Maintien de la paix et de la sécurité de l'Ukraine - Conseil de sécurité, 10202e séance Conseil de sécurité Date: 27 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/sc/10202 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [0:00]: La 10 202e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: maintien de la paix et de la sécurité de l'Ukraine. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, J'invite les représentants de l'Estonie, de la Pologne et de l'Ukraine à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les intervenants suivants à participer à la présente séance: Mme Kayoko Goto. Directrice pour l'Europe et l'Asie. Centrale du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et du Département des opérations de paix. Et M. Indrika Ratoate, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires et coordonnateur adjoint des secours d'urgence par intérim. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite également M. Quentin Weller, de la délégation de l'Union. Européenne auprès de l'Organisation des Nations unies, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne à présent la parole à Madame Kayoko Goto. UN · Directrice pour l'Europe et l'Asie centrale · Kayoko Goto [2:04]: Monsieur le Président, Excellence, depuis notre dernier exposé au Conseil, le 9 juillet, plus de 170 civils auraient été tués et il y aurait eu 1 028 blessés. Sur l'ensemble du territoire ukrainien, suite aux attaques aériennes qui se sont intensifiées de la part de la Fédération de Russie, les bâtiments de logements, les terrains de jeux, les stations-service, des marchés et des entrepôts logistiques ont été frappés. Kiev est restée sous bombardement constant. Rien qu'hier, la huitième frappe de missiles majeure sur la ville ce mois-ci a frappé un bâtiment résidentiel. Trois personnes auraient été blessées. Rien qu'au mois de juillet, au moins 56 civils auraient été tués et 232 auraient été blessés à Kiev. Les attaques quotidiennes sont également signalées dans les communautés en première ligne à Donetsk, Kharkiv, Soumy, Kherson, Dnipro, Petrovsk et la région également de Zaporijia en Ukraine. De nombreux civils sont tués par ce qu'on appelle des bombes aériennes guidées ayant davantage de capacités en matière de ciblage précis longue portée. Dans le cadre d'une de ces attaques, le 24 juillet, au moins six personnes auraient été tuées et neuf autres auraient été blessées après que des bombes aériennes guidées ont frappé la ville de Sloviansk. Des bâtiments de logement, des entreprises et le consulat honoraire de la Lettonie ont été endommagés. Le 11 juillet, des bombes aériennes guidées ont frappé des zones résidentielles à Soumy, Cinq civils ont été tués, y compris une fille, et 41 autres personnes ont été blessées, y compris des enfants. Au cours des semaines récentes, la région d'Odessa a été particulièrement touchée par des frappes répétées et mortelles. Le Haut Commissariat aux droits de l'homme a vérifié que rien que ce mois-ci, la région d'Odessa a enregistré 26 morts civils et 92 blessés. Au total, depuis le début de l'invasion à grande échelle lancée par la Fédération de Russie, le HCDH a vérifié qu'au moins 16 431 civils, y compris 803 enfants, ont été tués en Ukraine. 48 613 personnes, y compris 2 960 enfants, ont été blessées. et ces chiffres ne représentent que les victimes vérifiées. Les chiffres réels sont probablement bien plus élevés. Monsieur le Président, comme nous l'avons dit lors de notre dernier exposé, l'escalade de l'été a eu des effets destructeurs accrus dans des régions de l'Ukraine occupées temporairement par la Fédération de Russie. Samedi, les autorités d'occupation ont signalé que douze personnes, y compris cinq enfants, avaient été tués dans une attaque de drones dans un camp de vacances dans une partie de la région de Zaporijia occupée par la Russie. Dans la République autonome de Crimée occupée par la Russie et dans la ville de Sébastopol, les frappes de drones ukrainiennes contre des sous-stations électriques auraient provoqué des pannes de courant et d'eau. sur l'ensemble de la péninsule et des pannes prolongées à l'intérieur de la Fédération de Russie. Les autorités locales continuent de signaler une augmentation du nombre de victimes civiles suite aux frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières et autres dans de nombreuses régions, y compris la dernière en date à Belgorod. Les autorités signalent également que des bâtiments commerciaux, des entrepôts sont de plus en plus ciblés avec à la clé des conséquences mortelles pour les civils. Le 24 juillet, dans la région de Kirov, au nord-est de Moscou, au moins six personnes auraient été tuées et il y aurait eu plus de 20 personnes blessées suite à des attaques contre des centres industriels et de logistique. Le 18 juillet, des drones ukrainiens auraient frappé des entrepôts de vente en ligne de grande taille à Tambov, et dans les régions de Tambov et Moscou, tuant huit personnes et en blessant 60 autres. Des attaques similaires sont signalées au quotidien depuis. Pendant le premier semestre, le HCDH a documenté des signalements de la part des autorités locales concernant 1846 victimes civiles, 250 morts et 1596 blessés en Fédération de Russie. Cela représente une augmentation de 121 %. par rapport à la même période en 2025. Monsieur le Président, le droit international humanitaire interdit clairement les attaques contre les civils et les infrastructures civiles. Comme nous l'avons dit de manière répétée et cohérente lors de tous nos exposés, ces attaques sont inacceptables, inexcusables et doivent cesser maintenant. L'ONU continue de condamner sans équivoque ces attaques où qu'elles se produisent. Monsieur le Président, pendant plus de quatre ans, la guerre en Ukraine a bouleversé les approvisionnements mondiaux en énergie et en aliments. Alors que l'Ukraine entre dans une nouvelle saison des récoltes, l'escalade des attaques russes contre les ports et les navires de marchandises au cours des semaines récentes provoque des inquiétudes supplémentaires concernant les répercussions régionales et mondiales de cette guerre au sens plus large. Les ports d'Odessa, de Chornomorsk, de Pivdenny, d'Izmail et de Mykolaïv sur la mer Noire ont été ciblés par de nouvelles attaques systématiques de la part de la Fédération de Russie. Dans la région d'Odessa, il y a eu plus d'une demi-douzaine d'attaques contre des navires civils ce mois-ci. 44 membres d'équipage auraient été tués ou blessés. Nombre des navires touchés par les frappent, arboraient des pavillons de pays tiers et transportaient des denrées alimentaires. Lors d'une des attaques les plus létales, le 20 juillet, des missiles russes auraient frappé un navire battant pavillon de la Guinée-Bissau près du port d'Odessa, tuant dix personnes. Le navire transportait des céréales et l'équipage regroupait des ressortissants indiens et syriens. Le 13 juillet, une autre frappe russe aurait frappé un navire battant pavillon du Togo qui déchargeait des engrais au port d'Odessa. Cinq personnes auraient été tuées, y compris trois membres d'équipage, et dix personnes auraient été blessées. En plus des attaques contre les ports et les navires civils, la Fédération de Russie a également intensifié ses attaques contre les infrastructures alimentaires ukrainiennes, contre le matériel agricole, les champs. détruisant ainsi des cultures, des récoltes qui étaient prêtes à l'exportation. Quatre des treize grands terminaux céréaliers des ports de la région d'Odessa auraient suspendu leurs achats de céréales en raison de ces menaces d'attaques. Dans le même temps, l'Ukraine a élargi ses attaques contre la Russie et la logistique maritime liée à la Russie, y compris des pétroliers. Plus de 100 navires auraient été frappés en mer d'Azov en juillet. ce qui a provoqué des restrictions de navigation en mer d'Azov. Les conséquences de cette dernière escalade sont déjà visibles sur les marchés agricoles mondiaux. Selon la CNUSSED, les prix du blé ont augmenté de 20% depuis le début du mois et ont atteint un niveau record depuis mars 2024. Si il y avait des bouleversements supplémentaires en mer Noire et en mer d'Azov, mais également dans d'autres régions critiques, les coûts de l'énergie, des denrées alimentaires, de l'assurance et du transport maritime pourraient augmenter à la clé de graves répercussions pour les pays en développement dépendant des importations et vulnérables. Nous appelons à la plus grande retenue. Il faut éviter de mettre en péril la navigation maritime civile. Monsieur le Président, le 15 juillet, l'AIEA a signalé que la centrale nucléaire de Zaporijia avait connu sa 22e interruption totale d'alimentation électrique hors site depuis le début de la guerre. Dix de ces incidents se sont produits rien qu'au cours des trois derniers mois, ce qui montre que la fiabilité du réseau électrique se dégrade. qu'elle est nécessaire pour un fonctionnement sûr de la plus grande centrale nucléaire d'Europe. L'AIEA a également exprimé ses inquiétudes concernant plusieurs attaques de drones dans la ville d'Enerhodar qui se trouve à proximité, qui se trouve sous occupation temporaire de la Fédération de Russie et où résident de nombreux membres du personnel de la centrale. Le danger physique persistant ajoute aux difficultés extrêmes que connaît le personnel et qui continuent de faire fonctionner la centrale. Comme nous l'avons dit lors de nos exposés précédents, tout acte militaire qui mettrait en péril la sûreté et la sécurité des centrales nucléaires est irresponsable et inacceptable. Nous appelons à la plus grande retenue pour éviter tout risque d'accident nucléaire. Monsieur le Président, alors que les hostilités continuent de s'intensifier et leur bilan dévastateur pour les civils, les infrastructures civiles essentielles pour la vie civile, ont des répercussions majeures sur la sécurité alimentaire mondiale. Et nous soulignons à nouveau la nécessité urgente d'efforts diplomatiques renouvelés. Nous ne pouvons pas permettre que cette spirale se poursuive. Nous exhortons toutes les parties à reprendre le dialogue et des négociations inclusives en vue de la désescalade pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat, complet et sans conditions. Il s'agirait là d'une étape nécessaire et cruciale pour une paix juste, pérenne et complète conformément à la Charte des Nations unies, au droit international et aux résolutions de l'ONU pertinentes. L'ONU continue d'être prête à mettre à disposition ses outils, son expertise pour appuyer tous les efforts véritables dans cet objectif. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [12:43]: Merci pour son exposé et je donne à présent la parole à Monsieur Indrika Ratuathé. OCHA · Sous-Secrétaire général aux affaires humanitaires et Coordonnateur adjoint des secours d'urgence par intérim · Indrika Ratwatte [12:55]: Monsieur le Président, Excellence, depuis que le Conseil s'est réuni il y a deux semaines et demie, des civils ont été tués et blessés, des logements ont été Réduit à l'état de ruine, l'électricité et l'eau ont été coupées, des entrepôts de l'ONU et d'autres installations. Humanitaires ont été endommagées, ce qui est l'aide destinée aux civils a été détruite et pourtant au quotidien les organisations humanitaires continuent de riposter dans toute l'Ukraine. À Odessa et Mykolaïv où des logements, des. Bus, des infrastructures énergétiques ont été frappés, à Kharkiv, Dnipro, Soumy et Zaporijia où des attaques aériennes répétées continuent de. Toucher. Le quotidien des habitants à Kiev où des familles doivent à nouveau déblayer les débris de logements et d'appartements après les attaques de la semaine dernière et dans les communautés qui se trouvent à proximité des lignes de front y compris Donetsk et Kherson où les bombardements et les attaques de drones. Demeurent une réalité quotidienne nous ne devons pas permettre que ces attaques répétées. Face à paraître ces souffrances comme habituelles. Nous restons vivement préoccupés par les signalements de préjudices portés aux civils en Fédération de Russie, même si l'ONU. Ne peut pas vérifier tout cela de manière indépendante. Des attaques de drones de longue portée ont été signalées, continuent de provoquer des victimes civiles et d'endommager des infrastructures. Par exemple, le 17 et 18 juillet, les autorités russes ont signalé des attaques, y compris des frappes contre les centres logistiques de Wildberries à Moscou et Tambov, avec. 8 personnes ont été tuées, 86 blessées. Des villes différentes, des attaques différentes, mais le même résultat: les civils paient le plus lourd tribut. Cela ne doit pas devenir la norme. Monsieur le Président, chaque série d'attaques nuit encore davantage aux civils. Il y a de. Plus en plus de familles en deuil, de plus en plus de logements endommagés, les services essentiels sont interrompus. Nombre de communautés doivent mettre en pause les efforts de redressement. Pour de nombreuses communautés, c'est maintenant le quatrième été passé sous l'ombre d'hostilités qui se poursuivent dans la crête de l'hiver qui se profile. Pour d'autres, ces souffrances durent depuis encore bien plus longtemps. Monsieur le Président, alors que la tactique et le périmètre de ce conflit évoluent, le travail des organisations humanitaires doit évoluer également. Et chaque matin, on se pose la même question: comment toucher les populations de manière sûre. Comment acheminer l'aide? Et la question est de plus en plus difficile. L'aide humanitaire se déplace, des entrepôts sont relocalisés, les itinéraires des convois sont revus, la nature du travail change, mais l'objectif non. Alors même que les organisations humanitaires répondent face aux situations urgentes d'aujourd'hui, elles se préparent pour l'hiver et prépositionnent des stocks, puis la réparation des logements, des infrastructures critiques. La semaine dernière, nous avons lancé le plan d'intervention annuel d'hiver, car les communautés qui sont déjà éprouvées par la guerre ne peuvent pas faire face à un nouvel hiver sans soutien. Les acteurs humanitaires restent déterminés à toucher les populations dans le besoin, malgré un environnement qui. Évolue et qui est difficile. Nous continuons de fournir des aliments, des abris d'urgence, de l'aide en espèces, des soins de santé, un appui psychosocial à des millions de personnes. acteurs locaux continuent de venir en aide aux communautés dans des conditions extrêmement difficiles. Dans le cadre de ces défis, les mécanismes humanitaires concrets. Peuvent sauver des vies, peuvent soutenir l'évacuation sûre et volontaire des civils et permettre une aide vitale. L'OSHA reste engagé à poursuivre sur la voie de ces mécanismes concrets. Monsieur le Président, quatre ans et demi se sont écoulés depuis l'escalade des hostilités et les dangers auxquels font face les civils au quotidien et la manière dont les organisations humanitaires travaillent ont changé, mais les obligations des parties au titre du droit international humanitaire restent inchangées et sans équivoque. Là où les parties mènent des opérations militaires, les civils, y compris les humanitaires, doivent être protégés. Les infrastructures civiles dont dépendent les civils doivent être épargnées. Les secours humanitaires doivent pouvoir être acheminés vers les civils dans le besoin. Les parties doivent honorer la finalité du droit international humanitaire, qui concerne avant tout la protection. Monsieur le Président, nous continuerons de nous adapter parce que les civils ont besoin de nous. Nous remplacerons les stocks détruits, nous continuerons de travailler avec les acteurs locaux pour aider les civils, mais notre détermination ne doit pas être confondue avec de l'acceptation. Les organisations humanitaires trouvent une manière de travailler parce que c'est leur travail, mais cela ne veut pas dire que ces conditions soient acceptables. Et cette détermination extraordinaire. Ne doivent pas non plus être assimilés à une capacité illimitée de supporter des souffrances. Les organisations humanitaires continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir, mais ne peuvent pas compenser l'échec à honorer la dimension protection du droit international humanitaire, la responsabilité d'épargner les civils et de répondre à leurs besoins essentiels. incombe aux parties au conflit. Les acteurs ayant de l'influence ont une responsabilité également. Le droit international humanitaire n'est pas facultatif. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [18:26]: Merci. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole à la représentante de la Lettonie. Latvia · Représentante [18:38]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie la directrice Kotto et le sous-secrétaire général par intérim Ratoité de leurs exposés qui montrent clairement que la Russie continue d'intensifier sa campagne délibérée contre les civils dans des zones densément peuplées. Le 19 juillet, Kiev a. Été touchée une nouvelle fois par une des. Attaques les plus massives depuis le début de l'invasion à grande échelle, tandis que des bombes aériennes guidées ont frappé des zones résidentielles dans la ville de Zaporijia. Des attaques se poursuivent au quotidien contre les civils. Le 24 juillet, une attaque contre la ville qui se situe sur le front, ville de Sloviansk dans la région de Donetsk, Une bombe aérienne guidée KAB-250 a détruit le bâtiment du consulat honoraire de la Lettonie, la seule présence européenne permanente sur la ligne de front. Il n'y avait pas d'installations militaires ou d'objets militaires à proximité. Cette même journée, à Sloviansk, au moins six civils auraient été. Tués, une dizaine de plus auraient été blessés, y compris deux membres de notre consulat. Je transmets mes sincères condoléances aux familles des personnes tuées dans ces attaques barbares et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. La Lettonie condamne fermement l'attaque par la Russie contre notre consulat honoraire. Monsieur le Président, l'agresseur ne s'est pas arrêté. 65 000 civils ont été tués ou blessés en Ukraine depuis 2022. Les dégâts ou la destruction des logements touchent 3 millions de ménages. dans les quatre premières, lors de la première année de cette guerre, la Lettonie condamne sans équivoque le mépris complet. Du droit international humanitaire par la Russie. La Russie ne peut pas détruire des bâtiments, mais ne peut pas briser la volonté de liberté de l'Ukraine ou le soutien indéfectible de la Lettonie. En outre, les actes irresponsables de la Russie en Europe se poursuivent. Nous sommes solidaires de la Roumanie, dont l'espace aérien a été violé par des incursions de drones pendant trois journées consécutives, ce qui est une conséquence directe de l'agression de l'Ukraine par la Russie. Un entrepôt de stockage d'aliments a également été incendié. Nous condamnons tous les actes de sabotage. Monsieur le Président, les attaques délibérées de la Russie touchent la sécurité alimentaire mondiale. Avant l'agression russe, l'Ukraine était le grenier du monde. L'Ukraine était le pays qui fournissait le plus d'aliments au Programme alimentaire mondial, 19,8 % de tous les. Aliments dans les situations d'urgence humanitaire qui bénéficiaient à 400 millions de personnes. Y compris maintenant, l'Ukraine reste un centre vital concernant les approvisionnements en aliments des organismes humanitaires de l'ONU pour des zones critiques, Gaza, Soudan, Bangladesh et de l'aide alimentaire est également fournie à des millions d'Ukrainiens en ligne de front, alors que 19 % de ses. Terres agricoles sont occupées et plus de 25 % de son. Territoire pourrait être contaminé par des mines et des engins et des munitions ont explosé. Le 17 juillet, un entrepôt du PAM a été attaqué par des drones à quatre reprises en 24 heures. Il ne s'agit pas d'incidents isolés. Le PAM a enregistré plus de 90 de ces cas au cours des deux dernières années. Le 19 juillet, des missiles de croisière russes ont frappé des navires céréaliers civils. 10 membres de l'équipage d'un de la série ont été tués ainsi qu'un pilote ukrainien il s'agit encore une fois pas d'un cas isolé des navires marchands civils et des ports sont régulièrement ciblés par les par la Russie au cours du mois écoulé il y a eu des finalement deux drones russes qui larguer de manière volontaire des munitions incendiaires pour brûler les récoltes de cette année. Monsieur le Président, la Russie est le seul obstacle à un cessez-le-feu immédiat, complet et sans condition. La Russie continue d'utiliser des justifications néocoloniales impérialistes en tant que moyen dans sa guerre contre la Charte, le droit international humanitaire et le droit international des droits humains. Nous soutenons l'Ukraine dans sa lutte pour la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de l'Ukraine. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [23:33]: La parole à la représentante du Danemark. Denmark · Représentante [23:38]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie également la. Directrice Kotto et le sous-secrétaire général par intérim Ratoité de leurs exposés riches en informations, Monsieur le Président. Au petit matin du 19 juillet, la Russie a poursuivi ses attaques sans relâche contre des villes ukrainiennes et a tiré des dizaines de missiles balistiques contre des zones urbaines. civils nombre des victimes dormaient dans leur lit ou tentaient désespérément de rejoindre un abri il s'agit d'une des plus grosses attaques de missiles balistiques dans le cadre de la guerre injustifiée menée par la Russie et très malheureusement cette nuit de la semaine dernière n'était que l'un des exemples de frappes qui touchent des non combattants et des infrastructures civiles ukrainiens au moyen de drones et de missiles. Le 24 juillet, des missiles balistiques ont frappé un rassemblement d'ingénieurs, d'entrepreneurs et d'industriels dans la périphérie de Kiev. Onze personnes ont été tuées, 100 personnes ont été blessées. Des bombes aériennes planantes ont été larguées le même jour et ont. Frappé le centre de Sloviansk, un bâtiment résidentiel de plusieurs étages, des cafés et des supermarchés ont été détruits. Cinq civils ont été tués, quinze personnes ont été blessées et des attaques ont également détruit le consulat honoraire de la Lettonie. Nous déplorons ces attaques et les pertes de vies humaines tragiques. Il n'y a aucune raison valide justifiant le bombardement d'un consulat honoraire. Il s'agit d'une violation du droit international. Des attaques récentes ont également touché le PAM, l'OMS et l'UNICEF, des installations de ces organisations qui fournissent une aide vitale aux victimes les plus vulnérables de cette agression et quelques jours plus tard, Il y a une frappe contre un entrepôt de la Croix-Rouge à Kiev et cela fait partie d'un schéma extrêmement alarmant et inacceptable de ciblage d'installations humanitaires. Le Danemark a appelé de manière répétée au respect sans exception du DIH. Il ne peut. Y avoir de justification au fait de tirer des dizaines de missiles balistiques et hypersoniques contre des civils ukrainiens. Il ne peut y avoir aucun prétexte à l'utilisation de munitions hautement explosives dans des zones densément ou des zones urbaines, il s'agit là d'un mépris flagrant du DIH et les responsables doivent rendre des comptes. Comme le HCDH l'a signalé il y a quelques jours, d'abord en mai puis en juin, on a battu le triste record des mois les plus mortels pour les civils ukrainiens depuis 2022. Le mois de juillet semble malheureusement aller dans la même direction. Et le Conseil de sécurité, organe qui a la responsabilité au premier chef de la préservation de. La paix et de la sécurité internationales, ne peut pas permettre que cette situation perdure, Monsieur le Président. L'Ukraine a le droit de se défendre. Conformément à l'article 51 de la Charte et les dirigeants se sont réunis au sommet de l'OTAN à Ankara. La coalition des volontaires se sont rencontrés à Paris en juillet et ont été clairs sur le fait qu'ils sont unis dans leur soutien sans faille à l'Ukraine qui défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale. Le Danemark continuera d'appuyer l'Ukraine, y compris en fournissant de l'aide humanitaire, économique et sur le plan de la sécurité. Nous sommes. Aux côtés de nos alliés à fournir des garanties de sécurité robustes. L'Ukraine ne peut pas se voir refuser le droit de protéger ses civils. Ces tueries absurdes doivent cesser. La guerre illégale menée par la Russie doit cesser. Le Danemark est solidaire de la Roumanie suite aux incursions récentes de drones et aux violations de son espace aérien. La guerre illégale de la Russie continue de représenter une menace de long terme pour la sécurité européenne et doit cesser. Monsieur le Président, Pour terminer, le Danemark relance son appel à la Russie à se lancer dans des négociations de bonne foi pour parvenir à une paix juste et durable conformément à la Charte des Nations Unies. Et nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu immédiat sans condition et complet, ce qui est une première étape vitale. Au cours des dernières semaines, des derniers mois, chaque membre du Conseil Sauf la Russie, a lancé cet appel. Il est maintenant grand temps que la Russie nous entende. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [27:58]: Représentant du Danemark pour sa déclaration, je donne à présent la parole au représentant de la France. France · Représentant [28:06]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie tout d'abord Madame Kayako Goto, directrice pour l'Europe, l'Asie centrale et les Amériques, ainsi que Monsieur le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires, Monsieur Indika Ratwatte, pour leurs interventions. J'adresse nos remerciements et l'expression de notre soutien aux personnels humanitaires déployés en Ukraine au service des populations victimes. Monsieur le Président, ce Conseil se réunit de nouveau pour traiter de l'agression russe contre l'Ukraine alors que la Russie continue à refuser de façon claire et revendiquée de donner une chance à des négociations de paix. Moscou poursuit et même accroît sa politique d'attaques aériennes massives sur les grandes villes ukrainiennes, frappant de manière indiscriminée des zones civiles à l'aide de drones et de missiles balistiques et causant des dizaines de morts et des milliers de blessés, notamment dans la capitale, comme cela nous l'a été rappelé précisément. A Sloviansk, le consulat honoraire de Lettonie a été touché et deux de ses agents blessés. Nous disons toute notre solidarité avec l'Ukraine et la Lettonie, de même que nous disons notre soutien à la Roumanie, de nouveau confrontée à des incursions de drones dans son espace aérien. Ce Conseil doit également prendre la mesure de l'offensive très calculée que la Russie lance de manière renouvelée depuis quelques semaines contre les exportations agricoles de l'Ukraine et que Madame Gauthier a précisément décrite. En attaquant et en détruisant délibérément les infrastructures portuaires d'Odessa, les navires qui transportent les céréales ukrainiennes en mer Noire et un entrepôt du Programme alimentaire mondial à Dnipro, la Russie non seulement tue des civils innocents, mais de surcroît, elle met directement en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient, reprenant une politique que l'on avait espéré abandonner, depuis le début de cette guerre. Enfin, nous dénonçons les attaques ciblées contre les installations humanitaires essentielles à la résilience de la population civile ukrainienne. Un entrepôt de l'OMS abritant des traitements médicaux et un entrepôt de l'Unicef contenant des équipements de soutien pour la population ont ainsi été détruits par des frappes russes au cours des derniers jours. Ces attaques violent de manière évidente le droit international humanitaire. Monsieur le président, Face à la poursuite de cette escalade dangereuse, la France réaffirme son soutien indéfectible à l'Ukraine. Avec le G7 à Evian, avec l'OTAN à Ankara, avec la coalition des volontaires à Paris le 13 juillet dernier, nous avons confirmé notre appui actif et tangible à l'Ukraine qui résiste et qui exerce son droit à la légitime défense conformément à la Charte des Nations unies. Nous sommes pleinement mobilisés pour créer les conditions d'une paix juste et durable, conformément aux principes du droit international et de la Charte des Nations unies, assorties de garanties de sécurité robustes. Monsieur le Président, alors qu'après plus de quatre ans de guerre, la Russie ne parvient toujours pas à atteindre ses objectifs sur le front, elle continue de faire peser le coût de cette guerre dévastatrice sur la population ukrainienne. Le secrétaire général des Nations unies a appelé de longue date à un cessez-le-feu immédiat, complet et inconditionnel. Il n'est pas le seul. Son appel est soutenu par l'écrasante majorité des États membres issus de tous les continents, y compris bien entendu la France. Au lieu de nourrir encore davantage l'escalade de la guerre, il est temps que Moscou entende enfin ces appels, qu'elle mette fin aux combats, qu'elle s'engage dans des négociations directes avec l'Ukraine, avec la participation des Etats-Unis et des Européens. Nous sommes prêts à avancer dans cette voie. Le Conseil doit aussi y pousser activement. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [32:16]: Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Grèce. Greece · Représentante [32:24]: Merci, Monsieur le Président. Je vous remercie de l'organisation. De cette réunion, je remercie la directrice Goto ainsi que le sous-secrétaire général faisant fonction Ratoité pour leurs exposés. Monsieur le Président, nous sommes à nouveau rassemblés suite à de nombreuses frappes russes indiscriminées contre l'Ukraine. Y compris la plus vaste attaque à l'aide de missiles balistiques menée jusqu'à présent, du 18 au 19 juillet, faisant des dizaines de victimes civiles et entraînant des dégâts à des zones résidentielles et à des infrastructures civiles à Kiev et dans bien d'autres régions du pays, y compris en mer Noire. Du 17 au 20 juillet, près de 60 civils ont été tués et 370 environ ont été blessés. Parmi les cibles, on peut évoquer un parc d'attractions à Odessa, et des enfants étaient encore parmi les victimes. La Russie a repris ses attaques, entraînant morts et blessés ainsi que la destruction d'infrastructures civiles. Plus récemment encore, le consulat honoraire de Lettonie à Sloviansk a été attaqué et fortement endommagé. Les missions diplomatiques et consulaires ne sauraient jamais être prises pour cible. Nous condamnons fermement cette violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires et nous sommes pleinement solidaires avec la Lettonie et l'Ukraine. Nous sommes solidaires avec les victimes de ces attaques. Nous sommes aussi solidaires avec la Roumanie, victime d'incursions de drones dans son espace aérien. Toute violation de l'espace aérien et de l'intégrité territoriale d'un État. Souverain constitue une violation flagrante du droit international et c'est inacceptable. Ces derniers mois, la Russie a grandement renforcé l'utilisation de missiles balistiques et de bombes guidées contre des zones densément peuplées, sans oublier l'ampleur et l'intensité de ces attaques qui ont des conséquences dévastatrices. Les victimes civiles de ces attaques ont augmenté de 60% par rapport à 2025. La guerre a des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes et les filles, dont le nombre de victimes a augmenté de façon flagrante, 34% cette année. Tout comme l'ONU Femmes, nous appelons à mettre fin immédiatement à ces violences et nous appelons à la fourniture d'une assistance tenant compte du genre. Monsieur le Président, le Conseil s'est rassemblé à maintes reprises ces derniers mois en raison des attaques de la Russie. Mais chaque nouvelle frappe est une raison de plus de mettre fin à ce statu quo et d'éviter que cette guerre ne devienne la norme. La communauté internationale ne doit pas être désensibilisée face aux souffrances de la population ukrainienne. Nous condamnons fermement ces schémas d'attaques menées par la Russie et nous appelons à une désescalade urgente. Nous déplorons la tendance croissante d'attaques contre des agences de l'ONU en Ukraine, y compris contre le PAM, l'OMS et l'UNICEF, remettant en question la fourniture d'une assistance vitale fournie aux civils victimes de cette guerre. À nouveau, nous le répétons, les parties belligérantes doivent honorer leurs obligations au titre du droit international. allégations de violation doivent faire l'objet d'une enquête et les responsables doivent rendre des comptes. S'agissant de la dernière intensification des attaques contre les navires et les infrastructures portuaires de la mer Noire, nous insistons sur l'importance de la sécurité maritime, de la liberté de navigation et du respect du droit de la mer. Monsieur le Président. Notre réaction à cette dernière escalade est simple. Elle a commencé par une initiative de paix menée par les États-Unis avec l'accord de l'Ukraine permettant un cessez-le-feu immédiat sans conditions, créant les conditions propices à la reprise des négociations en vue d'une solution négociée sur la base du droit international et des principes de la Charte. Nous réaffirmons notre appui infaillible en faveur de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine selon ses frontières reconnues sur le plan international. Nous appelons la Fédération de Russie à mettre fin à ses. Attaques, à retirer ses forces des territoires reconnus sur le plan international de l'Ukraine et à entamer des efforts de bonne foi en vue de parvenir à une paix juste, pérenne et complète. La Grèce, avec ses partenaires, continuera d'être solidaire avec le peuple de l'Ukraine qui lutte en faveur d'un avenir indépendant et souverain. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [37:39]: Je remercie la représentante de la Grèce pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Royaume-Uni. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentante [37:48]: Merci, Monsieur le Président. Merci à la directrice Goto. Et au sous-secrétaire général par intérim Ratoïté pour leurs exposés. Comme nous l'avons entendu, la Russie renforce encore les violences perpétrées contre l'Ukraine. La Russie a tiré près de 300 missiles contre l'Ukraine en juillet, un triste record de guerre. Près de la moitié visait Kiev. Les conséquences sont claires alors que le nombre de victimes civiles augmente. La Russie poursuit également ses attaques contre des infrastructures civiles et commerciales. Le 19 juillet, trois missiles de croisière ont frappé un navire de transport de marchandises à Odessa, faisant dix victimes civiles. Le 24 juillet, des attaques ont tué et blessé des civils à Kiev. Et ont endommagé le consulat honoraire de la Lettonie à Sloviansk. Ces actions irresponsables ont aussi donné lieu à des incursions de drones en Roumanie ces quatre derniers jours. Nous sommes pleinement solidaires avec l'Ukraine, la Lettonie et la Roumanie. La Russie tente d'établir un parallèle entre. Ces bombardements des villes ukrainiennes son occupation illégale et brutale de la du territoire ukrainien et les efforts. De défense de l'Ukraine mais ce n'est pas comparable l'Ukraine exerce son droit à la. Légitime défense au titre de l'article 51 de la charte nous saluons l'annonce du 13 juillet de la création d'une coalition de missiles antibalistiques qui devrait permettre à l'Ukraine de mieux défendre ses civils. Face aux attaques russes. Comme nous l'avons déclaré à maintes reprises à l'Assemblée générale, l'invasion de la Russie est une violation du droit international. Et pourquoi la Russie? Dépense bien plus de moyens pour dédommager les familles des soldats décédés que pour verser les salaires des vivants? Les civils font la file pour du carburant en Russie, 42% des capacités des raffineries sont remis en question. C'est un pays qui était riche en réserves de pétrole qui doit en importer. La croissance s'effondre, le déficit a doublé et le revenu réel des simples Russes continue de diminuer. J'appelle donc à un cessez-le-feu. Nous voulons une paix juste et pérenne en Ukraine, une paix qui réponde aux principes. Clés de la Charte de l'ONU et qui s'accompagne de garanties de sécurité afin d'éviter toute nouvelle agression, chers collègues. Comme mon Premier ministre l'a dit clairement lors de sa réunion aujourd'hui avec le président Zelensky, le Royaume-Uni. Le Royaume-Uni demeure déterminé dans son engagement à défendre l'Ukraine. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [40:33]: Je remercie le Royaume-Uni pour sa déclaration et je donne à présent la parole au représentant des États-Unis. United States of America · Représentant [40:41]: Merci, Monsieur le Président. Merci à Madame Goto et à Monsieur Ratuete. Les frappes de drones et de missiles balistiques de la Russie entre le 18 et le 20 juillet ont fait plusieurs victimes et de nombreux blessés. Un de ces missiles a frappé un navire transportant du blé et faisant des victimes, notamment des ressortissants de la Syrie. Et toutes ces victimes, nous aurions pu les éviter si la Russie avait répondu à l'appel du président Trump demandant de mettre fin à cette guerre. Comme nous l'avons déjà dit à maintes reprises, il n'y a pas de solution militaire à cette guerre. Tant la Russie que l'Ukraine doivent regagner la table des négociations. Bien trop de sang a déjà coulé. La guerre. entraîne un lourd tribut et cette guerre doit cesser. Les États-Unis appellent à nouveau à un cessez-le-feu immédiat et nous appelons la Russie et l'Ukraine à négocier de bonne foi une solution pérenne à cette guerre. Les États-Unis sont prêts à jouer un rôle constructif pour parvenir au résultat escompté. Nous sommes prêts à faciliter la tenue de négociations entre Moscou et Kiev. Notre engagement en faveur de la paix en Ukraine est infaillible. Enfin, il me faut dire qu'il y a un membre de ce conseil qui va prétendre être choquer et qui va tenter de nous faire la leçon, qu'il s'agisse de ce conflit dont nous parlons aujourd'hui ou qu'il s'agisse d'autres sujets non directement liés à la paix et la sécurité tels que les droits humains. Voilà pourquoi nous sommes sortis de la salle pendant l'intervention de la France. Ces déclarations hypocrites? Sont plus tolérables nous les avons tolérés en raison de la camaraderie et du respect mutuel du entre les membres permanents du conseil nous avons été solidaire des États membres dans le cadre de chaque conflit ayant remis en question leur droit et aujourd'hui je voudrais rappeler que ce sont les États-Unis qui sont le symbole de la liberté pour le monde entier voilà pourquoi nous Nous avons fait le choix de ne pas écouter leurs déclarations politisées dans l'attente de leur volonté de renoncer à ces déclarations futiles alors qu'ils occupent ce siège au Conseil. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [43:26]: Je donne à présent la parole à la représentante de la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentante [43:34]: Monsieur le Président, Le régime de Kiev poursuit ses attaques terroristes contre les simples citoyens russes. Dans la nuit du 24 au 25 juillet, des drones ukrainiens ont frappé un site touristique dans la région de Zaporijjia. Ce sont 12 personnes qui sont mortes, parmi lesquelles 4 enfants. 19 personnes ont été blessées. Dans la même journée, suite à des frappes de missiles contre une entreprise à Kirov, 6 personnes ont perdu la vie, 26 ont été blessées. Le 20 juillet, c'est un autobus transportant des passagers qui a été attaqué. Suite à cette frappe de drone, quatre femmes et un adolescent de 16 ans ont perdu la vie. 27 personnes ont été blessées. Du 13 au 19 juillet, les frappes des nazis ukrainiens ont fait 433 victimes civiles en Russie. 364 ont été blessés, 12 sont morts, 69 ont perdu la vie, y compris deux enfants. Près de 7 168 ogives ont été utilisées par l'Ukraine contre des sites civils de la Russie. Les combattants ukrainiens poursuivent la terreur qu'ils sèment pour le personnel de la centrale de Zaporijia. Le 15 juillet, suite à une frappe de drone contre une voiture de service, l'ingénieur en chef de la centrale, Alexandre Yakovlev, et son conducteur ont perdu la vie. Le meurtre de responsables de la sécurité et de la sûreté de cette centrale témoigne de la volonté de Kiev de. Désorganiser la gestion de la centrale et de créer une véritable menace de catastrophe de grande ampleur. Comme nous l'avons déjà dit lors de la précédente réunion, le terrorisme du régime de Kiev se renforce. Ni le territoire de l'Europe, ni celui d'opérateurs étrangers n'est à l'abri. Du 17 au 20 juillet, ce sont des attaques contre des pétroliers dans le terminal du consortium de la mer Caspienne près de Novosibirsk qui ont été ciblées, y compris des navires immatriculée au Kazakhstan. C'est la cinquième attaque contre des sites civils de ce consortium qui rassemble les plus grandes entreprises de production énergétique de la Russie, du Kazakhstan, des États-Unis et de l'Europe occidentale. Chers collègues, aucune personne dotée de bon sens ne peut justifier des frappes contre des touristes endormis ou contre des autobus transportant des civils, même si C'est ce qu'a essayé de faire le Royaume-Uni aujourd'hui. Mais nous allons aujourd'hui avoir le courage de dire les choses. Zelensky compte de façon erronée. De. Changer la situation d'échec sur le front en effrayant la population de la Russie, en tentant de gagner la guerre de l'information dans les médias ukrainiens et occidentaux afin de continuer de bénéficier d'un approvisionnement en armes et en argent. La complicité et la participation des États occidentaux à ce terrorisme ne suscitent aucun doute. Prenons par exemple la réunion du 13 juillet à Paris sous la coprésidence de la France et du Royaume-Uni, cette réunion de la coalition des volontaires. Les participants à cette réunion ont déclaré leur volonté de continuer à fournir des armements à Kiev, de continuer à renforcer la pression sur la Russie et de continuer à appuyer l'Ukraine. Dans le même temps, ils ont appelé à un cessez-le-feu immédiat selon leurs propres conditions. Ils ont appelé à la négociation avec la Russie depuis une de force et avec la participation obligatoire des européens tout en continuant le blocus des actifs russes et en affermissant les sanctions et on a aussi fait état de la volonté après le cessez le feu de fournir à Kiev des garanties de sécurité ce que les participants à la réunion ont tenté de présenter comme étant des mesures uniquement de défense toutefois dans le document final on constate qu'il est la vérité. Il s'agit en fait de forces multinationales qui devraient contribuer à rétablir le potentiel de l'armée ukrainienne et fournir à Kiev un appui sur terre, en mer et en appui aérien. En d'autres termes, derrière ces déclarations nobles se cache un plan assez simple: utiliser cette trêve pour réarmer Kiev et se préparer à une nouvelle flambée des confrontations avec la Russie. Nous avons déjà traversé une telle situation, cela ne se reproduira pas. Je m'adresse aux participants de la coalition des volontaires. Le déploiement sur le territoire ukrainien de contingents militaires de vos États signifiera une intervention étrangère, créant une menace directe pour la sécurité de la Russie. Vos déploiements seront considérés donc comme des cibles militaires légitimes. Les Européens ne se limitent pas à la volonté de déployer des contingents. Lors de cette réunion, on a également parlé de la création d'une coalition antibalistique avec la participation de neuf États. Sous prétexte de présenter une initiative uniquement de défense, les Européens ont l'intention d'unir leurs capacités de production militaire, de renforcer la production d'armement en Ukraine et d'utiliser le territoire de l'Ukraine comme zone d'essai. Ce qui est frappant, c'est qu'immédiatement après cette réunion, le président Macron a fait état du transfert d'autorisation de production de missiles Sculp, de missiles solaires Aster 30 pour un système de missiles. air sol SAMPT ainsi que de bombes aériennes guidées ASM Hammer. C'est donc bien la preuve de l'hypocrisie de ces volontaires. En parlant de défense, en fait, on poursuit le renforcement de l'arsenal de frappe à longue portée de Kiev et on continue l'escalade du conflit. Se rendent-ils compte de cette situation? Telle est la question. Toutefois, Monsieur le Président, ils savent très bien ce que cela signifie pour les Ukrainiens. Le cynisme des protecteurs occidentaux de Kiev ne connaît aucune limite. Pour tous ses plans militaires, Zelensky fournit des infrastructures, mais surtout sa population. Les simples citoyens ukrainiens sont en fait des pions pour poursuivre cette guerre contre la Russie, et ce jusqu'au dernier Ukrainien. L'Union européenne a octroyé à Kiev un prêt de plusieurs milliards, à condition que soit réglé le problème du manque de soldats. Et cela ne sera possible qu'en renforçant la mobilisation et en réduisant l'âge d'enrôlement dans l'armée. Les Ukrainiens eux-mêmes ne souhaitent pas mourir pour les intérêts corrompus de Kiev. C'est une véritable chasse à l'homme en âge de servir qui est menée en Ukraine. Ces victimes sont rabattues en rue, retirées de force des transports, on débarque dans les maisons, dans les appartements et ensuite on les envoie de force sur le front. Ceux qui refusent sont passés à tabac de façon violente, parfois jusqu'à mort. Cette mobilisation a pris une telle ampleur dans la société ukrainienne qu'on a pu le voir à Lviv après que des employés de centres de recrutement aient forcé un homme à entrer dans une voiture. Ce sont des centaines de citoyens qui ont attaqué cette voiture et qui ont déshabillé un des recruteurs. Le désespoir est tel que ces Ukrainiens sont prêts à mains nues de s'en prendre à ces chasseurs d'hommes. Même un représentant. Du pouvoir a déclaré directement et je cite: "La société ça donne un véritable lynchage, on est au point d'ébullition." Les pays occidentaux se préoccupent-ils des droits humains des Ukrainiens? Évidemment que non. Ils ont déjà acheter la vie de ces esclaves avec leurs milliards et pour eux c'est une bonne affaire financière. Les membres européens du conseil à nouveau vont se taire sur ce qu'il se passe. Ils vont éviter d'évoquer les dernières déclarations du nouveau responsable des forces armées ukrainiennes qui a dit et je cite: « la nation russe n'a pas le droit d'exister Outre nous, qui au conseil ne constate-t-il pas qu'il s'agit d'un véritable néonazisme? Ce qui est remarquable, c'est que l'Occident souhaite à de telles personnes qu'elles gagnent. On continue de parler d'un changement de situation sur le front, alors que la situation est claire. Si la situation était si positive, pourquoi Zelensky se serait-il forcé de remplacer son ministre de la Défense et son commandant en chef? Il s'agit de la désinformation ou de la véritable autosuggestion. Quoi qu'il en soit, il est inévitable qu'un jour la réalité frappe. Et la réalité est telle que l'armée russe, petit à petit, élargit sa zone de contrôle, interrompt les possibilités d'approvisionnement de l'armée ukrainienne, et remet en question le bon fonctionnement de la machine de guerre ukrainienne. Par exemple, la prise par les forces russes de Konstantinovka. Traduite par la volonté d'une propagande ukrainienne d'envoyer des représentants transportant des portraits de Zelensky qui ont été détenus. L'illusion n'a pas porté ses fruits mais la réalité est que ces personnes détenues sont vivantes. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, les forces russes ont ciblé de façon très précise des entreprises de production militaire et de logistique militaire à Kiev ainsi que dans les régions de Kiev et d'Odessa. Kiev. Kiev, on a frappé des entreprises telles que Radionisk, Meridian et Okline, autant d'entreprises utilisées pour produire les composantes du missile Flamingo, FP-7, FP-9, entre autres, ainsi qu'un système de réparation des aéronefs, ainsi qu'un système de préparation et de stockage de drones. Nous avons aussi frappé un terminal ainsi qu'un centre logistique à Taravosk, centre utilisé pour l'approvisionnement et l'envoi de production de matières à usage double et de systèmes pour les drones. Nous avons aussi dans un port frappé un réservoir servant d'approvisionnement aux forces armées ukrainiennes. Le 24 juillet, nous avons. Frappé un site dans la banlieue de Kiev où l'on organisait une démonstration de drones de production ukrainienne et étrangère. Ces mêmes drones qui sont utilisés pour procéder à des frappes contre des sites civils dans la Fédération de Russie. Nous le rappelons à nouveau, les forces armées russes ne frappent que des cibles claires utilisées par les forces armées ukrainiennes. Le fait que Kiev qualifie ces sites de sites civils ne change pas la nature et leur utilisation. Kiev déploie de façon délibérée sa production militaire dans des zones civiles et utilise des entreprises civiles et des systèmes de transport pour l'armée et ensuite en déplorent les conséquences. En étant d'imputer. La responsabilité à la Russie alors que c'est eux qui militarisent leurs infrastructures civiles et violent le DIH cela a pu être confirmé par des détonations secondaires de certains sites notamment dans la banlieue de Kiev ou encore en mer noire en guise de conclusion j'aimerais indiquer que la Russie ne change pas ses plans et continue de répondre aux activités militaires lancées par le régime de Kiev avec la de l'Occident à l'encontre du sud-est de l'Ukraine et contre la Russie. Aucun pseudo accord ou aucun accord ne tenant compte de nos intérêts ne seront acceptables pour nous. Nous n'examinerons aucune proposition qui ne serait pas réaliste. Voilà pourquoi nous allons poursuivre les objectifs de l'opération militaire spéciale. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [56:51]: Je remercie la représentante de la Russie pour sa déclaration. Je passe à présent la parole à la représentante de la Colombie. Colombia · Représentante [57:03]: Merci, Monsieur le Président. La Colombie salue la tenue de la présente séance et les informations présentées par Mme Kayogo Goto, directrice de l'Europe, l'Asie centrale et les Amériques du DPPA, DPO. Et par M. Indrika Rathwate, sous-secrétaire général par intérim, chargé des affaires humanitaires et coordonnateur adjoint des secours d'urgence. Je tiens en outre à saluer les délégations qui nous accompagnent aujourd'hui. Mon pays regrette profondément la persistance des hostilités en Ukraine et leurs répercussions dévastatrices. Sur la population civile, les attaques récentes contre les hôpitaux, les infrastructures civiles et les infrastructures portuaires et des biens clairement identifiés comme appartenant à l'ONU et aux organisations humanitaires sont inacceptables et doivent être condamnés sans équivoque. En plus d'aggraver les souffrances de la population civile, Les attaques visant les infrastructures portuaires menacent les chaînes d'approvisionnement en denrées alimentaires et mettent en péril la sécurité. Alimentaire mondiale. Nous appelons à nouveau toutes les parties à honorer pleinement leurs obligations liées au droit international et en particulier le droit international humanitaire. Et nous les appelons à garantir la protection de la population civile, du personnel humanitaire et des infrastructures indispensables pour l'aide humanitaire et le bien-être et la survie de la population. À ce titre, la Colombie tient à saluer le travail du personnel humanitaire et des organismes de l'ONU qui malgré la situation de sécurité difficile, continuent de fournir une aide vitale aux communautés les. Plus durement touchées par le conflit. Les convois humanitaires qui ont pu atteindre des zones proches de la ligne de front montrent qui compris Au milieu d'un conflit, il est possible de préserver des espaces d'humanité. Cet espace doit être préservé tel que l'exige le droit international humanitaire. Le fait de garantir un accès humanitaire sûr, rapide, pérenne et sans entrave permet de. Réduire les souffrances de la population civile et cela contribue à réunir les conditions minimales pour que la diplomatie puisse s'ouvrir un chemin. Monsieur le Président, la Colombie prend note du fait que les parties aient exprimé leur disponibilité pour le dialogue, Selon différents scénarios, c'est ce qui a été dit au cours des derniers mois, cependant, ces signaux doivent maintenant déboucher sur des actes concrets et vérifiables en matière de désescalade, y compris la cessation des hostilités de manière immédiate, véritable et effective. La volonté d'avancer vers une solution négociée ne peut pas se mesurer uniquement à l'aune des déclarations. Cela doit se voir par le biais de décisions concrètes qui permettent de réduire la violence, de protéger la population civile et de préserver l'espace humanitaire. Dans le même temps, la Colombie souligne que toute solution politique doit être mise au point dans le. Cadre de la Charte des Nations unies et du droit international. Et c'est justement pour cette raison que mon pays réaffirme son soutien à tous les efforts visant à promouvoir le dialogue, la diplomatie et le règlement pacifique des différends. reconnaissant l'importance de ces éléments pour faire baisser les tensions et créer des espaces permettant aux parties de se mettre. D'accord? En outre, nous nous félicitons du rôle constructif que jouent les États qui, par des canaux diplomatiques et des mesures de confiance, ont contribué à enregistrer des avancées, notamment des accords humanitaires en matière de retour de mineurs dans leur famille, ce qui fait partie des mesures visant à alléger les souffrances liées au conflit. Monsieur le Président, la paix commence avec des décisions et des mesures permettant de rétablir la confiance entre les parties. La volonté d'avancer vers une solution négociée pacifique et durable. Doit être assortie d'efforts visant à reconstruire les vies des communautés touchées pour que ces dernières vivent dans la sécurité et la dignité conformément aux principes. De la Charte des Nations Unies et du droit international. Merci infiniment. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:02:21]: Merci pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Panama. Panama · Représentant [1:02:28]: Merci, Monsieur le Président. Nous remercions Madame Kayoko Goto, directrice pour l'Europe, l'Asie centrale et les Amériques du Département des affaires. Politiques et de la consolidation de la paix. Nous remercions également Monsieur Indrika Ratowite. Sous-secrétaire général par intérim de l'OCHA, de leur contribution précieuse sur le conflit en Ukraine qui continue de s'intensifier. Nous saluons la présence parmi nous des délégations présentes en salle. Depuis le 1er janvier 2025, le Conseil de sécurité a tenu 33 réunions sur la situation en Ukraine. Cependant. Malgré l'intensité, la fréquence de nos débats, nous n'avons toujours pas obtenu de résultats concrets qui permettraient d'apercevoir une voie crédible vers la fin du conflit. Après plus de quatre ans de guerre, nous Pouvons-nous demander combien de réunions du Conseil seront nécessaires pour convaincre les parties d'une réalité à laquelle on ne saurait se soustraire? Ce conflit n'aura pas de solution militaire. En attendant, le coût humain continue d'augmenter. Les statistiques des morts, des blessés, des déplacés civils restent dévastatrices. Il en va de même du bilan humain militaire dans le cadre de ce conflit. L'aide humanitaire continue d'être ciblée. Malheureusement, nous avons reçu des signalements concernant les dégâts causés à différents entrepôts de stockage d'aide humanitaire, avec notamment les installations du Programme alimentaire mondial à Dnipro, mais également les entrepôts de l'OMS et de l'Unicef à Kiev. En outre, nous regrettons l'attaque qui a visé le consulat honoraire de la Lettonie. Nous sommes également vivement préoccupés par le recrutement de jeunes de différentes nationalités qui participent à ce conflit en tant que combattants. Et les causes de ces recrutements méritent toute notre attention. Nous regrettons également profondément que certains de ces jeunes aient perdu la vie. Monsieur le Président, les violations du droit international et du droit international humanitaire sont devenues une habitude. Le Panama appelle à nouveau de manière ferme toutes les parties, les exhorte à trouver un cessez-le-feu immédiat, complet et durable, ce qui est une étape indispensable pour ouvrir la voie d'une paix juste et durable. Et il est grand temps de faire preuve de volonté politique. Et de s'engager de manière sincère afin de trouver un accord qui mettra un terme. À un conflit qui n'aurait jamais dû commencer, qui dure depuis trop longtemps. Et qui a imposé un coût humain insupportable tout en continuant d'éroder la paix et la sécurité internationales. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:05:54]: Je remercie le représentant du Panama pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Bahreïn. Bahrain · Représentante [1:06:05]: Monsieur le Président, d'emblée, permettez-moi de remercier Madame Kayoko Goto, Directrice pour l'Europe et l'Asie centrale du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et Département des opérations de paix, ainsi que Monsieur Indrika Ratuathe, Sous-Secrétaire général aux affaires humanitaires, et coordonnateur adjoint des secours d'urgence par intérim. Je les remercie pour leurs exposés aujourd'hui et je souhaite la bienvenue à l'ensemble des participants. Monsieur le Président, le Royaume de Bahreïn se dit grandement préoccupé quant à la tournure que prend la guerre en Ukraine et notamment l'ampleur de la destruction et l'exacerbation de la souffrance humaine dont les civils restent les premières victimes. Nous rappelons qu'il est impératif de respecter pleinement le droit international et le droit international humanitaire, notamment les principes relatifs à la protection des civils et des biens civils et le respect en tout instant et légalement. indispensable de parvenir à un cessez-le-feu global et durable. Dans ce contexte, le Royaume de Bahreïn appelle l'ensemble des parties à prendre des mesures immédiates pour parvenir à une désescalade et pour protéger les civils des répercussions de ce conflit et d'œuvrer de bonne foi afin de parvenir à un cessez-le-feu permettant de mettre un terme à l'effusion de sang et à la souffrance humaine. Le Royaume de Bahreïn réaffirme également qu'il est indispensable d'adopter des mécanismes efficaces pour atténuer les effets de ce conflit et pour protéger le personnel humanitaire et permettre au personnel humanitaire de s'acquitter de sa mission en dépit des conditions extrêmement difficiles. Nous nous félicitons des efforts humanitaires positifs et constructifs visant à désamorcer l'escalade et à renforcer la confiance entre les parties, permettant d'accroître les chances de parvenir à une solution pacifique de la crise ukrainienne, notamment à travers le dialogue et la diplomatie. Nous nous félicitons des efforts consentis par les Émirats arabes unis et qui ont abouti à l'échange de 320 prisonniers de part et d'autre. Monsieur le Président, l'intensification l'utilisation des missiles balistiques et des drones dans les conflits armés ne ferait qu'amplifier l'ampleur de la destruction et des pertes humaines et rend les efforts visant à asseoir la paix davantage difficiles. C'est pourquoi nous mettons de nouveau en garde contre les risques accrus liés à l'utilisation croissante des missiles balistiques et des drones dans les conflits, d'autant plus que le Royaume de Bahreïn, ainsi que d'autres pays dans la région font l'objet d'attaques abjectes par missiles balistiques et par drones offensifs iraniens dans une violation flagrante du droit international, notamment le droit international humanitaire et la résolution du Conseil de sécurité 2817, bien que nous ne soyons pas partie à ce conflit. En guise de conclusion, Monsieur le Président, Le Royaume de Bahreïn rappelle son appui à l'ensemble des efforts visant à aboutir à une solution pacifique et durable par le biais du dialogue et des négociations diplomatiques conformément aux principes de la Charte des Nations unies et des dispositions du droit international et de la résolution du Conseil de sécurité 2774. Je vous remercie, Monsieur le Président. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:09:50]: Je remercie la représentante du Bahreïn pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Chine. China · Représentant [1:10:00]: Monsieur le Président, je remercie la directrice Goto et le sous-secrétaire général par intérim Ratoité de leurs exposés. La situation sur la question ukrainienne est vivement préoccupante. Récemment, des attaques multiples se sont produites. avec à la clé de nombreuses victimes et de nombreux dégâts sur les infrastructures des deux côtés. L'intensité du conflit continue d'augmenter ainsi que les souffrances des civils qui empirent. Aucune partie ne souhaite être témoin de cela et cette tendance est extrêmement dangereuse et doit être inversée le plus vite possible. J'ai trois observations. Premièrement, la priorité immédiate, c'est de parvenir à un cessez-le-feu, de mettre un terme aux combats. L'évolution de la situation montre encore une fois qu'il ne. Saurait y avoir de vainqueur dans un conflit, dans une confrontation, et. L'escalade des hostilités n'apportera que des souffrances supplémentaires aux civils. Un cessez-le-feu rapide et la fin des combats servent les intérêts de long terme des parties concernées. Et c'est également. Cela correspond aux attentes collectives de la communauté internationale. La Chine appelle à mettre un terme à toutes les attaques ciblant les civils. Et nous appelons les parties à rester calmes, à faire preuve de retenue et. À s'en tenir strictement au droit international humanitaire. Il s'agit de protéger la sûreté et la sécurité des civils et des infrastructures civiles et de déployer tous les efforts possibles. Pour faire baisser les tensions afin de préserver les perspectives d'une paix rapide. Deuxièmement, la solution repose dans le respect du dialogue et de la négociation. Aujourd'hui, les parties ont des positions grandement divergentes. et la voie vers les négociations reste difficile et épineuse. Mais l'histoire a montré que les conflits ne peuvent être réglés que par les négociations. Lorsque les pourparlers commencent et se perpétuent, il reste un espoir pour la paix. La Chine appelle les parties concernées à continuer d'échanger, à faire preuve de volonté politique, de confiance mutuelle par le dialogue, trouver un consensus par les négociations et s'efforcer de trouver une paix, un accord de paix complet, contraignant et durable. Ensuite, l'approche de long terme, c'est la sécurité collective. La Russie, l'Ukraine et les pays européens sont des voisins et ne peuvent pas se détourner les uns des autres. Il faut trouver une coexistence pacifique et garantir la sécurité collective est le seul choix possible. Nous appelons les parties à abandonner la mentalité de la guerre froide, à éviter la confrontation et à trouver et à garantir une sécurité mutuelle complète tout en prenant en compte les préoccupations légitimes de sécurité dans le respect complet et total de la Charte des Nations unies. Nous appelons à éliminer les causes profondes des crises et promouvoir une architecture de sécurité régionale équilibrée et complète pour parvenir à une paix et à une stabilité durables dans la région. Monsieur le Président, la position de la Chine sur le dossier ukrainien est cohérente. Nous sommes toujours guidés par les quatre axes proposés par le président Xi Jinping. Nous estimons que la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées. Les buts et principes de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Les préoccupations légitimes de sécurité de toutes les parties doivent être prises au sérieux et tous les efforts visant le règlement pacifique de la crise doivent être soutenus. La Chine soutient fermement un cessez-le-feu, la fin des combats. Nous communiquons étroitement avec la Russie, l'Ukraine et toutes les parties concernées en. menant des efforts diplomatiques en coulisses et nous avons déployé des efforts de notre côté pour promouvoir des pourparlers de paix. Nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale et nous continuerons de jouer un rôle constructif pour faire avancer un règlement politique de la crise. Je vous remercie, Monsieur le Président. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:14:02]: Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Somalie. Somalia · Représentant [1:14:14]: Merci, Monsieur le Président. D'emblée, nous remercions la directrice Goto et le sous-secrétaire général par intérim Ratwatte de leurs exposés circonstanciés. Nous sommes réunis à nouveau et nous sommes préoccupés par les hostilités en cours. et le fait que la situation de sécurité humanitaire continue d'empirer en Ukraine. L'évolution récente de la situation. Montre qu'à mesure que ce conflit continue, les souffrances humaines se prolongent et les perspectives d'une paix durable s'estompent. Monsieur le Président, nous continuons d'être vivement préoccupés par l'escalade continue des actions militaires avec le ciblage de civils et d'infrastructures civiles. La protection des infrastructures civiles et des civils représente une obligation non négociable consacrée par le droit international humanitaire. Et dès lors, nous appelons toutes les parties à respecter strictement, à honorer strictement leurs obligations au titre du droit international, du droit international humanitaire et à protéger les écoles, les hôpitaux et les logements. Monsieur le Président, nous sommes convaincus qu'il n'y a pas de solution militaire à ce conflit prolongé. la diplomatie et le dialogue sont les seuls moyens viables de mettre un terme à cette crise. Nous redisons que toutes les parties doivent privilégier la désescalade, faire preuve de la plus grande retenue et s'engager en faveur d'un cessez-le-feu complet et immédiat. Monsieur le Président, certes, nous constatons les défis complexes qui entourent le travail diplomatique, mais nous reconnaissons que les contacts de haut niveau récents et les discussions, et nous saluons les discussions visant à trouver une voie vers la paix. Nous encourageons tous les efforts internationaux et le travail bilatéral visant à renforcer la confiance et bâtir un chemin vers l'association des hostilités. Le règlement juste et durable doit prendre en compte les causes sous-jacentes du conflit et être pleinement cohérent vis-à-vis des buts et principes de la Charte des Nations unies. Pour une paix durable, il faudra des compromis, des mesures de confiance, une vision partagée de la sécurité collective et durable. En guise de conclusion, ma délégation réaffirme son soutien sans faille aux efforts diplomatiques visant un règlement qui rétablisse la paix, la sécurité et la. Stabilité dans la région. Le peuple de l'Ukraine et toutes les personnes touchées par le conflit méritent la paix, la prospérité et la dignité. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:16:31]: Le représentant de la Somalie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Libéria. Liberia · Représentant [1:16:39]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie également les intervenantes et intervenants de leurs exposés qui laissent songeur. Le Liberia prend la parole à double titre en tant que membre élu du Conseil et en tant que premier pavillon maritime du monde. Nous représentons 300 millions de tonnes brutes, 17 % du volume de marchandises acheminées par voie maritime. Nous prenons la parole au nom des équipages civils ciblés en haute mer et d'une économie internationale qui ploie sous le poids de la guerre en Ukraine. Monsieur le Président, Le Liberia condamne dans les termes les plus fermes la frappe contre le navire transportant du gaz liquéfié dans les eaux internationales, frappe qui a tué un civil et blessé trois autres membres d'équipage. Nous adressons nos condoléances à sa famille et nous exprimons notre solidarité aux côtés des rescapés. Ces marins ne portaient aucun uniforme militaire, ne portaient pas d'armes et ne combattaient pas. Il s'agissait de travailleurs civils qui travaillaient pour approvisionner le monde en énergie et en aliments. Et les dégâts qui ont été ensuite infligés. Au. Vraquier Christiana B confirme que ces attaques ne sont pas des incidents isolés mais représentent une menace systématique et préoccupante touchant le commerce maritime mondial. Excellence, les attaques contre les navires. Marchands ne sont pas seulement des incidents tragiques, il s'agit de violations directes du droit international humanitaire. Il s'agit de violations des normes en matière de sûreté de l'Organisation maritime internationale. également d'un reflux flagrant de la liberté de circulation en haute mer garantie au titre de l'article 87 de la Convention sur le droit de la mer. Certes, les zones de combat englobent les eaux internationales, mais les conséquences ne s'arrêtent pas au littoral de la mer Noire. Plus de 80% du commerce mondial transite par la mer. Lorsque les routes maritimes commerciales deviennent des stands de tir, l'assurance liée à la guerre flambe, les chaînes d'approvisionnement sont bouleversées et les prix de l'énergie et des aliments flambent également. Et pour les pays en développement, notamment en Afrique, cela débouchent directement sur une augmentation des prix du carburant à la pompe, des aliments plus chers dans la salle à manger et des taxes injustes imposées aux pays en développement, taxes que doivent payer les citoyens lambda dont la plupart ne peuvent pas se le permettre. Et tant que les, certes les destructions en Ukraine et sur le théâtre de guerre qui s'élargit sont dévastatrices, mais l'effet domino sur la sécurité énergétique et alimentaire nous touche toutes et tous. Notamment, les attaques nous brisent le cœur. Et comme je le disais, cela nous touche toutes et tous. Ce qui m'amène à une réalité fondamentale. Dans cette crise? Pour nous, le refus persistant d'abandonner l'escalade militaire n'est pas une force. Il s'agit là d'une intransigeance diplomatique mortifère. Il s'agit d'une réticence tragique à accepter la vérité de ce conflit, à laquelle on ne saurait se soustraire. L'histoire nous offre une leçon difficile. Lorsque la guerre s'arrête, et cela sera le cas de manière inévitable, elle s'arrête à la table des négociations avec les mêmes mesures diplomatiques que celles qui sont disponibles pour les parties aujourd'hui, les principes de souveraineté et les principes du droit international ne changeront pas. La seule différence entre un règlement aujourd'hui et un règlement dans plusieurs années, c'est la mort, les destructions irréversibles et les vies humaines gâchées ce à quoi aucun traité ne pourra remédier. Chaque jour qui s'écoule, chaque jour de retard n'ajoute rien au compromis qui sera trouvé au bout du compte. Cela ne fait que provoquer plus de de vies humaines. Excellence, le monde ne peut pas se permettre une guerre d'usure sans fin. Le monde ne peut pas accepter que l'hypothèse de base d'une paix durable soit bâtie uniquement sur le champ de bataille. Les victoires militaires sont trempées dans le sang. alors qu'une paix négociée en croix dans le droit international dure et se pérennise. Sous la houlette de la République démocratique du Congo, ce mois-ci, le Conseil s'est focalisé sur le chapitre VI et les mécanismes y afférents concernant le règlement pacifique des différends. Et nous devons maintenant passer des simples débats dans la salle du Conseil de sécurité à des actes concrets sur l'ensemble des points chauds du monde, y compris la guerre en Ukraine. Par conséquent, le Libéria appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable, assorti d'une désescalade opérationnelle urgente y compris des couloirs maritimes sûrs, démilitarisés, concernant les routes commerciales en matière d'énergie et de céréales. Nous appelons également à un engagement renouvelé en faveur de pourparlers diplomatiques. Et plus précisément, Monsieur le Président, le Libéria prie instamment toutes les parties de convenir d'un cessez-le-feu immédiat et s'engager dans des négociations de paix directes et de haut niveau. Deuxièmement, de respecter le droit international humanitaire et l'article 87 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en garantissant la sûreté, la sécurité des marins civils et des navires commerciaux. Et trois, de préserver la liberté de navigation sans entrave par le biais de zones de sûreté maritime en mer Noire et 4 de coopérer pleinement avec une enquête internationale impartiale concernant les attaques contre les navires civils. Monsieur le Président, les océans représentent les artères du commerce mondial et de la survie humaine et ne doivent jamais devenir des victimes collatérales de la guerre. Le Conseil de sécurité doit dès lors agir de manière déterminée et unie. Contribuons à faire taire les armes sur la terre pour que nous puissions rétablir la sécurité en mer. Et réaliser la paix qu'exige la communauté internationale, que le peuple ukrainien souhaite et que le peuple. Russe, j'en suis sûr, nécessite également. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:26:02]: Représentant du Libéria pour sa déclaration. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la République démocratique du Congo. Plus tôt, nous donnons la parole au Pakistan. Pakistan · Représentant [1:26:22]: Merci, Monsieur le Président. Je tiens également à remercier la directrice Kayoko Goto et le sous-secrétaire général Indrika Ratuité de leurs exposés. Monsieur le Président, le conflit qui se poursuit. En Ukraine et notamment l'escalade en matière d'intensité, de fréquence des deux parties, présente une source de vive préoccupation. Nous sommes également préoccupés par les attaques signalées contre des infrastructures civiles critiques essentielles pour la sécurité alimentaire et énergétique. Les effets de ces actes ont des effets négatifs pour les villes, les moyens de subsistance bien au-delà de la zone de conflit et notamment pour les pays du Sud. Nous Nous condamnons également les conséquences négatives pour les civils et les infrastructures civiles en raison des combats incessants. Nous condamnons également le ciblage des acteurs humanitaires et des infrastructures connexes. Monsieur le Président, nous relançons notre appel aux parties à pleinement respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire, les violations des principes largement acceptés et bien établis du DIH. Risque de provoquer une escalade, d'approfondir la défiance, d'aggraver les souffrances humaines et. D'estomper encore davantage les perspectives d'une paix durable. Il est évident que la paix et la stabilité durables ne peuvent être réalisées que si les parties s'engagent en faveur d'un dialogue rapide, durable et véritable. La quête. D'une solution militaire ne provoquera que davantage de destructions et les conséquences vont au-delà de la région. Il est malheureux que nous fassions face à cette situation dix-sept mois après l'adoption de la résolution 2774 proposée par les États-Unis, appuyée par le Pakistan et d'autres membres du Conseil. Cette résolution déplore les pertes tragiques de vies humaines, réaffirme le principe de règlement pacifique des différends et appelle à une fin rapide du conflit et exhorte à une paix durable entre l'Ukraine et la Fédération de Russie. Cette résolution doit être mise en œuvre. Dès lors? Nous soulignons la nécessité d'une cessation des hostilités complète et immédiate pour créer un espace pour la diplomatie et la reprise du dialogue. La seule voie viable, c'est un règlement pacifique mutuellement acceptable, cohérent vis-à-vis des buts et principes de la Charte des. Nations unies et correspondant aux intérêts de sécurité légitimes de toutes les parties et aux accords multilatéraux pertinents. Le Pakistan continuera d'épauler tous les efforts visant à réaliser une paix juste, complète, durable de ce conflit. Merci. Democratic Republic of the Congo · Représentant [1:29:41]: Je remercie le représentant du Pakistan pour sa déclaration. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la République démocratique du Congo. Distingués membres du Conseil, la République démocratique du Congo remercie Mme Kayoko Goto directrice et responsable par intérim pour l'Europe, l'Asie centrale et les Amériques au Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, ainsi que M. Indri Kara Toite, sous-secrétaire général par intérim aux affaires humanitaires et coordonnateur adjoint des secours d'urgence au sein du Bureau de la coordination des affaires humanitaires pour leurs exposés. Les informations qui nous parviennent sur la situation en Ukraine demeure profondément alarmante. Alors que les premières semaines de l'année 2026 semblaient laisser entrevoir une possible accalmie et nourrir l'espoir d'une sortie de crise, les mois qui se sont suivis n'ont malheureusement fait que confirmer l'installation durable d'une poursuite de violence qui continue d'enregistrer son lot de victimes civiles. La République démocratique du Congo demeure vivement préoccupée par la poursuite et l'intensification des hostilités, malgré les appels répétés de ce Conseil à la désescalade et à la retenue, force est de constater que la logique militaire continue de prévaloir sur les efforts politiques et diplomatiques pourtant indispensables à un règlement durable de ce conflit. Cette évolution ne fait qu'aggraver les conséquences humanitaires de la guerre et accroître les souffrances des populations civiles. Les informations portées à la connaissance du Conseil au cours de ces derniers jours, tout comme les développements évoqués par nos intervenants, rappellent une fois encore l'urgence de mettre fin aux souffrances des populations meurtries et exténuées par plus de quatre années de guerre. La République démocratique du Congo exprime sa profonde compassion à toutes les victimes civiles de ce conflit et réaffirme sa solidarité avec les populations affectées où qu'elles se trouvent. Nous saisissons également cette tribune pour rappeler que les populations civiles, au même titre que les infrastructures indispensables à leur survie, ne doivent jamais être prises pour cible et doivent pleinement être protégées conformément au droit international humanitaire. En effet, notre indignation ne peut être que plus vive lorsque les statistiques présentées par la mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine font état d'une augmentation de 37 % du nombre de victimes civiles au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Ces chiffres illustrent avec force le coût humain grandissant du conflit et confirment que la poursuite de la logique militaire continue de frapper durement les populations civiles de part et d'autre de la frontière. Distingués membres du Conseil, réaffirmant son profond attachement aux buts et principes de la Charte des Nations unies ainsi qu'au respect du droit international et du droit international humanitaire, la République démocratique du Congo rappelle qu'il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit. Chaque nouvelle offensive, quelle qu'en soit l'origine, prolonge le continuum de violence accroît les souffrances humaines et éloigne davantage les perspectives d'une paix durable. Ma délégation renouvelle par conséquent son appel à la cessation des hostilités, à la protection effective des populations civiles ainsi que des infrastructures indispensables à leur survie et à l'instauration d'un cessez-le-feu susceptible de créer les conditions favorables à un véritable processus politique. La République démocratique du Congo demeure consciente de la diversité des perceptions qui entourent les origines, l'évolution et les responsabilités liées à ce conflit et rappelle toutefois que cette pluralité d'appréciation ne devrait jamais conduire à la paralysie diplomatique. En effet, ma délégation maintient qu'une paix véritable ne pourra être atteinte que si les préoccupations de toutes les parties sont entendues et examiner avec responsabilité, discernement et bonne foi dans le strict respect de la Charte des Nations Unies et du droit international. À cet égard, ma délégation souhaite rappeler que le débat de haut niveau organisé récemment par le Conseil sur le thème « Renforcement des mécanismes de règlement pacifique des différends dans le prolongement de la résolution 2788 » Ce débat a opportunément rappelé que la Charte des Nations Unies met à la disposition des États un ensemble d'instruments de diplomatie préventive et de règlement pacifique des différends, notamment la négociation, la médiation, la conciliation, l'arbitrage et le règlement judiciaire, dont le plein recours demeure plus que jamais nécessaire. La République démocratique du Congo appelle ainsi les parties à reprendre sans délai un dialogue franc, sincère, inclusif et conduit de bonne foi avec l'appui des Nations unies et de tous les acteurs susceptibles de contribuer de manière impartiale et constructive au rapprochement des positions. Ces efforts doivent viser l'avènement d'une paix juste, durable et mutuellement acceptable dans le respect de la souveraineté, de l'indépendance politique et de l'intégrité territoriale des États, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies. Le Conseil de sécurité ne peut se limiter à constater périodiquement la dégradation de la situation. Il lui appartient de préserver les voies de la diplomatie, de soutenir les initiatives crédibles de médiation et d'encourager toutes les démarches susceptibles de favoriser une désescalade durable. En conclusion, la République démocratique du Congo demeure convaincue que seule une solution politique permettra de mettre un terme durable à ce conflit. Notre responsabilité collective est de faire taire les armes, d'interrompre la poursuite de violences qui frappent les populations civiles et de créer les conditions propices à une paix juste, durable et mutuellement acceptable. À cette fin, ma délégation continuera d'appuyer toute initiative crédible fondée sur le dialogue, la diplomatie préventive et le règlement pacifique des différends conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. Je reprends à présent mes fonctions de président du Conseil. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:37:10]: Le représentant de la France a demandé la parole pour faire une autre déclaration. Je la lui donne. France · Représentant [1:37:18]: Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, nous fêtons cette année le 250e anniversaire des États-Unis et chacun sait la place que la France y a prise. Et il y a quelques jours, la statue de la Liberté était illuminée, pas très loin d'ici. Nous avons particulièrement conscience de ce que c'est à San Francisco que la Charte a été adoptée et que les Nations unies ont été créées avec pour objectif de travailler à la paix et à la sécurité internationale, aux droits de l'homme, au développement. Tout cela, c'est l'esprit dans lequel la France travaille aux Nations unies, au Conseil de sécurité, à l'Assemblée générale, pour préserver cette institution, son indépendance, sa capacité d'action au service de la Charte, au service des droits de l'homme et au service de la paix. Dans l'enceinte qui nous réunit et dans le débat d'aujourd'hui, notre but, c'est de continuer à travailler avec tous ceux qui portent des initiatives de paix pour que l'Ukraine retrouve la paix, la sécurité, son intégrité territoriale, sa totale souveraineté. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:38:37]: Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de l'Ukraine. Ukraine · Représentant [1:38:47]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie la République démocratique du Congo, présidente du Conseil, pour l'organisation de cette réunion à la demande de la France, de la Grèce, de la Lettonie et du Royaume-Uni, qui ont appuyé notre demande. Je remercie également nos différents intervenants. La directrice Goto et le. Sous-secrétaire Parantemy Ratwatte qui ont évoqué les crimes de guerre commis par la Russie contre des civils ukrainiens. J'aimerais mentionner ce que disait le procureur en chef américain au procès de Nuremberg, à savoir. Les méfaits que nous condamnons sont si calculés, si. Dévastateurs que la civilisation ne saurait les tolérer ou en faire fi parce que nous ne pourrions pas survivre à leur répétition. Fin de citation. Pourtant, il semblerait que la communauté internationale tolère encore les crimes de guerre perpétrés par la Fédération de Russie, tente de justifier de façon cynique sa guerre d'agression contre la Russie. Nous avons entendu la Russie présenter de fausses preuves pour justifier ses violations du droit international. Moscou ne connaît aucune limite, il n'y a pas de frontière qu'elle ne franchit pas. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, la Russie a procédé à la plus vaste attaque de missiles balistiques depuis le début de cette agression. De grande ampleur contre l'Ukraine 41 missiles et plus près de 200 drones ont été utilisés contre la région de Kiev les frappes les plus meurtrières ont lieu à Kharkiv, Sumy, Donetsk, Zaporijia et dans la région de Kherson le 23 juillet la Russie a ciblé une ville dans la région de Dnipropetrovsk, faisant au moins 28 blessés. Le 24 juillet, trois missiles russes ont tué 11 personnes et ont blessé près de 100 personnes dans la région de Kiev. Dans la même journée, la Russie a frappé et détruit le consulat honoraire de la Lettonie à Slavyansk, comme cela a été évoqué vendredi dernier. Un drone russe a frappé un supermarché, tuant deux personnes, y compris une fille de dix ans. Vingt-cinq personnes ont été blessées en raison de cette attaque. Il ne s'agit pas d'accidents ou de dommages collatéraux. Ce sont des actes cyniques et barbares commis contre des civils. La Russie continue. cibler les civils, les zones où habitent les civils, les zones où les civils font leurs courses, c'est la preuve de son mépris total des droits humains, Monsieur le Président. La Russie continue l'escalade de cette guerre d'agression contre l'Ukraine, c'est un fait indéniable, comme les intervenants l'ont dit. Récemment, la Russie a pris pour cible des sites d'exportation de blé et tente de bloquer les voies maritimes en mer Noire. Ce faisant, l'objectif est de perturber la fourniture d'alimentation. Ce sont plus d'un millier d'infrastructures portuaires qui ont été endommagées depuis le début de la guerre. 230 navires civils ont été endommagés et plus de 300 civils ont été tués en raison de la campagne délibérée de terreur menée par la Russie contre les infrastructures civiles et portuaires. En juin et juillet, la Russie a attaqué plus de 50 navires de transport, qui ont fait 30 victimes. Le dernier incident a eu lieu le 19 juillet, où des missiles de croisière russes ont frappé des navires appartenant à une entreprise turque et matriculés en Guinée-Bissau. Un pilote a été tué et huit personnes ont été secourues. Ce navire ne présentait aucune menace. le navire a sombré. Dans la même journée, un autre navire a été ciblé à Odessa, il battait pavillon dans notre pays. Un autre navire civil des îles Marshall a été frappé dans le port d'Odessa. Puis. Quatre membres d'équipage ont été blessés. En moins de quarante-huit heures, la Russie a frappé trois navires commerciaux dans les eaux dans les ports ukrainiens. Nous faisons part de nos sincères condoléances aux membres d'équipage et au personnel portuaire. Ces attaques russes ont blessé des marins de l'Ukraine, de l'Égypte, de la République arabe syrienne et de l'Inde. Ces attaques ces attaques sont difficiles à justifier ou à présenter comme des coïncidences. Il s'agit d'actions délibérées. Depuis juillet 2026, les exportations de blé depuis l'Ukraine sont interrompues en raison de ces attaques. Les conséquences sont claires. Le délai de ces attaques est clair. Ces attaques ont lieu pendant la période de récolte et d'exportation du blé qui devrait parvenir aux marchés internationaux. Depuis le début du mois de juillet seulement, 31 navires commerciaux ont été attaqués. La Russie sait bien quelles sont les conséquences de telles actions. Plus de 90 %. Des exportations de blé passent par les ports de la mer Noire pour l'Ukraine. Cela entraîne une véritable incertitude pour les pays qui dépendent directement de nos exportations. Les conséquences se font sentir. Bien au-delà de l'Ukraine, de l'Europe, des millions de familles en Asie, en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient. le prix de l'interruption des transports, les prix augmentent et le transport maritime devient plus dangereux. Monsieur le Président, avec l'aide du secrétaire général et avec les partenaires turcs. En 2023, nous avons établi l'initiative pour la mer Noire qui a contribué à la sécurité des marchés alimentaires. La Russie s'est retirée de cet accord et et a tenté d'imputer la responsabilité aux Nations unies et au secrétaire général. Nous avons rejeté de telles allégations. C'est la Russie qui s'est retirée de cette initiative et qui a interrompu un mécanisme bénéficiant à bien des continents. Et maintenant, c'est ce pays qui remet en question l'organisation qui a rendu possible cet accord. Vous pouvez confirmer les faits vous-même. L'Ukraine, quant à elle, fait part de son plein appui au secrétaire général et nous appuyons sa volonté systématique de défendre la Charte, la paix et la sécurité internationales. Nous avons lancé ce couloir en mer Noire afin de contribuer à ces efforts alors que la Russie continue de nous cibler avec des missiles et des drones. N'oublions pas un fait important. personne n'attaque les exportations de blé de la Russie personne ne cible ces terminaux la Russie s'acquitte de son droit à la légitime défense. Tel que le prévoit la charte en faisant montre de prudence et en respectant le droit international. Nos forces ne cible que les capacités militaires de la Russie et les systèmes sous-tendant cette machine de guerre nous n'avons jamais demandé cette. Guerre lorsque l'Ukraine frappe des bases militaires des cibles militaires des infrastructures de carburant. Il s'agit d'infrastructures qui appuient cette machine de guerre. Et donc nous rendons la pareille. La Russie, quant à elle, s'en prend à des navires commerciaux, à des terminaux commerciaux. et impose à la communauté internationale d'accepter cette terreur. Ce sont des civils qui sont terrorisés ainsi que la sécurité alimentaire. Cela doit cesser. L'ONU? Doit exploiter tous les outils à sa disposition pour aller de l'avant, y compris les outils prévus par le droit. International, afin de mettre fin aux attaques commises contre les civils, pour restaurer la liberté de navigation en mer Noire et garantir la sécurité des marins victimes de ces attaques. Défendre la liberté de navigation est une priorité de longue date pour le Conseil et nous prenons note de son. Initiative dans une résolution abordant les actions qui menacent la sécurité maritime et les voies maritimes internationales. La détérioration de la situation en mer Noire nécessite l'attention urgente et l'action urgente du Conseil de sécurité. Nous saluons les efforts de bons offices qui devraient garantir la pleine conformité par la Russie de ses obligations au titre du droit international. y compris du droit de la mer. Monsieur le Président, cette guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine va bien au-delà de frappes de missiles, d'attaques contre des ports ou de tentatives visant à perturber. Les chaînes d'approvisionnement alimentaire. Alors que vous voyez des navires en feu en mer Noire et des bâtiments détruits dans des villes ukrainiennes, ce sont des dizaines de milliers d'Ukrainiens en emprisonnés détenus dans les territoires occupés ainsi que sur le territoire de la Fédération de Russie leur seul crime a été de défendre leur pays de refuser l'occupation de s'exprimer en ukrainien ou de rester loyaux. À leur parti à leur patrie non non si pour 100 Des détenus ukrainiens interrogés par le HCDH ont fait état de tortures ou autres traitements dégradants. Près de 90% ont fait état de violences sexuelles liées au conflit. Des prisonniers de guerre ont été exécutés après avoir été détenus, alors que d'autres meurent en détention. détenus sont victimes de cette même machine de guerre. Les tortures sont systématiques. Près de 182 civils ont été exécutés dans les zones sous le contrôle de la Russie, y compris dans des centres de détention. Bien de ces personnes ne retrouveront jamais leur patrie en vie. Défendre nos citoyens est essentiel pour nous et pour l'ONU, la communauté et pour la communauté internationale qui devrait un jour jouer un rôle actif. Chaque jour passé en détention russe, c'est un jour de plus de souffrance que le droit international. A été créé pour éviter. Le retour des prisonniers de guerre et des civils illégalement détenus ainsi que des enfants déportés. Illégalement doit demeurer une priorité. Jusqu'à ce que nos derniers concitoyens soient retrouvés. Le tableau que j'ai dépeint aujourd'hui est très clair. Qu'il s'agisse de frappes de missiles contre des zones résidentielles, qu'il s'agisse d'attaques. Contre des terminaux de blé, qu'il s'agisse de tortures dans les geôles de la Russie, cela s'inscrit dans une même politique. Comme nous l'avons un jour entendu, ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent aussi commettre des atrocités. Voilà ce que fait la Russie et les responsables doivent rendre des comptes pour ces crimes de guerre. Moscou préserve ses velléités impérialistes. Tous nos efforts de rétablir la paix font l'objet d'une escalade des violences. La Russie se prépare à une nouvelle vague de destruction et de mort. Et comme l'a dit le président Zelensky, la Russie a appelé 30 000 troupes supplémentaires de la RPDC. Encore une autre preuve de la malveillance du régime de Moscou qui tronque l'histoire et tente d'imputer la responsabilité de ses crimes à d'autres. Rien ne peut justifier cette guerre d'agression contre l'Ukraine. Il s'agit maintenant d'un seul système qui se nourrit du bain de sang, de la souffrance et de la peur. Nous avons donc bien vu la véritable nature du régime de Moscou, se nourrit de mensonges, de sang et de vilité impérialiste. Voilà pourquoi nous allons redoubler d'efforts pour rétablir une paix juste et pérenne. Pour cela, il faudra continuer d'appuyer l'Ukraine, de renforcer les sanctions contre la Russie et d'entraver ses capacités militaires. Quand? Comme l'ont dit les partenaires, l'heure est à l'action. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:52:15]: Merci le représentant de l'Ukraine pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de l'Estonie. Estonia · États baltes · Représentante [1:52:25]: Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom des États baltes. Nous souscrivons à l'intervention de l'Union européenne. Nous en sommes maintenant à la cinquième année d'agression de grande ampleur contre l'Ukraine et la Russie ne fait montre d'aucune volonté de renoncer à ses objectifs impérialistes visant à établir son contrôle sur l'Ukraine. Les dernières semaines se sont caractérisées par des attaques de grande ampleur, des tirs de missiles, de drones ont frappé des villes et fait des victimes et des blessés parmi les civils en détruisant des maisons, des hôpitaux, des écoles et autres infrastructures essentielles. Une frappe russe contre un entrepôt de l'UNICEF a détruit des cargaisons humanitaires. Valant près de 4. Millions de dollars le 24 juillet une frappe russe a détruit le consulat honoraire de la Lettonie à slovian il s'agit d'une violation grave des normes diplomatiques internationales nous condamnons ces attaques odieuses et illégales dans les termes les plus fermes La Russie est incapable de briser la résistance de l'Ukraine et tente donc de terroriser sa population en procédant à des frappes de drones dignes d'un safari humain à proximité des lignes de front. Les attaques contre les civils et les sites civils. Ainsi que les attaques indiscriminées sont interdites au titre du droit international humanitaire. La destruction d'infrastructures critiques dont dépendent des millions de personnes ne sert aucun objectif militaire. On constate un schéma similaire en mer Noire. Alors que la récolte est en cours, la Russie attaque des navires transportant du blé, faisant des blessés et des morts parmi l'équipage d'Égypte, de Syrie ou d'Inde. En entravant l'exportation de blé en provenance de l'Ukraine, la Russie cible les marchés alimentaires, faisant risquer la faim à des millions de personnes en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Nous appelons le Conseil et la communauté internationale à condamner ces attaques et nous exigeons que la Russie les cesse immédiatement. Nous sommes solidaires avec la Roumanie, victime d'incursions de drones dans son espace aérien. Ces actions de la Russie doivent cesser. Monsieur le Président, les forces armées et sécuritaires de la Russie ont été inscrites à maintes reprises aux annexes des rapports du Secrétaire général pour violations graves commises contre les enfants et on les retrouve maintenant à la liste pour les violences sexuelles commises dans les conflits suite à la confirmation de trois cent cas de violences sexuelles perpétrées contre des Ukrainiens. La résolution du Conseil de sécurité. 2242 a salué la décision du Secrétaire général indiquant que tous les États inscrits à plusieurs reprises. Dans les annexes de ces rapports. Ne peuvent pas participer aux opérations de paix de l'ONU. Les forces responsables à maintes reprises de telles violations ne peuvent pas de façon crédible protéger les populations en défendant le drapeau de l'ONU. Nous exhortons le Conseil à appliquer de façon stricte la résolution 2242 et nous exhortons le Conseil de sécurité à appliquer cette décision de façon cohérente. Nous exhortons la Russie à cesser le lavage de cerveau et la militarisation d'enfants ukrainiens. Nous appelons au retour de ces enfants déportés de force. Nous appelons aussi à la libération des prisonniers de guerre et des civils détenus de façon illégale. Nous appelons à un accès humanitaire sûr et sans entrave à tous ceux. Qui sont dans le besoin, y compris sur les territoires occupés à titre temporaire de l'Ukraine. Chaque victime mérite la justice et toutes les actions de la Russie doivent faire l'objet de la reddition de comptes. Nous appuyons la CPI et la création et l'opérationnalisation rapide du tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Nous appelons tous les États membres à appuyer et à épauler la CPI et le tribunal spécial dans leur mission de lutte contre l'impunité. à rendre justice aux victimes et prévenir la commission d'autres crimes, les États baltes, à nouveau. Appellent à un cessez-le-feu immédiat, complet et sans condition. Il s'agit de la première étape en vue d'une paix juste et pérenne en Ukraine, ancrée dans la Charte de l'ONU et le droit international. Une telle paix ne saurait être imposée à l'Ukraine ou ne saurait récompenser le crime d'agression. Nous demeurons solidaires avec l'Ukraine et nous rappelons notre appui infaillible en faveur de son indépendance, sa souveraineté, son intégrité territoriale dans ses frontières reconnues sur le plan international. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [1:57:19]: Merci. Je donne à présent la parole à Monsieur Quentin Weiler de la délégation de l'Union européenne auprès de l'Organisation des Nations Unies. EU · EU · Représentant de la délégation de l'Union européenne auprès de l'ONU · Quentin Weller [1:57:29]: Merci Monsieur le Président. J'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Les pays candidats, Macédoine du Nord, Monténégro, Albanie, Ukraine, République de Moldova, Bosnie-Herzégovine, Géorgie et Andorre souscrivent à cette déclaration. Je remercie la présidence de la RDC de l'organisation de cette séance. Je remercie les intervenantes et intervenants des informations factuelles présentées. La mort et la destruction causées par l'agression non provoquée de l'Ukraine par la Russie se poursuivent. L'ONU a vérifié plus de 2000 victimes civiles rien qu'en juin. C'est un niveau record en quatre ans. Quasiment toutes ces victimes se trouvent dans les centres urbains de l'Ukraine suite aux bombardements aériens menés par la Russie. Alors que le monde exige un cessez-le-feu et des négociations, la Russie répond avec des attaques brutales contre les villes et la population ukrainienne. La semaine dernière, la Russie a détruit le consulat honoraire de la Lettonie à Sloviansk. Nous constatons également une tendance concernant les attaques contre les travailleurs humanitaires qui viennent en aide aux personnes qui vivent à proximité des lignes de front. Selon les objectifs qu'elle a elle-même fixés, la Russie ne les atteint pas. Elle dépense 40 % de son budget dans la sécurité et les dépenses militaires. Elle a enregistré des millions de pertes avec des gains territoriaux minimaux. Elle est isolée au plan international et son économie est durement mise à l'épreuve. Le fait que cette brutalité cynique contre les civils alimente par le désespoir, alimentée par le désespoir de la Russie avec ses échecs sur le champ de bataille n'excuse ni l'humanité de la Russie ni les violations flagrantes au titre du droit international. Cela ne fait qu'aggraver tout cela. L'UE continue de défendre fermement le droit international tel que consacré par la Charte des Nations unies. Nous continuerons d'appuyer l'Ukraine qui exerce son droit inhérent à la défense légitime au titre de l'article 51 de la Charte. Nous avons mobilisé plus de 200 milliards d'euros à cette fin en réponse à l'invasion illégale d'un membre permanent du Conseil. Nous continuons d'appeler à un cessez-le-feu complet sans condition et immédiat également une paix complète, juste et durable en Ukraine sur la base du droit international, y compris la Charte des Nations unies. Nous appelons la Russie et son allié, le Bélarus, à garantir immédiatement le retour sûr et sans condition des enfants ukrainiens déportés et transférés de manière illicite. Nous exhortons tous les pays, y compris les membres du Conseil de sécurité, à cesser toute assistance ou protection diplomatique de la Russie, que ce soit directe ou indirecte. Chers collègues, la Russie ne peut pas réussir à modifier les frontières par la force. Ou se soustraire à sa responsabilité suite à ses actes. Le plus vite la Russie le réalisera et le plus. Vite elle mettra un terme à son agression et viendra à la table des négociations. Le plus vite cette spirale absurde de mort et de destruction aura une chance de cesser. Nous prions instamment tous les membres du Conseil de travailler avec nous à exercer des pressions sur la Russie à cette fin et garantir la pleine application du principe de responsabilité concernant les crimes de guerre et d'autres crimes graves commis dans cette guerre d'agression. Le temps du cessez-le-feu, c'est maintenant. Merci. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [2:00:43]: On entend de la Pologne. Poland · Représentant [2:00:46]: Monsieur le Président, je remercie la République démocratique du Congo de l'organisation de la présente séance. Je remercie également les intervenantes et intervenants de leurs exposés riches en informations. Malgré de lourdes pertes sur le champ de bataille et des problèmes économiques qui s'aggravent, la Russie n'a pas la volonté de cesser sa guerre d'agression contre l'Ukraine. Bien au contraire, elle cible systématiquement les infrastructures civiles ukrainiennes avec la clé des victimes civiles et des milliers de personnes privées d'accès aux services essentiels. La semaine dernière, la Russie a ajouté le consulat honoraire de la Lettonie à Slavyansk à ses cibles délibérées dans le cadre de ses frappes. La Pologne condamne ces actes de la manière la plus ferme et appelle la Russie à cesser cette guerre. L'escalade récente des attaques russes contre les ports de la mer Noire et les navires commerciaux bouleverse déjà le trafic maritime et représente une grave menace pour les capacités d'exportation de l'Ukraine. Ces attaques délibérées minent non seulement l'économie ukrainienne, mais également la sécurité alimentaire mondiale et le principe fondamental de liberté de navigation. La Pologne condamne fermement les incursions dans l'espace aérien roumain sur le flanc de l'est de l'OTAN, ce qui représente une violation claire du droit international. Monsieur le Président, le Conseil a entendu de manière répétée le discours de Moscou concernant les soi-disant causes profondes de la guerre et ses préoccupations de sécurité légitimes, entre guillemets. Il s'agit là de slogans de propagande. qui n'ont aucun lien avec la réalité. Il est temps de cesser de répéter ces discours et de se focaliser sur les faits. L'Ukraine n'était pas membre de l'OTAN en février 2022 et il n'y avait pas d'adhésion imminente. Les affirmations selon lesquelles l'Ukraine ou l'OTAN représentent une menace pour la souveraineté de la Russie n'ont. Jamais été étayées par les réalités stratégiques avant l'invasion. Alors que si on écoute les justifications bizarres avancées par la Russie concernant cette guerre, il est de plus en plus difficile de comprendre l'objectif de Moscou. Les explications sont coupées de la réalité. Nous appelons donc les membres du Conseil à rejeter ces discours fallacieux et à rester guidés par les faits. Le fait que la politique révisionniste de la Russie remonte bien avant 2022. Le fait est que cette politique révisionniste remonte à bien avant 2022. Pendant des années, Moscou a essayé de préserver sa sphère d'influence concernant ses voisins par le biais de l'agression militaire, de la diplomatie coercitive, de la pression économique, d'opérations cyber et de désinformation. Il ne s'agit pas là d'un comportement d'un État qui se défend. C'est plutôt le comportement d'un État qui recherche l'impérialisme. La rhétorique de la Russie sur les préoccupations légitimes de sécurité sont le signe d'un état d'esprit impérial obsolète plutôt que d'une réponse sincère vis-à-vis d'une menace imminente. La Russie est devenue la principale source d'insécurité en Europe et la seule manière de se pencher sur les soi-disant causes profondes de cette. Guerre, c'est que la Russie change sa politique. En attendant, l'Ukraine a le droit de se défendre contre la Russie, tel que le stipule l'article 51 de la Charte des Nations unies. Monsieur le Président, la voie vers la paix est claire. Il faut exercer des pressions sur la Russie. La communauté internationale doit agir, y compris les membres du Conseil, pour que la Russie se lance enfin dans des négociations véritables. Nous appelons tous les États membres de l'ONU engagés en faveur de la paix, de l'ordre international et de la Charte à renforcer ces efforts. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Président du Conseil [2:04:09]: Je remercie le représentant de la Pologne pour sa déclaration. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée.