pourrait promouvoir la stabilité stratégique, prévenir une course aux armements nucléaires, réduire les risques d'une guerre nucléaire et faire advenir la paix. Mais pour cela, la Chine et la Russie doivent réciproquer. La transparence des Etats-Unis en matière d'armes nucléaires a renforcé le régime mondial de prolifération, mais une retenue unilatérale des Etats-Unis, en l'absence de mesures correspondantes de la part de la Russie et la Chine, ne permet pas de promouvoir la maîtrise des armements. Nous appelons la Russie et la Chine à respecter leur moratoire déclaré sur les explosions expérimentales d'armes nucléaires. Les réunions régulières des 5 Etats dotés, les P5, sont l'occasion de progresser sur nos obligations au titre du TNP, notamment les obligations de l'article 6, de poursuivre les négociations de une fois en matière de désarmement nucléaire, mais tous les membres doivent y participer. Pour renforcer la non-prolifération nucléaire, nous appuyons sans faille les garanties nucléaires internationales de l'AIEA, ce qui démontre que notre gouvernement souhaite respecter ses obligations de non-prolifération et promouvoir des initiatives permettant de faire baisser les risques nucléaires aux quatre coins du monde. Nous promouvons également la non-prolifération nucléaire en veillant à ce que les accords de coopération nucléaire civile respectent les normes les plus élevées de sûreté et de sécurité et de garantie. Ces accords renforcent l'alignement mondial sur les normes de non-prolifération tout en promouvant une utilisation pacifique de l'énergie nucléaire et responsable. Nous mettons également en œuvre des contrôles des exportations responsables afin de faciliter la coopération nucléaire pacifique, fournissant des garanties que des matières, matériels ou technologies sensibles ne seront pas détournés vers des programmes qui minent la paix et la sécurité et régionales. Des régimes de contrôle des exportations multilatéraux complètent ces contrôles des Etats-Unis. L'accès aux technologies sensibles doit aller de pair avec des mesures qui donnent aux exportateurs la confiance pour renforcer le commerce légitime de par le monde. L'Iran, depuis des années, poursuit un programme nucléaire n'ayant aucune justification civile, ce qui soulève de vives préoccupations en matière de prolifération. Le président Trump s'est engagé à veiller à ce que l'Iran ne mette jamais au point, n'acquiert jamais une arme nucléaire et il privilégie la diplomatie pour atteindre cet objectif. Nous sommes également attachés à la dénucléarisation complète de la RPDC, qui poursuit ses programmes de missiles balistiques et d'ADM déstabilisateurs en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité. Ces programmes mettent en danger tout le monde. la sécurité dans la région. Les Etats-Unis réitèrent l'appel à l'action du président Trump d'arrêter de mettre au point des armes biologiques une fois pour toutes et d'affronter les menaces des armes biologiques du 21e siècle avec des outils du 21e siècle, dont la superintelligence. Les technologies modernes telles que la superintelligence permettent de renforcer la mise en œuvre de la CIAB, de renforcer la transparence et d'appuyer des mesures de conformité et de vérification. Nous nous penchons sur la façon de très parties de ses capacités afin d'éliminer les défaillances et de renforcer la confiance collective à l'égard du respect de ce régime. Nous nous félicitons du dialogue pour renforcer la CIAB. Nous appelons tous les Etats membres à défendre l'intégrité de la Convention sur les armes chimiques. Les Etats qui emploient des armes chimiques et ne respectent plus la Convention mettent en péril ce traité crucial. Débarrasser le monde de ces armes atroces est notre responsabilité collective et urgente. Les Etats-Unis continuent à encourager tous les Etats qui n'ont pas ratifié ou adhéré au traité sur l'espace extra-atmosphérique à le faire sans tarder. Toute indication montrant qu'un pays entend mettre en orbite une arme nucléaire devrait préoccuper toutes les nations, car ses capacités pourraient menacer des satellites de pays et d'entreprises de par le monde. Le déploiement d'armes nucléaires en orbite serait sans précédent, périlleux, inacceptable et pourrait avoir de très lourdes conséquences sur la sécurité planétaire. S'agissant de la cybersécurité, nous appelons à faire face à la menace croissante des acteurs malveillants qui s'en prennent aux infrastructures critiques, notamment de télécommunications, de soins de santé, d'énergie ou encore des systèmes financiers. Nous appelons toutes les nations à prévenir l'utilisation malveillante de l'espace cybernétique par les acteurs étatiques et non étatiques et à appuyer le mécanisme mondial sur la sécurité du numérique. lors de la présente session, les États-Unis vont se rallier aux résolutions visant à réduire les risques posés par les ADM et leurs vecteurs, visant à renforcer la maîtrise des armements et la dissuasion. Et nous allons dénoncer ceux qui font obstruction à des progrès tangibles. Nous espérons que notre résolution sur la conformité permettra de réunir les États membres derrière l'importance du respect des traités, de la vérification, de la reddition de comptes. Nous exhortons tous les États membres à appuyer ou à se porter co-auteurs de cette résolution. Nous continuons de favoriser la réforme, la reddition de comptes, les économies, l'efficience dans le système des Nations unies et nous voulons des changements permanents dans la mise en œuvre de pratiques efficientes telles que la réduction du nombre et de la fréquence de certaines résolutions. En 2025, grâce aux États-Unis, nous avons fortement avancé vers une ONU plus efficiente et nous souhaitons faire fond sur cet élan en 2026. L'ONU doit revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire à son objectif principal qu'est le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Merci, Monsieur le Président. Chair [2:23:18]: Je remercie le représentant des États-Unis et je donne la parole à l'Australie. Australia [2:23:32]: Merci, Monsieur le Président. Nous nous réunissons à un moment décisif pour la paix et la sécurité internationales. Partout dans le monde, des conflits causent d'indicibles souffrances, les tensions stratégiques vont croissant et les avancées technologiques refaçonnent le contexte mondial. Nous ne comprenons pas encore toutes leurs répercussions. Mais l'heure n'est pas à la division, mais bien au leadership, à la coopération, à la détermination Pour relever ces défis, nous ne devons pas abattre en retraite de la coopération ou affaiblir les institutions que nous avons construites ensemble, mais plutôt mettre en place une riposte mondiale face aux défis planétaires. Nous pensons que notre sécurité collective est plus forte si elle repose sur le droit international, des institutions multilatérales efficaces et un engagement commun à prévenir les conflits. Et c'est dans cet esprit que l'Australie brigue un siège au Conseil de sécurité pour 2029-2030 nous allons veiller à ce que les opinions des petits et moyens États soient entendues face aux défis de l'heure. Monsieur le Président, cela fait près de 50 ans que les dispositifs de désarmement et de non-prolifération ont contribué à rendre notre monde plus sûr. Le TNP reste une pierre angulaire à cet égard. L'AIEA fournit des garanties indispensables, des activités de coopération technique, des garanties de sécurité et de sûreté nucléaire. Le TICEM a permis d'établir une norme mondiale forte contre les essais. La CIC, la CIAB sont des piliers incontournables du dispositif de désarmement. La Convention sur les mines antipersonnel, la Convention sur les armes à sous-munitions et le Traité sur le commerce des armes continuent de sauver des vies, de protéger les civils et de réduire les coûts humains des conflits armés. L'Australie s'engage à défendre ses institutions et à veiller à ce qu'elles demeurent efficaces, crédibles et réactives face aux défis futurs. L'Australie est très attachée à un monde exempt d'armes nucléaires, mais parvenir à cet objectif passe par des efforts collectifs, par des mesures pratiques pour réduire les risques nucléaires, renforcer la vérification, accroître la transparence, renforcer la confiance et réunir des conditions propices désarmement. Nous sommes vivement préoccupés par l'expansion d'arsenaux nucléaires de certaines puissances nucléaires, notamment un État qui, rapidement, étend de façon opaque son arsenal nucléaire, tout indiquant que le dialogue sur les Le désarmement semblerait être l'affaire des autres. Certains Etats auraient mené des explosions nucléaires expérimentales. Tous les Etats doivent respecter leur moratoire en la matière. Nous appuyons la proposition des Etats-Unis pour des pourparlers sur la stratégie multilatérale et nous appelons les Etats concernés à y donner suite. Nous sommes très préoccupés par la mise au point du programme d'armes nucléaires et de missiles balistiques par l'RPDC. au mépris de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité. Nous sommes préoccupés par l'échec de l'Iran à coopérer pleinement avec l'AIEA. Nous exhortons la Russie à cesser immédiatement toutes ses actions hostiles contre les installations nucléaires ukrainiennes et à retirer son personnel et son matériel nucléaire de l'Ukraine sans plus tarder. Les défis en matière de sécurité ne concernent pas seulement le nucléaire. L'Australie souhaite établir des normes internationales sur l'utilisation responsable de l'IA dans le domaine militaire. L'IA doit demeurer sous contrôle et supervision humaine. Nous sommes favorables à un dialogue inclusif, pragmatique et ancré dans le droit international. Nous exhortons les États à faire fond sur le document adopté par consensus du groupe d'experts sur les SALAD, afin de veiller à ce que ces armes autonomes ne soient employées que dans le plein respect du droit international humanitaire et de façon à garantir la protection des civils. Nous encourageons tous les États à se rallier au code de conduite de La Haye contre la prolifération des missiles balistiques et à participer à son système de notification pour éviter les malentendus. Les menaces biologiques et chimiques sont en pleine évolution. Les avancées technologiques rapides présentent de nouvelles perspectives, mais également des risques. Un comportement responsable dans l'espace cybernétique, l'utilisation responsable de l'espace extra-atmosphérique et dans les nouvelles technologies, tout cela nécessite une coopération internationale renouvelée. Tous les défis n'ont pas forcément besoin d'un traité. Les engagements politiques, le droit international, les mesures de confiance, les contrôles des exportations Les normes concernant le comportement responsable concourent toutes à la paix et à la sécurité internationales. Monsieur le Président, l'Australie est engagée en faveur du désarmement et de la non-prolifération. Nous le montrons par nos actes. Nous allons continuer d'investir dans les institutions, les initiatives concrètes et les partenariats qui réduisent les risques et renforcent la confiance. Nous allons continuer d'appuyer le multilatéralisme, car aucun Etat ne peut relever les défis sécuritaires seul aujourd'hui. Nous allons continuer avec tous les Etats afin qu'à l'unisson, nous puissions bâtir un monde plus sûr. Monsieur le Président, il est important de coopérer. Les progrès passent par le dialogue, par l'écoute mutuelle, par l'inclusion. La première commission est une occasion qui se présente à nous de saisir ces occasions, de protéger les institutions dont nous dépendons, de mettre le doigt sur les domaines de convergence et d'avancer véritablement vers un monde plus sûr. L'Australie est toute à coopérer de façon constructive avec toutes les délégations pour atteindre ces objectifs. Je vous remercie. Chair [2:29:51]: Je remercie la représentante de l'Australie et je donne la parole au représentant permanent de l'Indonésie. Indonesia [2:30:02]: Monsieur le Président, qu'il me soit permis de vous féliciter ainsi que les membres du bureau à l'occasion de vos élections respectives. Soyez assurés du plein soutien, de la pleine coopération de ma délégation au cours de cette session. L'Indonésie souscrit à la déclaration prononcée par l'ASEAN. Monsieur le Président, l'Indonésie aborde cette session convaincue que le dialogue et la coopération peuvent faire avancer notre objectif d'un monde plus pacifique et plus sûr. Les rivalités géopolitiques, les conflits prolongés malmènent les engagements en matière de droit international, de désarmement. Les risques nucléaires vont croissant. Les avancées technologiques rapides transforment le contexte de la sécurité. Toutefois, nous souhaitons tous la paix et la sécurité. Et c'est de là qu'il faut partir pour rebâtir la confiance et mettre en branle des actions collectives. Dans cet esprit, l'Indonésie voudrait vous faire part de trois observations pour faire avancer les travaux de la Première commission. Premièrement, il convient de reconnaître la nature universelle des risques à la sécurité d'aujourd'hui. Tout emploi d'armes nucléaires aurait des conséquences catastrophiques au-delà des frontières. L'existence des armes nucléaires et la dépendance à l'égard de ces armes nous préoccupent donc toutes et tous. La modernisation des arsenaux nucléaires, l'absence de limites des armements stratégiques entre les plus grands détenteurs de ces armes et les armes classiques font encore croître ces risques. Réduire les risques stratégiques et immédiats nécessite de renouer avec le dialogue diplomatique, de redynamiser les contrôles aux armements et également de respecter pleinement le droit international. Deuxièmement, nous devons traduire ces engagements en progrès tangibles. L'élimination totale des armes nucléaires et des autres armes de destruction massive demeure notre objectif commun. qui nécessite tant d'honorer les obligations existantes que de faire montre d'une volonté politique renouvelée. promouvoir le désarmement nucléaire, adhésion universelle au TNP, à la CIAC et à la CIAB, entrée en vigueur du TISEN, universalisation du TIAN. des ADN plus fortes, la prévention d'une course aux armements dans l'espace et la promotion de réglementations efficaces des armes classiques. Nous réaffirmons également la nécessité de respecter la Convention sur les mines antipersonnelles et ses objectifs humanitaires. À la suite de l'expiration du nouveau START, le dialogue et la retenue sont nécessaires, tout comme des limites vérifiables de désarmement. C'est essentiel afin de rétablir la confiance. L'impasse de longue date dans les mécanismes de désarmement ne peut perdurer. Nous souhaitons rapprocher les positions et progresser ainsi de concert. L'encadrement et la gouvernance des nouvelles technologies devraient contribuer, non pas miner, la paix et la sécurité internationales. L'IA, les systèmes autonomes, les technologies spatiales, les capacités cybernétiques transforment les moyens de conduire la guerre. Cela s'accompagne de vulnérabilités. Il y a des risques dans la prise de décision. On pourrait rabaisser le seuil pour l'emploi de la force. Nos efforts doivent être rapides et inclusifs. Tous les États, quel que soit leur degré de développement technologique, doivent pouvoir façonner les normes qui encadrent ces technologies. Les délibérations de l'ONU sur la gouvernance de l'IA et dans l'IA dans le domaine militaire devrait conduire à un contrôle humain véritable, à la reddition de comptes, au plein respect du droit international. Les technologies doivent se mettre au service de l'humanité. Les technologies ne devraient pas semer l'instabilité. Monsieur le Président, la paix et la sécurité sont des biens publics communs, des biens publics mondiaux. Nous devons tous promouvoir la paix et la sécurité. Nous sommes disposés à travailler avec tous les États membres afin de traduire cette responsabilité commune en progrès tangibles grâce au dialogue et à la coopération. Je vous remercie. Chair [2:35:17]: Je remercie le représentant permanent de l'Indonésie et je cède la parole au Costa Rica. Costa Rica · Représentant [2:35:29]: Merci, M. le Président. Nous vous félicitons, vous et les autres membres du Bureau, de votre élection et nous vous souhaitons un plein succès dans vos fonctions. Comptez sur notre soutien. M. le Président, le monde fait face au plus grand nombre de conflits étatiques depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, 61, deux fois plus qu'il y a à peine 15 ans. Parallèlement, les dépenses militaires mondiales en 2025 ont atteint un record historique de près de 3 000 milliards de dollars. La violence a coûté à l'économie mondiale près de 22 000 milliards, c'est-à-dire 10,5 % du PIB mondial. Ces chiffres révèlent une vérité malaisante. Pour 200 $ destinés aux dépenses militaires, nous investissons à peine 1 $ pour bâtir la paix. Il est évident que le monde fait face à une crise de priorités. Face à cette situation, nous voudrions évoquer trois dimensions qui touchent notre sécurité collective. Premièrement, l'urgence existentielle du désarmement nucléaire. La récente conférence d'examen du TNP, de nouveau, n'a pu se mettre d'accord sur un document final. En une période de tensions croissantes, de modernisation des arsenaux et de risque d'escalade, cette incapacité vient nous rappeler que l'inaction a un coût humain impossible à calculer. Chaque année sans progrès vers l'élimination vérifiable et réversible de ces armes, c'est une année que nous vivons au bord de l'abîme. Une année où nous n'avançons pas vers une paix globale, faisant fond sur la coopération et la diplomatie. Le Costa Rica insiste sur le fait que le TNP, le traité sur l'interdiction complète des essais nucléaires et le traité sur l'interdiction des armes nucléaires sont autant de composantes complémentaires d'une architecture qui doit nous amener à l'élimination complète, vérifiable et irréversible de ces armes. Deuxièmement. la nécessité de renforcer la maîtrise des armes classiques. Nous saluons le succès du multilatéralisme dans ce domaine. La neuvième réunion biennale sur le programme d'action sur les ALPC et les progrès du traité sur le commerce des armes pour protéger les civils en zone densément peuplée prouvent que, dès lors que la volonté politique est là, les mécanismes internationaux peuvent évoluer pour combler les fossés hypothéquant la sécurité humaine. Toutefois, ces engagements ne suffisent pas dès lors que l'on ignore l'impact différencié des violences. Dans six pays avec des données ventilées, entre 70 et 90 % des violences sexuelles en lien avec le conflit impliquent des armes à feu. Donc, l'application du programme d'action et le programme Les femmes, la paix et la sécurité relèvent d'efforts qui se renforcent mutuellement. Maîtriser les armes, c'est prendre à bras le corps les menaces qui pèsent sur la vie des populations les plus vulnérables. Troisièmement, le défi déontologique de l'intelligence artificielle et de l'autonomie dans la guerre. Alors que l'on essaye de maîtriser les armes et les conflits actuels, la technologie, elle, elle transforme la guerre de l'avenir. De 2018 à 2025, les attaques de drones ont connu une augmentation de 11 500 %. L'automatisation et l'intelligence artificielle raccourcissent de plus en plus le temps disponible pour prendre des décisions décisives. Les échanges récents sur l'intelligence artificielle dans le domaine militaire viennent confirmer que la présence d'un opérateur ne garantit pas un contrôle humain suffisant. La rapidité et l'opacité des systèmes peuvent réduire le temps de vérification de l'information, entraîner une dépendance et des recommandations automatiques et compliquer l'attribution des responsabilités. L'être humain doit rester responsable et capable d'émettre un jugement, notamment lorsque l'IA a des conséquences sur les décisions relatives au recours à la force. La vitesse des machines peut devenir la vitesse de nos décisions, une décision de vie ou de mort, de guerre ou de paix. L'encyclique du pape, Magnificat humanitas, le dit très bien. Il est inacceptable qu'un algorithme cherche à se substituer à des considérations sur la dignité humaine dans les décisions de vie ou de mort inhérentes à l'utilisation d'armements et de nouvelles technologies militaires. Monsieur le Président, ces trois fronts, nucléaire, classique, technologique, convergent vers une même conclusion. La sécurité ne se limite pas à des pratiques de dissuasion et n'est pas une course à celui qui sera le plus rapide pour dégainer. Il faut le revoir comme une capacité collective d'établir la confiance, de prévenir les conflits dans le respect strict du droit international et droit international humanitaire, sans normes qui protègent la dignité à tout moment et quelles que soient les circonstances, n'importe quelle doctrine de sécurité. revient simplement à une administration technique de la force et de la destruction. La véritable stabilité internationale n'est pas garantie par la force que l'on peut exercer, mais bien par les normes que nous sommes prêts à respecter. Une réalité qui n'est possible que lorsque la communauté internationale assume sa responsabilité collective d'investir dans la prévention, dans le renforcement des institutions multilatérales, dans la transparence et dans le respect déontologique et cohérent des accords qui nous unissent. Monsieur le Président, face à un monde qui consacre de plus en plus de ressources à l'administration de l'insécurité, nous voulons défendre les investissements dans la prévention, une prévention faisant fond sur la diplomatie, le désarmement et le renforcement du droit international. La véritable sécurité ne peut être achetée à grand renfort d'arsenaux. Elle se bâtit en éradiquant les causes qui rendent les armes nécessaires. Merci. Chair [2:41:43]: Je remercie le représentant du Costa Rica et je donne la parole au représentant permanent de l'Estonie, je vous en prie. Estonia · Représentant permanent [2:41:58]: Merci Monsieur le Président. La première commission se réunit sur fond de tensions internationales grandissantes et de graves défis pour la non-prolifération. La guerre d'agression livrée par la Russie contre l'Ukraine demeure la plus grave menace à la paix et à la sécurité internationales. Cette agression a causé d'indicibles souffrances humaines, a détruit des infrastructures civiles, a créé des conséquences humanitaires graves. Ce comportement russe est et va à l'encontre de ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, mais va à l'encontre également des principes que devraient respecter tous les États membres de l'ONU. La Russie a également violé le droit international en saisissant, en militarisant, en contrôlant la centrale de Zaporijia et en perturbant toutes perturbations de ses opérations, dégâts à cette centrale, pour avoir de très lourdes conséquences toute tentative de relier cette centrale au réseau électrique de la Russie présenterait encore des risques, ce qui mettrait en danger des vies, contaminerait des zones et pourrait causer des dévastations humanitaires, économiques et environnementales bien au-delà des frontières ukrainiennes. Face à cette En réalité, il faut accroître la pression sur la Russie pour qu'elle cesse sa guerre et pour obtenir une paix juste et durable en Ukraine. La Russie doit honorer ses obligations en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et doit respecter les principes et responsabilités de la Charte. Nous condamnons également vigoureusement le soutien militaire accru continu de l'Iran, de la RPDC et du Bélarus à la Russie, ce qui lui permet de poursuivre sa guerre d'agression contre l'Ukraine. Nous appelons également la Chine à arrêter de permettre à cette guerre de se poursuivre en arrêtant son appui matériel pour la machine de guerre russe, en respectant la Charte et le droit international, la Chine pourrait démontrer qu'elle endosse ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil. Le TNP demeure la colonne vertébrale du régime de non-prolifération nucléaire et un cadre incontournable de désarmement nucléaire et d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. L'échec de la 11e conférence d'examen à parvenir à un consensus sur un document final de fond est fâcheux. Dès lors, notre engagement en faveur du traité n'est que plus important. Nous appelons tous les États parties à respecter, à mettre en œuvre et à renforcer le traité, ainsi qu'à œuvrer à son universalisation. La dissuasion nucléaire de l'OTAN et le partage nucléaire respectent pleinement le TNP. Il s'agit d'une pierre angulaire de la sécurité euro-atlantique. Ces outils ont permis de créer un environnement de sécurité plus stable. Face à un monde de plus en plus marqué par l'insécurité, il est essentiel de dissuader les agressions, de promouvoir la paix et la sécurité collective et de prévenir les conflits. Nous nous félicitons également de l'initiative française visant à renforcer la dissuasion sur le continent européen. Nous appuyons tous les efforts internationaux en faveur de l'entrée en vigueur du TISN. Nous appelons tous les États, et en particulier ceux qui figurent toujours à l'annexe 2, à prendre les mesures nécessaires à l'entrée en vigueur du traité. Nous appuyons également l'entame immédiate d'un traité d'interdiction des matières fissiles et nous. appelons les États nucléaires à maintenir un moratoire sur les matières fissiles pour des armes nucléaires ou d'autres engins explosifs nucléaires. On ne peut pas discuter de la non-prolifération nucléaire sans évoquer les récits nucléaires incendiaires de la Russie. La Russie a dit qu'elle déploierait des armes nucléaires au Belarus, sa révocation de la ratification du TSN. Les violations du mandat de Budapest, l'expiration du nouveau traité START, ont ébranlé la sécurité nationale internationale. Le nouveau traité START, arrivé à expiration en février 2026, et d'ailleurs il n'y a plus de limites fixées pour les arsenaux des États-Unis et de la Russie. Nous nous inquiétons de l'expansion rapide et opaque de l'arsenal nucléaire chinois, ce qui pourrait encore compliquer l'environnement stratégique. Et dès lors, les mesures de transparence et de dialogue sont plus importantes que jamais, et ce afin de réduire la méfiance, l'incertitude stratégique. Nous appelons donc la Chine à participer pleinement à la réduction des risques au contrôle, à la maîtrise des armements par des canaux de communication clairs et en précisant ses intentions stratégiques. La situation qui sévit dans le Golfe nous préoccupe grandement pour la sécurité régionale et internationale. Nous condamnons les attaques iraniennes contre des Etats limitrophes et contre les navires. Nous l'appelons à respecter pleinement le droit international. Nous sommes très inquiets face au programme nucléaire iranien et sa coopération insuffisante avec l'AIEA. L'Iran devrait coopérer pleinement avec cette dernière, garantir la transparence et respecter ses obligations internationales. Et en particulier, l'Iran doit respecter pleinement ses obligations au titre des garanties et fournir à l'AIEA désinformation et l'accès nécessaire à la vérification. L'Estonie condamne vigoureusement le développement du programme d'armes nucléaires et de missiles balistiques de la RPDC, qui menace la paix et la sécurité régionales et internationales. La coopération militaire entre la RPDC et la Russie, et notamment le transfert de missiles balistiques mine encore plus la sécurité internationale et viole les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Nous appelons la RPDC à renoncer à ce programme, à respecter les résolutions pertinentes et à coopérer pleinement avec l'AIEA. Monsieur le Président, l'Estonie est très attachée à renforcer le droit international, le multilatéralisme efficace avec l'ONU en son cœur. Nous allons continuer d'appuyer la mise en œuvre et le renforcement des accords dans les instruments en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération. Merci. Chair [2:48:54]: Je remercie l'Estonie. Mesdames et Messieurs, je vais à présent donner la parole aux délégations qui ont demandé d'exercer leur droit de réponse. Puis-je vous rappeler? Puis-je vous rappeler que les déclarations en exercice du droit de réponse ne peuvent dépasser 4 minutes et demie pour la première intervention et 2 minutes et demie pour la deuxième intervention. J'invite la RPDC à prendre la parole. Democratic People's Republic of Korea · Représentant [2:49:36]: Merci. Merci, M. le Président. La délégation de la RPDC est contrainte d'exercer son droit de réponse en réaction aux commentaires provocateurs des États-Unis, de l'Australie et de certains États européens. Ma délégation rejette catégoriquement les accusations politiquement motivées qui refusent à la RPDC son droit constitutionnel. Ce n'est pas surprenant. En fait, ce qui aurait été surprenant, c'est s'il n'avait pas parlé de la dénucléarisation. C'est un échec de la réflexion stratégique d'évoquer la dénucléarisation de la péninsule. L'actuelle crise géopolitique et l'escalade militaire actuelle à proximité de la péninsule prouve une fois de plus que la façon dont nous procédons est la bonne et est juste. La position de la RPDC est claire. La dissuasion nucléaire est la meilleure garantie de la souveraineté nationale. C'est le droit constitutionnel de la RPDC également, quoi qu'ils en disent. La position et l'importance de l'existence de la RPDC en tant qu'État responsable de l'arme nucléaire pour préserver l'équilibre des forces et garantir la sécurité géopolitique dans la péninsule coréenne sont des décisions finales et irréversibles. La RPDC garde une position inchangée. Nous estimons que les États-Unis et l'Occident menacent la sécurité de à la Russie depuis la fin de la guerre mondiale, et c'est là le principal facteur qui a déclenché l'actuelle crise ukrainienne. L'avenir meilleur de l'Europe ne pourra pas avoir lieu sans tenir compte des intérêts et de la volonté de la Fédération de Russie. La coopération entre la RPDC et la Fédération de Russie est pleinement conforme au traité sur le partenariat stratégique d'ensemble entre les deux parties, qui est conforme aux buts et principes de la Charte et qui relève de l'exercice de droit souverain. La RPDC reste concentrée sur ses obligations en tant que partie contractante au traité interétatique entre la RPDC et la Fédération de Russie, conformément à l'alliance, et nous y restons profondément fidèles. Merci. Chair [2:52:30]: J'invite à présent le représentant de la Fédération de Russie à prendre la parole. Russian Federation · Représentant [2:52:36]: Monsieur le Président. Dans le cadre de la réunion du 5 octobre sur séance d'organisation, on a beaucoup parlé d'un dialogue constructif, dépolitisé, de la discussion de questions pertinentes en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération afin de renforcer l'efficacité des travaux de la première commission. Cependant, Il semble qu'un nombre d'États européens eux-mêmes présentent des sujets politisés dans leurs déclarations. Et donc, je veux exercer mon droit de réponse pour rétablir certains faits qui ont été énoncés sur l'Ukraine, car cela est bien loin de la réalité. La Russie, à plusieurs reprises, a présenté des explications factuelles exhaustives, notamment au niveau de la direction des États. Eh bien, pourtant, de nombreux États continuent de se livrer à la propagande, à la politisation pour ternir la réputation de notre pays. Ainsi, soi-disant, aucun d'entre eux n'attiserait ce conflit, mais en fait, ce sont eux qui lèvent les intérêts de la population ukrainienne. Je voudrais vous rappeler que le principe de sécurité indivisible se fonde sur la coexistence pacifique et qu'une violation grave de cette coexistence peut être à l'origine d'un conflit, dont celui en Ukraine. La domination de ceux qui ont pensé être les vainqueurs de la guerre froide mène aujourd'hui à une présentation unilatérale de la sécurité au détriment des intérêts cruciaux d'autres pays. Et afin d'atteindre leurs objectifs, ces pays ont foulé aux pieds le droit international et ses diverses règles. Ce principe, il pense donc que tout est permis et c'est ça qui a mené à la crise ukrainienne. Alors ceux qui accusent la Russie face à la crise ukrainienne pendant des années ont entravé nos efforts pour régler de façon diplomatique cette question, ce qui permettrait de garantir la paix et la sécurité de l'Ukraine et de la Russie. L'Union européenne a ainsi foulé aux pieds les accords de Minsk et le processus d'Istanbul. Le fait est que pour ces pays, le peuple ukrainien a peu de valeur et son sort a peu d'importance pour eux. Les décideurs politiques européens se sont lancés dans une aventure militaire irresponsable et ne veulent pas faire de compromis. J'en veux pour preuve les déclarations devant la première commission. La Russie rejette pleinement ce qu'a dit l'Union européenne sur l'Ukraine. Mais nous soulignons que nous ne renonçons pas à un règlement politique et diplomatique du conflit. La Russie n'a jamais dit non aux pourparlers ou à des contacts directs avec l'Ukraine. Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue pour un règlement durable et global qui permettrait de s'attaquer aux causes de la crise que nous nous avons présenté à maintes reprises, ce qui permettrait de respecter les intérêts légitimes de la Russie. Merci. Chair [2:56:22]: J'invite le représentant d'Israël à prendre la parole. Israel · Représentant [2:56:32]: Merci, monsieur le président. À la lumière des déclarations d'aujourd'hui par certaines délégations, nous sommes contraints d'exercer notre droit de réponse. Monsieur le Président, chers collègues, aujourd'hui, 7 octobre, Israël commémore ses victimes, trois ans après le massacre du 7 octobre. Des commémorations ont lieu dans tout le pays et dans le monde entier. Le drapeau israélien est en berne alors qu'Israël pense à ses 1 200 ressortissants brutalement assassinés en ce jour tragique. Nous rappelons aux délégations que Il y a trois ans, des milliers de terroristes du Hamas ont envahi notre territoire pour assassiner, violer, enlever, incendier. Les terroristes n'ont pas fait le distinguo entre les femmes, les hommes, les enfants, les juifs, les musulmans, les chrétiens ou les bouddhistes. Tous étaient des cibles. Ce fut une journée où Hamas a montré son visage le plus sombre qui soit. Le 7 octobre est la pire attaque terroriste subie par Israël dans son histoire et l'une des pires attaques terroristes jamais survenues, où que ce soit dans le monde. C'est une date qui restera à jamais marquée au sceau de l'infamie. Chers collègues, le 7 octobre, souvenons-nous que le terrorisme est une menace pour l'humanité, la paix mondiale, notre avenir partagé. sans nous engager en faveur de ces objectifs. Ce dont nous parlons ici, à savoir le désarmement et la maîtrise des armements, ne sont que des tâches qui ne se concrétiseront jamais. Nous n'oublierons jamais le 7 octobre. Le monde ne peut jamais oublier ce jour. Monsieur le Président, tel que répété à l'envi par le passé, nous sommes attachés à la sécurité, à la paix et à l'État de droit. face à des conditions extrêmement complexes. Ne pas reconnaître la situation au Moyen-Orient et les menaces auxquelles est confronté mon pays depuis trois ans, voire même depuis sa création, ne conduit nullement à une solution pérenne. Je vous remercie, Monsieur le Président. Chair [2:59:02]: J'invite le Bélarus à prendre la parole. Belarus · Représentant [2:59:08]: Je vous remercie, Monsieur le Président. À la suite des accusations proférées par l'Union européenne et l'Estonie contre mon pays, je voudrais dire ce qui suit. Nous rejetons catégoriquement les accusations à notre encontre. La République du Bélarus, plus que quiconque, souhaite un règlement pacifique du conflit entre deux pays frères pour mon pays. Nous appuyons un accord durable, global, prenant en compte les intérêts des deux parties et garantissant une paix dans le cadre d'une sécurité égale et indivisible. Alors que les pays occidentaux continuent de livrer des armes à l'Ukraine, la République du Bélarus, elle, concourt grandement à l'accès humanitaire, aux échanges de prisonniers et au rapatriement de civils des deux parties. Nous accueillons également des Ukrainiens. Nous avons accueilli près de 500 000 Ukrainiens depuis le début du conflit. Ils ont trouvé une patrie, une deuxième patrie, au Bélarus. Ils ont accès à l'éducation, aux soins de santé, aux mêmes droits que les citoyens. Et nous, nous souhaitons contribuer au règlement pacifique de ce conflit. Et voilà notre position que notre chef d'État n'a cessé de présenter. Deuxième point, M. le Président, nous appelons instamment la délégation de l'Union européenne à utiliser le nom officiel de ma délégation et non pas utiliser des termes non reconnus en ne respectant pas la bienséance diplomatique. Et je vous demande, M. le Président, à le faire respecter également. Merci. Chair [3:01:05]: J'invite à présent les Etats-Unis à prendre la parole. United States of America · Représentant [3:01:11]: Merci, M. le Président. Je voudrais réagir à ce qu'a dit mon collègue de la Fédération de Russie. Je voudrais d'abord réagir aux critiques du dôme doré qui ira dans le sens de la défense. nous protégeant d'adversaires voyous, je dis bien, c'est que c'est une défense. L'importance de ce projet est urgente, une priorité absolue à la lumière des efforts d'autres nations pour menacer notre patrie. Il est intéressant que la Russie critique l'investissement des États-Unis dans la défense de missiles quand la Russie fait la même chose et le fait depuis de nombreuses décennies. Je dois également souligner que la déclaration de la Russie position sur l'espace extra-atmosphérique est incohérente, sachant que la Russie et la Chine continuent de mettre au point, d'essayer de lancer et de rendre opérationnelles des armes anti-satellites. Les États-Unis restent préoccupés par le fait que la Russie continue de mettre au point un nouveau satellite qui a pour but de porter une arme nucléaire en tant que capacité anti-satellite. L'utilisation de telles armes aura des conséquences très lourdes sur la totalité des États. S'agissant du partage du nucléaire de l'OTAN, l'OTAN est avant tout une alliance défensive, puisque la somme de ses membres, c'est une alliance qui profite à la sécurité mondiale, qui a un effet de dissuasion. pour que les alliés ne mettent pas au point les armes nucléaires. Tous les alliés sont protégés d'un monde instable et de la prolifération nucléaire. Je pense qu'il est important de rappeler ce que j'ai déjà dit dans cette même salle précédemment. Je vais sans doute devoir le répéter encore une fois. Malgré la nomenclature, en vertu des arrangements nucléaires de l'OTAN, il n'y a pas de partage des armes nucléaires. Les États-Unis n'ont pas transféré le contrôle de leurs armes nucléaires directement ou indirectement à quelque moment que ce soit. Le président des États-Unis a la seule autorité sur la décision d'avoir recours aux armes nucléaires des États-Unis. Nous réfutons le fait que les Noirs jetant les propos de la Russie et de la Chine qui cherchent à détourner l'attention du monde des essais nucléaires cachés notamment. la Russie n'a utilisé des armes chimiques, mais je tiens à vous rappeler que les États-Unis ont confirmé que la Russie ne respecte pas la Convention sur les armes chimiques. Elle utilise des agents neurotoxiques, elle utilise systématiquement des armes chimiques et des agents anti-émeutes dans la guerre en Ukraine et a un programme d'armes chimiques non déclaré en violation de ses obligations en vertu de la SIA, que nous appelons à éliminer le programme d'armes et à pleinement respecter ses obligations en vertu des conventions sur les armes chimiques et biologiques. Sur la question du conflit ukrainien, nous restons déterminés à faire cesser les massacres en Ukraine et à appuyer une paix pérenne. Nous sommes prêts à appuyer un dialogue direct entre la Russie et l'Ukraine pour mettre un terme à la guerre. Merci. Chair [3:04:24]: La République islamique d'Iran a la parole. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [3:04:27]: Merci, M. le Président. Ma délégation condamne catégoriquement les allégations fallacieuses formulées par le représentant des États-Unis, dépourvues de toute crédibilité. L'agression militaire conjointe menée par les États-Unis et le régime israélien à l'encontre de l'Iran, juin 2025 et en février 2026, ont provoqué la mort de plus de 4 000 personnes, y compris des centaines d'enfants. Parmi 168 élèves tués lorsque l'école de Minab a été touchée. Plusieurs infrastructures civiles ont été délibérément prises pour cible, y compris des installations nucléaires pacifiques, des patrimoines de l'humanité, des hôpitaux, des zones résidentielles, entre autres, dans mon pays. Si le droit international était véritablement respecté et appliqué de façon systématique, les États-Unis et ses alliés siégeraient dans cette salle en tant qu'auteurs de violations du droit international plutôt que de se targuer d'en être les gardiens ou d'être les défenseurs de la Charte et du TNP. Le représentant des États-Unis a parlé de diplomatie. Le monde a vu ce qu'est cette soi-disant diplomatie. les négociations dans les mots et le recours à la force dans la pratique. Alors que les portes diplomatiques étaient encore, les États-Unis ont choisi l'agression plutôt que le dialogue et ont attaqué l'Iran et les installations nucléaires pacifiques. Ma délégation rejette également de façon catégorique les allégations infondées, politiquement motivées, formulées par l'Union européenne, les pays nordiques et certains pays occidentaux concernant le programme exclusivement pacifique de l'Iran plutôt que de répéter des allégations infondées à l'endroit de l'Iran. Il devrait répondre aux véritables préoccupations de la communauté internationale concernant le fait que l'Union européenne, les pays nordiques et autres dépendent de la dissuasion nucléaire des États-Unis, une pratique qui va à l'encontre de l'esprit des articles 3.6 du TNP. Les mêmes pays qui font la leçon à d'autres sur la non-prolifération restent silencieux concernant les attaques militaires illicites perpétrées contre l'Iran, y compris contre des installations nucléaires sous garantie, et le fait de prendre pour cible des scientifiques et infrastructures nucléaires sous le contrôle de l'AIEA. Leur silence face à ces graves violations soulève de lourdes questions quant à la crédibilité et la cohérence de leur déclaration. Merci. Chair [3:07:16]: J'invite la Libye à prendre la parole. Libya · Représentant [3:07:24]: Monsieur le Président, en plus de ma déclaration au nom du groupe des Etats arabes, je tiens à réitérer les éléments suivants. mais c'est une évaluation objective de la situation sur le terrain. Le régime israélien continue de violer le droit international et la Charte des Nations unies. Ce sont des faits. Le régime israélien est à l'écart du consensus international et refuse de rejoindre le TNP. Le régime israélien continue d'entraver les efforts internationaux visant à créer une zone exempte d'armes nucléaires et autres armes de destruction massive au Moyen-Orient. Et cela va à l'encontre de la volonté de la communauté internationale. C'est une menace directe pour la paix et la sécurité régionales et internationales. En tant que président du camp des États arabes ce mois-ci, nous soulignons ces faits et nous rappelons que la paix et la stabilité dans la région seront impossibles alors que certains reste les bras ballants face aux violations du droit international. Je vous remercie. Chair [3:08:35]: J'invite le représentant de la République islamique d'Iran à prendre la parole pour la deuxième fois. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [3:08:42]: Monsieur le Président, ma délégation réfute les allégations infondées brandies par le Conseil de coopération du Golfe. Cette délégation cherche à se présenter comme des victimes en manipulant les faits tout en omettant leur rôle dans la facilitation des attaques brutales des États-Unis et du régime israélien contre l'Iran. Ces opérations ont été possibles en utilisant le territoire et l'espace aérien de ces pays à des fins de planification, de préparation, d'équipement et d'exécution d'attaques militaires illicites contre le peuple iranien. Nous avons montré comment le territoire de ces pays a été utilisé pour attaquer l'Iran dans de nombreuses lettres envoyées au Conseil de sécurité, à la disposition des délégations souhaitant davantage d'informations sur la question. L'Iran réaffirme son droit inaliénable à réagir à de telles attaques à la source et d'éviter qu'elles ne se répètent, conformément au droit international. La position brandie par ces pays est subjective et fait fi des causes profondes de la situation actuelle, l'utilisation illicite de la force contre l'Iran et ses installations nucléaires pacifiques par les régimes américain et israélien, ainsi que le soutien apporté aux installations militaires dans certaines zones de la région du Golfe. Ces omissions nous amènent à remettre en cause la crédibilité des déclarations que nous avons entendues. Je vous remercie, M. le président. Chair [3:10:17]: Le Bahreïn, première intervention. Bahrain · Représentant [3:10:21]: Merci, Monsieur le Président. En réaction à la déclaration du représentant de l'Iran, la résolution. du Conseil de sécurité 2817 avait recueilli un très large soutien des États membres et condamné les attaques à l'encontre de mon pays et d'autres pays. La résolution appelait à la cessation immédiate de ces attaques qui menacent la paix et la sécurité internationales. Permettez-moi de citer le paragraphe 5 de la résolution. La résolution, dans ce paragraphe, appelle la République islamique d'Iran, immédiatement et sans condition aucune, à cesser ses attaques et menaces contre les pays notamment par ces intermédiaires. En outre, le Conseil des droits de l'homme, dans sa décision L38 du 25 mars, a condamné les attaques iraniennes. Je cite le paragraphe 7. Il a appelé la République islamique d'Iran à pleinement respecter la résolution 2817 du Conseil de sécurité et à honorer ses engagements internationaux, y compris au regard du droit international, droit international humanitaire et droit international des droits de l'homme. Il a également exhorté l'Iran à cesser toutes les menaces et provocations infondées contre des Émirats arabes unis, du Bahreïn, de l'Oman, du Qatar, du Koweït, du Royaume d'Arabie saoudite, y compris en utilisant des intermédiaires, et a appelé à la protection des civils et de l'infrastructure civile. Il ne peut pas y avoir. On ne peut jamais accepter une manipulation des faits. Merci. Chair [3:11:46]: I now call on the. J'invite les États-Unis à prendre la parole pour une deuxième intervention. United States of America · Représentant [3:12:00]: Merci, M. le Président. Permettez-moi de rappeler aux délégations ici présentes que le programme nucléaire iranien menace la paix et la sécurité depuis des années. En septembre dernier, le Conseil de sécurité a réimposé des résolutions du Conseil de sécurité qui avaient préalablement été levées et qui avaient rétabli le Le régime 13 73 sur la base de préoccupation vis-à-vis du régime iranien qui avançait sans vérification de la communauté internationale depuis plus d'un an, les inspecteurs de l'IAA n'ont pu avoir accès ni. aux réserves d'uranium hautement enrichi de l'Iran ou à des stocks d'uranium faiblement enrichi dans les installations touchées il y a un an, en violation de ses obligations de garantie au regard du TNP, en refusant l'accès de l'AIEA pour vérifier la suspension de ses activités d'enrichissement, l'Iran était contraire aux résolutions 1929. L'Iran doit pleinement respecter les normes de l'AIEA, les garanties, et doit pleinement respecter les différentes résolutions du Conseil de sécurité, conformément également à la résolution 1737. Je tiens à vous rappeler que le président Trump s'est engagé à faire en sorte que l'Iran ne mette jamais au point un acquéreur d'armes nucléaires et que sa préférence de longue date a toujours été la diplomatie. Chair [3:13:24]: Mesdames et Messieurs, nous sommes parvenus au terme des délais impartis pour la présente séance. Avant de lever la séance, qu'il me soit permis, une fois de plus, de rappeler aux délégations que la liste des orateurs du débat général sera clôturée aujourd'hui à 17 heures. La liste des orateurs pour le débat thématique sera ensuite ouverte. La prochaine séance de la Commission aura lieu demain matin à 10 heures précises dans cette salle de conférence. J'invite toutes les délégations à être ponctuelles pour nous permettre de travailler le plus rapidement possible. La séance est levée.