Quatrième Commission, 9e séance plénière - Assemblée générale, 81e session Assemblée générale Date: 13 October 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/ga/c4/81/9 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- 4th Committee · Présidente [23:14]: Bonjour. Je déclare ouverte la neuvième séance de la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Conformément à notre programme de travail, la commission va maintenant poursuivre son débat général sur les points de l'ordre du jour relatifs à la décolonisation. Avant de donner la parole à la première délégation, je rappelle que la durée des interventions est limitée à 10 minutes lorsqu'une délégation s'exprime au nom de son pays et à 15 minutes lorsqu'elle le fait au nom d'un groupe. Pour exploiter au mieux le temps qui nous est imparti, j'invite tous les orateurs et oratrices à présenter une version abrégée de leur déclaration et à envoyer le texte intégral à l'adresse e-statement@un.org pour qu'il soit publié dans le Journal des Nations unies. Pour faciliter la tâche des interprètes, je vous prie également de bien vouloir envoyer à l'avance la version abrégée par courrier électronique avec la mention « pour interprétation uniquement ». Je donne la parole à la première délégation sur ma liste, le Ghana, je vous en prie. Ghana · Représentant [24:12]: Merci, Madame la Présidente. Ma délégation vous adresse ses félicitations, ainsi qu'aux membres du Bureau, suite à votre élection pour conduire les travaux de la quatrième commission au titre de la 81e session. Le Ghana vous assure de son plein soutien et attend avec intérêt de travailler avec vous lors de cette session qui sera couronnée de succès. Le Ghana souscrit aux déclarations. Prononcées au nom du Mouvement des non-alignés et souhaite ajouter les observations suivantes à titre national. La décolonisation n'est pas une question abstraite pour le Ghana. En 1957, le Ghana est devenu le premier pays d'Afrique subsaharienne à se libérer du joug colonial. Le premier président du Ghana a déclaré que notre indépendance n'aurait aucun sens tant qu'elle ne serait pas liée à la libération totale de l'Afrique. Ce principe et cette conviction guident toujours notre engagement au sein de cette commission. Tout au long de longues années de lutte et d'expérience, le Ghana a appris que l'autodétermination n'est pas octroyée simplement par bonne volonté. Elle est réalisée par l'exigence persistante de l'exercice du droit inhérent de tous les peuples et du soutien ferme de la communauté internationale. Cette commission a. pendant longtemps été au cœur de ce soutien. 66 ans après l'adoption de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, figurant dans la résolution 1514 de l'Assemblée générale, 17 territoires non autonomes sont toujours inscrits sur cette liste. Alors que nous entrons dans les dernières années de la Quatrième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme 2021-2030, Nous devons nous demander avec franchise si nos méthodes sont à la hauteur de notre ambition. La décennie finira en 2030. Ma délégation estime qu'il est grand temps d'avoir une évaluation franche et orientée vers l'avenir de ce qui a fonctionné et de ce qui n'a pas fonctionné. Trop nombreuses sont les résolutions que nous adoptons chaque année et qui sont ensuite reconduites avec des changements mineurs alors que la situation des peuples concernés évolue. Nous encourageons le Comité spécial à voir comment ses méthodes de travail concernant les rapports et son travail sur les territoires peuvent être mieux axés sur les résultats pour les dernières années de la décennie. Je pense que les progrès dépendent de cinq domaines. D'abord, une approche au cas par cas. Qui place la volonté librement exprimée et les intérêts des peuples de chaque territoire au cœur du processus, conformément à la Charte et aux résolutions en la matière de l'Assemblée générale. Deuxièmement, une coopération constructive entre le Comité spécial sur la décolonisation et les puissances administrantes. Les missions, les séminaires régionaux et les échanges directs avec les peuples des territoires demeurent la source d'information la plus fiable Nous encourageons les puissances administrantes à faciliter ces missions. Troisièmement, la prise en compte des réalités économiques, sociales et environnementales des territoires. Nombre de ces territoires sont des petites communautés insulaires qui font face aux effets des changements climatiques, à la diversification économique qui est limitée et à des vulnérabilités vis-à-vis des chocs extérieurs. Leur développement et leur avenir politique ne peuvent pas être séparés l'un de l'autre. Quatrièmement, le rôle du système onusien au sens plus large, les institutions spécialisées et autres entités du système ont une contribution précieuse à apporter en matière d'éducation, de santé, de préparation aux catastrophes et de renforcement des capacités dans les territoires. Le Ghana les encourage à continuer de fournir cet appui et appelle à ce que les activités économiques dans les territoires soient menées de manière à respecter les intérêts et le bien-être des populations. Cinquièmement, sur la question de l'information, les peuples des territoires ne peuvent prendre des décisions éclairées quant à leur avenir que si elles ont un plein accès aux informations et sur les options disponibles. Au titre de la résolution 15/14, nous saluons le Département de la communication globale, son travail en matière de diffusion des informations sur la décolonisation, et nous relevons que cette fonction. Doit bénéficier de ressources adéquates, alors même que l'Organisation met en œuvre des réformes pour renforcer son efficacité. Madame la Présidente, l'éducation demeure l'un des outils les plus puissants pour l'autodétermination. Le Ghana se félicite des offres faites par les. États membres en matière d'installations pour étudier et se former pour les habitants de territoires non autonomes et encourage la poursuite de cette pratique. Une génération éduquée et émancipée, c'est la meilleure garantie du fait que toute décision sur l'avenir d'un territoire sera éclairée, sincère et durable. Madame la Présidente, s'agissant du continent africain et sur la question du Sahara occidental, le Ghana se félicite l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité et appuie le processus politique sous la houlette de l'ONU et du Secrétaire général et de son envoyé personnel. Nous encourageons les parties à travailler de bonne foi et sans conditions préalables afin de mettre en œuvre la résolution du Conseil de sécurité en vue d'une solution politique durable. Le Ghana estime que le plan d'autonomie est une base réaliste pour une solution juste et appelle à ce que des positions rigides s'effacent au profit d'échanges constructifs et orientés vers l'avenir, focalisés sur des résultats concrets. La décolonisation, qui n'est pas achevée, concerne également les conséquences de long terme du colonialisme et de l'esclavage des Africains, de la traite transatlantique, qui représentent des legs, des injustices raciales. Qui se font toujours jour aujourd'hui. Nous appelons les États membres à mettre en œuvre les objectifs de la résolution A/RES/80/250 de l'Assemblée générale pour faire avancer des initiatives et programmes en matière d'éducation, en ce qui concerne le travail de mémoire et les modifications des législations pour lutter contre le racisme systémique, les inégalités et faire avancer la justice réparatrice. Madame la Présidente, la crédibilité de cette commission dépend de sa capacité à apporter des résultats aux populations qu'elle sert. Chaque territoire est différent et aucune formule unique ne sera adaptée à tous les territoires. Cependant, le point commun à tous ces territoires, c'est le respect de la Charte, le dialogue sincère entre toutes les parties concernées et une détermination collective à refermer ce chapitre de l'histoire. Le Ghana est prêt à travailler avec toutes les délégations, les puissances administrantes. Et le Comité spécial, à cette fin, en guise de conclusion, Madame la Présidente, le Ghana réaffirme son attachement aux travaux de cette Commission et à la réalisation d'un monde libéré du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Je vous remercie. Chair [31:34]: Je remercie la représentante du Ghana de sa déclaration et donne la parole à la délégation suivante. Je donne la parole à Sainte-Lucie. Saint Lucia · Représentant [31:47]: Merci, Madame la Présidente. Ma délégation vous adresse ses félicitations, ainsi qu'aux autres membres du Bureau, suite à votre élection à la tête de la quatrième commission pour cette session. Soyez assurée du plein soutien de ma délégation. Madame la Présidente, il est clair que la décolonisation est une tâche inachevée à l'ONU. Ma délégation est d'accord de cet état de fait. Nous sommes convaincus que nous devons intensifier les efforts pour achever cette mission de longue date qui est au cœur des travaux de cette commission. L'année dernière, nous avons commémoré le 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur la décolonisation, un instrument clé pour faire avancer notre travail. Nous pouvons dire que la décolonisation est une histoire de réussite, mais il convient de rappeler que 17 territoires non autonomes demeurent, dont nombre sont des petits territoires, et les effets de long terme du colonialisme montrent que la mission n'est pas terminée. Madame la Présidente, en tant que membre et président actuel du Comité C24, Sainte-Lucie joue son rôle et continuera de le faire pour faire avancer les objectifs en matière de décolonisation. C'est dans cet esprit que je souhaite insister à nouveau sur l'importance du travail du C24 et je tiens à rappeler la nécessité qu'il ait un appui suffisant fourni à ce comité afin qu'il puisse honorer son mandat de manière efficace. Il faut notamment un soutien pour les séminaires régionaux annuels et les visites dans les pays. Nombre des territoires non autonomes sont des petits territoires qui partagent des caractéristiques et des préoccupations comme mon pays, vulnérabilité économique, difficultés socio-économiques et changement climatique. Cela nous rappelle que notre travail est essentiel pour les peuples de ces territoires. Madame la Présidente, sur la question des îles Vierges britanniques, ma délégation se félicite de la déclaration prononcée la semaine dernière par le Premier des îles Vierges britanniques. Nous nous félicitons des efforts déployés par ce territoire dans le cadre de son processus de décolonisation. Ma délégation a pris note du lancement de négociations avec le Royaume-Uni quant à une nouvelle constitution. Nous espérons. Que cela permettra de tracer un chemin vers une souveraineté complète. Nous avons eu le plaisir de faire partie de la délégation qui s'est rendue dans les îles Vierges britanniques en août 2024 et, au nombre des recommandations émanant de la mission, on a appelé à un programme d'éducation politique pour le territoire afin d'augmenter les prises de conscience des peuples de cette île Concernant les implications et les options concernant l'autodétermination, on reconnaît la nécessité que le Comité C24 garantisse que les organes adaptés de l'ONU mènent ce type de campagne de sensibilisation dont le but est d'aider les populations des îles Vierges britanniques à réaliser leur droit inaliénable à l'autodétermination et à avoir une meilleure compréhension des options disponibles. L'évolution de cette campagne de sensibilisation, la mise au point de cette campagne avec un calendrier, joue un rôle essentiel dans le processus d'autodétermination. Il convient de remarquer que le programme de travail constructif au cas par cas fait l'objet d'un mandat de l'Assemblée générale depuis des années, plus récemment dans la résolution 80/0105. Cela doit passer par des programmes d'éducation, les modalités de consultation pour asseoir les choix des populations. Et à ce titre, nous sommes heureux de remarquer que les îles Vierges britanniques ont déployé des efforts pour préparer la société à l'autodétermination, avec notamment la création d'une commission sur la décolonisation. Madame la Présidente, sur la question du Sahara occidental, Sainte-Lucie prend note de l'évolution de la situation quant à cette question qui existe depuis longtemps, notamment avec l'adoption de la résolution 2797. En lien avec ceci, nous espérons qu'un règlement pacifique, réaliste et durable sur le plan politique pourra être atteint. En outre, Sainte-Lucie réaffirme son soutien au efforts du Secrétaire général pour épauler le processus politique et les efforts également de son envoyé personnel. En outre, ma délégation se félicite de la dynamique engrangée en appui du plan marocain d'autonomie. Nous encourageons avec respect les parties à continuer de participer de bonne foi à des négociations afin de conserver la dynamique de la résolution 2797. Et nous encourageons les parties à faire fond sur cette dynamique pour que une solution politique, pragmatique et durable puisse être atteinte conformément à la résolution 2797. En ce moment charnière de la quatrième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme, il convient de faire le bilan de ce processus de décolonisation. Cela devrait nous permettre d'intensifier nos efforts collectifs pour faire avancer la promesse de la décolonisation La tâche n'est pas terminée. Alors que nous continuons d'examiner les territoires relevant des prérogatives de cette Commission au cas par cas, Sainte-Lucie reste saisie de l'évolution de la situation dans chaque territoire et continuera d'insister sur la nécessité du dialogue et de son rôle essentiel pour parvenir à des solutions durables. En guise de conclusion, la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU doit rester dans l'histoire pour pour avoir pu transformer les engagements en actes. Nous devons euh oeuvrer collectivement et garantir de ne laisser personne pour compte. Je vous remercie. Chair [38:05]: Je remercie le représentant de Sainte-Lucie et donne la parole à la République bolivarienne du Venezuela. Venezuela (Bolivarian Republic of) · Représentant [38:17]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. Tout d'abord, permettez-moi de vous féliciter de la tenue de ce débat général. Nous remercions également les autres membres du Bureau. La République bolivarienne du Venezuela est d'accord avec la majorité des États membres qui sont intervenus, notamment quant à l'engagement en faveur de l'élimination du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, concernant également la reconnaissance du droit inaliénable à l'autodétermination des peuples des territoires. Qui n'ont pas pu encore exercer ce droit. Nous remercions le Comité spécial sur la décolonisation du rapport pour la session 2026 et le Secrétaire général des rapports. Présentés au titre de ces questions. En tant que membre du Comité spécial, le Venezuela réaffirme son attachement à ce mandat. La décolonisation est l'une des œuvres les plus nobles de cette Organisation. Depuis 1945, plus de 80 anciennes colonies ont obtenu leur indépendance et siègent aujourd'hui dans cette salle en tant qu'États souverains. C'est une vraie réussite et c'est une histoire qui nous appartient à tous. Cependant, près de 66 ans après l'adoption de la résolution 1514, Et alors qu'il reste à peine quatre ans avant la fin de la quatrième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme, 17 territoires non autonomes où vivent près de 2 millions de personnes attendent toujours que la promesse de la Charte soit honorée. Et l'idée centrale que nous voulons vous livrer aujourd'hui est simple: l'autodétermination n'est pas une concession, c'est un droit. Éliminer le colonialisme n'exige pas de formules unique. Il s'agit d'examiner chaque cas en fonction de ses caractéristiques, conformément aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale, et il s'agit de respecter la volonté des peuples et les principes de la Charte. Nous invitons les puissances administrantes à approfondir la coopération avec le Comité spécial, à communiquer en temps utile les informations visées à l'article 73 de la Charte et à faciliter les missions et. Au point, territoire par territoire, des programmes de travail avec des délais vérifiables. Les ressources naturelles des territoires appartiennent à leurs peuples. Les activités économiques qui y sont menées doivent bénéficier aux populations, préserver leurs perspectives d'avenir et protéger leur environnement et leur identité culturelle. Il est tout aussi important de se pencher, grâce à des informations complètes et transparentes, sur les conséquences des activités qui ont touché la santé de la population et leur environnement. Nous exhortons les institutions spécialisées à élargir leur appui, notamment dans les petits territoires insulaires exposés au changement climatique, et nous appelons les États membres à conserver leurs offres d'études et de formation. Madame la Présidente, s'agissant des territoires non autonomes qui sont au cœur de ce débat, le Venezuela se félicite du dialogue continu au sein du Comité spécial, y est encourage les puissances administrantes et les autorités représentants de chaque territoire à aller de l'avant collectivement vers des processus de détermination, d'autodétermination juste et efficace. Il revient à chaque peuple de décider librement de son avenir et de choisir les options figurant dans les résolutions 1514 et 1541. Pour que ces décisions soient authentiques, les habitants doivent avoir pleine connaissance de ces options. S'agissant de la question du Sahara occidental, le Venezuela réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément à la résolution 1514 Nous soutenons les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel et exhortons les parties à négocier de bonne foi et sans conditions préalables pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. Nous comptons que les décisions adoptées lors des prochaines semaines sur la mine Urso contribueront à cet objectif. Concernant la question des îles Malvinas, le Venezuela réaffirme son soutien au droit légitime en matière de souveraineté de la République Argentine sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, ainsi que les espaces maritimes environnants. Il s'agit d'un fait colonial spécifique et particulier qui concerne un différend de souveraineté. Nous sommes heureux que le Comité spécial ait à nouveau approuvé par consensus en juin passé sa résolution sur cette question et nous invitons les deux gouvernements à reprendre les négociations conformément à la résolution 2065 et à s'abstenir de prendre des mesures unilatérales pendant les négociations. Nous appuyons les bons offices du Secrétaire général. J'aimerais également évoquer la Palestine. Le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à un État indépendant fait partie intégrante des objectifs qui n'ont toujours pas été atteints de cette organisation. Le Venezuela s'est rallié au large consensus international en faveur de la solution des deux États, la Palestine et Israël vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité, dans le cadre de frontières reconnues. Nous préconisons la préservation du cessez-le-feu. Nous appelons à un accès humanitaire sans entrave à la reconstruction et à l'admission de la Palestine en tant que membre de plein droit de l'ONU. Madame la Présidente, le colonialisme n'a pas disparu, il a changé de forme. Aujourd'hui, il s'exprime rarement au moyen de drapeaux étrangers sur des territoires. Éloigné, il prend un visage plus subtil, notamment des liens de dépendance économique et financière, un endettement qui conditionne les décisions souveraines, l'accaparement de ressources naturelles ou l'adoption de mesures unilatérales qui contreviennent à la Charte des Nations unies. Le colonialisme se manifeste également. à travers de nouvelles formes, le fossé technologique, l'extraction de données sans bénéfice pour les acteurs qui les génèrent, le fardeau inégalitaire de la crise climatique et l'imposition de modèles culturels qui méprisent l'identité des peuples. Le Venezuela condamne le néocolonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Aucun peuple ne doit voir son droit à décider de son destin, à disposer de ses ressources et à choisir son propre modèle de développement être limité. La riposte, c'est davantage de multilatéralisme, davantage de coopération, le plein respect de l'égalité souveraine des États. Le 14 décembre prochain, nous célébrerons pour la deuxième fois la Journée internationale contre le colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, proclamée par la résolution 80/106. Il faut que cette soit davantage qu'un travail de mémoire. Il faut que ce soit l'occasion de mesurer les avancées concrètes avant 2030. La République bolivarienne du Venezuela, pays qui est né de l'indépendance, continue à œuvrer de manière constructive avec toutes les délégations pour que la quatrième décennie soit la dernière et pour que les 17 territoires puissent enfin décider librement de leur avenir. Je vous remercie infiniment. 4th Committee · Présidente [45:45]: La République bolivarienne du Venezuela. La parole est à présent au prochain orateur, les Comores. Je vous en prie. Comoros · Représentant [45:56]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les représentants permanents, Mesdames et Messieurs les membres du Comité, Excellences, Mesdames et Messieurs, Assalamu alaykum. Au nom de la délégation de l'Union des Comores, je vous adresse Nos chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la 4e commission et nous félicitons également les autres membres du bureau. Soyez assurés de notre plein soutien et de notre coopération constructive dans l'accomplissement de votre mandat. Vous pourrez compter sur notre engagement pour favoriser un dialogue respectueux et des travaux à la hauteur d'une responsabilité d'importance planétaire. Madame la Présidente, l'Union des Comores réaffirme son attachement indéfectible aux principes de la Charte des Nations unies, notamment le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le respect de la souveraineté des États et la préservation de leur intégrité territoriale. Plus de six décennies après l'adoption de la résolution 1514 de l'Assemblée générale des Nations unies, la décolonisation demeure une responsabilité collective et une exigence de justice internationale, et ne saurait être pleinement accomplie sans le respect de l'unité nationale des États, de leurs frontières internationalement reconnues et des aspirations légitimes des peuples. Madame la Présidente, pour l'Union des Comores, la question de l'intégrité territoriale revêt une importance particulière. Notre pays réaffirme son attachement aux principes de l'unité nationale, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, conformément à la Charte et aux résolutions pertinentes des Nations unies. Les Comores demeurent résolument engagées en faveur du règlement pacifique des différends dans un esprit de dialogue, de coopération et de respect mutuel. C'est dans cet esprit que, s'agissant du Sahara marocain, l'Union des Comores réitère son plein soutien à l'initiative marocaine d'autonomie, qu'elle considère comme une base très réaliste, sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique durable à ce différend. Nous encourageons la poursuite du processus conduit sous l'égide des Nations unies, dans un esprit de compromis, de responsabilité et de bon voisinage au service de la paix et de la stabilité régionales. Concernant la Palestine, notre position demeure tout aussi constante. Le peuple palestinien doit pouvoir exercer pleinement son droit à l'autodétermination et vivre librement dans un État indépendant, souverain et viable, avec Al-Qods Charif pour capitale, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. La fin de l'occupation, la protection des civils et le respect du droit international doivent constituer des priorités absolues de la communauté internationale. Madame la Présidente, la décolonisation ne doit pas être une exigence appliquée à géométrie variable. Elle appelle cohérence, équité et respect du droit international dans toutes les situations. L'Union des Comores invite donc les Nations unies et l'ensemble des Etats membres à redoubler d'efforts pour achever le processus de décolonisation prévenir les atteintes à l'intégrité territoriale et garantir aux peuples concernés un avenir de paix, de dignité et de prospérité. Et je vous remercie. 4th Committee · Présidente [49:11]: Je voudrais remercier aussi le collègue des Comores. Et je voudrais maintenant donner la parole aux Émirats arabes unis. United Arab Emirates · Représentant [49:28]: Madame la Présidente, d'emblée, je tiens à vous féliciter, ou plutôt à féliciter le Sénégal pour son élection à la tête de la quatrième commission. Nous lui souhaitons, ainsi qu'au vice-président, plein succès. Les Émirats arabes unis souscrivent à la déclaration prononcée par le Royaume du Bahreïn au nom du CCG. Nul doute, les questions abordées en cette commission revêtent la plus haute importance, en particulier à la lumière des nombreuses questions en souffrance relatives à la décolonisation de par le monde, y compris dans notre région, et surtout la question palestinienne et la question du Sahara marocain. Dans ce contexte, mon pays réitère son soutien inébranlable en faveur des droits légitimes du peuple frère palestinien, dont le droit à l'autodétermination, ce qui nécessite avant tout la fin de l'occupation israélienne. Nous pensons que créer des conditions propices à la paix est une étape primordiale pour atteindre cet objectif. Et dès lors, nous n'avons cessé d'appuyer le cadre mis en place par la communauté internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza. Et nous avons souligné la nécessité de pleinement appliquer le plan d'ensemble pour mettre fin au conflit du président Donald Trump, entériné par la résolution 2803. ainsi que la feuille de route qui en découle. De même, il importe de rétablir un horizon politique crédible et sérieux menant à un règlement juste et durable de la question palestinienne dans le cadre de la solution des deux États et de la création d'un État palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant dans la sécurité, dans la paix et la stabilité, côte à côte avec l'État d'Israël. Nous soulignons la nécessité de freiner de toute urgence l'escalade israélienne périlleuse en Cisjordanie l'expansion des activités de colonie, notamment le plan pour la zone E1, qui met en péril le territoire palestinien occupé en tant que territoire d'un seul tenant, en particulier les liens entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Nous condamnons les violences et le terrorisme croissant des colons. le siège de villages palestiniens, les incursions et intimidations à Jérusalem-Est qui mettent en péril le statu quo historique et juridique des sites de l'UNESCO. Nous réitérons notre plein appui en faveur des efforts du Royaume du Maroc pour trouver une solution politique durable à la question du Sahara marocain et nous réaffirmons la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara marocain. Nous sommes favorables à l'initiative d'autonomie du Maroc, qui est réaliste, pratique, durable, afin de préserver l'intégrité territoriale du Royaume. Nous nous félicitons également de l'élan politique imprimé par l'adoption de la résolution 2797. Nous réaffirmons notre appui en faveur des efforts du secrétaire général et de son envoyé personnel, M. Staffan de Mistura, tout en mettant en exergue le rôle de la MINURSO pour surveiller le cessez-le-feu. Nous appelons toutes les parties à respecter ce rôle. Nous appelons également les parties à nouer un dialogue approfondi pour faire avancer le processus politique. Mon pays réitère son attachement sans faille aux principes du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, des relations de bon voisinage, de l'intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures. Dans le cadre de cette approche, nous réaffirmons notre pleine souveraineté sur les trois îles occupées, Grand Om, Petit Om et Abu Moussa, qui font partie intégrante du territoire des Émirats arabes unis. Toute décision, toute mesure prise par l'Iran Sont nulles et non avenues et ne modifient pas les faits historiques. Je voudrais dire que nous appelons à nouveau l'Iran à faire cesser son occupation inadmissible de ces îles, violation de la souveraineté de notre pays, des principes de la Charte des Nations Unies. Nous appelons l'Iran à. donner suite à nos appels répétés à régler ce différend de bonne foi par des négociations directes ou en saisissant la Cour internationale de justice. En conclusion, mon pays attend avec intérêt de prendre une part constructive aux travaux de la Commission afin de trouver des solutions durables aux questions relatives à la décolonisation. Merci. 4th Committee · Présidente [53:54]: Je remercie les Émirats arabes unis. La parole est au Royaume des Pays-Bas. Excellence, je vous en prie. Netherlands (Kingdom of the) · Représentant [54:05]: Merci, Madame la Présidente. Le Royaume des Pays-Bas tient à vous féliciter pour votre nomination, ainsi que les autres membres du Bureau. Les questions abordées dans cette commission nous donnent l'occasion de dialoguer sur la question cruciale de la décolonisation. Le Royaume des Pays-Bas est bien conscient que l'histoire du colonialisme, mais également de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, a laissé son empreinte sur bien des populations et continue de se faire ressentir jusqu'à ce jour. Ces répercussions se ressentent également dans les parties caribéennes du Royaume des Pays-Bas. En tant que pays autonome au sein du Royaume, chaque Chacun de ces territoires a sa propre expérience, histoire et perspective quant aux legs du colonialisme et de l'esclavage. Nous sommes déterminés à affronter les pages les plus sombres de notre passé colonial aux côtés des pays et des communautés qui ont été touchés. par ces fléaux. Nous ne pouvons pas changer le passé. On ne peut pas gommer les souffrances et les injustices qui ont eu lieu. Mais le fait que l'histoire ne peut être modifiée ne nous dédouane pas de nos responsabilités pour y remédier. Faire face au passé, pour nous, ce n'est pas seulement un exercice de mémoire, c'est également prendre nos responsabilités aujourd'hui et bâtir une nouvelle relation pour l'avenir. En 2022, le Premier ministre néerlandais a ainsi présenté ses excuses pour les agissements passés de l'État néerlandais aux peuples réduits en esclavage par le passé, partout dans le monde, qui ont souffert des conséquences de ces actions, ainsi que leurs filles et leurs fils et leurs descendants jusqu'à aujourd'hui. Et Sa Majesté le roi Willem-Alexander a présenté ses regrets et ses excuses personnelles pour la violence excessive employée lors de la guerre indonésienne de décolonisation. Ces excuses ne sont que le début d'un processus pour faire face au passé. Car en effet, après une excuse, ce processus doit se prolonger. Il ne s'arrête pas là, comme l'avait dit notre ancien Premier ministre. Le Premier ministre actuel poursuit ce processus reconnaissance de nos responsabilités dans tous les pans du royaume des Pays-Bas. Alors, comment procédons-nous? Voilà deux exemples de mesures concrètes que nous avons prises. Nous avons alloué 200 millions d'euros afin d'éveiller les consciences à notre passé esclavagiste, afin de renforcer le dialogue Et de prendre en compte les effets du colonialisme et de l'esclavage jusqu'à aujourd'hui. Nous avons également élaboré une politique pour la restitution du patrimoine culturel qui avait été. volés lors de l'époque coloniale. Nous avons ainsi restitué des objets de nos collections au Nigeria, en Indonésie, au Sri Lanka. Au cours de ce processus, nous avons appris que cela ne concernait pas seulement ces biens culturels, mais également toute leur signification en termes de dignité, d'identité culturelle et d'égalité. Madame la Présidente, nous souhaitons poursuivre ce processus d'introspection. Cela ne peut se faire uniquement par notre gouvernement. Dans notre pays, les instituts de recherche et la société civile ont grandement contribué à ce changement dans notre société afin de mieux reconnaître notre passé et de présenter des excuses officielles. Aux Pays-Bas, de nombreuses organisations ont pris l'initiative de se pencher sur leur rôle dans l'histoire du colonialisme et de l'esclavage, notamment la Banque centrale des Pays-Bas, d'autres institutions financières, entreprises, églises et municipalités. Certains de ces efforts ont commencé même avant les excuses officielles de 2022. Participer à des dialogues internationaux, tels que le dialogue d'aujourd'hui en quatrième commission, fait partie intégrante de ce processus plus vaste. Nous devons également résister aux tentatives de ceux qui essaient d'instrumentaliser cette histoire pour semer la division au lieu de nous rapprocher. Les discours qui essayent de nous diviser en eux et nous, cela ne nous rapproche pas de la justice et de la réconciliation. Nous pensons qu'affronter des chapitres douloureux de notre histoire commune, et notamment une histoire qui touche encore les générations d'aujourd'hui, peut nous rapprocher au lieu de nous diviser. Voilà pourquoi, au sein du Royaume des Pays-Bas, nous nous efforçons de mener un dialogue candide avec les descendants des esclaves et les diverses populations. Nous pensons que ce n'est que grâce à un dialogue ouvert, à la reconnaissance mutuelle, à notre engagement en faveur d'une humanité commune que nous pourrons aller de l'avant ensemble. Et nous espérons que ce débat nous permettra de tracer cette voie. Merci. 4th Committee · Présidente [59:10]: La parole à présent à l'Argentine, au nom de la Conférence ibéro-américaine. Je vous en prie. Argentina · Conférence ibéro-américaine · Représentant [59:22]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. J'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom du Sommet ibéro-américain. Les pays de la conférence ibéro-américaine ont présenté leur position sur les îles Malvinas à bien des reprises, notamment récemment dans un communiqué spécial sur la question des îles Malvinas, adopté le 25 mars 2023 à Saint-Domingue. République dominicaine, les chefs d'État et de gouvernement de la Conférence ibéro-américaine ont retiré leur position dans les termes suivants. Premièrement, réaffirmer, réaffirme. que l'Argentine et le Royaume-Uni doivent reprendre dans les plus brefs délais leurs négociations visant à trouver une solution rapide aux différends de souveraineté concernant les îles Malvinas, les îles Sandwich du Sud et Géorgie du Sud et les espaces maritimes environnants dans le cadre des résolutions de l'ONU. de l'Organisation des États américains et les dispositions et les buts de la Charte, notamment le principe d'intégrité territoriale. Deux, s'agissant de l'exploration et de l'exploitation unilatérale pour des ressources renouvelables et non renouvelables menées par le Royaume-Uni dans la zone contestée, nous rallions aux appels la communauté internationale, demander à ne pas prendre des décisions unilatérales qui modifieraient le statut des îles Malvinas, conformément à la résolution 3149 de l'Assemblée générale, qui ne contribue pas au règlement de ce différend. Pour ce qui est du renforcement de la présence militaire dans les îles, il s'agirait d'une violation de la résolution 3149 et ce n'est pas conforme à la politique d'engagement visant à trouver un règlement pacifique sur ce différend territorial entre le Royaume-Uni et l'Argentine. Quatrièmement, nous soulignons les résolutions successives des Nations unies qui exhortent le secrétaire général à utiliser ses bons offices afin que les négociations puissent reprendre en vue de trouver le plus vite possible un règlement pacifique aux différends. Enfin, elle souligne l'attitude constructive et la volonté du gouvernement argentin de trouver par les négociations une solution définitive à cette situation coloniale particulière, telle que définie par les Nations unies. Merci beaucoup, M. le Président? 4th Committee · Présidente [1:02:24]: Merci à l'Argentine. Je donne à présent la parole à la République démocratique du Congo. Democratic Republic of the Congo · Représentant [1:02:35]: Madame la Présidente, ma délégation tient à l'entame de son propos à vous adresser ses félicitations, ainsi qu'aux membres du Bureau, pour votre élection à la conduite des travaux de la quatrième commission. Soyez assurés du plein concours de la République démocratique du Congo dans l'accomplissement de votre mandat. Parmi les différentes questions relatives à la décolonisation inscrites à l'ordre du jour de notre commission, ma délégation souhaite consacrer son intervention à la situation au Sahara occidental, dont le règlement demeure un enjeu important pour la paix, la stabilité et l'intégration régionale du Maghreb. Madame la Présidente, la République démocratique du Congo demeure convaincue que le règlement de la question du Sahara occidental passe nécessairement par une solution politique réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable dans le cadre du processus conduit sous les auspices des Nations unies. À cet égard, ma délégation rappelle l'adoption de la résolution 2797 de 2025 du Conseil de sécurité, qui a marqué une étape importante dans les efforts visant à parvenir à un règlement politique de cette question, en plaçant la proposition marocaine d'autonomie au cœur des discussions. Présentée en avril 2007, cette initiative constitue, aux yeux de la République démocratique du Congo, une base sérieuse, crédible et constructive pour parvenir à une solution politique définitive dans le respect des paramètres établis par les Nations unies. Ma délégation estime que les perspectives ainsi ouvertes doivent désormais se traduire par une volonté politique renouvelée de l'ensemble des parties concernées, car aucune perspective de règlement, aussi prometteuse soit-elle, ne saurait produire les résultats attendus sans un engagement sincère, un esprit de compromis et une confiance progressivement restaurée entre les parties. La République démocratique du Congo réaffirme, dans cette perspective, Son plein soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations unies, M. Antonio Guterres, et de son envoyé personnel, M. Staffan de Mistura, en vue de favoriser la reprise et l'aboutissement du processus politique. Elle encourage toutes les parties concernées à poursuivre leur engagement de bonne foi et à saisir les possibilités offertes par les discussions en cours pour faire progresser une solution qui garantisse la stabilité du territoire, le développement économique et social ainsi que les aspirations légitimes des populations concernées. Madame la Présidente, à cet égard, ma délégation réaffirme son soutien au rôle joué par la Mission des Nations unies pour l'organisation des référendums au Sahara occidental, MINURSO, dont la présence contribue à la préservation de la stabilité et à l'accompagnement des efforts diplomatiques. Elle accueille favorablement la recommandation du Secrétaire général visant à proroger son mandat une année supplémentaire jusqu'au 31 octobre 2027. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:05:36]: Je remercie la délégation de la République démocratique du Congo et je voudrais maintenant donner la parole à la République centrafricaine. Central African Republic · Représentant [1:05:50]: Merci, Madame la Présidente. Je vous remercie de me donner la parole et voudrais tout d'abord vous adresser mes chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de cette importante commission. Ces félicitations s'adressent également aux autres membres de votre bureau, auxquels je souhaite plein succès dans la conduite de nos travaux. Madame la Présidente, la décolonisation demeure l'un des engagements fondamentaux de notre organisation. Depuis l'adoption en 1960 de la résolution 1514 relative à l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, des progrès considérables ont été accomplis. Toutefois, 66 ans plus tard, cet engagement reste inachevé. Pour la République centrafricaine, la décolonisation ne saurait se limiter à l'accession à l'indépendance politique. Elle doit également permettre aux États et aux peuples de disposer des moyens nécessaires pour exercer pleinement leur souveraineté, préserver leur identité et conduire librement leur développement économique et social. À cet égard, la République centrafricaine réaffirme son attachement aux principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et du règlement pacifique des différends. Ces principes doivent continuer de guider notre action collective dans un contexte international marqué par la persistance de conflits, les tensions géopolitiques et les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les pays en développement. Madame la Présidente, la République centrafricaine demeure profondément préoccupée par la situation au Moyen-Orient. Les souffrances endurées par les populations civiles, les destructions des infrastructures essentielles et les difficultés persistantes d'accès à l'aide humanitaire rappellent l'urgence de parvenir à une paix durable. Ma délégation appelle à la protection des populations civiles, au respect du droit international humanitaire et à la poursuite des efforts diplomatiques visant à mettre fin aux violences. Nous demeurons convaincus qu'une paix véritable dans cette région ne pourra être obtenue que par le dialogue et la recherche d'une solution politique juste et durable, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. Madame la Présidente, saisissons de la question du Sahara marocain. La République centrafricaine constate avec satisfaction les développements intervenus depuis notre dernière session, notamment l'adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797/2025 du Conseil de sécurité. Cette résolution constitue une étape importante dans les efforts engagés pour parvenir à un règlement politique de ce différend régional qui perdure depuis plusieurs décennies. En appelant les parties à poursuivre les négociations sur la base de l'initiative marocaine d'autonomie, Le Conseil de sécurité a donné une nouvelle impulsion au processus politique conduit sous les auspices des Nations unies. La République centrafricaine estime que cette évolution doit être pleinement mise à profit. Après tant d'années, il est nécessaire que les efforts diplomatiques puissent aboutir à des résultats concrets dans un esprit de réalisme, de dialogue et de compromis. Nous saluons les efforts constants déployés par le secrétaire général des Nations unies et son envoyé personnel pour faire progresser le processus politique et rapprocher les positions des parties concernées. Madame la Présidente, la République centrafricaine réaffirme son plein soutien au processus politique mené sous les auspices des Nations unies, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara marocain. Dans ce cadre, mon pays renouvelle son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie présentée en 2007, qu'il considère comme la base la plus sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à un règlement définitif de ce différend, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Nous saluons également les efforts entrepris par le Royaume du Maroc pour faire avancer cette initiative, ainsi que sa participation aux discussions politiques engagées au cours de l'année 2026, notamment à Madrid et à Washington. Ces consultations témoignent de la nécessité de maintenir le dialogue et de poursuivre les efforts pour rapprocher les positions. Il importe désormais que les parties concernées s'engagent de bonne foi dans les négociations, sans conditions préalables, afin de parvenir à une solution politique durable. Pour la République centrafricaine, le maintien du statu quo ne saurait constituer une perspective satisfaisante. La prolongation de ce différend continue de peser sur les possibilités de coopération et d'intégration régionales, alors même que les pays du Maghreb disposent d'un potentiel économique et humain considérable. Nous encourageons donc toutes les parties prenantes, y compris les pays voisins, à accompagner de manière constructive les efforts engagés sous l'égide des Nations unies. Madame la Présidente, la République centrafricaine tient également à saluer les efforts de développement socio-économique entrepris par le Royaume du Maroc dans ses provinces du Sud. Ces initiatives contribuent à améliorer les perspectives économiques des populations locales et à renforcer les possibilités de développement de la région. La République centrafricaine attache également une importance particulière à la participation des populations à la gestion des affaires publiques. À cet égard, nous prenons note de la tenue des élections législatives du 23 septembre 2026 et de la participation des populations des provinces du Sud à ce processus électoral. Nous estimons que la participation des populations aux décisions qui concernent leur avenir, ainsi que la promotion de leurs droits économiques et sociaux, doivent demeurer au cœur de tout effort de développement durable. La République centrafricaine, qui entretient avec le Royaume du Maroc des relations d'amitié et de coopération, réaffirme sa volonté de continuer à accompagner les initiatives favorisant la paix, la stabilité et l'intégration régionale. Madame la Présidente, l'Afrique a besoin de paix, de stabilité et d'une coopération régionale renforcée pour relever les défis économiques et sociaux auxquels elle est confrontée. La République centrafricaine, forte de sa propre expérience en matière de réconciliation nationale et de consolidation de la paix, demeure convaincue que le dialogue et le compromis constituent les voies les plus sûres pour parvenir au règlement durable des différends. Nous espérons que la dynamique actuelle permettra aux pays concernés, aux parties concernées, de franchir de nouvelles étapes vers une solution politique définitive, dans l'intérêt des populations et de la stabilité de l'ensemble de la région. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:12:22]: Je remercie la délégation de la République centrafricaine. Je voudrais maintenant donner la parole à la délégation d'Israël. Vous avez la parole? Israel · Représentant [1:12:35]: Madame la Présidente, chers membres de la Commission, la question des îles Falkland-Malvinas demeure une question très sensible sur le plan régional, politique et historique, et suscite beaucoup d'intérêt auprès de la communauté internationale. Israël reconnaît l'importance que prête la République argentine à cette question, ainsi que ses efforts actuels pour régler cette question par des moyens diplomatiques et conformément aux principes du droit international. Nous réitérons l'importance d'un dialogue direct, constructif et concret entre les parties concernées dans le cadre du principe de règlement pacifique des différends. Israël est favorable au règlement des différends internationaux par des négociations et par un dialogue direct fondé sur le respect mutuel. Toutefois, Nous estimons que tout progrès en la matière doit être accompli en tenant compte de l'ensemble des aspects historiques, juridiques et humains. Israël continuera d'encourager un règlement pacifique mutuellement acceptées dans le cadre de notre appui en faveur d'un ordre mondial fondé sur le dialogue, la stabilité et la coopération entre les nations. Je vous remercie, Madame la Présidente. 4th Committee · Présidente [1:14:20]: Je remercie l'ambassadeur d'Israël. Et avant de donner la parole à la délégation suivante, je vous informe du fait que j'ai reçu des demandes de parole du Congo et du Botswana qui souhaitent figurer sur la liste des oratrices et des orateurs, alors que la liste a été clôturée vendredi dernier. Et j'aimerais donner suite à ces demandes. Et donc, je vais demander au secrétariat d'inscrire le Congo et le Botswana à la liste des orateurs sur la décolonisation. Et nous allons poursuivre la liste des orateurs. il en est ainsi décidé. Je donne maintenant la parole au Congo, je vous en prie. Congo · Représentant [1:15:28]: Madame euh la présidente Excellence, mesdames et messieurs les délégués la délégation de la République du Congo voudrait tout d'abord vous adresser ses chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la 4e Commission. Elle vous assure de son plein soutien dans la conduite de nos travaux et vous souhaite plein succès dans l'accomplissement de votre mandat. Ma délégation remercie également le Secrétariat général de l'Organisation des Nations unies pour les efforts déployés dans la préparation de cette session et pour son engagement constant. en faveur de la réalisation des objectifs et des principes consacrés par la Charte des Nations unies. Cette année nous offre une nouvelle occasion de réaffirmer notre engagement collectif envers l'un des objectifs fondamentaux des Nations unies, l'élimination complète du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. La question de la décolonisation demeure au cœur des principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment le respect de l'égalité souveraine des États, de l'intégrité territoriale et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'adoption de la résolution 1514 de l'Assemblée générale du 14 décembre 1960, intitulée Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, a marqué un tournant historique. Cette résolution proclame que tous les peuples ont le droit à l'autodétermination et que le colonialisme doit être rapidement et inconditionnellement aboli. La résolution 1541 a précisé les principes régissant l'exercice de ce droit, tandis que la résolution 2625 a réaffirmé son caractère fondamental dans les relations internationales. Madame la Présidente, Grâce à l'action des Nations unies, du Comité spécial chargé de la décolonisation et de la solidarité internationale, de nombreux peuples ont pu accéder à l'indépendance et à la souveraineté. Cependant, malgré ces progrès significatifs, 17 territoires non autonomes demeurent encore inscrits sur la liste des Nations unies. Cette situation démontre que le mandat de décolonisation confié à notre organisation n'est pas encore pleinement accompli. La République du Congo affirme son plein soutien au Comité spécial des 24, ainsi qu'à la Quatrième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme, proclamée par la résolution 75/123 de l'Assemblée générale pour la période 2021-2030. Nous appelons les puissances administrantes à coopérer pleinement avec les Nations unies, conformément aux dispositions de la charte 11 et aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale. Madame la Présidente, la République du Congo estime également que la pleine réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes demeure essentielle dans les situations qui continuent de relever de l'ordre du jour des Nations unies. À cet égard, nous réaffirmons notre soutien constant au peuple palestinien dans l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément à la Charte des Nations unies, aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, ainsi qu'à l'avis consultatif de la Cour internationale de justice. Pour ce qui est de la situation au Sahara occidental, la République du Congo prend acte de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies et suit avec intérêt les dernières évolutions relatives à cette question. Madame la Présidente, pour de nombreux pays africains, le colonialisme ne constitue pas uniquement un héritage historique. Ses conséquences continuent de se faire sentir à travers des inégalités structurelles, des déséquilibres économiques persistants et des défis liés au développement. C'est pourquoi la décolonisation doit être appréhendée dans sa dimension la plus complète. Elle doit permettre aux peuples concernés d'exercer effectivement leur souveraineté politique, économique et culturelle, ainsi que leur droit sur leurs ressources naturelles, conformément à la résolution 1803 relative à la souveraineté permanente sur les ressources naturelles. Le Congo souligne également l'importance d'un partenariat renforcé entre les Nations unies, les organisations régionales et les États membres afin d'accélérer la mise en œuvre des résolutions pertinentes relatives à la décolonisation et de soutenir le développement durable des territoires concernés. Madame la Présidente, alors que la communauté internationale œuvre à la réalisation du programme de développement durable à l'horizon 2030 et à la mise en œuvre du pacte pour l'avenir, nous devons rester fidèles aux idéaux fondateurs de notre organisation. La décolonisation demeure une question de justice, de dignité humaine, de droits fondamentaux et de paix internationale. La République du Congo appelle tous les États membres à renouveler leur engagement politique en faveur de l'application intégrale de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et des résolutions pertinentes des Nations unies afin qu'aucun peuple ne demeure privé de son droit à déterminer librement son destin. Comme l'affirme la résolution 1514, L'assujettissement des peuples à une subjugation, une domination et une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l'homme. Plus de six décennies après son adoption, cette affirmation conserve toute sa pertinence. L'achèvement du processus de décolonisation constitue une responsabilité historique et morale que nous devons assumer collectivement dans l'intérêt des générations présentes et futures. Je vous remercie de votre attention. 4th Committee · Présidente [1:21:44]: Je vous remercie aussi et je voudrais maintenant donner la parole au représentant du Botswana. Vous avez la parole? Botswana · Représentant [1:21:56]: Merci, Madame la Présidente. Le Botswana souscrit aux principes de la Charte des Nations unies et réaffirme son attachement indéfectible aux droits inaliénables de tous les peuples à l'autodétermination que consacrée par la résolution 1514 de l'Assemblée générale, la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance à tous les peuples et pays coloniaux. Nous appuyons cette résolution car la question du Sahara occidental reste une question de décolonisation qui n'a pas été réglée, qui exige l'attention et qui engage la responsabilité des Nations unies. le peuple du Sahara occidental doit avoir la possibilité de déterminer son avenir politique librement, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Madame la Présidente, le Botswana est d'accord sur le fait qu'une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable, doit se fonder sur le dialogue sincère, la bonne foi et la volonté librement exprimée de la population concernée. Dès lors, nous appelons la poursuite des négociations sous la houlette du secrétaire général de l'ONU et de son envoyé personnel. Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la volonté politique qui s'impose et à échanger de manière constructive et à s'abstenir d'actes qui pourraient miner les perspectives d'un règlement pacifique. En outre, nous soulignons l'importance de respecter le droit international humanitaire et protéger la dignité et les droits des personnes touchées par ce différend prolongé. La coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge représente également un élément important pour honorer les obligations humanitaires applicables. Madame la Présidente, le Botswana estime que la crédibilité de l'ONU dépend non seulement des principes qui sont proclamés, mais également des efforts déployés de manière cohérente pour garantir une mise en œuvre pertinente. La question du Sahara occidental exige donc une détermination internationale renouvelée, un travail impartial et un engagement sincère en faveur d'une issue pacifique. Ainsi, le Botswana soutient le projet de résolution en tant qu'une réaffirmation de la responsabilité de l'ONU envers le peuple du Sahara occidental et sa quête d'une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable, qui réunisse les conditions de l'exercice du droit à l'autodétermination. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:24:41]: Je remercie le représentant du Botswana de sa déclaration et donne maintenant la parole à l'Algérie. Excellence, vous avez la parole. Algeria · Représentant [1:24:52]: Merci, Madame la Présidente. Encore une fois, nous délibérons sur la question du Sahara occidental, question qui demeure question de décolonisation inachevée. Et c'est une question inscrite dans le marbre juridique des Nations unies. consacrée par les résolutions de l'Assemblée générale et éclairée par la Cour internationale de justice. Que ce soit la résolution 1514 ou la résolution 1541, il est clairement établi que le choix du statut politique d'un territoire doit procéder de la volonté libre de son peuple. Cette exigence est au coeur de toute décolonisation véritable. Elle trace la frontière essentielle entre ce qui est décidé à la place d'un peuple et ce qu'un peuple décide librement pour lui-même. Madame la Présidente, mon pays s'est félicité de la reprise, au début de l'année en cours, des pourparlers directs entre les deux parties au conflit, le royaume du Maroc et le Front Polisario. sous l'égide conjointe des Nations unies et des Etats-Unis d'Amérique. Des pourparlers prometteurs auxquels l'Algérie, aux côtés de la Mauritanie, a participé en qualité d'observateur, de voisin attentif et exigeant, concerné par le retour à la paix et à la stabilité, à la concorde dans notre région. Mais parlons franchement, les développements sur cette question, que nous avons enregistrées avec préoccupation sont, comme chacun le sait, la conséquence directe, conséquence assumée publiquement d'une transaction honteuse aux dépens des Palestiniens d'abord et des Sahraouis ensuite. C'est une rétribution indécente de deux Etats réputés pour leur ambition territoriale et leur défiance aux règles du droit international et leur défiance à la jurisprudence de la justice internationale. Aujourd'hui, certains, les mêmes d'ailleurs, exigent des Sahraouis d'abandonner leur aspiration à la liberté et à la dignité et d'accepter le fait accompli par par pragmatisme, par réalisme. Et c'est à notre commission, chargée justement de mener à bien la décolonisation, de faire droit aux revendications démocratiques du peuple sahraoui. Notre commission ne doit pas détourner son regard du calvaire que vit le peuple sahraoui depuis maintenant 50 ans. ni du rêve qu'il nourrit de retourner dans son pays dans la dignité et dans le respect de ses droits imprescriptibles. C'est le lieu ici de rappeler les paramètres de la résolution de ce conflit. Premièrement, nul n'est habilité à octroyer la souveraineté sur le territoire, pas même le Conseil de sécurité. Le seul détenteur de la souveraineté et le peuple sahraoui, qui doit être impérativement consulté sur son destin. Deuxièmement, une solution ne peut être juste et durable que si elle est imposée comme point de départ et point d'arrivée. La négociation doit être un chemin, un chemin ardu, certes, vers une solution, une solution qui ne doit pas être arrêtée d'avance. Troisièmement, la majorité du peuple sahraoui est dispersée en Algérie, en Mauritanie et ailleurs, où elle a trouvé refuge, un refuge qui a un statut garanti par les Nations unies, une protection garantie par les conventions multilatérales. Le peuple sahraoui a droit à l'assistance internationale. Et nous, Etats membres, nous avons le devoir de leur prodiguer soutien, protection et assistance en attendant l'émergence d'une solution politique juste et durable du conflit du Sahara occidental. Oui, madame la présidente, nous avons tous conscience du tarissement des ressources financières pour l'assistance humanitaire, tarissement induit par l'intensification des foyers d'urgence humanitaire. Mais la solution adéquate n'est-elle pas de parvenir, par la négociation, par la diplomatie, à des solutions pérennes qui tiennent compte des causes profondes de ces conflits? et non pas la panacée de réduire, par un tour de passe-passe comptable, le nombre de réfugiés sollicitant notre assistance. À ce jour, l'action d'aide humanitaire du Haut-Commissariat aux réfugiés a suscité respect et considération parce que, justement, cette assistance humanitaire était distribuée à ceux qui souffrent, sans politisation, sans calcul, sans interférence politique. Et le HCR ne devrait pas se laisser entraîner dans ce qui est perçu aujourd'hui comme un indécent chantage à la famine pour contraindre les réfugiés à accepter des solutions politiques de courte vie. Ce n'est pas son mandat, ce n'est pas son honneur. Pour conclure, Madame la Présidente, l'Algérie, qui est attachée au droit international, qui est attachée au droit humanitaire international, souhaite plus que tous, aujourd'hui plus qu'hier, une solution durable au conflit du Sahara occidental sous les auspices des Nations unies, une solution conforme à la justice, une solution conforme aux aspirations du peuple sahraoui, une solution qui puisse ramener la paix et la concorde dans notre région. Et nous en appelons à l'Assemblée générale gardienne de la légalité internationale, gardienne du respect de la Charte des Nations unies, de promouvoir cette solution juste et durable qui garantisse au peuple sahraoui l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:32:54]: Je remercie la délégation d'Algérie pour son intervention, mais je voudrais maintenant donner la parole à la délégation du Maroc. Votre Excellence, vous avez la parole. Morocco · Représentant [1:33:06]: Madame la Présidente, il y a un an, le Conseil de sécurité a adopté sa résolution historique 2797, marquant une inflexion majeure dans le traitement du dossier du Sahara marocain par les Nations unies. passant de la logique de sa gestion à celle de son règlement. Cette résolution, qui a été saluée par toutes les parties, constitue un point de bascule irréversible par rapport à toutes les résolutions précédentes du Conseil, et ce à plusieurs égards. 1. Il a consacré l'initiative marocaine d'autonomie comme la seule base pour le règlement de ce différend régional, la plaçant au cœur du processus politique de négociation. 2. Il a, pour la première fois, inscrit le statut d'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine. 3. Il a réaffirmé la responsabilité des 4 parties: le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie, le Polisario. 4. Il a appelé les 4 parties à s'engager de bonne foi et sans condition préalable. 5. Il a permis la tenue de discussions directes entre les 4 parties lors des 3 rencontres tenues à Washington et Madrid. 6. Il a permis au Royaume du Maroc de présenter le statut d'autonomie développé, détaillant les attributions et les pouvoirs des organes exécutif, législatif et judiciaire. Cette autonomie concilie le réalisme politique, la gouvernance démocratique et les aspirations des populations. Comme l'a indiqué le secrétaire général dans son dernier rapport, la semaine dernière, au Conseil de sécurité, ces discussions ont permis d'aborder les paramètres concrets d'un futur règlement. Ce momentum politique inédit exige que chaque partie assume sa responsabilité historique. À cet effet, les résolutions du Conseil de sécurité se doivent d'être mises en œuvre. Les discussions se doivent d'être menées sans préconditions. La bonne foi se doit d'être actée. Les engagements pris se doivent d'être honorés. Le cessez-le-feu se doit d'être rétabli et observé. C'est à ces conditions que la dynamique générée par la résolution 2797 pourra être préservée, produire ses effets et conduire le processus à son heureuse conclusion. Madame la Présidente, par-delà sa dimension politique, la résolution 2797 porte avant tout une promesse humaine, car derrière chaque résolution, il y a des femmes, des hommes et des jeunes en attente dans les camps de Tindouf. Après chaque résolution supplémentaire de ce différend régional, il y a une génération additionnelle qui continuera à en subir les conséquences. La seule gestion humanitaire de cette situation de deuxième crise de réfugiés, la plus longue dans le monde, ne saurait perdurer un demi-siècle supplémentaire. C'est pourquoi le Maroc appelle-t-il à faire bénéficier les populations des camps de Tindouf des solutions durables prévues par le droit international, la doctrine et la pratique du Haut-Commissariat des Nations unies. Ces solutions durables sont le rapatriement librement consenti et Sa Majesté le roi Mohammed VI ayant déjà lancé un appel solennel à cet égard, la réinstallation dans un pays tiers ou l'intégration dans le pays d'accueil, selon le choix libre et volontaire de ces populations. Toute tergiversation ou conditionnalité sera illégale juridiquement, immorale politiquement et condamnable humanitairement. Madame la Présidente, c'est avec une grande attention que j'ai suivi les déclarations sur la question du Sahara marocain, fait tant durant la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale que devant cette Auguste Commission. Nous regrettons que ces déclarations comportent des déformations historiques, des distorsions juridiques, des dénis des réalités générées par la résolution 2797 et des procès d'intention infondés. Aussi voudrais-je saisir cette occasion pour corriger ces assertions. 1. La décolonisation. La décolonisation du Sahara a été définitivement scellée depuis un demi-siècle avec le retour du Sahara à sa mère patrie, le Royaume du Maroc, grâce à la glorieuse Marche verte et à l'accord de Madrid déposé auprès des Nations unies, conformément à l'article 52 de la Charte des Nations unies. La résolution 2797 est venue conforter cette intégration en consacrant l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine. Et à ceux qui ne l'ont pas encore saisie, le message de Sa Majesté le roi a été très clair, et je le cite: Désormais, il y aura un avant, il y aura un après le 31 octobre. Il est venu le temps du Maroc uni, que c'est le temps de Tanger-Al Hoceima, celui dont nul ne s'avisera de bafouer les droits ni de transgresser les frontières historiques. Fin de citation. 2, l'autodétermination. À ceux qui sont obsessionnellement attachés au principe de l'autodétermination, à la déclaration 1514, je voudrais rappeler que la doctrine des Nations unies, dans ce domaine, ne se limite pas à cette seule résolution. Ses multiples failles et lacunes ont obligé les États membres à la compléter par deux résolutions tout aussi importantes. En effet, la résolution 1541 a codifié l'incompatibilité de ce principe d'autodétermination avec tout atteinte à l'unité nationale, à l'intégrité territoriale des pays. Quant à la résolution 2625, elle stipule que l'acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple constitue pour ce peuple des moyens d'exercer son droit à l'autodétermination. Or, la résolution 2797 du Conseil de sécurité ne vise rien d'autre que de parvenir à un statut d'autonomie librement négocié, conformément à la résolution 2725. Troisièmement, la bonne foi. La bonne foi n'est pas un slogan creux. C'est un acte de sincérité, un engagement politique, une éthique diplomatique. Il n'est pas à sens unique, il est réciproque. Il se mesure dans la pratique, en commençant par soi-même, et non dans les discours ou les procès d'intention. La présentation à Washington par le Maroc de son statut d'autonomie, amplement détaillée, est l'acte suprême de la bonne foi du royaume. Le Maroc attend toujours la manifestation de celle des autres parties. Quatrièmement, les parties au processus politique. Le statut politique sinusoïdal de certains partis a été régulièrement recadré par les résolutions du Conseil de sécurité. En effet, les 4 partis à ce différend ont été dûment identifiés dans les résolutions successives du Conseil de sécurité, bien plus à Washington et à Madrid. Ce ne sont ni des observateurs, ni des voisins, ni des parties tierces ou neutres qui ont participé aux 3 rounds de discussion, mais bien évidemment les 4 partis identifiés par le Conseil de sécurité, en l'occurrence le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Polisario, sans distinction ni différenciation. 5. La CIJ. La référence à la Cour internationale de justice me permet de corriger une flagrante contre-vérité. L'avis de la Cour reconnaît l'existence, au moment de la colonisation espagnole, de liens juridiques d'allégeance entre le sultan du Maroc et certaines des tribus vivant sur le territoire du Sahara. La Cour consacre ainsi deux vérités politiques historiques. 1. Le Maroc était dans son Sahara bien avant avant la colonisation espagnole. 2. L'existence de liens d'allégeance entre les sultans du Maroc et les tribus du Sahara. Or, l'allégeance est un serment de fidélité et de loyauté qui lie les tribus du Sahara à leurs sultans marocains. Cet acte d'allégeance est toujours pratiqué dans plus de 24 monarchies dans le monde, y compris des monarchies européennes. 6. La dernière colonie d'Afrique. Qualifier le Sahara de dernière colonie d'Afrique discrédite ceux qui le prétendent. À cette allégation, la réponse est simple: Ce n'est pas la décolonisation du Sahara, ni la dernière colonie de l'Afrique qui ont été négociés à Washington et à Madrid, mais bien le statut d'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine, certes la représentativité. L'autoproclamation par le Groupe armé pour les Sahariens de représenter les populations des camps de Tindouf n'est rien d'autre qu'une honteuse usurpation de leurs droits politiques et une flagrante captation de leur volonté démocratique. La représentativité est un acte politique que seules les élections libres et transparentes peuvent légitimer. Les véritables représentants du Sahara marocain sont ceux-là mêmes qui sont démocratiquement élus, comme ce fut le cas lors des élections législatives du 23 octobre dernier, Depuis 2075, les élus de la région sont tous originaires du Sahara et de ses nombreuses tribus. Enfin, le référendum, les discours que nous avons entendus ici et ailleurs, témoins d'un déni insidieux des résolutions du Conseil de sécurité. à ces oublieux qui appellent constamment au respect de la Charte et aux résolutions onusiennes, je voudrais rappeler que le Conseil de sécurité a définitivement enterré toute idée de référendum depuis un quart de siècle. Bien plus, et au cas où ils l'ignoraient encore, les résolutions que cette Commission adopte régulièrement depuis 20 ans, ainsi que celle qui sera adoptée après-demain, ne mentionnent nullement le terme référendum. Madame la Présidente, l'optimisme né de la résolution 2797 et des négociations de Washington et Madrid augure d'un règlement définitif du différend régional sur le Sahara marocain vieux d'un demi-siècle. Mais sa portée véritable sera plus grande encore. Il porte l'ambition d'une nouvelle ère régionale, l'ambition exprimée par Sa Majesté le roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, Dans son discours du 31 octobre dernier, je cite: "Nous réitérons notre engagement continu d'œuvrer à la relance de l'Union du Maghreb sur la base du respect mutuel, de la coopération et de la complémentarité entre ces 5 Etats membres." Fin de citation. Je voudrais conclure en réaffirmant le soutien ferme et constant du Royaume du Maroc à l'intégrité territoriale des Emirats arabes unis, sa souveraineté permanente sur les îles Tombouctou, et nous soutenons également la demande de ce pays frère de mettre à l'occupation de l'Iran de ces trois îles émiratiennes, ainsi que sa position appelant à la recherche d'une solution, soit par la négociation, soit directe, soit par la saisine de la Cour internationale de justice. Je vous remercie, madame. 4th Committee · Présidente [1:43:10]: Je vous remercie. Mesdames et Messieurs, nous avons entendu le dernier orateur dans le cadre du débat général sur les points 52 à 56 de l'ordre du jour. Avant de conclure, je voudrais rappeler aux orateurs de prononcer leur déclaration à une cadence raisonnable pour que les interprètes puissent faire leur travail. Le droit de réponse, l'exercice du droit de réponse a été demandé. Vous avez droit à deux interventions, cinq minutes pour la première, trois minutes pour la seconde. Je donne la parole au Royaume-Uni. Je vous en prie, vous avez cinq minutes. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentant [1:43:54]: Merci, Monsieur le Président. Je voudrais exercer mon droit de réponse à la suite de la déclaration du Venezuela, mais également de l'Argentine pour la Conférence ibéro-américaine et d'Israël. La Commission l'a déjà entendu lors de cette session, le Royaume-Uni n'a aucun doute quant à sa souveraineté sur les îles Falkland, les îles Sandwich du Sud et Géorgie du Sud, et les espaces maritimes environnants de ces territoires. Le Royaume-Uni ne cesse d'appuyer le droit du peuple des îles Falkland à l'autodétermination énoncée à la Charte des Nations unies et à l'article 1 des deux pactes sur les droits humains. Les habitants des îles Falkland ont autant de droits que les autres de déterminer leur statut politique et de poursuivre leur développement social, économique et culturel. Les délégations ont appelé au dialogue, à la négociation entre le Royaume-Uni et l'Argentine. Les habitants des îles Falkland ont exprimé très clairement leur souhait de rester un territoire autonome du Royaume-Uni. La Constitution argentine indique qu'elle souhaite un plein transfert de la souveraineté à l'Argentine et dès lors, des négociations sur la souveraineté ne seraient pas conformes au principe d'autodétermination dans la Charte. Je souligne une fois de plus qu'il ne peut y avoir de doute sur la souveraineté des îles Falkland, sauf si les habitants des îles Falkland en décident autrement. Pour ce qui est de la présence militaire, nos forces dans l'Atlantique Sud sont purement défensives, pour défendre les îles Falkland contre des menaces éventuelles. Nous continuons d'examiner le niveau de ces forces pour avoir assez de capacité de défense, mais juste assez, comme nous l'avons fait depuis l'invasion de l'Argentine en 1982. Pour conclure, nous allons continuer de nous tenir aux côtés du gouvernement et de la population des îles Falkland. Nous allons défendre fermement leur souhait, leur économie, leur droit à déterminer leur propre avenir. Merci. 4th Committee · Présidente [1:46:07]: Merci. La République islamique d'Iran, je vous en prie, vous avez cinq minutes. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:46:18]: Au nom de Dieu le Clément et le Miséricordieux, Madame la Présidente, ma délégation exerce son droit de réponse à la suite de la déclaration des Émirats arabes unis et du Maroc concernant les trois îles iraniennes, Abu Musa, la Grande Ombe et la Petite Ombe. Dans leur déclaration, une fois de plus, ils ont proféré des allégations infondées de revendications de souveraineté sur nos îles dans le cadre du débat sur la décolonisation, sans. démontrer la pertinence de cette question au regard des questions de décolonisation que nous examinons. L'Iran reste attaché aux buts et principes de la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale des États, ainsi que la promotion des relations de bon voisinage. Toutefois, nous soulignons que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, y compris sur les trois îles susmentionnées, ne peut faire l'objet d'aucune négociation. Nous rejetons, tout en rejetant catégoriquement les négociations à ce sujet, nous réitérons que les trois îles Abou Moussa, Grande Tombe et Petite Tombe font partie intégrante de la République islamique d'Iran. En effet, ce titre de propriété de l'Iran remonte encore plus loin que l'existence, la création des Émirats arabes unis. Il y a des cartes, des archives qui le montrent. Et dès lors, l'Iran assure sa souveraineté et cela relève de notre compétence exclusive. Merci. 4th Committee · Présidente [1:48:06]: L'Argentine, je vous en prie, vous avez cinq minutes. Argentina · Représentant [1:48:11]: Merci beaucoup. Pour répondre à ce qui a été dit par le Royaume-Uni sur la question des îles Malvinas, la délégation de l'Argentine tient à réaffirmer ce qui a été dit par l'Assemblée générale, par l'Assemblée générale le 23 septembre et ce qui a été dit au C24 le 25 juin passé. Nous rappelons Que les îles Malvinas, Géorgie du Sud, sans lui, du Sud, les espaces maritimes environnants font partie intégrante du territoire national argentin. occupé illégalement par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Cela fait l'objet d'un différend de souveraineté par les 2 pays, ce qui est reconnu par différentes organisations internationales. L'occupation illégale du Royaume-Uni a poussé l'Assemblée générale à adopter 10 résolutions sur la question, à commencer par la 2525. La 2625, qui reconnaît l'existence d'un différend de souveraineté. Il y est fait référence aux îles Malvinas. Et la résolution appelle le Royaume-Uni et l'Argentine à reprendre les négociations en vue d'un règlement pacifique. Pour régler les différents, le Comité spécial sur la décolonisation, de ce côté, s'est prononcé à de nombreuses reprises dans le même sens, le plus récemment à travers la résolution adoptée le 25 juin 2026. Madame la Présidente, la République Argentine est d'accord avec ce qui a été dit par les pays de la région, présentée par différents groupes, et l'occupation qui a eu lieu en 2000. Ce qui a eu lieu en 2013 sans intervention de l'Assemblée Générale est sans effet. Aucun État, aucune organisation, aucun représentant officiel n'a pu servir d'observateur de ces élections et donc cela n'a aucune valeur juridique qui ne modifie en rien la question des îles Malvinas, ne met pas un terme aux différends et n'annule pas les droits argentins. Dans son avis consultatif sur les conséquences juridiques sur les îles de Chagos, la CIJ s'est exprimée sur les modalités de l'expression libre du peuple d'un territoire. Ainsi, l'organisation d'un référendum où il n'y a pas de supervision n'a pas de valeur juridique. Et lors d'une réunion du C24, on continue d'adopter des résolutions par consensus sur les îles Malvinas dans les termes habituels. Le règlement aux différends ne dépend pas du résultat d'un vote et permettre que des sujets britanniques fassent l'objet d'un différend auquel le pays est parti. n'est pas valide car il n'y a pas de peuple dans les îles Malvinas au sens du droit international. Madame la Présidente, nous rejetons catégoriquement toute caractérisation sur la base desquelles on pourrait exercer des pressions ou entraver le développement des habitants des îles Malvinas. Il s'agit d'exercer ses droits souverains face à l'exploitation de ressources naturelles non renouvelables conformément aux résolutions de l'Assemblée générale, au droit international et à la Convention sur le droit de la mer. Bien loin d'entraver le bien-être des habitants de ces îles, la République argentine respecte leur mode de vie et leurs intérêts, conformément à la Constitution et aux résolutions de l'ONU. Leur prospérité, cependant, ne peut pas se baser sur l'appropriation et l'exploitation illégitime des ressources naturelles qui appartiennent au peuple argentin dans son ensemble. Pour terminer, Madame la Présidente, la République argentine réaffirme ses droits légitimes en matière de souveraineté sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants qui font partie intégrante du territoire national argentin. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [1:52:20]: Je donne à présent la parole aux Émirats arabes unis. Vous avez cinq minutes. United Arab Emirates · Représentant [1:52:28]: Merci, Madame la Présidente. Ma délégation demande d'exercer son droit de réponse à la suite du droit de réponse de l'Iran en réaction aux déclarations des Émirats arabes unis et du Maroc. Nous rejetons à nouveau les allégations fallacieuses brandies par l'Iran. Les trois îles, Grand Tôm, Petit Tôm et Abu Moussa, qui se trouvent dans le golfe Arabique, sont des îles qui appartiennent aux Émirats arabes unis et sont occupées par l'Iran. Nous rejetons catégoriquement cette occupation par l'Iran de ces îles. Toute tentative de présenter cela comme une question interne iranienne ne modifie pas le statut de ces îles. Il s'agit d'une violation de notre souveraineté sur ces îles, une violation de la Charte des Nations unies et du droit international. Nous appelons à nouveau l'Iran à respecter le droit international et la Charte des Nations unies pour régler cette question par des négociations bilatérales ou par une saisine de la CJ. Merci. 4th Committee · Présidente [1:53:51]: L'Iran, trois minutes. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:53:56]: Merci. Nous reprenons la parole à la suite de la réponse des Émirats arabes unis. La répétition ne peut donner de la légitimité à une revendication territoriale sur des territoires officiels et des cartes officielles qui, bien avant la création des Émirats arabes unis, identifient ces trois îles comme appartenant à la République d'Iran. Cette dernière intervention date de la part des Émirats arabes unis ne nous a présenté aucune information pouvant modifier ces points. Et dès lors, la question principale demeure en suspens. Comment cette revendication sur ces trois îles iraniennes dans le golfe Persique? Comment cela est-il lié aux questions au point de l'ordre du jour sur la décolonisation. Notre peuple a fait montre de sa résilience face à de nombreux défis, et nous avons ce même sentiment de responsabilité aujourd'hui. Notre souveraineté sur tous les pans de notre territoire, y compris ces 3 îles dans le golfe Persique, cette souveraineté ne pourra jamais être négociée, et toute affirmation de quelque pays qui soit ne pourra modifier cette situation. Ensuite, comme nous l'avons dit par le passé, le golfe Persique, c'est la terminologie reconnue par l'ONU et toutes les délégations, y compris les Émirats arabes unis, sont tenues de respecter cette terminologie au lieu d'utiliser leurs préférences politiques, au lieu d'utiliser les termes officiels. 4th Committee · Présidente [1:55:40]: Les Émirats arabes unis. Deuxième intervention, trois minutes. United Arab Emirates · Représentant [1:55:46]: Merci, Madame la Présidente. Je voudrais réitérer une fois de plus notre position ferme quant à notre souveraineté sur ces trois îles, Grande Tombe, Petite Tombe, Abu Moussa, qui sont situées dans le golfe Arabique. Nous rejetons l'occupation iranienne de ces îles. Ces îles font partie intégrante du territoire des Émirats arabes unis. Nous réitérons notre appel honnête à l'Iran à régler ce différend par des moyens pacifiques, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies. Nous espérons que l'Iran pourra assumer ses responsabilités face à ce conflit, respecter les relations de bon voisinage et la souveraineté des États. Merci. 4th Committee · Présidente [1:56:37]: Mesdames et Messieurs, je ne constate pas d'autres demandes d'exercice du droit de réponse. Je voudrais vous rappeler que nous allons nous prononcer sur les projets de propositions, projets de textes déposés au titre des points 52 à 57 de l'ordre du jour le jeudi 15 octobre, nous examinerons les projets selon l'ordre indiqué dans le document officieux, le répertoriant qui a été circulé vendredi dernier sur eDelegates. Comme elle l'a décidé à sa septième séance, le 9 octobre, la Commission va maintenant examiner le point 124 de l'ordre du jour intitulé Revitalisation des travaux de l'Assemblée générale. L'Assemblée générale a renvoyé cette question à toutes les grandes commissions pour que celles-ci passent en revue leurs méthodes de travail. Dans le cadre de l'examen de nos méthodes de travail, j'appelle l'attention de la Commission sur le document AC4/1/4 qui met en évidence les dispositions des résolutions de l'Assemblée générale encore pertinentes et au résumé établi après le débat de la Commission sur ses méthodes de travail lors de la dernière session et circuler récemment par les délégués. J'invite à présent les délégations à faire part de leurs vues sur les meilleures pratiques que la Commission pourrait adopter à l'avenir, ainsi que sur les moyens d'améliorer encore ses méthodes de travail. Je vais donner la parole à celles et ceux qui souhaitent participer à notre débat. J'invite les membres des délégations qui souhaitent intervenir à le signaler en appuyant sur le bouton du microphone. I would like now to hand the floor to the distinguished representative of the European Union. You have the floor. EU · EU · Représentant [1:58:52]: Thank you, Chair. 4th Committee · Présidente [1:58:54]: Je donne à présent la. Parole à l'Union européenne. EU · EU · Représentant [1:58:58]: Merci, Madame la Présidente. Je prends la parole au nom de l'UE et de ses États membres. Merci à la présidence d'avoir convoqué cette discussion sur les méthodes de travail de la 4e commission. C'est une occasion en or de dresser le bilan des pratiques établies et de trouver des moyens pratiques de rendre nos travaux plus efficaces et efficients. La revitalisation des travaux de l'Assemblée générale, prévue dans la résolution 79/127, nous appelle toutes et tous à veiller à ce que l'Assemblée et ses grandes commissions s'acquittent pleinement de leur mandat. Cela est particulièrement pertinent dans le contexte plus vaste de l'initiative ONU-80 et de nos efforts collectifs pour que l'ONU soit plus adaptée à ces tâches. Nous sommes d'avis qu'améliorer les méthodes de travail doit faire fond sur les pratiques qui ont fait leurs preuves, tout en restons ouverts à des améliorations concrètes et à cet égard, nous voudrions vous livrer quelques réflexions. Premièrement, nous devons préserver et renforcer les bonnes pratiques existantes. Nous nous félicitons des pratiques qui ont permis un meilleur fonctionnement de la Commission, notamment le fait de commencer les réunions de façon ponctuelle, le respect des durées d'intervention, l'utilisation du microphone qui se met à clignoter, la circulation à temps de la documentation et l'utilisation d'outils numériques, surtout des délégués. Nous nous félicitons également de la latitude permettant de passer au prochain point de l'ordre du jour à mesure que le programme de travail progresse, ainsi que la communication transparente et attendent des changements au calendrier. Ces pratiques permettent aux délégations au secrétariat de planifier leur travail et d'utiliser à meilleur escient le temps de réunion disponible. Il importe également de coordonner étroitement les travaux des grandes commissions, en particulier de la quatrième et de la première, afin d'éviter les réunions parallèles et d'alléger la charge pesant sur les petites délégations. Nous nous félicitons de la nouvelle initiative du président de l'Assemblée générale de rencontrer régulièrement les présidents des grandes commissions, notamment de la quatrième commission, pour discuter de la revitalisation des travaux de l'Assemblée générale. J'espère que cela se traduira en résultats tangibles sous peu. Mais ces gains d'efficience doivent aller de pair avec le multilinguisme. La disponibilité à temps de la documentation dans les six langues officielles, y compris les projets de résolution, c'est essentiel afin de garantir la participation sur un pied d'égalité de tous les États membres. Les mesures d'austérité, dès lors, ne doivent pas se faire aux dépens de la nature multilingue de notre organisation. Nous regrettons également que les communiqués de presse sur les travaux de la Commission ne soient plus l'ordre du jour, car il s'agissait là d'archives de nos discussions importantes, notamment pour les diffuser auprès du grand public. Nous encourageons à trouver des moyens de les rétablir. Deuxièmement, nous devons faire fond sur les nouvelles pratiques positives de ces récentes sessions, notamment l'initiative du président de distribuer un document officieux avant chaque discussion sur les méthodes de travail comme base de nos réflexions. Nous pensons qu'il est également utile d'examiner un point à l'ordre du jour à la suite de la séance d'organisation, ainsi que la présentation du programme de travail sous forme de tableau. Nous nous félicitons de la mise à jour régulière du programme de travail sur le site web de la Commission. De surcroît, nous pensons qu'il serait utile de renforcer la mémoire institutionnelle grâce à un répertoire numérique des méthodes de travail et des pratiques établies, notamment les contributions des différents bureaux. Cela garantirait la continuité entre les différents bureaux et fournirait aux délégations une référence accessible. Troisièmement, nous sommes favorables à d'autres améliorations pratiques et nous vous présentons quelques suggestions pour examen. S'agissant des points relatifs à la décolonisation, nous attachons une grande importance à la participation des pétitionnaires et à veiller à ce que leur point de vue soit entendu. et bien repris dans nos délibérations. Dès lors, nous proposons d'examiner la possibilité de tenir un débat général conjoint non interrompu sur les points relatifs à la décolonisation et que les pétitionnaires soient entendus avant que les États membres prennent la parole. Ainsi, les délégations pourraient prendre leur point de vue en compte lorsqu'elles préparent leur intervention et dès lors, la discussion serait plus cohérente et substantielle. Cela faciliterait également une meilleure planification. de la part des délégations et des arrangements plus souples du Bureau et du Secrétariat, notamment s'agissant de l'interprétation. Nous sommes ouverts à la proposition d'entendre les demandes d'audition des pétitionnaires dans le cadre d'une approche unique, si les délégations ont assez de temps pour soulever des questions ou présenter des préoccupations avant que des décisions soient prises. Nous encourageons également les délégations à faire montre de retenue pour ce qui est de proposer de nouveaux points à l'ordre du jour. Il est important de rester concentré et d'accorder un ordre de priorité pour ne pas surcharger la Commission et pour avoir assez de temps et d'attention consacrée aux travaux de fond. Nous pensons qu'on pourrait poursuivre les discussions sur une meilleure utilisation du temps de réunion, notamment l'organisation des explications de vote et des déclarations avant et après un vote pour que tous les États membres puissent participer pleinement aux travaux de la Commission. Madame la Présidente, chers collègues, la revitalisation a pour objectif que les méthodes de travail permettent à la Commission de s'acquitter pleinement de ses responsabilités, d'utiliser à bon escient nos ressources collectives et d'obtenir des résultats tangibles. Nous sommes disposés à participer de façon constructive à ce processus. Merci. 4th Committee · Présidente [2:05:33]: Je remercie le représentant de l'Union européenne et je donne la parole à la Nouvelle-Zélande. New Zealand · Représentant [2:05:47]: Merci, Madame la Présidente, de diriger nos travaux et d'avoir convoqué cette discussion. Madame la Présidente, il convient de revitaliser et d'améliorer nos méthodes de travail. C'est plus évident que jamais pour renforcer la capacité de l'ONU et pour garantir son efficacité, sa crédibilité, sa durabilité. Pour ce faire, les États membres doivent redoubler d'efforts pour obtenir des progrès dès maintenant. À cet égard, j'ai trois réflexion à vous livrer. Premièrement, il faut mettre en œuvre la réforme et les engagements de revitalisation qui ont déjà été convenus. La Nouvelle-Zélande, aux côtés du CAHDS, a lancé cet appel lors du débat récent à l'Assemblée générale sur la revitalisation. Je vais le réitérer ici. Conformément à la résolution 80/251, nous appelons tous les États membres à faire montre d'une plus grande discipline pour ce qui est de créer et de renouveler des mandats. assortie d'une note de cadrage si nécessaire, d'éviter les doublons, d'avoir des résolutions examinées tous les deux ans, tous les trois ans, ou des cycles de rapports également tous les deux ans, trois ans, le cas échéant, garantir que toute nouvelle exigence apporte une valeur claire, présenter des mécanismes d'examen clairs dans tous les nouveaux mandats. Ainsi, on pourra Si un mandat est véritablement exécuté, l'on pourra prendre nos responsabilités pour les engagements pris. Deuxièmement, cette session marque également le début du moratoire sur les nouvelles journées internationales, semaines, mois ou années internationales, comme le veut la résolution 79/327, nous appelant tous les États membres à respecter la lettre et l'esprit de cette mesure. Troisièmement, la revitalisation des travaux de l'Assemblée générale et la réforme ONU 80 doivent se renforcer mutuellement. pour une approche à l'échelle du système, notamment dans le cadre des différentes commissions de l'ONU. Notre objectif, c'est d'instiller une culture d'amélioration constante et de traduire tous nos engagements en actes, de nous concentrer sur les effets qu'ont nos travaux dans le monde réel. Merci 4th Committee · Présidente [2:08:06]: à la Nouvelle-Zélande de cette déclaration. La parole est à présent à El Salvador. El Salvador · Représentant [2:08:16]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. Nous saluons l'organisation de la présente réunion qui nous donne la possibilité de mener une réflexion sur les méthodes de travail de la 4e commission et sa contribution au processus plus large de revitalisation des travaux de l'Assemblée générale. Selon le El Salvador, ce débat revêt une pertinence particulière dans le contexte de la mise en œuvre de l'initiative ONU 80 et des engagements pris au titre de la résolution 79/327 qui nous donne la responsabilité collective de revoir nos pratiques institutionnelles, d'identifier des possibilités d'amélioration et de garantir une utilisation plus efficace des ressources disponibles. Cet exercice doit se baser sur une hypothèse fondamentale: la revitalisation n'est pas une fin en soi, mais un moyen pour renforcer les capacités de l'Assemblée générale et de ses grandes commissions à honorer leur mandat. À ce titre, voici nos observations. En premier lieu, nous reconnaissons l'importance d'avancer vers des méthodes de travail plus efficaces, cohérentes et orientées vers des résultats. La rationalisation des procédures, la réduction des doublons et l'amélioration de la coordination institutionnelle sont des objectifs que nous partageons, notamment face aux restrictions financières actuelles de l'organisation. Cependant, nous estimons qu'il est indispensable que ces efforts soient mis en œuvre dans le strict respect des prérogatives des États membres. Toute modification des méthodes de travail ou du programme de cette commission doit émaner du consensus par le biais de consultations transparentes, larges et inclusives. La recherche de gains d'efficacité ne doit pas déboucher sur une réduction automatique des espaces de débat, et pas non plus sur la mise en œuvre de critères uniformes à des mandats qui répondent à des réalités ou des besoins différents. De même, nous estimons qu'il est essentiel de garantir que les processus de négociation, notamment ceux qui ont trait à des projets de résolution ayant une importance particulière, bénéficient du temps suffisant pour l'organisation de consultations officieuses et de débats de fond. Le temps imparti aux négociations doit être suffisant et c'est une condition essentielle pour nouer des consensus, permettre l'examen des différentes positions et garantir que les décisions adoptées soient le fruit de processus inclusifs. Et. En outre, certes, nous reconnaissons que l'adoption de certaines résolutions par une mise aux voix est une pratique habituelle de cette commission, mais nous observons que lors de sessions précédentes, on a enregistré une augmentation du nombre de projets de textes soumis au vote. Au vote. Et bien sûr, il y a des divergences qui existent naturellement entre les États membres, mais nous estimons qu'il est important de continuer de privilégier, dans la mesure du possible, le consensus. C'est une pratique qui renforce la légitimité de nos décisions et qui est fidèle à l'esprit de coopération qui a caractérisé les travaux de cette commission. Deuxièmement, nous estimons qu'il y a des possibilités concrètes de renforcer l'organisation et la prévisibilité de nos travaux. Nous réaffirmons notamment l'importance d'améliorer la coordination avec la première commission, conformément à ce qui figure dans la résolution 51/241, tant pour ce qui est de la planification des séances que pour les négociations de résolution sur des questions connexes, afin d'éviter des chevauchements et de réduire la charge de travail des délégations. En outre, nous estimons qu'il est nécessaire de garantir la disponibilité en temps utile d'informations à jour sur les pratiques, les procédures et les décisions de cette commission. Et à ce titre, nous relançons notre proposition de créer un registre numérique qui contribue à préserver la mémoire institutionnelle, faciliter la transition entre les différentes sessions et renforcer la transparence de nos travaux. De la même manière, nous soulignons l'importance de garantir la disponibilité et l'accessibilité des procès-verbaux des sessions précédentes. Il s'agit là d'instruments essentiels pour apporter un suivi aux débats, préserver les antécédents des décisions et faciliter la continuité des travaux des délégations. Troisièmement, nous souhaitons souligner que l'efficacité institutionnelle doit aller de pair avec les principes d'inclusion et de participation équitable. À ce titre, nous exprimons nos vives préoccupations quant aux répercussions des coupes budgétaires actuelles potentielles sur le multilinguisme, notamment concernant la disponibilité des services d'interprétation, de traduction et de documentation dans les six langues officielles. Pour El Salvador, le multilinguisme ne représente pas une considération administrative secondaire. Il s'agit d'une condition sine qua non pour garantir l'égalité entre les États membres et leur participation effective aux processus intergouvernementaux. Pour cette raison, nous réaffirmons notre opposition ferme à toute pratique qui, au prétexte d'économies de coûts ou d'efficacité administrative, pousserait à limiter les services linguistiques ou créer des mécanismes de travail exclusivement en anglais. Les difficultés financières de l'ONU ne doivent pas être réglées au détriment d'un des principes fondamentaux qui sous-tendent son caractère universel et inclusif. Par ailleurs, nous souhaitons rappeler la modification du règlement intérieur de l'Assemblée générale par la résolution 79/327, avec l'intégration de l'utilisation de pronoms d'adjectifs féminin dans les six langues officielles. Certes, nous reconnaissons que l'adaptation des pratiques institutionnelles appelle un effort collectif, mais nous estimons qu'il est important de garantir la mise en œuvre cohérente de ces dispositions, notamment concernant les références aux postes et fonctions occupés par des femmes dans le cadre de notre attachement au caractère inclusif et représentatif de notre organisation. Enfin, nous souhaitons évoquer les questions liées à la décolonisation, qui représentent une responsabilité centrale dans cette commission. El Salvador réaffirme l'importance de préserver les espaces de participation des pétitionnaires des territoires non autonomes, dont le témoignage représente une contribution fondamentale pour l'examen de chacune de ces questions. Dans le même temps, nous estimons Il est utile de poursuivre la réflexion sur la manière de renforcer l'impact et le fond de ces échanges afin qu'ils contribuent de manière plus efficace au suivi apporté aux mandats en matière de décolonisation et à l'identification de mesures concrètes pour aller de l'avant dans la mise en œuvre des objectifs qui n'ont pas encore été atteints. Madame la Présidente, la 4e commission joue un rôle majeur dans l'examen des questions qui touchent directement à la paix et la sécurité internationales. et. à la mise en œuvre d'engagements importants des Nations unies. El Salvador continuera de participer de manière constructive à ces efforts, convaincu du fait que la vraie valeur de la revitalisation repose sur notre capacité à transformer de meilleures méthodes de travail en de meilleurs résultats pour l'ONU et ses États membres. Merci infiniment. 4th Committee · Présidente [2:16:16]: Je remercie El Salvador de cette déclaration et je donne la parole à la République islamique d'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [2:16:25]: Madame la Présidente, d'emblée, ma délégation tient à vous remercier, ainsi que les membres du Bureau, en particulier Son Excellence le représentant permanent du Sénégal, pour votre rôle de chef de file et pour diriger les travaux de la Commission lors de cette session. Nous remercions également le secrétariat et les interprètes de leur soutien constant. Nous nous félicitons de cette occasion d'échanger nos vues sur les méthodes de travail dans le cadre de la revitalisation des travaux de l'Assemblée générale. Ma délégation souhaite que la Commission conduise ces travaux de façon efficace et efficiente, tout en garantissant la nature inclusive de ces délibérations ainsi que la capacité de tous les États membres à y contribuer pleinement. Les améliorations des méthodes de travail devraient tendre vers ces objectifs sans hypothéquer la participation pour des gains d'efficience. À cet égard, nous nous félicitons des bonnes pratiques observées lors de sessions précédentes, notamment l'exposé technique avant le début de la session, la poursuite du dialogue direct avec des représentants des entités de l'ONU, ainsi qu'avec de hauts responsables de l'ONU. la communication transparente et à temps de tout changement au programme de travail et la disponibilité à temps de la documentation. Nous nous félicitons également de la bonne utilisation d'outils numériques, notamment les transcriptions sur UN Web TV. Tout changement aux méthodes de travail devrait être guidé par le principe de consensus. L'élaboration de recommandations doit se faire de façon inclusive, transparente, doit être pilotée par les États membres en prenant en compte les opinions et les besoins concrets de toutes les délégations. Madame la Présidente, dans ce contexte, j'appelle l'attention de la Commission sur un grave obstacle à notre participation. Le refus du pays hôte à délivrer des visas à nos représentants qui comptaient venir de notre capitale à New York pour participer aux travaux des grandes commissions de l'ONU. La crédibilité de nos efforts collectifs dans les débats et dans les discussions de cette Commission dépend également de la participation pleine et sans entrave de chaque État membre. Chaque État membre doit pouvoir participer pleinement par le biais des représentants qu'il a désignés. L'échec de pays hôte à délivrer des visas à nos représentants fait obstruction à cette participation et devrait être rectifié sans tarder. En dépit de tous nos efforts et de nos tentatives de régler ces questions par les canaux appropriés, la situation n'a toujours pas été réglée. Aujourd'hui, aucune personne qui devait venir de notre capitale pour participer aux travaux de la quatrième commission des grandes commissions n'a reçu un visa. Leur absence restreint la capacité de notre délégation à contribuer pleinement aux travaux des commissions. Nous demandons aimablement que notre projet de cette attitude du pays hôte se retrouve dans le rapport de la quatrième commission également. Qu'on en discute lors des méthodes de travail de la quatrième commission par un suivi assuré par le bureau et la présidence auprès du secrétariat et du pays hôte pour régler au plus vite cette situation. En conclusion, en dépit de toutes ces contraintes, ma délégation demeure attachée à coopérer pleinement aux efforts visant à améliorer les méthodes de travail de la commission. Ces efforts doivent se fonder sur Une hypothèse claire, tous les États doivent pouvoir participer sur un pied d'égalité sans entrave. Dès lors, nous appelons le pays hôte à émettre des visas pour nos représentants sans plus tarder, afin que notre délégation puisse participer pleinement aux travaux et afin de donner corps au principe d'inclusivité et de participation égale qui devrait guider les travaux de la Commission. Merci. 4th Committee · Présidente [2:21:00]: Je remercie le représentant de la République islamique d'Iran. Je donne maintenant la parole à la Suisse. Switzerland · Représentant [2:21:09]: Merci, Madame la Présidente. La Suisse vous remercie d'avoir convoqué cette réunion. Alors que nous prenons la parole pour la première fois, je tiens à vous féliciter, Madame la Présidente, ainsi que les membres du Bureau, pour votre élection et à vous assurer du soutien et de la coopération de la Suisse. Nous estimons important de poursuivre nos échanges sur les méthodes de travail du Comité et nous appuyons sur les acquis de la session précédente pour mieux utiliser notre temps et nos ressources, tout en garantissant la pleine participation de tous les parties prenantes concernées. Nous saluons le fait que la planification des travaux de la quatrième Commission intervienne suffisamment tôt et encourageons le maintien de cette pratique. Permettez-moi de souligner trois points. Premièrement, la Suisse soutient des temps de parole plus courts et clairement définis. Nous saluons le respect rigoureux, notamment en coupant les microphones à l'expiration du temps imparti, afin de garantir des déclarations concises. La Suisse s'efforce pour sa part de limiter ses déclarations nationales à trois minutes. Deuxièmement, Nous devons consacrer notre temps aux questions qui nécessitent notre attention collective. Nous soutenons donc l'appel des présidents du groupe de travail spécial sur la revitalisation dans leur lettre du 3 septembre en faveur des résolutions et des décisions plus courtes, moins nombreuses et moins fréquentes. Et troisièmement, les principes énoncés dans la résolution 80/251 sur la création, la mise en œuvre et l'examen des mandats nous rappelle l'importance d'adopter des résolutions claires, concises, axées sur l'impact et assorties de clauses de réexamen. Il nous appartient désormais de traduire ces principes dans la pratique. Je vous remercie. 4th Committee · Présidente [2:23:13]: Je vous remercie aussi. Mesdames et Messieurs les délégués, je ne vois pas d'autres demandes d'intervention. Nous avons entendu les interventions dans le cadre de l'examen de nos méthodes de travail. Je remercie toutes les délégations pour cet échange de vue constructif. Le président, avec l'appui du Bureau, établira un résumé qui sera soumis à la Commission. La commission achève ainsi l'examen du point 124 intitulé "Revitalisation des travaux de l'Assemblée générale". La commission se réunira de nouveau le jeudi 15 octobre ici même à 10h pour se prononcer sur les projets de textes déposés au titre des points 52 à 57. Je rappelle également aux délégations La date butoir pour déposer leur projet de texte sur le point 45 intitulé Effets des rayonnements ionisants est aujourd'hui à 18 h. Et pour les propositions sur le point 46 intitulé Coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique, la date est le 21 octobre à 15 h. Lors de sa 7e réunion, la Commission avait décidé d'entendre un exposé des coprésidents du groupe de travail spécial sur l'examen de l'exécution des mandats après la levée de la 9e séance. En raison d'un conflit d'horaires chez les coprésidents, je voudrais proposer que nous écoutions l'exposé des coprésidents à l'issue de la 10e séance plénière ce jeudi 15 octobre dans un cadre officieux. Il en est ainsi décidé. La séance est levée.