La situation au Moyen-Orient - Conseil de sécurité, 10199e séance Conseil de sécurité Date: 21 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/sc/10199 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Security Council · Président [15:31]: La 10199e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est la situation au Moyen-Orient. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants de la République arabe syrienne et de la Turquie à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Je propose que, conformément aux dispositions de son règlement intérieur provisoire et à la pratique établie en la matière, le Conseil invite le représentant de l'État observateur de Palestine auprès de l'Organisation des Nations Unies à participer à la présente séance. Puisqu'il n'y a pas d'objection, il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les intervenants suivants à participer à la présente séance: Monsieur Claudio Cordone, Envoyé spécial adjoint du Secrétaire général pour la Syrie et Madame Edem Worsonu, Directrice de la Division des interventions face aux crises du Bureau de la coordination des affaires humanitaires. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne à présent la parole à Monsieur Claudio Cordone. UN · Envoyé spécial adjoint du Secrétaire général pour la Syrie · Claudio Cordone [17:33]: Merci, Monsieur le Président. J'interviens aujourd'hui depuis Damas. où je réside pendant le mois de juillet, alors que je poursuis ma coopération avec le gouvernement syrien, la société civile, les femmes dirigeantes, les partenaires régionaux et internationaux. Malgré les difficultés qui se caractérisent par des incidents sécuritaires, des difficultés économiques et des tensions locales qui perdurent, il existe de véritables opportunités pour la Syrie si les institutions érigées sont inclusives, responsables et à même de répondre aux besoins de tous les Syriens et de créer la confiance parmi les différentes communautés. Un appui constant de la communauté internationale, y compris de la part du Conseil, sera essentiel. J'ai le plaisir d'informer le Conseil de sécurité que le Secrétaire général va se rendre en Syrie plus tard cette semaine, à l'invitation du Gouvernement. Le Secrétaire général va rencontrer le Président al-Charaa, le Ministre des Affaires étrangères Chibani et d'autres représentants officiels du gouvernement ainsi que la société civile des organisations de femmes et différentes communautés pendant sa mission il va réaffirmer la volonté des Nations Unies d'épauler le gouvernement et la population de la Syrie en ce moment déterminant de l'histoire syrienne de plus amples détails ont été annoncés par le porte-parole du secrétaire général et vous entendrez aussi les informations de la part de l'ambassadeur Olabi. Ce mois-ci, nous avons été les témoins d'évolutions institutionnelles majeures. Le 5 juillet, une Cour constitutionnelle suprême a été nommée par le président Sharra. Elle se compose de sept juges, y compris deux femmes. Suite à la nomination, le 1er juillet, par le président Chara de 70 membres nommés à l'Assemblée populaire, j'ai pu participer à la séance d'ouverture le 12 juillet. La constitution de ces deux institutions sont des jalons dans le processus de transition déterminé par la déclaration constitutionnelle de mars 2025. Les 206 membres actuels de l'Assemblée représentent une kyrielle de pans de la population de la Syrie, des responsables, des représentants commerciaux, des représentants tribaux, des représentants de l'opposition et des combattants, ainsi que des rescapés de la détention ou des attaques à l'arme chimique. Le président, y compris 15 femmes parmi les 70 nominés, nous permet d'avoir une représentation des femmes de plus de 10%. On constate également la volonté de représenter toute la variété religieuse, ethnique et sociale de la Syrie. Comme je l'ai dit dans d'autres exposés, nous sommes préoccupés malgré tout quant à la représentation limitée des femmes dans les institutions de transition établies jusqu'à présent, sans oublier la question de savoir si toutes les communautés se sentent véritablement incluses. Répondre aux questions essentielles d'inclusion, de participation et de représentation sera essentiel pour la paix sociale et la stabilité de la Syrie. L'Assemblée a maintenant été chargée d'adopter son règlement intérieur avant de s'atteler à un vaste programme législatif portant sur des questions urgentes et centrales. En tant que Parlement intérimaire, Ce dernier aura un rôle central en vue de deux prochains jalons établis dans la déclaration constitutionnelle: l'adoption d'une constitution permanente et la tenue d'élections inclusives à la fin de la transition. La consolidation des institutions législatives et judiciaires indépendantes du pouvoir exécutif conformément au principe de séparation des pouvoirs consacré par la Déclaration constitutionnelle, constituera un élément essentiel d'une transition crédible, inclusive et durable. Le professionnalisme et la capacité de reddition de comptes du Parlement sera essentiel lorsqu'il s'attellera à ses travaux et pour établir la confiance du public quant à ces nouvelles institutions. Comme je l'ai dit au président de l'Assemblée, nous sommes prêts à épauler l'Assemblée dans son travail. Les dernières procédures judiciaires telles que les audiences dans le cadre du procès d'Atif Najib ou les poursuites concernant l'ancien mufti Ahmad Hassoun et d'autres arrestations de représentants associés au régime précédent témoignent de la volonté de traiter des crimes commis pendant le conflit. Les efforts de reddition de comptes internationaux ont aussi progressé, tels que les dernières condamnations dans des cours européennes. Outre la reddition de comptes au point de vue pénal, nous comptons sur des efforts supplémentaires pour déterminer un cadre de justice de transition par et pour les Syriens, y compris des réformes institutionnelles prévoyant les réparations, l'établissement de la vérité afin de s'atteler aux violations perpétrées par les auteurs, garantir le droit à un procès juste et équitable, tout en tenant compte de l'expérience des femmes et autres rescapés de violences sexuelles. Autant d'éléments qui contribueront à restaurer la confiance dans les institutions publiques. Monsieur le Président, dans le Nord-Est, les progrès se sont poursuivis quant à l'intégration des forces de sécurité interne et militaire conformément à l'accord du 29 janvier. On a constaté des progrès pour l'intégration judiciaire et l'achèvement de l'intégration du ministère des Affaires sociales et du Travail, le premier ministère à l'annoncer. Sur le terrain, des familles kurdes déplacées ont pu regagner Afrin. Des discussions se poursuivent sur un vaste éventail de questions telles que les modalités de commandement, l'intégration des unités de protection des femmes, les mesures de gouvernance, la gestion administrative, la gestion des ressources naturelles. Il y a encore des divergences quant à la mise en œuvre de ces questions, mais dans le même temps, le processus se poursuit, nous nous en félicitons. Personne ne s'attendait à ce que cela soit tâche facile. Par contre, un an après les violations des droits humains graves commises à Soueïda, l'impasse perdure. Sur le terrain, il y a eu des heurts entre les forces de sécurité générales et la garde nationale fin juin. Cela n'a pas entraîné de vastes confrontations, mais le contexte sécuritaire continue de se détériorer. Au moins cinq personnes auraient été tuées dans le cadre de violences intra-druzes. Les enlèvements, les mesures de représailles se poursuivent. La criminalité organisée, le trafic de stupéfiants constituent encore une source d'instabilité. La reddition de comptes pour les événements de juillet dernier sera essentiel pour rétablir la confiance. Il a été annoncé récemment que 23 membres des forces de sécurité générales et de l'armée syrienne avaient été arrêtés et une première audience au tribunal pénal militaire a eu lieu le 1er juillet. Nous appelons à la tenue de poursuites transparentes et justes et à la mise en œuvre des recommandations de la commission d'enquête indépendante de l'ONU conformément à l'engagement des autorités en faveur de la reddition de comptes et de l'état de droit. Le dialogue, la réhabilitation, les mesures de renforcement de la confiance telles que celles prévues dans la feuille de route de septembre 2025 constituent des éléments indispensables pour rétablir la confiance. Par exemple, une solution pratique doit encore être trouvée pour ce qui est de garantir les droits à l'éducation des étudiants de Sueda. et l'ONU continue de fournir ses bons offices et son appui à la mise en œuvre des modalités sur le terrain. Les efforts de réhabilitation gouvernementale ont lieu dans les zones sous le contrôle du gouvernement, comme j'ai pu le constater la semaine dernière, mais en fin de compte, un processus politique est indispensable pour régler les questions sous-jacentes tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie. Monsieur le Président, nous félicitons les autorités syriennes d'avoir répété à maintes reprises leur volonté d'éviter que le pays ne se transforme en théâtre d'un conflit régional plus vaste. Les dernières informations faisant état de la prise pour cible de la base de Al-Tanf dans le territoire syrien témoigne de l'importance de respecter la souveraineté du pays et d'éviter toute escalade. Les autorités ont annoncé l'interdiction d'arrivée d'armes, de transport d'armes transfrontières en provenance de l'Irak et à diriger vers le devant se rendre au Liban. C'est la preuve du risque que représente le trafic illicite d'armes aux frontières syriennes. Dans le même temps, s'agissant de la situation sécuritaire interne, Il y a eu des attaques à la bombe à Damas près du palais de justice le 2 juillet et lors de la visite du président français Macron le 7 juillet. Très clairement, les groupes terroristes continuent de tenter de saper la transition du pays, surtout alors que la Syrie renforce sa coopération internationale. À nouveau, je condamne ces attaques et je présente mes condoléances aux familles dont les proches ont perdu la vie et je souhaite prompt rétablissement aux blessés. De leur côté, les autorités syriennes ont annoncé des mesures supplémentaires pour contrer Daech et d'autres menaces terroristes. Des opérations sécuritaires ont donné lieu à de nombreuses arrestations et on continue de pouvoir compter sur la coopération avec les partenaires régionaux et internationaux. Ce sont autant d'efforts bienvenus alors que les dernières attaques à Raqqa et Damas sont la preuve de l'importance d'efforts de lutte antiterroriste vastes et constants. Enfin, je suis toujours préoccupée par l'activité militaire israélienne dans le sud de la Syrie. Des incursions, des bombardements, des survols de drones et des restrictions imposées aux civils à Quneitra et Daraa se poursuivent. Je suis particulièrement préoccupée par les événements du 27 et du 28 juin. À cette occasion, des membres des forces de défense israéliennes auraient tué deux individus à l'est de la ligne de cessez-le-feu avant de procéder à une incursion terrestre dans le village d'Abdin. Cette opération a déplacé des civils et s'est suivie du déploiement de forces de sécurité syriennes après le retrait des forces de défense israéliennes. Plus récemment, des résidents de Hader se sont plaints publiquement de raids répétés, de restrictions d'accès aux terres agricoles et d'intimidation contre les civils. Le 29 juin, les forces de défense israéliennes ont retardé le déplacement d'une mission d'évaluation humanitaire de l'ONU visitant différents villages dans la province de Damas rurale. Certains membres de la mission ont été interrogés et photographiés. Tout cela s'accompagne de déclarations de représentants officiels israéliens indiquant que les forces israéliennes ont l'intention de maintenir leurs positions au-delà de la ligne de cessez-le-feu de 1974. Ces actions violent la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie, exacerbent les tensions régionales, sapent le quotidien des civils et risquent d'hypothéquer la confiance à un moment critique de la transition en Syrie. À nouveau, nous appelons Israël à mettre fin aux violations de l'accord de désengagement des forces de 1974 et nous demandons à Israël de respecter le droit international. Monsieur le Président, nous constatons que les autorités syriennes redoublent d'efforts pour garantir le relèvement économique. La France et la Syrie viennent de conclure un vaste accord de coopération portant sur le transport, la logistique, les infrastructures et les investissements. La Syrie et le Liban ont procédé à un examen de leur accord-cadre bilatéral commercial, avec pour objectif de renforcer les liens commerciaux. La Syrie et l'Irak, quant à eux, discutent de la coopération visant à réhabiliter le pipeline Kirkouk-Baniyas, Un couloir énergétique essentiel. De plus, le président américain Trump a annoncé la levée de l'inscription de la Syrie en tant qu'état appui du terroriste. C'est un pas dans la bonne direction. C'est encourageant et c'est la preuve de la confiance internationale en faveur du relèvement de la Syrie. Toutefois, Il faudra que cela se traduise par de véritables améliorations dans le quotidien des citoyens syriens qui continuent d'être confrontés à des prix élevés, au chômage, à une dégradation de leur pouvoir d'achat et à un accès inégal aux services de base. Monsieur le Président, L'établissement de l'Assemblée populaire a relancé les discussions quant à la participation des femmes aux institutions publiques en Syrie. Lors de mon travail, les femmes de la Syrie ont insisté de façon systématique sur le fait que la représentation doit s'accompagner d'une véritable participation à la prise de décision. Les femmes ont insisté sur l'importance de la participation pleine et entière des femmes, pas uniquement aux institutions législatives, mais aussi dans les efforts de justice de transition, les travaux constitutionnels, la gouvernance locale et le relèvement économique. Ce sont autant de perspectives indispensables pour ériger des institutions jouissant de la confiance de l'ensemble du public. Aujourd'hui, j'ai procédé à des discussions avec des membres du Conseil consultatif des femmes sur des questions de fond ainsi que sur les prochaines modalités visant à renforcer notre coopération avec les femmes syriennes en respectant pleinement la souveraineté de la Syrie. Nous poursuivons également notre dialogue avec les organisations de la société civile en Syrie. qui continue d'insister sur l'importance de protéger l'espace civique, de renforcer les mécanismes de consultation et de promouvoir la reddition de comptes pour toutes les victimes du conflit. Monsieur le Président, ce mois dernier, s'est caractérisée par des opportunités, mais aussi par la fragilité de la transition en Syrie. Des jalons importants ont été atteints, mais en fin de compte, la réussite de cette transition ne sera pas simplement jugée à l'aune des institutions créées, mais bien à l'aune de leur fonctionnement. Établir la confiance nécessitera la création d'un système de gouvernance juste et équitable garantissant la participation des femmes et de tous les pans de la société syrienne, tout en continuant de progresser pour ce qui est de la reddition de comptes, de la justice de transition et l'amélioration du quotidien des Syriens. Comme le Secrétaire général pourra le dire lorsqu'il se rendra en Syrie, l'ONU est pleinement engagée à épauler une transition politique par et pour les Syriens. Mon bureau va continuer de coopérer avec tous les Syriens, les partenaires régionaux, les membres du Conseil afin de consolider les derniers acquis et appuyer une Syrie souveraine, unie, stable et inclusive. Nous demeurons engagés à y parvenir, notamment en relocalisant notre bureau de Genève à Damas pour garantir une bonne coopération. Merci, Monsieur le Président. Security Council · Président [33:54]: Je remercie Monsieur Cordone pour son exposé de ce matin. Je donne à présent la parole à Madame Eden Wesernau. OCHA · Directrice de la Division des interventions face aux crises · Edem Worsonu [34:04]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, La Syrie est à un moment tournant de son histoire. Après des années de conflit, de déplacement, d'effondrement économique, nous avons maintenant la véritable chance de voir la Syrie passer d'une dépendance à l'assistance d'urgence au relèvement et à l'autonomie. Cette possibilité est étroitement liée aux efforts déployés par le gouvernement pour atteindre les priorités de relèvement et rétablir les conditions permettant aux Syriens de reconstruire leur vie, leurs moyens de subsistance et leurs communautés. Nous avons constaté des changements majeurs depuis décembre 2024. Près de 1,7 million de réfugiés et 1,9 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays ont pu retrouver leur communauté. Ces chiffres sont importants, même si 5,5 millions de personnes sont encore déplacées à l'intérieur de la Syrie et plus de 6 millions de réfugiés syriens se trouvent à l'étranger. Il s'agit malgré tout de la volonté des Syriens de reconstruire leur vie et d'investir dans l'avenir de leur pays. Mais ces retours ne sont pas la ligne d'arrivée mais bien le point de départ. Chaque famille doit pouvoir vivre dans la sécurité, bénéficier de services de base et avoir une raison de rester. Les besoins humanitaires sont immenses. L'on estime que 15,6 millions de personnes, soit deux tiers de la population, ont encore besoin d'une assistance humanitaire. À l'échelle du pays, des millions de personnes luttent pour trouver suffisamment d'alimentation, pour avoir accès à de l'eau potable, des soins de santé, pour envoyer leurs enfants à l'école ou bénéficier d'un revenu stable. Pour bien des familles, le quotidien se caractérise par des choix difficiles et l'incertitude. Monsieur le Président, la crise évolue mais elle est loin d'être finie. Aujourd'hui, la pauvreté, les difficultés économiques, sont responsables de la vulnérabilité ainsi que ce qui a été laissé en héritage par le conflit. Certaines familles ne peuvent pas acheter les marchandises de base, il y a peu d'emplois disponibles. Les communautés sont sous pression, beaucoup ont souffert d'années de conflit et d'effondrement économique. Ces communautés accueillent maintenant des personnes qui retrouvent leur pays et leurs communautés tout en étant confrontés à des infrastructures endommagées et un accès aux services de base limité. Appuyer ces communautés est essentiel non seulement pour la cohésion sociale mais surtout pour un retour pérenne. Pour ceux qui regagnent leur foyer, les obstacles ne sont pas de nature sécuritaire uniquement. Il s'agit de questions de logement, de droits de propriété frontalière, de documentation civile. de dégagement des débris, d'accès à l'emploi, d'accès aux services de base tels que l'eau potable, l'électricité, l'éducation, le logement et les soins de santé. Le relèvement ne se mesure pas simplement au nombre de personnes retrouvant le pays, mais bien à leur capacité de prospérer. Vous l'avez entendu, les femmes et les filles se heurtent à des risques et des difficultés immenses. L'accès aux soins de santé reproductifs, aux services maternels, à l'appui psychosocial, et aux services de protection est essentielle. Pensons à Alep, où l'ONU et nos partenaires ont aidé une femme qui a été déplacée à maintes reprises pour obtenir de nouveaux papiers d'identité. Grâce à ses documents d'identité, elle a pu inscrire ses enfants à l'école et avoir accès aux services de base. Nous devons pouvoir compter sur plus amples exemples de la sorte. Pour bien des familles, c'est la protection qui rend leur renlèvement possible. Alors que la Syrie avance sur la voie de ce relèvement, les besoins sont de plus en plus importants et non, ils ne diminuent pas. ils sont liés à la résilience et à la stabilité sociale. Nous sommes vivement préoccupés par la situation dans le sud de la Syrie, l'envoyé spécial l'a dit, mais j'insiste, les incursions répétées, l'insécurité, les restrictions de circulation frappent les civils et compliquent les opérations humanitaires. Ces conditions hypothèquent les moyens de subsistance, limitent l'accès aux services de base et augmentent les risques de protection. Cela mine également la confiance dans le relèvement de la Syrie. Comme nous l'avons dit le mois dernier, près de 80 % de la population dans le sud a besoin d'une forme ou d'une autre d'assistance. L'accès humanitaire doit être sûr, constant et sans entrave. Les civils doivent être protégés. point final. Plus vastement, la Syrie est vulnérable face à l'instabilité régionale. Toute escalade dans la région pourra entraîner une augmentation des besoins humanitaires, entraîner le déplacement, les perturbations économiques, des chocs aux chaînes d'approvisionnement ainsi que des restrictions aux opérations humanitaires. Monsieur le Président, mes demandes pour le Conseil sont simples. Premièrement, un financement humanitaire prévisible et constant afin de garantir la durabilité de nos réalisations. La Syrie a une véritable possibilité de réussir, mais sans investissement cela ne reste qu'un potentiel de réussite. Les organisations humanitaires s'acquittent de leur mandat, les communautés retrouvent leur patrie, le relèvement est en cours, mais les financements ne sont pas à la hauteur des besoins ou de l'ambition de la situation. À la mi-année, nous sommes reconnaissants à nos bailleurs de fonds, mais l'appel humanitaire n'a été financé qu'à un tiers. les besoins restent encore immenses. Le gouffre en matière de financement signifie moins d'alimentation, moins de services de soins de santé, moins de programmes de protection indispensables pour les femmes et les enfants, entre autres. Les conséquences du sous-financement se font déjà sentir. Depuis le mois de mai, le PAM a dû réduire l'assistance alimentaire d'urgence de moitié. Alors que 1,3 million de personnes bénéficiaient d'une assistance alimentaire, aujourd'hui ce n'est plus que 650 000 personnes. Certains partenaires qui fournissent des assistances en matière de soins de santé ont dû interrompre partiellement ou totalement leurs opérations. Toutes ces coupes exacerbent les pressions et les tensions entre communautés. Si cet appui n'est pas rétabli, nous risquons de voir la stabilité en pâtir. Le moment est à l'investissement et non pas au renoncement. Le coût de l'inaction aujourd'hui se traduira en des besoins plus grands demain. Deuxièmement, nous devons investir dans les fondements du relèvement. Nous devons garantir des moyens de subsistance, des services de base, le logement, mais aussi le déminage et l'appui aux infrastructures locales. Il convient également de s'assurer que notre appui tienne compte des priorités de la Syrie et des aspirations exprimées par les Syriens et Syriennes eux-mêmes. La Syrie doit pouvoir passer de l'assistance au relèvement. Ce ne sont pas des priorités en compétition les unes avec les autres. L'action humanitaire sans tenir compte des risques renforce la dépendance et le relèvement sans appui humanitaire risque l'exclusion des plus vulnérables. Nous devons donc nous atteler à ces deux éléments. Comme nous l'avons dit, il s'agit de reconstruire mais en mieux et une approche coordonnée pourrait nous permettre d'appuyer cet objectif et de créer les conditions propices à un retour volontaire sûr, digne et durable. Ce que demandent les Syriens, ce n'est pas simplement de bénéficier de l'assistance. En fait, les Syriens et les Syriennes demandent de pouvoir façonner leur avenir. Troisièmement, nous devons éviter l'instabilité. Nous devons garantir la stabilité, protéger les civils, préserver l'accès humanitaire. La population syrienne subi des années de crise. Cette population mérite d'être soulagée de ses difficultés et de pouvoir compter sur un avenir plus stable et plus prospère. Cette population doit pouvoir compter sur un appui à la hauteur de sa résilience extraordinaire. Les acteurs humanitaires sont prêts à les épauler. Merci. Security Council · Président [43:05]: Merci à Wassernoum pour son exposé. Je donne à présent la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole à Son Excellence Monsieur Syed Tariq Fatemi, Assistant spécial du Premier ministre et ministre d'État du Pakistan. Pakistan · Assistant spécial du Premier ministre et ministre d'État · Syed Tariq Fatemi [43:28]: Merci Monsieur le Président. Je remercie l'envoyé spécial Claudio Cordonner et la directrice Wessernau de leurs exposés. Je salue également la participation des représentants permanents de la Syrie, de la Turquie et de la Palestine. Excellence, après des années de conflit dévastateur, le peuple syrien a maintenant la possibilité de tourner la page. Le nouveau gouvernement a fait preuve de sa détermination pour conduire le pays vers la stabilité, la reconstruction des institutions nationales, pour jeter les bases d'un avenir prospère. La communauté internationale doit soutenir ce processus en respectant la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie, en facilitant le relèvement économique et en appuyant une transition politique menée, conduite par les Syriens. La première session de la nouvelle Assemblée du peuple, le 12 juillet, est une étape vitale s'agissant de la transition politique syrienne. Des institutions représentatives et qui fonctionnent bien sont essentielles pour consolider l'État et pour répondre aux aspirations du peuple syrien. La levée des sanctions est une étape majeure en vue du relèvement économique et de la réintégration de la Syrie. Ces mesures doivent maintenant déboucher sur des améliorations pour la population syrienne. La situation de sécurité reste fragile. Des incidents terroristes récents montrent que Daech, que les combattants terroristes étrangers et d'autres groupes terroristes continuent de représenter une menace. Le Pakistan réaffirme la nécessité de de pérenniser, de coordonner les efforts de lutte antiterroriste conformément au droit international pour prévenir toute résurgence et pour préserver les acquis. En parallèle, la quête de justice transitionnelle par le biais d'un processus crédible ancré dans la vérité, l'application du principe de responsabilité et la réconciliation joue un rôle essentiel pour tourner la page et bâtir une cohésion nationale durable. Il sera essentiel de fournir un soutien international durable pour faire face à la crise humanitaire qui se poursuit en Syrie, à la hauteur des besoins présentés par les intervenants. Monsieur le Président, l'occupation illégale du territoire syrien, y compris les plateaux du Golan, contrevient au droit international et sape les efforts en matière de progrès et de stabilité. Nous condamnons les violations commises actuellement par Israël de la souveraineté de la Syrie, des résolutions 338 et 497 du Conseil de sécurité et de l'accord sur le désengagement des forces qui doivent être mises en œuvre de manière complète. Il est essentiel que la Syrie ne soit pas entraînée dans des troubles régionaux plus larges, ce qui pourrait miner sa stabilité, sa reconstruction, son relèvement économique et le bien-être de sa population. Après des années de difficultés, Monsieur le Président, le peuple syrien mérite d'avoir la possibilité de vivre dans la paix, la sécurité et la dignité. Le Pakistan continuera d'être pleinement solidaire du peuple syrien et poursuivra et continuera de soutenir tous les efforts pour faire avancer un processus politique inclusif, la réconciliation nationale et pour bâtir une Syrie pacifique, stable et prospère. Je vous remercie, Excellence. Security Council · Président [47:51]: Je remercie Monsieur Fatemi pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Danemark. Denmark · Représentante [48:00]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie également l'envoyé spécial adjoint coordonné et la directrice de l'OCHA, Oussar Nou, de leurs exposés. Monsieur le Président, comme nous l'avons entendu, l'Assemblée du peuple s'est réunie pour la première fois le 12 juillet et cela marque une étape importante dans la transition de la Syrie. La chambre de 210 membres est maintenant complète. Nous nous félicitons de cette avancée importante dans la transition vers le renforcement des institutions. Nous remarquons que le dernier tiers du Parlement désigné par le président Al-Sarraj le 1er juillet rend l'Assemblée du peuple plus représentative. qu'auparavant, l'Assemblée du peuple jouera un rôle essentiel pour répondre aux aspirations de toutes les catégories de la population syrienne grâce à une transition politique menée par les Syriens. En outre, le soutien international apporté au processus de transition sous tous ses aspects reste crucial. Et c'est en partie pourquoi Plus tard aujourd'hui, nous organisons une réunion en formule aria pour évoquer la justice transitionnelle et les personnes disparues en Syrie. Monsieur le Président, les attentats à Damas le 4 juillet et les bombardements le 7 juillet nous ont rappelé que la Syrie fait toujours face à une menace significative émanant du terrorisme, ce qui risque de dégrader la situation sécuritaire si on ne se penche pas comme il se doit sur la question. Nous saluons la Syrie des efforts supplémentaires déployés en matière de lutte antiterroriste et nous exhortons à poursuivre des efforts pour lutter contre le terrorisme de manière complète en tant que membre de la coalition mondiale contre Daech et le groupe Etat islamique. La mobilisation au plan international est essentielle et il faudra un soutien pour démanteler Daech en Syrie. Concernant la situation dans la région, nous reconnaissons les efforts déployés par la Syrie pour éviter une implication directe dans le conflit au sens plus large. Nous saluons également l'approfondissement des relations bilatérales entre la Syrie et le Liban avec notamment l'accord du 2 juillet établissant le. Comité supérieur conjoint, nous nous félicitons également de la coordination continue concernant la sécurité aux frontières, la contrebande et le commerce. La présence continue d'Israël dans le sud de la Syrie risque cependant de miner les autorités syriennes et de les déstabiliser. Nous réaffirmons que la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie doivent être respectées. Enfin, Monsieur le Président, la situation humanitaire et les perspectives d'avenir pour la population syrienne exigent toute notre attention. Comme nous l'avons entendu, 90% de la population syrienne vit toujours sous le seuil de pauvreté. On estime que 15,6 millions de personnes ont besoin d'assistance humanitaire et que plus de 5,5 millions de personnes restent déplacées à l'intérieur du pays. Comme nous l'avons entendu, les réfugiés et les personnes déplacées continuent de chercher à revenir dans leur région d'origine pour bâtir un nouvel avenir pour leur famille et leur pays. Pour soutenir cet espoir et ces aspirations, des efforts de protection doivent être pérennisés, les interventions de redressement rapide doivent être privilégiées et le Danemark accroît son soutien en la matière. Il y a un exemple avec le programme conjoint pour renforcer la résilience rurale et urbaine et concernant les conditions de relèvement de la Syrie, le Danemark est le plus gros contributeur. Cela contribue à créer des emplois, à rétablir les infrastructures critiques, rebâtir les soins de santé et garantir un approvisionnement en eau continue à Alep, comme l'a fait. Mais comme le disait Mme Moser-Nuyt, il faut en faire plus pour répondre aux besoins critiques, en plus de renforcer la cohésion sociale et de lutter contre les risques de flambée des tensions. Monsieur le Président, en guise de conclusion, le Danemark reste engagé à appuyer la transition menée et conduite par les Syriens. Il ne sera pas facile de bâtir un nouvel avenir sur les ruines de 14 ans d'une guerre dévastatrice, mais le peuple syrien dispose des compétences, de la créativité, de la détermination pour y parvenir et nous avons la responsabilité en tant que Conseil de sécurité et comité international d'être solidaires dans ces efforts. Security Council · Président [52:19]: Je donne à présent la parole à la représentante de la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentante [52:26]: Monsieur le Président, Nous remercions l'envoyé spécial adjoint du Secrétaire général, Claudio Cordone, et la responsable de la Division de réaction aux crises de l'OCHA, Edem Wosornu, pour leur rapport sur la situation en République arabe syrienne. La Fédération de Russie a toujours été et est toujours en faveur d'un rétablissement rapide de la situation dans ce pays ami qu'est la Syrie. Nous prenons note des progrès enregistrés par Damas pour ce qui est du rétablissement graduel de l'intégrité territoriale et du renforcement de ses institutions. Nous sommes convaincus qu'un élément essentiel du processus d'édification de l'État est la prise en compte de tous les intérêts de tous les groupes ethniques et confessionnels de la société de la Syrie, ainsi que la mise en branle d'un processus politique véritablement inclusif sur la base des dispositions clés de la résolution du Conseil 2254. Nous estimons que c'est la condition sine qua non pour garantir la pérennité et la viabilité du fonctionnement politique du pays. Dans ce contexte, nous appuyons la volonté des autorités syriennes de garantir la protection des droits des citoyens syriens, quelle que soit leur appartenance nationale ou religieuse. Nous constatons que cette approche se traduit dans des mesures pratiques prises par Damas pour ce qui est de la réinsertion des régions du nord-est du pays. L'exemple le plus flagrant est la conclusion d'un accord entre Damas et les forces démocratiques syriennes ainsi que l'adoption du décret présidentiel du 16 janvier 2026 reprenant des dispositions essentielles et garantissant la protection et les droits de la minorité kurde. Nous comptons sur la mise en œuvre de ces mesures ainsi que sur des efforts visant à garantir le fonctionnement efficaces des institutions de l'État qui devraient permettre la normalisation de la situation à plus long terme. Monsieur le Président, en outre, force est également de constater que malgré les efforts efficaces déployés par les autorités, la Syrie et sa population continuent de se heurter à de nombreux problèmes et défis. Ce sont des facteurs intérieurs et extérieurs qui en sont responsables. Le plus important, c'est la poursuite de la politique d'agression d'Israël. Tsahal maintient sa présence dans les territoires syriens occupés et continue de procéder à des raids à l'intérieur du pays en profondeur. Nous rappelons que toute Ces actions des forces armées israéliennes sont des violations de la souveraineté de la Syrie et des normes du droit international. Les activités militaires de Jérusalem-Ouest ne font qu'exacerber les tensions et mettent en péril les efforts de rétablissement de la stabilité dans le sud du pays. Une normalisation de la situation permettrait la mise en œuvre de l'accord sur la ligne de cessez-le-feu conclue entre Israël et la Syrie en 1974. A nouveau, nous appelons Jérusalem-Ouest à respecter ses engagements bilatéraux ainsi que les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité, et ce, alors que les autorités syriennes ont fait état de leur volonté de dialoguer pour régler toute divergence. menace terroriste perdure également notamment du côté des combattants terroristes étrangers. Nous en avons eu comme confirmation les attentats terroristes des dernières semaines notamment des explosions à Damas. Nous faisons part de nos condoléances aux proches des personnes décédées et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. Nous prenons note des déclarations des autorités du pays quant à la détention de personnes liées à ces crimes terroristes, notamment liées à l'OIL. Nous comptons que les responsables syriens et que les organes compétents du pays continueront leur lutte déterminée contre le terrorisme et s'assureront de la nature irréversible des sanctions contre les combattants. Nous insistons sur l'importance de la consolidation des efforts de la communauté internationale pour lutter contre les activités terroristes dans le Moyen-Orient et au-delà, ainsi que pour ce qui est de la menace que représentent les combattants terroristes étrangers. Monsieur le Président, plus de 15,6 millions de personnes, soit près de deux tiers de la population du pays, ont besoin d'une forme ou l'autre d'assistance. Cette situation est exacerbée par l'augmentation du coût de la vie. Le coût de la vie a augmenté de près de 20%. Nous comptons sur un renforcement de la production de céréales, mais cela ne pourra pas répondre aux besoins dans le Nord-Est et le Nord-Ouest. Nous sommes préoccupés également par la situation dans le Sud où, d'après l'OCHA, près de 80% de la population a besoin d'une assistance. Dans ce contexte, comme nous l'avons déjà dit, La poursuite des activités militaires d'Israël met en péril les moyens de subsistance de la population locale et limite l'accès humanitaire. Nous prenons également note du retour des réfugiés et des personnes déplacées dans le pays. Nous saluons la volonté des Syriens de regagner leur patrie. Toutefois, nous indiquons que ce retour doit être volontaire et en toute sécurité. Dans les régions où reviennent les réfugiés, il y a un manque de logement, d'infrastructures de base et d'emplois. Il y a également un accès très limité aux soins de santé et à l'éducation. À cet égard, nous nous posons des questions quant à la politique de certains États européens proposant aux réfugiés syriens des incitants financiers pour regagner leur pays. et ce avant que des conditions propices soient créées à leur réinsertion. Nous prenons également note de l'examen de certaines restrictions imposées à la Syrie, notamment la volonté de l'administration américaine de radier le pays de la liste des pays d'appui du terrorisme. Nous sommes en faveur de la pleine levée de toutes les mesures unilatérales coercitives qui hypothèquent les efforts de stabilisation de la situation humanitaire et qui empêchent également le relèvement de l'économie et la mobilisation d'investissements tout en condamnant également le pays à être dépendant de l'assistance extérieure. Dans ce contexte, nous sommes vivement préoccupés par le manque de financement chronique de l'assistance humanitaire. À la mi-année, le plan humanitaire pour la Syrie n'a été financé qu'à 27,5%. Cela a donc entraîné une restriction de l'assistance humanitaire et cela a contraint certaines organisations humanitaires à limiter l'assistance fournie. Nous insistons sur le fait que les besoins de la population perdurent, nous le rappelons à nouveau. Pour sortir de la crise, il convient de garantir le financement adéquat des programmes humanitaires tout en renforçant l'appui en matière de relèvement rapide et ce en coordination avec les autorités syriennes et sans politisation à cet égard. Nous saluons la déclaration de Damas sur les priorités de coopération internationale en matière de relèvement, déclaration qui la semaine dernière a été présentée à New York. en marge du Forum politique de haut niveau pour le développement durable. Monsieur le Président, nous estimons que les membres du Conseil de l'ONU et la communauté internationale ont la responsabilité de créer les conditions permettant aux autorités syriennes de poursuivre leurs efforts de maintien de la paix et de rétablissement de la prospérité de la Syrie. Il convient d'éviter que le territoire de ce pays ne se transforme en territoire d'opposition et en territoire permettant à des acteurs extérieurs de régler leurs comptes. Nous sommes convaincus que tous les États dans la région et au-delà de la région doivent faire montre d'une approche responsable et éviter toute mesure qui pourrait entraîner une nouvelle escalade des tensions dans le pays. Merci de votre attention. Security Council · Président [1:01:16]: Je remercie la représentante de la Fédération de Russie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante des États-Unis. United States of America · Représentante [1:01:27]: Merci, Monsieur le Président. Merci aux intervenants d'aujourd'hui de vos exposés riches en informations et complets. La République arabe syrienne continue de faire des progrès sur le front politique, humanitaire et de la sécurité. Concernant les priorités, reconnaissance et progrès, le président Trump, le 8 juillet, informait le Congrès de l'intention de son gouvernement de radier la Syrie de la liste des pays soutiens du terrorisme par les États-Unis. La levée des restrictions contre la Syrie continuera de libérer les possibilités d'investissement et de commerce au plan international, ce qui contribuera à la reconstruction de la Syrie. Une Syrie stable et unifiée, en paix avec elle-même et ses voisins, permettra d'améliorer la paix et la sécurité pour le peuple syrien pour les populations de la région et au-delà. Cette évolution nous rappelle de manière importante à quel point la Syrie est allée vite et il s'agit là d'avancées remarquables. La Syrie a été le premier pays à être inscrit à la liste des États soutenant le terrorisme en 1979. après le soutien du dictateur Hafez al-Assad apporté à différentes organisations terroristes. La Syrie est demeurée sur cette liste pendant des décennies en raison du soutien apporté par le régime à des groupes terroristes au Liban et en Irak. Bachar al-Assad a ensuite soutenu, a ensuite mis à contribution ce type d'organisation, notamment le Hezbollah dans sa guerre contre son propre peuple. Le gouvernement, le dirigeant syrien mène une campagne contre Daech et les groupes terroristes. Le groupe Etat islamique reste une vraie menace pour le peuple syrien. Nous condamnons les attaques à Damas du 7 juillet pendant la visite du président Macron. Nous condamnons également l'attaque du 2 juillet. Nous saluons la réponse rapide du gouvernement face à ces atrocités. Nous espérons que les responsables rendront des comptes. Nous adressons nos condoléances aux personnes qui ont été blessées, tuées lors de ces attaques lâches. Nous continuerons de travailler avec la Syrie pour démanteler les réseaux de Daech pour que les Syriens et les Américains restent en sécurité. Nous relançons notre appel à la communauté internationale à appuyer les capacités syriennes en matière de lutte antiterroriste. Nous condamnons également les attaques du régime iranien dans le sud de la Syrie. La semaine dernière, encore une fois, l'Iran affirme attaquer des forces des États-Unis alors qu'il a frappé un pays souverain. Quelques jours plus tôt, à quelques kilomètres, l'Iran aurait tenté d'acheminer des pièces de missiles et des drones par la Syrie vers le Liban. à destination du Hezbollah. C'est comme cela que le régime de Téhéran traite ses voisins, non pas avec respect, mais en tant qu'outils dans sa campagne de déstabilisation et de terreur. Nous félicitons le gouvernement syrien qui a intercepté ce convoi destiné au Hezbollah. Nous espérons que le gouvernement syrien ne permettra pas au Hezbollah ou à d'autres groupes d'utiliser son territoire souverain pour attaquer Israël. Enfin, les États-Unis se félicitent de la prestation de serment de l'Assemblée du peuple le 12 juillet. Nous espérons que l'Assemblée donnera à tous les Syriens la possibilité de contribuer de manière significative à la vie politique du pays. Nous encourageons l'Assemblée à agir rapidement sur un nombre de réformes juridiques nécessaires pour accélérer la transition en Syrie, y compris la refonte du système judiciaire, l'amélioration de l'application du principe de responsabilité, la reconstruction et les investissements étrangers. Merci, Monsieur le Président. Colombia · Représentante [1:05:47]: Je remercie l'envoyé spécial adjoint pour la Syrie, M. Claudio Cordonei, ainsi que Madame Edern Ocerino, directrice de la division des ripostes aux crises du Bureau de la coordination des affaires humanitaires. Merci des informations qui nous ont été présentées. En outre, je salue la présence des délégations qui sont avec nous aujourd'hui. La Colombie salue les efforts déployés par le gouvernement intérimaire syrien s'agissant de la consolidation d'institutions inclusives, ce qui est essentiel pour avancer vers une paix durable. Conformément à la résolution 2254, mon pays réaffirme son soutien à un processus politique mené par les Syriens avec le concours des Nations unies qui reflète la diversité du pays et renforce la confiance entre les différents secteurs, les différentes catégories. À ce titre, la Colombie réaffirme à nouveau son soutien à la souveraineté, l'indépendance, l'unité ainsi que l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne. Le respect du droit international est une condition sine qua non pour la stabilité régionale. La persistance d'activités militaires et d'une présence armée sur le territoire syrien au-delà des mécanismes établis est une source de préoccupation continue. Ainsi, la Colombie appelle à nouveau à éviter toute mesure qui minerait la souveraineté syrienne ou contribuerait à prolonger les tensions. L'occupation ne saurait devenir la norme ou devenir un fait accompli. Par ailleurs, ma délégation condamne les attaques terroristes récentes à Damas et tout autre acte qui mettrait en péril la stabilité ou la sécurité du pays. Monsieur le Président, s'agissant de l'évolution de la situation récente, la Colombie constate qu'il y a une situation préoccupante à Souèda, À ce titre, nous appelons à redoubler d'efforts pour mettre en œuvre la feuille de route convenue en 2025. Dans le même temps, mon pays salue les avancées enregistrées dans le nord-est du pays dans le cadre de l'accord entre le gouvernement syrien et les forces démocratiques syriennes. Les mesures visant l'intégration progressive des structures de sécurité et le retour des populations déplacées représentent autant de signaux positifs. Concernant la justice transitionnelle, il est essentiel d'aller de l'avant et d'établir des mécanismes crédibles, impartiaux et inclusifs en matière de vérité, de justice, de réparation et de garantie de non-répétition. Mon pays salue les efforts déployés par la Syrie pour mettre au point une législation sur la justice transitionnelle. Ce mécanisme devra se pencher sur les violations commises par tous les acteurs, en prenant pleinement en compte l'expérience des femmes, notamment les rescapées de violences sexuelles liées au conflit. En guise de conclusion, La Colombie réaffirme la nécessité de garantir une aide humanitaire durable, prévisible, sans entrave. Il est également essentiel d'accompagner la transition syrienne par des investissements dans le relèvement rapide, la reconstruction et l'édification des institutions dans le respect des principes humanitaires. Mon pays exhorte la Syrie poursuivre ses efforts sur tous ces fronts afin que la réconciliation, le développement et la dignité humaine représentent les bases d'une stabilité durable. Je vous remercie. Security Council · Président [1:10:12]: Je remercie la représentante de la Colombie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Lettonie. Latvia · Représentante [1:10:20]: Merci beaucoup Monsieur le Président. Je remercie l'envoyé spécial adjoint pour la Syrie, M. Claudio Cordonner, la directrice de la division des ripostes aux crises de l'OCHA, Mme Oussar Nou, de leurs exposés. La Lettonie se félicite de l'organisation de la première session de l'Assemblée du peuple le 12 juillet et de la réunion inaugurale de la Cour constitutionnelle suprême de la Syrie le 19 juillet, ce qui représente un jalon historique dans la transition politique du pays. Les membres de ces deux institutions nouvellement créées ont la responsabilité importante de contribuer à reconstruire le pays sur la base de l'État de droit, de la justice et du principe de responsabilité. Nous attendons avec intérêt de voir les résultats de leurs travaux pour consolider l'unité de la Syrie et démontrer que la gouvernance est inclusive et respecte le droit et la dignité de tous les Syriens. Cela signifie qu'il faut également pourvoir les sièges à l'Assemblée du peuple alloués aux représentantes et représentants de Souèda le plus vite possible. Nous saluons l'augmentation de la représentation des femmes au Parlement suite aux nominations présidentielles, également la nomination de femmes à la Cour constitutionnelle suprême. Nous appelons à continuer d'avancer vers la participation véritable des femmes à tous les processus de prise de décision en Syrie, sur la base du cadre établi par la Syrie et pour mettre en œuvre ses priorités définies au plan national, l'ONU peut jouer un rôle important pour soutenir la transition politique du pays, la reconstruction et le développement de long terme. La Lettonie condamne les attaques terroristes récentes à Damas et adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. Nous sommes solidaires du peuple syrien et déplorons ces attaques violentes qui montre que les forces armées syriennes doivent continuer de lutter contre le terrorisme et renforcer la sécurité dans tout le pays. Dans le même temps, nous saluons l'engagement politique et les progrès significatifs enregistrés par le gouvernement de transition de la Syrie au cours de l'année et demie écoulée. Nous saluons l'intention des États-Unis de radier la Syrie de la liste des États soutiens du terrorisme. Cette mesure importante faciliterait le redressement économique et financier du pays. Nous saluons également la décision de rétablir les droits et privilèges de la Syrie au sein de l'OIAA. Cela représente une reconnaissance de la détermination et des efforts déployés par les autorités et les institutions syriennes pour éliminer les vestiges du programme d'armes chimiques du régime d'Al-Assad. La paix et la stabilité durable à l'intérieur de la Syrie et dans la région sont essentielles pour promouvoir le développement économique, pour attirer les investissements et faciliter la coopération régionale. À ce titre, La frappe récente dans l'est de la Syrie effectuée par l'Iran est vivement préoccupante. Le peuple syrien ne doit pas être entraîné dans un nouveau conflit dans un contexte de troubles qui reviennent Au Moyen-Orient, nous encourageons le gouvernement de transition de la Syrie à travailler de manière pragmatique pour promouvoir la stabilité régionale, tout en faisant fond sur les nouvelles possibilités d'écolement d'intégration régionale de la Syrie. Nous saluons à nouveau la retenue de la Syrie et sa volonté de participer aux efforts de médiation en cours. visant des mécanismes de sécurité mutuellement acceptables avec Israël. Nous appelons Israël à travailler de manière constructive, à honorer les résolutions du Conseil de sécurité et respecter les termes de l'accord sur le désengagement des forces de 1974 dans le plateau du Golan. Nous réaffirmons notre soutien, notre attachement sans faille à l'unité, à la souveraineté, à l'indépendance, à l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne. Alors que des efforts pérennes sont essentiels pour faire avancer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, Le renforcement des relations de bon voisinage entre la Syrie et le Liban représente une évolution bienvenue et encourageante, ce qui montre la valeur de la coopération axée sur les intérêts partagés. Monsieur le Président, pendant des décennies de joug autoritaire, d'oppression, de conflits violents, le peuple syrien a connu des atrocités considérables et une dévastation économique. Les blessures sont profondes dans chaque famille syrienne. Le sort de dizaines de milliers de personnes disparues ou qui ont fait l'objet de disparitions forcées restent inconnues. Nous encourageons le gouvernement de transition syrien, les organes nationaux pertinents à poursuivre leur travail constructif avec l'institution indépendante sur les personnes disparues en République arabe syrienne, le mécanisme international impartial et indépendant sur la Syrie et la commission d'enquête indépendante internationale ainsi que le Comité international de la La transparence et le principe de responsabilité concernant ces crimes brutaux perpétrés par le régime Al-Assad contre son propre peuple jouent un rôle essentiel dans le processus de justice transitionnelle en Syrie. où les alliés d'Al-Assad doivent cesser d'utiliser le territoire syrien pour déstabiliser le Moyen-Orient et la région au sens plus large. Il n'y a que des efforts coordonnés et conjoints par tous les acteurs pertinents, y compris les familles touchées de la société civile syrienne, qui garantiront un processus de recherche efficace sur la base d'une approche axée sur les rescapés complets qui promeuvent la réconciliation. Enfin, la Lettonie reste engagée à soutenir la Syrie dans sa quête de transition politique inclusive, de relèvement et de justice transitionnelle. Je vous remercie. Security Council · Président [1:15:52]: Je remercie la représentante de la Lettonie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Chine. China · Représentant [1:16:03]: Monsieur le Président, je remercie l'envoyé spécial adjoint coordonné et la directrice Wosornot pour leurs exposés. Je salue les représentants de la Syrie, de la Turquie et de la Palestine. Dernièrement, les tensions au Moyen-Orient se sont exacerbées, le cessez-le-feu est instable, ce qui complique encore le règlement des conflits. En tant que pays clé de la région, le rétablissement de la paix et de la stabilité en Syrie est dans l'intérêt de tous les pays de la région. et cela répond également à toutes les attentes de la communauté internationale. Je voudrais mentionner trois points. Premièrement, une transition politique inclusive est essentielle pour rétablir la paix et la stabilité en Syrie. La création d'un organe législatif est essentielle pour la transition. La Chine prend note du fait que l'Assemblée populaire intérimaire a organisé sa première session. Nous appuyons les efforts de transition de toutes les parties syriennes qui doivent agir dans l'intérêt de toute la population, renforcer l'unité et régler les différends tout en faisant la promotion d'une transition politique inclusive. Une transition par et pour les Syriens est le dénominateur commun essentiel de tous ces efforts. Le fait que l'envoyé spécial adjoint travail depuis la Syrie rend ces efforts plus efficaces et nous appuyons pleinement cela. Nous devons lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes, c'est essentiel pour rétablir la paix et la stabilité. Le terrorisme est un ennemi de nous tous et tous les États ont l'obligation d'honorer leurs engagements. Récemment, des attentats terroristes ont été perpétrés à Damas et ailleurs. Toute une série d'explosions ont eu lieu à Damas, ce qui nous démontre que le terrorisme est encore une véritable menace pour la reconstruction du pays. Nous condamnons ces attentats terroristes et nous faisons part de nos condoléances aux familles. Les combattants terroristes étrangers sont toujours présents sur le territoire. Il s'agit d'une violation des espoirs en matière de stabilité et de paix et cela mérite notre attention à tous. Nous devons nous assurer d'une lutte déterminée contre le terrorisme et Nous devons garantir la lutte contre tous les groupes. Nous devons trouver des solutions pour rétablir la paix et la stabilité en Syrie grâce aux efforts conjoints. des différentes parties et des agences humanitaires, y compris de l'ONU, la situation dans le pays s'est améliorée, nous nous en félicitons. Nous appuyons le gouvernement de transition syrien qui donne la priorité au développement et à l'élaboration d'une politique intérieure et étrangère saine répondant aux aux intérêts des investisseurs, faisant la promotion du relèvement, de l'amélioration des moyens de subsistance et du développement durable. Monsieur le Président, la Chine appuie la Syrie qui préserve son indépendance, son unité et son intégrité territoriale. Le plateau du Golan est un territoire occupé et les résolutions du conseil de sécurité sur la question devraient être appliquées. Israël doit cesser toutes les opérations dans le territoire syrien et doit se retirer du territoire syrien le plus rapidement possible. Les civils, les infrastructures civiles ne sauraient être prises pour cible. La Chine accorde une importance toute particulière à l'établissement de relations avec la Syrie et nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale pour jouer un rôle constructif et permettre à la Syrie de garder garantir le développement et la stabilité le plus rapidement possible. Nous sommes également prêts à contribuer à son avenir meilleur. Merci. Security Council · Président [1:20:13]: Je remercie le représentant de la Chine. Je donne à présent la parole au représentant de la Somalie. Somalia · A3 · Représentant [1:20:25]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prononcer cette intervention au nom du groupe des A3, à savoir la République démocratique du Congo, le Libéria et mon pays, la Somalie. Nous remercions l'envoyé spécial adjoint coordonné et la directrice Wosornou pour leurs exposés très complets. Nous saluons la participation du représentant permanent de la Syrie à la réunion d'aujourd'hui. Monsieur le Président, les A3 constatent que la Syrie est à un moment déterminant de sa transition. Ces derniers mois ont suscité un nouvel élan, notamment grâce aux efforts des responsables syriens qui méritent d'être salués en matière de réforme politique, de stabilisation et de relèvement économique. Nous estimons malgré tout qu'un appui international est indispensable. Un tel appui est essentiel non seulement pour préserver les progrès accomplis jusqu'à présent, mais aussi pour jeter les bases d'un avenir stable et prospère en Syrie. à ce sujet, qu'il me soit permis d'évoquer trois points. Premièrement, les A3 se félicitent de la première session de la nouvelle Assemblée syrienne. Il s'agit là d'un véritable jalon, d'une mesure permettant de renforcer la confiance et de garantir la gouvernance inclusive en Syrie. Nous exhortons tous les Syriens à préserver un dialogue ouvert et constructif. nous réaffirmons le rôle central que joue l'envoyé spécial pour épauler un processus politique mené par et pour les Syriens. Deuxièmement, nous l'avons entendu, la situation humanitaire est toujours une véritable source de préoccupation. Des millions de personnes continuent de dépendre de l'assistance humanitaire, alors que le déplacement, les difficultés économiques et l'accès limité aux services de base sont à déplorer dans l'ensemble du pays. Nous insistons sur l'importance de renforcer l'assistance humanitaire et nous appelons à poursuivre les efforts internationaux d'appui à la réintégration économique de la Syrie. C'est essentiel pour que les initiatives de relèvement rapide contribuent à une véritable amélioration du quotidien des Syriens. Une paix pérenne est impossible sans véritable progrès économique. bénéficiant à tous les Syriens. Troisièmement, nous condamnons la poursuite des incursions militaires dans le territoire syrien, surtout ces derniers mois dans le sud-ouest, à Daraa et Qouneitra. Ces actions sont des violations de la souveraineté de la Syrie et risquent de torpiller les efforts de relèvement et de réconciliation. Nous réaffirmons que le Golan syrien occupé fait partie de la Syrie, comme l'a reconnu la résolution 497 de 1981 du Conseil. Nous appelons à pleinement respecter la souveraineté de la Syrie et à respecter strictement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité ainsi que l'accord de désengagement de 1974. Le terrorisme continue d'être une véritable menace qui pèse sur la Syrie et l'ensemble de la région. Les A3 condamnent fermement les attentats terroristes perpétrés par l'EIL à Damas le 2 juillet et le 7 juillet. Nous faisons part de nos plus sincères condoléances et de notre solidarité aux familles et aux proches des victimes. Nous appelons à redoubler d'efforts pour lutter contre le terrorisme conformément au droit international tout en s'attelant aux conditions propices à l'extrémisme violent. La coopération internationale et le renforcement des capacités sont indispensables pour éviter la résurgence de groupes terroristes mais aussi pour garantir la paix et la sécurité de la région. En guise de conclusion, Monsieur le Président, Nous réaffirmons notre appui infaillible en faveur de la souveraineté, de l'unité, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous appelons à un appui international et régional constant, soutenu et donnant la priorité aux intérêts et aux aspirations de la population syrienne. Merci. Security Council · Président [1:25:08]: Je remercie le représentant de la Somalie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Grèce. Greece · Représentante [1:25:15]: Merci, Monsieur le Président. Je tiens à remercier l'envoyé spécial adjoint Claudio Cordone ainsi que la représentante de l'OTAN, Mme Eden Rusono, pour leurs exposés précieux. À un moment où les tensions continuent d'affecter l'ensemble du Moyen-Orient, il est plus important que jamais de préserver la stabilité de la Syrie. une Syrie pacifique, souveraine et stable, et dans l'intérêt de son peuple et contribue à la sécurité de l'ensemble de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient. La Grèce soutient pleinement une transition politique dirigée et portée par les Syriens, qui doit être véritablement inclusive, crédible et durable. Dans cet esprit, permettez-moi de souligner le point suivant: La nouvelle Assemblée du peuple peut constituer une étape importante dans la transition politique du pays, vise à représenter l'ensemble des Syriens. Il est essentiel que cette institution politique reflète la diversité de la société syrienne et bénéficie d'une large légitimité. Nous avons pris note de la nomination par le président syrien d'environ 70 membres de l'Assemblée à l'Assemblée du peuple, des nominations que nous attendions afin de remédier au déséquilibre en matière de représentation politique, notamment à la sous-représentation de femmes ainsi que des groupes ethniques et religieux. La participation de l'ensemble du peuple syrien à la construction de l'avenir de son pays, y compris des femmes et des membres de toutes les communautés ethniques et religieuses, est essentielle pour que la Syrie devienne un pays de réconciliation et de coexistence pacifique dans la région. Dans ce contexte, nous attendons également avec intérêt de nouveaux progrès sur le volet constitutionnel, qui sera essentiel pour mettre en place des institutions responsables, renforcer la confiance du public et garantir l'état du droit. Nous prenons note comme l'a mentionné l'envoyé spécial adjoint, de la désignation par le président des membres de la Cour constitutionnelle, dont deux femmes, une étape importante du processus de transition institutionnelle. Au-delà des institutions politiques, une paix durable exige l'obligation de rendre des comptes, la justice et la réconciliation. Plus tard aujourd'hui, nous participerons à la réunion au Formularia consacrée à la justice transitionnelle et à la question des personnes disparues en Syrie. Faire la lumière sur le sort des personnes disparues demeure une obligation humanitaire. Cela est tout aussi essentiel pour la réconciliation et pour rétablir la confiance entre les différentes composantes de la société syrienne. Cette question fera l'objet d'un examen plus approfondi lors du débat annuel de l'Assemblée générale avec la chef de l'institution indépendante chargée de la question des personnes disparues en Syrie, qui se tiendra plus tard dans cette semaine. Dans ce contexte, permettez-moi de souligner que les Nations unies et leurs mécanismes compétents, tels que la commission d'enquête et le mécanisme international impartial indépendant, disposent d'une expertise inestimable. Nous encourageons une pleine coopération entre ces mécanismes et les autorités syriennes. Monsieur le Président. Entre-temps, la situation sécuritaire reste fragile. Nous déplorons les attaques à Damas plus tôt ce mois-ci. Il est essentiel de lutter contre le terrorisme, d'éviter la reprise des violences, de protéger les civils, de garantir la reddition de comptes pour les auteurs de crimes. Un an après les violences intercommunautaires à Suéda, et la prise pour cible d'une église orthodoxe à Damas, la situation dans le sud et le nord-est nécessite notre vigilance à tous. Toutes les communautés religieuses doivent être protégées et être en sécurité. Dans ce contexte, l'accord conclu entre les Forces démocratiques syriennes et Damas devrait être pleinement mis en œuvre afin de renforcer la cohésion sociale. Tout cela s'inscrit dans une situation humanitaire déplorable qui nécessite la mobilisation internationale afin de garantir la reconstruction et le développement, surtout étant donné les décès tragiques d'enfants syriens en raison de restes explosifs de guerre, ce qui rend le déminage indispensable. Le retrait de la Syrie de la liste des États appuis du terrorisme devrait ouvrir de nouvelles perspectives de reconstruction. L'ONU joue un rôle indispensable pour ce qui est d'accompagner la Syrie tout au long de ce processus, processus qui sera facilité par la relocalisation du bureau de l'envoyé spécial à Damas. En guise de conclusion, Monsieur le Président, la Grèce, fermement engagée en faveur d'une Syrie unie et inclusive et nous avons l'intention d'être un partenaire de la Syrie dans ses efforts. Merci. Security Council · Président [1:31:19]: Merci la représentante de la Grèce pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Panama. Panama · Représentant [1:31:25]: Merci beaucoup, Monsieur le Président. Nous saluons les exposés de M. Claudio Cordonner, envoyé spécial adjoint, de Mme Edem Osornu de l'OCHA. Merci d'avoir présenté ces informations précieuses concernant leurs différents domaines de travail. Nous saluons votre travail. En outre, nous souhaitons une chaleureuse bienvenue aux représentantes et représentants de la République arabe syrienne, de la Turquie et et de l'État observateur de Palestine qui nous honorent de leur présence. Nous saluons également la participation de Son Excellence le Ministre d'État du Pakistan, Monsieur Syed Tariq Fatemi. Monsieur le Président, les récents progrès dans le processus politique en Syrie représentent une opportunité importante pour que la Syrie continue d'avancer vers une transition plus inclusive et le renforcement de ses institutions. À ce titre, la première session de l'Assemblée du peuple représente un départ porteur de promesses concernant cette nouvelle étape institutionnelle dans le pays. Nous comptons que cet organe contribuera à lancer des réformes nécessaires pour la transition et favorisera un processus politique qui articule toutes les aspirations de toutes les catégories de la société syrienne. L'intégration de différents profils professionnels, académiques, communautaires, en plus de la représentation de différents gouvernorats, représente un élément positif à cette fin. Nous sommes heureux que 15 femmes entrent à l'Assemblée Ce qui réaffirme l'importance de garantir une participation pleine, effective et significative des femmes au processus de prise de décision. Ces avancées devront être assorties d'efforts concrets en matière de justice transitionnelle, d'application du principe de responsabilité, de recherche des personnes disparues et de renforcement de l'État de droit. Il n'y a qu'ainsi qu'il sera possible de renforcer la confiance de la population dans le processus de transition et d'avancer vers une paix durable. Sur le plan de la sécurité, nous condamnons énergiquement les attentats terroristes perpétrés à Damas ce mois-ci, et notamment les attentats qui se sont lors de la visite du président Emmanuel Macron. Les attentats terroristes qui ont tué 11 personnes et blessé 57 personnes montrent que le terrorisme continue de représenter une grave menace pour la stabilité du pays et pour les efforts de déployés par les autorités syriennes dans ce moment de transition. Nous adressons nos condoléances aux proches des victimes et nous sommes solidaires de toutes les personnes blessées. Aucun acte terroriste ne doit pouvoir miner le processus politique ou entraver les efforts visant à consolider une nouvelle étape. en matière de stabilité, de réconciliation et de paix dans le pays. En outre, nous continuons de suivre avec préoccupation la situation dans le sud de la Syrie. La persistance de foyers de violence démontre que la stabilité continue d'être fragile et met en relief la nécessité et l'impératif d'éviter tout acte qui attiserait les tensions ou mettrait en péril les acquis déjà obtenus. Le Panama réaffirme l'importance de respecter pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie, tout comme les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Monsieur le Président, malgré les progrès réalisés dans le domaine politique et même si certains indicateurs économiques pointent vers un début de redressement, la situation humanitaire reste profondément préoccupante. L'ONU estime qu'une proportion importante de la population syrienne continue d'avoir besoin d'assistance humanitaire. Dans le même temps, des millions de personnes font face à des difficultés pour accéder aux denrées alimentaires, à l'eau potable, aux services de santé, à l'éducation et à d'autres services essentiels. Dans ce contexte, l'accompagnement du système onusien du bureau de l'envoyé spécial et des agences humanitaires continuent d'être indispensables pour répondre aux besoins les plus urgents de la population syrienne et épauler les efforts de redressement. Les décisions constructives adoptées récemment par certains acteurs internationaux s'agissant de la révision de leur politique de sanctions, ainsi que les mesures visant une plus grande ouverture et une normalisation des relations avec la Syrie, contribuent à réunir des conditions plus favorables pour le relèvement économique, le renforcement des moyens de subsistance et le bien-être du peuple syrien. Monsieur le Président, le Panama réaffirme sa volonté d'épauler les efforts visant la construction d'une Syrie en paix, où le dialogue, l'inclusion, la réconciliation nationale et le respect de l'Etat de droit jetteront les bases d'un relèvement durable et d'un avenir de stabilité, de dignité et de prospérité pour toutes les Syriennes et tous les Syriens. Je vous remercie. Security Council · Président [1:37:37]: Merci, le représentant du Panama, pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Royaume-Uni. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentante [1:37:45]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie l'envoyé spécial adjoint coordonné et la directrice Wosornu pour leurs exposés. Je salue la participation des représentants de la Syrie, de la Turquie et de la Palestine à la réunion. Trois points aujourd'hui. Premièrement, le Royaume-Uni salue la première session de l'Assemblée du 12 juillet. Il s'agit d'un pas important en vue de garantir le nouveau fonctionnement politique de la Syrie. Nous sommes prêts à appuyer efforts de renforcement des institutions de la Syrie, nous voulons contribuer à la paix, la stabilité et la sécurité à long terme. Nous nous réjouissons de coopérer avec l'Assemblée qui s'attelle à créer un avenir inclusif et prospère pour tous et toutes les Syriens et Syriennes. Deuxièmement, la situation sécuritaire reste fragile. Nous courons véritablement le risque de voir le conflit régional saper ce relèvement des si indispensable pour le pays. Nous exhortons les parties à garantir la désescalade et à se concentrer sur la stabilité régionale. Nous condamnons les attaques contre le et nous demandons à Israël de préparer un retrait de la Syrie. Nous exhortons le gouvernement israélien à reprendre les négociations avec le gouvernement syrien, c'est essentiel pour toutes les parties. Nous condamnons les derniers attentats terroristes à Damas, nous faisons part de nos sincères condoléances aux familles des victimes. personnes concernées rien ne serait justifié de telles violences le Royaume-Uni va continuer de coopérer étroitement avec le gouvernement syrien dans ses efforts de lutte contre le terrorisme nous demeurons un membre actif de la coalition mondiale contre Daesh monsieur le président ce mois-ci nous commémorons un an suite aux violences dans le sud de la province de Suéda, qui ont fait bien des victimes innocentes et déplacé des milliers de personnes. Nous poursuivons les efforts pour trouver une solution négociée à la situation, une solution respectant la souveraineté et l'unité du pays, tout en garantissant la reddition de comptes, la cohésion sociale, l'accès aux services de base et l'assistance humanitaire. Enfin, nous saluons la décision phare du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques de restaurer les droits et privilèges de la Syrie. C'est la preuve de l'engagement et de la volonté du gouvernement syrien à localiser et détruire les stocks d'armes chimiques laissés par le régime Assad. Monsieur le Président, la Syrie a grandement progressé dans ses efforts de rétablissement de la paix et de la sécurité pour sa population et s'est engagée à jouer un rôle constructif avec ses voisins. Le Conseil doit continuer d'appuyer la Syrie dans ses efforts et de contribuer à un avenir plus sûr et plus prospère. Merci. Security Council · Président [1:40:36]: Merci, la représentante du Royaume-Uni. Je donne à présent la parole au représentant de la France. France · Représentant [1:40:42]: Monsieur le Président, je voudrais d'abord remercier l'envoyé spécial adjoint, Claudio Cordone, et la directrice du Bureau de coordination des affaires humanitaires, Mme Eden Boissornou, pour leurs interventions, et je salue la participation à cette réunion du représentant permanent de la Syrie. Comme vous l'avez souligné, Monsieur Cordonnier, la Syrie est engagée dans une transition politique décisive pour son avenir. Pour réussir cette transition, la Syrie aura besoin de tout l'appui et de toute la confiance de la communauté internationale. C'était l'objectif de la visite historique du président de la République française à Damas, les 6 et 7 juillet derniers, qui a permis d'adresser un message de soutien à la transition syrienne, dans la continuité du soutien de longue date de la France au peuple syrien. Au lendemain de cette visite, je voudrais insister sur trois points. Tout d'abord, la reconstruction politique du pays a franchi une nouvelle étape avec la session inaugurale de l'Assemblée du peuple. Le Parlement syrien, dont la composition marque une avancée dans la représentation des différentes composantes de la société syrienne, sera chargé de tâches essentielles à la reconstruction et au développement institutionnel du pays, y compris la rédaction d'une constitution. Nous insistons sur le rôle primordial des femmes dans la vie politique syrienne et saluons les mesures prises récemment par les autorités syriennes à cet égard. Le Parlement sera également amené à légiférer sur la justice transitionnelle, processus clé à la réconciliation nationale et à la stabilité de long terme de la Syrie. La lutte contre l'impunité est la condition nécessaire à la paix civile. Tous les crimes doivent être jugés, y compris ceux commis depuis la chute du régime. Ensuite, l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire syrien est indispensable pour garantir la sécurité des Syriens et contribuer à la stabilité régionale. La lutte contre le terrorisme reste une priorité. Les récentes attaques terroristes à Damas montrent que la menace de Daech n'a pas disparu. Nous adressons nos condoléances et notre compassion aux familles et aux proches des victimes de ces attaques, ainsi que nos voeux de rétablissement aux blessés. Comme annoncé par le président de la République à Damas, la France est disposée à mener des actions de lutte contre le terrorisme aux côtés des autorités syriennes et dans le cadre de la coalition internationale. Plus largement, Nous saluons le sens des responsabilités dont font preuve les autorités syriennes dans le contexte d'escalade régionale et la nouvelle relation d'égal à égal en cours de construction avec le Liban. Nous réitérons notre soutien à l'intégrité territoriale, à l'indépendance et à la souveraineté de la Syrie, et nous appelons Israël à cesser ses incursions et à amorcer un retrait de l'ensemble des territoires occupés. Enfin, Le relèvement économique du pays est urgent pour rendre à tous les Syriens l'espoir d'une vie meilleure. Pour cela, il faut reconstruire. Il faut investir. La France est aux côtés de la Syrie pour créer un choc de confiance qui attirera les investisseurs. C'était l'objet de la venue, aux côtés du président de la République, de plusieurs entreprises françaises afin d'échanger avec la partie syrienne. En parallèle, Les efforts doivent se poursuivre pour aboutir à un système bancaire fiable, conforme aux normes internationales, notamment s'agissant des normes anticorruption. Monsieur le Président, les besoins en matière d'éducation, de santé et d'infrastructures énergétiques sont immenses. Pour financer des projets de développement en Syrie, la France restituera plus de 50 millions d'euros issus de la saisie de biens mal acquis par la famille Assad. Il revient à l'ensemble de la communauté internationale ainsi que les Nations unies d'accompagner ce chemin vers une Syrie unie, stable et prospère. La prochaine visite du secrétaire général est particulièrement importante à cet égard. Je vous remercie. Security Council · Président [1:44:58]: Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Bahreïn. Bahrain · Représentante [1:45:09]: Merci, Monsieur le Président. D'emblée, je tiens à remercier Monsieur Claudio Cordonei, Envoyé spécial adjoint du Secrétaire général en République arabe syrienne. Je remercie également Madame Oussirnou, directrice de la division de riposte aux crises de l'OCHA. Nous les remercions de leurs exposés circonstanciés sur l'évolution de la situation en Syrie. Nous saluons également la participation des représentants permanents de Turquie, de l'État de Palestine et de la République arabe syrienne. À la réunion d'aujourd'hui, j'aimerais évoquer les éléments suivants. Tout d'abord, le Royaume du Bahreïn salue les progrès enregistrés en matière de renforcement des institutions de l'État en République arabe syrienne. avec la tenue d'élections et la session inaugurale de l'Assemblée du peuple. Nous saluons également l'intégration des femmes dans l'Assemblée pour renforcer la participation aux institutions de l'État. Le Royaume du Bahreïn se félicite de l'annonce par les États-Unis de commencer une procédure pour radier la République arabe syrienne de la liste des États soutiens du terrorisme. Il s'agit d'une étape importante en matière de relèvement, d'efforts de reconstruction et concernant la réintégration de la Syrie dans la communauté internationale. Deuxièmement, le Royaume du Bahreïn condamne les attaques terroristes odieuses qui ont ciblé des civils à Damas. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. Le Royaume du Bahreïn réaffirme sa solidarité avec la République arabe syrienne dans tous ses efforts pour garantir sa stabilité et sa sécurité. Nous épaulons les efforts internationaux pour lutter contre le terrorisme et renforcer les capacités des institutions de l'État en matière de lutte antiterroriste. Le Bahreïn relève l'importance de poursuivre la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Il faut également renforcer la coopération en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants. Ensuite, le Bahreïn salue les efforts qui sont déployés par le gouvernement syrien et la Commission nationale pour la justice transitionnelle. Pour nous, pour faire avancer la justice transitionnelle de manière à appuyer la réconciliation nationale et consolider la coexistence pacifique, représente une nécessité. Il y a également la Commission concernant les personnes disparues qui joue un rôle important Nous encourageons une coopération et une coordination avec les mécanismes onusiens, notamment la Commission d'enquête indépendante sur les personnes disparues en République arabe syrienne, de manière à améliorer la complémentarité des efforts et contribuer à faire avancer la justice, l'équité et la réconciliation. Quatrièmement, le Bahreïn salue le rôle de la FNUOD. Nous saluons la résolution 2824, qui a prorogé le mandat de l'ONU pour six mois supplémentaires. Le Bahreïn relève la nécessité pour Israël de se retirer du territoire syrien, de s'abstenir de tout acte qui violerait la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne ou qui minerait la stabilité ou la sécurité de la Syrie. Nous appelons au plein respect des accords sur le désengagement et les résolutions pertinentes. Le Royaume du Bahreïn, en guise de conclusion, appelle à poursuivre les efforts humanitaires pour venir en aide à la Syrie. Il faut continuer d'appuyer les efforts de reconstruction et de relèvement, avec notamment l'élimination des restes explosifs de guerre et le déminage. Il faut réunir les conditions pour le retour sur volontaire et dans la dignité des personnes déplacées. Merci. Security Council · Présidente [1:48:55]: Je remercie la représentante du Bahreïn pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la République arabe syrienne. Syrian Arab Republic · Représentant [1:49:11]: Merci, Madame la Présidente. Tout d'abord, je tiens à vous remercier de votre travail à la tête du Conseil pour le mois de juillet. Je remercie également les intervenant de l'appui apporté à la Syrie et au peuple syrien. Je tiens également à remercier Monsieur Tarik Fatemi, merci de votre participation à la séance d'aujourd'hui. Nous nous félicitons grandement de votre présence aujourd'hui. Je tiens également à remercier tous les États membres du Conseil de sécurité du soutien apporté à la Syrie en continu. Madame la Présidente, je commencerai avec deux paradoxes. Pendant de nombreuses années, le Conseil de sécurité s'est réuni pour évoquer la situation en Syrie alors que la Syrie était en ruine. Alors qu'aujourd'hui, la Syrie envoie une équipe de la défense civile au Venezuela pour participer aux opérations de recherche et de secours pour les personnes qui sont piégées sous les décombres. Deuxième contraste, la Syrie était un champ de bataille, mais aujourd'hui, elle devient un pont qui connecte différents continents du monde. C'est ce qu'on a vu à Washington il y a quelques jours où deux mémorandums d'accord ont été signés avec l'Irak et un consortium d'entreprises internationales pour réhabiliter l'oléoduc de Kirkouk-Baniyas, une mesure qui permet de renforcer le rôle de la Syrie en tant que pont pour la prospérité et la coopération, chers collègues. La nouvelle Assemblée du peuple a tenu sa séance inaugurale et a rassemblé des hommes et des femmes syriennes de différents gouvernorats, de différentes communautés, avec différentes origines professionnelles, avec notamment des rescapés des prisons de l'ancien régime, des figures tribales, des notables locaux, des personnes qui sont revenues dans leur pays, des anciens réfugiés, des anciens expatriés, des proches de victimes, des personnes handicapées et des hommes et des femmes, des travailleurs, des travailleuses avec différents niveaux de diplômes ou différentes professions. La Cour constitutionnelle suprême, composée de sept membres, a également été constituée. Il y a deux femmes, ce qui complète les piliers. fondamentaux de l'édification des institutions lors de cette phase de transition. Madame la Présidente, la Syrie avance sur le front de la justice transitionnelle. Je suis très heureux de souhaiter la bienvenue ici à un certain nombre de familles de victimes et de personnes disparues qui nous rejoignent aujourd'hui. Vous n'êtes plus marginales. Vous êtes au Conseil de sécurité et je souhaite la bienvenue au président de la Commission nationale pour la justice transitionnelle qui est venu à New York et qui incarne l'engagement de la Syrie en faveur de la vérité, du principe de responsabilité, de la justice pour les victimes par le biais d'une coopération renforcée avec la communauté internationale. Chers collègues, ce mois-ci, je me dois de rendre hommage la mémoire des victimes syriennes qui ont ont perdu leur vie lors des événements à Soueïda l'année dernière. Je garantis aux familles des victimes, y compris les familles druzes et bédouines, que le processus pour que les responsables rendent des comptes a commencé. Soueïda. est le cœur de la Syrie. La préservation de la dignité de toute la population, de toutes les communautés, est un devoir national. Il n'y aura pas de compromis. Il y a notamment le retour des personnes déplacées dans leurs foyers, la protection du droit des enfants à l'éducation. Madame la Présidente, la nouvelle Syrie a choisi un chemin clair dans ses relations avec ses voisins et se détourne des guerres et des crises. C'est dans ce contexte que Son Excellence le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés s'est récemment rendu au Liban et a organisé des réunions avec un large éventail de responsables politiques libanais. Et il a envoyé un message clair: la Syrie se tient aux côtés du Liban, de son État et de son peuple. En outre, et en lien avec ceci, des unités du ministère de l'Intérieur ont déjoué une tentative de contrebande d'un convoi d'armes sophistiquées à proximité de la frontière entre la Syrie et l'Irak. Des enquêtes préliminaires ont montré qu'il s'agissait d'une tentative de transit par le territoire syrien vers le Liban. La Syrie réaffirme qu'elle ne devienne pas un couloir de transit d'armes illicites ou un champ de bataille pour régler des comptes au plan régional ou encore un point de départ de menaces pour la sécurité des États de la région et des populations de la région. Et parce que pour avoir des armes illicites, il faut avoir de l'argent illicite, la Syrie lutte sur les deux fronts. La commission de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme a été lancée aujourd'hui à Damas en coopération avec le PNUD. Des consultations ont été lancées pour mettre au point une nouvelle stratégie nationale pour lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération avec la participation des autorités nationales pertinentes et de la Banque centrale de Syrie conformément aux normes internationales. Madame la Présidente, la Syrie revient, est de retour au plan régional et dans le monde, et le monde revient également en Syrie. Damas a accueilli le président français Emmanuel Macron pour la première visite d'un président d'un État membre de l'Union européenne dans la nouvelle Syrie. Et dans une preuve de courage, le président Macron a décidé de poursuivre sa visite malgré une tentative pour l'altérer, ce qui montre la confiance que place la France dans la nouvelle Syrie. Cette visite de deux jours est allée au-delà du protocole et est devenue un pont entre le passé et l'avenir. Le président Macron était accompagné d'une délégation représentant des grandes entreprises et au nombre des activités figuraient des discussions, des accords dans différents domaines économiques et en matière d'investissement. Des artefacts syriens ont été également restitués au musée de la Syrie. À Ankara, Son Excellence le président de la République, M. Ahmed Al-Sara, a rencontré Son Excellence le Président des États-Unis, Donald Trump. Le Président a reçu une lettre confirmant que le Congrès des États-Unis avait été notifié de la décision de lancer des procédures pour radier la Syrie de la liste des États soutiens du terrorisme, une décision historique qui abat l'un des derniers obstacles hérités de l'ancien régime entre la Syrie et le monde depuis 1979. Chers collègues, Le monde ne revient pas en Syrie uniquement avec des délégations sur le plan politique ou économique. C'est également le cas de la population, des personnes. Le ministère du tourisme a annoncé que le pays avait accueilli 3,5 millions de visiteurs lors de la première moitié de cette année. C'est une augmentation de 448 %. Et il ne s'agit pas là seulement de statistiques. C'est un signe de confiance dans un pays qui reprend sa place dans le monde. Madame la présidente, le panorama aujourd'hui est plus clair que jamais auparavant. La Syrie envoie des équipes de secours. Dans le même temps, Israël envoie des forces d'occupation. La Syrie, saisit des armes qui font l'objet de contrebande. Dans le même temps, Israël traverse les frontières et transporte des armes. La Syrie éteint des incendies, Israël les allume. Alors que la Syrie œuvre pour protéger son peuple et consolider la stabilité et la sécurité dans la région, Netanyahu place ses petits calculs électoraux au-dessus de la sécurité de la région et trompe son peuple, lui fait croire qu'avec plus de guerres, il y aura davantage de sécurité et les entraîne d'une bataille à l'autre sans qu'un horizon puisse se distinguer à l'horizon. Chers collègues, la Syrie a choisi la diplomatie, la retenue et la voie de l'initiative des États-Unis et nous en sommes reconnaissants. Et nous comprenons bien que le dialogue signifie pas accepter l'occupation et que la diplomatie cela ne veut pas dire abandonner des droits. En guise de conclusion, Madame la Présidente, il y a un mois, nous avons eu le plaisir de vous accueillir à Damas, une visite phare qui joue un rôle important dans les liens entre la Syrie et le Conseil de sécurité. Aujourd'hui, Damas attend avec intérêt d'accueillir le Secrétaire général des Nations unies. Il s'agira bien plus que d'une visite protocolaire. Il s'agira plutôt d'être témoin de la transformation historique que connaît le peuple syrien, des hommes et des femmes qui montrent leur volonté et leur sacrifice. Pendant longtemps, la Syrie C'était un dossier traité comme une crise impossible à régler au Conseil aujourd'hui. C'est une nouvelle histoire de réussite. Le secrétaire général sera extrêmement bienvenu à Damas. Bienvenue en Syrie, une Syrie qui retrouve sa voix, sa place et son avenir. Security Council · Présidente [1:59:28]: Merci. Je donne la parole au représentant de Turquie. Türkiye · Représentant [1:59:38]: Merci, Madame la Présidente. Nous remercions les intervenantes et intervenants de leurs exposés circonstanciés. Nous saluons l'annonce récente de la visite du Secrétaire général en Syrie. Nous remercions Son Excellence, Monsieur Guterres, de son engagement. Madame la Présidente, la Syrie a conservé une dynamique positive vers davantage de stabilité. Depuis que le Conseil s'est réuni pour la dernière fois pour évoquer cette question, il y a eu plusieurs éléments nouveaux encourageants. Tout d'abord, Nous saluons la séance inaugurale de l'Assemblée du peuple le 12 juillet. Elle rassemble différentes catégories de la société syrienne et l'Assemblée contribuera de manière importante à la stabilité, la sécurité et la prospérité par une gouvernance inclusive. Cela permettra également d'adopter la législation nécessaire pour que le pays puisse accélérer son processus de reconstruction. L'élection d'une femme députée qui est l'une des l'un des deux présidents de l'Assemblée du peuple est une autre révolution positive pour l'avenir de la participation politique des femmes et de leur représentation en Syrie. Lors de la visite récente du président El-Schara à Ankara, en même temps que le sommet de l'OTAN, le président Trump a annoncé son intention de radier la Syrie de la liste des États soutiens du terrorisme. Une fois que cela sera fait, cela contribuera grandement aux efforts internationaux pour appuyer la reconstruction et le relèvement de la Syrie. Une autre révolution significative, le rétablissement des droits et privilèges qui avaient été suspendus de la Syrie au titre de l'OIAS, ce qui montre la réussite des efforts nationaux déployés par la Syrie en coopération avec la communauté internationale sur le dossier des armes chimiques. Madame la Présidente, Il s'agit là d'étapes positives. Cependant, la Syrie continue d'être exposée à des risques significatifs. Les attaques terroristes à Damas les 2 et 7 juillet sont des tentatives claires de miner les progrès réalisés vers une stabilité durable et davantage de cohésion sociale. Nous sommes certains que le peuple syrien apportera une réponse plus efficace à ces provocations en préservant son unité et sa solidarité. Ces dernières attaques soulignent également la menace que représente Daech, qu'il faut continuer de suivre de manière étroite et continue. Il faut continuer de soutenir et de renforcer les capacités de lutte antiterroriste de la Syrie. Dans le même temps, la situation dans le sud demeure une source de grave préoccupation. Les attaques continues d'Israël, qui ciblent directement les civils, représentent une violation claire du droit international et de l'accord de 1974. La communauté internationale doit honorer pleinement ses responsabilités et mettre un terme à ces attaques qui entravent les progrès de la Syrie vers les progrès réalisés par la Syrie depuis décembre 2024 et la stabilité de toute la région. L'achèvement rapide et sans interruption du processus d'intégration du Nord-Est doit figurer également parmi les priorités nationales. Madame la Présidente, la communauté internationale doit intensifier son soutien au relèvement et à la reconstruction de la Syrie par le biais d'un financement prévisible et pérenne. Il faudra une coordination avec les autorités syriennes et l'ONU. La réhabilitation des infrastructures critiques fait partie des plus grandes priorités. Certes, l'assistance humanitaire doit continuer d'être acheminée vers les personnes dans le besoin, mais de plus en plus, cela doit être complété par un appui en matière de développement et de relèvement rapide. La Turquie continue de contribuer activement au secteur où des investissements des établissements ciblés peuvent avoir des effets multiplicateurs. En guise de conclusion, nous restons fermement engagés à appuyer l'unité, la souveraineté, l'intégrité territoriale, la stabilité et la prospérité de la Syrie. Nous continuons de travailler avec tous les partenaires à cette fin. Security Council · Présidente [2:03:18]: Je donne maintenant la parole à la représentante de l'Etat observateur de Palestine. State of Palestine · Arab Group · Représentante [2:03:33]: Madame la Présidente, d'emblée, je tiens à vous remercier d'avoir organisé la présente séance sur la situation politique et humanitaire en République arabe syrienne. Je remercie également les intervenantes et intervenants. J'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom du groupe arabe. Chers collègues, le groupe arabe réaffirme son soutien à l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous soutenons le gouvernement syrien pour asseoir son contrôle du territoire. La communauté internationale doit appuyer les efforts du gouvernement syrien pour maintenir la stabilité en Syrie. C'est une étape essentielle pour le maintien de la paix et de la stabilité dans la région. Le Groupe arabe, Madame la Présidente, se félicite de la décision de Son Excellence le Président des États-Unis, M. Donald Trump, de lancer une procédure officielle pour radier la Syrie de la liste des États soutiens du terrorisme. La Syrie était inscrite il y a des décennies en raison des activités du régime précédent. Il s'agit là d'une mesure importante pour accélérer le relèvement économique. En lien avec ceci, le groupe arabe appelle tous les États à accompagner la Syrie sur la voie des réformes et des transformations économiques majeures, en intensifiant les investissements et en contribuant à bâtir une nouvelle Syrie prospère et sûre. À ce titre, nous insistons à nouveau sur le rôle important de l'ONU, que nous appelons à jouer un rôle encore plus important l'avenir de la Syrie conformément à la vision et aux priorités nationales de la Syrie. Le Groupe arabe condamne fermement les actes terroristes odieux qui ont ciblé Damas. Nous appelons la communauté internationale à appuyer les efforts déployés par la Syrie en matière de lutte contre Daech et le terrorisme sous toutes ses formes. pour garantir la sécurité et la stabilité régionales et éliminer la menace du terrorisme. Madame la Présidente, le groupe arabe salue l'évolution positive des relations entre la Syrie et d'autres pays, que ce soit de la région ou dans le monde. Il convient de fournir un appui concret à la Syrie dans cette phase de transition qui est essentielle. nous relevons le rôle important de l'ONU. Le groupe appelle la communauté internationale, l'ONU et ses organismes spécialisés à fournir un soutien sur plusieurs fronts. Et nous saluons les efforts consentis par le gouvernement en matière de reconstruction, de relèvement économique et pour également réunir les condition du retour volontaire sûr et dans la dignité des réfugiés syriens. À ce titre, le Groupe arabe salue grandement le rôle majeur que jouent les pays accueillant des réfugiés. Nous appelons la communauté internationale à promouvoir et élargir le soutien apporté à ces pays, car ces pays ne doivent pas porter ce fardeau économique à eux seuls. Au vu des graves conséquences humanitaires liées à la guerre qui a duré 14 ans en Syrie, notamment la question des mines et des restes explosifs de guerre, le groupe arabe appelle l'ONU et la communauté internationale à agir conjointement et à épauler les efforts du gouvernement syrien dans ce domaine pour protéger les civils et créer un environnement sûr pour le relèvement et pour le retour des populations, mais également pour améliorer les conditions de vie du peuple syrien. Madame la Présidente, le groupe arabe condamne dans les termes les plus énergiques les incursions répétées d'Israël et les attaques contre le territoire syrien. Ces actes représentent une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. C'est une violation de la Charte des Nations Unies, du droit international, et cela mine la stabilité et la sécurité de la Syrie et la paix et la sécurité régionales. Le Groupe arabe souligne l'importance d'obliger Israël à respecter l'accord sur le désengagement des forces de 1974. Le groupe appelle Israël à cesser ses attaques répétées. Nous appelons à un retrait immédiat et sans condition du territoire syrien et du plateau du Golan syrien occupé. Nous demandons également la cessation des activités de colonisation illégale. En guise de conclusion, le groupe arabe insiste sur sa solidarité sans faille avec la République arabe syrienne, pays frère en ce moment critique de son histoire. Nous soutenons un avenir prospère et durable sur la base de la justice, de l'égalité, la primauté du droit. Il faut préserver les droits et la dignité de tous les Syriens. Merci. Security Council · Présidente [2:09:39]: De l'État observateur de Palestine de sa déclaration. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée.