La situation concernant la République démocratique du Congo - Conseil de sécurité, 10232e séance Conseil de sécurité Date: 29 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/fr/sc/10232 Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- France · Président du Conseil [2:57]: La 10 231e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est la question concernant Haïti. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants d'Haïti, de la Jamaïque et de la République dominicaine à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Je salue les représentants d'Haïti, de la Jamaïque et de la République dominicaine. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. J'appelle l'attention des membres du Conseil sur la lettre du 10 septembre 2026 adressée au Président du Conseil de sécurité par le Secrétaire général et publiée sous la cote S/2026/732. Les membres du Conseil sont saisis d'un projet de résolution publié sous la cote S/2026/761, déposé par les États-Unis d'Amérique et le Panama. Le Conseil est prêt à procéder au vote sur le projet de résolution dont il est saisi. Je vais maintenant mettre le projet de résolution aux voix. Que ceux qui sont en faveur du projet de résolution publié sous la cote S/2026 /761 lèvent la main. Que ceux qui sont contre le projet de résolution lèvent la main. Que ceux qui s'abstiennent lèvent la main. Le résultat du vote est le suivant: 12 voix pour, 0 voix contre, 3 abstentions. Le projet de résolution est adopté en tant que résolution 28/29/2026. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration après le vote. Je donne la parole au représentant du Panama. Panama · Représentant [5:54]: Merci, monsieur le président. Avant de commencer, malheureusement, nous n'avons d'autre choix que d'exprimer nos très sincères condoléances aux proches et aux êtres chers. D'onze personnes violemment assassinées hier à Artibonite. Des agissements tels que ceux-là nous rappelle l'importance de la force. Monsieur le Président, pour reprendre le fil de la. Réunion d'aujourd'hui, nous remercions les États-Unis, co-auteurs de l'étroite coopération et de la codirection tout au long de ces négociations. Nous souhaitons également remercier tous les membres du Conseil de sécurité de leur participation constructive lors des négociations. Leur volonté de rapprocher les positions et de rappeler la solidarité. Internationale vis-à-vis du peuple haïtien a permis ce renouvellement, ce qui permettra à la force de. Répression des gangs et au bureau d'appui de poursuivre leurs activités avec la prévisibilité nécessaire à l'exécution de leurs mandats respectifs, avec les garanties et les protections idoines. Nous prenons bonne note du ferme. Soutien apporté par les États de la région, tel qu'on le voit dans la déclaration conjointe récente de l'Organisation des États d'Amérique latine, en appui du renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs. Monsieur le Président, derrière chaque décision du Conseil de sécurité se trouve la vie de millions de personnes. Dans le cas d'Haïti, nous parlons d'enfants, des petits garçons, des petites filles qui ont le droit de vivre sans craindre d'être recrutés par les gangs de femmes qui ne devraient pas vivre sous la menace de violences sexuelles de famille. qui ont été contraintes et forcées d'abandonner leurs foyers et de communautés entières, qui aspirent tout simplement à retrouver une vie normale et digne. Cette adoption rappelle au peuple haïtien qu'il n'est pas seul. La décision que nous prenons aujourd'hui doit donner un nouvel élan au déploiement de contingents dont a besoin la Force pour pouvoir atteindre ses capacités opérationnelles. Cet effort doit aller de pair avec des initiatives telles que le fonds récemment créé par les dividendes de la paix en Haïti, dans l'objectif de réduire les violences et de proposer des alternatives, notamment aux jeunes, face au recrutement des gangs. Ce n'est que grâce à des mesures supplémentaires qui tiennent compte du caractère multidimensionnel de la crise que nous pourrons, une fois pour toutes, nous rapprocher d'une paix et stabilité pérennes dans la République sœur d'Haïti. Merci. France · Président du Conseil [9:16]: Je remercie le représentant de Panama pour sa déclaration et je donne la parole au représentant des États-Unis. United States of America · Représentant [9:27]: Merci, Monsieur le Président. Je remercie le Panama, co-rédacteur, de leur étroite coopération dans le cadre de cet effort. Chers collègues, pendant des décennies, la communauté internationale a vu Haïti passer de crise en crise, de mission en mission. Des milliards de dollars ont été dépensés par les pays de cette salle. Les forces nous aident de nous demander pourquoi ces efforts, certes, étaient bien intentionnés, mais le fait est que nous nous retrouvons face à une situation où les gangs ont grossit, les institutions sont affaiblies, le peuple d'Haïti, de la région, même de notre pays, en paye le prix. Vous avez probablement entendu que la définition de la folie, c'est de continuer à faire la même chose en espérant une issue différente. Et je pense que cet adage s'applique à la stratégie du monde vis-à-vis d'Haïti tout au long de mon existence. Aujourd'hui, nous marquons un nouveau chapitre, l'étape suivante à Haïti. Nous essayons quelque chose de fondamentalement différent et, aux côtés de nos co-rédacteurs, nous comptons sur votre soutien pour essayer un nouveau modèle, une nouvelle approche, et nous le faisons. en solidarité avec l'ensemble des membres de l'Organisation des États américains, avec la CARICOM et surtout avec le gouvernement d'Haïti. Nous avons voté pour renouveler le mandat de la Force de répression des gangs ainsi que le Bureau d'appui des Nations Unies en Haïti. Et rien que l'année dernière, il faut nous en souvenir, l'on parlait de ce qu'elle forme pourrait prendre cette nouvelle force, ce qu'elle pourrait faire, et nous savions ce qu'elle ne pouvait pas être. Alors maintenant, elle existe, mais mieux encore, elle commence à fonctionner grâce au mandat et aux ressources alloués par le Conseil. La force de répression des gangs lutte contre les gangs. est en train de nettoyer les routes, les quartiers, les zones dans lesquelles la police n'osait pas aller. Les sources de revenus des gangs, les sites sont taris et les gangs ne peuvent plus utiliser ces fonds pour mener leurs activités et semer la terreur. Il y a plusieurs éléments qui expliquent pourquoi l'approche est différente. D'abord, elle est solide, des mandats sérieux avec un mandat offensif. Alors, bien entendu, ils ne pourront pas lutter contre les gangs sans cela. Nous ne pensons pas que l'on fasse trop. L'ONU fait ce qu'elle doit faire avec un cadre solide grâce aux nouveaux bureaux d'appui. Tout l'effort est conçu pour atteindre l'objectif ultime, à savoir que les Haïtiens eux-mêmes reprennent le contrôle de leur sécurité, reprennent les rênes de leur avenir, ce qui ne deviendra pas d'ailleurs une mission indéfinie. Quatrièmement, les pays partagent le fardeau pour assurer le soutien nécessaire et les effectifs de la Mission. Au cours de l'année écoulée, nous avons reçu plus de 17 000 promesses de dons personnels, il y a trois fois plus d'engagements personnels que de postes autorisés et disponibles. Sur 3 300, il y a plus de 1 500 troupes sur le terrain, 4 000 devraient arriver dans les mois à venir. Chers collègues, Nous sommes très reconnaissants du soutien apporté par le Tchad, le El Salvador, le Guatemala, la Jamaïque, le Sri Lanka et la Mongolie, qui ont détaché des troupes qui ont déjà travaillé sur le terrain au nom de notre codeur et rédacteur du PAPA. Et c'est un nouveau remerciement. Ils ont quitté leur famille pour lutter contre les gangs les plus violents sur terre. Il faut beaucoup de courage pour se faire. Nous remercions également le Canada, El Salvador, le Guatemala, la Jamaïque et les Bahamas de leur action quotidienne dans le cadre du groupe permanent de partenaires. Votre travail pour Conduire une action sur le terrain est essentiel et à l'endroit de la République dominicaine, merci d'ouvrir votre territoire aux opérations logistiques, à la formation du personnel et des ressources allouées à cet effort. Et je voudrais également remercier l'Allemagne et d'autres pays qui ont apporté financement, équipements, moyens aériens et autres. et enfin à l'endroit de la Côte d'Ivoire, de la Sierra Leone et du Pérou qui se sont engagés à allouer des ressources. Chers collègues, préservons l'élan qui a été donné. Les contingents arrivent, on vient de commencer, il y a encore beaucoup à faire. Et les gangs ne vont pas simplement disparaître et leur emprise qui terrorise les peuples de la région perdure. Nous estimons, et d'ailleurs le secrétaire d'État Rubio l'a dit l'année dernière, que cela permettra de savoir si l'ONU peut adopter ces anciens modèles. Six ou sept missions ont été créées pour Haïti ces dix dernières années et le succès laisse à désirer. Les États-Unis estiment que l'ONU peut mener des missions telles que la force de répression des gangs et peut retrouver sa grandeur. Voilà ce que c'est que de revenir aux fondamentaux, revenir à la paix et la sécurité. Et enfin, à l'endroit du peuple haïtien, ils ont vaincu Napoléon et les plus grandes armées au monde. Ils ont fait face à des catastrophes naturelles, se sont relevés après des séismes, des ouragans. À leurs côtés, nous pouvons récupérer cette république, ils peuvent récupérer leur vie, leur rue. Haïti aussi peut se voir restituer sa grandeur. Merci.. France · Président du Conseil [16:14]: Pour cette déclaration, et je donne la parole au représentant de la Chine. China · Représentant [16:25]: Monsieur le Président, La Chine s'est abstenue sur le projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs que nous venons d'adopter. Permettez-moi de vous expliquer notre position. Premièrement, la Chine est vivement préoccupée par la grave situation sécuritaire en Haïti et nous voulons soutenir les pays de la région, la communauté internationale pour que l'on soutienne Haïti. Cela étant dit, quant à la question de savoir s'il faut avoir recours à la force militaire pour réprimer ou neutraliser les gangs et la bonne? Façon de régler les problèmes de sécurité en Haïti, la Chine en doute et est préoccupée. Une position qui reste inchangée. La crise en Haïti n'est pas une simple question de sécurité. Il y a des problèmes profondément enracinés de gouvernance de l'État. La présence de l'État haïtien laisse à désirer. Les gangs se réinstallent, se regroupent. La corruption, la collusion entre la police et les gangs est généralisée. Et même des enfants ont rejoint les gangs par désespoir économique. Et dans ces circonstances, avoir à la force militaire pour lutter contre la violence avec de la violence risque au contraire d'empirer les choses et risque de nuire plus encore au peuple haïtien. D'après la résolution que nous venons d'adopter, le mandat de la force sera renouvelé de six mois. Le Conseil de sécurité devrait suivre de très près. Cette force de répression des gangs devrait garantir que le droit international soit respecté, qu'il y ait une transparence opérationnelle et un établissement de rapports, et la pleine responsabilisation pour garantir la sûreté et la sécurité du peuple haïtien, notamment les enfants. Deuxièmement, nous restons d'avis que le Conseil de sécurité doit utiliser tous les moyens à sa disposition pour se concentrer sur le problème sous-jacent et les grands défis en Haïti, et envoyer des messages forts et prendre des mesures ciblées. L'objectif ultime du soutien international est qu'Haïti puisse être autonome et assurer le maintien de la sécurité. Le Conseil de sécurité devrait exhorter les autorités haïtiennes à prendre des mesures concrètes à renforcer ses capacités et à assumer sa responsabilité de protéger son peuple et la gouvernance nationale dans les plus brefs délais. Les gangs haïtiens détiennent encore de grandes quantités d'armes et de munitions et représentent une grave menace pour la sécurité. Le Conseil de sécurité devrait prendre l'avantage du renouvellement du régime de sanctions comme l'occasion de renforcer la mise en œuvre de l'embargo sur les armes pour endiguer le flux d'armes et de munitions qui tombe entre les mains des gangs. Pour être véritablement efficace, l'action du Conseil de sécurité se doit de faire fond sur une analyse rigoureuse et des délibérations approfondies, avec une évaluation régulière des ajustements à intervalles réguliers. La Chine est favorable à un examen en profondeur de la situation en Haïti, de la riposte sécuritaire des autorités haïtiennes et de l'efficacité de la force et autres soutiens internationaux apportés, de sorte à éclairer la prise de décision du Conseil de sécurité. à l'avenir. Malheureusement, le projet de résolution qui vient d'être adopté n'a pas pleinement tenu compte des positions et suggestions de la Chine, telles que susmentionnées. Nous continuerons de maintenir notre position constructive sur la question pour que le Conseil de sécurité puisse adopter une approche plus responsable et globale dans son examen du dossier haïtien. Enfin, je tiens à souligner que la clé La solution du problème en Haïti, ce sont les Haïtiens qui la détiennent, ce qui ne signifie pas pour autant que la communauté internationale restera les bras ballants, inactive. Au contraire, la communauté internationale devrait garder à l'esprit les conditions nationales particulières d'Haïti et les enseignements tirés du passé pour aider Haïti à trouver une issue à cette crise. Ce dont doit parler le Conseil n'a jamais été de savoir s'il fallait ou non soutenir Haïti, mais comment soutenir Haïti. La Chine salue les efforts consentis par les pays de la région. Dans ce sens, nous comptons travailler avec l'ensemble des membres afin de continuer de jouer un rôle responsable et constructif pour aider les Haïtiens à parvenir à la paix, à la stabilité et au développement dans les plus brefs délais. Merci, M. le Président? France · Président du Conseil [21:14]: Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentant [21:23]: Monsieur le Président, la Russie s'est abstenue lors du vote sur ce projet de résolution. Présenté par les États-Unis et le Panama sur la prorogation du mandat de la force de répression des gangs. Mais il y a un an, nous n'avions pas fait obstacle à la création de la mission. Nous l'avons fait à la demande des pays de la région et des autorités haïtiennes. bien que le modèle de la force de répression des gangs et les mécanismes de financement qui avaient été établis suscitaient chez nous de nombreuses interrogations. Douze mois se sont écoulés depuis la création de cette mission et nous ne pouvons pas considérer que ces préoccupations ont été pleinement apaisées. Évidemment, la mission a été créée et a commencé à être déployée, mais nous ne pouvons pas dire aujourd'hui que malgré les efforts déployés par les partenaires et le Secrétariat des Nations unies, qui, il faut le dire, s'est acquitté de ses obligations, vertu des résolutions du Conseil de sécurité, nous ne pouvons pas dire que cette mission a été couronnée de succès. Cette initiative a en effet été confrontée à un large éventail de problèmes. qu'on connaissait déjà au début. Il était difficile en effet de trouver et de former les contingents, de garantir le financement durable de la force. Son statut juridique n'était pas clair. Le déploiement a donc pris du retard et aujourd'hui, malheureusement, l'on constate que les rues de Port-au-Prince continuent d'être en proie à la criminalité. Encore plus de questions se posent sur les paramètres d'application ou du recours à la force par la force de répression des gangs dans le cadre d'un mandat aux contours extrêmement flous, qui, en raison d'une prorogation purement technique, n'a pas pu faire l'objet d'un examen approfondi. Les contingents, en effet, ont été conçus pour s'acquitter de missions traditionnelles de maintien de la paix. Tant que le mandat n'aura pas été mis à jour pour s'adapter à la situation, il sera difficile de réaliser les objectifs fixés. Il est évident, en outre, que les mesures de ce type ne permettront pas de résoudre les problèmes auxquels est confronté le pays, qui traverse, nous le savons, une profonde crise. Seul le renforcement et la consolidation de l'État et le renforcement des capacités en matière de maintien de l'ordre permettront au pays de rétablir l'ordre constitutionnel et de garantir le développement socio-économique durable dans le pays. La communauté internationale, quant à elle, doit arrêter d'appuyer ou plutôt doit mettre fin au soutien extérieur apporté aux réseaux criminels et ne pas intervenir dans les processus politiques internes, notamment dans le cadre du processus électoral. Merci. France · Président du Conseil [24:38]: Je remercie la Fédération de Russie pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Colombie. Colombia · Représentant [24:46]: Merci, Messieurs les Présidents. On salue tout particulièrement les représentants permanents des équipes, ainsi que les délégations qui nous accompagnent lors de cette séance. La Colombie remercie également les rédacteurs, les États-Unis et le Panama, et salue l'adoption de la résolution 2793 de 2000. Le travail n'est pas fini et il sera extrêmement risqué de l'achever prématurément. La République dominicaine et la Jamaïque le savent, leur sécurité nationale est également menacée dans la région. Il y a un nouveau financement des gangs en lien avec le trafic de drogue. Il serait erroné d'éloigner la Force de répression des gangs. La prorogation technique du mandat de la Force pendant six mois garantit la continuité nécessaire au déploiement, et au mois de mars, le Conseil pourra réfléchir à des ajustements nécessaires sur la base d'informations plus détaillées concernant la performance des opérations de la force. Il faudra peut-être plus d'informations sur le détail des opérations, mais il est évident que la mission doit continuer, que la situation en Haïti fait face à plusieurs problèmes qui pourraient conduire à l'escalade d'autres phénomènes qui n'ont pas encore été envisagés, migrations forcées, trafic de drogue, sécurité nationale des pays de la région. Monsieur le Président. La situation de sécurité en Haïti reste une source de préoccupation pour la Colombie. L'escalade de la violence des gangs contre la population civile et leur propagation dans de nouvelles zones du pays appellent à une riposte ferme. La résolution prévoit une telle riposte. Et voilà pourquoi le rétablissement de la sécurité est une condition sine qua non pour se rapprocher de la paix, renforcer la justice et l'État de droit en Haïti, pour rétablir pleinement les institutions démocratiques et créer des conditions propices et viables permettant le développement et la prospérité du peuple haïtien. Dans ce contexte, la Colombie estime que la force de répression des gangs joue un rôle absolument essentiel et qu'il est nécessaire, bien entendu, de soutenir la prorogation de la mission et d'envisager également d'autres mécanismes de supervision afin de protéger la population civile et, de nouveau, protéger les pays voisins. Merci, M. le Président? France · Président du Conseil [28:03]: Je donne la parole au représentant du Pakistan. Pakistan · Représentant [28:07]: M. le Président, nous. Remercions les Etats-Unis et le Panama d'avoir présenté la résolution prorogeant le mandat du Bureau et de la Force en Haïti. Nous remercions le Département d'appui opérationnel et le Groupe de partenaires permanents pour leurs efforts pour rendre opérationnel le mandat. Créé l'année dernière par le Conseil de sécurité en vertu de la résolution 2793. Nous félicitons les États-Unis d'avoir informé les membres de l'évolution de la mise en œuvre de la résolution 2793. Les questions politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires en Haïti sont complexes et de l'importance d'une riposte globale avec appropriation et exécution nationales. La résolution 2793? Est conçu pour relever le défi urgent de sécurité, mais la stabilité sur le long terme passera par des efforts concertés et des acteurs politiques nationaux. La résolution adoptée par le Conseil est une reconduction technique du mandat confié à la Force de répression des gangs et au Bureau depuis l'année dernière, sur laquelle nous nous étions également abstenus. Nous appuyons tous les efforts régionaux et internationaux pour aider Haïti à relever ces défis qui existent de longue date. Nous continuons d'espérer que le mécanisme de soutien et de sécurité créé par la résolution 2793 et prorogé aujourd'hui pour six mois supplémentaires sera pleinement déployé avec un financement prévisible et suffisant pour parvenir aux résultats souhaités. Le succès en Haïti dépend des efforts que déploieront toutes les parties prenantes concernées. Nous saluons les pays qui ont engagé des contingents et nous espérons que leurs efforts contribueront à ramener la sécurité et la stabilité en Haïti. Pour conclure, nous réaffirmons notre plein soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale d'Haïti. et à ses choix politiques. Nous continuerons d'être solidaires avec le peuple haïtien et appuierons toutes les demandes de stabilité. Merci.. France · Président du Conseil [30:16]: Du Pakistan pour sa déclaration, et je donne la parole au représentant de la Grèce. Greece · Représentant [30:20]: Merci, M. le Président. Nous nous félicitons de l'adoption de cette résolution et remercions les co-rédacteurs, Panama et Etats-Unis, pour leur travail. La Grèce a voté en faveur de cette résolution, ce qui réaffirme notre soutien indéfectible à la force de répression des gangs et au bureau d'appui des Nations unies en Haïti. Il faut que la force bénéficie du temps et des ressources nécessaires pour achever son déploiement et atteindre ses pleines capacités opérationnelles. Ceci est essentiel pour que la force puisse répondre efficacement aux défis sécuritaires sur le terrain, combattre la violence des gangs et démanteler les réseaux criminels. Ces incidents survenus le mois dernier mettent en lumière l'urgence de la situation. Dans le même temps, la Force de répression des gangs doit bénéficier de la protection juridique requise pour s'acquitter pleinement de son mandat. Nous nous félicitons à cet égard de l'accord conclu entre le gouvernement haïtien et la Force de répression des gangs, confirmant ainsi son statut juridique, ses privilèges et ses immunités. Monsieur le Président, notre vote reflète également le soutien politique fort apporter à ces deux structures la force et le bureau d'appui. Il faut qu'elles puissent soutenir les autorités haïtiennes pour rétablir la sécurité et la stabilité en Haïti. Je vous remercie. France · Président du Conseil [31:49]: Merci pour sa déclaration et je donne la parole à la représentante de la Lettonie. Latvia · Représentante [31:53]: Merci, Monsieur le Président. Nous remercions les co-rédacteurs, États-Unis et Panama, pour leur le rôle qu'ils ont joué pour permettre l'adoption de cette résolution. Nous avons voté en faveur de ce texte. Nous confions ainsi à la Force de répression des gangs la responsabilité de s'acquitter pleinement de son mandat avec le temps et les ressources nécessaires à cela. Tous les partenaires internationaux devraient en profiter pour renforcer la sécurité, faire avancer le déploiement et créer les conditions requises à la tenue du scrutin en Haïti. La force est autorisée à s'acquitter de son mandat dans le plein respect du droit international et notamment du droit international humanitaire et des droits de l'homme. La force doit respecter scrupuleusement les normes de conduite et de discipline dans ce cadre. Nous saluons la contribution des pays qui participent à la force de répression des gangs. Il faut continuer à améliorer la sécurité. Nous encourageons les autorités haïtiennes à poursuivre en parallèle l'élaboration de mesures qui ne relèvent pas du mandat de la force DDR, élaboration de la stratégie nationale de sécurité, mise en œuvre effective des sanctions et lutte contre l'impunité, la corruption et les flux financiers illicites, causes profondes de cette situation. La communauté internationale peut contribuer à la création des conditions requises à la stabilisation, mais ce qui est fondamental, c'est une action forte du gouvernement haïtien dans l'intérêt de la population. Notre soutien indéfectible à cette cause se maintient. Je vous remercie. France · Président du Conseil [33:50]: Représentante du Royaume-Uni. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Représentant [33:54]: Merci, Monsieur le Président. Le Royaume-Uni reste déterminé à soutenir une solution prise en main par les Haïtiens à cette crise qui continue de faire peser des difficultés considérables sur le peuple haïtien. Le succès de la force est fondamental pour atteindre cet objectif, mais la force doit pouvoir se déployer pleinement pour répondre à l'instabilité et prendre le dessus sur les gangs. C'est pourquoi le Royaume-Uni a voté en faveur de cette résolution. Nous saluons les efforts déployés par les États-Unis et le Panama qui ont négocié ce renouvellement. Quant au Royaume-Uni, il reste pleinement résolu à garantir le succès de la mission, comme en témoigne notre contribution de 7,5 millions de dollars au Mécanisme de contrôle du respect des droits humains qui dépend de la Force. Nous condamnons les auteurs des attaques, notamment le recours aux civils comme boucliers humains. La prise d'otages, les violences sexuelles et les attaques délibérées contre les communautés vulnérables. Les travailleurs humanitaires et médicaux doivent être protégés et pouvoir opérer en toute sécurité et sans entrave. Nous espérons que la force apportera la sécurité et la stabilité au peuple haïtien, comme il le mérite. et ouvrira la voie à des élections crédibles permettant aux Haïtiens de choisir leurs prochains dirigeants. Je vous remercie. Denmark · Représentant [35:18]: Merci, M. le Président. Le Danemark se félicite de l'adoption de cette résolution renouvelant la force de répression des gangs en Haïti et nous remercions les co-rédacteurs de leurs efforts. Nous soutenons la force et appelons à stabiliser la situation en Haïti pour libérer les Haïtiens de la violence et de la terreur que font régner les gangs. La force est dotée d'un mandat solide pour contrer l'action menée par les gangs et pour aider les autorités à restaurer l'état de droit. Nous saluons les pays qui ont contribué à cette force et nous pensons que le rétablissement des institutions démocratiques ne peut se faire qu'à travers un scrutin libre et régulier, ce qui est impératif lorsque les conditions seront réunies. La force de répression des gangs doit, quant à elle, agir en respectant les normes les plus rigoureuses de transparence, de conduite et de discipline et se conformer pleinement au droit international. Nous rappelons encore une fois les protections qui doivent être apportées aux enfants dans toutes les opérations de lutte contre les gangs. Couper l'accès aux fonds et aux armes aux gangs reste essentiel. L'embargo sur les armes et le régime des sanctions doivent donc être pleinement appliqués. Établir la sécurité n'est qu'un élément de la sécurité. stabilisation à long terme d'Haïti. Nous appelons donc le gouvernement haïtien à redoubler d'efforts pour que le système de justice et le système pénitentiaire soient rétablis, soient pleinement fonctionnels. Nous appuyons également les efforts nationaux de démobilisation et de désarmement. Haïti est aujourd'hui à un moment charnière. La force de répression des gangs mérite tout le soutien de la communauté internationale pour contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité en Haïti. Et le Danemark est disposé à œuvrer à cette fin avec tous ses partenaires. Je vous remercie. France · Président du Conseil [37:25]: Je donne la parole au représentant du Bahreïn. Bahrain · Représentant [37:28]: Merci. Nous. Nous félicitons de l'adoption de la résolution 2829, qui renouvelle le mandat de la Force de répression des gangs pour six mois supplémentaires. Nous remercions les États-Unis et le Panama pour les efforts qu'ils ont déployés dans ce processus. L'adoption de cette résolution importante témoigne du soutien apportées par la communauté internationale aux autorités haïtiennes face à une évolution des événements alarmante et face à la persistance des problèmes de sécurité, notamment pour ce qui est de la protection des enfants contre les recrutements par les groupes armés. Il s'agit de garantir la réadaptation des enfants et de leur apporter un soutien psychosocial. La prorogation du mandat de la Force est un élément important. Le déploiement doit se poursuivre pour que la Force réalise ses objectifs en matière de stabilisation. Nous continuerons d'appuyer notre soutien au peuple et au gouvernement haïtiens et nous insistons sur l'importance d'assurer la coopération avec la communauté internationale afin que le pays surmonte ses difficultés et ouvre la voie à l'édification d'un avenir plus stable et plus prospère. Merci. France · Représentant [39:00]: Je remercie le représentant du Royaume du Bahreïn pour sa déclaration, et je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la France. L'adoption de cette résolution marque une nouvelle étape dans le rétablissement de la sécurité en Haïti. Nous remercions les États-Unis et le Panama pour la conduite de la négociation. En renouvelant le mandat de la Force de répression des gangs et du Bureau d'appui des Nations unies, ce Conseil confirme la stratégie adoptée il y a un an. Ce faisant, il répond à l'appel d'Haïti et des États de la région en faveur d'un soutien international résolu pour défaire les gangs criminels qui gangrènent le pays depuis trop longtemps. Les crimes atroces commis chaque jour par les gangs nous le rappellent. Il nous revient collectivement d'œuvrer pour accélérer le déploiement de la force de répression des gangs. L'armature du soutien opérationnel et logistique des Nations unies, irremplaçable à bien des égards, est en place. Les États contributeurs de troupes répondent à l'appel. Redoublons d'efforts pour permettre à la force de lancer dès que possible ses opérations afin de répondre aux attentes de la population. La décision prise aujourd'hui et notre résolution à la mettre en œuvre, ainsi que le renforcement par Haïti de ses capacités sécuritaires, ouvrent un chemin pour le retour à la stabilité et pour la tenue d'élections dans des conditions satisfaisantes. À travers cette résolution, le Conseil de sécurité assume sa responsabilité. La France exprime sa reconnaissance et affirme son soutien à la force, à la Banu, aux États contributeurs de troupes Elle conduit avec Haïti une coopération active pour aider au rétablissement de l'État et à la normalisation de la situation. Nous le devons aux Haïtiennes et aux Haïtiens qui doivent être libérés de la violence des gangs criminels. Je vous remercie. Je donne maintenant la parole au représentant d'Haïti. Haiti · Représentant [41:04]: Merci, M. le Président. Je voudrais saluer la fructueuse présidence française du Conseil de sécurité pour ce mois de septembre 2026 et je présente aussi mes chaleureuses félicitations à Son Excellence l'ambassadeur Jérôme Bonafont pour ses prestations au cours du mois. La République d'Haïti se félicite de l'adoption de la résolution renouvelant le mandat de la FRG. seulement quelques jours après l'appel au renouvellement et à la poursuite du déploiement lancé par le Premier ministre lors de son intervention au débat général. Nous remercions les porte-plumes que sont les États-Unis et le Panama, ainsi que l'ensemble des membres du Conseil pour l'esprit de consensus qui a prévalu lors des négociations de ce texte. remerciements vont aussi aux membres du Conseil qui se sont abstenus et leurs commentaires seront communiqués aux autorités haïtiennes. Le gouvernement attache une grande importance au respect de cet engagement international aux côtés d'Haïti. Monsieur le Président, le renouvellement du mandat permettra de consolider les progrès accomplis, d'accélérer la montée en puissance de la Force et et surtout de traduire les engagements de la communauté internationale en résultats concrets et durables pour la population haïtienne. Comme l'a mentionné le Premier ministre, Son Excellence monsieur Alix Didier Fize, lors de sa prise de parole à la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU, l'objectif sécuritaire est clair: permettre à l'État haïtien de reprendre progressivement et durablement le contrôle des zones sous l'empire des gangs criminels armés, de sécuriser les infrastructures critiques, de rétablir l'autorité de l'État et de créer des conditions de sécurité indispensables au retour à l'ordre constitutionnel et à l'organisation des élections. Monsieur le Président, la FRG se trouve encore dans une phase de déploiement et de positionnement sur le terrain. Nous formons le vœu que le renouvellement de son mandat s'accompagne des effectifs, des équipements et des capacités opérationnelles nécessaires pour lui permettre d'exécuter pleinement les tâches que le Conseil lui a confiées. La République d'Haïti exprime sa profonde reconnaissance aux États qui contribuent ou se préparent à contribuer à la FRG. Nous saluons en particulier les engagements du Bangladesh, de la Côte d'Ivoire, du El Salvador, du Canada, du Guatemala, de la Jamaïque, de la Mongolie, du Pérou, du Sénégal, du Sri Lanka et du Tchad, ainsi que ceux de l'ensemble des partenaires qui accompagnent la FRG. Nous encourageons la finalisation diligente des arrangements juridiques, administratifs et opérationnels en cours afin de faciliter le déploiement effectif des capacités annoncées. À ceux qui sont déjà présents aux côtés des institutions haïtiennes, comme à ceux qui se préparent à les rejoindre, le gouvernement exprime sa reconnaissance. Leur engagement constitue une contribution directe aux efforts du peuple haïtien pour retrouver la sécurité et la stabilité. Monsieur le Président, le succès de la FRG dépendra également de la qualité de sa coordination avec les institutions nationales. La force doit agir en complémentarité avec les institutions haïtiennes et non pas se substituer à elles. Une coordination opérationnelle permanente entre la FRG, la police nationale d'Haïti et les forces armées est indispensable, depuis la planification des opérations et le partage d'informations jusqu'à la sécurisation et la stabilisation des territoires repris. Reprendre un territoire aux gangs ne suffit pas. Il faut pouvoir le tenir, y rétablir durablement l'autorité de l'État, permettre le retour des services publics et empêcher les gangs criminels de s'y réimplanter. Cela exige une articulation claire des responsabilités et une coordination étroite entre toutes les forces présentes sur le terrain. Une coordination doit notamment s'appuyer sur des outils de communication sécurisés et fiables. Les membres de la FRG, la PNH et les Forces armées d'Haïti doivent pouvoir échanger rapidement et efficacement avant, pendant et après les opérations. Le renforcement des centres d'opérations conjoints et des mécanismes de partage d'informations doit à cet égard demeurer une priorité. Monsieur le Président, la sécurité demeure une condition essentielle à la réussite du processus politique et électoral en Haïti. Il est donc indispensable de sécuriser les principaux axes routiers, les centres urbains, les infrastructures critiques et les zones nécessaires au déploiement du dispositif électoral afin de garantir des élections libres et crédibles. Haïti sollicite un accompagnement international visant à renforcer ses capacités nationales sans se substituer à ses responsabilités souveraines. La Force de répression des gangs doit contribuer à créer les conditions permettant à la police nationale et aux forces armées d'Haïti d'assumer durablement leur mission de sécurité. Le Gouvernement remercie le Conseil d'avoir renouvelé le mandat de la FRG et se tient prêt à travailler avec le haut commandement de la mission afin que des résultats concrets puissent être obtenus sur le terrain, notamment une amélioration durable de la sécurité, le recul de l'emprise des gangs, le rétablissement de l'autorité de l'État ainsi que la tenue des élections inclusives et pacifiques. Je ne conclurai pas avant de remercier une nouvelle fois tous ceux-là et tous ceux-là qui sont autour de la table, qui veulent assister Haïti. Je remercie le groupe des partenaires permanents, y compris le Canada, et je salue aussi la présence des représentants de la CARICOM et de la République dominicaine. Je vous remercie, Monsieur le Président. France · Président du Conseil [48:06]: Je remercie le représentant d'Haïti pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Jamaïque. Jamaica · CARICOM · Représentant [48:15]: Merci, Monsieur le Président. J'ai. L'honneur de faire ces déclarations au nom des 14 États membres de la CARICOM. La CARICOM vous remercie, Monsieur le Président, pour la convocation de cette réunion. Nous remercions le Conseil de sécurité pour les décisions consistant à renouveler le mandat de la Force de répression des gangs. Nous remercions tout particulièrement les États-Unis et le Panama de leurs efforts constants. sur ce dossier. Cette décision est une réaffirmation cruciale du soutien qu'apporte la communauté internationale au peuple d'Haïti. Cette décision importante arrive à point nommé pour Haïti et pour la région. Il y a eu des progrès. Notables à la suite du déploiement initial de la force, bien que le rythme du déploiement ne soit pas optimal. Toutefois, Haïti continue de se heurter à des difficultés graves dans le domaine de la sécurité, du développement socio-économique et de l'assistance humanitaire. Le fait que la Force de répression des gangs puisse poursuivre son déploiement est donc une étape importante. Il est maintenant crucial que la Force atteigne ses pleines capacités opérationnelles le plus tôt possible. Nous restons vivement préoccupés par les répercussions de la violence sur les femmes, les filles et les jeunes en Haïti. Leur vulnérabilité est exacerbée par la violence. Fondée sur le genre et sexuel, l'exploitation et le recrutement par les réseaux criminels. Le manque de perspectives économiques ne fait qu'aggraver ces difficultés. Il faut donc accorder plus d'attention aux jeunes dans le cadre du processus TDR qui doit être adapté au contexte et des initiatives de réduction des violences de proximité au sein des communautés, ce qui devrait fournir de nouvelles possibilités économiques aux jeunes. Le soutien international soutenu à la force de répression des gangs, à la police nationale et aux forces armées est donc essentiel. Les ressources opérationnelles, logistiques et financières doivent être. Soutenue pour concrétiser les progrès accomplis, rétablir la sécurité et créer l'espace nécessaire à l'acheminement de l'aide humanitaire et au progrès économique en matière de développement. La sécurité doit également créer les conditions propices à la stabilité politique, à la tenue. D'élections et au rétablissement total de la gouvernance démocratique en Haïti, dans des conditions de prise en main par les Haïtiens eux-mêmes. Pour les pays qui souhaitent apporter une aide, nous appelons en particulier à des contributions de contingents, de moyens aériens, de matériel technique, de surveillance en mer notamment, et de formation linguistique. En plus, bien sûr, des contributions financières. La décision prise aujourd'hui par le. Conseil d'appuyer le renouvellement du mandat de la force envoyer un message clair: les gangs armés ne pourront pas. Déterminer l'avenir d'Haïti et de la région. La CARICOM saisit cette occasion pour saluer le rôle important joué par la police nationale et les forces armées, le groupe des partenaires. Permanents, les Nations unies, l'OS, le groupe des personnalités éminentes et les autres partenaires régionaux et internationaux. Qui apportent leur soutien au processus piloté par les Haïtiens. La coopération doit se poursuivre, c'est essentiel. Nous nous engageons à poursuivre ce processus pour répondre aux aspirations du peuple haïtien. Je vous remercie. Au nom de la CARICOM, je donne maintenant la parole au représentant de la République dominicaine. Dominican Republic · Représentant [52:06]: Señora Presidente. Monsieur le Président, la République dominicaine se félicite de l'adoption de cette résolution. Nous souhaitons remercier les États-Unis et le Panama de leur leadership et de leur persévérance en tant que rédacteurs. Nous remercions les membres du Conseil dont l'engagement a permis le renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs. Cette prorogation n'est pas une fin en soi, c'est un délai supplémentaire. à utiliser pour permettre à la Force d'achever son déploiement et pour lui permettre d'exercer en pleine capacité le mandat que lui confère la résolution 2793, libérer Haïti de l'emprise des gangs criminels et rendre à son peuple la paix et la stabilité qui lui ont été arrachées depuis si longtemps. Six mois, c'est peu de temps face à l'ampleur du défi. Nous ne pouvons pas manquer cette occasion. Une Force pleinement déployée permettra de rétablir la sécurité, de rendre possible des élections libres, légitimes et inclusives, le peuple haïtien pourra reprendre en main son avenir avec autorité sur son territoire, la paix au sein des communautés. et leur voix dans les urnes. Nous saluons le fait que la résolution réaffirme le plein respect du droit international, se penche sur les enfants arrachés par les gangs à leur enfance et reconnaît la responsabilité au premier chef des autorités haïtiennes, y compris face aux flux illicites d'armes. Monsieur le Président, l'autorité de cette décision dépendra des moyens dont elle sera assortie. Nous exhortons tous les États et les partenaires internationaux à traduire les engagements en soutien concret au déploiement de la force. avec du personnel, du matériel, des capacités, des contributions en nature, des contributions au fonds d'affectation spéciale. La sécurité va ouvrir la voie, mais ce ne sera pas suffisant. Tout espace récupéré doit être consolidé, à grand renfort d'institutions à même de rendre la justice avec des programmes de désarmement, de démantèlement et de réinsertion qui donne aux jeunes Haïtiens une alternative à la violence. La République dominicaine a joué son rôle dans les faits. Nous avons apporté notre contribution au Fonds d'affectation spéciale. Nous avons apporté des soins et permis des évacuations médicales du personnel de la mission. Nous avons apporté un soutien logistique depuis notre territoire. Le peuple haïtien ne peut plus attendre de promesses. Il attend des résultats et que cette prorogation montre l'engagement à une réalisation pleine et entière. Merci. France · Président du Conseil [54:39]: Il n'y a plus d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée. La 10 232e session, séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est la situation concernant la République démocratique du Congo. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants du Burundi, de la République-Unie de Tanzanie et du Rwanda à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les intervenants suivants à participer à la présente séance: M. James Swan, représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo et chef de la mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, et Mme Néné Bintou Iragi, présidente du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu. Il en est ainsi décidé. Je souhaite la bienvenue aux États invités et à nos brieffeurs. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. J'appelle l'attention des membres du Conseil sur le rapport du Secrétaire général sur la mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, publié sous la cote S/2026/748. Et je donne maintenant la parole à M. James Swan. MONUSCO · Représentant spécial du Secrétaire général [1:01:42]: Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, merci de l'occasion qui m'est une fois de plus donnée d'informer le Conseil de sécurité. Depuis mon dernier exposé du mois de juin, des efforts diplomatiques continus pour prendre à bras le corps le conflit dans l'est de la RDC se sont poursuivies dans le cadre des processus de Washington, de Ouagadougou et du processus mené par l'Union africaine. Dans le cadre du processus de Washington, le gouvernement de la RDC a annoncé en juillet la création d'un processus volontaire de désarmement et de cantonnement pour les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR, qui aura lieu au cours de l'année à venir. Au cours des dernières Cette semaine, la MONUSCO a travaillé en étroite coopération avec le gouvernement pour voir comment l'initiative peut recevoir le meilleur soutien possible conformément au mandat et aux ressources de la mission. En coordination avec le Bureau de l'Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, la MONUSCO travaille avec les autorités congolaises et rwandaises afin de faire face à la présence des FDLR, conformément aux engagements pris par les signataires des accords de Washington. Depuis le mois de septembre, la MONUSCO a rapatrié 122 anciens éléments des FDLR et leurs personnes à charge du camp provisoire de la Mission à Saké vers le Rwanda. Parallèlement, les progrès se sont poursuivis dans le cadre du processus de Doha. avec un dialogue entre le gouvernement de la RDC et l'Alliance Fleuve Congo Mouvement du 23 mars, AFM23. Des pourparlers qui ont repris en Suisse au mois d'août et qui ont débouché sur l'adoption d'une feuille de route annonçant la marche à suivre dans la prochaine étape de ces délibérations. Le processus de Doha a également été sous-tendu par des mesures d'instauration de la confiance importante, y compris la libération et le transfert de 15 détenus par le Comité international la Croix-Rouge du gouvernement de la RDC au AFCM23 le 7 août. Monsieur le Président, le déploiement des deux premières missions du Mécanisme de vérification conjointe élargie plus à Minemwei, Sud-Kivu, du 24 au 25 août et à Massisi, Nord-Kivu, du 10 au 12 septembre, représente une étape cruciale en appui d'un cessez-le-feu permanent. La MONUSCO a organisé des missions de reconnaissance dans les deux lieux et a apporté un soutien logistique, médical et de communication permettant le déroulement des missions du mécanisme, notamment en garantissant un transport terrestre aérien nécessaire. Sur la base des garanties de sécurité obtenues de la part des parties au conflit, la MONUSCO a pu volé des hélicoptères de l'aéroport de Goma vers certaines zones du Nord et Sud-Kivu et a pu organiser des convois terrestres de sakers vers certaines zones du Nord-Kivu. Le Mécanisme élargi plus a transmis ces rapports au Mécanisme de vérification et de supervision du cessez-le-feu créé en vertu du processus de Doha. Parallèlement, l'engagement diplomatique de l'Union africaine s'est poursuivi par l'intermédiaire du médiateur et des 5 co-facilitateurs, afin de soutenir les efforts visant à faire progresser la paix et la sécurité dans l'est de la République démocratique du Congo. Une réunion de planification tenue à Rabone, en juillet, a permis d'élaborer une feuille de route visant à harmoniser les efforts de l'Union africaine et d'adopter un plan d'action sur six mois. En coordination avec le bureau de l'envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, la MONUSCO reste en contact étroit avec l'Union africaine et son médiateur, le président Faure Gnassingbé, et se tient prête à soutenir la mise en œuvre de cette feuille de route à la demande de l'UA. Malgré ces avancées diplomatiques, les développements observés dans l'est de la RDC soulignent l'ampleur des défis qui subsistent. Au Nord-Kivu, les affrontements entre l'AFSM 23 et ses alliés, appuyés par le Rwanda d'une part, et les FARDC appuyés par leurs alliés d'autre part, se sont poursuivis au cours des derniers mois. L'IFCM-23 conserve un contrôle étendu sur une large partie du Nord-Kivu, tandis que les principaux combats se concentrent à Massisi et à Walikale. Les deux parties ont continué à recourir à des armes lourdes et à des drones dans la conduite des hostilités, contribuant à la détérioration persistante de la situation sécuritaire. Au Sud-Kivu, Dans les hauts plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira, notamment autour de Minembwe, la FARDC et les groupes wazalendo ont continué d'affronter la FCM 23, soutenue par Tuerano et d'autres alliés. Dans plusieurs localités, le recours croissant à des armes lourdes continue de provoquer des déplacements de population et de perturber les services essentiels ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire. Monsieur le Président, alors que l'attention reste largement concentrée sur le conflit impliquant l'IFCM 23 avec l'appui du Rwanda, d'autres foyers d'insécurité continuent de menacer la protection et la sécurité des populations civiles dans l'est du pays. En Ituri, La situation demeure fragile, en particulier aux abords des sites de déplacés, le long des corridors économiques et dans les zones agricoles. Les Forces démocratiques alliées, ADF, affiliées à l'État islamique, ont intensifié leurs activités dans le territoire de Mambasa, ainsi que le long de la frontière entre l'Ituri et le Nord-Kivu, notamment en ciblant des sites miniers. Les ADF continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils et de recourir largement aux enlèvements, y compris jusque dans le Haut-Uele, au-delà de la zone de responsabilité accordée à la MONUSCO, conformément à son mandat. Aux côtés des autorités congolaises, la mission a renforcé ses patrouilles et déployé des bases opérationnelles mobiles dans les zones les plus exposées aux attaques des ADF. notamment à Mombasa, où une base a été établie en juin. Depuis mon dernier exposé, la MONUSCO et les FRDC ont effectué 3 115 patrouilles conjointes, tandis que la composante police de la Mission a mené 1 139 patrouilles. Monsieur le Président, La situation des droits humains reste vivement préoccupante. Depuis mon dernier exposé au Conseil de sécurité, le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme a recensé 1 537 violations et atteintes aux droits humains dans tout le pays, 88 % ont été commises à l'est. Il s'agit notamment de violences sexuelles en lien avec le conflit perpétrées par les groupes armés et les membres des forces de défense et de sécurité, avec un total de 382 victimes, y compris 257 femmes et 122 filles. À ce sujet, je souhaite me faire l'écho du débat public du Conseil en juillet, sous la présidence de la RDC, concernant la violence sexuelle en lien avec le conflit, j'exhorte les États membres à continuer d'insister pour que cesse l'utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre et pour rendre justice et donner réparation aux victimes. Ces violations des droits humains surviennent dans un contexte humanitaire où le conflit, le déplacement de la population, l'insécurité alimentaire et Le foyer d'Ebola converge avec de lourdes conséquences pour les femmes et les filles. Environ 26,5 millions de Congolais et Congolaises sont en situation d'insécurité alimentaire aiguë. 6,1 millions de personnes restent déplacées. Le plan d'intervention humanitaire révisé demande 2,13 milliards pour venir en aide à 10,7 millions de personnes qui en ont le plus besoin. Mais au 28 septembre, il n'était financé qu'à concurrence de 50,5 %. J'encourage les États membres à poursuivre leur soutien et l'accroître. En outre, L'épidémie d'Ebola ne fait qu'exacerber la situation. Au 28 septembre, 8 067 cas avaient été confirmés et 3 901 décès avaient été enregistrés dans cette province. L'Ituri reste l'épicentre de l'épidémie, mais le nombre de cas se multiplie au Nord-Kivu où l'insécurité continue d'entraver La riposte. La Monusco continue d'appuyer l'intervention des autorités congolaises sous la coordination de l'OMS, y compris grâce à notre soutien logistique. J'exhorte toutes les parties à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave. Monsieur le Président. Parallèlement à la crise sécuritaire et humanitaire qui continue d'affecter le pays, les divergences politiques persistent sur certaines questions liées à la gouvernance et aux réformes institutionnelles. Face à cette situation, un large consensus se dégage au sein du pays quant à la nécessité d'engager un dialogue national. Dans ce contexte, je salue l'annonce faite en août par le président Tshisekedi concernant le lancement d'un processus visant à organiser ce dialogue. J'encourage la mise en place d'un dialogue inclusif garantissant une large participation, reposant sur des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l'ensemble des parties prenantes et permettant d'abord d'aborder en profondeur les priorités nationales les plus urgentes. En outre, j'encourage l'ensemble des acteurs congolais à s'engager de bonne foi dans la recherche d'un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences. J'exhorte les autorités et l'ensemble des Congolais à préserver l'espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue et de tolérance politique afin de créer les conditions propices à une participation inclusive au processus politique et de paix. Pour conclure, Monsieur le Président, je voudrais exhorter toutes les parties à rester pleinement engagées dans les processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que dans les efforts menés sous l'égide de l'Union africaine. Je les encourage également à poursuivre leurs efforts afin que les engagements pris se traduisent par des avancées concrètes et tangibles. susceptible d'améliorer durablement les conditions de vie de toutes les Congolaises et de tous les Congolais. La Monusco demeure pleinement engagée aux côtés du peuple congolais dans sa quête d'une paix durable, de sécurité et de développement. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:13:39]: Je remercie M. Swann pour son exposé et je donne maintenant la parole à Mme Néné Bintou Iragi. Présidente du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu [1:13:52]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, Permettez-moi tout d'abord d'exprimer ma profonde gratitude à la République française et à sa mission permanente auprès des Nations Unies pour avoir facilité ce briefing et permis à la société civile de l'Est de la RDC de s'adresser directement à ce Conseil. Monsieur le Président, je voudrais également saluer un moment historique pour mon pays. Depuis le 1er janvier 2026, la République démocratique du Congo siège à nouveau au sein de ce Conseil en tant que membre non permanent, après plus de 34 ans d'absence, avec un mandat pour 2026-2027. En RDC, et particulièrement en Ituri, Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, notre population a accueilli cette élection avec un immense espoir. L'espoir que cette présence permette finalement à la RDC de retrouver son unité nationale et son intégrité territoriale, et de démontrer que la paix et la sécurité internationales commencent par la sécurité de chaque enfant du Congo. de la situation sécuritaire. Un effondrement financé par nos minerais. L'Est n'est plus en crise, il est en effondrement. Dans les zones sous contrôle de la FCM23, au Nord et au Sud-Kivu, une administration taxe au bout du fusil et illégalement nos compatriotes et commet des exactions ciblées. Ce qui se passe à Kanyola, Alutukulu, Kabare, Walungu, Kalehe, Bukavu et Goma n'est pas un incident, c'est une méthode. Assassinats, incendies, punitions collectives, cachots mouroirs où les détenus sont privés de la visite de leurs familles, autant d'atrocités qui traduisent une stratégie délibérée de la terreur et de soumission des populations civiles. Mais, Monsieur le Président, il est impossible de comprendre cette guerre sans parler de ce qui la finance: nos minerais. La guerre à Kanyola, Aminembui, Karembu, Lomera, Luhiji, Luhinja, Ituri, Rubaya n'est pas ethnique. C'est une guerre économique. Concrètement, dans ces zones, exploitants artisanaux extraient l'acétérine, le coltan et l'or sous la contrainte des groupes armés. Ce minerai est taxé à la mine, transporté à Bukavu ou à Goma, mélangé à des minerais dits propres pour en effacer la trace, puis exporté via des comptoirs. Chaque tonne de coltan qui sort illégalement financent l'achat d'armes et le recrutement de nos enfants. Une partie de l'or, de la cassitérite ou du coltan ne passe pas par Kinshasa. Elle quitte le pays par des filières clandestines, perd toute traçabilité dans des chaînes d'approvisionnement opaques, puis réapparaît sous forme de cash pour acheter les armes qui tuent. Ce ne sont pas des allégations vagues. Ces circuits sont connus de ce Conseil, largement documentés, vérifiés et débattus depuis des années. Et c'est ici que réside la responsabilité internationale. La résolution 2773 que ce Conseil a adoptée n'est pas appliquée en ce qui concerne le retrait des troupes étrangères, les principes de l'OCDE exigent que toute entreprise qui achète du minerai congolais en vérifie l'origine. Or, sur terrain, beaucoup d'acheteurs ferment les yeux. Ils achètent auprès de comptoirs incapables d'établir l'origine propre et traçable des minerais qu'ils exportent. Cet achat irresponsable est le carburant qui enflamme le Nord et le Sud Kivu en ce moment. Tant que l'on pourra tuer pour contrôler une mine et vendre son produit à l'international sans être inquiété, la guerre ne s'arrêtera jamais. une catastrophe oubliée L'année dernière, le conflit a engendré près de 10 millions de déplacements forcés, soit près d'un tiers de tous les déplacements liés aux conflits dans le monde. Au Sud-Kivu par exemple, 800 000 déplacés internes sans assistance depuis 6 mois. On les retrouve à Numbi, à Minembwe, à Kanjola, à Itombwe, à Mwenga et j'en passe. Car l'accès est bloqué et instrumentalisé comme arme de guerre. De la situation des défenseurs de droits humains On nous tue en silence. Dans l'est de la RDC, défendre les droits humains suffit aujourd'hui à vous condamner à mort. Les défenseurs des droits humains sont menacés, arrêtés ou enlevés pour avoir documenté les massacres, dénoncé l'agression, les fosses communes, les taxes illégales, les barrières payantes, etc. Les journalistes sont réduits au silence. emprisonnés ou portés disparus pour avoir exposé les abus. La loi de 2023 sur la protection des défenseurs des droits humains n'est pas appliquée. Nous plaidons pour un renforcement de l'assistance aux défenseurs des droits humains et à toutes les personnes qui cherchent à exposer les réalités vécues par les civils dans la partie Est. Certains se sentant menacés ont fui dans d'autres provinces de la RDC sous contrôle du gouvernement. D'autres se sont réfugiés au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie. Ceux qui sont restés dans les zones occupées sont traumatisés et en profil bas. Tous méritent une assistance adéquate. Position de la société civile, 4 actions: Que demandons-nous? Que demandons-nous à part l'application urgente de la résolution 2773? Nous formulons les demandes suivantes. Première demande, protection des civils, accès humanitaire inconditionnel, conformément aux dernières résolutions de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 et à laquelle j'avais participé. Un mandat clair de protection pour la MONUSCO les zones à haut risque pour les civils, avec une attention particulière portée aux défenseurs des droits humains. Par rapport au dialogue et au processus de paix inclusif, Luanda, Nairobi ont échoué car on a parlé de nous sans nous. Les accords de Washington et d'Addis-Abeba sont violés. Le cessez-le-feu décrété à Washington et à Addis-Abeba ne demeurent sur papier. Soutenez un véritable dialogue incluant la société civile, notamment les femmes et les jeunes. Afin de préserver l'unité nationale, la cohésion nationale, la cohésion sociale et l'intégrité territoriale de la RDC face à toute tentative de balkanisation. Justice économique et redevabilité, c'est le cœur de notre demande. Renforcer les groupes d'experts de l'ONU et la commission d'enquête internationale déjà à pied d'œuvre en RDC. Et publier les filières qui achètent les minerais de sang de Rubaya, Lubinga, Dohemera, Karembo, Luhiji et j'en passe. Sanctionner non seulement les chefs des groupes armés, mais aussi les réseaux économiques et les comptoirs qui les financent. Exigez des multinationales qui achètent nos droits et notre or qu'elles publient leurs audits de diligence raisonnable. Que le consommateur sache si son téléphone contient le sang de Rubaia. Soutenez l'économie qui résiste. Ne financez pas seulement l'aide humanitaire. Financez les organisations de femmes et de jeunes. la relance agricole et toute initiative qui garde nos jeunes loin des recrutements par les groupes armés pour leur offrir à la place les moyens de devenir les futurs leaders du Congo et de remettre notre pays sur le chemin de la paix. Pour conclure, je remercie la France pour ce pont entre la partie ensanglantée de l'Est de la RDC et ce Conseil. Grâce à sa facilitation et à la présence historique de la RDC au sein de ce Conseil, aux côtés de la France, le cri du Kivu et de l'Ituri n'est plus étouffé. Il figure désormais dans les archives de l'ONU. Nous comptons sur vous pour que cette écoute devienne enfin une protection. Nous comptons sur vous pour continuer à écouter les voix du terrain. Si vous échouez à protéger la partie est de la RDC aujourd'hui, l'histoire retiendra que vous avez regardé tout en portant à votre oreille un téléphone qui a financé sa destruction. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:24:49]: Je remercie Mme Iragi pour son exposé et je donne maintenant la parole au représentant du Rwanda. Rwanda · Représentant [1:25:01]: Monsieur le Président, merci beaucoup de me donner la parole. Je remercie la France de mener les travaux du Conseil de sécurité en ce mois de septembre. Je remercie le représentant spécial du Secrétaire général, chef de la MONUSCO, M. James Wan, de son exposé. Je remercie également la représentante de la société civile de son intervention. Depuis près de 30 ans, la crise sécuritaire à l'est de la RDC est inscrite à l'ordre du jour du Conseil de sécurité au titre des questions du maintien de la paix et de la sécurité. Depuis 1999, les Nations unies ont alloué plus de 30 un milliard de dollars par le truchement de la MONUC et de la MONUSCO. Toutefois, les défis n'ont toujours pas été relevés et restent à l'origine de la crise, tout en saluant l'élan diplomatique donné par les processus de Washington et de Doha et en saluant les efforts des États-Unis, du Qatar et de l'Union africaine. des médiateurs de l'Union africaine et autres partenaires, nous restons attachés aux accords de Washington et à leur mise en œuvre. De bonne foi, nous continuons de participer au comité conjoint de supervision et au mécanisme permettant d'évaluer les modalités de sécurité, y compris la neutralisation de FDLR et la levée des mesures de défense. Dans le cadre du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, le Rwanda a pris des mesures pour enlever les mesures défensives et a fait état des mesures par le truchement des mécanismes de Washington. Nous avons également proposé un mécanisme de vérification tripartite, un examen avec le Rwanda, la RDC et les. États-Unis en tant que médiateurs, ce qui nous ramène à une proposition centrale, à savoir que les affirmations devraient être vérifiées, les engagements devraient être évalués et les parties devraient être jugées de la même façon. Lorsque l'on applique de tels principes, on voit qu'il y a un décalage important dans la mise en œuvre. Les FDLR, la neutralisation et la cessation de la coopération entre les FARDC et les FDLR ne relèvent pas d'une question secondaire. Ce sont des engagements au cœur même du processus de Washington en faveur de la sécurité. Mais le rapport du secrétaire général vient confirmer que les FDLR restent actifs au Rutsiro, à Sissi, Nyarungo et Walikale. Le plus préoccupant encore, il y a des informations indiquant une coopération opérationnelle entre les FARDC, les FDLR Waza Lendo et autres forces alliées tout au long de 2026. Je vous donnerai simplement, Monsieur le Président, quelques exemples. Les 10 et 11 février 2026, d'après les informations à notre disposition, un hélicoptère et des camions militaires des FARDC transportant 13 tonnes de. Munitions à petit calibre vers Binga et Kiboa, et 6 tonnes ont été distribuées au FDLR et autres commandants des groupes armés. Le 8 mars 2026, Selon les informations disponibles, un hélicoptère de la FARDC a déplacé 12? Tonnes de munitions et de rations alimentaires vers Ntoto. Qui ont été ensuite distribuées aux FARDC, FDLR, Pareko et des éléments APCLS. Le 31 mars, des informations sont arrivées confirmant que des hélicoptères de la FARDC avaient livré des armes, 693 fusils, 10 tonnes de munitions et des sommes d'argent destinées au FDLR et à d'autres groupes armés. Ceci s'est poursuivi en avril, en juin et en juillet. Et plus récemment, le 15 août 2026, des informations disponibles indiquaient que les FRDC opéraient aux côtés des CNRD, FLN, FDLR et Wasalendo Niatoura dans le territoire de Walongo. Ce qui est important à relever, c'est que ce n'est pas un incident isolé et cela s'inscrit dans une tendance qui s'est confirmée depuis le mois de janvier, pendant même la période de neutralisation des FDLR. J'aimerais également indiquer clairement que des arrangements sont promus entre le gouvernement de la RDC et les FDLR. Le Rwanda met en garde contre toute tentative de modifier les points et les objectifs. Un tel arrangement ne devrait pas constituer la neutralisation des délais convenus dans le cadre de l'accord de Washington. Ce n'était pas d'ailleurs inclus dans les accords de Washington. Dans le cadre du mécanisme de coordination conjoint, les parties avaient déjà identifié et cartographié les emplacements où se trouvaient les FDLR et l'emplacement des structures de commandement militaire et politique. On note que le gouvernement de la RDC a à plusieurs reprises conclu des protocoles avec les dirigeants de la FDLR et ses groupes armés, le plus récent étant conclu. Le 29 août 2026. L'accord de paix de Washington D'autres accords établissent des obligations claires, des modalités opérationnelles, un séquençage, des mécanismes de vérification et des délais d'application. Ces engagements ne peuvent pas être réinterprétés de manière unilatérale ou sélective, ou faire l'objet de conditions préalables nouvellement établies ou par des modalités bilatérales distinctes avec les groupes armés que la RDC s'était engagée à neutraliser. La présence des TFLR dans l'est de la RDC, son idéologie génocidaire et la coopération du gouvernement de la RDC constitue une menace existentielle directe pour la sécurité du Rwanda. C'est la manière dont nous interprétons cette menace et c'est ainsi que nous devons traiter cette menace. C'est une menace immédiate, elle n'est pas lointaine. J'aimerais situer tout cela dans un contexte géographique. Le Rwanda est un petit pays. Dont la superficie est comparable à l'état du Maryland aux États-Unis. Quant à l'est de la RDC, c'est un théâtre qui. ne se trouvent pas très loin du Rwanda. Goma et Bukavu se trouvent directement de l'autre côté de la frontière occidentale et sont à 3 à 5 heures à peine par voie terrestre de Kigali, notre capitale. Ces villes se trouvent à environ 1500 km de Kinshasa. La RDC est, quant à elle, une république extrêmement vaste géographiquement, dont la superficie est équivalente à l'état du Texas, de la Californie, du Montana, du Nouveau-Mexique, de l'Arizona, du Nevada pris ensemble. Un groupe armé doté d'une idéologie génocidaire, de structures militaires organisées et d'une histoire d'attaques contre le Rwanda, opérant immédiatement de l'autre côté de notre frontière et au nom de forces soutenues par un État voisin, ne peut être considéré comme une préoccupation sécuritaire lointaine simplement parce qu'elle opère loin de la capitale de l'État en question. Pour le Rwanda, la présence militaire des FDLR dans l'est de la RDC est une préoccupation immédiate, une menace pour notre sécurité, comme si cette menace émanait du Rwanda, de notre territoire. C'est la raison pour laquelle la neutralisation des FDLR n'est pas une question secondaire et nous ne pouvons pas renvoyer cette question indéfiniment aux calendes grecques. Un engagement en vertu du processus de Washington a été pris et des conditions indispensables ont été établies pour une paix durable entre le Rwanda et la RDC. Mais il y a une autre question sur laquelle le Conseil ne peut pas fermer les yeux, c'est la protection des citoyens congolais se heurtant à des violences en raison de leur identité. Les rapports des Nations unies documentent en effet des attaques alarmantes touchant des communautés Banyamulenge et d'autres communautés congolaises rwandophones. Ces rapports font état de civils tués, de villages brûlés, de populations déplacées de force, de bétail systématiquement volé et de discours de haine ciblant les Tutsi congolais, les Banyamulenge et les Congolais parlant le rwandais, y compris des rhétoriques attribuées à des représentants de l'État. Nous avons également été témoins d'incidents d'humiliation publique, de lynchage et de cannibalisme visant des Tutsis congolais en raison de leur identité par des auteurs bien connus, en toute impunité. Les informations disponibles publiquement indiquent que Plus de 10 ans après ce qui s'est passé en 2017, plus de 650 villages ont été détruits ou brûlés dans les terres du Sud-Kivu, plus de 700 000 têtes de bétail pillées, au moins 147 écoles et 57 dispensaires de santé détruits. Plus de 80 % de la population rwandophone et banyamulenge a été forcée à l'exil. au fil des vagues de violences qui ont eu lieu dans ce territoire. Il y a également des restrictions considérables dans l'accès aux marchés, aux terres, aux produits de première nécessité. Des routes ont été récemment bloquées autour de Minembwe. Ceci ne peut être ignoré lorsque nous évaluons la dimension ethnique des violences. Le blocus à Minembwe est parmi les blocus les plus prolongés imposés à des civils sans aucune intervention internationale effective. Cette tendance ne peut être falsifiée, elle est trop visible, elle est trop importante pour être dissimulée. Pour une fois, le Conseil de sécurité devrait trouver le courage de ne pas fermer les yeux. Outre ces préoccupations que je viens de décrire, la réinstauration du général de brigade Sylvain Ikenge en tant que porte-parole des FRDC n'est pas une décision personnelle isolée non plus. Après sa suspension pour discours provocateur ciblant les communautés congolaises parlant le kinyarwanda, son retour à ce poste militaire important sans aucun processus d'établissement de responsabilité soulève des questions sérieuses quant à la position du gouvernement de la RDC vis-à-vis de l'incitation à la haine ethnique. Ceci révèle une autre incohérence. Le rapport du Secrétaire général fait état d'acteurs armés luttant aux côtés des FARDC en tant que groupe d'autodéfense, mais attribue 143 violations des droits humains au groupe Wazalendo et enregistre aussi le recrutement d'enfants parmi ces groupes armés. Cette terminologie mérite d'être examinée. Les Nations Unies, dans leur rapport, ont documenté que le gouvernement de la RDC armait et finançait les Wazalendo et d'autres groupes armés alliés au FARDC dans le cadre notamment d'offensives contre les communautés parlant le kinyarwanda. Ces liens vont au-delà de la collaboration. En vertu de la législation de la RDC, les formations de Wazalendo ont été intégrées dans les forces de réserve des FARDC. Lorsqu'un groupe armé est financé par un État, des combats aux côtés de l'armée et d'être intégré dans sa structure de réserve, comment peut-on parler de groupes d'autodéfense? De nombreuses formations opèrent aujourd'hui sous l'appellation Waselendo, mais ces groupes existaient précédemment comme groupes armés sous d'autres noms et dans d'autres structures. Les critères doivent s'appliquer de manière égale et les mêmes critères doivent être appliqués lorsque nous utilisons de telles terminologies. Monsieur le Président, pour conclure, je dirais que Washington et Doha sont l'occasion de changer de cap sur ce conflit, mais les accords ne peuvent pas apporter la paix, c'est l'application de ces accords qui compte, ce qui signifie qu'il faut mettre en œuvre les engagements conclus entre le Rwanda et la RDC à travers les accords de Washington et un dialogue soutenu dans le processus de Doha. Les médiateurs jouent un rôle très important, pour faciliter le processus et garantir la surveillance impartiale de la mise en œuvre des accords. Toutefois, ce qui nous préoccupe, c'est que la reddition de comptes aujourd'hui met l'accent sur le Rwanda. Nous nous soumettons à des critiques publiques et à de fortes pressions, alors que la RDC n'a pas respecté ses engagements, ce qui n'a donné lieu à aucune conséquence ou à aucun. De contrôle. Ce déséquilibre risque d'encourager la RDC à esquiver ses responsabilités en vertu de l'accord, avec des répercussions lourdes pour le processus de Doha. Il faut que les engagements soient aujourd'hui respectés. Le Rwanda met en œuvre ses engagements et est disposé à prendre prendre toutes les mesures requises pour le vérifier. Nous demandons à ce que toutes les autres parties fassent de même. Le Rwanda reste attaché à une paix pérenne fondée sur l'application, la vérification, le dialogue et la sécurité légitime de. Toutes les communautés de la région. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:39:07]: Je remercie le représentant du Rwanda de sa déclaration et je donne la parole au représentant de la République-Unie de Tanzanie. United Republic of Tanzania · Représentant [1:39:16]: Monsieur le Président, Excellence, je voudrais exprimer mes remerciements à la France pour la convocation de cette réunion, ainsi qu'au représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MONUSCO, à tous les intervenants également pour les informations complètes et intéressantes qui nous ont été fournies sur l'évolution de la situation en RDC. Nous saluons le secrétariat pour le travail qu'il continue d'accomplir dans des circonstances difficiles. La Tanzanie continue de suivre avec une vive préoccupation la persistance de l'insécurité et la dégradation de la situation humanitaire dans l'est de la RDC. Nous sommes alarmés, particulièrement par les informations selon lesquelles des civils continuent d'être tués On fait état de déplacements de populations à grande échelle et d'une augmentation alarmante des violences sexuelles et fondées sur le genre. Or, la protection des civils, et notamment des femmes et des enfants, doit rester au cœur de nos efforts. Le droit international humanitaire et des droits de l'homme doivent être respectés par toutes les parties. La situation humanitaire est extrêmement préoccupante également. L'épidémie d'Ebola, la plus grave des 17 épidémies de l'histoire de la RDC, ne fait qu'exacerber la situation en Ituri. la région la plus durement touchée au Nord-Kivu. La délégation se joint à l'appel lancé par le Secrétaire général consistant à autoriser un accès sans entrave aux équipes d'intervention pour lutter contre Ebola, conformément au droit international humanitaire. Nous appelons également à appuyer le plan d'intervention humanitaire révisé de 2026, qui n'est que financé à moitié. L'absence de financement ne doit pas être une justification. Ma délégation est convaincue qu'il ne peut y avoir de solution militaire à la crise dans l'est de la RDC. Une paix pérenne ne peut être réalisée qu'à travers un dialogue politique inclusif, des efforts diplomatiques et des mesures de renforcement de la confiance. Nous nous félicitons d'ailleurs des initiatives diplomatiques en cours et des efforts de médiation dans le cadre du processus de Doha. ainsi que des efforts déployés dans le cadre de l'Union africaine. Mais nous rappelons au Conseil qu'il existe déjà un pacte régional sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs, avec des protocoles qui portent sur la situation qui nous préoccupe aujourd'hui. La coordination, la cohérence et la complémentarité entre ces initiatives sont essentielles pour éviter les doubles emplois et renforcer leur. Statut. Un élément clé de la désescalade est le plein respect des accords de cessez-le-feu. Ma délégation se félicite du cessez-le-feu facilité par la MONUSCO, la mission de vérification et de surveillance à Minembwe, au Sud-Kivu, à Masisi et au Nord-Kivu. Nous appelons toutes les parties à respecter leurs engagements et à cesser les hostilités. Pour ce qui est du DDR, des armements, des mobilisations et réintégration et de la réforme du secteur de la sécurité. Ceci reste central pour la stabilité sur le long terme. Nous appuyons les approches adoptées au plus près des communautés et nous pensons qu'il est important de. S'attaquer également aux problèmes socio-économiques, contribuer au recrutement dans les groupes armés. Ma délégation prend note des efforts que déploie la mission en matière de protection des civils, d'appui à la stabilisation et de sa contribution aux efforts de cessez-le-feu. Et enfin, nous appuyons tous les efforts visant à promouvoir le dialogue, la désescalade et la paix pérenne dans la région. Je vous remercie. Burundi · Représentant [1:42:44]: Le Burundi. Monsieur le Président, je remercie la France d'avoir organisé cette réunion. Nous remercions le Secrétaire général pour son rapport sur la situation en RDC et pour les efforts continus de la MONUSCO en faveur de la protection des civils et du processus de paix. Nous souhaitons souligner la dimension régionale à cette crise. Au paragraphe 5, le rapport relève l'engagement constant du président du Burundi, Son Excellence Evariste Ndadayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, aux côtés d'autres acteurs régionaux et religieux, pour réduire le risque de confrontation dans le contexte politique congolais. Au paragraphe 28, il fait état des échanges du représentant spécial du Secrétaire général avec les autorités du Burundi, du Rwanda et de l'Ouganda dans le cadre de ses bons offices en faveur du processus de paix. Ces éléments montrent que la résolution de la crise dans l'est de la RDC exige une approche régionale concertée. Depuis des décennies, La région des Grands Lacs, en particulier l'est de la RDC, connaît des cycles dévastateurs de violence. Les causes de cette instabilité sont documentées et des solutions ont été proposées. Le Conseil de sécurité a adopté plusieurs résolutions à cet égard, notamment la résolution 2773 en 2025, dont le Burundi appelle à la pleine mise en œuvre. La question est désormais celle de l'application effective des décisions déjà adoptées. Nous ne pouvons attendre une nouvelle flambée de violences pour adopter une nouvelle résolution alors que les engagements précédents restent insuffisamment appliqués. Les populations civiles ne peuvent continuer à en payer le prix. Il est temps de passer de la réaction à la prévention, à la mise en œuvre et à la responsabilisation. C'est également le sens du sommet extraordinaire de l'Union africaine tenu à Luanda le 30 août 2026, consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique. Ces orientations doivent se traduire par une action précoce, une meilleure coordination régionale et un suivi rigoureux des engagements pris. Monsieur le Président, les pays voisins supportent directement les conséquences de la crise. Le Burundi, en particulier, continue d'accueillir un nombre important de réfugiés congolais. Cette solidarité fait peser une lourde charge sur un pays aux ressources limitées et sur les communautés qui accueillent ces familles. Cette réalité doit être pleinement prise en compte dans l'action internationale en faveur de la paix et de la stabilité régionales. La situation au Sud-Kivu, notamment autour de Minembwe et d'Uvira, rappelle que l'instabilité en RDC ne peut être dissociée de son environnement régional. La protection des civils, les déplacements forcés et les risques transfrontaliers exigent une coopération étroite entre la RDC, les pays voisins et les mécanismes régionaux. À cet égard, la plateforme AIREC de l'Union africaine, consacrée à l'échange interrégional de connaissances sur l'arrêt précoce et la prévention des conflits peut contribuer au partage d'expériences entre l'Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux. Nous encourageons la mobilisation de ces capacités au service d'une prévention plus efficace dans la région des Grands Lacs. Le Burundi salue les premières missions de vérification du cessez-le-feu menées dans le cadre du mécanisme conjoint élargi de vérification plus à Minembwe et à Massisi, avec l'appui de la MONUSCO. Elle constitue une étape encourageante. Toutefois, la poursuite des combats montre que ces premiers progrès demeurent fragiles. Nous appelons les parties à respecter leurs engagements, à coopérer pleinement avec les mécanismes de vérification et à permettre le déploiement d'autres missions sur le terrain. Nous voudrions également attirer l'attention du Conseil sur les développements relatifs au désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR. Le rapport indique qu'une faction a signé un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Il relève aussi que la RDC a présenté un plan de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans le cadre du processus de Washington, tout en constatant que les divergences subsistent entre les parties sur sa mise en œuvre. Ces démarches doivent être poursuivies de bonne foi et déboucher sur des mesures vérifiables. Nous appelons à la cessation de tout soutien aux groupes armés et à la mise en œuvre des engagements pris pour répondre aux préoccupations de sécurité dans la région, dans le plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RDC. La MONUSCO a un rôle concret à jouer dans cet effort. Le rapport souligne sa contribution au processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, notamment au traitement et au rapatriement des ex-combattants des FDLR. Il a fait état du rapatriement au Rwanda, le 8 septembre, de 120 ex-combattants étrangers, dont des membres des FDLR et des personnes à leur charge. Ces capacités doivent être préservées et prises en compte dans les discussions sur le renouvellement du mandat de la Mission. Monsieur le Président, la protection des civils doit rester au centre de notre action. Le rapport documente de nouvelles pertes civiles, des déplacements forcés et de graves violations des droits humains dans l'est de la RDC. Il souligne aussi les difficultés d'accès rencontrées par la MONUSCO et les acteurs humanitaires. Nous demandons à toutes les parties de protéger les civils de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave et de respecter la liberté de mouvement de la mission. L'épidémie d'Ebola aggrave encore les besoins humanitaires et complique les opérations sur le terrain. Elle appelle une réponse coordonnée, dotée des ressources nécessaires, ainsi que la coopération des pays voisins pour faciliter l'acheminement du personnel et des fournitures de santé. Nous saluons les efforts visant à organiser un dialogue national en RDC. Pour contribuer durablement à la paix, ce dialogue doit être inclusif, crédible et transparent, et permettre une participation réelle des femmes et des jeunes. Le processus de paix doit respecter la souveraineté, l'intégrité territoriale de la RDC. Il doit également conduire au retrait de toute force étrangère présente illégalement sur son territoire. Nous appelons à un suivi crédible et transparent des engagements pris, associant les acteurs régionaux et internationaux concernés et s'appuyant sur les mécanismes de vérification existants. Le Burundi souhaite par ailleurs que le prochain rapport du secrétaire général continue de rendre compte de manière précise et équilibrée de la contribution des acteurs régionaux aux efforts de paix, de médiation, de vérification de ces effets et de protection des civils. À l'approche du renouvellement du mandat de la MONUSCO, le Conseil de sécurité doit veiller à ce que la mission dispose des moyens nécessaires pour protéger les civils, appuyer la vérification du cessez-le-feu et contribuer aux efforts de désarmement et de stabilisation. Nous appelons le Conseil à faire de la mise en œuvre de ses propres décisions une priorité. Notre objectif commun doit être de prévenir les prochains cycles de violence et non d'avoir à en constater les conséquences dans une nouvelle résolution. Enfin, nous voudrions réaffirmer l'importance d'une coordination étroite entre les Nations unies, l'Union africaine, les mécanismes régionaux et les États de la région pour transformer les engagements politiques en résultats concrets. Je vous remercie, M. le Président? France · Président du Conseil [1:51:06]: Je remercie le représentant du Burundi pour sa déclaration. Le représentant de la République démocratique du Congo a demandé la parole. Avant que nous ne passions en consultation, je vous la donne. Democratic Republic of the Congo · Représentant [1:51:17]: Monsieur le Président, la République démocratique du Congo remercie le Secrétaire général pour son rapport du 21 septembre 2026 sur la mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, MONUSCO. Elle salue également M. James Swan, représentant spécial du Secrétaire général et chef de la mission, pour son exposé exhaustif et rend hommage à l'engagement constant des Nations unies à cet égard. Nous nous exprimons aujourd'hui à un moment charnière de l'histoire de notre pays, un moment où la République démocratique du Congo poursuit simultanément la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, la consolidation de son processus politique interne et sa contribution active à la recherche de solutions pacifiques sur le plan international, régional et sous-régional. Mais c'est également un moment de vérité et de responsabilité. La persistance de l'insécurité dans l'est du pays ne peut laisser ce Conseil indifférent. Face à la mauvaise foi manifeste de ses agresseurs, la République démocratique du Congo continuera, avec détermination, à défendre son intégrité territoriale et les droits inaliénables de son peuple à vivre dans la paix. Ces exigences sécuritaires sont vitales et non négociables. Aucun obstacle ne pourra nous en détourner. Monsieur le Président, ayant fait le choix résolu du multilatéralisme pour résoudre la crise dans l'Est, la République démocratique du Congo respecte scrupuleusement ses engagements contenus dans les résolutions des Nations unies, de l'Union africaine, et des différents accords de paix. Mon pays s'inscrit pleinement dans le processus de Doha et s'est engagé à favoriser le fonctionnement du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus, comme le témoignent les premières missions de vérification effectuées à Minembwe, au Sud-Kivu et à Masisi, au Nord-Kivu. En outre, pour vider définitivement l'alibi des FDLR bandits par le Rwanda, la République démocratique du Congo assume ses responsabilités dans le cadre du processus de Washington. En plus de rapatriement volontaire, déjà facilité par la MONUSCO, mon gouvernement a signé le 30 mai 2026 un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des FDLR-FOCA. Au terme de ce protocole, ces combattants s'engagent à déposer les armes dans des sites de cantonnement désignés par les autorités congolaises en vue de leur retour au Rwanda, leur pays d'origine. Ce processus franchit des étapes concrètes. Le 29 août 2026, les groupes CNRD, Ubuyunge, FNL, FPP, Abajiarugamba, et ont formellement adhéré à cette démarche de dépôt volontaire des armes. Le conseil a d'ailleurs été officiellement saisi de ces avancées par la lettre de son excellence. Madame Thérèse Kaikwamba Wagner, ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, publiée sous la côte S, barre deux-cent-vingt-six, barre six-cent-trente-trois. Nous demandons que cet effort transparent et vérifiable soit activement soutenu par le Conseil de sécurité et par la MONUSCO dans le cadre de son prochain mandat. Cette bonne foi a été mise à l'épreuve le 28 septembre, lorsqu'une frappe de drone de type TB2, attribuée aux Forces de défense rwandaises, a visé une position congolaise à Pinga, faisant cinq morts et huit blessés graves. Nous condamnons cette nouvelle violation du cessez-le-feu de notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Elle intervient alors que la République démocratique du Congo prépare l'opération de neutralisation des hélicoptères dans la zone NAI-1. Conformément à ses engagements au titre du processus de Washington, elle risque d'en compromettre la mise en œuvre. Nous demandons que cet incident soit rapidement vérifié par les mécanismes compétents, notamment le MCVE+, avec l'appui de la MONUSCO, et que le Conseil le condamne fermement et exige que de telles attaques ne se reproduisent plus. Par contre, la mise en oeuvre du désengagement des forces rwandaises et la levée de leurs mesures prétendument défensives ne peuvent être objectivement évaluées avec précision sur le nombre et la localisation exacte desdites forces, mesures défensives. Monsieur le Président, cette question nous conduit au cœur de notre préoccupation. Le Conseil de sécurité ne peut exiger des engagements sans veiller à leur application stricte par toutes les parties. La résolution 2773 est pourtant sans équivoque Le M23 doit cesser les hostilités et se retirer des zones qu'il contrôle, tandis que les forces rwandaises doivent cesser tout soutien au M23 et se retirer sans condition du territoire congolais. Force est de constater que ces obligations demeurent largement inexécutées par Kigali. Eu égard à ce qui précède, la République démocratique du Congo réitère sa demande de suspension de toute nouvelle participation, de tout déploiement ou de toute rotation de contingents rwandais au sein des opérations de paix des Nations Unies, et ce, jusqu'au retrait vérifié de leurs forces du territoire congolais. Le Conseil ne peut tolérer, dans ses opérations de maintien de la paix, des membres qui agissent simultanément en pompiers et en pyromanes. Il en va de l'autorité même de ce Conseil et de la crédibilité de ses décisions. Monsieur le président, une autre dimension plus silencieuse mais extrêmement dangereuse mérite toute l'attention de cet auguste conseil. La gestion administrative territoriale et démographie criminelle des zones sous occupation de l'armée rwandaise et de la FC M23. La résolution 2773 condamne fermement l'établissement d'administrations parallèles. La RDC appelle le Conseil à veiller à ce qu'aucune structure illégale ne se substitue aux institutions de la République. De surcroît, nous sommes particulièrement préoccupés par les informations concordantes faisant état de déplacements et de transplantations de populations rwandaises dans des localités congolaises vidées de leurs habitants à la suite des massacres à répétition perpétrés par la RDF et l'AFCM-23. Cette modification forcée de la réalité démographique est inacceptable et constitue un risque d'embrasement majeur qu'il faut traiter immédiatement à la source. La République démocratique du Congo appelle les mécanismes compétents des Nations unies à examiner cette situation avec la plus grande rigueur et encourage le HCR à renforcer la coordination du rapatriement volontaire, sûr et digne des réfugiés dans le cadre de la coopération tripartite RDC-HCR-Rwanda. Monsieur le Président, sur le plan politique interne, Son Excellence, monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l'État, a annoncé le 27 août 2026 la convocation d'un dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. La mise en place, le 13 septembre dernier, de son comité d'organisation préliminaire constitue une nouvelle étape vers la consolidation de la paix, le renforcement de la cohésion nationale. L'évaluation présentée dans le rapport du Secrétaire général 226/749 met en lumière une tragédie humaine que mon gouvernement ne peut plus tolérer. Derrière chaque ligne de ce document se cachent des millions de vies brisées, des mères, des enfants, des familles entières condamnées à l'errance suite à l'agression. À cette crise sécuritaire s'ajoute une urgence humanitaire majeure. plus de 7,4 millions de Congolais sont aujourd'hui déplacés à l'intérieur du pays, tandis que plus de 24 millions d'autres sont confrontés à l'insécurité alimentaire. Cette tragédie humaine est dramatiquement aggravée par la récente flambée de la maladie à virus Ebola. Au-delà des bombes, le Rwanda et ses supplétifs de l'AFSM 23 impose des restrictions illégales d'entrée et de circulation au personnel des agences humanitaires internationales, exigeant des visas et des permis de circuler totalement illégitimes pour franchir les lignes de front. Prendre ainsi en otage des millions de civils en détresse constitue un crime de guerre flagrant au regard du droit international humanitaire. Plus grave encore, Nous assistons aujourd'hui à des massacres ciblés contre le personnel humanitaire. Mon gouvernement salue le sacrifice de ces martyrs de la solidarité. Ce Conseil ne peut plus rester spectateur. Il est temps que les auteurs de ces crimes de guerre répondent de leurs actes devant la justice internationale. Monsieur le Président, c'est précisément ici que la MONUSCO conserve sa pertinence. La mission joue un rôle essentiel dans la protection des civils et humanitaire, l'appui au processus de paix et la vérification du cessez-le-feu. Nous demandons que son nouveau mandat lui permette expressément d'accompagner, de vérifier et de suivre la mise en œuvre du processus de désarmement des FDLR. Concernant l'avenir de la Monusco, tout en soulignant le défaut criant de ses moyens financiers, le gouvernement de la République a commencé des consultations approfondies. Celles-ci ont pour but de produire une note de cadrage stratégique qui déterminera précisément les objectifs, les priorités ainsi que la formulation de la future résolution de cette mission de maintien de la paix. Pour conclure, la République démocratique du Congo est prête à produire le chemin de la paix, poursuivre plutôt le chemin de la paix, mais elle demande à ce Conseil de s'assurer que ce chemin soit emprunté de tous, par tous. Transformons enfin les engagements en actes, le cessez-le-feu en paix durable et la coopération régionale en véritable stabilité. C'est à cette seule condition que nous pourrons offrir au peuple congolais ce qu'il réclame légitimement depuis trop longtemps: le droit de vivre en paix, librement et en totale sécurité sur son propre territoire. Monsieur le Président, permettez que je puisse réagir très brièvement aux déclarations du représentant du Rwanda. Premièrement, il confond délibérément les forces armées de la République démocratique du Congo à ce qu'il appelle les FDLR et Wazalendo. Laissez-moi expliquer que les FDLR dont il parle ne sont pas des Congolais. Ce sont des Rwandais qui ont quitté leur pays à la suite de l'intolérance qui règne justement dans ce pays-là. Au Rwanda, il existe deux tribus seulement qui n'arrivent pas à coexister. Les FLN sont des Hutus qui étaient au pouvoir avant 1994 et qui ont fui lorsque les Tutsis au pouvoir actuel ont pris le pouvoir au Rwanda. Ils vivent dans les régions de la République démocratique du Congo en clandestins. Et le Rwanda prétend qu'il existe une collaboration entre eux et l'armée congolaise. Ce qui est une fausseté totale. Ils ne peuvent pas le démontrer. Monsieur le Président, ce que je voulais dire par rapport à cela, c'est que nous avons amorcé un processus qui veut que justement la FDLR rentre chez eux au Rwanda. Mais vous allez remarquer que toutes les fois qu'on évolue sur ce plan-là, le Rwanda plante des obstacles. Autrefois, et cela est attesté par le rapport du groupe d'experts des Nations Unies, les FDLR rapatriés au Rwanda ont été recyclés réformés, retravaillés et renvoyés sur le territoire de la République démocratique du Congo pour combattre l'armée congolaise. C'est ça la pratique générale. Vous avez entendu tout à l'heure le Rwanda dire qu'ils n'ont pas confiance au processus qui est en train d'être mené actuellement. C'est-à-dire celui de du cantonnement des FDLR parce qu'ils ont accepté de rendre les armes. Lorsque nous disons qu'il y a un protocole qui a été mis sur pied, C'est-à-dire qu'ils ont accepté de rendre les armes de rentrer chez eux. Mais le Rwanda ne veut pas les les les voir rentrer chez eux. Soit qu'ils acceptent et qu'ils rentrent pour les recycler, les retourner sur le territoire congolais, combattre l'armée congolaise, soit qu'ils veulent tout simplement qu'on les élimine physiquement. Mais nous sommes dans quel monde là? Vos compatriotes veulent venir chez vous mais vous voulez qu'on les élimine. Nous ne sommes pas habitués à voir le sang humain. Ça, c'est la tradition chez vous, mais pas chez nous. Mais, M. le président, nous allons continuer le désarmement conformément à l'accord de Washington. Alors, il parle essentiellement aussi de la protection des civils rwandophones. France · Président du Conseil [2:06:42]: Bien vouloir réduire ce qui s'apparente à un droit de réponse à des éléments plus. Democratic Republic of the Congo · Représentant [2:06:49]: Je je donne la dernière phrase monsieur le président sans abuser de votre temps. Je veux tout simplement dire que les populations rwandophones qui vivent en République démocratique du Congo sont des Congolais. Et qui s'ils ont des problèmes, ces problèmes seront résolus par l'administration congolaise et non par l'administration rwandaise. Et de plus le Rwanda ne peut pas nous demander de nommer des officiers que lui que lui désigne, ça n'a pas de sens. Le général est un officier de l'armée congolaise qui a été réhabilité dans ses fonctions de porte-parole et le Rwanda s'en prend à ça. C'est incroyable. Vous êtes bien intéressé par ce qui se passe euh en République Démocratique du Congo. Mais nous on ne connaît pas ce qui se passe chez vous. Je sais que ce sont les richesses de la République démocratique du Congo, nos ressources naturelles, mais cela a une fin. Vous n'allez pas continuer à les piller jusqu'à vitam aeterna. Je vous remercie, Monsieur le Président, et je suis désolé d'avoir pris la parole pendant longtemps. Je crois que le temps est arrivé pour vous la rendre. Merci beaucoup. France · Président du Conseil [2:07:56]: Merci. Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. Et j'invite à présent les membres du Conseil à poursuivre l'examen de la question dans le cadre de consultation. Avant de lever la séance, qui est la dernière prévue pour le mois de septembre, je souhaite adresser les sincères remerciements de la délégation de la France aux membres du Conseil ainsi qu'au secrétariat pour l'appui qui nous a été fourni. Au terme d'un mois chargé, nous pouvons nous féliciter d'avoir œuvré à dégager des consensus sur plusieurs questions importantes dont nous étions saisis, et nous n'y serions pas parvenus sans l'aide de toutes les délégations, du secrétariat, ainsi que de l'équipe d'appui technique, du personnel chargé du service des séances, des interprètes, des traducteurs, des rédacteurs de procès-verbaux et du personnel de sécurité. Et alors que notre présidence se termine, j'exprime nos voeux, notre soutien à la délégation de la Grèce qui prend la présidence pour le mois d'octobre. La séance est levée.