Угрозы международному миру и безопасности, создаваемые террористическими актами - Совет Безопасности, 10221-e заседание Совет Безопасности Date: 11 September 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/ru/sc/10221?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- France · Président du Conseil [20:35]: Chers collègues, si ça ne vous dérange pas, nous allons attendre. Chers collègues, si ça ne vous dérange pas, nous allons attendre 5 minutes. Nous attendons 5 minutes. Excellence, chers collègues, Mesdames, Messieurs, il y a 25 ans, le 11 septembre 2001. Pardon. La 10 221e séance du Conseil de sécurité est ouverte. Il y a 25 ans, le 11 septembre 2001, l'un des attentats terroristes les plus meurtriers de l'histoire frappait les États-Unis. Des milliers de personnes ont perdu la vie. Ici, à New York, les tours jumelles ont été détruites. et plus de 3 000 personnes de plus de 90 nationalités ont péri. En ce début de séance, j'invite tous les membres du Conseil de sécurité et toutes les personnes présentes dans cette salle à se lever et à observer une minute de silence en solidarité avec la ville de New York et les Etats-Unis, en hommage aux victimes de ces attentats et à leurs proches, en hommage à toutes les victimes du terrorisme. Je vous remercie. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: Menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d'actes de terrorisme. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, J'invite les intervenants suivants à participer à la présente séance. Madame Natalia German, directrice exécutive de la direction exécutive du Comité contre le terrorisme. Monsieur Eyab Omaish, directeur chargé des politiques et de la coordination au Bureau de lutte contre le terrorisme de l'Organisation des Nations unies. et Mme Noreen Chowdhury-Fink, directrice exécutive du Forum mondial Internet pour la lutte contre le terrorisme. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Le Conseil est saisi du texte d'une déclaration de son président faite. Je donne à présent la parole à Madame Natalia German. CTED · Directrice exécutive · Natalia German [25:02]: Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, À l'entame de mon propos, qu'il me soit permis de réitérer toute notre solidarité à l'endroit des survivants et des familles des victimes des attentats du 11 septembre. Nous souhaiterions également dire toute notre sympathie à toutes les victimes des attentats terroristes à travers le monde. En 2001, la réponse du Conseil de sécurité a été rapide, unie, agissant au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, le Conseil de sécurité a adopté un ensemble d'obligations grâce à la résolution 1373. Ces obligations restent tout aussi pertinentes aujourd'hui qu'elles ne l'étaient il y a 25 ans. Ce qui se situe au cœur de ces obligations, c'est la solidarité et la coopération internationale afin de prévenir le terrorisme, afin de traduire en justice les terroristes et afin de veiller à ce qu'ils ne puissent jamais échapper à la justice. Avant le 11 septembre et depuis le 11 septembre, le Conseil de sécurité, et de façon unanime, a condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Le Conseil de sécurité continue de s'exprimer collectivement et de façon robuste pour condamner tous les actes, toutes les méthodes, toutes les pratiques de terrorisme, les considérant criminelles et injustifiables, quelles que soient les motivations. Depuis l'adoption de la résolution 1373, le Conseil a adopté une vingtaine de résolutions portant sur la lutte antiterroriste. la lutte antiterrorisme. Il y a notamment des décisions qui ont fait date concernant l'incitation au terrorisme, le recrutement, la lutte contre l'extrémisme violent qui mène au terrorisme, les mesures qu'il faut prendre pour renforcer les frontières et les mesures à prendre pour endiguer les flux financiers qui contribuent au terrorisme. Par ailleurs, le Conseil n'a eu de cesse de rappeler aux États que les mesures qui sont prises pour lutter contre le terrorisme, que ces mesures doivent respecter les obligations souscrites par ces États au titre du droit international, notamment le droit international humanitaire, le droit international des droits humains et le droit des réfugiés. Au niveau institutionnel, le Conseil a créé le Comité contre le terrorisme afin d'aider les États membres à mettre en œuvre la résolution 1373 et les résolutions ultérieures. Pour soutenir le comité, le SITE-ED a été créé par le Conseil, c'est-à-dire la direction exécutive du comité de lutte contre le terrorisme. Le SITE-ED fournit des évaluations qui repose sur son expertise, des évaluations indépendantes, neutres, au nom du Comité. Nos rapports contiennent des recommandations qui sont adressées aux États. Il y a également des suggestions pour fournir une aide technique en passant par les partenaires du Pacte mondial de lutte contre le terrorisme. Et depuis 2001, les États membres ont accompli de véritables progrès pour mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité. Et pourtant, il nous reste encore beaucoup à faire. Le terrorisme évolue. Voilà pourquoi les États et leurs ripostes doivent s'adapter. Le travail du Conseil, le travail du Comité contre le terrorisme, tout cela est essentiel pour que les États membres tiennent compte de l'évolution de la menace, pour que les États membres fassent évoluer leur législation, leurs institutions, méthodologies et pratiques. Excellence, Mesdames et Messieurs, je souhaiterais faire quelques commentaires concernant l'évolution de la menace terroriste ces dernières années. Tout d'abord, le terrorisme est de plus en plus fragmenté, éparpillé. Les groupes terroristes ont adapté leur structure, ont décentralisé leurs opérations, ont diversifié leurs sources de financement. Les groupes terroristes tirent parti de l'instabilité pour maintenir leur influence. Ils tirent parti d'une faible gouvernance, de la rivalité autour des ressources, des griefs à l'échelle locale pour asseoir leur autorité. Les groupes terroristes adaptent leurs messages et leurs stratégies de recrutement aux vulnérabilités des hommes et des femmes. Les groupes terroristes, les réseaux criminels organisés utilisent eux aussi les itinéraires maritimes et les infrastructures essentielles pour faciliter le déplacement des personnes, des armes et des biens illicites. Par ailleurs, nous avons identifié un rôle croissant que jouent les cellules décentralisées, les réseaux peu connectés et les acteurs qui agissent seuls. Et souvent, l'itinéraire qui les mène à la violence est moins visible et donc plus difficile à arrêter. Deuxième commentaire, la technologie, de plus en plus, a un impact sur le paysage des menaces. Les groupes terroristes utilisent les nouvelles technologies à des fins de propagande et de recrutement, mais pas seulement, pour la planification des attaques, pour recueillir des renseignements et pour se financer. En outre, les systèmes de drones sont de plus en plus accessibles, de moins en moins chers et de plus en plus efficaces. Les acteurs terroristes utilisent ces systèmes pour faire de la surveillance, de la reconnaissance, pour perpétrer des attaques. Troisième réflexion qui me semble tout particulièrement importante, la question du recrutement et de l'exploitation des enfants et des jeunes. C'est un défi urgent auquel fait face la communauté de lutte antiterroriste. Les acteurs extrémistes, les terroristes utilisent les réseaux sociaux, les plateformes de jeux en ligne et d'autres espaces numériques pour identifier les vulnérabilités, pour recruter des individus, notamment des jeunes. En ce qui concerne les progrès dans l'intelligence artificielle et dans la production de contenus automatisés, tout cela ne fait qu'accélérer la précision de ce phénomène, sa portée, sa vitesse. Quatrième observation, le financement du terrorisme. Les réseaux de financement sont de plus en plus décentralisés, de plus en plus difficiles à détecter. Les méthodes traditionnelles, les méthodes traditionnelles telles que les passeurs de fonds et les systèmes, le système dit Hawala sont également très utilisés. Les acteurs terroristes utilisent également les services de paiement en ligne, les plateformes de levée de fonds, les systèmes de paiement en ligne et les avoirs virtuels. Les groupes continuent de générer des revenus grâce à des activités criminelles, notamment l'extorsion, l'enlèvement contre rançon, le trafic, l'exploitation des ressources naturelles. Le lien entre le terrorisme et le crime organisé est particulièrement évident dans le cadre de certains conflits contemporains. Ces menaces et ces phénomènes ont été mis en exergue dans un certain nombre de rapports, notamment le rapport du GAFI de 2025 qui porte sur le financement du terrorisme et le CITED a été ravi de co-diriger ce rapport avec le ministère du Trésor public français. Ce rapport souligne qu'il est essentiel de bien comprendre les risques liés au financement du terrorisme et aux nouvelles technologies financières. Réfléchir aux méthodes de levée de fonds qui sont utilisées par les terroristes, c'est essentiel de s'attaquer ce financement si nous souhaitons apporter une réponse au phénomène. Monsieur le Président, aujourd'hui, nous nous inclinons devant la mémoire des victimes du 11 septembre et de tous les attentats terroristes et nous devons honorer notre engagement à prévenir le terrorisme, à coopérer sur le plan international, à faire preuve de solidarité pour combattre ce phénomène, tout en respectant strictement les droits humains et l'État de droit. Au cours de ces 25 dernières années, depuis le 11 septembre, le Conseil de sécurité a maintenu une unité forte et s'est fixé un objectif clair, combattre le terrorisme. Et je suis certaine que le Conseil et son Comité contre le terrorisme continueront de démontrer leur détermination à anticiper et à répondre à la menace terroriste à mesure qu'elle évolue. Pour ce qui est de la direction exécutive du Comité contre le terrorisme, nous allons mettre en œuvre notre mandat et aider les États membres à s'acquitter de leurs obligations au titre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité afin de promouvoir notre objectif commun, à savoir un monde libéré du terrorisme. Je vous remercie. France · Président du Conseil [34:07]: Natalia German pour son exposé. Et je donne à présent la parole à M. Eyab Omayesh. UNOCT · Directeur chargé des politiques et de la coordination · Eyab Omaish [34:18]: Merci, Monsieur le Président. Il y a 25 ans, un attentat terroriste lâche a coûté la vie à quelque 3 000 personnes ici, aux États-Unis. Beaucoup d'autres ont été blessés et d'innombrables familles ont été déchirées à travers le monde, avec des victimes en provenance de quelque 90 pays. L'horreur inimaginable de cette journée a terrorisé toute la famille humaine. En l'espace de quelques minutes, cet attentat a changé le cours de l'histoire, portant un coup dur à la sécurité pour toutes les populations du monde. Aujourd'hui, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont perdu leur vie et nous exprimons toute notre solidarité à l'endroit des survivants. Nous souhaitons dire toute notre solidarité aux victimes, à leurs proches, à ceux qui ont répondu sur place, les secouristes, la population des États-Unis et toutes les communautés touchées, notamment ici à New York, siège des Nations unies. À l'occasion de ce triste anniversaire, nous nous souvenons de toutes les victimes du terrorisme à travers le monde. Leur souffrance nous rappelle le coût humain terrible du terrorisme et la responsabilité collective qui est la nôtre que de prévenir une telle souffrance. Le témoignage des survivants, des témoignages de pertes, de peurs, de détermination, d'espoir, doit rester au cœur de nos efforts. Aujourd'hui, nous nous souvenons et aujourd'hui, nous dressons le bilan. Un quart de siècle de mobilisation internationale continue a permis d'accomplir des progrès importants pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, grâce notamment à l'élan qui a été donné par le Conseil de sécurité. Nous avons encore besoin de ces efforts. Aujourd'hui, l'ONU est un forum indispensable. Ici, dans cette ville qui a souffert d'un attentat terroriste dévastateur, les États membres peuvent conjuguer leurs efforts pour prévenir, pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Les attentats du 11 septembre ont révélé au grand jour le danger que peut faire poser une organisation terroriste qui fait fi des frontières. Aujourd'hui, la menace est plus répandue, moins centralisée et de plus en plus facilitée par les nouvelles technologies. De nouvelles tactiques terroristes attirent une grande diversité de personnes et surtout, et c'est très préoccupant, les jeunes. Les groupes terroristes tirent parti de l'instabilité des réseaux de crime organisé et ils utilisent les plateformes en ligne Pour l'incitation pour le recrutement, ils utilisent à mauvais escient les technologies émergentes et notamment l'IA. Néanmoins, il existe également des possibilités d'utiliser les nouvelles technologies tout en respectant le droit international pour combattre le terrorisme. Au cours de ces 25 dernières années, les États membres ont élaboré un cadre très complet de lutte antiterrorisme. L'ONU et ce Conseil ont joué un rôle central en concentrant les efforts nationaux pour combler les lacunes, pour identifier les nouveaux phénomènes, pour renforcer la coopération et renforcer les capacités en répondant aux besoins locaux. Nous pouvons tirer trois enseignements. Premièrement, les mesures de sécurité sont indispensables, mais elles doivent s'accompagner d'efforts de prévention dans la durée, afin d'éliminer les conditions qui sont propices au terrorisme, qui facilitent le recrutement et la radicalisation. Deuxièmement, la coopération internationale et le partenariat avec tous les pans de la société, c'est essentiel. Les communautés, la société civile, les femmes, les jeunes, les victimes du terrorisme, tous ont un rôle à jouer afin de renforcer la résilience contre l'extrémisme violent et c'est rhétorique, pour veiller à ce que le terrorisme ne puisse jamais être justifié. Troisièmement, pour lutter contre le terrorisme et respecter le droit international, tout cela va main dans la main. Les mesures qui renforcent, ou plutôt les mesures qui sapent l'État de droit et les droits humains, sapent également nos efforts collectifs. Monsieur le Président, beaucoup a changé depuis septembre 2001. Les groupes terroristes ont perdu leurs dirigeants, ont perdu des territoires, la coopération internationale s'est approfondie, les États membres ont renforcé les cadres juridiques, les capacités institutionnelles et les mécanismes pour perturber les réseaux terroristes. Ce sont des réalisations importantes, mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Les acteurs terroristes ont su adapter leurs tactiques et nous devons donc nous aussi nous adapter. La tragédie du 11 septembre a changer d'innombrables vies et à refaçonner le paysage sécuritaire international. Nous devons tirer parti des enseignements de ce quart de siècle qui vient de s'écouler avec détermination, avec principes, avec solidarité. À cet égard, il est essentiel que le Conseil de sécurité joue un rôle de premier plan. Le Bureau de lutte antiterroriste de l'ONU est déterminé à soutenir le Conseil et tous les États membres. Nous travaillerons avec nos partenaires du système des Nations unies afin d'honorer cet engagement et d'agir concrètement. Nous sommes déterminés à bâtir un monde libre du terrorisme. Je vous remercie. France · Président du Conseil [39:28]: Je remercie M. Omeisch de son exposé. Et je donne maintenant la parole à Mme Norin Tjodirifink. GIFCT · Directrice exécutive · Norin Tjodirifink [39:37]: Monsieur le Président. Excellences, Mesdames et Messieurs, je tiens tout d'abord à remercier la mission permanente de la France de son invitation à m'exprimer devant le Conseil de sécurité aujourd'hui. C'est un honneur pour moi de m'adresser à vous. Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs, je souhaiterais remercier la mission de la France de m'avoir invitée. C'est un honneur pour moi d'être présente parmi vous. Difficile d'imaginer qu'un quart de siècle s'est écoulé depuis les attentats du 11 septembre. Une journée qui a marqué le début d'une ère qui a redéfini les menaces qui pèsent sur la sécurité et la paix internationale. Pour nous, les New-Yorkais, cela a changé profondément la silhouette de la ville. Cela a laissé une trace indélébile et je souhaiterais rendre hommage à toutes les victimes, à toutes celles et ceux dont la vie a été ébranlée par ces attentats. Mais Ce n'est pas seulement une histoire de victimes, c'est une histoire de survivants, de résilience. C'est une ville qui a su se relever, un monde qui a conjugué ses efforts, les secouristes qui ont couru pour secourir les victimes en dépit, en dépit du danger. Nous leur rendons. hommage. Ce ne sont pas seulement des populations et des communautés qui se sont unies à la suite du 11 septembre. Le Conseil a joué un rôle essentiel pour élaborer une riposte mondiale avec la résolution 1373 et d'autres résolutions au cours des décennies suivantes, reflétant l'idée selon laquelle la lutte contre le terrorisme signifie qu'il faut investir dans la prévention, dans l'expertise mondiale, la justice pénale, les institutions financières, les services de répression, la société civile. Ces résolutions nous ont permis d'élaborer un concept multidimensionnel de la sécurité. La promotion et la protection des droits humains fondamentaux, la lutte contre le terrorisme sont des objectifs qui se renforcent mutuellement. Nous avons appris que les solutions de lutte contre le terrorisme portent leurs fruits lorsque tous les pans de la société sont impliqués. Mesdames et Messieurs, au cours de ces 25 dernières années, le terrorisme et la lutte contre le terrorisme ont beaucoup évolué, notamment en raison des technologies émergentes. Certaines menaces traditionnelles persistent, ce que l'ONU appelle les conditions propices à la propagation du terrorisme. Mais les outils numériques, technologiques, ont réduit la durée de la radicalisation et de la mobilisation. Certains acteurs hostiles peuvent s'impliquer beaucoup plus facilement. Il est plus simple de financer les opérations. Cela élargit la portée du public auquel s'adressent les terroristes à un niveau sans précédent. En 2015, Daesh a créé et partagé une vidéo de l'assassinat brutal du pilote jordanien Al-Qasasbeh. Cette vidéo a très vite circulé de façon virale. Des milliers de publications en 2019, cinq ans plus tard, avec le meurtre de dans l'église de Christchurch, 1,5 million de vidéos ont été retirées de l'Internet grâce à l'intervention d'une plateforme en l'espace de 24 heures. Aujourd'hui, ces technologies sont l'outil par excellence qu'utilisent les terroristes et avec l'IA, tout cela va être exacerbé. Et ces capacités sont utilisées non pas seulement par ceux qui souhaitent parcourir de longues distances ou former des combattants. Outre le fait de fournir des informations, notamment l'article sur intitulé Comment fabriquer une bombe dans son garage, l'IA peut donner à ceux qui souhaitent perpétrer des attaques, des orientations, des conseils, comprendre comment. perpétrer de tels actes et même parfois une justification sur le plan émotionnel. La diffusion opérationnelle idéologique signifie qu'il est difficile de classifier les terroristes. Dans de nombreux cas, les auteurs de ces crimes sont parfois motivés par des idéologies peu claires, peu certaines, voire une diversité, un ensemble de tendances idéologiques. Ils ne sont pas nécessairement identifiés par leur engagement vis-à-vis d'une cause ou un groupe. Ils n'ont pas besoin de recevoir une formation complexe ou d'assumer des risques opérationnels, ce qui signifie qu'il est difficile pour les services de répression de les identifier. Je souhaiterais par exemple vous parler d'un phénomène le camouflage de l'action autonome, c'est-à-dire que des transactions financières facilitées par l'IA peuvent se produire à un niveau tellement micro et avec une telle fréquence qu'il est impossible aujourd'hui d'identifier ces transactions avec les moyens existants. La résolution 2462, j'ai eu le privilège de contribuer à sa négociation, porte sur un ensemble de questions complexes qui visent à renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. Mais nous n'avons pas à l'époque envisagé ce qu'elle. Les mesures antiterroristes sont aujourd'hui plus connues. Ainsi, nos adversaires se sont adaptés. Les terroristes, comme nous, utilisent de nombreuses applications et outils à des fins variées. Ils gèrent leurs ressources pour survivre à des frappes décapitantes, ne pas être identifiés ou reconstituer leurs forces. Le déclin de l'âge des terroristes et de leurs pères souligne qu'on a une génération qui sait utiliser des mêmes pour communiquer, du langage codé, des symboles, des slogans qui peuvent contourner les mesures pour lutter contre la propagande terroriste parce que ça se mêle dans les communications quotidiennes de milliards d'utilisateurs. Excellence, nous devons concentrer nos efforts sur le potentiel des technologies comme l'IA générative qui sont ressources d'opportunités pour la lutte. Il nous dote de ressources inconcevables pour nous défendre. Le secteur et les praticiens peuvent ainsi identifier plus rapidement les contenus nuisibles. Des experts peuvent être mis en contact. Des organisations en première ligne peuvent cibler leurs interventions. On peut déployer à plus grande échelle l'appui des organisations à but non lucratif pour appuyer les communautés vulnérables. Des robots conversationnels peuvent fournir un appui psychosocial et la diversité linguistique peut permettre d'aider des populations vulnérables. On peut cibler la contre propagande pour alerter les usagers face à des contenus nuisibles ou qui sont en violation. Et le hachage du contenu ou la création d'empreintes numériques peut permettre d'identifier les terroristes sans partager leur contenu. Mais on peut faire davantage. Nos adversaires peuvent migrer pour trouver des environnements plus accueillants. La fragmentation signifie vulnérabilité. Les différences de cadre politique peuvent rendre plus difficile la cohérence des approches pour gérer les contenus nuisibles et créer des brèches pour nos adversaires. Cette dynamique est au cœur du travail du Forum. J'aimerais vous le présenter, d'ailleurs. Il a été créé sur la base d'une initiative volontaire de quatre grandes sociétés de la tech pour faciliter la coopération pour lutter contre le contenu terroriste en ligne. Une décennie plus tard, nous sommes aujourd'hui une organisation à but non lucratif indépendante qui compte 80 sociétés de la tech et encore davantage à venir. Il y a différentes régions, tailles d'entreprises, fonctions qui sont couvertes. Nous avons parmi nos membres des laboratoires IA, des sociétés du jeu, des plateformes de réseaux sociaux, des sites de partage de vidéos ou de musique, des applications de partage de fichiers, par exemple. Nous avons 5 milliards d'utilisateurs actifs par mois. Notre mission n'a pas changé. Prévenir, empêcher que les terroristes et les extrémistes violents n'exploitent les plateformes numériques. Comment? Grâce à des outils numériques qui nous permettent de cibler la prévention, l'adaptation et la riposte. Tout d'abord, grâce à notre communauté sur diverses plateformes, permet une interaction entre plusieurs parties prenantes. Les entreprises peuvent ainsi partager leurs connaissances, préoccupations et ressources. Deuxièmement, nous avons une base de données de partage du hachage qui permet aux plateformes d'identifier et de partager les informations sur les contenus sans partager le contenu. Troisièmement, le protocole de gestion des incidents permet de travailler avec les entreprises pour lutter contre le contenu associé avec des attaques hors ligne. Enfin, nous avons une filière de recherche au sein du King's College à Londres, le réseau mondial sur l'extrémisme et la technologie pour garantir que les technologies, que les sociétés puissent être connectées à l'expertise mondiale et à l'analyse. Les publications de ce forum sont disponibles publiquement à des fins pédagogiques. Mais nous ne pouvons faire cavalier seul. Notre communauté comprend des partenaires du monde entier, de l'Asie à l'Europe, l'Afrique à l'Océanie et dans les Amériques. Nous sommes membres de l'Appel de Christchurch et nous avons une relation approfondie avec l'ONU, l'OSCE et le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le processus ACABA, Interpol et de nombreuses autres organisations. Nous coopérons étroitement pour intégrer les droits humains Et notre critère, c'est le respect des principes directeurs de l'ONU sur les droits humains et les entreprises. Suite au 11 septembre, on s'est demandé si les Nations unies pouvaient répondre à ce phénomène et comment. Le Secrétaire général Kofi Annan avait répondu avec ses cinq piliers: dissuader le terrorisme, empêcher tout sanctuaire, dissuader les terroristes, développer les capacités des États et défendre les droits humains. Le Conseil de sécurité a joué un rôle essentiel pour élaborer un cadre complexe qui facilite la coopération antiterroriste. Et alors que la menace a évolué, les avancées technologiques et les enseignements tirés aussi et ainsi une direction politique a émergé du Conseil. La technologie facilite des menaces sans frontières. Les idées, les tactiques, les ressources, l'inspiration peuvent traverser le monde en un instant. Les approches multilatérales doivent donc être à la hauteur de la menace, des tendances, des innovations. le Conseil a réaffirmé le rôle central de l'État. Aujourd'hui, les menaces signifient que le secteur privé est un partenaire clé. Les avancées technologiques évoluent dans le secteur privé. Trop souvent, elles ne sont toutefois pas incluses dans les négociations et les discussions. Elles sont toutefois évoquées dans les principes de La Valette, mais les efforts multilatéraux doivent inclure le secteur privé et renforcer les opportunités pour le partenariat secteur entre le secteur public et privé. Mon forum est prêt à appuyer ces efforts. En conclusion, je souhaite à nouveau rendre hommage aux victimes et aux survivants, rendre hommage aux services de tous ceux et toutes celles, aux groupes et aux organisations qui, ensemble, se sont réunis ces 25 dernières années pour garantir que les objectifs de lutte contre le terrorisme soient réalisés, que le terrorisme soit défait grâce à la résilience de l'humanité. France · Président du Conseil [51:06]: Qui souhaite faire une déclaration? Je donne la parole au représentant des Etats-Unis. United States of America · Représentant [51:16]: Merci, M. le Président, chers collègues. C'est une journée assez inconcevable pour nous aujourd'hui aux Etats-Unis. Si vous demandez à un Américain qui était né le 11 septembre et qui étaient présents à Ground Zero la semaine dernière, je remercie ceux qui étaient présents d'ailleurs, tous les Américains que je connaisse pourront vous dire où ils étaient lorsqu'ils ont appris que l'attentat avait été commis. Ils se rappellent qu'ils ont appelé, quels proches ils ont contactés et ce qu'ils ont fait. ensuite, l'année suivante, une génération tout entière de soldats, de pompiers, de policiers, de professionnels, de professionnels, de du renseignement, de patriotes ordinaires américains, des coalitions ont émergé pour se mettre au service. Et l'un de ces patriotes, et je vais donner un instant pour en je vais prendre un instant pour en parler, c'est Matthew Puccino. C'était un policier qui a rejoint l'armée suite au 11 septembre. Il ne pouvait accepter que des terroristes avaient attaqué son pays sur son territoire. Quelques années plus tard, Matthew a servi sous mon commandement et ça a été l'un des meilleurs, l'une des meilleures personnes que j'ai rencontrées. Malheureusement, pendant la période de notre service, l'ennemi s'est adapté. Il s'est adapté à nos. Ils ont usurpé. Ils ont utilisé des brouilleurs dans leur base et ils ont terrorisé les civils. Ils ont décapité des policiers locaux. Matthew s'est porté volontaire pour être en première ligne dans les convois armés, pour pouvoir être suffisamment prêt pour percevoir tout mouvement. Et un jour, je lui ai dit, Matthew, tu tentes un peu ta chance, Matthew, en quelque sorte. « Mais si un jour il y a une explosion, j'aimerais que ce soit moi qui sois et pas mes frères, mes collègues qui soient tués. » Il est décédé en Afghanistan et je me souviens de lui tous les jours. Je rends hommage à sa mémoire et je rends hommage 2977 personnes qui ont été tuées, innocents, des vies innocentes, 2605 ressortissants des États-Unis et le reste étant des ressortissants de plus de 90 pays. Il y a 25 ans, c'était le World Trade Center, donc le centre commercial mondial, donc c'est le monde qui avait été attaqué. Et leurs familles, leurs proches qui sont venus à l'aide, qui se sont précipités vers le World Trade Center, certains ne sont pas revenus. Et ça ne s'est pas arrêté à Ground Zero ou au Pentagone. Des années plus tard, Chris Stevens, l'ambassadeur de la Libye, des soldats shaymou qui ont été tués, 200 fois par des terroristes, ça ne s'est pas arrêté là. Des millions de personnes dans le monde, depuis, ont été tuées, mutilées, forcées à être déplacées ou à vivre sous le terrorisme, dans l'ombre de ce fléau. Et lorsque je regarde cette table, je constate que tout le monde ici, dans cette salle, au sein du Conseil, de la Lettonie au Liberia, tout le monde a perdu des hommes et des femmes alors qu'ils luttaient contre le terrorisme dans le cadre de leur service. Donc le 11 septembre fait aussi partie de notre mémoire nationale et nous devons commémorer cette journée. Il y a eu des attaques en France, au Royaume-Uni, en Russie, au Pakistan, en Somalie, en Colombie, et le vol 901 en Panama, l'attaque au couteau en Chine, l'attaque à la synagogue au Danemark, les attaques en Grèce ou encore les bombardements au Bahreïn. chaque mort, chaque destruction, toutes les vies innocentes qui ont été perdues. C'est un danger commun qui peut fédérer même les ennemis, même des ennemis jurés. Et le terrorisme a su donc convoqué l'unanimité. La France, qui a assumé la présidence du Conseil le 11 septembre 2001, a facilité l'adoption de la résolution 1373 qui condamnait tous ces attentats et qui appelait les nations à poursuivre les auteurs, les organisations coupables. Et cette résolution imposé de lutter contre le financement du terrorisme, de geler les avoirs des terroristes, de refuser tout sanctuaire. Aujourd'hui, avec la déclaration présidentielle, le Conseil a parlé d'une seule voix contre le fléau du terrorisme. Et j'ai vu cette même unité sur le terrain tout au long de ma carrière. J'ai servi aux côtés de soldats du monde entier, des Afghans, des Émiratis, des Britanniques. de nombreux autres et ensemble, nous avons détruit le califat de l'État islamique. Nous avons tué Al-Baghdadi. Et nous ne saurons jamais combien d'attentats ont été évités, et ce grâce à des professionnels qui œuvrent dans le silence, grâce au travail de nos gouvernements. Il y a encore beaucoup à faire. Notre mission n'est pas accomplie face à l'extrémisme. Aujourd'hui, la menace est plus large, le narcoterrorisme, les organisations transnationales organisées, le. le retour du terrorisme politique. Les terroristes s'adaptent à nouveau. Ils exploitent les drones, l'IA, les finances numériques, tout ce qu'ils peuvent utiliser pour propager le terrorisme dans nos sociétés. Des régimes entiers financent et arment des terroristes qui tuent des civils et qui ciblent les civils. Certains de leurs représentants sont présents ici au Conseil. Et après avoir toutes et tous souffert, nous ne pouvons excuser les intermédiaires, ignorer cette situation. Ça vaut pour l'ONU. L'organisation a passé 25 ans à construire une architecture de lutte contre le terrorisme. Et aujourd'hui, il nous faut passer à la mise en œuvre. Nous devons qualifier ce qu'est le terrorisme, lutter contre le financement, refuser tout sanctuaire, partager les renseignements, chassons ceux qui. Poursuivons ceux qui planifient ces attentats. Le terrorisme sera vaincu et nous n'oublierons jamais. France · Président du Conseil [1:00:44]: Pour sa déclaration et me permet, en notre nom, de le remercier et de transmettre à ses autorités notre solidarité en ce jour. Et je donne la parole à Son Excellence, M. Chris Elmore, sous-secrétaire d'État parlementaire du Royaume-Uni, en le remerciant pour sa présence et en lui souhaitant la bienvenue. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Sous-Secrétaire d'État parlementaire · Chris Elmore [1:01:04]: Merci, M. le Président? M. le Président, il y a 25 ans, Quelque 3000 personnes ont été tuées dans des attentats terribles il y a 25 ans. Aujourd'hui, nous sommes aux côtés des États-Unis. Nous rendons hommage aux victimes, aux survivants et à ceux qui ont dû vivre avec les conséquences de ces attentats. Mais ça ne suffit pas de se rappeler ce qu'il s'est passé. C'est notre devoir de faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que cela ne se répète. Aujourd'hui, nous rendons hommage à ceux qui, dans le monde, ont consacré ont perdu la vie pour lutter contre le terrorisme, notamment les membres des forces armées, les forces de l'ordre, les secouristes, les travailleurs humanitaires et les soldats de la paix de l'ONU. Les attentats du 11 septembre visaient à nous diviser par la peur, mais la communauté internationale a, dans une détermination partagée, lutté contre le terrorisme. Elle a fait preuve d'une résolution et d'une unité. La résolution 1373 a créé des obligations et une institution qui demeurent au cœur de notre solidarité, de notre sécurité collective. 25 ans plus tard, nous avons construit un cadre solide pour le régime des déplacements, pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. Le partage des renseignements a été approfondi. La sécurité à la frontière et de l'aviation a été transformée. Les organisations terroristes ont été détruites et des attentats ont pu être empêchés. Et nos services de renseignement et les forces de l'ordre britanniques ont permis d'empêcher des dizaines d'attentats grâce à un programme de prévention. Des centaines de milliers de personnes ont pu être détournées de la voie du terrorisme et de l'extrémisme violent. Nous continuons à travailler avec nos partenaires à l'échelle internationale pour renforcer la sécurité et la résilience là où les terroristes cherchent à exploiter l'instabilité. En Irak, nous avons formé plus de 125 000 personnels de sécurité. Nous avons fourni quelque 600 millions de dollars en aide humanitaire pour les communautés touchées par Daesh. En Afrique de l'Ouest et au Sahel, Les terroristes entraînent des déplacements et compromettent la stabilité. Le Royaume-Uni travaille avec les partenaires régionaux pour fournir un soutien ciblé, procéder à des enquêtes et lutter contre le financement des activités terroristes. Cela montre une vérité simple la coopération internationale fonctionne. Toutefois, la menace continue à évoluer. Daesh et Al-Qaïda et leurs affiliés continuent à exploiter l'instabilité et la faiblesse de la gouvernance. Ils adaptent leurs méthodes et utilisent les technologies pour la propagande, pour recruter et pour avoir une portée opérationnelle plus large. Nous devons continuer à honorer nos obligations de manière cohérente, notamment au titre de la résolution 2417. 62 sur le financement du terrorisme. Il faut renforcer la coopération entre gouvernements, société civile, ONU et le secteur privé. L'IA et les autres technologies sont sources de risques, mais aussi peuvent permettre de lutter contre le contenu terroriste, d'identifier les réseaux financiers, de protéger les communautés vulnérables. Nous devons continuer à pleinement utiliser le régime de sanctions du Conseil de sécurité pour empêcher les déplacements des terroristes leur financement et pour réduire leur capacité de fonctionner. Enfin, nous devons respecter le droit international, notamment le droit international des droits de l'homme. Les mesures qui compromettent les droits ou l'espace civique peuvent alimenter un mécontentement qui peut être exploité par les terroristes. Monsieur le Président, les enseignements à tirer sont clairs. Le terrorisme ne connaît pas de frontières, il nous faut une réponse collective. Il faut combiner mesures de sécurité, prévention, résilience, respect de l'État de droit. Nous continuerons à travailler avec le Conseil et les partenaires du monde entier pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. C'est ainsi que nous rendons hommage à aux victimes du terrorisme du monde entier. Nous réaffirmons notre engagement collectif à protéger les générations futures face à cette menace. Je vous remercie.. France · Président du Conseil [1:05:37]: Du Royaume-Uni pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Chine. China · Représentant [1:05:48]: Monsieur le Président, je remercie Monsieur Gehrman, Monsieur O'Maish et Madame Fink de leurs interventions. Il y a 25 ans, jour pour jour, des attentats odieux à New York ont porté un coup massif à la sécurité mondiale. Depuis, la lutte contre le terrorisme est devenue une question centrale pour la communauté internationale, alors que nous rendons hommage aux victimes et aux secouristes, nous devons renforcer notre détermination à lutter contre le terrorisme. Ces 25 dernières années, la coopération antiterroriste a continué à être approfondie. Un cadre mondial, avec l'ONU en son centre, a été créé progressivement. Les capacités de connaissance ont été renforcées. La Chine salue la contribution de la DECT et du BLT, qui ont été créés au cours de ce processus. Dans le même temps, la menace que représente le terrorisme international perdure et revêt de nouvelles formes et produit de nouveaux problèmes. Le terrorisme et liés aux conflits régionaux et facilités par la fragmentation permise par les technologies, certains pays adoptent des mesures sélectives et une approche de deux poids, deux mesures, par ailleurs. Dans ce contexte, la communauté internationale doit faire preuve de solidarité, coopérer, promouvoir une sécurité fondée sur la coopération. Nous saluons le rôle fédérateur de l'ONU. Nous devons ensemble lutter contre cet ennemi commun de l'humanité qu'est le terrorisme. J'ai quatre points à souligner. Tout d'abord, il faut se concentrer sur les symptômes et les causes profondes. La lutte antiterroriste doit renforcer la sécurité, mais lutter contre les causes profondes du terrorisme. Le sous-développement facilite le terrorisme, le manque d'éducation, empêchent les personnes de discerner la propagande terroriste. Et puis, les conflits, l'instabilité créent des vides de pouvoir qui peuvent être exploités. Et alors que le chaos grandit, la communauté internationale doit travailler sur les moyens de subsistance, l'éducation, l'emploi. Il faut appliquer le programme à l'horizon 2030 et briser l'engrenage du terrorisme qui découle de la pauvreté. Le Conseil doit régler les problèmes en suspens par le dialogue et la négociation et éviter de faire le lit du terrorisme. S'opposer à la politisation et à l'instrumentalisation de l'antiterrorisme et éviter de lier le terrorisme à certains pays, groupes ethniques ou religions. Deuxièmement, il faut redoubler d'efforts pour lutter contre le terrorisme. Les organisations terroristes telles que l'État islamique et l'ETIM renforcent leurs capacités opérationnelles. En Afrique de l'Ouest, dans la région du Sahel, en Syrie, en Afghanistan, il y a un grand nombre de terroristes qui sont encore actifs. La lutte antiterroriste Dans le respect des obligations internationales, doit permettre à la Syrie de s'acquitter de ses obligations, notamment s'agissant des combattants internationaux. Il faut éviter de créer un sanctuaire, empêcher aux terroristes de traverser les frontières. Le gouvernement afghan doit lutter contre les forces terroristes présent dans le pays et empêcher que l'Afghanistan ne redevienne le terreau fertile du terrorisme. Certains groupes terroristes demeurent actifs en Afrique. Le contrôle des frontières, le partage de renseignements est essentiel. Il faut empêcher la tendance à la convergence entre organisations terroristes et groupes séparatistes armés. Il convient d'appliquer les résolutions du Conseil relatives à l'antiterrorisme et la stratégie mondiale antiterroriste. Il faut inclure dans la liste des sanctions tous les groupes terroristes pour empêcher d'en renforcer leurs capacités. La lutte antiterroriste, pour être efficace, nécessite une coopération à tous les niveaux. Tous les pays doivent affiner leurs politiques, leur législation et leur réglementation, renforcer leur capacité à adopter des mesures préventives et de déradicalisation. Il faut renforcer les capacités d'identifier les idéologies terroristes. La communauté internationale, tout en respectant la souveraineté des pays concernés, doit aider les pays, notamment en Afrique, à renforcer leurs capacités autonomes à répondre et à appliquer les sanctions antiterroristes en acquérant des technologies, en permettant la formation aussi. La coopération avec les organisations régionales telles que l'SSC. et l'UA doivent permettre de créer un front uni contre le terrorisme. Les entités qui relèvent du pacte de coordination de lutte contre le terrorisme doivent accroître la coordination et trouver une stratégie équilibrée pour une lutte multilatérale efficace. Quatrièmement, il faut lutter contre les risques liés aux nouvelles technologies. La communauté internationale doit affiner le cadre réglementaire, accélérer l'utilisation de ces technologies pour lutter contre les capacités terroristes, faciliter l'alerte précoce. La Chine appuie la mise en œuvre des principes directeurs d'Abu Dhabi et appelle les pays à inclure les attaques de drones dans les stratégies antiterroristes et dans les évaluations des risques. Il faut accroître les capacités de détection, d'identification et de lutte antiterroriste. Il faut combler les fractures numériques, aider les pays qui présentent un risque terroriste plus élevé. Il faut renforcer les capacités pour les nouvelles technologies telles que l'IA dans la lutte antiterroriste. Il faut appliquer une défense tournée vers l'avenir. Monsieur le Président, la Chine Et toujours en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, le président Xi Jinping, grâce à son initiative mondiale pour la sécurité et son initiative mondiale pour la gouvernance, a fourni des orientations pour renforcer la coopération antiterroriste. Nous continuerons à mettre en œuvre de bonne foi ces initiatives et nous continuerons à participer activement aux activités dans le cadre de l'ONU. Nous partagerons notre expérience avec la communauté internationale pour aider les pays à renforcer leurs capacités. La Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour contribuer activement à ce qu'advienne un monde sans terrorisme. Je vous remercie, M. le Président? France · Président du Conseil [1:13:56]: Je remercie le représentant de la Chine pour son intervention et je donne la parole à la représentante de la Grèce. Greece · Représentante [1:14:01]: Merci, M. le Président. Je remercie les intervenants pour leurs exposés. L'inimaginable s'est produit le 11 septembre 2001. Aujourd'hui, 25 ans plus tard, nous nous souvenons avec émotion de milliers de victimes innocentes qui ont perdu la vie, ainsi que toutes celles et tous ceux qui, depuis, ont été frappés par le terrorisme partout dans le monde. Nous exprimons notre profonde solidarité avec les victimes et leurs familles. Et rendons hommage au courage et au. Dévouement de celles et de ceux qui sont intervenus au lendemain de ces attentats? Monsieur le Président, cette commémoration nous permet de nous souvenir, mais également de réitérer notre détermination à combattre et à prévenir le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Au cours de ces 25 dernières années, la communauté internationale a élaboré quelque chose dont nous pouvons être fiers, c'est-à-dire un cadre global, multilatéral, pour la lutte contre le terrorisme, avec la résolution 1373 du Conseil de sécurité et les résolutions suivantes, le régime de sanctions visant Daesh et Al-Qaïda, et la stratégie des Nations unies, stratégie mondiale de lutte antiterroriste. Tout cela résulte d'efforts collectifs et nous devons le reconnaître. Ceci étant dit, la menace n'a pas stagné. Daesh, Al-Qaïda et leurs affidés continuent, et de façon très déconcertante, de s'adapter. Il se décentralise. Il tire parti de l'instabilité, des conflits. Pour ce qui est de la nature de la menace à laquelle nous sommes confrontés, elle est plus diverse. Les terroristes et les criminels conjuguent leurs efforts. Cela devrait tous nous préoccuper. Il y a donc des réseaux qui se chevauchent et qui facilitent la tâche pour ces acteurs qui souhaitent faire se déplacer des individus, de l'argent, des biens, ce qui permet à ces acteurs d'avoir accès à un soutien logistique, un soutien auquel les groupes terroristes n'avaient pas accès auparavant. Nous devons combattre cette menace. Pour cela, nous avons besoin d'une coopération encore plus étroite entre les services de répression, ceux qui luttent contre le terrorisme, les autorités de renseignement financières, en respectant toujours le droit international et les législations nationales. Et l'environnement maritime n'est pas épargné. La sécurité maritime doit faire partie intégrante des efforts de lutte antiterrorisme. Les routes maritimes, les infrastructures maritimes sont des cibles attrayantes pour les terroristes et les réseaux criminels qui souhaitent déplacer des personnes transporter des armes et d'autres ressources illicites. Le domaine maritime est extrêmement complexe. Cela ne fait qu'exacerber ces vulnérabilités. Voilà pourquoi nous pensons que nous avons besoin d'une plus grande prise de conscience, d'échanges d'informations en temps voulu, d'une coopération, d'une bonne gestion des frontières d'une coopération entre les autorités nationales, régionales et internationales. Cela doit faire partie intégrante de nos efforts de lutte antiterrorisme. Les technologies émergentes, et notamment l'IA, progressent rapidement, tout comme la menace que peuvent faciliter ces outils. Les groupes terroristes ont su exploiter les plateformes numériques à des fins de propagande, de radicalisation, de recrutement, de communication, de planification opérationnelle, de financement. L'intelligence artificielle a le potentiel d'exacerber ces capacités en augmentant la vitesse, l'ampleur et la sophistication du contenu terroriste. Et pourtant, les technologies émergentes peuvent également de donner des outils pour la lutte antiterrorisme, notamment pour dresser des analyses, faire de la détection, mener à bien des enquêtes et préserver et partager des informations et des preuves. Monsieur le Président, dans ce contexte, nous saluons le rôle essentiel que joue le BLT des Nations unies, Bureau de lutte antiterroriste, la direction exécutive du Comité contre le terrorisme et les équipes de soutien, d'analyse et de sanction. Nous encourageons une coordination étroite entre tous les partenaires de l'architecture de lutte antiterroriste de l'ONU et avec les organisations internationales et régionales pour renforcer la cohérence de la riposte face à la menace terroriste à mesure qu'elle évolue. Enfin, le partage d'informations doit être au cœur de nos efforts. Nous devrions renforcer les échanges d'informations concernant le déplacement de terroristes, le financement, le recrutement, la propagande, l'achat d'armes, le détournement des technologies émergentes et les liens entre les terroristes et les réseaux criminels organisés. Nous devons également utiliser les mécanismes internationaux et régionaux. Nous devons réfléchir aux obstacles juridiques, institutionnels et techniques qui peuvent empêcher ou plutôt qui peuvent empêcher les autorités d'avoir accès aux informations dont elles ont besoin. Et surtout, notre réponse doit être coordonnée, globale, tournée vers l'avenir. Nous avons besoin d'utiliser des mesures sécuritaires efficaces, les services de répression, mais également la prévention, la résilience, l'État de droit, le respect des droits humains. Président, 25 ans après le 11 septembre, le visage du terrorisme a changé, mais notre détermination collective, elle, n'a pas affaibli. Faisons en sorte que les leçons de cette tragédie continuent de nous guider vers une réponse multilatérale au terrorisme toujours plus forte, plus unie et plus efficace. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:21:04]: Je remercie la représentante de la Grèce pour son intervention et je donne la parole au représentant du Liberia. Liberia · Représentant [1:21:13]: Merci, Monsieur le Président. Nous félicitons la France, dans le cadre de sa présidence, d'avoir convoqué cette réunion solennelle nécessaire. Nous remercions les représentants de la CITED, du BLT et de la société civile pour leur évaluations lucides. Le 11 septembre 2001, le monde a assisté avec horreur à cet attentat qui a frappé cette ville qui est la ville hôte de l'ONU, mais également l'état de Pennsylvanie et de Virginie, coûtant la vie à quelque 3000 vies innocentes. Nous Nous avons fait le deuil de ces victimes à l'époque et nous le faisons encore aujourd'hui. Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes. Nous exprimons toute notre solidarité à l'endroit des survivants, les familles des victimes, tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants aux quatre coins de la planète qui ont souffert aux mains des extrémistes violents. Dans le sillage immédiat de ce drame, le Conseil, comme nous l'avons entendu, a agi avec clarté, de façon décisive. La résolution 1368 et 1373, ces résolutions ont jeté les bases de notre architecture multilatérale. appelant les pays à assécher les fonds du terrorisme, à démanteler tout lieu sûr pour les terroristes, à coopérer sans réserve aucune. Pendant le quart de siècle qui s'est écoulé depuis, les résolutions 2178, 2396, 2462 et 2424 82. Ces résolutions sont venues étoffer notre arsenal juridique contre les combattants étrangers, le financement illicite et le crime organisé. Et pourtant, à l'heure où nous sommes aujourd'hui réunis, nous devons faire face à une vérité qui met mal à l'aise, à savoir que le terrorisme a évolué depuis 2001. Alors que notre architecture diplomatique a procédé à des délibérations, la terreur, elle, comme nous l'avons entendu, a évolué pour atteindre un niveau industriel. Nous sommes passés à des cellules isolées, des réseaux décentralisés qui utilisent les technologies numériques. Il y a des acteurs terroristes aujourd'hui qui recrutent en passant par des chambres d'écho qui reposent sur des algorithmes, des fonds sont transférés en ligne, les terroristes utilisent l'intelligence artificielle et utilisent à des fins d'attaque des drones. Les terroristes et la terreur fait fi des frontières souveraines, puisque les terroristes se déplacent avec une extrême rapidité, il est très difficile pour les victimes de fuir cette terreur. Monsieur le Président, le coût de cette évolution, nous le ressentons plus que nulle part ailleurs sur le continent africain. Aujourd'hui, l'Afrique, en effet, est l'épicentre du terrorisme mondial. Au cours de ces dernières années, la région du Sahel et le bassin du Sahel représentent plus de la moitié des décès qui sont attribués à l'extrémisme violent à l'échelle mondiale. En Afrique de l'Ouest et dans le Sahel, quelque 5 millions de nos compatriotes n'ont eu d'autre choix que de se déplacer de leurs territoires ancestraux. Et ce n'est pas un concept abstrait pour nous autres au Liberia, c'est une réalité immédiate, un problème existentiel. L'instabilité dans le centre du Sahel, cette instabilité est en train de se propager vers le sud, vers le golfe de Guinée, avec la contrebande d'armes légères, le financement du terrorisme, les réseaux criminels transnationaux, les réseaux radicalisés qui mettent à rude épreuve nos frontières au quotidien. Le Conseil doit en être conscient. Aucune région du monde n'est épargnée. Lorsque le Sahel brûle, les pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest ne peuvent s'attendre à ce que la fumée de cet incendie respecte les frontières souveraines. Voilà pourquoi nous pensons que le Conseil devrait promouvoir trois priorités de principe. Premièrement, il est essentiel de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité sur le terrain. Pour les petits États, pour les États en développement, les obligations internationales doivent être honorées Les évaluations de la direction du Comité contre le terrorisme, ces évaluations doivent être directement liées au renforcement des capacités et cela doit se faire de façon continue et prévisible en répondant à la demande. Il n'est pas possible d'intercepter les flux financiers illicites cryptés. Il n'est pas possible de contrôler les frontières sans fonds, sans moyens. Nous devons donc investir fortement dans l'intégrité judiciaire, dans les technologies de contrôle des frontières, dans les services, dans la criminalistique, dans le renseignement financier, notamment dans les pays qui sont en première ligne et dans les pays de transit. Deuxièmement, il faut veiller à ce que les technologies émergentes ne soient pas détournées par les terroristes. Nous devons veiller à ce que les extrémistes violents ne puissent pas utiliser un avantage technologique asymétrique. Voilà pourquoi nous devons approfondir les partenariats public-privé entre les États membres, mais également avec l'ONU, Interpol, avec les entreprises technologiques qui doivent se comporter de façon responsable pour veiller à ce que les terroristes ne puissent utiliser ces technologies à des fins de recrutement et de financement. Dans le cadre de cette vigilance, nous devons également respecter nos principes, à savoir que les mesures de lutte antiterroriste ne peuvent pas être utilisées comme prétexte pour empiéter sur les libertés civiques. Il est essentiel que ces mesures soient nécessaires, proportionnées, ancrées dans l'État de droit et les droits humains. Un État qui foule aux pieds les droits humains à des fins de sécurité pourra peut-être remporter des victoires à court terme, mais sur la longue durée, il perdra la paix. Troisièmement, il est essentiel que les réseaux régionaux africains soient dotés des ressources requises. Le Liberia soutient pleinement la déclaration de Malabo de l'Union africaine, mais également la convention sur la lutte contre le terrorisme de l'UA et la vision de l'Agenda 2063 qui vise à faire taire les armes. Dans le cadre de notre sous-région, nous promouvons également les cadres de la CEDEAO, et notamment la stratégie régionale de lutte antiterrorisme. Il y a également l'architecture d'alerte précoce de la CEDEAO et le mécanisme de lutte contre le blanchiment d'argent. Les institutions régionales connaissent mieux que quiconque la situation à l'échelle locale, la culture, elles peuvent répondre rapidement. Et donc, il n'y a pas de rivalité entre l'ONU et les organisations régionales. Au contraire, ces organisations sont des partenaires, doivent être perçues comme telles et doivent être traitées comme telles, des partenaires indivisibles. Enfin, n'oublions pas que le terrorisme Un terme, que le terrorisme est un cancer, un cancer qui ne peut éduquer aucun enfant, qui ne peut guérir aucune maladie, qui ne peut pas construire des infrastructures. C'est un virus, un parasite qui ne peut survivre qu'en tirant parti des griefs à l'échelle locale, du désespoir, de la détresse économique, de l'effondrement de l'État de droit. Voilà pourquoi la force militaire à elle seule ne suffira pas. Nous avons besoin de prévention, de véritable prévention, ce qui signifie donner la priorité aux femmes, aux jeunes, aux communautés locales dans le cadre de notre stratégie. Et le parcours de mon pays, le Liberia, qui est passé d'un conflit à la paix durable, dans le cadre du Liberia, ce sont les femmes qui ont bâti la cohésion sociale. Ce sont les femmes qui ont réussi à établir des passerelles. Nos jeunes doivent avoir accès à l'éducation, à un certain nombre de compétences dans le domaine numérique, à des débouchés économiques. Ils ne doivent pas faire l'objet d'une méfiance de la part des institutions, Monsieur le Président, chers collègues. À l'occasion de ce 25e anniversaire, de cette commémoration du 11 septembre, nous souhaiterions rendre hommage aux victimes. Et la meilleure façon de le faire, ce n'est pas de prononcer de beaux discours, mais de faire preuve de détermination tous ensemble. Le Liberia exhorte donc le Conseil à passer de la condamnation a posteriori à la résilience proactive. Nous devons payer à ce que les terroristes ne trouvent aucun havre de paix, ne puissent pas se financer, ne puissent pas utiliser les technologies et surtout ne puissent pas tirer parti des griefs des communautés. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:32:34]: Je remercie le représentant du Liberia pour son intervention et je donne la parole à la représentante du Danemark. Denmark · Représentant [1:32:42]: Merci, Monsieur le Président. Merci à tous les intervenants pour leur présentation, chers collègues. Aujourd'hui, nous nous livrons à un travail de mémoire. Il y a 25 ans, un matin du mois de septembre, une journée radieuse, un attentat terroriste a coûté la vie à plus de 3000 personnes en provenance de 90 pays à New York, dans la région de Washington et en Pennsylvanie. Un acte destructeur comme nul autre auparavant, une méthode sans précédent. Des milliers de familles ont été endeuillées par cette tragédie. Nous rendons hommage à ces familles et à toutes les victimes du terrorisme. Les conséquences de ces attaques ont été nombreuses et nous vivons encore avec ces conséquences aujourd'hui. Ces attaques ont eu un impact profond sur le Conseil, sur notre travail, sur les résolutions que nous adoptons, sur la responsabilité que nous assumons. Aujourd'hui, je pense que nous devons nous demander où en sommes-nous. En dépit de décennies d'efforts internationaux, le terrorisme n'a pas été vaincu. Il a évolué. Nous avons su affaiblir des groupes tels que Daesh, Al-Qaïda et les groupes affiliés, mais ces réseaux continuent de s'adapter dans le Sahel, dans la Corne de l'Afrique, en Syrie, en Afghanistan. La menace aujourd'hui est différente par rapport à 2001, mais elle reste présente, elle reste urgente. Je souhaiterais faire trois commentaires. Premièrement, le Danemark estime qu'il faut mettre l'accent sur la mise en œuvre. Comme l'ont dit mes collègues, aujourd'hui, cela fait 25 ans que nous avons adopté la résolution qui fait date 13/73 sur la lutte contre le terrorisme. Un quart de siècle de résolutions et de cadres qui nous ont doté des outils dont nous avons besoin, mais nous devons aujourd'hui les utiliser à bon escient. Le Comité contre le terrorisme occupe une place centrale. Nous réitérons notre plein soutien pour son mandat et pour le travail de la SITE-AID pour identifier les lacunes et apporter une aide. Deuxièmement, Monsieur le Président, concernant l'évolution de la menace terroriste, les groupes terroristes se sont adaptés si vite que beaucoup d'institutions peinent à faire face aux changements. Ils utilisent de plus en plus les technologies, ce qui est préoccupants. Ils recrutent en ligne, ils utilisent les cryptomonnaies, les drones, ils utilisent l'IA pour leur propagande, pour planifier des attentats. S'ils peuvent s'adapter si vite, nous devons nous aussi nous adapter. Voilà pourquoi il faut faire évoluer nos outils, les sanctions, les garde-fous, la coopération numérique. Ce n'est pas une question secondaire, c'est essentiel si nous souhaitons que notre riposte porte ses fruits. et cela s'applique à ce Conseil également. Le Danemark souligne l'importance du régime de sanctions 1267. Il faut refléter la réalité sur le terrain, notamment concernant les listes de personnes ciblées. Il faut veiller à ce que la liste de Daesh et d'Al-Qaïda concerne les membres actuels de ces groupes et non pas les membres qui ne sont plus membres de ce groupe. Il est donc essentiel que cette liste soit tenue à jour. Troisièmement, concernant notre approche, nous avons une position claire au Danemark. Nous devons aller au-delà des mesures sécuritaires. Nous devons respecter l'État de droit, réfléchir à la participation de toutes les parties prenantes, faire respecter les droits humains. Ce ne sont pas des obstacles sur la voie de la lutte contre le terrorisme, c'est le socle même. de la lutte antiterroriste. Nous avons besoin d'avoir des mesures sécuritaires, mais également de faire de la prévention, promouvoir la justice, la reddition des comptes au niveau des institutions, coopérer avec les acteurs locaux, les jeunes, la société civile. C'est indispensable si nous souhaitons que ces efforts portent leurs fruits à long terme. Nous savons, bien entendu, que les terroristes continueront à s'adapter. Nous savons, après un quart de siècle, quelles sont les approches qui fonctionnent. Nous avons besoin de mises en œuvre plutôt que de déclarations de principe, mais également de sécurité, et les populations doivent être au cœur de notre approche. Un engagement a été pris par ce Conseil après le 11 septembre, un engagement à combattre le terrorisme, mais pas seulement, un engagement à le faire de façon à protéger les droits et la dignité que nous défendions déjà à l'époque. Et cette promesse, nous devons continuer à la tenir aujourd'hui. C'est notre responsabilité et c'est ainsi que nous pouvons rendre hommage aux victimes de ce terrible attentat qui a eu lieu un mois de septembre, un attentat que nous n'oublierons jamais. Je vous remercie.. France · Président du Conseil [1:37:11]: Du Danemark pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Somalie. Somalia · Représentant [1:37:19]: Monsieur le Président, je remercie la France de nous avoir réunis aujourd'hui pour cette journée de mémoire, de détermination. Je remercie M. Gehrman, M. Omayish et Mme Chaudhuri-Fink. Nous marquons le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre et la Somalie dit toute sa solidarité à la population des États-Unis. Nous rendons hommage aux vies qui ont été perdues le 11 septembre. Le gouvernement de la Somalie rend hommage à ceux qui ont perdu la vie. Nous reconnaissons également le courage des pompiers, des secouristes. Nous rendons hommage aux familles endeuillées. Monsieur le Président, à l'occasion de cette journée de mémoire, nous souhaiterions faire quelques commentaires pour examen par le Conseil. Nous avons nous-mêmes tiré des enseignements étant donné la réalité qui est la nôtre. Tout d'abord, l'appropriation nationale, ce n'est pas seulement un slogan. En Somalie, nous avons vu que pour progresser contre le terrorisme, il faut doter de moyens nos institutions. Il faut soutenir le secteur judiciaire, le secteur sécuritaire. Les communautés sont la meilleure ligne de défense. Grâce à cette approche et avec le soutien international, la Somalie a pu affaiblir la menace que fait peser les groupes Al-Shabaab et Daesh. Nous souhaiterions rendre hommage aux sacrifices qui ont été rendus par les soldats de l'armée somalienne au cours de ces deux dernières décennies pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Le combat n'est pas encore terminé, mais le socle d'une paix durable, c'est l'appropriation nationale. Deuxièmement, la menace elle-même est en évolution perpétuelle. Les groupes terroristes se déplacent rapidement, utilisent les nouvelles technologies, les réseaux sociaux pour recruter, les applications cryptées pour planifier et l'intelligence artificielle et les drones pour perpétrer des attaques qui auraient semblé impossibles il y a une décennie. On ne peut pas se permettre de rester les bras croisés. Nos stratégies doivent s'adapter, sinon nous accuserons un retard important. Troisièmement, la technologie peut-être notre allié ou notre ennemi selon la façon dont elle est utilisée. Nous devons investir dans les outils, l'expertise, nous devons fixer des normes déontologiques claires. C'est ainsi que nous pourrons avoir une longueur d'avance sur ceux qui souhaitent nous causer du tort. Mais nous ne devons pas perdre de vue nos valeurs. Chaque mesure que nous prenons doit respecter les droits humains et l'état de droit. Quatrièmement, Nous ne pouvons pas vaincre le terrorisme par la force uniquement. Nous devons nous attaquer à ses causes sous-jacentes, tout ce qui fait le lit de ces idéologies violentes, c'est-à-dire la pauvreté, la marginalisation, le manque de débouchés, la haine qui se propage. La prévention, l'inclusion, l'espoir doivent se situer au cœur de notre riposte. Cinquièmement, les besoins et les droits des victimes du terrorisme doivent être au cœur de nos efforts. Chaque attentat ébranle à jamais des vies, des familles, des communautés, des survivants qui méritent la justice, qui méritent d'être reconnus et soutenus. La Somalie estime que soutenir les victimes est une obligation morale, mais pas seulement. C'est essentiel pour des sociétés résilientes qui rejettent la violence et qui refusent de s'engager sur la voie de la peur. Sixièmement, les jeunes doivent être au cœur de nos efforts. Les jeunes sont souvent les premiers à être ciblés par le recrutement par les groupes extrémistes violents. Les jeunes sont également une source d'énergie, d'enthousiasme, de créativité, d'espoir. En investissant dans l'éducation, dans les débouchés, en travaillant avec les jeunes, nous pouvons veiller à ce que la prochaine génération bâtisse des communautés plus résilientes, face à la radicalisation des communautés prises de paix. Enfin, nous devons coopérer pour relever les défis mondiaux, les défis sécuritaires, et à l'occasion de cette commémoration, nous réitérons notre engagement en faveur de la paix et de la stabilité grâce au dialogue et au respect de la vie et de la dignité humaine. La Somalie dit sa solidarité aux victimes du 11 septembre. et à toutes les victimes qui ont souffert du terrorisme à travers le monde. C'est un combat non pas seulement contre la violence, mais un combat pour un avenir où nos peuples, et notamment les jeunes et les générations futures, vivent dans la paix, la dignité et l'espoir. Je vous remercie. France · Président du Conseil [1:42:14]: Je remercie le représentant de la Somalie pour son intervention et je donne la parole au représentant du Pakistan. Pakistan · Représentant [1:42:23]: Merci, M. le Président. Je remercie la délégation française de la manière dont elle guide les travaux du Conseil. Merci d'avoir aussi pris l'initiative de convoquer cette réunion. Je remercie les intervenants de cet après-midi. Aujourd'hui, le 11 septembre, nous sommes réunis dans cette salle pour présenter notre solidarité avec le gouvernement et le peuple des États-Unis en hommage aux victimes des attentats épouvantables du 11 septembre à New York et des autres. L'ambassadeur McWaltz, ce mois-ci, a amené les membres du Conseil au mémorial du 11 septembre, ce qui nous rappelle la tragédie qui s'est abattue sur cette ville en cette journée funeste. Cela rappelle aussi le destin de victimes innocentes du monde entier, notamment les sept Pakistanais qui sont morts ce jour-là. Cela nous rappelle aussi le courage dont ont fait preuve les secouristes ce jour-là. que l'âme de ces personnes innocentes repose en paix. Et nous rendons hommage aux victimes du terrorisme dans le monde entier. Il s'est écoulé, Monsieur le Président, 25 ans depuis que le 11 septembre a bouleversé la conscience de l'humanité. Une tragédie qui rappelle le coût épouvantable humain pour les personnes qui sont décédées aux mains des terroristes suite aux actes terroristes sous toutes leurs formes et manifestations. Et comme ça a été rappelé par les intervenants, le Conseil a agi rapidement pour élaborer une architecture antiterroriste avec la résolution 1373, un cadre juridique qui continue à orienter les actions prises pour lutter contre le terrorisme. Le domaine de la lutte antiterroriste a été renforcé, la coopération aussi, et il y a eu de nombreuses avancées, notamment dans les villes, avec des efforts de lutte antiterroriste sur le terrain. Le Pakistan a joué un rôle vital en tant qu'État directement touché. L'un des grands accomplissements dans la campagne internationale contre Al-Qaïda a été permise grâce aux efforts antiterroristes du Pakistan, grâce à notre coopération active. Nous avons notamment permis une coordination étroite avec nos partenaires, partage de renseignements, coopération sécuritaire. Et cela a permis de briser l'échine d'Al-Qaïda, ce qui a permis de dégrader ses capacités fortement. Toutefois, rappelons-nous aussi que il a fallu payer un prix très élevé et nous continuons à nous heurter à des difficultés dans notre région. Quelques 9000 Pakistanais, y compris les membres des forces de sécurité, forces de l'ordre, innocents aussi ont perdu la vie depuis le début du 21e siècle. Il y a eu des dommages économiques, des suites de ces actes de violence. Il nous faut agir de manière unie et déterminée pour s'attaquer à cette tâche colossale. La nature du terrorisme a évolué, il y a de nouvelles menaces. Le régime de sanctions du Conseil s'est avéré inefficient pour combattre le terrorisme sous toutes ses dimensions, sous toutes ses formes et manifestations, et pour lutter contre les différents groupes terroristes. Et je suis d'accord avec le Danemark à cet égard. Il faut donc combler ces lacunes avec efficacité pour éliminer la menace terroriste mondiale. Et je souligne les points suivants. Tout d'abord, cela doit préoccuper le Conseil et l'ensemble des États membres de l'ONU que de constater la recrudescence des mouvements extrémistes d'extrême droite. avec des attentats qui ciblent des communautés sur la base de la xénophobie, de l'intolérance ou sur la base de leur appartenance ethnique ou religieuse. Le terrorisme se propage en Afrique, ça a été détaillé par mon collègue du Libéria, au Moyen-Orient et dans notre voisinage en Afghanistan. Cela nous inquiète vivement. Quelque 4 700 Pakistanais ont perdu la vie en raison du terrorisme issu d'Afghanistan ces dernières années. Certains de ces attentats ont été commis par des entités telles que le TTP, le BLA et sa brigade qui continuent à agir en toute impunité. grâce à des sanctuaires en Afghanistan, avec un appui extérieur fort. Et les entités telles que le BLR agissent librement sans mesures de restriction ou sanctions imposées par le Conseil, lesquelles auraient pu endiguer leurs activités en dépit de tentatives sincères de qualifier le groupe terroriste au sein du régime de sanctions. Les autres groupes tels que l'État islamique, l'ETIL, doivent être combattus efficacement. Il faut aussi, troisièmement, utiliser, combattre l'utilisation des technologies et des moyens de communication par les terroristes, notamment les discours de haine, la radicalisation en ligne, le recrutement, l'utilisation du dark web ou des réseaux, des financements, y compris des transactions par les terroristes, et ce grâce à des cryptomonnaies et des actifs numériques. Sans réglementation, cette menace ne fera qu'augmenter. Quatrièmement, il est plus que jamais clair aujourd'hui que la communauté internationale, pour agir efficacement, doit adopter une mesure complète, globale. Si l'on ne se concentre que sur une dimension tout en ignorant Le reste ne permettra pas de réaliser notre objectif collectif qui est de combattre et d'éradiquer le terrorisme. Il est impératif d'appliquer les quatre piliers de la stratégie antiterroriste de manière équilibrée, en se concentrant aussi sur les causes profondes et sur l'élimination des causes propices à l'émergence du terrorisme. Et enfin, lorsque l'on parle de terrorisme, il ne faut oublier le terrorisme d'État en situation d'occupation étrangère. Le Conseil doit s'assurer que les puissances occupantes soient tenues responsables et ne puissent agir en toute impunité lorsqu'elles répriment les aspirations légitimes des populations d'exercer leur droit à l'autodétermination. Monsieur le Président, notre réponse doit être à la hauteur et en amont Et face à la menace qui évolue rapidement, alors que nous commémorons le 25e anniversaire du 11 septembre, il faut réfléchir aux besoins et aux défis d'aujourd'hui pour répondre aux lacunes dans l'architecture de la DECT, dans la stratégie antiterroriste. terroristes doivent être poursuivis. Et si nous entendons réussir dans notre objectif commun de lutte contre le terrorisme, il nous faut une coopération internationale active et efficace, des synergies régionales pour un front uni, collectif, face à cette menace mondiale. Je vous remercie.. France · Président du Conseil [1:51:46]: Du Pakistan pour sa déclaration et je donne la parole au représentant du Panama. Panama · Représentant [1:51:52]: Merci. Monsieur le Président, l'ambassadeur Waltz a dit que nous étions nombreux à nous souvenir de l'endroit où nous nous trouvions lorsque nous avons appris la terrible nouvelle, et je m'en souviens moi aussi. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais à Hong Kong ce soir-là pour une rencontre des directeurs des autorités du canal du Panama, les autorités douanières et il devait y avoir une réunion du conseil des directeurs le lendemain. Plusieurs représentants de différentes nationalités étaient représentés à ce conseil, dont M. Barone, PDG des autorités portuaires de New Jersey. Lors de la réunion du 12 septembre, elle nous a informés que son assistant était décédé dans les tours. Plusieurs Panaméens sont également décédés. London avait 28 ans. Elle travaillait dans l'une des tours. Sa mère était au Panama. Et elle a été. Elle a été secouée par l'explosion. Elle a appelé sa mère, a dit qu'elle la rappellerait. Sa mère a attendu, mais l'appel, elle ne l'a jamais passé. Nous remercions Mme Gherman. de la direction exécutive du Comité contre le terrorisme, M. Omeish, le directeur des politiques et de la coordination du Bureau des Nations unies contre le terrorisme, et nous remercions Mme Fink, directrice exécutive du Forum mondial Internet contre le terrorisme. Nous les remercions tous les trois de leur présentation. Merci également à la Présidente française d'avoir proposé cette déclaration présidentielle adoptée aujourd'hui, et merci également aux membres du Conseil pour leur soutien, un soutien qui réitère notre engagement collectif à lutter contre le terrorisme. L'attentat visant les tours jumelles et l'effondrement de ces tours a choqué le monde entier, puisque cet attentat a été diffusé en ligne, en direct, visualisation dramatique d'un attentat terroriste, un attentat cruel, dévastateur, injustifiable. À la suite de cet attentat, il est essentiel et il a été essentiel de comprendre cet événement et de le combattre pour qu'il ne se reproduise jamais. Le monde a été surpris, a été terrorisé, a été estomaqué et le Conseil a réagi à la suite de cet attentat. Un quart de siècle après les attentats du 11 septembre 2001, la douleur à la suite de cette tragédie, la douleur reste présente chez les survivants. Certains continuent de vivre avec de graves séquelles, les proches des victimes, la mémoire collective de la communauté internationale. C'est un acte odieux qui a changé à jamais notre façon de comprendre la sécurité internationale. Et nous souhaiterions dire nos condoléances et dire toute notre solidarité aux personnes touchées. À l'époque, à l'Assemblée générale, nous avons exprimé notre soutien sans équivoque au Comité contre le terrorisme qui a vu le jour en vertu de la résolution 1373 du Conseil de sécurité. Aujourd'hui, au Conseil de sécurité, nous souhaiterions réitérer cet engagement. Nous sommes convaincus que la coopération internationale est la façon la plus efficace de faire face à cette menace. Nous devons nous poser la question suivante: est-ce que nos outils sont suffisants pour combattre la menace telle qu'elle a évolué? Les données recueillies par un certain nombre d'institutions internationales, et notamment l'ONU, Ces données montrent que le terrorisme et les terroristes ont su s'adapter au cours de ces 25 dernières années. Il y a eu une prolifération des groupes terroristes, des groupes qui ont gagné en influence, qui ont bâti des structures souples, décentralisées et qui, par ailleurs, sont à même de se coordonner entre différentes régions. Ils ont tiré parti des brèches institutionnelles, de l'effondrement de la gouvernance. Ils ont diversifié leurs sources de financement, leurs méthodes de recrutement. Ils ont intégré les technologies émergentes avec une vitesse telle que nous devons réfléchir à notre propre capacité d'adaptation, Monsieur le Président. Nous savons que les groupes terroristes radicalisent et recrutent des personnes et des communautés qui se trouvent dans une situation de vulnérabilité. Nous savons qu'ils utilisent de façon détournée, l'intelligence artificielle. Ils utilisent également les plateformes numériques, les réseaux sociaux. Ils utilisent des téléphones satellitaires, les cryptomonnaies, les drones dans le cadre de leurs opérations. Il est essentiel que nous travaillons avec le secteur privé, les entreprises technologiques, les plateformes numériques qui élaborent des modèles linguistiques et des modèles d'intelligence artificielle. Nous devons travailler avec les prestataires de services financiers, les infrastructures numériques. Toutes ces entreprises ont une responsabilité pour veiller à ce que leurs technologies et services ne soient pas détournés. Mais nous ne pouvons pas nous contentés de réfléchir aux technologies émergentes. Nous devons utiliser les outils qui ont déjà fait leurs preuves au fil des ans: l'échange d'informations, de renseignements, l'aide technique, la coopération judiciaire, le renforcement des capacités nationales. Voilà pourquoi le Conseil de sécurité et l'architecture multilatérale contre le terrorisme, c'est-à-dire le comité créé en vertu de la résolution 1373, la direction exécutive, le BLT, l'équipe de soutien analytique et de contrôle des sanctions. Tous ces organes, tous ces acteurs doivent agir avec les États membres de façon coordonnée et efficace en vue d'atteindre des résultats, Monsieur le Président. Nous avons mis l'accent sur la lutte contre le financement du terrorisme. Nous avons une Les groupes terroristes ne peuvent agir sans argent. Il faut donc assécher les sources de financement. C'est l'une des meilleures façons d'affaiblir ces groupes. Nous devons les priver de tout accès à des avoirs financiers. Pour cela, il faut renforcer la législation nationale et il faut veiller à ce que le système financier ne soit pas utilisé à des fins de financement du terrorisme. Il faut réfléchir aux normes internationales. Il faut comprendre les nouveaux mécanismes de financement qu'ils utilisent et nous devons nous adapter et tenir compte notamment des actifs virtuels. Il faut également renforcer l'échange d'informations avec Interpol, avec les autorités régionales. pour endiguer la prolifération des réseaux criminels transnationaux, pour lutter contre les enlèvements contre rançon au Panama. En tant que plaque tournante, en tant que pays carrefour, nous avons assumé notre responsabilité qui est de protéger notre plateforme logistique contre le financement du terrorisme. Nous avons entamé une profonde transformation institutionnelle. Nous avons fait des efforts, nous n'avons ménagé aucun effort. Nous souhaitons que le Panama continue d'être un pont pour le commerce mondial. Et nous avons toujours mis l'accent sur la transparence et la légalité. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Il y a 25 ans, le Conseil a répondu à des attentats qui ont transformé notre façon de comprendre la menace terroriste. Aujourd'hui, nous devons veiller à ce que les outils qui ont été élaborés depuis le 11 septembre, à ce que ces outils, donc, répondent à la réalité contemporaine et à la réalité à venir. En tant que pays épris de paix qui promeut l'intégrité du système international, nous réitérons notre engagement en faveur d'un monde libre du terrorisme. Quel est l'enseignement que nous tirons de ce drame qui s'est produit le 11 septembre? Eh bien, l'enseignement est le suivant: aucun terrorisme, où qu'il frappe, quelles que soient les excuses, n'est justifiable. Je vous remercie. France · Président du Conseil [2:01:00]: Je remercie le représentant de Panama pour son intervention et je donne la parole à la représentante de la République démocratique du Congo. Democratic Republic of the Congo · Représentante [2:01:08]: Merci, M. le Président. La République démocratique du Congo remercie la France pour l'organisation de cette réunion consacrée à la lutte contre le terrorisme. Nos remerciements s'adressent aussi à tous les briefeurs pour leurs riches présentations. La tenue de la présente réunion, en ce jour de commémoration des attentats du 11 septembre 2001, nous rappelle le lourd tribut que le terrorisme a imposé à l'humanité au cours des dernières décennies. Nos pensées vont aux victimes de cette tragédie, comme à toutes celles qui, partout dans le monde, ont succombé à la barbarie terroriste. Cette mémoire nous oblige surtout à regarder la menace telle qu'elle se présente aujourd'hui. Le terrorisme n'a pas reculé. Il s'est déplacé, fragmenté et adapté, trouvant dans les conflits prolongés, la faiblesse des institutions, les trafics transfrontaliers et les économies criminelles de nouveaux espaces pour prospérer. L'Afrique en paye aujourd'hui un tribut particulièrement lourd. Du Sahel au bassin du lac Tchad, de la Corne de l'Afrique à l'Afrique centrale, les groupes terroristes et leurs affiliés continuent d'étendre leur emprise, de franchir les frontières et d'exploiter les vulnérabilités des États et des communautés. Leurs premières victimes demeurent les populations civiles. D'autres foyers continuent parallèlement d'entretenir la menace à l'échelle internationale. Au Moyen-Orient, comme dans certaines parties de l'Asie, les groupes terroristes continuent de tirer parti des conflits prolongés, des situations d'instabilité et de fragilité institutionnelle pour préserver leurs capacités, reconstituer leurs réseaux et étendre leur influence. Cette géographie mouvante témoigne d'une menace profondément transnationale, capable de se recomposer et de déplacer ses ressources et ses modes d'action au gré des circonstances. La République démocratique du Congo connaît elle aussi cette réalité. Dans l'est de notre pays, les Forces démocratiques alliées, les ADEF, continuent de semer la mort et la désolation parmi les populations civiles. Meurtres, enlèvements, violences contre les femmes et les enfants, les déplacements forcés témoignent d'une menace dont nos populations continuent de payer le prix. L'expérience africaine nous enseigne ainsi une chose essentielle: aucune réponse nationale, aussi déterminée soit-elle, ne peut suffire face à des réseaux qui ignorent les frontières, déplacent leurs combattants et leurs ressources et tirent profit de fragilités régionales. La lutte contre le terrorisme appelle une solidarité et une coopération internationales à la mesure de la menace. Monsieur le Président, cette action collective suppose également que nous soyons capables de nous entendre sur ce que nous combattons. Or, malgré des décennies d'efforts, la communauté internationale ne dispose toujours pas d'une définition du terrorisme universellement acceptée. Cette absence de consensus complique la coopération internationale et fragilise la cohérence de notre action. La République démocratique du Congo estime qu'il importe de poursuivre les efforts en vue d'un consensus permettant de combattre le terrorisme avec la fermeté nécessaire, sans ambiguïté et dans le respect du droit international. Mais définir la menace ne suffit pas. Encore faut-il tarir les ressources qui lui permettent de prospérer. L'expérience de mon pays montre combien le terrorisme peut tirer parti des situations de conflit et d'instabilité. du trafic illicite, de la circulation des armes, de l'exploitation illégale de ressources naturelles et des réseaux criminels transnationaux. La résolution 2462 nous rappelle la nécessité de prévenir et de réprimer le financement du terrorisme. Cela exige notamment une meilleure traçabilité des ressources naturelles, davantage de transparence dans les chaînes d'approvisionnement, un contrôle accru des flux financiers ainsi qu'une coopération renforcée contre le blanchiment d'argent et les économies criminelles qui entretiennent la violence. Pour la République démocratique du Congo, le principe est simple: nos ressources naturelles doivent financer le développement de nos peuples et non la destruction de leurs communautés. Il en va de même de l'accès aux armes. La résolution 2370 appelle les États à empêcher que celle-ci ne tombe entre les mains des groupes terroristes. Cet engagement doit être mis en œuvre pleinement, rigoureusement et sans sélectivité. Monsieur le Président, la menace terroriste évolue également avec son temps. Les groupes terroristes exploitent désormais les technologies numériques, les réseaux sociaux, les drones, et, de manière croissante, les nouveaux outils d'intelligence artificielle à des fins de propagande, de recrutement ou d'action. Notre capacité à les combattre doit évoluer au même rythme. Il nous appartient d'empêcher que ces technologies ne deviennent des multiplicateurs de violence, tout en mobilisant leur potentiel au service de la prévention et de la protection des populations. Cette adaptation doit demeurer pleinement conforme au droit international, aux droits de l'homme et, lorsqu'il est applicable, au droit international humanitaire. Monsieur le Président, l'expérience nous rappelle enfin une évidence: la lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée par le seul moyen militaire. La réponse sécuritaire peut être indispensable face à une menace immédiate, elle ne saurait cependant éliminer à elles seules les conditions dans lesquelles la violence s'enracine et se régénère. La sécurité doit donc aller de pair avec la justice, la prévention, le développement et le renforcement des institutions. C'est aussi dans l'éducation, les perspectives offertes à la jeunesse et la résilience des communautés que se construit, dans la durée, une réponse au terrorisme. Face à une menace qui ignore les frontières, notre réponse ne peut être fragmentée. Elle appelle les États capables de protéger leurs populations, de mécanismes régionaux mieux soutenus et une coopération internationale qui ne laisse aucune région seule face à la progression du terrorisme. La République démocratique du Congo réaffirme sa disponibilité à œuvrer aux côtés de membres de ce Conseil. et de l'ensemble de ses partenaires au renforcement d'une réponse collective, solidaire et résolue, qui s'attaque tout autant aux manifestations du terrorisme qu'aux ressources et aux fragilités qui lui permettent de prospérer. Car, face au terrorisme, notre responsabilité collective ne se mesure pas seulement à notre capacité de répondre à la violence lorsqu'elle frappe, mais aussi à notre détermination à empêcher qu'elle ne trouve ailleurs les conditions de son renseignement. Je vous remercie. France · Président du Conseil [2:09:24]: Je remercie la représentante de la République démocratique du Congo pour son intervention et je donne la parole au représentant de la Colombie. Colombia · Représentant [2:09:33]: Merci, Monsieur le Président. La Colombie vous remercie pour les efforts vers la déclaration. Contre la lutte du terrorisme, un phénomène qui est bien connu au monde, mais particulièrement en notre pays. Il s'agit d'une date inoubliable, mais aussi d'une date qui sera partie de la mémoire collective de l'humanité. Monsieur le Président, Monsieur le Président, ce jour-là, 90 pays ont perdu des ressortissants suite aux attentats du 11 septembre. C'est une date à laquelle on rend hommage aux victimes de tous ces pays, et bien sûr, victimes des États-Unis. La Colombie est solidaire des États-Unis en cette date et est affligée de ce qu'il s'est passé dans cette ville. Monsieur le Président, la Colombie connaît aujourd'hui, comme de nombreux autres pays, comme nous l'avons entendu aujourd'hui, une forme de terrorisme différente qui évolue Et ça explique très largement pourquoi il est difficile d'avoir une définition commune du terrorisme. Toutefois, nous ne devons pas être du mauvais côté de l'histoire. En raison des difficultés et des particularités propres à chacun de nos pays, il n'est pas impossible d'y parvenir. En fait, le terrorisme opère différemment. Recours aux échecs d'un système pour évoluer. Cela se conjugue bien entendu au niveau international. En Colombie, il y a eu le cas d'une extraction minière illégale Extraction qui pourrait être légale dans d'autres pays, mais qui est utilisée dans notre pays pour financer les groupes terroristes dans notre pays. C'est aussi une activité qui aujourd'hui s'associe au trafic de stupéfiants. Associer les deux activités est illégal. La Colombie et face à un défi de taille, notre gouvernement se bat avec tout ce qui est en son pouvoir et dans le cadre du droit constitutionnel, du droit international, pour venir à bout d'un problème qui menace les générations futures. Il y a aussi des conséquences pour les droits humains du terrorisme. Après le 11 septembre, 145 pays ont amendé leur législation nationale en matière de sécurité. C'était une tendance qui faisait suite à des attentats terroristes dans le monde entier. Pour autant, il n'y a pas de définition unique de ce qu'est le terrorisme. C'est en fait le problème, pense-t-on, mais en réalité, non. La Colombie vous soumet une proposition simple, sans quoi il sera impossible de parvenir à un consensus. Il semble que le terrorisme soit défini par une portée différentes, mais il faut nous mettre d'accord sur une portée, une portée qui soit commune à notre histoire, nos réalités, notre situation géopolitique. Ce qui semble être commun, nous l'avons entendu ici et nous pouvons le déduire du 11 septembre. On se rappelle de ces attentats qui sont inconcevables, mais il faut aussi se rappeler du courage des victimes. C'est un combat entre ceux qui sont courageux et ceux qui sont lâches. Le terrorisme n'est qu'un vecteur. Il faut y mettre fin. Et le seul moyen d'aboutir à une définition commune, c'est de reconnaître les éléments principaux caractéristiques du terrorisme. En tant qu'équation juridique, essentiel pour définir ce ce qui nous semble très clairement à nous toutes et tous inacceptable. On peut euh euh faire le lien avec la reddition des comptes, le financement, les technologies. La Colombie vous pris instamment de vous attaquer à l'un des défis les plus importants de cette époque. Nous arrivons aujourd'hui au moment de rencontre entre l'IA et la technologie quantique. La conception des algorithmes définira l'humanité, le terrorisme, utilisent non pas les capacités, mais les échecs et les manquements du système. S'agissant des technologies, notre monde connaîtra toute l'ampleur du terrorisme et nous ne pouvons être du mauvais côté de l'histoire. J'en appelle au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il qu'ils promeuvent la résolution 2462 et 1568, qu'ils élaborent une définition de la portée du terrorisme qui intègre les différentes réalités et qui nous permette de porter un coup direct là où le monde en a besoin. Monsieur le Président, pour mon pays, pour l'Amérique latine, ce qui s'est produit le 11 septembre aux États-Unis d'Amérique trouve un écho. C'est une structure idéologique qui est claire. Cet attentat a eu des conséquences indéniables. Les États-Unis d'Amérique, les peuples d'Amérique latine ont des liens historiques et beaucoup de Latino-Américains vivaient ou vivent encore aujourd'hui aux Etats-Unis, et nous sommes nombreux à avoir perdu des proches. Pour notre région et pour la Colombie, il est essentiel d'agir, d'utiliser le régime des sanctions. Nous devons montrer au monde qu'il y a un terrain d'entente entre les pays pour ce qui est de lutter contre le terrorisme. Même s'il y a, bien entendu, certaines divergences, nous pouvons en tout cas nous mettre d'accord sur les questions essentielles. Il faut que nous agissions avec détermination. There is no time for doubt. Technology. On ne peut pas se permettre de tergiverser. La technologie va vite et donc nous devons nous aussi agir vite. C'est essentiel pour l'avenir de l'humanité que nous agissions rapidement, que nous parvenions au consensus. C'est le message que la République de Colombie souhaite vous transmettre, un pays qui a perdu des milliers et des milliers de personnes au cours de ces 50 dernières années, car nous nous sommes et nous nous battons contre le terrorisme, contre des guérilleros, des narcotrafiquants. Nous continuons à contribuer à cette lutte et nous ne ménagerons aucun effort, mais nous avons besoin de l'aide des Nations unies, de l'aide du Conseil de sécurité, à l'instar d'autres pays. Nous devons le faire pour le bien des générations futures, mais également pour le bien des victimes. Donc, nous lançons un appel à poursuivre la lutte, à laisser de côté nos divergences et à nous mettre d'accord sur le fait que nous pouvons bâtir le consensus. Il faut commencer par définir le terrorisme à tous ces niveaux, réfléchir aux responsabilités. Je vous remercie. France · Président du Conseil [2:20:03]: Merci au représentant de la Colombie. La parole est au représentant de la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentant [2:20:11]: Monsieur le Président, nous remercions nos intervenants. Il s'est passé 25 ans depuis qu'ont été commis des attentats odieux aux États-Unis qui ont coûté la vie à quelque 3 000 personnes. Je présente à nouveau nos condoléances sincères au peuple des États-Unis et à leurs proches et leurs familles. Parmi les victimes, il y avait des ressortissants de dizaines d'États, y compris des Russes. La tragédie du 11 septembre a montré clairement que le terrorisme ne connaît pas de frontières et ne distingue pas les victimes en fonction de leur nationalité, confession ou citoyenneté. Notre pays a été maintes fois la cible des terroristes. Beslan, Nord-Ost, les attentats dans le métro de Moscou, les attaques sur Crocus City Hall ont laissé des blessures dans la mémoire du peuple russe. Et derrière chacun de ces crimes, il y a des victimes, des destins défigurés, des familles dont la vie a été changée à jamais. Nous savons ce que veulent les terroristes: semer la peur, diviser la société, démembrer l'État. En septembre 2001, toutefois, les terroristes n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient. La communauté internationale a su être unie face à une tragédie commune. Le Conseil de sécurité a réagi rapidement et de manière décisive. Dès le 28 septembre 2001, il avait adopté à l'unanimité une résolution fondatrice, la 1373, qui instituait le CCT. Ce document est devenu l'un des éléments clés du système international de lutte contre le terrorisme d'aujourd'hui. La Russie a appuyé cette décision, comme d'autres du Conseil de sécurité, pour répondre aux attentats et a coopéré de manière pratique à la lutte antiterroriste. Ces 25 dernières années, l'architecture internationale de lutte contre le terrorisme a été affinée. La DECT a été créée. Des mécanismes d'évaluation du respect des obligations par les États et de détermination des besoins d'aide technique ont été créés, de même que des mécanismes pour endiguer les financements des terroristes. empêcher les déplacements, on a renforcé la lutte contre l'idéologie extrémiste et amélioré le régime de sanctions à l'encontre de l'État islamique et d'Al-Qaïda. En 2006, la stratégie mondiale antiterroriste a été adoptée par consensus et en 2017, le BLT a été créé, lequel assume une fonction centrale dans la coordination du système des activités du système de l'ONU dans le domaine antiterroriste et pour apporter un appui technique aux États. Ces instruments sont aujourd'hui encore plus que nécessaires. En effet, la menace terroriste n'a jamais disparu. Au contraire, elle est de plus en plus complexe, diversifiée et sait s'adapter. L'État islamique et les structures qui y sont affiliées restent actives au Moyen-Orient et renforcent leur présence dans certaines régions d'Afrique. L'État islamique Khorasan en Afghanistan demeure une menace. Le problème des combattants étrangers demeure, lesquels peuvent transférer leur expérience militaire d'une région à une autre. Dans le même temps, les terroristes ont accès à d'autres instruments. Les technologies d'aujourd'hui leur permettent de recruter, de faire de la propagande, de collecter des fonds, de coordonner leurs activités, de préparer des attaques. sont en étant séparés par des milliers de kilomètres. Les groupes terroristes utilisent de plus en plus les instruments de financement numérique, les drones, l'IA et les nouveaux moyens de communication. Toutes ces menaces sont de nature transfrontière et nécessitent une réponse coordonnée de la communauté internationale. Aucun État, quelles que soient ses capacités, ne peut efficacement, à lui seul, combattre le terrorisme. Monsieur le Président, Dans ce contexte, nous sommes profondément préoccupés par les obstacles qui demeurent à une coopération internationale antiterroriste pleine et entière. Notamment, la coopération, au lieu de se renforcer, rencontre davantage de difficultés, notamment dans le domaine de l'échange d'informations, la coordination entre organes compétents et dans les mécanismes d'application pratique et pour l'entraide juridique. Ce n'est pas un problème abstrait. Tout retard dans le transfert d'informations, toute rupture de contact et toute incapacité à recevoir des données nécessaires créent des vulnérabilités exploitées par les terroristes. Les terroristes ont su partie de plusieurs juridictions, utiliser les différences dans la législation, dans les systèmes financiers et dans l'approche de la coopération juridique. Et donc, plus la coopération est faible, plus les terroristes ont de possibilités. Aujourd'hui, les relations internationales traversent une période difficile. Les La position des États diverge sur de nombreuses questions. Toutefois, la lutte contre le terrorisme ne doit pas devenir otage des affrontements géopolitiques. Le prix de l'affaiblissement de la coopération se mesurera non pas en accroc politique, mais en vies humaines. Monsieur le Président, le 11 septembre, ce n'est pas un jour de commémoration seulement. C'est aussi l'occasion de nous rappeler l'importance de l'unité et de la coordination des actions entre États face à une menace commune. Depuis 2001, nous avons su construire un système complexe de coopération antiterroriste. Aujourd'hui, il faut préserver l'efficacité de ce système, mais accroître sa pérennité face aux turbulences politiques et sa capacité à réagir rapidement face aux nouvelles formes de manifestations de menaces terroristes. La Russie plaide régulièrement pour une coopération technique et dépolitisée sur la base des normes et principes du droit international. La priorité doit demeurer un échange en temps voulu et sans interruption d'informations, l'entraide juridique, des contacts entre organes compétents et une définition commune des réponses face aux méthodes en pleine évolution des terroristes. Les terroristes cherchent à utiliser la division, le manque de confiance et de coordination entre les États. Notre réponse doit être le contraire, l'unité des approches, la confiance mutuelle et la disposition à agir de concert lorsqu'il s'agit de défendre des vies humaines et notre sécurité collective. C'est l'un des enseignements majeurs du 11 septembre et c'est le devoir que l'on doit à ceux à qui nous rendons hommage. Je vous remercie. France · Président du Conseil [2:27:37]: Je remercie le représentant de la Fédération de Russie pour sa déclaration et je donne la parole au représentant du Royaume du Bahreïn. Bahrain · Représentant [2:27:52]: Merci, Monsieur le Président. Tout d'abord, je souhaiterais remercier Madame Gherman, directrice exécutive de la CTED. Je remercie M. Omeish, directeur des politiques et de la coordination au BLT. Et je remercie Mme Fink, directrice exécutive du GIFCT. Je les remercie pour leur présentation. Monsieur le Président, nous sommes aujourd'hui réunis pour un moment solennel, le 25e anniversaire des attentats terroristes qui se sont produits aux États-Unis le 11 septembre. Nous nous souvenons des victimes innocentes. Nous rendons hommage également à toutes les victimes du terrorisme à travers le monde. Dans le sillage des attentats du 11 septembre, le Conseil de sécurité a pris un certain nombre de résolutions. notamment la résolution 1373. Cela a posé le socle de la stratégie mondiale de lutte antiterroriste. Cela a créé des obligations pour tous les États membres afin de combattre et de prévenir le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Récemment, nous avons atteint un jalon puisque cette année marque le 20e anniversaire de l'adoption de la stratégie mondiale de l'ONU contre le terrorisme. C'est une stratégie qui envoyer un message clair dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C'est un cadre de référence pour la prévention du terrorisme sous toutes ses formes. Monsieur le Président, le Royaume du Bahreïn a récemment fait face à des attentats terroristes, tout comme les pays de la région, des attaques qui visent nos installations, nos citoyens, et ce dans le cadre des pratiques iraniennes, des pratiques qui menacent notre sécurité et la stabilité de la région. Ces actes représentent une véritable escalade, une escalade dangereuse qui exige une réponse collective. Le Conseil doit garantir le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le royaume du Bahreïn réitère que l'Iran doit respecter pleinement les résolutions du Conseil de sécurité, et notamment la résolution 2817. L'Iran doit s'abstenir et doit cesser toute attaque, tout acte hostile, toute menace portant atteinte à notre sécurité. Il faut mettre un terme à l'escalade. L'Iran doit également respecter la souveraineté des États et doit respecter les principes du bon voisinage et doit s'abstenir de toute pratique portant atteinte à la sécurité et à la stabilité dans la région. Monsieur le Président, le terrorisme représente encore l'une des principales menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales. En dépit des efforts en cours, la menace terroriste persiste Elle continue à évoluer, elle revêt de nouvelles formes, elle utilise de nouvelles méthodes, elle utilise les progrès technologiques, les technologies émergentes. Dans ce contexte, je souhaiterais me concentrer sur les points suivants. Premièrement, pour ce qui est du domaine sécuritaire, nous assistons à des changements qui sont liés aux nouvelles technologies, aux technologies émergentes, et notamment l'IA. également les drones, les crypto-monnaies et les actifs virtuels. Le royaume du Bahreïn est préoccupé par l'utilisation des plateformes numériques pour la propagation de la propagande extrémiste, pour l'incitation, pour le recrutement, pour la levée de fonds, pour la planification d'attentats. Voilà pourquoi il faut continuer à relever ces défis. Il faut également tirer parti des technologies émergentes pour renforcer les efforts qui visent à prévenir le terrorisme et à le combattre. Nous soulignons l'importance de l'implication du Conseil de sécurité sur cette question. Deuxièmement, il est essentiel de travailler avec sérieux pour que les terroristes n'aient pas accès au financement. Il faut renforcer les efforts qui ont pour objectif de lutter contre le financement du terrorisme. Il faut notamment veiller à ce que les portefeuille de crypto actifs ne soit pas utilisé par les terroristes terroristes qui soient dissimulés l'identité des bénéficiaires effectifs. Le Royaume souligne également l'importance de mettre en œuvre les recommandations du GAFI. Il faut renforcer les capacités de recueil de renseignements financiers, la coopération de partage d'informations. Troisièmement, il est essentiel de prendre des mesures à l'échelle des mesures concrètes afin de renforcer la coopération internationale, le partage d'informations, le renforcement des capacités. Il est essentiel de garantir le respect du régime de sanctions du Conseil de sécurité. Il faut actualiser les listes régulièrement afin de tenir compte de l'évolution de la menace. Enfin, nous réitérons notre engagement en faveur de la prévention du terrorisme. Nous sommes prêts à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité. Nous continuerons à travailler avec tous nos partenaires afin de combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, afin d'assécher toutes les sources de financement et afin de combattre la menace qui pèse sur la paix et la sécurité. Je vous remercie. France · Président du Conseil [2:34:13]: Je remercie le représentant du Bahreïn pour sa déclaration et je donne la parole à la représentante de la Lettonie. Latvia · Représentante [2:34:23]: Merci. Tout d'abord, je félicite la France d'avoir convoqué cette réunion, et comme vous l'avez fait d'ailleurs, il y a 25 ans, au mois de septembre. Et je remercie les intervenants pour leur contribution. 25 années se sont écoulées depuis cette matinée tragique du 11 septembre 2001. Et pourtant, pour de nombreuses personnes, le 11 septembre C'est plus que tout une absence des familles qui sont encore aujourd'hui en deuil, des pompiers, des secouristes qui ne sont jamais rentrés chez eux, un monde qui ce jour-là a pris conscience avec brutalité à quel point le terrorisme peut menacer la vie humaine, la confiance, la paix, la sécurité internationale. Aujourd'hui, nous nous souvenons ou plutôt nous exprimons notre solidarité à l'endroit de la population des États-Unis. Nous nous souvenons des 3000 personnes qui ont perdu leur vie à New York, à Washington, à Arlington, en Virginie, en Pennsylvanie. Ce ne sont pas des statistiques, ce sont des mères et des pères, des fils et des filles, des collègues, des amis, des citoyens d'un monde que nous pensions sûr. nous souvenons également de tous ceux qui sont touchés par le terrorisme et qui l'ont été depuis, dans des villes, dans des communautés aux quatre coins de la planète. Leur souffrance nous rappelle que le terrorisme ne connaît pas de frontières, fait fi des nationalités. Pour la Lettonie, comme nombre de nations, les événements du 11 septembre ont été un moment où nous avons dû assumer la responsabilité pour lutter contre la menace terroriste. À la suite de ces attentats, nous nous sommes ralliés à la force de sécurité internationale en Afghanistan dans le cadre des efforts menés à bien par le Conseil de sécurité. Une contribution qui a eu un coût, puisque des soldats de Lettonie ont servi en Afghanistan et certains ne sont jamais rentrés. Et aujourd'hui, nous leur rendons également hommage. nous nous souvenons aujourd'hui du fait que, dans le cadre de chaque engagement, il y a des êtres humains qui sont prêts à se sacrifier pour permettre à d'autres de vivre une vie plus sûre. L'ONU, en tant qu'organisation, a également été changée par le 11 septembre. En l'espace de quelques semaines, également dans le cadre de la présidence française, ce Conseil a adopté de façon unanime la résolution 1373. créant ainsi un cadre international pour lutter contre le terrorisme et instituant le Comité contre le terrorisme. Depuis, le régime de sanctions 1267. Depuis, les mécanismes de l'ONU ont continué à renforcer la coopération internationale, le renforcement des capacités à l'échelle nationale pour prévenir le financement du terrorisme, pour endiguer le mouvement des combattants terroristes étrangers, pour améliorer la sécurité à nos frontières, pour combattre la radicalisation. Hélas, 25 ans plus tard, le combat contre le terrorisme est loin d'être achevé. Les menaces ont changé, évolué. Il y a de nombreuses technologies plus accessibles, moins chères, qui ont changé, qui ont même facilité la façon dont les terroristes opèrent. Les groupes terroristes dans les zones reculées du monde peuvent utiliser les satellites commerciaux, les outils financiers numériques, les messages cryptés pour coordonner des attaques. Ils peuvent commander des pièces détachées pour fabriquer des drones. Ils peuvent utiliser l'IA pour faire de la propagande dans toutes les langues pour recruter de nouveaux membres. Nous parlons de l'utilisation émergente des nouvelles technologies, mais à vrai dire, l'IA, Les satellites commerciaux, les cryptomonnaies, les crypto-actifs, les drones sont d'ores et déjà utilisés par des terroristes et des groupes terroristes. Donc, nous avons besoin de faire preuve de lucidité. Il faut reconnaître ces défis. Il faut également voir comment nous pouvons utiliser la technologie en respectant le droit international pour combattre le terrorisme. 25 ans après le 11 septembre, La meilleure façon de rendre hommage aux victimes et aux survivants des attentats terroristes à travers le monde, c'est de nous souvenir de l'unité dont nous avons fait preuve à la suite de l'effondrement des tours jumelles. Nous avons pris un engagement, veillé à ce que cela ne se reproduise jamais. Nous avons bâti un cadre normatif international. Nous avons élaboré des outils pour relever les défis à mesure qu'ils émergeaient dans le contexte du terrorisme. Donc, le Conseil doit reconnaître que cette nouvelle ère technologique a déjà commencé et que nous devons agir pour renforcer notre réponse collective. Nous félicitons la France d'avoir organisé cette réunion pour une commémoration, mais également pour nous tourner vers l'avenir et pour essayer de fixer un cap pour que le Conseil agisse face à la menace terroriste qui évolue rapidement. Je vous remercie. France · Président du Conseil / Représentant de la France [2:39:28]: Je remercie la représentante de la Lettonie pour sa déclaration. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la France. Et je remercie tout d'abord la directrice exécutive du Comité contre le terrorisme, Natalia Germann, le directeur des politiques et de la coordination à l'ONU CT, Aya Abu-Baish, et la directrice exécutive du Global Internet Forum to Counter Terrorism, Noreen Choudhury-Fink, pour des présentations qui illustrent et la permanence et l'évolution de la menace tout en montrant la voie d'une lutte commune efficace. Plusieurs l'ont rappelé, chacun se souvient où il était le 11 septembre 2001, quand les tours jumelles ont été frappées par une attaque terroriste sans précédent. Plus de 3 000 personnes ont alors perdu la vie. Aujourd'hui, nous rendons hommage aux victimes, à leurs familles, à la ville de New York, aux États-Unis et au peuple américain, 25 ans après cette attaque brutale. La France n'a pas été épargnée par le terrorisme. Nous n'oublions pas les victimes du Bataclan, de Saint-Denis, de Charlie Hebdo, de Nice et tant d'autres ailleurs. Et rares sont les pays qui n'ont pas été victimes de ce fléau. Le souvenir du 11 septembre, comme de tous les attentats terroristes à travers le monde, doit nous rappeler notre responsabilité, celle de ce Conseil, lutter collectivement contre la menace terroriste. Oui, la lutte contre le terrorisme est au cœur de la mission du Conseil de sécurité. En 2001, il a su agir avec rapidité et détermination. Dès le lendemain des attentats, le Conseil adoptait la résolution 1368, condamnant l'attaque et s'engageant à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre le fléau. Cet engagement a été tenu par la résolution 1373, adoptée elle aussi à l'unanimité, le 28 septembre 2001. Elle consacre l'obligation de tous les États de réprimer le terrorisme et elle crée un mécanisme inédit de coopération internationale, le Comité contre le terrorisme. En 25 ans, le Conseil de sécurité a établi un cadre normatif robuste pour assécher le financement des terroristes, pour restreindre leurs déplacements, pour entraver leur stratégie de recrutement. Ces normes s'inscrivent dans le respect des droits de l'homme et de l'État de droit. Elle s'accompagne d'actions sur les causes profondes du terrorisme, la prévention de l'extrémisme violent, la lutte contre la radicalisation. La France prend toute sa part dans ce combat contre le terrorisme. Elle a participé à la coalition en Afghanistan dès 2001. Elle a contribué à lutter contre les filiales d'Al-Qaïda au Sahel. Elle reste mobilisée au sein de la coalition internationale contre Daesh au Moyen-Orient. Je rends hommage aux soldats qui ont perdu la vie dans l'ensemble des opérations contre le terrorisme. Ce combat est loin d'être terminé. Le terrorisme accompagne les progrès de nos sociétés en utilisant nos innovations contre nous. Daesh, Al-Qaïda et leurs affiliés continuent à étendre leur présence et mener des attaques transfrontalières loin de leurs bases. Daesh renforce son assise sur le continent africain, au Sahel, en République démocratique du Congo, en Afrique de l'Est. Au Moyen-Orient, les groupes terroristes saisissent la moindre occasion pour tenter de reconstituer un sanctuaire. En Afghanistan, Daesh Khorasan est l'une des branches les plus actives de l'organisation. Les terroristes ont changé leur mode opératoire. Ils détournent les nouvelles technologies, les drones, les satellites commerciaux, l'intelligence artificielle, pour conduire des attaques plus ciblées et plus mortelles. Ils professionnalisent leurs méthodes de propagande. Ils attirent des recrues de plus en plus jeunes. Ils mettent à profit les nouvelles technologies de financement. L'action du Conseil ces 25 dernières années a contribué à unir la communauté internationale contre le terrorisme. Il faut renouer avec ce rôle d'impulsion. Cela implique de mettre en place un système efficace pour lutter contre l'utilisation des nouvelles technologies par les terroristes. La déclaration présidentielle que nous adoptons aujourd'hui marque l'engagement du Conseil en ce sens. C'est notre responsabilité collective pour empêcher qu'une tragédie telle celle du 11 septembre ne se reproduise. Je reprends mes fonctions de président du Conseil. Le Conseil est saisi du texte d'une déclaration de son président faite au nom du Conseil sur la question inscrite à l'ordre du jour de la séance d'aujourd'hui. Je remercie les membres du Conseil pour leur contribution utile à cette déclaration et, conformément à l'accord auquel ils sont parvenus, je considérerai que les membres du Conseil de sécurité souscrivent à cette déclaration, qui sera publiée en tant que document du Conseil de sécurité sous la cote S/PRST/2026/3. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. Je remercie nos briefer et la séance est levée.