AI opportunities and implications: social, economic, cultural, linguistic and technicaldimensions - 4(c) the social, economic, ethical, cultural, linguistic and technical implications of AI.
Structured multistakeholder conversations organised around the proposed thematic clusters derived from the areas identified in the modalities. Will be held in breakout format, with up to two thematic discussions taking place in parallel. Thematic discussions will be co-chaired by a Member State and a relevant stakeholder. Possible format could include brief scene-setting interventions, including from members of the Independent International Scientific Panel or other relevant experts, followed by a moderated panel discussion. These discussions will then be followed by remarks from Member States and relevant stakeholders, based on prior inscription. Discussions will help surface practical policy and cooperation insights, as well as possible priority actions, for consideration in the Co-Chairs' summary.
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Excellence, distingués délégués, Mesdames et Messieurs, je voudrais vous saluer à l'occasion de cette session thématique du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA. L'IA transforme les économies et les sociétés à une vitesse sans précédent. de nouvelles capacités, de nouvelles applications qui émergent pas tous les ans, tous les mois. Et ceci nous situe également un défi. Il n'y a pas un seul gouvernement entreprise qui peut naviguer dans ces changements seul. Donc nous devons travailler de concert pour définir cette technologie. Nous devons suivre les avancées. bien comprendre quel est l'impact, identifier ce qui fonctionne et diffuser les bonnes pratiques. Qu'il s'agisse du secteur privé ou des parties dans le public privé. Dans cet environnement qui évolue rapidement, le multilatéralisme n'est pas une option. C'est essentiel pour faire en sorte que les progrès technologiques s'articule autour de principes partagés. Notre objectif partagé va être de prévenir l'accroissement de la fracture en matière d'IA, en matière d'accès aux technologies, de compétences, de données, de puissance informatique. Oui, c'est ici que nous avons une valeur particulière à apporter. Au niveau de l'ONU, notamment, c'est une agence de l'ONU qui est au cœur de la technologie et du développement, notamment le développement industriel, notamment l'importance de l'IA pour ce secteur dans le domaine manufacturier. Et nous avons les centres d'excellence également. Et nous traduisons. mais pragmatiques, les solutions IA en matière de création d'emplois notamment et pour construire les capacités au niveau local. Mesdames et Messieurs, les décisions que nous prenons aujourd'hui définiront notamment ce qui sera fait de l'IA au niveau des communautés pour les décennies à venir. Donc, nous devons avoir cet échange de points de vue qui doit nous permettre de réduire les fractures, renforcer les capacités, renforcer la coopération. Nous tâchons de sortir de cette salle avec un engagement commun pour travailler entre les secteurs, entre les régions et entre les différentes disciplines pour faire en sorte que l'IA soit une force pour un développement inclusif et durable. Nous avons l'opportunité, mais la fenêtre d'opportunité, elle, est limitée, donc nous devons agir rapidement. Sur ce, je vais donner la parole à mon collègue, Sally Watan de PNUD. Elle va donc nous orienter pendant les discussions cet après-midi. Merci.
Merci beaucoup. Excellence distinguée déléguée, chers collègues, bon après-midi à tous. Bienvenue dans ce groupe de travail 1 du premier dialogue mondial sur l'IA qui se concentre sur les opportunités et les incidences de l'IA. au niveau des aspects techniques, culturels, linguistiques, entre autres. Et donc, en ma qualité de chargé du numérique, je voudrais revenir sur un point important qui n'est pas mentionné dans cette liste, c'est l'aspect environnemental. L'IA va définir nos économies, nos institutions. Ça va avoir une incidence sur les systèmes hydriques, les systèmes énergétiques, les chaînes d'approvisionnement des minerais notamment. les déchets, le climat. Il n'y aura pas de dialogue véritablement inclusif si on ne prend pas en compte la planète, en fait. Et donc, l'IA offre des possibilités en matière environnementale également, en matière de gestion des pollutions, déforestation, émissions, au renforcement des systèmes d'alerte précoce et pour aider les pays à mettre en place les bonnes politiques. Il ne faut pas s'intéresser qu'à l'énergie ou qu'au centre de données, même si c'est important. Et il faudra voir quel est l'effet un peu de l'autre côté de la médaille si nous utilisons l'IA partout, au-delà des slogans et de ce qu'on avance d'un point de vue marketing, mais via la transparence des méthodes communes. et des informations de confiance. Ce n'est qu'alors qu'on pourra se mettre d'accord sur ce que l'on entend par une IA durable. Et je voudrais ajouter un point qui est omis souvent. L'IA durable est souvent une IA abordable également, des modèles adaptables, il faut une structure renouvelable, efficiente. autant d'applications frugales qui sont bonnes pour l'environnement, mais qui sont essentielles si l'IA doit servir les communautés qui ne peuvent pas se permettre du déchet et du gaspillage. Au niveau de l'Assemblée des Nations Unies sur l'environnement, en décembre dernier, une résolution a été adoptée sur la durabilité environnementale de l'IA et maintenant, c'est un mandat qui est repris par le PNEU et nous invitons tous les acteurs à travailler avec nous pour sa mise en œuvre. Donc mon espoir aujourd'hui, c'est que Alors que nous parlons de l'impact culturel, social, économique de l'IA, il ne faut pas oublier la dimension environnementale parce que c'est transversal. Mon espoir pour l'année prochaine, c'est que l'environnement soit cité clairement dans le programme parce qu'on ne peut pas distinguer le futur de l'IA de celui de la planète. Merci et bienvenue à l'occasion de cette session.
Merci. Après ces propos.
Liminaires, je voudrais accueillir à la tribune Son Excellence Monsieur Marc-Alexandre Dumba, ministre de l'Economie numérique et de l'Innovation du Gabon, et Monsieur Rachid Khan, cofondateur de Yellow.ai.
excellences, mesdames et messieurs, bonjour. La variété, la profondeur, les thèmes parlent bien de la complexité de l'intelligence artificielle, tout comme la qualité des participants dans cette salle et au niveau du dialogue mondial. L'IA, ce n'est pas juste le business as usual. C'est une technologie qui s'impose à nous, qui nous impose un changement, qui nous appelle à créer de nouvelles institutions, à revoir les systèmes et qui définit la mesure du succès. À une époque où les individus ont des réseaux qui dépassent les nations, il est essentiel de s'engager sur cette nouvelle voie. D'un côté, C'est une technologie qui a la capacité de renforcer nos forces. On peut structurer la connaissance accumulée, on peut polliniser les données notamment, on peut sortir des cloisons linguistiques, on peut sortir des différentes structures entre différents contextes et maintenant On peut rendre les données non structurées structurées parce que la plupart de nos connaissances, nos savoirs sont tacites et non structurés. On peut améliorer le transfert de connaissances entre les générations.
Si vous acceptez.
Le postulat que le développement est une accumulation de savoir-faire, de savoir et de capacités, alors l'IA sera stimuler l'économie d'une manière nouvelle. Meilleure productivité, meilleurs résultats au niveau du marché, entrepreneuriat notamment avec de nouveaux modèles. D'un point de vue culturel et éthique, bien qu'il soit vrai que l'IA est largement définie par les valeurs occidentales, Il y aura des opportunités liées à l'adaptation locale, notamment du grand IA vers les petites IA, reconnaissant que l'économie du savoir cognitive ne fonctionne que si les gens sont connectés et si les pensées sont liées, parce que c'est ainsi qu'on pourra instaurer la confiance. D'un point de vue technique, la plupart des opportunités émaneront du fait de procéder différemment en matière d'IA, et ce pour deux raisons. économies avancées ne peuvent pas aspirer à prospérer sans durabilité. Et donc, il est essentiel pour le développement de l'IA de prendre en compte notamment les réalités de l'Afrique, de l'Amérique latine, d'autres régions de l'Europe ou de petites îles insulaires ou des Caraïbes. Donc il faudra trouver de nouvelles sources d'approvisionnement en énergie, qu'il s'agisse de l'eau par exemple, et comment travailler pour le renouvelable. Il faudra réglementer les endroits où on construit les centres de données notamment. Et ça montrera jusqu'où peut aller la prouesse humaine. Donc la seule limite, c'est notre imagination. Tâchons donc d'imaginer pour répartir plus équitablement les bénéfices. Pas davantage pour moins de personnes, mais plus. davantage pour plus de personnes. Jamais auparavant il n'y a eu autant de capital, de talent et de technologie. Nous n'avons aucune excuse qui nous empêcherait de ne pas travailler pour tout un chacun. Merci.
Excellences.
Distinguished delegates, chers collègues, Mesdames et Messieurs, bonjour, j'ai l'honneur de coprésider ce groupe thématique avec Son Excellence Monsieur Dumba pour parler du thème qui est au cœur de ce dialogue et comment, notamment, l'IA peut bénéficier aux populations. Pendant plusieurs décennies, j'ai vu l'évolution de l'IA. laboratoires tests, vers les hôpitaux, les salles de classe, les services gouvernementaux, dans différentes langues, dans différents contextes nationaux. Et cette expérience m'a enseigné quelque chose, c'est que la fracture aujourd'hui n'est pas celle de l'ambition. C'est la fracture en matière de mécanismes pragmatiques. Il s'agit de créer davantage de valeur qu'on peut recevoir. Collectivement, la valeur créée par l'IA doit être diffusée le plus largement possible entre les travailleurs, les langues, les régions, les générations. C'est notre mandat. Dans une résolution de l'Assemblée Génération 19325, l'objectif est d'aller au-delà des principes de gouvernance de haut niveau pour travailler sur les aspects concrets en matière de coopération, normes, infrastructures, compétences qui ancrent l'IA dans des résultats tangibles en matière de développement. Nous allons examiner ce prisme, notamment par l'aspect social, pour voir comment l'IA sert l'éducation, la santé, l'agriculture, les services publics. Ensuite, il y a le prisme économique. Qu'est-ce qu'une transition juste pour les travailleurs et les entrepreneurs? les économies, l'accès aux données, aux capacités informatiques reste inégal. Troisième prisme, aspect linguistique, culturel. Comment faire en sorte que l'IA reflète la diversité du monde, y compris les langues autochtones, sans qu'il y ait homogénéisation? Ensuite, Autre aspect, c'est les choix en matière de conception, les mécanismes qui définiront s'il y a confiance ou non. Et enfin, comme l'a dit Sally, c'est tout l'aspect environnemental. Il y a peut-être un outil pour répondre à la crise climatique, mais également un outil qui va peser de son empreinte carbone. Ce groupe nous permet d'avoir une discussion, notamment grâce aux efforts des agences onusiennes via le groupe inter-agences sur l'IA. Il permet de rassembler les États membres et les membres de l'industrie, des universités sur un pied d'égalité. Nous allons tenter de parler des aspects concrets, ce qui fonctionne dans votre pays. Ce sont des réponses qui nous orienteront dans ce dialogue et sur la route d'ici.
2027.
Merci.
Merci au ministre Dumba et à M. Khan. J'ai le plaisir d'inviter Son Excellence, Alar Karis, président de l'Estonie, ainsi que la secrtaire g n rale de l'UIT, Madame Dorin Bogdan-Martin. Bonjour, Excellence, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Président, c'est un honneur de vous accueillir une nouvelle fois Monsieur le Président, nous avons eu l'honneur de sa présence l'année dernière au niveau du sommet mondial sur l'IA. Et depuis lors, Monsieur le Président, l'IA a largement évolué à une vitesse extraordinaire. Aujourd'hui, elle devient une force qui redéfinit les économies, les sociétés, les services publics. et la géopolitique, et comme vient de le dire le ministre Dumba, elle nous contraint en fait à accepter le changement. Nous ouvrons cette première discussion thématique du Dialogue mondial et comme nous venons de l'entendre des coprésidents, je pensais qu'il ne faudrait pas se concentrer uniquement sur le potentiel de l'IA, mais également son impact au sens large sur les aspects socio-économiques, culturels, linguistiques, éthiques, techniques. Au niveau de l'OIT, on le dit souvent d'ailleurs, l'IA ne prévaudra que si elle reste centrée sur la personne. Et il y a d'autres pays qui l'ont autant démontré que l'Estonie. Donc, Monsieur le Président, j'aurais tout d'abord vous demander de réfléchir un peu sur cette vision au sens large et comment les sociétés et gouvernements s'adaptent à l'IA. Tâchons de nous projeter un peu vers l'avenir où sont selon vous les principales opportunités, pas uniquement pour l'Estonie, mais pour tous les pays du monde. Et dans une deuxième partie de la question, Qu'est-ce qui, selon vous, permettra de distinguer les sociétés qui sont en mesure de tirer profit de l'IA de celles qui pourraient être laissées de côté?
Monsieur le Président, merci de m'inviter une nouvelle fois encore à Genève. C'est un plaisir d'être présent ici. Nous avons une expérience accumulée dans le passé également, mais dans le présent également. Donc l'IA ce n'est pas uniquement une technologie. C'est quelque chose qui nous pousse à repenser le fonctionnement de nos sociétés. Nous avons une certaine expérience de la numérisation de nos sociétés. Je pourrais dire quelques mots par rapport à cela par la suite parce qu'il y a des thèmes qui se chevauchent j'imagine. et d'autres éléments que nous pourrons comparer. Mais j'aime bien m'attarder sur les aspects positifs sans ignorer les aspects négatifs. Nous l'avons déjà entendu à l'instant. Il y a également les questions environnementales, entre autres. Donc on doit revoir le fonctionnement de nos sociétés. Les entrepreneurs créent de la valeur, le gouvernement peut être plus réactif, ça peut renforcer la résilience, entre autres. Mais la principale problématique qui est à l'IA, c'est pas d'être le premier à l'utiliser ou l'utiliser rapidement, en fait, c'est l'utiliser avec sagesse. Nous ne souhaitons pas être les premiers, en fait, on ne veut utilisée raisonnablement. Mais pour ce faire, il y a plusieurs éléments à garder à l'esprit. La partie importante de la technologie, c'est la confiance. Ce n'est pas la confiance dans la technologie en tant que telle, mais dans la société, dans le gouvernement. S'il n'y a pas cette confiance, je pense que ça ne fonctionnera pas. En fait, ça ne débutera même pas. Et comment utiliser ces données? Parce que pour en revenir à nos sociétés numériques, les législations en matière de protection des données sont extrêmement importantes et en Estonie, les données appartiennent aux citoyens, elles n'appartiennent pas au gouvernement, elles appartiennent aux citoyens. Donc un citoyen donné peut retracer qui a fait des recherches sur ces données, qu'il s'agisse d'un parcours médical ou des forces de police, vous pouvez demander qui a utilisé vos données et qu'est-ce que vous en avez fait. Donc la confiance est importante. C'est une question de transparence dans l'utilisation des données. Et bien sûr, deuxième élément, ce sont les compétences. Les données doivent nous permettre de comprendre notre environnement, mais si on ne les utilise pas à bon escient, ça va générer des inégalités dans la société. Certaines personnes tireront des avantages et d'autres non, mais on ne le sait pas encore. Et donc il faut avoir une vision d'ensemble, notamment dans les pays en développement, qui doivent avoir un accès à ces technologies également dans les zones éloignées. Je sais bien que ce n'est pas si simple. dans certaines des régions il n'y a même pas d'électricité. Il faut prendre cet état de fait dès le début de la réflexion. Il y a également une infrastructure numérique. Il y aura cette infrastructure en place pour tirer profit des bénéfices mais bien sûr il y a des risques. Je donne toujours cet exemple. Moi, j'étais spécialiste dans la technologie moléculaire, dans la génétique. Et dans les années 70-80, en fait, tout le monde a eu peur parce que même les scientifiques, en fait, ils ont commencé à réfléchir à ce qu'on pourrait faire si on commençait à modifier notre ADN, les gènes des plantes ou d'autres. Et d'où l'importance des réglementations. la technologie doit avoir des limites. Et à cette époque, il n'y avait que peut-être 2000 personnes qui pouvaient utiliser ces technologies. Mais en fait, tout le monde a l'IA dans sa poche, dans son ordinateur, et ça évolue si rapidement. Le problème, ce n'est pas la technologie en tant que telle, mais c'est cette vitesse d'évolution. C'est ce qui effraie les gens. Qu'adviendra-t-il? Il faut sensibiliser nos populations au risque, comment utiliser ces technologies et même plus important encore, quand ne faut-il pas utiliser ces technologies.
Merci, Monsieur le Président, des mots pleins de sagesse quand vous dites que nous devons utiliser l'IA avec beaucoup de sagesse. Quelques mots par rapport à cette partie éducation, compétences. Nous devons doter les citoyens des bonnes compétences, ça déterminera le fait de savoir si l'IA deviendra un vecteur d'inclusion, on en a beaucoup parlé ce matin en plénière, ainsi qu'une force pour l'innovation ou alors ce sera une source de nouvelles fractures, notamment en matière d'éducation et la prochaine génération. Auriez-vous quelques mots à dire? On a parlé précédemment du bon qu'a fait l'Estonie en matière d'IA. Et ce n'est pas le seul bon que vous avez fait. Donc, pouvez-vous partager un peu votre point de vue par rapport à cela? Vos programmes ont attiré l'attention internationale. notamment comment vous avez travaillé au niveau des établissements scolaires pour vous préparer à l'IA comme vous avez soutenu à la fois les étudiants et les enseignants. Il y a beaucoup de pays qui s'interrogent sur votre méthode. Comment avez-vous fait en sorte que l'IA n'est pas juste un autre outil parmi d'autres qu'on utilise en classe? C'est une question qui revient sans cesse. Avec l'IA, Est-ce qu'on peut toujours promouvoir la créativité, la pensée critique? Et ensuite, dernier volet de la question, quels enseignements pouvez-vous partager qui pourraient être précieux pour les nombreux pays présents ici? Je crois qu'il y en a 170 qui ont été chercher leur badge. Quels sont les enseignements que vous pouvez partager avec les pays ici présents qui sont à différents niveaux de développement numérique?
Bien sûr, je suis un peu parti pris parce que j'étais un enseignant moi-même, j'étais un professeur. Donc pour moi, l'éducation, c'est la priorité. Prioritaire pour le développement. Il y a deux ans, j'ai fait un discours à l'occasion de l'anniversaire de notre pays. J'ai mentionné l'IA en disant qu'il fallait agir par rapport à cela. Et les gens n'étaient pas forcément attentifs. J'ai décidé d'inviter des entrepreneurs, des personnels enseignants, des fonctionnaires pour parler de ce que nous devrions faire. Et il y a plusieurs options parce que l'IA est partout. Donc sur quoi se concentrer? On s'est dit que l'éducation était la clé. On a commencé à éduquer tout d'abord les enseignants. bon c'est le cas dans ce pays, dans d'autres également, on manque d'enseignants. Il faut des enseignants qui soient formés à l'IA. Donc on a créé des parcours pédagogiques adaptés, donc les enseignants pouvaient avoir des formations par rapport à l'IA, parler des risques, des opportunités. On a débuté avec les écoles, les établissements secondaires. Pourquoi a-t-on choisi ça? Parce qu'en deux ans, vous arrivez, vous passez donc du secondaire à l'université. Donc vous devez avoir ce type de de compétences et bien sûr, il en va de même avec les enseignants et à présent 100% des enseignants et des étudiants ont été familiarisés aux possibilités liées à l'IA. Et je dis toujours, ce n'est pas obligatoire, vous pouvez. toujours utiliser la craie et l'ardoise, mais les enseignants doivent connaître également les autres options pour diversifier leur manière d'enseigner parce que les enfants vont manier ces technologies très rapidement. On nous sent un peu TPI. On ne peut pas construire nos propres plateformes, donc on doit collaborer avec Google et OpenAI. Donc ils ont fait une plateforme spéciale pour les écoles en Estonie. Donc c'est pas pour donner une réponse simple, simpliste, mais au moins on pousse à la réflexion pour savoir quelles sont nos attentes. Parce que quand j'étais jeune, il n'y avait qu'une seule réponse en fait. C'était celle apportée par l'enseignant. Mais maintenant, il y a plusieurs voies possibles et lorsqu'il y a toutes ces voies possibles, on doit être capable de de discerner pourquoi choisir cette voie plutôt qu'une autre. Et on a parlé de la pensée critique. C'est important parce qu'on le voit maintenant, c'est un problème. C'est un problème avec les enfants, en fait, avec les politiciens, avec tout le monde. Ils n'ont pas ce type de pensée critique. Et je pense que l'IA en fait, concourt à développer cette pensée critique. Donc il y a tant d'éléments. J'ai dit, on a commencé au secondaire, mais on s'occupe du primaire également.
Au début, les enseignants n'étaient pas tous contents. Les étudiants, c'est souvent des exemples. J'étais avec un ami. au moment où le commerce électronique a commencé et on disait à l'époque hors de question qu'on s'en serve et deux ans plus tard, évidemment, on s'en servait tout le temps et c'est la même chose avec les différentes technologies. On a chacun sa vitesse d'adoption, il faut l'accepter. Donc ce n'est absolument pas obligatoire d'utiliser l'intelligence artificielle, mais il faut savoir comment l'utiliser.
Je rebondis. là-dessus. Vous avez fait de l'alphabétisation à l'ALI-A une priorité nationale. Plus de 100 000 personnes ont acquis des compétences numériques pratiques par le biais de la plateforme dont vous parliez. Dites-nous, quel est l'impact? de cette priorisation de l'alphabétisation à Léa? Et quel conseil donneriez-vous au gouvernement qui cherche à faire en sorte que leurs travailleurs, leurs entrepreneurs, leurs fonctionnaires et tous leurs citoyens aient la possibilité de participer à et de bénéficier de tirer avantage de l'économie de Léa?
Je ne suis peut-être pas la personne idoine pour donner des conseils, mais tout de même, je pense qu'il faut stimuler la curiosité chez les étudiants. Cela s'applique bien sûr aux adultes aussi. Il ne faut pas avoir peur de l'inconnu. Il peut y avoir des craintes, bien sûr, mais il y a tellement d'options dans le monde qu'il faut être curieux au minimum. Et ça, je le dis à tout le monde. La curiosité est à mon sens la force motrice. Mais j'ai oublié votre autre question. Il me faudrait peut être l'aide de Léa pour me rappeler.
Je pense que vous avez effectivement abordé le plus important, mais en termes de marché du travail, par exemple, si vous souhaitez donner quelques conseils sur les avantages que les entrepreneurs peuvent tirer du marché du travail.
L'IA ne va pas voler votre travail. Simplement, au lieu de faire des tâches répétitives, les travailleurs pourront faire des choses plus intelligentes. La bureaucratie même pourrait être réduite. Nous avons une entreprise en Estonie, une intelligence artificielle qui établit des contacts entre les entreprises. Les entreprises ne le savent pas, mais sont satisfaites. Il s'agit de quelque chose, enfin de contrat, pardon, assez simple. Il faut changer la façon dont on parle, dont on travaille pour avoir beaucoup plus de temps pour partir en vacances, par exemple, ou pour réfléchir. Ce serait bon, plus de vacances.
Je pense qu'après cette semaine, ça serait salutaire pour nous tous. Mesdames et messieurs, vous l'avez entendu, le président vient de le dire, il faut être curieux, il faut être sage dans l'utilisation de l'IA et je vous remercie d'être à nouveau parmi nous cette année et de nous rappeler que l'avenir de l'IA ne sera pas façonnée par les technologies à elles seules, mais par les choix que chacun d'entre nous prend, la façon dont on investit dans les gens, comment on bâtit les bases numériques, comment on stimule l'innovation et comment on coopère entre les secteurs, par-delà les frontières, comment on est capable d'en apprendre les uns auprès des autres. Merci beaucoup, monsieur le président, d'avoir partagé. vos réflexions et l'expérience de votre pays. Peut-être un dernier mot?
Oui, j'ai oublié une chose importante, la langue. Je viens d'un petit pays et la langue chez nous est très importante, ce qui veut dire qu'il faut élaborer des plateformes qui comprennent l'estonien dans notre cas et donc il nous faut l'accès à la littérature. littérature moderne, aux journaux, revues et ainsi de suite. Ce n'est pas simple. Il y a des questions de propriété intellectuelle et autres. Mais récemment, l'une des grandes revues dans notre pays a donné aux institutions l'accès à tous les articles publiés depuis le 19e siècle parce qu'il faut de la langue, il faut du langage. Il ne suffit pas d'ailleurs de lire des vieux livres, il faut lire des publications actuelles et c'est important pour les petits pays comme l'Estonie. Nous ne sommes pas le seul petit pays. Autrement, nous passerons à l'anglais et perdrons notre langue. C'est très pratique pour les jeunes aujourd'hui. Donc il faut absolument préserver la langue et la culture à l'aide de livres. C'est ma dernière remarque et merci encore une fois de m'avoir invitée ici.
Merci à vous, Monsieur le Président. Merci de ces sages paroles. Préserver la langue et la culture. Merci beaucoup d'avoir discuté avec nous. C'est là de la matière à penser. Pour nous tous, merci et je rends la parole à nos coprésidents.
Merci, applaudissements.
Nous allons passer à notre première table ronde et j'invite Mme Marie Robinson, ancienne présidente de l'Irlande et commissaire du HCR, qui nous parlera du développement responsable de l'IAM. J'ai le plaisir de vous présenter une table ronde très intéressante, incidence sociale, économique, linguistique, éthique. Nous avons 25 minutes, donc chers membres de la table ronde, venez. Yossi Mathias, vice-président de Google, Jamila Venturini, codirectrice exécutive de Derechos Digitales, droit numérique, Lan Xue, professeur et doyen à l'université Tsinghua, Lassena Koné, PDG de Smart Africa, Et Mesli Theot, responsable des produits IA chez AI Singapore. Bien, je vais vous poser des questions dans l'ordre dans lequel je viens de vous présenter parce que c'est plus simple pour moi. Mathias, responsable de recherche chez Google, comment s'appuyer sur les avancées à grande échelle dans l'IA pour faire en sorte que les systèmes reflètent la diversité linguistique, les connaissances locales et les réalités régionales pour l'ensemble des communautés. Le président de l'ONU a parlé de l'importance de préserver la langue et la culture. Comment faire en sorte d'assurer cette inclusivité, la diversité et les connaissances locales et les réalités régionales? Comment assurer leur prise en compte?
Merci, merci de m'avoir invitée. En effet, les derniers commentaires du président de l'Estonie, je les partage tout à fait. Vous savez que Nous avons à cœur d'assurer un accès universel et la langue est notre principale considération. À peu près la moitié des données sur lesquelles on entraîne l'IA, ou plus de la moitié même, nous viennent en anglais. Alors, nous avons enregistré quelques avancées dans sur trois piliers surtout, donc le manque de données pour l'apprentissage automatique, la collecte de données auprès des communautés locales et enfin, conception de produits pour tenir compte des nuances culturelles. Alors, nous avons des objectifs plutôt ambitieux, 1 000 langues. L'idée est d'assurer une formation robuste pour les machines. Récemment, nous avons ajouté 110 nouvelles langues, dont 60 langues africaines, à Google Translate. Google Translate, d'ailleurs, vient de célébrer son 20e anniversaire avec un milliard d'utilisateurs par mois et plus de 200 langues traduites. Deuxième pilier, collecte de données auprès de communautés locales. Nous avons des efforts actuellement menés dans le Sud en Afrique. L'idée est de sourcer la langue parlée pour l'utiliser ensuite dans la formation de nos modèles. Et nous avons une initiative similaire en Inde avec 150 000 heures de de discours en temps réel en Inde. L'idée est de collecter les bonnes données pour ceux qui baptisent des modèles. Et rapidement, le troisième pilier, les nuances locales, culturelles, c'est bien sûr très, très important. Il s'agit tout d'abord d'élaborer des référentiels et la révolution dans l'IA et surtout la façon de valider ces référentiels. Et nous concevons des modèles de comparaison. Encourageons les IA à utiliser avec Gemini. Il s'agit de plus de 70 langues dans plus de 230 pays, ce qui fait que Gemini et l'assistant IA parmi les plus accessibles au monde actuellement. Par ailleurs, il est très important de mieux comprendre les nuances culturelles et de les refléter dans les données d'entraînement et dans l'évaluation des modèles afin que nos outils servent véritablement les différentes communautés avec qui on travaille. Merci.
Ce sont des chiffres très impressionnants. J'espère qu'effectivement nous sommes en voie de combler les lacunes numériques. Ma deuxième question est pour Jamila. Vous êtes codirectrice de Derechos Digitales, droits numériques. Je voudrais rappeler ce que disait il y a un mois le secrétaire général et ce qu'il a répété ce matin. Pour les entreprises IA, il y a un défi, un défi qui est l'empreinte écologique et comment mesurer, atténuer cet impact, consommation d'eau, consommation d'électricité, déchets ou autres, la biodiversité, comment tenir compte de ces priorités environnementales?
Merci beaucoup de cette question. Tout d'abord, On ne peut parler d'atténuation de l'impact environnemental sans remettre en question l'idée comme quoi l'IA est inévitable. Le développement de l'IA est poussé par les intérêts de quelques entreprises multinationales et quelques gouvernements, gouvernements qui cherchent à protéger leurs intérêts économiques. L'IA n'est pas encore, en tout cas, une force autonome, ce que l'on appelle L'IA est une chaîne logistique passant de l'argent aux processus et données qui nécessitent énormément de ressources. Nous l'avons entendu au tout début. L'empreinte de l'IA est structurelle. Ce n'est pas un accident. Il y a souvent un impact pour les travailleurs, les communautés et les territoires. et qui ne sont pas parmi les principaux bénéficiaires. Les pays du Sud fournissent souvent les ressources, sont confrontés aux impacts et n'obtiennent pas de gains significatifs pour leur économie. Il faut donc des engagements de la part des différentes parties prenantes. discuter des conditions auxquelles l'IA actuellement est développée et déployée. Il faut intégrer le principe de précaution dans le cadre mondial pour la gouvernance de l'IA dont on parle ici. Et d'un autre côté, ce cadre doit être assorti d'engagements concrets en faveur de la transparence, la reddition des comptes et en faveur de l'implication de la société civile et notamment des communautés touchées. Pour que ces mécanismes soient efficaces, il faut des engagements contraignants en faveur de la transparence et de la divulgation de ressources, par exemple les impacts en termes de compensation d'eau, d'énergie ou autre. Il faut prendre exemple sur les accords tels que l'accord CAS ou le tout premier, accord régional qui tient compte des questions environnementales. Et pour ce dialogue, la meilleure prise en compte des impacts transnationaux est essentielle. On ne peut pas se contenter de consensus universitaires puisque La recherche a besoin de temps et les communautés qui sont impactées par les IA n'ont pas ce temps. Il faut utiliser les capacités de la société civile pour faire en sorte que les mécanismes existants, par exemple l'examen universel et les procédures spéciales du HCR, aient suffisamment de ressources et soient suffisamment bien équipés pour surveiller, documenter les dégâts liés à l'IA. Et enfin, Il nous faut renforcer la coordination avec d'autres institutions et dans le cadre d'autres processus internationaux, l'OIT par exemple. Il faut bien comprendre qu'il n'y a pas de solution facile face à ces questions difficiles. Au-delà des promesses d'efficacité, il y a peu de preuves comme quoi l'IA en elle-même peut promouvoir la protection environnementale. Nous savons que les modèles les plus avancés ont aggravé l'impact environnemental. Et il faut également discuter de l'impact de l'IA sur la chaîne d'approvisionnement. Il faut bien comprendre que même une meilleure IA ne permettra pas de résoudre les impacts que l'IA crée elle-même.
Merci, Jamila. Effectivement, j'ai l'impression que la société civile doit s'unir dans les différents pays, différents contextes pour insister sur cette transparence, faire écho à ce que disait le secrétaire général. J'ai maintenant une question pour monsieur Lin Chouet. Comment les plateformes de coopération internationale peuvent-elles appuyer les données ouvertes pour éviter la dépendance à l'égard de quelques fournisseurs de données seulement?
Excellente question, je pense. Je pense que C'est important de le comprendre. J'ai quelques suggestions à faire. Tout d'abord, il faut protéger l'écosystème IA ouvert. Cela permet d'avoir différents modèles de pointe, sources ouvertes ou pas. pour avoir un marché plus concurrentiel et permettre aux différents utilisateurs de se saisir de ces avancées technologiques. Notre collègue de Google parlait de ces modèles de pointe Gemini et autres. Il devrait y avoir quelques sorties en bourse de plusieurs entreprises américaines, OLEA, Anthropique, OpenAI, des sorties en bourse qui sont donc des entrées plutôt en bourse pour des milliards et des milliards. Mais nous voyons par exemple, par ailleurs, des modèles chinois de source ouverte avec un saut quantique. Et ces modèles sont adoptés largement par les développeurs, les entreprises. Au cours de l'année dernière, plus de 40 % des téléchargements de modèles à source ouverte correspondent aux modèles chinois. L'IA est utilisée très largement en Chine. Et d'ailleurs, quelque 80 % des start-up américaines utilisent les modèles à source ouverte, les modèles chinois. Donc ils sont performants, ils sont gratuits, appuient la souveraineté numérique, permettent de conserver les données localement et travaillent avec les langues locales. Le modèle et autres travaillent avec plus de 100 langues. C'est une base pour les développeurs en Afrique et en Asie du Sud-Est, des marchés souvent oubliés. Il y a actuellement des discussions, je crois, sur la façon dont ces modèles à sources ouvertes et les modèles de pointe, comment ces différents types de modèles peuvent fonctionner ensemble, notamment à la lumière des questions de la sécurité dont il faut parler. Mais je crois qu'il faut surtout protéger l'écosystème qui est ouvert. C'est essentiel pour assurer l'adoption partout dans le monde. Deuxième chose, je pense qu'il faut coopérer sur le renforcement des capacités dans les AMM. C'est d'ailleurs un domaine idoine pour la collaboration internationale. L'élaboration, la conception nécessitent une infrastructure physique et des capacités qui manquent dans beaucoup de pays. Pour relever ce défi, les Nations unies ont adopté en 2024 une résolution en ce sens et je pense que c'est important. Il nous faut aussi nous unir pour lutter contre les risques posés par les bots. Beaucoup de collègues en parlent. Il y a eu un rapport publié récemment, donc je ne vais pas m'arrêter trop longtemps là-dessus, mais c'est aussi important. Merci.
Merci à vous. C'est bien que vous ayez parlé du renforcement des capacités, je crois, l'objet d'un engagement ici, mais aussi de garde-fous. Je me tourne vers Lacinah Koné. Je sais que grâce à votre initiative, vous entraînez, vous formez des responsables à l'intelligence artificielle et aux compétences numériques. À votre avis, l'IA dans les régions en développement peut-elle devenir une véritable force matrice pour la création d'emplois au lieu d'être à nouveau une perturbation.
Merci de m'avoir invitée. Je pense que l'on se concentre trop souvent sur l'IA en tant que telle et pas souvent sur ce qui l'entoure depuis Mon poste, et je travaille avec 42 pays d'Afrique, la grande question n'est plus de savoir qui a accès à l'IA, mais plutôt qui a les capacités à façonner les outils. Ils sont de plus en plus disponibles partout, mais l'accès à lui seul ne crée pas la prospérité. L'accès à lui seul ne permet pas de créer des emplois ni de la valeur. Les pays qui bénéficieront le plus de l'IA ne seront pas forcément les pays qui utilisent le plus d'IA. Ce seront les pays qui créent les capacités, qui sont capables de s'adapter, de gouverner et de créer avec l'IA. Et pour l'Afrique, cela se pose une question très simple, des questions très simples. Participons-nous à l'économie, à la révolution IA, où sommes-nous de simples consommateurs de produits de cette économie? Parce que si l'on ne fait qu'importer des solutions IA conçues ailleurs, la propriété intellectuelle, le gros de la propriété intellectuelle, de l'innovation et des emplois sont créés ailleurs. Le plus grand risque pour l'Afrique, madame, n'est pas que l'IA avance trop vite. Le plus grand risque, et que l'on reste des spectateurs alors que d'autres cueillent les fruits. C'est pourquoi Smart Africa a parié sur les compétences. L'IA ne remplacera pas les gens. Je dois être attentif à ce que je dis. L'IA ne remplacera pas ceux qui utilisent l'IA, mais les compétences. Ce n'est pas suffisant, évidemment. L'IA réussit lorsque l'environnement propice est là. Il faut pour cela des systèmes de données fiables, la collectivité, les identités numériques, les institutions efficaces, la gouvernance, la confiance. Tout ça est nécessaire. Et c'est pourquoi Nous plaidons en faveur d'une approche systémique à la transformation numérique. L'IA ne peut être débattue de façon autonome, mais il faut parler d'écosystème, de capacité et de bonne gouvernance. Dans le même temps, les opportunités en Afrique ne sont pas forcément dans la concurrence. dans la création de modèles de pointe, l'opportunité pour nous est d'appliquer l'IA où elle apportera le plus à nos citoyens. Et l'idée, bien sûr, n'est pas d'avoir des copains et des copines numériques, mais d'améliorer l'agriculture, l'éducation, la santé, l'apprentissage personnalisé, la transparence, la gouvernance inclusive. Je pense que nous devons rester centrés sur l'être humain. Les gens ne se réveillent pas le matin pour demander de l'aide. Ils veulent une meilleure santé, une meilleure éducation, de meilleurs services publics. L'IA n'est qu'un outil, un outil qui nous permet d'y parvenir. Donc, l'avenir appartient non seulement à ceux qui mais aussi à ceux qui sont capables d'adapter l'IA à la réalité locale. Les langues, par exemple, nous avons plus de 2000 langues en Afrique, c'est important. Les langues sont importantes, la culture est importante. Le président de l'Estonie l'a dit, le contexte est important. En Afrique, nous voyons déjà des solutions adaptées localement qui fonctionnent mieux que d'autres parce qu'elles comprennent les besoins locaux. Regardez les progrès avec l'argent mobile. On n'y croyait pas pour l'Afrique. Actuellement, l'argent mobile représente plus de 1 000, presque 1 500 milliards de dollars de transactions. Donc, l'idée est de savoir combien d'emplois l'on créera, combien de personnes nous permettront nous serons capables de faire entrer dans l'économie numérique, ainsi que l'on mesurera le succès de l'IA. Merci.
Merci de cette déclaration très puissante. Vous avez tout à fait raison. L'accès n'est pas suffisant. Il faut des capacités pour s'adapter aux réalités locales. Je me tourne maintenant vers Leslie. responsable des produits IA chez AI Singapore. Vous concevez et déployez l'IA, raison pour laquelle je vous pose cette question. Si vous deviez conseiller un ministre dans le Sud, dans un pays du Sud qui a peu d'argent et peu de temps pour agir, que faut-il faire?
Bon après-midi. Avant de répondre aux questions de la ministre, je voudrais insister sur le fait que ce que je vais dire reprend largement ce qui a été dit par le président de l'Estonie, mon collègue à ma gauche. Tout d'abord, Excellence, ma réponse serait que tout d'abord, Ne dépensez pas votre budget pour tenter de gagner le jeu de la puissance informatique. Vous n'avez pas gagné, ce n'est pas nécessaire. Dépensez votre énergie et votre budget sur ce que mon collègue vient de dire, l'environnement propice. Et on aime bien se concentrer sur l'expertise et les technologies, J'aime bien, ce sont des modèles, rentrer dans l'aspect technique, mais en fait c'est un problème humain, sociétal. Il s'agit de réapprendre les compétences, réinventer les méthodes de travail, changer nos sociétés. Pour moi, au bout du compte, c'est un problème de leadership. Moi, vous, nous aurons cette responsabilité et ce défi de voir comment construire cet environnement. Comment inspirer la population pour utiliser et construire cette technologie de manière avec confiance et de manière utile tout en apprenant à gérer les risques liés à cette technologie. Deuxième élément de réponse que j'ai apporté au ministre, c'est ne sous-estimez pas ce qui existe déjà gratuitement. C'est incroyable tout ce que vous pouvez avoir sur YouTube. Et grâce à des outils tels que Olama et des modèles à accès ouvert, un étudiant avec un ordinateur peut avoir accès à une IA puissante. Et donc avoir, oui, la concentration est importante, les coûts importent, la fracture existe. Je voudrais dire que le verre peut être à moitié vide, mais on peut le voir à moitié plein également. Qu'est-ce que vous pouvez faire avec ce qui existe déjà? On n'a pas synchronisé cela, mais paiement mobile. Ce n'était pas une technologie de pointe quand c'est arrivé dans le Sud global. Et pourtant, le Sud global a vraiment mis en lumière toute l'utilité de cette technologie. Donc je ne veux pas amoindrir les défis, mais également de nombreuses opportunités. Et dernière réponse, c'est la chose suivante. Les bénéfices potentiels de l'IA sont immenses, mais il ne faut pas sous-estimer également la répartition et la transition. Nous avons fait cette erreur avec la mondialisation. Alors la théorie disait juste, les bénéfices étaient réels, mais nous avons raté le calibrage sur la répartition notamment. Et on pensait que la main invisible allait se charger du reste. Et il y a de nombreux défis aujourd'hui. Et donc si vous souhaitez que l'IA soit utile, et de confiance, nous devons vraiment réfléchir à la répartition, aux coûts de transition. Merci.
Merci de nous ramener à la question des transferts de l'argent mobile, c'est essentiel. Alors, je n'ai le temps que pour une question supplémentaire parce qu'on m'a dit qu'on était strict sur le temps, mais c'est une question importante que je voudrais adresser à Mila. Alors qu'est-ce qui peut être fait concrètement pour empêcher les conceptions qui poussent à une manipulation notamment, qui peuvent induire en erreur les utilisateurs ou changer leur comportement grâce à l'IA? Et vous avez très peu de temps pour répondre à cette question.
Merci pour cette question importante. En effet, on peut manipuler des gens qui sont déjà très vulnérables face à ces systèmes, les enfants, d'autres groupes qui, d'un point de vue historique, ont toujours été marginalisés, notamment exclus de l'accès à ces technologies. L'impact va bien au-delà de l'impact individuel. Ça fait un préjudice collectif, notamment sur nos démocraties, ça aggrave les inégalités. les discriminations, il y a trois éléments à prendre en compte. Tout d'abord, la conception liée à la manipulation, ce n'est pas un bug, ce n'est pas lié au système complexe. En fait, ça combine l'ingénierie sociale avec la technologie et c'est intégré dans les business models qui dépendent des données et dont le but est de créer des revenus, des profits. Ensuite, il y a des incitations économiques pour certains types de manipulation. L'autoréglementation n'est pas suffisante pour faire face à cela. Et trois, oui, les compétences numériques et compétences liées à l'IA, c'est important, mais ça ne peut pas être une excuse pour une impunité et placer la responsabilité uniquement sur l'utilisateur final. Pour apporter des réponses, il faut traiter les questions structurelles qui incitent à la manipulation. Un exemple très brièvement. Les images de synthèse créées par l'IA, notamment les deepfakes, affectent largement plus. Enfin, sont portées sur la génération de contenus sexuels non consensuels et ça concerne les femmes qui en sont victimes à 99 %, selon des données de 2023. Donc ces plateformes permettent l'expansion de la violence de genre. L'agence a montré qu'il y avait plus d'une centaine d'applications sur le Google Play Store notamment et sur 70% montraient des images de femmes dénudées. Et ça, c'est une pour la vente et c'est une décision. Ce n'est pas un hasard. Parce qu'on peut télécharger facilement sur ces plateformes des recommandations concrètes, donc Ceci constitue une véritable menace pour l'équité, la dignité, l'autonomie qui sont les bases des droits humains. La réglementation et la supervision sont nécessaires pour prévenir les abus. Les obligations obligatoires en matière de transparence et accès aux données ventilées doivent être créées, notamment en signalement des risques lorsqu'ils sont détectés. Et enfin, le système doit faire l'objet à une évaluation d'impact en matière de droits humains. et doivent pouvoir être restreints si on ne peut pas démontrer que c'est sûr pour tous les types d'utilisateurs. Je rappelle que la résolution de l'Assemblée générale de 2024 recommande déjà que les États s'abstiennent d'utiliser l'IA qui font peser un risque sur les droits humains, notamment pour les groupes vulnérables. Et je pense qu'il faudrait s'inspirer de cette recommandation, notamment en matière de normes, pour contrer cette pratique de manipulation conceptuelle.
Merci Jamila, je crois que ce panel a fait de son mieux pour parler des opportunités et des incidences également parfois négatives. Les aspects socio-économiques, éthiques, culturels et linguistiques notamment. Nous remercions le président de l'Estonie de sa présence et je pense qu'on peut les applaudir.
Voilà.
Bonjour, excellences, mesdames et messieurs. Nous allons donc modérer les interventions pour ce segment. Les interventions seront faites sur la base de la liste des intervenants disponible sur le site web du Dialogue mondial. Pour des questions afin de permettre la plus grande participation de l'ensemble des acteurs, nous allons procéder de la manière suivante avec un représentant des États membres, suivi d'un représentant des autres acteurs en alternant. Vous pourrez venir au pupitre à la tribune pour intervenir. On demande aux intervenants de s'installer au premier ou deuxième rang. sera plus simple. Nous avons clos la liste des interventions. S'il y a des modifications, merci de le communiquer au secrétariat dans la salle à ma gauche en fait, à côté de la tribune. Il y a un minuteur également à l'écran et sur le pupitre. Merci de respecter le temps qui vous est dévolu afin de permettre la plus grande participation possible. Nous allons éteindre automatiquement le micro lorsque le temps aura expiré. Merci de respecter ce temps qui vous est imparti. Merci. Depuis la Finlande, je voudrais inviter à la tribune le secrétaire d'État au commerce international, Son Excellence Jarno Siela.
Merci aux préopinant, merci aux organisateurs. Alors, la Finlande voudrait revenir sur trois points qui doivent être abordés. dans le cadre de la gouvernance mondiale. Tous ces points ont été traités également dans le rapport préliminaire du panel scientifique sur l'IA. La Finlande se félicite de l'analyse fine contenues dans ce rapport. Tout d'abord, la Finlande insiste sur l'importance de connexion, de concurrence et d'innovation ouverte également, comme ça a été dit à juste titre dans le rapport du groupe scientifique indépendant. Il y a beaucoup de concentration du marché dans le domaine de l'IA au niveau des des puces notamment nécessaires pour les modèles informatiques. Donc les dynamiques du marché ne sont pas optimum et ça induit des risques également en termes de sécurité économique en créant des stratégies, des dépendances stratégiques au niveau des chaînes d'approvisionnement. On doit garder à l'esprit que les objectifs notamment pour traiter le problème de concentration des pouvoirs du marché notamment et des capacités technologiques. Donc un point essentiel dans ce dialogue relatif à l'IA, c'est de voir comment la gouvernance globale liée à l'IA peut contribuer à créer des règles du jeu équitables et un environnement favorable pour les entreprises où ces dernières, quelle que soit leur taille et d'où qu'elles se trouvent, disposent des mêmes égalités en matière de concurrence et en matière d'innovation. Deuxièmement, la France insiste sur l'importance de la gouvernance globale en matière d'IA.
Merci beaucoup, Votre Excellence.
Allow me to invite the CEO of AIT Solutions Limited.
No.
I would like to invite the Deputy Minister of Foreign.
Affairs of the Russian Federation.
Chers collègues, nous nous félicitons de ce dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA. Nous nous réjouissons des efforts consentis par les États membres des Nations unies et le secrétariat de l'ONU également, et avec ce groupe scientifique indépendant qui s'est mis d'accord sur les objectifs et les modalités Cet engagement nous appelons les délégations à s'associer à l'intervention du groupe des amis de l'IA qui a été prononcée ce matin en plénière par notre collègue de la Zambie. Nous demandons donc au président du dialogue d'inclure son texte dans le résumé. Nous avons fait un certain temps pour arriver à cette réunion et s'y préparer. Consultation avec certains groupes d'États qui ont avec des discussions avec des diplomates, des scientifiques, des développeurs. L'Inde a largement contribué notamment, qui a entrepris d'organiser un sommet sur l'IA à New Delhi en février. Et nous voulons que les conclusions de ce sommet contribuent notamment aux travaux des Nations unies. Nous nous engageons à traiter les questions de développement et de sécurité dans le domaine de l'IA. en réduisant la fracture numérique, en améliorant la productivité, en garantissant la non-discrimination aux technologies et capacités informatiques et développer notamment des modèles open source notamment tout en préservant les droits humains et la sécurité. Les développeurs de l'IA doivent se conformer aux législations des pays où ces technologies ont cours. On plaide toujours pour la création de systèmes de confiance en matière d'IA pour garantir un bon niveau de protection. Par rapport à nos objectifs conjoints, mettre en place un système juste et équitable d'utilisation de l'IA au niveau international, cohérent avec les principes de la Charte des Nations unies et qui respecte Il y a souveraineté des États, il y a non-ingérence, notamment dans les affaires intérieures. Qu'il s'agisse des développeurs ou des experts qui doivent aider dans les efforts, notamment à renforcer la confiance, ça permettra de se prémunir du néocolonialisme. Nous partageons notre expertise en matière de technologie scientifique pour le développement d'une technologie IA souveraine. Nous avons des solutions éprouvées qui fonctionnent. Mais dès les années 50, en fait, des chercheurs soviétiques avaient exploré les capacités d'un pointage machine, notamment. Notre délégation qui est représentée ici notamment, représente ces différents acteurs et qui partagent ces expériences. Nous sommes prêts à parler de cette coopération. Merci beaucoup.
I would like to call upon the founder and CEO of MinaiWater.org.
Just a final call for the founder and CEO of MinaiWater.org.
MinaiWater.org.
Allow me to please invite.
J'invite à la tribune le Dr Emad Elineh Fathimi Sadeh, directeur des TIC de la République islamique d'Iran.
Au nom de Dieu, le Clément et Miséricordieux, chers collègues, Mesdames et Messieurs, l'IA met à l'épreuve nos valeurs. Ça va renforcer l'humanité ou nous marginaliser. Dans ce cadre, je fais part de ma plus vive préoccupation par rapport aux incidents du 6 avril avec l'université et technologie de Sherif notamment, une grande partie de notre infrastructure informatique infrastructures civiles dédiées à la science ont été endommagées. La recherche dans le bien-être et les domaines universitaires ont été détruits. L'université n'est pas un champ de bataille. Un centre informatique scientifique n'est pas une base militaire. Une infrastructure de recherche n'est pas une cible militaire. Lorsqu'on attaque la science quelque part, c'est toute la communauté scientifique qui s'en voit affaiblie en tout lieu. C'est pourquoi il faut réduire la fracture en matière d'IA. L'IA n'est légitime que lorsqu'elle est au service de la justice et de la dignité de l'humanité. Nous pensons que l'IA a besoin de sa propre chaise brisée que l'on retrouve sur la place des Nations à Genève pour symboliser la lutte contre les mines antipersonnel. Mais ça symboliserait donc les attaques contre la science, les attaques qui existent et qui mettent à mal notre futur s'il n'y a pas de justice. Ça aura une incidence sur les centres de données, une nouvelle gouvernance, Nous formons plus de trois millions d'étudiants et plus de 100 000 enseignants. Dans le cadre du projet Iran numérique, nous soutenons les universités. Nous voulons résoudre de vrais défis en matière d'eau, d'énergie, de soins de santé. Mais il ne peut pas être défini que par ceux qui détiennent les plus grands centres de données. Donc on propose cinq actions régionales. D'abord une université régionale IA pour connecter les universités et former les talents. Ensuite, un centre d'innovation régional pour le développement de l'IA et un fonds pour financer les start-up. Troisième point, les infrastructures régionales liées aux biens publics notamment. Quatrièmement, il faut un soutien à l'innovation dans le domaine de l'IA. Cinquième point, cadre juridique.
J'invite à la tribune le directeur de Consensus Optimus Incorporated.
Je m'appelle Nick Ashton-Hart.
Je suis membre du groupe de travail des Nations unies sur la gouvernance, mais je ne m'exprime pas au nom de ce groupe. Je remercie le président et le secrétariat pour l'organisation de cette réunion. Il y a une technologie qui a vraiment une utilité, à l'instar d'Internet, l'électricité, l'informatique, ça va transformer les sphères sociales et économiques, la discussion autour de l'orientation à donner à cela revient à la question de la souveraineté. Mais on ne peut pas avoir trop même d'une bonne chose. Il y a un temps, la communauté internationale devait choisir entre un Internet unique, interopérable, ou alors une variété, un patchwork de différentes solutions. Il y avait quelqu'un qui prônait la souveraineté, des arguments qui allaient un peu dans le même sens de ce qu'on entend aujourd'hui. Heureusement, c'est ce premier modèle qui a prévalu. C'est pourquoi Tout le monde qui a une idée de produit ou de service peut internationaliser dès le départ. Pour l'IA, il faut une coopération internationale, mais encore plus que pour l'internet. Et deux exemples pour l'illustration. Tout d'abord, les hypothèses socio-économiques sont toujours biaisées, avec une incidence sur toutes les applications qui reposent sur cela. Donc il faut la coordination dans différents contextes. Il y a également les questions linguistiques, diversité, ça a son importance. Ensuite, une localisation trop restreinte fragmente les données dont dépendent les modèles de formation. Excellence, Mesdames et Messieurs, il n'y a aucun pays qui peut répliquer, notamment, à lui seul, s'il est exigeant en matière de coopération pour la gouvernance de l'IA. Il y a de nombreux défis, ceux que j'ai mentionnés notamment, et pour ce faire, la coopération internationale est nécessaire. Elle doit être à plusieurs niveaux, avec plusieurs acteurs et globale. C'est ainsi qu'on pourra instaurer la confiance et trouver des solutions. On doit travailler pour être compétitif à chaque niveau, mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas simultanément coopérer pour apporter des réponses aux défis qui nous sont communs et pour apporter les mêmes résultats possibles. On devrait et on.
Doit le faire dès à présent. Merci.
Avant d'inviter le prochain intervenant, j'aurais demandé aux intervenants de I3E notamment de se tenir prêts à intervenir. Et sur ce, je donne la parole au cofondateur de AI Safety Sher.
Excellences, chers collègues, merci. Je voudrais partager un message aujourd'hui. Les pays qui bénéficient de l'IA ne seront pas simplement ceux qui déploient l'IA le plus rapidement. Ce sera les pays qui pourront s'adapter et corriger les trajectoires le plus rapidement. C'est pourquoi la planification des scénarii importe. Bien trop souvent, cette planification intervient en période de crise. Et ça va au-delà. En fait, il s'agit de voir comment les pays se tiennent prêts à saisir les opportunités, comment les gouvernements se préparent à cela avant que les systèmes se figent. Qu'est-ce que ça? Il faudra pour l'IA, pour améliorer les services publics, pour renforcer les petites entreprises, pour soutenir les travailleurs, pour protéger les langues locales et pour renforcer notre économie. Il s'agit de savoir également comment se posent rapidement les questions les plus complexes. Qu'adviendra-t-il si l'IA a un véritable impact sur le taux de chômage? Qu'est-ce qui se passera-t-il s'il y a des cyberattaques plus rapides que les réponses à apporter? Qu'en est-il si un service IA de service public fonctionne en anglais mais pas dans d'autres langues locales? Qu'adviendra-t-il si les gain de productivité ne bénéficie pas aux travailleurs. Tout est lié. Ce sont des questions pour lesquelles nous devons nous préparer au niveau de RS Safety Asia. Voici comment nous voyons les choses de manière pragmatique dans notre travail de renforcement des capacités avec les fonctionnaires de l'Asie du Sud-Est, y compris des fonctionnaires de haut rang en Indonésie. ils ne posent pas uniquement des questions de principe, ils ont besoin de pragmatisme dans les décisions. Comment fournir des systèmes, comment acquérir des systèmes, comment les évaluer, comment se coordonner entre les agences, comment gérer les cyber risques, comment communiquer avec le public et comment répondre lorsque les systèmes ne répondent pas comme ils le devraient. C'est la même logique qui s'applique dans notre observatoire de l'Asie du Sud-Est, dans cet observatoire, il partage des informations politiques liées à l'IA entre les ministères, les langues, les systèmes juridiques. Avant que les institutions puissent agir, elles doivent pouvoir vérifier, corroborer les sources, comparer les options, parce que les éléments factuels sont le point de départ, mais c'est encore plus puissant parce que les institutions les utilisent pour mieux éclairer leurs décisions.
Les liens ne conduisent pas forcément tout de suite au chômage de masse, c'est un processus silencieux souvent. Merci.
J'invite le sous-secrétaire d'État aux communications et technologies de l'information du ministère des Transports, Communications et Technologies de l'information, Deman.
Tout d'abord, je vous présente nos excuses.
Son Excellence n'a pas pu être ici. Je le remplace au nom du sultanat d'Oman. Nous aimerions partager quelques réflexions. L'intelligence artificielle crée beaucoup d'opportunités, nous l'avons vu. Vous l'avez tous vu, je suis sûre, mais c'est assorti de défis. Certains défis sont évidents, alors que d'autres nous rattrapent sans prévenir. Avec toutes ces opportunités et ces incidences qui viennent ensemble, il nous faut agir de façon holistique. La dimension culturelle et linguistique de l'ÉA est très importante. Aujourd'hui, beaucoup de panélistes l'ont dit. C'est un point très important pour nous. Vous, dans vos pays, vous êtes les meilleurs experts dans votre culture, votre pays et votre langue. Une entreprise étrangère ne peut pas connaître votre pays, votre langue et vos valeurs mieux que vous. Les outils qu'il vous faut sont déjà là. Il y a des gens dans vos pays, souvent jeunes sans doute, qui savent comment faire et comment créer les solutions pour vos pays, pour vos cultures et pour vos langues. Nous l'avons fait et nous sommes convaincus que chaque pays sur cette planète en est capable aussi. Et enfin, notre message à cette table ronde est très simple: saisissons les opportunités que l'IA nous apporte avec confiance, façonnons l'IA avec sagesse, et faisons en sorte que cette technologie reflète la diversité qui peuple cette planète. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. J'invite maintenant le directeur des politiques en technologie à l'Institut des ingénieurs en électrique et en électronique, Madame Kaspersen.
Merci beaucoup au président d'avoir la possibilité de partager quelques remarques. On nous l'a beaucoup rappelé aujourd'hui, rien n'est inévitable. Et trois E. et là depuis la première époque d'électrification, il y a plus de 100 ans. Et notre expérience nous dit que l'impact des technologies n'est jamais prédéterminé. L'impact suit les choix. Et dans cet esprit, quelques remarques concernant les principales questions s'appuyant sur le rapport préliminaire. Tout d'abord, l'interopérabilité, surveiller l'observation. de la normalisation et les seuils de risque. Actuellement, il n'y a pas de vérification externe. La gouvernance est renforcée par les cycles passant de la conceptualisation à la fin de vie avec une évaluation des intentions. Les normes partagées commencent par la terminologie partagée. Sans taxonomie et vocabulaire partagés, les juridictions peuvent entendre la même chose, des choses différentes, sans capacité de comparer. Le rapport montre par ailleurs que l'IA actuellement conduit à davantage de fractionnement dans le monde, alors que beaucoup de langues sont déjà prêtes pour une inclusion véritable. Donc, il faut des terminologies idoine. Concernant la durabilité environnementale, On parle des mesures normalisées, des rapports tout au long du cycle. Il faut des mesures convenues et des pratiques pour la gestion des déchets ainsi qu'une amélioration des processus techniques. Et enfin, les enfants. On l'a dit, il y a. On va bien au-delà des garde-fous et c'est bien sûr particulièrement vrai pour les enfants. Les systèmes IA peuvent aggraver les risques pour les enfants, alors que les garde-fous marquent le pas. Mais même avec les garde-fous appropriés, il peut y avoir des problèmes. L'idée n'est pas d'interdire l'accès aux enfants. Il faut que la protection soit conçue par défaut. Les garde-fous, bien sûr, ne doivent par ailleurs pas contraindre l'innovation et c'est ce sur quoi travaille mon organisation depuis des années. Nous pouvons partager nos résultats avec vous. Merci beaucoup.
Et c'est notre dernière intervention pour cette séance. Son Excellence. Gevorg Mantashyan, Premier ministre adjoint pour l'industrie high-tech de l'Arménie.
C'est excitant d'être le dernier intervenant de cette table ronde. Je vais essayer du moins de ne pas vous ennuyer. Tout d'abord, je remercie les co-présidents, excellences, mesdames, messieurs, merci beaucoup. Je salue ce qui a été dit par Monsieur le Secrétaire général. C'est un sujet important dont on parle peu et c'est un vrai jalons pour nous que de pouvoir parler de l'IA. Alors, j'ai préparé un discours. Vous savez déjà que l'IA est un outil utilisé largement Certains disent qu'il ne faut pas oublier que l'IA a été créée pour servir l'humanité. Donc, l'IA doit combler les lacunes au lieu de les aggraver. Les avantages ne doivent pas se concentrer sur une poignée de pays. Il faut des opportunités pour tout le monde et c'est particulièrement important pour les pays en développement et leur développement. Les peuples indigènes ne doivent pas être ignorés pour ce qui est de leur langue. Je salue le fait que Monsieur le Président en a parlé aussi, de cet aspect culturel et linguistique. Les droits humains sont importants aussi. C'est pourquoi l'Arménie a rejoint la coalition et le cadre du Conseil de l'Europe et la Convention sur les droits humains. Il est important de garder ceci à l'esprit. Je ne vais pas utiliser les trois minutes qui me sont imparties. Je voulais simplement vous dire que nous écoutons. Nous entendons souvent dire qu'il faut coopérer, nous unir, mais il manque quelque chose. Coopérer sur quoi? Il faut être très précis sur ce que l'on veut. Nous avons beaucoup de choses en commun. La volonté est là, la préoccupation aussi, mais l'action marque le pas et c'est l'endroit où on parle de technologie. Bien sûr, il est bon que la technologie soit plus rapide que nous. Mais il est difficile de ne pas être ému en parlant des technologies, surtout des technologies comme celle-ci. Je pense que c'est tout à fait normal que de montrer nos émotions d'ailleurs. Nous, en tant que décideurs politiques, sommes dans une situation difficile. On ne veut pas surréguler pour ne pas entraver le développement technologique, mais d'un autre côté, il faut qu'il n'y ait pas de craintes quant à l'utilisation de ces technologies. Il faut mettre les technologies sur la bonne voie. Cela a été dit et redit, mais coopérer, coopérer, mais coopérer sur quelque chose de très précis. Merci beaucoup.
Merci à vous. Bien, nous allons passer à notre deuxième table ronde et j'aimerais que Sally Dupnue nous présente cette deuxième table ronde, s'il vous plaît.
Très bien, je remercie notre première table ronde et première liste d'intervenants. Passons à la deuxième. J'ai le plaisir d'inviter Mme Caitlin Craft, fondatrice et PDG de Women at the Table, les femmes à la table, qui nous présentera nos intervenants de la deuxième table ronde.
J'ai l'honneur de vous présenter cette table ronde Son Excellence Guillermo Patriota, président du groupe de travail sur la gouvernance des noms. et ambassadeur et représentant permanent du Brésil à l'OMC et dans d'autres organisations économiques de Genève. Ensuite, Dima Al-Ayyah, secrétaire général de la DCO, Organisation de la coopération numérique. Veuillez nous rejoindre sur la tribune. Philippe Tigot, envoyé spécial sur les technologies du Kenya. Kitty Vanderheiden, secrétaire général adjoint et directrice exécutive adjointe de l'UNICEF, Jiang Wang, fondateur d'Alibaba Cloud, et Belal Matin, du groupe de travail sur.
L'IA.
Pendant qu'on s'organise, nous sommes la dernière table ronde de cette très longue journée. Donc on vous promet plus de principes. Depuis 8 h 30 ce matin, nous avons Entendu, pourquoi Léa doit être gouvernée? Aujourd'hui, on va parler de la machinerie qui rend la gouvernance possible. On ne peut pas régir ce qu'on ne peut mesurer. On ne peut mesurer ce à quoi on ne peut accéder. Et pour cela, il faut aussi l'interopérabilité. Avant de commencer, La moitié de ce qui est vraiment important n'est toujours pas mesuré du tout. La plupart des systèmes dont on parlera aujourd'hui n'ont jamais été évalués pour ce qui est des données ventilées par sexe. Gardez ceci à l'esprit. On parle de données probantes. Commençons par le plus concret, l'énergie et l'eau. Jiang Wang, vous avez construit l'un des nuages les plus grands au monde. Que faudrait-il pour mesurer l'empreinte écologique? Faut-il normaliser cette mesure au plan international ou laisser aussi à chaque entreprise.
Excellente question. Si vous lisez le rapport publié aujourd'hui par le groupe scientifique, vous verrez un graphique très intéressant à la page 20 qui vous montre comment l'infrastructure fonctionne. Alors, on ne parle pas d'eau, d'énergie. C'est un modèle, un modèle calculé Mais vous savez très bien que l'IA consomme énormément d'énergie et d'électricité, notamment lorsqu'il faut entraîner un modèle et puis à l'heure d'utiliser le modèle, il n'y a pas de mesure normalisée de ce que ça coûte et comment l'améliorer. Donc, il faut y réfléchir. Je voulais surtout m'arrêter sur les modèles open source, donc source ouverte. Il s'agit, quand on parle de ces modèles, de l'énergie derrière ces modèles. On parle de ressources ouvertes utilisées pour entraîner les modèles. Et c'est un nouveau défi, bien sûr. C'est très onéreux d'utiliser l'IA, de mon point de vue en tout cas. Donc, il serait bon d'avoir de la normalisation. Est-ce qu'il faut normaliser surtout? Et vous le savez sans doute déjà, quand on utilise des applications, il faut des tokens et on a différentes définitions de ce qu'est ces tokens. C'est une mesure très basique. Au moins, il nous faut une vision commune de ce qu'est un token et le token doit être aussi peu onéreux qu'un bout de papier. Aujourd'hui, quand on prend une feuille de papier, on sait exactement de quoi il s'agit, mais quand on parle de token, personne ne sait de quoi on parle, alors qu'il y a des tokens qui sont très chers et je ne pense pas que cela soit bon pour le développement des applications. Donc je dirais en fin de compte que avec l'évolution des technologies, il faut que l'utilisation de l'IA soit aussi simple que l'utilisation d'une feuille de papier et d'un stylo. Merci.
Merci à vous. Monsieur l'Ambassadeur Tego. Vous avez été derrière la première résolution sur la durabilité environnementale de l'IAA et avez négocié le pacte qui éclaire ce dialogue. Donc, c'est la question qui s'adresse à vous vraiment de droit. Que faut-il pour parvenir à gouverner l'empreinte environnementale et que faut-il faire maintenant pour que la résolution modifie où et comment on construit les capacités de calcul?
Merci. C'est une question en réalité difficile, tout comme les négociations qui ont précédé. Je suis d'accord avec Jamila, d'ailleurs, de la table ronde précédente. Nous avons négocié, bien sûr, la résolution. Il y a deux idées derrière. L'IA pour le verdissement et l'IA verte. Il faut utiliser la puissance transformatrice de l'IA pour l'agriculture pour améliorer les rendements. Il faut que ça soit pratique. Il ne faut pas que les agriculteurs s'endettent et meurent de faim. Donc, il faut qu'au cœur de la conception, il y ait vraiment les êtres humains. Deuxième chose, il faut inclure du point de vue pratique, plutôt la durabilité environnementale dans le processus des COP, des conférences de parties. L'IA doit faire partie de la boîte à outils intergouvernementale. Et ce qu'il faut gouverner, c'est surtout l'impact du modèle. Mais il ne faut pas oublier la sécurité. La définition de la sécurité doit être élargie. Il ne s'agit pas uniquement de sécurité technique, mais aussi des risques environnementaux notamment. Et là aussi, il faut que l'être humain soit mis au cœur de tout ce travail. Et en lisant le rapport scientifique, on est rappelé des implications environnementale, il n'y a qu'une essence. Le dialogue doit se concentrer là-dessus aussi. Il faut parler des normes, mais aussi des mesures des normes dans les rapports tout au long du cycle de vie de l'IA, ce qui veut dire qu'il nous faut accorder la confiance à quelque chose dont parlait l'organe intergouvernemental des Nations unies. Concernant l'échange des normes, il nous faut une compréhension commune et il nous faut réfléchir à la mesure de la gouvernance, non pas du point de vue punitif, mais plutôt du point de vue du renforcement des capacités. Parce que quand on commence à parler de punition, la transparence et la reddition des comptes en général souffrent. L'intelligence artificielle est quelque chose de nouveau et potentiellement effrayant, mais il faut penser à la transition environnementale, un lien avec la transition IA. Il faut voir comment les deux sont interconnectés tout en nous rendant compte qu'à la prochaine étape, l'IA par défaut doit être durable. Merci.
Merci. Donc, vous parlez de l'impact, vous parlez des normes, on en parle beaucoup. Et maintenant, je me tourne vers Kitty van der Egden de l'UNICEF. Moi, question est la suivante, un tiers des utilisateurs d'Internet sont des enfants. Et pour le dire poliment, les choix Les décisions doivent être faites en pensant aux enfants surtout. Comment protéger les enfants des conceptions manipulatives et qui doit rendre des comptes?
Question ô combien pertinente. Les femmes, c'est la moitié du monde. Mais les enfants sont la moitié des plus pauvres du monde et si on ne les protège pas, l'ensemble de l'humanité souffre. C'est ce pour quoi l'UNICEF travaille. Les enfants sont les plus exposés à l'IA et doivent être les plus protégés en réalité. Nous avons de nouvelles recherches publiées récemment dans dix pays qui montrent clairement que les enfants adoptent l'IA trois fois plus rapidement. que les adultes qui les élèvent. Et ce n'est pas uniquement cela. L'IA est partout, partout, dans tous les systèmes utilisés par les enfants de façon très invisible. Quel type d'information les enfants reçoivent, comment le système les traite? On parle beaucoup de cela. L'IA peut être l'accélérateur excellent pour l'humanité avec la traduction, les technologies d'assistance, les informations santé parvenant aux communautés les plus reculées. Mais bien sûr, ces opportunités peuvent être multipliées si on le conçoit. dès le départ. Or, la plupart des modèles actuellement sont conçus pour les enfants des pays plutôt aisés. Et qu'est-ce que ça va produire? Eh bien, une crise d'apprentissage et l'exclusion automatisée. Ce n'est pas notre souhait. Et bien sûr, cela ne signifie pas qu'on veut réduire la voilure de l'innovation et des opportunités. Non, il faut orienter et réguler comme on le fait avec la nourriture qu'on consomme, les médicaments qu'on prend parce qu'on sait que les enfants seront exposés. Et l'IA n'est rien de différent de tout le reste. La bonne gouvernance, c'est prévoir à grande échelle l'impact positif et la lutte contre l'impact négatif, c'est tout. Il faut donc la conception tenant compte de l'inclusion dès le départ. Par défaut, le système doit penser aux enfants dès le départ. Autrement, on crée une machine à exclure. en ignorant les enfants qui ne font pas partie des bases de données sur lesquelles sont entraînés actuellement les modèles, à savoir les enfants du Sud, les enfants avec handicap et autres. Il faut par ailleurs traiter les données des enfants comme une question de droit et non pas comme une matière première. Depuis pratiquement leur naissance, les enfants ont leur profil avant même qu'ils ne sachent écrire leur propre nom. Quand ils arrivent à 13 ans, ils ont un profil de données qui restera avec eux jusqu'à la fin de leurs jours. Et ces données appartiennent aux enfants. Ce sont des actifs qui appartiennent aux enfants. Il faut que les données des enfants soient utilisées avec des garde-fous pour les enfants. Et ensuite, si on utilise l'IA dans les écoles, dans les cliniques, il faut suivre, on n'a pas une logique commerciale, mais une logique tournée vers les enfants. Une clinique n'est pas une opportunité de marketing. L'IA ne remplacera jamais les vrais soins et les vrais enseignants. En tant que coprésidente, la coprésidente du dialogue l'a dit tout à l'heure à la conférence de presse, je pense que tous les États membres peuvent se réunir autour des besoins des enfants. Et comme le Secrétaire général l'a dit aujourd'hui, il faut que les enfants ne soient pas des cobayes. C'est ce qu'on leur doit, a minima. Merci.
Merci à vous, Madame Van der Heijden. Donc, on parle d'inclusivité, de conception robuste, transformatrice, qui apporte des avantages. Je me tourne maintenant vers Notre collègue du groupe scientifique qui est là pour nous dire la vérité, que nous dit la science? Quels mécanismes de surveillance et de transparence fonctionnent-ils? Où est la science pour aider? les gouvernements, est-ce que les chercheurs indépendants ont accès au système ou pas, parce que les données n'ont jamais été ventilées par sexe ou autrement. Comment voir si le système fonctionne ou non?
Merci. Merci. Nous parlons beaucoup d'impact environnemental, mais une métaphore historique pour vous, que vous connaissez sans doute. En 2015, nous étions à Paris et nous parlions traité sur le changement climatique et sur ce qu'il fallait faire après 25 ans d'évaluation systémique des décennies de coordination et une demi-décennie plus tard, le secrétaire général qui était devant vous ce matin, a été à Glasgow en disant, en parlant du seuil d'un virgule cinq degrés, seuil qui nous empêcherait de prévenir des risque catastrophique. Et nous n'étions pas. Depuis, on est passé à une architecture avec des milliards et des milliards d'utilisateurs et une grande préoccupation quant à la capacité de ces outils IA. inutile d'attendre encore une décennie pour voir l'impact néfaste que cette technologie peut apporter.
Il y a.
Aussi des éléments où les preuves sont solides et ce que je voudrais en retenir, c'est que un retard sur cette thématique, la priorité ce qu'il faut, c'est de savoir ce qu'on en fait. Par exemple, qu'est-ce qu'on fait par rapport aux violences sexuelles contre des enfants ou des femmes? Et les développeurs des entreprises doivent être tenus responsables également parce que ces technologies peuvent être utilisées à mauvais escient et donc il faut agir. On a vu l'impact du manque d'interopérabilité dans le domaine de la santé numérique. Donc on est moins bon dans nos ripostes, par exemple en Afrique de l'Ouest, c'est dû à un Il ne faut pas qu'il y ait un manque d'interopérabilité pour l'IA qui exclurait de trop nombreux acteurs. Ensuite, là où il y a peu d'éléments probants, les normes, ce n'est pas uniquement de. Il s'agit de donner au système davantage de transparence. La communauté internationale a beaucoup de travail pour renforcer ces normes privilégiant la transparence. Enfin, moi, je suis un. Je suis médecin de formation et je travaille sur la réglementation de l'IA dans ce secteur. Et en général, j'ai toujours cette dichotomie entre l'être rationnel et une transformation profonde. Ma question, c'est de savoir comment utiliser les systèmes, abandonner les institutions dont nous n'avons plus besoin, mais préserver ce qui peut être utile. Merci.
Merci. J'aime bien dire ça, transformation radicale plutôt que rationnelle. Ça nous amène à notre prochain collègue. On va parler de coopération. Et donc, madame, vous construisez des cadres Interopérabilité. Mais comment donner des exemples pour illustrer ce qui fonctionne et peut être des conseils également de choses à ne pas faire.
Merci beaucoup pour cette question. Le cœur de la création de DCO, donc organisation pour la coopération numérique, c'était de créer une plateforme pour coopérer, pour partager les bonnes pratiques en tant que nation. Nous sommes convaincus que chaque pays a un avantage comparatif. Identifier cet avantage comparatif et les rassembler, ça permet de créer une grande force pour réduire la fracture numérique, pour réduire les fractures qu'on voit liées à l'IA. Je donne un exemple. Est-ce que tout pays a besoin d'investir dans un centre de données de 100 mégawatts. Tout d'abord, il faut identifier où vous vous trouvez sur la chaîne de valeur, où est-ce que vous pouvez ajouter de la valeur sur cette chaîne. Ensuite, vous contribuez, vous construisez le bon cadre, des projets rentables avec le secteur privé pour accélérer la croissance et la prospérité dans l'économie numérique. Par exemple, des pays qui ont investi dans l'infrastructure informatique et d'autres pays qui ont la matière grise. Il faut créer un cadre et une gouvernance pour le partage de la propriété intellectuelle et les bonnes pratiques qui donnent des opportunités aux pays pour créer davantage de contenu local et plus rapidement, jusqu'à ce qu'ils développent leur propre infrastructure numérique. notre côté, le fait d'avoir au coeur de la discussion le secteur privé, le fait d'avoir les novateurs dans la co-conception des politiques et des réglementations ainsi qu'au coeur des initiatives qui accélèrent, qui réduisent la fracture numérique, notamment dans les pays dans le sud mondial ou dans les PMA. des pays qui ont besoin d'une infrastructure IA de base, mais ils ont besoin également d'une connectivité de base.
Ambassadeur Patriota, vous êtes président du groupe de travail CSTL sur la gouvernance des données et vous allez répondre à une question à laquelle peut-être personne ne peut répondre. On parle de gérer les modèles IA et votre groupe de travail a redit son rapport à l'Assemblée générale à l'heure actuelle et un des axes est l'interopérabilité entre les systèmes de données internationaux, nationaux et régionaux. Qu'est-ce que ce dialogue doit dire par rapport aux données étant donné qu'il n'y a que très peu d'engagements pris par rapport à l'IA?
Très bien, merci beaucoup. Je pense que c'est la première chose qu'il devrait dire. Il y a donné, c'est la base sur laquelle la gouvernance s'appuiera. C'est la base de la pyramide. C'est sur quoi on travaille au niveau du groupe de travail sur la gouvernance des données. Pour moi, c'est une nouvelle expérience au niveau du système onésien parce que c'est une entité hybride. qui a la moitié de représentants d'États, 27 États membres, et d'autres sont des acteurs non étatiques. Et nous avons réussi à avoir un dialogue constructif au sein du groupe. Nous avons eu six sessions. Nous sommes à un point où nous sommes au niveau de l'avant-projet, donc c'est un vrai progrès parce qu'on essaie de rédiger un texte dans le cadre des limites du nombre de mots pour les documents de l'ONU. C'est un peu comme les trois minutes ici pour les intervenants. Et il y a des membres du groupe qui sont participants ici aujourd'hui, Agnès Kasper notamment, qui est intervenue et d'autres. L'interopérabilité, c'est un des quatre axes. Il y a les principes de base, tout d'abord, sont ceux qu'il faut mettre en lumière en matière de gouvernance. Certains viennent de plateformes et d'accords existants et des expériences nationales. On a un autre axe sur l'interopérabilité. On a un autre axe sur le partage des bénéfices des données. On s'intéresse notamment aux discussions liées aux fractures numériques. Ensuite, il y a les flux de données transfrontières. Est-ce un lien avec l'interopérabilité? Ça aurait pu être un seul sujet, mais on l'a subdivisé en deux. Par rapport à l'interopérabilité, on n'a pas encore d'accord, mais on y travaille. Je crois que la première chose à dire, c'est que l'interopérabilité est extrêmement importante. C'est souhaitable d'un point de vue du développement, mais d'un point de vue des entreprises, On ne peut pas privilégier l'un à l'autre. Et ça n'est pas forcément synonyme d'harmonisation au niveau des législations. On peut parvenir à l'interopérabilité en fait en cela grâce à une coopération internationale, grâce à des accords. Je crois que c'est quelque chose d'intéressant parce qu'en général, voit une opposition entre l'interopérabilité et la souveraineté législative au niveau national. Mais grâce à la coopération internationale, on peut trouver des solutions qui préserveront la souveraineté nationale tout en promouvant l'interopérabilité et les flux de données, tout en respectant les droits humains. C'est une question qui est prioritaire dans la liste, notamment les droits des enfants. Je crois qu'on en a parlé ce matin également, c'était intéressant. On a parlé des robots tueurs également. Et on avait applaudi quand on parlait de Sega, mais personne n'a applaudi quand on a parlé des enfants. Alors il faudrait applaudir. Les enfants, je crois qu'il y a. Intérêt, c'est un capaciteur de développement, mais ce n'est pas un objectif, c'est une condition sous-jacente également. Et un grand nombre de pairs de développement n'ont pas encore accès à ces capacités, compétences, financements. On en a parlé ici. L'impact environnemental également. Les centres de données qui sont très coûteux, énergivores et d'eau. Donc ce sont des questions environnementales. Et tout ce qu'on fait au niveau du groupe, c'est pertinent pour le développement parce que c'est un groupe onusien et j'espère qu'on aura un rapport prêt prochainement à la fin de l'année. On enverra cela au mois d'avril à la commission et ensuite ça ira à la quatre-vingt unième session de l'Assemblée générale de l'ONU. Merci.
Parfait. Maintenant, Si vous me connaissez-vous savez que j'évite en vos zones dans les panels, donc on va reprendre les interventions dans l'ordre avec Monsieur Jeanne.
C'est fascinant quand on pense à la technologie, mais également un parc sur les dimensions sociales, économiques, culturelles. Tous ces axes sont essentiels pour le bien de la population. Et sachez que on parle directement aux rédacteurs du dialogue mondial pour leur dire ce qu'on voudrait voir inclus.
Ambassadeur Tigo.
Oui, j'ai parlé des échanges par rapport aux normes, mais il faut travailler sur l'interopérabilité des systèmes et interopérabilité humaine également parce qu'il y a aspect culturel également pour sortir des cloisonnements.
Merci. Madame Van der Heyten.
Oui, alors j'ai trois demandes. On a vraiment besoin d'un seuil de référence pour l'accès à l'IA par les enfants et l'impact. Ça, c'est un bien commun en ce sens-là. En fait, on fait une expérimentation en utilisant les enfants comme cobayes. Ensuite, il faut un jalon, un seuil comparatif à l'aune duquel on peut faire l'évaluation et il doit y avoir des lignes rouges par rapport aux droits des enfants, par exemple, c'est tout ce qui relève des abus sexuels contre les enfants. Ensuite, trois, il faut l'évaluation de l'impact sur les droits des enfants lorsqu'il y a intégration de l'IA dans des systèmes pour les services tels que l'éducation, la migration, la santé, services dont bénéficient les enfants, sinon ils seront les victimes.
Merci. Je voudrais ajouter une évaluation d'impact intégrée qui prend en compte les préoccupations environnementales, droits humains, genre, droits des enfants, rassembler tout cela. Donc c'est un guichet unique. Il n'y a pas besoin de faire des compromis et favoriser un axe plutôt qu'un autre. Bilal, à présent.
Ça ne surprendra personne, mais le scientifique qui est en moi veut davantage de financement pour la recherche, mais chaque État doit s'engager à financer la recherche dans le domaine de l'IA. Et pour que les pays puissent avoir vraiment voix au chapitre, il faut qu'ils financent la recherche scientifique.
Madame El Yaghir.
Merci, je me concentrerai sur trois points. Tout d'abord, les données. Se concentrer sur la qualité des données qui alimentent l'IA. Plus l'IA renforce son intelligence, elle dépendra sur ces données. fondamental. Ensuite le contenu local. Il faut permettre les nations, les pays à créer leur propre algorithme, propre modèle, on peut pas continuer à être consommateurs, utilisateurs, en fait on doit devenir producteurs. Il faut augmenter les options. Même pas au niveau national mais au niveau international. Troisième point. Ensuite, il faut protéger l'infrastructure. Atténuer les tensions politiques ou les crises économiques. Merci.
Merci. Nous allons clore avec l'ambassadeur.
Oui, il faut traiter avec prudence et équité les données quand on parle de la gouvernance relative à l'IA. Les données appartiennent aux personnes, c'est leur vie privée, c'est leur droit, les droits des enfants, des adultes. Et elles ne doivent pas être nécessairement en libre accès, ou alors il n'y a pas toujours eu un consentement. Donc il faut une architecture pour cela, un cadre décent. Personne n'est mieux placé que les Nations Unies pour faire cela via le dialogue mondial pour voir comment traiter ces données et pour partager les bénéfices des données avec ceux qui ont produit les données à la base. Les données font partie de l'industrie de la création. Il y a un grand nombre de créateurs qui voient leurs créations volées, dérobées par l'IA. Donc il faut voir comment procéder dans la pratique. Donc l'équité, c'est ce que je réclame. Merci beaucoup.
Très bien, donc nous allons reprendre avec les interventions et je donne la parole au représentant de l'université de. Très bien, nous passons à l'intervenant suivant. Je donne la parole au conseiller au bureau des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève de la Slovénie.
Mon cher collègue, mesdames et messieurs, c'est tellement inspirant cette conférence. En Slovénie, on voit l'IA comme une technologie qui a une vocation et dont les bénéfices doivent être largement partagés dans les sociétés, les économies. D'un point de vue social, c'est d'abord lié à le potentiel d'améliorer les services publics, la santé, l'éducation. Un grand nombre d'intervenants l'ont dit aujourd'hui, mais concrétiser cela exige un investissement dans les compétences, la confiance et le déploiement responsable de l'IA. point de vue économique, l'IA offre des opportunités pour améliorer la compétitivité, notamment pour les PME. Donc, en Slovénie, on veut créer les conditions pour une plus large adoption de l'IA via un transfert de connaissances, un financement et une meilleure coopération entre les chercheurs, l'industrie et le secteur public. En tant que petite communauté, la Slovénie attache une importance particulière aux aspects linguistiques et culturels. À l'instar de ce qu'a dit la Finlande aujourd'hui, nous pensons que le multilinguisme et la diversité culturelle doivent rester des forces à l'ère du numérique. L'IA doit soutenir l'ensemble des langues, y compris celles avec peu de locuteurs, pour garantir transformation numérique inclusive pour qu'aucune langue ne soit laissée pour compte. En même temps, toutes ces opportunités dépendent d'une base technique solide, des données de qualité, d'infrastructures interopérables et de compétences numériques. Ça reste des éléments constitutifs essentiels pour permettre l'essor de l'IA. Donc, Sowinny investit dans l'infrastructure nationale. dans des installations et des centres de compétences liés à l'IA. La coopération internationale sera essentielle, le partage de connaissances pour renforcer les capacités notamment. On en est convaincu, l'IA pourra contribuer notamment au développement durable. Donc ces bénéfices seront accessibles à tous. Merci.
Merci beaucoup. À présent, nous avons un représentant de l'IA pour la paix, ensuite celui du représentant de la Corée. Peut-être le délégué de la République de Corée est-il présent?
Thank you, co-chair.
Merci, co-président. Excellence, chers participants, la République de Corée se félicite du premier Dialogue mondial sur la gouvernance. La République de Corée a trois remarques en la matière, tout d'abord. Il y a une fracture entre la vitesse de développement de l'IA et notre état de préparation qui devient de plus en plus visible. L'IA progresse plus rapidement que ne le font nos institutions, nos législations. Il faut voir comment nos sociétés s'adaptent. La République de Corée, donc, a ressenti lorsqu'on a utiliser l'IA par exemple dans les salles de classe, on s'est rendu compte qu'il y avait des défis pragmatiques parfois. Mais ces problématiques dépassent nos frontières. Ça va des véhicules autonomes notamment, des contenants, des contenus malveillants ou induisant en erreur créés par l'IA notamment, et sans oublier la question d'opportunités en matière d'emploi. Tout ceci pour mettre en lumière impératif d'élargir la discussion sur la manière de créer un consensus autour de ces défis et aussi rapidement que le développement de l'IA. Alors on constate qu'il y a des préjudices qui étaient connus, mais il y en a qu'on n'avait pas prévu, envisagé. Il y a une complexité des risques. et qui vont même au-delà de ce qu'on peut percevoir maintenant. Donc il faut pouvoir répondre à ces risques et ces préjudices qui ne sont pour certains pas encore apparus. Ensuite, il faut travailler sur l'état de préparation des différents pays par rapport à l'IA, notamment en matière de gouvernance. raisons pour un cœur olympique de Corée, a démis sa vision en matière de l'IA en établissant des centres, des hubs d'IA avec 9 organisations, notamment partenaires, pour contribuer notamment au renforcement et capacité de coopération en matière d'IA. Pour conclure, il faut garder à l'esprit l'objectif, le postulat, c'est que L'IA ne doit pas avancer comme une technologie à part entière. En fait, l'IA, c'est une technologie qui doit mettre au centre l'humain. Merci.
Merci, représentant de la République de Corée. Directeur exécutif de Diversa. Merci beaucoup.
Je m'appelle Diana Mosquera, je viens d'Équateur. Il y a six ans, j'ai cofondé Diversa et maintenant je suis directrice exécutive. Nous avons développé des technologies, des données IA en nous concentrant sur les droits humains, la justice sociale, l'environnement. On parle souvent de l'IA comme un outil pour accélérer le développement durable, mais on parle bien moins souvent de l'infrastructure qui rend cela possible. Comme l'a dit le Secrétaire général ce matin, on ne peut pas croire que l'IA répondra à la crise climatique si on n'est même pas capable d'identifier l'impact environnemental de l'IA tout au long de son cycle. Les modèles d'IA existent de différentes manières et ça s'appuie sur les centres de données, mais c'est très énergivore et ça dépend de ressources hydriques, de minerais critiques, notamment de ressources humaines. Et tout ceci reste presque invisible dans les discussions relatives à la gouvernance. Donc si on veut que l'IA contribue véritablement au développement durable, on a besoin de gouverner les algorithmes pour du final de l'IA mais également les infrastructures sous-jacentes. La gouvernance ici ce n'est pas uniquement technique ou réglementaire, c'est politique. Il faut définir ce que nous voulons. Et je voudrais aborder trois priorités. La crainte c'est de faire la transparence environnementale, un principe de la gouvernance de l'IA. Aujourd'hui, il y a encore des manques dans la divulgation, notamment des données liées à l'utilisation des ressources, de l'énergie. Ensuite, deuxième priorité, il faut des capacités techniques, notamment dans les pays du Sud global. La gouvernance ne peut pas dépendre uniquement de ceux qui développent les modèles. Les pays doivent avoir la capacité d'évaluer et d'auditer les systèmes IA en fonction de leurs propres besoins et de leur contexte social et réglementaire. Troisième priorité, c'est de prendre en fait du fait qu'une infrastructure liée à un impact territorial, les communautés notamment où sont extraits les minerais notamment, sont construits les centres de données et là où les coûts environnementaux se font le plus sentir notamment, doit faire partie des décisions liées au déploiement de ces technologies. En fait, il ne faut pas penser que le chemin est déjà tout tracé par l'IA et qu'on doit se contenter de le suivre. Nous devons agir ensemble, de manière responsable, pour tracer cette voie. Merci.
Merci à vous. Excellence. Ambassadrice des cyberaffaires et des technologies critiques de l'Australie.
Merci, coprésident, Mesdames et Messieurs les délégués. L'Australie salue la discussion sur les opportunités et les incidences de l'IA afin qu'on accélère les avantages tout en rendant l'IA sûr, sécurisé et fiable. C'est là l'occasion sans précédent pour la durabilité et le développement inclusif, notamment par l'amélioration de la productivité, la réduction des risques de catastrophe, la lutte contre le changement climatique. Mais les risques liés à l'utilisation irresponsable de l'IA sont là aussi. Ces défis nécessitent des solutions nuancées et souples pour assurer un équilibre appuyant l'innovation tout en assurant la sécurité. Notre plan national est plutôt clair. Il nous faut tout d'abord nous saisir des opportunités que présente l'IA en créant des systèmes, des infrastructures et des cadres assurant la confiance. à l'égard de Léa. Deuxièmement, il faut que les fruits soient partagés par tous. Nous savons que Léa peut renforcer les disparités qui existent dans l'écosystème. Donc, il nous faut des systèmes et des cadres interopérables afin de faire en sorte que ces avantages parviennent à tout le monde. Et enfin, nous appuyons l'utilisation sécurisée de l'IA et c'est pourquoi nous avons créé l'Institut de la sécurité de l'IA pour comprendre les risques, les capacités émergentes de l'IA et appuyer les réponses fondées sur des données probantes à mesure que les technologies évoluent. Et nous agissons parfaitement conscients des défis de notre temps. La gouvernance, de l'IA doit permettre de se saisir des opportunités en toute sécurité, en respect des lois, tout en assurant la diversité linguistique et culturelle et la surveillance et douane. Bien sûr, il nous faut agir ensemble. Il faut bien sûr par ailleurs tenir compte des plus vulnérables et les plus marginalisés. garder un œil sur les perturbations que l'IA peut renforcer. Cela concerne les communautés éloignées, les femmes et d'autres groupes vulnérables. C'est pourquoi nous avons associé notre travail sur l'IA à notre accord visant à combler les lacunes. Le message du groupe scientifique est clair: le succès dans l'IA ne dépend pas uniquement de qui a le plus de puces, de centres de données ou de capital. Les technologies doivent être assorties de gouvernance responsable. Bien sûr, la technologie ne décide pas tout, c'est nous qui décidons collectivement. Merci.
Merci à vous. Je donne la parole au représentant ou à la représentante de NASCOM ai-je vous en prie. Qu'il n'est pas là. Alors, Son Excellence, l'ambassadeur du Mexique.
Merci. En parlant du multilinguisme, je vais parler en espagnol. Bonsoir, Mesdames et Messieurs les délégués, représentants, coprésidents. Le Mexique considère qu'il est important de se pencher de façon détaillée sur ce que l'intelligence artificielle fait avec les êtres humains sans nous limiter au débat portant sur les capacités de l'IA pour nous. C'est pourquoi nous saluons le rapport préliminaire du groupe intersectoriel indépendant sur l'intelligence artificielle. C'est un rapport particulièrement utile et surtout les points qui figurent dans les résultats des groupes de travail 5, 6 et 7 portant entre autres sur les droits humains, la démocratie et la diversité culturelle. Le développement rapide de l'IA est en train de perturber le contrat social, redéfinissant les relations de pouvoir, les termes de l'activité économique et les relations sociales. Face à cela, il est important d'avoir un dialogue ouvert et inclusif entre les gouvernements et les représentants des différentes parties prenantes pertinentes. La coopération internationale, comme cela a été dit et redit, est essentiel pour que nous puissions faire face aux défis qui nous concernent tous. Le Mexique inclut le développement technologique comme axe transversal de son plan de développement national 2024-2030. Dans ce cadre et sous l'égide de l'Agence de transformation numérique des télécommunications, nous avons conçu la transformation numérique comme un facteur propice pour les droits. Nous créons des solutions technologiques publiques, consolidant ainsi la technologie comme un droit. Nous considérerons qu'il est important de refléter les différentes identités culturelles pour éviter le développement technologique inéquitable et plein de préjudices. Et donc, il faudrait analyser les nouvelles formes permettant l'intégration de ces identités et la poursuite du développement des modèle de langage. Peut-être qu'il faudrait revenir sur les concepts tels que certains concepts qui ont cours. Et enfin, en Amérique latine et dans la région des Caraïbes, il faut analyser l'impact de l'intelligence artificielle. C'est pourquoi le Mexique, en coopération avec le PNUD, organise un forum international de haut niveau à la fin de l'année pour aborder ce sujet. Et nous espérons apporter notre contribution au dialogue mondial sur l'intelligence artificielle aussi. Merci.
Merci. Dubaï, municipalité, responsable en chef.
Je vous en prie.
J'attends la parole à Son Excellence l'envoyé spécial du président du Sri Lanka. Je vous en prie.
Coprésident, excellence, chers collègues, il y a de plus en plus d'interfaces entre les personnes, les connaissances, les services publics et les opportunités économiques. L'inclusion ne sera plus déterminée par l'accès éventuel à l'IA. L'inclusion dépendra de la capacité de l'IA de comprendre les gens qu'elle est censée servir. La première dimension de ce défi est la langue. Plusieurs centaines de langues et de dialectes sont actuellement mal desservies parce que les bases de données, les technologies linguistiques et les modèles sont insuffisants. Et le marché, bien évidemment, ne travaillera qu'autour des plus grandes langues, laissant beaucoup de communautés en marge de l'économie de l'IA. Pour combler cette lacune, il faut des investissements, il faut des bases de données linguistiques et des modèles. Mais la parité linguistique à elle seule ne suffira pas. La vraie symétrie nécessite également l'inclusivité culturelle dans l'IA. Un système IA qui comprend ma langue, mon dialecte parfaitement, mais ne comprend pas mon contexte culturel, n'est que partiellement inclusif. Un système IA qui comprend, mais qui ne peut pas reconnaître les systèmes de valeurs locaux, les traditions, les institutions, les pratiques agricoles, les systèmes juridiques ou les normes culturelles, ne peut fournir les conseils fiables ou pertinents. L'IA doit comprendre non seulement comment on parle, mais aussi comment on vit dans nos constructions sociales. L'inclusion véritable va main dans la main avec l'IA souveraine, la capacité des États à déployer des IA qui reflètent donc leurs priorités, leur langue, leur culture, sans compromettre l'indépendance, les données sensibles, la résilience nationale. Pour y parvenir, l'architecture numérique de Sri Lanka considère que l'IA est un bien public. Les services de traduction et de reconnaissance vocale seront dans notre pays des capacités horizontales. Mais par ailleurs, d'autres des pays seront intégrés. Par exemple, les services de conseil aux agriculteurs multilingues et l'investissement de ces capacités sont des investissements dans les opportunités équitables. Mais sans combler les lacunes dans les IA souveraines, certaines communautés et pays seront laissés pour compte. Les pays plus petits ou en développement ne devraient pas être seulement des consommateurs de l'IA, mais doivent être autonomisés. pour pouvoir apporter des connaissances, des langues et des perspectives culturelles pour la construction des systèmes IA futurs. Le succès de l'IA ne sera mesuré pas uniquement par l'intelligence des modèles, mais aussi par la diversité des personnes que l'IA sert. Merci beaucoup.
Merci à vous. Excellente. Nous allons donner la parole à Empathetic AI, puis au Bélarus, puis à WWF International, puis à Côte d'Ivoire. Et ensuite, je passerai la présidence à mon coprésident. Empathetic ai-je vous en prie. Non? Bien. Belarus, représentante permanente au Bureau des Nations unies.
Je vais poursuivre la tradition du multilinguisme. Permettez-moi de saluer sincèrement tous les participants au forum. Notre pays, qui est un pays à revenu moyen, ne peut participer à la course des budgets, mais nous avons un potentiel humain très élevé et des réalisations dans le domaine de la numérisation. C'est pourquoi, pour nous, l'intelligence artificielle est un instrument d'amélioration de la qualité de la vie des gens, de modernisation de l'économie et de la gouvernance dans certains Tout d'abord, nous passons à la numérisation complète des processus de service public, nous appuyons sur les données massives et le service préventif. priorité importante, l'intelligence artificielle dans la santé et l'éducation ainsi que dans la sphère sociale afin que les nouvelles technologies favorisent l'accès aux services de qualité pour tout un chacun, quel que soit le lieu où on vit. Troisième objectif, optimisation des processus industriels et agricoles, l'introduction de solutions numériques dans la logistique et l'énergie ainsi que la gestion municipale et enfin l'utilisation les deux liens dans la surveillance écologique, l'utilisation des ressources naturelles et la protection de la population. Chers collègues, l'introduction de l'intelligence artificielle change l'économie et la sphère sociale, mais pas seulement le marché du travail, le milieu cognitif dans lequel vit et agit l'être humain. Ainsi, La question du contrôle sur les solutions essentielles demeure particulièrement importante. La responsabilité des algorithmes, la protection des données personnelles, la prévention de la discrimination et j'en passe. L'être humain est le maillon principal de la révolution technologique et son comportement doit être étudié tout premièrement. Il y a au moins deux questions fondamentales qui doivent trouver leur réponse. Tout d'abord, l'intelligence artificielle pourra être multipliée. Pourra-t-elle multiplier le capital humain sans que l'être humain soit un concurrent? Et ensuite, quelle sera la voie prise par la société, les États? Allons-nous Remplacer le libre arbitre de nos enfants ou déléguer le libre arbitre aux algorithmes? Nous pensons que le forum doit nous permettre de trouver des réponses à ces questions et à d'autres questions afin que l'intelligence artificielle évolue au bénéfice de l'humanité avec le respect des droits des concepteurs, de la dignité humaine. Merci beaucoup.
Merci, Excellence. Je donne la parole à la Côte d'Ivoire. Monsieur le ministre, je vous en prie.
Mesdames et Messieurs, chers délégués, comme plusieurs intervenants l'ont souligné depuis ce matin, l'intelligence artificielle nécessite d'importants investissements et une coordination transnationale pour les pays qui ont une dimension culturelle, linguistique et sociologiques en commun. Nous devons tout faire pour éviter de répéter les erreurs du passé. En effet, dans le domaine des télécommunications, par exemple, nous avons assisté au début de l'industrie à une fragmentation des réglementations, d'où souvent un retard dans l'harmonisation des dites réglementations ont causé un retard du développement des marchés. mais les cadres communautaires aujourd'hui et les politiques sectorielles communes qui existent constituent désormais un cadre de synergie favorable à la création d'un écosystème commun de développement de l'intelligence artificielle. La Côte d'Ivoire et les autres pays de la sous-région Afrique ouest africaine ont toujours une forte implication dans des initiatives communautaires solidaires de développement par exemple pour les affaires en créant l'Ouada, pour l'éducation en créant le Kames, pour l'intégration économique et monétaire en créant l'UEMOA. Ces institutions offrent aujourd'hui un terrain fertile pour une intelligence artificielle adaptée à nos besoins et intérêts locaux. Elles peuvent constituer un levier de développement à exploiter dès aujourd'hui. C'est pourquoi Je profite de cette tribune pour lancer un appel solennel à la coopération régionale et à la mutualisation des efforts, des projets et investissements. Il s'agit de bâtir ensemble des infrastructures de développement, des outils de gestion de notre patrimoine informationnel pour une IA au bénéfice de notre environnement des affaires, de notre système éducatif et de nos marchés financiers. Au-delà de ces cas d'usage, nous devons prendre l'initiative d'harmoniser nos lois afin d'encadrer efficacement l'intelligence artificielle pour plus de prospérité. C'est en capitalisant sur nos valeurs communes que nous pourrons faire fructifier nos efforts et richesses culturelles et linguistiques pour que l'intelligence artificielle bénéficie réellement et dès à présent à nos populations sur les questions de santé, d'éducation et de sécurité. la Côte d'Ivoire a eu une longue a une longue tradition d'accueil et d'hospitaliser et d'hospitalité et au regard de son fort engagement dans des institutions internationales comme l'Union internationale des télécoms, la Côte d'Ivoire appelle solennellement les pays de la sous-région ouest africaine. a donc se se se mettre ensemble.
Afin d'adopter des règles.
Merci, Excellence.
Avant de poursuivre, j'aimerais demander aux interprètes de bien vouloir nous accorder quinze minutes supplémentaires. Nous avons un petit peu de retard. Merci beaucoup. Je vais maintenant donner la parole au représentant du Conseil en relations internationales, chercheur en IA.
Co-président, excellence, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un plaisir de m'adresser à vous aujourd'hui, tout particulièrement sachant que nous J'ai pu représenter 104 pays en développement dans les négociations pour créer à la fois cet organe et le groupe de travail indépendant. Mon rôle actuel dans le Conseil en relations internationales est justement celui de travailler sur les systèmes conçus actuellement, qui façonneront la résilience démocratique, la sécurité nationale et l'équilibre des pouvoirs pour des décennies à venir. Les décisions sur le déploiement sont des décisions de gouvernance et c'est d'ailleurs ce sur quoi se penche ce cluster. J'aimerais m'arrêter sur la supervision et l'architecture de gouvernance. La gouvernance doit identifier si les systèmes sont sûrs et les gens que ces systèmes desservent, dans les cliniques ou dans les écoles, ont la possibilité de corriger les décisions qui sont prises. Et c'est d'ailleurs là la lacune, la reddition de comptes. que cela s'appuie sur les données probantes et pas les spéculations. Il faut qu'il y ait quelqu'un d'identifiable qui prend des décisions. et que les modèles qui sont conçus dans une juridiction et déployés dans une autre soient vérifiables et qu'il y ait une autorité responsable. C'est pourquoi je vous propose la chose suivante, les normes ne seront efficaces que s'il y a des exigences dès l'entrée, dès le début. Responsabilité, reddition de compte pour l'ensemble de la chaîne logistique. pour que le système réponde devant la juridiction où il opère. Il faut également des mécanismes de plainte et de compensation. Notre objectif est d'adapter le cadre, pas de le réinventer à nouveau. L'accès pour les chercheurs indépendants doit être garanti. Et le dialogue doit se pencher sur la gouvernance dès le début des processus. Merci.
ONU Habitat Je vous en prie. Non, bon avançons alors. Togo, je vous en prie. Bien, alors. Je vous en prie.
Chers modérateurs, distingués délégués. L'intelligence artificielle est une opportunité de promouvoir Le développement durable, pardonnez-moi, je vais passer à l'espagnol, dit le délégué. Pardon, je suis un peu essoufflé. Nous considérons que l'intelligence artificielle représente une opportunité en faveur du développement durable pour notre pays. L'éthique est un principe transversal qui doit orienter toutes les étapes du cycle de vie de l'intelligence artificielle depuis sa conception et développement jusqu'à sa mise en œuvre, utilisation et évaluation. Cette approche permet le développement responsable de l'intelligence artificielle, renforce la confiance publique et contribue à éviter les risques liés aux biais, à la discrimination et à l'exclusion. État pluriculturel, multiethnique et multilingue, le Guatemala accorde une importance particulière aux dimensions culturelles et linguistiques de l'intelligence artificielle. Nous considérons que la diversité des connaissances, des langues et des expériences élargit les perspectives qui nous permettent de trouver des solutions d'intelligence artificielle plus pertinentes et plus sensibles à l'égard des différents contextes sociaux et culturels. Guatemala réaffirme son engagement à continuer à promouvoir l'intelligence artificielle, harmonisant l'innovation et la responsabilité éthique, respectant les droits humains, valorisant la diversité culturelle et linguistique, renforçant les capacités nationales et contribuant au développement durable et au bien-être de nos sociétés. Nous participerons donc activement à l'avenir dans les enceintes de dialogue de coopération internationale pour partager nos expériences, bâtir des consensus et promouvoir la gouvernance de l'intelligence artificielle de plus en plus inclusive, représentative et centrée sur l'être humain. Merci beaucoup.
Merci à vous. Philippines, je vous en prie.
Mesdames et Messieurs, les Philippines saluent cette occasion de participer au premier dialogue mondial sur l'intelligence artificielle et sa gouvernance. Nous remercions sincèrement les Nations unies d'avoir réuni les États membres autour de cette question liée à l'IA. participation économique, les services publics, la culture, l'éducation et autres. Pour nous, l'IA doit être comprise sous les différents angles de rencontre entre les gens et les technologies. L'IA peut renforcer les services publics, la préparation aux catastrophes, améliorer l'accès à l'éducation, à la santé, aider les agriculteurs, les entreprises. améliorer la créativité, mais dans le même temps, l'IA peut renforcer les lacunes en termes de connaissances, conduire à la manipulation, la mauvaise utilisation de données personnelles, s'appelle la reddition des comptes et autres. Et ces risques ne sont pas distribués également entre les différentes sociétés, les enfants, les personnes handicapées, les créateurs, les petites entreprises, les peuples autochtones et les communautés ne peuvent représenter du point de vue numérique sont particulièrement exposés souvent. C'est pourquoi les Philippines pensent que la gouvernance de l'IA doit être centrée sur l'être humain. Dans le monde du travail, les évolutions technologiques doivent être accompagnées de voies d'adaptation pratiques avec l'apprentissage tout au long de la vie, le renforcement des compétences et les transitions. notamment pour les entreprises, les PME et les TPE qui doivent être appuyées. Dans le secteur public, il faut assurer la rémunération équitable et Dans l'éducation, la santé et les services publics, il faut des garde-fous très clairs. Les systèmes IA doivent être correctement supervisés. La transparence doit être assurée également. Les Philippines appuient la coopération internationale sur les IA inclusives, l'évaluation des impacts, des données culturellement, linguistiquement diversifier des mécanismes robustes d'évaluation et des mécanismes robustes contre la manipulation et d'autres types de dégâts. Les pays en développement doivent participer à l'élaboration de ces approches. Il ne faut pas que ces pays reçoivent simplement les systèmes conçus ailleurs. Ils doivent être capables de concevoir et bâtir des systèmes dans leur propre langue, tenant compte de leurs priorités de développement et le contexte culturel. Les Philippines s'engagent à coopérer sur le plan international pour façonner la gouvernance IA en appui à l'innovation, protégeant les droits et respectant les cultures, tout en élargissant les opportunités. Merci beaucoup de votre attention.
Merci beaucoup.
Je voudrais à présent donner la parole au délégué de l'Égypte.
Co-Chair, Excellence.
Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, l'Égypte se félicite d'avoir l'occasion de se concentrer sur l'aspect opérationnel de la gouvernance de l'IA. Cette session thématique doit nous permettre d'avancer au-delà des principes pour avancer vers des actions concrètes. pour le Sud global en général et pour le continent africain, le succès de la gouvernance de l'IA se mesurera au bout du compte par le fait de savoir si l'IA deviendra abordable et accessible, pertinente au niveau local et que les gens auront confiance en cela. Je voudrais mettre en lumière trois priorités pour le résumé des co-présidents. Tout d'abord, on va redéfinir des ce qu'on entend par accès significatif à l'IA, la réduction de la fracture de l'IA. Et pour ce faire, il faut davantage de renforcement des capacités, il faut des investissements, l'infrastructure informatique, capacité en matière de données souveraines et des mécanismes de financement durable permettant aux pays en développement de construire leur propre écosystème IA. Dans le même temps, le développement de l'IA doit être durable d'un point de vue environnemental grâce à la promotion de l'IA verte, une IA frugale. Ensuite, il faut préparer les institutions publiques et les sociétés pour des renforcements de capacités de l'IA. Et ça doit aller dans l'ensemble du secteur public tout en mettre en place des initiatives et des politiques de transition pour faire en sorte que l'IA renforce les capacités humaines notamment et que les bénéfices économiques soient répartis équitablement. L'Égypte est particulièrement attentive notamment aux capacités et compétences d'IA chez les enfants et les mineurs. Ensuite, la gouvernance de l'IA doit refléter la diversité culturelle, éviter concentration technologique. Et puis, en développement, doit être contributeur actif aux données, aux modèles notamment. Et les cadres d'interopérabilité doivent intégrer les dimensions économiques, sociales, culturelles et linguistiques, Mesdames et Messieurs. Pour concrétiser ces priorités, nous proposons quatre résultats. Donc, il faut élargir à un accès équitable, l'infrastructure informatique via un mécanisme international de soutien, promouvoir des registres de modèles IA allégés, des lignes directrices pour l'acquisition d'IA pour le secteur public et des seuils de référence notamment linguistiques, culturelles notamment, et ainsi que des cadres d'interopérabilité et de sécurité pour l'IA et une inclusion signification se mesure participation mais par l'influence également donc euh l'Égypte appelle la communauté internationale à faire en sorte que
intervenante s'interrompt.
L'ambassadeur euh auprès de l'OMC euh qui représente le Costa Rica.
excellences, les distingués délégués, l'IA est souvent décrite comme universelle dans les opportunités qu'elle apporte, mais les opportunités ne sont pas universelles lorsque Les normes en matière d'investissement, de puissance informatique et les autorités de prise de décision restent concentrées dans un petit nombre d'États et d'entreprises. L'Amérique latine, la région Caraïbe représente 6,6 % du PIB mondial et 8,8 % de la population mondiale et qui ne reçoit pourtant que 1,12 % des investissements dans l'IA. plus de 90%, notamment les capacités de la région en matière informatique sont dans un seul pays. Ce qui montre les déséquilibres structurels, notamment dans le développement de l'IA, qui contrôle l'infrastructure et reçoit la valeur. Ce n'est pas par manque d'ambition, en fait, c'est une fracture technologique et les conséquences sont tout aussi graves d'un point de vue social. L'IA peut permettre l'accès à l'éducation, la santé, les services publics, mais ça peut également systémiser les inégalités lorsqu'il y a des systèmes biaisés qui sont déployés plus rapidement que la législation. La question économique est donc pas seulement de savoir combien d'emplois seront transformés par l'IA, mais savoir si l'IA, nos pays créeront de nouvelles industries, de nouvelles capacités ou resteront indéfiniment des acheteurs intelligence créée ailleurs. La culture, la langue ne sont pas des questions subsidiaires. Les systèmes qui ne parviennent pas à comprendre nos réalités sociales et notre langue produiront des résultats plus faibles indépendamment de leurs résultats au niveau des seuils de référence internationaux. Ça a été dit à plusieurs reprises dans les dialogues régionaux, notamment en matière d'IA. L'IA doit être éprouvée. Mais il faut adopter des modèles, il faut développer des solutions, gérer les données, évaluer l'impact et participer aux normes qui définiront la prochaine génération de puissance économique institutionnelle. Il faut des institutions plus fortes. En 2025, il a été montré qu'il y avait que peu de pays avaient des plans véritables avec des indicateurs d'impact. Il ne faut pas savoir combien de stratégies existent, mais combien de pays peuvent transformer les politiques en une valeur publique mesurable, dupliquée à la plus grande échelle. Merci.
Je vous remercie. Nous donnons la parole au distingué délégué de la République démocratique du Congo.
Le distingué délégué de la République démocratique du Congo.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui dans cette prestigieuse enceinte de Palais Beau, alors que l'humanité trace les contours de sa révolution technologique la plus profonde, l'intelligence artificielle. Pour la République démocratique du Congo et les nations démocratiques africaines, L'intelligence artificielle ne représente pas une aubaine, une lointaine perspective d'avenir. Elle est une réalité immédiate, une opportunité historique de saut technologique pour transformer notre agriculture, moderniser nos systèmes de santé et dynamiser notre économie. Mais l'histoire de l'IA ne peut s'écrire sans l'Afrique. Rappelons ici, à Genève, une vérité fondamentale. Il n'y a pas de serveur, pas de puce graphique, pas d'infrastructure d'IA sans les minerais stratégiques. Le cobalt, le coltan, le cuivre qui dorment dans le sol de la RDC sont impératifs. L'Afrique n'est pas une simple consommatrice de l'IA, elle en est le socle matériel originel. C'est pourquoi notre vision repose sur deux piliers majeurs: l'opportunité et le partenariat équitable. Nous voulons intégrer la chaîne de valeur mondiale dans la chaîne de valeur mondiale de l'IA. Cela exige des transferts de technologies obligatoires, la formation locale de notre jeunesse et le développement d'infrastructures de données souveraines. L'IA doit servir à combler la fracture numérique, pas à l'élargir. Le deuxième point, c'est l'implication démocratique et l'éthique. Pour nos pays, l'IA doit être un bouclier pour la démocratie et non un outil d'oppression. Nous faisons face à des risques majeurs, la désinformation de masse, la manipulation des processus électoraux et la dépendance technologique. Nous appelons à une gouvernance mondiale de l'IA qui respecte la souveraineté des nations et protège l'intégrité de nos espaces civiques. Mesdames et messieurs, le futur de l'intelligence artificielle doit se construire dans la transparence et l'inclusion. La RDC et les nations africaines sont prêtes à prendre leurs responsabilités pour que l'IA devienne un véritable moteur de progrès humain, de liberté et de justice globale. Je vous remercie.
Merci beaucoup.
Notre dernier intervenant, Éthiopie, je vous en prie. Bien dans ce cas. Merci beaucoup de vos interventions avant de passer aux remarques de clôture de la part de nos coprésidents. Nous remercions les interprètes qui sont restés avec nous 15 minutes supplémentaires et qui nous quittent maintenant.
Les interprètes vous remercient.
Excellencies colleagues thank you let me begin with gratitude to my cochair his Excellency Minister duma for his partnership and steady hand this afternoon to our moderators and panelist to unido unep itu and the interagency working group who made this session possible and above all to every delegation every stakeholder who took the floor and those who listened generously as others spoke three hours ago I asked this room for very, for specifics and it got delivered. Here is what you told us. First, access is not the finish line. AI is within everyone's reach today. The fastest adopted technology in history, yet access alone does not create prosperity or jobs. Capacity does. The sharpest warning of the afternoon, the biggest risk is that we remain spectators while others capture the value. Second, the strategy is enablement, not a compute trace. Build on digital public infrastructure. Make AI literacy a national priority, as Estonia has, and never underestimate distribution or transition. Getting AI to people and getting people through the change is where the real work lives. Third, sovereignty and openness are partners, not opposites. Local models in local languages on data that belongs to users, Working with frontier models, not against them, because in AI, context matters more than anything else. Fourth, nobody wakes up wanting AI. People want better health, better harvest, better public services. Success is measured in lives improved, not models deployed. Let me end where I began. This afternoon, I offered Tim O'Reilly's test, create more value than you capture. This room sharpened it. The question is not whether AI can create more value than it captures, it's who gets to create this and who is left to watch. Spectatorship is not strategy, capacity is. This cluster's work does not end today at this time, it merely begins here. So thank you for giving this opportunity to me, and I'll hand it over to Mr. Dumba to take this forward.
This has been an incredible day, an incredible first day in Geneva. Thank you, Rashid, my dear co-chair, for your partnership. It's been a pleasure. You have given us the what, three sharp priorities that will anchor our co-chair summary. Let me close with the why and with what happens next. I opened this afternoon by asking us to set new measures of success. This room has answered better than I could have myself. AI will not be judged by how many models we deploy, but by how many jobs we create and how many jobs we uplift. Let me add by how many languages thrive in the digital world and how many communities see their knowledge reflected, not erased. Those are metrics now. These are our metrics. Let us be held accountable to them. I also spoke of moving from big AI to small AI, of the opportunity of doing AI differently. The current path, which means ever larger models, ever more energy and ever more water, is a race that even the wealthiest countries cannot sustain and the rest of us should not want to run. But let me be clear, different is not a consolation prize. Different is the advantage. It means intelligence that speaks French, Mandarin, Creole, and Estonian. AI that runs on the infrastructure we have, not the infrastructure we're told to buy, and that serves the farmer, the nurse, the student, the entrepreneur. And the President of Estonia gave us a compass today. Do not race to be first on AI, race to use it wisely. That is a race every nation in this room can win. In my opening, I also said that we are limited only by our imagination. We have applied plenty of imagination to invention. The test of our generation is to apply to distribution, which means to who benefits, where, and how fast. And it is a generational test. There has never been a moment with more talent, more technology, more capacity to act. Nowhere more so than on my continent where the median age is 19. Let me thank our panelists and moderators and everyone who took the floor today, our reporters and the secretariat, and you, Rachid, once again, my dear co-chair. Now a challenge to everyone in this room, every delegation, every company, every institution. please do not wait for our summary. Please, before you leave Geneva, take one of those three priorities Rashid has set out for us and give it a name, a date and a budget. One policy, one partnership, one pallet. I begin today by speaking of networks, net worth that exceed the wealth of nations. Look around, we have one and the network right now is judged by what it delivers. Tomorrow, Rachid and I will carry your voices into the dialogue of dialogues. And when this dialogue meets again in New York in 2027, let us not report on what AI could do. Let us stand up, one by one, and say what we did. The work starts now. Thank you.
Very briefly, just thank you for your valuable contributions today. And of course, a special thank you again to the thematic cluster co-chairs for capturing the key outcomes and reporting back on them to the main plenary in tomorrow's dialogue of dialogues. We look forward to reconvening to turn these insights into action. I wish you all a nice evening. Thank you very much. Round of applause.