60th plenary meeting, Tenth emergency special session.
Illegal Israeli actions in occupied East Jerusalem and the rest of the Occupied Palestinian Territory - Item 5: Draft resolution (A/ES-10/L.34/Rev.1). Debate on the item and action on the draft resolution.
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Je déclare ouverte la reprise de la dixième session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies. Vous vous en souviendrez, Mesdames et Messieurs, vous vous rappellerez que dans le paragraphe 11 de sa résolution ES10/26 du 11 décembre 2024, L'Assemblée avait décidé, et je cite, de lever la dixième session extraordinaire d'urgence de manière temporaire et d'autoriser le président de l'Assemblée générale à sa session la plus récente de rouvrir cette réunion sur demande des États membres. À cet égard, je voudrais attirer votre attention l'attention des délégations sur le document A/ES-10/1036, dans lequel vous trouverez une lettre en date du 5 juin 2025 des représentants permanents du Yémen et du Cameroun en leur capacité respective de président du Groupe arabe et président de l'Organisation du groupe de la coopération islamique demandant dans cette lettre la reprise de la dixième session extraordinaire d'urgence. J'entends mener cette réunion conformément au règlement intérieur de l'Assemblée et à la pratique établie lors de ces sessions extraordinaires d'urgence. Conformément à la pratique établie, Je voudrais maintenant attirer votre attention, Mesdames et Messieurs, sur le document A/ES-10/1037 concernant la situation des États membres qui sont en arriérés de paiement de leurs contributions financières auprès des Nations Unies conformément aux dispositions de l'article 19 de la Charte. Puis-je en conclure que l'Assemblée désire prendre note de l'information figurant dans ce document? Il en est ainsi décidé. L'Assemblée générale va maintenant reprendre l'examen du point 5. Mesures illégales par les autorités et les autorités israéliennes à Jérusalem-Est occupée ainsi que dans le reste du territoire palestinien occupé. À cet égard, vous êtes saisis, Mesdames et Messieurs, d'un projet de résolution qui figure dans le document portant la cote A/ES-10/L34/Rev.1.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames.
Et Messieurs, nous sommes ici réunis suite à l'utilisation du droit de veto par un membre permanent du Conseil de sécurité à l'encontre d'un projet de résolution dans laquelle figuraient trois exigences urgentes. un cessez-le-feu immédiat, sans condition et permanent à Gaza, un cessez-le-feu respecté par toutes les parties. Deux, la libération immédiate, sans condition et dans la dignité de tous les otages détenus par Hamas et d'autres groupes. Et trois, la levée immédiate et sans condition de toutes les restrictions imposées à l'entrée d'assistance humanitaire à Gaza et à sa distribution sans entrave et en sécurité à l'échelle nécessaire par les Nations unies et les partenaires de l'humanitaire au niveau de la bande de Gaza. Après 20 mois de guerre, les horreurs à Gaza doivent cesser. Malgré l'urgence, le Conseil de sécurité, une fois de plus, est resté paralysé sur la question et n'a pas été à même de s'acquitter de sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales. Et une fois de plus, c'est l'Assemblée générale qui est appelée à prendre les rênes de ce processus pour faire face à la situation catastrophique et inacceptable à Gaza. Il est inacceptable que l'assassinat de civils innocents, y compris de femmes et d'enfants, se poursuivent sans fin en vue. Il est inacceptable que des otages continuent d'être détenus. Il est inacceptable que les civils soient à dessein privés de nourriture, d'eau et de médicaments. Il est inacceptable que ceux-ci continuent d'être déplacés par la force. Aujourd'hui, l'Assemblée générale est appelée à agir. En tant que représentants de la communauté internationale, nous devons traduire nos engagements vis-à-vis de la Charte des Nations unies, du droit international, vis-à-vis de la justice et vis-à-vis de la dignité et de la valeur de chaque personne humaine, le traduire en une action concrète sur le terrain. Ces valeurs ne sont pas de simples idéaux. Ils sont les fondements de l'espoir et de la paix. Ensemble, nous devons œuvrer à mettre un terme aux horreurs à Gaza. Nous devons commencer de construire un avenir meilleur où les peuples de Palestine et d'Israël peuvent vivre dans la paix, la sécurité et la dignité dans leurs États indépendants et souverains respectifs. La semaine prochaine, les États membres auront la possibilité de témoigner leur attachement à la réalisation de cette promesse lors de la conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États. N'oublions pas que la solution à deux États est basée sur la résolution 181 adoptée par l'Assemblée générale en 1947, il y a de cela 78 ans, et réaffirmée par la suite par de nombreuses autres résolutions. J'appelle les délégations dans cette salle aujourd'hui à faire l'impossible, à jeter les bases de la solution à deux États. C'est le prix à payer pour une sécurité et une paix sur le long terme entre Israël et la Palestine. Le moment d'agir est maintenant. Je vous remercie. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Espagne, qui va nous présenter le projet de résolution A/ES-10, barre L.34 barre révision.
1.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter le projet de résolution A/ES.10 barre L.34 barre rév.1 qui porte le titre suivant: Protection des civils et respect des obligations juridiques et humanitaires. Tout d'abord, je voudrais remercier tous les co-auteurs pour leur soutien à cette initiative importante. que le président du gouvernement espagnol, M. Pedro Sanchez, a annoncé devant le Congrès des députés le 7 mai dernier afin que l'Assemblée générale des Nations unies se prononce en réponse à la situation humanitaire catastrophique à Gaza. L'Espagne, de concert avec la Palestine, a travaillé sur ce projet de résolution qui exige des parties au conflit de respecter leurs obligations au titre du droit international, y compris vis-à-vis du droit international humanitaire et exige également que soit facilitée de manière immédiate et permanente l'entrée complète en toute rapidité rapidement et en toute sécurité et sans obstacle de l'assistance humanitaire à grande échelle à Gaza y compris de denrées alimentaires d'équipement médical combustible matériel tente et accès à à de l'eau potable le projet de résolution se félicite et appuie le plan coordonnée mise en place par les Nations unies pour reprendre les activités d'acheminement d'aide humanitaire à Gaza. Le texte souligne également l'obligation des parties à un conflit armé qu'elles ont de respecter et de protéger la population civile et de veiller constamment à la protection des infrastructures civiles. Ce texte exhorte en particulier tous les États à respecter et à protéger le personnel humanitaire, le personnel des Nations unies et son personnel connexe, le personnel médical ainsi que le personnel humanitaire qui se consacre exclusivement à des activités médicales, à protéger leurs moyens de transport, leur matériel ainsi que les hôpitaux et autres installations médicales. Le projet de résolution réitère notre attachement à la solution à deux États. La bande de Gaza, avec la bande de Gaza comme partie de l'État palestinien rejette catégoriquement toute tentative visant à procéder à des modifications démographiques sur la bande de Gaza et en Cisjordanie et condamne toute tout plan de transfert par la force à titre individuel ou en masse ainsi que les déportations de personnes protégées du territoire. Le texte exige en outre la cessation immédiate de toute construction de colonies, expansion ou élargissement, confiscation de terres, démolition de logements, expulsions forcées et violences des colons en Cisjordanie, y compris à Jérusalem Est. Et demande à ce que des mesures soient prises immédiatement des mesures concrètes pour préserver l'intégrité territoriale du territoire palestinien occupé, y compris de l'est de Jérusalem, et pour unifier la frange de Gaza, la bande de Gaza, avec la Cisjordanie sous l'aile de l'Autorité palestinienne. Monsieur le Président, il est urgent pour la communauté internationale d'envoyer un message sans équivoque sur la situation à Gaza. Et nous prions instamment tous les États membres à voter en faveur de ce projet de résolution. Enfin, Monsieur le Président, Je demande à ce que soit suspendu le débat à 16 heures cet après-midi afin de procéder à nous prononcer, pardon, de prendre une décision sur le projet de résolution A/ES-10/L34/Rev.1, étant entendu que le débat reprendrait immédiatement après l'adoption de la décision et que la dixième session extraordinaire d'urgence ne serait que reportée temporairement après la conclusion du débat. Je vous remercie.
je remercie le représentant de l'espagne pour sa déclaration le représentant de l'espagne a demandé à ce que le débat sur le point cinq de l'ordre du jour soit suspendu à seize heures afin que l'assemblée puisse se prononcer et puisse examiner le projet de résolution a es 10 barre L34 barre révision 1 et a demandé à ce que le débat reprenne après que l'Assemblée se sera prononcée sur le projet de résolution. Je crois comprendre, sans pour autant mettre en place un précédent, et étant donné l'urgence de la question, je crois comprendre que si l'Assemblée décidait de suspendre le débat à 16 heures pour se prononcer sur le projet de résolution.
Le projet de résolution?
A/ES-10/L34/Rev.1, si elle décidait de continuer le débat après s'être prononcée sur le projet de résolution et si l'Assemblée adoptait le projet de résolution après l'avoir examiné, la dixième session extraordinaire d'urgence serait suspendue de manière temporaire suite à la conclusion du débat sur le point 5. Y a-t-il des objections à cette motion? Je ne vois aucune objection.
Il en est ainsi décidé.
Je donne la parole au représentant de l'État observateur de Palestine.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir répondu aussi rapidement à la demande présentée par les présidents du groupe arabe et de l'Organisation pour la coopération islamique pour que reprenne la dixième session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale. Cette demande a été présentée suite à l'utilisation du droit de veto par les États-Unis le 4 juin, veto imposé à un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité par les dix membres élus du Conseil, le groupe E10, et appuyé par quatorze membres du Conseil, exigeant un cessez-le-feu immédiat, la levée du blocus israélien sur l'accès humanitaire et le rétablissement de tous les services essentiels pour la population civile palestinienne, conformément au droit humanitaire international, ainsi que la libération de tous les otages, tel que le Conseil l'a exigé déjà dans la résolution qui malheureusement n'a pas été mise en œuvre avec les connaissances graves que nous connaissons. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres des distinguées délégations ici présentes, nous nous réunissons à l'occasion du 614e jour de l'assaut menées à l'encontre du peuple palestinien, alors que nous poursuivons nos efforts pour mobiliser la communauté internationale pour que celle-ci prenne les actions nécessaires pour mettre un terme à ce génocide. Nous remercions l'Espagne et les membres du groupe restreint. Nous les remercions pour leur sentiment d'urgence et pour leur responsabilité puisqu'ils ont présenté ce projet de résolution qui, une fois de plus, précise la position de la communauté internationale, une position qui est favorable à un cessez-le-feu permanent, à la libération des otages et des prisonniers, à la fourniture d'une aide humanitaire sans entrave à l'échelle nécessaire au niveau de la bande de Gaza et qui également demande au retrait complet des forces israéliennes. Ce projet de résolution souligne l'obligation d'Israël, en tant que puissance occupante, de veiller à ce que l'aide humanitaire parviennent à toute la population dans le besoin et exigent la facilitation immédiate et permanente de l'entrée de l'assistance humanitaire, assistance humanitaire dans sa totalité, rapidement, en toute sécurité, sans entrave à l'échelle nécessaire, une assistance humanitaire qui comprend des denrées alimentaires et des médicaments, sur toute la bande de Gaza, sa fourniture à tous les civils palestiniens ainsi que la mise à disposition de ceci, de carburant, matériel, tentes, accès à l'eau potable, conformément au droit international humanitaire et en plein respect des principes humanitaires que sont les principes de l'assistance humanitaire, à savoir la neutralité, l'impartialité et l'indépendance, et ce en coordination avec les Nations unies. Le texte condamne fermement toute tentative d'affamer les civils et d'utilisation de la faim comme arme de guerre et de refus illicite pour l'accès humanitaire. Il souligne l'obligation qu'il y a de ne pas priver les civils de la bande de Gaza d'objets indispensables à leur survie. y compris en empêchant à dessein un accès et la fourniture de produits de première nécessité. Et alors que ces dispositions sont peut-être les plus dures à ce jour sur ces questions, le mépris par Israël, mépris flagrant des règles du droit international, des résolutions des organes des Nations unies et de la position des États membres du monde entier doit mener à la prise de mesures concrètes, des mesures qui doivent être prises immédiatement. Plus d'armes, plus d'argent, plus d'échanges permettant d'opprimer les Palestiniens. Plus d'épuration ethnique, plus de pillage de leur territoire. Utilisez les dispositions qui sont à votre disposition. chacun d'entre vous avec les outils qui sont à votre disposition, outils politiques, diplomatiques, juridiques, économiques, outils à votre disposition pour demander à ceux qui sont responsables de ces crimes et de ces atrocités à l'encontre d'un peuple, à l'encontre de tout un peuple, le peuple palestinien, de rendre des comptes. N'attendez plus. On ne peut pas, compter tous les jours les centaines de vies palestiniennes perdues. Cette situation abjecte, illégale et immorale ne peut se poursuivre. Ceci doit cesser immédiatement. Nous remercions tous ceux qui se sont mobilisés pour mettre un terme à cette horrible tragédie, les gouvernements et les peuples de par le monde qui se sont mobilisés pour défendre le peuple palestinien et l'humanité. Israël doit mettre un terme à cette guerre, mettre un terme au siège à l'encontre du peuple palestinien. Plus de deux millions de personnes ont été soumises à des bombardements incessants, à une destruction aveugle, une utilisation de la faim comme arme de guerre, ont été privés d'entrées alimentaires, d'eau, d'électricité, de toits, et ont été privés de tout sentiment de sécurité et de dignité humaine. Israël doit respecter le droit international. Elle ne peut pas être l'exception à toutes règles, quelles qu'elles soient. Nous devons mettre un terme à l'impunité. Nous nous félicitons que ce projet de résolution souligne clairement la nécessité de l'application du principe de responsabilité afin de garantir le respect par Israël de ses obligations au titre du droit international. Et à cet égard, nous appelons tous les États membres à prendre, à titre individuel et à titre collectif, toutes les mesures nécessaires, mesures prises conformément au droit international et à la Charte des Nations unies, pour veiller à ce qu'Israël respecte ses obligations. Ce sont les États membres réunis ici, vous tous et toutes, qui, par le biais de vos actions, en transformant leur indignation en actes concrets, c'est vous les États qui peuvent mettre un terme à cette horrible réalité. Monsieur le Président, permettez-moi de conclure en disant la chose suivante: nous voulons voir la vie s'imposer, nous voulons voir la liberté s'imposer, nous voulons que le droit international s'impose, nous voulons que la paix s'impose, nous rejetons toute attaque à l'encontre des civils, qu'il s'agisse de civils palestiniens ou israéliens, nous voulons voir émerger un État de Palestine indépendant et souverain avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant aux côtés d'Israël dans la paix et la sécurité. Nous voulons mettre un terme à cette occupation illégale et à ce conflit, à ce long conflit d'une bonne foi pour toutes, et ce conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies. Il y a eu suffisamment de souffrance et de sang versé. Ce n'est pas avec davantage de massacres et davantage d'occupation, davantage de déplacements, davantage d'annexions que nous allons mettre un terme à ce conflit. C'est en brisant le cycle de la violence par l'exercice de nos droits fondamentaux et la réalisation d'une paix et d'une sécurité partagées que nous serons à même de mettre un terme à ce conflit et d'apporter justice et réparation à toutes ces victimes. Les actions que vous prendrez aujourd'hui pour mettre un terme aux assassinats, aux déplacements et à la famine détermineront du nombre d'enfants palestiniens qui devront encore mourir. Les actions que vous prendrez aujourd'hui détermineront si les enfants palestiniens auront une chance de survivre. Nous comptons non seulement sur votre vote, mais également sur vos actions pour veiller à ce que nos actions soient à la hauteur de nos paroles. Vous avez la possibilité d'empêcher la commission d'atrocités. Vous avez la possibilité de défendre les principes du droit international et de cette cause très noble qui est notre humanité à tous. Nous devons agir maintenant. Nous n'avons plus de temps à perdre. Sauvons Gaza, la Palestine et la paix. Nous vous saluons toutes et tous, gouvernement, les gens qui sont dans la rue, les syndicats qui se sont mobilisés pour mettre un terme à ce génocide, à ces atrocités. Et j'espère que toutes et tous voteront en faveur de ce projet de résolution. Je vous remercie beaucoup, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de l'État observateur de Palestine et je donne maintenant la parole au représentant d'Israël.
Monsieur le Président, Excellence, Eitan Han est un père, un époux, un travailleur social, un nouveau Israélien d'Argentine qui a déménagé lorsqu'il était enfant. En 2023, il a décidé de rendre visite à son frère Yahil, pendant le festival de Simkatoa. Son frère qui vivait dans un kibboutz non loin de Gaza. Et ce samedi matin, le Hamas a transformé une fête en un bain de sang. Ethan et son frère Yael se sont réfugiés dans la maison de Yael. Ils ont envoyé des messages à leur famille. Ils ont essayé de ne pas parler, de rester calmes. Et ensuite ils ont perdu tout contact. Le Hamas a publié une vidéo de propagande montrant ces deux hommes affamés, battus, terrifiés, torturés, affamés à Gaza. Yael a été libéré en février avec d'autres otages, mais Ethan reste en captivité. Cela fait des mois, des mois qu'il n'y a pas la moindre preuve de vie, pas le moindre signe de merci l'agonie rien d'autre Ethan n'est pas seul dans son cas il fait partie de 53 otages israéliens toujours entre les mains du Hamas chacun chacune d'entre eux est un monde à part entière Cela étant dit, l'Assemblée Générale des Nations Unies, pour l'instant, ne les traite pas comme des êtres humains. Vous vous rassemblez ici aujourd'hui, non pas pour exiger leur libération, non pas pour pointer du doigt un régime terroriste, mais bien pour voter sur une résolution qui ne met pas un lien entre la libération des otages et un cessez-le-feu, une résolution qui refuse de condamner la capture une résolution qui récompense les terroristes responsables de leurs souffrances. Cette résolution n'est pas un mouvement de paix, cela ne reflète pas la réalité sur le terrain. Cette résolution ne reflète pas les valeurs de cette institution, enfin que l'institution est censée défendre. Au lieu de mettre la pression sur le Hamas, le groupe qui a débuté cette guerre et qui continue de la prolonger, cette résolution tente de placer toute la pression sur nous, sur Israël. la seule partie qui fait de son mieux pour ramener ses populations chez elles. Chers collègues, il existe un cadre crédible qui a déjà été proposé, construit avec l'appui des États-Unis, de l'Égypte et du Qatar. Israël avait accepté toute une kyrielle de propositions au titre de cette idée. à chaque fois nous avons dû faire des compromis difficiles, douloureux. Le Hamas a balayé d'un revers de la main chaque proposition, chaque possibilité. La seule réponse était de ne pas négocier et de garder le silence, car le Hamas ne souhaite pas la paix. Le Hamas souhaite survivre, souhaite jouer la montre et prolonger cette guerre. Mais cette résolution dont vous êtes saisis ne dit rien de tout cela. Cette résolution ne reconnaît pas les faits et ne s'assure pas que le Hamas réponde de ses actes. Au contraire, la résolution donne au Hamas tout ce qu'il souhaite du temps, des outils de pression et de la légitimité. En adoptant cette résolution aujourd'hui, vous donnerez au Hamas de la force politique, vous renforcerez la main du Hamas et vous donnerez aux familles des otages un message. leurs proches ne sont plus votre priorité. Il faut bien reconnaître que, en n'établissant pas de conditions entre la libération des otages et le cessez-le-feu, vous donnez à chaque organisation terroriste qui enlève des civils que seul un enlèvement vous permet d'avoir une voix, que vous pouvez brutaliser des innocents et que donc des résolutions en votre faveur sera adopté par l'Assemblée générale ce n'est pas de la diplomatie cela c'est tout simplement déposer les armes vous savez ce qu'est le Hamas vous avez entendu toutes les histoires vous avez vu ces vidéos vous vous savez qu'ils n'ont que faire du droit international ou de vos résolutions une chose leur apporte une seule la puissance le pouvoir et l'Assemblée générale donne le pouvoir au Hamas les otages n'ont pas vu la lumière du jour, n'ont pas parlé à leur famille depuis des années désormais, un grand nombre d'entre eux ont été assassinés, torturés, et chacun et chacune d'entre eux n'a pas droit à la dignité humaine. Mais pourtant, notre institution ne trouve pas la force de condamner le Hamas, et au lieu de cela vous faites la leçon à Israël, vous nous dites que nous procédons à des mesures de châtiment collectif. Vous faites comme si les souffrances à Gaza n'avaient absolument rien à voir avec les atrocités constantes du Hamas. Mais je vais vous présenter les faits. Israël continue à fournir une assistance humanitaire en dépit des accusations de cette résolution ces dernières semaines. Des millions de kilos d'assistance humanitaire ont été fournis. Des mesures ont été prises en coopération avec les États-Unis. Le 10 juin, mardi, deux millions de repas ont été distribués. Ce mécanisme fait ce que le mécanisme précédent n'a pas pu faire. Il empêche le Hamas de détourner l'assistance. Dans le même temps, des centaines deux camions sont entrés à Gaza ces dernières semaines, mais l'ONU n'arrive pas à distribuer l'alimentation et l'assistance. Et pourtant cette résolution revendique qu'Israël, et je cite, utilise la famine contre les civils en tant qu'arme de guerre. C'est tout simplement un mensonge. L'assemblée générale parle d'équilibre mais cette résolution n'est pas équilibrée, pas du tout. Cette résolution met sur un pied d'égalité les otages israéliens et les terroristes palestiniens, ce qui est honteux. On compare des innocents tenus dans des conditions inimaginables à des meurtriers protégés par le système juridique israélien avec accès à l'alimentation, aux soins médicaux. Comment créer une comparaison pareille? Une comparaison entre deux groupes, c'est tout simplement malhonnête, pire, c'est indéfendable sur le plan moral. Cela estompe la ligne entre les victimes et les agresseurs. Cela prive les otages de leur humanité. Car Israël Je pense que la vie est importante, c'est la raison pour laquelle nous avons accepté les échanges, mais nous n'accepterons jamais l'inversion morale de cette résolution, la résolution qui sape la diplomatie, qui harangue ceux qui souhaitent la destruction et rien d'autre. Donc, chers collègues, j'aimerais préciser quelque chose. L'Assemblée générale souhaite maintenir sa crédibilité si elle le souhaite si elle souhaite être vue comme étant légitime si l'assemblée générale souhaite véritablement être intègre comme elle le dit si elle souhaite faire preuve de clarté morale en tout cas d'un iota de clarté morale toute résolution sur la situation à Gaza doit débuter avec les termes suivants l'assemblée générale de l'organisation des Nations Unies est terrifiée par les atrocités du 7 octobre ce massacre ce n'est pas difficile quand même l'assemblée générale condamne de façon univoque le Hamas pour ses atrocités et le condamne pour le pillage de l'assistance humanitaire l'utilisation de boucliers humains l'assemblée générale exige la libération immédiate et sans condition de tous les otages et de toutes les otages posez-vous une question pourquoi cette phrase n'apparaît-elle pas dans la résolution qui va être soumise aux voix pourquoi est-ce que c'est difficile je l'ai demandé à mon collègue espagnol vous avez négocié cette résolution où sont les condamnations du Hamas qu'est-ce qui est si difficile il suffisait une il suffisait d'une phrase et là il y a cinq pages il suffisait d'une seule phrase qui condamne le Hamas l'assemblée générale n'est pas capable de le faire n'est pas capable de condamner le Hamas et soyons honnêtes Je vous mets au défi, ici à l'Assemblée Générale, de m'expliquer pourquoi vous n'avez pas pu vous astreindre à condamner de façon très simple le Hamas. Expliquez-le à vos concitoyennes et concitoyens. Pourquoi allez-vous voter pour une résolution qui détourne le regard de viols, de meurtres, d'enlèvements en masse? Expliquez-le à vos compatriotes. Pourquoi essayez-vous d'effacer le 7 octobre des livres d'histoire? C'est une honte. Chaque État membre qui soutient cette résolution sans un seul terme de condamnation à l'endroit du Hamas doit répondre de ses actes face à ses citoyens et citoyennes. Car quand vous refusez de condamner le Hamas, alors vous soutenez le Hamas. Vous avez abandonné les otages, mais nous, nous ne les abandonnerons pas nous battrons pour que chacun et chacune d'entre eux soit libéré Tamir Hadar Tamiran Kupil Ariel Konyo David Konyo Ronen Engel Eitan Ron Hillel Magalit Aliz Almanovich Matan Tengoukel les personnes déplacées kidnappés lors du festival Gana: Roel Baruch, Elkana Buchbude, Ron Baraslevsky, Eviatar David, Guy Gelbord Halal, Inbar Halman, Maxime Helkin, Guy Illouz, Segaf Ralfon, Bar Kupershtein, Eitan Avramo, Yosef Haim Ouchana, Alon Ohel, Avi Nathan O, Yonatan Samerano, Idan Shitivy. les personnes enlevées de Beïri, Shahal Baruch, Meni Godard, Ofal Kedal, Dror Or, Yosef Shahabi, Ilan Weiss, les personnes enlevées de Kfar Aza, Gali Berman et Ziv Berman, les personnes enlevées de Gaza, Mirav Cohen, Shalev Benzon, Omer Netura, Daniel Peretz, les personnes enlevées de Nahal Oz, Matan Engrest, Itay Hain, Omri Miran, les personnes déplacées d'Eretz Rak, Tal Rami, Lior Hudeh, et toutes les personnes qui ont été enlevées et qui sont à Gaza, Eldar Guldin, Rank Vili, Bipin Joshi, du Népal, Ethan Levy, Tamer Nimrodi, Daniel Oz et Joshua Lutumulal de Tanzanie. Aucune résolution, aucun échec moral, aucune hypocrisie ne changera la réalité sur le terrain. Israël fera tout ce qui est en son pouvoir pour que nos populations reviennent chez elles. Peut-être qu'aujourd'hui certains d'entre vous avaient perdu votre clarté d'un point de vue moral, mais nous n'avons pas perdu le cap. Cette clarté nous guide. Et ce que nous disons aux familles des otages, c'est: « Anakhnou nazarot otama ba'ita et koulam ». Ils reviendront chez eux, elles reviendront chez elles, toutes et tous.
Je remercie le représentant d'Israël de son intervention et je donne la parole au Koweït qui s'exprimera au nom du Conseil de coopération du Golfe.
Bismillah ar-Rahman ar-Rahim. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Que la paix soit sur vous et que la miséricorde et les bénédictions.
D'Allah soient sur vous. Au nom des membres du Conseil de coopération du Golfe, les.
Émirats arabes unis, le royaume du Bahreïn, et au nom du royaume d'Arabie saoudite, sultanat d'Oman, État du Qatar, et au nom de mon pays, l'État du Koweït, Je suis solidaire et je souscris à la déclaration qui sera prononcée par le représentant permanent du Yémen au nom du groupe des États arabes. Monsieur le Président, cela fait presque deux ans déjà que le monde observe une politique de chaos choisie par les forces des puissances occupantes israéliennes, puissance qui commet un génocide et qui utilise la famine en tant qu'arme de guerre et qui met en danger la sécurité de la région, une puissance qui viole les principes du droit international et le droit coutumier international, la communauté internationale doit se mettre du côté de la vérité, une vérité qu'on attend depuis très longtemps, et doit endosser ses responsabilités, mettre fin à cette pratique qui menace l'avenir de la région et des peuples de la région, tout en réaffirmant le fait qu'il faut prendre des mesures sérieuses pour maintenir la paix et la stabilité de la région, comme le souhaite le droit international. Le Conseil de coopération du Golfe condamne très fermement l'agression israélienne contre la bande de Gaza et condamne ces attaques contre les civils palestiniennes et palestiniens et les déplacements forcés. Nous condamnons aussi le blocus imposé par la puissance occupante depuis mars dernier. L'alimentation, le carburant, l'eau et les médicaments n'ont pas pu être acheminés dans l'enclave, ce qui a créé des pénuries généralisées. La vie est impossible dans la bande de Gaza. Le Conseil de coopération du Golfe réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien dans la bande de Gaza, Et nous réaffirmons qu'il faut lever le blocus pour atténuer les souffrances du peuple palestinien. Il faut garantir un accès humanitaire plein et entier et il faut que la population de Gaza puisse jouir de tout le nécessaire. Le monde observe en direct des images qui ne peuvent plus être décrites ou imaginées avec des milliers de civils innocents, innocentes, attendons les points de distribution de l'aide organisée par Israël qui ne correspondent pas aux mesures promues par l'ONU. Des personnes qui sont forcées d'attendre, qui sont humiliées. Et dans le même temps, alors que des personnes attendent, la machine de guerre israélienne continue à tuer des innocents. Encore une fois, nous répétons que nous soutenons le mécanisme de distribution de l'assistance onusienne et nous pensons qu'Israël est responsable de ces attaques et de ces agressions qui se multiplient contre les civils innocents, des attaques et des agressions qui ont fait plus de 50 000 victimes la plupart de ces victimes sont des femmes et des enfants ce sont des crimes contre l'humanité des crimes de guerre comme le stipule le droit international humanitaire le Conseil de coopération du Golfe salut la décision de la Cour internationale de justice de novembre 2024 monsieur le président Nous observons des pratiques sans précédent commises par une instance pervertie et donc la communauté internationale doit faire preuve de solidarité et doit mettre fin à ces violations qui se détériorent de plus en plus parce que des comptes ne sont pas rendus. Monsieur le Président, l'application du principe de redevabilité est un des piliers indispensables de la justice. Ce que nous avons observé, en fin d'année dernière à la Knesset israélienne, ces lois qui ont été adoptées visant à mettre hors la loi l'UNRWA dans les territoires occupés, n'est que le résultat direct et logique de l'absence de reddition de compte pour l'entité dont la monstruosité dépasse toute imagination. Dès lors, nous insistons pour dire que l'UNRWA fut, est et demeurera une des grandes réalisations de l'ONU. L'UNRWA est la colonne vertébrale, la pierre angulaire de l'action humanitaire dans les territoires palestiniens occupés. L'UNRWA est un office indispensable et par conséquent, nous devons tous, à l'unisson, réaffirmer l'importance du rôle de l'UNRWA en tant que pilier de la stabilité régionale, en tant que planche de salut qui donne de l'espoir qui donne une chance à ces millions de réfugiés palestiniennes et palestiniens aidés par l'Office, y compris des femmes et des enfants. Toute interruption, toute suspension du travail indispensable de l'Office mènera irrémédiablement à des risques économiques, humanitaires, politiques et sécuritaires et, dès lors, nous devons garantir la sûreté du personnel humanitaire et nous devons rejeter toute tentative visant à dénaturer la présence de l'UNRWA. Nous appelons la communauté internationale à continuer à soutenir le travail de l'Office d'un point de vue politique, financier ou en termes de ressources humaines pour que l'UNRWA puisse continuer à faire son travail en attendant que le dernier réfugié de Palestine revienne chez lui ou chez elle. Monsieur le Président, Nous condamnons l'entité occupante et nous regrettons que le Conseil de sécurité soit paralysé. Mais nous félicitons les États membres qui ont décidé de lever la voix, qui ne sont pas restés silencieux et qui ont décidé de saisir l'Assemblée générale qui est au cœur de l'organisation. Nous insistons pour dire que si le maintien de la paix et de la sécurité internationale sont bien évidemment la responsabilité première du Conseil de sécurité, lorsque le Conseil n'est pas en mesure de s'acquitter de ses responsabilités premières et lorsque le Conseil de sécurité occupe une position floue à cause du double poids de certaines parties, nous pensons que l'Assemblée générale alors doit endosser ses responsabilités et doit prendre les choses en main et qu'elle doit ouvrir la voie à une paix pérenne, à une paix juste, à un règlement juste de la situation. Cette crise doit cesser. Nous devons mettre fin à cette tragédie qui continue depuis plus de 600 jours. Le Conseil de sécurité est responsable de la mise en œuvre de ses propres décisions, c'est le minimum. Et le Conseil de sécurité est responsable de la résolution 2735 qui appelle, entre autres, un cessez le feu immédiat plein et entier et qui appelle au retour des civils palestiniens dans leurs foyers dans leurs quartiers dans tout Gaza la distribution sur effective de l'assistance humanitaire et le rejet de toute tentative visant à changer la composition démographique de la bande de Gaza y compris des mesures qui pourraient réduire la taille de Gaza appelons aussi à ce que la solution à deux états soit promue dans le cadre du droit international et des résolutions de l'Organisation des Nations Unies et dans ce contexte. Le Conseil de coopération du Golfe salue les efforts inlassables de l'État du Qatar et de la République d'Égypte et les efforts des États-Unis d'Amérique qui tente de faire émerger un accord de cessez-le-feu complet et qui essaie de garantir la libération des prisonniers et des otages et de garantir l'acheminement de l'assistance humanitaire dans Gaza de façon sûre et permanente. Monsieur le Président, dans ce contexte, la semaine prochaine, la conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne aura lieu ici, sous coprésidence franco-saoudienne et nous appelons tous les états membres à y participer au plus haut niveau qui soit et nous exhortons tout un chacun à reconnaître l'état de Palestine Il est temps que l'état de Palestine devienne un membre à part entière de l'ONU Combien de temps la communauté internationale acceptera-t-elle encore le deux poids deux mesures? La Palestine est une exception. Nous rappelons que la résolution permettant à Israël de devenir membre de l'ONU ne sera honorée que lorsqu'un état palestinien aura vu le jour. Les États membres qui participeront à la conférence doivent proposer des mécanismes tangibles pour que la puissance occupante israélienne réponde de ses actes après ces destructions et ces meurtres infligés à la Palestine. des morts et des destructions dont l'ampleur dépasse l'imagination. Nous appelons à la mise en oeuvre du droit international, du droit international humanitaire et des résolutions de l'Assemblée générale et des résolutions du Conseil de sécurité et des résolutions du Conseil des droits de l'homme et des décisions de la CIJ. La puissance occupante doit aussi mettre fin à l'occupation qui perdure depuis 1967. Cette occupation doit cesser sans plus attendre. et la puissance occupante doit mettre fin à ses pratiques arbitraires ciblant les peuples palestiniens. Elle doit restituer les propriétés aux propriétaires et doit fournir des réparations à tous ceux et toutes celles qui ont été touchés par leurs pratiques illégales. Nous insistons aussi sur le fait que les colonies israéliennes sont illégales. En conclusion, Monsieur le Président, le Conseil de coopération du Golfe réaffirme sa position ferme en faveur des droits du peuple palestinien et nous insistons pour dire que la cause première du conflit est et demeure cette occupation incessante si nous souhaitons la paix et la sécurité nous devons régler la question palestinienne en garantissant la création d'un état palestinien souverain avec Jérusalem Est en tant que capitale sur les bases des frontières de juin 1967 dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale dans le cadre de l'initiative de paix arabe de 2002. Nous estimons aussi qu'il faut mettre au point un plan total afin que l'Autorité palestinienne revienne à la bande de Gaza et nous rejetons toute tentative visant à scinder la bande de Gaza et à l'isoler de la Cisjordanie. Nous pensons que tout règlement de la situation doit se faire dans le contexte d'un État palestinien d'un seul tenant. Nous devons adopter dès lors une solution complète pour que la solution à deux États devienne enfin une réalité. Je vous remercie. Que la paix de Dieu soit avec vous.
Je remercie le représentant du Koweït de son intervention. Et je donne la parole au Yémen qui s'exprimera au nom du groupe des États arabes.
Monsieur Philémon Yang, président de l'Assemblée générale. C'est pour moi un honneur de prononcer cette déclaration au nom du groupe des États arabes. Je tiens à vous remercier de votre réaction rapide. Merci d'avoir convoqué cette session d'urgence à la lumière des souffrances du peuple palestinien causées par l'agression israélienne, l'une des plus brutales qui soit, et à la lumière de la crise humanitaire sans précédent à Gaza. Encore une fois, nous sommes réunis ici sous le dôme de l'Assemblée générale, non pas pour répéter des paroles vides sur la tragédie, mais pour mettre fin à la tragédie nous nous réunissons parce que le 4 juin le conseil de sécurité a été incapable d'adopter une un projet de résolution purement humanitaire à cause d'un droit de veto et en dépit du soutien massif en faveur du projet de résolution un projet de résolution qui exigeait un cessez le feu immédiat sans condition à Gaza une levée du blocus une libération des otages et un accès humanitaire garanti Pour les personnes qui sont en situation de siège depuis des années, elle n'est pas passée. Monsieur le Président, cela fait plus de 600 jours que la bande de Gaza est en proie à un génocide aux formes multiples bombardements, destructions, famines forcées, déplacements tout aussi forcés. Depuis mars, La puissance occupante israélienne impose un blocus total qui empêche l'acheminement d'alimentation, d'eau, de carburant, ce qui paralyse la bande de Gaza et rend la vie impossible. Les civils aujourd'hui sont confrontés à un risque de famine. Le nécessaire n'est pas disponible, la dignité humaine est bafouée. Nous avons vu des images qui ont fait trembler notre conscience humaine et qui dépassent l'entendement. Des milliers de civils épuisés, forcés sur un point de distribution sous les bombardements, dans le cadre d'un mécanisme israélien qui ne respecte pas les principes humanitaires. et tout simplement parce qu'ils voulaient rester en vie. Et là, ils ont été confrontés à des traitements abusifs, à de l'humiliation et souvent ils sont morts à cause de tirs délibérés. Des rapports de l'ONU et des rapports d'autres organisations internationales et des signalements de médias documentent des violations contre des civils non armés, autant de violations claires du droit international humanitaire et du droit international. Le groupe des Etats arabes réaffirme qu'il soutient pleinement le mécanisme de distribution d'aide de l'ONU fondé sur le respect des principes humanitaires de la neutralité, de l'impartialité et de l'indépendance et nous souhaitons que ce mécanisme fonctionne afin que la bande de Gaza soit alimentée et nous nous opposons à tout type d'assistance qui serait utilisée pour refondre les réalités démographiques de la bande de Gaza et qui servirait à annexer des terres. Autant de violations du droit international, des crimes qui s'apparentent à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. La situation à Gaza est catastrophique désormais. Nous ne pouvons plus ignorer cette situation. Les civils sont privés de tout. L'infrastructure s'est effondrée, les services de base n'existent plus, soins de santé, distribution d'eau, éducation, électricité. L'ONU nous a mis en garde, les privations dans la bande de Gaza ont atteint un niveau sans précédent et le blocus israélien s'apparente à un châtiment collectif inacceptable. Il cible une population dans son ensemble, ce qui est une violation du droit international et du droit international humanitaire. Monsieur le Président, le groupe des États arabes réaffirme que ce qui se passe à Gaza pour l'instant ne peut pas être vu comme un conflit armé traditionnel. Non, c'est une crise humanitaire qui exige des mesures efficaces et urgentes de l'ONU et surtout une réaction de l'Assemblée générale. Le Conseil de sécurité n'a pas été capable d'honorer sa responsabilité à cause de l'utilisation du droit de veto. ce qui n'exonère pas la communauté internationale ou les autres Etats de leur devoir d'agir. A vrai dire, ce devoir est plus important que jamais, plus urgent que jamais si nous voulons maintenir la paix et la sécurité internationale tout en respectant le droit international, tout en honorant la justice. Et dans ce contexte, nous nous félicitons des mesures juridiques, politiques et pratiques adoptées par certains Etats très attachés au droit international. Ces Etats qui imposent des sanctions et qui restreignent leurs relations avec la puissance occupante Israël à la suite de ces crimes sérieux commis par Israël à Gaza. Le groupe des États arabes appelle les autres États à faire de même et à prendre des mesures tangibles qui garantiront que les auteurs de crimes répondent de leurs actes. Ces États contribuent à la levée du blocus et contribuer à la protection des civils, comme le stipule le droit international, les principes de la justice internationale et la Charte des Nations Unies. Le groupe des États arabes insiste pour dire qu'il faut continuer à s'assurer qu'Israël rend des comptes en tant que puissance occupante. Il faut garantir qu'Israël respecte le droit international, y compris le DIH et le droit international des droits humains. Nous appelons tous les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires sur la base du paragraphe 10 du projet de résolution qui vous est présente aujourd'hui afin de garantir qu'Israël honore ses obligations et met fin à ses violations et pour que les responsables d'Israël répondent de leurs actes et respectent l'ordre international fondé sur les règles. Et dans ce contexte, nous saluons les efforts inlassables consentis par l'Égypte, l'État du Qatar et les États-Unis d'Amérique qui se démènent pour qu'un accord de cessez-le-feu total soit négocié et qui font de leur mieux pour obtenir la libération des prisonniers otages et pour garantir l'acheminement de l'assistance humanitaire à Gaza. Nous pensons qu'il faut faire fond sur ces initiatives et qu'il faut les renforcer afin que la crise humanitaire cesse et que nous puissions éliminer les racines du problème en mettant fin à l'occupation en créant un État palestinien à part entière sur la base du consensus international et sur la base des résolutions de l'ONU. Monsieur le Président, le groupe des États arabes réaffirme que tout règlement juste de la question et du conflit israélo-palestinien ne prendra fin qu'avec une fin de l'occupation israélienne de tout le territoire arabe occupé. Il faut permettre au peuple palestinien d'exercer leur droit inaliénable notamment le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le droit à un état indépendant sur la base des frontières de juin 1967 avec Jérusalem Est en tant que capitale tel que promu par l'initiative de paix arabe et par les résolutions de l'ONU. Il faut aussi insister sur le fait qu'il faut respecter le statu quo pour les lieux saints chrétiens et musulmans à Jérusalem. Le groupe des États arabes réaffirme ses remerciements à la République de France et à l'Arabie Saoudite qui ont accepté la coprésidence de la conférence internationale de haut niveau sur la solution à deux États et nous saluons les efforts diplomatiques et politiques consentis afin de raviver le processus de paix afin de raviver le règlement juste de la question palestinienne. Nous saluons le travail des groupes de travail qui mettent une dernière main au document final, un document final qui s'accompagnera de résultats tangibles avec des engagements assortis de calendriers. Nous devons à nouveau donner une chance à la possibilité de la création d'un État palestinien. Nous nous félicitons de l'approche pratique adoptée par la conférence par le truchement de ses huit groupes de travail qui ont analysé de façon très complète les différents aspects de la question, y compris la reconstruction. Un cadre intégré permettant d'insuffler à nouveau la confiance et d'augmenter les chances d'une paix juste. Nous pensons que les résultats de la conférence se traduiront en mesures tangibles qui ravivent la perspective politique et qui permettraient de restaurer la crédibilité de l'ordre international fondé sur des règles. Le groupe des États arabes appelle tous les États membres de l'Assemblée générale à voter en faveur du projet de résolution dont vous serez saisis aujourd'hui, un projet de résolution qui reflète la volonté collective de la majorité des États membres et de la communauté internationale et qui reflète les besoins humanitaires indispensables qui insiste sur la libération des otages et prisonniers, sur le cessez le feu, qui insiste sur la levée totale du blocus et qui insiste sur un achèvement de l'assistance humanitaire, une restauration des services et la fin de l'occupation de la bande de Gaza par les forces israéliennes dans le droit fil du droit international. Une résolution qui appelle aussi à l'élimination de ces politiques d'annexion, de colonisation, d'affamant et qui appelle à la fin de l'occupation et à la paix. Nous insistons pour dire que voter en faveur de la résolution sera un message fort prononcé par la communauté internationale, c'est-à-dire que les peuples du monde n'ont pas oublié la Palestine et que la conscience du peuple est toujours bien vivante et que le peuple palestinien n'est pas seul. Mesdames et messieurs, on ne peut pas oblitérer des populations par la force, les droits ne peuvent pas être violés en permanence, la dignité humaine ne s'évanouit pas au fil des blocus. L'Assemblée générale est la conscience vivante de l'ONU et aujourd'hui elle est sollicitée pour défendre le droit, pour défendre la justice et les principes humanitaires qui sous-tendent la création même de l'Assemblée générale. Je vous remercie Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Yémen pour sa déclaration. L'Assemblée va maintenant procéder à l'examen de la résolution A/ES-10/L.34/Rev.1.
Sachez qu'il n'est plus possible de se porter coauteur du projet de résolution par le biais de la plateforme e-sponsorship. Je donne maintenant la parole au représentant du secrétariat.
Monsieur le Président, je tiens à vous annoncer que depuis la présentation du projet de résolution et en plus des délégations qui figurent sur le.
Document L, les pays suivants se sont également portés coauteurs de cette résolution A/ES/10/L/34/rev/1: le Bahreïn, le Bangladesh.
Le Brunei Darussalam, les Comores, Cuba, Djibouti, la Finlande, la Gambie, le Honduras, le Koweït, la République du Laos, les Maldives, la Mauritanie, la Namibie, Oman, le Pakistan, le Portugal, le Sénégal, le Soudan, la Suède, les Émirats arabes unis, le Viêt Nam et le Yémen. S'il y a d'autres pays désirant se porter coauteur de ce projet de résolution, Monsieur le Président, je vois la Guinée, le Danemark et la Somalie. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du secrétariat.
L'Assemblée va maintenant se prononcer sur le projet de résolution A/ES.10/L.34, révision 1. Avant de donner la parole aux délégations désirant expliquer leur vote avant le scrutin, puis-je vous rappeler, Mesdames et Messieurs, que ces explications de vote ont une durée maximale de dix minutes et devraient être réalisées par les délégations depuis leur place. Je donne maintenant la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Monsieur le Président.
Monsieur le Président, chers collègues, cela fait vingt mois que des combats ont lieu dans la bande de Gaza. Et dans cette salle, lors des séances de la dixième session extraordinaire d'urgence, tout a été dit et toutes les épithètes possibles ont été utilisées pour décrire cette tragédie inhumaine dans la bande de Gaza. Il fut un temps où le monde s'épouvantait du bilan des morts à Gaza qui s'approchait des 15 000, 20 000, 30 000 personnes. À ce stade, le bilan s'est alourdi presque deux fois: 55 000 personnes, 125 000 blessés, y compris au minimum 50 000 enfants. Le nombre de travailleurs humanitaires morts s'approche des 450 personnes. Ces chiffres ne sont tout simplement pas compréhensibles, surtout que derrière ces chiffres, il n'y a pas la mort de combattants armés qui menacent des Israéliens. Non, ce sont des Palestiniens qui se réfugiaient dans des écoles, des hôpitaux, des camps de réfugiés ou qui attendaient tout simplement de l'aide humanitaire. Toutes ces personnes sont les victimes innocentes d'une opération militaire impitoyable d'Israël jurant d'éradiquer le Hamas de la bande de Gaza à tout prix sans faire grand cas des souffrances de la population palestinienne. Or Israël n'a pas réussi à infliger une défaite militaire au mouvement Hamas qui reste la seule force véritable contrôlant la situation dans la bande de Gaza. L'expérience nous l'a prouvé. Ce ne sont pas les méthodes militaires qui permettent la libération d'otages dont la grande majorité était libérée grâce à des négociations. Malheureusement, des négociations indirectes se sont soldées par une impasse à nouveau entre Israël et le Hamas qui occupent des positions diamétralement opposées. s'agissant de la libération des otages et des modalités du cessez-le-feu. Dans ces conditions, le devoir de la communauté internationale est de faire tout ce qui est en son pouvoir pour permettre une fin du bain de sang immédiat à Gaza. Nous saluons la volonté et la cohérence des membres élus du Conseil de sécurité qui, il y a une semaine, ont présenté un projet de résolution visant à parvenir à un cessez-le-feu immédiat sans condition et de libération de tous les otages et des personnes détenues de force et à un accès humanitaire sans entrave à Gaza conformément aux normes et aux principes du droit international humanitaire. C'était un bon document qui aurait pu mener à des avancées véritables sur le terrain. La Russie, comme les autres membres responsables du Conseil de sécurité, a soutenu ce projet. Nous avons été extrêmement déçus que le Conseil, à cause d'un veto supplémentaire de Washington, n'ait pas réussi à adopter ce projet de résolution. Mais aujourd'hui, la communauté internationale a encore une chance d'envoyer un signal indispensable aux parties belligérantes grâce à une résolution de l'Assemblée générale. Ce projet de résolution présenté par l'Espagne présente toutes les grandes dispositions du document qui a été bloqué par un veto la semaine dernière, c'est à dire un cessez le feu permanent sans condition, immédiat, la libération de tous les otages et la levée du blocus à Gaza. Ces objectifs sont humanitaires uniquement et se concentrent sur le principal, c'est-à-dire faire cesser les combats qui alourdissent davantage le bilan humain à Gaza. Ce qui est important, c'est que ce document va au-delà du paradigme de la détérioration du conflit israélo-palestinien et souligne l'idée que promet un avenir où il ne peut pas y avoir de récidive de la confrontation c'est-à-dire la remise sur pied de Gaza sur la base du plan arabe islamique et c'est-à-dire donner vie à la décision des deux États où Israël et la Palestine vivent côte à côte dans la paix dans cet avenir il sera impossible de procéder à des déplacements de populations forcés, à des changements démographiques forcés ou territoriaux forcés, il sera impossible de coloniser de façon illégale les territoires et il n'y aura pas de place pour le terrorisme ou la violence. Monsieur le Président, la Russie votera en faveur de ce projet de résolution et appellera tous ceux qui, dans les faits et non pas dans les termes, sont en faveur d'une solution à ce conflit qui s'éternise depuis très longtemps, trop longtemps, et qui sont en faveur de la paix et du développement au Moyen-Orient qui pour l'instant demeurent des illusions. En outre, l'adoption de cette résolution enverra un bon message et sera un bon élan pour la conférence de haut niveau qui aura lieu la semaine prochaine sur le Moyen-Orient qui accouchera, nous l'espérons, de résultats pratiques et concrets. Et nous comptons bien y participer de façon très active à cette conférence. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Fédération de Russie pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant des États-Unis.
Merci, merci, Monsieur le Président Yang. Aujourd'hui, cette reprise de la dixième session extraordinaire d'urgence est un échec de plus de la part des Nations Unies de condamner le Hamas. Hier, le Hamas a tué cinq civils palestiniens qui travaillaient à distribuer de l'aide humanitaire pour la Fondation humanitaire pour Gaza. La résolution sur laquelle nous sommes penchés ne fait rien pour libérer les otages, pour améliorer la vie des civils à Gaza ou pour nous rapprocher d'un cessez-le-feu. C'est une fois de plus une action qui ne fait qu'éroder la crédibilité de cet organe. Ce projet de résolution envoyer un message inacceptable au Hamas et à d'autres agents terroristes soutenus par l'Iran. vous serez récompensés si vous prenez des otages, si vous détournez l'aide humanitaire et lancez des attaques depuis des sites humanitaires. Monsieur le Président, Le soutien aveugle au Hamas par les membres de cet organe mine les efforts diplomatiques qui sont en cours pour libérer les otages et enhardit le Hamas en tant que groupe terroriste qui continue de rejeter les propositions de cessez-le-feu acceptées par Israël. Comme l'ont dit à de multiples reprises les États-Unis, nous ne sommes pas favorables à des mesures unilatérales qui ne condamnent pas le Hamas. Nous n'allons pas appuyer des résolutions qui n'appellent pas qui ne demande pas à des groupes terroristes violents de se désarmer, de quitter Gaza et qui ne reconnaissent pas le droit d'Israël à se défendre. Il serait plus judicieux pour cet organe d'appuyer les efforts diplomatiques qui sont en cours actuellement visant à libérer les 53 otages restants. La plupart d'entre eux sont des ressortissants de pays membres de cet organe et sont dans des conditions déplorables. depuis déjà, vivent dans des conditions défavorables depuis 615 jours. Au contraire, les Nations unies perdent des ressources, du temps précieux sur une résolution marquée par un parti pris certain qui récompense le Hamas. Soyons très clairs sur la question. Cette résolution ne fait rien pour apporter le calme, rétablir le calme à Gaza, ne fait rien pour faire avancer un règlement diplomatique favorisant la cause de la paix. Cette résolution est pleine de défauts. Elle ne reconnaît pas le fait qu'Israël a le droit de se défendre. Comme nous l'avons dit très clairement, toute mesure visant à miner la sécurité de notre allié est une fin de non-recevoir pour nous. On établit un parallèle entre Israël et le Hamas, ce qui est répréhensible et ce qui est en outre naïf et dangereux. Cette résolution demande un cessez-le-feu permanent sans condition, qui permettrait au Hamas de mener à bien d'autres attaques de type du 7 octobre. Monsieur le Président, personne ne veut voir des civils palestiniens à Gaza mourir de faim ou de soif. Cependant, cette résolution ne reconnaît pas les manquements de la méthode de distribution de l'aide humanitaire qui permet à Hamas de s'enrichir au détriment des civils palestiniens qu'elle entend représenter. Nous réitérons l'appel lancé aux ONG, aux Nations unies, à tous les partenaires de l'humanitaire pour qu'ils soutiennent la Fondation humanitaire pour Gaza pour l'aider à acheminer en sécurité de l'aide sans permettre à Hamas de se servir de ces ressources. Le Hamas continue d'utiliser la souffrance des civils à Gaza comme une arme, continue d'assassiner des Palestiniens comme ils l'ont fait hier. et d'en blesser un grand nombre dans une tentative désespérée de s'opposer à l'acheminement de cette aide humanitaire et de maintenir le contrôle. Cette résolution accuse faussement Israël de l'utilisation de la famine comme une méthode de guerre, tout en même temps ignorant la Fondation humanitaire pour Gaza et les efforts qu'elle déploie pour exclure le Hamas et fournir cette aide humanitaire conformément aux principes d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance de fourniture de l'aide humanitaire. Cette résolution demande froidement à ce qu'Israël mette fin à son blocus sur Gaza tout en ignorant le fait que Hamas, qui s'est livré au plus grand massacre de juifs depuis l'Holocauste et a kidnappé 251 personnes le 7 octobre 2023, continue d'être une menace pour les civils israéliens et de faire taire les manifestations contre ses dirigeants. Il ne reconnaît pas non plus les mesures prises par Israël pour apaiser la souffrance des civils à Gaza. alors que le Hamas continue d'utiliser des civils comme boucliers humains. Les États-Unis soutiendront un avenir pour la Palestine sans Hamas, plein d'opportunités. Nous travaillons d'arrache-pied pour forger une nouvelle réalité de concert avec Israël et nos partenaires arabes. Une paix durable entre Israël et la Palestine et un avenir plus prospère pour tous les peuples de la région ne seront possibles que par des négociations directes entre les parties et non pas par l'imposition unilatérale à distance de mesures. Nous exhortons les États membres ici à appeler Hamas à les dénoncer comme étant le principal obstacle à une vie dans la paix et la prospérité pour le peuple à Gaza. Nous exhortons les États membres à voter contre ce projet de résolution marqué par un certain parti pris qui ne fera qu'enflammer les tensions alors que les négociateurs continuent de travailler pour garantir un cessez-le-feu durable à Gaza. Merci.
Je remercie la représentante des États-Unis pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de la Libye.
Monsieur le Président, la Libye voudrait remercier l'Espagne et le groupe RESRIN pour avoir présenté ce projet de résolution, un projet de résolution qui arrive au moment opportun. Mesdames et Messieurs, le monde est une fois de plus mis à l'épreuve dans un moment de vérité. Il est au bord, le monde, de l'effondrement moral. Une nation sous les cendres et les décombres depuis plus de 600 jours. Gaza a été soumis à un assaut brutal, à un génocide diffusé en temps réel sur nos écrans de télé. Cependant, la conscience de l'humanité n'y a pas encore apporté réponse. Plus de 55 000 âmes ont disparu. 125 000 personnes ont été blessées et des générations ont été marquées à vie. Des blessures qui ne guériront jamais ou cicatriseront jamais. Il me faudrait des jours pour vous citer la liste de toutes les victimes. Si j'avais des photos des victimes, je ne pense pas que cette salle soit suffisamment grande pour afficher toutes les photos de ces personnes. Il ne s'agit pas de dégâts collatéraux, il ne s'agit pas de la tragédie de la guerre, il s'agit tout simplement d'un acte délibéré d'épuration ethnique et de démantèlement calculé d'une nation. Tels sont les mots des représentants des forces d'occupation israéliennes. Beaucoup d'entre eux ont été sanctionnés par de nombreux pays présents dans la salle. Les bombes ne font pas de distinguo entre les tentes, les hôpitaux, les logements, les convois humanitaires. Personne n'est épargné. Des enfants enterrés sous les débris, des familles tout entières qui ont été brûlées. détruite sans aucun survivant d'une famille pour transmettre le nom de cette famille. Je vais vous donner une histoire. Le docteur Alaa Najjar, une femme, vous la connaissez tous, elle rentre d'un hôpital pour. Elle a sauvé des vies, elle retrouve sa famille. Donc ses neuf enfants et son mari ont été massacrés. Son histoire n'est pas une exception, c'est la norme malheureusement, et la liste est longue. Ce n'est pas une guerre. C'est l'annihilation d'une nation, un génocide facilité par des arguments politiques. La communauté internationale regarde ou constate cela, paralysée, alors qu'un veto au Conseil de sécurité étrangle, étouffe la justice. Gaza est devenu un charnier, un terrain vague. Son peuple a été déplacé du nord vers le sud, du sud vers le nord, de l'est vers l'ouest et non plus.
D'endroits où aller.
La famine n'est pas un produit dérivé, c'est une arme de guerre. On ne distribue pas d'eau, d'aliments. La malnutrition est utilisée à l'encontre des nouveau-nés et l'aide est utilisée comme un appât dans un camp de concentration où les femmes ou les pères sont exécutés parce qu'ils ont couru après un sac de farine pour nourrir leurs enfants affamés. Et là encore, il n'y a aucune application du principe de responsabilité et aucune justice, Mesdames et Messieurs. Le moment est venu de rendre des comptes d'un point de vue moral. Se taire, c'est être complice. L'humanité est en train de saigner à Gaza et le monde doit choisir de défendre la dignité, appliquer la loi, protéger la vie ou les trahir tous. Le moment est venu de rompre le silence, de mettre un terme à ce siège, de mettre un terme à cette folie, d'être aux côtés de la Palestine. L'histoire n'a pas démarré le 7 octobre, c'est une lutte vieille de plus de 70 ans qui est en cours. La Libye vous demande de voter pour ce projet de résolution pour aider à mettre un terme à ce cercle vicieux. Ceux qui appuieront sur le bouton rouge aujourd'hui pour voter contre ce projet de résolution auront une tache de sang sur leurs doigts et ce sera enregistré par les écrans et témoignera de votre valeur morale, de votre sélectivité, de votre parti pris. Ce n'est pas une tragédie pour la Palestine, c'est une urgence morale pour mettre un terme à ce génocide du XXIe siècle. Toutes les vies comptent, toutes les vies innocentes comptent, quelle que soit votre origine. Alors, est-ce que vous serez du bon côté de l'histoire ou est-ce que vous allez continuer de permettre à Gaza d'être une honte pour vous, pour toujours? À vous de décider. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Libye pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant du Paraguay.
Monsieur le Président, le Paraguay a confiance dans le rôle indispensable de cette Assemblée dans la recherche de solutions pacifiques basées sur le droit international, sur une vision d'ensemble, une vision durable. Nous entendons contribuer avec des arguments sans parti pris, contribuer à un projet de résolution qui pourrait permettre d'arriver à des résultats concrets, à savoir la cessation des hostilités, la protection de tous les civils et du personnel humanitaire déployé sur le terrain. Le Paraguay votera contre ce projet de résolution qui nous réunit aujourd'hui avec tristesse, mais avec détermination. Avec tristesse parce que nous partageons bien sûr l'aspiration à la paix, nous voulons effectivement que cessent les hostilités, avec détermination parce que nous sommes convaincus que ce texte ne contribue pas à cela. Notre rejet est basé sur une observation de fond. Cette résolution n'a pas été présentée à un processus ouvert à tous de consultation. Il n'y a pas d'équilibre minimal pour être un outil utile dans la recherche de la paix. Tout d'abord, le conflit à Gaza implique plus d'une partie, mais le texte ne rend responsable presque exclusivement que l'État d'Israël. Il ne s'agit pas d'interprétation, c'est une constatation, Mesdames et Messieurs. Le nom du Hamas ne figure à aucun endroit dans le document, bien que le Hamas ait lancé des attaques et des otages et violé les normes du droit international humanitaire. Ce silence sélectif mine la crédibilité de ce texte et mine toute aspiration d'arriver à une solution durable, un règlement durable. Le Paraguay a toujours été clair dans sa position. Déjà en 2019, nous avons désigné Hamas comme organisation terroriste au niveau régional, conformément à notre volonté de lutter contre le terrorisme et de défendre le droit international humanitaire. Il nous est difficile de comprendre comment une résolution qui entend contribuer à la paix omet de mentionner ceux qui sont directement responsables du déclenchement et du maintien de cette situation. S'il est vrai ensuite, deuxièmement, que le cessez-le-feu est mentionné, ce qui est principalement condamné, tout ceci tourne autour d'un discours qui a déjà été promu de par le passé sans résultat positif. Insister sur la même approche n'a pas permis d'arrêter le conflit ni d'éviter la souffrance humaine. Au contraire, cela a contribué à maintenir ou à accentuer la paralysie au niveau du Conseil de sécurité. Nous n'avons pas l'intention de jouer au rôle des intentions. Ce que nous voulons, c'est tout simplement évaluer les conséquences. Et la conséquence d'un tel projet de résolution, à savoir donc stagnation diplomatique et perte de crédibilité de l'Assemblée générale en tant que forum de paix. Nous savons que tous les États ici ont le droit, mais également l'obligation de contribuer à la recherche d'une solution durable. Nous savons qu'il y a une volonté légitime de toutes et tous de participer à cette solution. La proposition qui nous est faite en ce sens ne reflète pas cette volonté politique. C'est pour cette raison que nous saluons les États-Unis, le Qatar et l'Égypte qui ont déployé des efforts diplomatiques pour avancer sur la question et nous exprimons qu'ils seront couronnés de succès rapidement. alors que l'organisation n'est pas à même d'obtenir des résultats concrets, promouvoir ces efforts trilatéraux, nous entendons bien sûr que les intérêts des conflits, des parties au conflit sont respectés, pourrait être positif pour les efforts déployés par cette organisation au service de la paix. Nous voulons la cessation, la fin de la violence, la libération de tous les otages, que soit respecté le droit international, qu'afflue l'aide humanitaire. Nous savons que cette résolution y aspire également, mais nous considérons que ce projet échoue parce qu'il adopte un Enfin, permettez-moi de réitérer que nous appuyons des initiatives sincères et équilibrées pour garantir la paix et la protection de tous les civils. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Paraguay pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de la Tunisie.
Monsieur le Président, En dépit de nos réserves sur certains paragraphes, la Tunisie votera en faveur de cette résolution qui appelle à un cessez le feu immédiat, la levée du blocus contre Gaza et la garantie de l'acheminement de l'aide humanitaire ainsi que le retrait complet de l'armée d'occupation de la bande de Gaza. Adopter une résolution de la sorte est fort important. Cependant, ce qui est plus important est de le mettre en application ainsi que les résolutions qui ont précédé. Nous réitérons notre appel à une action internationale efficace et responsable, loin de solutions sur mesure. À l'heure où la partie humanitaire avance sur la partie diplomatique, nous devons alléger les souffrances du peuple palestinien et demander des comptes à ceux qui perpètrent ces crimes. A l'heure où les Nations unies fêtent leur 80e anniversaire, il est déplorable que la colonisation et l'occupation se poursuivent et que soient mis à mal tous ces principes. dans le cadre des violations continues des forces d'occupation et de ceux qui les appuient, dont certains ont été victimes de la colonisation. Les crimes quotidiens que commettent les forces d'occupation contre le peuple palestinien ont pour objectif le génocide et d'annihiler la volonté de se libérer. Cela va à l'encontre des principes sur lesquels cette organisation a été créée. D'aucuns ne devraient pas sciemment ignorer qu'occuper la terre palestinienne et la colonisation n'a pas commencé en 2023, que les raisons historiques de cette colonisation et leurs objectifs sont connus de tous. Cependant, certaines parties n'ont pas encore tiré les leçons de l'histoire. Cette histoire qui se répète aujourd'hui face à une impuissance imposée sans aucune raison à la communauté internationale. La Tunisie réitère son appui constant, son appui de principe inconditionnel au peuple palestinien et à sa lutte pour recouvrer ses droits légitimes, imprescriptibles, pour recouvrer tous ses droits à un État palestinien ayant Jérusalem pour capitale.
Je remercie le représentant de la Tunisie pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant du Canada.
Monsieur le Président, chers collègues, le Canada votera en faveur de ce projet de résolution. Nous voterons oui. étant donné la nécessité urgente de garantir un cessez-le-feu, la libération de tous les otages et la reprise d'opérations de fourniture d'une assistance humanitaire menée par les Nations Unies à une échelle qui sera à la hauteur des besoins d'un peuple qui a été privé de denrées alimentaires depuis plusieurs mois. Cela ne fait aucun doute. La situation humanitaire à Gaza est intolérable et doit être réglée immédiatement. Le niveau, le nombre de victimes civiles est consternant. La politisation de l'assistance humanitaire, de l'aide humanitaire, quelle qu'elle soit, est inacceptable. Et le blocus, le blocage de cette assistance humanitaire, de cette aide humanitaire est illégal. Toutes les parties doivent respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire, comme nous devons tous le faire d'ailleurs, y compris en matière de protection des civils. Les Nations unies et le personnel humanitaire doivent être protégés. Les parties à ce conflit, et là encore, nous tous, avons pour obligation de faciliter le passage rapide et sans entrave de l'aide humanitaire pour les civils palestiniens qui sont dans le besoin.
La lutte doit cesser.
Les otages doivent être libérés. Les véritables négociations sur l'avenir doivent démarrer. Comme nous devons commencer à fournir cette aide humanitaire le plus vite possible à tous ceux qui sont dans le besoin. Ceci étant dit, nous regrettons une fois de plus que cette résolution ne dise pas clairement ou ne condamne pas clairement les attaques horribles du Hamas menées bien le 7 octobre 2023, au cours desquelles 1200 personnes ont perdu la vie. la prise d'otages, beaucoup d'entre eux ont été tués, certains d'entre eux sont encore en captivité, ce qui est inacceptable, totalement inacceptable pour nous et très franchement, je pense à cette assemblée, la première fois que nous avons voté sur la question, le Canada a fait une proposition d'amendement pour qu'on fasse référence au Hamas, il a été soutenu par plus de 60 % de ceux qui votaient, représentant des pays dans la salle. Je pense qu'il devrait être possible de le faire. Je regrette que ce ne soit pas possible aujourd'hui. En ce qui nous concerne, nous continuons de condamner le Hamas sans équivoque. C'est une organisation, c'est une entité terroriste pour le Canada, étant donné les actes terroristes qu'elle a commis, et nous demandons à ce que tous les otages encore détenus soient libérés immédiatement, sans condition.
Hamas doit désarmer et que l'organisation ne peut jouer aucun rôle dans la future gouvernance de Gaza. Tous les Palestiniens méritent d'être dirigés par un gouvernement légitime et représentatif, sans la participation d'une organisation terroriste. Notre vote ne dévie pas de notre soutien indéfectible à la sécurité d'Israël. Nous continuons à vouloir une amitié forte avec le peuple d'Israël, fondée sur nos liens, nos valeurs et notre engagement commun. en faveur de sa sécurité et de son avenir et l'avenir de son voisin.
Nous sommes attachés à la solution à deux États, la seule.
Manière de garantir une paix et une sécurité durables que méritent Israéliens comme Palestiniens. Nous débattrons de ces questions de manière plus approfondie la semaine prochaine. Nous sommes convaincus que le jour où deux États pourront vivre côte à côte en pleine sécurité est une journée qui doit intervenir plus rapidement et prochainement. Un jour où nous serons à même de dire shalom et salam comme ça, en même temps, dans la paix, le respect, la dignité et la sécurité.
Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Canada pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de l'Irak.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Permettez-moi tout d'abord de remercier la délégation espagnole de sa présentation du projet de résolution. L'Irak réaffirme sa position constante, sa position de principe vis-à-vis de la juste question palestinienne, Partant de son attachement aux principes de la Charte des Nations unies et du droit international, l'Irak votera en faveur du projet de résolution AES 10 L34 qui reflète un appui clair aux exigences du peuple palestinien de ses droits inaliénables, en tête desquels son droit à l'autodétermination ainsi qu'à la fin de l'occupation. Le vote de l'Irak confirme notre appel à un appel au cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza et dans le reste du territoire palestinien occupé, ainsi que pour garantir l'acheminement immédiat de l'aide humanitaire de manière immédiate, sans entrave et sans condition, en phase avec les principes du droit humanitaire international. Par ailleurs, l'Irak exprime ses réserves quant à certains termes figurant à certains paragraphes en raison de leur contradiction avec le droit national irakien avec la position de principe irakienne. Monsieur le Président, l'occupation israélienne a dépassé toutes les limites. Tous les prétextes faibles ne peuvent plus justifier ce qu'il se passe lorsque les maisons se transforment tas de pierres, lorsque les hôpitaux se transforment en cimetières, il est devenu très clair ces derniers jours qu'il est question de vider ce territoire et de rendre la vie impossible en Palestine. Quel est le droit international? Quels sont les principes qui permettent de tuer une population dans son intégralité, de détruire les hôpitaux, d'affamer une population? Où est la conscience du monde? qui ne bougent pas face aux enfants détruits par les bombardements. Il ne s'agit pas là d'un conflit, il s'agit là d'un génocide. Les chiffres sont clairs à cet égard. L'Irak réitère son plein appui aux efforts internationaux visant à mettre un terme à l'agression israélienne. et appuie le peuple palestinien dans son droit à l'autodétermination et à créer un état indépendant avec Jérusalem pour capitale. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Irak et donne la parole à l'Inde.
Monsieur le Président, cette résolution présenté dans le contexte de la détérioration de la situation humanitaire à Gaza. L'Inde est vivement préoccupée par cette crise humanitaire et nous condamnons le bilan humain. Nous sommes toujours du côté de l'appel d'humanité. Nous avons toujours appelé à la protection des civils et à la défense des obligations humanitaires. Nous appelons à un acheminement d'assistance humanitaire sans entrave, tant en entrant qu'en sortant de Gaza. L'Inde a toujours fourni une assistance humanitaire au peuple de Gaza sur une base bilatérale, mais aussi grâce à l'ONU. Nous pensons aussi que la libération des derniers otages et que le cessez-le-feu sont importants pour améliorer la situation humanitaire à Gaza. Notre voix collective devrait se faire l'écho de cet appel. L'Inde est très attachée au dialogue et à la diplomatie, vous le savez, et nous sommes fermement convaincus que c'est la seule marche à suivre. Les accusations et les argumentations empêchent la voie vers la paix. Nous sommes en faveur de la solution à deux états afin d'établir un état viable, indépendant de Palestine qui vit dans le cadre de frontières sûres et reconnues côte à côte dans la paix avec Israël. Pour ce faire, nous devons essayer de créer des conditions propices à la reprise de négociations de paix immédiates direct nous espérons que l'assemblée générale envoyer un message positif afin de restaurer la diplomatie la paix afin que la crise humanitaire à Gaza cesse monsieur le président l'inde s'est abstenue lorsqu'il était question de voter sur certaines résolutions notamment la a 247 et la 232 oui Aujourd'hui notre vote ira dans le sens de ceci car nous pensons qu'il n'y a pas d'autre façon de régler le conflit si ce n'est en passant par le dialogue et la diplomatie. Nous devrions donc essayer de rapprocher les deux parties. C'est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons de voter sur cette résolution. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Inde de son intervention. Je donne la parole à la Lettonie.
Monsieur le Président, aujourd'hui la Lettonie votera en faveur de la résolution A/ES/10/L.34/Rev.1 sur la protection des civils et les obligations humanitaires car nous soutenons fermement les principes humanitaires consacrés par la résolution. Nous regrettons que la résolution incluse ne condamne pas de façon claire et directe le Hamas, une organisation désignée comme terroriste par un grand nombre d'États membres des Nations Unies, et nous condamnons attaques aveugles du Hamas dans tout Israël le 7 octobre 2023 et nous appelons à la libération immédiate de tous les otages sans condition préalable nous réaffirmons aussi que nous reconnaissons le droit d'Israël à la légitime défense conformément au droit international au droit international humanitaire monsieur le président les violences mortelles réaffirment bien qu'il faut un horizon politique il faut garantir la paix et la sécurité pour les israéliens et les israéliens palestiniens et les palestiniens que la solution à deux États dans le droit fil des paramètres internationaux est la seule façon durable de garantir la paix, la sécurité et la prospérité pour les Palestiniennes et Palestiniens, Israéliennes et Israéliens. La communauté internationale devrait chercher à créer les conditions propices à la reprise de négociations directes pour parvenir à cet objectif. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Lettonie de son intervention. Mesdames et Messieurs, nous allons suspendre la séance pendant cinq minutes. Mesdames et Messieurs, nous allons reprendre nos travaux. Nous avons entendu le dernier orateur en explication de vote avant la mise aux voix. On m'informe que l'État de Palestine voudrait s'exprimer dans le cadre d'une motion d'ordre. La Palestine peut prendre la parole.
Merci, Monsieur le Président, merci de m'avoir donné la parole. pourrais-je vous demander de laisser suffisamment de temps à nos collègues pour nous rejoindre pour que les personnes qui sont sorties puissent rejoindre leur siège. Merci beaucoup monsieur le président.
Merci beaucoup. Merci deux minutes supplémentaires. Vous pouvez commencer à faire le décompte des minutes.
Ça va?
Je le répète, nous avons entendu le dernier orateur en explication de vote avant la mise aux voix. Avant de nous prononcer sur le projet de résolution, j'aimerais vous parler de la question relative à la majorité requise pour l'adoption du projet de résolution. À l'article 184 du règlement, il est dit que la majorité requise pour l'adoption d'un projet de résolution paragraphe 2 et 3 de la Charte des Nations Unies. Y a-t-il une objection à nous prononcer sur le projet de résolution AES 10/L/34/Rev.1 par une majorité des deux tiers des membres présents et votants? En l'absence d'objection, la majorité des deux tiers des membres présents et votants sera dès lors requise pour l'adoption du projet de résolution A/ES-10/L.34/Rev.1 L'Assemblée générale va se prononcer sur le projet de résolution A/ES-10/L.34/rev.1 intitulé, et je cite, Protection des civils et respect des obligations juridiques et humanitaires. Fin de citation. Un vote enregistré a été demandé. Nous allons entamer la procédure de vote. Les délégations en faveur du projet de résolution A/ES-10/L.34/Rev.1, faites-le savoir. Les délégations qui s'y opposent et les délégations qui préfèrent s'abstenir feront de même. L'Assemblée générale se prononce sur le projet de résolution A/ES-10/L.34/ Rev.1 intitulé Protection des civils et respect des obligations juridiques et humanitaires. Toutes les délégations sont à l'ambure de confirmer que leurs votes sont bien affichés à l'écran. Le vote est terminé. Je vous prie de verrouiller le dispositif. Voici les résultats. Pour, 149. Contre, 12. 19 abstentions. Le projet de résolution A/ES/10/L.34/Rev.1 est donc adopté. Avant de donner la parole aux délégations pour les explications de vote après le vote, je rappelle aux délégations que les explications de vote doivent se contenter à dix minutes maximum et devraient être prononcées par les délégations depuis leur siège. Je donne la parole au Japon.
Merci Monsieur le Président, avant toute chose, qu'il me soit permis de remercier le Royaume d'Espagne de son travail. Cette initiative est opportune surtout à la lumière du fait que le peuple de Gaza connaît des souffrances humaines indicibles marquées par des hostilités toujours plus fortes et par des restrictions à l'aide humanitaire. Le Japon a voté en faveur du projet de résolution puisque les valeurs principales de la résolution vont dans le droit fil de la position de principe de mon pays, c'est-à-dire qu'il est impératif de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, à une libération immédiate et sans condition de tous les otages et à un accès humanitaire sans entrave dans tout Gaza. En outre, nous devons défendre coûte que coûte les principes pertinents du droit international et surtout l'obligation de protéger les civils, un principe indispensable mis en avant comme il se doit dans la présente résolution. Cela étant dit, la résolution aurait dû condamner de façon univoque les actes odieux de terreur perpétrés par le Hamas et par d'autres groupes militants. Nous ne pouvons pas oublier les souffrances des victimes innocentes de ce crime barbare et les souffrances de leurs proches. Le Japon soutient les efforts de médiation menés par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte et exhorte toutes les parties à reprendre les négociations et à consentir des efforts sincères pour mettre fin à ce cauchemar. Partant, le Japon a pris des mesures concrètes et nous avons entretenu des communications au niveau des ministres avec Israël. Lors de l'entretien entre les ministres des Affaires étrangères israélien et japonais à Tokyo le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères Iwakata Takeshi a fait part de ses préoccupations à son homologue israélien, appelant à un respect scrupuleux du droit international, notamment du DIH. Monsieur le Président, si elles ne sont pas mises en œuvre, les résolutions demeurent lettre morte. Nous espérons sincèrement que l'adoption de la résolution d'aujourd'hui se traduira en progrès tangibles et significatifs sur le terrain. Mais en fin de compte, la seule façon viable de régler ce conflit qui déchire ces peuples depuis des décennies est une solution à deux États négociée où un État israélien et un État palestinien indépendants peuvent coexister côte à côte dans la paix et la sécurité. À cet égard, Il nous tarde de participer à la conférence de haut niveau sur la solution à deux états. Nous avons l'honneur de co-présider un des groupes de travail avec nos collègues norvégiens et nous demeurons fermement attachés à une paix juste et pérenne au Moyen-Orient. Je vous remercie Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Japon de son intervention et je donne la parole au Liechtenstein.
Monsieur le Président, merci d'avoir convoqué à point nommé cette session après le droit de veto des États-Unis sur la résolution soutenue par les quatorze membres du Conseil de sécurité la semaine dernière. Nous nous félicitons du rapport spécial adopté par le Conseil après l'utilisation du droit de veto et nous espérons que le Conseil continuera à faire preuve de diligence dans l'examen de la situation. montre de redevabilité devant les États membres lorsqu'il n'arrive pas à maintenir la paix et la sécurité internationale, sa responsabilité principale confiée par la Charte. Et j'utilise cette possibilité qui m'est offerte pour expliquer le vote en faveur de la résolution de Liechtenstein, résolution adoptée à l'instant, protection des civils et respect des obligations juridiques et humanitaires. Monsieur le Président, le Liechtenstein remercie l'Espagne et la Palestine d'avoir proposé ce projet de texte et nous les remercions de leur esprit de négociation constructif qui a permis des modifications du texte sur la semaine écoulée. Dans les faits, nous pensons effectivement que le conflit est un échec cuisant en matière de protection des civils. Des Palestiniennes et des Palestiniens sont en train de souffrir d'une famine ou presque à cause d'un blocus imposé par Israël, ce qui est une violation des obligations au titre du droit international humanitaire. Et pour l'instant, il n'existe pas de projet d'acheminement de l'assistance humanitaire vers les civils. Des otages sont toujours entre les mains de groupes armés, d'autres violations graves du droit humanitaire international. La situation il n'existe pas de solution militaire. La seule solution est politique et c'est la raison pour laquelle nous nous réunissons aujourd'hui. Monsieur le Président, à nouveau le Liechtenstein appelle les parties et toutes les personnes et acteurs qui ont une influence sur les parties à laisser l'ONU faire son travail. Notre organisation a la capacité dans les faits de garder des gens en vie. Ces dernières semaines ont prouvé qu'il n'était pas possible de remplacer ou de substituer le travail vital de l'UNRWA dans l'ampleur nécessaire. Tout le personnel de l'ONU et tout le personnel humanitaire doivent être en mesure de faire leur travail. C'est la moindre des choses pour sauver la population de Gaza. Tous les acteurs doivent honorer leurs obligations au titre du droit international et surtout au titre du droit international humanitaire. et le Liechtenstein note aussi l'importance de l'avis consultatif prochain de la Cour internationale de justice proposé l'année dernière par la Norvège soutenu par le Liechtenstein. Monsieur le Président, les États membres parleront de la solution aux deux États dans davantage de détails lors du sommet de la semaine prochaine, mais je voudrais rappeler à tous les acteurs, y compris à ceux.
Et à.
Celles qui veulent avoir un effet sur les changements démographiques, la solution à deux états n'est pas débattable. Seule la mise en oeuvre est sujette à débat. Dans la mise en oeuvre partielle de sa résolution 181, l'assemblée a reconnu l'existence de deux états, Israël et l'état de Palestine. Essayer de changer cette réalité par la force va à l'encontre des buts et principes de l'organisation et de la volonté exprimée par les états membres. Le Liechtenstein attend avec impatience de travailler avec tous les États pour protéger les civils et défendre le droit international. Je vous remercie.
Je remercie le représentant.
Du Liechtenstein pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant du Royaume-Uni, s'il vous plaît.
Merci, Monsieur le Président. Le Royaume-Uni a voté en faveur de cette résolution, étant donné notre détermination ferme de mettre un terme à la souffrance à Gaza, permettre aux otages de rentrer chez eux et aller ainsi vers une paix durable dans la région. permettez-moi de commencer par répéter notre condamnation sans équivoque du Hamas et des actions abjectes qu'ils ont menées le 7 octobre et depuis. Le Hamas doit rendre des comptes et ne pourra jouer aucun rôle dans l'avenir de Gaza. L'attachement du Royaume-Uni à la sécurité israélienne reste entier. Monsieur le Président, le texte de la résolution est très clair. Israël et le Hamas doivent convenir d'un cessez-le-feu immédiat et sans conditions. Le Hamas doit immédiatement et sans conditions libérer les otages. Israël.
En tant que puissance.
Occupante doit mettre un terme au blocus imposé sur l'aide humanitaire et garantir un accès humanitaire sans entrave. Et ce qui est crucial, c'est qu'il faut mettre un terme à toute action pouvant être un obstacle à l'application de la solution à deux états et la meilleure chance de paix pour les peuples israéliens et palestiniens. C'est la raison pour laquelle cette semaine, le Royaume-Uni, de concert avec l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, ont sanctionné Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir.
Ces deux hommes sont responsables d'inciter les colons à la violence à l'encontre des Palestiniens en Cisjordanie. étant donné leur discours extrémiste. Les attaques aux mains de colons ont débouché ou ont fait plusieurs morts civils palestiniens et ont eu.
Pour conséquence le déplacement de communautés entières.
Nous n'allons pas rester les bras croisés alors qu'Israël essaie de faire prendre racine à la solution à un seul État. Nous sommes profondément préoccupés par les opérations israéliennes en Cisjordanie, y compris les.
Opérations qui ont débouché sur qui ont eu pour conséquence la mort d'enfants.
Ceci est effroyable et inacceptable.
Monsieur le Président, il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit. Plus de 55 000 Palestiniens ont perdu la vie et. Selon la classification internationale du degré d'insécurité alimentaire, plus d'un million de personnes sont confrontées à la famine. Les politiques du gouvernement israélien qui ont complètement bloqué ou grandement réduit l'acheminement de l'aide humanitaire sont inacceptables.
Des civils?
Ont été tués alors qu'ils essayaient désespérément d'alimenter leur famille, c'est inhumain.
Et le Royaume-Uni rejette toute tentative visant à modifier la composition démographique ou.
Les caractéristiques géographiques de la zone de Gaza. Le Royaume-Uni a voté en faveur de ce projet de résolution.
Nous tenons à préciser cependant que notre position de longue date reste entière. L'article 1 des conventions de Genève n'impose pas l'obligation juridique aux États de garantir le respect du droit international, de garantir son respect par des tierces parties. Monsieur le Président, la solution à deux États reste le seul cadre viable d'une paix juste et durable à Gaza. C'est le principe qui doit être à la base de toute notre action pour mettre un terme au cycle de la violence et pour donner aux Palestiniens comme aux Israéliens la chance d'un avenir meilleur. Nous nous félicitons du rôle de fer de lance qu'ont.
Choisi de jouer la France et l'Arabie saoudite qui ont décidé d'organiser une conférence la semaine prochaine dans ce but.
Je vous remercie. Je remercie la représentante du Royaume-Uni pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de la République de Corée.
Monsieur le Président, la République.
De Corée, en tant que membre du Conseil de sécurité, a réitéré ses très graves inquiétudes concernant la situation catastrophique humanitaire à Gaza.
Nous avons également souligné que la puissance occupante a pour obligation de permettre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire vers les civils innocents à Gaza, en pleine coopération avec les Nations unies et les autres institutions, les autres agences de l'humanitaire. Nous avons également appelé à de multiples reprises à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et nous avons exprimé notre soutien aux efforts qui sont en cours, déployés par des pays médiateurs, les États-Unis, le Qatar, l'Égypte, pour garantir un accord sur le cessez-le-feu et la libération des otages, de tous les otages, Monsieur le Président. Nous avons voté en faveur du projet de résolution présenté par l'Espagne sur la base de notre position, une position qui est basée sur des règles et des principes. Nous considérons que les éléments importants qui figurent dans le texte de résolution, y compris l'exigence d'un cessez-le-feu et l'exigence de la libération des otages aux mains d'Hamas, l'exigence en matière de respect des obligations au titre du droit international en matière d'entrée sans entrave de l'aide humanitaire à Gaza ainsi que pour ce qui est de notre engagement indéfectible à la solution à deux États nous considérons donc que ces éléments sont très importants et doivent être défendus nous avons voté pour la résolution qui a été adoptée aujourd'hui nous comprenons que le texte final que nous avons adoptée a été le résultat d'un compromis entre États membres qui, pour ainsi mobiliser le soutien nécessaire à son adoption, nous tenons à réaffirmer notre position de principe nous tenons à condamner les actes terroristes abjects commis par le Hamas le 7 octobre. En préparation de la conférence de haut niveau sur la solution à deux États qui aura lieu la semaine prochaine, nous espérons que les efforts déployés par la communauté internationale, y compris par l'Assemblée générale, permettront de rétablir la paix et la stabilité dans la région et de donner un horizon politique à un règlement basé sur les deux États au conflit israélo-palestinien pour un avenir meilleur pour ces deux peuples. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République de Corée. Je donne maintenant la parole au représentant des Seychelles.
Merci, Monsieur le Président.
Permettez-moi tout d'abord de la Turquie, pardon, et non pas les Seychelles, excusez-moi.
Je vous remercie, Monsieur le Président, merci de me donner la possibilité de m'exprimer. Nous voulons trouver une solution au conflit sur le terrain, nous voulons mettre un terme, donc engager une cessation des hostilités, faire libérer tous les otages et les Les événements tragiques actuels prouvent que le conflit ne pourra pas être réglé par la voie militaire. Nous tenons à réitérer le droit d'Israël de se défendre conformément au droit international et au droit international humanitaire. Ceci étant dit, nous ne pouvons pas rester silencieux, étant donné la situation très grave qui règne sur le terrain. Nous exhortons toutes les parties, y compris les autorités israéliennes, à prendre toutes mesures nécessaires pour faciliter la fourniture sans entrave d'une assistance humanitaire aux populations civiles à Gaza. Monsieur le Président, nous appuyons également de nombreux aspects de cette résolution, y compris ceux qui ont pour but d'apporter une réponse aux besoins humanitaires à Gaza. Ceci étant dit, la résolution, malheureusement, va au-delà, bien au-delà de ces objectifs humanitaires et figure dans ce texte des affirmations marquées d'un certain parti pris et du parti pris en faveur d'une seule partie. Pour la première fois, nous regrettons que Même si on fait référence dans ce projet de résolution à Hamas et à la détention d'otages, on ne condamne pas le Hamas pour les événements commis le 7 octobre qui avaient pour but, c'est clair, de tuer des femmes et des enfants. Soyons très clairs, le Hamas est pleinement responsable de nombreuses atrocités, atrocités innombrables, y compris la violence la violence à l'encontre des populations, qui utilisent de manière cynique les civils comme boucliers et qui détournent l'aide humanitaire. La vérité est irréfutable. Les terroristes du Hamas pourraient immédiatement mettre un terme à ce conflit en déposant leurs armes et en libérant immédiatement tous les otages restants. Monsieur le Président, à la lumière de ces considérations, nous avons décidé de nous abstenir. et de ne pas nous prononcer sur ce projet de résolution. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Tchéquie et je donne maintenant la parole au représentant de la Nouvelle-Zélande.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Monsieur le Président, la Nouvelle-Zélande a appuyé ce projet de résolution après avoir examiné le texte avec attention. Nous l'avons fait parce que nous pensons qu'un cessez-le-feu à Gaza Et bien nous en avons besoin désespérément. Les actions du Hamas le 7 octobre 2023 et par la suite doivent être condamnées. Elles sont inconcevables, elles doivent être condamnées sans équivoque. Le refus répété par Hamas de libérer les otages est immoral et est un obstacle à tout progrès sur le terrain. La Nouvelle-Zélande a désigné Hamas dans sa totalité en tant qu'entité, elle l'a désigné comme organisation terroriste, entité terroriste. La situation humanitaire en même temps à Gaza est également intolérable et le monde a perdu patience. Comme nous l'avons toujours dit, cette crise doit être réglée. Les excuses qui ont été utilisées par Israël pour justifier la souffrance de civils innocents ne sont plus crédibles. Il est impératif que toutes les parties respectent leurs obligations au titre du droit international. Israël, c'est clair, doit, conformément au droit international humanitaire, fournir ou satisfaire les besoins fondamentaux des civils à Gaza et faciliter l'acheminement et l'accès des travailleurs de l'humanitaire aux populations. L'accès des travailleurs de l'humanitaire et des médecins à ces populations est fondamental. À l'instar de la communauté internationale, nous avons aussi pris beaucoup de mesures concernant ce conflit. Cette résolution n'impose pas de nouvelles obligations à la Nouvelle-Zélande. Nous tenons à réitérer l'appel que nous avons lancé à l'attention des parties. Nous voulons que celles-ci reviennent très rapidement à un cessez-le-feu. Nous continuerons de défendre le principe de progrès vis-à-vis de la solution à deux États qui, à nos yeux, est la seule feuille de route pouvant nous mener à la paix. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Nouvelle-Zélande. Je donne maintenant la parole au représentant de la Bulgarie.
Monsieur le Président, la représentante de la Bulgarie a appuyé le projet de résolution sur la protection des civils et le respect des obligations juridiques et humanitaires. Ceci reflète l'inquiétude qui est la nôtre étant donné la violence qui fait rage à Gaza et la crise humanitaire qui se détériore sur le terrain là-bas. La souffrance des civils, en particulier des enfants et des personnes vulnérables, est tout à fait inacceptable et doit cesser. Nous appuyons pleinement ce qui est dit dans la résolution en matière de protection des travailleurs de l'humanitaire et du personnel des Nations unies. La Bulgarie condamne dans les termes les plus fermes les attaques à l'encontre du personnel humanitaire parce que la protection des civils est une obligation fondamentale et non pas quelque chose de facultatif. Nous appelons donc toutes les parties à respecter et à mettre en œuvre à la lettre le droit international, y compris le droit international humanitaire. La Bulgarie tient à réitérer sa condamnation catégorique des attentats terroristes ignobles commis par le Hamas le 7 octobre 2023. Il ne saurait y avoir de justification à une telle brutalité. Nous insistons sur la libération immédiate et sans condition de tous les otages détenus par le Hamas et d'autres groupes terroristes. Nous nous félicitons par conséquent des dispositions dans le projet de résolution qui réaffirment l'interdiction juridique de la prise d'otages au titre du droit international et l'obligation de libérer les otages. Nous regrettons cependant que cette résolution ne condamne pas de manière sans équivoque l'attaque terroriste brutale du Hamas le 7 octobre. La communauté internationale doit dénoncer sans ambiguïté, quelle que soit la prise pour cible de civils, l'utilisation de la terreur et de la prise d'otages sont des violations flagrantes du droit international. et les auteurs de ces atrocités doivent avoir à rendre des comptes. La Bulgarie joint sa voix à l'appel qui a été lancé pour que soit défendu et respecté le droit international. Nous rappelons qu'il est nécessaire de pleinement appliquer les décisions et les sentences des cours internationales et s'opposera à toute tentative visant à politiser les institutions judiciaires internationales. En guise de conclusion, permettez-moi, de réaffirmer une fois de plus notre soutien de principe et de longue date à la solution à deux États. La vision de deux États, Israël et la Palestine, coexistants côte à côte, n'est possible que si le Hamas est exclu de tout rôle dans l'avenir de Gaza. Merci.
Je remercie la représentante de la Bulgarie pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de l'Allemagne.
Merci, Monsieur le Président.
Monsieur le Président, nous avons voté en faveur de cette résolution. Nous avons pris cette décision après avoir réfléchi mûrement à ces questions et avoir consulté nos partenaires, y compris au niveau ministériel, l'Italie par exemple. L'Italie prendra d'ailleurs un peu plus tard la parole pour expliquer son vote. Une fois de plus, sans équivoque et de manière catégorique, nous condamnons les attaques absolument horribles auxquelles se sont livrés le Hamas et d'autres groupes terroristes le 7 octobre 2023, des attaques abjectes à l'encontre de civils innocents. Ces attaques sont injustifiables. Nous appelons l'Assemblée générale à en faire de même. Nous aurions préféré que l'on condamne ces attentats, ces attaques dans le projet de résolution. Israël a tout à fait le droit de se défendre vis-à-vis de ces attaques dans les limites du droit international. Nous sommes convaincus que pour améliorer la situation à Gaza, trois éléments sont nécessaires. Tout d'abord, un retour immédiat à une situation de cessez-le-feu, la libération immédiate des otages et l'acheminement sans entrave et le flux de l'aide humanitaire vers Gaza. Nous sommes profondément préoccupés par le sort des otages qui continuent d'être détenus par le Hamas et d'autres groupes terroristes dans des conditions tout à fait inhumaines. Le Hamas doit libérer tous les otages et le Hamas doit déposer les armes immédiatement et sans condition. Il ne peut y avoir d'avenir pour Gaza avec le Hamas, ni aux commandes, donc au niveau du gouvernement, ni dans une fonction militaire. Le Hamas a en outre des comptes à rendre, étant donné les crimes commis, l'utilisation d'infrastructures civiles à des fins militaires. Toute utilisation et détournement de l'assistance humanitaire est tout aussi inacceptable. Le Hamas, cependant, ne peut pas être vaincu uniquement par les armes. Ce dont nous avons besoin par-dessus tout, c'est d'un plan sur le long terme pour l'avenir de Gaza après la guerre. Nous sommes convaincus que la solution à deux États est la seule voie réaliste en la matière qui peut permettre aux Israéliens comme aux Palestiniens de coexister en paix, dans la sécurité et la dignité. Et c'est également la seule manière d'arriver à une paix durable et une stabilité durable dans la région. Nous appuyons la réalisation du droit à l'autodétermination par le peuple palestinien. et à l'aspiration légitime qui est la leur de mettre en place leur propre État. Notre approche vise à construire l'État palestinien tous les jours en développant, en renforçant ses bases, ses fondements, par le biais d'une coopération technique, en l'aidant à construire ses propres institutions. L'Allemagne a une responsabilité toute particulière vis-à-vis d'Israël et vis-à-vis de la sécurité d'Israël. Nous sommes convaincus que la vision d'un État palestinien viable et indépendant n'est possible que par le voie de la voie de la négociation. Nous travaillons d'arrache-pied et de manière constructive avec la communauté internationale afin d'atteindre cet objectif. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Allemagne pour sa déclaration et je maintenant la parole au représentant de la Chine.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir organisé cette reprise de la dixième session extraordinaire d'urgence aujourd'hui. Nous avons voté en faveur du projet de résolution, Monsieur le Président. Dix-neuf mois se sont écoulés depuis le début du conflit à Gaza. Plus de 55 000 personnes ont perdu la vie à Gaza. Deux millions de personnes sont prisonnières d'une catastrophe humanitaire sans précédent. Le conflit est devenu une tâche sur la conscience de l'humanité. La semaine dernière, les dix membres élus du Conseil de sécurité ont présenté un projet de résolution sur les questions humanitaires à Gaza, qui a bénéficié du soutien de quatorze membres du Conseil. Cependant, il a été une fois de plus rejeté suite à l'utilisation du droit de veto par les États-Unis. Nous considérons que ceci est profondément regrettable et décevant. Le projet de résolution qui vient d'être adopté par l'Assemblée générale reflète l'appel lancé par la communauté internationale. C'est un message très puissant, un message politique qui a été envoyé. Il incarne le consensus et la solidarité de l'immense majorité des États membres. Nous ne pouvons permettre que des civils innocents continuent de mourir. Israël continue d'accroître son l'offensive à l'encontre de Gaza et tous les jours un nombre incalculable de vies humaines sont perdues. Quels que soient les prétextes invoqués, ils ne rendront jamais noble le fait d'exécuter des civils. Les faits sur le terrain ont déjà prouvé que la force ne va pas imposer la paix et que prolonger la guerre ne mènera qu'à davantage de haine et davantage de morts. Un cessez-le-feu immédiat et permanent est la meilleure manière de libérer les otages et de sauver des vies. Nous exhortons Israël à cesser immédiatement toutes ses opérations militaires à Gaza. Les pays qui ont une influence sur les parties concernées devraient adopter une attitude responsable et impartiale et devraient prendre, engager une action décisive en la matière. On ne peut pas permettre que la catastrophe humanitaire ne se détériore davantage. Les Nations unies et d'autres institutions de l'humanitaire tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises, une famine à large échelle est imminente à Gaza. À l'extérieur de Gaza, des millions de tonnes d'aide alimentaire s'empilent dans des entrepôts. Il est impossible de livrer cela à des civils affamés. Ceci, le déni de fourniture de l'assistance humanitaire est un déni, est une violation du droit international humanitaire. L'ONU a déjà dit que Le mécanisme de distribution promu par Israël et les États-Unis, donc la distribution de l'aide humanitaire, va à l'encontre des principes d'impartialité, de neutralité et d'indépendance. Il n'est pas adapté à l'apaisement de la situation humanitaire et va au contraire placer ici dans une situation de risque accru. Nous nous opposons à la militarisation de l'aide humanitaire et nous exhortons Israël à s'acquitter de ses obligations en tant que puissance occupante. en levant immédiatement le blocus qu'elle a imposé à Gaza, en rétablissant l'accès aux denrées humanitaires et en soutenant les Nations unies, les organisations humanitaires, en leur permettant de faire leur travail. On ne peut pas permettre que les fondements du multilatéralisme soient érodés. Depuis le début de ce conflit, l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité ont adopté de nombreuses résolutions, demandant un cessez-le-feu. La Cour internationale de justice a émis des mesures conservatoires à multiples reprises. Aucune de ces mesures n'ont été appliquées. Or, les résolutions du Conseil de sécurité sont obligatoires pour tous les États membres de l'Organisation des Nations Unies. Respecter le droit international et le droit international humanitaire est une responsabilité qui incombe à tous les pays. La communauté internationale devrait prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à toutes les violations du droit international et garantir l'application du principe de responsabilité, de manière à défendre ensemble le multilatéralisme et l'autorité du droit international. Monsieur le Président, mettre en œuvre la solution à deux États est la seule manière viable de sortir, de régler la question palestinienne. La semaine prochaine, nous serons les témoins de la conférence de haut niveau destinée à favoriser la mise en œuvre de la confession à deux États. Nous espérons que celle-ci permettra d'adopter un document final qui donnera un nouvel élan aux perspectives de réalisation de la solution à deux États. Nous contribuerons aux efforts de la communauté internationale pour continuer de travailler à l'avènement d'un cessez-le-feu à Gaza pour apaiser la situation humanitaire et au final pour atteindre un règlement durable et juste de la question palestinienne. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration et je donne maintenant la parole au représentant de l'Australie.
Merci, Monsieur le Président. L'Australie a voté en faveur de cette résolution parce que nous voulons Nous voulons revenir immédiatement à un cessez-le-feu à Gaza. Nous voulons donc que les otages soient libérés sans condition immédiatement. Nous voulons que le droit international humanitaire soit respecté par toutes les parties et nous voulons que l'aide humanitaire et l'accès aux populations dans le besoin soient possibles. Nous ne sommes pas d'accord avec tous les éléments figurant dans cette résolution, cependant notre voix en faveur de celui-ci reflète notre volonté de travailler avec la communauté internationale pour mettre un terme à ce conflit. L'Australie condamne de manière catégorique le Hamas et les actes commis le 7 octobre 2023 et tous les actes de terrorisme commis par la suite. Le Hamas doit libérer tous les otages immédiatement, sans condition, dans la dignité et la sécurité. Nous exigeons que les otages soient traités de manière humaine et ne soient pas objet d'abus, de torture et aient accès à des soins de santé. Nous sommes déçus par le fait que cette résolution n'ait pas pu condamner le Hamas. En effet, le Hamas ne souhaite avoir aucun rôle dans le l'administration de Gaza à l'avenir. Monsieur le Président, des milliers de civils perdent la vie tous les jours, des milliers d'enfants sont affamés. Nous devons donc agir ensemble pour veiller à soutenir l'avènement de la solution à deux États. C'est la seule manière, la seule avenue de garantir la paix et la sécurité pour le peuple palestinien et israélien. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Australie pour sa déclaration. Je vais maintenant donner la parole au représentant.
De la Sierra Leone.
Merci Monsieur le Président. Monsieur le Président, la Sierra Leone a voté en faveur de cette résolution. Ce faisant, nous nous joignons à l'immense majorité des États membres de cette Assemblée et nous exprimons notre consternation étant donné la catastrophe humanitaire qui se détériore et qui se poursuit à Gaza. Plus de deux millions de civils ont connu des semaines de siège, de bombardements et de blocus avec des conséquences dévastatrices et très graves. Le territoire palestinien est maintenant confronté à la possibilité d'une famine après plus de onze semaines de siège total et des restrictions très graves imposées à l'eau, l'alimentation, le carburant et les médicaments. Les rapports sur la situation humanitaire font état de frappes par les forces de sécurité israéliennes d'opérations sur le terrain qui ont coûté la vie à des dizaines de milliers de Palestiniens, principalement des civils et y compris des femmes et des enfants. Au titre du droit international, aucune circonstance ne permet l'installation de la famine ou l'imposition d'une punition collective pour une population civile. La quatrième convention de Genève et les normes du droit international coutumier interdisent de manière stricte l'utilisation de la famine comme arme de guerre. Le fait de priver de manière systématique une population des ressources nécessaires à sa survie est tout aussi illicite. Nous rappelons les mesures juridiquement contraignantes qui ont été décrétées par la Cour internationale de justice dans le cas opposant l'Afrique du Sud à Israël. La Cour a ordonné à Israël de permettre la fourniture sans entrave d'une assistance humanitaire et ce de toute urgence, et d'éviter de prendre toute action qui pourrait déboucher sur une destruction physique totale ou partielle du groupe palestinien. Au titre de la convention de 1948 sur le génocide, tous les États sont obligés d'éviter de se livrer à des actes de génocide, mais doivent les prévenir et punir de tels crimes. Israël est donc juridiquement contraint de respecter ces mesures. Toute attaque ou tout déni de fourniture d'une aide sauvant des vies imposée à des civils constitue une violation grave des conventions de Genève et pourrait être consécutive de crimes de guerre. Au niveau du Conseil de sécurité, la Sierra Leone a toujours souligné la gravité de cette lors de la dernière réunion sur la situation au Moyen-Orient, nous avons parlé de notre expérience nationale et nous avons affirmé notre profonde compréhension des conséquences d'une action internationale insuffisante ou trop tardive. Nous rappelons avec une clarté très solennelle l'échec collectif qui avait été le nôtre d'empêcher les atrocités commises au Rwanda et à Srebrenica qui ont été depuis reconnues comme génocide par les Les tribunaux internationaux pertinents, ces précédents soulignent le coût que peut avoir l'inaction. Les sentences de la Cour internationale de justice ont réaffirmé l'obligation juridique et morale pour tous les États d'agir de manière décisive pour prévenir les génocides. Le devoir de prévention des génocides n'est pas discrétionnaire, c'est une norme obligatoire du droit international jus cogens. qui est contraignante pour tous les États. Cette obligation suppose non seulement de s'abstenir de se livrer à de tels actes, mais également de prendre des mesures efficaces en temps opportun pour empêcher cela. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à Nous sommes confrontés à un moment où les conséquences pourraient être très graves. Nous sommes alarmés par les signalements crédibles de bombardements aveugles, la destruction d'infrastructures civiles essentielles, l'obstruction en matière d'accès humanitaire, les discours clivants qui sont prononcés, les discours inflammatoires. Ensemble, ces actes et ces omissions pourraient contribuer à créer des conditions de vie qui pourraient déboucher sur la destruction d'un groupe en partie ou totalement. qui est expressément interdit par la convention sur le génocide Monsieur le président lorsque le le sira Léon s'est joint au groupe des 10 pays élus du Conseil de sécurité pour se porter coauteur d'un projet de résolution portant sur la détérioration de la crise humanitaire à Gaza nous l'avons fait conformément à la décision prise par la Cour internationale de justice qui a dit que la population Gaza ne doit pas être privée d'une assistance humanitaire. Malheureusement, malgré sa nature exclusivement et purement humanitaire, cette résolution qui a été décrite par le coordonnateur du groupe EUDIS comme le strict minimum, a fait l'objet d'un veto par un membre permanent alors que les 14 autres membres du Conseil ont voté pour. C'est clair, le silence ou l'inaction face à des atrocités de masse ne doit jamais devenir la norme. Lorsque le Conseil de sécurité est paralysé par l'utilisation du veto, à cette assemblée générale d'agir comme nous l'avons fait aujourd'hui. Nous appuyons pleinement la résolution appelant à la protection des civils et à la fourniture sans entrave d'une assistance humanitaire. Nous également tenons à nous inquiéter de l'interception du navire humanitaire battant pavillon britannique, Madeline, par les forces navales israéliennes en eaux internationales. Celui-ci transportait des volontaires civils, transportait de l'aide humanitaire. Il a été arraisonné à des centaines de kilomètres de Gaza. De telles actions violent le droit de la mer et le droit international coutumier qui donne la possibilité aux États de pavillon une juridiction exclusive en haute mer. Même lorsque des obstacles sont reconnus par le droit international, ils ne doivent pas être utilisés pour faire mourir de faim des populations civiles ou être un obstacle à la fourniture d'une assistance humanitaire. L'application du principe de responsabilité, Monsieur le Président, est tout aussi essentielle. L'utilisation délibérée de la famine, les attaques à l'encontre de personnels militaires de travers des Nations Unies et les destructions d'infrastructures civiles ne sont pas seulement des violations des conventions de Genève, mais elles imposent également des conditions de vie qui sont constitutives qui pourrait déboucher sur la destruction, ce qui est interdit d'un peuple, ce qui est interdit par le droit international. L'Assemblée doit donc invoquer toutes les mesures licites destinées à faire appliquer le principe de responsabilité et garantir le respect du droit international. Soyons clairs, les règles que nous invoquons sont des règles qui ont été développées par la communauté internationale pour promouvoir la paix et la sécurité, la coopération au service du développement et la protection de la dignité humaine. Malheureusement, nous n'invoquons pas ces règles aujourd'hui afin qu'elles soient respectées. L'expérience de notre mandat au Conseil de sécurité nous a appris que le respect est peu.
Probable en l'absence de pressions crédibles de ceux qui ont les moyens et les leviers nécessaires pour l'obtenir.
Nous considérons très grave la pratique de rejeter les obligations juridiques, de considérer qu'elles sont facultatives, de subordonner les impératifs humanitaires à des objectifs politiques à court terme et de miner les institutions, les instruments qui ont été conçus pour défendre la paix. Monsieur le Président, tout le long, la Sierra Leone a réaffirmé le caractère central d'une solution politique. Nous réitérons notre soutien indéfectible à une solution à deux États, qui est le seul résultat juste et durable. Mettre un terme à l'occupation et au blocus et mettre en œuvre une paix juste conformément au droit international et aux résolutions des Nations Unies est fondamental. L'État d'Israël et l'État palestinien doivent vivre côte à côte dans la sécurité et la dignité. C'est la seule manière d'arriver à une paix durable au Moyen-Orient. En guise de conclusion, la CRLUN appelle tous les États membres des Nations unies et les parties au conflit à honorer leurs obligations internationales. Nous exhortons l'État d'Israël à respecter pleinement les mesures conservatoires accordées par la Cour internationale de justice, les conventions de Genève et la convention sur le génocide, y compris en permettant la protection des civils et en permettant l'acheminement de l'aide humanitaire. Nous exhortons le Hamas et tous les groupes armés à éviter de prendre pour cible des civils ou à éviter de les prendre, de les utiliser comme boucliers humains et de libérer les otages. Cette assemblée doit envoyer un message très clair. La protection des civils et le respect du droit international sont fondamentaux. Par contre, l'assemblée l'a fait en adoptant cette résolution. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Sierra Leone de son intervention et je donne la parole
Monsieur le Président, merci d'avoir convoqué la réunion d'aujourd'hui. J'ai l'honneur d'exprimer cette explication de vote au nom du Royaume des Pays-Bas. Nous avons voté en faveur de la résolution. Notre position est claire. Le cycle de violence n'est pas la marche à suivre. Nous devons mettre fin à la violence et à la pour le bien des otages, des Palestiniennes, des Palestiniens et pour Israël. Et dès lors, nous regrettons le droit de veto utilisé au Conseil de sécurité. Monsieur le Président, nous condamnons le blocus humanitaire de Gaza qui est contraire au droit international humanitaire et nous appelons Israël à reprendre immédiatement l'acheminement des services de base à Gaza. y compris la reprise de services de base comme l'électricité. L'assistance humanitaire ne devrait jamais être militarisée ou utilisée en tant que pion politique et devrait toujours respecter les principes de l'impartialité, de l'humanité et de l'indépendance. Nous insistons sur l'importance critique d'un accès sûr aux organisations professionnelles humanitaires mandatées, y compris l'ONU, la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et leurs partenaires. que toutes les personnes dans le besoin puissent être aidées à Gaza nous rappelons la résolution 2417 adoptée avec un sentiment d'unité inuit cette résolution condamne fermement l'utilisation de la famine contre les civils en tant que méthode de guerre puisque c'est interdit par le droit international humanitaire et puisque cela peut constituer un crime de guerre cette résolution pour pourrait être un pas important vers un cessez-le-feu permanent. Nous appelons toutes les parties à s'engager en faveur des négociations pour que les otages puissent être libérés sans condition immédiatement et que l'assistance humanitaire puisse être acheminée vers les personnes dans le besoin. Ce sera la seule façon d'arriver à une solution sous la médiation des parties pour laquelle la solution à deux États demeure le cap principal. Un État palestinien indépendant viable existant côte à côte avec un Israël en sécurité est la seule façon de régler le conflit. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie la représentante du royaume des Pays-Bas et donne la parole à l'Italie.
Merci Monsieur le Président, Excellence, chers collègues, Mesdames et Messieurs, l'Italie a voté en faveur de la résolution dont l'Assemblée générale était saisie aujourd'hui sur la situation humanitaire à Gaza. Nous avons pris cette décision après un examen minutieux et après des consultations au niveau des ministères, notamment avec certaines personnes qui ont pris la parole, comme l'Allemagne. Cela fait vingt mois que le Hamas a attaqué des civils innocents en Israël de façon tout à fait ignoble. Le Hamas est responsable de ce qui se passe pour l'instant à Gaza. La bande de Gaza est fait de désespoir, de décombres, des otages sont toujours entre les mains de groupes terroristes et du Hamas alors que leurs familles perdent espoir jour après jour et perdent tout espoir de le revoir un jour. Le Hamas n'a que faire du bien-être des populations de Gaza. Cela fait des années que le Hamas persécute ses opposants, utilise de façon abusive les ressources de Gaza non pas pour améliorer la vie des Gazaouis mais bien pour se préparer et pour préparer cette tragédie. Dans cette crise, le Hamas utilise ses populations comme des boucliers humains et les affame. Et dans cette situation, la seule façon de s'en sortir est de trouver une solution diplomatique. La seule façon de libérer les otages, passer par la diplomatie le Hamas essaie de maintenir sa main mise non pas il n'essaie pas d'aider le peuple de Gaza nous reconnaissons le droit inhérent d'Israël à légitime défense et nous réaffirmons fermement l'impératif qu'il y a à libérer tous les otages cet objectif serait atteignable mais uniquement avec un cessez-le-feu immédiat qui apaiserait les souffrances immenses de la population civile gazawi. Il est essentiel que les territoires de la bande de Gaza soient accessibles pour les organisations internationales afin qu'elles puissent reprendre un acheminement plein et entier de l'assistance humanitaire aux populations de Gaza tout en respectant les règles du droit international humanitaire. Avec la résolution d'aujourd'hui, la communauté internationale se concentre sur les efforts humanitaires indispensables à la fin de cette misère civile, à la libération des otages et essaie d'éviter un alourdissement du bilan humain à Gaza. Bien évidemment, la résolution n'est pas parfaite. Nous aurions préféré voir dans le texte une condamnation claire du Hamas pour toutes les raisons ci mentionnées ou un paragraphe disant que l'utilisation de civils et la prise d'otages et l'utilisation de civils comme des boucliers humains est à l'encontre du droit international. Mais en dépit de ces lacunes, nous avons tout de même décidé de voter en faveur de la résolution, car l'objectif est de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, épargnant des civils innocents, des femmes, des enfants innocents, et garantissant que l'assistance humanitaire puisse être acheminée immédiatement, de façon sûre et dans les délais nécessaires il faut s'y trouver une solution nous sommes fermement convaincus des bienfaits de la solution à deux États avec deux États Israël et la Palestine qui vivent dans la paix dans la dignité dans la sécurité côte à côte dans le cadre des frontières reconnues sur la scène internationale et avec deux peuples qui ont le droit d'exister et de s'épanouir les Ali continuera à s'évertuer à essayer d'atteindre cet objectif en coprésident avec l'Indonésie le groupe de travail sur la sécurité d'Israël et de la Palestine dans le cadre de la conférence de haut niveau sur la solution à deux états qui aura lieu du 17 au 20 juin. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Italie de son intervention et je donne la parole à la Thaïlande.
Monsieur le Président, la Thaïlande a voté en faveur de cette résolution car nous sommes fermement convaincus du fait que pour la crise humanitaire à Gaza, il est impératif sur le plan moral d'agir. En outre, c'est une responsabilité de la communauté internationale. La Thaïlande demeure très préoccupée par la situation humanitaire terrible qui prévaut à Gaza et nous sommes d'accord pour dire qu'il faut un un acheminement de l'assistance humanitaire immédiate, sans entrave, pour tous les civils dans le besoin. Le personnel de l'ONU et les travailleurs humanitaires doivent être protégés par toutes les parties. L'UNRWA a un rôle critique à jouer et doit fournir des services essentiels et une assistance au camp bien nécessaire. Elle est censée aussi protéger les droits et la dignité du peuple palestinien. Nous appelons la communauté internationale à aider l'UNRWA dans son travail vital. que nous renforçons nos efforts humanitaires de façon collective, la Thaïlande réaffirme qu'il faut que la communauté internationale adopte une approche constructive afin de parvenir à une paix durable dans la région. La Thaïlande appelle toutes les parties belligérantes à participer aux efforts diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat et durable, la libération immédiate de tous les otages et la reprise d'un dialogue sans sur le fond sont indispensables. Nous sommes en faveur des efforts de toutes les parties concernées afin de parvenir à une solution pacifique et à un règlement du conflit avec la mise en œuvre de la solution à deux États avec deux États, Israël et la Palestine, qui vivent côte à côte dans la paix et la sécurité dans le cadre du droit international et sur la base des résolutions internationales compétentes. La paix et la stabilité durable au Moyen-Orient doivent être rendues possibles par la création de moyens de subsistance durables et cela passe aussi par la promotion du bien-être du peuple palestinien. La Thaïlande se félicite des efforts consentis pour la reconstruction de Gaza et la relance à Gaza et nous réaffirmons que nous sommes déterminés à participer à ces efforts de reconstruction en collaboration avec nos partenaires de développement. indispensable si nous souhaitons que l'état de Palestine soit prospère et ait un avenir. En conclusion, à nouveau, la Thaïlande est très attachée aux efforts humanitaires tels que reflétés dans notre vote aujourd'hui. Nous espérons que cette résolution ouvrira la voie au dernier chapitre de ces souffrances que les populations de la région subissent depuis trop longtemps. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Thaïlande et je donne la parole à Chypre.
Sur le principe, Chypre réaffirme son attachement à la protection de tous les civils. En outre, Chypre soutient le fait que toutes les parties belligérantes doivent respecter leurs obligations au titre du droit international, y compris la Charte des Nations unies, le droit international humanitaire et le droit international des droits humains. C'est la raison pour laquelle nous avons voté en faveur de la résolution. Nonobstant tout ceci, nous aimerions nous arrêter sur les éléments suivants. Chypre condamne de façon univoque l'attentat terroriste du Hamas du 7 octobre, un attentat terrible, et nous reconnaissons aussi les préoccupations sécuritaires d'Israël et son droit à la légitime défense. Nous appelons aussi à la reprise des négociations pour un cessez-le-feu sur le long terme qui permettra aussi la libération de tous les otages. Toutes les restrictions doivent être levées pour permettre la reprise de l'acheminement de l'assistance humanitaire pour la population de Gaza, et ce, à l'échelle nécessaire. Monsieur le Président, en fin de compte, la seule façon durable de répondre aux préoccupations sécuritaires et aux besoins de toutes les parties prenantes légitimes est de raviver le processus de paix à moyen terme sur la base d'une solution à deux États dans le droit fil des résolutions de l'ONU sur le sujet. Nous continuerons à soutenir activement parvenir à des conditions propices à la paix et à la dignité sur le long terme pour les Israéliennes et Israéliens, Palestiniennes et Palestiniens, ils seront en faveur de la stabilité sur le long terme pour le Moyen-Orient dans son ensemble. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de Chypre de son intervention et je donne la parole aux îles Marshall.
Monsieur le Président, Je voudrais prononcer une explication de vote sur la résolution L34. Cette résolution n'est plus adéquate et désormais le principe ne fonctionne plus puisqu'on vote encore et toujours sur les mêmes textes. Un grand nombre d'îles du Pacifique se préoccupe de ce qui se passe à Gaza en Israël. Des récits qui nous ont été confiés par les générations précédentes les générations de la seconde guerre mondiale, la mer, les dévastations, les souffrances, la faim de nos peuples, de nos îles, ça fait partie de notre histoire. Et donc bien évidemment nous ne sommes qu'un petit archipel d'îles loin du monde, loin de Gaza, loin d'Israël, mais nous avons connu la guerre. Et donc les souffrances humanitaires et les questions sécuritaires figure dans cette résolution nous préoccupe beaucoup. La résolution 34 porte sur la crise humanitaire dans la Palestine occupée et surtout à Gaza. Les résolutions appellent à un cessez-le-feu, à une reprise du cessez-le-feu et à ce que des comptes soient rendus pour les violations du droit international, et ce pour toutes les parties, y compris dans le cadre du droit international humanitaire lorsqu'il est question du refus d'accès à l'assistance humanitaire et de l'utilisation de la famine en tant que méthode de guerre. l'année dernière le Conseil de sécurité a adopté une résolution identique ou presque à cette résolution présentée à l'Assemblée générale aujourd'hui la résolution d'aujourd'hui comme la résolution du Conseil de sécurité reflète un consensus humanitaire et juridique et aujourd'hui nous ne savons toujours pas à quel moment cette tragédie civile incessante prendra fin à Gaza et la question des otages et la question des dépouilles des otages demeure. La résolution présente clairement les obligations tirées du droit international, c'est à dire acheminer l'assistance humanitaire sans le moindre restriction et sans imposer de voie d'approvisionnement. Le fait que la survie humanitaire se transforme en des images de meurtres généralisés est une préoccupation. Tout aussi préoccupant, le fait que le Hamas détourne cette assistance. Les mois se transforment en années et les droits fondamentaux sont toujours bafoués, sans redevabilité internationale. Il n'y a toujours pas de solution. la résolution ne porte pas non plus sur les actions violentes du Hamas le 7 octobre 2023 alors que le Hamas a été qualifié par la majorité des États de l'Assemblée générale comme une organisation terroriste et militante Gaza est une question complexe puisque c'est une question à la fois sécuritaire et humanitaire il faut que ces deux volets soient abordés de façon plus précise nous aussi nous sommes en faveur de la solution à deux États comme le dit la résolution mais ne nous pas revenir au sommet de 2000 de Grand-David, ne nous pas non plus revenir au cessez-le-feu proposé par la résolution sans un changement de point de vue politique et sans une remise en perspective de tous les acteurs nécessaires. Pour le dire simplement, l'assemblée générale ne pourra tout simplement pas voter tout pour ensuite obtenir un cessez-le-feu. Les îles Marshall soutiennent tous les efforts visant à permettre la reconstruction et la relance. Nous appelons à un dialogue continu pour arriver à une solution et à des solutions qui seraient mises en œuvre de façon conjointe. Cette crise mérite du leadership et des résultats pragmatiques avant que la crise ne continue à se détériorer et les souffrances immenses méritent une réponse Il mérite davantage un grand match de ping-pong entre l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Monsieur le Président, pour toutes ces raisons, nous nous sommes abstenus sur la résolution L34. Je vous remercie.
Je remercie le représentant des îles Marshall de son intervention. Et il donne la parole au Ghana.
Monsieur le Président, à nouveau, Les circonstances terribles dans le territoire palestinien occupé et surtout dans la bande de Gaza forcent l'Assemblée générale à prendre ses responsabilités et à reprendre la session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale et nous forcent à agir de façon solennelle, ce que nous avons fait. Depuis les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, le monde a observé la riposte disproportionnée inhumaine contre la totalité de la population palestinienne à Gaza dans les faits le Ghana condamne le Hamas de ces meurtres brutaux de tous ces citoyens israéliens et israéliennes et continuera et condamne la prise d'otages toutes ces vies innocentes cela étant dit la riposte et ces hostilités contre la population de Gaza et le blocage l'assistance humanitaire pour deux millions de personnes ont des conséquences très graves sur la population et nous nous y opposons. Monsieur le Président, ma délégation pense que le résultat du vote de cet après-midi reflète le fait que même si les circonstances peuvent sembler terribles, le monde est toujours près de personnes qui sont prêtes à se faire entendre et à se placer dans le camp de de la justice. Nous prenons en considération, bien évidemment, les préoccupations légitimes de l'État d'Israël, mais nous pensons qu'il faut continuer à agir dans le périmètre de la Charte des Nations Unies et du droit international. Et dès lors, nous devons réaffirmer que nous soutenons pleinement la résolution, et ce sans ambiguïté. Nous espérons que la décision de l'Assemblée générale aujourd'hui sera un appel clair en disant au Hamas que la communauté internationale s'oppose aux agissements qui vont à l'encontre de l'intérêt du peuple palestinien à Gaza. Il faut une libération immédiate de tous les otages et il faut que le Hamas prenne au sérieux tous les efforts de médiation pour que le cessez-le-feu, plus nécessaire que jamais, soit à nouveau d'actualité. L'avenir du peuple palestinien est en jeu et un grand nombre d'entre nous ici le savent, mais il en va de même pour l'avenir d'Israël et de son peuple. Nous appelons donc les deux parties à se saisir de cette fenêtre de tir, à miser sur la paix et à prendre des mesures déterminées pour parvenir à une cessation immédiate des hostilités, pour arriver à une libération des otages, pour permettre l'accès à l'assistance humanitaire, pour préserver les grands piliers d'une promesse qui pourrait restaurer un avenir politique pour un dialogue futur pour une reconstruction pour la création de base qui permettrait ensuite la création d'un état palestinien et prix de paix afin qu'il puisse exister côte à côte avec l'état d'Israël pour l'instant la guerre et les destructions l'ont emporté mais avec l'adoption de la résolution d'aujourd'hui cet après-midi nous devons donner une chance à la paix je vous remercie
Je remercie le représentant du Ghana de son intervention. Le Ghana qui était le dernier orateur en explication de vote pour la présente séance. Nous entendrons les derniers orateurs et oratrices à une date ultérieure qui sera annoncée un peu plus tard. La séance est levée.