(Reprise) La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne — Conseil de sécurité, 10203e séance Conseil de sécurité Date: 28 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/sc/10203/2 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [0:00]: La 10 203e séance du Conseil de sécurité reprend. Je rappelle à tous les orateurs et oratrices qu'ils sont priés de limiter la durée de leur déclaration à un maximum de trois minutes afin que le Conseil puisse mener ses travaux avec diligence. Le voyant rouge de leur microphone se mettra à clignoter au bout de la troisième minute pour les invités à conclure. Je donne maintenant la parole au représentant de Cuba. Cuba · Représentant [0:37]: Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, nous appuyons la déclaration prononcée par le Sénégal en tant que président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, tout comme nous appuyons les déclarations qui seront prononcées par l'Ouganda au nom du Mouvement des non-alignés et par le Venezuela au nom du groupe des amis de la défense de la Charte des Nations unies. Depuis le dernier débat public consacré à cette question, les attaques militaires des États-Unis contre la République islamique d'Iran ont entraîné une extension du conflit plongeant la région dans une dangereuse escalade des tensions. Nous condamnons vigoureusement l'emploi de la force, qui constitue une violation flagrante des buts et principes contenus dans la Charte des Nations unies et en droit international. Nous réaffirmons sans équivoque le principe de respect de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale de toutes les nations de la région, y compris les États arabes du Golfe, tout comme nous appuyons l'appel lancé en faveur du respect du principe des relations de bon voisinage, de retenue et de dialogue en ces temps difficiles. Madame la Présidente, la persistance de l'occupation illégale par Israël du territoire palestinien et d'autres territoires arabes occupés l'emploi disproportionné et dans la durée de la force, l'absence de reddition des comptes face aux graves violations du droit international, avec l'appui politique, militaire, financier et diplomatique des États-Unis, continuent d'alimenter une spirale de violence dangereuse qui a d'importantes conséquences sur la paix et la sécurité régionales et internationales. Cuba condamne, en les termes les plus énergiques qui soient, la poursuite de ces pratiques israéliennes illégales qui continuent de coûter la vie de nombreux civils palestiniens, dont des femmes et des enfants. Il est tout aussi inacceptable. De voir que la faim est utilisée comme méthode de guerre, que l'on détruit délibérément des infrastructures civiles indispensables à la survie des populations et que des obstacles sont érigés pour empêcher l'acheminement de l'aide humanitaire. Les agissements d'Israël constituent une violation flagrante de la Charte des Nations unies, du droit international humanitaire. et viole de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité ainsi que des résolutions de l'Assemblée générale qui sont venues réaffirmer le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination. Il sera impossible de parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient. En l'absence d'une solution globale et définitive à la question palestinienne, une solution qui mette un terme au génocide dont est victime ce noble peuple. La Palestine doit être admise sans retard en tant qu'État membre de plein droit des Nations unies. Il est urgent d'assurer l'exercice du droit inaliénable du peuple palestinien à disposer d'un État indépendant souverain dans les frontières intérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale et sur base de la solution des deux États. De même, nous devons garantir le droit au retour des réfugiés. Nous condamnons les attaques menées par le régime sioniste d'Israël au sud du Liban. Ces actions sont une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire contre un État souverain. Israël doit mettre un terme à cette agression contre le territoire libanais et respecter sa souveraineté, son intégrité territoriale, des prérequis de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Une fois encore, nous demandons à Israël de se retirer totalement et sans condition du Golan syrien, un territoire reconnu comme partie intégrante de la Syrie, tout comme Israël doit se retirer de tous les territoires arabes occupés. Madame la présidente, l'escalade dangereuse du conflit au Moyen-Orient confirme que la coercition et l'aberrante doctrine qui prétend imposer la paix par la force ne font que provoquer l'instabilité et exacerber les souffrances infligées aux peuples. A maintes reprises, nous avons mis en garde face aux que signifie cette pratique pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Cuba, un pays épris de paix, qui ne représente aucune menace pour les États-Unis ou toute autre nation, subit les conséquences d'une politique d'étranglement économique fondée sur un blocus imposé depuis près de 70 ans maintenant, un blocus imposé par les États-Unis, y compris un blocus énergétique grave qui équivaut à un blocus naval de par ses conséquences. Cet acte de guerre et de génocide submergé la population cubaine à des conditions qui menacent son intégrité et son existence même. Ces actes représentent un châtiment collectif cruel et indiscriminé. Ajoutez à cela d'autres mesures extraterritoriales criminelles et les menaces récurrentes d'agression militaire émanant des plus hauts niveaux du gouvernement des États-Unis en toute impunité et en violation flagrante de la Charte des Nations unies, du droit international et des principes contenus dans la proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix. Ces menaces se reproduisent publiquement Des options dangereuses sont mentionnées, tout comme des préparatifs de guerre. Le Conseil de sécurité, qui doit assumer la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales, devrait agir avec détermination et respecter au pied de la lettre son mandat pour empêcher une agression militaire des États-Unis contre Cuba. Une telle agression aurait des conséquences incalculables, non seulement pour nos deux pays, mais aussi pour l'ensemble de l'hémisphère et pour la paix et la sécurité internationales. Notre aspiration collective doit être de faire advenir un ordre international sans aucun blocus, sans mesures coercitives unilatérales, sans hégémonisme, sans tentative de domination, un ordre international juste qui garantisse la paix et le développement pour tous les peuples. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [6:12]: Je remercie le représentant de Cuba de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la représentante de Turquie. Türkiye · Représentante [6:22]: Merci, Madame la Présidente. Je remercie moi aussi le coordinateur spécial Al-Aqsa pour son exposé fort complet. Madame la Présidente, la réalisation de la solution des deux États est indispensable à la paix, à la sécurité, à la stabilité de l'ensemble du Moyen-Orient. La communauté internationale l'a réaffirmé sans équivoque récemment encore lors de la conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question palestinienne et l'application de la solution des deux États. Il s'agit aussi d'un élément essentiel du plan pour mettre un terme au conflit à Gaza, qui réaffirme le droit à la Palestine de disposer d'un État et rejette l'annexion. Depuis trop longtemps, les préoccupations sont plus nombreuses que les actions concrètes, alors que les faits sur le terrain nous éloignent toujours. Plus de la paix. Le peuple palestinien a le droit à une paix globale et durable plutôt qu'à des conflits intermittents. Le plan d'ensemble et la résolution 2803 du Conseil de sécurité devraient donc être notre boussole. L'application couronnée de succès du plan est la seule solution pour stabiliser Gaza. Parallèlement, la stabilité à Gaza exige quatre éléments indispensables. Premièrement, l'acheminement plein et entier, sans entrave, de l'aide humanitaire à Gaza. Le droit est un partenaire indispensable de ces efforts. Deuxièmement, un cessez-le-feu durable ne peut pas exister tant que l'occupation perdure. La paix durable exige le retrait intégral des forces aériennes de Gaza. Troisièmement, la reconstruction doit débuter immédiatement pour permettre aux Gazaouis de rebâtir leurs maisons, leurs communautés et leur avenir. Quatrièmement, l'élément le plus important, Nous devons avancer vers la solution des deux États de manière crédible. Tout ce qui ferait obstacle à la création d'un État indépendant s'ouvre de celle tenant de l'État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, ne fera que reporter la prochaine crise plutôt que de régler la crise actuelle. Madame la présidente, ma délégation se sent contrainte de répondre aux allégations visant. Mon pays dont le nom officiel est la Turquie. Ces mots d'un guerre de poids provenant d'une délégation qui affiche un des pires taux de respect du droit international. Nous pensons qu'un règlement durable exige les efforts de toutes les parties impliquées au conflit. Leur participation reste essentielle à la mise en œuvre du plan. Ignorer cette réalité ne contribuera pas à la stabilité en Palestine. Les efforts de médiation de la Turquie et des États-Unis, du Qatar et de l'Égypte. Ont mis un terme aux hostilités à Gaza. Ces efforts? Doivent être suivies d'une action politique au long cours. Madame la présidente, les agissements d'Israël en Cisjordanie occupée transforment la menace d'annexion en une réalité de facto. L'agression d'Israël au Liban, en Syrie demeure aussi source de vives préoccupations. La Turquie condamne la multiplication des actes de violence des colons en territoire occupé. L'assassinat de quatre Palestiniens le 24 juillet est la conséquence directe de l'impunité qui persiste, dont bénéficie Israël. Nous condamnons aussi, en les termes les plus vigoureux, la descente de la mosquée Al-Aqsa par des représentants d'Israël. Nous rejetons ces actes qui violent le statut historique et juridique des lieux saints de Jérusalem et qui les menacent. En conclusion, nous réaffirmons notre appel au Conseil pour qu'il garantisse l'application planétaire du cessez-le-feu du plan, qu'il prenne des mesures complètes pour mettre un terme à la. Multiplication des colonies de peuplement, aux déplacements forcés et autres pratiques illicites en territoire palestinien occupé. Garantir l'application du principe de responsabilité face aux crimes commis. Nous exhortons la communauté internationale à passer de la parole aux actes, à prendre des mesures concrètes pour une paix durable pour tous les peuples de la région. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [10:10]: Je remercie la représentante de Turquie et de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Maroc. Morocco · Représentant [10:21]: Merci, Madame la Présidente. Je vous remercie pour la convocation de ce débat public. Nous félicitons de la sagesse avec laquelle la RDC mène les travaux du Conseil. Je remercie M. Lakbharov, coordinateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, pour son exposé précieux. Madame la Présidente, nous sommes déterminés. Sa Majesté le roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, est déterminé à défendre la cause palestinienne. C'est la raison pour laquelle demandons davantage d'efforts au plan international pour sortir le Moyen-Orient de cette spirale de crise et pour parvenir à une paix d'ensemble et juste dans la région. Sa Majesté le Roi a déclaré dans sa lettre en date du 25 novembre 2025 adressée au Secrétaire général: qu'il était important de garantir le droit inaliénable du peuple palestinien à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Je le cite, « le Royaume est déterminé à défendre la cause palestinienne, déterminé à contribuer de manière constructive à l'obtention d'un règlement juste, tel est le pilier, la pierre angulaire de la paix dans la région. Il en va de la stabilité au Moyen-Orient. » Fin de citation. Dans ce contexte, le Royaume du Maroc. Se félicite de la déclaration de Son Excellence Donald Trump au début de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza. Nous remercions le président Donald Trump pour ses efforts, son engagement personnel, des efforts qui ont ouvert la voie vers, nous l'espérons, un résultat plein d'espoir. Nous nous félicitons de. Efforts déployés par tous les médiateurs et demandons à toutes les parties d'appliquer pleinement les accords permettre l'entrée de l'aide humanitaire aussi rapidement que possible et pour permettre de lancer les efforts de reconstruction la situation humanitaire est catastrophique Gaza a urgemment besoin d'aide nous devons nous concentrer sur une. Un règlement juste, durable et d'ensemble de la question palestinienne. Il est important de mettre un terme à tous les plans d'annexion. La descente sur la mosquée d'Al-Aqsa et autres activités connexes doivent cesser. Madame la présidente, le Royaume du Maroc et Sa Majesté le Roi président le comité Al-Qods. Nous sommes attachés à la solution des deux États, principal pilier de l'obtention d'une paix juste, globale et durable dans la région au travers de la création d'un État de Palestine, un État souverain, selon les frontières de juin 1967, avec Al-Qods Al-Sharif comme capitale. Gaza fait partie intégrante de l'État de Palestine. L'État de Palestine pourra vivre côte à côte avec l'État d'Israël dans la paix et la sécurité. Le Royaume du Maroc est prêt à contribuer activement à tous les efforts déployés pour garantir la réalisation des droits du peuple palestinien, parvenir à la stabilité au Moyen-Orient. Madame la Présidente, le Royaume du Maroc s'efforce de ramener la paix au Moyen-Orient. Nous soutenons constamment tous les efforts faits pour établir la solution des deux États. Ainsi, Sa Majesté le Roi a accepté l'invitation de M. Donald Trump à rejoindre le Conseil de paix en tant que membre fondateur. Cette initiative vise à contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient. Nous adopterons une nouvelle approche pour régler les différends de par le monde. Nous voulons contribuer au soutien international à Gaza. Le Maroc est prêt à déployer des forces de police marocaines pour former la police palestinienne. Nous sommes aussi prêts à mettre en place un hôpital de campagne pour fournir des soins médicaux d'urgence et nous lancerons un programme d'ensemble visant à lutter contre les discours de haine et à promouvoir les valeurs de la cohabitation et de la paix. Madame la Présidente, nous sommes déterminés à protéger les lieux de culte, notamment la mosquée Al-Aqsa. Laquelle jouit d'un statut à part pour les Marocains, pour le roi. Le roi est président du comité Al-Quds. Cet engagement se traduit par différents projets mis en œuvre par l'Agence Beit Malat Quds. Notre objectif est de préserver le statut historique et juridique de Jérusalem. Nous voulons soutenir le peuple palestinien dans son droit à jouir d'un État indépendant avec Al-Quds Al-Sharif comme capitale dans les frontières de 1967. En conclusion, Madame la Présidente, le Royaume du Maroc souligne une fois encore. Qu'il est solidaire des pays du CCG, du royaume hachémite de Jordanie. Nous appuyons tous ces pays dans les mesures légitimes qu'ils prennent afin de protéger leur sécurité, pour préserver leurs citoyens et leurs infrastructures. L'ONU souligne que la sécurité des pays arabes frères dans le Golfe est aussi symbole de sécurité pour le Royaume du Maroc. Présidente [16:02]: Merci, je remercie le Maroc. La parole est à l'Autriche. Austria · Représentant [16:09]: Merci, Madame la Présidente. La situation au Moyen-Orient reste fragile et dangereuse. De nombreux incidents caractérisés par la violence ont été enregistrés en dépit d'un accord de cessez-le-feu qui a été salué. D'emblée, nous demandons à tous les acteurs d'accorder la priorité à la diplomatie. Nous leur demandons de faire montre de retenue, de s'abstenir de toute autre violence. Nous saluons tous les efforts déployés pour trouver des solutions diplomatiques, notamment par Oman, le Pakistan et nombre d'autres, notamment les parties elles-mêmes, bien entendu. Nous avons urgemment besoin d'une désescalade et d'assurer la reprise de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Toutes ces situations étant liées, permettez-moi de mettre l'accent sur trois d'entre elles. Tout d'abord, la question palestinienne. L'Autriche soutient et se félicite des efforts déployés pour appliquer le plan destiné à mettre un terme au conflit à Gaza et pour appliquer la résolution 2803 du Conseil de sécurité, qui demeure engagée. Si des progrès importants ont été réalisés, nous demandons un accès humanitaire intégral, sûr et sans entrave à Gaza, sur tout le territoire de Gaza, et nous demandons que toutes les agences humanitaires, y compris l'UNRWA, puissent travailler en toute sécurité. Nous répétons que le Hamas ne peut pas avoir d'avenir à Gaza. Lui et d'autres groupes armés non étatiques doivent être désarmés. Pour nous, le déploiement rapide de la force internationale de stabilisation à Gaza est un pas important pour créer des conditions propices à la stabilité et au relèvement. Dans le même temps, l'aide humanitaire et les arrangements intérimaires ne sauraient remplacer une solution politique durable. La paix ne sera possible travers de la solution des deux États négociés sur la base du droit international permettant à deux États, Israël et la Palestine, de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité. L'Autriche a embrassé la déclaration de New York et est particulièrement préoccupée par la multiplication des colonies de peuplement en Cisjordanie, par les plans d'annexion ainsi que par la violence des colons qui se poursuit. Deuxièmement, s'agissant de la Syrie, Tel que nous en avons déjà récemment discuté dans une réunion en formule Ariane, nous appuyons la transition pacifique vers un système politique stable et inclusif en Syrie. Le respect des droits humains, la protection de tous les groupes ethniques et religieux ainsi que les droits des femmes sont de la plus haute importance. Nous nous félicitons de la récente séance inaugurale de l'Assemblée du peuple et de la Cour constitutionnelle, des pas dont nous nous félicitons. Au plan économique, nous attendons des progrès vers le relèvement et la reconstruction. Nous nous félicitons de la levée de la plupart des sanctions ainsi que de la récente annonce par le président des États-Unis de la radiation de la Syrie de la liste des États parrainant le terrorisme. L'Autriche est prête à travailler avec le gouvernement syrien pour rebâtir le pays. La population syrienne a besoin de perspectives économiques, notamment pour retourner en toute sécurité dans le pays. La souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie doivent être respectées par tous les acteurs de la région. Troisièmement, s'agissant du Liban, nous nous félicitons de la décision du gouvernement libanais de déclarer les activités militaires du Hezbollah illégales. Le cadre trilatéral du 26 juin est un résultat significatif obtenu grâce aux efforts diplomatiques directs entre Israël et le Liban sous les auspices des États-Unis. Nous sommes heureux que les deux pays poursuivent leurs efforts pour rétablir la souveraineté du Liban au sud du Liban. En tant que pays fournisseur de contingents de la FINUL, l'Autriche exhorte toutes les parties à respecter le mandat de la FINUL et à garantir la sûreté et la sécurité de nos casques bleus. Nous demandons au Conseil de garantir une planification transparente d'ensemble et opportune du retrait progressif de la FINUL, ainsi que du dispositif qui suivra la FINUL avec la collaboration de l'ONU. Madame la Présidente, en conclusion, je tiens à réitérer que l'Autriche est prête à appuyer tous les efforts en faveur de la désescalade par la diplomatie, le dialogue et le respect du droit international. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [20:20]: Je remercie le représentant de l'Autriche de sa déclaration et je donne à présent la parole à M. Quentin Weiler, de la délégation de l'Union européenne auprès de l'Organisation des Nations unies. EU · EU · Quentin Weiler [20:33]: Madame la Présidente, j'ai l'honneur. D'intervenir au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Les pays candidats Monténégro, République de Moldova, Bosnie-Herzégovine s'associent à cette déclaration. L'intégralité de cette déclaration sera disponible en ligne. L'Union européenne est vivement préoccupée par la situation humanitaire à Gaza. Nous demandons à Israël de permettre un accès humanitaire intégral, immédiat, sans entrave, ainsi qu'une distribution durable de l'aide humanitaire en quantité suffisante à Gaza sur tout le territoire, y compris via le couloir maritime de Chypre, et permettre à l'ONU, à ses institutions, notamment l'UNRWA, et les organisations humanitaires de travailler en toute indépendance et impartialité. Nous demandons aussi à Israël de rouvrir les points de passage vers Gaza, ainsi que le couloir médical entre Gaza et la Cisjordanie. Nous devons permettre l'accès aux médias internationaux et nous vous demandons de revenir sur la décision concernant la loi d'enregistrement des ONG. Nous devons toujours garantir la protection des civils, des travailleurs humanitaires ainsi que des infrastructures civiles. L'Union européenne est préoccupée par l'absence de progrès dans l'application du cessez-le-feu et par de toutes les autres dispositions de la résolution 2803 du Conseil. Nous réitérons notre appel à tous les acteurs afin qu'ils appliquent ces dispositions. Nous demandons le désarmement permanent du Hamas et d'autres groupes armés non étatiques, le retrait intégral des forces israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la force de stabilisation internationale temporaire. Nous continuerons de contribuer à la mise en œuvre de ce plan conformément à la résolution 2803, notamment au travers de la mission d'assistance à la frontière au point de Rafah et de la mission de police de l'Union européenne pour les Palestiniens. Nous continuerons aussi de soutenir l'Autorité palestinienne et son programme de réforme, notamment la convocation d'élections afin qu'elle puisse reprendre le contrôle de Gaza en toute sécurité et de manière efficace. Nous demandons une fois encore à Israël de libérer les recettes retenues et d'assurer les services de banque correspondante entre Israël et la Palestine. Nous remercions tous les partenaires qui ont participé à la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles. Nous sommes vivement préoccupés par la détérioration de la situation en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est. Nous réitérons notre condamnation de l'expansion des colonies illégales de peuplement et de la violence des colons. Nous exhortons le gouvernement d'Israël à mettre un terme à l'expansion des colonies, notamment dans la zone E1. respecter ses obligations en droit international et de protéger la population palestinienne dans les territoires occupés, tout en garantissant la préservation et le respect du statu quo des lieux saints de Jérusalem. L'Union européenne étudie la possibilité d'adopter des mesures supplémentaires contre les actions sapant la solution des deux États. Nous sommes attachés faire advenir une paix juste, d'ensemble et durable sur la base de la solution des deux Etats, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. La déclaration de New York constitue le cadre politique de nature à guider ces efforts. Les réunions de l'Alliance mondiale pour l'application de la solution des deux Etats attestent de notre détermination et confirment la nécessité de faire le lien entre la mise en œuvre du plan de paix à Gaza et la solution des deux Etats. Madame la Présidente, l'Union européenne déplore la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran ainsi que les pertes en vies humaines qui en ont découlé. Nous condamnons les actes de l'Iran qui perturbent la liberté de navigation dans l'Étroit d'Ormuz ainsi que ses attaques indiscriminées sur les pays voisins. Nous sommes pleinement solidaires des pays affectés. Les récentes menaces des Houthis d'imposer un blocus maritime au Royaume d'Arabie Saoudite représentent une escalade dangereuse. Les attaques contre des pétroliers en mer Rouge sont inacceptables, illégales et ne font que jeter de l'huile sur le feu, sachant que la situation est déjà instable dans la région. Il est essentiel que tous les acteurs de la région appliquent la résolution 2817 du Conseil de sécurité et s'abstiennent de toute action susceptible de menacer les perspectives d'une solution négociée. Nous félicitons le Pakistan, le Qatar et d'autres partenaires régionaux pour leurs efforts de médiation. Nous sommes prêts à appuyer les futures négociations au travers de l'aide économique, dans le cadre des sanctions, au travers des expertises nucléaires, de la participation à la sécurité maritime, des contacts directs avec l'Iran et dans le cadre de partenariats avec le Golfe et autres pays de la région. La liberté de navigation et la liberté de passage dans le détroit d'Ormuz doivent rester sans conditions, sans limites et doivent respecter le droit international tel que reflété dans la convention sur le droit de la mer. Nous participons à la réflexion avec les partenaires du Golfe et régionaux sur la suite. Nous félicitons les initiatives régionales prises. Nous sommes prêts à appuyer une solution à long terme d'ensemble et régionale. Nous nous félicitons aussi de l'accord-cadre signé par le Liban et Israël à Washington. Nous exhortons tous les acteurs à respecter l'accord, à mettre en œuvre les engagements contractés, notamment au travers du nouveau groupe de coordination militaire trilatéral. Nous demandons la fin permanente des hostilités, le respect du droit international, y compris du DIH, et répétons que toute solution durable doit être ancrée dans la résolution 1701. Nous demandons à Israël de retirer ses forces du Liban et au Hezbollah de se désarmer intégralement pour garantir le monopole de l'État sur les armes sur tout le territoire. L'Union européenne est prête à appuyer l'application de l'accord-cadre et à renforcer son soutien aux FAL et aux forces de sécurité internes, y compris au travers d'une éventuelle mission de l'Union européenne. L'Union européenne rappelle l'importance d'une présence continue de l'ONU au Liban et, après la FINUL, nous réaffirmons que nous sommes prêts à contribuer à ces efforts en 2027. Enfin, Madame la Présidente, je passe à la Syrie. L'Union européenne reste déterminée à soutenir une transition pacifique et inclusive en Syrie qui permette la participation de tous les Syriens, sans distinction, et qui respectent leurs droits humains sans discrimination pour quelque motif que ce soit. La récente constitution de l'Assemblée du peuple en Syrie est à saluer dans le cadre de la transition politique du pays. Nous sommes prêts à travailler avec l'Assemblée du peuple pour renforcer les capacités, améliorer la bonne gouvernance et œuvrer ensemble pour atteindre les objectifs communs. À cet égard, nous encourageons le renforcement de la coopération entre le gouvernement de transition syrien et toutes les instances onusiennes. Pour que la transition soit couronnée de succès, la Syrie doit rester préservée des hostilités régionales. L'Union européenne exhorte tous les acteurs externes à respecter pleinement la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie, conformément au droit international. Nous demandons à Israël de respecter la zone tampon démilitarisée et d'appliquer les modalités de l'accord de 1974 sur le dégagement des forces. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [27:10]: Je remercie M. Vella de sa déclaration. Je donne la parole au représentant du Mexique. Mexico · Représentant [27:18]: Madame. La Présidente, nous sommes une fois encore réunis alors que le Moyen-Orient continue de souffrir de bien des maux, de tensions croissantes. Pour commencer, la liberté de navigation est toujours menacée, que ce soit par les attaques des Houthis, contre des navires commerciaux en mer Rouge ou du fait de la nouvelle escalade. Autour du détroit d'Ormuz, des situations qui ont des conséquences économiques et humanitaires que nous connaissons. Il est essentiel que le Conseil œuvre pour assurer la reprise du dialogue entre les parties et contribue. À la mise en œuvre des dispositions contenues dans le mémorandum d'accord d'Islamabad pour avancer vers un cessez-le-feu permanent. Il est tout aussi impératif de garantir la protection des civils en situation de conflit conformément au droit international humanitaire. Une fois encore, nous appuyons la décision récemment approuvée l'Organisation maritime internationale, décision qui réaffirme que le droit de transit par les détroits utilisés aux fins de la navigation internationale ne saurait être menacé, menacé de suspension, tout comme elle rappelle l'importance de de faire en sorte que les accords avec les États riverains garantissent la libre circulation de tous les navires au travers du système international de séparation du trafic. En ce qui concerne la situation entre Israël et la Palestine, le Mexique observe les progrès réalisés pour assurer le transfert de la gouvernance à un comité national chargé de l'administration de Gaza. en collaboration avec l'Autorité palestinienne. Nous prenons note de la dissolution du comité d'urgence du gouvernement de Gaza, un pas en avant vers un gouvernement palestinien unifié. Nonobstant ce qui précède, la poursuite de l'expansion des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie, y compris le projet portant sur la zone E1, ont de graves conséquences pour ce qui est de l'État de Palestine et de sa continuité territoriale. Gaza ne doit pas être annexée et en vertu du même principe, la Cisjordanie ne doit pas non plus être annexée. Le 20 avril dernier, l'ONU, la Banque mondiale et l'Union européenne publiaient leur évaluation finale des dommages causés à Gaza un document qui met à nu une réalité dévastatrice nous aurons besoin de 71 millions 400000 dollars pour couvrir ses besoins de reconstruction du fait de la destruction des dommages infligés à quelque 372000 logements ajouter à cela une contraction de l'économie de 84 %. Il est impératif d'avancer vers la reconstruction de Gaza. Nous devons mettre un terme à l'agonie du peuple palestinien. En tant que coprésident du groupe de travail de la conférence internationale pour la solution des deux États, le Mexique insiste sur l'importance qu'il y a à promouvoir des discours de paix qui permettent des changements en profondeur au sein des sociétés tant israéliennes que palestiniennes. L'objectif étant de faire en sorte que toute solution politique ou sécuritaire soit pérenne. Pour cela, nous allons avoir besoin d'une transformation qui privilégie la cohabitation pacifique, la connaissance réci de l'histoire des deux territoires et surtout qui viennent à bout de la haine et de la violence. Enfin. Nous nous félicitons de la désignation de Monsieur Jean Arnaud au poste de coordonnateur spécial des Nations unies pour le Liban. Nous formulons le vœu que le nouveau cycle de négociations directes entre Israël et le Liban contribue à L'application de l'accord-cadre conclu en juin dernier, en particulier la mise en œuvre de la feuille de route relative au retrait progressif des forces israéliennes du sud-Liban. Nous devons aussi obtenir le désarmement des groupes armés, le déploiement de l'armée libanaise dans les territoires évacués et la consolidation du cessez-le-feu. La communauté internationale et l'ONU doivent appuyer toute initiative, tout effort diplomatique tendant à faire en sorte que les parties concernées poursuivent les négociations de manière vertueuse pour parvenir à un cessez-le-feu permanent qui aboutisse à une stabilité durable. La Charte des Nations Unies son chapitre 6 nous offre des options concrètes pour parvenir à un règlement pacifique des différends. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [33:31]: Je remercie le représentant du Mexique de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Inde. India · Représentant [33:42]: Madame la Présidente, l'Inde remercie la République démocratique du Congo d'avoir convoqué le présent débat public. Je remercie également les intervenants pour leurs remarques édifiantes. Le Moyen-Orient est une région qui revêt la plus haute importance pour l'Inde. La sécurité de la région est très importante pour notre sécurité énergétique, notamment avec des échanges de milliards de dollars, près de 52 millions de dollars d'envoi de fonds des pays du Golfe. La situation au Moyen-Orient a donc de lourdes incidences sur notre pays. Il y a près de 10 millions d'Indiens qui vivent dans le Golfe et leur Leur bien-être, leur sécurité sont une priorité pour nous. Face au conflit, à la suite d'une accalmie du conflit, il y a une reprise des attaques et des hostilités, ce qui nous préoccupe vivement. Nous appelons à la désescalade des tensions. Nous condamnons vigoureusement les attaques contre plusieurs navires, GSS Galaxy, MT Albaylaniya et MT Mombasa notamment, lors de leur transit par le détroit d'Ormuz ce mois-ci. Plusieurs citoyens indiens ont été blessés, dont certains grièvement, Un Indien a péri et un est porté disparu depuis cette attaque. L'Inde n'a cessé de condamner les attaques contre les gens de mer et perturbant la liberté de navigation dans les voies internationales navigables telles que le détroit d'Ormuz. Nous appelons au retour du dialogue, de la diplomatie pour la stabilité et la sécurité dans la région. La prise pour cible de navires commerçants et d'infrastructures civiles dans la région devrait cesser. La navigation sans entrave par le biais des voies navigable de la région devrait être garantie conformément au droit international, et ce le plus rapidement possible. Madame la Présidente, nous devons nous concentrer sur le détroit d'Ormuz, mais également sur la situation humanitaire tragique qui sévit à Gaza. Les civils morts, les infrastructures détruites constituent de vifs motifs de préoccupation de la communauté internationale. Il faut agir de toute urgence. Nous devons appuyer sans faille les efforts visant à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité, dont la résolution 2803, L'Inde demeure très attachée aux initiatives pouvant améliorer le quotidien des civils palestiniens. L'Inde fournit une aide humanitaire à la Palestine à hauteur de plus de 400 millions de dollars. Cette aide prend diverses formes. Nous fournissons une aide humanitaire, une aide au développement et également nous aidons l'UNHCR. Nous avons fourni d'autres types d'aide également. L'Inde est l'un des principaux bailleurs de fonds de l'UNHCR. Nous sommes d'avis qu'il s'agit là de l'office qui permettra au mieux de distribuer l'aide que nous apportons. Lors de la réunion des donateurs à Bruxelles, l'Inde a annoncé qu'elle souhaitait construire un hôpital spécialisé ainsi qu'un centre de prothèses et un centre de formation professionnelle en Palestine. L'Inde concourra également à édifie l'Institut palestinien. Nous nous sommes attelés à apaiser les souffrances des civils en Palestine, mais nous devons également œuvrer à une solution politique permanente. Le soutien de mon pays à la solution des deux États est notoire. Nous sommes d'avis que l'édification d'un État palestinien souverain, indépendant, viable, vivant côte à côte avec Israël, dans le cadre de frontières sûres et reconnues, constitue un élément crucial afin de parvenir à une solution définitive. Au Liban, les Casques bleus servent dans des circonstances difficiles. Les soldats de la paix s'acquittent d'un mandat du Conseil de sécurité et ne devraient jamais être ciblés alors qu'ils défendent la paix et la sécurité. Nous avons condamné toutes les attaques contre les Casques bleus de la FINUL. Leur sécurité et leur sûreté constituent une priorité. La nature sainte des locaux de l'ONU devrait être respectée. Il faut préparer l'après-FINUL et à cet égard, les LAF doivent être aidés. En Syrie, il est essentiel de mettre en branle un processus politique piloté par les Syriens. Les principes de souveraineté, d'indépendance, d'intégrité territoriale de la République arabe syrienne devraient être au cœur de tous les efforts. Nous appuyons également les efforts visant à trouver des solutions à long terme. Pour ce qui est du Yémen, nous redisons notre attachement indéfectible à l'unité, l'intégrité territoriale et l'indépendance de la République du Yémen. Nous rejetons toute ingérence dans ses affaires intérieures. Nous condamnons les attaques des Houthis contre la navigation. La protection du détroit de Bab-el-Mandeb et du sud de la mer Rouge constitue un intérêt et une responsabilité de la communauté internationale. La population du Moyen-Orient est éprise de paix. Alors que nous, Nous pensons que le monde est une grande famille. Nous souhaitons un monde plus prospère. Nous allons continuer d'être guidés par cette approche. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [39:54]: Je donne maintenant la parole au représentant de la Norvège. Norway · Représentant [40:02]: Merci, Madame la Présidente. D'emblée, je voudrais exprimer notre grande déception face aux La situation au Moyen-Orient et l'évolution récente de la situation nous montrent qu'une escalade peut évoluer rapidement. Nous appelons toutes les parties à respecter le droit international et à privilégier le dialogue et non la confrontation. Sur fond de montée des tensions régionales, n'oublions pas la situation qui prévaut en Palestine. En dépit du cessez-le-feu décrété à Gaza, des civils sont toujours tués. La situation humanitaire est sordide. Trop peu de médicaments, d'articles essentiels ou encore d'aide d'urgence parvient à la population civile déjà durement touchée. En dépit d'une amélioration depuis le cessez-le-feu, l'insécurité alimentaire aiguë demeure généralisée. De surcroît, Israël a fait part de son ambition de contrôler jusqu'à 70 % de Gaza, et maintenant une barrière pour renforcer cette division du territoire gazawi est érigée. Cela souligne l'importance de mettre en œuvre le plan en 20 points et la résolution 2803 du Conseil. La Norvège réitère que le droit international humanitaire doit être respecté par toutes les parties. L'aide humanitaire doit parvenir à ceux qui en ont besoin en toute sécurité, rapidement et sans obstruction. La situation en Cisjordanie est tout aussi préoccupante. Les opérations militaires, l'expansion des colonies de peuplement, les degrés extrêmes de violence de colons, les démolitions, les déplacements mettent en péril la confiance et les perspectives d'une paix pérenne. Cette situation contrevient au droit international et ébranle les fondements d'une solution à deux États. Madame la Présidente, la crise budgétaire de l'Autorité palestinienne qui s'aggrave et qui est due principalement à la retenue de recettes qui appartiennent à la Palestine ainsi qu'à d'autres restrictions économiques, cette crise entraîne les services publics essentiels au bord du précipice. Nous appelons Israël à verser les recettes qui appartiennent à juste titre au peuple palestinien. À cet égard, nous ne pouvons ignorer le recours excessif d'Israël à la détention administrative sans chef d'accusation. Des milliers de Palestiniens sont ainsi détenus dans les prisons israéliennes. sans chef d'accusation ou procès. Les organisations des droits humains dépeignent les conditions d'emprisonnement des Palestiniens comme étant très graves, menaçant leur vie avec une nourriture insuffisante, des soins de santé insuffisants également et des abus. Nous exhortons Israël à honorer ses obligations au titre des droits humains notamment en garantissant l'accès immédiat à la CICR à toutes les installations de détention telles que stipulées dans la décision récente de la Cour suprême israélienne. Nous devons redoubler d'efforts afin que les institutions palestiniennes soient renforcées afin d'œuvrer au relèvement et à la reconstruction rapide, au respect du droit international, à la reddition de comptes. La Norvège demeure très attachée à la solution des deux États avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [43:55]: Je remercie le représentant de la Norvège de sa déclaration. Je donne à présent la parole à Mme Nasriya El Arja Fliti, chargée d'affaires par intérim à la mission permanente d'observation de la Ligue des États arabes auprès de l'Organisation des Nations unies. LAS · Chargée d'affaires par intérim · Nasriya El Arja Fliti [44:12]: Merci, Madame la Présidente, et mes félicitations d'avoir présidé le Conseil de sécurité cette mois avec sagesse et responsabilité. Avant toute chose, je tiens à remercier M. Al-Akbarov de son exposé circonstancié. Je voudrais également m'associer à la déclaration prononcée par le représentant permanent de la Jordanie à cet égard. Madame la Présidente, qu'il me soit permis de prononcer cette déclaration devant cet auguste Conseil au nom du secrétariat de la Ligue des États arabes face à l'évolution périlleuse de la situation dans la région et la nécessité d'une action résolue de la communauté internationale pour mettre un terme aux attaques, éviter que le conflit ne s'étende et préserver l'intégrité territoriale et la sécurité de nos pays. Je cite: « Mesdames et Messieurs, le Moyen-Orient, traverse une étape dangereuse avec les cycles de confrontation qui se poursuivent, les crises qui s'imbriquent, mettant en péril la paix et la sécurité régionale et internationale. L'évolution récente de la situation démontre que la sécurité de la région est indivisible et que la stabilité ne pourra s'implanter face à l'occupation, au recours à la force, à l'ingérence dans les affaires intérieures des États ou encore en faisant de la terre, des eaux, des champs de bataille pour régler des comptes. La question palestinienne doit être réglée Définitivement, et c'est pour cela que la stabilité ne règne toujours pas dans la région. Il ne pourrait y avoir de paix face à l'occupation israélienne, aux déplacements, aux annexions. Il ne saurait y avoir de stabilité alors que les Palestiniens sont privés de leur droit légitime à l'autodétermination et à l'édification d'un État indépendant souverain avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans la bande de Gaza, la priorité la plus urgente est de mettre en œuvre la résolution 2803 pour faire cesser les attaques, pour consolider le cessez-le-feu, pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire, pour nous acheminer vers la deuxième phase, dont le plein retrait d'Israël de Gaza et le début des efforts de relèvement et de reconstruction. Faire obstruction à cette résolution ou la mettre en œuvre de façon sélective pourrait saper l'accalmie et entraîner à nouveau la région dans l'engrenage de la violence. Le gouvernement américain a un rôle particulier à jouer en garantant en garantissant la mise en œuvre du plan d'ensemble lancé par le président Trump en octobre dernier, ce qui a été appuyé par la Ligue des États arabes et le Conseil de sécurité afin d'œuvrer à la reconstruction de Gaza et de lancer un volet politique pour établir un État palestinien dans le cadre de la solution des deux États. Nous devons combattre les atermoiements israéliens visant à à vider de sens ce plan. Alors que des millions de Palestiniens continuent de souffrir, la majorité d'entre eux vivent dans des tentes, n'ont pas accès aux soins de santé, à la nourriture, à la scolarisation. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée, la confiscation de terres et de propriétés se poursuit. faute de pleine mise en œuvre de la résolution 2803. Donc en l'absence de mise en œuvre de cette résolution, il y a des annexions de facto, les attaques de colons, dont les meurtres de civils, le fait d'incendier des lieux de culte ou des maisons. Tous ces agissements s'inscrivent dans le cadre d'une politique de déplacement forcée menée hélas avec l'encouragement ou la complaisance du gouvernement d'occupation. Dès lors, le Conseil de sécurité doit agir pour protéger le peuple palestinien. Cette protection s'impose afin de mettre un terme à la terreur des colons contre des civils innocents. Madame la Présidente, préserver la sécurité au Moyen-Orient passe par la prise en compte des tensions dans le plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, en appuyant leurs institutions nationales, en rejetant les dissensions, l'ingérence extérieure, en nous fondant sur des solutions politiques et le droit international. À cet égard, la Ligue des États arabes condamne vigoureusement les attaques iraniennes ayant ciblé plusieurs pays arabes, foulant pied leur souveraineté, et le principe de bonnes relations de voisinage. Nous condamnons également le ciblage de navires commerçants et les menaces à la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, en mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb, ce qui a de lourdes répercussions sur la sécurité énergétique, les chaînes d'approvisionnement, la sécurité alimentaire et l'économie mondiale. Nous appelons au passage en toute sécurité dans ces couloirs. Afin de mettre un terme à cette crise qui asphyxie l'économie, nous appelons à un retour rapide à l'accord convenu entre l'Iran et les États-Unis pour une désescalade, la reprise des négociations, la fin des attaques, un retour à la diplomatie dans le plein respect du droit international et de la légitimité internationale. En conclusion, Madame la Présidente, Les crises qui sévissent dans la saison, dans la région plutôt, sont certes différentes, mais nous démontrent que la stabilité ne peut être garantie par l'occupation qu'à un certain niveau. que la sécurité ne peut être rétablie si la souveraineté des pays est violée, qu'il ne peut y avoir d'avenir si les institutions sont affaiblies ou morcelées. Le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités pour garantir la mise en œuvre stricte de cette résolution sans tarder afin de protéger les civils innocents, de préserver la souveraineté et l'intégrité territoriale des États et d'appuyer des solutions politiques permanentes. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [51:02]: Je remercie Mme Elarjaf Liti de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Japon. Japan · Représentant [51:11]: Merci, Madame la Présidente. Nous remercions la République démocratique du Congo d'avoir convoqué le présent débat. La situation qui prévaut au Moyen-Orient demeure instable et précaire, alors que de multiples crises font rage simultanément. La quête de solutions diplomatiques est plus nécessaire que jamais. En dépit d'un élan imprimé en faveur d'un cessez-le-feu grâce aux efforts de médiation de plusieurs pays, le Japon est vivement préoccupé par l'escalade récente des attaques. Notre priorité immédiate doit être de désamorcer les tensions, de rétablir la stabilité dans la région, notamment en garantissant la navigation libre et en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz. Les négociations doivent se poursuivre sur diverses questions, notamment le dossier nucléaire iranien, en examinant une question après l'autre. Les navires doivent pouvoir passer par le détroit d'Ormuz sans être soumis à des péages ou d'autres coûts supplémentaires. Il n'y a aucune légitimité, aucun aucun raisonnement qui ne saurait justifier de prendre en otage l'économie mondiale en perturbant le passage pacifique par le détroit d'Ormuz, qui est depuis longtemps un atout public mondial. Le Japon va continuer d'œuvrer à créer des conditions propices au dialogue entre les parties en coordination étroite avec le concert des nations. Nous nous félicitons du cadre trilatéral convenu entre le Liban, Israël et les États-Unis. mesure essentielle vers une paix pérenne, nous invitons à nouveau à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban et à mettre en œuvre scrupuleusement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, dont la résolution 1701. L'annonce récente du Hamas s'agissant de ses préparatifs pour le transfert des responsabilités administratives au Comité national pour l'administration de Gaza, le CNAG et l'approbation par Israël du déploiement de la Force internationale de stabilisation et du CNAG à Gaza sont à saluer en vue de la lancée de la deuxième phase du plan d'ensemble dans le droit fil de la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Dans le même temps, Israël doit également retirer ses forces de Gaza et favoriser un accès humanitaire sans entrave. Nous sommes également très inquiets face à la situation qui se dégrade en Cisjordanie et en particulier les violences des colons qui se multiplient contre les civils palestiniens. Nous appelons à nouveau Israël à prendre les mesures qui s'imposent dans le cadre de notre initiative visant à étendre notre réseau d'aide pour faire advenir la paix grâce à la solution des deux États, le Japon a co-organisé la réunion ministérielle du Cepad, à savoir la conférence pour la coopération entre les pays d'Asie de l'Est et le développement pour le développement palestinien la semaine dernière. La conférence entend tirer parti des ressources et du savoir-faire en matière de développement des pays d'Asie de l'Est afin de contribuer à l'édification d'un État palestinien. Le Japon continue de concourir de façon constructive aux efforts diplomatiques en vue de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [54:49]: Je donne maintenant la parole à la représentante de l'Espagne. Spain · Représentante [54:55]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. Depuis le dernier débat public sur la situation au Moyen-Orient, la situation s'est gravement détériorée. La communauté internationale devrait donc assumer ses responsabilités pour inverser cette tendance et cette situation qui, à bien des égards, menace la stabilité mondiale face au conflit. Ouvert dans le Golfe face au blocus contre le détroit d'Ormuz, la menace qui pèse sur Bab El-Mandeb, face à la situation humanitaire à Gaza, les violations et l'occupation en Cisjordanie, face à la fragilité de la situation au Liban, en Syrie, en Irak, nous devons conjuguer nos efforts pour exiger le respect du droit international et du DIH. Les conflits ne peuvent pas se régler par les voies militaires. Pleinement déterminés à appuyer les efforts déployés au plan multilatéral, nous défendons la diplomatie et le dialogue, seuls moyens viables et efficaces de régler les différends. Nous appuyons le travail louable réalisé par les médiateurs régionaux, qui sont bien souvent attaqués, et nous souhaitons une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons avancer vers une paix durable. Qu'il me soit aussi permis, à cet égard, de souligner l'importance de la pleine participation effective des femmes au processus de négociation. Le respect du droit international est le seul moyen de régler toutes les questions en suspens avec l'Iran, notamment la crise dans le détroit d'Ormuz et le dossier nucléaire. Pour toutes ces raisons, nous sommes éminemment préoccupés par la nouvelle escalade de violence. Une fois encore, nous condamnons les attaques iraniennes indiscriminées et injustifiées contre les États voisins. Nous exhortons les parties à mettre un terme à toutes les opérations militaires et à garantir pleinement la liberté de navigation conformément au droit international, à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et à la résolution 2817 du Conseil de sécurité. Le blocus arbitraire imposée au détroit d'Ormuz, les menaces qui pèsent sur Bab El-Mandeb sont autant de violations inacceptables de la liberté de navigation et aussi une violation des normes qui régissent la communauté internationale. Il s'agit d'une menace pour la paix, la sécurité et la prospérité mondiale. Madame la Présidente, les événements en Iran ne doivent pas nous faire perdre de vue la situation alarmante en Palestine, une situation qui se détériore jour après jour à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est. Nous sommes déterminés à faire advenir une paix globale, juste et durable sur la base de la solution des deux États conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité y compris la résolution 2803. Une fois encore nous insistons sur la nécessité de consolider l'Autorité palestinienne notre partenaire indispensable seul partenaire légitime pour garantir une paix durable et répondre aux souhaits des peuples palestiniens et israéliens. En ce qui concerne Gaza une fois encore Nous soulignons ici l'urgence qu'il y a à assurer l'application de la résolution 2803. Nous condamnons la présence militaire de l'armée israélienne dans la bande de Gaza et nous devons répondre aux besoins immenses des deux millions d'habitants à Gaza. Le gouvernement d'Israël doit permettre l'entrée de l'aide humanitaire à grande échelle, tout comme assurer la protection de l'UNRWA sur le terrain. face à la pire crise financière traversée par le système des Nations unies en 2026 l'Espagne a versé des contributions d'un montant de 15 millions d'euros pour l'UNRWA une fois encore nous condamnons l'adoption de la loi sur la peine de mort en Israël et l'État palestinien une loi discriminatoire contre le peuple palestinien. Cette discrimination est des plus graves, puisqu'elle consacre une inégalité juridique entre les personnes et élimine toutes les garanties les plus élémentaires de procédure judiciaire. Il s'agit d'une atteinte au principe de dignité et d'égalité entre les êtres humains. En ce qui concerne la Cisjordanie, nous condamnons énergiquement l'expansion toujours plus rapide des colonies de peuplement israéliennes ainsi que la prolifération des postes avancés de colonisation, parallèlement à l'augmentation de la violence des colons, une violence qui se poursuit en toute impunité, tout comme les restrictions arbitraires à l'accès des Palestiniens à leurs terres. Nous exigeons la reddition des comptes face à ces violations qui menacent la viabilité de l'État de Palestine. tout en représentant une atteinte au droit international. En ce qui concerne le Liban, nous appuyons les décisions courageuses du gouvernement libanais en défense du plein respect de la souveraineté nationale et de son intégrité territoriale. Nous sommes déterminés à assurer l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. L'Espagne réaffirme son appui aux institutions et au peuple libanais. Nous continuerons d'appuyer tous les efforts déployés pour avancer vers une stabilité durable en appuyant pleinement le renforcement des FAL au plan bilatéral avec les partenaires européens afin qu'elles puissent asseoir leur contrôle sur l'ensemble du territoire libanais. Dans ce contexte, nous nous félicitons de la signature de l'accord-cadre trilatéral entre le Liban, Israël et les États-Unis le 26 juin dernier à Washington, un accord qui doit être un premier pas vers une paix globale et juste qui respecte les principes susmentionnés. L'Espagne appuie de manière indéfectible l'action de la FINUL et la présence de son contingent important. Nous reconnaissons le rôle fondamental des Casques bleus. Nous condamnons les attaques inacceptables contre le personnel de la mission. Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles des disparus. Nous exigeons une enquête exhaustive. Nous rappelons que ces attaques constituent une grave violation du droit international. Nous nous félicitons des options présentées par le Secrétaire général s'agissant de l'application de la résolution 1701. à l'achèvement du mandat de la FINUL. Nous continuerons de participer activement avec les pays fournisseurs de contingents et les membres du Conseil de sécurité aux efforts déployés pour garantir une transition ordonnée et contribuer aux efforts pour parvenir à la stabilité sur la ligne bleue après le retrait de la FINUL. Enfin, s'agissant de la Syrie, le pays vit des heures cruciales. Outre la nécessité de rebâtir, de consolider des institutions légitimes et démocratiques après les décennies de conflit, des pressions internes et externes préoccupantes persistent, tout comme une crise humanitaire profonde, des défis de sécurité liés notamment à la situation géopolitique complexe à l'échelle de la région. Nous appuyons une transition politique pacifique inclusive qui garantisse le plein respect de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous continuerons d'œuvrer avec le gouvernement de transition et la société syrienne pour atteindre nos objectifs. Enfin, j'aimerais ici dire que la situation au Moyen-Orient est actuellement désolante. Nous ne pouvons pas fermer les yeux ou nous laisser distraire. Le Conseil de sécurité doit agir. et ce dans l'urgence. Les États membres des Nations unies ont une responsabilité à assumer, l'obligation morale d'utiliser tous les moyens disponibles pour rétablir la paix et assurer la stabilité au Moyen-Orient. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:01:54]: Je remercie la représentante de l'Espagne de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la République islamique de l'Iran. Iran (Islamic Republic of) · Représentant [1:02:08]: Au nom de Dieu le clément et le miséricordieux, Madame la Présidente, en dépit du cessez le feu décrété, Gaza demeure dévastée et assiégée. Israël, le régime d'occupation, continue de fouler aux pieds le cessez le feu par ses attaques militaires et de graves restrictions pesant sur l'accès humanitaire, ce qui aggrave encore les souffrances des civils. Par ailleurs, le régime israélien poursuit l'expansion illégale des colonies de peuplement en Cisjordanie occupée, méprisant le droit international et les résolutions pertinentes de l'ONU. Les actes répétés d'agression contre le Liban et les violations de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie menacent ainsi la paix et la sécurité régionales. Les agissements illicites du régime israélien font peser une grave menace sur la paix et la sécurité internationales. Dans ce contexte, l'Iran redit que toute solution crédible doit garantir un cessez-le-feu permanent, un accès humanitaire sans entrave, le retrait complet des forces d'occupation israéliennes et un statut de membre à part entière pour l'État de Palestine à l'ONU. L'aide humanitaire et la reconstruction de Gaza ne doivent jamais être subordonnées à des objectifs politiques ou militaires. La reddition de comptes est essentielle. Le régime israélien, aux côtés de ceux qui qui permettent à ce régime de commettre ces crimes épouvantables par leur soutien politique, militaire et économique doivent rendre des comptes pour les violations criantes du droit international humanitaire. Les mandats d'arrêt délivrés par la CPI le 21 novembre 2024 contre le Premier ministre criminel du régime israélien pour avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité nous rappellent sans ambages que personne ne peut se placer au-delà du droit international. Madame la Présidente, je me dois également de réagir aux allégations infondées proférées contre mon pays, en particulier par les États-Unis. Je rejette catégoriquement toutes ces accusations infondées, motivées politiquement. Le représentant des États-Unis a une fois de plus eu recours au tissu de mensonges, à la désinformation et à des déformations de faits dans une tentative désespérée de justifier les actes illicites d'agression des États-Unis contre l'Iran. Ces allégations s'inscrivent dans le cadre d'une politique hostile de longue date des États-Unis et du régime israélien contre l'Iran afin de favoriser leurs objectifs politiques et militaires, de dissimuler leurs actes illicites et leurs activités malveillantes menées dans la région et de justifier la présence militaire déstabilisante des États-Unis dans la région. Toutefois, les faits parlent d'eux-mêmes et ne peuvent être ignorés. Les États-Unis sont l'agresseur. Par leurs actes d'agression contre l'Iran, les États-Unis ont foulé aux pieds la Charte des Nations unies et les principes fondamentaux du droit international, y compris l'interdiction de l'emploi de la force ainsi que l'interdiction de l'agression. En ciblant de façon délibérée des civils et des infrastructures civiles, y compris écoles, hôpitaux, installations médicales et sportives, ponts et autres infrastructures essentielles, les États-Unis ont commis des violations flagrantes du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre. L'attaque contre l'école Aminab, est un exemple tragique et indéniable de ces crimes. Le président des États-Unis et d'autres hauts responsables ont reconnu ouvertement avoir commis ces crimes épouvantables et se sont même targués de les avoir perpétrés. De telles déclarations nous démontrent une fois de plus leur responsabilité. Les États-Unis portent l'entière responsabilité des faits illicites internationaux qu'ils ont commis. Les auteurs de ces crimes graves devront tôt ou tard rendre des comptes devant les organes judiciaires internationaux compétents. Personne n'est au-dessus du droit international. Il n'y aura pas d'impunité. Le Conseil des Nations et le Conseil de sécurité ne doivent pas permettre que ces crimes soient vus comme normaux. Le silence, l'impunité ne feront qu'encourager à répéter ces crimes. Madame la Présidente, en conclusion, nous redisons que toutes les mesures prises par l'Iran sont de nature défensive, nécessaires et sont cohérentes. au regard du droit international. Les racines de la situation actuelle sont claires. Les actes illicites des États-Unis menacent grandement la stabilité régionale, la liberté de navigation et la sécurité dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz. La République islamique d'Iran a exercé et continuera d'exercer son droit inhérent à la légitime défense dans le droit fil de l'article 51 de la Charte des Nations unies, et ce afin de protéger son peuple et de défendre et préserver sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux vitaux face aux actes d'agression américains. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:08:23]: Je remercie le représentant de la République islamique d'Iran de sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de la Pologne. Poland · Représentant [1:08:33]: Merci, Madame la Présidente. Je remercie la République démocratique du Congo pour la convocation de ce débat important sur la situation au Moyen-Orient. Madame la Présidente, nous sommes vivement préoccupés par la récente escalade dans le golfe Persique. Une fois encore, les événements en cours nous démontrent. Que la sécurité énergétique et la liberté de navigation doivent rester au cœur du règlement du conflit. et de la solution de paix pour la région. Dans ce contexte, nous sommes préoccupés. Par la capacité des Houthis de menacer le fragile équilibre du trafic maritime en mer Rouge. Fort de ce qui précède, nous notons avec intérêt les décisions prises par les pays de la région de mettre au point des couloirs énergétiques et de transport stratégiques alternatifs, notamment des gazoducs, des oléoducs, des réseaux ferroviaires, escomptant que le fonctionnement à long terme du détroit d'Ormuz risque de faire l'objet de perturbations périodiques. Nous sommes aussi préoccupés par le recours croissant à la désinformation, par le fait que les infrastructures civiles continuent d'être prises pour cible des menaces qui définissent aujourd'hui les conflits contemporains, du Moyen-Orient jusqu'à l'Ukraine. Madame la Présidente, le fait qu'il n'y ait ni paix ni guerre n'est pas tenable. La géographie ne changera pas. Les choix politiques, eux, peuvent changer. Un dialogue véritable reste le seul moyen de parvenir à une solution durable. La Pologne félicite tous les médiateurs pour leurs efforts et reste déterminée à appuyer la désescalade diplomatique. Deux questions restent fondamentales: la pleine réouverture du détroit d'Ormuz et le contrôle du programme nucléaire iranien, qui exigent pour cela la coopération de l'Iran avec l'AIEA, le respect du TNP et de l'accord de garanties. Je le répète, la sécurité nucléaire, la sécurité maritime, la liberté de circulation restent essentielles à la stabilité internationale. Madame la Présidente, la reconnaissance de l'aspiration du peuple palestinien à un État, le soutien à la solution des deux États restent des éléments clés de la politique de la Pologne au Moyen-Orient, reflétant une position qui a régulièrement été reflétée dans nos votes et dans l'adoption de la déclaration de New York de septembre 2025. Nous partageons L'inquiétude de la communauté internationale face à l'escalade des tensions en Cisjordanie. Nous exhortons Israël à protéger les civils, à garantir un accès humanitaire sans entrave et à faire en sorte que les auteurs de ces actes rendent des comptes. Nous sommes contre la peine de mort, quelles que soient les circonstances, et demandons à Israël de maintenir un moratoire sur les exécutions. Nous sommes vivement préoccupés par les actions ciblant l'UNRWA, dont l'action est indispensable pour des millions de réfugiés. De manière plus générale, Madame la Présidente, je tiens à souligner que la protection des civils, reste une question de la plus haute importance pour la Pologne. Nous demandons le respect plein et entier du DIH et nous demandons que tous les responsables de violations rendent des comptes, y compris pour les attaques visant le personnel humanitaire. Cette question a pour nous un poids particulier. En avril 2024, un citoyen polonais Vous avez fait partie d'un des volontaires de la World Central Kitchen tués à Gaza. Une fois encore, nous exigeons qu'il soit mis immédiatement un terme aux attaques visant les civils et les infrastructures civiles. Nous voulons un accès humanitaire sûr et sans entrave où que ce soit, que ce soit au Moyen-Orient, en Afrique ou en Ukraine. Madame la Présidente, nous ne nous contentons pas de prendre des engagements. Avant de conclure, j'aimerais rappeler notre soutien. au développement et à l'action humanitaire, notamment au travers de Polishaid, des ONG, diverses institutions onusiennes. Parmi nos priorités, nous renforçons la résilience locale en garantissant l'accès à la santé au travers de cliniques itinérantes. Nous appuyons l'entrepreneuriat local, renforçons l'administration locale, la défense civile en améliorant la préparation aux catastrophes. et en améliorant l'accès à l'énergie. Notre détermination à soutenir ces peuples de la région reste indéfectible. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:12:20]: Merci. Je donne maintenant la parole à la représentante de la Bulgarie. Bulgaria · Représentante [1:12:25]: Merci, Madame la Présidente. La Bulgarie reste vivement préoccupée par l'instabilité qui règne toujours au Moyen-Orient et par les graves conséquences pour. La paix et la sécurité régionales et internationales. À cet égard, la Bulgarie appuie fermement les efforts du représentant Mladenov et du Conseil de paix pour assurer l'application du plan d'ensemble et de la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Nous nous félicitons des efforts déployés pour assurer l'application des accords de cessez-le-feu, faciliter la gouvernance, avancer sur la voie du relèvement et de la reconstruction à Gaza et coordonner les efforts internationaux à l'appui du plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza. Le renforcement de ce mécanisme est essentiel pour traduire les engagements politiques en résultats tangibles sur le terrain. Nous soulignons l'importance d'assurer le désarmement permanent du Hamas et de tous les autres groupes armés non étatiques. Le Hamas ne peut pas faire partie de la future gouvernance de Gaza. Nous nous rallions à l'appel en faveur d'un accès immédiat, sûr, sans entrave, de l'aide humanitaire en quantité suffisante vers Gaza et sur tout le territoire de Gaza. La détérioration de la situation en Cisjordanie, y compris la multiplication des actes de violence des colons, les activités de colonisation sont source de vives préoccupations. Nous devons y remédier. La Bulgarie reste déterminés à faire advenir une paix d'ensemble juste et durable sur la base de la solution des deux États, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies. L'objectif est de faire advenir deux États démocratiques, Israël et la Palestine, des États qui vivraient côte à côte dans la paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues. S'agissant du Liban, nous nous félicitons de l'accord-cadre trilatéral signé par le Liban, Israël et les États-Unis à Washington le 26 juin. lequel offre une possibilité importante d'avancer vers la désescalade, de rétablir la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban et d'avancer vers des arrangements sécuritaires plus durables. La situation demeure cependant fragile au Liban. Le désarmement du Hezbollah et des autres groupes armés non étatiques reste essentiel pour que la paix et la sécurité soient durables. La Bulgarie réaffirme son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Liban, tout comme nous appuyons les efforts des autorités libanaises pour renforcer les FAL et étendre l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire libanais. L'application de la résolution 1001 du Conseil de sécurité dans son intégralité revêt toujours la plus haute importance. S'agissant de la Syrie, la Bulgarie restent déterminés à appuyer une transition pacifique inclusive, prise en main, pilotée par les Syriens, une transition qui défende les droits humains et garantisse la participation de tous les Syriens sans distinction. Pour que cette transition soit couronnée de succès, la Syrie doit être préservée des hostilités régionales. Nous demandons à tous les acteurs externes de respecter pleinement la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. En ce qui concerne l'Iran, Nous nourrissons un espoir précautionneux, à savoir que la cessation des frappes militaires pourront ouvrir la voie à de nouveaux efforts diplomatiques qui aboutiront à la réouverture du détroit d'Ormuz conformément au droit international et permettront à terme de parvenir à une solution négociée aux questions en suspens concernant les programmes nucléaires et de missiles balistiques de l'Iran. La Bulgarie est préoccupée du fait que la reprise périodique de l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran signifie toujours plus d'imprévisibilité ainsi qu'un risque d'erreur de calcul. Nous demandons à toutes les parties de faire montre de la plus grande retenue. Nous condamnons les attaques unilatérales de l'Iran contre les pays de la région ainsi que la perturbation du droit de passage dans le détroit d'Ormuz. Nous soulignons la nécessité de garantir la liberté de navigation ainsi que le passage pacifique des navires par le détroit d'Ormuz, tel que le prévoit l'UNCLOS. Il est important de préserver les voies de navigation maritimes, d'assurer la liberté de navigation dans toute la région, y compris en mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb. Les récentes menaces des Houthis sont inacceptables et doivent être rejetées avec force. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:17:25]: Je remercie la représentante de la Bulgarie de sa déclaration et je donne maintenant la parole à la représentante des Émirats arabes unis. United Arab Emirates · Représentante [1:17:38]: Madame la Présidente, nous saluons les efforts que vous avez consentis pour l'organisation de ce débat important. Nous remercions également M. Rami Al-Akbarov pour son exposé riche en informations. À la lumière des derniers développements dans la bande de Gaza et dans le reste du territoire palestinien occupé, les Émirats arabes unis souhaitent souligner les points suivants. Premièrement, il importe de progresser vers une mise en œuvre intégrale de la résolution 2803, notamment par la consolidation du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, le désarmement du Hamas, la création des conditions nécessaires permettant au Comité national chargé de l'administration de la bande de Gaza d'entamer ses fonctions et de déployer rapidement la force internationale de stabilisation, mais également par le retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza, tout en permettant à l'Autorité palestinienne, après la réforme nécessaire, d'assumer pleinement ses responsabilités dans la bande de Gaza. et en Cisjordanie. Nous refusons toute tentative de déplacer le peuple palestinien ou d'imposer de nouveaux faits accomplis dans la bande de Gaza, ce qui compromettrait les perspectives de paix. Deuxièmement, malgré une légère amélioration des indicateurs de sécurité alimentaire dans la bande de Gaza, la situation humanitaire demeure critique. Avec une persistance de l'insécurité alimentaire, 70 % de la population ne dispose toujours pas d'un logement convenable et on assiste à une dégradation des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Nous réitérons la nécessité de rouvrir tous les points de passage afin de garantir un acheminement de l'aide humanitaire et garantir un relèvement rapide. Les Émirats arabes unis poursuivent poursuivre la fourniture de l'assistance humanitaire, notamment dans le cadre de l'opération Chevalier Galant III et d'autres initiatives, tel qu'un projet pour lutter contre les rongeurs et les insectes et pour réduire les risques épidémiques, mais également en organisant un mariage collectif et en prenant en charge des étudiants en situation d'excellence, et ce en partenariat avec les Nations unies. Troisièmement, nous condamnons les développements dangereux en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et notamment l'accélération des activités de colonisation et des mesures unilatérales, notamment le plan E1 et les ordres de démolition visant le quartier de Khan al-Ahmar, ainsi que les procédures de régularisation foncière dans la zone C. Nous condamnons également la grave escalade de la violence au décollant, les attaques visant les civils, les villages, les lieux saints et les biens. Et nous appelons le gouvernement israélien à demander des comptes aux auteurs de ces violations et à empêcher que le cycle de la haine et de l'instabilité ne s'aggravent nous rejetons également toutes les tentatives de modifier le statu quo historique et juridique de Jérusalem et de ses lieux saints tout en réaffirmant le rôle particulier particulier de la tutelle achémite de Jordanie pour conclure les Emirats Arabes Unis et en notre qualité de membre dans le Conseil de paix et au sein du Conseil de coordination pour Gaza nous réaffirmons donc notre engagement pour la mise en œuvre du plan global ainsi efforts du haut représentant pour Gaza et la feuille de route qui a été proposée. Ces efforts doivent mener à faire progresser la solution des deux États et créer un État palestinien indépendant et souverain ayant Jérusalem-Est pour capitale, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:21:47]: Je vous remercie, la représentante des Émirats arabes unis, de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la représentante de la Malaisie. Malaysia · Représentante [1:21:56]: Madame la Présidente, la Malaisie remercie la République démocratique du Congo pour la convocation de ce débat public trimestriel. Nous remercions aussi M. Lakbharov pour son exposé circonstancié. Nous nous associons à la déclaration prononcée par l'OCI ainsi que la déclaration prononcée par les non-alignés. Madame la Présidente, la situation dans le territoire palestinien occupé continue de se détériorer à un rythme alarmant. Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire reste catastrophique. L'Unicef estime qu'un virgule neuf millions des deux virgule un million de Gazaouis restent déplacés, bien souvent à plusieurs reprises. Les hostilités, les restrictions à l'accès humanitaire, les dommages sévères causés aux infrastructures civiles continuent d'empêcher la fourniture d'une aide vitale. Ces conditions limitent l'accès des Palestiniens aux vivres, à l'eau potable, à l'assainissement, aux abris et aux soins de santé. L'agression israélienne ne se limite pas à la bande de Gaza. La situation en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, se détériore aussi. Les civils, notamment des enfants, ont été tués non seulement par les forces israéliennes, mais aussi par les colons. Les opérations militaires israéliennes, les restrictions à la liberté de circulation imposées aux Palestiniens, les démolitions de maisons ou d'infrastructures civiles, l'expansion des colonies de peuplement illégales d'Israël, la violence des colons en Cisjordanie occupée continuent d'entraîner des déplacements, d'isoler les communautés, de limiter l'accès aux services essentiels et aux moyens de subsistance. Les enfants palestiniens sont de plus en plus privés d'un accès sûr à l'éducation. En Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, 84 écoles continuent de faire l'objet d'ordres de démolition ou d'interruption des travaux, dont 54 confrontées à un risque de démolition pleine et entière. Ces violations doivent cesser. Israël doit respecter ses obligations en droit international et en droit international humanitaire, y compris en protégeant les enfants palestiniens, les écoles et les autres infrastructures civiles. Ces enfants méritent leur droit à l'éducation et doivent être protégés. Madame la Présidente, la Palestine réaffirme le rôle indispensable de l'UNRWA. L'avis consultatif de la Cour internationale de justice du 22 octobre 2025 et la résolution 80/116 de l'Assemblée générale demandaient clairement à Israël de faciliter les efforts de secours humanitaires entrepris par les entités onusiennes, y compris l'UNRWA. et ce pour la population civile et sans obstruction. Ces dispositions demandaient aussi la protection de l'ensemble du personnel humanitaire et médical et réaffirmaient le caractère inviolable des locaux et des biens des Nations unies ainsi que les privilèges et les immunités de ses fonctionnaires. À cet égard, la Malaisie rejette catégoriquement toute tentative de faire obstacle, de délégitimer, de démanteler les opérations de l'UNRWA ou de saper son mandat. L'UNRWA reste une bouée de sauvetage indispensable pour des millions de réfugiés de Palestine au Moyen-Orient. Tout effort destiné à affaiblir l'Office est indéfendable au plan juridique et moralement inacceptable. Madame la Présidente, la Malaisie reste déterminée à appuyer les droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à l'autodétermination, son droit au retour et son droit à un État. La Malaisie réitère son soutien indéfectible et de principe à l'établissement d'un État de Palestine indépendant et souverain sur la base des frontières antérieures en 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Nous rappelons la déclaration de New York adoptée à l'écrasante majorité des États membres de l'ONU, dont la Malaisie. Cette déclaration démontre l'engagement de la communauté internationale à traduire les droits inaliénables du peuple palestinien en une action politique concrète. leur détermination à avancer de manière crédible et irréversible vers la création d'un État de Palestine. Madame la Présidente, pour conclure, la reddition des comptes face aux actes illégaux d'Israël contre le peuple palestinien doit demeurer une priorité. La reddition des comptes est le fondement de la justice à garde-fou contre la répétition des atrocités, une condition sine qua non d'une paix juste et durable. Le Conseil ne doit pas permettre que les souffrances infligées au peuple palestinien restent impunis. Nous ne pouvons pas réduire leur vie à de simples statistiques. Nous devons agir avec courage et défendre toujours le droit international, mettre un terme à l'impunité. Le peuple palestinien mérite justice, dignité et liberté. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:26:23]: Je remercie la représentante de la Malaisie de sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Tunisie. Tunisia · Représentant [1:26:31]: Merci, Madame la Présidente. D'entrée de jeu, nous remercions la République démocratique du Congo d'avoir convoqué cette séance et nous vous exprimons tout notre soutien dans l'exercice de vos fonctions à la tête du Conseil. Comme nous l'avons déjà souligné à maintes reprises, la situation tragique dans le Moyen-Orient est la conséquence directe de l'échec de la communauté internationale à restituer au peuple palestinien ses droits imprescriptibles sur l'ensemble de son territoire. Nous appelons la communauté internationale à faire face aux violations commises par la puissance occupante et à assumer la responsabilité politique et morale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale afin de garantir le respect du droit international, notamment le droit international humanitaire. Nous réaffirmons notre soutien au rôle vital de l'ONU dans l'assistance aux réfugiés palestiniens et sa contribution à la stabilité régionale. La communauté internationale doivent poursuivre son appui politique et financier à l'ONU et de rejeter toutes les mesures visant à compromettre le travail de l'ONU. Pour conclure, Madame la Présidente, nous réitérons notre soutien inconditionnel au peuple palestinien dans sa lutte pour défendre ses droits imprescriptibles, notamment son droit à l'autodétermination. Nous soutenons nos frères palestiniens dans leur autodétermination, dans leur lutte pour recouvrer l'ensemble de leurs droits et pour établir leur État sur l'ensemble du du territoire palestinien avec Al-Qods Al-Sharif comme capitale. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:28:02]: Je remercie le représentant de la Tunisie de sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant du Portugal. Portugal · Représentant [1:28:09]: Merci, Madame la Présidente. En commençant par le Golfe, le Portugal appelle à la pleine mise en œuvre du protocole d'entente d'Islamabad. Nous exhortons toutes les parties à respecter le droit international, dont le DIH et la liberté de navigation. Le Portugal est favorable à une solution diplomatique, seul moyen viable de faire advenir une paix globale et durable. Il en va de même pour le Yémen. Pour ce qui est du Liban, nous saluons l'accord de cadre trilatéral et nous soulignons la nécessité de le mettre en œuvre dans le contexte des résolutions existantes du Conseil de sécurité, dont la 1701. Nous pensons que l'ONU devrait toujours jouer un rôle après le départ de la FINUL. Pour ce qui est de la Syrie, nous nous félicitons de la session inaugurale de l'Assemblée du peuple et de la visite récente effectuée par le Secrétaire général, deux faits qui marquent un tournant dans la transition politique du pays. Pour ce qui est de la Palestine, la situation humanitaire qui prévaut à Gaza demeure sordide. Nous appelons à la pleine mise en œuvre du plan d'ensemble. Nous soulignons que l'ONU et toutes ses agences, dont l'UNRWA, ainsi que les ONG internationales, doivent pouvoir faire leur travail. Les violations du cessez-le-feu doivent cesser. De surcroît, l'Autorité palestinienne doit participer aux préparatifs pour son retour dans la bande de Gaza. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, nous sommes préoccupés par la montée en puissance des violences des colons et les actes unilatéraux d'Israël visant à étendre son emprise sur le territoire palestinien occupé, notamment en élargissant ses colonies de peuplement illégales au titre du droit international. Nous condamnons également les mesures visant à modifier le statu quo sur les lieux saints. Nous demeurons attachés à la solution des deux États. Nous promouvons une solution des deux États conformément à la déclaration de New York adoptée l'an dernier. Madame la Présidente, le Portugal est convaincu que la diplomatie est possible, que le dialogue est nécessaire et que la paix est à notre portée. Voilà l'esprit qui nous guidera alors que nous siégerons en tant que membre élu du Conseil de sécurité en 2027 et 2028. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:30:35]: Portugal de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la représentante du Canada. Canada · Représentante [1:30:41]: Madame la Présidente, le Canada est très préoccupé par le conflit actuel avec l'Iran. Nous soulignons qu'il faut œuvrer à un règlement diplomatique du conflit et nous appuyons les efforts du Pakistan, du Qatar ainsi que d'autres partenaires régionaux pour la reprise des négociations. Le Canada exhorte toutes les parties à garantir la protection des civils et des infrastructures civiles. Nous condamnons dans les termes les plus vigoureux les frappes iraniennes contre les États du Golfe, la Jordanie et d'autres partenaires dans la région. Nous tenons aux côtés de nos partenaires du Golfe. défendons leur souveraineté et leur sécurité et saluons les efforts en cours pour le dialogue et la désescalade. Le Canada continuera d'exercer une pression sur l'Iran pour qu'il cesse ses comportements malveillants. Ainsi, nous avons imposé des sanctions à 227 Iraniens, 260 entités iraniennes. Ces sanctions portent sur les atteintes des droits humains, le programme nucléaire, le financement de groupes terroristes supplétifs, le transfert de drones à des acteurs Nous sommes très préoccupés par la situation dans le détroit d'Ormuz où les perturbations de la sécurité maritime menacent grandement les économies et la sécurité. Nous appelons l'Iran à respecter les droits de navigation et le passage en toute sécurité par le détroit d'Ormuz conformément au droit international. Le Canada travaille avec ses partenaires pour rétablir la sécurité maritime et la navigation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz. Nous sommes prêts à appuyer les initiatives proposées par la France et le Royaume-Uni. Nous sommes également face aux menaces des Houthis contre l'Arabie saoudite, y compris les perturbations du transit de navires par le détroit de Bab-el-Mandeb, qui doit demeurer ouvert à la navigation internationale. Nous nous félicitons des premières mesures prises dans le cadre de l'accord trilatéral, notamment le déploiement récent des forces armées libanaises dans le sud du Liban. Nous encourageons les parties à mettre en œuvre leurs engagements. Nous réitérons la nécessité de respecter pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban et les engagements contractés par les parties conformément au droit international et aux résolutions du Conseil, dont la 1701. Nous saluons également les efforts des autorités libanaises visant à étendre l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire libanais. Nous nous félicitons des progrès continus dans le cadre des réformes nécessaires à la stabilité et au relèvement à long terme du Liban. Nous sommes préoccupés par les incidents sécuritaires touchant les civils et les infrastructures civiles, les menaces à la sécurité du personnel de la FINUL. Nous soulignons que les Casques bleus doivent pouvoir s'acquitter de leur mandat en toute sécurité, sans interférence. Nous ne devons pas prendre le goût des mêmes souffrances des civils où la crise humanitaire persiste malgré le cessez-le-feu. Le Canada s'est engagé à verser plus de 500 millions de dollars en aide internationale depuis 2023 et réitère son appel en faveur d'un accès humanitaire accru. Le Canada condamne les attaques terroristes menées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui ont coûté la vie à près de 1 200 personnes, dont des Canadiennes. Les négociations politiques doivent conduire au désarmement du Hamas et à son retrait de la gouvernance de Gaza. Nous saluons et appuyons les progrès réalisés par l'Autorité palestinienne dans la mise en œuvre de son programme de réformes, notamment la tenue des élections locales en avril et l'annonce d'élections législatives en novembre cette année. En Cisjordanie, L'expansion des colonies se poursuit sans relâche. Le Canada demande de nouveau l'annulation immédiate de la politique de colonisation d'Israël, y compris du projet de colonie E1, qui compromet les perspectives d'une solution à deux États. Le Canada exhorte également Israël à prévenir la violence commise par les colonies extrémistes et à traduire les responsables en justice. Le Canada a imposé cinq rondes de sanctions visant 19 personnes et 12 entités liées à cette violence et continuera d'examiner toutes les mesures appropriées pour s'attaquer à ce problème. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:35:00]: Merci à la représentante du Canada de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Islande. Iceland · Représentant [1:35:07]: Merci, Madame la Présidente. Il y a huit mois, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2803 entérinant le plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza, un plan en 20 points et le rôle du Conseil de paix. Depuis lors, certains objectifs fondamentaux du plan ont été atteints. Tous les otages en vie ont été libérés et les dépouilles des otages tués ont été restituées à leurs familles. Un cessez-le-feu, même s'il est toujours imparfait, a été décrété et l'assistance humanitaire a repris. Cependant, la situation humanitaire demeure grave et l'accès humanitaire est restreint pour de nombreux articles essentiels. Hélas, Israël continue de retarder, de faire obstruction et d'empêcher le travail des agences de l'ONU, dont l'UNRWA, et de grandes ONG internationales à Gaza. Dans le même temps, Israël il a annoncé lui-même, a étendu son emprise sur Gaza au lieu de se retirer graduellement de la bande de Gaza conformément au plan d'ensemble. Madame la Présidente, la résolution 2803 n'a pas été pleinement mise en œuvre. Nous appelons de nos vœux davantage de progrès pour la paix, le secours en faveur des Palestiniens à Gaza. Il faut en faire davantage afin d'appuyer le Comité national pour l'administration de Gaza qui doit s'acquitter de son travail et pour le urgent de la police plutôt palestinienne et de la force de stabilisation internationale conformément à la résolution 2803. Nous redisons que le Hamas n'aura aucun rôle à jouer dans l'avenir de la Palestine et que les factions militantes à Gaza doivent être démantelées. Leur défiance ne saurait être tolérée alors qu'ils font obstacle à la mise en œuvre du plan d'ensemble. Nous sommes très préoccupés par la situation en Cisjordanie qui continue de se dégrader avec l'étendue des colonies de peuplement au mépris du droit international. Il y a eu de graves cas de violence ces dernières semaines, comme on l'a entendu de la bouche de M. Alagbharov ce matin. Hélas, la violence et les crimes des colons se poursuivent en toute impunité et sont alimentés par des discours incendiaires et une politique permissive du gouvernement. Si cela pourrait sembler futile dans les circonstances actuelles d'appeler à la solution des deux États avec des Israéliens et des Palestiniens vivant côte à côte dans la paix et la reconnaissance mutuelle, cela demeure pourtant la seule voie viable vers la paix et la sécurité pérennes. Madame la Présidente, enfin, nous appelons à la poursuite des efforts en vue d'un règlement pacifique du conflit dans la région. L'obstruction du passage en transit par le détroit d'Ormuz est inacceptable et devrait cesser. Il s'agit non seulement d'une menace pesant sur la région, mais également sur les marchés énergétiques mondiaux et la sécurité alimentaire mondiale. Tous les États sont tenus de respecter la liberté fondamentale de la navigation, y compris le droit de passage en transit par les détroits, employés par la navigation internationale ainsi que les autres libertés et principes énoncés dans la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:38:31]: Je vous remercie. Je donne maintenant la parole au représentant du Liban. Lebanon · Représentant [1:38:41]: Madame la présidente, merci d'avoir convoqué ce débat public sur la situation au Moyen-Orient. Je remercie M. Al-Akbaroff de son exposé ce matin. Madame la Présidente, les difficultés que rencontre mon pays sont multiples et le gouvernement libanais est résolu à reconstruire les institutions, à mener des réformes et à étendre l'autorité de l'Etat pour réaliser les aspirations du peuple libanais, surtout ceux qui vivent dans le sud et ont grandement souffert. Nous souhaitons un relèvement durable pour tous. Comme vous le savez, le Liban participe au négociations avec les États-Unis que nous remercions. Nous y participons de façon constructive, guidés par des objectifs limpides. La sécurité, la stabilité, prime pour nous. Ces négociations ont donné lieu à l'accord trilatéral annoncé le 26 juillet. Notre participation constructive à ces pourparlers rend compte de notre respect à l'égard des efforts de médiation menés par les États-Unis et également du fait que le peuple et le gouvernement libanais estiment que la diplomatie est moins coûteuse que les conflits et les guerres qui ont entravé la paix, la stabilité et la sécurité ces dernières années. Toutefois, La situation qui prévaut aujourd'hui, surtout dans le sud du pays, pourrait menacer cet accord trilatéral et la déclaration de cessation des hostilités de 2024, ainsi que toutes les résolutions du Conseil de sécurité, et en particulier la 1701, cette résolution demeurant le principal cadre régissant les relations entre Israël et le Liban sous les auspices des Nations unies. Madame la Présidente, les attaques persistantes d'Israël contre mon pays ont blessé près de 500000 personnes nous ne pouvons pas ignorer également la destruction systématique de villages de villes les pertes économiques également qui se chiffrent aujourd'hui en milliards. Israël poursuit ses opérations militaires et son occupation du territoire libanais en violation flagrante de la Charte des Nations unies, du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Le Liban condamne sans ambages ces pratiques israéliennes qui sapent la paix et la sécurité internationales. et mine les efforts du gouvernement libanais en vue d'établir la stabilité. Une fois de plus, les efforts de médiation sont ainsi mis à rude épreuve, tout comme les violations par Israël de la déclaration de cessation des hostilités en 2024 et tout comme les violations par Israël de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. Aucun effort sincère ne peut aboutir si Israël poursuit cette politique agressive. sans avoir des considérations morales à l'esprit. Israël doit cesser ses agissements pour que l'État libanais puisse s'acquitter de ses responsabilités à l'égard de ses citoyens, lancer le processus de reconstruction, asseoir son autorité ainsi que le monopole sur les armes. Nous remercions la France, l'Italie et bien d'autres pays qui ont reconnu que renforcer les capacités de l'armée libanaise et des forces armées libanaises était une condition Préalable au succès de ces efforts, nous allons tout mettre en œuvre pour préserver l'unité et l'intégrité territoriale de notre pays. Comme vous le savez, nous souhaitons travailler avec tous les acteurs compétents, en particulier les membres de cet auguste Conseil pour ce qui est de l'après-FINUL, alors que le mandat de la force expirera à la fin de l'année. Nous estimons que les volets actuels sont complémentaires, bien que distincts. En effet, ces volets ont plusieurs objectifs communs qui sont stipulés dans la résolution 1701. Nous sommes tout disposés à œuvrer en partenariat avec le Conseil de sécurité. Une fois de plus, nous remercions le Secrétaire général d'avoir présenté plusieurs options dans son rapport au Conseil début juin 2026, notamment la création d'une nouvelle force de l'ONU dont l'objectif principal serait la vérification et la surveillance. On pourrait également renforcer le rôle du Bureau du coordonnateur spécial pour le Liban ou encore il pourrait y avoir d'autres options comme une une aide au déminage, une force maritime. À cet égard, je vous renvoie à la lettre adressée au Conseil de sécurité par 86 membres du Parlement libanais concernant une prorogation temporaire de la FINUL dans l'attente de la stabilisation de la situation. Car l'on croit au rôle stabilisateur de la FINUL, en particulier en période de tension, la région dans son ensemble, fait face à des défis de taille, mais dans le même temps, les pays de la région renforcent leurs institutions, adoptent des stratégies socio-économiques pour leur peuple, pour parvenir à la paix, à la stabilité, à la croissance économique, aux possibilités d'investissement. À cet égard, nous nous félicitons de l'évolution positive en Syrie, dont la stabilité contribue à la stabilité du Liban et vice versa. comité conjoint de haut niveau a vu le jour. La coopération se poursuit sur les questions frontalières et de lutte contre la contrebande. Notre coopération dans divers domaines continue de croître, une coopération qui se fonde sur l'égalité. Nous souhaitons lancer de grands projets économiques et commerciaux qui iraient dans l'intérêt des deux pays. Nous réaffirmons notre position de longue date de solidarité avec les pays arabes du Golfe et la Jordanie à la suite des attaques injustifiées de l'Iran contre ces derniers. Dans le cadre de l'escalade récente, nous dénonçons ces attaques qui menacent la sécurité et la stabilité de la région. Madame la Présidente, la situation qui prévaut à Gaza demeure complexe et inadmissible. Les civils continuent de pâtir des destructions, des déplacements, des privations. La communauté internationale ne peut rester les bras croisés, en particulier lorsque le cessez-le-feu est foulé aux pieds. En Cisjordanie occupée, la terreur semée par les colons a pris de l'ampleur avec l'encouragement et dans de nombreux cas la protection des Israéliens. Mais une paix pérenne ne pourra être établie si l'on ne met pas fin à l'occupation du territoire palestinien, si l'on ne respecte pas le droit international et surtout les résolutions du Conseil de sécurité. Un règlement pacifique doit se fonder sur les paramètres bien connus, le respect des droits palestiniens et la mise en place d'un État palestinien. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:46:08]: Merci. Je donne maintenant la parole à la représentante de la République bolivarienne du Venezuela. Venezuela (Bolivarian Republic of) · Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies · Représentante [1:46:17]: Madame la Présidente, la République bolivarienne du Venezuela a l'honneur de prendre la parole au nom du groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies. Le groupe réaffirme son attachement à la cause juste du peuple palestinien et est pleinement solidaire de ses aspirations légitimes au plein exercice de ses droits inaliénables, notamment le droit à l'autodétermination, à la liberté, à vivre dans la paix et la sécurité. Ces principes ne sont pas négociables. Ils constituent le fondement même de l'ordre international que nous sommes tous convenus de défendre. La situation dans le territoire palestinien occupé continue de se détériorer à une vitesse alarmante. Les rapports présentés au Conseil font état d'une poursuite des opérations militaires, de la destruction des infrastructures essentielles. des conséquences dévastatrices sur la population civile les hôpitaux les écoles les installations humanitaires les logements ont été gravement touchés causant des souffrances qu'aucune communauté ne devrait subir divers organes des Nations Unies ont documenté en Palestine de graves violations du droit international du droit international humanitaire et des principes fondamentaux contenus dans la charte des Nations Unies la persistance de ces violations sape la crédibilité du système multilatéral et nuit à la capacité de l'organisation de s'acquitter de son mandat de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Le groupe des amis estime que le Conseil de sécurité doit agir conformément à toutes les résolutions pertinentes adoptées sur cette question, doit agir en toute impartialité et avec détermination afin d'éviter de nouvelles pertes en vies humaines, de garantir la protection de la population civile de Palestine, de garantir un accès plein et entier en toute sécurité et sans obstacle à l'aide humanitaire, Une fois encore, nous réitérons notre appui à l'action de l'ONU sur le terrain, en particulier l'action de l'UNRWA, dont le travail reste indispensable pour des millions de réfugiés palestiniens. Son action humanitaire dans le respect du mandat confié par l'assemblée générale doit bénéficier d'un soutien durable et être préservée de toute condition politique. La continuité de ces opérations est essentielle à la stabilité régionale et pour préserver la dignité de ceux et celles qui dépendent de ces services. Le récent rapport du secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires soulignent que même après le cessez le feu, la population palestinienne reste confrontée à des conditions extrêmement précaires. De nouveaux morts, des déplacements massifs, le confinement dans des zones qui se réduisent jour après jour avec un accès limité aux services essentiels. Ces circonstances sont incompatibles avec la stabilité régionale ainsi qu'avec les principes humanitaires que l'ONU est appelée à défendre. faire un pas significatif vers la paix l'on devrait avancer vers l'admission de la Palestine en tant que membre de plein droit de l'ONU l'égalité juridique et politique est un élément essentiel d'une paix authentique et durable la paix exige que toutes les parties puissent participer au dialogue sur un pied d'égalité dans le respect mutuel et qu'elles rendent des comptes sur la base des obligations juridiques que leur impose le droit international l'égalité de condition n'est pas un privilège c'est une condition sinequanone du règlement d'un d'un conflit qui n'a que trop duré. Madame la Présidente, il ne saurait y avoir de paix durable tant que persistent l'occupation, l'annexion, le déni des droits les plus fondamentaux. La paix exige le respect de la dignité humaine, du droit international, du droit international humanitaire et du droit des peuples à l'autodétermination. Ces principes ne sont pas des concepts abstraits, ils constituent le socle de toute solution politique viable et durable. Par conséquent, le groupe des amis réitère sa détermination à continuer d'œuvrer pour assurer le plein exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à un État indépendant et souverain. Nous sommes convaincus Il n'y aura pas de paix au Moyen-Orient sans une solution juste, globale et durable de la question palestinienne, une solution fondée sur le droit international et les résolutions pertinentes de l'organisation. Une fois encore, nous lançons un appel en faveur de la création d'un État de Palestine souverain et viable sur la base des frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. dans le respect du droit international, des résolutions pertinentes des Nations unies sur la base de la solution des deux États, tout en garantissant le droit au retour des réfugiés palestiniens, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. Le groupe des amis réaffirme que la charte des Nations unies reste notre boussole collective. Son respect n'est pas facultatif, il est une condition indispensable de la cohabitation pacifique entre les États et de la protection de tous les peuples du monde. Je vous remercie. Qu'il me soit permis d'ajouter une remarque à titre national. La République bolivarienne du Venezuela, fidèle à sa politique en faveur de la paix, réitère son appel au dialogue et à la retenue pour parvenir à une solution globale, juste et durable à la question palestinienne, laquelle reste au cœur du conflit arabo-israélien. Nous lançons un appel à toutes les parties pour qu'elles cesse de compliquer la réalité sur le terrain et que débute un processus politique véritable entre les parties. Il est urgent de préserver la sécurité maritime internationale, notamment en mer Rouge, de garantir la sécurité de la population civile et d'avancer vers la réalisation des aspirations légitimes de tous les peuples du Moyen-Orient, lesquels aspirent à un avenir de paix, de justice et de bien-être. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:51:58]: Madame la Présidente, je remercie la représentante de la République bolivarienne du Venezuela de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Vietnam. Viet Nam · Représentant [1:52:11]: Madame la Présidente, le Vietnam est profondément préoccupé par la situation au Moyen-Orient, y compris la reprise des hostilités et le risque de les voir s'étendre dans le Golfe. Le fait que la sécurité et la liberté maritimes dans le détroit d'Hermuz doivent être rétablies. Les hostilités, les restrictions concernant l'accès humanitaire à Gaza se poursuivent. La situation se dégrade en Cisjordanie, tout comme la sécurité dans le sud du Liban. Ces faits causent d'immenses souffrances humaines, perturbent le commerce international, l'approvisionnement en énergie. exacerbe les incertitudes régionales et mondiales, sape la mise en œuvre de la résolution 2803 ainsi que le plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza et met en péril les perspectives d'un règlement négocié entre les États-Unis et l'Iran. Nous nous désolons que le Conseil de sécurité n'ait pu faire front uni. de façon équilibrée et impartiale face à ces crises urgentes et à leurs lourdes répercussions sur la paix et la sécurité régionales et internationales. En particulier, nous sommes alarmés par les attaques dirigées contre les infrastructures civiles. En toutes circonstances, les civils et les infrastructures civiles critiques doivent être protégés. De telles attaques constituent des violations du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies, y compris la résolution 2573 du Conseil de sécurité de 2021. Le Vietnam souligne que la sûreté et la sécurité maritimes ainsi que la liberté de navigation et de survol doivent être respectées conformément au droit international, en particulier à la Convention sur le droit de la mer de 1982. C'est essentiel non seulement pour la stabilité au Moyen-Orient, surtout dans et aux alentours du détroit d'Ormuz, également afin de préserver l'approvisionnement énergétique, la sécurité alimentaire et la stabilité économique mondiale. Il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit au Moyen-Orient. Dès lors, nous saluons les efforts de médiation et de facilitation visant à désamorcer les tensions, à faire cesser les hostilités, à renforcer le cessez-le-feu et à promouvoir des solutions mutuellement accessibles, équilibrées et constructives. À cet égard, nous nous félicitons de la reprise des négociations entre les États-Unis et l'Iran visant à régler leurs divergences et à faire cesser le conflit. Nous saluons les efforts inlassables consentis par le Pakistan, le Qatar, Oman, la Turquie et la Suisse et d'autres médiateurs pour maintenir ouverts les canaux de communication et faciliter les négociations. Nous appelons les parties à la retenue maximale et à mettre en œuvre plutôt les accords de bonne foi. Nous invitons également la communauté internationale à ne pas permettre que la situation actuelle au Moyen-Orient n'occulte la question palestinienne. Nous devons réitérer notre soutien indéfectible en faveur du droit légitime et inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et au statut de membre à part entière de la Palestine aux Nations unies. Nous appuyons toujours la solution des deux États. Merci, Madame la Présidente. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [1:55:24]: Merci au représentant du Vietnam de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la Namibie. Namibia · Représentant [1:55:30]: Merci, Madame la Présidente. Excellence, la situation en Palestine constitue l'une des plus graves crises auxquelles est confrontée la communauté internationale. Et cette situation atteint un tel point que la diplomatie et la prudence ne suffisent plus. À Gaza, ce qu'on qualifie de cessez-le-feu n'a rien d'un cessez-le-feu au titre du droit international, alors que des civils subissent toujours des actes de brutalité, alors que l'accès humanitaire est entravé et que la puissance occupante maintient un contrôle coercitif de ce territoire. Cela signifie qu'on ne prend pas assez en compte la protection et les besoins des victimes, des civils. La situation humanitaire à Gaza demeure désastreuse. Avec des déplacements, des privations, les enfants sont traumatisés, les familles. vivent dans les décombres les maladies se propagent le concert des nations ne peut demeurer indifférent face à cette tragédie humaine derrière chaque statistique se cachent des êtres humains des familles des communautés dont les vies ont été durement touchées la Namibie souligne que l'aide humanitaire doit être acheminée sans entrave à grande échelle sans ingérence politique l'UNRWA doit pouvoir mener pleinement son action en toute sécurité. Les tentatives visant à délégitimer ou à restreindre son travail, ou toute mesure exacerbant les souffrances humaines ou empêchant la communauté internationale de faire son travail doivent être condamnées. Dans le même ordre d'idée, la reconstruction de Gaza ne doit pas être une lointaine aspiration, non, c'est une nécessité immédiate. Le peuple gazaoui ne peut être condamné vivre parmi les décombres des maisons, des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte. Des efforts de reconstruction dignes de ce nom nécessitent un soutien international, des ressources idoines et la levée de tous les obstacles. Madame la Présidente, la Namibie est outrée par les des informations faisant état de violences contre des enfants palestiniens, notamment des meurtres et des violences sexuelles attribuées à des forces israéliennes récemment. Il s'agit de violations criantes du DIH et du droit international des droits de l'homme. Les enfants ne doivent jamais être des cibles dans les conflits. Nous exigeons une enquête indépendante et que des comptes soient rendus par tous les auteurs sans exception et sans protection. de la part du gouvernement. Il en va de même en Cisjordanie où l'expansion des colonies de peuplement se poursuit inexorablement, ce qui sappe le droit international, la viabilité de la solution des deux Etats et attise les tensions, alimente l'instabilité partout Moyen-Orient. Il s'agit de tentatives délibérées de saper l'avancée du processus politique sur le terrain. Lors de la conférence de l'OCI sur la question de Jérusalem au Caire, il a été réaffirmé que Jérusalem était au cœur même de la question palestinienne et de tout processus politique viable. Dès lors, nous estimons que Jérusalem-Est fait partie intégrante du territoire palestinien occupé. statut de Jérusalem ne saurait être déterminé par des mesures unilatérales ou les faits accomplis sur le terrain, mais bien par la justice, le dialogue et un engagement indéfectible en faveur de l'ordre mondial fondé sur des règles, dont le droit à l'autodétermination. L'élan international en faveur du statut d'État pour la Palestine n'a jamais été aussi clair qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, l'État de Palestine a été reconnue par un nombre record de pays, ce qui démontre que la communauté internationale reconnaît le statut d'État de Palestine comme légitime et n'ayant que trop tardé, nous appelons le Conseil de sécurité à assumer sa responsabilité en respectant le consensus de la communauté internationale. La crédibilité du Conseil de sécurité a mis à rude épreuve avec des normes sélectives une inertie face aux crimes de guerre, aux crimes contre l'humanité à Gaza, en Cisjordanie et le non-respect des résolutions par le Conseil sapent sa légitimité. Nous appelons le Conseil de sécurité à faire montre de courage et de cohérence. Nous sommes pleinement attachés à rétablir la paix et l'espoir pour le peuple palestinien et la région qui souffrent trop et depuis trop longtemps. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:00:49]: Je remercie le représentant de la Namibie de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Irak. Iraq · OIC · Président en exercice du groupe [2:00:59]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, j'ai l'honneur de prononcer cette intervention au nom des États membres appartenant à l'Organisation de coopération islamique, en ma qualité de président en exercice du groupe. D'emblée, Je tiens à remercier très sincèrement la République démocratique du Congo pour la convocation de ce débat public trimestriel, ainsi que pour les exposés circonstanciés présentés au Conseil. Madame la Présidente, le peuple palestinien continue de subir les douleurs des tragédies indicibles à Gaza et ailleurs dans le territoire palestinien occupé, en violation flagrante du droit international et du DIH, Israël continue d'attaquer les enfants, les familles, d'endommager les infrastructures civiles, les logements, les écoles, les lieux de culte. Il est extrêmement décevant de constater cette catastrophe humanitaire à Gaza, la violence des colons en Cisjordanie, les mesures israéliennes destinées à modifier la démographie, le caractère religieux et culturel de Jérusalem-Est, autant de mesures qui se poursuivent sans relâche. plus dévastateurs encore dévastatrices encore les politiques odieuses d'Israël qui privent la population de Gaza et d'autres villes en territoire palestinien occupé d'un accès à l'aide humanitaire les opérations humanitaires de l'un roi reste confrontée à l'obstruction des autorités israéliennes au travers de mesures illégales et punitives notamment la démolition des installations de l'Office dans Al-Quds Al-Sharif occupé en violation obligations faites à Israël en droit international au titre de la charte des Nations Unies de la convention sur les privilèges et immunités de l'ONU les résolutions pertinentes et en violation de l'avis consultatif de la CIJ de juillet 2024 et octobre 2025 nous demandons l'application immédiate de l'accord de paix d'ensemble qui prévoit un accès sans entrave aux au peuple palestinien et l'indépendance et la souveraineté de l'État palestinien. Madame la Présidente, nous exhortons la communauté internationale et le Conseil de sécurité à s'acquitter de leurs responsabilités en vertu de la Charte des Nations unies et du droit international en prenant des mesures concrètes et effectives pour mettre un terme aux activités d'annexion à la multiplication des colonies de peuplement, aux déplacements forcés, aux attaques des forces d'occupation israéliennes et des colons israéliens, les arrestations arbitraires, la torture et les exactions dont sont victimes les prisonniers palestiniens, sans parler des autres pratiques illicites sur le territoire palestinien occupé, notamment les violations unilatérales par Israël du statu quo historique et juridique sur les lieux saints de Jérusalem. À cet effet, nous réitérons notre appel au Conseil afin qu'il prenne des mesures pour assurer l'application des résolutions pertinentes, notamment la 2803 et la 2334, dans le but de transformer le cessez-le-feu en un accord de paix juste et durable. L'objectif étant, une fois pour toutes, de mettre un terme au différend sur la restauration du droit territorial inaliénable du peuple palestinien et pour mettre un terme à l'occupation israélienne illicite du territoire palestinien. De même, nous réitérons notre précédente appel au Conseil afin qu'il entende l'appel mondial en faveur de l'admission de l'État de Palestine en tant que membre de plein droit des Nations unies sur la base des différentes résolutions adoptées par l'ONU, notamment la résolution A. RES/ES.10/24 de l'Assemblée générale du 18 septembre 2024, laquelle a réaffirmé l'avis consultatif de la CIJ sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est, et qui portait sur l'illégalité de la présence continue d'Israël en territoire palestinien occupé. Je citerai aussi la résolution ARES ES 10/23 du 14 mai 2024 sur l'admission de nouveaux membres à l'ONU. Si l'occupation constante par Israël et ses politiques ont entraîné une détérioration des conditions socio-économiques des Palestiniens, La confiscation des recettes fiscales de la Palestine, l'exploitation des ressources naturelles de la Palestine se sont multipliées et ont exacerbé une crise financière sans précédent. Israël doit décaisser ces recettes palestiniennes détenues de manière illicite, cesser d'exploiter les ressources naturelles de la Palestine et allouer un dédommagement pour les dommages causés par ces mesures illicites. Le groupe ITER, qu'une paix durable au Moyen-Orient exige le retrait complet d'Israël de tous les territoires arabes occupés, y compris le Golan arabe syrien occupé, conformément aux résolutions 242, 338 et 497 du Conseil de sécurité. Nous condamnons les incursions israéliennes en territoire syrien depuis le 8 décembre 2024. en violation du droit international, de la Charte des Nations unies et de l'accord de 1974 sur le dégagement. Le groupe de l'OCI se félicite du cadre trilatéral adopté le 26 juin 2026 entre le Liban et les États-Unis d'Amérique et Israël. Le groupe souligne l'impérieuse nécessité pour Israël de respecter le cessez-le-feu, de cesser toutes les attaques militaires contre le Liban, de se retirer de manière immédiate, complète et sans condition de l'ensemble des territoires libanais, tout en garantissant le retour des Libanais déplacés de force dans leurs maisons. Le groupe demande aussi l'application pleine et entière de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Nous réaffirmons aussi notre soutien indéfectible à la souveraineté, l'indépendance, l'intégrité territoriale et l'unité du Liban. Le groupe condamne vigoureusement les attaques répétées d'Israël contre les civils, notamment des femmes, des enfants, des journalistes, du personnel médical, la Croix-Rouge, des infrastructures civiles. Par ailleurs, nous condamnons les attaques visant les forces armées libanaises, les institutions de l'État libanais, ainsi que la destruction à grande échelle et les démolitions systématiques des villes et villages libanais. ainsi que l'établissement de soi-disant zones de sécurité, autant de mesures qui constituent des violations flagrantes du droit international, y compris du DIH. Le groupe de l'OCI réaffirme son soutien à l'État libanais qui s'efforce d'asseoir son contrôle et sa souveraineté sur tout le territoire libanais. notamment de garantir l'autorité exclusive de l'État sur les décisions touchant la guerre et la paix, son monopole sur la détention et l'emploi des armes et le désarmement de tous les acteurs non étatiques, sans oublier son programme de réforme. Le groupe souligne l'urgente nécessité d'accroître l'aide humanitaire au Liban pour répondre aux besoins croissants des civils affectés. comme il est urgent de soutenir davantage les FAL. Le groupe condamne aussi vigoureusement les attaques visant le personnel de la FINUL ainsi que ses locaux et souligne la nécessité de garantir la reddition des comptes face à toutes ces attaques. En conclusion, le groupe de l'OCI réitère son appel au Conseil de sécurité afin qu'il soutienne le peuple palestinien dans sa lutte juste pour le relèvement et l'exercice de ses droits nationaux, notamment le droit au retour et la réalisation d'un État indépendant de Palestine sur la base des frontières antérieures en 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Je vous remercie. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:09:11]: Je remercie le représentant de l'Irak de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la représentante d'Australie. Australia · Représentante [2:09:20]: Merci, Madame la Présidente. Huit mois se sont écoulés depuis l'adoption de la résolution 2803. Et la situation humanitaire à Gaza reste catastrophique. Des millions de Palestiniens restent déplacés. Plus de 1100 ont été tués depuis le cessez le feu d'octobre. Des millions d'autres ont été blessés. Nous devons mettre un terme à ces souffrances. C'est la raison pour laquelle l'Australie appuie le plan de paix du président Trump et la résolution 2803, qui représente la solution la plus viable pour mettre un terme aux souffrances à Gaza et pour ramener la stabilité sur le terrain. L'amélioration de l'accès humanitaire est un élément essentiel de ce plan, mais les souffrances à Gaza restent exacerbées par les obstacles inutiles, les restrictions tout aussi inutiles imposées à l'aide humanitaire. Ces restrictions doivent être levées. Les points de passage à la frontière doivent être rouverts pour permettre un acheminement de l'aide à ceux qui en ont le plus besoin. Les institutions onusiennes, les ONG doivent pouvoir réaliser leur travail vital. Les travailleurs humanitaires doivent être respectés et protégés conformément au droit international et à la déclaration sur la protection du personnel humanitaire. L'Australie est fière de jouer un rôle à leur d'aider les Palestiniens dans le besoin. Nous saluons les efforts extraordinaires des organisations humanitaires qui fournissent des services essentiels en dépit des difficultés. Le gouvernement australien a récemment annoncé un nouveau train de mesures de soutien au relèvement de Gaza, notamment 15 millions alloués au Fonds Horizon de l'ONU. Madame la présidente, la solution à deux États a toujours été le seul moyen d'établir une paix et une sécurité durable, tant pour Israël que pour la Palestine. C'est la raison pour laquelle nous avons reconnu l'État de Palestine il y a près d'une année, dans le cadre des efforts coordonnés déployés à l'échelle internationale pour accélérer la réalisation de cet objectif. Le renforcement des institutions palestiniennes est essentiel pour avancer vers la solution des deux États. C'est la raison pour laquelle nous travaillons avec les partenaires. pour renforcer les fondements institutionnels de la Palestine, notamment en soutenant les réformes de la gouvernance des institutions publiques et en promouvant le développement économique. Nous avons notamment alloué 10 millions de dollars au Fonds pour la reconstruction et le développement de la Palestine de la Banque mondiale pour renforcer la gestion des finances publiques de l'Autorité palestinienne. Madame la Présidente, l'Australie est opposée à toute action susceptible d'alimenter la violence et l'instabilité. Nous continuons de condamner sans ambages le Hamas, notamment les atrocités commises le 7 octobre 2023, ainsi que les actes de terreur qu'il continue de poser. Le Hamas doit être désarmé et ne doit pas se voir accorder de rôle dans la gouvernance de la Palestine. En Cisjordanie, l'expansion par Israël des colonies de peuplement illicites reste un obstacle majeur à la paix. Ces colonies s'accompagnent d'un niveau de violence des colons sans précédent. L'Australie a récemment rejoint les partenaires pour imposer de nouvelles sanctions aux colons violents et autres entités connexes pour les graves violations des droits humains contre les Palestiniens. Israël doit exiger que les colons violents rendent des comptes. Il doit cesser les activités de colonisation. Modifier la composition démographique de la Palestine est inacceptable. Réaliser une paix durable exige aussi la stabilité par-delà Gaza et la Cisjordanie. La situation très compliquée au Liban a des conséquences humanitaires graves. Nous félicitons les efforts trilatéraux déployés par le Liban, Israël et les États-Unis à l'appui d'une paix et d'une stabilité durables dans la région. Nous voulons que le conflit cesse durablement, que la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban soient respectées, que le Hezbollah soit désarmé conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité. L'Australie demande de longue date la désescalade et la fin du conflit au Moyen-Orient. Plus cette guerre se prolonge, plus la région et le monde en payent le prix. Nous voulons que les négociations se poursuivent entre les États-Unis et l'Iran, que le cessez-le-feu reprenne et que le détroit d'Ormuz et autres couloirs commerciaux essentiels dans la région soient ouverts. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:13:07]: Je remercie la représentante de l'Australie de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Ouganda. Uganda · NAM · Représentant [2:13:14]: Madame la présidente. Madame la Présidente, c'est pour moi un honneur que de prononcer. Cette intervention au nom des 121 États membres du Mouvement des Non-Alignés. Je félicite la République démocratique du Congo pour son accession à la présidence du Conseil de sécurité ce mois-ci. Nous vous remercions aussi de donner au Mouvement des Non-Alignés la possibilité de vous livrer sa position sur la question palestinienne. Le Mouvement réaffirme sa position de longue date, commune et de principe sur la question palestinienne. Nous sommes vivement préoccupés par les incidences de cette injustice historique faite au peuple palestinien, notamment face à la situation dans la bande de Gaza où la population civile continue de souffrir d'une catastrophe humanitaire sans précédent infligée par Israël, la puissance occupante. Le mouvement soutient toutes les perspectives de solutions justes à cette injustice historique, soutient tous les efforts de paix et pour la sécurité dans la région. Nous condamnons, en les termes les plus vigoureux, toutes ces pratiques illégales, toutes les formes de violence, en particulier les attaques militaires d'Israël, les châtiments collectifs infligés par Israël au peuple palestinien, comme autant de violations graves du droit international, y compris du droit droit international humanitaire et droit international des droits de l'homme. Le fait de tuer, de blesser plus de 244 600 Palestiniens civils à Gaza, principalement des enfants, des femmes, notamment des membres du personnel médical, des travailleurs humanitaires, les journalistes, doit être condamné par le Conseil de sécurité. Nous exigeons une cessation immédiate et complète de toutes les formes d'hostilités armées, de répression violente, ainsi que de toutes les politiques et pratiques illégales d'Israël contre le peuple palestinien et d'autres nations de la région. Les membres de l'ONU ont confié au Conseil de sécurité la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationale, conformément aux articles 12 et 24 de la Charte. Le Conseil de sécurité doit s'acquitter de son mandat du maintien de la paix et de la sécurité internationale et doit agir pour assurer l'application de ses résolutions, tel que le prévoit la Charte. Nous demandons au Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités et d'agir sans attendre pour assurer l'application pleine et entière de toutes ses résolutions concernant la question palestinienne, notamment les plus récentes, à savoir la 2334 de 2016, la 2712 de 2023, la 27 20 2023 la 27 28 2024 la 27 35 de 2024 et la 28 03 de 2025 des résolutions adoptées après la signature de l'accord de cessez le feu le mouvement des non alignés se félicite du cadre trilatéral du 26 juin 2026 entre le Liban et les États-Unis d'Amérique et Israël nous soulignons l'importance. Pour Israël de respecter le cessez-le-feu, de mettre un terme à toutes les attaques contre le Liban. Ce retrait immédiat, complet et sans condition de l'ensemble du territoire libanais est indispensable, tout comme le retour des placés de force. Nous demandons aussi l'application pleine et entière de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, nous réaffirmons notre position en faveur de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité du Liban. Le mouvement condamne vigoureusement les attaques répétées par Israël contre les civils, les femmes, les enfants, les journalistes, le personnel médical, la Croix-Rouge, les infrastructures civiles. Nous condamnons par ailleurs les attaques contre les FAL et les institutions de l'État libanais ainsi que la destruction à grande échelle et la démolition systématique des villes et villages libanais ainsi que la création d'une de soi-disant zones de sécurité, autant de mesures qui constituent une violation flagrante du droit international, y compris du DIH. Le mouvement réaffirme son soutien à l'État libanais qui s'efforce d'asseoir son contrôle, sa souveraineté sur tout le territoire libanais, notamment de garantir l'autorité exclusive de l'État sur les décisions touchant la guerre et la paix, son monopole sur la possession et l'emploi des armes et le désarmement de tous les acteurs non étatiques. ainsi que son programme de réformes. Le mouvement souligne l'urgente nécessité d'accroître l'aide humanitaire au Liban pour répondre aux besoins croissants des civils affectés, tout comme il est nécessaire de soutenir davantage les forces armées libanaises. Le mouvement condamne aussi vigoureusement les attaques visant le personnel de la FINUL et ses locaux. Il souligne la nécessité d'assurer la reddition des comptes pour toutes ces attaques. Le mouvement condamne les incursions israéliennes en territoire syrien, en violation flagrante du droit international, de la Charte des Nations unies et de l'accord de dégagement des forces de 1974. Nous demandons au Conseil de sécurité d'exercer des pressions sur Israël pour qu'il se retire intégralement de tout le territoire syrien. Nous condamnons les attaques répétées par Israël contre la République arabe syrienne, qui constituent une agression claire contre un État souverain, une violation flagrante des dispositions du droit international et de la Charte des Nations unies. Le mouvement des non-alignés se félicite de la déclaration de New York adoptée lors de la conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution des deux États. Il s'agit là d'une réaffirmation. De l'attachement indéfectible de la communauté internationale à un règlement juste et pacifique de la question palestinienne. Le mouvement demande à tous les États de coopérer pour réaliser les objectifs consacrés dans la déclaration pour mobiliser les efforts internationaux au plan politique, économique, financier, juridique et sécuritaire. L'objectif étant d'imprimer un nouvel élan à ses initiatives nationales, régionales, internationales visant à parvenir à une paix juste, durable et d'ensemble et à réaliser le droit inaliénable du peuple palestinien. Nous nous félicitons de la reconnaissance de l'État de Palestine par une grande majorité des pays. Nous demandons au Conseil de sécurité des Nations unies de recommander urgemment l'admission de la Palestine en tant que membre de plein droit de l'ONU, ainsi que le respect du droit du peuple palestinien à l'autodétermination en tant qu'engagement en faveur d'une paix durable au Moyen-Orient. Pour conclure, le Mouvement saisit l'occasion qui lui est offerte de réitérer son appel en faveur d'efforts internationaux collectifs pour défendre le droit international, mettre un terme à l'injustice grave et historique faite au peuple palestinien. Les États membres du Mouvement réaffirment leur détermination à promouvoir une solution juste, durable, d'ensemble et pacifique à la question palestinienne dans tous ses aspects, y compris la réalisation du droit inaliénable des réfugiés palestiniens à retourner chez eux. à retrouver leurs biens conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies, notamment la résolution 194 de l'Assemblée générale. Nous réaffirmons notre appui au peuple palestinien dans sa lutte légitime pour réaliser la justice et réaliser ses droits inaliénables, ses aspirations nationales légitimes, notamment l'autodétermination, la liberté et l'indépendance. dans un État indépendant et souverain de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale. Le mouvement demande à tous les États membres de respecter leurs obligations conformément au droit international, aux résolutions pertinentes et aux décisions de la CIJ. Nous leur demandons de prendre des mesures tangibles, notamment des mesures urgentes pour assurer l'application du principe de responsabilité, pour mettre un terme à cette injustice prolongée et tragique, mettre un terme à l'occupation illégale par Israël et aider le peuple palestinien à enfin réaliser ses droits. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:21:27]: Je remercie le représentant de l'Ouganda de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Sri Lanka. Sri Lanka · Représentant [2:21:36]: Madame la Présidente, d'emblée, le Sri Lanka félicite la République démocratique du Congo qui assume la présidence du. Conseil de sécurité et vous remercie pour la convocation de ce débat public opportun. Nous remercions aussi M. Alabarov pour son exposé circonstancié. Le Sri Lanka s'associe à la déclaration prononcée par l'Ouganda au nom du Mouvement des non-alignés. Le peuple palestinien reste confronté à des difficultés immenses. Les civils à Gaza restent déplacés, ont toujours besoin d'aide humanitaire pour satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux. Derrière ces paroles, qui nous sont familières, ce sont des familles qui ont perdu leur maison et des êtres chers. Le Sri Lanka demande un respect plein et entier du cessez-le-feu et l'application au pied de la lettre des résolutions du Conseil de sécurité. L'aide humanitaire doit parvenir à ceux qui en ont besoin en toute sécurité, sans obstruction. Le DIH doit être respecté. Les civils, le personnel humanitaire, les locaux de l'ONU doivent être protégés. UNHCR les autres institutions des Nations Unies restent indispensables. Leur capacité à opérer doit être préservée. Ils doivent bénéficier du soutien politique et financier nécessaire à l'exécution de leur mandat. Madame la Présidente, le relèvement et la reconstruction de Gaza doivent être une priorité urgente. Le peuple palestinien, qui attendent, endurées, ne peut pas se voir demander de continuer de vivre dans des ruines. La détermination du peuple palestinien reste forte. Deux sœurs adolescentes de Gaza ont récemment reçu le prix de la paix après avoir développé des matériaux à partir des débris. Elles ont l'intention de former d'autres jeunes à suivre leur exemple, ce qui montre ce que peut faire le peuple palestinien. Leur exemple atteste de la détermination de ce peuple. La communauté internationale doit être à la hauteur de cette détermination en leur offrant la protection et les débouchés nécessaires au relèvement. Madame la Présidente, la situation en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, exige aussi l'attention du Conseil. La multiplication des colonies de peuplement, les démolitions, la violence doivent cesser. Toute tentative de modifier le caractère démographique, le statut juridique du territoire palestinien occupé est incompatible avec le droit international et sa perspective de paix. Les efforts de la communauté internationale doivent maintenant viser à mettre un terme aux souffrances infligées au peuple palestinien, à leur offrir un avenir de dignité qui leur permettra de prendre leur destin entre leurs mains. Les déclarations et les initiatives diplomatiques de sens que si elles aboutissent à des changements véritables dans la vie des gens. Le Sri Lanka réaffirme son soutien aux droits inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit à l'autodétermination, à l'établissement d'un État de Palestine indépendant et souverain sur sur la base des frontières antérieures à 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, un État vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. Et nous appuyons aussi l'adhésion de la Palestine à l'ONU en tant que membre de plein droit. Nous savons ce qu'il y a à faire. Ce qui nous manque, c'est la volonté politique d'être aux côtés de ce peuple pour l'aider à avancer. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:25:10]: Je remercie le représentant du Sri Lanka de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant des Philippines. Philippines · Représentant [2:25:18]: Merci, Madame la Présidente. Les Philippines remercient la République démocratique du Congo pour la convocation de ce débat public trimestriel. Les Philippines partagent les préoccupations persistantes de la communauté internationale face à la situation en Palestine. Les Philippines réaffirment leur soutien constant et de principe au droit inaliénable à l'autodétermination du peuple palestinien et à la solution des deux États. Nous sommes convaincus que la solution des deux États reste le seul moyen viable de parvenir à une paix durable avec la Palestine Israël cohabitants côte à côte dans la paix et la sécurité. Nous demandons l'application pleine et entière des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 23, 34 et 28 03, conformément à la Charte des Nations unies. Les Philippines, soulignent la primauté du droit international, en particulier du droit international humanitaire, pour assurer la protection des civils, préserver les groupes vulnérables, y compris les femmes et les enfants. Les Philippines demandent à toutes les parties d'œuvrer pour la désescalade, de faire montre de retenue et de reprendre un dialogue véritable pour garantir l'acheminement sans entrave de l'aide aux populations affectées. Le soutien des partenaires est ici essentiel. Les Philippines, aux côtés du Japon, ont eu l'honneur d'accueillir la cinquième réunion ministérielle de la conférence de coopération entre les pays d'Asie de l'Est pour le développement de la Palestine, le 22 juillet 2026 à Pasay City. Les pays participants à cette conférence ont exprimé leur vive préoccupation face à la crise humanitaire qui se poursuit en Palestine. Ils ont souligné le rôle de la conférence pour promouvoir une coopération technique effective et une aide humanitaire au peuple palestinien, notamment au travers de l'UNRWA. Les Philippines reconnaissent le rôle clé de l'UNRWA à l'heure de fournir des services essentiels et vitaux notamment à ceux qui en ont le plus besoin, notamment des soins de santé primaires et l'éducation. Les Philippines continueront d'œuvrer avec la communauté internationale et les partenaires pour offrir un avenir sûr, pacifique et prospère à chaque famille palestinienne comme elle le mérite. Madame la Présidente, nous sommes vivement préoccupés par la situation qui évolue rapidement au Moyen-Orient, notamment en Iran, au Liban, en Syrie, au Yémen. Nous sommes vivement préoccupés par ces faits nouveaux qui s'appellent efforts de médiation en cours et réduisent les perspectives d'un règlement pacifique par le dialogue. Nous réaffirmons l'importance de la sécurité et de la sûreté maritime, d'assurer la liberté de navigation dans les détroits utilisés aux fins de la navigation internationale conformément au droit international, en particulier la Convention Convention sur le droit de la mer de 1982. Les Philippines appellent au rétablissement du transit en toute sécurité, sans entrave, continue de navires et d'avions par le détroit d'Ormuz. et appelle toutes les parties à garantir la sécurité des gens de mer et des navires conformément à la convention sur la sécurité de la vie en mer. Nous reconnaissons les effets immédiats et à long terme de la crise sévissant au Moyen-Orient sur le bien-être de nos peuples, sur le commerce régional, l'énergie, la sécurité alimentaires, les marchés de l'énergie, les chaînes d'approvisionnement mondiales. En conclusion, nous continuerons aux côtés de l'ONU et des partenaires régionaux d'appuyer la médiation, le dialogue, l'établissement de la confiance afin de réduire les tensions, de prévenir une escalade, de créer des conditions propices à la paix. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:29:10]: Merci le représentant des Philippines de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Algérie. Algeria · Représentant [2:29:17]: Merci Madame la Présidente. Je vous félicite pour votre présidence couronnée de succès du Conseil de sécurité au cours du mois de juillet. Je remercie également M. Ramiz Al-Akbarow de son exposé édifiant. Madame la Présidente, lorsque le cessez-le-feu a été annoncé en octobre 2025, le peuple palestinien La communauté internationale et l'ensemble de l'humanité caressaient l'espoir que cela marquerait le début du secours apporté à Gaza. Et pourtant, aujourd'hui, cet espoir a cédé la place à une réalité bien plus sombre. Près de dix mois se sont écoulés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et depuis lors, les violations et les attaques de la part d'Israël n'ont pas cessé un seul jour. Par voie de conséquence, plus de 1200 Palestiniens ont été tués et plusieurs milliers blessés. Nous sommes également outrés par des informations faisant état du fait qu'Israël, puissance occupante à Gaza, un territoire palestinien, en train d'ériger une barrière de terre le long de la prétendue ligne jaune, renforçant ainsi le morcellement de Gaza, tout en continuant de détruire et de dépeupler les zones qu'Israël occupe. Dans le même temps, la Cisjordanie est le théâtre d'une violence incessante. Une opération militaire brutale a donné lieu à des déplacements massifs vers des camps de réfugiés, alors que les meurtres en particulier de civils palestiniens et surtout d'enfants et de femmes, se poursuivent inexorablement. Les actes de violence des colons, l'expansion illégale des colonies de peuplement, les démolitions de maisons de Palestiniens ou confiscations de terres accélèrent l'effacement systématique de la présence palestinienne sur ce territoire. Madame la Présidente, face à cette sombre réalité, je voudrais mettre en lumière les points suivants. Tout d'abord, ces atrocités sont la conséquence directe d'une impunité prolongée. Oui, de l'impunité. L'effacement systématique par Israël du peuple palestinien, de leurs terres, la destruction de leurs terres, de leurs moyens d'existence. Tout cela a pu se poursuivre sans que des comptes ne soient rendus. que l'impunité prévaudra, de telles violations du droit international et de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU persisteront sans conséquences. Deuxièmement, le Conseil de sécurité doit prendre pleinement assumer ses responsabilités. Il doit garantir le plein respect des dispositions du cessez-le-feu, garantir la protection des civils et du personnel humanitaire, et un accès humanitaire sans entrave. pour les civils palestiniens et créer les conditions propices à la reconstruction immédiate de Gaza qui n'a que trop tardé pour les Palestiniens pas pour des étrangers. Troisièmement Les politiques et pratiques israéliennes dans les territoires occupés continuent d'enfreindre clairement le droit international, tel que cela a été réaffirmé par la CIJ en juillet 2024 et la résolution 2334 du Conseil de sécurité. dont la mise en œuvre ne peut davantage être repoussée. Le peuple palestinien continue de faire montre d'une résilience inégalée face à des souffrances inimaginables. Laurent Durance nous rappelle que La paix ne peut être établie sous l'occupation, quelle qu'elle soit, ne peut être édifiée alors que l'injustice ou les châtiments collectifs ont lieu. La paix doit passer par la justice. La justice requiert que des comptes soient rendus. Et pour ce faire, l'action est de mise, une action de la part du Conseil de sécurité. Pour conclure, Madame la Présidente, qu'il me soit permis de réaffirmer le soutien indéfectible de l'Algérie pour le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination. et à la création d'un État souverain et indépendant avec Al-Quds Al-Sharif en tant que capitale. Merci. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:37:22]: Je remercie le représentant de l'Algérie de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant des Maldives. Maldives · Représentant [2:37:29]: Merci, Madame la Présidente. Gaza est devenue tombeau des promesses du conseil cela fait près de trois ans qu'israël mène un génocide de façon non voilée toute tout retard à prendre dans la prise de décision donné plus de temps à ce génocide. Toute résolution non respectée a conféré à Israël davantage d'impunité. Le cessez-le-feu décrété en octobre 2025 n'a pas sonné le glas des souffrances palestiniennes. Partout en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, l'expansion des colonies, les démolitions, les confiscations de terres, la violence des colons entraînent le déplacement forcé et l'annexion de facto. L'impunité d'Israël ne s'arrête pas à Gaza. Ses attaques, ses occupations illégales, ses violations répétées en Palestine, au Liban et en Syrie déstabilisent la région. Le Conseil de sécurité doit à présent adopter trois mesures fixer des dates butoirs, vérifier le respect et imposer des conséquences. Pour ce qui est de la Palestine, le Conseil doit exiger que cessent immédiatement les attaques contre les civils, l'expansion des colonies, les démolitions, les déplacements forcés, les restrictions concernant l'accès humanitaire. Le Conseil de sécurité doit exiger des rapports réguliers sur le respect par Israël de ses décisions. L'UNRWA doit être protégée. La sainteté de la mosquée Al-Aqsa et le statu quo juridique et historique des lieux saints doivent être respectés. Au Liban, le Conseil doit exiger d'Israël qu'il cesse ses attaques et se retire immédiatement du territoire libanais. La FINUL doit vérifier ce retrait. Le secrétaire général doit faire rapport au Conseil avant que le mandat de la mission n'expire. Israël doit respecter la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale du Liban, conformément à la résolution 1701. En Syrie, Israël doit mettre un terme à son occupation du Golan syrien. Le Conseil doit exiger le retrait immédiat des forces israéliennes des positions et des barrages routiers de la zone de séparation et veiller à ce que l'UNRWA puisse vérifier le respect de l'accord de dégagement de 1974. Les Maldives réitèrent leur engagement en faveur de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de la Syrie et appuient un processus politique piloté et maîtrisé par les Syriens, tel que prévu dans la résolution 2254 du Conseil. Si l'on ne respecte pas ces décisions, il doit y avoir des conséquences. Le Conseil doit imposer des sanctions ciblées aux individus et entités responsables de l'obstruction de l'aide humanitaire, des attaques contre les civils, du personnel des Nations unies et de l'expansion des. colonie légale nous appelons à nouveau un embargo sur les armes contre Israël les États membres doivent arrêter d'approvisionner en armes Israël ce qui alimente le génocide et l'occupation les attaques dans la région ces mesures doivent favoriser un horizon politique la reconnaissance d'un état souverain indépendant de Palestine fondé sur les frontières d'avant 1967 avec Jérusalem s comme capitale la Palestine doit être admise en tant que membre à part entière de l'ONU les Palestiniens n'ont pas besoin qu'on dépeigne à nouveau leur souffrance ils ont besoin de dates butoir de vérification et de conséquences pour les auteurs de violations le génocide doit doit cesser l'occupation également la Palestine doit être libre les Maldives se tiendront aux côtés de Palestine jusqu'à ce que la justice soit rendue, que la souveraineté soit rétablie et que son peuple puisse. Vivre en sécurité. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:41:36]: Je donne maintenant la parole au représentant de l'Irlande. Ireland · Représentant [2:41:38]: Merci, Madame la Présidente. Je remercie la République démocratique du Congo d'avoir convoqué cette réunion cruciale. L'Irlande souscrit à la déclaration de l'Union européenne. Madame la Présidente, l'Irlande est très préoccupée par la situation humanitaire lamentable à Gaza. Neuf mois depuis l'annonce de l'accord de cessez-le-feu, le peuple Gazaoui a toujours besoin de toute urgence de voir son quotidien s'améliorer. Nous devons tous exercer davantage de pression sur Israël pour qu'il respecte ses obligations au titre du DIH, élève les restrictions à l'accès à l'aide et favorise l'acheminement de biens et de services essentiels dans la bande de Gaza. obligation a été confirmée par la CJ dans son avis consultatif du 22 octobre 2025 et il n'est pas viable qu'Israël continue de recourir au terme à double usage pour bloquer l'acheminement de l'aide humanitaire nous sommes également très préoccupés par les zones de Gaza de plus en plus de plus en plus grandes occupées par Israël déplaçant aussi la ligne jaune déplaçant des Palestiniens toutes les parties doivent honorer leurs engagements dans le cadre du plan d'ensemble. À cet égard, nous continuons d'appeler au désarmement permanent du Hamas et des autres groupes armés non étatiques et au plein retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza. Madame la Présidente, nous exhortons Israël à ouvrir tous les points de passage et à favoriser la liberté de circulation des Palestiniens depuis et vers la bande de Gaza. Nous condamnons la politique israélienne de restriction d'accès aux journalistes étrangers qui veulent faire rapport sur la situation à Gaza en toute indépendance. Nous réitérons notre soutien indéfectible et notre remerciement à l'UNRWA pour son appui en faveur des réfugiés palestiniens. Nous regrettons que l'UNRWA continue de faire face à des pressions politiques et financières dans le cadre de ses opérations, notamment en raison de la législation israélienne sur les opérations de l'UNRWA en Palestine. Madame la Présidente, nous sommes alarmés par les violences extrêmes de colons en Cisjordanie qui continuent dans un climat d'impunité. Il est essentiel que des comptes soient rendus pour ces violences et la Cisjordanie doit faire partie d'un accord pour une paix juste et durable dans le cadre de la solution de deux États. Madame la Présidente, Nous nous inquiétons grandement des conflits dans la région du Golfe et des répercussions humanitaires, économiques et politiques désastreuses. Toutes les parties sont tenues de respecter le droit international, dont le DIH. Nous appelons les parties au conflit à coopérer de bonne foi et à renouer avec les négociations prévues dans le protocole d'entente de mi-juin. Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit. Une paix pérenne ne pourra être établie que grâce au dialogue et à la diplomatie. Madame la présidente, nous nous félicitons de l'accord trilatéral conclu le mois dernier entre Israël, le Liban et les États-Unis. Nous espérons que la pleine mise en œuvre de cet accord concourra au désarmement du Hezbollah, au retrait complet des troupes israéliennes et au déploiement des forces armées libanaises en appui à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Liban et à l'établissement d'une paix pérenne. Le peuple libanais connaît les conflits et l'ingérence extérieure depuis bien trop longtemps. Monsieur le Président, nous saluons les autorités syriennes qui s'emploient à enclencher une transition positive. La communauté internationale doit aider la Syrie à à dépasser les risques tels que la violence interne, les ingérences extérieures, l'occupation de son territoire et la nécessité de la justice de transition. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:45:18]: Je remercie le représentant de l'Irlande de sa déclaration et je donne la parole au représentant de l'Afrique du Sud. South Africa · Représentant [2:45:27]: Merci, Madame la Présidente. L'Afrique du Sud remercie la République démocratique du Congo d'avoir convoqué ce débat public trimestriel sur le Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, ce qui permet à tous les États membres de l'ONU de prendre la parole sur une question qui est au cœur de l'instabilité et de l'insécurité prévalant dans la région. Nous nous félicitons de la trêve dans les frappes entre les États-Unis et l'Iran. à la suite de violations du protocole d'entente d'Islamabad signé en juin, ce qui a ouvert la voie à de nouveaux efforts diplomatiques destinés à trouver un règlement durable et pacifique au conflit actuel. Régler la crise dans le détroit d'Ormuz est essentiel à l'économie mondiale, car c'est l'un des goulets d'étranglement stratégiques pour l'approvisionnement mondial en Le pétrole et le commerce international. Les perturbations actuelles ont mené à des fluctuations des cours mondiaux du pétrole, à l'inflation, entraînant des millions de personnes dans la pauvreté. Nous appelons à la cessation immédiate des hostilités, à la désescalade, à au retour de la diplomatie grâce au processus sous la médiation d'Oman et le protocole d'entente d'Islamabad. On ne peut pas discuter de l'instabilité dans le Golfe sans parler des causes profondes à savoir la question palestinienne et l'occupation qui se poursuit la crédibilité de notre système fondé sur des règles ne peut être sélectif la charte proscrit la fermeture de détroits internationaux et proscrit également l'annexion le châtiment collectif les attaques contre les locaux de l'ONU nous appelons Israël à pleinement respecter l'accord de ces Gaza en débit du cessez le feu les hostilités à Gaza se poursuivent et la humanitaire demeure sordide à cet égard selon l'ocha plus de 1000 Palestiniens ont été tués depuis l'annonce du cessez le feu le 10 octobre 2025 près de des 2,1 millions d'habitants de Gaza sont toujours déplacés et s'amasse dans des espaces de plus en plus exigus en raison des expansions répétées du territoire contrôlé par Israël. De surcroît, les forces israéliennes auraient publié des cartes montrant qu'il contrôlait 64% du territoire, ayant ainsi outrepassé la ligne jaune qui démarquait à peu près 50% du territoire gazaoui. La prise pour cible continue de civils, d'infrastructures civiles, d'hôpitaux, d'écoles et d'abris de l'ONU, constitue une violation de la quatrième convention de Genève. Le châtiment collectif de ce peuple protégé ne saurait être justifié, y compris par une campagne politique visant à saper la crédibilité de l'UNRWA et son mandat. Cela doit cesser. L'UNRWA joue un rôle crucial en fournissant une aide humanitaire aux réfugiés palestiniens. L'Afrique du Sud réaffirme son plein appui en faveur du rôle indispensable de l'UNRWA. qui fournit une aide humanitaire vitale et des services en faveur du développement. L'UNRWA, ce n'est pas un acteur facultatif, c'est une planche de salut pour des millions de réfugiés palestiniens. En conclusion, Madame la Présidente, l'Afrique du Sud réaffirme son engagement en faveur de la paix au Moyen-Orient et est tout disposée à faire part de son expérience en matière de consolidation de la paix, de justice de transition, de réconciliation et souhaite concourir aux efforts d'édification de la nation. Nous pensons qu'afin d'atténuer les souffrances du peuple palestinien, il faut garantir son droit légitime à l'autodétermination, y compris le droit au retour et la création d'un état souverain indépendant et viable de Palestine dans le cadre des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Democratic Republic of the Congo · Présidente du Conseil [2:49:47]: Le représentant de l'Afrique du Sud de sa déclaration: Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur sur la liste. La séance est levée.