Quatrième Commission, 6e séance plénière - Assemblée générale, 81e session Assemblée générale Date: 8 October 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/c4/81/6 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- 4th Committee · Président [21:05]: La 6e séance de la 4e commission est ouverte. Avant de poursuivre, vu le nombre de pétitionnaires qui nous font encore entendre, il est possible que nous achevions notre audience avant 18h afin d'optimiser l'utilisation des services de conférence. Permettez-moi de rappeler aux délégations la décision prise hier, c'est-à-dire reprendre le débat général au titre des questions de décolonisation, points 52 à 56 de l'ordre du jour, aujourd'hui, juste après avoir entendu les pétitionnaires, avant que ne s'achève A l'audience des pétitionnaires sur la question du Sahara occidental, j'insiste une fois de plus sur l'importance de respecter des règles de courtoisie. Les pétitionnaires ont la parole uniquement pour donner des informations à l'occasion de leur déclaration. Aucun drapeau ou bannière ne devrait être affiché dans la salle de conférence. Je prie les pétitionnaires de s'abstenir, de s'écarter du point de l'ordre du jour et du territoire à l'examen et de respecter les règles de courtoisie. Sinon, je devrais donner la parole au pétitionnaire suivant. J'exhorte les pétitionnaires à respecter les limites de temps de parole dans leurs interventions et de surveiller le micro qui commencera à clignoter une minute avant la fin des délais. En partie, le micro sera coupé au terme de ce délai. Les intervenants sont invités à s'exprimer à un rythme raisonnable et à présenter leurs déclarations à e-statements@un.org. Les interprètes sont dans leur tâche. Seuls les représentants des médias accrédités, accompagnés par un représentant du département des communications globales, seront autorisés à filmer les déclarations des pétitionnaires. Je vous rappelle que les réunions de la IVe Commission sont radiodiffusées. Nous allons continuer d'entendre les pétitionnaires au titre du point de l'ordre du jour, question du Sahara occidental. Ahmed Brahim Hayat à prendre la parole. Pétitionnaire [23:40]: C'est un honneur de. M'adresser à vous aujourd'hui et de vous faire part de l'expérience de notre province au sud du Royaume du Maroc. Aujourd'hui, nous sommes au cœur de la région marocaine qui connaît une profonde transformation. Et nous sommes un moteur de développement et de transformation qui apparaît dans des projets majeurs dans la région, y compris le gazoduc Nigeria-Maroc et l'Institut royal de facilitation de l'accès des pays du Sahel à l'océan Atlantique. ce qui contribue aux transports et aux couloirs commerciaux et ce qui renforce le rôle des provinces du sud du Maroc dans l'architecture continentale. En tant que représentante élue de la population locale, nous restons attachés au développement, à l'infrastructure de notre province. Nous avons pour objectif de répondre aux besoins locaux de développement et d'appuyer les projets. Au cœur de cette dynamique se trouve un point de passage frontalier qui, de plus en plus, devient une plateforme logistique intégrée qui facilite la circulation de gaz et de personnes entre le Maroc et l'Europe d'une part, et les pays d'Afrique de l'Ouest d'autre part. Et l'on voit également des progrès dans le domaine de la santé et de l'éducation. L'université de Dakhla accueille la première faculté de médecine et de santé et d'ingénieurs des sciences de la santé, ce qui est complété par le complexe hospitalier de l'université avec 300 lits et l'Académie africaine de sciences et de santé à Dakar. Notre centre est pleinement intégré grâce à la logistique, l'infrastructure, les marchés, le développement et le capital humain des services de soins de santé, la coopération Je vous remercie, monsieur le président. 4th Committee · Président [26:28]: Je remercie la pétitionnaire et donne la parole à Tagber Abba. Vous avez la parole? Élue locale [26:38]: Merci, monsieur le président. Je m'exprime en tant que élue locale de la province de Mboujtour. Je voulais vous présenter ce que Nous vivons au quotidien dans les provinces sahariennes du Maroc où les femmes ne profitent plus simplement du développement, mais participent à la réalisation des activités économiques et des activités commerciales et créent une valeur ajoutée. Il y a 992 coopératives de femmes avec plus de 6 000 femmes. C'est 22 % de toutes les coopératives sur ces deux territoires, c'est-à-dire près de deux fois le taux national. Il en va de même pour le secteur public mené par les femmes. C'est 12,5 % et 12,5 % selon les régions par rapport à 10 % de la moyenne nationale. C'est ce que l'on essaie de faire en tant que représentantes des communautés locales. Les femmes ne sont pas simplement des sujets de politique sociale, mais sont devenues une composante essentielle. Elles possèdent des entreprises, elles sont productives. Ma position en tant qu'élue locale, c'est que pour nous, des partenariats qui vont créer des débouchés pour les femmes, y compris avec les organes gouvernementaux et les institutions étatiques et le secteur privé. Les entreprises de construction publique ont un rôle très important à jouer. Et c'est important pour les investissements économiques qui est axée sur la personne, sur l'être humain. Nous avons proposé des programmes d'entrepreneuriat à 30 000 bénéficiaires, dont plus de 30 % sont des femmes. Des milliers de femmes ont pu profiter de ce système. Ça, c'est le Maroc dont les femmes du Sahara sont fières. Dans les provinces du sud, le Maroc investit dans les femmes comme partenaires décisionnels. Voilà pourquoi Nous avons de la peine pour nos frères et sœurs du camp de Tindouf et des générations de femmes veuves sous l'emprise violente du Polisario, où la réalité actuelle est devenue un cycle systématique d'atteinte aux droits plutôt que la priorité soit la fin de leurs souffrances. L'Algérie en profite pour atteindre ses propres objectifs dans la région. 4th Committee · Président [29:21]: Je remercie la pétitionnaire. Je tiens à rappeler aux Je s'invite à s'exprimer à un rythme raisonnable pour permettre aux interprètes de travailler le mieux possible et dans le droit fil de cette idée. Je tiens à vous rappeler que tous les représentants des médias accrédités, accompagnés par les représentants du DGC, seront autorisés à filmer les interventions des pétitionnaires et eux seuls. Je tiens également à vous rappeler que nos réunions sont radiodiffusées. Nous continuons d'entendre les pétitionnaires sur la question du Sahara occidental. J'invite à présent Ricardo Bernardo Sanchez Serra. Vous avez la parole. Pétitionnaire [30:04]: Je viens du Machu Picchu, au Pérou. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la 4e commission, il y a des moments où cette commission et les Nations unies doivent décider si elles perdront toute pertinence, témoins de l'histoire ou acteurs de l'histoire. Aujourd'hui, c'est l'un de ces moments. Il y a déjà trois projets de loi présentés au Congrès des États-Unis qui appellent à inclure le Polisario sur la liste des organisations terroristes étrangères. Il ne s'agit pas d'initiatives fortuites. c'est le reflet d'une préoccupation croissante face aux preuves qui relient cette organisation à des réseaux terroristes et des acteurs de déstabilisation qui opèrent dans le Sahel et l'Afrique du Nord. 50 ans plus tard, le Polisario n'est plus présenté uniquement comme un mouvement séparatiste de plus en plus le considère comme un instrument de radicalisation, d'instabilité, de déstabilisation régionale. Le Polisario ne représente pas la paix, n'incarne pas le dialogue ou l'avenir. Il représente la division, la confrontation et la prolongation artificielle d'un conflit qui empêche le développement de toute une région, monsieur le président. J'ai eu l'occasion de me rendre dans ce que l'on appelle les camps de Tindouf et je vous parle de ce que j'ai vu. J'ai vu l'angoisse, le désespoir. J'ai vu des êtres humains transformés en otages d'un statu quo que d'autres souhaitent perpétuer. J'ai entendu les dénonciations d'abus, de répression, de restrictions imposées à la liberté d'expression et une réalité humaine qu'aucune conscience ne peut ignorer. J'ai également été à Dakhla et les provinces du sud du Maroc. J'ai vu le développement j'ai vu les investissements, j'ai vu l'infrastructure, j'ai vu la confiance en l'avenir et j'ai parlé avec des hommes et des femmes qui aspirent à la réconciliation, à la réunification des familles et à une vie de prospérité après avoir été de part et d'autre. Mon impression personnelle est inéquivoque. Dakhla, pour moi, est une réalité d'espoir, de développement. Le ciel Tindouf, une réalité humaine que nous ne pouvons nous résigner à perpétuer. L'enfer, une prison en plein jour. Et voilà pourquoi je suis surprise qu'on en parle de la vie des Sahraouis au Maroc sans connaître quoi que ce soit. Et ce serait bon que les membres de la Commission aillent les voir et leur rendre visite depuis Et les années 70, il n'y a plus de visites. Monsieur le Président, la résolution du Conseil de sécurité crée une occasion historique de clore la confrontation et de parvenir à un règlement définitif grâce au plan d'autonomie marocain. Les générations futures ne se souviendront pas du nombre de discours prononcés, elles se souviendront de savoir si nous avons eu le courage d'agir. Appropriez-vous de l'esprit de la résolution, rentrez dans l'histoire, ne soyez pas une commission de vaines paroles. Merci. 4th Committee · Président [33:06]: Je remercie le pétitionnaire et j'invite Moulah Ibrahim Cherif à prendre la parole. Vous avez la parole. Pétitionnaire [33:19]: Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, Monsieur le Président, je m'exprime en tant que chef de la communauté Asmara. en tant qu'ingénieur venant de l'école publique marocaine. J'ai été diplômée d'une des grandes écoles d'ingénierie au Maroc et je mets mon expérience au service de mon pays et de ma ville, qui est un exemple très clair de la transformation en profondeur des provinces sud. On parle ici d'une ville qui est très éloignée de la côte, mais qui n'a jamais été à l'écart du développement des provinces du sud du royaume. Et grâce à l'initiative pour faciliter l'accès à l'océan Atlantique, basée sur la créativité, l'infrastructure, la coopération économique et la création de nouveaux horizons pour les pays qui n'ont pas de port, nous estimons que cette mesure est l'occasion de faire en sorte que nos villes fassent partie d'un réseau de transport, d'échange et d'investissement, puisqu'elles se trouvent le long des points de rencontre entre les personnes, les marchandises et les richesses. Après l'adoption de la résolution 2729, nous estimons que cette mesure est favorable à l'intégrité du royaume du Maroc et une victoire pour les populations contribuent au développement. Et nous souhaiterions le retour de nos frères de Tindouf. Le retour est une responsabilité à laquelle nous devons nous préparer, sachant que le roi parlait d'occasion historique et nous a appelés à participer à la gestion des activités locales. Tous les Marocains sont égaux. Il n'y a pas de différence entre ceux qui rentrent des camps de Tindouf et leurs frères. Les deux représentants des Sahraouis ne sont pas monopolisés par des slogans politiques, mais se basent sur la confiance exprimée dans les urnes, sur la responsabilité quotidienne à leur égard. Nous sommes les représentants légitimes des habitants des provinces du Sud et nous déplorons que les populations des camps de Tindouf soient l'otage de cette situation et que d'autres ramènent leur avenir à un conflit plutôt que de leur permettre de participer au développement et de reprendre une vie digne. Merci. 4th Committee · Président [36:07]: Merci. J'invite Lepreire Malida à prendre la parole. Pétitionnaire [36:20]: Nous insistons sur la présence des femmes dans la vie politique. Les femmes sont importantes pour gérer les affaires des femmes qui, dans le passé, n'étaient Les femmes n'avaient pas d'autonomie par le passé. Elles sont membres du conseil, elles sont partenaires dans la détermination des priorités et de la prise de décision des programmes et des questions qui concernent leur quotidien. Notre inscription sur les listes locales a une signification politique puisque cela montre que la présence des femmes n'est pas exclusivement limitée à des procédures juridiques qui ont pour objectif de renforcer la représentation de plusieurs femmes. sont sur des listes conjointes aux côtés d'hommes et participent dans une égalité de conditions et sont élus par les électeurs lors des élections. La victoire des femmes dans urnes montrent que les électeurs leur donnent une chance parce qu'ils savent que les candidates sont capables de représenter, de défendre les intérêts collectifs et de gérer leurs propres affaires, ce qui reflète un haut niveau de maturité politique dans les provinces du Sud et une augmentation de la confiance accordée aux femmes en tant qu'actrices politiques dûment qualifiées. Lorsqu'elles sont élues à des conseils locaux après les élections de 2022, le taux a atteint 31 % de représentation. Il a donc augmenté par rapport à des nombres moins élevés en 2019. Une tendance qui montre qu'il y a une tendance à l'élargissement de la base de participation à la politique locale. Les femmes un rôle important à jouer dans les conseils locaux. Elles ne sont pas simplement candidates, elles sont élues en tant que représentantes de ces organes publics. Cette représentation ne se limite pas aux couloirs des bâtiments publics. Les femmes sont présentes sur la scène internationale également et elles portent nos réalisations électorales et de développement dans les enceintes publiques. Voilà ce que nous apportons à la représentation des femmes marocaines sahraouies. Élues pour représenter les citoyens dans tous les domaines, nous participons à la prise de décision et nous apportons une légitimité à la gestion des politiques locales. Ce n'est pas là quelque chose qui est limité à un nombre de Les femmes qui occupent des sièges, cela montre notre capacité d'assumer une responsabilité institutionnelle. Je vous remercie. 4th Committee · Président [39:15]: Je remercie la pétitionnaire et donne la parole au pétitionnaire suivant, Kasim Barmanirai. Pétitionnaire [39:29]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. J'ai l'honneur de vous remercier en tant que président de cette commission très importante, commission qui a une responsabilité historique et morale, à savoir mettre un terme à la colonisation. L'Algérie, après son histoire de lutte de libération et convaincue par les principes de la Charte des Nations Unies, rappelle sa position de principe d'appui des droits des peuples à l'autodétermination. Il s'agit là d'un droit établi en vertu du droit international qui ne peut être soumis à des considérations temporaires ou une négociation politique. Nous venons aujourd'hui ici pour attirer votre attention sur le fait que le continent africain, si les cartes étaient rectifiées, ne se débarrasserait pas de la dernière tâche de colonisation qui continue d'entacher une terre volée d'un peuple opprimé, le peuple sahraoui, peuple frère, privé de l'exercice de son droit naturel et inaliénable à l'autodétermination. Cette question systématiquement ajouté à l'ordre du jour de la quatrième commission depuis 1968 et reste inscrit à l'ordre du jour sans qu'il n'y ait de véritable solution. Depuis cette auguste enceinte, nous présentons des faits à la communauté internationale qui ne peuvent être remis en cause et qui peuvent être résumés dans l'examen de la question du Sahara occidental comme étant une question de décolonisation inachevée qui ne connaît pas de prescription. Le passage du temps ne se fait pas au détriment des droits, ne change pas le statut juridique. La seule façon de passer de la gestion au règlement des conflits, c'est en s'engageant sur la voie de l'ONU, conformément à la résolution 1514 de 1960. et la résolution 8980 qui rappelait le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance. Aucune voie politique pour régler la question ne peut sortir de ce cadre. Voilà pourquoi nous sommes venus dire que l'heure est venue de mettre un terme à la colonisation une fois pour toutes, la colonisation du Sahara occidental, en respectant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, librement et sans coercition aucune. Je vous remercie. 4th Committee · Président [42:26]: Je remercie le pétitionnaire et je donne la parole à la pétitionnaire suivante, Fatima Zahra Benzaafi. Vous avez la parole. Pétitionnaire [42:37]: Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, membres de la quatrième commission, mon discours s'intitule "L'on ne peut renommer". les règles de l'Assemblée générale. Nous nous adressons à cette auguste Assemblée pour réaffirmer une position très claire. La question du Sahara occidental n'est pas une question pouvant être réglée par la question du fait accompli. ni par une décision politique. C'est une question de décolonisation dont l'essence même réside dans le droit de tout un peuple à l'autodétermination. Mais plus que tout, quand on aborde la question à la 4e commission, il faut réaffirmer le caractère juridique. C'est une question de décolonisation et non pas simplement un différend régional ou un différend frontalier opposant deux États. Monsieur le Président. Le Conseil de sécurité, le 31 octobre 2025, a adopté la résolution 2797 qui prorogeait le mandat de la MINURSO jusqu'à la fin du mois en cours. La résolution maintenait l'autodétermination comme étant une mention essentielle dans le cadre d'un règlement politique. À ce sujet, il convient de souligner que l'autodétermination ne peut rester un simple principe ou un mot d'ordre contenu dans les résolutions, mais qui est ensuite vidé de son essence au cours des négociations. Dans le même contexte, Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a souligné dans son rapport du 1er octobre 2026 que la présence continue de la MINURSO reste absolument essentielle à la préservation de la stabilité et à la prévention de toute escalade dans la région. Plus important encore, monsieur le Président, le secrétaire général de l'ONU a souligné dans ce rapport que toute proposition présentée, notamment La soi-disant proposition d'autonomie devait être soumise au peuple sahraoui pour approbation ou refus, car c'est le seul peuple autorisé à choisir son avenir. Nous rejetons la résolution 2797 qui laisse entendre que l'avenir du Sahara occidental a déjà été tranché ou que la volonté du peuple sahraoui peut être remplacée par une proposition faite par l'une des parties au conflit. De même, le processus politique ne peut pas contourner les partis représentant le peuple sahraoui dans ce processus, à savoir le Front Polisario. Le peuple sahraoui est directement concerné par cette région. Il a une véritable volonté de prendre en main son avenir. 4th Committee · Président [45:35]: Merci. Le pétitionnaire, Mouloud Rabnassi, a la parole. Pétitionnaire [45:55]: Il y a une question que la communauté internationale ne peut pas ignorer, qui a les droits sur les ressources du territoire, quel processus de décolonisation n'est pas encore achevé. Ce territoire, c'est le Sahara occidental, qui est sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU depuis 1963. Toutefois, ces ressources naturelles ont été intégrées dans des projets d'investissement, projets commerciaux ou de chaînes d'approvisionnement, notamment des entreprises qui doivent respecter également le droit international, ce qui est une contradiction flagrante. L'Assemblée générale, dans sa résolution 1803 de 1962, indiquait le principe de souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles. Dans la résolution 27 97 ou plutôt une résolution de 1994, l'Assemblée générale avait indiqué les droits des peuples sur leurs ressources naturelles. Ce principe est clair, mais la réalité est bien différente. Selon des données de surveillance, les exportations depuis le Sahara occidental en 2025 s'élevaient environ à 2,25 millions de tonnes et en 2024, les exportations, il s'agissait de 1,45 million de tonnes, en plus d'autres ressources marines. C'est donc un paradoxe, un territoire dont le statut n'a pas été tranché, un peuple qui n'a pas exercé son droit à l'autodétermination et pourtant, ses ressources continuent de déferler sur les marchés mondiaux. Cela ne concerne pas seulement la phosphate que j'ai citée. Le jugement de la Cour européenne de justice du 4 octobre 2024 souligne l'importance de cette question. La Cour avait souligné que le Sahara occidental était un territoire distinct du Maroc dans le contexte juridique des accords concernés. Qui plus est, le consentement du peuple du Sahara occidental doit être sollicité. Il est représenté uniquement par le Front Polisario. Les entreprises et les États qui se livrent à l'exploitation illégale des ressources naturelles doivent respecter ces principes. Nous ne sommes pas contre le développement, les investissements ou les projets d'énergies renouvelables, mais nous rejetons le fait que ces slogans prometteurs ne servent qu'à cacher le pillage de ressources naturelles d'un peuple qui n'a pas encore déterminé son propre avenir. Merci, Monsieur le Président. Que la paix soit avec vous. 4th Committee · Président [48:46]: Myriam Nelly, je vous en prie. Experte [48:53]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Délégués, J'étudie depuis de nombreuses années la mine Ourso. Aujourd'hui, je souhaite m'adresser à cette Commission, non seulement en tant qu'experte de cette mission, mais surtout au regard de la double responsabilité qui est celle des Nations Unies. La question du Sahara occidental est traitée au sein de cette organisation dans deux enceintes différentes. Ici, devant cette commission, elle demeure une question de décolonisation inachevée. Devant le Conseil de sécurité, elle demeure celle d'un conflit non résolu. Deux enceintes, deux responsabilités, mais un même principe au cœur de ces deux processus: le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Et c'est précisément pour cette raison que l'AMINURSO demeure essentielle. Elle a été créée avec un objectif clair: organiser un référendum permettant au peuple du Sahara occidental d'exercer ce droit. 35 ans plus tard, ce référendum n'a toujours pas eu lieu. Et pourtant, aujourd'hui, il y a une partie qui souhaite imposer sa solution et l'autre qui souhaite simplement la choisir. Mais soyons clairs, le temps qui passe ne fait pas disparaître un droit et l'échec à mettre en œuvre un mécanisme ne peut devenir la justification pour effacer l'objectif qu'il devait permettre d'atteindre. Le référendum n'est pas simplement un mot, un non, Un mot dans le nom d'une mission. Il porte une promesse fondamentale. L'avenir du Sahara occidental ne peut être décidé sans les Sahraouis. Et c'est ici que la quatrième commission a une responsabilité particulière. Elle doit continuer à rappeler que tant que le peuple sahraoui n'a pas pu exercer son droit à l'autodétermination, la décolonisation du territoire ne peut être considérée comme achevée. Elle doit réaffirmer la nécessité de désigner une puissance administrante pour ce territoire non autonome. Et si le référendum n'a pu être organisé jusqu'à présent, la question n'est pas de savoir comment dépasser l'autodétermination, mais comment la rendre effective. Car l'autodétermination ne peut pas consister à décider d'une solution, puis à demander à un peuple de l'accepter. Le consentement n'est pas la dernière étape de ce droit, elle en est le point de départ. Et ce principe doit également déterminer qui participe au processus politique. Le Front Polisario est parti au processus de règlement conduit sous l'égide des Nations unies depuis le départ. Aucun processus portant sur le statut futur du Sahara occidental ne peut être conçu, négocié ou mis en œuvre de manière crédible en contournant l'une des parties, ainsi que le peuple dont l'avenir est en jeu. On ne peut pas construire la paix autour d'un peuple en construisant le processus sans lui. On ne résout pas un processus inachevé en supprimant ce qu'il n'a pas encore réussi à accomplir. C'est pourquoi la 4e commission doit réaffirmer sans ambiguïté que l'autodétermination demeure au cœur du processus de décolonisation du Sahara occidental. Elle doit rappeler que la recherche d'une solution politique ne peut ni redéfinir ce droit, ni le contourner, ni permettre que d'autres décident à la place de ceux auxquels il appartient de manière inaliénable. doit porter ce principe au sein du système des Nations unies. Aucune résolution durable du conflit ne pourra être construite en affaiblissant le droit qui devait permettre de le résoudre. Parce que le futur du territoire du Sahara occidental. 4th Committee · Président [51:56]: Je vous remercie. Je remercie la pétitionnaire. La parole est au prochain pétitionnaire, Maria Mercedes Cabezas. Je vous en prie. Mouvement des syndicats mondial sur les droits des peuples à la souveraineté et à l'autodétermination · Pétitionnaire [52:06]: Chers membres de la quatrième commission, je prends la parole au nom du Mouvement des syndicats mondial sur les droits des peuples à la souveraineté et à l'autodétermination. Le Sahara occidental est un cas clair de décolonisation. L'Assemblée générale a inscrit sur sa liste des territoires non autonomes en 1963. et. La Cour internationale de justice, dans son avis consultatif de 1975, n'a pas établi de lien de souveraineté entre le Sahara occidental et le Royaume du Maroc. Cette conclusion figure également dans différentes décisions de la Cour européenne de justice, dont la plus récente en 2024. La Cour africaine des droits de l'homme en 2022, avait indiqué que le Maroc était la puissance occupante. Et c'est ça le cœur de cette question. Le peuple du Sahara occidental est le seul qui peut décider de son avenir. La puissance occupante ne peut pas le décider à sa place. Sinon, cela pourrait avoir des conséquences au-delà du Sahara occidental. Une puissance occupante peut décider d'utiliser la force contre un territoire contraint. peuple, mais cela ne mène pas à la décolonisation, mais au néocolonialisme. Et il y a également la question du développement. Les ressources du Sahara occidental ne peuvent être distinguées de la décolonisation. Le peuple sahraoui doit pouvoir se prononcer sur son avenir. Les droits humains, les droits civiques doivent faire partie intégrante de toute future paix. Les défenseurs des droits humains, les journalistes, Les militants doivent voir leurs droits respectés. Aujourd'hui, nous prenons la parole devant l'ONU et ses États membres en demandant que le Sahara occidental soit toujours inscrit sur la liste des territoires pour la décolonisation et que ce n'est pas seulement un territoire contesté. Deuxièmement, il ne faut pas légitimer l'occupation due au passage du temps. Il faut respecter les droits humains, les libertés fondamentales, les libertés d'association, des syndicats et tout autre droit. Respecter les droits du peuple sahraoui sur les ressources naturelles et ne pas ignorer le consentement du peuple sahraoui. qui, comme tous les autres peuples, peut décider de son avenir? 4th Committee · Président [55:01]: Merci. Merci. Et merci également d'avoir respecté la bienséance. Je vous rappelle de respecter la bienséance et de se pencher seulement sur les questions de territoire. Sidati Ben Massaoud a la parole. Speaker 22 [55:26]: Je m'appelle Sidati Ben Massaoud. Monsieur le Président, je voudrais évoquer une question importante, la légitimité de la représentation du peuple sahraoui. Pour nous, les Sahraouis, les provinces, nous Notre légitimité vient des processus électoraux, c'est-à-dire que nous pouvons nous prononcer pour choisir parmi les différents candidats, partis politiques, etc. Et dès lors, la voix des électeurs, c'est ça le fondement de la légitimité électorale. Et il y a bien sûr une limite de temps au mandat. et les élus sont redevables à l'égard des citoyens. Ce processus permet un bon niveau de représentation, tout d'abord au niveau des conseils locaux, puis des conseils provinciaux, et puis au niveau régional, et une représentation également au Parlement national, où l'on peut influer sur les législations et les politiques. Il y a un grand contraste entre nous, les élus de la population du Sahara marocain, et ceux qui disent représenter le peuple sahraoui alors qu'on ne les a pas élus. Nous, nous avons été élus. par un processus électoral auquel plus de 80% de la population a participé. Et des observateurs internationaux l'ont vérifié. Ils ont observé les élections récentes en décembre, tandis que le Polisario suit la logique inverse de légitimité en nommant des membres de sa structure et disant qu'il s'agit d'un congrès, en fait, avec la même structure de direction Ainsi, les habitants des camps de Tindouf voient les décisions prises par des dirigeants qui présentent ces décisions comme des choix légitimes, alors qu'il n'y a pas vraiment de mandat. Et ensuite, l'organisation présente ces décisions comme légitimes, alors que cela ne rend pas compte de la réalité sur le terrain, le Front Polisario. suit le modèle d'une organisation marxiste-léniniste, avec des mécanismes qui ne permettent pas un véritable pluralisme politique. Le Polisario n'est pas différent de ses créateurs, de ses financiers, de ses partisans. ceux qui se cachent derrière cette organisation n'ont jamais véritablement respecté les droits. Non, ils ont continué de tenir en otage une population dans le cadre d'un projet séparatiste inatteignable. Merci. 4th Committee · Président [58:32]: Une fois de plus, je rappelle aux orateurs de s'exprimer à une cadence raisonnable pour que les interprètes puissent bien faire leur travail. Les interprètes vous remercient d'avance. Robert Ceylan, je vous en. Hubert Ceylan, je vous en prie. Speaker 24 [58:48]: Monsieur le Président, tout semble clair aujourd'hui. Adoptée le 31 octobre 2025, la résolution 2797 marque en effet une réparation historique, longtemps attendue. Cette résolution rompt avec une approche ayant trop longtemps laissé prospérer le statu quo. Elle oriente le règlement désormais vers une solution réaliste, pragmatique et durable. Il y a désormais, on le sait, un avant et un après 31 octobre 2025. Le Maroc, dans cette situation, est dans la construction positive Depuis 2007, en effet, il détaille son initiative avec les partis politiques, les forces vives de la nation et la société civile. Il construit un système d'autonomie avancée, fondé sur l'Etat de droit démocratique et la participation de la population, qui fait autorité auprès des nations. Cette dynamique internationale, qui légitime le droit du Maroc, produit aujourd'hui ses effets. La majorité des membres permanents du Conseil États-Unis, France et Royaume-Uni attendent la concrétisation définitive de la résolution. Des pays jusqu'ici proches de l'entité des papes séparatistes s'en éloignent. D'autres, comme le Mali, le Japon, la Roumanie, le Danemark ou la Grèce, ne la reconnaissent plus. Ce mouvement se traduit sur le terrain des faits par les investissements les projets économiques, par la présence active de la population, notamment féminine, dans la vie démocratique, économique, sociale et culturelle. C'est la meilleure preuve de son identité marocaine. Par la démonstration quotidienne de l'efficacité du système d'autonomie en mouvement, par l'expression d'une autodétermination interne continue. Cependant, Monsieur le Président, Depuis 19 ans, le pays voisin s'oppose et combat et rejette cette offre de paix. Sa position dogmatique l'empêche d'admettre la signification du mouvement international. Elle méprise les droits et dignités des populations retenues dans les camps. Voilà pourquoi je conclurai par un appel à sa sagesse et à sa responsabilité. Il en va des droits humains et de la paix. Et dans cette espérance, je ne peux que penser à Ahmed El Raïl, l'ancien dirigeant du Polisario, détenu sans jugement depuis janvier 2009 dans le pays voisin. Sa famille m'a confié sa défense, et je la présente ici à l'Assemblée de la 4e. 4th Committee · Président [1:01:53]: Le pétitionnaire et je donne la parole à Salek Rahali, je vous en prie. Speaker 26 [1:01:59]: Monsieur le Président, Mesdames. Et Messieurs, chers membres de la 4e commission, je m'appelle Salek Rahali et je parle au nom du mouvement des Sahraouis pour la paix. Aujourd'hui, je dois vous dire que nous pensons que le dialogue et la paix doivent présider au règlement de la question du Sahara occidental et qu'une solution réaliste politique doit régler un problème qui a touché des générations de Sahraouis. Nous pensons que les Sahraouis ne peuvent pas être représentés par une seule opinion. Il est important que les différentes composantes et points de vue soient reflétés dans toute future consultation politique. sur l'avenir du Sahara occidental. Donc, nous invitons l'ONU et la communauté internationale à écouter les membres de notre organisation, à les inclure dans les consultations pour parvenir à une solution politique pacifique. Nous ne nous targuons pas de représenter tous les Sahraouis et nous ne nous présentons pas comme une alternative aux autres partis, mais nous estimons que la représentation sahraouie doit être le reflet de la diversité de nos communautés et ne doit pas être réduite à une seule voix. Nous saisissons cette occasion pour remercier les États-Unis d'Amérique pour leurs efforts diplomatiques et également les intérêts des responsables américains d'écouter notre mouvement et de dialoguer avec nous. Nous nous félicitons également du rôle de l'envoyé personnel de l'ONU. Les souffrances des Sahraouis réfugiés dans les camps de Tindouf, la nature prolongée de ce conflit nécessitent d'intensifier nos efforts pour une solution politique, pour œuvrer au bien-être et à l'avenir. Notre mouvement que la prolongation de ce conflit influe non seulement sur l'avenir du peuple sahraoui, mais également des conséquences sur la sécurité et la stabilité du Maghreb, entrave les possibilités de coopération et d'intégration régionale entre les peuples de la région. Dès lors, il faut se pencher sur les formules politiques réalistes qui pourraient mettre un terme à ce conflit qui dure depuis près de 50 ans. Dès lors, refermer ce chapitre est essentiel afin d'ouvrir une ère de stabilité, de coopération dans la région. Notre message est limpide. Nous souhaitons plus de place pour ceux qui croient en le dialogue. Nous voulons contribuer à chercher des solutions. Notre mouvement croit en le dialogue et l'on peut être un partenaire fiable dans tout futur dialogue sur la question sahraouie. Nous avons le droit de participer en tant que Sahraouis à toute future discussion. 4th Committee · Président [1:05:02]: Je remercie le pétitionnaire et j'invite le prochain pétitionnaire à prendre la parole, l'imam. Akmash. Présidente de la Commission pour la coopération [1:05:14]: Mesdames et Messieurs, chers membres de la 4e commission, je m'appelle l'imam Akmash. Je suis présidente de la Commission pour la coopération du mouvement sahraoui pour la paix. Je suis là pour faire entendre la voix des Sahraouis, à savoir, nous pensons que la quête d'une recherche, d'une solution politique et du dialogue. est la meilleure voie à suivre pour mettre un terme à ce très long conflit qui dure depuis près de 50 ans. Des dizaines de milliers de personnes vivent en tant que réfugiés dans le camp de Tindouf, dans des circonstances très difficiles, avec beaucoup d'incertitudes. C'est particulièrement mauvais pour les jeunes. Pendant des décennies, des générations de jeunes Sahraouis ont grandi sans perspective d'avenir. Ce sont des jeunes, ils veulent travailler, étudier, fonder une famille, contribuer au développement de leur société. Toutefois, leurs aspirations sont subordonnées à la poursuite du conflit. Et cette réalité ne doit pas être ignorée par la communauté internationale. Lorsqu'une génération, pendant des années, n'a pas de perspective d'avenir, elle devient plus vulnérable, alors, et devient la proie des discours radicaux d'extrémistes dans le Sahel. Voilà pourquoi il faut investir dans la paix, dans la stabilité, dans l'avenir des jeunes. Pour régler ce problème, les jeunes Sahrawis doivent participer à la recherche d'une solution. et ne pas être que des victimes. Lors de la deuxième conférence internationale pour le dialogue et la paix en 2023, nous avons associé des jeunes qui ont participé pour présenter leur manière de voir les choses. Cela correspond d'ailleurs au rôle des jeunes dans les processus de paix qui est mis en exergue à l'ONU et dans le règlement des conflits. Donc voilà pourquoi nous lançons un appel à l'ONU et à la communauté internationale afin qu'il y ait plus de participation des jeunes Sahraouis. Ces jeunes doivent pouvoir bâtir leur avenir en étant éduqués, en ayant un emploi, en participant à la société, en ayant des perspectives d'avenir. Notre mouvement saharien pour la paix est un partenaire fiable dans tous les efforts pour trouver une solution durable au problème du Sahara occidental afin de passer à une nouvelle ère d'opportunités, de dialogue, de coopération. Nous ne voulons pas que nos jeunes héritent de ce conflit, car ils sont notre espoir pour l'avenir. Merci, M. le Président. 4th Committee · Président [1:08:05]: Je remercie le pétitionnaire et je donne la parole à Christopher Boutin, je vous en prie. Speaker 30 [1:08:13]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de la 4e commission, l'adoption de la résolution 2797 a acté un tournant, tout le monde en est d'accord. En fermant définitivement la porte aux impasses du passé, elle a fait de l'initiative marocaine d'autonomie l'unique boussole vers un règlement définitif de la question. Le temps du statu quo est donc révolu. Et cette évolution impose de regarder le dossier avec rigueur. Le droit international n'est pas un catalogue de règles que l'on peut invoquer lorsqu'elles servent des agendas politiques, puis ignorer lorsqu'elles imposent des responsabilités. Refuser le statu quo, M. le Président, c'est donc aussi regarder le rôle de chacun. Et le pays hôte des camps de Tindouf ne peut se présenter comme un simple spectateur. La situation humanitaire des camps présents sur son territoire ne saurait être dissociée de ses responsabilités. Parlons des droits humains. Que signifient-ils s'ils ne garantissent pas la possibilité de vivre dignement, d'exercer ses droits et de construire son avenir? Au Rakhine, des populations vivent depuis maintenant des décennies dans la dépendance d'une aide humanitaire qui fait l'objet de détournements systématiques. Leur enregistrement est inachevé et des pratiques assimilables à l'esclavage ont été documentées. Le pays hôte peut-il invoquer le droit international en se soustrayant aux responsabilités qui découlent de son rôle? Comment parler d'autodétermination sans s'interroger sur la liberté effective de ceux au nom desquels elle est revendiquée ou quand le simple recensement des populations reste une question pendante? L'autodétermination, Monsieur le Président, ne saurait être réduite à un slogan. Mais dans les années 2000, le Pays hauts des camps demandait la division de la région du Sahara marocain, en contradiction totale avec la défense d'un quelconque principe à l'autodétermination. Dans la dynamique de la résolution 2797, l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine s'impose comme l'unique voie de compromis réalisable. Elle offre à la population concernée un cadre démocratique pour gérer elle-même ses affaires propres. Regardons les réalités des provinces du sud du Maroc. Plus de 32 consulats généraux y ont ouvert leurs portes, des investissements structurants accompagnent le développement, et une dynamique économique renforce leur intégration dans les échanges du continent. Monsieur le Président, le statu quo n'a rien apporté. Il n'a apporté ni règlement juridique, ni solution durable, ni perspective commune. Il ne peut plus être présenté comme une quelconque réponse. La résolution 2797 impose à tous un compromis réaliste, un compromis qui passe par l'engagement de tous les acteurs concernés et tout particulièrement du pays voisin de l'Est du Maroc, acteur central du différend et donc interlocuteur incontournable pour un véritable règlement. Entre l'avenir qui se construit dans le Sahara marocain et le désastre humanitaire qui perdure à Tindouf, le choix est clair. Mais pour que les populations concernées retrouvent enfin une perspective d'avenir, dans la dignité, dans la stabilité, le pays frontalier qui héberge les camps doit assumer pleinement ses responsabilités. Monsieur le Président, mesdames et messieurs, je vous remercie. 4th Committee · Président [1:11:13]: Je remercie le pétitionnaire et je donne la parole à Trinidad Vanegas, je vous en prie. Fondation colombienne pour l'amitié avec le peuple sahraoui [1:11:21]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je m'appelle Trinina de Vanegas. Je m'exprime au nom de la Fondation colombienne pour l'amitié avec le peuple sahraoui. Le rôle des femmes sahraouies dans l'économie des camps a été essentiel pour ce qui est de la survie et de l'organisation de leur communauté, dans un contexte marqué par les déplacements, les ressources rares et la dépendance à l'égard de l'aide humanitaire, elles ont fait preuve d'une grande capacité d'organisation, d'entrepreneuriat et d'adaptation, devenant ainsi des actrices non seulement de la vie familiale et communautaire, mais également d'activités microéconomiques qui contribuent à améliorer leur qualité de vie. Pendant des années, Beaucoup de la nourriture du peuple sahraoui dépendait de livraisons des organisations humanitaires venant d'autres parties du monde. En dépit de cette aide internationale, les femmes ont développé des potagers familiers, des projets agricoles, des systèmes d'irrigation, des cultures adaptées au désert. Ces projets non seulement permettent d'obtenir des aliments frais, mais également de générer des Revenus et de renforcer l'autonomie alimentaire des familles. Aujourd'hui, il y a de nombreux besoins en raison de la baisse de l'aide humanitaire dans les camps. Dès lors, il y a une pénurie de semailles. de graines nécessaires, de matériel et d'intrants agricoles, un manque de renforcement des capacités pour ce qui est des nouvelles technologies, la nécessité d'intégrer les nouvelles technologies afin d'améliorer la qualité des sols et les processus de production. Les terres et les conditions naturelles rendent difficile d'étendre les cultures pour subvenir aux besoins des familles. Notre demande aujourd'hui aux États membres, aux agences des Nations unies et à tous les dirigeants qui s'engagent à les appuyer, c'est de continuer d'augmenter l'aide fournie avec notamment des graines suffisantes, des outils, des intrants agricoles, de la formation aux nouvelles technologies et techniques, la fourniture de technologies pour améliorer les processus productifs et Tout cela permettrait d'améliorer les conditions nutritionnelles et alimentaires des communautés dans les camps, de réduire les cas de malnutrition et de mieux prévenir les maladies parmi la population de tous les âges. 4th Committee · Président [1:14:21]: Je remercie la pétitionnaire et je donne la parole à Korteo Boimer. Je vous en prie. Speaker 34 [1:14:30]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. Le Sahara occidental est une capsule temporelle qui préserve des modes coloniaux d'oppression, d'exploitation et d'intérêts politiques égoïstes. La situation nous montre que l'ordre économique mondial s'appelle les principes fondamentaux de cette auguste institution lorsqu'il y a un intérêt politico-économique. La course pour tirer parti du secteur de l'énergie renouvelable et parvenir à la transition énergétique au Sahara occidental, contribue à renforcer cette occupation. Le territoire occupé est de plus en plus intégré dans la chaîne de valeur du secteur énergétique renouvelable. Des projets à grande échelle sont développés au moment où nous parlons, en raison d'immenses investissements étrangers et de l'objectif de satisfaction des marchés européens. Que se passe-t-il lorsque les investissements étrangers directs dépassant 32,5 milliards de dollars et la sécurité énergétique européenne à venir dépendent de l'occupation actuelle? L'ampleur des développements dans le secteur de l'énergie renouvelable au Sahara occidental est significative, mais la loi est claire. Les Nations unies garantissent le droit à l'autodétermination pour tout être humain qui plus est. La loi sur l'occupation, y compris les règlements de La Haye de 1907 et les différentes dispositions des conventions de Genève, imposent des restrictions importantes aux compétences des puissances occupantes et autres acteurs étrangers quant à l'administration, l'exploitation et l'utilisation des ressources naturelles. Par voie de conséquence, le développement et les activités relatives à l'administration, l'exploitation et l'utilisation des ressources naturelles sans le consentement du peuple du Sahara occidental soulèvent de vives préoccupations en termes de respect du droit international et des principes défendus par cette institution. Il appartient par conséquent à cette auguste commission de réagir à ces préoccupations de bonne foi et conformément aux principes de l'ONU et des instruments juridiques mentionnés. L'accumulation des capitaux, les avantages politiques et une sécurité unilatérale ne doivent plus l'emporter sur le droit international ainsi que l'égalité politique et sociale. Voilà pourquoi nous appelons à un renforcement de la surveillance internationale des investissements étrangers, des accords commerciaux et des activités relatives aux ressources et des grands projets d'infrastructures et de la coopération internationale et nationale en lien avec le territoire occupé du Sahara occidental. Monsieur le Président, le processus de décolonisation au Sahara occidental est une farce pour quiconque croit en les principes fondamentaux de cette Organisation. Le développement économique et social souvent avancé fait fond sur l'oppression et le déplacement. Nous assistons à des pratiques coloniales classiques, verdis. Cela ne peut être la dignité humaine que tous les États membres s'étaient engagés à protéger. Je vous remercie, vous et la Commission, de m'avoir donné la parole. 4th Committee · Président [1:17:30]: Je remercie le pétitionnaire et j'invite Jamal Fadel à prendre la parole. Speaker 36 [1:17:38]: Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. Je me tiens ici aujourd'hui devant vous, alors que je vois la souffrance de mon peuple et pour élever la voix de ceux qui ne peuvent pas être ici parmi nous. La communauté internationale ne peut pas demander le peuple sahraoui à être patient de manière indéterminée, alors que ce peuple. et continue de souffrir alors que ses jeunes sont détenus et alors que sa volonté politique est minée et une réalité politique lui est imposée au lieu de lui permettre de définir son avenir. J'en veux pour preuve les élections marocaines au sein du Sahara. Et je veux être claire, ces élections ne représentent pas le peuple sahraoui. Ces élections et leurs résultats ne peuvent être considérés une réflexion de la volonté de ce peuple. et une autorisation pour déterminer son avenir. Il s'agit des pratiques marocaines et du régime marocain. Des citoyens marocains ont participé à ces élections. Leurs voix ne peuvent être les voix du peuple sahraoui. Le droit à l'autodétermination ne peut pas être remplacé par ces élections qui ont eu lieu dans le cadre de cette conjoncture politique. Le peuple sahraoui est le seul à déterminer son avenir et non pas des institutions marocaines ou leurs représentants. Et ces élections organisées par ce régime marocain ne peuvent. 4th Committee · Président [1:19:12]: Je vous remercie de votre déclaration et je n'ai pas au Maroc. Morocco [1:19:22]: Merci, monsieur le président. Monsieur le président, je me dois de faire une motion d'ordre après la déclaration inacceptable qui vient d'être faite par le pétitionnaire. Je demanderais que les règles de courtoisie soient respectées et que les pétitionnaires limitent leurs interventions au sujet à l'examen. Merci. 4th Committee · Président [1:19:51]: Je remercie le Maroc. Avant d'inviter le pétitionnaire à reprendre la parole, je vais lui demander de respecter les règles de courtoisie et de ne faire porter sa déclaration que sur le territoire à l'examen. Je vous invite à poursuivre. Vous avez une minute et 21 secondes. Je vous en prie. Speaker 40 [1:20:24]: Cette quatrième commission et les Nations Unies ne doivent pas uniquement écouter des propos sur la souffrance du peuple sahraoui et adopter des résolutions. La commission doit prendre des mesures pour permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit inaliénable à l'autodétermination. Nous avons longuement attendu ce droit, nous avons attendu pendant des décennies. le peuple sahraoui attend toujours la décolonisation et que cette décolonisation ne soit pas lettre morte, qu'elle se transforme en une réalité politique qui lui permet de choisir son avenir sous la supervision des Nations Unies, y compris le droit à la libération. Sans le consentement du peuple sahraoui, on ne peut pas accepter les différentes résolutions. Le Front national de Dzaïa Hamra et le front euh policario doivent euh euh faire partie de tous efforts sérieux concernant l'avenir euh du Sahara euh pour terminer je voudrais parler des détenus de d'air. Il s'agit de détenus sahraouis qui sont toujours euh euh dans les euh prisons de euh euh de l'occupation et le l'avenir d'un peuple ne doit pas être le micro. 4th Committee · Président [1:21:45]: A été coupé. J'invite le pétitionnaire suivant, Touria Emni, à prendre la parole, je vous en prie. Speaker 42 [1:21:55]: Je ne peux pas entrer dans cette salle sans penser aux femmes détenues dans les camps de Tindouf depuis des décennies, loin de l'attention de la Commission et de la communauté internationale. C'est pour ces femmes que je prends la parole aujourd'hui. En tant que femme et fondatrice d'associations consacrées à la défense des droits des femmes, je voudrais attirer l'attention de la Commission sur la dimensions humaines de ce conflit régional artificiel. En effet, les mères, les enfants, les familles détenus contre leur volonté depuis plus de 50 ans continuent de souffrir de différentes formes de violation de leurs droits humains et libertés fondamentales, même leurs besoins fondamentaux. ne sont pas satisfaits. L'une des questions est la question de la séparation des familles. Les mères ont vu leurs enfants éloignés des camps de Tindouf pendant de longues périodes. Imaginez la souffrance d'une mère qui ne peut voir son enfant. Imaginez la crainte d'une mère qui ne peut décider Comment élever son propre enfant? Monsieur le Président, imaginez le désarroi d'une femme dont l'enfant est envoyé au loin pour recevoir une formation militaire plutôt que d'aller à l'école. Un enfant qui est endoctriné, auquel on enseigne à le Maroc de son plus jeune âge. Nous avons régulièrement soulevé des préoccupations quant à la pratique de séparation des enfants de leur famille et à leur exposition à un endoctrinement à un âge où ils devraient apprendre, grandir, être protégés par leurs parents à un âge où ils devraient connaître l'amour, la tolérance et l'acceptation. vraiment à cette situation dans les camps de Tindouf, les femmes et les enfants au Maroc vivent dans la joie et la paix, jouissent de tous les droits que leur confère le droit international. On le voit bien au quotidien au Maroc, les femmes sont électrices, sont élues maires, ministres, dirigeantes politiques. Par exemple, lors des dernières élections parlementaires, les femmes ont remporté 107 sièges à la Chambre des représentants, y compris depuis les provinces du sud. Et aujourd'hui, pour la première fois dans l'histoire du Maroc, une femme a été désignée Première ministre après sa victoire aux élections Jalons historiques. On voit un message fort. Les femmes doivent pouvoir s'exprimer, choisir leur propre avenir. Et ce que je viens de dire, Monsieur le Président, nous rappelle une chose. Le plan d'autonomie. 4th Committee · Président [1:24:53]: Le micro a été coupé. Je remercie la pétitionnaire et j'invite Faidine Samaneh à prendre la parole. Vous avez la parole? Ancienne détenue politique [1:25:09]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de cette quatrième commission. En tant que ex-détenue politique, j'ai vu les pratiques du Maroc dans les zones occupées du Sahara. Je vous parle aujourd'hui pour attirer votre attention concernant la poursuite de la colonisation, ce qui augmente la souffrance du peuple sahraoui, ce peuple qui attend toujours la jouissance de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance. Monsieur le Président, durant ou dans les territoires occupés du Sahara occidental, il y a toujours des voix pour les activistes et les défenseurs des droits de l'homme, mais ils sont opprimés. Aujourd'hui, un nombre de détenus politiques sahraouis ne mangent plus, et ce pour contester les conditions de leur détention et les pratiques dont ils font l'objet, y compris des détenu dans la situation humanitaire et sanitaire est source d'occupation. Les grèves de la faim n'est pas uniquement une objection, mais il s'agit d'un cri issu de la prison, un appel à la communauté internationale comme quoi la question du Sahara occidental ne doit pas être oubliée. Ainsi, j'appelle cette commission à assumer ses responsabilités et appeler à la libération des détenus politiques et leur garantir les droits fondamentaux. De même, nous avons besoin d'un mécanisme international pour poursuivre les droits de l'homme dans la région. Monsieur le Président, alors que le peuple sahraoui souffre de l'oppression, il y a des activités de poursuites illégales de ressources naturelles, alors que le peuple sahraoui n'a pas droit à l'autodétermination, y compris les ressources halieutiques, le phosphate, les terrains et les autres sources d'énergie. Il s'agit maintenant d'objets d'exploitation et d'investissement, alors que le peuple sahraoui et nier le droit à l'autodétermination et à gérer ses ressources naturelles. Le développement économique ne doit pas être une alternative à la décolonisation et les ressources naturelles ne doivent pas plus être un moyen pour imposer le fait accompli. Monsieur le Président, de même, nous sommes vivement préoccupés concernant les tentatives internationales pour détourner la question et pour faire de cette question un différend politique et n'est pas une question de décolonisation. Ainsi, il y a des tentatives pour ne pas respecter les droits du peuple sahraoui. Les initiatives politiques ne doivent pas ne doivent pas voiler les demandes du peuple sahraoui et cela ne doit pas permettre ou nier au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination. 4th Committee · Président [1:28:07]: J'invite le pétitionnaire suivant, Khadija Aizawi, à prendre la parole. Vous avez la parole. Speaker 46 [1:28:18]: Je suis Khadija Aizawi, femme sahraoui. Je suis née et j'ai grandi à Laayoune. Je suis allée dans les écoles publiques, j'ai grandi avec sa communauté et puis j'ai quitté pour aller à Rabat pour étudier l'ingénierie énergétique. Je suis revenue dans ma région aujourd'hui en tant qu'ingénieure, mais également en tant que femme avec un rôle de leadership dans l'un des secteurs les plus stratégiques et importants de notre époque, à savoir l'énergie renouvelable et l'hydrogène vert. Je suis à la tête d'un programme d'hydrogène vert à grande échelle d'échelle à Laayoune, représentant plus de 7 milliards de dollars d'investissements prévus, une responsabilité qui requiert davantage que des connaissances techniques spécialisées. Au cours des dernières années, les provinces du Sud ont diversifié leur base d'énergies renouvelables. L'énergie éolienne et solaire sont complétées par des projets d'hydrogène vert. de dessalement de l'eau de mer, d'industries à fort rendement énergétique dans l'objectif de produire de l'électricité, mais aussi d'arriver à un écosystème d'énergie verte intégré capable d'attirer des investissements, de créer de l'emploi et de relier le Sahara marocain à des chaînes de valeur internationales émergentes. Ces projets prometteurs nous prouvent qu'il y a un véritable rendement, une rentabilité Dès lors que les peuples de la région de Dakhla acquièrent les qualifications nécessaires pour participer à ces industries grâce à l'Institut spécialisé pour le commerce énergétique renouvelable à Tarfaya, qui offre 762 formations dans les compétences spécialisées requises dans le nouveau secteur d'énergie renouvelable à Laâyoune, la ville du commerce des compétences à la capacité de former 2000 jeunes dans le cadre de 46 programmes différents. 70 % de ces programmes ont été récemment créés pour satisfaire les besoins émergents de l'économie. En tant que femme sahraouie qui mène des projets phares sur les énergies renouvelables, et d'autres jeunes sahraouis qualifiés sommes l'exemple même d'une participation locale active. En tant que professionnels, représentants élus, opérateurs économiques, organisations de la société civile, centres de formation, nous jouons tous un rôle pour identifier les priorités de notre région, anticiper les et les compétences nécessaires, appuyer l'entrepreneuriat local et créer des garanties environnementales. Grâce au programme que nous menons, nous investissons dans les ressources solaires et éoliennes, mais aussi dans les ingénieurs locaux. Nous construisons des systèmes de dessalement, mais nous protégeons également les écosystèmes et les ressources hydriques dont dépendront les générations futures. Merci. 4th Committee · Président [1:31:21]: Je remercie la pétitionnaire et j'invite Jérôme Besnard à prendre la parole. Universitaire et élu français [1:31:28]: Monsieur le Président, je m'exprime devant vous, devant votre commission, comme un universitaire et comme un élu français se rendant régulièrement au Sahara marocain. Il aura fallu 50 années de statu quo et de misère sociale dans les cantines d'Ouf, entretenues par son pays hôte, pour que le Conseil de sécurité de l'ONU prenne les choses en main et impose le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine pour mettre fin à ce conflit artificiel créé de toutes pièces par un voisin du Maroc. En érigeant le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine comme seul horizon politique, cette résolution a fixé un nouveau cap. Le réalisme et le pragmatisme s'imposent comme seuls paramètres d'un règlement définitif. L'heure n'est plus aux tergiversations. combien de temps encore la communauté internationale acceptera-t-elle que le pays situé à l'est du Maroc continue d'entretenir ce blocage? Ce pays ne peut durablement prétendre être extérieur à ce différend tout en abritant sur son territoire une entité séparatiste aux visées terroristes, en continuant à la financer, à la défendre diplomatiquement et à l'armer militairement. Monsieur le Président, il n'y a plus d'ambiguïté. Le pays situé à l'est du Maroc est la seule partie à pouvoir mettre fin à ce différend régional. Je le répète, il est la seule et unique partie à entretenir le statu quo tout en détenant les clés permettant d'y mettre définitivement un terme. Face à cette réalité, la communauté internationale a pris ses responsabilités avec la résolution 2797. Celle-ci a clarifié la finalité du processus politique et rappelé le rôle et les responsabilités des parties au différend, tout particulièrement celles du pays hôte des camps de Tindouf. Elle constitue aussi une feuille de route pour la mise en œuvre du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine. La sortie du statu quo passe par le démantèlement des cantines d'Ouf et la fin d'une situation qui n'a que trop duré. N'en déplaise aux pays hôtes de ces camps, la large majorité des États membres des Nations unies appuie aujourd'hui le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine. Monsieur le Président, mon pays, la France, considère que le présent et l'avenir du Sahara s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine et que l'initiative d'autonomie constitue la seule base d'une solution politique juste, durable et négociée. Cette évolution se traduit par des investissements, des infrastructures structurantes que j'ai pu visiter et une transformation économique profonde des provinces du sud, que la France accompagne à travers ses opérateurs et ses entreprises. Deux trajectoires s'opposent désormais: celle du développement et de l'intégration, et celle d'un statu quo imposé par le pays hôte des camps de Tindouf, qui privilégie une politique de confrontation, de division et de destruction dans la région et sur le continent africain. L'heure est à la résolution définitive de ce différend à travers l'autonomie sous souveraineté marocaine pour favoriser l'intégration régionale. Je salue dans ce sens la vision de Sa Majesté le roi Mohammed VI, qui n'a cessé de tendre la main aux pays voisins et de porter des initiatives de développement et de désenclavement au bénéfice de toute la région. Je vous remercie. 4th Committee · Président [1:34:19]: Je remercie le pétitionnaire et j'invite Ali Kefsi à prendre la parole. Chercheur et journaliste [1:34:29]: Monsieur le Président, je suis docteur Ali Kefsi, je suis un chercheur dans les affaires africaines et je suis un journaliste solidaire avec la question du Sahara marocain. Je suis ici aujourd'hui pour vous faire part de vérités humanitaires et juridiques incontestables. Si le Sahara est marocain, alors pourquoi le Maroc essaye de le marocaniser? Et si ce Sahara n'est pas marocain, alors peut imposer son identité par la force. Les tentatives de marocanisation ne sont pas une preuve de souveraineté, mais il s'agit d'un aveu implicite. Oui, M. le Président, la propagande politique de l'occupation essaye de voiler la réalité, alors que l'occupation fomente des histoires sur la souveraineté historique. Nous avons, d'autre part, l'avis consultatif de la CIJ de 1975. Cet avis fait preuve de. et parle de ces allégations fallacieuses. Selon cet avis, il n'y a pas de lien historique et ces territoires n'ont jamais été une partie du Maroc. 4th Committee · Président [1:35:54]: Je donne la parole au Maroc. Morocco · Représentant [1:36:02]: Merci, M. le Président. Je m'exprime en arabe. Je crois que le fait de crier ne transforme pas les illusions en réalité. J'appelle le pétitionnaire à faire preuve de respect. Aujourd'hui, nous ne sommes pas saisis du Maroc. Aujourd'hui, nous ne sommes pas saisis des institutions marocaines et des États membres. Je vous appelle à faire respecter les États membres au sein de cette commission. 4th Committee · Président [1:36:30]: I thank the distinguished representative of Morocco. Thank you, Mr. Please, now I give the floor to the distinguished delegates of Algeria. Algeria [1:37:05]: Merci Monsieur le Président. Bonjour chers collègues. Je pense que jusqu'ici nous avancions de façon assez apaisée. Je ne comprends pas. Je m'exprime du fond du cœur. Je ne comprends pas pourquoi notre collègue de la délégation du Maroc a interrompu les pétitionnaires. Je pense que, par le passé, nous avions pris le temps d'expliquer que les pétitionnaires ont le droit de faire leur déclaration avec passion et conviction, ce n'est pas une raison valable pour interrompre, je puis vous assurer qu'il ne s'écartait pas du tout de la question à l'examen. Merci, Monsieur le Président. 4th Committee · Président [1:38:10]: Merci à l'Algérie. Donc je me répète, mais avant de demander au pétitionnaire de reprendre la parole, je le prie de respecter les règles de bienséance. Une minute 45 secondes pour le pétitionnaire. Chercheur et journaliste [1:38:32]: Monsieur le Président, la politique du fait accompli que l'occupation essaye de nous imposer sur le terrain en ouvrant des consulats et en bâtissant et en érigeant des murs de sable plein de mines ne pourra en aucun cas transformer cette question. Il s'agit d'une question de décolonisation inachevée. Monsieur le Président, la thèse de d'autonomie est un masque pour pour voiler le droit du peuple saharien à l'autodétermination qu'en est-il de la justice concernant cette proposition qui prive ce peuple de faire son choix à travers une un référendum supervisé par les Nations Unies monsieur le président le développement Dans les zones occupées, n'est qu'une façade pour cacher le pillage illégal des ressources naturelles. du de. de la région dans une violation flagrante du droit international humanitaire. Mais l'occupation ne pourra pas réussir, car tous ces efforts ne vont pas réussir. Le Sahara occidental restera le Sahara occidental avec l'authenticité de son peuple, leur lutte, et la force militaire ne pourra pas changer cette question. Je vous remercie de votre attention. 4th Committee · Président [1:40:04]: Je remercie le pétitionnaire et invite Nabroha Beheré à prendre la parole. Pétitionnaire [1:40:16]: Le sort des femmes sahraouies dans le camp de Tindouf mérite toute l'attention de cette commission pendant près de 50 ans des générations de femmes sahraouies. ont été contraintes par le Front Polisario à payer un tribut d'un conflit géopolitique qu'elles n'ont pas causé et d'un projet qui a exposé toute une population à l'insécurité, à l'exploitation et à l'isolement au cœur même du désert. Leur souffrance est physique, sociale, psychologique, économique et humanitaire. Ces femmes font face à des violences fondées sur le genre dans le camp de Tindouf et l'ampleur des souffrances est inimaginable. Elles sont victimes d'exploitation sexuelle et doivent rester silencieuses car elles sont stigmatisées, car elles dépendent de l'aide humanitaire que le Polisario utilise comme instrument de répression contre elles si elles décident d'exprimer leur souffrance. Monsieur le Président, Human Rights Watch a dénoncé les pratiques qui montrent l'ampleur des souffrances des femmes dans les camps et a montré que des pratiques perdure encore tel que un asservissement domestique et des cas où les femmes ont besoin de l'approbation d'un homme pour se marier, des femmes qui sont forcées d'épouser quelqu'un si elle a été éprouvée par un homme n'est pas une femme libre. Les mères non mariées sont également maltraitées. Le Polisario les confine dans des installations sans consentement pour les protéger de la soi-disant violence pour l'honneur. le contrôle de facto du Polisario des femmes sahraouies dans le camp de Tindouf, la limite à l'accès aux soins de santé, à l'éducation, aux débouchés économiques, à la protection juridique véritable. 50 ans plus tard, est-ce que le Comité des. droit de l'homme continuera de priver les victimes d'une vie digne. Le Maroc a présenté l'initiative d'autonomie pour régler la question et permettre aux femmes d'étendre Kim Dindouf à participer à la gestion de leurs propres affaires dans un cadre institutionnel basé sur les citoyens et l'égalité de traitement. Dans son allocution royale d'octobre 2025, Sa Majesté le roi Mohammed VI avait placé la dignité au cœur de la vision marocaine, une vision d'un retour dans la dignité. qui permettent de protéger la dignité individuelle et de proposer à tous les rapatriés les mêmes droits, la même citoyenneté, la même place dans la nation. Merci, M. le Président. 4th Committee · Président [1:43:08]: Je remercie la pétitionnaire et j'invite Mohamed El Assaoui à prendre la parole. Speaker 60 [1:43:17]: M. le Président, cela fait près de cinq décennies que les camps de Tindouf existent et que la dignité humaine est foulée aux pieds, la population est privée du droit d'être reconnue par le Haut-Commissariat aux réfugiés. Aujourd'hui, j'appelle à la fin des violations commises pour les habitants de ces camps. Je suis là pour défendre leurs droits, pour que leur voix soit entendue. pour qu'ils puissent exercer tous leurs droits et leurs libertés fondamentales. Défendre les droits ne peut pas se faire de façon sélective. On ne peut pas justifier la limitation de la liberté de circulation de choix. Tout conflit, qu'il soit prolongé ou non, n'est pas un prétexte pour priver des générations entières de leur droit à une vie dans la dignité, Monsieur le Président. La situation sordide dans ces camps, qui existent depuis près de 50 ans, n'est pas tenable. Les habitants des camps de Tindouf ne sont pas seulement des statistiques pour les rapports internationaux. ou quelques lignes dans un discours politique. Ce sont des femmes, des hommes, des enfants qui doivent pouvoir s'exprimer, pouvoir circuler librement et se bâtir un avenir libre. Depuis cette salle, j'appelle la communauté internationale à prêter davantage d'attention afin de mettre un terme aux violations des droits humains commis dans le camp de Tindouf, en Algérie. et pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire à ceux qui en ont le besoin, en toute transparence, et ce afin que la population puisse exercer ses droits fondamentaux sans coercition, sans pression. Défendre les droits humains doit aller de pair avec la quête d'une solution réaliste et permanente à ce conflit, dans le contexte du cadre politique établi par l'ONU et dans le cadre des résolutions de l'ONU, en particulier de la 2797. Cette résolution du Conseil de sécurité a été l'occasion de lancer un processus politique en appelant à la reprise des négociations sur la base de l'initiative d'autonomie sous la souveraineté marocaine, ce qui permettrait de sortir de l'impasse et d'avancer vers une solution pragmatique et politique. Ainsi, le pays qui abrite ce camp a une responsabilité à assumer. 4th Committee · Président [1:46:24]: Angèle Patino a la parole. Speaker 62 [1:46:26]: Mesdames et messieurs, le Sahara occidental doit être décolonisé et le droit à l'autodétermination de son peuple doit être reconnu. Je me félicite de cette occasion de participer à cette session de la quatrième commission afin de dénoncer l'oppression néocoloniale exercée par le régime marocain afin de défendre le droit à l'autodétermination et à l'indépendance du peuple sahraoui. Je parle fort de mon expérience et de mon vécu en tant que immigrante. Qui d'entre vous accepterait 4th Committee · Président [1:47:08]: Je donne la parole au Maroc. Morocco [1:47:10]: Monsieur le Président, je dois rappeler que la liberté d'expression n'exempte quiconque de respecter les règles d'aujourd'hui. Aujourd'hui, la question à l'examen, ce ne sont pas les institutions marocaines. Donc, je demande aimablement que les règles de bienséance soient respectées. Merci. 4th Committee · Président [1:47:32]: Je remercie le représentant du Maroc et je donne la parole aux pétitionnaires. Speaker 66 [1:47:51]: Qui accepterait être occupé par un voisin et qui devient un paria sur sa propre terre ou un exilé? Les conditions auquel le Maroc a soumis le Sahara occidental ont provoqué un exil forcé de nouvelles générations de Sahrawis. Le Maroc promeut une gentrification du territoire, la répression des habitants, les conditions de vie de ses habitants qui exigent leur droit légitime à l'indépendance. Eh bien, ces pratiques ont pour objectif de déplacer la population de son territoire et pourraient être considérées comme une sorte de génocide silencieux contre le peuple sahraoui. Ainsi, le Maroc est en train de modifier la composition démographique de la population sur le territoire, facilitant ainsi son projet colonial. visant à s'accaparer une fois pour toutes de ce territoire ancestral sahraoui. Aujourd'hui, le Maroc a ce rôle de puissance occupante et, en fait, émule le régime israélien par une politique de colonie visant à modifier la démographie du territoire avec des mesures favorables aux nouveaux habitants, discriminant les anciens habitants. Plusieurs études socio-économiques et discours d'organisations des droits humains ont dénoncé la discrimination, les désavantages en termes d'opportunités, d'accès à l'emploi, logements, aux terres, aux services sociaux, pour de grands pans de la population sahraouie qui n'est pas favorable au contrôle marocain. Donc aujourd'hui, je voudrais demander aux autorités marocaines pourquoi est-ce que vous niez au Sahara occidental le droit que vous revendiquez pour Ceuta et Melilla, si dans les deux cas votre objectif serait de mettre fin à la domination coloniale? 4th Committee · Président [1:50:14]: Le Maroc. Morocco [1:50:20]: Monsieur le Président, il n'est pas difficile de s'en tenir à la question à l'examen. Il y a un sujet à l'examen. Donc, Monsieur le Président, je vous demanderais que les règles de bienséance soient respectées par les pétitionnaires, car sinon, je vous demande de demander aux pétitionnaires de conclure ou de passer au prochain pétitionnaire. Le sujet, c'est le Sahara marocain et pas les institutions marocaines. 4th Committee · Président [1:50:55]: Merci au Maroc. La parole est au prochain pétitionnaire, Mohamed El Abada. Je vous en prie. Jeune entrepreneur [1:51:09]: Monsieur le Président, mesdames et messieurs, je suis un jeune entrepreneur des provinces du sud. et j'ai décidé de lancer ma propre entreprise. C'est un investissement pour mon avenir qui contribuera à la création de richesses et d'emplois. Ça, c'est un choix que bon nombre de jeunes sahraouis ont posé. Ils savent tous les belles perspectives du Sahara marocain pour le secteur privé aujourd'hui. Je me félicite d'être le fruit de ces efforts institutionnels qui nous ont permis, à nous, Sahraouis, d'avoir tous les éléments en main pour garantir notre succès. Cette expérience vient en effet d'une approche intégrée des institutions et cela contribue à la maturation de l'entrepreneuriat en renforçant nos qualifications, en améliorant la gestion, la numérisation, en améliorant la qualité des services. Toutes ces mesures nous ont permis d'élaborer un ensemble de normes reconnues à l'échelle nationale et internationale. Il s'agit d'un grand bond en avant, car on ne se limite plus seulement au marché local. Aujourd'hui, l'on peut renforcer notre compétitivité, investir, travailler partout dans le Royaume. Monsieur le Président, La formation professionnelle dans les zones du Sud en 2025-2026, ce système de formation professionnelle a donné près de 22 000 perspectives dans 25 institutions et 132 divisions dans 13 secteurs. Cela permet de renforcer les qualifications près de Laayoune et d'Agadir où l'on lie les formations aux besoins du marché. Cela donne de l'espace pour l'entrepreneuriat. Il y a notamment le programme IT Match qui, en 2026, a pu être étendu aux jeunes qui n'ont pas de diplôme. Il y a également un programme de formation pour les diplômés. fondée sur des relations de confiance avec les institutions. En tant que jeunes Sahraouis, nous nous tournons vers l'avenir confiants et nous n'allons pas être réduits au silence par certaines voix qui se présentent encore comme des victimes et qui présentent une réalité bien différente de celle des Sahraouis. des jeunes sahraouis sur le terrain, nous nous parlons le langage de l'entrepreneuriat, de la création de valeur, du succès. Nous ne voulons pas être réduits à une image qui n'est pas à la hauteur des transformations actuelles. 4th Committee · Président [1:54:09]: Le microphone a été coupé. Merci. Hamad El Bahi a la parole. Speaker 72 [1:54:19]: Monsieur le Président, J'ai grandi dans le camp de Tindouf et j'ai connu cette réalité pendant des décennies avant de rejoindre le royaume. Je connais bien l'expérience des Sahraouis qui vivent sous le joug du Polisario. C'est pour cela que les habitants dépendent de l'aide humanitaire. et de l'autoritarisme du Polisario. Comment le Polisario peut-il régir la vie quotidienne des habitants et violer le droit international? Donc, ce sont des camps de réfugiés qui existent depuis près de 50 ans, sous la tutelle d'un groupe armé. Ils n'estiment pas que les Sahraouis sont des individus libres de leur choix. Non, ils les mesurent à l'aune de leur fidélité Il s'agit d'une violation du droit international selon les mécanismes du droit international de l'ONU, puisque le Polisario régit ce camp dans le cadre d'un mandat illégal du pays hôte. Le Bureau européen de lutte contre la fraude a ainsi constaté qu'une organisation secrète impose aux entités de l'ONU et autres organisations de se limiter à livrer de l'aide humanitaire et c'est tout. Alors, pourquoi le Polisario et ses dirigeants refusent-ils un recensement indépendant des camps de Tindouf? En fait, ils vendent une grande partie de l'aide humanitaire pour s'enrichir et pour gonfler leurs comptes bancaires à l'étranger. Cette opacité ne sert que le Polisario et ceux qui le protègent. Un recensement des résidents du camp de Tindouf donnera à chaque personne un nom, une identité, un statut enregistré. Ce qui serait bon de savoir, quelles sont les familles qui y vivent, les groupes vulnérables et quels sont leurs besoins, de façon indépendante. l'organisation qui gouverne ce camp. Et ainsi, on ne pourrait pas dire que le Polisario est le seul véritable représentant du camp. La seule partie responsable de tout cela, c'est l'Algérie, l'Algérie, seulement l'Algérie. 4th Committee · Président [1:57:09]: Merci. Merci au pétitionnaire. Monsieur Boudoa Mohamed, vous avez la parole. Artiste [1:57:22]: Je suis un. Sahraoui qui travaille dans le domaine de la culture et de l'art. Je vis dans une culture très riche, au patrimoine très riche. Et j'ai choisi le cinéma, les films pour exprimer cette culture et cette expérience. Mais mon expérience professionnelle fait partie intégrante d'une grande transformation des provinces du Sud. On s'intéresse donc à la culture locale pour que les créateurs sahraouis puissent pleinement s'épanouir. La protection des droits culturels dans les provinces du Sud vient principalement de la Constitution marocaine et de son chapitre 5, qui dispose qu'il est important de respecter notre culture dans le cadre de la culture et de l'identité marocaine. Et c'est important. Ainsi, les personnes créatives puissent davantage s'épanouir grâce au programme mis en place. Le Centre cinématographique marocain a ainsi alloué 15 millions de dinars annuellement à la production de documentaires de notre culture locale, ce qui nous a aidés. Ainsi, nous avons pu présenter nos films au niveau national et international. Moi-même et mes homologues avons participé à plusieurs festivals dans notre pays et à l'étranger, nous avons été récompensés et notamment nous avons participé au festival de Londres récemment. En 2026, mon film a été retenu pour un festival de cinéma en Floride, ce qui démontre que nous pouvons interpeller des publics bien au-delà du Maroc. Le canal de la Youne appuie ainsi la créativité audiovisuelle. Ce plan a été lancé en 2024 et ça a permis de documenter notre culture. Et ainsi, les contenus que nous créons peuvent être diffusés. Il y a eu ainsi 400 heures de programme sur cette chaîne, ainsi que d'autres heures avec des produits culturels locaux. Cette dynamique a eu lieu grâce à la reconnaissance de notre culture dans la Constitution. Merci. 4th Committee · Président [2:00:28]: Prochain pétitionnaire, Al Fadel Bouda Mohamed, je vous en prie. Défenseur des droits humains sahraouis [2:00:34]: Monsieur, je suis un défenseur des droits humains sahraouis, je voudrais vous parler d'une. Une réalité que je connais bien depuis les camps de Tindouf. J'ai grandi dans un environnement où les droits étaient violés, les libertés réprimées, et on payait un lourd tribut pour exprimer notre opinion. J'ai été une des victimes des violations du Polisario. J'ai été enlevée en raison de mes critiques à l'égard des dirigeants. J'ai fait l'objet de plusieurs mauvais traitements, tortures. Et je suis ainsi convaincue que la situation des droits et des libertés dans le camp de Tindouf doit être au cœur de votre attention ici. Ces camps sont devenus des camps marqués par le chaos, avec l'appui du pays hôte. été dans le camp de détenus avec d'autres personnes sahraouies et nous avons enregistré notre expérience. Il y a également de nombreux. Il y a près de 20 sites secrets de captivité et les organisations internationales telles que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Amnesty International ou d'autres organisations encore, ont documenté, enregistrer des témoignages sur ces mauvais traitements dans ces camps. On parle en fait de tombeaux secrets pour ceux qui sont morts en captivité. Il y a donc un groupe armé qui se livre à de graves violations des droits humains dans le camp. Nous voulons vous parler de notre expérience personnelle d'avoir été détenus et torturés dans ces camps. Il est triste que l'organisation qui se présente comme la représentante des Sahraouis ait commis tant de violations contre la population sahraouie lorsqu'elle n'était pas d'accord avec le Polisario. La partie responsable ne peut pas être soustraite à ses responsabilités. Ce qui permet aux Polisarios de vivre, c'est l'Etat d'Algérie. Oui, je le répète, l'Etat d'Algérie, c'est la première partie responsable de toutes les violations, de toutes les souffrances des Sahraouis. Merci. 4th Committee · Président [2:03:22]: Merci, pétitionnaire. Prochain pétitionnaire, Guillermo Sanchez, je vous en prie. Représentant du Conseil de Majorque [2:03:35]: Mesdames et. Messieurs, chers membres de la 4e commission, il y a des familles sahraouies qui attendent de rentrer chez elles depuis un demi-siècle. Des grands-pères qui sont partis en exil, des parents qui sont nés dans les camps et des enfants qui ne connaissent leur terre qu'à travers ces souvenirs. Pour ces familles, ces conflits se mesurent en vie entière. Et moi, je représente le Conseil de Majorque et je voudrais vous dire que leur avenir est important pour nous. Nous voudrions qu'ils puissent décider librement de leur avenir par un référendum d'autodétermination. J'ai des liens étroits avec les Sahraouis grâce à un fonds de solidarité avec le peuple sahraoui de la part des îles Baléares. Ces liens interpersonnels ont réuni, ont rapproché nos communautés et dès lors, nous devons nous faire entendre, car l'assistance humanitaire est essentielle, mais ne peut être à durée illimitée. L'ONU avait décidé d'un référendum. Cette promesse n'a toujours pas été tenue. L'Espagne a une responsabilité historique qu'elle ne peut le soutien espagnol en faveur du plan d'autonomie marocain d'autonomie. On ne peut pas priver le peuple sahraoui de son droit à à voter. Il faudrait donc un calendrier pour un référendum d'autodétermination, avec les différentes options d'indépendance. Combien de générations encore devront grandir loin de leur pays avant que la communauté internationale n'agisse? Le peuple sahraoui a démontré sa capacité à résister. Ne lui demande pas, ne lui demandons pas de montrer encore combien de souffrance il pourra endurer. Leur est venu d'agir pour des conditions de vie dignes pour le peuple sahraoui, pour protéger leurs droits et libertés, pour que l'exil, la séparation des familles, l'incertitude arrêtent de caractériser leur vie. Il faut agir pour garantir une solution politique juste, durable, conforme au droit international. En obtenant un référendum d'autodétermination qui permettrait au peuple sahraoui de décider librement de son avenir. Ce peuple a le droit de décider. Donc faisons en sorte que ce soit cela soit le cas. Merci. 4th Committee · Chair [2:06:17]: Je remercie le pétitionnaire avant de donner la parole au prochain pétitionnaire. Je voudrais juste rappeler aux pétitionnaires et aux orateurs que vous devez vous garder de discuter. De territoire s'il ne s'agit pas des 17 territoires non autonomes l'ordre du jour de la commission. Magdalena Ramis, je vous en prie. Speaker 80 [2:06:45]: Chers membres de la quatrième commission, Mesdames et Messieurs, je vous invite à réfléchir à ce que cela signifie 50 ans pour un petit garçon, une petite fille. On ne peut pas attendre 50 ans. Leur enfance sera terminée, ils seront adultes et peut-être qu'ils verront même leurs enfants grandir dans la même situation. C'est exactement ce qui se passe pour une génération entière du peuple sahraoui. Dans les camps réfugiés de Tindouf, des dizaines d'enfants jouent, vivent, vont à l'école. Imaginez qu'ils sont nés, qu'ils ont grandi et sont devenus adultes dans une situation qui devait être temporaire, mais est devenue permanente. Le peuple sahraoui est extrêmement résilient. Ils ont construit des écoles dans le désert, mis en place des services publics et ont préservé leur identité collective depuis des décennies. Les femmes sahraouies ont grandement contribué à l'éducation, aux soins et à la cohésion sociale. Toutefois, la résilience ne peut pas devenir un prétexte pour l'inaction. Aucun enfant Aucun adolescent ne doit voir son avenir subordonné à l'inaptitude de la communauté internationale de régler ce cas de décolonisation. Aucune génération ne doit connaître l'exil comme sa seule destination. L'ONU reconnaît l'intérêt suprême de l'enfant. Cela devrait être la considération primordiale. Les droits des enfants, ce ne sont pas une aspiration politique ou une promesse pour leur avenir. Il s'agit d'obligations morales et juridiques qui doivent être respectées aujourd'hui. Voilà pourquoi je lance un appel à l'ONU, aux États membres, aux institutions, aux organisations qui ont une autorité en matière de protection de l'enfance, d'aide humanitaire ou de décolonisation. Il faut honorer les engagements en faveur des jeunes sahraouis. Il ne suffit pas d'observer, il faut agir pour des conditions dignes, pour renforcer la protection des droits de l'enfance, pour que les nouvelles générations ne grandissent pas toujours dans l'incertitude et agir également pour garantir la mise en oeuvre des résolutions de l'ONU et pour qu'une solution juste et durable, conforme au droit international, puisse se matérialiser, pour que le peuple saharien puisse exercer son droit à l'autodétermination, parce que chaque année d'impasse politique, c'est une année perdue pour les enfants. Ceux qui apprennent à écrire dans les camps de Tindouf, j'espère qu'ils pourront apprendre à écrire leur propre histoire. Je vous remercie. 4th Committee · Chair [2:09:37]: Avant de donner la parole au prochain pétitionnaire, je voudrais vous rappeler que seuls les représentants de médias accrédités et accompagnés par le département de la communication pourront filmer les pétitionnaires. Je vous rappelle également que les réunions de la quatrième commission sont retransmises en direct sur le webcast. Ahmedetani Lambarqi, je vous en prie. Speaker 82 [2:10:09]: Madame la Présidente, je représente Aqib Media, une agence de presse indépendante créée en 2009 en Sahara occidental pour rompre le blocus de l'information et documenter à de grands périls ce qui se passe sur le terrain. Je voudrais vous parler du prix à payer lorsqu'on est journaliste, car il y a un blocus pour les médias et militaires. où les Sahraouis souffrent de répression et de graves restrictions de leurs droits fondamentaux. Dans le Sahara occidental occupé, nous vivons sous une forte présence militaire et policière. Notre liberté d'expression ou d'association sont limitées. Nous sommes à la merci des détentions, des intimidations, des agressions. Ceux d'entre nous qui essayent de montrer cette réalité sont également persécutés. Il y a des journalistes qui sont emprisonnés depuis 16 ans, dont Bachir Khadda, Hassanda, Abdellah El Hafani et Mohamed Lamine Hadi. Et il y a également cinq Sahraouis de Gdeim Izik qui font une grève de la faim pour protester contre leurs conditions d'emprisonnement et pour exiger que leurs droits soient respectés. Nous ne parlons pas ici de simples chiffres, mais bien de personnes qui ont des caméras, des microphones et qui utilisent leur faculté de parler, ceux qui veulent donner voix au chapitre à notre peuple. Et c'est pour ces raisons qu'ils ont été jetés en prison. Dans l'intervalle, les journalistes, les observateurs, les défenseurs internationaux des droits humains se heurtent à des portes fermées, leur accès est restreint, les témoins sont expulsés, et on essaye que notre territoire soit bien loin des regards du reste du monde. Mais la question inévitable à poser est la suivante: s'il n'y a rien à cacher, pourquoi entraver l'accès des journalistes? Pourquoi avoir peur d'une caméra? On ne peut pas parler d'un processus politique crédible alors que le blocus militaire et médiatique se poursuit, alors que l'on souffre de répression et alors que les observateurs et les journalistes internationaux ne peuvent pas travailler librement sur le terrain. Dès lors, nous appelons l'ONU et ses États membres à garantir un accès libre et immédiat au Sahara occidental. Et nous les appelons également à veiller à ce que les mécanismes des droits humains de l'ONU puissent travailler sur le terrain. Il faut que soit protéger les journalistes, les défenseurs des droits humains, les prisonniers sahraouis. La paix ne peut être établie sur le silence ou l'impunité. Lorsque la presse est interdite, les violations ne disparaissent pas. 4th Committee · Chair [2:13:17]: Je remercie le pétitionnaire de cette déclaration et à présent, je donne la à la prochaine pétitionnaire, Susy Infanti. Présidente de l'ONG Ente Popolare Nazione Veneta [2:13:27]: Signori e signori delegati presenti, sono qui oggi in qualità. Mi chiamo Infanti Susy, sono. Qui oggi in qualità di doge della nazione veneta autodeterminata e di presidente dell'ONG Ente Popolare Nazione Veneta, quale rappresentante. Del popolo ancestrale veneto, per esprimere la nostra. 4th Committee · Présidente [2:13:45]: La pétitionnaire s'exprime dans une langue qui n'est pas une langue officielle de l'Organisation des Nations Unies. Présidente de l'ONG Ente Popolare Nazione Veneta [2:13:50]: Sull'importanza di portare a compimento i 4th Committee · Présidente [2:13:52]: I have to stop you, excuse me? Veuillez m'excuser, mais vous vous exprimez en italien. Il n'y a pas d'interprétation pour l'italien. Vous êtes invités à vous exprimer dans l'une des langues officielles de l'organisation. Merci. Présidente de l'ONG Ente Popolare Nazione Veneta [2:14:17]: Shall I move to the next speaker, please? 4th Committee · Présidente [2:14:19]: Just a second. Just a second. Just a second. Présidente de l'ONG Ente Popolare Nazione Veneta [2:14:25]: Just a second. Speaker 91 [2:14:28]: Just a. 4th Committee · Présidente [2:14:33]: Vous pouvez essayer, vous avez la parole. Présidente de l'ONG Ente Popolare Nazione Veneta [2:14:49]: Je voudrais rappeler l'avis consultatif de la CIJ du 16 octobre 1975. La Cour a conclu que les éléments qui lui avaient été présenté n'établissait pas de lien de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le royaume du Maroc, ou l'entité mauritanienne, pouvant avoir des conséquences sur l'application de la résolution 151415, et en particulier le principe d'autodétermination par l'expression libre de la volonté des peuples du territoire. Par conséquent, je lance un appel simple et respectueux à la Commission. Le processus de décolonisation du Sahara occidental ne doit pas être oublié, ne doit pas être effacé par le passage du temps. Le peuple doit pouvoir librement participer à la détermination de son avenir politique, conformément à la Charte des Nations Unies, conformément au droit international et conformément à différentes résolutions de l'Organisation. Nous ne demandons pas une solution imposée de l'extérieur. Nous demandons que les principes de la décolonisation et de l'autodétermination soient respectés et que l'avenir du territoire soit déterminé dans le cadre d'un processus pacifique et crédible, conformément au droit international. Et voilà pourquoi nous sommes ici aujourd'hui, aux côtés du peuple du Sahara occidental, pour que la communauté internationale puisse continuer d'appuyer le processus de décolonisation et le droit à l'autodétermination du peuple saharien. Oui, merci de votre attention. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:16:59]: Je donne la parole à Moureddine Souivi, vous avez la parole. Pétitionnaire [2:17:05]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, merci de me donner l'occasion une fois de plus de m'adresser à la Commission. Je vous parle aujourd'hui avec le cœur lourd parce que depuis la dernière fois où je suis venue. Rien n'a été signé, aucune mesure n'a été prise pour mettre un terme aux souffrances du peuple sahraoui. Je me dois de vous demander quelle est la raison d'être de cette commission, si elle continue d'être l'incarnation de l'inaction. Est-ce que cette organisation est vraiment attachée à la décolonisation? Est-ce qu'elle est la gardienne de la justice ou de résolutions vides? Ce que nous voyons n'est pas que de la négligence et de la complicité. J'ai été au Sahara occidental, j'ai parlé avec les personnes, j'ai vu leurs craintes au quotidien. Le Sahara occidental n'est pas un territoire contesté, une région administrative, c'est une région prise au piège de barbelés invisibles. Faire entendre sa voix, c'est risquer sa vie. C'est une prison à ciel ouvert qui n'est pas régie par la loi mais par la surveillance, la censure, la menace permanente de violence. Appeler un chat c'est un cas d'occupation, de colonialisme et c'est une tentative de bâillonner, d'effacer l'identité, la mémoire et l'avenir d'un peuple. Plusieurs personnes ici ont été interrompues simplement pour avoir évoqué le Sahara occidental. On semble avoir oublié que cette commission se consacre à la question du Sahara occidental. Il nous faut pouvoir traiter de la question en utilisant les termes corrects, à savoir Sahara occidental. Il n'y a pas de Sahara marocain. Si le Sahara occidental était marocain, il n'entrerait pas ici. Dieu nous en garde. La délégation marocaine aujourd'hui est protégée par le protocole, mais Les propos diplomatiques ne peuvent cacher la vérité. Il y a un régime qui emprisonne des journalistes qui disent la vérité, qui profite de ressources volées alors que le peuple autochtone de la terre a été écrasé. Et donc, je lance un défi et pas à la légère: autoriser une mission de l'ONU non supervisée au Sahara occidental, pas d'observateurs marocains, pas de vérité fabriqué, juste la vérité brute sans filtre, rien à cacher, très bien, prouvez-le. Mais nous savons tous ce que vous redoutez, la transparence, plus que la résistance. Vive le Sahara occidental libre. 4th Committee · Présidente [2:20:07]: Je tiens à remercier ce pétitionnaire et je voudrais rappeler à toutes les personnes ici présentes qu'elles ne peuvent applaudir et qu'elles doivent respecter les règles de bienséance de la commission. Je voudrais également rappeler aux pétitionnaires qui prennent la parole qu'ils sont invités à s'adresser à la commission. Je donne la parole à Zine El Abidine El Wali. Vous avez la parole. Pétitionnaire [2:20:40]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous saluons l'occasion d'aborder cette question. Le 31 octobre de l'année dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2797, une résolution qui montre une évolution importante de la situation dans l'approche de la communauté internationale de cette question, en définissant le cadre dans lequel tous les efforts visant à parvenir à un règlement durable et définitif de ce différend artificiel sur le Sahara marocain devrait se faire. Le monde entier sait exactement qui est le peuple original, qui est responsable de ces différences. Cette résolution a entériné l'initiative marocaine d'autonomie comme base de négociation. Et c'était là le résultat d'un processus politique qui montre la conviction croissante de la communauté internationale que Les idées surannées ne sont plus acceptables et je voudrais ici évoquer la position. Je ne parle pas de la position ici de relations bilatérales isolées, mais bien d'un consensus international très large, appuyé par des pays tels que les États-Unis, la France, l'Espagne, l'Allemagne, les pays arabes, d'Amérique latine et des Caraïbes également, ainsi que même des regroupements régionaux tels que l'Union européenne, qui a adopté une position commune, sachant que l'autonomie est sans doute la meilleure solution de ce différend. Cet élan politique significatif s'accompagne sur le terrain d'une série de développements diplomatiques dont l'importance ne peut être sous-estimée, notamment l'ouverture de 30 consulats dans les villes de Laâyoune et d'Akkla, ce qui représente une claire reconnaissance du caractère marocain du Sahara. Il y a également des investissements importants, notamment des États-Unis et de la France, dans le Sahara marocain, autre reconnaissance de la souveraineté marocaine sur la région. Madame la vice-présidente, la mise en œuvre de l'autonomie dans les provinces du royaume n'a pas commencé de rien. C'est un processus avancé d'un processus institutionnel au fil des ans pour renforcer la participation des populations locales dans la gestion de leurs affaires. Nous, le peuple du Sahara Ne pensons pas que nous accrocher à des illusions peut justifier de priver une génération tout entière de son droit à la stabilité, au développement et de la possibilité de bâtir son avenir. Nous ne voulons pas que des groupes militarisés nous gouvernent, notamment avec le soutien de l'Algérie, ceux qui se bercent de l'illusion de la résistance en temps. Merci. 4th Committee · Présidente [2:23:39]: Je remercie le pétitionnaire et je donne la parole au pétitionnaire suivant, Nahib Boudim. Vous avez la parole. Pétitionnaire [2:23:47]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je prends la parole aujourd'hui pour aborder la question du Sahara marocain à un moment décisif dans l'histoire de ce différend régional. L'adoption récente de la résolution 2797 du Conseil de sécurité marque un tournant historique. La résolution réaffirme ce que reconnaît de plus en plus la communauté internationale, à savoir l'initiative d'autonomie marocaine présentée en 2006. qui représente la seule solution réaliste, pragmatique et durable de ce différend, conformément à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du royaume du Maroc. La résolution appelle toutes les parties à participer de façon constructive à un processus politique qui soit réaliste, basé sur le compromis et le cadre d'autonomie. Madame la Présidente, sous la houlette de Sa Majesté le roi Mohammed VI, cet élan a atteint un niveau inégalé. La situation de ces deux dernières semaines illustre le soutien international croissant en faveur de la position du Maroc. En dehors de là, les régions, le soutien international en faveur de la position du Maroc ne fait que croître. Le Pérou, la Bolivie, le Chili et le Panama ont accru leur soutien à la souveraineté marocaine. son engagement dans les provinces du sud. Maurice, la Jamaïque, l'Arménie ont entériné l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine et les États-Unis continuent de renforcer sa reconnaissance par notre engagement d'initiatives économiques et d'investissements dans les provinces du sud. Monsieur le Président, ce consensus intercontinental croissant envoyer un message fort. L'initiative d'autonomie marocaine n'est plus qu'une simple proposition, c'est devenu la seule voie réaliste et crédible vers un règlement politique définitif. Le principal parti régional doit assumer sa responsabilité et participer de bonne foi à un processus de table ronde mis en place par le Conseil de sécurité. Les entraves et manœuvres diplomatiques ne peuvent perpétuer le conflit. La résolution 2717 indique clairement quelle est la marche à suivre, à savoir une solution réaliste, pragmatique et durable, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Maroc. L'heure est venue également de reconnaître la responsabilité fondamentale de l'Algérie dans la création et perpétuation de ce différend artificiel L'Algérie doit pleinement assumer son rôle et participer de façon constructive au processus politique plutôt que de continuer d'échapper à ses responsabilités. L'heure est venue de faire de cet élan international un règlement définitif en faveur de la paix, de la stabilité et de la prospérité. 4th Committee · Présidente [2:26:47]: Le micro a été coupé. Je remercie le pétitionnaire et donne la parole au pétitionnaire suivant. Mais avant cela, je vais d'abord donner la parole à l'Algérie. Vous avez la parole. Algeria · Représentant [2:27:03]: Merci. Merci, Madame la Présidente. Je ne voulais pas interrompre le pétitionnaire. Ma délégation de la. à montrer tout au long des procédures une certaine tolérance et un respect des pétitionnaires, quelles que soient les positions avancées. Mais je ne voulais pas revenir sur ce qu'a dit ce pétitionnaire, mais le précédent. Nous avons été tolérants, quelle que soit la position, mais nous ne pouvons tolérer des insultes. Et donc, nous en appelons à vous et nous vous demandons d'envisager de supprimer non pas ce pétitionnaire, mais celui qui s'exprimait avant, qui a insulté, qui a proféré des insultes et nous demandant à ce qu'il soit biffé du procès-verbal de notre réunion. Je vous remercie, 4th Committee · Présidente [2:28:08]: je remercie l'Algérie et je tiens à vous dire que la présidence prend dûment note de vos commentaires. Je donne à présent la parole au pétitionnaire suivant, Brenda Mofia. Vous avez la parole. Oxfam · Pétitionnaire [2:28:23]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup de l'occasion qui m'est donnée de m'adresser à la Commission. Je m'exprime au nom d'Oxfam, qui a travaillé aux côtés des réfugiés sahraouis depuis 1975 pour appuyer des communautés dans les camps près de Tindouf. Plusieurs pétitionnaires l'ont dit, il y a 50 ans, les premières familles sahraouies sont arrivées dans ces camps. Aujourd'hui, les grands-parents arrivés enfants vivent aux côtés des petits enfants qui n'ont rien connu d'autre. Trois générations ont grandi dans l'exil, dans l'un des déserts les plus rudes sur Terre. D'après l'ONU, 170 3 600 personnes ont besoin d'aide humanitaire. Plus de 80 % dépendent d'aide alimentaire. La malnutrition aiguë chez les enfants âgés de moins de 15 ans atteint 13,6 % par rapport à 10,7 % en 2022. L'anémie touche 65,3 % des enfants et 68,8 % des femmes. La famine progresse dans la mauvaise direction. Le plan d'intervention pour les réfugiés sahraouis 2026-2027 requiert 177 millions de dollars. Le financement a chuté d'environ 70 % ces dernières années. La durée de la crise n'est pas un échec humanitaire. Elle est le reflet de l'absence d'un règlement politique. La résolution 2797 du Conseil de sécurité de 2025 réaffirme l'importance d'un règlement politique juste, durable, mutuellement acceptable, conforme à la Charte des Nations unies et aux principes d'autodétermination. Oxfam demande trois choses. Premièrement, nous demandons que progresse le processus politique pour permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination. L'autodétermination n'est pas que un résultat, c'est aussi un processus. Ceux qui ont vécu ce conflit ces 50 dernières années doivent pouvoir jouer un rôle dans son règlement. Deuxièmement, Les voix sahraouies doivent être au cœur du processus. Il faut garantir la participation et le leadership véritable du peuple sahraoui, des réfugiés sahraouis, notamment les femmes et les enfants. Troisièmement, il faut financer, financer, financer, financer l'intervention. Fournissez un financement pluriannuel et investissez dans l'eau, les denrées alimentaires, les moyens de subsistance, la sécurité. Oxfam a organiser une exposition, 4th Committee · Présidente [2:31:22]: le micro a été coupé. Je remercie la pétitionnaire et je donne la parole au pétitionnaire suivant Maïtili Paille, vous avez la parole. Micro s'il vous plaît pour le pétitionnaire. Pétitionnaire [2:31:54]: Le Défenseur des droits humains sahraouis rappelle le droit à l'autodétermination, à la dénonciation des violations, la mobilisation des communautés. Ils sont victimes de harcèlement, d'abus physiques et psychologiques, de violences sexuelles, de surveillance et de restriction de leurs libertés fondamentales, ce qui crée un climat d'intimidation et d'autocensure, ce qui limite la capacité des défenseurs des droits humains à organiser et documenter les violations ou à communiquer en toute sécurité, y compris avec l'ONU. En avril, le Comité contre la torture a adopté quatre nouvelles décisions relatives à Hassan Daa, Mohamed Lamine Ladi, Ahmad Sabay et Sidi Ahmad Lingjiat, qui venaient s'ajouter à six autres dossiers précédents. Dans ces dossiers, le Comité a identifié des arrestations arbitraires, des détentions à l'isolement, tortures, mauvais traitements pendant les interrogatoires et utilisation de confessions sous torture. Une enquête sur les tortures et les aveux obtenus sous torture révèle un problème structurel qui requiert des mesures collectives de toute urgence. Les quatre hommes restent en prison 16 ans après les faits. Nnamdi Azare reste également emprisonné, même si le Comité a constaté que la Convention contre la torture avait été violée dans son cas il y a 10 ans. Les procédures spéciales de l'ONU ont souligné que leur refus des droits des Sahraouis à l'autodétermination s'intègre dans un contexte structurel où les violations des droits humains surviennent dans les territoires occupés. Cette année, le Comité contre la torture a également constaté des violations de la Convention sur la torture dans le cadre du défenseur Abdelmoula El Hafidi. Ses conditions de détention relèvent d'un traitement dégradant. Le Maroc n'a pas pu garantir son droit de se plaindre et de faire en sorte que les allégations fassent l'objet d'un examen impartial. El Afidi a été libéré au mois d'avril après avoir achevé sa peine de dix ans sans que les violations n'aient cessé. Depuis lors, lui et sa famille ont fait face à des intimidations et des représailles, alors même que le Comité avait expressément demandé au Maroc de s'abstenir de toute pression de représailles à son endroit. Nous appelons le Maroc et tous les États à pleinement mettre en œuvre les décisions du Comité contre la torture et autres mécanismes des droits de l'homme, à enquêter sur les allégations de torture, à fournir des recours et cesser tout acte d'intimidation et de représailles. Nous exhortons les États membres à faire en sorte que le peuple sahraoui puisse exercer son droit inaliénable à l'autodétermination protège ceux qui coopèrent avec l'ONU et exige des auteurs qu'ils rendent des comptes des violations des droits humains en cours. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:34:54]: Le micro a été coupé. Je remercie la pétitionnaire. Avant de passer au pétitionnaire suivant, je tiens à informer les États membres ici présents que j'ai encore quatre pétitionnaires inscrits, à la suite de quoi Nous entamerons le débat général. Je vais donner la parole au pétitionnaire suivant, Tarik Cherif. Vous avez la parole. Pétitionnaire [2:35:22]: Mesdames et messieurs, je suis Tarik Cherif. Je suis la première Américaine sahraoui. Mon père est né dans le Sahara occidental. Je suis un entrepreneur. J'ai cofinancé Ma mère m'a élevée pour que jamais je n'oublie mon peuple. J'ai grandi en attendant un référendum promis depuis 1992. Je me suis rendue dans le camp de réfugiés en priant qu'un jour mon peuple verrait la liberté. La proposition d'autonomie du Maroc crache au visage de l'ONU et de la CIJ. En 1975, la CIJ a déterminé qu'il n'y avait pas de lien de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental. Quelques jours après, cette décision, le Maroc a volé la terre de mon père en prétendant que c'était une terre sans personne. Ce n'était jamais une terre qui n'appartenait à personne. Elle appartenait au peuple sahraoui. La présence marocaine dans le Sahara occidental n'est pas un droit historique. Elle a commencé comme une invasion militaire illégale qui a forcé des milliers de Sahraouis à trouver refuge dans les camps de réfugiés. Nous avons attendu le référendum promis par l'ONU. Voilà 30 ans que le Maroc A empêché le processus dit d'inscription des électeurs, ce qui empêchait le processus avec la résolution 27 97. Il y a une tentative de réécrire l'histoire en imposant un plan d'autonomie comme seule option, en essayant. de supprimer le mot référendum du vocabulaire de l'ONU et de l'ONU. La MINURSO n'a pas été envoyée pour gérer une occupation indéfinie ou pour accepter un plan d'autonomie unilatéral. Elle avait été envoyée pour organiser un référendum. Voilà 35 ans que ma famille, mon peuple Croyant une promesse faite par la communauté internationale, remplacer un vote démocratique par une fausse autonomie est une trahison de cette promesse. Le droit à l'autodétermination, d'après la résolution 1514 de l'Assemblée générale, n'appartient qu'aux peuples colonisés et pas à la puissance occupante. Un plan d'autonomie qui refuse l'option de l'indépendance, ce n'est pas l'autodétermination, c'est l'émigration forcée. Le droit international prévoit que l'avenir de la Le Sahara occidental appartient au peuple sahraoui et pas à des négociations entre New York et Rabat. L'indépendance a déjà été arrachée aux urnes. En tant qu'enfant de la diaspora sahraouie, je suis ici pour vous dire que notre identité ne peut être effacée, que notre droit à être libre ne sera jamais cédé à un plan d'autonomie. Peuple, votez, libérez le Sahara occidental, cessez de voler la terre, les ressources et la liberté de mon peuple. Et je tiens à dire que j'ai entendu les partisans du Maroc essayer d'expliquer que tout ce qui se passe pour le moment, c'est la faute du Polisario, que tout va bien au Maroc et tout ce que je puis vous dire, c'est que vous ignorez le problème de départ. La terre a été volée, il faut tenir un vote sur l'autodétermination. Merci, merci. 4th Committee · Présidente [2:38:25]: Je donne la parole à Hector Santoro. Vous avez la parole. Pétitionnaire [2:38:40]: Tout d'abord, je tiens à vous rappeler les principes de notre organisation, parce que si j'ai bien compris, elle a des principes, cette organisation. Dans le cas des Sahraouis, où sont ces principes? Est-ce que les intérêts politiques et économiques de certains pays pèsent plus? Est-ce que l'on a perverti des principes directeurs au nom de certains intérêts? Il n'y a pas de paix, de sécurité, de relations d'amitié basées sur le principe d'égalité des droits pour le peuple sahraoui. On ne respecte pas leur droit à l'autodétermination. Il n'y a pas de coopération et il n'y a pas de centre qui harmonise les efforts des nations pour atteindre ces objectifs, pas dans le cas du peuple sahraoui. Et moi, je me pose la question Pourquoi? Parce que l'on soutient les positions de certains secteurs sahariens proches des thèses marocaines. Tout le monde a le droit d'avoir un avis. Ce qui est inacceptable, c'est d'imposer sa voix, la volonté souveraine de la totalité du peuple sahraoui. Il est beaucoup plus facile de participer à un référendum avec des garanties et que chaque partie présente les avantages de son modèle et les désavantages de l'autre, et que ce soit la population sahraouie elle-même qui, de façon souveraine, choisisse son avenir et non pas vous. À quoi sert ce théâtre à la population concernée? Pourquoi parler de développement économique? C'est un développement fictif. est-ce que l'on peut justifier ce qui s'est passé? L'absence d'investissement de 1976 à 2017. À partir de 2017, on parle d'investissements sous forme de millions. Quel a été l'impact sur le peuple saharien? Une route a été construite et elle sert à la spoliation même des et les rapports de ceux qui travaillent pour les institutions marocaines le reconnaissent très bien. Tous les accords de pêche qui parlent du Sahara occidental sont illusoires si on les compare avec d'autres contrats de l'Union européenne. À cause de quoi? Qui va payer rétroactivement le poisson au peuple sahraoui lorsqu'il n'y aura pas de poisson? Qui va payer le sable? Qui va payer ces 50 années? Qui va assumer la responsabilité du détournement du droit international dans l'intérêt des Etats ici présents, de la France, des Etats-Unis, d'Israël, de l'Espagne et du Maroc? Dites-le ouvertement, si la Charte des Nations unies ne s'applique pas, à ce moment-là, quel est le rôle des Nations unies? Elles sont en train d'imposer Elle a force de la raison et c'est le Sahara occidental et pas le Sahara marocain. 4th Committee · Présidente [2:41:41]: Je remercie le pétitionnaire et avant de passer au pétitionnaire suivant, une fois de plus, Je tiens à rappeler aux orateurs qu'ils ne peuvent aborder des territoires qui ne relèvent pas des 17 territoires non autonomes inscrits sur la liste. Je donne à présent la parole au pétitionnaire suivant, Esedik Shaik. Vous avez la parole. Pétitionnaire [2:42:12]: Je voudrais parler de l'inhumanité dans la partie occupée du Sahara occidental, le peuple sahraoui, les hommes, les femmes, les personnes âgées, les enfants sont victimes d'ostracisation, de torture et de faux procès qui les amènent à être emprisonnés pendant 10 ans ou plus. Ils sont dans certains cas imposés des insultes, la torture, ils sont battus parce qu'ils appellent à la liberté et des bonnes conditions de vie. Mesdames et messieurs, le peuple sahraoui est privé d'emplois, d'avantages sociaux, alors que c'est un peuple droit, c'est le véritable propriétaire de cette Mon pays a des ressources naturelles infinies et des pêches qui peuvent générer des millions de dollars chaque année, sans véritable infrastructure, sans véritable service, avec des conséquences sur le quotidien du peuple. Madame la Présidente, l'occupation marocaine a écrasé Nos ambitions, des familles tout entières et des jeunes ont été contraints d'immigrer en quête de justice, de liberté, de bons moyens de subsistance. Nous cherchons à être soutenus. Certaines parties internationales ont appuyé le plan d'autonomie. sans tenir compte du droit international et de la Charte des Nations Unies en tant que Sahraoui. Nous appelons une mission d'établissement des faits au Sahara Occidental pour constater de visu la situation sur le terrain, une mission de l'ONU avec une surveillance des droits humains. Nous appelons à la liberté des militants politiques et du peuple sahraoui et de toutes les victimes d'injustice dans le monde. Merci. 4th Committee · Présidente [2:44:09]: Je remercie le pétitionnaire de sa déclaration et je tiens à rappeler à tous les intervenants qu'il faut respecter les règles de bienséance lors des prises de parole. Je donne la parole au pétitionnaire suivant, Mohamed Ahmed Khayin, vous avez la parole. Professeure [2:44:29]: Madame, je suis professeure du Sahara marocain. Je vous parle non pas pour vous présenter des slogans, mais bien fort de mon expérience. Cela fait des décennies que l'on entend en cette salle des discours présentant différents points de vue, mais il y a une vérité fondamentale qui ne peut être ignorée. Tous les Sahraouis qui ont pris la parole devant cette commission, y compris la toute petite qui présentent des vues dissidentes, séparatistes, ont été éduqués au Maroc sahraoui. Ils peuvent utiliser leur passeport marocain et visiter, voyager et aucun d'entre eux n'a jamais Été remis en cause ou harcelés en raison des points de vue exprimés en cette salle ou en crainte de représailles. Et cette réalité démontre les progrès tangibles réalisés dans le cadre du Maroc. C'est. du Sahara marocain, la liberté d'expression notamment. Mais où est le grand absent dans cette salle? Le Front Polisario est présenté ici par ses dirigeants en répétant les mêmes discours, alors que la population ordinaire sahraouie, opprimée par ses dirigeants, n'est-elle pas présente dans cette salle? Cette absence n'est pas fortuite, c'est dû à la machine de répression du Polisario. qui proscrit le pluralisme des sociétés indépendantes, des médias indépendants. Et au lieu d'entendre les Sahraouis des camps, on entend des citoyens algériens qui défendent un projet séparatiste en leur nom. Mais à qui appartient ce projet? N'est-ce pas un projet politique parrainé et contrôlé par les forces déstabilisatrices, dont les objectifs régionaux, depuis des années, renforce les clivages au Maghreb. Nous, les Sahraouis du Sahara marocain, nous sommes des ingénieurs, des parlementaires, des élus et nous nous tenons, nous nous soulevons contre ce projet conçu par d'autres pour le peuple sahraoui. Il est temps pour ceux qui dépendent du Polisario qu'ils arrêtent l'illusion que la répétition peut faire de l'horrible une réalité. Cela suffit, les pillages des ressources pour le peuple algérien. Cela n'est pas à la hauteur de la dignité du peuple algérien. L'Algérie doit endosser sa responsabilité. L'Algérie ne peut s'isoler de sa responsabilité d'avoir créé ce conflit, et donc c'est l'Algérie qui doit y mettre fin. Merci. 4th Committee · Présidente [2:47:24]: Je remercie le pétitionnaire. Mesdames et messieurs, nous avons entendu le dernier pétitionnaire. La commission a donc terminé son audience des pétitionnaires. Comme nous l'avons décidé hier, la Commission va à présent reprendre le débat général sur tous les points relatifs à la décolonisation, articles 52 et 56. La liste évolutive des orateurs est disponible au journal de l'ONU et le lien vers la liste évolutive est disponible dans le journal de l'ONU. Je voudrais vous rappeler que nous sommes tombés d'accord sur un temps de parole de 10 minutes pour les déclarations nationales et de 15 minutes au nom d'un groupe et le micro sera coupé automatiquement. Afin de faciliter l'interprétation des déclarations, je voudrais aimablement rappeler aux orateurs de s'exprimer à une cadence raisonnable et d'envoyer toutes leurs déclarations en avance à e-statements@un.org. J'invite également les délégations qui ont de plus longues déclarations à lire une version abrégée, à envoyer la version intégrale de leur déclaration à statements@un.org pour qu'elle soit affichée au Journal de l'ONU. Je donne la parole au prochain orateur sur ma liste, mon collègue du Sénégal, je vous en prie. Senegal · Représentant [2:49:01]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, je voudrais saisir cette opportunité pour féliciter les membres du Bureau pour la confiance placée en eux pour conduire les travaux de cette importante commission et leur souhaiter plein succès dans l'accomplissement de ce mandat. Madame la Présidente, distingués collègues, la décolonisation est un combat noble pour tous, pour tous les peuples colonisés et ceux qui ont connu la colonisation comme le nôtre. C'est pourquoi ma délégation, toujours attachée aux principes et idéaux de la Charte des Nations Unies, réaffirme son soutien aux efforts de parachèvement de tous les processus de décolonisation en cours. À cet égard, elle plaide en faveur de solutions consentielles, adaptées à chaque territoire et conformes aux aspirations des peuples des territoires non autonomes ainsi qu'aux résolutions des Nations Unies. Dans la poursuite de ce noble objectif, le Sénégal invite à éviter d'ouvrir la porte au séparatisme qui survit encore dans plusieurs parties du monde et qui, comme la colonisation, porte atteinte à la souveraineté des États. Dans ce même sillage, ma délégation condamne et rejette toutes les formes d'occupation et d'annexion de territoires, comme c'est le cas à Gaza et en Cisjordanie occupée, en violation flagrante du droit international. Madame la Présidente, la question de la décolonisation évolue certes lentement, mais il y a de quoi garder espoir. En effet, la question du Sahara a connu une évolution encourageante depuis l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, renouvelant le mandat de la MINUSO et invitant à la reprise des dialogues entre les acteurs régionaux sous les bons offices de l'envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura. Qu'il me soit permis de le féliciter pour ses efforts inlassables ainsi que son engagement résolu pour rapprocher les parties. Dans cette dynamique positive, j'appelle les parties à une meilleure collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés le Programme alimentaire mondial pour une prise en charge optimale des droits fondamentaux des populations des camps de Tindouf, en l'occurrence les libertés d'expression et d'association, l'accès à l'aide humanitaire internationale qui leur est destinée, ainsi que le recensement, conformément au droit international humanitaire et aux recommandations du Secrétaire général des Nations unies. Madame la Présidente, Ma délégation réitère son soutien au plan marocain d'autonomie et reste convaincue qu'il constitue une option crédible pour mettre un terme à ce différend régional. Ce plan pose les bases d'une solution réaliste et durable pouvant garantir la prospérité de la région, la sécurité et le bien-être des populations du Sahara, sur la base de la souveraineté, de l'intégrité et de la continuité du territoire du royaume du Maroc. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:52:31]: Je remercie le représentant du Sénégal et je cède la parole à l'Afrique du Sud. South Africa · Représentant [2:52:43]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, une fois de plus, nous nous réunissons afin d'évoquer des questions de décolonisation très anciennes qui n'ont toujours pas été réglées des décennies après la création du C24 en 1961. En dépit des efforts de l'ONU et notamment de cette commission et d'autres mécanismes, nous sommes préoccupés par les progrès limités sur bon nombre de ces questions, ce qui permet aux lègues du colonialisme de se poursuivre sous toutes ses manifestations. L'existence de territoires non autonomes à ce jour illustre le fait que la promesse faite dans la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de 1960 n'a toujours pas été pleinement réalisée. Il nous manquait que cet engagement ne soit jamais tenu. La quatrième commission doit donc agir davantage pour favoriser des processus inclusifs, accompagnés par l'ONU de décolonisation. Bon nombre de délégations ayant participé au débat de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale nous ont rappelé que la décolonisation et le droit des peuples à l'autodétermination demeuraient des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et de l'ordre international d'après 1945. déclarations ont fait expressément le lien entre les questions contemporaines de souveraineté et de statut territorial et la cause de la décolonisation qui reste un chantier inachevé. Ces interventions interviennent alors que le L'ONU reconnaît que 17 territoires non autonomes existent toujours, en dépit de l'expansion historique de l'autonomie et de l'indépendance. Le mandat de décolonisation de l'Organisation demeure un élément crucial et non pas seulement historique des travaux de l'Assemblée générale. Il est essentiel que les buts et principes de la Charte des Nations unies soient promus, tels que ceux de l'article 1.2 où il est souligné que les relations amicales entre les nations se fondent sur les principes des droits égaux et de l'autodétermination des peuples. Dès lors, le règlement de doléances de longue date qui semble perpétuel pourrait bien menacer les objectifs fondamentaux de l'Organisation. Notre propre histoire a été façonnée par le colonialisme, l'apartheid et une longue lutte de libération. Et dès lors, nous comprenons bien que la décolonisation est une responsabilité internationale qui n'a pas encore été pleinement endossée. C'est une plaie béante qui nuit à la crédibilité et à la légitimité du système international. Des pétitionnaires des territoires non autonomes participent chaque année aux travaux de la quatrième commission et du C24, en espérant que les puissances administrantes reconnaîtront leur droit à se libérer du joug colonialiste et à emprunter la voie de la paix et du développement dans l'intérêt de leur peuple. Nous affichons notre solidarité envers ces pétitionnaires, car nous espérons qu'un jour, comme nous, lors Cette réalité coloniale cessera. Dans un environnement géopolitique très tendu, nous souhaitons mettre en exergue les difficultés liées à l'oppression économique, politique et sociale. Pour ce qui est des progrès limités sur bon nombre des dossiers que nous examinions, il semblerait que le statu quo pourrait se poursuivre perpétuellement. Les dynamiques géopolitiques en pleine mutation pourraient également rendre les progrès encore plus difficiles et certains acquis des décennies passées pourraient être inversés alors que les pays se replient sur eux et donnent la priorité à leurs intérêts nationaux. Dès lors, l'Afrique du Sud pose la question suivante: comment l'ONU peut-elle parler de façon crédible d'un ordre international fondé sur des règles alors que le colonialisme et le déni de l'autodétermination ou la privation de l'autodétermination perdurent? Quel est le fondement de notre système de droits et de règles et en la faveur de qui joue-t-elle? Notre réponse ne peut être sélective. Le droit à l'autodétermination ne peut être tributaire de l'emplacement géographique, des alliances politiques ou des intérêts stratégiques des États puissants. Le droit international soit s'applique universellement, soit il ne peut plus être le socle d'un ordre international juste. Madame la Présidente, l'Afrique du Sud s'inquiète particulièrement de la question en souffrance du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre solidarité envers le peuple sahraoui et son droit à l'autodétermination. Nous sommes favorables à des efforts redoublés de la part de l'ONU en vue d'une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable, qui permettrait au peuple du Sahara occidental de déterminer sa propre destinée. Cette position est en phase avec notre approche de longue date en quatrième commission et l'accent que nous plaçons sur l'autodétermination. L'Afrique du Sud réitère également que les principes sous-tendant la décolonisation doivent être appliqués de façon cohérente. La communauté internationale ne peut se permettre des approches sélectives pour ce qui est du droit des peuples à déterminer leur statut politique et leur avenir. Ce chantier inachevé de la décolonisation s'accompagne d'une obligation collective pour les États membres et le système des Nations Unies. Nous devons renforcer les mécanismes créés pour venir en aide aux territoires non autonomes, veiller à ce que leur opinion soit entendue et accélérer le processus qui mène à la pleine réalisation de leur droit inaliénable à l'autodétermination. Madame la Présidente, l'Afrique du Sud est d'avis que le colonialisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, n'a pas sa place dans notre ordre international contemporain. La Déclaration de 1960 doit devenir un engagement évolutif et non pas seulement un document historique. Dès lors, nous appelons la 4e commission à redoubler d'efforts afin d'achever le travail qui lui a été confié afin de veiller à ce que tous les peuples qui ont droit à l'autodétermination puissent exercer ce droit conformément à la Charte des Nations unies et au droit international. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:59:34]: Je remercie le représentant de l'Afrique du Sud et je donne la parole au Panama. Panama · Représentant [2:59:45]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. Alors que je prends la parole pour la première fois au cours de cette session, qu'il me soit permis de féliciter le président de la quatrième commission, les membres du bureau. Je leur souhaite plein succès dans le cadre des travaux de la quatrième commission. Panama est tout disposé à vous appuyer. Nous souscrivons à la déclaration du Belize, de l'Uruguay et du G77 et de la Chine et de la CELAC. Tout au cours de l'histoire contemporaine, le processus de décolonisation a été étroitement lié au multilatéralisme et aux buts et principes de la Charte des Nations unies. Hélas, Il existe encore des territoires dont la situation politique est en suspens, attend une solution définitive, ce qui nous rappelle que la décolonisation continue d'être une responsabilité importante incombant aux États membres. Le Panama réitère son engagement en faveur des principes consacrées dans la résolution 1514 de l'Assemblée générale, notamment pour ce qui est de l'intégrité territoriale des Etats, ainsi que de l'aboutissement pacifique du processus de décolonisation. A cet égard, nous louons le travail réalisé par le C24. Nous réitérons notre soutien en faveur de ces travaux. Le Panama voudrait tirer parti de cette séance pour redire son plein appui à la République sœur de l'Argentine, son droit à la souveraineté et à l'intégrité territoriale sur les îles Malvinas, les îles alentour. Six décennies se sont écoulées depuis la résolution qui appelait à un règlement entre l'Argentine et le Royaume-Uni et les appelait à reprendre les négociations. Nous appelons les deux parties à reprendre ce processus dans les plus brefs délais afin de parvenir à une solution définitive et pacifique. Nous estimons qu'il est essentiel de préserver un climat propice au dialogue. Nous exhortons les parties à respecter la résolution 3139 et éviter d'adopter des mesures qui pourraient mener à des modifications unilatérales sur ce territoire. C'est un appel à la reprise des négociations. Nous l'avons rappelé également lors de la conférence des États d'Amérique qui s'est tenue au Panama. Pour ce qui est du Sahara occidental, nous réitérons notre appui en faveur des efforts du Royaume du Maroc pour parvenir à une solution pacifique mutuellement acceptable sous les auspices des Nations unies. C'est pour cette raison que nous reconnaissons les activités de la MINURSO. Nous nous félicitons de la coopération du Maroc avec la mission. Sa présence est importante pour la stabilité régionale et afin de renforcer des conditions favorables à un processus politique. Nous estimons que l'initiative marocaine d'autonomie est un fondement viable pour un processus accompagné par l'ONU, notamment dans le respect de la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Nous exhortons les parties à continuer coopérer de façon constructive pour une solution mutuellement acceptable dans le cadre d'un processus piloté par l'ONU. Madame la Présidente, il est essentiel que la communauté internationale reste saisie des questions de décolonisation et des questions en souffrance à cet égard, et de préserver un élan pour respecter les engagements pris par cette organisation. Nous nous félicitons du travail accompli par M. Guterres à cet égard, et nous comptons que son successeur contribuera à ces efforts par les bons offices et les autres mécanismes des Nations unies. Le Panama continuera d'appuyer tous les efforts de l'ONU en matière de décolonisation, convaincu le dialogue, la négociation et le respect du droit international doivent continuer d'éclairer nos travaux jusqu'à ce que l'on parvienne à des solutions durables et pacifiques. Merci. 4th Committee · Présidente [3:04:20]: Je remercie le Panama et je donne à présent la parole au Guatemala, qui est le dernier orateur sur ma liste pour l'instant. Je vous en prie. Guatemala · Représentant [3:04:36]: Madame la Présidente, le Guatemala vous félicite, ainsi que les autres membres du Bureau, à l'occasion de votre élection. Soyez assurée de notre plein soutien en faveur du bon fonctionnement de la Commission. La décolonisation est un des engagements fondamentaux qui reste en souffrance, près de 60 ans après l'adoption de la résolution 1514. Les situations coloniales existent toujours, ce qui nous rappelle que c'est là un chantier inachevé. Le Guatemala estime que la décolonisation n'est pas seulement une responsabilité historique, mais que c'est également un engagement en faveur du règlement pacifique des différends, un engagement en faveur des principes énoncés dans la Charte des Nations unies et dans la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Le Guatemala reconnaît les progrès importants réalisés par cette organisation pour éliminer le colonialisme, nous estimons que ce processus n'est pas encore achevé. Madame la Présidente, le Guatemala réitère son soutien historique en faveur du droit historique de l'Argentine dans le cadre du différend sur les îles Malvinas et les îles alentour, les espaces maritimes alentour. L'Argentine s'est dite prête à reprendre les négociations, conformément au mandat de cette organisation, afin de parvenir à un règlement du différend. Près de 60 ans ont passé depuis l'adoption de la résolution 2065 de l'Assemblée générale, la première résolution qui faisait référence à la question des Malvinas. Et cet appel a été réitéré dans de nombreuses résolutions successives de l'Assemblée générale. Le Guatemala juge indispensable que la République argentine, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord reprennent les négociations en toute bonne foi pour permettre de parvenir à un règlement juste, pacifique, définitif et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. En outre, le Guatemala juge important de continuer à promouvoir le multilatéralisme et notamment les mécanismes du droit international pour le règlement pacifique des différends. Le dialogue et la négociation restent des outils fondamentaux pour aborder cette situation coloniale encore en souffrance sur le continent américain. ainsi que d'autres processus de décolonisation. En ce sens, le Guatemala juge indispensable que le Secrétaire général poursuive sa mission de bons offices, et ce conformément au mandat de l'Assemblée générale et aux résolutions ultérieures de la Commission spéciale. Madame la Présidente, s'agissant de la question du Sahara occidental, le Guatemala réitère son appui à la l'intégrité territoriale et la souveraineté du royaume du Maroc, et nous estimons que le plan d'autonomie présenté par le Maroc en 2007 représente une base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à un règlement définitif entre les parties. Nous appuyons pleinement les efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel pour faciliter un processus politique et parvenir à un règlement pacifique, durable et mutuellement acceptable. Nous reconnaissons également l'action de la MINURSO afin de préserver le cèdre feuille et de réduire la menace des mines et des engins explosifs. Nous appelons à fournir le soutien nécessaire à la mission pour l'exécution de son mandat. Le Guatemala. reconnaît également les mesures adoptées par le Royaume du Maroc afin de promouvoir le développement socio-économique de la région du Sahara occidental au travers de projets d'infrastructures, d'investissements et de programmes communautaires destinés à améliorer la qualité de vie de la population. Le Guatemala a soutenu la résolution adoptée par l'Assemblée générale et par le Conseil de sécurité sur cette question afin de parvenir à un règlement politique réaliste, pragmatique, faisant fond sur le compromis, et notamment le Guatemala salut la résolution 27 97 de 2025 du Conseil de sécurité. Le Guatemala estime que le règlement pacifique de cette question est nécessaire non seulement pour la population du Sahara occidental, mais également pour la stabilité, la sécurité et l'intégration de la région du Maghreb. Madame la Présidente, en conclusion, nous réaffirmons l'importance de continuer de faire avancer les processus de décolonisation en souffrance et de préserver la volonté politique et l'engagement diplomatique nécessaires pour parvenir à des règlements par des moyens pacifiques. Le Guatemala estime que le multilatéralisme, le dialogue, la négociation et les mécanismes du droit international restent des outils absolument fondamentaux pour aborder toutes ces questions, conformément à la Charte les Nations Unies et aux résolutions pertinentes de l'Organisation. Tant que perdurent des situations coloniales, la décolonisation restera une tâche pertinente pour l'Organisation des Nations Unies. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [3:09:56]: Je remercie le Guatemala. Nous avons à présent entendu le dernier intervenant du débat sur le point important sur la décolonisation d'aujourd'hui. Je tiens à vous informer que l'exercice du droit de réponse a été demandé. Les délégations ne peuvent dépasser deux interventions, la première ne pouvant dépasser cinq minutes, la deuxième, trois minutes. J'invite le Royaume-Uni à prendre la parole. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentant [3:10:36]: Merci, Madame la Présidente. Je voudrais exercer le droit de réponse et réagir brièvement à la déclaration du Panama et du Guatemala. La Commission l'a déjà entendu lors de la présente session, le Royaume-Uni n'a aucun doute quant à sa souveraineté sur les îles Falklands, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, et les espaces maritimes environnants de ces territoires. Le Royaume-Uni n'aide cesse d'appuyer le droit des îles Falklands à l'autodétermination consacrée dans la Charte des Nations unies, l'article 1 du Pacte de l'ONU sur les droits de l'homme. Les insulaires ont le droit de choisir leur statut et de rechercher leur développement socio-économique et culturel. Les îles Falkland ont une population croissante de 60 nationalités et une communauté démocratique active et fière et une économie saine. Les insulaires ont ont clairement montré que les îles Falkland voulaient rester un territoire autonome du Royaume-Uni, y compris lors du référendum de 2013 supervisé par des observateurs indépendants. J'insiste une fois de plus sur le fait qu'il ne peut y avoir de dialogue sur la souveraineté, sauf si les insulaires des îles Falkland le souhaitent. Merci. 4th Committee · Présidente [3:11:56]: À présent, je voudrais donner la parole à l'Argentine. Argentina · Représentant [3:12:04]: Merci beaucoup, madame la présidente. En réaction à ce qu'a dit le Premier ministre sur la question des îles Malvinas, Je tiens à rappeler que les îles Malvinas, Géorgie du Sud-Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants font partie intégrante du territoire national argentin et qu'ils sont illégalement occupés par le Royaume-Uni et font l'objet d'un différend de souveraineté entre les pays, un différend qui a été reconnu par les Nations unies et par d'autres organisations internationales. Madame la Présidente de l'Assemblée générale, dans sa résolution 2075 a reconnu l'existence du différend de souveraineté et exhorte les gouvernements de la République Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à un règlement pacifique et durable du différend pour parvenir à la décolonisation du territoire. Le Comité spécial, la Commission spéciale pour la décolonisation s'est prononcée dans ce sens à plusieurs reprises, la dernière fois en juin de cette année. Le principe d'autodétermination ne s'applique pas à la question des Malvinas. Les Nations unies ont caractérisé cette question comme un cas particulier et spécial de décolonisation, dont le règlement passe par des négociations entre les États parties au différend, dûment compte tenu des intérêts des habitants des îles. La résolution 2075 évoque les intérêts de la population, alors que la résolution 1514 prévoit que l'autodétermination ne peut être utilisée pour. mettra mal l'intégrité territoriale d'un État. L'autodétermination ne peut être utilisée pour transformer une population établie par la puissance occupante en arbitre d'un différend de souveraineté dont la même puissance est partie, ni pour valider, post-facto, une situation provoquée par le recours à la force. La République Argentine Je rappelle que le soi-disant vote de 2013 dans les Malvinas évoqué à l'instant par le représentant du Royaume-Uni s'est fait sans intervention de l'Assemblée générale ni de la commission spéciale des questions de décolonisation et qu'aucun État ou organisme international n'a envoyé de représentant officiel en qualité d'observateur. électoraux. Ce référendum est un acte unilatéral britannique, dépourvu de toute valeur juridique et ne modifiant rien à la nature de la question des Malvinas. Il ne met pas un terme au différend de souveraineté et n'a aucune incidence sur les droits légitimes de l'Argentine. Merci, Madame la Présidente. 4th Committee · Présidente [3:14:42]: Je remercie le représentant de l'Argentine et il ne semble pas qu'il y ait d'autres de droit de réponse, par voie de conséquence, je tiens à vous informer que la commission se retrouvera demain, vendredi 9 octobre, à 15h, dans cette même salle de conférence, pour poursuivre le débat général sur les questions relatives à la décolonisation, la science et le.