23e réunion, 63e session du Conseil des droits de l'homme Conseil des droits de l'homme Date: 23 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/hrc/63/23 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- HRC · Vice-Présidente [0:01]: Excellences, chers collègues, je déclare ouverte la 23e séance de la 63e session du Conseil des droits de l'homme. Nous allons commencer la réunion-débat annuelle sur les droits des peuples autochtones d'une demi-journée, organisée en vertu des résolutions 18/8 et 73 du Conseil. Le thème de cette réunion-débat est Convention pour la protection du patrimoine culturel et naturel des peuples, droits des peuples autochtones et engagements. Jusqu'à huit représentants de peuples autochtones seront autorisés à prendre la parole afin de participer à cette réunion-débat. Conformément à la mise en œuvre de la résolution du Conseil 73, cette réunion-débat est accessible aux personnes handicapées. Par la mise à disposition de services d'interprétation en langue des signes internationale et de sous-titres en temps réel. Ainsi que d'autres mesures d'accessibilité. J'ai l'honneur de souhaiter la bienvenue. À Mme Awa Dabo, haute commissaire adjointe aux droits de l'homme, qui prononcera une déclaration d'ouverture. Je souhaite également la bienvenue à nos intervenants, Mme Berta de San Cristóbal, chef de l'unité pour l'Europe et l'Amérique du Nord au Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, Mme Carmen Rosa Guerra Ariza, coprésidente de l'Instance internationale des peuples autochtones sur le patrimoine mondial, et Monsieur Francisco Vidar, directeur de l'Institut national de l'héritage mondial d'anthropologie et d'histoire du Mexique. La liste des orateurs fermera dans 15 minutes. J'encourage tous les intervenants à participer à notre débat de manière interactive, à soumettre des commentaires, à poser des questions qui reflètent les interventions et la discussion. Le temps de parole a été fixé à une minute et 30 secondes pour tous. Un maximum de 40 orateurs pourront prendre la parole. Les délégués inscrits sur la liste qui ne seront pas invités à prendre la parole faute de temps, pourront téléverser leur déclaration qui sera alors affichée sur l'extranet. Madame la Haute commissaire adjointe, vous avez la parole. OHCHR · Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme · Awa Dabo [2:29]: Excellence, Madame la vice-présidente, Mesdames et Messieurs, la Convention sur le. Patrimoine mondial de 1972 pourrait enregistrer des avancées en reconnaissant les liens qui préservent l'environnement et la protection des sites. Culturels. De patrimoine. Aujourd'hui, alors que nous nous efforçons d'aborder la question des préjudices dévastateurs provoqués par les changements climatiques, la pollution et la perte de biodiversité, la Convention revêt une importance toute particulière, notamment pour les peuples autochtones. La triple crise planétaire crée de véritables menaces pour les cultures autochtones, perturbant et détruisant des modes de vie, des croyances et de nombreux sites du patrimoine. culturelles et naturelles sont des terres autochtones ancestrales et hébergent des cultures et des inspirations spirituelles des peuples autochtones. Par exemple, le système Milpa mis en place par le peuple Maya en Amérique centrale et dans. La partie australe du Mexique, impliquant la culture de. Cultures qui sont environnementalement complémentaires et qui sont complémentaires du point de vue de la nutrition, montrent comment les connaissances traditionnelles peuvent aider tout un chacun à faire face au chaos climatique. Le travail réalisé par le Comité sur le patrimoine mondial et les États parties pour gérer les sites du patrimoine mondial, avec un accent sur les droits à la participation des peuples autochtones, a été extrêmement. Bénéfiques? La conservation de la zone de Laponie en Suède, où les Samis participent à la gestion et à la prise de décision et œuvrent pour préserver les anciens sites et les écosystèmes du peuple Taos aux États-Unis en sont deux exemples. Autonomiser les peuples autochtones afin qu'ils participent à la prise de décision, à la gestion et à la gouvernance de ces efforts sera essentiel pour réaliser les objectifs futurs concernant le patrimoine. Par conséquent, nous saluons la révision ou les révisions récentes de l'UNESCO de ses directives opérationnelles pour la mise en oeuvre de la Convention sur le patrimoine mondial. Les directives reconnaissent davantage aujourd'hui la nécessité pour les Etats parties de préserver les droits humains des peuples autochtones. Le travail actuel de l'UNESCO visant à renforcer sa politique sur la collaboration avec les peuples autochtones crée également des perspectives de coopération plus étroites. Je souhaite souligner la nécessité pour les Etats d'obtenir le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones avant que tout site en lien avec leur identité et leur mode de vie ne soit proposé pour inscription sur la liste du patrimoine mondial. Nous recommandons aux États et à toutes les parties concernées d'apporter des preuves de ce consentement avant d'approuver des projets. Ces mesures et d'autres mesures destinées à veiller à ce que les preneurs de décision respectent la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de manière décisive l'efficacité de la protection du patrimoine mondial. Les peuples autochtones doivent également pouvoir partager les avantages de la protection et des activités du tourisme autour des sites du patrimoine mondial et ils doivent pouvoir en tirer parti. La conservation est renforcée lorsque les peuples autochtones s'érigent en partenaires. Par exemple, Dans le parc national Kakadu d'Australie, la protection du patrimoine mondial est sous-tendue par un système dans le cadre duquel les propriétaires traditionnels sont majoritaires au sein du conseil de direction et les recettes issues du tourisme sont partagées. Les propriétaires traditionnels ont exercé leur majorité à propos de l'accès à certaines parties du parc national et des mesures pour protéger le patrimoine culturel et naturel. Lorsque les droits des peuples autochtones ne sont pas respectés, ils doivent pouvoir accéder à la justice et à des voies de recours. Madame la vice-présidente, la protection du patrimoine culturel et naturel de l'humanité et le respect des droits des peuples autochtones sont des objectifs importants qui se renforcent mutuellement partout dans le monde, et c'est également l'objectif du Haut-Commissariat. Nous travaillons à renforcer la capacité des représentants autochtones et défenseurs des droits humains à participer à la prise de décision. Nous contribuons également à promouvoir le dialogue entre les peuples autochtones, les États et les organismes de l'ONU, ainsi que les acteurs du secteur de la protection du patrimoine. En décembre dernier, nous avons convoqué des consultations sur la biodiversité et la tutelle des forêts avec les peuples autochtones et d'autres parties en Asie du Sud-Est pour identifier le moyen de mieux intégrer les connaissances autochtones et leurs droits dans les programmes environnementaux. Nous avons contribué aux efforts déployés par les petits États insulaires du Pacifique de faible altitude pour protéger leur patrimoine culturel. Au cours des deux dernières années, le Fonds volontaire pour les peuples autochtones a permis à des représentants autochtones de participer à des réunions du Comité sur le patrimoine mondial. Nous encourageons l'adoption de mesures qui permettront aux peuples autochtones de participer de manière plus cohérente à tous les processus du Comité du patrimoine mondial. Et nous nous réjouissons de travailler davantage avec le Comité pour qu'ensemble, nous puissions avancer vers la réalisation de nos objectifs, l'espace civique de discussion et d'action de la part de toutes celles et ceux qui s'efforcent de préserver les terres, les cultures et la nature doivent être protégées. Cela doit inclure les droits des peuples autochtones et les défenseurs des droits de l'environnement. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [8:41]: Je vous remercie. Je vais à présent inviter les intervenants. J'ai l'honneur de commencer par passer la parole à Madame Berta de San Cristóbal. Vous avez la parole. UNESCO · Chef de l'unité pour l'Europe et l'Amérique du Nord · Berta de San Cristóbal [8:52]: Merci, madame la vice-présidente. Mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs les représentants des peuples autochtones, l'UNESCO s'est engagée de longue date. À progresser vers la réalisation des droits humains par le biais de son mandat en matière d'éducation, de culture, de sciences et de communication. Cet engagement figure en bonne place dans le soutien qu'offre l'UNESCO à la mise en œuvre du plan d'action sur les peuples autochtones, qui concerne l'ensemble du système des Nations unies, et ses efforts destinés à renforcer les approches axées sur les droits dans l'ensemble de ses programmes. Récemment, le lien entre le patrimoine culturel et naturel, les droits humains et le développement durable est devenu de plus en plus évident dans l'engagement au sein du système des Nations unies. Cette évolution se reflète dans la proclamation récemment de la Décennie internationale de la culture du développement durable 2027-2036, qui reconnaît que la diversité culturelle, les systèmes de connaissances autochtones, le patrimoine vivant et la tutelle durable et les pratiques en la matière sont des éléments qui contribuent de manière décisive à des sociétés résilientes et à un développement durable. La discussion d'aujourd'hui reflète opportunément cette évolution large et la reconnaissance selon laquelle la culture, la nature et les populations ne peuvent être appréhendées de manière séparée ou cloisonnée. Je commencerai par une simple observation. Dans les sites désignés par l'UNESCO, y compris les propriétés du patrimoine mondial, les réserves de biosphère et les géoparcs mondiaux de l'UNESCO, représentent un mort à 25 % sur les terres et territoires des peuples autochtones. Une grande partie des lieux reconnus aujourd'hui comme relevant du patrimoine mondial, par conséquent, ne sont pas des espaces vides ou des zones de conservation isolées. Ce sont des territoires dans lesquels on vit. La Convention concernant la protection du patrimoine culturel et du patrimoine naturel mondial a été adoptée en 1972 pour identifier, protéger et transmettre aux générations futures le patrimoine culturel et naturel en tant que valeur universelle supérieure. L'une des plus grandes forces repose sur sa capacité à réunir culture et nature dans un seul et même cadre international. Le fait que la discussion intervienne aujourd'hui au sein du Conseil des droits de l'homme reflète la reconnaissance croissante du fait que la conservation du patrimoine et les droits Les systèmes de connaissances et les valeurs culturelles des peuples autochtones sont intimement liés. Cette réalité pointe un enseignement important, qu'il est d'ailleurs de plus en plus. La préservation utile du patrimoine dépend non seulement des lois, des institutions et des compétences techniques, mais également de l'expérience, des traditions culturelles et des pratiques de tutelle des personnes dont les vies restent étroitement liées à ces lieux. La mise en œuvre de la Convention a considérablement évolué en réponse à la fois à l'évolution plus large au sein du système des Nations unies et à l'engagement des peuples autochtones eux-mêmes par le biais de l'UNESCO, du Comité du patrimoine mondial, de l'Instance internationale des peuples autochtones sur le patrimoine mondial et les mécanismes des droits humains de l'ONU. En même temps, il est important de rappeler que la Convention est un traité intergouvernemental Ces politiques et procédures sont façonnées par le biais des décisions qui sont adoptées par les États parties au sein de leurs organes directeurs, en particulier le Comité du patrimoine mondial et l'Assemblée générale des États parties. Les évolutions dont nous discutons aujourd'hui, par conséquent, reflètent un processus en cours au sein du système des Nations Unies. L'une des évolutions les plus significatives de la Convention a été la reconnaissance croissante du fait que l'on considère que le patrimoine commun de l'humanité émane non seulement d'un soin, mais également de l'expérience, des connaissances et des valeurs des peuples divers, y compris des peuples autochtones. Par exemple, l'ajout d'un cinquième objectif stratégique a été un véritable jalon en 2007. De plus en plus, la Convention a dépassé l'approche conduite par des experts axée sur les sites vers une reconnaissance des communautés des peuples autochtones en tant que gardiens, titulaires de connaissances et de partenaires dans l'interprétation du patrimoine et sa conservation. Cette évolution est conforme à la politique de l'UNESCO concernant les peuples autochtones ainsi qu'aux de la Décennie internationale des peuples autochtones. Pendant de nombreuses années, la langue, la culture, la nature, les territoires ont été considérés comme inséparables. Les langues autochtones sont des lieux qui abritent les connaissances environnementales, la mémoire culturelle et les pratiques coutumières. Un autre jalon que j'aimerais mettre en exergue, c'est l'adoption de la politique pour l'intégration d'une perspective de développement durable dans le processus relevant de la Convention sur le patrimoine mondial, la création de l'Instance internationale des peuples autochtones sur le patrimoine mondial et le renforcement de référence à la consultation, à la coopération et au consentement libre, préalable et éclairé. Plus récemment, le Comité du patrimoine mondial a entamé des discussions sur la façon dont le patrimoine des peuples autochtones, leurs valeurs et les discours peuvent se révéler plus efficaces et être figurés en meilleure place dans les processus de la Convention, y compris lors des nominations des déclarations à propos de la valeur universelle et des systèmes de gestion et les arrangements de gouvernance. Cette direction a été accueillie favorablement par l'Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones lors de sa dernière session, qui a exprimé son intérêt à appuyer la mise en oeuvre des décisions du Comité. Ces discussions reposent sur une reconnaissance de plus en plus importante, à savoir que de nombreux défis découlent non seulement d'une participation insuffisante, mais également du fait que les conceptions autochtones du patrimoine ne sont pas toujours reflétées dans les approches actuelles. Ces évolutions apparaissent de plus en plus clairement dans les processus de nomination. Pimachiowin Aki, au Canada, reste l'un des exemples les plus criants d'une nomination conduite par les autochtones dans le domaine du patrimoine mondial, élaborée par le leadership des Premières Nations Anishinaabe, et cela témoigne d'un système de tutelle de la part des autochtones qui peuvent être partie intégrante de l'importance de la propriété du patrimoine. La valeur universelle principale de la propriété est indissociable du lien ininterrompu entre peuples, langues, gouvernances coutumières, traditions culturelles et des écosystèmes des forêts boréales. De la même manière, l'inscription récemment du paysage culturel Mungo Guga en Australie illustre la reconnaissance croissante des connaissances autochtones et des paysages culturels au sein des processus du patrimoine mondial. Ces exemples reflètent une modification importante dans la mise en œuvre de la Convention. Les peuples autochtones sont de plus en plus souvent reconnus non seulement comme de simples bénéficiaires des résultats en matière de conservation, mais comme titulaires de droits. En même temps, les progrès enregistrés ne doivent pas occulter les défis qui persistent. La Convention n'opère pas sur un vide. Elle ne peut seule régler les griefs historiques, déterminer les droits fonciers ou aborder toutes les complexités des relations entre. Peuples autochtones et États. De nombreuses préoccupations soulevées dans le cadre des processus sur le patrimoine mondial reflètent des questions plus vastes qui remontent qui précède la question de la nomination de l'inscription. Pour conclure, j'aimerais indiquer un enseignement qui est très clair. Il faut continuer de préserver les peuples autochtones à travers les générations. L'évolution de la Convention n'a pas uniquement pour objectif d'accroître le nombre de participants, mais également de veiller à ce que la contribution de chacun soit davantage reconnue et reflétée tout au long de la mise en œuvre de l'instrument. la conservation est renforcée lorsqu'elle est axée sur le partenariat, le dialogue et le respect mutuel. Les défis qu'il nous appartient de relever, aussi bien aux États membres qu'aux peuples autochtones qu'à l'UNESCO et à l'ONU de manière générale, ne consistent pas uniquement à conserver des lieux exceptionnels. Il s'agit de veiller à ce que les approches pour la conservation reflètent le lien entre peuples, cultures, nature et territoires qui les sous-tendent et qui évoluent constamment. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [18:33]: Je vous remercie de votre contribution. J'ai à présent l'honneur de passer la parole à Mme Carmen Rosa Guerra Ariza. Forum international des peuples autochtones · Coprésidente · Carmen Rosa Guerra Ariza [18:41]: Merci beaucoup, Mme la vice-présidente. C'est pour moi un honneur que d'être ici. J'interviens au nom du Forum international des peuples autochtones. Il s'agit d'une plateforme par laquelle les peuples autochtones établissons un lien avec la Convention du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial nous a reconnus officiellement comme une importante plateforme de réflexion à propos de la participation des peuples autochtones à l'identification, à la conservation et à la gestion des sites du patrimoine mondial. D'après le Centre du patrimoine mondial, environ 25 % de tous les sites du patrimoine mondial se superposent avec nos propres territoires et le nombre de sites sur les listes provisoires des États qui nous concernent est également significatif. La grande majorité de ces sites ont été inscrits sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones intéressés et souvent sans consultation préalable, en dépit des conséquences directes de cette inscription sur nos droits territoriaux, notre droit à l'autodétermination et la préservation de nos cultures. Et modes de vie. Lorsque Tout cela est conçu et géré avec notre pleine participation, avec le respect de nos valeurs culturelles et de nos droits collectifs. Les sites du patrimoine mondial peuvent jouer un rôle positif pour les peuples autochtones, contribuant ainsi à protéger nos territoires, notre patrimoine culturel et nos formes de vie traditionnelles face aux pressions exercées par les activités d'extraction minière ou les projets d'infrastructures. En outre, cette consultation peut générer des perspectives commerciales et d'emploi pour les peuples autochtones, soit dans le secteur du tourisme ou directement dans la gestion et conservation des sites. Parfois, les sites ont été nommés sur l'initiative des peuples autochtones, précisément afin de protéger les territoires ancestraux ou pour créer de nouvelles perspectives de mode de vie. Nous reconnaissons le Comité a adopté les directives pratiques pour l'application de la Convention qui encourage les États à adopter une perspective fondée sur les droits humains et à respecter les droits des peuples autochtones lors de la nomination, gestion et protection des sites du patrimoine mondial. En 2025, le Comité a adopté la décision 47 COM 11 qui reconnaît explicitement les défis auxquels se heurtent les peuples autochtones lorsqu'ils font face au système du patrimoine mondial et demande une proposition globale pour aborder ces problèmes qui sera présentée à l'occasion de la 49e session 2027. Notre instance œuvre activement à la préparation de cette proposition avec le concours de l'UNESCO et des organes consultatifs. Malgré ces efforts dignes d'éloges, la situation sur le terrain montre une image radicalement différente. La gestion de nombreux sites du patrimoine mondial continuent d'être entachés par le manque de respect de la relation des peuples autochtones avec leur territoire et le mépris de notre patrimoine culturel et de nos sites sacrés. Les violations graves des droits humains contre les peuples autochtones persistent dans de nombreux sites. Il y a de nombreuses preuves en ce sens, notamment dans le rapport préparé par un panel indépendant d'experts établi par le WWF dans les zones protégées d'Afrique et d'Asie. Il s'agit essentiellement de sites du patrimoine mondial. Des violations contre les peuples autochtones incluent des assassinats, violences sexuelles, tortures, agressions physiques, détentions, arrestations illégales. expulsions et destructions et vols de biens personnels. Au fil de l'histoire de la Convention, les peuples autochtones ont souvent soumis leurs préoccupations à propos des violations de leurs droits dans sa mise en œuvre, non seulement au plan national, mais également international, ainsi que dans la pratique du Comité et du Centre du patrimoine mondial et des organes consultatifs. Les préoccupations communes en matière de droits humains incluent, entre autres choses, le non-respect du droit des peuples autochtones à l'autodétermination et la participation à l'identification, nomination et inscription des sites, marginalisation dans la gestion et gouvernance des sites, violation du droit d'accès et utilisation de notaires, territoires et ressources dans la gestion des sites, harcèlement, incrimination des personnes autochtones qui utilisent les ressources de manière traditionnelle. D'ailleurs, il est pensible d'identifier un schéma de violation qui vise les peuples autochtones dans certains sites, tels que les violations qui ont été largement documentées dans les procédures spéciales de ce Conseil. En Tanzanie, à Ngorongoro, l'interdiction de la culture de subsistance promue par dans le cadre d'une stratégie de réinstallation volontaire des communautés autochtones, ont créé des situations de faim et d'insécurité alimentaire documentées au sein des communautés Massaï au Kenya. Le lac Bogoria a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 2011, sans le consentement libre, préalable et éclairé du peuple Endorois, la même communauté qui vient de gagner un procès historique de la Commission africaine qui reconnaît ses droits sur ses territoires. En Thaïlande, le complexe forestier de Kaeng Krachan a été inscrit en 2021, malgré les objections explicites de l'UICN et des experts en matière de droits humains de l'ONU, après de nombreux arrêts visant à obtenir le consentement des communautés Karen. À propos de toutes ces questions, l'EMRIP et le rapporteur spécial, ainsi que l'atelier international d'experts tenu à Genève en 2024, identifient les questions suivantes et actions prioritaires. Premièrement, la valeur universelle exceptionnelle de la majorité des sites qui se trouvent sur les territoires autochtones a été définie sans notre participation et sans la reconnaissance de nos interprétations culturelles et se fonde sur une séparation eurocentrée entre patrimoine naturel et culturelles, matérielles et immatérielles, incompatibles avec les perspectives globales des peuples autochtones. L'EMRIP a invité instamment le Comité à revoir ses critères pour évaluer le VUE de façon à ce que nos valeurs propices puissent être reconnues pleinement et en conformité avec tous les sites. Deuxièmement, l'application incohérente et non systématique du consentement libre, préalable et éclairé, dont Nous avons aujourd'hui la preuve. Il ne s'agit pas, semble-t-il, d'un critère obligatoire qui s'applique de manière rigoureuse lorsque les États parties nomment les sites qui concernent directement les peuples autochtones. Troisièmement, l'impossibilité de participer utilement faite aux représentants des peuples autochtones. Quatrièmement, nécessité de mettre en place un mécanisme d'aide des droits humains ainsi qu'un mécanisme indépendant de plaintes et de réclamations. afin de donner lieu à des réparations et pour formaliser la coopération entre le Comité et le système des droits. Humains des Nations unies. Je vous. Remercie. Mexico · communauté Wixarika · Directeur · Francisco Vidargas [26:33]: Merci beaucoup. Monsieur Francisco Vidargas a la parole. Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Merci, Madame la Haute-commissaire adjointe. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, Mesdames et Messieurs les représentants des peuples autochtones, j'interviens au nom de la communauté Wixarika, mais également au nom des peuples autochtones que je représente. 7 ans plus tard, notre pays a inscrit un nouveau site sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, l'itinéraire Vixarica, site sacré qui va jusqu'à Virikuta, dont le dossier technique porte sur plus de 30 années. Il a été convenu et accepté par les communautés Vixarica. Chaque année, des représentants de ces communautés parcourent plus de 500 km du territoire national pour réouvrir le dialogue spirituel avec leur Dieu, pour réussir à dépasser ce qui est éphémère, le passé, le présent, et pouvoir affronter les problèmes d'aujourd'hui qui les concernent directement du point de vue économique, social, culturel, ainsi qu'environnemental, et qui portent préjudice à leur territoire sacré. L'objectif ou destination finale de ces efforts, chacune de ces trajectoires de la route consiste à arriver jusqu'à Virikuta, terre sacrée colossale où les dieux réalisent leurs exploits créatifs au temps des peuples premiers, où il n'y avait presque pas de rochers, de sources, d'étangs, de plantes, d'abîmes. Dans cette trajectoire, tout revêt une importance nouvelle, tout acquiert une nature supérieure. Premièrement, les autorités, aussi bien celles du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO que de l'Organe consultatif d'évaluation, le Conseil international des monuments et des sites. ainsi que, par la suite, les membres du Comité du patrimoine mondial, lors de l'adoption de la décision correspondante, ont reconnu et appuyé à l'unanimité la protection du Mont de Vixarica, qui inclut à la fois le paysage et ses éléments. ces lieux sacrés de pèlerinage, ainsi qu'un acte de reddition de comptes pour les peuples du monde. L'itinéraire Vixarica, qui passe par les sites sacrés jusqu'à Virikuta, est composé de différents paysages culturels associatifs qui se trouvent au centre et au nord de la République mexicaine, avec une extension, comme je l'ai dit, de 500 km d'est en ouest et qui couvre trois écorégions importantes pour leur contribution à la biodiversité. Nous. Avons tenu compte de la vulnérabilité à des facteurs tels que l'expansion urbaine, le tourisme, la consommation irrespectueuse et surtout L'extraction minière minière à Virikuta. L'Institut national, depuis 2003, les a accompagnés. d'abord grâce à l'inscription du site sur la liste du Mexique et à partir de 2011, grâce à une consultation pour la réalisation et l'application du dossier technique de candidature et enfin par la présentation du document final aux autorités du Centre mondial de l'héritage mondial de l'UNESCO. Et c'était en 2023. Ainsi, on répondait à une des demandes les plus importantes de la part des communautés Huichol, Ritaré Une demande qui avait été faite à plusieurs présidents du Mexique et qui finalement a été consacrée dans les engagements du plan de justice pour les peuples Huixarica, Nayarit, Odam, Aodam, mexicane, présenté par l'ancien président Andrés Manuel López Obrador à Santa Catarina Cuecos Matitlan, le cœur même du territoire Huixarica. La route elle-même depuis plusieurs années et protégé sur le plan juridique grâce à plusieurs lois fédérales notamment renforcées par certaines mises à jour normatives comme la loi fédérale sur la protection du patrimoine culturel des peuples et des communautés indigènes et afro-mexicaines en 2023 le décret qui reconnaît qui protège également les lieux sacrés et les routes de pèlerinage des peuples indigènes et enfin le décret qui a modifié certaines dispositions de l'article 2 de la Constitution pour ce qui est des peuples et communautés indigènes et afro-mexicains ou mexicaines, signé par notre présidente Claudia Sheinbaum Pardo. Pour le moment, une nouvelle loi est en train d'être élaborée portant sur les droits des peuples autochtones et afro-mexicains, dont l'objectif est de réguler la réforme de l'article 2 de la Constitution afin de reconnaître les peuples et les communautés comme des sujets de droit public, avec la possibilité ainsi de protéger leurs connaissances et le patrimoine culturel collectif des peuples et des communautés originaires, tangibles et intangibles. La route Huixarica, à travers ses différents sites sacrés, sont au nombre de 36. Il s'agit vraiment d'un ensemble, d'une tresse en fait, de sentiers qui sont liés à des pratiques spirituelles, rituelles, culturelles. La reconnaissance de la communauté internationale de cette voie sacrée, Tattéwari Wayuu, c'est-à-dire le chemin de notre ancêtre, le feu, représente un acte de justice pour ce noble peuple. après des années de lutte pour la reconnaissance et la protection de ces lieux et sites sacrés, où l'on retrouve. L'essence même de la. Vie, où vivent nos divinités, c'est ce qu'ont dit les représentants de la communauté l'année dernière au siège de l'UNESCO. Le respect de cette route, sa connaissance, sa bonne gestion, son maintien. Nous concernent, nous concernent nous, les concernent eux, car il s'agit vraiment d'un hommage à l'humanité. Merci. HRC · Vice-Présidente [33:31]: Merci beaucoup. Merci beaucoup, Excellence. Merci. Madame et Messieurs les participants, nous allons commencer la première partie de la liste des intervenants. Toutes les interventions faites à partir de la salle sont limitées à une minute et 30 secondes. La liste est à présent close. Tout d'abord, j'ai l'honneur de donner la parole à Son Excellence Rama Otuana Nelson, ministre de la Justice. Du Botswana. Vous avez la parole, Excellence. Botswana · Ministre de la Justice · Rama Otuana Nelson [34:17]: Merci, Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les représentants, nous nous félicitons de cette discussion sur les droits des peuples. Autochtones et nous réitérons le rôle essentiel de la protection du patrimoine culturel. Nous sommes tout à fait d'accord avec ce qui a été dit. Bien souvent, ou bien depuis toujours, les peuples autochtones ont été les gardiens de ces sites et bien souvent, cela a été très important pour protéger et transmettre leur patrimoine culturel et spirituel. Dans le contexte du Botswana, nous réitérons notre engagement à défendre les droits des peuples autochtones, leur patrimoine culturel, leur système de connaissances traditionnelles. Il faut que tout cela soit protégé. Nous restons engagés. À respecter la Convention sur le patrimoine mondial. C'est très important de permettre aux peuples autochtones de participer à l'identification de ces sites et faire en sorte que tous les processus de conservation vont illustrer les valeurs culturelles des communautés autochtones. Nous continuons de participer au processus de l'UNESCO et notamment celle qui est reprise dans les dix directrices revues. Nous restons engagés à faire progresser des mesures qui vont assurer une vraie participation des peuples autochtones dans la gouvernance et tout ce qui a trait au patrimoine culturel. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [35:51]: Merci beaucoup, monsieur. Je donne la parole à l'Union européenne. EU · Représentant [35:58]: Merci, Madame la Haute commissaire adjointe. Nous réitérons notre engagement à promouvoir et protéger les droits des peuples autochtones, comme cela est consacré dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et dans le droit international. Relatif aux droits de l'homme. De nombreux sites du patrimoine mondial se trouvent dans les territoires des peuples autochtones. Les peuples autochtones ont bien souvent, depuis longtemps, été les gardiens de ces endroits. Ils ont participé à la protection et à la transmission du patrimoine culturel. Lorsque les peuples autochtones sont vraiment en train de participer, que leurs droits sont respectés. Le statut du patrimoine mondial peut contribuer à protéger des territoires ancestraux, du patrimoine culturel, appuyer les moyens de subsistance et faire progresser le développement autodéterminé. Nous nous félicitons d'exemples de ce genre. Les technologies numériques peuvent appuyer le relevé de ce type de patrimoine, et lorsque cela est élaboré avec les peuples autochtones et en respectant leurs droits, leurs connaissances et leurs données. Nous sommes préoccupés par faites cependant que les peuples autochtones sont parfois exclus de la gouvernance de ces sites du patrimoine mondial, notamment des restrictions à l'accès à leurs terres et à leurs sites culturels. Conformément à la Déclaration, les peuples autochtones devraient participer pleinement aux décisions qui les touchent et les États devraient les consulter et coopérer avec eux en toute bonne foi pour obtenir leur consentement libre, préalable et éclairé. Mesdames et Messieurs les intervenants, quelles sont les bonnes pratiques que vous pourriez partager pour que pour assurer la vraie participation de ces peuples dans ces processus du patrimoine mondial. Merci. Vice-Présidente [37:33]: Merci beaucoup. Je donne la parole au Danemark au nom d'un groupe de pays. Denmark · pays baltes et nordiques avec le Groenland · Représentant [37:39]: Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. J'ai l'honneur d'intervenir au nom des pays baltes et nordiques avec le Groenland. Nous remercions les intervenants et intervenantes pour leurs excellents exposés. Les peuples autochtones ont été les gardiens des terres, des territoires, des ressources naturelles, du patrimoine culturel depuis des générations. Leurs connaissances, leurs pratiques, leur lien avec l'environnement, tout cela contribue grandement à préserver notre patrimoine naturel et culturel partagé. Les droits des peuples autochtones doivent être respectés. Dans les décisions qui portent sur leurs terres, leurs territoires, leur patrimoine. Culturel, comme cela est consacré dans la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones, qui fournit un cadre très. Clair en la matière. La protection du patrimoine mondial doit aller de pair avec la protection des droits de l'homme. Des mesures de conservation ne peuvent pas mener à des restrictions concernant les pratiques traditionnelles ou refuser l'accès aux peuples autochtones de leurs sites sacrés et culturels. Ceci comprend notamment le fait de respecter leur système de connaissances. De procéder à des consultations avec les peuples autochtones et de coopérer en toute bonne foi pour obtenir le consentement libre, préalable et éclairé. Mesdames et Messieurs les intervenants et intervenantes, comment est-ce que les États peuvent faire en sorte que les peuples autochtones sont inclus? Dans les processus de prise de décision concernant des sites du patrimoine mondial qui touchent précisément leur patrimoine. Merci. HRC · Vice-Présidente [39:00]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole au Guatemala. Guatemala · Représentant [39:05]: Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Je souhaiterais tout d'abord remercier les interprètes d'utiliser « peuples autochtones » et pas « les autochtones ». Je dis ça à la cabine espagnole. Nous remercions tous les intervenants pour cette table ronde. créé ou décidé par la résolution 70 73 présentée par le Guatemala et le Mexique. Ce dialogue a une signification historique. Pour la première fois, des représentants des peuples autochtones participent à cette table ronde annuelle en leur propre qualité comme peuples autochtones et pas comme des organisations non gouvernementales. Dans ce contexte, le Guatemala estime que la protection du patrimoine doit se faire avec la participation réelle des peuples autochtones. Au Guatemala, l'expérience de la ville transformée en parc archéologique national montre comment la participation des peuples autochtones peut contribuer directement au maintien et à la gestion du patrimoine culturel. En 2025, le Comité du patrimoine mondial saluer les efforts consentis par le Guatemala pour renforcer sa participation dans les mesures de conservation de ce site. Une expérience qui continue d'être promue durant la première rencontre nationale de ceux qui gèrent ce patrimoine mondial en avril 2026. Mesdames et messieurs, il y a eu des progrès, certes, mais il reste encore des défis à relever, notamment pour faire en sorte que la participation des peuples autochtones ait une vraie incidence sur les décisions qui touchent le patrimoine immatériel et matériel, leurs terres et leurs territoires. Dans ce contexte, quels sont les changements institutionnels et de gouvernance qui sont prioritaires pour garantir leur participation réelle à ces processus? Merci. HRC · Vice-Présidente [40:50]: Merci beaucoup. Je donne la parole au Mexique. Mexico · Représentant [40:55]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous remercions les intervenants pour leurs exposés très intéressants et la présence également de Monsieur Vidargas. Pour le Mexique, cette rencontre est très importante. Sur la base de la résolution 73, c'est la première. Fois que des représentants des peuples autochtones peuvent participer en tant que tels à cette table ronde du Conseil des droits de l'homme. Nous remercions le président et les membres de la table ronde d'être parvenus à ce résultat. Il s'agit d'un pas dans la bonne direction pour assurer la participation des peuples autochtones aux travaux du Conseil. Le thème de cette. Table ronde est lié directement aux réformes constitutionnelles et juridiques menées par le Mexique depuis quelques années. La réforme constitutionnelle de 2024 reconnaît les peuples autochtones en tant que sujets de droit public avec une personnalité juridique, avec un patrimoine propre, notamment leur patrimoine culturel. À cela s'ajoute la loi fédérale sur la protection du patrimoine culturel des peuples autochtones et des communautés afro-mexicaines. le décret qui reconnaît et protège les sites sacrés et les itinéraires de pèlerinage des peuples Huixarica, Nayeri, Odam et Mexicane. Deux décisions datant de 2023. Le Mexique continuera de défendre les droits des peuples autochtones avec des mesures concrètes au niveau multilatéral et au niveau national également. Merci. Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. HRC · Vice-Présidente [42:25]: Merci. Je donne. La parole à présent au Brésil. Brazil · Représentant [42:32]: Merci, Madame la vice-présidente. Le Brésil souligne le lien entre les droits des peuples autochtones et la protection d'un patrimoine culturel et naturel. Pour les peuples autochtones, le patrimoine est intrinsèquement lié à leurs connaissances, à leur spiritualité et à leur mode de vie. Leurs pratiques et leur lien avec l'environnement sont tout à fait essentiels pour assurer la préservation et la transmission. Ceci devrait guider la mise en œuvre de la Convention sur le patrimoine mondial. Les peuples autochtones doivent vraiment pouvoir participer à ces processus, notamment pour identifier les valeurs du patrimoine. Au Brésil, la consultation libre, préalable et éclairée est tout à fait essentielle. C'était très important pour que les peuples autochtones puissent participer à la protection de leurs lieux sacrés et surtout là où la culture et la nature s'entrecroisent. En 2024, 607 sites autochtones ont été rendus au Brésil par la France. Et notamment un autre objet était rendu par le Danemark. Nous nous félicitons de la coopération de ces pays. Nous voyons comment la restitution d'objets sacrés peut vraiment contribuer au rétablissement de liens spirituels. Protéger le patrimoine est tout à fait essentiel pour pouvoir transmettre leur patrimoine, et ceci doit faire en sorte que leurs voix soient entendues, leur connaissance et soient représentés. Merci beaucoup. Vice-Présidente [44:22]: Merci beaucoup. Je souhaiterais rappeler aux intervenants que vous disposez de une minute et 30 secondes. Je donne la parole à l'Espagne. Spain · Représentant [44:34]: Madame la vice-présidente, l'Espagne souscrit la déclaration de l'Union européenne et nous remercions les intervenants de leur contribution. Nous réitérons notre engagement par. Rapport aux droits des peuples autochtones, conformément à la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, notamment. Le patrimoine culturel et naturel fait partie intégrante de la vision cosmique de ces peuples. C'est pour cela que la gestion et la gouvernance de ces sites doivent se baser sur le respect de leur droit territorial et le principe du consentement libre, préalable et éclairé. Les connaissances des femmes et des hommes autochtones et les formes de pouvoir profiter de la terre, le lien avec la terre, tout cela est indispensable pour assurer une gouvernance environnementale durable et respectueuse des droits de l'homme. Cette vision régit la coopération internationale et la vision de la politique extérieure féministe de l'Espagne, en considérant comme prioritaire la participation efficace et effective des peuples autochtones dans la prise de décisions qui les touchent. Nous exhortons à renforcer la coordination entre les mécanismes des droits de l'homme et les conventions environnementales et culturelles, la Convention sur la biodiversité de 92, le Traité sur la propriété intellectuelle, les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles connexes 2024 sont une illustration de la reconnaissance de la communauté internationale des droits et de la sagesse des peuples autochtones concernant le patrimoine mondial et naturel. Je souhaiterais moi aussi poser aux intervenants quelles sont les bonnes pratiques institutionnelles que vous considérez comme prioritaires pour assurer la participation réelle des communautés autochtones dans la désignation, l'évaluation et la gestion des sites du patrimoine mondial dans leurs territoires ancestraux. Merci beaucoup. Vice-Présidente [46:19]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole à Monsieur Bugentou de la République de l'Indonésie. Indonesia · Représentant [46:33]: Madame la vice-présidente, l'Indonésie se félicite du thème de cette table ronde annuelle. Nous saluons les intervenants et les remercions pour leurs exposés très intéressants. En Indonésie, le responsabilité de défendre ces connaissances traditionnelles relève de la responsabilité de tous. Je souhaiterais citer deux cas. Dans le site, un site à Bali, les connaissances traditionnelles ancrées dans certaines connaissances ancestrales sont essentielles. Au parc national Komodo, la communauté à un lien étroit avec la terre. L'écotourisme suit un modèle mû localement. pour développer le tourisme de façon durable. Ce type de pratique est partagé dans tout l'archipel. Je souhaiterais également ajouter que l'Indonésie reste pleinement engagée à faire progresser une. Gouvernance inclusive pour le bon maintien de la nature et du patrimoine avec les autres communautés en Indonésie. Merci, Madame la Vice-Présidente. Merci beaucoup. Vice-Présidente [48:03]: Je donne la parole à présent à la Chine. China · Représentant [48:09]: Merci beaucoup. Nous avons pris note. Du fait que la table ronde se concentre sur la mise en œuvre de la Convention sur le patrimoine mondial. Les peuples autochtones ont contribué largement. à la diversité de la civilisation humaine, notamment en mettant en œuvre la Convention. Il faut pouvoir respecter toutes les connaissances traditionnelles des peuples autochtones, éviter l'érosion de leurs connaissances traditionnelles et assurer leur participation dans le partage des bénéfices et dans la conservation. L'histoire coloniale de l'Ouest, la discrimination et les inégalités continuent d'avoir un effet délétère sur les efforts des peuples autochtones de préserver et de transmettre leurs coutumes et leurs langues. Nous demandons aux pays concernés de rectifier cette injustice historique, d'éliminer tous les préjugés contre les peuples autochtones et de maintenir leurs droits essentiels, notamment socio-économiques et culturels. La Chine prête à oeuvrer avec la communauté internationale pour concrétiser cette initiative mondiale de civilisation et de jouer un rôle très important dans la mise en oeuvre de la Convention sur le patrimoine mondial. Merci. HRC · Vice-Présidente [49:28]: Merci beaucoup. Je donne la parole à présent à la Malaisie. Madame la vice-présidente. Malaysia · Représentant [49:36]: La Malaisie se félicite de l'organisation de cette table ronde sur les droits des peuples autochtones qui se concentre cette année sur leur participation à la protection du patrimoine naturel et culturel mondial. Les communautés autochtones, bien souvent, sont étroitement liées aux terres, aux écosystèmes, aux traditions, aux systèmes de connaissances qui font partie de notre héritage ou de notre patrimoine partagé. La Malaisie pense donc que leur participation peut renforcer les efforts en matière de conservation tout en assurant que leur identité culturelle, leurs connaissances traditionnelles et le bien-être de leurs communautés soient respectés. Nous avons été un État partie à la Convention du patrimoine mondial de 1972 depuis 1988 et nous restons engagés à protéger le patrimoine culturel et naturel pour les générations à venir. Notre approche au niveau national par rapport aux communautés autochtones met l'accent sur la préservation et le développement socio-économique. Nous sommes en train d'élaborer une nouvelle politique de développement de Orang Asli qui couvre cette zone. Ceci comprend les participants au rang Asli pour faire en sorte que les politiques qui les touchent soient imprégnées de leur point de vue. Nous sommes en train de revoir également la loi sur les peuples aborigènes de 1954, avec des mesures qui comprennent notamment la reconnaissance de leurs institutions coutumières, un renforcement des mécanismes pour la consultation et les questions foncières. Nous pensons que la conservation du patrimoine devrait être réalisée grâce à un partenariat constructif avec les communautés autochtones, tout en respectant les cadres juridiques nationaux les priorités en matière de développement. Leurs connaissances, leur participation, leur rôle de gardien, tout cela est essentiel pour pouvoir préserver le patrimoine d'une façon inclusive et durable. Merci beaucoup. Peru · Représentant [51:15]: Je donne la parole au Pérou. Merci, Madame la vice-présidente. Pour le Pérou, la protection du patrimoine culturel et naturel exige de reconnaître la diversité culturelle et les relations toutes spéciales que les peuples autochtones ont avec les terres qu'ils occupent traditionnellement, ainsi que les sites sacrés et spirituels. Leur participation est indispensable dans tout le cycle du patrimoine mondial, depuis l'identification de ces endroits jusqu'à leur gestion, conservation et surveillance. Les trois biens qui sont inscrits sur la liste du patrimoine. Mondiale au Pérou, il y a Catapien, un réseau qui est partagé par d'autres pays, qui est lié aux communautés qui vont préserver leurs pratiques et leur organisation. Tout cela s'illustre de notre politique nationale sur les peuples autochtones et la politique nationale de la culture. Ces deux politiques vont promouvoir la préservation du patrimoine culturel et la transmission entre les générations. Madame la vice-présidente, le Pérou reconnaît qu'il reste encore des défis à relever pour assurer une participation durable et en tenant compte. De ces connaissances, en distribuant les bénéfices, en renforçant les. Capacité des communautés à intervenir. Mais nous continuons de promouvoir une approche interculturelle pour faire participer les peuples autochtones dans la conservation et la transmission du patrimoine mondial. Merci. Russian Federation · Représentant [52:44]: Merci beaucoup. Je donne la parole à présent à la Fédération de Russie. Madame la vice-présidente, la question du rôle des peuples autochtones pour maintenir le patrimoine culturel et naturel est très essentielle, mais cela exige une analyse plus approfondie de toutes les expériences qui existent dans les différents pays et également des institutions spécialisées comme l'UNESCO. Nous avons adopté une loi, notamment sur le patrimoine matériel et immatériel. Dans la liste de l'UNESCO, nous avons toute une série de sites qui sont liés aux traditions, aux modes de vie des peuples autochtones. Nous sommes en train de. Nous avons également une liste tout à fait spécifique. Ce qui compte ici, c'est une loi toute spécifique. Dans une des régions de Russie, il y a une loi pour protéger certains sites et sanctuaires pour les communautés, et notamment ici. Cette liste a été établie sur l'initiative des peuples autochtones eux-mêmes. La conservation des sites traditionnels se fait aussi en faisant participer les peuples autochtones. Il y a 700 territoires qui sont particulièrement protégés pour protéger les modes de vie et appuyer la biodiversité. Nous prévoyons également un régime juridique tout à fait spécifique en la matière. Nous partons du point de vue que pour pouvoir conserver le patrimoine culturel pour les générations futures, il est indispensable de faire des efforts au niveau de la communauté internationale, au niveau de l'État, au niveau des peuples autochtones, au niveau de la communauté scientifique. Et également au niveau des entreprises. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [54:28]: Merci beaucoup. Je donne la parole à la République-Unie de Tanzanie à présent. United Republic of Tanzania · Représentant [54:37]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous nous félicitons de cette discussion très importante. Nous constatons qu'il n'y a pas de définition convenue de façon universelle sur les peuples autochtones. Ceci permet différentes approches illustrant différentes réalités régionales, notamment les expériences coloniales de l'Afrique et les efforts visant à construire des efforts basés sur une citoyenneté équitable. Nous voulons lutter contre la discrimination basée sur l'origine ou sur l'origine tribale. Ceci ne diminue pas l'importance des connaissances traditionnelles ou des intérêts de la communauté. La conservation, certes, est tout à fait essentielle pour préserver la Convention, mais ce n'est pas bien défini. La conservation doit servir les peuples et aussi le patrimoine. Concernant les communautés Massaï au Gorongoro, il faut prendre note de la situation environnementale très préoccupante qui a de terribles ramifications pour les sites et pour les communautés que nous voulons protéger. Donc, nous avons besoin de solutions durables qui tiennent compte des conditions sur le terrain plutôt que d'approcher cela sans solution viable. Il faut également faire preuve de délicatesse concernant l'identité liée à la terre. Il y a certains modèles en Afrique qui se superposent au niveau notamment de l'élevage et des activités sur place. Nous appuyons donc une approche tenant compte du contexte souple qui va protéger les communautés et leur avenir. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [56:14]: Merci beaucoup. Je donne la parole à l'Université pour la paix à présent. UPEACE · Représentant [56:19]: Madame la Vice-Présidente, la Convention a été créée pour préserver le patrimoine mondial partagé. Cependant, les peuples autochtones, bien souvent, ont été vus comme des sujets plutôt que comme des titulaires de droits. Comme les mécanismes d'experts l'ont constaté, le fait qu'ils aient été exclus de la gestion, de la désignation, l'application insuffisante. Du principe de consentement libre, préalable et éclairé, continue de s'attaquer à la mise en œuvre convention. La promotion de la coexistence pacifique est tout à fait essentielle. Les peuples autochtones ont montré que cette coexistence est tout à fait possible. La question ici, c'est un besoin de reconnaissance et pas plus de preuves. L'Université pour la paix se félicite. De la révision des lignes directrices qui vont promouvoir une approche basée sur les droits de l'homme. Et nous nous félicitons du fait que le mécanisme d'experts et soit revenu sur ce point. Nous exhortons les États parties à adopter une gouvernance critique basée sur les droits. De plus, le consentement libre, préalable et éclairé devrait être une condition contraignante pour une bonne protection. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [57:39]: Merci beaucoup. À présent, nous allons passer à la liste des peuples autochtones notamment le mouvement autochtone pour la progression de la paix et la transformation des conflits. Indigenous Movement for Peace, Advancement and Conflict Transformation. Le ou la représentante, la parole. Speaker 35 [58:34]: Good morning. I could take the floor for this comment. Anish Nawbe Business Professional Association et Première Nation Guinogaming · Représentant [58:38]: Je puis prendre la parole ici au nom d'une association professionnelle de Annie Chabé et de la première nation, Guinogaming. Nous remercions le Fonds volontaire des Nations unies pour les peuples autonomes d'avoir appuyé notre participation. Le Guinogaming est une première nation dans le nord de l'Ontario, au Canada. Notre territoire comprend le cercle de feu dans les territoires de James Bay, des puits de carbone et un paysage lié étroitement au patrimoine culturel vivant. D'après la déclaration du Canada, TRC, Action 92, des compagnies minières augmentent leur capital dans les bourses pour exploiter ces terres sacrées sans notre consentement libre, préalable et éclairé. Il isole la protection du patrimoine des règles financières en permettant à des requêtes sans consultation d'être utilisées tout en faisant fi des droits du traité et de certaines responsabilités opérationnelles. Pour préserver le patrimoine des peuples autochtones, le développement économique doit respecter la Déclaration. Nous demandons à l'UNESCO, aux États membres et aux régulateurs des marchés des capitaux de demander des règles très claires de transparence dans tous les cadres fonciers et financiers, en plaçant la gouvernance des peuples autochtones au centre de la protection du patrimoine mondial essentiel. HRC · Vice-Présidente [1:00:18]: Merci. Nous venons d'entendre Anish Nawpe, Business Professional Association. Le Centre des jeunes Tatar a la parole. Tatars de Crimée. Représentant [1:00:46]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous saluons cette discussion sur les droits des peuples autochtones. En effet, le patrimoine culturel est indissociable de leurs terres, territoires, ressources et identités. Leur protection, par conséquent, requiert une véritable participation des peuples autochtones à toutes les décisions qui concernent leur patrimoine. L'expérience des peuples tatars de Crimée, peuple autochtone d'Ukraine, montre quelles sont les conséquences si l'on exclut les peuples autochtones de ces processus. Depuis le début de l'occupation temporaire de la Crimée, la Russie a systématiquement porté atteinte et altéré le patrimoine culturel lié au peuple tatar de Crimée. L'un des exemples les plus criants est la soi-disant restauration du palais Khan à. Bachchisarai, seul exemple sur pied de palais tatar de Crimée. Au monde. Sous couvert de restauration, les éléments authentiques du monument ont été détruits. Nous encourageons l'UNESCO et les États à veiller à ce que les peuples autochtones soient reconnus. Non seulement comme de simples parties prenantes, mais comme des titulaires de droits et à assurer leur pleine participation, par le biais de leurs. Représentants, à tous les processus liés au patrimoine culturel, à sa sauvegarde et à sa gestion. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:02:12]: Royal State of Tahiti and the Islands. État royal de Tahiti et des îles · Représentante · Ioana [1:02:18]: Madame la vice-présidente, Ioana, je m'exprime au nom de l'État royal de Tahiti et des îles. Pour notre peuple, le patrimoine culturel et naturel est vivant. Il est constitué de nos terres, de nos langues, de nos savoirs et des familles qui les transmettent. Il y a quelques jours, deux familles maories ont été expulsées de leurs terres ancestrales, alors qu'elles détiennent des titres fonciers coutumiers, les tomité, des droits reconnus par la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, ont été invoqués. Pourtant, l'expulsion a eu lieu. Les familles sont privées de leur lieu de vie. Les enfants sont directement touchés. Comment parler de protection du patrimoine si les familles qui les ont, les gardiens, peuvent être privés de leurs terres. Protéger le patrimoine autochtone, c'est aussi protéger les peuples et les familles qui le font vivre. Nous demandons que la situation des peuples autochtones vivant dans des territoires non autonomes soit pleinement prise en considération. Marudu, Madame la Vice-Présidente. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:03:35]: Je vous remercie. Je passe à présent la parole à l'Association d'avocats pour les droits humains des peuples autochtones du Népal. Organisation d'avocats autochtones pour les droits humains · Représentant [1:03:44]: Je prends la parole au nom de l'Organisation d'avocats autochtones pour les droits humains. Nous souhaitons citer trois exemples qui montrent pourquoi la participation des peuples autochtones à la gouvernance du patrimoine mondial requiert une attention de toute urgence. À Kaeng Krachan, en Thaïlande, le Comité du patrimoine mondial lui-même a appelé à un processus participatif conforme au principe du consentement préalable et éclairé. À Chitwan, au Népal, le Comité a appelé à une approche axée sur les droits humains pour assurer la gestion du parc. des préoccupations de longue date à propos des frontières, des déplacements et des droits des communautés illustrent les tensions qui ne s'apaisent pas. Ces sites ont montré une longue litanie de de préoccupations relatives aux droits humains et de violations et pointent une seule et même question. Les valeurs, connaissances, institutions et relations avec leur territoire devraient contribuer à façonner la gouvernance de la conservation. État royal de Tahiti et des îles · Représentante · Ioana [1:05:03]: C'est la raison pour laquelle La feuille de route de l'UNESCO pour renforcer l'engagement des peuples autochtones au titre de la Convention est importante et nous exhortons l'UNESCO et les parties à assurer le consentement préalable, libre et éclairé. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:05:17]: Nous allons nous saisir de la liste des ONG. Je commence par passer la parole à Sound Council. Merci. Conseil Sami · Représentant [1:05:27]: Le Conseil Sami reconnaît les violations desquels sont victimes les peuples autochtones, en particulier lorsque leurs valeurs ne sont pas considérées comme des valeurs universelles. Nous avons également vu comment les peuples autochtones peuvent être renforcés. Reconnaître les valeurs Samis veillent à ce que ces valeurs soient prises en compte dans les décisions en matière de conservation de l'environnement. Des décisions requièrent un consensus entre les Samis, les municipalités, les agences gouvernementales. Tout cela montre l'importance d'intégrer les valeurs culturelles des peuples autochtones dans les efforts de gestion et la nécessité d'en assurer la participation et le consentement libre, préalable et éclairé. Finalement, je souhaite attirer votre attention sur le danger d'assimiler les peuples autochtones. Il ne faut pas édulcorer leurs droits, car cela contribue à des choix politiques discriminatoires. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:07:01]: Merci. International Service for Human Rights. International Service for Human Rights · Représentant [1:07:11]: La profanation de nos territoires à grande échelle et aujourd'hui l'extraction de minerais rares à des fins énergétiques épuisent le patrimoine de l'humanité. En Bolivie, entre 2019 et 2025, les incendies de forêt ont consommer plus de 30 000 hectares de forêts pour l'agro-industrie, avec des conséquences délétères sur les graines. Par ailleurs, des ressources hydriques essentielles à la vie sont détruites. Le patrimoine culturel et culturel de l'humanité est ainsi détruit à son tour. Nous déplorons la perte de la mémoire culturelle de nos peuples. C'est la raison pour laquelle les États doivent donner la priorité à la sauvegarde de la vie au détriment des droits économiques. Il faut. Interruption de la vidéo.. Il faut respecter le droit à l'autodétermination de nos peuples autochtones conformément aux normes internationales telles que la Convention 169 de l'OIT et mettre fin à l'incrimination des peuples autochtones. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:08:56]: Je passe à présent la parole à VIVAT International. VIVAT International · Représentant [1:09:00]: Madame la vice-présidente, VIVAT International. avec le concours de la Conférence épiscopale paraguayenne, condamne sans réserve l'assassinat d'un membre de la communauté autochtone Yapo. Le 14 août 2026, chef autochtone Les chefs autochtones Antonio Carrillo et Catalino Correa étaient au rang des personnes assassinées. Vivat International et la CONAPI demandent aux autorités paraguayennes de mettre en place un organe d'enquête objectif, indépendant, impartial et transparent. Nous exigeons également du gouvernement paraguayen d'assurer la reddition des comptes conformément à une procédure régulière, à empêcher des violences additionnelles, à protéger la vie et l'intégrité physique des membres de la communauté Yápo et de garantir l'accès à leurs terres ancestrales. Il ne faut pas restés silencieux, l'impunité ne saurait prévaloir. La vérité doit être connue. Par conséquent, nous enjoignons le Conseil à rester attentif à cette situation et aux droits des peuples autochtones du Paraguay. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:10:32]: Merci. Je passe à présent la parole à Genève pour les droits de l'homme, formation internationale. Représentant [1:10:45]: Merci, madame. Cette convention est née en Nubie. Entre 1960 et 1980, l'Unesco a déplacé 22 monuments, parmi lesquels Abu Simbel et Philae, au-dessus des eaux montantes du haut barrage d'Assouan. Cette campagne a inspiré la convention de 1972. Les temples ont été déplacés, le peuple nubien ne l'a pas été. Des dizaines de milliers de personnes ont été réinstallées. Leurs villages reposent sous le lac Nasser. Le patrimoine a été sauvé en étant séparé du peuple qui vivait avec lui. 60 ans plus tard, cette séparation demeure. L'article 236 de la Constitution égyptienne de 2014 prévoit le retour des Nubiens sur leur terre ancestrale dans un délai de 10 ans. Cette échéance est passée sans mise en œuvre. Au contraire, le décret 444 de 2014 a fermé des zones frontalières comprenant 16 villages Nubiens. Le décret 155 de 2016 a affecté des terres nubienne au projet de Toshka. Malgré cela, les Nubiens protègent leur langue, architecture et savoir du fleuve. Leur jeunesse en hérite, sans les lieux qui l'ont fait naître. Nous recommandons que les Nubiens participent à la gestion des monuments de Nubie et que le droit au retour soit mis en œuvre sans délai. Au Centre du patrimoine mondial, nous avons la question suivante. La feuille de route proposée traitera-t-elle des peuples déplacés par les campagnes mêmes dont cette Convention est née? Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:12:28]: Je vous remercie. L'Association des minorités ethniques Chine pour les échanges extérieurs. Association des minorités ethniques Chine pour les échanges extérieurs · Représentant [1:12:37]: Madame la vice-présidente, 56 groupes ethniques vivent en Chine, dont 55 ont des populations plus petites que le groupe ethnique Han, qualifié collectivement de minorités ethniques. Représentant [1:12:49]: Bien que la Chine n'ait pas de peuples autochtones, nous pensons que l'expérience du pays concernant la gestion des. Questions ethniques peut également servir de cadre utile pour la protection des droits et intérêts de différents groupes. La Chine préserve l'égalité ethnique en application de la loi. La Constitution de la Chine stipule que l'État doit développer et préserver les relations ethniques sur la base de l'égalité, de l'unité, de l'assistance mutuelle et de l'harmonie. La loi en Chine sur l'autonomie ethnique régionale octroie des zones autonomes aux groupes ethniques et des compétences en matière d'autonomie. Nous échangeons avec des peuples autochtones dans d'autres pays. Nous avons constaté que les peuples autochtones dans certains pays continuent d'être victimes de discriminations systématiques dans différents domaines tels que l'éducation, les soins de santé. Nous appelons la communauté internationale à conjuguer ses efforts pour assurer la mise en oeuvre de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones et protéger effectivement leurs droits et intérêts légitimes. Je vous remercie. Chair [1:14:05]: Merci. Je passe à présent la parole à Al-Haq, Law in the Service of Man. Al-Haq · Représentant [1:14:10]: Il s'agit d'une déclaration conjointe. La destruction par Israël du peuple palestinien est une attaque systématique des droits autochtones par le génocide, l'annexion, la dépossession, les déplacements forcés, la fragmentation de la terre palestinienne et l'isolement des communautés. Le projet de colonie E1, où Israël progresse dans la mise en? Œuvre de ses plans de construction de milliers de propriétés de colons, en est un exemple criant. En août, Israël a lancé un appel d'offres pour la construction de plus de 1 000 logements destinés aux colons illégaux. Le projet E1 contribue à asseoir la présence illégale d'Israël en Palestine et a déjà une incidence délétère sur des milliers de Bédouins palestiniens. Par exemple, la communauté Khan al-Aqmar se vit infliger pendant des années des menaces de démolition et de restriction. La communauté internationale doit agir et ne pas se limiter à exprimer son inquiétude. Elle doit adopter des mesures concrètes et les mettre en œuvre. Les droits des peuples autochtones palestiniens sont non négociables et ne peuvent pas coexister avec des politiques et pratiques d'une puissance occupante illégale. qui souhaitent effacer le peuple palestinien. Je vous remercie. Vice-Présidente [1:15:48]: Nous avons épuisé la première partie des ONG. Nous allons à présent passer à la deuxième partie des intervenants des États. L'Inde. India · Représentant [1:16:05]: L'Inde salue cette discussion sur la convention et les aspirations de développement des communautés concernées. Toute la population indienne est autochtone dans le pays et, par conséquent, on ne reconnaît pas les peuples autochtones comme une catégorie distincte. En même temps, notre Constitution prévoit des garanties spécifiques pour des groupes de notre population. C'est une catégorie Nous avons en outre élaboré un cadre concernant le lien des communautés tribales avec leurs terres et leurs ressources naturelles, des arrangements constitutionnels. ont été adoptées, notamment la loi sur les droits forestiers, qui reconnaît les droits des communautés sur les forêts, les connaissances traditionnelles et l'accès à la biodiversité. La loi sur l'acquisition des terres prévoit des garanties contre le déplacement. Ces cadres montrent que la conservation et les intérêts de la communauté se renforcent mutuellement. Nous assurons la participation des communautés aux efforts de gestion et de conservation du patrimoine, conformément aux cadres légaux et constitutionnels. Nous espérons que cette expérience contribuera à renforcer la mise en œuvre de la Convention sur le patrimoine mondial. Je vous remercie. Vice-Présidente [1:17:37]: Merci beaucoup. Je passe à présent la parole à l'IRAC. Le Pakistan semble être absent. Le Pakistan est absent. Cuba. Cuba · Représentant [1:18:05]: Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Nous saluons les intervenants et les remercions de leur présentation. Une grande partie du patrimoine mondial inscrit au patrimoine mondial se trouvent en partie ou totalement sur des territoires autochtones. Les peuples premiers ont longtemps été les gardiens de ces territoires. Plaider pour la préservation de ces sites protégés revient à défendre le droit à l'autodétermination et la dignité des peuples autochtones qui y vivent. Il est par conséquent de mettre en place des mécanismes à même de. Garantir une participation des peuples autochtones à toute initiative relative aux sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Toutes les initiatives en la matière doivent respecter le principe du consentement libre, préalable et éclairé, par ailleurs. Cuba propose une étude thématique consacrée à la participation des peuples autochtones à la gestion des sites inscrits conformément à la convention de l'UNESCO. Cette étude doit préparer des directives claires à l'endroit des États sur les bonnes pratiques à mettre en oeuvre. Nous réaffirmons notre attachement à la défense de tous les droits des peuples autochtones, y compris leur droit à l'autodétermination, conformément à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Je vous remercie, Madame la vice-présidente. HRC · Vice-Présidente [1:19:46]: Je vous remercie. Le Cameroun a la parole. Cameroon · Représentant [1:19:52]: Le Cameroun salue la tenue de cette réunion-débat consacrée aux droits et à la participation des peuples autochtones dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. Pour ma délégation, la protection du patrimoine culturel et naturel et la protection des droits des peuples autochtones doivent se renforcer mutuellement. La conservation ne saurait être durable si elle est dissociée des droits, des savoirs traditionnels et de la participation effective des communautés qui contribuent depuis des générations à préserver ces espaces. Cette approche revêt une importance particulière pour le Cameroun, qui compte notamment parmi ses biens du patrimoine mondial la réserve de la faune du Djâ et le trinational de la Sangha. Dans ce dernier ensemble, le Comité du patrimoine mondial a récemment salué les efforts visant à promouvoir la participation et les droits des peuples autochtones et des communautés locales. Le Cameroun estime qu'une attention particulière doit être accordée à la participation des communautés concernées à la gestion des sites, à la reconnaissance de leur savoir et à un partage équitable des bénéfices liés à leur conservation. Mesdames et Messieurs les panélistes, selon vous, quelles bonnes pratiques permettraient de mieux concilier les exigences de conservation du patrimoine mondial avec les droits, les moyens de subsistance et les pratiques traditionnelles des peuples autochtones, notamment dans les pays en développement? Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:21:17]: Merci beaucoup. Next, I give the floor to Chad, the Le Niger a la parole. Le Niger, je vous en prie. Le Niger est également absent. Nous poursuivons. Je me tourne à nouveau vers la liste des peuples autochtones. Maya Wajob Cambio. Maya Wajob et des peuples autochtones · Représentant [1:22:06]: Je prends la parole au nom de l'organisation Maya Wajob et des peuples autochtones. Je remercie le Fonds volontaire des Nations unies pour les peuples autochtones pour le soutien précieux qui me permet de participer à cette manifestation aujourd'hui. Nous souhaitons manifester notre profonde préoccupation face aux nominations et inscriptions de l'UNESCO au titre de la Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, faites sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones. Dans la pratique, ces déclarations ont abouti à des restrictions d'accès à des lieux sacrés et de cérémonies, et à des violations de nos droits vis-à-vis de nos terres, territoires et ressources. Nous exhortons l'UNESCO à mettre fin à l'omission systématique de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à garantir la création d'un mécanisme permanent et contraignant de participation des autorités et représentants autochtones à tous les processus de prise de décision. Nous souhaitons poser la question suivante: quelles mesures concrètes et quels mécanismes de réparation l'UNESCO entend-elle adopter pour remédier aux dommages et violations des droits humains contre les peuples autochtones commis dans le cadre de la. Déclaration sur le patrimoine mondial? Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:23:22]: Merci. Je vous remercie. Devran a la parole. Alliance africaine pour les peuples autochtones · Représentant · Devran [1:23:29]: Madame la vice-présidente, merci pour cette opportunité de prendre la parole au nom de l'Alliance africaine pour les peuples autochtones. Le patrimoine culturel et naturel n'est pas seulement constitué de sites, d'objets ou de paysages. Il est également porté par des peuples, leurs cultures, leurs langues, leurs savoirs traditionnels et leurs modes de vie. Or, les peuples autochtones Foulbé et Touareg du Burkina Faso et du Mali sont confrontés à une situation extrêmement préoccupante, marquée, selon de nombreux rapports, par des massacres de civils, des exécutions sommaires, des disparitions forcées et des déplacements, notamment dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. protéger un patrimoine vivant lorsque les peuples qui le portent et le transmettent sont eux-mêmes menacés dans leur existence? Les traditions pastorales, la transhumance, les savoirs liés aux territoires et aux ressources naturelles constituent une richesse culturelle majeure du Sahel. Leur disparition et leur affaiblissement représentent également une perte pour le patrimoine de l'humanité. Protéger le Le patrimoine mondial, c'est aussi protéger les peuples qui en sont les gardiens, leur vie, leur culture et leur avenir. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:24:51]: Merci beaucoup. Next, I give the floor to V. N. Men. V. N. Men, we need to try by the power. Wineman-Wintu Tribe · Représentant · V. N. Men [1:25:07]: Merci, madame la vice-présidente. Nous, Wineman-Wintu Tribe, est reconnu aux États-Unis en tant que peuple autochtone. L'autorité traditionnelle de la tribu est le leader spirituel matriarcal, matrilinéal et héréditaire, Les Wintu vivent aujourd'hui encore sur leurs terres traditionnelles, mais font face à un danger d'extinction en tant que peuple. Que pourrait faire ou que fait déjà l'UNESCO pour protéger au plan juridique et politique les peuples contre le génocide culturel et la perte des modes culturels traditionnels, des traditions et des systèmes de gouvernance traditionnels correspondants. Tout cela pour et par les peuples autochtones, en particulier lorsqu'ils sont lorsque l'État dans lequel ils se trouvent ne déploie pas les mesures nécessaires. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [1:26:44]: Je vous remercie. Indigenous Movement for Conflict Transformation. Indigenous Movement for Conflict Transformation · Représentant [1:26:55]: Merci. Il s'agit d'une déclaration concernant le Ngorongoro en Tanzanie. Une campagne agressive a été lancée contre le peuple, qui a eu de graves conséquences pour les droits humains. L'appauvrissement et le déni de services sociaux forcent les Maasaï à accepter des programmes de réinstallation soi-disant volontaires. Les autorités ont mis fin aux soins de santé essentiels, à l'éducation, confisqué le bétail et. Représentant [1:27:30]: Mis en place des tactiques coercitives. Portant ainsi atteinte aux droits des Massaï à un logement, à la santé, à l'éducation, à l'autodétermination. La crise reflète un schéma que l'on retrouve partout en Afrique. Où le modèle de conservation contribue à des déplacements forcés de peuples autochtones. Lorsqu'ils sont installés dans des sites du patrimoine mondial. Madame la vice-présidente, la préservation du patrimoine mondial ne doit jamais être un outil d'effacement culturel ou de dépossession. Nous recommandons au Conseil d'exhorter l'UNESCO et le HCDH mettre en place un mécanisme formel pour régler les problèmes des droits humains sur les sites du patrimoine mondial et d'inviter les États à respecter strictement les normes internationales des droits humains et à garantir le consentement libre, préalable et éclairé. Merci beaucoup. Vice-Présidente [1:28:32]: Je me tourne à présent vers la liste d'orateurs au nom des ONG. Je passe la parole à Earth Justice. Earthjustice · Partenaire · Martha Tunera [1:28:44]: Merci, madame la vice-présidente. Je m'appelle Martha Tunera, gardienne traditionnelle de Murujuga, dont les droits humains sont violés. J'interviens ici en tant que partenaire de Earthjustice. Je regarde se dérouler sous mes yeux un génocide culturel et l'effacement de mon histoire et de ma culture. Sans notre culture, nos croyances et notre religion, nous n'aurons plus d'identité. Murujuga, sur la péninsule Borup, abrite la collection la plus importante et la plus ancienne d'art aborigène au monde. Elle remonte à plus de 50 000 ans. Moongun a été inscrit en tant que site du patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2025. Trois mois plus tard, le gouvernement australien a approuvé l'élargissement de la centrale de gaz, qui est la plus importante du pays. Les émissions détruisent aujourd'hui l'art sacré de Murujuga et a une incidence délétère sur tous les pays, contribuant ainsi au changement climatique au plan mondial. Nous appelons les gouvernements à prier l'Australie à mettre en oeuvre les recommandations de l'ICOMOS. Je vous remercie. Vice-Présidente [1:30:14]: Merci beaucoup. Je passe la parole à. Speaker 75 [1:30:20]: Madame la vice-présidente, nous nous félicitons du fait que cette table ronde mette l'accent sur la Convention du patrimoine mondial et les droits des peuples autochtones. Comme le Mécanisme d'experts l'a souligné, Les économies traditionnelles et les systèmes de gouvernance sont essentiels pour assurer l'autodétermination et la continuité culturelle. Et pourtant, les processus en matière de patrimoine mondial, bien souvent, progressent sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones, ce qui mène à l'accaparement de terres, à un accès restreint aux terres ancestrales et à la désacralisation de certains sites. Nous rappelons les recommandations de l'Instance permanente en 2025, qui a exhorté les États à supprimer tous les obstacles structurels à la participation des peuples autochtones à la prise de décision et de respecter l'instance dans toutes les questions qui touchent les ressources et les territoires autochtones. La Convention ne peut pas devenir un autre instrument d'exclusion. Nous demandons au Conseil et à l'UNESCO de faire en sorte que les désignations du patrimoine mondial, la gestion, le partage des bénéfices respectent pleinement la déclaration, notamment le droit à l'autodétermination et la protection des paysages culturels autochtones. Nous exhortons les États membres à reprendre ces normes dans les lignes directrices opérationnelles de la Convention et de garantir la participation directe des peuples. Autochtones dans tous les organes pertinents. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [1:31:50]: Merci beaucoup. Je donne la parole à International Indian Treaty Council. IITC · Représentant [1:31:56]: Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Pratiquement 20 ans après l'adoption de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations unies, il est urgent que l'UNESCO harmonise ses conventions, ses procédures et ses normes internes avec les éléments de cet instrument. Il est très important de créer un mécanisme autochtone pour assurer la participation contraignante active dans les décisions sur notre droit à la terre, nos territoires, nos ressources naturelles et les sites sacrés qui respectent le droit au consentement libre, préalable et informé dans la création et la mise en œuvre de la protection de ces zones de patrimoine mondial. Le parc national de Chaco, qui se trouve dans le sud-est des États-Unis, fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987. Il a beaucoup de significations sur le plan culturel, spirituel et historique pour les peuples autochtones de toute la région. En juillet 2026, le gouvernement a proposé l'abrogation d'une mesure de protection qui datait de 20 ans, qui interdisait les activités minières dans les environs du canyon de Chaco. Quelle est la responsabilité ou l'autorité qu'a l'UNESCO pour protéger le statut? Du canyon de Chaco et que peut-on faire pour protéger cet environnement sacré? Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [1:33:25]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole à Disabled Women's Association. Disabled Women's Association · Représentante [1:33:33]: Madame la vice-présidente, je souhaiterais dire que la décolonisation, cela va au-delà de l'indépendance politique. Représentante [1:33:38]: Cela signifie protéger la langue, l'histoire et les liens des peuples aux terres ancestrales. L'expérience circassienne nous montre pourquoi cela est important. Au 19e siècle, les déplacements de grande envergure du Caucase ont créé des communautés éparpillées dans de nombreux pays. Maintenant, ces peuples sont très loin de leur patrie et leur langue peine à être respectée, la langue adyghe. Cet patrimoine doit être protégé tout de suite. Des experts des Nations unies ont exprimé leur préoccupation à propos d'obstacles faits aux activités de certaines organisations ethniques et autochtones en Russie. Lorsque les communautés font face à des pressions pour défendre leur identité, enseigner leur langue, parler de l'histoire, participer aux décisions concernant le patrimoine, tout devient beaucoup plus difficile. Ils font face à différentes formes de poursuites très sérieuses. Ces peuples doivent être écoutés. Ces personnes doivent pouvoir avoir accès à leurs terres ancestrales. Ces personnes doivent pouvoir étudier, partager leur histoire et avoir accès aux documents pertinents. La justice historique ne peut pas modifier le passé, mais écouter les gens et s'ériger pour défendre la justice aujourd'hui peut nous aider à construire un meilleur avenir. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:34:57]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole à RSKS. RSKS · Représentant [1:35:05]: Merci, madame la présidente. De par le monde, 476 millions de peuples autochtones parlent différentes langues et préservent leurs traditions. et leur sagesse environnementale. Et pourtant, ces personnes font face à la pauvreté, aux déplacements, à la disparition de leur culture sans que l'on les consulte. Imaginez une jeune fille dans une tribu, dans un petit village indien. Ma grand-mère a protégé la forêt grâce à ses connaissances accumulées. Aujourd'hui, une fille peut aller dans une école résidentielle, avoir accès à des soins de santé pas trop loin de chez elle. C'est ça, l'histoire de l'Inde. grâce à PM Janman, l'Inde est en train de faire progresser la situation en matière de logement, d'assainissement, de routes, d'éducation pour 75 groupes tribaux particulièrement vulnérables. 831 unités médicales étaient opérationnelles en date de juin 2026. Le nombre d'écoles Eklavya s'élève maintenant à 511 pour éduquer plus de 168 000 étudiants venant de tribus ethniques. Mais le développement peut facilement supprimer l'identité. Un site de patrimoine ne peut pas être vraiment protégé si les personnes qui gardent ce territoire deviennent invisibles. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [1:36:33]: Merci beaucoup. Je donne la parole à présent à Pax Christi International pour une déclaration conjointe. Pax Christi International · Représentant [1:36:44]: Madame la vice-présidente, merci. Pax Christi International et les organisations co-auteurs réitèrent que les droits des peuples autochtones ne peuvent pas être pleinement. Respectés si ces personnes. Ne sont pas en mesure de modeler les décisions qui touchent leur vie, leur territoire, leurs avenirs. Les femmes autochtones sont des leaders essentielles. Elles contribuent à protéger le territoire, à renforcer la cohésion sociale et pourtant, elles font face à la discrimination et à des obstacles pour pouvoir participer vraiment de façon. Les peuples autochtones, les jeunes autochtones, eux? Aussi, ont un rôle très important à jouer pour modeler l'avenir de leur communauté. Leur participation est essentielle pour la continuité de la connaissance et de la culture. Les femmes autochtones et les jeunes. Bien souvent, font face à des tentatives d'intimidation, d'incrimination et de violence, ce qui diminue l'espace possible pour un dialogue. Pacifique. Les peuples autochtones et les jeunes, les femmes autochtones et. Tous les autres défenseurs des droits de l'homme doivent pouvoir prendre la parole, participer à la prise de décisions mené un plaidoyer pour leur communauté sans faire face à la discrimination et à l'intimidation. Et notamment, cela comprend le peuple palestinien dont les droits à la dignité et à l'autodétermination doivent être respectés. Cela fait partie d'une paix juste et durable. Nous demandons donc aux États de protéger les défenseurs des droits de l'homme de l'incrimination, de l'intimidation, des représailles, garantir la pleine participation des femmes et des jeunes autochtones dans les décisions qui touchent leur communauté, respecter le principe de consentement libre préalable, éclairé des personnes lorsqu'il s'agit de leurs terres et de leurs ressources, conformément à la Déclaration Ilduane. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:38:19]: Merci beaucoup. Je donne la parole à International Work Group for Indigenous Affairs. IWGIA · Représentant [1:38:36]: Merci, Madame la Présidente. Nous souhaiterions souligner l'importance de faire en sorte que les valeurs. Et l'interprétation des sites patrimoniaux des peuples autochtones soient illustrées dans les décisions qui sont prises à ce sujet. La valeur des sites du patrimoine international sert de base pour assurer une bonne gestion et établit certaines priorités. Il faut s'assurer que cette gestion respecte ces valeurs universelles. Le classement des territoires autochtones en tant que sites naturels, sans reconnaître le lien des peuples autochtones par rapport. Aux valeurs traditionnelles et aux terres, bien souvent, a mené à l'exclusion, renforcement de cadres qui ne font que saper les droits des peuples autochtones à protéger vraiment leur héritage immatériel. Il s'agit. D'une des causes sous-jacentes des violations des droits de l'homme vis-à-vis des peuples autochtones dans de nombreux sites de Parlement. Pour nous, il est essentiel que les critères pour l'inscription de sites naturels soient modifiés pour permettre la reconnaissance des liens qui existent entre la nature et la culture et l'interaction humaine. L'environnement dans les valeurs universelles de ces sites. C'est aussi une des recommandations essentielles dans le document final de l'atelier des experts pour reconnaître ces points de vue, atelier qui a eu lieu il y a deux ans à Genève. Merci. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:40:17]: Je donne la parole à China Society for Human Rights Studies à présent. CSHRS · Représentant [1:40:22]: Merci, Madame la vice-présidente. Les directrices pour la mise en? Œuvre de la Convention sur le patrimoine mondial encouragent une approche basée sur les droits de l'homme. Cependant, de grandes lacunes persistent dans la mise en œuvre cohérente. La question qui se pose, c'est comment arriver à des synergies entre la conservation du patrimoine, le respect des droits des peuples autochtones et le développement. Le montagne de Jinghai en Chine peut donner une réponse. Le paysage culturel de la montagne Jinghai et de ses anciennes forêts à Yunnan est devenu un site sur la base du. Thème du thé. Tout d'abord, le renforcement des institutions. Des réglementations locales ont été adoptées en définissant la portée de la protection et des entités responsables. Deuxièmement, le gardiennage partagé. En honorant le principe des ancêtres de Bulang de chérir les arbres à thé comme nos propres yeux, les communautés locales et les peuples autochtones ont été les principaux acteurs dans ce processus. Ils ont pu former des personnes responsables de la protection du patrimoine culturel et ont diffusé cette culture. Troisièmement, l'autonomisation numérique. Un système de surveillance intelligent fournit en fait un système de surveillance 24 heures sur 24. Le cas de la montagne de Jingmai nous montre bien que la conservation du patrimoine et le développement durable peuvent avancer main dans la main. HRC · Vice-Présidente [1:41:55]: Merci. Nous avons entendu le dernier orateur que nous pouvions écouter aujourd'hui. Les délégués, les organisations qui étaient inscrites. Et qui n'ont pas pu intervenir, vu les contraintes au niveau du temps, peuvent verser leur intervention sur l'extranet. Je vais à présent rendre la parole aux intervenants. Qui vont réagir aux observations, répondre aux questions qui ont été posées et également faire leurs remarques de conclusion. Vous avez quatre minutes. Je donne la parole tout d'abord à Mme Bertha de San Cristóbal. UNESCO · Chef de l'unité pour l'Europe et l'Amérique du Nord · Berta de San Cristóbal [1:42:32]: Merci, Mme la vice-présidente, et merci à tous et à toutes, délégués, peuples autochtones, organisations non gouvernementales, pour vos interventions. Le fait que ce dialogue ait lieu ici, au Conseil des droits de l'homme, c'est le début d'une réponse. À certains des appels que j'ai entendu retentir ici pour une plus grande coopération structurée entre les mécanismes des droits de l'homme. Et la Convention sur le patrimoine mondial. Il y a eu plusieurs délégations qui ont demandé ce qui étaient des pratiques optimales. Probablement que mes collègues seront mieux à même de répondre à des questions. Mais il est très difficile de fournir des pratiques optimales lorsque chaque communauté autochtone. Sa propre modalité en matière de gouvernance autochtone et les sites aussi. Chaque site a son ensemble de valeurs et a été désigné pour des raisons très spécifiques. Donc, je ne vais pas donner des pratiques optimales. Vous avez entendu plusieurs exemples des différents intervenants et intervenantes. Mais ce que je puis vous dire, c'est que cette. Coopération et ce dialogue, les désignations ou les candidatures ne peuvent être présentées que par les États membres. C'est une convention et c'est sur cette base que nous opérons. Alors, il y a différentes phases avant et après l'acceptation d'une candidature et la coopération a lieu à chaque étape et notamment être inscrit sur la liste temporaire. C'est déjà une première étape. Où le dialogue entre les différents acteurs concernant l'identification du site, la définition de son importance doit se produire en amont même de l'examen de la candidature. J'avais entendu de mes collègues, il a fallu parfois 30 ans pour présenter une candidature. Je pense que le temps ici est très important. Une vraie coopération exige du temps. J'ai entendu quelques critiques ici disant qu'on aurait pu résoudre des problèmes si on avait donné le temps au temps avant qu'un. Site soit inscrit sur la liste. Concernant le consentement libre, préalable et éclairé, il ne faut pas oublier que cela peut. Comprendre la possibilité de dire non. Il faut donc laisser la porte ouverte pour que, s'il ne soit pas déclaré faisant partie du patrimoine mondial, alors je pense que le fait de créer cet espace pour qu'une vraie coopération puisse avoir lieu, c'est tout à fait crucial. Pour le système du patrimoine mondial, Je l'ai dit dans mon intervention. Liminaire, il y a eu des progrès pour créer des procédures en amont de cette évaluation. C'est là que ce dialogue peut déjà faire participer les organes consultatifs. Ces préoccupations peuvent déjà être exprimées avant que cela n'arrive à l'attention du Comité. Il y a eu donc des progrès à cet égard. Il ressort clairement aujourd'hui, et également lors des différentes conversations avec les organes consultatifs, l'UNESCO, le Centre du patrimoine mondial, etc. Qu'il y a deux flux sur lesquels nous devons nous concentrer. Tout d'abord, il faut améliorer le mécanisme plus avant. Vous avez entendu des exemples qui sont relativement récents, aux portes des inscriptions récentes, qui ont profité de ces directives renforcées. Mais je l'ai entendu aujourd'hui, il faut encore œuvrer sur des sites qui ont été inscrits. Bien avant l'examen de ces directives. Et comme je l'ai dit, la convention n'agit pas dans le vide et parfois ces inscriptions ont eu lieu sans que le consentement libre préalable éclairé n'ait été réalisé. Et donc cette inscription peut. Peut en fait aggraver la situation. Mais cela permet aussi de mettre ce cas sous les feux de la rampe. Donc, je n'ai pas de réponse très claire concernant ce que peut faire l'UNESCO en la matière. Comme je l'ai dit, les directives sont adoptées par le Comité, qui est un organe intergouvernemental. Ce que je puis vous dire, c'est que nous travaillons en étroite collaboration avec le Forum international. Pour tenter d'examiner ce qu'il en est de ces sites qui étaient déjà inscrits. Il y a peut-être 40 ans de cela, sans le consentement libre, préalable et éclairé et sans que la procédure régulière ne soit respectée. Ce que je puis vous dire, c'est qu'il est très clair pour l'UNESCO. Que la Convention pour le patrimoine mondial doit être ancrée dans les droits de l'homme et. Qu'il n'y a qu'une façon de protéger le patrimoine, c'est de protéger les droits des personnes qui s'y trouvent et qui y vivent. Merci. Merci. HRC · Vice-Présidente [1:47:40]: Je donne la parole à madame Carmen Rosa Guerra Ariza. Forum international des peuples autochtones · Coprésidente · Carmen Rosa Guerra Ariza [1:47:45]: Merci beaucoup, madame la vice-présidente, et merci à mes frères et sœurs autochtones, tout particulièrement, pour leur courage. Vous avez présenté des cas aujourd'hui très importants, très pertinents, parfois extrêmement douloureux, d'ailleurs, pour vos peuples, vos territoires, votre vie. Aujourd'hui, je vais commencer avec ce qu'a dit Bertha en présentant ce scénario. Les droits de l'homme ne peuvent pas être relativisés lorsqu'il s'agit. De la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. C'est tout à fait important que les droits de l'homme soient respectés, qu'ils soient pris en considération, mais aussi. Que les droits des peuples autochtones soient respectés et pris en considération de façon transversale. Ce n'est pas une option. Ce n'est pas une liste qu'il faut vérifier. Les personnes qui vivent dans ces territoires, nous. Qui chaque jour faisons face à la réalité de ces territoires. Nous devons être inclus dans le processus dès le départ. Nous sommes dans une situation avec des des violations très graves des droits de l'homme. Je les ai dénoncés et il ne faut pas avoir peur de parler des droits de l'homme. Nous devons reconnaître que ces violations ont lieu, qu'il y a des situations très graves qui ont lieu, qui doivent absolument trouver une solution. C'est pour ça que ma première proposition concernant plusieurs questions qui ont été posées, c'est de commencer à créer des mécanismes de réparation lorsque ces situations ont lieu. Que se passe-t-il quand un peuple autochtone est touché dans ses droits? Comment est-ce qu'on apporte réparation? Comment est-ce que l'on revient en et que l'on revoit tous les cas des sites inscrits au patrimoine mondial et que l'on doit réexaminer chaque cas spécifiquement pour comprendre si le consentement libre, préalable et éclairé a été pris en considération, mais aussi s'il y a eu d'autres violations des droits de l'homme qui ont eu lieu. Tout cela pour garantir une protection intégrée des droits. Deuxièmement, et ce n'est pas seulement au niveau national, Mais dans tous les cas, notamment concernant le fonctionnement du Comité du patrimoine mondial, la voix des peuples autochtones doit être entendue. Ce n'est pas optionnel, je l'ai dit. Ce n'est pas une question de choix. Bien souvent, on nous donne la parole quand la décision est prise, mais c'est tout à fait inacceptable, car en fait, cela ne permet pas d'avoir un vrai débat et de tenir compte des réalités de ce qui se passe sur le terrain. Il est donc indispensable que lors de toutes les étapes de ce processus, du travail du comité, les peuples autochtones puissent faire entendre leur voix et que nous devons pouvoir donner toutes les informations concernant nos territoires et que ce soit pris en considération. Nous pensons qu'il est très important de créer des mécanismes spécifiques. On peut proposer que l'UNESCO et le Haut-Commissariat créent un mécanisme spécial pour Collaborer dans l'examen des les situations sur les certains sites, notamment les missions de surveillance. On a parlé du Gorongoro aujourd'hui. Il s'agit là d'un site du patrimoine mondial. Il y a eu une visite de vérification au Ngongro et il y a eu. D'autres visites sans la présence du rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples. Autochtones, lorsque nous avons dit qu'il y avait des situations qui devraient être revues par ces mécanismes spéciaux. Et tout aussi important, je souhaiterais également souligner que les institutions des peuples autochtones eux-mêmes. Dans ces scénarios nationaux et internationaux, c'est tout à fait essentiel. Ce n'est pas une simple décoration. Il est très important que ces institutions autochtones soient prises en considération. Les autorités traditionnelles, politiques et spirituelles des peuples autochtones doivent être respectées. Il faut en tenir compte lors de toutes les étapes de la procédure pour déclarer un site faisant partie du patrimoine mondial. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [1:51:48]: Merci beaucoup pour cette contribution. Et enfin, tout aussi important, je donne la parole à Monsieur Francisco Vidargas. Mexico · communauté Wixarika · Directeur · Francisco Vidargas [1:51:56]: Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Je réitère que c'est un grand honneur pour moi d'être parmi vous aujourd'hui dans cette salle. La Convention du patrimoine mondial. Et Bertha l'a dit, est arrivé assez tard à l'idée de la communauté. Le 5e C des objectifs de la Convention est arrivé après que cette Convention ait provoqué la création de la Convention du patrimoine intangible. Mais cette Convention est un instrument extrêmement vivant au sein de l'UNESCO et rapidement cela a permis de rectifier le tir et vous en avez parlé d'ailleurs. On ne peut résoudre tous les problèmes qui existent malheureusement. L'UNESCO n'a pas cette possibilité ou cette capacité mais comme vous l'avez demandé on peut créer des mécanismes de coopération, de travail conjoint avec les Nations Unies. Et surtout, il faut rappeler que la responsabilité relève de tous les États membres des Nations Unies ici. On a parlé de la façon d'atteindre ces bonnes pratiques dans le maintien et la gouvernance. Un des instruments dont dispose le Mexique un instrument robuste, c'est la consolidation des plans intégrés de gestion, de conservation, de durabilité et de maintien des sites qui sont inscrits. Et notamment, on a parlé de cet itinéraire de Virikuta dont je vous ai parlé, ou de Viharika. Nous travaillons avec ces communautés qui vont nommer leurs représentants pour nous dire quel est le processus à suivre pour tous ces engagements en matière de gestion et également ce qu'il en est des recommandations du Comité du patrimoine mondial lorsque l'on va inscrire ce site pour voir comment agir, quels sont les intérêts premiers ou essentiels de ces peuples et voir comment le gouvernement et les autorités locales peuvent accompagner ce conseil des Viharika pour mettre en œuvre le plan de gestion. Pour ce qui est du tourisme, le tourisme, c'est quelque chose dont on parle beaucoup. Mais il convient de dire que l'objectif de la Convention du patrimoine mondial, ce n'est pas de transformer ces sites en source de revenus commerciaux. Il existe un plan portant sur le patrimoine mondial et le tourisme durable. Et je pense que de nombreux pays l'appliquent, ce plan, avec bien sûr tous les problèmes connexes que cela représente. Je vais terminer en revenant sur une autre question essentielle. C'est le lien qui existe entre les conventions culturelles et l'UNESCO pour renforcer la protection et les garanties On a parlé de situations des pays en conflit armé. On a parlé également d'autres problèmes. Divers qui affectent la culture des peuples premiers, leur patrimoine immatériel et le lien entre ces différents éléments. Nous, nous l'appliquons, car nous savons que cela permet de renforcer cette protection intégrée du patrimoine matériel et immatériel. Et enfin, la Convention du patrimoine mondial, ne l'oublions pas, est un des meilleurs instruments dont nous disposons pour renforcer cet esprit de paix que veut promouvoir l'ONU et l'UNESCO. C'est un instrument multilatéral essentiel dont dispose l'UNESCO pour travailler tous ensemble, ne l'oublions pas. Ne perdons pas cet esprit de paix si important qui est sous-jacent aux Nations Unies. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [1:56:49]: Merci beaucoup pour vos contributions. Excellence, Mesdames et Messieurs, nous sommes arrivés. À la fin de cette table ronde annuelle d'une demi-journée sur les droits des peuples autochtones. Je remercie la Haute-Commissaire adjointe pour ses remarques liminaires. Je remercie les intervenants et les intervenantes pour leur contribution. Je remercie tous les participants à cette discussion d'aujourd'hui. Nous allons brièvement interrompre nos travaux avant de reprendre le débat général au titre du point 4 à l'ordre du jour. Excellence, mesdames et messieurs les participants, avant que nous ne poursuivions le débat général en vertu de la pratique établie, je souhaite vous annoncer que le Conseil des droits de l'homme à examiner en réunion privée les rapports du groupe de travail des situations à l'occasion de ses 36e et 37e sessions, en vertu de la procédure de plainte établie en vertu de la résolution 5/1 du Conseil des droits de l'homme datée du 18 juin 2000. Aucun cas n'a été renvoyé par le Groupe de travail des situations au Conseil des droits de l'homme pour décision à l'occasion de sa 63e session. Nous allons à présent poursuivre le débat général au titre du point 4 de l'ordre du jour. Nous allons reprendre la liste des INDH et des OND. Je passe la parole à Community Human Rights et Advocacy Center. Community Human Rights and Advocacy Center · Représentant [2:03:02]: Des Kashmiris continuent d'être mis en prison et j'interviens ici au nom de ceux qui ne peuvent pas s'exprimer. Représentant [2:03:11]: Certains individus ont passé la plus grande partie de leur vie adulte en prison. Certains restent en prison. Yasin Malik est dans les couloirs de la mort depuis 2019. HRC · Vice-Présidente [2:03:27]: interruption de l'orateur. Est-ce que vous pouvez ralentir, s'il vous plaît? Les interprètes n'arrivent pas à vous suivre. Est-ce que vous pourriez, disais-je, ralentir le rythme, car les interprètes n'arrivent pas à vous suivre? Représentant [2:04:00]: Tandis que certains se promènent dans Londres, d'autres, tels que des individus kashmiris, sont emprisonnés contre leur gré. Par exemple, un individu a passé plus de la moitié de sa vie en prison. D'autres restent incarcérés, tandis que leurs biens ont été confisqués. Asiyah Dhrabi, une grand-mère qui a déjà passé 50 ans en prison, vient d'être condamnée à trois peines d'emprisonnement à perpétuité. Le Conseil s'est ce que peut devenir une peine d'emprisonnement à vie. Ashraf Saraï, 77 ans, est mort après avoir passé toute sa vie derrière les barreaux. Les opposants politiques cachemiris sont empêchés de s'exprimer. Au Cachemire, l'espace se réduit comme peau de chagrin pour tous les opposants. Il faut agir tant que tous ces individus sont encore en vie, avant l'annihilation complète du peuple. HRC · Vice-Présidente [2:05:33]: J'aimerais rappeler à tous les orateurs de bien vouloir s'exprimer à un rythme raisonnable, car ils sont interprétés. Tournez la page à la parole. Représentant [2:05:47]: J'interviens au nom des réfugiés tamouls et l'âme au Tamil Nadu, Inde. Depuis 1983, des dizaines de milliers ont fui le conflit armé au Sri Lanka. Aujourd'hui, près de 60 000 réfugiés vivent dans 104 camps répartis dans 29 districts, certains depuis plus de 40 ans. Leurs enfants, nés en Inde, n'ont pas de lieu qu'ils peuvent appeler leur foyer. Nous reconnaissons des mesures adoptées par le gouvernement, y compris la mise à disposition de logements ou de bourses d'études, or de graves préoccupations persistent. Le logement dans des camps est souvent dilapidé ou victime de surpopulation. La circulation est limitée, tout comme l'emploi. Les réfugiés n'ont pas accès à la citoyenneté ou à des papiers d'identité. Nous recommandons ce qui suit. Tout d'abord, au ministre du Tamil Nadu, Vijay, je l'invite à libérer tous les réfugiés tamouls des camps spéciaux et à fermer ces installations. HRC · Vice-Présidente [2:07:05]: Association Panafrica, la parole. Panafrica · Représentant [2:07:07]: Thank you, madame la vice-présidente. Panafrica reste profondément préoccupée par la résurgence de l'épidémie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo, une région confrontée à de multiples violences perpétrées par le groupe armé M23, AFD, soutenu par le Rwanda. Compte tenu de la gravité de la situation, cette épidémie a causé à ce jour la perte de 3 545 vies humaines. l'OMS a déclaré cette épidémie d'Ebola comme étant une urgence de santé publique de portée internationale. Notre organisation demande de gros parmi 123 AFC, l'ouverture du couloir humanitaire pour permettre l'accès de la population aux médicaments et pour garantir la protection des médecins et du personnel humanitaire contre toute forme de violence. Par ailleurs, depuis l'élection du président Donald Trump, nous assistons à des expulsions massives ainsi qu'à la torture et la persécution des immigrants. une situation irrégulière aux États-Unis. À ce jour, plus de 25 000 personnes ont été renvoyées de force vers des pays tiers dont elles ne sont pas originaires. Les États-Unis utilisent cette méthode pour contourner ses obligations internationales, notamment l'interdiction d'envoyer une personne vers un pays où elle risquerait d'être en danger. Notre organisation condamne cette pratique inhumaine et demande aux États-Unis de respecter ses obligations des droits humains et du droit international. Pour finir, Panafrica demande à tous états africains de dénoncer les accords d'admission signés avec les États-Unis. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [2:08:41]: Merci. Je passe la parole à Forum méditerranéen pour la promotion des droits du citoyen. Représentant [2:08:56]: Merci, madame. Nous voudrions parler de ce que vivent les habitants du Rif marocain. Nous évoquons la guerre du Rif entre 1921 et 1926. Des armes chimiques ont été utilisées. Et depuis 1923, ce genre d'armes chimiques ont été utilisées de plus en plus entre 1924 et 1925 contre les habitants du Rif. Nous voudrions vous dire que cette question a été soulevée dans les travaux des Nations unies, et cela dans le cadre d'une réunion d'un des organes de traité. Nous ne voulons pas rouvrir l'histoire pour des considérations politiques. Nous voulons la justice transitoire, la vérité, la justice et la réparation. Nous voulons demander au Rapporteur spécial ce qui suit. Est-ce que votre mandat peut faire que les Nations unies adoptent une approche pour réparer les dégâts dont ont souffert les habitants du Rif marocain afin de garantir le droit à la vérité, à la réparation et à la non-répétition? Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [2:10:38]: Midline for Human Rights. Midline for Human Rights · Représentant [2:10:43]: Nous souhaitons condamner les interventions menées par les Émirats arabes au Yémen. De nombreux rapports font état de financement de milices armées illicites. Par ailleurs, les Émirats arabes unis conservent le contrôle sur les zones maritimes stratégiques, tout en gérant un réseau au sud du Yémen. Des pratiques généralisées de torture, de détention arbitraire et de disparition forcée ont été documentées de manière systématique. Les opérations sous la houlette de l'État portent atteinte au DIH et sont constitutives de complicité de crimes de guerre. Nous exhortons le Conseil à demander la cessation du financement des milices illégales et à ouvrir des enquêtes sur les prisons secrètes et à la fin des disparitions forcées, des actes de torture. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [2:11:56]: Tumuku Development and Culture Union. Tumuku Development and Culture Union · Représentant [2:11:59]: Merci, Madame la vice-présidente. La Commission des droits de l'homme du Pakistan. des disparitions forcées et des détentions arbitraires prolongées à l'encontre des dissidents viennent s'ajouter aux mesures de répression adoptées par le gouvernement. Représentant [2:12:36]: Des rapports indiquent que le gouvernement fédéral a placé 147 militants. Derrière les barreaux, tout en offrant des primes qui vont jusqu'à 10 millions de roupies pour l'arrestation de quatre dirigeants. Des rapports de disparitions forcées, de détentions arbitraires, de refus de soins médicaux détenus et des représailles contre les défenseurs des droits humains ont été signalés. Madame la vice-présidente, en vertu du point 4, le Conseil des droits de l'homme doit. Se pencher de toute urgence sur ces allégations, garantir un examen indépendant et promouvoir la reddition des comptes pour les. Violations qui continuent de saper les libertés fondamentales, l'espace civique et l'État de droit. La contrainte et l'injustice. HRC · Vice-Présidente [2:13:46]: Ils sont absents. Nous poursuivons. L'Union internationale des femmes musulmanes. L'Union internationale des femmes musulmanes · Représentant [2:13:57]: Merci. Je prends la parole au titre du point 4 de l'ordre du jour pour attirer l'attention du Conseil sur les préoccupations relatives au Jammu-et-Cachemire. situation qui ne saurait être dissociée du droit international et du droit à l'autodétermination. J'aimerais rappeler les résolutions 4791 et 122 du Conseil de sécurité qui restent un cadre essentiel en la matière. Les événements du 5 août 2019 et les changements de domicile de terre et d'autres lois ultérieures ont suscité de graves préoccupations, en même temps des allégations de détention arbitraire, de disparition forcée. de violence en détention, de restrictions à la liberté de réunion et d'association, d'expression et de liberté des médias requièrent un examen indépendant et crédible. Les lois qui prévoient des détentions prolongées et une limitation à la comptabilité du personnel de sécurité ne doivent pas occulter les obligations en matière de droits humains. Nous appelons par ailleurs à des enquêtes indépendantes sur les violations présumées un accès sans entrave des mécanismes des droits humains de l'ONU et des rapporteurs spéciaux, et une véritable protection des droits fondamentaux et de la dignité de la population du Cachemire. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [2:15:21]: Merci. Al-Hakim Foundation, la parole. Absent. Je passe la parole à la Fédération œcuménique des Constantinopolitains. Fédération œcuménique des Constantinopolitains · Représentant [2:15:46]: Madame la Présidente, le traité de Lausanne du 24 juillet 2023 établit le statut de la minorité grecque orthodoxe d'Istanbul et en garantit les droits. les États, y compris la Turquie, ont assumé l'obligation de protéger ces droits. Or, en dépit de ces obligations, cette minorité continue de subir de graves violations de leurs droits humains, et ce, entre 1993 et 2023. La population est passée de 120 000 membres en 1950 à 700 résidents aujourd'hui. Il faut par conséquent adopter des mesures de toute urgence. Pendant 50 ans, la Fédération œcuménique a poursuivi le dialogue avec le gouvernement turc sur la base des résolutions de l'ONU, y compris l'appui au retour des jeunes générations de la diaspora à Istanbul. Or, les progrès sont nuls. Le traité de Lausanne Et les États et institutions qui ont souscrit à ce traité sont restés les bras croisés. Nous invitons les États à honorer leurs obligations et à soutenir des mesures efficaces. Je vous remercie. HRC · Vice-Présidente [2:17:22]: Merci. Indigenous Peoples of Africa Coordinating Community. IPACC · Représentant [2:17:30]: Madame la Présidente, nous attirons l'attention du Conseil sur des questions relatives à un parc en Inde où les droits des peuples autochtones sont foulés aux pieds. Le gouvernement Assam aurait proposé de réduire la superficie de cette zone protégée. de 10 km à seulement 1 à 3 km, tandis que la Cour suprême a reconnu la nécessité. De tracer des frontières souples spécifiques à cette zone, plutôt qu'une approche uniforme. Tout réexamen de la situation doit reposer sur des données scientifiques fiables et la réalité écologique de Kaziranga. En tant que site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le parc. Est menacé par le tourisme et une fragmentation de l'habitat. Il faut protéger la biodiversité et les droits. La dignité et les moyens de subsistance des communautés autochtones et locales qui entretiennent des liens étroits avec leur environnement. Je vous remercie. Vice-President [2:18:52]: Merci. Shivi Development Society. On me dit qu'ils sont absents. Nous sommes ainsi arrivés au terme du débat général au titre du point 4 de l'ordre du jour. Mesdames et messieurs les participants, je me suis laissé dire que certaines délégations avaient demandé à exercer leur droit de réponse. en lien avec certaines déclarations prononcées au titre de ce point 4. Je commence par passer la parole à la Turquie. Vous avez 3 minutes. Türkiye · Représentant [2:19:29]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous souhaitons rappeler une fois de plus que la seule occupation à Chypre est assurée par les Grecs chypriotes. Aucune des résolutions du Conseil de sécurité sur Chypre ne fait référence à l'intervention de la Turquie en tant qu'invasion ou la présence de la Turquie qui avait pour objectif d'empêcher les atrocités. La présence pacifique de la Turquie empêche de nouvelles flambées de violence sur l'île. La population est encore victime de graves violations de ses droits humains et n'a pas droit à participer à des. Réunions ou activités organisées par des organisations internationales, y compris ici aux Nations unies, qui a pour mandat de promouvoir et défendre les droits humains de tout le monde, partout. Il est important de rappeler qu'une commission a été créée, reconnue par la Cour européenne des droits de l'homme, par la Turquie. Malheureusement, aucun mécanisme similaire n'a été créé par les Grecs chypriotes pour régler les revendications Ainsi, nous avons choisi une approche constructive et appelons au respect de l'indépendance des processus judiciaires dans la partie chypriote turque. Nous appelons la communauté internationale à réaffirmer le droit inhérent à l'égalité souveraine et au statut international dans des conditions d'égalité des Turcs chypriotes, y compris au sein des instances internationales. Je vous remercie. Chair [2:21:28]: Merci. La Chine a la parole, vous avez 3 Min également. China · Représentant [2:21:38]: Merci l'Australie. la Finlande, la Suède, l'Allemagne, le Danemark, le Japon et certaines ONG utilisent le Conseil de manière abusive pour diffuser des informations fallacieuses que nous rejetons. Les droits de toutes les populations sont respectés, y compris dans la région du Xinjiang. Le rapport est nul et non avenu. Nous veillons à assurer les droits de tous les résidents à la faveur des lois. Nous récusons toutes ces campagnes de diffamation. Nous assurons la liberté d'expression. Chacun doit respecter la Constitution conformément à l'esprit des instruments internationaux des droits humains. doit s'abstenir de telles campagnes de diffamation. Le Japon a commis des crimes de guerre, notamment les femmes de réconfort, ou d'autres initiatives contre les migrants et d'autres groupes. Il est donc mal placé pour faire la leçon à. D'autres pays. Certains ferment les yeux sur le sort des étudiants ou sur des attaques contre des écoles en Iran, tout en se rendant coupables de discrimination ou de haine au nom des droits humains. Ils n'hésitent pas à s'immiscer dans les affaires intérieures d'autres pays, notamment par le biais de mesures coercitives unilatérales. Nous invitons chacun à procéder à un exercice d'introspection avant de jeter le propre sur des tiers. Je vous remercie. Vice-President [2:24:07]: Merci beaucoup. L'Inde a la parole. Vous avez 3 minutes. India · Représentant [2:24:12]: Merci, Madame la vice-présidente. L'Inde exerce son droit de réponse comme suite au révisionnisme pakistanais. Et à ces insinuations? Le Pakistan semble devoir être rappelé à l'ordre. Le Jammu-Kashmir est une partie inaliénable de l'Inde et le restera. Le Jammu-Kashmir, sous occupation étrangère, est placé sous occupation du Pakistan. Madame la vice-présidente, parmi les griefs énumérés par le Pakistan, des temples sont énumérés. Nous n'allons pas répondre à ces allégations, mais c'est très révélateur. Un lieu de culte est utilisé comme preuve de crime, et ce sont les minorités pakistanaises qui en essuient les conséquences. Nous abritons parmi les plus grandes populations musulmanes Les hindous, les sikhs et d'autres communautés vivent au Pakistan dans la peur. La loi sur le blasphème concerne chacun et de nombreux groupes sont victimes de discriminations et de harcèlement. Ce pays n'est pas en mesure de faire la leçon à d'autres pays à propos du traitement réservé aux minorités. Le Conseil n'a pas besoin que le Pakistan explique la situation. Nous l'avons vu en 1990. Certains ont été délogés par des terroristes. Ces mêmes terroristes, depuis cette date, étaient aidés par des pays qui demandent aujourd'hui l'ouverture d'une enquête. Madame la vice-présidente, le Pakistan dit que la situation décrite requiert l'attention du Conseil. Le Conseil s'est laissé dire vendredi dernier que de nombreux civils ont été assassinés à Islamabad et à Rawalpindi. La réponse du Pakistan a été une motion d'ordre. Ici, il faut répondre. Madame la vice-présidente, le Pakistan servirait mieux sa population en se concentrant sur le développement plutôt que de revendiquer le territoire d'autres pays ou de répandre la terreur. ce n'est pas ainsi que le pays pourra rembourser les dettes grâce auxquelles il survit. Vice-President [2:27:15]: La RPDC a la parole. Vous avez trois minutes. Democratic People's Republic of Korea · Représentant [2:27:26]: Merci, Madame la vice-présidente. Ma délégation souhaite exercer son droit de répondre. en réponse à la référence par le Japon à l'affaire des enlèvements. Cette question a été réglée de manière complète et réversible, point. Par opposition, la question de la responsabilité du Japon pour les crimes commis au siècle dernier n'a pas été réglée. Les atrocités systémiques constituent des crimes contre l'humanité et ces crimes sont imprescriptibles. Le Japon ferait mieux de faire un travail d'introspection. Des préoccupations ont été examinées à propos de la situation des droits humains en Chine. Toutefois, Le Japon oublie les souffrances infligées aux Chinois par le passé. Pour conclure, ma délégation réaffirme son plein soutien à la politique d'une Chine unique et s'oppose à toutes les accusations concernant les minorités. Vice-President [2:29:01]: Le Belarus a la parole. Belarus · Représentant [2:29:06]: Madame la vice-présidente, nous rejetons de façon catégorique les accusations non fondées qui ont été lancées par des délégations occidentales dans cette salle à notre égard. Chez nous, il n'y a pas de poursuites pour des raisons politiques. Toutes les personnes qui ont commis une infraction sont punies par une sanction proportionnée sur la base d'une décision judiciaire. Nous regrettons que les initiatives humanitaires pour libérer des personnes qui ont purgé leur peine soient interprétées de façon subjective et soient utilisées pour lancer une nouvelle vague d'attaques politisées. Nous soulignons que tout notre système législatif fonctionne sur la base de la Constitution pour garantir le respect de la loi et de l'ordre vis-à-vis de toutes les personnes qui se trouvent sur nos territoires. Choisir le Bélarus pour pour des motifs politiques. C'est une tentative des pays occidentaux de détourner l'attention de la situation chez eux. En déclarant son attachement à l'État de droit, l'Union européenne, en fait, prend des mesures pour faire pression sur les personnes qui pensent autrement, en les soumettant à une censure terrible, en épurant littéralement le domaine de l'information et en interdisant les médias qui ne lui sont pas favorables sous le prétexte de garantir la démocratie. C'est tout un milieu répressif sur le plan sociopolitique qui est organisé. Une des caractéristiques de cette attitude tout à fait cynique, c'est la politique des deux poids, deux mesures. La Lituanie, par exemple, qui est préoccupée par la saisie des passeports, ne dit rien de la suppression des passeports des personnes avec une double nationalité, par exemple, sous des prétextes de sécurité nationale. L'Estonie, qui a parlé de répression, ignore évidemment toutes les pressions qui sont exercées, les poursuites contre des militants des droits de l'homme, l'égard du contrôle des droits de l'homme, qui aurait peut-être une autre façon de penser. Les nombreuses violations des droits de l'homme en France restent une des conséquences de systèmes dysfonctionnels de la justice. Les mécanismes de droits de l'homme des Nations unies ont déjà attiré l'attention sur le fait que ce problème, en fait, dure depuis très longtemps, en donnant de longues peines d'emprisonnement, notamment en Norvège et en Finlande. Les organes conventionnels des Nations unies continuent de. Parler de la discrimination d'enfants et d'adolescents chez les familles de migrants qui ont, pour des raisons de langue, d'origine ou d'appartenance ethnique. Nous demandons vraiment de lire le rapport écrit par la Biélorussie et la Russie et de faire vos devoirs. HRC · Vice-Présidente [2:31:35]: Merci. Merci beaucoup. Je donne la parole au Soudan à présent. Vous avez trois minutes? Sudan · Représentant [2:31:44]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous exerçons notre droit de réponse face à ce que l'organisation Fondation Vida a déclaré. La déclaration contient des accusations partiales et agressives contre notre gouvernement. Nous réfutons ces accusations qui n'ont aucun fondement. Le gouvernement soudanais et l'armée soudanaise se doivent de protéger les droits des citoyens, et ce, conformément au droit international, sans l'utilisation d'armes interdites internationales. Nous sommes partis à la convention d'interdiction des nucléaires et des armes de destruction massive. C'est pourquoi nous réfutons des accusations contre des États qui nous ont soutenus pendant la rude épreuve que nous avons traversée. Nous sommes partis à une organisation régionale. Le Soudan a toujours été épris de paix, a toujours appuyé la paix dans la région. Cependant, cette organisation a plutôt choisi de reprendre les versions relayées par les Forces de soutien rapide, au lieu de veiller effectivement à la pacification de la société soudanaise. De plus, d'autres rapports appuyés par cette organisation ont été reliés, qui font état de pratiques négatives. En effet, les Forces de soutien rapide ont exercé des pratiques de violation des droits de l'homme. L'organisation en question n'a pas pris en compte des rapports qui ont été publiés par le Conseil de sécurité et mettant à la lumière du jour les pratiques condamnables qui ont été observées. Merci. HRC · Vice-Présidente [2:34:01]: Merci beaucoup. Je donne la parole au Japon qui a trois minutes également. Japan · Représentant [2:34:06]: Merci, madame la vice-présidente. Ma délégation souhaiterait exercer son droit de réponse pour réagir à l'intervention faite par la Chine et la Corée du Nord concernant des questions historiques. Chaque pays, chaque région devrait regarder son passé avec humilité et sincérité. Nous l'avons fait avec toute la diligence voulue Et le fait que nous soyons un pays pacifique après la guerre en témoigne. C'est très important de défendre les buts et principes de la Charte des Nations unies, comme nous l'avons fait, pour promouvoir les droits de l'homme. Et nous contribuons ainsi à la prospérité, non seulement en Asie, mais dans le monde. Concernant la question des enlèvements, les victimes et leurs familles sont maintenant âgées et certaines personnes sont décédées. Il n'y a plus de temps à perdre pour tenter de résoudre le problème des enlèvements, qui est une question humanitaire avec une contrainte de temps. Nous exhortons fortement la Corée du Nord à résoudre cette question des enlèvements le plus rapidement possible. J'aimerais souligner que les chiffres mentionnés concernant le Japon sont sans fondement et sont tout à fait erronés. Merci. HRC · Vice-Présidente [2:35:23]: Merci beaucoup. Je donne la parole à l'Indonésie à présent. Vous avez trois minutes. Indonesia · Représentant [2:35:31]: Madame la Vice-Présidente, l'Indonésie exerce son droit de réponse par rapport à l'intervention qui a été faite par une ONG hier. Notre gouvernement reste engagé à protéger les populations déplacées dans les provinces de Papua en souhaitant les conditions qui vont permettre leur retour en toute sécurité. Toute discussion de déplacement doit aussi reconnaître les causes sous-jacentes. La brutalité des groupes séparatistes armés continue de terroriser les civils en les poussant à fuir, et c'est donc pour cela qu'ils sont déplacés depuis trois mois. Une personne a été assassinée après avoir été obligée de tenir un drapeau des séparistes. Neuf femmes ont été enlevées. Trois fonctionnaires ont été assassinés en plein jour, de sang-froid, alors qu'ils exerçaient leurs fonctions, et un pilote américain qui apportait de l'aide dans une zone éloignée a été tué. Personne ne devrait trouver cela acceptable ou justifier cela sous quelque circonstance que ce soit. Madame la vice-présidente, concernant le plan stratégique national, il s'agit d'une initiative nationale pour assurer le droit au développement de toute notre population. Dans l'instabilité climatique et les troubles en matière de chaîne d'approvisionnement, nous voulons créer la sécurité alimentaire, créer des opportunités d'emploi et assurer la continuité de la chaîne d'approvisionnement. Nous voulons accélérer le développement dans toutes les provinces, notamment pour les habitants. Nous coopérons avec la société civile en tenant compte du patrimoine culturel, de questions environnementales, mais aussi des intérêts des autres communautés. Madame la vice-présidente, enfin, concernant l'incidence sur le développement et les femmes. Nous pensons que le développement et les droits de l'homme doivent aller de pair. Les femmes doivent vraiment pouvoir participer dans la prise de décision et bénéficier aussi du développement, contribuer à l'éradication de la pauvreté et au bien être de la population. Nous constatons que l'examen constitutionnel de la loi sur la création d'emplois permet également de remettre en question certaines politiques publiques. Nous condamnons toutes les formes de violence notamment la violence sexuelle. Notre loi sur la violence sexuelle permet l'accès à la justice et des recours pour les victimes. Pour nous, les femmes sont et resteront des actrices très importantes pour la démocratie et le développement. Nous restons engagés à protéger les droits des femmes, leur participation et le fait d'être exemptes de toute violence. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [2:38:22]: Merci beaucoup. Je donne la parole à l'Iran. Vous avez trois minutes. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [2:38:32]: Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux. Merci, madame la vice-présidente. Ma délégation souhaiterait exercer son droit de réponse en notant le nom erroné du golfe Persique. Le nom ici de cet endroit n'est pas soumis à une discussion. Cela a déjà été repris dans des cartes et d'autres documents officiels. Il s'agit du golfe Persique. et pas autrement. Ceci a déjà été répété à plusieurs reprises. La pratique des Nations Unies ne peut pas être remplacée par des préférences unilatérales ou par une terminologie introduite pour des questions politiques. L'Iran, à maintes reprises, a abordé cette question par le truchement des canaux institutionnels et diplomatiques, notamment avec le service des publications des Nations unies. Cet usage doit être modifié conformément à la terminologie officielle et aux règles en matière d'édition. Nous demandons à toutes les délégations de respecter la nomenclature géographique établie et d'éviter d'insérer des. Terminologies erronées dans leurs discours. C'est quelque chose qui a déjà été reconnu. Il s'agit du golfe Persique. HRC · Vice-Présidente [2:40:05]: Merci. Merci beaucoup. Je donne la parole à Cuba. Vous avez trois minutes. Cuba · Représentant [2:40:16]: Madame la vice-présidente, l'oeuvre Le Tartuffe de Molière, sans aucun doute, est une satire extraordinaire de l'hypocrisie. Le personnage principal de cette comédie, c'est Tartuffe. un imposteur qui se présente devant tous comme quelqu'un qui a beaucoup de qualités. Mais il y a beaucoup de une grande différence entre ce que prédit Tartuffe et la façon dont il agit. L'intervention de la République tchèque m'a fait penser à Tartuffe. en se donnant une autorité morale que personne ne lui reconnaît-elle vient dans cette salle juger les autres. Comment est-ce que l'on peut oser faire cela, quand on connaît très bien les politiques de discrimination systématique appliquées en République tchèque contre les minorités? Les enfants Roms souffrent de la ségrégation dans les écoles. Le Comité européen des droits sociaux a dénoncé le fait que la République tchèque. Nie l'accès au logement à des groupes les plus vulnérables et à des prestations sociales. Les réfugiés et migrants sont victimes de xénophobie et d'intolérance. Les représentants de la République tchèque devraient être plus humbles et pratiquer l'autocritique avant de juger les autres. Il faut d'abord regarder les graves violations des droits de l'homme dans leur propre pays. Madame la vice-présidente, n'oublions pas les agissements honteux de la République tchèque pour protéger l'impunité. Avec laquelle Israël a mené ces terribles massacres à Gaza et dans les autres territoires occupés. Elle s'est opposée à toutes les résolutions qui visaient à donner une protection minime à la vie et aux droits humains du peuple palestinien. La République tchèque représente, avec l'Israël, les États-Unis mener une campagne de pression et d'attaques contre la rapporteure spéciale pour les territoires occupés pour tenter de la faire taire. Nous demandons à la République tchèque de respecter l'autonomie des experts indépendants qui ont été choisis par ce Conseil. Encore, vous vous intéressez aux droits de l'homme à Cuba, mais vous n'avez rien dit du blocus criminel mené par les États-Unis. Cette sanction collective tue nos femmes, nos enfants, nos personnes âgées. C'est une violation flagrante des droits humains du peuple cubain. La République tchèque respecte au pied de la lettre les instructions du Département d'État et ne dit pas un mot sur le blocus. La priorité de la République tchèque, c'est d'obéir à Washington et pas de défendre les droits humains. Cuba ne s'ingère pas dans les affaires intérieures d'un pays, quel qu'il soit, et ne veut pas faire des leçons aux autres. Mais nous n'allons pas passer sous silence ce type d'attaque. Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [2:43:22]: A présent, je donne la parole à Chypre pour trois minutes. Cyprus · Représentant [2:43:28]: Merci, madame la vice-présidente. La République de Chypre exerce son droit de réponse pour réagir à une autre tentative de Turkay de détourner l'attention du Conseil des conséquences des droits de l'homme de ses propres actions à Chypre. Il est très préoccupant d'entendre Turkay donner une leçon sur les droits de l'homme tout en maintenant une présence militaire et un contrôle efficace sur la partie nord de notre territoire. Chypre rejette catégoriquement toute tentative de présenter cette situation comme une situation légitime ou de tenter de transformer les règles du droit international. En fait, la vérité, c'est que la Turquie a envahi le nord de notre territoire depuis 1974. Tout en maintenant une présence militaire dans toute la partie nord de l'île. Le Conseil de sécurité a abordé à maintes reprises les conséquences d'une sécession. Avec différentes résolutions. La Cour européenne a également parlé des conséquences de ce contrôle de la Turquie du nord de l'île. Les conséquences ne peuvent pas être effacées. Des milliers de Chypriotes ont été déplacés de leurs maisons. Leurs droits fonciers ne sont pas résolus. Les familles continuent de chercher des réponses. La République de Chypre continue de demander une pleine coopération avec le Comité des personnes disparues. Et d'un accès à l'information pour tenter d'en savoir plus quand on n'a pas de nouvelles. Le droit des maronites et de certains Grecs ont aussi été touchés, notamment le droit à la liberté. D'expression et à l'éducation. En même temps, les modifications démographiques dans la zone occupée ont beaucoup modifié le caractère de communautés qui existaient. Avant l'invasion de 74 de Chypre. A parlé de ces préoccupations concernant les colonisations à maintes reprises. et les conséquences au titre du droit international? Le discours disant que les Turcs chypriotes sont isolés ne peut pas être utilisé pour résoudre le problème. Il n'y a pas, en fait, un désaccord abstrait. Cette situation a des incidences sur les droits des personnes des deux côtés. Une division permanente n'est pas la réponse et un accord de deux pays n'est pas non plus une solution. Il faudrait? De pouvoir d'abord respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Chypre continuera de défendre les droits de tous ses. Citoyens et de trouver un accord circonstancié qui permettra aux Chypriotes turcs et grecs de vivre en toute sécurité et dans la dignité. Ce que nous demandons, ce n'est pas plus de discours, mais le respect du droit international et une vraie coopération pour tenter de mettre fin à la division de Chypre. Merci beaucoup. HRC · Vice-Présidente [2:46:25]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole au Pakistan qui a trois minutes. Pakistan · Représentant [2:46:38]: Madame la vice-présidente, le Pakistan exerce son droit de réponse face à des remarques tout à fait sans fondement. Le Jammu-et-Cachemire n'a jamais fait partie de l'Inde et n'en fera pas partie. La seule question ici, c'est le mépris de l'Inde pour le droit international et la suppression du droit à l'autodétermination de la population du Jammu-et-Cachemire. L'Inde n'est pas capable de répondre aux accusations en matière de violations des droits de l'homme et donc se cache derrière des promesses de développement. Nous rejetons cela. Ce sont des allégations tout à fait non fondées. Pour lutter contre le terrorisme, nous avons fait de grands sacrifices et la communauté internationale reconnaît notre contribution. L'Inde tente de se faire passer comme une victime, mais utilise le terrorisme comme un instrument pour sa politique. notamment cache son appui à des groupes terroristes un citoyen indien a plaidé coupable pour ses agissements en octobre 2024 les des diplomates indiens ont été expulsés dans un pays d'Amérique du Nord d'un pays d'Amérique du Nord pour avoir été impliqué dans un homicide sur le sur le territoire et L'Inde ne veut pas accepter l'idée que c'est lié au terrorisme. Le Jammu-et-Cachemire dispose de sa propre constitution, de sa propre vie politique. Il ne s'agit pas d'un territoire occupé. On ne peut pas comparer cela à la partie occupée par l'Inde, où beaucoup de droits ont été jugulés depuis des décennies. L'attitude de l'Inde est la même sur les territoires occupés et sur son territoire national. L'Inde se félicite du lynchage de musulmans, de la destruction de mosquées. Les procédures spéciales ont parlé de ce climat d'exclusion et de haine. Le Jammu-et-Cachemire occupé illégalement n'est pas le seul exemple de violation des droits de l'homme. De nombreuses communautés ont été soumises à la violence systématique. La complicité du gouvernement indien a été prouvée et le manque de reddition des comptes. Le fait de tenter d'asseoir sa domination, c'est le moteur de l'Inde dans certaines parties du Jammu-et-Cachemire. Des promesses à la population? Il s'agit en fait d'une forme de colonisation. La soi-disant plus grande démocratie du monde en fait continue de vouloir faire taire la population de ce territoire illégalement occupé. La question c'est de savoir si le Conseil va la laisser faire. Merci. HRC · Vice-Présidente [2:49:33]: Merci beaucoup. À présent, je donne la parole à la Lituanie qui a trois minutes. Lithuania · Représentant [2:49:43]: Merci, Madame la vice-présidente. J'exerce notre droit de réponse pour réagir à l'intervention faite par le Bélarus. Nous souhaiterions rappeler que les autorités du Bélarus impose des expulsions forcées à intervalles réguliers comme condition obligatoire pour que certains policiers politiques soient libérés. C'est une pratique qui viole le droit international relatif aux droits de l'homme. La semaine dernière, 25 prisonniers politiques ont été déportés en Lituanie, parfois sans passeport. D'autres ont fait état du fait que leur passeport a été annulé après la procédure d'expulsion. Nous restons très préoccupés par le destin de plus de 884 prisonniers politiques qui sont encore détenus de façon injuste, dans des conditions terribles, sans contact avec leurs familles et leurs avocats, soumis à des mauvais traitements, à des traitements cruels, sans aucun accès aux services de base. Nous exprimons nos préoccupations par rapport à de nouvelles arrestations et des restrictions sur le droit d'assemblée pacifique au Bélarus. Par conséquent, nous réitérons nos appels pour la libération sans condition et immédiate de tous les prisonniers politiques restant au Bélarus. Il faut qu'ils soient réinsérés réellement et nous exhortons les autorités à mettre fin à la répression. Merci. HRC · Vice-Présidente [2:51:12]: Merci beaucoup. Je crois comprendre que la RPDC. À exercer un deuxième droit de réponse. Vous avez deux minutes à présent? Merci, madame la vice-présidente. Nous exerçons notre droit de réponse pour la deuxième fois. Le Japon n'a pas les raisons morales de parler des droits de l'homme sur la scène internationale. Democratic People's Republic of Korea · Représentant [2:51:40]: Le Japon ne peut pas échapper à ses responsabilités historiques pour les terribles crimes commis contre l'humanité. Il s'agit d'une injustice historique qui continue. D'exiger beaucoup de réflexion et une reddition des comptes. Plutôt que de faire des accusations provocantes contre d'autres pays, la délégation du Japon devrait plutôt examiner ces questions avec. Humilité et sincérité et faire preuve de vrais remords pour les souffrances infligées par ses actions passées. Merci. HRC · Vice-Présidente [2:52:17]: Merci beaucoup. Je crois comprendre que la Turquie souhaiterait exercer son droit de réponse pour la deuxième fois. Vous avez deux minutes et vous avez la parole. Türkiye · Représentant [2:52:28]: Merci, Madame la vice-présidente. Nous souhaiterions exercer notre deuxième droit de réponse. En effet, il est vrai qu'il y a une occupation encore à Chypre. C'est l'occupation du gouvernement de la République de Chypre défunte. ce qui a été décidé entre deux partenaires égaux, les Chypriotes grecs et turcs, n'a existé que trois ans. En 1963, les Chypriotes grecs ont eu recours à la violence et les. Chypriotes turcs ont été expulsés de tous les organes de gouvernement et même de leur logement par la force des. Armes, résultat de cette campagne d'épuration ethnique contre les Chypriotes turcs, avec comme objectif d'éliminer tous les Turcs chypriotes, une force Le maintien de la paix des Nations unies a été déployé en 1964 sur l'île. Lorsqu'ils ont fait une dernière tentative en 1974 avec un coup d'État pour éliminer tous les Chypriotes turcs, Turquie a. Pouvoir ou puissance de garantie est intervenu et donc il est tout à fait. Absurde de décrire la présence par la suite de troupes turques comme des troupes d'occupation. Enfin, je souhaiterais rappeler qu'aucune résolution du Conseil de sécurité sur Chypre n'a parlé de cette intervention et de la présence pour décourager d'autres atrocités sur. La partie occupée de l'île. Merci. Vice-President [2:54:07]: Merci. Je donne la parole au Japon qui a demandé à exercer pour la deuxième fois son droit de réponse. Vous avez deux minutes, madame. Japan · Représentant [2:54:14]: Merci, madame la vice-présidente. Ma délégation souhaiterait exercer son deuxième droit de réponse. en riposte aux déclarations faites par la Chine et la Corée du Nord. Concernant des questions liées à l'histoire, nous n'allons pas réagir dans le détail. Depuis plus de 80 ans, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous avons défendu les démocraties et les droits de l'homme. Nous avons toujours mené une politique pacifique pour contribuer à la paix mondiale et à la prospérité, pour améliorer le bien-être. De l'humanité? Nous continuerons d'être un membre pacifique et responsable de la communauté internationale. Concernant Okinawa, nous avons une tradition comme d'autres régions du Japon. Le gouvernement du Japon ne pense pas que les personnes qui sont nées là sont des personnes autochtones ou font partie d'un groupe ethnique autochtone. Concernant la question des migrants, leurs droits sont protégés par le droit national au même titre que les autres. Concernant la discrimination contre les femmes, nous avons fait beaucoup pour lutter contre la discrimination à l'égard des femmes. Concernant la question de l'enlèvement, le Japon continue d'exhorter la Corée du Nord de résoudre cette question de l'enlèvement le plus rapidement possible. Enfin, je réitère que que les accusations et les chiffres concernant le Japon sont erronés et basés sur des erreurs factuelles. Merci. Vice-Présidente [2:55:47]: Merci. Je demande à tous les intervenants et intervenantes de respecter les normes des Nations Unies lorsque vous mentionnez des pays. Je crois comprendre que Chypre souhaite aussi exercer son deuxième droit de réponse. Vous avez deux minutes, Madame. Cyprus · Représentant [2:56:08]: J'exerce ce deuxième droit de réponse à une intervention faite par la Turquie. Plutôt que de reconnaître ses responsabilités dans les violations des droits de l'homme à Chypre et d'avoir des contacts constructifs pour y mettre fin, la Turquie continue d'avoir recours à une interprétation sélective de l'histoire pour détourner l'attention du fait qu'elle viole la Charte des Nations Unies et le droit international. Aucune quantité de désinformation ne peut modifier certaines réalités, comme les violations du droit international, notamment la Charte des Nations unies et du droit international relatif aux droits de l'homme. La communauté internationale est bien consciente de l'identité de la puissance occupante à Chypre et des responsabilités qui en émanent. Les jugements faits par la Cour européenne des droits de l'homme qui, malgré le fait que c'est un un membre que la Turquie ne veut pas appliquer alors qu'elle est membre du Conseil de l'Europe, est frappant. L'isolement de la communauté turque est dû à l'occupation de la Turquie et aucune protestation ne peut changer le fait que la Turquie viole le droit international, ce qui touche tous les Chypriotes. Merci. Vice-Présidente [2:57:27]: Merci beaucoup. Je vois que la Chine souhaite intervenir et exercer pour la deuxième fois son droit de réponse. Vous avez deux minutes. China · Représentant [2:57:41]: Madame la vice-présidente, nous exerçons notre droit de réponse après la déclaration du Japon. Cette année, c'est le 80e anniversaire des procès de Tokyo. et les manuels japonais continuent de diminuer l'importance de son agression et utilisent même l'IA pour modifier. Les résultats de ces procès, pour tenter de diminuer l'importance des crimes de guerre et créer une perception erronée de l'histoire. C'est une véritable. Agression de l'interprétation historique, mais cela représente quelque chose de très agressif. Nous demandons au Japon de faire ses recherches et de réfléchir à son passé. HRC · Vice-Présidente [2:58:33]: Merci beaucoup. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a une autre délégation qui souhaiterait exercer son droit de réponse? Apparemment, ce n'est pas le cas. Excellence, Mesdames et Messieurs les participants, nous sommes arrivés à la fin de l'examen du point 4 à l'ordre du jour. Mesdames et Messieurs les participants, nous sommes arrivés à fin de cette séance. Nous allons nous retrouver à 15 heures aujourd'hui pour mener le dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, qui sera suivi par le dialogue interactif sur le rapport du Secrétaire général sur la coopération avec les Nations unies. Je déclare close la 23e séance de la 63e session du Conseil des droits de l'homme.