Quatrième Commission, 18e séance plénière - Assemblée générale, 81e session Assemblée générale Date: 4 November 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/c4/81/18 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [0:02]: Je déclare ouverte la 18e séance de la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Cet après-midi, la commission va poursuivre et conclure son débat général sur le point 51 de l'ordre du jour, à savoir questions relatives à l'information, puis se prononcer sur les projets de résolution A et B. figurant dans le rapport du Comité de l'information sur les travaux de sa 48e session, paru sous la cote A/81/21. J'invite tous les orateurs à prononcer des versions abrégées de leurs déclarations et à présenter la version complète à un.org pour que cela apparaisse sur le journal. La parole est à la République dominicaine. Dominican Republic · Représentant [1:07]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, notre délégation, pour commencer, tient à saluer le travail de Madame Melissa Fleming, sous-secrétaire générale aux communications globales. Félicitations à elle et à son équipe pour tout le travail réalisé par le département de la communication globale. Nous nous félicitons également de la présentation du rapport du Secrétaire général sur les questions relatives à l'information et du rapport du CCQAB. Nous souscrivons à ce qu'a dit l'Espagne au nom du Groupe des amis de l'espagnol et à ce qu'a dit l'Uruguay au nom du G-77 et de la Chine. Nous aimerions faire l'intervention suivante à titre national: Monsieur le Président, applaudit les efforts déployés par le Département de la communication globale afin de continuer ses campagnes stratégiques ciblant notamment la réalisation des objectifs de développement durable, l'action climatique, la défense des droits humains, le financement du développement, la coopération multilatérale, ainsi que les questions relatives à la paix et à la sécurité internationales. Dans le même esprit, Nous soulignons le rôle de cette entité dans la divulgation d'informations relatives à l'ONU80 et son action pour parvenir à une organisation de plus en plus efficace et à même de relever les défis d'aujourd'hui et de demain. D'autre part, nous réaffirmons notre attachement à la liberté de la presse et à la protection des journalistes et des travailleuses et travailleurs des médias. Notre pays a été reconnu pour son rôle de chef de file en matière de liberté de la presse dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes, et nous sommes convaincus que le travail des médias est absolument crucial pour consolider la démocratie. Partant, ma délégation souligne aussi l'importance de renforcer la protection des journalistes et des travailleuses et travailleurs des médias qui travaillent dans des contextes violents, après des catastrophes naturelles ou Dans un contexte de conflit armé, leur travail est fondamental pour donner plus de visibilité aux conséquences humanitaires des crises et facilite la mise sur pied d'une riposte internationale en temps voulu et sur la base d'informations vérifiées. Monsieur le Président, autre question qui revêt la plus haute importance pour ma délégation: la promotion du multilinguisme. C'est une valeur fondamentale aux Nations Unies et un pilier de la diplomatie multilatérale. Cette année, avec Andorre, nous avons facilité les négociations sur la résolution sur le multilinguisme. Nous sommes parvenus à un texte concis, axé sur l'action, conforme à l'esprit de l'initiative ONU 80. Le texte a été adopté par consensus. Nous espérons que cette résolution servira à donner un coup de fouet aux efforts visant l'intégration transversale du multilinguisme dans la culture de travail des Nations Unies. Aux yeux de la République dominicaine, le multilinguisme ne doit plus être considéré comme une dépense, mais bien comme un investissement stratégique dans l'un des domaines qui est un symbole de la nature de notre organisation. En guise de conclusion, la République dominicaine se félicite des efforts déployés par le Département des communications globales afin de promouvoir la production d'informations dans différentes langues, informations obtenus de sources fiables, sur la base de données avérées, afin d'encourager à la réflexion, à la pensée critique et surtout pour éduquer les générations présentes et à venir quant à l'importance de bâtir des sociétés de plus en plus justes, durables et résilientes, sans faire aucun laisser-pour-compte. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [5:05]: Merci. La parole est au Bangladesh. Bangladesh, please. Bangladesh, appuyez sur le bouton de votre microphone. Bangladesh · Représentant [5:31]: Merci, Monsieur le Président. Nous remercions la Secrétaire générale adjointe Fleming. pour son exposé enrichissant. Nous félicitons le Département des communications globales pour leur engagement en faveur de l'information au sujet des travaux et des activités de l'ONU. Ma délégation souscrit à l'intervention prononcée par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Les aspects négatifs de la mésinformation, de la désinformation et du discours haineux ont rendu une situation déjà complexe bien plus difficile. À cela s'ajoutent les risques que représentent l'IA et la diffusion de fausses informations. J'aimerais souligner les points suivants à titre national. Premièrement, nous aimerions insister sur l'importance du multilinguisme. Préserver les langues, créer des sociétés inclusives et tolérantes. Nous sommes fermement engagés en faveur du multilinguisme. Nous estimons que la préservation des langues maternelles est liée à la résilience des communautés. Remercions le Département des communications globales pour la Journée internationale de la langue maternelle, qui fait la promotion de la diversité, de la tolérance et qui insiste sur la valeur de l'éducation au multilinguisme. Nous appelons à élargir les services de langues en sus des langues officielles. Nous saluons tous les efforts en faveur du multilinguisme. Nous aimerions insister sur l'importance de la sécurité des journalistes et des travailleurs des médias. Il convient de diffuser de façon urgente des informations sur la crise humanitaire à Gaza. Dans le même temps, nous faisons part de nos vives préoccupations quant aux meurtres de journalistes en Palestine, au Liban et dans d'autres régions du monde. Nous condamnons fermement ces meurtres. Nous réitérons notre demande d'organisation d'activités de sensibilisation au sujet des crimes de génocide. Nous appelons donc le DGC à tenir compte des crimes d'atrocités commis contre les Rohingyas au Myanmar. Troisièmement, l'ONU doit continuer de renforcer la confiance grâce à la fourniture d'informations tout en travaillant à combler la fracture numérique. L'ONU doit aussi appuyer les modes de communication traditionnels, tels que la radio, dans les régions du monde où certaines TIC ne sont pas disponibles. Quatrièmement, en tant que pays parmi les plus vulnérables face au changement climatique, nous insistons sur l'importance de la diffusion d'informations sur les effets néfastes des changements climatiques et nous appelons toucher la plus vaste audience possible. Avant de conclure, nous réitérons notre plein appui en faveur des travaux du Comité de l'information. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [9:09]: Merci, la Thaïlande. Thailand · Représentant [9:19]: Nous souscrivons à l'intervention prononcée par le G77 et la Chine, ainsi qu'à à la déclaration que nous avons prononcée au nom de l'ASEAN. Nous remercions le DCG pour son engagement en faveur de la promotion du mandat des Nations Unies, le renforcement de la confiance du public et la promotion du multilatéralisme dans un environnement numérique en constante évolution. Nous remercions l'Estonie et son équipe pour son excellent travail à la 48e session du Comité de l'information. L'information et les TIC nous offre de nombreuses opportunités de développement durable et de croissance économique, mais elle s'accompagne de risques. Dans un monde interconnecté, les acteurs étatiques et non étatiques peuvent exploiter les réseaux numériques pour entraîner la polarisation, éroder la confiance et saper la paix. S'assurer que l'information serve à l'unité plutôt que la division est notre responsabilité. Nous voudrions donc évoquer quatre priorités. Premièrement, nous devons protéger l'intégrité de l'information et préserver le personnel de l'ONU et les missions de terrain. La flambée de la mésinformation, de la désinformation et du discours haineux constitue une menace pour la cohésion sociale et la paix internationale. Certains contenus malveillants entraînent de véritables risques pour les opérations de paix et les missions politiques spéciales en manipulant le point de vue des populations locales, en suscitant l'hostilité. C'est la confiance dans les missions qui est érodée, ainsi que la mise en œuvre du mandat, et le personnel de l'ONU est à risque. Il faut donc présenter en opposition la vérité avec des faits et garantir le respect de la Charte. Il faut garantir la transparence, la reddition de comptes, les droits humains et les libertés fondamentales. afin de contrer les campagnes de désinformation. Deuxièmement, nous devons nous assurer que les écosystèmes d'information soient guidés par des principes de gouvernance communs. Les nouvelles technologies, notamment l'IA, doivent être utilisées et développées de façon responsable. Nous réaffirmons notre appui en faveur des principes pour l'intégrité de l'information en matière de gouvernance numérique déontologique. Nous appelons à utiliser les nouvelles technologies, y compris l'IA, pour promouvoir les droits humains, le développement durable et la croissance inclusive. Nous avons salué le plan d'information de l'ASEAN qui renforce la résilience, lutte contre la désinformation et fait la promotion d'une gouvernance des technologies responsable conformément à la vision communauté de l'ASEAN 2045. Nous devons autonomiser les individus en matière de connaissances numériques. Nos sociétés résilientes doivent pouvoir compter sur un public bien informé. Nous devons doter les jeunes, les femmes, les personnes âgées des compétences requises pour utiliser l'Internet de façon responsable, promouvoir la participation civique et la compréhension mutuelle. Nous devons renforcer les partenariats multipartites. Créer ce genre d'écosystème nécessite une coopération à l'échelle de l'Organisation. Nous exhortons le Département à identifier et à utiliser les centres d'information pour mobiliser les femmes, les jeunes, les éducateurs. afin de diffuser une information fiable. Nous insistons aussi sur le multilinguisme dans les six langues officielles de l'ONU pour qu'aucune communauté ne soit laissée pour compte. L'adoption tous les deux ans des résolutions du Comité de l'information permet de mieux réaliser les priorités de communication de l'ONU. Nous comptons sur un dialogue constructif avec toutes les délégations et le Département l'année prochaine. L'information a le pouvoir d'unir ou de diviser, de protéger ou de causer des dommages. Nous réitérons notre appui au Département et à l'ONU pour que la vérité l'emporte, que le dialogue l'emporte sur les divisions et que la communication soit un instrument de pérennisation de la paix et de développement durable. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [13:36]: Merci. L'Inde a la parole. India · Représentant [13:38]: Merci, Monsieur le Président. Dans notre monde interconnecté, l'accès à une information en temps voulu est essentiel pour la paix, l'harmonie sociale et une prise de décision éclairée. Nous rappelons que l'information doit transcender les frontières, le genre, les religions ou les cultures. C'est de cette façon que nous pouvons lutter contre la corruption et garantir la reddition de comptes des gouvernements. Nous garantissons le droit à l'information. et nous permettons à notre population d'obtenir des informations de la part de son gouvernement, ce qui fait la promotion de la bonne gouvernance et de la confiance du public dans notre système. La mésinformation, la désinformation sont de véritables menaces. Nous avons amélioré l'accès au numérique et nous luttons contre la fraude en ligne. Cette approche est la preuve de notre engagement pour garantir des interactions numériques sûres pour nos citoyens. Ces neuf dernières années, les abonnements à large bande ont augmenté pour atteindre près d'un milliard de connexions. Notre économie de l'Internet devrait atteindre 1 000 milliards de dollars très bientôt. De nombreuses initiatives ont été prises pour renforcer l'accès à l'Internet à l'échelle du pays. Un projet permet de connecter de nombreux foyers à la large bande, ce qui permet aux communautés de bénéficier de nombreuses infrastructures telles que le gouvernement en ligne, la télémédecine, les paiements numériques et l'éducation en ligne. Notre initiative d'éducation au niveau rural a permis de former plusieurs millions de personnes aux questions du numérique dans les zones rurales. Nous chérissons les opérations de maintien de la paix et nous saluons les efforts visant à souligner la contribution du maintien de la paix, tout en restant vigilants quant à la sécurité des acteurs du maintien de la paix. Nous appelons donc le département à mener à bien des campagnes de communication en ce sens. Il faut renforcer la diffusion de l'information. Nous saluons l'engagement du Département en faveur du multilinguisme. Nous insistons sur l'importance de la communication dans des langues autres que les six langues officielles. Les activités de communication en hindi ont témoigné de l'importance de la communication dans différentes langues. Ces efforts permettent de renforcer la mobilisation des communautés dans leur langue maternelle. Cela permet de renforcer l'ONU en tant que source fiable d'information dans de nombreuses cultures. Nous saluons la Division médias du DCG pour l'engagement en faveur du multilinguisme. Nous remercions la Division pour la célébration de la Journée internationale du yoga. qui permet la promotion du bien-être global. Nous sommes conscients des contraintes budgétaires que connaît le DCG. Nous appuyons les méthodes de mobilisation des ressources, allant au-delà de l'allocation des ressources, surtout pour ce qui est des langues non officielles. En guise de conclusion, nous réaffirmons notre appui en faveur du DCG, de ses activités et initiatives. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [17:22]: Merci beaucoup. La parole est au Koweït. Kuwait · Représentant [17:34]: Merci. Nous remercions madame Fleming, secrétaire générale adjointe aux communications globales, pour son exposé. Nous saluons les efforts du Département qui fait la promotion des buts et principes de l'Organisation des Nations Unies et qui fait passer ce message aux populations du monde entier. Nous insistons sur l'importance de promouvoir le multilinguisme et de donner la parité entre les six langues officielles des Nations Unies, notamment pour ce qui est de la présence de l'arabe et l'accès à des sources d'information fiables, sans oublier la lutte contre la désinformation et le discours haineux, tout en utilisant les technologies modernes et l'IA de façon responsable. Monsieur le Président, les enjeux auxquels nous nous heurtons touche à la crédibilité et à l'intégrité de l'information. Il faut faire la distinction entre incitation à la haine et liberté d'expression. Nous faisons part de nos vives préoccupations au sujet de la montée croissante de l'islamophobie, qui s'accompagne de campagnes médiatiques, de discours politiques fondée sur des stéréotypes négatifs de l'islam et des musulmans. Nous sommes préoccupés quant à cette volonté d'instiller la peur et la haine. C'est contraire au principe d'égalité, de non-discrimination et de respect de la dignité humaine. Nous parlons ici d'une religion qui a fait de la compassion son message et son devoir. C'est une religion dont le prophète noble Mohamed, que la paix soit avec lui, a fait le choix de la compassion pour toutes les populations du monde. La civilisation islamique riche de siècles de contribution à la science et aux connaissances, ne saurait être réduit aux actions d'individus ou de groupes qui exploitent la religion pour justifier la violence. Tout comme une foi entière ne peut être tenue responsable de comportements irresponsables, nous ne pouvons pas réduire toute une population musulmane à des volonté de mener à bien des campagnes de désinformation. Nous ne nous opposons pas à la critique de la religion, nous nous opposons à l'incitation à la haine ou à l'utilisation de la liberté d'expression pour promouvoir l'exclusion. Dans ce contexte, nous saluons la création du mandat de l'envoyé spécial pour la lutte contre l'islamophobie. Nous appelons le département des communications globale a redoublé d'efforts pour contrer ces stéréotypes et promouvoir la compréhension et le respect mutuel entre religions et cultures. Monsieur le Président, tout débat sur la liberté de l'expression et des journalistes est incomplet si nous n'évoquons pas les violations graves que subissent les journalistes dans le territoire palestinien occupé aux mains des autorités d'occupation israéliennes. Alors que les journalistes internationaux sont privés d'un accès indépendant à la bande de Gaza, les attaques contre les Palestiniens et les journalistes se poursuivent en Cisjordanie. En octobre dernier, Nous avons déploré des attaques contre des journalistes travaillant pour France Presse et le Washington Post, en plus de la détention de journalistes, l'utilisation de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Des bureaux de presse ont été fermés, notamment les bureaux de Al Jazeera à Ramallah. De quelle liberté de la presse pouvons-nous parler lorsque porter une caméra peut être une raison d'être attaqué et que le gilet pare-balles portant le signe de la presse n'est plus une protection. Voilà pourquoi nous Faisons référence au rapport du rapporteur spécial sur la situation des droits humains dans le territoire palestinien occupé, la rapporteure spéciale Francesca Albanese, qui a abordé le rôle de certains médias justifiant des violations et diffusant des informations tronquées tout en déshumanisant les victimes. Le rapport a aussi recensé le meurtre de près de 300 journalistes et membres des médias depuis octobre 2023. Monsieur le Président, ces pratiques ne ciblent pas uniquement les journalistes. Il s'agit surtout de cacher la vérité et de tronquer les faits. Toutefois, nous sommes les témoins de véritables transformations de l'opinion publique et de nombreux mouvements dans différentes capitales, ce qui nous confirme que la vérité Il n'y a pas de monopole de la vérité et que les images et les témoignages qui nous parviennent de Gaza font fi des frontières, des points de contrôle et de toute tentative visant à les étouffer. L'État du Koweït appelle à mettre fin aux restrictions imposées aux médias dans le territoire palestinien occupé. Nous appelons à octroyer un accès immédiat à la bande de Gaza aux journalistes internationaux. Nous appelons à mettre fin aux attaques contre les journalistes et à garantir la reddition de comptes quant aux attaques commises contre eux. Nous appelons à respecter le droit international et la résolution du Conseil de sécurité de 2015 sur la question. Monsieur le Président, l'État du Koweït félicite le programme d'information du DCG sur la Palestine et nous appelons à redoubler d'efforts pour insister sur les droits inaliénables du peuple palestinien. Nous appelons à renforcer les capacités des journalistes palestiniens. En guise de conclusion, Monsieur le Président, l'État du Koweït affirme que la liberté de la presse n'est pas un simple droit à faire passer l'information, c'est une responsabilité d'enquêter pour faire émerger la vérité, préserver la dignité humaine et protéger ceux qui mettent leur vie en péril pour nous faire parvenir cette vérité. La désinformation peut nous éloigner de la vérité, mais ne peut pas pour autant l'éliminer. Les témoins peuvent être réduits au silence, mais il est impossible d'effacer les témoignages d'une population entière. Merci. Que la paix et la compassion de Dieu soient avec vous. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [26:12]: Je vous remercie et je donne la parole. Au Brésil. Brazil · Représentant [26:23]: Merci. Nous souscrivons à ce qu'a dit l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Nous aimerions faire les commentaires suivants à titre national. Nous remercions la Secrétaire générale adjointe aux communications globales, Mme Melissa Fleming, pour son rapport, et nous appuyons les efforts de son département pour promouvoir le travail et les principes des Nations Unies. Concernant le multilinguisme, le Brésil continue d'accorder beaucoup d'importance à la diversité linguistique aux Nations Unies, non seulement pour réaffirmer notre attachement à l'utilisation équitable des six langues officielles de l'ONU, mais aussi pour promouvoir l'utilisation d'autres langues comme le portugais. d'étendre les possibilités pour les messages de l'ONU d'arriver aux quatre coins du monde, renforçant par là la légitimité de l'Organisation. Nous applaudissons le travail du DGC concernant le canal en portugais de UN News, outre la page en portugais de l'ONU sur Instagram. Nous saluons aussi les efforts similaires englobant d'autres langues parlées par des populations importantes. un partenaire fiable de l'ONU en matière d'intégrité de l'information. Nous appuyons pleinement les efforts du DGC pour contrer la désinformation, les incitations à la haine et la désinformation. Nous voulons travailler pour un accès sur un pied d'égalité à l'information et plutôt aux technologies de l'information et de la communication. Le mois dernier, des élections nationales ont eu lieu au Brésil, des élections présidentielles, des élections à la vice-présidence. mais aussi l'élection de 27 gouverneurs, 54 sénateurs, 513 membres de la chambre basse du Congrès et 10 059 législateurs des États. Il y a eu deux tours de scrutin qui ont mobilisé plus de 158 millions de personnes, et nous avons constaté les conséquences néfastes des fausses nouvelles, de la désinformation, des incitations à la haine. Il y a eu aussi des plaintes qui font l'objet d'enquêtes actuellement, selon lesquelles de grandes entreprises du secteur des nouvelles technologies auraient accordé leur faveur à certains candidats en matière de distribution de contenus et n'auraient pas appliqué de façon impartiale les politiques de modération consistant à vérifier l'information et à retirer les profils qui ne font que partager de fausses informations et inciter à la haine. La distribution du contenu selon les algorithmes, sans aucune transparence, pourrait avoir déformé la liberté d'expression avec des interférences négatives dans la campagne politique. Le public mérite d'avoir accès à des informations vérifiées. La question des technologies émergentes et de l'IA ne saurait être ignorée. Ces technologies s'accompagnent de nouvelles occasions à saisir, mais peuvent aussi répandre de faux contenus. Elles sont néfastes pour les droits des enfants, des consommateurs, d'auteurs, d'artistes et de citoyens de façon générale à travers le vol de données. Comme l'a dit le président Lula en septembre dernier à l'Assemblée générale, ce serait une grave erreur que de ne pas relever le défi de la réglementation des grandes entreprises technologiques et de l'intelligence artificielle. En guise de conclusion, le Brésil applaudit également la réponse du DGC aux défis tels que les changements climatiques. Le Brésil a été très actif pour organiser des événements ici au siège de l'ONU à New York et à Belém pendant la COP 30 pour sensibiliser quant à l'importance de l'intégrité de l'information en matière de changement climatique. Voilà deux ans, avec l'ONU, l'UNESCO et d'autres pays, nous avons également lancé l'initiative mondiale pour l'intégrité de l'information en matière de changement climatique. Alors même que Nous léguons à nos successeurs la présidence de la COP ce mois. Nous resterons un allié dans cet effort. Nous continuerons d'appuyer également la consolidation du travail du Département. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [30:36]: Merci le Kenya. Kenya · Représentant [30:40]: Monsieur le Président, alors que le paysage international en matière d'information évolue, La mésinformation et la désinformation continuent de proliférer. L'accès à des informations crédibles reste inégal, ce qui nuit à la confiance du public. D'où une série de questions: quelles sont les histoires qui sont partagées? Quelles sont les voix qui sont entendues? Qui détient le pouvoir de donner corps aux informations à travers lesquelles nous comprenons le monde? Aux yeux du Kenya, les réponses doivent être claires: nous devons bâtir un environnement international en matière d'information soit plus équitable, inclusif, fiable et représentatif. À cet égard, j'aimerais dire trois choses. Tout d'abord, nous devons promouvoir un ordre international plus équitable en matière d'information et de communication. Cet appel est plus urgent aujourd'hui. Non seulement nous devons traiter de la question de l'accès à l'information, mais nous devons aussi nous pencher sur les capacités à produire des informations et à participer réellement aux conversations mondiales, notamment alors que les points de vue de nombreux pays en développement ne sont pas encore suffisamment représentés dans les échanges internationaux. Nous appelons à investir dans des infrastructures, des médias pluralistes indépendants, la production locale de contenus et dans les compétences numériques pour gagner en visibilité. Les États doivent pouvoir raconter leur histoire, eux-mêmes, comme ils le souhaitent. Un environnement international en matière d'information équilibré doit cependant reposer sur le flux d'information en toute liberté, la liberté d'expression, le pluralisme dans les médias et le respect de la diversité culturelle et linguistique. L'équité et l'ouverture doivent se renforcer mutuellement. Deuxièmement, nous devons préserver l'intégrité de l'information. lorsque l'on embrasse de nouvelles technologies. Nous connaissons le potentiel révolutionnaire de l'intelligence artificielle qui peut donner davantage accès à l'information, permettre de surmonter les barrières de la langue et appuyer une communication multilingue. Mais nous sommes aussi très préoccupés en raison de l'essor de la désinformation générée par IA et des deepfakes. C'est pourquoi, aujourd'hui, le Kenya veut renforcer la résilience de son écosystème d'information. Et nous avons commencé, notamment avec la mise en œuvre d'un texte de loi sur la protection des données et l'élaboration de cadres nationaux en matière de cybersécurité et d'économie numérique. Nous promouvons également la connaissance du numérique, une utilisation responsable des technologies et une participation informée des citoyens à la vie publique. Nous appuyons les efforts visant à promouvoir l'intégrité de l'information. Nous voulons souligner que la responsabilité en la matière doit être partagée entre les États, les entreprises du secteur, les organisations de médias et autres parties prenantes pertinentes. Les enceintes multilatérales, comme le Forum sur la gouvernance de l'Internet, qui se réunira du 14 au 18 décembre à Nairobi, peuvent faire office de plateformes de dialogue sur l'intégrité de l'information, l'inclusion numérique et l'accès multilingue à des informations fiables et précises. Tout aussi important, la sécurité des journalistes et des travailleurs des médias. Leur protection, notamment dans les contextes de conflits armés, doit demeurer une responsabilité collective. Les attaques, les intimidations, l'impunité n'ont aucune place dans une société qui a à cœur la vérité et la reddition de comptes. Troisièmement, nous devons renforcer l'ONU comme source d'information crédible, accessible, multilingue. Nous applaudissons les efforts du DGC pour moderniser ses opérations et mettre à profit les technologies modernes, l'innovation ainsi que les partenariats fiables afin de rapprocher les travaux de l'ONU et les populations qu'elle sert-il est très important de consolider le réseau des centres d'information des Nations Unies qui font office de liens vitaux entre l'ONU et les communautés locales. C'est un véhicule qui permet de traduire les priorités mondiales et les engagements internationaux en informations pertinentes dans un contexte précis. Le multilinguisme reste central pour une ONU inclusive, accessible et représentative. À cet égard, nous nous félicitons de la résolution 78/330 de l'Assemblée générale, qui reconnaît l'importance d'utiliser d'autres langues lorsque c'est approprié pour toucher les publics locaux. consolider les retombées du travail de l'Organisation. Le Kenya, qui héberge l'Office des Nations Unies à Nairobi, reconnaît le rôle essentiel de communication inclusive et efficace pour connecter l'ONU aux populations du monde entier, notamment en Afrique. C'est pourquoi nous voulons appuyer les efforts de renforcement de capacités pour les réseaux d'information des Nations Unies, notamment à travers un appui revu à la hausse pour les centres régionaux d'information afin d'améliorer la compréhension par le public des travaux de l'Organisation et ses contributions à la paix, à la sécurité et au développement durable. Le Kenya veut notamment souligner l'importance de reconnaître les langues largement parlées, y compris le kiswahili, qui font office de pont d'une nation à l'autre, d'une culture à l'autre. Et il nous semble qu'il serait bon de parier sur ces langues, pour étendre l'accès à l'information, promouvoir un dialogue interculturel et permettre aux communautés que l'Organisation sert de mieux comprendre l'action de l'ONU. Nous demandons une coopération internationale renouvelée. Nous devons bâtir un ordre international équitable en matière d'information où toutes les voix peuvent se faire entendre, où l'intégrité de l'information est défendue et où les communications de l'Organisation des Nations Unies sont accessibles en plusieurs langues. Nous devons aller au-delà de la mesure de l'information en termes quantitatifs, nous devons nous demander si cette information reflète la réalité des personnes, si elles la comprennent bien, si ces informations semblent fiables et si elles permettent aux personnes de donner corps à leur avenir. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [37:24]: Merci. La Ligue des États arabes à présent. LAS · Représentant [37:32]: Je vous remercie, Monsieur le Président, cher Ambassadeur, Représentant permanent du Sénégal, permettez-moi avant toute chose de vous féliciter pour votre accession à la présidence de cette Commission. Et nous nous félicitons des efforts déployés par le Département de la communication globale et nous saluons le rapport du Secrétaire général ainsi que le rapport du Comité de l'information. qui met en lumière les différentes initiatives qui permettent de servir la paix, la sécurité et le développement. Notre conversation aujourd'hui intervient alors que la révolution numérique s'entrecroise avec des crises accrues sur le plan humanitaire, avec des risques de désinformation, de discours de la haine, ainsi que les opportunités et les risques liés à l'intelligence artificielle. La Ligue des États arabes est sous la houlette de son nouveau secrétaire général. Son Excellence Monsieur Nabil Fhmi insiste sur l'importance de promouvoir l'information pour sensibiliser les sociétés, pour asseoir une culture de la paix et du dialogue. La crédibilité de l'information ne se mesure pas à la vitesse à laquelle l'information circule, mais plutôt à la transparence de l'information. et de relater les faits et de les présenter de manière réelle et sans altérer le contenu pour servir des agendas politiques. Nous devons Mettre les événements dans leur contexte objectif, nous devons éviter le deux poids, deux mesures et de garantir le droit des populations à connaître la vérité. Monsieur le Président, notre région connaît des crises politiques et humanitaires et sécuritaires, que ce soit au Soudan, en Syrie, en Libye, au Yémen et en Somalie. La plupart de ces crises sont liées à des interventions étrangères flagrantes. Cette situation se complique davantage, notamment avec les développements dangereux récents dans le détroit d'Ormuz et la compétition géopolitique sur les voies de navigation maritimes stratégiques. Certains États cherchent à faire de cette situation un levier pour faire pression. Ici, la responsabilité de l'information ne doit pas se limiter à présenter les aspects visibles des crises, mais plutôt d'en traiter les causes profondes et de placer ces crises dans leur contexte politique, juridique et humanitaire, et ce sans sélectivité, afin de participer aux efforts d'apaisement et d'éviter de jeter de l'huile sur le feu. Monsieur le Président, La question de la Palestine exige une responsabilité toute particulière en matière d'information, notamment à la lumière de la persistance de l'occupation israélienne et des exactions qui sont commises à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. L'honnêteté médiatique. exige que les événements ne doivent pas être placés hors de leur contexte juridique ou historique. Il faut mettre la lumière sur la réalité de l'occupation et les responsabilités qui en découlent en vertu du droit international. C'est pourquoi nous saluons le Programme d'information spécial de l'ONU sur la question de la Palestine. Nous devons mettre la lumière sur les rapports des Nations unies, notamment les rapports de l'ONRoi, garantir la protection des journalistes. car occulter l'image prive le monde du droit à connaître la vérité. Par ailleurs, nous appelons à mettre en lumière les aspects liés au développement et à la civilisation de notre région arabe et les contributions des femmes et des jeunes en matière de science et de technologie. mais également dans le cadre de l'action climatique, sans réduire notre région aux seules crises. Monsieur le Président, nous devons utiliser et employer l'intelligence artificielle avec transparence et responsabilité, en évitant toute falsification et toute désinformation, tout en préservant le droit à la liberté d'expression. Nous insistons sur l'égalité des six langues officielles. Nous devons renforcer la présence de toutes les langues, notamment la langue arabe, et ce sur les différentes plateformes, conformément à son statut de langue officielle et conformément au nombre grandissant de l'audience arabophone. Nous nous félicitons du rôle joué par le Service de l'information des Nations Unies, y compris les plateformes radiophoniques et numériques, et nous devons renforcer les capacités humaines et techniques de ces plateformes. notamment pour atteindre des sociétés isolées et les catégories touchées par le fossé numérique. La restructuration dans le cadre de l'initiative ONU80 ne doit pas porter atteinte à ses fonctions principales. Lutter contre la désinformation doit se faire dans un cadre qui respecte la liberté d'expression, la liberté de la presse et le droit à l'accès à l'information, sans faire de ces efforts un prétexte pour restreindre les libertés fondamentales. Monsieur le Président, nous nous félicitons de notre partenariat avec les Nations Unies et nous espérons que cette coopération permettra un échange d'informations et un partenariat régulier et efficace, fondé sur la crédibilité et l'objectivité. L'ouverture d'un bureau de liaison au Caire en 2019 est une base solide pour renforcer notre coopération avec le Département de la communication globale. La valeur de ce partenariat n'est pas seulement la portée du message, mais la crédibilité de l'information et le fait de rendre justice aux questions liées à notre région arabe, de relater les faits dans leur contexte réel, loin de toute exploitation politique, tout en respectant l'indépendance de l'information. Pour conclure, Monsieur le Président, une information responsable n'est pas un simple reflet des événements, mais Nous devons faire en sorte que l'information soit relayée de manière responsable afin de préserver la mémoire des peuples et leurs droits. Nous espérons que l'information continuera de jeter des ponts et de permettre de réaliser la paix, la justice et le développement. Je vous remercie, Monsieur le Président. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [44:57]: Je remercie le représentant de la Ligue des États arabes. Nous avons entendu le dernier orateur pour ce point. La Commission va maintenant examiner les projets de résolution A et B. le Comité de l'information recommande d'adopter dans son rapport sur les travaux de sa 48e session. Le projet de résolution A, intitulé "L'information au service de l'humanité", figure au chapitre IV du document paru sous la cote A/81/21 à la page 10 du texte anglais. Le projet de résolution B, intitulé "Politique et activités de l'Organisation des Nations Unies en matière de communication globale", figure dans le même rapport à la page 11 du texte anglais. Puis-je proposer que nous entendions ensemble les déclarations générales et les explications de vote avant le vote concernant l'un ou l'autre des deux projets de résolution, ou les deux? Pas d'objection. Nous passerions ensuite au vote sur chacun des deux projets de résolution. Après quoi, je donnerai la parole aux délégations qui souhaitent expliquer leur vote après le vote ou faire une déclaration générale concernant l'un ou l'autre des deux projets de résolution, ou les deux. Pas d'objection, il en est ainsi décidé. Je donne la parole aux délégations qui souhaitent faire une déclaration générale ou expliquer leur vote avant le vote concernant l'un ou l'autre des projets de résolution A et B, ou les deux. Comme convenu à notre séance d'organisation, les délégations disposeront de cinq minutes pour faire une déclaration générale ou expliquer leur vote. Je donne la parole aux États-Unis. United States of America · Représentant [47:04]: Merci. Chers collègues, une fois de plus, les États-Unis demanderont un vote et voteront non sur les projets de résolution A et B. J'aimerais réitérer certaines de nos préoccupations que nous avons déjà exposées. Comme bon nombre des collègues dans cette salle le savent, la répétition est d'ailleurs la principale caractéristique de ces textes. Une résolution sur la communication devrait au moins être lisible et aussi concise. Au lieu de ça, on a 30 pages de jargon bureaucratique. L'ONU doit se concentrer sur la base: la paix, la sécurité, l'aide humanitaire qui permet de sauver des vies. Mais l'ONU politise ses mandats et in fine, elle perd son public. Cette tendance est très préoccupante quand on voit notamment comment ce texte traite L'expression qui doit être protégée, nous défendrons toujours la liberté d'expression. Nous n'accepterons aucun effort visant à restreindre cette liberté au prétexte de la mésinformation ou de la désinformation. Et puis il y a la liste familière de sujets clivants: les ODD, les changements climatiques, le genre. Tout ça ne précise en rien le mandat du DGC. C'est simplement ce dont on parle ici, toujours dans ce bâtiment. Nous devrions utiliser les deux années prochaines pour commencer à partir d'une page blanche pour la prochaine résolution, en se concentrant sur ce qui compte vraiment. L'ONU doit communiquer clairement, de façon directe, avec conscience de sa raison d'être. Trente pages de jargon ne fait rien pour faire de ce monde un monde plus pacifique. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [49:00]: Merci. L'Irlande a la parole au nom de l'Union européenne. Ireland · EU · Représentant [49:09]: J'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom de l'Union européenne et de ses États membres, les pays candidats, la Macédoine du Nord, le Monténégro, l'Albanie, l'Ukraine, la République du Moldova, la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie, souscrire à cette déclaration, tout comme l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et Saint-Marin. L'Union européenne se félicite de l'adoption des deux résolutions. Nous voterons pour le projet de résolution A, l'information au service de l'humanité, et le projet de résolution B, politique et activités de l'Organisation des Nations unies en matière de communication globale. L'introduction d'un cycle biennal nous semble un pas en avant constructif pour préserver la continuité, tout en permettant à la Commission d'utiliser de façon plus efficiente ses ressources et le temps à sa disposition. Sur le fond, nous appuyons avec ferveur le projet de résolution B, notamment l'accent placé sur l'importance des libertés fondamentales comme la liberté d'opinion et la liberté d'expression, la liberté de la presse, ainsi que le droit à la vie privée. Conformément à ce qui est dit dans la résolution, il faut protéger la sécurité des journalistes. Nous condamnons toutes les attaques, les représailles et les faits de violence contre des journalistes ou des travailleurs des médias. Nous sommes préoccupés par l'ampleur de la désinformation et de la mésinformation qui connaissent un essor. Cela a des conséquences néfastes sur les droits humains et les libertés fondamentales. L'ONU, l'UE et ses États membres comptent contrer la manipulation de l'information et les ingérences, notamment du fait de la Fédération de Russie. Après 38 ans de consensus, malheureusement, l'année dernière, la résolution n'a pas pu être adoptée sans vote. Nous restons convaincus que le consensus sur le point 51 de l'ordre du jour reflète notre attachement collectif à l'importance des communications comme bien commun global et reflète aussi notre intérêt à tous à veiller à ce que l'ONU puisse communiquer de façon efficace, crédible et inclusive. L'Union européenne reste attachée à des échanges constructifs avec toutes les délégations pour préserver cette tradition du consensus et promouvoir notre objectif commun au titre de ce point de l'ordre du jour. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [51:39]: Merci. Je ne vois pas d'autres demandes de parole. Nous allons maintenant nous prononcer sur le projet de résolution A, intitulé « L'information au service de l'humanité », qui figure dans le document paru sous la cote A/81/21. Un vote enregistré a été demandé. Nous allons commencer la procédure de vote. La commission a mis aux voix le projet de résolution A, intitulé « L'information au service de l'humanité », document A/81/21. Je demande à toutes les délégations de bien vouloir confirmer que leur vote figure correctement à l'écran. La procédure de vote est terminée. Veuillez verrouiller le dispositif. Le résultat du vote est le suivant: 157 voix pour, 2 voix contre, aucune abstention. Le projet de résolution A est adopté. Nous préparons le dispositif. Nous allons nous prononcer sur le projet de résolution B, qui s'intitule « Politique et activités de l'Organisation des Nations Unies en matière de communication globale », document qui porte la cote A/80/21. Une mise aux voix a été demandée. Nous entamons la procédure de vote. Je prie les délégations qui sont pour le projet de résolution B de bien vouloir l'indiquer, celles qui sont contre, celles qui s'abstiennent. La commission vote sur le projet de résolution B: 1. Politique et activités de l'Organisation des Nations Unies en matière de communication globale, qui figurent dans le document parissu sous la cote A/81/21. Les délégations peuvent-elles confirmer que leur vote apparaît de façon correcte à l'écran? Le vote est achevé. Veuillez verrouiller le dispositif. Les résultats du vote sont les suivants: pour, 157; contre, 2; abstentions, 0. Le projet de résolution B est adopté. J'ouvre le débat pour les délégations souhaitant expliquer leur vote après leur vote sur l'une ou l'autre des résolutions A et B. Le Canada, au nom du CANS. Canada · CANZ · Représentant [56:20]: J'ai. L'honneur de prononcer cette explication de vote au nom de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de mon pays, le Canada. Nous voudrions remercier très sincèrement le Secrétaire général pour son rapport de 2026 sur les questions de l'information, et nous la remercions de son exposé. ainsi que de son engagement à réaliser le mandat avec minutie, impartialité, dans un esprit de consensus. Ces résolutions abordent des priorités centrales pour mon pays et le CAHNS, à savoir la protection des droits humains, la liberté d'opinion et d'expression, la liberté à obtenir, recevoir et diffuser des informations fiables. Deuxièmement, créer les conditions propices à la pleine réalisation de ces droits, tout en comblant la fracture numérique, en promouvant le journalisme, le multilinguisme et la diversité des médias. Troisièmement, renforcer la résilience face à la désinformation, la mésinformation et la manipulation de l'information grâce à une approche à l'échelle de la société. Enfin, nous appelons à la mise en œuvre du mandat de réforme pour une organisation des Nations Unies plus efficace et efficiente. L'UNESCO s'attelle déjà à des travaux en la matière. Nous encourageons le Secrétariat à se fonder sur ces efforts, à identifier les synergies, à éviter les doublons et à exploiter la contribution du Département. La résolution sur les politiques et activités de l'organisation en matière de communication font état de l'utilisation fiable de l'IA pour accélérer les progrès en vue de réaliser les ODD. Toutefois, l'évolution rapide de l'IA s'accompagne de risques accrus, notamment la création et la diffusion de la mésinformation et de la désinformation incitant aux violences, à l'érosion des institutions et sapant la paix et la sécurité. L'évolution des circonstances témoigne de l'importance d'une approche à l'échelle de la société pour préserver l'intégrité, les droits humains et renforcer la résilience. Comme convenu dans la résolution sur la question, il convient de rationaliser les différents processus à l'ONU. Nous nous félicitons de la possibilité de procéder à un examen tous les deux ans de la résolution. Et nous saluons l'engagement à revoir la résolution pour identifier les prochaines étapes. Dans les prochaines résolutions, nous appelons les auteurs à envisager un examen tous les trois ans et nous appelons à une simplification du texte de fond pour un examen plus facile. Salue également les dispositions soulignant l'importance du multilinguisme et du contenu local. le multilinguisme est un élément essentiel aux relations internationales et à la diplomatie, notamment ici aux Nations Unies. Il reflète la diversité des États membres, favorise l'expression et la compréhension mutuelles et renforce notre capacité à construire un avenir commun. De plus, le multilinguisme est essentiel pour communiquer avec le public international et garantir l'intégrité de l'information pour tous. En conclusion, Nous remercions le Département de la communication mondiale des Nations Unies de promouvoir la diversité linguistique tout en demeurant une source d'information crédible, impartiale et objective. Je vous remercie. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:00:10]: Le Paraguay souhaite prendre la parole. Le Paraguay. Paraguay [1:00:24]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Le Paraguay a voté pour le projet de résolution A et B. Toutefois, ma délégation voudrait faire savoir son point de vue sur certains éléments de la résolution B, notamment pour ce qui est des références faites à la désinformation, la mésinformation, le discours haineux. Nous réaffirmons que Toutes mesures d'interprétation de ce phénomène doivent tenir compte de nos législations et des obligations applicables. Nous insistons sur les principes de l'égalité. Nous croyons comprendre également que ces dispositions ne constituent pas des définitions obligatoires en matière de pénalisation. De plus, nous réaffirmons les garanties à l'article 26 de notre Constitution quant à la nécessité de respecter les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité, ainsi que les obligations applicables du droit. S'agissant de cette question, tenons compte de notre législation et des points de vue que nous avons exprimés dans les enceintes multilatérales. Nous réitérons la nature juridiquement non contraignante de ces éléments et nous réitérons notre droit souverain à déterminer nos priorités en matière de développement. Notre appui doit donc être considéré comme ne préjugeant pas de notre position nationale sur ces points. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:02:16]: El Salvador a la parole. El Salvador [1:02:21]: Monsieur le Président, nous réaffirmons notre appui aux travaux du Département des communications globales, notamment pour ce qui est de la promotion du multilatéralisme, de l'accès à l'information et la diffusion des buts et principes de la Charte. S'agissant de la résolution qui s'intitule « Politique et activités de l'Organisation des Nations Unies en matière de communication globale », nous indiquons que nous interpréterons les dispositions conformément à notre ordre juridique national, nos obligations et selon nos positions nationales sur la question. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:02:57]: Merci. Pas d'autres demandes d'intervention. Nous avons une demande d'exercice de droit de réponse. Les délégations ont la possibilité de faire deux interventions, la première limitée à cinq minutes, la deuxième à trois minutes. La Lituanie, au nom des États baltes, a la parole. Lithuania · États baltes [1:03:42]: Monsieur le Président, J'exerce mon droit de réponse au nom des États baltes en réaction à des déclarations de la Russie, notamment les accusations proférées contre nos pays. Il convient de faire la distinction entre journalisme indépendant et participation à des opérations de propagande organisées par la Russie. Nous avons mentionné dans notre législation. Nous avons accueilli de nombreux journalistes fuyant la répression, notamment des journalistes russes, qui peuvent donc maintenant poursuivre leur travail en toute liberté. S'agissant des cas évoqués par la Russie, ce ne sont pas des questions de restriction du journalisme et de la liberté d'expression, mais l'application de sanctions de l'Union européenne. il convient de vérifier les faits et les sources. Enfin, nous mentionnons que nous rappelons que, d'après des associations de journalistes, la Russie est listée à la 177e place en matière de liberté. Les journalistes sont victimes de censure, d'emprisonnement et de répression dans ce pays. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:05:11]: Merci. Israël a la parole. Israel · Représentant [1:05:32]: Le débat? Général sur l'information a été exploité par certaines délégations pour mener à bien leur campagne politique contre un État membre, Israël. C'est regrettable, mais c'était aussi attendu, étant donné l'obsession de certains États membres qui souhaitent faire des mensonges leur choix par rapport à la véritable information. Les États membres ne sont pas liés par les règles d'impartialité et d'indépendance, mais pourrions-nous leur demander qu'ils ne soient pas hypocrites? Malheureusement, c'est trop demander. à ceux qui ont attaqué Israël ces derniers jours, ils ont accepté des allégations provenant de l'organisation terroriste du Hamas et du djihad islamiste quant au décès de journalistes palestiniens, et ce afin de promouvoir des informations erronées quant aux crimes soi-disant commis par Israël. Prétendre que des centaines de journalistes ont été tués à Gaza, voilà des informations diffusées sans contrôle. avec la complicité de ces organisations terroristes. Et lorsque ces mêmes organisations terroristes publient avec beaucoup de fierté des vidéos qui glorifient leurs acteurs et précisant leur statut, ces informations sont ignorées. Ma délégation souhaite donc être claire: Israël ne prend pas pour cible les journalistes. Mais les commandants et les terroristes armés qui appartiennent à des organisations terroristes bien connues ne peuvent pas bénéficier de protection simplement parce qu'ils portent une caméra ou une carte de presse. Israël a publié des informations et des documents récupérés à Gaza. ainsi que des documents produits par les organisations terroristes elles-mêmes, identifiant au moins 170 individus se prétendant journalistes ou travailleurs des médias tués à Gaza, qui étaient en fait des agents de l'aile militaire du Hamas, du djihad islamiste et d'autres groupes terroristes. Étant donné les nombreux appels à la liberté de la presse, que les choses soient claires: c'est l'exploitation du statut de journaliste utilisé par les terroristes pour se protéger, qui met en danger les véritables journalistes. Les conclusions que nous pouvons tirer des déclarations de certaines délégations qui ont fait la promotion de mensonges, c'est que pour ce qui est d'Israël, le principe qui l'emporte, c'est que chacun a droit à ses propres opinions et ses propres faits. C'est scandaleux, mais c'était tout à fait attendu, c'est odieux, déplorables et hypocrites. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:08:28]: Merci. Ukraine · Représentant [1:08:41]: Merci. Nous saluons l'adoption de ces deux résolutions. Nous saluons tous les efforts visant à promouvoir l'accès à des informations fiables, la protection des journalistes et le renforcement de la liberté d'expression. Dans le même temps, j'exerce mon droit de réponse pour réagir à la déclaration prononcée plus tôt par la Russie. Notamment, je réagis à ces accusations contre l'Ukraine et les États baltes. L'Ukraine est pleinement solidaire avec les États baltes et tous les États membres qui défendent la liberté d'expression et qui luttent contre la désinformation. À nouveau, La Russie tente de faire passer l'agresseur pour la victime et la propagande pour du journalisme. Nous avons été étonnés d'entendre la Russie parler au nom du soi-disant groupe des amis de défense de la Charte des Nations Unies. Peut-être la Russie pourrait-elle représenter le groupe des amis des violations de la Charte de l'ONU ou le groupe des amis de la désinformation d'ampleur industrielle. La Russie a tenté de détourner notre attention de ses propres actions, mais c'est bel et bien la Russie qui détient, persécute et réduit au silence des journalistes ukrainiens tout en s'en prenant au territoire ukrainien. La Russie n'est donc pas en mesure de faire la leçon à qui que ce soit sur la protection des journalistes. Rappelons quelques faits. Les noms des journalistes russes qui ont été persécutés sont bien connues: Anna Politkovskaïa, une journaliste assassinée; Natalia Estemirova, journaliste russe et militante des droits humains, kidnappée et tuée. La Russie a pénalisé l'information indépendante sur sa guerre d'agression contre l'Ukraine, a poussé à l'exil les médias indépendants, a qualifié les journalistes d'agents étrangers et détenu ceux qui refusent de répéter la propagande officielle. Ce ne sont pas des crimes du passé. La Russie continue de cibler les journalistes aujourd'hui, notamment les journalistes ukrainiens qui documentent les activités d'agression et d'occupation. Notre journaliste Victoria Khroushina est morte en détention sur le territoire occupé. De nombreux journalistes sont encore détenus en Russie simplement pour avoir fait état des faits, exprimé des points de vue pro-ukrainiens ou refusé de coopérer avec les autorités d'occupation. Et alors que notre commission discute de la liberté d'expression, Novaya Gazeta, l'un des journaux les plus connus, a annoncé la fin de son existence. Dans une déclaration publiée il y a quelques jours, son éditeur en chef a dit: "Nous avons été tués." Ce sont les autorités russes qui ont été pointées du doigt, y compris les forces de sécurité, qui ont contraint le journal à fermer ses portes. Le journal a annoncé que le 9 novembre, il fermera ses serveur et mettra fin à ses activités après 30 ans d'existence. Dimitri Mouratov, un journaliste russe, lauréat du prix Nobel de la paix et rédacteur en chef de Novaya Gazeta, a été qualifié d'agent étranger par les autorités russes. Donc, avant d'accuser les autres de s'en prendre à la liberté d'expression, la Russie devrait nous expliquer pourquoi le journalisme indépendant disparaît en Russie. Un État qui assassine les journalistes, ferme des journaux indépendants, n'a aucune crédibilité lorsqu'il s'exprime au sujet de la liberté de la presse. Merci. Senegal · Président de la 4e Commission, représentant permanent [1:12:16]: Merci. Je ne vois plus d'autres demandes d'intervention. La commission en a donc fini de l'examen de ce point 51. La commission se retrouvera demain après-midi à 15h dans cette salle pour entamer l'examen du point 49, examen de l'ensemble des questions du maintien de la paix. La séance est levée, merci.