联合国大会:第80届会议, 第104次全体会议 联合国大会 Date: 20 July 2026 Language: French Transcript: https://transcripts.un.org/zh/ga/80/104?lang=fr Transcripts available through this tool are created by using automatic speech recognition and are not official records nor official documents of the United Nations. Official records and official documents are available on the Official Document System of the United Nations. --- GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [0:08]: Bonjour, je déclare ouverte la 104e séance de l'Assemblée générale. Je déclare ouverte cette réunion de haut niveau sur l'amélioration de l'assécurisation routière dans le monde. avec pour thème général renforcer et accélérer la mise en œuvre des engagements visant à réduire de moitié les décès liés au trafic routier d'ici à 2030. Cette réunion est organisée en vertu de la résolution 80/247 du 10 mars 2026 et a lieu au titre du point 12, amélioration de la sécurité routière dans le monde. Les documents sont repris dans le journal des Nations unies. Je prononce maintenant une intervention en ma qualité de présidente de l'Assemblée générale. Bienvenue à cette réunion de l'Assemblée générale sur la sécurité routière dans le monde. Si vous êtes ici dans cette salle, c'est parce que vous avez dû louvoyer dans les rues de Manhattan pour parvenir à la première avenue. Que vous ayez pris une voiture, que vous vous déplaciez en vélo ou que vous marchiez, vous faites partie de cette chorégraphie complexe qu'est le système de transport de New York. Et j'espère que vous prêtez attention à vos alentours. Et il est rassurant de constater qu'autour de nous, pour que. qu'il est essentiel que les systèmes en vigueur soient opérationnels pour garantir notre sécurité. Nous partons du principe que des règles, des normes, des lois, des politiques rendent la circulation possible à New York, à New Delhi ou encore au Nigeria. La plupart du temps, on ne pense pas à deux fois à ces systèmes. On part du principe qu'ils fonctionnent. les feux de circulation qui passent du vert au rouge en passant par l'orange dans certains pays. Mais alors que la plupart voyagent en toute sécurité, malheureusement, ce n'est pas le cas pour tous. Lorsque j'étais une petite fille, je me souviens ma mère qui me parlait de sa sœur, ma tante, qui était morte. Il avait plu et elle s'était rendue au magasin pour acheter une Elle a été écrasée par un tram. Elle est morte avant ma naissance, donc je n'ai jamais pu pleurer sa perte personnellement. Mais cette perte, malgré tout, s'est fait sentir. Elle a façonné la vie de mes grands-parents, celle de ma mère, et elle est devenue une des histoires que les parents racontent à leurs enfants en espérant qu'ils seront plus prudents lorsqu'ils se rendront au magasin. J'avais oublié l'histoire de ma tante, mais elle m'est revenue en tête il y a quelques mois à l'Assemblée générale lors de notre audience multipartite sur la sécurité routière, et ce parce que l'une des participantes, Mme Viviane Perron, avait raconté cette même tragédie, celle de la perte de son fils, Kevin. il y a 24 ans en Argentine et elle expliquait encore en ressentir la perte. Elle a parlé de ces vagues déferlantes de dévastation, cette absence marquée et flagrante dans son cœur. En l'écoutant, Je me suis rappelée que les accidents de la route sont enregistrés comme des statistiques, mais derrière ces chiffres se cache une famille dont la vie ne sera plus jamais la même. Et je sais, certains d'entre vous pourraient se demander, eh bien, pourquoi l'ONU se concentre-t-elle sur la sécurité routière? Ne faudrait-il pas plutôt régler certaines guerres? Est-ce vraiment une priorité pour l'ONU? Très franchement, on peut comprendre que vous vous posiez cette question et voilà pourquoi nous devons aborder ce sujet. Très certainement, la paix et la sécurité constituent un des piliers centraux de notre travail, mais ce n'est pas le seul. Si vous vous penchez sur la Charte, comme on l'a fait il y a une semaine, vous constaterez que notre responsabilité est de protéger des vies, de promouvoir la santé et le bien-être. Et la vérité nue, comme l'a démontré l'envoyé spécial, est que les accidents de la route sont devenus une pandémie silencieuse. Chaque année, c'est plus de 1,2 million de personnes qui meurent dans des accidents de la route dans leur quotidien. Ce sont 50 autres millions de personnes blessées. Imaginez-vous, c'est plus que le nombre de personnes tuées dans le cadre de conflits directs, c'est plus que le nombre de personnes assassinées, c'est plus que le nombre de personnes qui décèdent du paludisme. cela signifie que toutes les 24 secondes une personne perd la vie sur la route ou en raison d'un accident de la route. Donc depuis le début de mon intervention, c'est plus d'une demi-dizaine de familles comme celle de Viviane, Viviane, qui ont dû recevoir cette nouvelle qui va briser leur vie à jamais. Et cette tragédie ne se traduit pas simplement par l'ampleur des pertes, mais cette tragédie est aussi bien différente d'autres enjeux internationaux qui sont tout à fait évitables. Voilà pourquoi il faut faire de la sécurité routière une priorité dans cette salle, surtout qu'il s'agit d'une question qui peut nous unir. Dans cette salle, de nombreuses discussions peuvent nous diviser, mais je pense que personne ne s'oppose à la volonté de préserver nos familles, nos proches qui se rendent à l'école ou au travail. Je pense aussi qu'il y a très peu de personnes qui n'ont pas été émues par un témoignage de cette pandémie silencieuse comme celui de Madame Viviane Perron. Qu'il s'agisse d'un membre de votre famille, d'un ami ou d'un voisin, nous connaissons tous quelqu'un dont la vie a été changée à jamais en raison d'un trajet qui aurait dû se dérouler en toute sécurité, mais pour lequel cela n'a pas été le cas. Nous ne voulons pas que nos enfants jouent à côté de routes dangereuses. Nous ne voulons pas que nos voitures ne répondent pas aux normes de sécurité les plus basiques. Nous ne voulons pas que des piétons, des cyclistes, des conducteurs soient victimes d'une infrastructure défaillante ou d'une négligence évitable. Et en tant que femmes, nous devons aussi savoir que les airbags ont été élaborés pour protéger la vie des hommes et qu'ils peuvent porter atteinte aux femmes dans le cadre d'un accident de la route. Voilà pourquoi notre déclaration, co-facilitée par l'Ambassadrice Aida Kazimaleva du Kirghizistan et l'Ambassadeur Peter Huleny de la Slovaquie, comprend des recommandations pratiques qui peuvent changer la donne. La déclaration appelle à un véritable rôle de chef de file au niveau national en matière de sécurité routière. On appelle également à mieux se comporter ensemble, à mieux collecter et utiliser les données. On appelle à créer des routes et des véhicules plus sûrs, nous voulons également appeler à améliorer nos efforts après un accident, tout en améliorant l'éducation routière. Tout cela est consensuel. Voilà pourquoi, chers collègues, Mesdames et Messieurs les représentants, Nous devons nous fonder sur ce moment fédérateur et saisir cette occasion unique de consensus. Nous devons nous engager en faveur de cette déclaration et surtout nous devons nous acquitter de ces 48 recommandations, pas simplement dans cette salle de l'Assemblée générale, mais partout ailleurs, dans la 42e rue, à New Delhi ou au Nigeria, dans chaque ville, petite ou grande, dans chaque communauté. Nous le devons à nous-mêmes et à ceux que nous aimons. Pour nos enfants qui se rendent à l'école et pour des parents comme Viviane Perron qui tous les jours doivent vivre avec l'absence de leur enfant. Je vous remercie. En vertu de l'article 70 du règlement intérieur de l'Assemblée générale, je donne maintenant la parole à l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière, M. Jean Todt, qui va prononcer une intervention au nom du Secrétaire général. UN · Envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière · Jean Todt [10:34]: Madame la Présidente, Excellences, Madame la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs, chers invités, je remercie la Présidente de l'Assemblée générale, Son Excellence, Madame Annalena Baerbock, pour l'organisation de cette réunion de haut niveau sur la sécurité routière. Je suis ravie de m'exprimer aujourd'hui au nom du Secrétaire général des Nations unies. Il y a dix ans, Je mettais en garde l'Assemblée générale et je lui disais que les accidents de la route étaient une des plus grandes urgences de notre époque, une pandémie silencieuse. En 2016, une personne perdait la vie dans un accident routier toutes les 25 secondes. Plus de 90 % de ces décès avaient lieu dans des pays à faibles et moyens revenus. Nous nous sommes Nous avons adopté des objectifs ambitieux, réduire de moitié les décès et les blessures liés aux accidents de la route. Aujourd'hui, peu ou prou a changé. Entre 2010 et 2021, le nombre de décès n'a diminué que de 5 %. La situation est claire, nous sommes en retard. Des résolutions ont été adoptées, des engagements ont été pris, des déclarations ont été entérinées, mais les actions font défaut. Entre aujourd'hui et d'ici la fin de l'année, ce sont 84 000 enfants qui vont être tués sur la route. Notre économie va perdre 1,6 milliard de dollars. Pourtant, tout cela est évitable. En ma qualité d'envoyée spéciale, j'ai voyagé dans plus de 100 pays. Je me suis rendue dans des hôpitaux qui accueillent des personnes dont la vie a changé pour toujours en raison d'accidents de la route. J'ai pu rencontrer des membres de famille en deuil après la perte d'un enfant. Ces personnes ne comprennent pas pourquoi leur proche a perdu la vie, mais nous le savons. Nous savons pourquoi, parce que nous n'avons pas suffisamment agi. Il y a huit ans, le président Harry Truman rappelait aux dirigeants du monde que pour lutter contre les accidents de la route, nous devions assumer nos responsabilités à tous les niveaux de la société. Malheureusement, force est de constater que nous devons tirer le même enseignement aujourd'hui. Nous connaissons les risques. l'excès de vitesse, la consommation d'alcool, de stupéfiants, les distractions au volant, l'utilisation de casques ne répondant pas aux normes, le non-port des ceintures de sécurité. autant de solutions qui sont claires, des infrastructures plus sûres, des véhicules plus sûrs, des vitesses réduites, une mise en œuvre de la législation, une meilleure prise en charge après un accident. Nous savons ce que nous devons faire, nous devons avoir la volonté de le faire. Nous avons passé le point de mi-parcours pour la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière. Nous ne pouvons pas poursuivre à ce rythme. dans le cadre de la circulation, cela revient à plus de décès. Dans les cinq prochaines années, le nombre de véhicules motorisés devrait augmenter de 25%, ce qui va mettre sous une pression immense nos systèmes de transport qui souffrent déjà d'une urbanisation extrêmement rapide. Sans mesures décisives, nous serons confrontés à plus de congestion, de pollution, plus d'inégalités et de morts que l'on pourrait éviter. D'ici à 2050, près de 70% de la population mondiale vivra dans des villes. Nous devons donc changer notre vision de la mobilité. Nos voies routières doivent être prévues pour des habitants et non des véhicules. Nous devons donner la priorité aux transports publics pour que chaque enfant puisse se rendre en sécurité à l'école et chaque travailleur regagner son foyer. C'est les gouvernements qui doivent assumer cette responsabilité. Aujourd'hui, nos observatoires existent, mais ils n'ont pas suffisamment de moyens. Chaque pays devrait se doter d'une agence disposant de l'autorité, des ressources et de l'appui politique requis pour coordonner une action gouvernementale. Les gouvernements doivent aussi comprendre pourquoi Certaines vies sont perdues. Des systèmes d'enregistrement des accidents doivent nous permettre d'identifier les risques, de mesurer les progrès et des investissements doivent changer la donne. Des limites de vitesse doivent être adoptées et appliquées, surtout aux alentours des écoles et des zones résidentielles. Nos législations doivent tenir compte des conventions de la sécurité routière de l'ONU et des différentes normes en matière de sécurité des véhicules. Les ingénieurs, les responsables de la planification urbaine doivent intégrer la sécurité routière dans leurs plans. Nos systèmes de micromobilité doivent évoluer, nos politiques également. Le secteur privé doit nous rejoindre, non pas uniquement en respectant la loi, mais en contribuant à des innovations. Les entreprises privées doivent intégrer la sécurité dans leur flotte, dans leurs produits, dans leur chaîne d'approvisionnement et leurs pratiques entrepreneuriales. Chaque moto doit être vendue avec deux casques aux normes de l'ONU. Les voitures viennent avec des ceintures de sécurité. Les motos devraient s'accompagner de casques. Nos casques peuvent coûter moins de 20 $. Chaque voiture de passager, lorsqu'elle est vendue, doit répondre aux normes universelles de sécurité et d'inspection. Aucun producteur d'avion ne devrait envisager d'équiper des aéronefs avec des équipements en deçà des normes. Il doit en être de même pour les véhicules à travers le monde. Le monde universitaire, la société civile, doivent continuer de produire des données et d'appeler à la reddition de comptes. Les organisations internationales doivent promouvoir la coopération internationale et aider les pays à traduire ces connaissances en action. Les jeunes doivent être au cœur de notre travail parce qu'ils en sont les premières victimes des accidents de la route qui sont les premiers responsables de décès pour les jeunes âgés de 5 à 29 ans. C'est inacceptable. Nous connaissons La solution, nous avons le vaccin, mais nous ne l'utilisons pas. Il existe des exemples encourageants. Il a été possible pour certains pays de réduire le nombre de décès et de victimes, et ce parce que ces pays ont décidé d'en faire une véritable priorité. Et ces décisions ont sauvé des vies. À l'échelle de l'ONU, les progrès s'accélèrent. Les agences de l'ensemble de la famille de l'ONU ont reconnu la nature urgente de la sécurité routière. L'OMS, améliore le recensement des accidents et des victimes et s'assure que la sécurité routière soit reconnue au niveau international comme priorité de développement et de santé publique. La Commission économique européenne a élaboré des directives essentielles en matière d'IA et de transport pour garantir la sécurité routière. Notre fonds aide les gouvernements et traduit les engagements en résultats. Plus tôt aujourd'hui, notre conférence de promesse de partenariat a rassemblé les États membres, les agences, le secteur privé. afin de créer un seul mécanisme de financement consacré à la sécurité routière. Ce sont là des mesures prometteuses qui doivent aller de pair avec davantage de leadership politique et d'investissements. Les pays développés doivent davantage soutenir ceux qui portent le plus lourd fardeau et il faut inciter à des partenariats créatifs intersectoriels. Dans mon bureau, Le groupe des amis de l'envoyé spécial constitue un réseau de 120 dirigeants venant des gouvernements, du secteur, des organisations internationales, des célébrités qui appuient la sécurité routière mondiale. Avec la compagnie publicitaire GC Déco, nous avons lancé la campagne mondiale pour la sécurité routière présente dans 80 pays dans 1000 villes. L'ambition de nos partenariats doit être à la hauteur du problème. Lors des deux jours à venir, je compte sur de nouveaux engagements sérieux, mais les engagements ne suffisent pas. La crise cessera lorsque, par vos actes, vous prouverez qu'il est inacceptable de perdre de jeunes vies. au nom d'un monde moderne dans lequel nous vivons. Il y a 78 ans, l'Assemblée a adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme. L'article 3 rappelle que tout un chacun a le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, à la mobilité sûre. Ce n'est pas qu'une question de transport ou de santé, c'est la question de savoir si l'on choisit ou non de défendre les droits les plus fondamentaux. Ensemble, nous pouvons enfin prendre à bras le corps la pandémie silencieuse sur nos routes pour tous et toutes. car chaque retard coûte bien trop de vies humaines. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [20:07]: Je remercie l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière et donne la parole à Son Excellence Lokba Adouard Tapa, Président de l'ECOSOC. ECOSOC · Président · Lokba Adouard Tapa [20:32]: Madame la Présidente de l'Assemblée générale, Monsieur l'Envoyé spécial du Secrétaire général, Excellences, Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur de me joindre à vous à l'occasion de cette réunion de haut niveau. sur la sécurité routière. La sécurité routière est souvent abordée sous le prisme du transport et bien entendu c'est une question de transport mais bien davantage également. De toute évidence c'est une question de développement, de santé publique, de justice sociale et de climat. En dernière analyse c'est la question de la réalisation des ODD afin d'améliorer la vie des personnes. Cette réunion est convoquée quelques jours après la fin du forum politique de haut niveau sur le développement durable où les États membres ont examiné les façons d'accélérer la réalisation de l'ODD 11. L'examen de l'ODD 11 est venu confirmer que le transport ne peut être examiné de façon cloisonnée. Il doit faire l'objet d'une planification parallèle au logement, à l'urbanisme, à l'espace public pour que les villes deviennent plus inclusives, résilientes et durables. La sécurité routière en est l'illustration parfaite puisqu'elle est déterminée par la façon dont nous concevons nos villes, nos systèmes de mobilité, mais aussi par les choix que nous faisons pour permettre une circulation en toute sécurité. La sécurité routière est l'illustration également de l'importance du mandat de l'ECOSOC. Notre rôle est de conjuguer les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement durable. Les décisions sur le transport ont des conséquences qui dépassent largement le secteur du transport. Ces décisions influencent la santé publique, l'urbanisme, les débouchés économiques, la durabilité environnementale et l'inclusion sociale, d'où l'importance de la coordination intersectorielle. Nous l'avons entendu, chaque année, plus de 1,2 million de personnes perdent la vie sur les routes du monde. L'écrasante majorité de ces décès surviennent dans les pays à faible revenu et revenu intermédiaire. Des millions de personnes subissent des blessures dont ils ne se remettront jamais totalement. Mais derrière chaque statistique se trouve une personne, une famille, une communauté dont l'avenir sera jamais métamorphosé. Des tragédies qui sont loin d'être inévitables. On peut les prévenir. Le transport n'a peut-être pas son propre DD, mais il facilite le développement durable. Il relie les personnes à l'éducation, aux débouchés, aux soins de santé. Le transport appui, la croissance économique, l'inclusion sociale et les communautés résilientes. Mesdames et Messieurs, la décennie récemment annoncée des Nations Unies pour le transport durable pour la période 2026-2035 vient renforcer cette vision générale plutôt que avancer sur des voies parallèles. La décennie du transport durable et la décennie d'action pour la sécurité routière devraient conduire à une seule stratégie en matière de transport. C'est une stratégie qui place la sécurité au corps même de la mobilité durable. Concrètement, qu'est-ce que ça signifie? Ça signifie planifier le logement, le transport, les espaces publics pas séparément. Cela signifie investir dans un transport public sûr, d'un coût abordable, accessible, multipliant les possibilités tout en réduisant les bouchons et les émissions. Cela signifie concevoir des rues qui soient plus sûres pour les piétons, les cyclistes, créer des villes plus vivables, plus saines. Cela signifie intégrer la sécurité dans la planification des transports dès le début plutôt que de rectifier des systèmes périlleux après une tragédie. C'est l'essence même de la stratégie pour des systèmes sûrs, concevant des systèmes de transport, reconnaissant la vulnérabilité humaine et reconnaissant qu'il faut éviter que les erreurs ne provoquent des décès ou des blessures. Il nous faut revoir notre évaluation de nos succès. Pendant des décennies, le succès était mesuré à l'aune de l'efficience des véhicules, mais en fait, il faut mesurer le succès à l'aune la sécurité, de la dignité, du coût abordable avec lesquels les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les piétons et les cyclistes peuvent se déplacer. Saisissons cette occasion pour construire des systèmes de transport donnant la priorité à l'humain. Agissons maintenant Soyons ambitieux, soyons solidaires, car chaque vie sauvée sur nos routes nous rapproche un peu de la promesse du programme 2030, un avenir plus sûr, inclusif et durable pour tous et toutes. Les COSOC restent déterminés à appuyer la coopération internationale et les partenariats pour avancer sur la voie de la sécurité routière. Les gouvernements, les organisations internationales, la société civile, les secteurs privés, les universités et les communautés ont tous et toutes un rôle à jouer. Nul ne pourra seul relever un tel défi. Ensemble nous pouvons mieux faire dans l'intérêt de tous et toutes. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [27:08]: Je remercie le président de l'ECOSOC et donne la parole à monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. OMS · Directeur général · Tedros Adhanom Ghebreyesus [27:43]: excellence madame Anna Lena Berbeck, présidente de l'assemblée générale, excellence ambassadrice Aida Kazimiyeva, excellence ambassadeur Peter Ulenyi, très cher ami envoyé spécial Jean Tot, ambassadeur Tapa, président de l'ECOSOC, excellence Chers collègues, chers amis, je commencerai par une enquête. Si l'un quelconque d'entre vous a jamais été dans un accident de la route, levez-vous, à titre personnel. Et puis, puisque vous êtes debout, j'ai une autre question. Si vous avez perdu un être cher dans un accident, s'il a été gravement blessé, levez-vous. Quiconque parmi vos proches, en fait, c'est pratiquement nous tous. Merci, veuillez prendre place. D'une façon ou d'une autre, la sécurité routière nous touche tous. Je le vois dans cette salle aujourd'hui, je le ressens également. Rien que l'année dernière, Plus d'un virgule un million de personnes ont perdu la vie sur les routes du monde. C'est davantage que deux décès par minute. Un virgule un million de personnes qui ont voulu se rendre au travail, à l'école, au magasin, qui ont voulu rendre visite à leur famille, à leurs amis, mais qui ne sont jamais arrivés à bon port. Un parent qui n'est jamais rentré pour le dîner, un enfant qui n'est jamais arrivé à l'école, un ami qui n'a jamais pu dire au revoir. Des vies réduites à néant en un instant. Celles et ceux qui ont survécu l'ont fait avec des blessures qui les changeront à jamais, alors que leurs familles devaient prendre soin d'eux, devaient les pleurer, devaient continuer à leurs côtés. Et ces chiffres sont encore plus scandaleux quand on pense que chacun de ces décès, chacune de ces blessures aurait pu être évité. Parce que derrière chaque statistique, se trouvent un nom, un visage et une histoire. Nous leur devons d'agir. Heureusement, ensemble, nous avons consenti de véritables progrès. Depuis 2011, le nombre de décès annuels sur les routes du monde a chuté de 9 % et le taux de mortalité a chuté de 21 %. Et il y a des progrès dans chaque région. Le Mexique a fait d'une mobilité sûre un droit universel. La Zambie a renforcé la collecte de l'analyse de données. La Thaïlande a consolidé ses soins d'urgence. Le Vietnam a adapté des lois de réglementation robustes. La nouvelle stratégie sur la sécurité routière au Royaume-Uni intensifie la gouvernance et la responsabilisation. Et les Émirats arabes unis font partie des dix pays qui ont réduit de moitié les décès provoqués par des accidents de la route ces dix dernières années. La déclaration de Marrakech adoptée l'année dernière rend possible des progrès et le premier cadre juridiquement contraignant en Afrique sur la sécurité routière est entré en vigueur cette année. Nous avons montré que le développement ne doit pas être synonyme de davantage de décès sur les routes, mais ça ne suffit pas. Les accidents de la route restent la principale cause de décès parmi les enfants et les jeunes de 5 à 29 ans. Chacun de ces jeunes avait un avenir. L'on ne peut pas accepter de les perdre avant qu'ils ne puissent la vivre. Notre objectif est de réduire de 50 % le nombre de décès d'ici 2030. Et alors que nous sommes à mi-parcours de la décennie d'action pour la sécurité routière, l'heure n'est plus aux délibérations, l'heure est à l'action. Voilà pourquoi la déclaration que vous adoptez aujourd'hui est essentielle. Je remercie le Kirgizistan et la Slovaquie de leur leadership lors des négociations. Je félicite les États membres des engagements souscrits. Adopter des stratégies nationales audacieuses avec des cibles, des échéanciers, des budgets. Ça permet de garantir la responsabilisation. Créer des agences chargées de la sécurité routière. Améliorer les données, les législations, les règlements et leur exécution. Renforcer la sécurité des véhicules et de l'infrastructure. gérer la vitesse, améliorer la réinsertion, la prise en charge des traumatismes et garantir un transport public sûr, accessible et d'un coût abordable. Le plan mondial pour la décennie d'action montre la voie à suivre. C'est compliqué de bâtir des systèmes routiers sûrs. Il faut faire de la sécurité une priorité. Il faut concevoir les rues avant tout pour les personnes et non pas pour les véhicules à moteur. Il faut accepter que l'erreur est humaine et il faut veiller à ce que ces erreurs ne coûtent la vie à personne. Il faut faire davantage pour protéger celles et ceux qui marchent, qui font du vélo, qui font de la moto, car leur vie comptent autant que la vie de ceux qui sont derrière le volant. Le secteur de la santé à lui seul ne peut relever le défi. Tout un chacun a un rôle à jouer. Il faut que les entreprises mettent la sécurité au cœur même de leurs opérations. Il faut que les universités, la société civile, les médias présentent des éléments probants, exigent des dirigeants qu'ils rendent des comptes. Il faut que et les mouvements de jeunes exigent que les choses changent et nous aident à agir, car souvent, c'est la génération des jeunes qui paye le plus lourd tribut. Et si nous le faisons, la récompense sera immense. La sécurité routière va profiter largement à la santé des peuples et de la planète lorsque l'infrastructure est sûre davantage de personnes feront le choix de marcher, de faire du vélo, chaque pas réduit le risque de maladies cardiaques, de diabète, de cancer. Et si on leur en donne la possibilité, davantage de personnes choisiront les transports publics. Ça veut dire que l'air sera plus frais, plus propre. Il y aura moins de trafic, des espaces publics améliorés, davantage d'accès aux emplois, aux écoles, aux débouchés. Cela permettra d'alimenter la transition verte, veiller à ce que davantage de personnes vivent des vies plus longues, plus saines, plus heureuses. Et ce n'est possible qu'à condition de donner la priorité à la personne et à la sécurité. Excellence, très chers collègues, très chers amis, nous vivons dans un monde troublé, de plus en plus clivé, mais nous pouvons, mettre d'accord sur l'importance de la sécurité routière, d'accord pour dire que quiconque a le droit de se rendre au travail, à l'école, d'aller rendre visite à leurs êtres chers et d'arriver à bon port en toute sécurité. Que cette déclaration ne soit pas lettre morte, que cela soit une promesse faite à toutes les familles qui se sont levées aujourd'hui, toutes les familles qui ne sont pas ici dans cette salle, mais qui l'expérience de la perte d'un être cher. Nous pouvons changer les choses alors ensemble faisons-le pour eux. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [37:18]: Je remercie le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé. Nous avons entendu la dernière intervention de la Première partie de la réunion de haut niveau telle qu'annoncée dans ma lettre du 13 juillet 2026, nous allons à présent nous pencher sur le projet de résolution 180/95 intitulé Déclaration politique pour accélérer la sécurité routière. Je donne la parole au secrétariat. Secrétariat [37:53]: La déclaration orale est faite dans le contexte de l'article 153 du règlement intérieur de l'Assemblée générale. La déclaration a été transmise aux États membres en vertu du paragraphe 48 de la déclaration intitulée Déclaration de la réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière en annexe du projet de résolution qui serait adoptée par l'Assemblée générale, les chefs d'État et de gouvernement et les représentants et représentantes de haut niveau décideraient d'examiner les progrès dans le cadre des processus d'établissement de rapports établis par l'Assemblée générale et de procéder à un autre examen approfondi au plus tard en 2030. Il s'agissant de l'examen prévu au paragraphe 48 de la Déclaration, faute de modalités de l'examen d'ensemble, il n'est pas possible à l'heure actuelle d'estimer le coût potentiel et les incidences financières Lorsque le format, la portée et les modalités de l'examen d'ensemble seront déterminés, le Secrétaire général évaluera les incidences financières et conseillera l'Assemblée générale conformément à l'article 153 du règlement intérieur de l'Assemblée générale. Je vous remercie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [39:13]: Je remercie le secrétariat avant de donner aux délégations la parole en explication de vote avant le vote tel qu'annoncé dans mes lettres du 6 janvier et du 20 mai 2026, je propose que les explications de vote au titre de ce point de l'ordre du jour ne dépassent pas cinq minutes. Y a-t-il des objections à cette proposition? Si tel n'est pas le cas, il en est ainsi décidé. Par voie de conséquence et conformément à l'article 72 du règlement intérieur, de l'Assemblée générale, lorsqu'un représentant dépasse le temps de parole qui lui est alloué, le président le rappelle immédiatement à l'ordre, ce qui peut être fait en coupant automatiquement le micro afin d'aider les délégations à gérer les délais impartis. Un compte à rebours sera affiché à l'écran et les membres sont invités à garder à l'esprit que les explications de vote doivent être faites par les délégations depuis leur siège. Je donne la parole aux États-Unis. United States of America · Représentant [40:20]: Merci Madame la Présidente. Sous le président Trump, les États-Unis demandent aux Nations Unies de revenir à son objectif principal qui est le maintien de la paix internationale avec des résultats concrets et pas des déclarations idéologiques. Les résolutions doivent être concises et concrètes. Elle devrait conduire à des résultats. Nous allons voter non à cette résolution qui représente la prolifération d'un mandat qui a érodé la crédibilité de notre institution plutôt que de se concentrer sur des mesures de bon sens. Ce texte cherche à mondialiser la gouvernance locale et à faire relever les budgets du transport des programmes idéologiques de l'ONU. Tous les États veulent des routes, surtout les parents veulent que leurs enfants soient protégés quand ils vont à l'école. Les Nations unies de longue date ont été un leader dans le domaine routier. Nous avons atteint des record pour limiter le nombre de décès provoqués par les accidents de la route, nous prenons de mesures importantes pour sauver des vies. Et l'on veut ici intégrer la sécurité routière dans les politiques urbaines, environnementales, etc. L'objectif, c'est de traiter la gestion du trafic comme un sous-ensemble du programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations unies. La sécurité routière est une question très concrète d'ingénierie, de bonne conduite, de responsabilité personnelle. peut être utilisé pour appliquer des pactes climatiques mondiaux ou limiter des restrictions par des restrictions environnementales, la liberté de circulation. Le texte appelle également à réglementer la sécurité des véhicules et au déploiement de technologies d'automatisation en appelant au partage de nouvelles technologies de sécurité selon des modalités mutuellement convenues avec les pays en développement. Les États-Unis protégeront toujours les droits de propriété intellectuelle et le libre marché et l'innovation est porté par les sociétés américaines sur le marché privé et pas par des systèmes de transfert de technologie gérés par l'ONU ou par des conseils de réglementation qui vont essayer d'imposer leur vision. Les États-Unis adoptent une approche de base de la sécurité routière. On le voit dans nos programmes nationaux, voie vers des routes plus sûres, initiative de sécurité routière. conduite et sécurité avec des mesures très ciblées, une application des lois pour que des milliers de chauffeurs dangereux ne soient plus sur nos routes. Nous estimons que les États membres devraient concentrer leurs efforts sur des mesures très concrètes dans leurs propres frontières plutôt que de participer à des gestes internationaux. Les États-Unis continuent de réduire le nombre de décès provoqués par les accidents de la route grâce à notre ingéniosité, l'application des politiques, des programmes d'assistance médicale, des partenariats institutionnels et une infrastructure sophistiquée. Nous n'avons pas besoin d'une feuille de route pluriannuelle de l'ONU, d'un nouveau mécanisme d'établissement de rapports à l'OMS ou un contrôle international pour garantir la sécurité de nos citoyens sur les routes. Nous tenons à souligner que les résolutions de l'Assemblée générale sont non contraignantes. Elles ne créent pas de droits ou d'obligations au regard du droit international. Elles ne changent nullement l'état du droit international coutumier. Je vous remercie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [44:32]: Je remercie le représentant des États-Unis. Nous avons entendu le dernier intervenant en explication de vote avant le vote. L'Assemblée va à présent se prononcer sur le projet de résolution A/80/95 intitulé Déclaration sur l'état d'avancement de la réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière. Un vote enregistré a été demandé. Nous allons mettre le projet de résolution. Je vois que les délégations pour le projet de résolution 80/95, veuillez bien l'indiquer. Contre? Abstention? L'Assemblée vote à présent sur le projet de résolution 80/95. Déclaration de la réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière dans le monde sur les progrès réalisés. Les délégations peuvent-elles confirmer que leur vote apparaît correctement à l'écran? Le vote est clos. Veuillez verrouiller le dispositif. Le résultat du vote est le suivant: pour 162, contre un abstention zéro le projet de résolution par 80 bar l 95 est adopté Avant de donner la parole aux délégations pour expliquer leur vote après le vote, puis je rappeler aux délégations que les explications de vote ne peuvent dépasser cinq minutes et que les délégations sont invitées à prendre la parole depuis leur siège. Si vous Vous n'avez pas l'habitude de participer à nos travaux. Je tiens à vous rappeler que le micro sera automatiquement coupé. Vous voyez le compte à rebours affiché à l'écran. Votre micro va clignoter lorsque votre temps de parole prendra fin. Je donne la parole à l'Argentine, suivie de la Nouvelle-Zélande et du Paraguay. Argentina · Représentant [47:03]: Merci, Madame la Présidente. L'Argentine participe à cette réunion car elle est très attachée à réduire le nombre d'essais de blessures dans les accidents de la route. Nous soulignons les aspects techniques de la déclaration. Nous insistons sur l'importance d'échanger des bonnes pratiques, de renforcer les capacités, de transférer les technologies. et d'assurer le financement nécessaire sur la base d'une coopération internationale dans le respect des réalités, priorités et souverainetés nationales respectives. S'agissant de la mention du programme 2030, développement durable, nous rappelons que c'est un cadre d'aspiration non juridiquement contraignante et sa mise en œuvre doit respecter le droit souverain de tous les États à interpréter et à réaliser ses objectifs conformément à sa législation nationale, à ses priorités et à ses stratégies de développement. Dans ce sens, nous réservons notre position nationale à ce sujet. Nous réservons également notre position sur le rôle de l'OMS. Enfin, la nous lançons un appel à davantage de précision et de prévisibilité concernant l'adoption de documents lors de réunions de ce type, notamment selon ce qui a été prévu dans la résolution 80/47 sur les modalités. L'interprétation procédurale ne constitue pas nécessairement un précédent pour les prochaines réunions avec des modalités comparables. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [48:40]: Je remercie le représentant de l'Argentine. La Nouvelle-Zélande a la parole. New Zealand · Représentant [48:53]: La Nouvelle-Zélande a voté pour ce projet de résolution parce que nous sommes conscients de cet enjeu, les accidents de la route et leurs effets dévastateurs sur les familles et les communautés. Nous remercions les co-facilitateurs et tous les États membres qui ont contribué à ce processus et nous sommes conscients de l'importance de la coopération internationale pour réduire les décès et le nombre de blessés graves. Les accidents de la route infligent des souffrances indicibles aux familles, à nos économies, à nos communautés. Pour nos pays, notamment dans la région du Pacifique, il s'agit d'une véritable urgence. Nous appuyons l'objectif général de la déclaration, à savoir préserver l'élan acquis, partager des pratiques optimales et appeler à des mesures permettant d'améliorer la sécurité routière. Nous nous sommes engagés à jouer notre rôle. Notre approche nationale reconnaît que la sécurité routière est essentielle au bon fonctionnement du système de transport et les décès et blessés graves représentent des coûts immenses à nos économies. Nous devons donc trouver des interventions permettant de réduire ces accidents. Certains éléments de la déclaration ne reflètent pas pleinement notre approche en matière de sécurité routière. Nos objectifs ne prévoient pas des objectifs quantifiables de réduction du nombre de victimes. Nous tenons compte de nos circonstances nationales et nous insistons sur les facteurs les plus responsables des accidents graves, sans oublier la bonne mise en œuvre de nos responsabilités ainsi que des responsabilités individuelles. Ma délégation demande que cette intervention apparaisse dans le procès-verbal de la réunion. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [50:43]: Je remercie la Nouvelle-Zélande et je donne la parole au Paraguay. Paraguay · Représentant [50:56]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. Ma délégation souhaite faire une déclaration d'ordre général s'agissant du projet de résolution. 80 et 95 adoptés lors de la présente session. Pour ce qui est des mentions du programme 2030 et des ODD, nous tenons à souligner que le paragraphe 74 de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies 71, adoptée le 25 septembre 2015, 15 en vertu de laquelle a été créé le programme 2030 et les ODD souligne le caractère volontaire des processus de suivi et d'examen du programme 2030 et la nécessité de l'adapter au cadre normatif et priorités nationales. Dans le droit fil de cette idée, ce qui est indiqué au paragraphe 55 où l'on reconnaît que les ODD relèvent d'une aspiration mais ne sont pas juridiquement contraignants. Il a rappelé la liberté souveraine des États pour les intégrer dans leurs politiques publiques. Par voie de conséquence, le gouvernement national met en œuvre les plans de développement relatifs aux ODD dans l'exercice de la souveraineté de l'État du Paraguay dans le plein et entier respect des principes constitutionnels. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [52:26]: Merci au Paraguay. Nous avons entendu la dernière intervention d'explication de vote après le vote. J'aimerais remercier très sincèrement Son Excellence Aida Kassimova, représentante permanente du Kirghizistan auprès des Nations unies, ainsi que Son Excellence Peter Rullini, représentant permanent de la Suède auprès des Nations unies. la Slovaquie auprès des Nations Unies qui ont coordonné les négociations sur le projet de déclaration. Je suis convaincue que les membres de l'Assemblée générale se joindront à moi pour les remercier très sincèrement. Avant d'entamer la réunion plénière, je rappelle aux délégations qu'en vertu de la résolution 80/247, Le délai pour les déclarations à titre individuel sera de trois minutes et de cinq minutes pour les déclarations au nom d'un groupe d'États. Ainsi, en vertu de l'article 72 du règlement intérieur de l'Assemblée générale, lorsqu'un représentant ou une représentante aura dépassé le temps imparti, la présidence le rappellera l'orateur à l'oratrice, et ce, en coupant le microphone. Afin d'aider les délégations à gérer le temps imparti, un décompte apparaîtra à l'écran. N'oubliez pas que vous verrez ce décompte à gauche de la tribune. J'invite également tous les orateurs à prononcer leur déclaration à un rythme acceptable pour permettre l'interprétation dans les six langues officielles. La parole est maintenant Ministre du transport, ministre du climat, de l'énergie et de l'environnement de l'Irlande. Ireland · Ministre du transport, du climat, de l'énergie et de l'environnement [54:31]: Madame la Présidente, Monsieur l'envoyé spécial, Mesdames et Messieurs, chers amis, nous souscrivons à l'intervention de l'Union européenne et de ses États membres. Nous nous félicitons de la tenue de cette réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière qui se concentre sur notre volonté de réduire de moitié le nombre de décès et de blessés graves sur la route d'ici à 2030. Nous remercions la Présidente de l'Assemblée générale d'avoir organisé la réunion ainsi que les co-facilitateurs pour le travail remarquable. Nous nous félicitons de l'adoption de la déclaration d'aujourd'hui. Nous appuyons la décennie d'action pour la sécurité routière et nous saluons le rôle de chef de file de l'OMS et d'autres entités qui participent aux efforts en matière de sécurité routière. Notre expérience se traduit par de nombreux partenariats et une politique nationale visant à changer les comportements. En 20 ans, nous avons pu passé de plus de 400 décès en 1997 à plus d'une centaine en 2024 mais en 2025 malheureusement un nombre élevé de personnes a perdu la vie dans le cadre d'accidents de la route. Notre politique s'inscrit dans les objectifs de l'ONU et de l'Union européenne. L'Irlande s'est aussi engagée en faveur de la vision zéro d'ici à 2050. Nous œuvrons en faveur de routes plus sûres, de véhicules plus sûrs, de meilleures réactions, tout en investissant en faveur des transports publics. Parmi nos priorités, on retrouve la réduction de la vitesse, l'utilisation de caméras pour l'application de la législation, des législations plus fermes et l'amélioration de la formation des conducteurs. Il s'agit là d'une responsabilité internationale. Les technologies, les véhicules, les normes font fi des frontières et nous devons donc déployer des efforts communs. Nous appuyons une coopération internationale afin d'aider tous les pays à garantir la sécurité routière, l'utilisation de la ceinture de sécurité, la lutte contre la consommation d'alcool au volant, l'application de normes, l'application des systèmes d'urgence, entre autres. Alors que nous sommes à la mi-parcours de la décennie d'action, notre message est clair: accélérer la mise en œuvre. Les efforts et les mesures qui ont fait leurs preuves doivent être appliqués de façon systématique. Nous devons quitter cette salle avec une nouvelle détermination afin de donner la priorité aux individus, garantir la sécurité ainsi que garantir la mobilité pour tous. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [57:31]: Merci au ministre du Transport, du Climat, de l'Énergie de l'Irlande. La parole est maintenant à Son Excellence Damirbek Osmolov, ministre du Kirghizistan. Kyrgyzstan · Ministre de la Santé · Damirbek Osmolov [57:55]: Madame la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs, je me félicite de la tenue de cette réunion de haut niveau. Je remercie les Nations unies qui fédèrent nos actions sur une des questions les plus urgentes. Nous appuyons les objectifs de la résolution 78/290 qui rappelle que la sécurité routière est étroitement liée au développement durable et à la protection de la vie humaine. Qu'il me soit permis de remercier très sincèrement la Présidente de l'Assemblée générale pour la confiance qu'elle a placée dans la République kirghize et la République slovaque en nous chargeant de cofaciliter les négociations sur la Déclaration. Nous avons coopéré afin de garantir un processus ouvert, inclusif et transparent, mais aussi afin de rapprocher les positions des États membres. Nous remercions toutes les délégations pour leur travail constructif. Nous les remercions d'avoir fait montre de souplesse, ce qui nous a permis de déboucher sur un document équilibré et axé sur l'action. Pour nous, protéger la vie et la santé de nos citoyens est une priorité En 2025, nous avons recensé 8456 accidents de la route qui ont fait 900 morts et plus de 12000 victimes. Chaque vie perdue est une perte irremplaçable. Le Kirghizistan met en œuvre la stratégie de développement national d'ici à 2040 ainsi qu'une stratégie pour la sécurité routière visant à réduire de moitié le nombre de victimes d'accidents de la route d'ici à 2027. Cette année, une commission a été établie sous la houlette du Cabinet des ministres pour coordonner les actions interinstitutionnelles au plus haut niveau. Nous cherchons aussi des solutions numériques. Le projet pour les villes sûres a intégré plus de 5000 caméras intelligentes alors que notre infrastructure routière et notre législation sont modernisées. En juin 2026, nous avons adopté une législation régulant les systèmes de déplacement, y compris les scooters électriques, en fixant une limite de vitesse de 15 km/h et en établissant des responsabilités administratives. En tant que ministre de la Santé, je ne peux qu'insister sur cette question. Nous renforçons nos systèmes d'urgence, nos services de soins intensifs et nous créons des services ambulanciers par voie aérienne. Nous renforçons les campagnes de prévention parce que la sécurité routière dépend du comportement responsable de chaque utilisateur de la route. Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre la déclaration de Marrakech et notre réunion de juin 2026 avec l'envoyé spécial Jean Todt nous a offert de nouvelles opportunités de coopération. Nous remercions l'ONU, l'Organisation mondiale de la santé et tous les partenaires internationaux d'avoir appuyé nos efforts. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:00:58]: Je remercie le ministre de la Santé du Kirghizistan. La parole est à Son Excellence Abdessamad Kayoud, ministre du Transport et de la Logistique du Maroc. Morocco · Ministre du Transport et de la Logistique · Abdessamad Kayoud [1:01:21]: Au nom de Dieu, le compatissant, le miséricordieux, excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres, Excellences, Mesdames et Messieurs, C'est un véritable honneur que de participer à cette réunion de haut niveau consacrée à la sécurité routière. C'est un sujet central qui constitue un véritable enjeu pour la santé, le développement et la coopération. nous rappelons notre engagement ferme en faveur de la réalisation des objectifs de la décennie d'action pour la sécurité routière, à savoir réduire le nombre de blessés et de décès sur la route de 50%. À cette fin, le Royaume du Maroc met en oeuvre la vision stratégique de Sa Majesté Mohammed VI. Nous avons adopté une stratégie intégrée conforme au programme Al-Horizon 2030 et aux normes en matière de sécurité routière. Nous nous fondons sur différents principes de bonne gouvernance pour coordonner les efforts interinstitutionnels et la participation des organisations de la société civile, sans oublier la mise en œuvre de projets de prévention et d'application de la législation. Mentionnons également l'amélioration des infrastructures, la prise en charge des blessés ainsi que les campagnes de sensibilisation, l'utilisation de l'intelligence artificielle, Nous redoublons également d'efforts pour renforcer la sécurité routière en protégeant les usagers les plus vulnérables, qu'il s'agisse des piétons ou des cyclistes. Il s'agit malheureusement de 70% des victimes des accidents de la route au Maroc. Nous avons redoublé d'efforts pour appliquer notre stratégie et nous avons accueilli la réunion de Marrakech sous la houlette de Sa Majesté Mohammed VI avec la participation de l'OMS et des autres organisations internationales pertinentes. Il s'agit d'un événement phare avec plus de 500 participants de 146 pays, plus d'une centaine de ministres responsables des systèmes de transport de leur pays. La déclaration de Marrakech est considérée comme un pilier majeur de mise en œuvre de la stratégie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:04:19]: Le micro est coupé. Merci au ministre du Transport et de la logistique du Maroc. La parole est à Madame Lilian Greenwood, ministre du Transport local du Royaume-Uni. United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland · Ministre du Transport local · Lilian Greenwood [1:04:45]: Merci, Madame la Présidente. Le Royaume-Uni se félicite de cette réunion de haut niveau et de l'adoption de la déclaration. Nous remercions les ambassadeurs de la République kirghize et de la République slovaque pour avoir coordonné les efforts suite à la réunion de l'année dernière de Marrakech. Et je remercie le Royaume du Maroc d'avoir été si accueillant. Cette réunion nous appelle donc à faire de la sécurité routière une priorité politique. Depuis la tenue de cette réunion, nous avons publié notre première stratégie sur la sécurité routière en dix ans. Notre objectif est de réduire d'au moins 65 % le nombre de décès et de blessés graves sur les voies de transport d'ici à 2035. Nous voulons des infrastructures plus sûres, des véhicules plus sûrs grâce à des technologies innovatrices et une bonne mise en œuvre de la législation en Angleterre. Notre stratégie d'investissement en faveur des piétons et des cyclistes permet de créer des systèmes de transport plus accessibles et plus verts. Notre objectif est que 55% des trajets les plus courts soient faits à pied ou en vélo. Mais notre réussite va aussi dépendre de nos partenariats internationaux. Commission économique régionale joue un rôle essentiel pour l'élaboration de normes de sécurité pour les véhicules, mais aussi pour la voie routière. Nous voulons contribuer à la sécurité routière en travaillant à la CEE et à ses normes, mais aussi au Forum mondial pour l'harmonisation de la réglementation des véhicules. Nous offrons également notre expertise en matière de programmes d'évaluation de la sûreté et de la sécurité des véhicules. Nous jouons un rôle central pour ce qui est des recherches en matière de sécurité routière, et ce, en finançant le Fonds de la Banque mondiale pour la sécurité routière ainsi que d'autres programmes. La nouvelle décennie pour le transport durable est une occasion supplémentaire qui nous permet de faire de la sécurité routière une priorité politique. Nous nous réjouissons de pouvoir poursuivre cette coopération pour éviter de perdre encore 1,2 million de personnes chaque année en raison d'accidents de la route. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:07:34]: Je remercie la ministre du Transport local du Royaume-Uni. La parole est maintenant à Son Excellence Médina Sissoko Dembela, ministre du Transport et des Infrastructures du Mali. Mali · Ministre du Transport et des Infrastructures · Médina Sissoko Dembela [1:07:57]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je voudrais vous adresser les chaleureuses salutations de Son Excellence Général d'armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l'État de la République du Mali. Le Mali voudrait également saluer le travail remarquable des cofacilitateurs. À titre national, sous l'impulsion du Chef de l'État, le gouvernement du Mali a lancé la décennie d'action de la sécurité routière 2021-2030, avec comme objectif de réduire de 50 % le nombre des victimes d'accidents de la circulation routière. À cet effet, le Mali a notamment réalisé, pour le pilier 1, la création du comité interministériel et l'élaboration d'une stratégie nationale de sécurité routière. Pour le pilier 2, l'aménagement des infrastructures et équipements pour l'amélioration de la sécurité des points et zones accidentogènes, la prise en compte des usagers vulnérables dans les constructions routières. Pour le pilier 3, le renforcement du contrôle technique automobile et de la législation avec la prise en compte de la sécurité des enfants dans les véhicules. Pour le pilier 4, l'adoption d'un nouveau code de la route et son enseignement en milieu scolaire, la réalisation des campagnes de sensibilisation sur les facteurs de risque, la formation continue des chauffeurs et conducteurs routiers, la multiplication des contrôles routiers. Et enfin, pour le pilier 5, la construction des postes de secours le long des axes routiers interurbains, le renforcement du plateau technique des hôpitaux et des centres de santé pour la prise en charge des victimes d'accidents de circulation. Cependant, les insuffisances persistent, notamment pour l'homologation des véhicules importés et la disponibilité d'infrastructures routières dédiées aux différents types d'usagers. Pour y remédier, le Mali s'engage à mettre en œuvre l'objectif 11.2 de l'Agenda 2030, afin de garantir l'accès à des systèmes de transport sûrs, abordables, accessibles et durables pour tous. Dans cette perspective, le Mali reste disposé au partenariat technique et financier pour relever les défis de la sécurité routière qui compromettent le développement de nos pays. Je demeure convaincu que la solidarité internationale nous permettra d'atteindre la cible 3.6 des ODD. Je vous remercie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:10:38]: Merci à la ministre du Transport et de l'Infrastructure du Mali. La parole est maintenant à Son Excellence Sheikh Erabil Rahman, ministre du Transport routier et des ponts du Bangladesh. Bangladesh · Ministre du Transport routier et des ponts · Sheikh Erabil Rahman [1:11:10]: Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, chers collègues, chers amis, c'est un honneur que de m'exprimer à cette réunion de haut niveau au nom du Bangladesh. Je réitère notre engagement à réduire les décès et blessures graves de 50% conformément à la Décennie d'action pour la sécurité routière de 2021 à 2030. Le Bangladesh a adopté de nombreuses mesures pour améliorer son cadre de sécurité routière. Nous avons entériné une législation sur la sécurité routière de 2018 ainsi qu'une nouvelle législation en 2022. Nous avons mis à jour nos normes en matière de port du casque ainsi que nos réglementations pour la réglementation de la vitesse. Nous avons créé des manuels de mise en œuvre de ces législations. De plus, Le gouvernement applique des systèmes de gestion de la vitesse à l'aide de l'IA. Nous améliorons également nos interventions médicales sur les axes routiers. Aujourd'hui, je suis ravie de vous faire part de notre volonté d'adopter une législation globale sur la sécurité routière d'ici à 2027, et ce conformément aux pratiques internationales en vigueur. Nous reconnaissons l'appui essentiel de l'OMS, de la Banque mondiale, de la Banque asiatique du développement, du Partenariat pour la sécurité routière et de l'Incubateur pour le plaidoyer pour la sécurité. Nous n'oublions pas non plus les organisations de la société civile. Enfin, nous réitérons notre engagement à faire de la sécurité routière une priorité politique. Nous voulons donc atteindre les objectifs de 2030, à savoir une réduction de 50 % du nombre de morts et de blessés graves suite à des accidents de la route, Et ensemble, nous estimons que nous pouvons créer un avenir plus juste, plus équitable et plus sûr pour nous tous. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:14:08]: Merci au ministre du Transport routier et des ponts du Bangladesh. La parole est à Son Excellence Fernando Grande-Malasco-Hermes, ministre de l'Intérieur de l'Espagne. Spain · Ministre de l'Intérieur · Fernando Grande-Malasco-Hermes [1:14:29]: Madame la Présidente, Excellences, en Espagne, nous savons que les décès dus aux accidents de la route peuvent être évités. Nous l'avons prouvé. Ces 20 dernières années, nous sommes passés d'un des taux les plus élevés de mortalité de l'Union européenne, avec 128 décès pour un million d'habitants, pour arriver parmi les pays affichant les meilleurs résultats avec un taux de 37 par million. Un progrès qui s'est basé sur trois piliers. D'abord, nous avons placé les victimes et leurs familles au cœur même des politiques de sécurité routière, compte tenu de leur rôle essentiel pour promouvoir une culture de prévention. Nous avons également cherché à promouvoir l'engagement à l'échelle de toute la société, les administrations, les entreprises, les organisations sociales, les associations d'utilisateurs, car nous sommes convaincus que la sécurité routière relève d'une responsabilité partagée. Troisièmement, nous avons garanti le respect des règles grâce à un suivi, un contrôle efficace en donnant la priorité aux principaux facteurs de risque, à savoir l'utilisation de la ceinture de sécurité, du casque, la consommation d'alcool, de drogue, la vitesse, les distractions et la récidive. Je voudrais également évoquer des mesures récentes qui continuent de contribuer à l'objectif commun qui est le nôtre, à savoir sauver des vies. Tout d'abord, Nous avons un permis de conduire à points. Cela fait 20 ans que nous avons lancé l'initiative et c'est l'une des initiatives qui nous a le plus aidé à sauver des vies. En outre, nous avons imposé une limite de 30 km/h en ville. Nous avons remplacé les triangles d'urgence par des balises lumineuses qui sont connectées pour réduire le risque d'accident en évitant que le chauffeur ne descende du véhicule en cas de problème. Nous avons réduit le taux maximum d'alcool autorisé au volant pour le ramener à 0,1 milligramme par litre La tolérance zéro deviendra bientôt une réalité. Les pays ayant davantage d'expérience en matière de sécurité routière doivent coopérer avec d'autres États. La création de structures efficaces de coopération régionale est nécessaire pour réduire les accidents. le nombre de décès. Nous continuerons de porter le programme ibéro-américain de sécurité routière. Nous œuvrerons à l'harmonisation des permis de conduire et à des normes communes pour que le prochain sommet ibéro-américain des chefs d'État en novembre à Madrid marque un tournant en matière de sécurité routière. Je conclurai sur une conviction. Nous savons que les mesures sauvent des vies. À présent, appliquons-les avec l'ambition, la détermination et l'urgence nécessaires. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:17:37]: Merci au ministre de l'Intérieur de l'Espagne. La parole est à Son Excellence Nasgula Nwanwe, ministre des travaux publics et du transport d'Eswatini. Eswatini · Ministre des travaux publics et du transport · Nasgula Nwanwe [1:18:03]: Madame. La Présidente, au nom du Royaume d'Eswatini, je vous remercie d'avoir convoqué cette réunion de haut niveau qui nous permet d'aborder un sujet qui concerne tous les aspects de notre vie humaine, la sécurité routière. Cette discussion de haut niveau témoigne de l'engagement de l'ONU et des États membres à promouvoir la sécurité routière au niveau international. Nous saluons le dévouement de l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière, M. Jean Todt, dont les efforts continuent de porter leurs fruits. Eswatini est fier d'être parmi les premiers pays à avoir ratifié la Charte africaine pour la sécurité routière qui découle du cadre mondial sur la sécurité routière. Nous avons été plus loin. Nous avons aussi élaboré notre première stratégie pour la sécurité routière 2023-2030 afin de guider toutes les parties prenantes pour réduire à zéro le nombre de décès dans les accidents de la route d'ici à 2063 et pour réduire de moitié le nombre de morts et de blessés graves de 50 % d'ici à 2030. Notre La qualité de notre approche a été saluée dans la catégorie gestion de la sécurité routière lors des prix pour la sécurité routière de Kofi Annan à Marrakech au Maroc en 2023. Nous avons constaté une réduction importante du nombre de décès dans les accidents de la route depuis 2023 et nous voulons aller plus loin parce que tous ces décès sont évitables. Madame la Présidente, nous n'allons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous devons donc redoubler d'efforts pour renforcer la sécurité routière. Nous avons améliorer la formation des conducteurs. Nos formations et nos tests tiennent compte des normes du programme en vigueur et appliquées par les trois blocs régionaux de l'Afrique avec l'aide de l'Union européenne. Notre stratégie avait identifié des lacunes et donc des réformes sont en cours pour Remédier à la situation La sécurité des véhicules est essentielle. Voilà pourquoi nous améliorons les systèmes de test en passant de méthodes traditionnelles à l'utilisation de plateformes numériques. Nous voulons donc améliorer les compétences des conducteurs et la sécurité des véhicules pour atteindre nos objectifs nationaux et internationaux de sécurité routière. Pour garantir la sécurité routière, nous avons adopté notre législation sur la question en 2023, qui a établi l'autorité du transport des Swatini visant à améliorer le maintien et l'entretien des voies routières. Micro coupé. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:21:12]: Je remercie le ministre des travaux publics et du transport de Swaziland et donne la parole au secrétaire d'État de l'infrastructure et de l'énergie de la Slovénie. Slovenia · Secrétaire d'État de l'infrastructure et de l'énergie [1:21:34]: Madame la présidente de l'Assemblée générale, Monsieur l'envoyé spécial du secrétaire général pour la sécurité routière, Monsieur Jean Todt, Excellence, Très chers invités, Mesdames et Messieurs, la Slovénie salue la déclaration politique adoptée aujourd'hui et remercie les cofacilitateurs, la Slovaquie et le Kirghizistan, de leur excellent travail. Un message fondamental, renforcer le financement et la mise en œuvre pour réduire de moitié les décès et blessures lors d'accidents de la route d'ici 2030 illustre l'urgence de notre mission. Les décès en Slovénie sont passés de 506 en 1994 à 68 en 2024, le niveau le plus bas dans notre histoire. Des progrès extraordinaires rendus possibles malgré une augmentation de 80 % du trafic au cours des 20 dernières années. Toutefois, dans la première moitié de 2026, Même si le nombre total d'accidents a chuté de 30%, le nombre de décès a augmenté de plus de 35%. Un paradoxe qui nous montre que même si les mesures de prévention réduisent le nombre d'accidents, les accidents les plus graves sont de plus en plus fréquents. Une vitesse excessive, conjuguée à l'alcool, reste la première cause d'accident mortel. Nous voyons également une vulnérabilité croissante des véhicules à deux et trois roues. Ce groupe est l'un des plus grands défis à relever en matière de sécurité routière. Nous avons fait des progrès significatifs, mais ça ne suffit pas. Tous les pays font face à leurs propres défis. La sécurité routière est un défi qui l'échelle mondiale. Non seulement nous appelons à l'action, mais nous sommes fiers d'avoir alloué 30 000 euros au fonds pour la période 2026-2028. Nous estimons que le partage des connaissances, des pratiques exemplaires et le fait d'abonder ce fonds permettent de sauver des vies. La sécurité routière est un objectif qui nous unit tous, quelle que soit la nationalité, la religion ou les clivages politiques. Utilisons cet engagement commun pour accélérer l'action, renforcer la coopération, accroître les investissements et transformer les engagements en mesures très concrètes pour sauver des vies. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:24:26]: Je remercie le secrétaire de l'infrastructure de la Slovénie, Marie-Pierre BENDRENE, ministre déléguée au ministère de l'Intérieur, chargée de la citoyenneté, de la France, a à présent la parole. France · Ministre déléguée au ministère de l'Intérieur, chargée de la citoyenneté · Marie-Pierre BENDRENE [1:24:43]: Madame la présidente, excellences, chers collègues, je souhaite tout d'abord remercier madame la présidente de l'Assemblée générale d'avoir réuni cette rencontre de haut niveau. Je tiens également à saluer l'engagement de Son Excellence Mme Aida Kassym-Jiya, représentante permanente de la République kirghize, et de Son Excellence M. Peter Juleany, représentant permanent de la République slovaque, dont l'implication a permis l'adoption de la déclaration que la France soutient pleinement. Cette déclaration porte une ambition simple mais essentielle: sauver des vies. Chaque année, plus de 1,2 million de personnes meurent sur les routes dans le monde. Des millions d'autres sont blessées, parfois lourdement. Derrière ces chiffres, il y a des familles brisées, des parcours interrompus, des destins qui basculent en quelques secondes. Et aucune société ne peut considérer ces drames comme une fatalité. La sécurité routière n'est pas une politique technique, c'est une politique de protection de la vie. C'est pourquoi la France soutient l'objectif fixé par la Décennie d'action des Nations unies: réduire de moitié le nombre de personnes tuées et blessées sur les routes d'ici à 2030. Pour atteindre cet objectif, nous devons poursuivre une approche globale, telle que le promeut l'Organisation mondiale de la santé. Agir sur les infrastructures, véhicules, vitesses, équipements de protection, contrôles et bien évidemment sur les comportements. Ce sont principalement les comportements responsables qui sauvent des vies. Nous devons construire une véritable culture de la sécurité routière qui s'apprend et se transmet. En France, nous avons fait ce choix. La sécurité routière fait partie du parcours éducatif de chaque élève dans le but de prévenir les comportements à risque. Apprendre à circuler, c'est aussi apprendre à vivre ensemble dans le respect des autres, dans une perspective de responsabilité et de citoyenneté. Cette politique indispensable n'est jamais acquise. En France, les jeunes de 18 à 24 ans demeurent la catégorie la plus exposée aux accidents. La prévention doit être donc sans cesse renouvelée à chaque génération afin de les protéger. Il nous faut donc continuer à promouvoir une culture de la sécurité routière, en ayant spécifiquement une attention sur les plus vulnérables, tels que les piétons, les cyclistes, les motocyclistes. Les défis sont nombreux et tous nos pays y sont confrontés, chacun avec des particularités qui lui sont propres. Mais nous partageons une même responsabilité: construire des politiques publiques fondées sur les réalités de chaque territoire, capables d'évoluer face aux défis nouveaux et de protéger toujours les usagers de la route. Au fond, la sécurité routière est l'une des expressions les plus concrètes de l'action publique. Gardons cette ambition qui doit guider chacune de nos décisions, faire en sorte que la route. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:27:54]: Je remercie la ministre déléguée au ministère de l'Intérieur et je donne la parole à Son Excellence Vice-ministre de l'Intérieur de la Thaïlande. Thailand · Vice-ministre de l'Intérieur [1:28:17]: Madame la Présidente, Excellence, en tant que chef de la délégation, la Thaïlande place la sécurité routière au cœur de notre programme national. Notre objectif est de réduire d'au moins 50% d'ici 2030 le nombre de décès et de blessures occasionnés par les accidents de la route. La sécurité routière en Thaïlande relève d'une gouvernance à plusieurs niveaux. Le Comité national de réduction et de prévention des accidents de la route est l'organe décideur. Les centres directeurs de sécurité de la route au niveau national et provincial sont le mécanisme de coordination. Les centres d'opérations provinciaux sur la sécurité de la route et les centres d'opérations administratifs locaux pour la sécurité de la route sont les mécanismes opérationnels sur le terrain. Les partenaires du gouvernement sont les administrations locales chargées de gérer les points de vérification, garantir la sécurité routière grâce à un suivi local et une discipline améliorée. Dans le cadre du plan quinquennal sur la sécurité routière de 2022, la Thaïlande s'est efforcée de réduire les décès provoqués par les accidents de la route en les ramenant à 12 décès pour 100 000 habitants d'ici 2027. Nous avons recours à des des mesures concrètes, à une coopération multipartite, à la coopération. Nous révisons la législation et les règlements de sorte à être en conformité avec les normes internationales et nous veillons également à louer le budget nécessaire à ces efforts. Nous comptons travailler en étroite coopération avec d'autres pays et partenaires de développement Et nous sommes prêts à mener notre campagne Confiance en la Thaïlande, un projet qui implique le ministère de l'Intérieur, la police royale thaïlandaise, le ministère de la Justice, les organes administratifs à l'échelle locale et régionale, le tout dans le cadre d'un exercice coordonné. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:31:25]: Je remercie le vice-ministre de l'Intérieur de la Thaïlande et donne la parole à Son Excellence, sous-secrétaire d'État, ministre des Travaux publics et du Transport du Cambodge, à prendre la parole. Cambodia · Sous-secrétaire d'État, ministre des Travaux publics et du Transport [1:31:50]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le Cambodge reste profondément résolu à promouvoir la sécurité routière conformément au plan mondial pour la décennie d'action pour la sécurité routière 2021-2030. Je vais aujourd'hui avoir l'honneur de vous présenter les réalisations et les engagements du Cambodge en matière de sécurité routière. Premièrement, conformément à l'engagement pris lors de la quatrième conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière au Maroc en 2025, le Cambodge a rejoint l'accord de 1958 relatif à l'adoption de réglementations techniques harmonisées pour les véhicules à roues, le matériel et les pièces détachées. Le Cambodge s'est engagé à améliorer la sécurité routière grâce à des systèmes de transport plus sûrs et durables, y compris grâce à l'adoption et l'application de mesures visant à améliorer la sécurité du transport des ouvriers dans les secteurs du transport de marchandises et de l'habillement. Nous avons fixé une cible nationale visant à éliminer l'utilisation de camions dangereux pour le transport des travailleurs d'ici 2027 afin adapter la transition vers des véhicules de transport collectif plus sûrs respectant des normes de sécurité. Grâce à des initiatives telles que celles financées par le Fonds sur la sécurité routière et mises en œuvre par la Fondation de l'OIT, la politique nationale se traduit en mesures concrètes dans l'intérêt des travailleurs. Parallèlement, le Cambodge s'est efforcé de renforcer la sécurité routière en promouvant des initiatives sur des zones scolaires sûres, en faisant fond sur l'engagement national de créer des zones sûres en 2027. Le Cambodge a élaboré des directives nationales sur ces zones pour appuyer la mise en œuvre dans tout le pays et a créé également un groupe de travail technique multipartite afin de renforcer la coordination et la durabilité de l'initiative. En outre, le Cambodge coopère étroitement avec d'autres parties prenantes et ONG afin de mobiliser des ressources pour accélérer des progrès dans la réalisation des objectifs et dans la réalisation de résultats tangibles d'ici 2027. Quatrièmement, d'ici 2030, GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:34:50]: le micro a été coupé. Je remercie le sous-secrétaire d'État du Cambodge et donne la parole au vice-ministre des Affaires intérieures du Turkménistan. Turkmenistan · Vice-ministre des Affaires intérieures [1:35:28]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, chers collègues, tout d'abord, qu'il me soit permis, au nom du Turkménistan, de remercier la présidente de l'Assemblée générale et de me donner la possibilité de parler d'un sujet, la sécurité routière, qui est une priorité pour notre pays. C'est l'occasion pour nous d'exprimer notre engagement en faveur de la Décennie d'action pour la sécurité routière 2021-2030. Nous sommes convaincus que toutes ces questions abordées à l'occasion de notre réunion de haut niveau devraient donner un nouvel élan à nos efforts et devraient contribuer à relever tous les défis, notamment la réduction du nombre d'accidents de la route et de victimes. Chaque année, les axes routiers sont les témoins de nombreux accidents de la route. Nous estimons qu'il s'agit, selon nous, d'une question à l'échelle de la société et du gouvernement nécessitant une approche intergouvernementale. Au Turkménistan, chaque année en septembre, nous organisons un événement sur la sécurité routière l'on se penche sur les questions de sécurité routière et de respect des règles. Notre pays a également adopté un programme pour garantir la sécurité routière au Turkménistan. Chaque ministère et chaque département doit se doter d'un plan en matière de lutte contre les accidents de la route. Ces derniers temps, au Turkménistan, nous avons pris des mesures concrètes. Le 11 avril de cette année, nous avons adopté une législation modifiant grandement le code de la route et qui durcit les sanctions en cas de violation du code routier. Les accidents de la route ne sont pas des catastrophes naturelles, ils sont le fruit de nos actions. Nous devons donc agir de façon coordonnée et nous voulons nous assurer également de garantir une coopération internationale plus étroite. Le Turkménistan coopère avec de nombreuses organisations internationales, notamment l'OMS, sans oublier les pays de la CEI, ainsi que les pays de l'Asie et de l'Europe. la région du Pacifique. Nous voulons partager nos expériences en matière de politique ainsi que nos mesures pour la sécurité routière. En guise de conclusion, j'aimerais vous remercier et nous souhaiter à tous un travail productif. Et nous vous appelons à redoubler d'efforts pour réduire le nombre de décès et de blessés d'ici à 2030, réduction de moitié, micro coupée. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:38:28]: Je remercie le vice-ministre et donne la parole au secrétaire d'État aux affaires intérieures du ministère de l'Intérieur de l'Angola. Angola · Secrétaire d'État aux affaires intérieures [1:38:51]: Madame la Présidente, l'Angola souscrit à la déclaration du groupe des États africains et nous vous félicitons d'avoir convoqué cette réunion de haut niveau essentielle dont la tenue vient rappeler l'engagement pris par la communauté internationale envers l'une des priorités les plus urgentes du programme de développement mondial, à savoir la sécurité routière. Nous sommes à mi-parcours de la décennie d'action pour la sécurité routière 2021-2030. Il nous faut faire le bilan des progrès réalisés, afficher la volonté et la détermination politique nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des engagements consacrés dans la déclaration de Stockholm, réaffirmés dans la déclaration politique de New York en 2022 et confirmés à nouveau par la déclaration de Marrakech en 2025. Réaliser la cible 3.6 des ODD, réduire de moitié le nombre de décès et de graves blessures provoqués par des accidents de la route d'ici 2030, sera tributaire de notre capacité collective à transformer les engagements politiques en résultats concrets grâce à des investissements durables, des institutions robustes, une coopération internationale plus efficace. Chaque année, les accidents de la route la vie à un million de personnes, provoque des dizaines de millions de blessés dans le monde. C'est l'une des causes principales de décès chez les jeunes et les enfants. Les conséquences dépassent la santé publique, sapent la croissance économique, creusent les inégalités, entravent la réalisation des ODD. En Angola, les accidents de la route se concentrent essentiellement dans les grands centres urbains et et vont de pair avec la mobilité accrue et l'urbanisation. Face à cette réalité, notre gouvernement a lancé une stratégie intégrée pour renforcer le cadre juridique et institutionnel, renforcer l'application des lois, promouvoir l'éducation et la sensibilisation à la sécurité routière, moderniser progressivement l'infrastructure, les systèmes de gestion de trafic et renforcer l'intervention d'urgence et l'aide aux victimes. La République d'Angola estime que le succès de la décennie d'action dépendra du renforcement des partenariats internationaux, de l'augmentation de l'aide technique, du transfert de connaissances, de la promotion de l'innovation et de la mobilisation de ressources financières prévisibles et durables, notamment pour les pays en développement. La sécurité routière doit être au cœur des politiques publiques et du développement de la mobilité, de la santé, de l'éducation, de l'aménagement du territoire. avec une approche axée sur la personne. La République d'Angola est déterminée à continuer de travailler avec les Nations unies, l'OMS et l'ensemble des partenaires internationaux afin de bâtir des systèmes de transport routier plus résilients, inclusifs, toute vie sauvée, c'est une famille préservée, une communauté renforcée et un pas vers un développement durable plus humain. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:41:51]: Je remercie le secrétaire d'État de l'Angola et je donne à présent la parole à Son Excellence le secrétaire général du Comité ministériel de la sécurité routière d'Arabie Saoudite. Saudi Arabia · Secrétaire général du Comité ministériel de la sécurité routière [1:42:21]: Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, Excellence Madame la Présidente de l'Assemblée Générale, Excellence Mesdames et Messieurs, que la paix de Dieu vous accompagne. Le Royaume d'Arabie Saoudite d'emblée souhaite remercier les Nations Unies et l'OMS ainsi que tous nos partenaires internationaux de leurs efforts inlassables visant à renforcer notre engagement mondial à échanger les expériences et appuyer les efforts collectifs pour améliorer la sécurité routière et parvenir à des sociétés durables. Nous sommes déterminés à travailler aux côtés de la communauté internationale pour la sécurité routière, un transport plus durable et pour préserver la sûreté et la dignité des personnes. Excellence, la sécurité routière est l'une des questions de développement et questions humaines les plus urgentes, indissociable de la préservation des vies, des progrès pour améliorer la qualité de vie, pour améliorer également l'efficience des économies et préserver nos communautés. Éviter les accidents de la route ne se limite pas aux axes routiers, ça concerne les familles, les systèmes de santé, les processus de développement nationaux. À la lumière du concours et du soutien que Sa Majesté le Roi Salmane et le prince héritier et le premier ministre, le royaume d'Arabie saoudite a renforcé son système de sécurité routière dans le cadre de la vision saoudienne 2030 et conformément à nos engagements internationaux et aux objectifs de la décennie d'action. Excellence, le royaume, grâce à nos efforts nationaux intégrés, est parvenu à des progrès concrets en matière de sécurité routière. Nous avons réussi à faire chuter le taux de mortalité par rapport à 2016 et en plus de la sécurité de l'infrastructure, notre royaume a accordé une grande importance à l'adoption de stratégies nationales d'amélioration de la sécurité routière, y compris en améliorant la sécurité de nos routes de 85 % en 2025, dépassant par là même la moyenne mondiale de 75 % d'ici 2030. Qui plus est, je tiens à dire que cette réunion est l'occasion de réitérer l'engagement, d'accélérer la mise en œuvre et d'échanger des expériences et de passer de la planification à des résultats concrets. Nous souhaitons plein succès à tous nos partenaires. Que la paix de Dieu soit avec vous. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:45:21]: Je remercie le secrétaire général du Comité ministériel de la sécurité routière en Arabie saoudite et je donne à présent la parole au Brésil. Brazil · Représentant [1:45:44]: Merci, Madame la Présidente. Le plus grand progrès consenti par le Brésil en matière de sécurité routière a été la création et l'amélioration continue de Panatrans, notre plan national de sécurité routière. Pour un pays aussi grand que le Brésil, caractérisé par sa diversité, disposer d'une stratégie nationale est une réalisation de taille. Panatrans a été créé en 2018 en vertu d'une loi, ce qui garantit la continuité du plan et ce qui fait de la sécurité routière un engagement national sur le long terme. Lors de l'examen de Panatrans en 2023, nous avons transformé la planification plutôt que de demander aux États et aux municipalités de se contenter de mettre en œuvre le plan, nous les avons invités à le concevoir à nos côtés. Les gouvernements locaux ont ainsi fait part de leur expérience, des politiques fructueuses et des enseignements tirés de la mise en œuvre. Un changement particulièrement important, sachant qu'environ 80 % des décès en accident de la route au Brésil surviennent sur les routes d'État et routes municipales et pas sur le réseau d'autoroutes fédérales. Donc une stratégie véritablement nationale de sécurité routière doit être élaborée avec celles et ceux responsables du réseau routier. Notre expérience a renforcé notre enseignement important. La planification est indissociable de la mise en œuvre en 2025. Nous avons nettement réduit le nombre de décès sur les autoroutes fédérales, inversant ainsi une tendance qui existait depuis 2019. Un résultat qui a prouvé qu'investir dans l'infrastructure plus sûre ainsi qu'une application des lois sur la base d'éléments probants permet de sauver des vies. L'expérience nous a également montré qu'un plan sans budget n'est rien d'autre qu'une intention. Voilà pourquoi La prochaine étape de Penatrans va se concentrer sur le lien entre le budget public et les priorités du plan. Nous avons pour objectif de renforcer la responsabilisation en veillant à ce que les investissements à tous les niveaux du gouvernement correspondent pleinement à nos objectifs nationaux de sécurité routière. Parallèlement, le Brésil fait face à un défi urgent et les décès de motocyclistes ne cessent d'augmenter. Pour relever le défi, il faudra améliorer les transports publics pour que les personnes aient des options sûres et d'un coût abordable en termes de mobilité. Notre objectif est simple, relier les priorités, les budgets, les résultats de sorte à ce que tout investissement contribue à sauver des vies. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:48:40]: Merci au Brésil. La parole est maintenant au Qatar. Qatar · Représentant [1:48:58]: Madame Annalena Baerbock, Présidente de la quatre-vingtième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Excellences, Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d'abord d'exprimer nos remerciements à la Présidente de l'Assemblée générale pour la tenue de cette importante réunion. Nous exprimons notre appréciation pour les efforts déployés par les facilitateurs de la déclaration d'étape, le Kirghizistan et la Slovaquie, ainsi que par le Président de l'Assemblée générale, M. António Guterres. les efforts des Nations Unies et du Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière et l'ensemble des partenaires internationaux œuvrant au renforcement de la sécurité routière et à la réduction des pertes humaines et économiques. Nous considérons que la sécurité routière constitue une question de développement, de santé publique et de société. Elle est étroitement liée à la réalisation des ODD. Nous soulignons l'importance de poursuivre la mise en œuvre de la deuxième décennie d'actions pour la sécurité routière 2021-2030, qui vise à réduire de moitié le nombre de décès et de blessures dus aux accidents de la route d'ici 2030. L'Etat du Qatar est convaincu que la protection des vies humaines exige une approche globale fondée sur la modernisation des infrastructures, le renforcement de la législation et du suivi, la sensibilisation, le recours aux technologies et à l'innovation dans la gestion de la circulation routière, ainsi que la promotion de la sécurité des usagers de la route. L'Etat du Qatar poursuit la mise en œuvre de ses engagements nationaux et internationaux à travers sa stratégie nationale pour la sécurité routière 25-30, vise à réduire de 50% le taux de mortalité routière et ce conformément aux objectifs des Nations Unies et à la vision nationale du Qatar 2030. L'Etat du Qatar accorde également une une attention particulière à la protection des catégories les plus exposées aux risques, notamment les piétons, les cyclistes et les enfants, grâce à des initiatives de sensibilisation spécialisées et à des programmes communautaires tels que le programme Ambassadeurs de la sécurité routière dans les écoles, qui vise à ancrer la culture de la sécurité routière chez les jeunes générations. Les défis liés à la sécurité routière exigent un renforcement de la coopération internationale, notamment par l'échange d'expériences, le renforcement des capacités et le transfert des connaissances vers les pays en développement afin de contribuer à la réduction des taux de mortalité et de blessures à l'échelle mondiale. Nous soulignons l'importance de fournir les ressources nécessaires pour appuyer les efforts internationaux visant à améliorer la sécurité routière, y compris à travers les partenariats volontaires destinés à atteindre cet objectif humanitaire commun. En conclusion, l'État du Qatar réaffirme son engagement à soutenir les efforts internationaux en faveur de la sécurité routière et à travailler avec l'ensemble des partenaires afin de bâtir des sociétés plus sûres et plus durables, garantissant un avenir meilleur aux générations futures. Je vous remercie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:51:48]: Madame la Présidente, je remercie le représentant du Qatar. La parole est maintenant à l'Argentine. Argentina · Représentant [1:52:18]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, l'Argentine participe à cette réunion de haut niveau et réitère son attachement à la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière et l'objectif de réduire de moitié les décès et blessures dans la décennie. Depuis 2008, nous avons une agence nationale de sécurité routière, une institution avec autorité juridique et économique chargée de coordonner la politique nationale afin de garantir une approche fédérale. Nous travaillons aux côtés des 24 provinces de notre pays. nous fixons des directives et objectifs communs au sein du Conseil fédéral. Cette agence est aidée par un comité consultatif avec des représentants du secteur privé, des ONG. Notre gestion se base sur le principe d'un système sûr, en partant du principe qu'on ne peut perdre aucune vie en raison d'accidents de la route. Nous travaillons sur quatre axes stratégiques. Premièrement, une gestion fondée sur les éléments probants. Nous avons renforcé les systèmes de collecte de données sur les accidents sur le territoire pour identifier les facteurs de risque et évaluer l'impact de nos politiques. Deuxièmement, protection des usagers vulnérables. En Argentine, 46 % des victimes sont des motocyclistes. Voilà pourquoi notre plan stratégique national se concentre sur eux. Nous travaillons sur la sécurité motocycliste en donnant, entre autres, la priorité à la formation, au contrôle des éléments de protection et aux campagnes de sensibilisation ciblées. Troisièmement, véhicules plus sûrs. Nous cherchons à promouvoir des normes de sécurité des véhicules. Nous avons notamment imposé des systèmes de freinage CBS et ABS. sur toutes les motos. Nous avons également des modules de conduite autonome qui seront appliqués à tous les véhicules. Nous avons également une couverture nationale et gratuite de prise en charge des victimes en cas d'urgence, une ligne téléphonique disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et qui fournit une aide globale aux victimes. Nous savons que les accidents de la route restent la première cause de décès des jeunes de 5 à 29 ans, avec un coût économique équivalent à 2,6 % du PIB. Le défi est de taille, mais nous avons la volonté politique, les institutions nécessaires et nous nous sommes engagés à le relever. Nous accordons une grande importance aux aspects techniques de la déclaration et l'appel à accélérer la réalisation des engagements. Nous allons participer de façon constructive dans le cadre d'une coopération internationale, d'échanges de bonnes pratiques, de transferts de technologies et d'obtention de financements pour appuyer les mesures dans les années restantes de la décennie. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:55:23]: Merci à l'Argentine. La parole est au représentant de l'Uruguay. Uruguay · Représentant [1:55:37]: Madame la Présidente de l'Assemblée générale, Excellence, Mesdames et Messieurs, très chers participants, c'est un honneur de représenter l'Uruguay lors de cette réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière mondiale et de vous faire part des progrès et engagements de notre pays en la matière conformément au programme 2030, la décennie d'action pour la sécurité routière. L'Uruguay se félicite de l'adoption de la déclaration qui affiche la volonté de la communauté internationale de redoubler ses efforts pour parvenir à la réalisation des objectifs et éviter les décès évitables. Les accidents de la route représentent un problème de santé publique. Un million de personnes chaque année perdent la vie dans le monde. Voilà pourquoi en Uruguay, nous avons placé les personnes et la protection de la vie au cœur même de la politique publique, convaincus que nous sommes que la sécurité routière doit recouper les politiques de santé, d'éducation, d'urbanisme, d'infrastructures avec une stratégie fondée sur des éléments probants, un leadership institutionnel et l'engagement de la société. L'UNICEF a renforcé son rôle d'organisme chargé de la politique nationale de sécurité routière. Il est chargé de promouvoir la coordination entre les agences nationales, infranationales, le système de justice, les universités, la société civile, la gouvernance est l'un des instruments principaux de réalisation des objectifs. Et dans ce cadre, nous avons élaboré un plan de travail avec six axes stratégiques appliqués activement. Premièrement, nous cherchons à renforcer la présence de la sécurité routière dans les politiques publiques en promouvant une culture de prévention et de respect. Deuxièmement, nous insistons sur le respect des règles en coordonnant notamment l'action des gouvernements et des institutions à plusieurs niveaux. Nous élargissons la participation sociale et territoriale pour identifier les programmes concrets, trouver des solutions adaptées aux réalités du pays. Ces trois initiatives nous ont permis de réduire de 12,5% les décès au premier semestre de l'année. Quatrièmement, nous intégrons la sécurité routière dans l'éducation. Cinquièmement, nous renforçons le système de justice en appliquant systématiquement ces règles. Nous continuons d'élaborer des outils concrets de gestion, le permis à points par exemple, la limite de la vitesse. Nous accordons une grande importance à la coopération internationale et régionale. Nous présidons l'Observatoire ibéro-américain de la sécurité routière, un réseau de 22 pays où nous cherchons à promouvoir l'échange d'expériences, le renforcement des capacités techniques, la production d'informations comparables et l'élaboration de politiques publiques commune en juin. Nous avons adopté une déclaration qui sera présentée aux chefs d'État et de gouvernement. Nous sommes convaincus que la réalisation de l'objectif de la décennie passe par le leadership politique, la coopération internationale et une décision ferme. Le micro a été coupé. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [1:58:44]: Merci au représentant de l'Uruguay. Je donne la parole à la Grèce. Greece · Représentant [1:59:04]: excellence mesdames et messieurs les délégués la grèce appuie pleinement l'objectif de la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière à savoir réduire les décès et blessures sur la voie routière de 50% d'ici à 2030 pour nous ce n'est pas simplement Une cible internationale distante, c'est un engagement national qui se calcule en vies. La sécurité routière n'est pas une simple question de transport, c'est une question de santé publique, d'application de la législation, d'infrastructures, d'éducation, mais surtout de culture. En Grèce, nous avons fait le choix de passer des paroles aux actes. Nous avons adopté un nouveau code routier, se concentrant sur ces comportements qui coûtent des vies, excès de vitesse, consommation d'alcool, non-port du casque ou des ceintures de sécurité, violation du code de la route, conduite dangereuse. Nous renforçons la mise en œuvre de la législation, le contrôle de police et l'utilisation de caméras fonctionnant grâce à l'IA. Nous trouvons aussi d'autres solutions. Nous garantissons le fonctionnement pendant 24 heures des transports publics chaque samedi soir pour permettre à tous, y compris les jeunes, de rentrer en toute sécurité après être sortis. Nous nous sommes aussi dotés d'un nouveau projet de construction. Ces efforts portent leurs fruits. en 2025, nous avons recensé 517 victimes d'accidents de la route, le nombre le plus bas depuis 1963. C'est une des réductions les plus importantes d'accidents mortels en Europe. Mais cela ne suffit pas. Chaque vie perdue, c'est une vie de trop perdue. Nos prochaines priorités sont claires: protéger les piétons, les motards, lutter contre la consommation d'alcool au volant, entre autres. La Grèce avance sur la voie de la mise en œuvre de sa stratégie pour la sécurité routière, réunie les gouvernements centraux, les autorités locales, la police, les infrastructures et la société civile. Nous estimons que la bonne gouvernance, des données fiables et la reddition de comptes sont indispensables pour sauver des vies. Notre message est clair. Ces morts ne sont pas inévitables, elles sont évitables. Nous ne devons pas nous contenter de parler, nous devons agir et garantir une meilleure coopération. La Grèce s'est pleinement engagée à contribuer à ces efforts et à apprendre des autres. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:02:06]: Je remercie la Grèce. La parole est maintenant à la République dominicaine. Dominican Republic · Représentant [2:02:28]: Excellence, Madame la Présidente de l'Assemblée générale des Nations unies, au nom de la République dominicaine, je vous remercie de l'occasion qui m'est donnée de participer à cette réunion de haut niveau sur la sécurité routière. Une question qui nous interpelle en tant que gouvernement et que communauté internationale. Nous appuyons la déclaration adoptée aujourd'hui qui nous appelle à assumer la responsabilité de cet engagement mondial. Je commencerai par une réalité qui ne peut susciter l'indifférence. En 2025, 2992 personnes ont perdu la vie. lors d'accidents de la route en République dominicaine. Plus de 65%, pour être précis, 1995 étaient des motocyclistes. Et voilà pourquoi nous appliquons un règlement de casque homologué pour que n'arrive dans le pays que des casques à même de sauver la vie du conducteur, du chauffeur et du passager. Nous faisons également en sorte que la République dominicaine ne vende aucune moto sans casque certifié selon le mot d'ordre une moto, un casque. Notre président, Luis Abinader, a signé en novembre 2024 un pacte national pour la sécurité routière auquel ont souscrit 121 entités publiques et privées qui travaillent ensemble sur la sécurité routière qui est une priorité d'intérêt national en vertu du décret 656 24 qui avait lancé le plan national de sécurité routière 2025 2030. La sécurité routière mérite d'impliquer les jeunes. Voilà pourquoi, en coordination avec le ministère de l'éducation, nous avons lancé un programme gardien du transport à partir de cette année. tous les étudiants au bac participeront à des entraînements virtuels d'éducation à la sécurité routière. L'objectif est de toucher 300 000 élèves d'ici 2028. Aucun plan ne suffit sans un engagement financier. Voilà pourquoi nous avons un programme de sécurité routière approuvé par la Banque interaméricaine de développement en juillet 2025 avec un investissement de 200 millions de dollars pour améliorer l'infrastructure routière. La sécurité routière n'est pas que la responsabilité des gouvernements. Elle suppose l'engagement de la société civile et des chercheurs. Et voilà pourquoi Nous essayons de faire en sorte que les entreprises mettent en œuvre des plans de sécurité routière. La République dominicaine s'engage à nouveau en faveur de ce programme mondial, agira de façon déterminée en plaçant la protection de la vie au cœur même de toute politique publique. Voilà notre engagement. Un engagement à sauver les vies en République dominicaine. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:05:28]: Je remercie la République dominicaine. La parole est maintenant au Kenya. Kenya · Représentant [2:05:45]: Excellences, Mesdames et Messieurs les délégués, la sécurité routière est l'une de nos priorités en matière de développement. Ces cinq dernières années, nous avons recensé 4 000 à 5 000 Victimes d'accidents de la route tous les ans avec plus de 20 000 blessés. Nous sommes conscients que ce chiffre est élevé et c'est inacceptable. Les usagers vulnérables, les piétons et les motards représentent plus de la majorité des victimes. et des décès sur les axes routiers. Les accidents de la route sont une question de transport mais aussi de développement économique et social. Nous estimons que les accidents de la route coûtent 5% du PIB annuellement. Notre approche s'articule autour de trois piliers: les questions d'ingénierie, de mise en œuvre et d'éducation. Nous investissons en faveur de plus de sécurité routière via nos infrastructures. Nous créons des zones sûres à proximité des écoles et nous adoptons les normes internationales. S'agissant de la législation, nous appliquons la législation en utilisant les nouvelles technologies. Nous améliorons la réglementation des conducteurs et des véhicules ainsi que la conformité. Nous modernisons les inspections de véhicules et la mise en œuvre de la législation ainsi que l'octroi de permis de conduire. L'éducation du public est au cœur de notre stratégie. Nous redoublons d'efforts pour ce qui est des campagnes de sécurité routière ciblant les écoles, les responsables du transport public, les employés, les communautés et les usagers vulnérables. Nous intégrons la sécurité routière et l'éducation dans nos institutions et nous faisons la promotion d'un changement de comportement. La mise en œuvre de notre plan s'inscrit dans la décennie d'action pour la sécurité routière. Nous saluons l'adoption de la déclaration à l'occasion de cette réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière. C'est un véritable jalon et nous nous réjouissons de la mettre en œuvre. Excellence, le Kenya est pleinement engagé en faveur de plus de sécurité routière grâce à plus de partenariats, des technologies intelligentes, des infrastructures plus sûres et une bonne mise en œuvre de la législation et l'éducation du public. Au cœur de cette approche, nous comptons sur la coopération avec vous tous pour garantir la sécurité Ensemble, grâce à nos engagements communs et à la coopération internationale, nous pouvons sauver des vies, protéger les moyens de subsistance et créer des systèmes de transport plus durables et plus sûrs pour les générations d'aujourd'hui et de demain. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:08:38]: Je remercie le Kenya. La parole est au Japon. Japan · Représentant [2:09:01]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, nous saluons l'adoption de la déclaration qui insiste sur plus de gouvernance, plus de reddition de comptes. La sécurité routière, c'est une question centrale pour le Japon. C'est essentiel pour le bien-être et le développement durable. Ces dix dernières années, nous avons véritablement réduit le nombre de victimes d'accidents de la route en nous attelant à la question de la sécurité routière, en nous concentrant sur les systèmes, sur les véhicules, l'environnement et les conducteurs. Nous avons garanti la coordination interinstitutionnelle en comptant sur la participation du secteur public et de la société civile. Nous avons donc recensé le nombre le chiffre le plus bas de victimes dans notre histoire. Notre stratégie s'articule autour de trois piliers. Premièrement, le cadre de gouvernance. Nous appliquons notre législation sur la sécurité routière qui détermine les responsabilités à tous les niveaux du gouvernement. C'est une base pour la mise en œuvre des plans nationaux. Notre politique nationale pour la sécurité routière peut compter sur la coordination interministérielle. Nous mettons en œuvre nos efforts au niveau sous national et national. Nous tenons compte des objectifs d'ici à 2030. Nous appliquons des modifications technologiques. Deuxièmement, nos efforts politiques, la collecte et l'analyse de données permet d'identifier les risques de procéder à des interventions ciblées. Troisièmement, une approche en matière de normes liée à l'éducation, la sensibilisation du public. Alors que la situation et l'environnement est de plus en plus complexe, nous insistons sur l'importance du comportement des usagers tels que les cyclistes, les enfants, les visiteurs, les touristes. Nous pouvons compter sur la société civile Et donc nous faisons la promotion de campagnes nationales. En guise de conclusion, nous sommes pleinement engagés en faveur de la sécurité routière et nous redoublons d'efforts avec la participation du secteur privé. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:12:02]: Merci au Japon. La parole est à la Sierra Leone. Sierra Leone · Représentant [2:12:24]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les Délégués, Mesdames et Messieurs, Au nom du gouvernement et du peuple de la République de Sierra Leone, je remercie la Présidence de l'Assemblée générale d'avoir convoqué cette ce débat de haut niveau qui a pour thème renforcer et accélérer la mise en œuvre des engagements pour réduire de moitié le nombre de décès de blessures d'ici à 2030. Il est urgent d'agir et moins de quatre ans nous séparent de 2030. Nous sommes donc à un moment de reddition de compte. Nous devons aussi déterminer si nos actions au niveau national, régional, continental et international ont donné lieu plus de sécurité pour les usagers. Nous souscrivons à l'intervention prononcée au nom du groupe africain. L'Union africaine a fait montre d'un rôle de chef de file en chargeant les États membres d'appliquer la Charte africaine pour la sécurité routière conformément à son Agenda 2063 et en Afrique de l'Ouest, la charte pour la sécurité routière de la CDAO est appliquée et tient compte de la vision 2050. Madame la présidente, la Sierra Leone s'est pleinement engagée en faveur de l'objectif visant à réduire de moitié le nombre de décès et de blessures d'ici à 2030, tel que le prévoit l'ODD 3.6 et le plan d'action de la décennie d'action pour la sécurité routière 2021-2030. Sous la houlette visionnaire de son Excellence le Dr Julius Maada Bio le président de la République de la Sierra Leone et président sortant de la CDAO et responsable Comité des Dix sur la réforme du Conseil de sécurité, nous mettons en œuvre un plan national de développement à moyen terme 2024-2030. On met l'accent sur le développement humain, l'autonomisation de la jeunesse et la croissance inclusive. Nous reconnaissons que ces acquis risquent de s'éroder si nous ne nous attelons pas à la question des décès et blessures évitables sur nos axes routiers. Nous nous félicitons donc de cette réunion de haut niveau et nous réitérons notre engagement à garantir des systèmes de transport sûrs, abordables, accessibles et durables pour tous. Nous appelons à renforcer les mécanismes régionaux et continentaux, surtout pour les pays à faibles et moyens revenus afin de réduire les les vulnérabilités. Nous appelons les partenaires du développement à fournir un appui technique et financier afin de garantir la pleine mise en œuvre de la décennie d'action et les mesures connexes telles que la déclaration de Marrakech. Madame la Présidente, la Sierra Leone s'est engagée en faveur de cette deuxième décennie d'action 2021-2030. Micro coupé. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:15:32]: à la Sierra Leone. La parole est à la Serbie. Serbia · Représentant [2:15:50]: Merci, Excellence, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs les délégués, au nom de la République de Serbie, je réitère notre ferme engagement en faveur de l'amélioration de la sécurité routière. Nous appuyons pleinement le cadre de sécurité routière établi dans le cadre du programme à l'horizon 2030 ainsi que le plan d'action pour la décennie pour la sécurité routière et les différentes résolutions pertinentes de l'ONU. Notre politique nationale s'articule autour de ces principes. nous estimons qu'aucun accident n'est tolérable. Voilà pourquoi notre stratégie nationale 2023-2030 fixe des objectifs ambitieux: réduire les victimes et les blessures graves de 50% d'ici à 2030 et réaliser la vision zéro pour les enfants, avec pour objectif final qu'aucun enfant ne perde la vie dans des accidents de la route. Ces dix dernières années, nous avons construit des autoroutes aux normes les plus élevées, mais nous savons que protéger les enfants et les usagers vulnérables nécessite plus que de simples infrastructures. Nous investissons donc en faveur de l'éducation, de la sensibilisation et de la prévention. Nous aidons les enfants à développer des comportements sûrs et nous créons une véritable culture de la sécurité routière pour les générations de demain. Une coordination interinstitutionnelle est au cœur de nos efforts. Notre organe de coordination a été établi par le gouvernement et rassemble sept ministères et l'Agence pour la sécurité routière afin que toutes les actions soient menées à bien. Il s'agit donc d'être en partenariat avec les universités, les organisations de la société civile, les partenaires internationaux et le secteur privé. Ce sont des données claires qui guident nos actions. Nous nous sommes dotés d'une base de données gérée par l'Agence pour la sécurité routière et qui incorpore toutes les unités et permet la supervision des performances de la sécurité routière. Cela nous permet d'identifier les risques et d'adopter des mesures. À long terme, nous avons constaté une tendance positive de réduction du nombre de victimes d'accidents de la route. Nous sommes passés de 900 à en 2009 à environ 500 en 2020 et 400 en 2025 environ alors que le nombre d'usagers de la route a augmenté. Toutefois nous devons redoubler d'efforts pour atteindre notre objectif à l'horizon 2030. Derrière chaque chiffre se cache une personne, un membre d'une famille, un ami. Voilà pourquoi nous œuvrons en faveur de la vision zéro. Chaque décès sur la route est inacceptable. Voilà pourquoi nous nous engageons à coopérer avec tous les partenaires pour accélérer les progrès en faveur de plus de mobilité, parce que chaque vie sauvée est une réussite pour nous tous. Merci de votre attention. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:18:46]: Je remercie la Serbie et je donne maintenant la parole au Nigeria. Nigeria · Représentant [2:19:07]: Merci, Madame. La Présidente. J'ai l'insigne honneur de vous présenter l'engagement de la République fédérale du Nigeria en faveur de la sécurité routière. Conformément à la déclaration de Marrakech de 2025, le Nigeria est déterminé à accélérer la mise en œuvre du plan mondial pour la sécurité routière. décennie d'action pour la sécurité routière 2021-2030. Nous sommes vivement préoccupés par les conclusions du rapport de l'OMS sur la sécurité routière qui associe l'Afrique à la région avec le plus haut taux de mortalité en lien avec les accidents de la route. Nous avons relancé la mise en œuvre de la stratégie de sécurité routière du Nigeria 2021-2030. Une une stratégie multisectorielle à l'échelle de tout le gouvernement qui recueille le soutien du gouvernement fédéral et qui est coordonnée grâce au Conseil consultatif national sur la sécurité routière et présidée par le vice-président de la République fédérale. Après que le Nigeria a adhéré à la Convention des Nations Unies sur la sécurité routière, nous avons renforcé la gestion de la sécurité de la flotte, renforcé la gestion de la sécurité routière grâce à notre système d'information sur les accidents et amélioré également les soins d'urgence et les services d'ambulance pour permettre une intervention rapide. Nous avons lancé le programme d'évaluation de la sécurité routière du Nigeria en partenariat avec le programme d'évaluation internationale des routes pour promouvoir une approche systémique de la sécurité et améliorer la sécurité de l'infrastructure routière. Nous accueillons le secrétariat de l'Association africaine de la sécurité routière et de ses agences principales. C'est une plateforme de coopération continentale, d'échange de connaissances et de renforcement institutionnel entre les institutions africaines chargées de la sécurité routière, conformément notre attachement à la mobilité durable. Nous avons mis en œuvre l'initiative présidentielle sur le gaz naturel comprimé, les véhicules électriques, tout en élaborant des normes de sécurité très strictes pour les véhicules de transport de marchandises lourdes et des technologies de transport émergentes. Nous avons fait des progrès significatifs, mais il reste des lacunes en matière de technologie intelligente, d'évaluation de la sécurité de l'infrastructure, de renforcement des capacités institutionnelles. Nous prions la communauté internationale de renforcer la coopération technique, de faciliter le transfert technologique et d'appuyer les initiatives de renforcement des capacités du RAP pour accélérer la réalisation de nos objectifs, le Nigeria reste déterminé à faire de la sécurité routière une priorité politique nationale. Nous appuyons pleinement le résultat de nos travaux. Nous nous engageons à poursuivre notre action avec les partenaires pour construire des routes plus sûres, sauver davantage de vies. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:22:10]: Le micro a été coupé. Je remercie le représentant du Nigeria. Je donne la parole à l'Union européenne, au nom de l'Union européenne et de ses États membres. EU · EU · Représentant [2:22:30]: Madame la Présidente, Excellence, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom de l'Union européenne et de ses États membres. Les pays candidats, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Albanie, Ukraine, République de Moldova, Bosnie-Herzégovine et Géorgie, ainsi que l'Arménie, Andorre, Saint-Marin et le Royaume-Uni souscrivent à cette déclaration. Nous remercions la Présidente de l'Assemblée générale d'avoir convoqué cette importante réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière. Nous remercions également très sincèrement les co-facilitateurs, représentants permanents de la République kirghize et de la République slovaque, de leurs efforts dévoués pour guider nos négociations vers une déclaration consensuelle. L'Union européenne et ses États membres se félicitent d'appuyer l'adoption de la déclaration sur les progrès réalisés et restent profondément attachés à l'objectif de réduire de moitié les décès et graves blessures à cause d'accidents de la route, ce qui suppose la responsabilisation et la mise en œuvre chaque jour. Des milliers de personnes perdent la vie, des milliers d'autres sont blessées, leur vie changée à jamais. Les accidents de la route restent l'une des principales causes de décès chez les enfants et les jeunes adultes dans le monde entier, touchant de façon disproportionnée les plus vulnérables et les pays à revenus intermédiaires ou faibles revenus. Des tragédies évitables. Il faut un engagement politique continu, des politiques efficaces et une action collective à tous les niveaux. L'Union européenne voudrait mettre en avant trois priorités. Premièrement, l'erreur humaine est inévitable, mais les décès et les blessures graves ne le sont pas. Les systèmes de transport routier doivent être conçus de sorte à anticiper les erreurs humaines et faire en sorte qu'elle n'ait pas des conséquences catastrophiques, voire mortelles. L'expérience nous a montré que les progrès dépendent d'une action durable, d'une infrastructure sûre, de normes de sécurité, de gestion de la vitesse, d'application des règles, d'une prise en charge après un accident et d'établissement de politiques sur la base d'éléments probants. La sécurité routière relève d'une responsabilité partagée. Les gouvernements, les autorités locales, la société civile, le secteur privé, les universités, les organisations internationales ont tous un rôle essentiel à jouer. Aucun pays à lui seul ne peut relever ce défi. La coopération internationale, le partage des connaissances et les partenariats multilatéraux restent indispensables pour accélérer les progrès dans le monde. L'Union européenne est déterminée à renforcer la coopération avec l'ONU, l'OMS, les commissions régionales et partenaires internationaux pour promouvoir la mise en œuvre de normes de sécurité routière dans le monde et appuyer le renforcement des capacités là où il est le plus nécessaire. Dans le cadre de cette stratégie et des partenariats, nous appuyons une infrastructure intégrant la sécurité routière dès le début de la planification de la conception. Nous investissons dans l'aide technique et le renforcement des institutions et l'échange de connaissances pour aider les pays à se doter de systèmes de sécurité routière efficaces. Enfin, l'innovation et la transformation numérique sont des occasions significatives d'améliorer la sécurité routière. La mobilité connectée, des systèmes de transport intelligents, l'IA et une meilleure utilisation de données peuvent contribuer à améliorer la sécurité routière à mieux gérer le trafic et améliorer l'intervention d'urgence. Parallèlement, la technologie doit compléter sans se substituer à des institutions robustes, une législation de qualité et des comportements responsables sur les routes. Il faut continuer de se pencher sur les plus vulnérables, notamment les piétons, les cyclistes, motocyclistes, les enfants, les personnes âgées, les personnes ayant un handicap. La mobilité sûre doit être accessible à toutes et tous et les systèmes de transport doivent être conçus avec à l'esprit les besoins de tous les usagers. La réunion de haut niveau doit renforcer la détermination collective d'honorer les engagements pris. Les vies derrière les statistiques nous rappellent que la sécurité routière, c'est avant tout la protection des personnes, le renforcement des communautés et la promotion du développement durable. L'Union européenne est prête à travailler avec l'ensemble de ses partenaires pour accélérer la mise en œuvre, diffuser les expériences et mobiliser la volonté politique nécessaire à la réalisation de notre objectif commun des routes sûres pour tout le monde et partout. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:26:31]: Je remercie l'Union européenne et je donne la parole au Canada qui s'exprimera au nom du CANS. Canada · CANZ · Représentant [2:26:47]: excellence, Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de mon propre pays, le Canada. Nous remercions les Nations Unies, la Présidente de l'Assemblée générale, l'OMS, l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière et l'ensemble des partenaires d'avoir convoqué cette importante réunion de haut niveau sur l'amélioration de la sécurité routière à l'échelle mondiale. La sécurité routière est une priorité en matière de santé publique, d'économie, de développement durable. Tout décès et grave blessure sur la route peut être évité et ont de lourdes conséquences sur les individus, les familles, les communautés et les sociétés. Alors que Nous entamons la deuxième moitié de la décennie d'action pour la sécurité routière et nous faut accélérer les progrès afin d'atteindre l'objectif de réduction de moitié des décès et blessures graves dus aux accidents de la route d'ici 2030. Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande feront tout leur possible pour atteindre cet objectif. Nous saluons le fait que la déclaration se concentre sur le leadership, la responsabilisation, les données, le financement, la mise en œuvre et la coopération internationale. Des progrès significatifs dépendront de la continuité de l'action fondée sur des éléments probants. Des progrès certes ont été consentis, mais les décès et les graves blessures liés aux accidents de la route continuent de faire des ravages sur les individus, les familles et les communautés. Ces défis nous confortent dans notre conviction quant à l'importance d'agir, d'investir et de nouer des partenariats robustes. Nos trois pays continuent de promouvoir des stratégies nationales de sécurité routière faisant fond sur une stratégie de sécurité systémique et d'une vision sur le long terme, à savoir qu'aucun décès ou blessure en raison d'un accident de la route n'est acceptable. La stratégie sur la sécurité routière du Canada 2035+, la stratégie nationale de l'Australie sur la sécurité routière 2021-2030 et les objectifs de sécurité routière de la Nouvelle-Zélande montrent que si l'erreur humaine est inévitable, le décès et les blessures graves ne le sont pas. Dans nos pays, les gouvernements travaillent avec les autorités régionales et locales, les communautés autochtones, les forces de l'ordre, les organisations de santé publique, les chercheurs, les secteurs et les partenaires de la société civile pour améliorer la sécurité routière. La sécurité routière relève d'une responsabilité partagée, d'où l'importance d'une action à tous les niveaux du gouvernement et de la société. Nous appuyons des mesures axées sur des éléments probants pour remédier aux facteurs tels que la conduite en état d'ivresse, la vitesse, la fatigue, la distraction au volant, tout en relevant les défis urgents dans les systèmes de transport. Les données, la recherche et l'innovation sont au cœur de nos efforts. Nous renforçons les systèmes de sécurité routière pour mieux identifier les risques, évaluer l'efficacité de l'action et garantir une prise de décision basée sur des éléments probants. Nous saluons l'adoption de la déclaration sur progrès qui nous permettra d'atteindre nos objectifs de sécurité routière. Nous déplorons le fait qu'il n'ait pas été possible d'adopter au consensus cette résolution. Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont travaillé en étroite coopération lors des négociations de cette déclaration et dans le cadre d'efforts multilatéraux pour la sécurité routière. La coopération internationale, le partage des connaissances et l'apprentissage mutuel sont des éléments essentiels à l'accélération des progrès et à la mise en œuvre dans toutes les régions. Alors que nous entamons la deuxième moitié de la décennie d'action pour la sécurité routière, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande joueront leur rôle et travailleront avec les partenaires afin de renforcer la mise en œuvre et de sauver des vies. Ensemble, nous pouvons accélérer les progrès et construire des routes plus sûres pour tous et toutes. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:30:42]: Je remercie le Canada. L'Égypte a la parole. Egypt · Représentant [2:30:57]: Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, notre réunion survient à un moment décisif, à l'occasion de la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière. Il y a encore un décalage entre les engagements internationaux et les progrès réalisés pour atteindre l'objectif de diminuer de moitié. les décès et blessures graves provoqués par les accidents de la route d'ici 2030, il faut passer d'un engagement politique à la mise en œuvre concrète selon des objectifs réalistes et des mécanismes de suivi clairs. Mesdames et Messieurs, l'Égypte a adopté une approche globale de renforcement de la sécurité routière basée sur l'amélioration de l'infrastructure, le renforcement de la coordination institutionnelle, le projet national pour les routes, les ponts, l'amélioration de l'infrastructure des routes existantes, le renforcement de la connectivité également dans tout le pays et la prévention des goulets d'étranglement, des embouteillages dans tout le pays. Nous continuons d'utiliser des systèmes intelligents et des technologies pour gérer le trafic. Nous soutenons les services d'urgence après un accident. La sécurité routière passe par une approche globale garantissant la conception sûre des routes, la sécurité des véhicules, le contrôle de la vitesse et une prise en charge après des accidents. Il faut donner la priorité à quatre éléments. Tout d'abord, garantir un financement à coût abordable et un financement durable pour permettre aux pays de renforcer leurs infrastructures et d'élaborer leurs stratégies de sécurité routière. Deuxièmement, renforcer le transfert de technologies, renforcer les capacités des pays en développement, notamment dans le transport intelligent, les systèmes de données et les secours. Appuyer la création de systèmes de données au niveau national pour mieux comprendre les raisons d'être des accidents et déterminer quelles ressources sont nécessaires. Quatre, renforcer la coordination entre les organisations internationales, les gouvernements, la société civile et le secteur privé. appuyer l'Observatoire de l'Union africaine de la sécurité routière, une plateforme d'échange de connaissances notamment conformément à la charte, la sécurité routière fait l'objet du premier cadre africain en la matière. Nous estimons que l'amélioration de la sécurité routière passera par la volonté politique, un financement suffisant et la coopération internationale qui tienne compte des besoins des pays en développement afin d'interpréter, de traduire les engagements en un acte qui sauve des vies et qui ne fasse pas de laisser pour compte. Je vous remercie madame la présidente. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:34:02]: Je remercie l'Égypte le Kazakhstan Kazakhstan · Représentant [2:34:18]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs, le Kazakhstan salue la convocation de la réunion de haut niveau et la déclaration sur les progrès dans l'amélioration de la sécurité routière mondiale. Nous estimons que la sécurité routière doit être une priorité nationale de longue haleine avec le soutien de la société civile et du secteur privé. Conformément au plan mondial pour la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière, nous mettons en œuvre une stratégie intégrée de sécurité systémique. Le ministère de la Santé du Kazakhstan a promulgué un plan d'action interinstitutionnel global 2026-2030 avec des mesures systémiques couvrant les soins de santé, la formation des professionnels, le renforcement de la coordination interinstitutionnelle et L'optimisation des interventions en cas d'accident. Nous allons l'année prochaine lancer la nouvelle stratégie nationale dont le but est de réduire la mortalité d'au moins 30 % les cinq prochaines années en lien avec les accidents de la route. Une stratégie qui va prévoir des audits obligatoires, une inspection à toutes les étapes, conception initiale, planification, fonctionnement quotidien et entretien. Le Kazakhstan a réduit avec fruit sa mortalité provoqué par les accidents de la route de 8,4% au cours des trois dernières années. Rien qu'en 2025, le taux de mortalité a chuté de 9,7% au Kazakhstan. Au cœur de ce succès, l'on trouve le respect du principe selon lequel les victimes sont envoyées dans des centres spécialisés 34 minutes en moyenne, ce qui permet de sauver des vies et de minimiser les traumatismes. Notre écosystème numérique est le pilier technologique de ces réformes. Un système de surveillance vidéo de contrôle du trafic intelligent a prouvé son efficacité dans les grandes villes et est élargi à l'échelle nationale. Afin que ces efforts coïncident avec les normes mondiales, nous avons lancé le programme d'évaluation routière nationale en partenariat avec Avec le programme d'évaluation internationale des routes, nous travaillons avec les experts et un institut du Kazakhstan évalue l'infrastructure pour améliorer la sécurité de nos routes. En outre, le Kazakhstan a rejoint la campagne d'information pour promouvoir une culture nationale de comportement sûr sur les routes. Nous sommes profondément attachés à la réalisation des cibles de l'ONU. Notre nouvelle stratégie nationale ainsi qu'une technologie de pointe et une forte coopération interinstitutionnelle jetteront les fondements d'un système durable avec comme objectif de réduire de moitié les décès et les blessures graves provoqués par les accidents de la route d'ici 2030. Je vous remercie. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:37:17]: Je remercie le Kazakhstan et donne la parole au Paraguay. Paraguay · Représentant [2:37:33]: Merci beaucoup, Madame la Présidente. La République du Paraguay vous remercie d'avoir convoqué cette réunion de haut niveau. Nous soulignons l'importance de renforcer l'action collective pour éviter les accidents de la route et promouvoir une mobilité plus sûre pour tous et toutes. La sécurité routière est un défi urgent en matière de santé publique et de protection de la vie. Ces retombées socio-économiques dépassent les personnes directement touchées et touchent les familles, les communautés, voire l'État lui-même. Conscient de cette réalité, le gouvernement du Paraguay a fait de la sécurité routière une priorité nationale. Le 23 juin de cette année, le président de la République a promulgué la loi 7676 déclarant statut d'urgence nationale sur tout le territoire. Une décision qui permettra d'accélérer la mise en œuvre de mesures de prévention, de contrôle et dans l'objectif de réduire la mortalité des accidents de la route. L'Agence nationale du transport et de la sécurité routière sera chargée de la mise en œuvre de mesures opérationnelles et techniques y compris l'utilisation d'outils technologiques pour renforcer les contrôles, la coordination avec les institutions compétentes et les campagnes de sensibilisation et d'éducation à la sécurité routière à l'endroit des chauffeurs, motocyclistes et piétons. Le Paraguay est convaincu que la réduction de la mortalité ne sera possible qu'en disposant d'institutions robustes, de politiques publiques de qualité, la participation coordonnée de tous les pans de la société. Nous accordons une grande importance à la coopération internationale, à l'aide technique et l'échange d'expériences et de bonnes pratiques qui sont autant d'instruments fondamentaux pour compléter et renforcer les efforts nationaux en la matière. Madame la Présidente, très chers collègues, le gouvernement du Paraguay est déterminé à continuer de de ménager aucun effort pour prévenir les accidents de la route, pour promouvoir une mobilité plus sûre et protéger la vie de tous et toutes. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:40:06]: Je remercie le Paraguay. La Chine. China · Représentant [2:40:29]: Madame la Présidente, la Chine se félicite de la convocation de cette réunion de l'Assemblée générale et de l'OMS. Les accidents de la route font 1,9 million de morts dans le monde chaque année, 3200 morts chaque jour, deux morts chaque minute, sans parler des blessures et des handicaps. Les pertes équivalent à 3% du PIB. Parfois, cela peut réduire à néant la croissance économique de toute une année. Ces chiffres effarants nous rappellent une fois de plus que les accidents de la route ne sont pas qu'un problème de santé publique ou de sécurité, que c'est un défi lié au développement durable, d'où l'importance d'une gouvernance systématique, d'une attention suffisante et d'une action coordonnée. Nous voulons un système de sécurité routière global et nous avons trois recommandations. garantir une infrastructure de transport sûre. De nombreux pays en voie de développement peuvent encore améliorer leur infrastructure et son entretien. La communauté internationale devrait donc leur apporter le soutien nécessaire. Deuxièmement, créer des cadres réglementaires de qualité pour réglementer le comportement des usagers de la route. Troisièmement, culture de sécurité routière avec des campagnes d'éducation pour que la prise de conscience des risques devienne la norme. La Chine place la personne et la vie avant tout. Et nous nous efforçons de continuer d'améliorer la sécurité routière. Nous avons intégré la prévention dans les plans. Nous avons intégré la prévention, le contrôle dans les cadres politiques intersectoriels et nous avons créé un réseau interinstitutionnel pour limiter les décès et les handicaps dans la mesure du possible. La Chine participe activement aux efforts de sécurité routière. Le président Xi Jinping a proposé l'initiative de la route de la soie et l'initiative grâce à laquelle les pays en développement peuvent accélérer leur connectivité et la sécurité routière. Nous sommes prêts à renforcer la coopération avec l'OMS et d'autres organisations internationales à appuyer le renforcement des capacités de transport dans les pays en développement et à contribuer davantage à la réalisation des objectifs de sécurité routière d'ici 2030. Je vous remercie, Madame la Présidente. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:43:12]: Je remercie la Chine et donne la parole aux Philippines. Philippines · Représentant [2:43:33]: excellence les philippines saluent l'adoption de la déclaration sur l'amélioration de la sécurité routière mondiale les progrès réalisés et nous nous engageons à rendre nos routes plus sûres Les accidents de la route restent l'un des grands défis de santé publique et de développement, notamment dans les pays à faible revenu et revenu intermédiaire. Outre la perte tragique de vies humaines, les accidents de la route mettent à mal les soins de santé, la croissance économique, les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les cyclistes, motocyclistes et communautés à faible revenu. Sur la base du plan mondial pour la décennie d'action, nous avons lancé notre plan d'action sur la sécurité routière 2023-2028 dans l'objectif de réduire les décès et blessures graves provoqués par les accidents de la route de 35 % d'ici 2028. Cinq piliers stratégiques. Renforcement de la gestion de la sécurité routière grâce à une amélioration de la gouvernance des systèmes de données, de la participation des parties prenantes. Deux, investir dans une infrastructure routière plus sûre, inclusive, climato-résiliente avec des zones sûres pour les écoles et des mesures d'accessibilité. Troisièmement, renforcer la sécurité des véhicules avec des systèmes d'inspection et des normes harmonisées, promouvoir un comportement sûr grâce à une application plus stricte des règles, une éducation à la sécurité routière et des campagnes de sensibilisation. Et cinq, améliorer les services de traumatologie, d'urgence, de réinsertion et d'intervention après un accident. Le renforcement de la gouvernance passe par la coordination à l'échelle du gouvernement, de la société avec le secteur privé, la société civile et les communautés. Nous renforçons également l'application des règles de trafic, modernisons l'octroi de permis, les systèmes d'inspection des véhicules et menons des initiatives d'application numérique des lois. En 2022, nous avons rejoint l'accord sur la réglementation des véhicules. Nous accordons une grande importance à notre coopération avec l'OMS, l'UNICEF, l'envoyé spécial du secrétaire général pour la sécurité routière afin de promouvoir des solutions axées sur la personne et les éléments probants au niveau mondial. Les Philippines appellent davantage de coopération internationale, notamment pour renforcer les capacités, assurer le transfert technologique, les systèmes de données, un financement durable pour les pays à faible revenu, revenu intermédiaire afin d'accélérer les progrès vers une mobilité plus sûre, excellence. Notre engagement n'est pas limité à la déclaration, mais bien dépendra du nombre de vies sauvées et protégées. Faisons en sorte que notre ambition partagée aille de pair avec une action durable pour que la sécurité de la mobilité devienne une réalité pour tous et toutes. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:46:23]: Je remercie les Philippines et donne la parole à la Fédération de Russie. Russian Federation · Représentant [2:46:35]: Madame la Présidente, la Russie est véritablement en faveur du renforcement des efforts internationaux en matière de sécurité routière. Nous sommes fiers d'indiquer que cette question est parmi les priorités de l'ONU et notre en 2009 a été à l'origine de la première conférence ministérielle sur la question à Moscou. Cela a donné le point de départ de notre architecture internationale de coopération en la matière. Nous nous félicitons de constater que le travail se poursuit jusqu'à aujourd'hui dans le cadre de la deuxième décennie d'action pour la sécurité routière pour la période d'ici à 2030. Nous comptons que la réunion d'aujourd'hui continue de contribuer à la promotion de cette question. La Russie dispose d'une véritable compétence et d'une expertise en la matière et est prête à en faire part à tous les partenaires le souhaitant. Notre pays est un bailleur de fonds du Fonds pour le Fonds de l'ONU sur la sécurité routière. Avec notre appui, un vaste éventail de projets ont pu être mis en œuvre pour réduire le nombre de décès sur les routes dans les pays d'Asie centrale. Au niveau national, La question de la sécurité routière est une des priorités centrales de notre politique et fait partie des objectifs nationaux de développement. En novembre de l'année dernière, le président Poutine a approuvé notre stratégie pour la période jusqu'à 2030 et notre vision d'ici à 2036. Le document a pour objectif de nous permettre de réduire le nombre de victimes dans le cadre des accidents de la route de moitié d'ici à 2030 et encore de moitié d'ici à 2036 par rapport à 2023. Le gouvernement de la Fédération de Russie a approuvé le plan de mise en œuvre de la stratégie qui prévoit près de 266 mesures visant à améliorer notre gestion en matière de sécurité routière. L'adoption de cette stratégie fait de la question de la sécurité routière une nouvelle priorité. Cela crée les conditions propices au renforcement des ressources humaines et matérielles pour atteindre cet objectif. La réalisation de la stratégie a déjà enregistré des résultats et va nous permettre de réduire le nombre d'accidents de la route, mais surtout, et c'est le plus important, de sauver des vies et préserver la santé de nos citoyens. aujourd'hui, force est de constater que la Fédération de Russie continue d'avancer sur la bonne voie en se fondant sur des changements de fond et une approche interdisciplinaire. Merci de votre attention. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:49:30]: Je remercie la Fédération de Russie et je donne la parole au Zimbabwe. Zimbabwe · Représentant [2:49:53]: La sécurité routière est une véritable question de sécurité publique. Chaque accident de la route met sous pression nos services de sécurité, nos services de soins de santé, nos soins intensifs ainsi que nos budgets. Outre la perte tragique de vie, les accidents de la route réduisent la productivité économique, des familles et sapent notre développement. Voilà pourquoi réduire le nombre de victimes est essentiel pour la résilience de notre système et la promotion du programme à l'horizon 2030 et notre vision à l'horizon 2030. Malgré des progrès, les chiffres restent très élevés, c'est inacceptable. Un accident est à déplorer près de toutes les 15 minutes. C'est plusieurs. milliers de victimes au moins et plus de 10 000 blessés. Derrière ces chiffres se trouvent des vies perdues, des moyens de subsistance réduits à néant. Pour bien des pays en développement, ces enjeux sont exacerbés par des infrastructures inadéquates, des restrictions budgétaires et les effets des changements climatiques sur les réseaux de transport. La sécurité routière doit donc être considérée comme un investissement. Voilà pourquoi nous appliquons des efforts législatifs et nous sommes guidés par notre stratégie et notre examen de nos performances. Nous nous attelons à la modernisation des systèmes de transport. Nous intégrons des mesures de réglementation et de supervision. Nous utilisons les nouvelles technologies intelligentes pour améliorer la conformité et pour harmoniser nos normes avec les normes internationales. Nous voulons également améliorer la prise en charge des victimes d'accidents de la route d'un point de vue médical. La sécurité routière fait partie intégrante de nos efforts de développement. Nous devons mesurer nos résultats non pas uniquement par le nombre de routes construites, mais par le nombre de vies sauvées. Nous appelons de nos vœux le renforcement des capacités et le transfert de technologies pour nous permettre de réaliser nos priorités, surtout dans les pays en développement. Le Zimbabwe s'est engagé à atteindre l'ODD 3.6 et nous mettons en œuvre la Décennie d'action pour la sécurité routière. Ensemble, nous devons créer des systèmes sûrs, résilients et inclusifs pour tous. Merci. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:52:37]: au Zimbabwe. La parole est à Maurice. Mauritius · Représentant [2:53:14]: Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, nous souscrivons à l'objectif visant à réduire de moitié le nombre de décès et de blessures dans les accidents de la route d'ici à 2030. La sécurité routière est une priorité nationale pour le gouvernement de Maurice. Maurice le sait, chaque vie perdue Chaque blessure subie s'accompagne de conséquences socio-économiques majeures et à long terme. Ces 18 derniers mois, nous avons renforcé nos cadres législatifs et d'application de la législation sur divers fronts. à la visite constructive de Monsieur Jean Todd, l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière en avril 2025, nous avons lancé la campagne globale pour la sécurité routière à Maurice. Grâce à ses conseils, nous examinons nos législations en matière de port du casque pour mieux protéger les motards qui sont parmi les usagers les plus vulnérables. Nous avons réintroduit avec succès le permis à points, une véritable mesure de dissuasion pour les conducteurs irresponsables. Nous allons donc maximiser la sécurité routière. Des législations ont été adoptées pour faire le suivi des structures de grande taille utilisées dans des processions publiques. Dans ce cadre, nous passons de caméras automatiques à des caméras intelligentes. Dans le même temps, des amendements législatifs sont à l'examen pour permettre la saisie de véhicules lorsque les conducteurs sont sous l'influence de la drogue ou de l'alcool. Un cadre va bientôt être établi pour les vélos électriques et les scooters, les mobylettes. Nous appliquons notre stratégie 2026-2030 qui prévoit un cadre fondé sur les données visant à réduire le nombre de victimes des accidents de la route en renforçant la coordination institutionnelle, en créant des infrastructures plus sûres, en produisant des véhicules plus sûrs et en améliorant notre prise en charge après un accident. Nous avons aussi intégré l'éducation à la sécurité routière à l'école primaire et secondaire. Madame la Présidente, réaliser les objectifs ambitieux de la deuxième décennie d'action nécessite des financements, l'innovation technologique et le renforcement des capacités. Pour les PUID plus particulièrement, la coopération internationale, l'assistance technique, le partage de connaissances et un appui financier ciblé demeurent essentiels. Nous sommes prêts à partager notre expérience, à adopter les meilleures pratiques. GA · Présidente de l'Assemblée générale · Annalena Baerbock [2:56:18]: Je remercie Maurice. Nous avons entendu le dernier intervenant de la présente séance. Nous entendrons les autres intervenants demain, 15 heures, dans cette même salle. Je rappelle aux membres Les tables rondes 1 et 2 auront lieu demain matin à 10h et 11h30 respectivement dans la salle du conseil de tutelle. La séance est levée.