Launch event of the 2026 edition of The State of Food Security and Nutrition in the World (SOFI)
The 2026 edition of The State of Food Security and Nutrition in the World (SOFI) examines the challenges posed by the high cost of a healthy diet to achieving Zero Hunger, food security and improved nutrition by 2030. The report explains the methodology used to estimate the cost of a healthy diet, analyses its key drivers and regional disparities, and explores its links with economic factors and agricultural value chains. It also presents policy and investment options to help reduce the cost of a healthy diet.
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Excellences distinguées excellences mesdames et messieurs chers invités Je vous souhaite la bienvenue au lancement de l'édition 2026 du rapport sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, le rapport SOFI. Je suis Yasaman Martine Rochan, fonctionnaire technique principal à la FAO et j'ai l'honneur d'animer cet événement aujourd'hui. J'aimerais tout d'abord vous donner quelques informations d'ordre pratique.
Tout d'abord.
Je souhaite la bienvenue à toutes les personnes qui sont connectées à cette réunion en ligne depuis les quatre coins du monde. L'interprétation est disponible dans les six langues du système des Nations Unies. Nous vous encourageons également à participer à la conversation sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #SOFI2026. Pendant un quart de siècle, le rapport SOFI a été publié par la FAO et les partenaires des Nations Unies. L'édition de cette année est publiée à un moment unique et crucial. Des extrêmes climatiques qui s'intensifient, des conflits, des tensions géopolitiques, des chocs économiques exercent des pressions sur les systèmes agroalimentaires. Cela menace d'aggraver la faim et l'insécurité alimentaire tout en mettant hors de portée une alimentation saine pour des millions de personnes sur la planète. Dans les éditions récentes, le SOFI ne s'est plus limité à faire un suivi de la faim et de l'insécurité alimentaire. Le SOFI évalue si les personnes peuvent se permettre une alimentation saine et peuvent consommer une alimentation saine. en se penchant sur le coût, l'abordabilité d'une alimentation diverse avec les indicateurs de diversité alimentaire minimale pour les enfants et les femmes, y compris les résultats en termes de nutrition, les retards de croissance, l'émaciation, l'anémie, l'obésité. Toutes ces mesures indiquent si une alimentation saine est accessible, si des mesures sont nécessaires.
Cette année?
Le rapport va au-delà de mesurer ces coûts en examinant les facteurs qui déterminent ces coûts, en identifiant des actions pratiques basées sur des éléments factuels dans les systèmes agroalimentaires pour qu'une alimentation saine soit plus abordable pour tous. Alors que nous nous rapprochons de l'année 2030, les discussions d'aujourd'hui sont tout à fait opportunes. Et pour planter le décor des discussions d'aujourd'hui, j'attire votre attention sur la vidéo qui a été préparée pour le SOFI 2026. Dans un monde caractérisé par les conflits, les chocs climatiques et les incertitudes économiques, il est facile de penser que la faim ne peut que s'aggraver. Mais en 2025, la faim dans le monde a chuté pour la troisième année consécutive. Près de 645 millions de personnes font face à la famine, 14 millions de moins qu'en 2024 et 43 millions de moins qu'en 2022, conformément à la dernière édition du rapport SOFI. La situation en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes continue à s'améliorer. En Afrique, le taux de la faim a chuté pour la première fois en près d'une décennie. Une faible baisse et près de 309 millions d'Africains connaissent toujours la famine en 2025, alors que l'aide publique au développement pour l'Afrique subsaharienne a chuté de 26,3 %. Les indicateurs en termes de santé et de nutrition mondiales indiquent des progrès inégaux. Seulement 31 des enfants de moins de deux ans et seulement 63% des femmes ont une diversité alimentaire minimale. L'obésité chez les adultes continue d'augmenter. Le retard de croissance, les émaciations, le faible poids à la naissance, l'allaitement exclusif s'améliorent, mais seulement de façon marginale. On peut tirer des enseignements de cette expérience. Un bon mélange de politiques peut faire la différence. Les pays obtiennent des résultats en combinant les investissements dans l'agriculture, la protection sociale, la santé, la nutrition, des marchés plus solides et les lorsque les politiques travaillent ensemble, la faim et la malnutrition baissent. Pourtant, les gains récents sont fragiles et doivent être protégés. Les perturbations dans les couloirs commerciaux critiques font augmenter les coûts de l'énergie, des engrais et des transports, ce qui menace les futures récoltes. El Niño se développent et il y a des risques accrus liés aux extrêmes climatiques. Prévenir la faim, c'est un élément du défi. Près de 2,69 milliards de personnes ne peuvent pas avoir accès à une alimentation saine. Il y a des calories qui sont très bon marché, mais l'alimentation saine est plus chère. Il y a de nombreux coûts qui existent dans différents domaines, transformation, transport. Améliorer l'efficacité des systèmes agroalimentaires, notamment pour les biens des produits périssables, c'est essentiel pour une alimentation saine, pour réduire les coûts. La réponse n'est pas simplement de dépenser plus, mais de dépenser mieux. Les progrès sont possibles et nous pouvons concrétiser une alimentation améliorée, abordable et saine pour tous. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole au directeur général de la FAO, monsieur Chou Dong-young, qui va prononcer ses remarques liminaires. Vous avez la parole, monsieur le directeur général.
Merci. Excellence, mesdames et messieurs, chers collègues, l'édition de cette année du rapport SOFI présente un message de progrès, de responsabilité et d'urgence. Pour la troisième année consécutive, la faim dans le monde a reculé.
Parfois, lorsqu'on a des régressions, c'est positif.
Là, on avait besoin d'un recul de la faim. Pour la première fois, il y a un recul également en Asie, en Amérique latine et Caraïbes et en Afrique. qui étaient des points névralgiques de l'insécurité alimentaire. En 2025, près de 645 millions de personnes faisaient face à la faim, équivalent à 7,8% de la population mondiale. C'est tout à fait dramatique. Je me souviens qu'en 2019.
Lorsque la première fois avec Maximo Torero, nous nous sommes rendus à New York pour présenter les progrès.
Et là, on avait plus de 9% de la population qui souffrait de la faim. Alors une baisse de 1 point de pourcentage, c'est une grande réalisation. Pour la première fois de l'histoire, nous avons 7,8% de la population, c'est le pourcentage le plus faible. depuis des années, près de 14 millions de moins de personnes souffrant de la faim qu'en 2024 et 43 millions de moins qu'en 2022 lorsque nous avons connu un pic à cause de la pandémie et d'autres facteurs, des conflits, etc. Ça, c'était en 2022. un pic, donc 43 millions de personnes de moins qu'en 2022.
Parfois, on peut être.
Très critique mais avec un engagement politique solide, on peut obtenir ce recul de la faim spectaculaire. La FAO, avec ses organisations partenaires, ont préparé ce rapport en se fondant sur des données, des éléments probants, des faits qui sont recueillis sur le terrain. Nous faisons de notre mieux pour avoir une analyse professionnelle des progrès accomplis par vos dirigeants, par vos populations qui travaillent tous ensemble. C'était le travail réalisé par la FAO, le FIDA, le PAM, l'OMS et d'autres. L'insécurité alimentaire modérée ou aiguë a baissé de façon significative également. En 2025, 2,1 milliards de personnes connaissaient l'insécurité alimentaire, près de 86 millions de personnes en moins qu'une année avant. cela veut dire qu'il y avait eu une amélioration également de leur état de santé. La majeure partie de ces améliorations se sont produites en Amérique du Sud et en Asie, surtout en Asie du Sud. parle beaucoup de l'Afrique et bien sûr l'Afrique par rapport au nombre de pays.
C'est un grand continent, 54 pays, mais en termes de population, eh bien la région la plus peuplée, c'est l'Asie du Sud avec l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Sri Lanka aussi, quatre pays qui représentent près de un milliard 1,8 milliard d'habitants, en Afrique 1,3 milliard.
C'est pourquoi les progrès enregistrés en Asie du Sud, même si c'est un petit pourcentage, c'est une grosse réalisation en termes absolus. Ces chiffres sont importants parce qu'ils montrent que la faim n'est pas inévitable. Avec des politiques économiques solides, de la protection sociale, des investissements pérennes dans des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients, plus durables, nous pouvons inverser la tendance en termes de faim. On peut vraiment inverser la tendance et éloigner la faim. Mais les progrès restent lents, inégaux et fragiles. le taux de la famine en Afrique a baissé passant de 20,3% en 2024 à 20% en 2025 donc 0,3 points de pourcentage de réduction ça représente de grands chiffres en termes absolus également c'est la première amélioration sur le continent depuis 2017 donc il y a près de 10 ans mais Même si on a un changement important dans l'orientation, ce n'est encore pas une inversion décisive. Il faut continuer à travailler là-dessus pendant les deux ou trois prochaines années.
On verra. J'espère que l'on pourra atteindre un plateau avec une véritable baisse spectaculaire.
Et ça, ça sera vraiment un tournant.
Ce sera le plateau tournant.
Il y a approximativement 309 millions de personnes souffrant de sous-alimentation en Afrique. Mais alors que la population continue à croître rapidement, ce nombre pourrait encore augmenter. Avec un Africain sur cinq souffrant de sous-alimentation, l'Afrique devrait représenter plus de la moitié des personnes souffrant de la faim à l'horizon 2030.
Donc comme je l'ai dit, ces pourcentages restent élevés tout de même.
Mesdames et messieurs, les projections actuelles suggèrent que près de jusqu'à 520 millions de personnes pourraient se trouver en situation de famine en 2030. Mais ces projections ne reflètent pas pleinement les effets potentiels d'un El Niño renforcé ou les réductions en termes de développement ou de financement humanitaire. Le risque à la baisse reste énorme. Mais la faim n'est qu'une dimension du défi auquel nous sommes confrontés. Près d'un tiers de l'humanité ne peut pas se permettre d'avoir une alimentation saine. On l'a dit à de nombreuses reprises, il y a les produits de base, les aliments nutritifs, les aliments fonctionnels. On a besoin de tous ces aliments pour se développer, vivre une bonne vie, être en meilleure santé.
Là, la nutrition est très importante.
C'est pourquoi on met l'accent de plus en plus sur une alimentation saine. Et il y a des risques de malnutrition et d'autres maladies non transmissibles. Le coût d'une alimentation saine, c'est le coût journalier minimum de l'achat d'aliments disponibles sur le plan local, qui soient abordables, qui sont nécessaires pour une alimentation équilibrée et nutritive. Bien sûr, c'est différent de l'abordabilité.
Les coûts?
Dépendent du prix des aliments, alors que l'abordabilité dépend également du revenu des ménages et de dépenses non alimentaires essentielles.
Si on peut dépenser des dollars sur des cosmétiques bio, moi je pourrais me permettre bien sûr.
Mais tout dépend aussi des modèles de la consommation, du pouvoir d'achat. On devrait peut-être avoir plus de sensibilisation sur ce point. Les aliments nutritifs restent largement coûteux car les coûts s'accumulent après l'exploitation en termes de stockage, de transformation, de transport, de vente au détail. de mauvaises routes, des chaînes de froid inappropriées et des marchés de l'énergie non fiables ou une énergie non fiable, des marchés inefficaces augmentent les prix des fruits, des légumes et des produits alimentaires d'origine animale. Rendre l'alimentation saine abordable exige des investissements ciblés tout au long de la chaîne de valeur combinés à un appui pour les ménages vulnérables.
Ça veut dire que le défi est pas seulement de produire plus d'aliments, mais de s'assurer que des aliments nutritifs.
Passent de façon efficace, abordable, des producteurs aux consommateurs. Nous devons agir maintenant. Nous devons faire en sorte que les marchés des aliments, de l'énergie, des intrants agricoles restent ouverts. Nous devons éviter les restrictions à l'exportation. Nous devons protéger les ménages vulnérables grâce à des systèmes de protection sociale ciblés. Nous devons aider les agriculteurs à obtenir des engrais, des semences, de l'eau et d'autres intrants agricoles, ainsi que des crédits, des services financiers avant que les décisions en termes de plantation deviennent impossibles. Nous devons investir dans les infrastructures du système agroalimentaire: irrigation, stockage, chaîne de froid, transport, système d'alerte rapide et actions anticipatoires. Les infrastructures agricoles ne se portent pas bien, pas assez bien.
Ce sont les politiques, la société qui doivent s'en occuper. On met l'accent sur les grosses infrastructures, c'est vraiment ça le plus important. On a besoin de millions, de milliards quand on parle d'infrastructures agricoles qui sont essentielles. Et bien, il y a peu de personnes qui veulent même dépenser un milliard pour ça. On ne pense qu'aux grandes routes par exemple, mais où on investit dans le numérique ou les grosses autoroutes?
Je le dis toujours au FIDA qui doit faire ce plaidoyer en faveur des infrastructures agricoles, pas seulement les routes ou les chaînes de froid, mais des infrastructures pour les systèmes agroalimentaires dont.
On ne réalise pas l'importance, mais qui sont essentielles. Chers collègues, j'aimerais conclure en soulignant trois réalisations importantes.
Qu'on a pu constater ces dernières années.
Tout d'abord, je félicite l'Asie du Sud avec l'Inde en tant que chef de file pour les.
Progrès significatifs obtenus en termes de réduction de la faim. C'est phénoménal.
Et c'est pourquoi cette année, le directeur général de la FAO a remis la médaille Agricola à M. Modi. Ça s'est passé dans la salle plénière, vous vous en souvenez peut-être.
Il a reçu ce prix le plus distingué qui a été remis.
Par tous les collègues des organisations ayant leur siège à Rome.
Le nombre de personnes.
Souffrant de malnutrition en Asie du Sud a chuté de plus de 16 millions en 2025, peut-être même encore plus, mais c'est les mesures que nous avons établies et nous continuons à utiliser les mêmes paramètres. pour calculer les données, ce qui a été établi il y a 70 ans.
On doit améliorer les méthodologies toujours. Mais à la FAO, il y a 194 membres, petits et grands. Quand on change les méthodologies, on peut obtenir des chiffres plus élevés pour les grands États et plus faibles pour les petits États.
Donc je pense que la méthodologie la plus importante pour la FAO et la plus pertinente pour les pays intermédiaires, c'est une observation personnelle en tant que scientifique.
Quand j'étais vice-président de l'Académie des sciences agricoles en Chine.
Parfois je trouvais que les données n'étaient pas tout à fait pertinentes pour la Chine à l'époque.
La Chine?
Cherchent toujours à réduire la pauvreté et la faim, même si les chiffres semblent plus élevés.
Alors l'Inde a joué un rôle essentiel dans ces progrès accomplis.
Avec près de 1,5 milliard de personnes, d'habitants dans ce pays.
Et cela démontre que l'ampleur la grandeur des pays ne condamne pas les pays, que les progrès économiques durables, les investissements agricoles, la protection sociale peuvent transformer la vie de millions de personnes.
Alors en Inde, on a vraiment un système unique d'achat public.
Je ne dis pas que.
C'est bien, que ce n'est pas bien, mais c'est énorme et ça permet d'appuyer 90 millions de personnes vulnérables. Vous savez, l'économiste en chef dit toujours bon, peut être que ça va fausser les prix sur le marché. Mais moi, je pense qu'à 99%, ils ne vont pas vendre sur les marchés.
C'est une décision politique.
Et je sais que le gouvernement doit s'occuper de ces 90 millions de personnes.
Ils ont libéré 90 millions de personnes de la faim grâce à ce système d'achat public unique.
On pourrait dire oui 90 millions c'est énorme c'est plus grand que la plupart des populations de pays européens et.
Je tenais à apporter ces éclaircissements.
C'est donc ces investissements avec la protection solaire qui peuvent sauver les vies de millions de personnes.
Deuxièmement, je félicite l'Afrique d'avoir stabilisé et commencé à réduire la prévalence de la faim pour la première fois après des années de détérioration. Il y a un recul modeste et le fardeau en termes absolus reste de façon inacceptable très élevé. Mais l'Afrique a pris les premières ou a passé les premières étapes vers une inversion de cette tendance négative.
Et troisièmement, vous savez, l'Afrique peut être le grenier de l'alimentation.
Dans quelques années?
Je pense qu'il y a un énorme potentiel pour la sécurité alimentaire en Afrique, la sécurité alimentaire mondiale.
Et troisièmement, je tiens à féliciter la République dominicaine qui.
Est passée en dessous du taux de 2,5% de prévalence de seuil de.
Sous alimentation et est sortie de la carte de la faim.
Félicitations.
Alors ce n'est ni un petit pays ni un grand pays mais avec de vastes connaissances et il y a c'est une expérience il y a un enseignement que l'on peut tirer de ce pays vous soyez un grand pays ou un petit pays. C'est une volonté politique très forte de la part du.
Gouvernement, des ministres, des présidents, des agriculteurs, des ONG, de tous les secteurs. Tous ensemble ont lutté contre la famine ensemble et grâce à des mesures politiques fiables. Je dis bien fiables. Chaque pays connaît une situation qui lui est propre et Ce qui est important, c'est d'avoir des politiques fiables. Et il y a, je pense au ministre de ce pays qui vient toujours, qui en apprend plus, qui en apprend toujours.
Des uns et des autres.
Et quand on sème une graine, on ne voit pas nécessairement les résultats.
Quand on plante un arbre, ça prend trop de temps pour voir les résultats. On ne reste pas ministre pendant 20 ans.
Il c'est plus long la ministre de l'agriculteur a idéalement un mandat de 4 à 6 ans et ce quel que soit le système politique voilà mon évaluation professionnelle si le mandat dure moins de 2 ans c'est extrêmement difficile d'arriver à comprendre toute la complexité des systèmes agro-alimentaires. Beaucoup pensent qu'être ministre de l'Agriculture, c'est facile. Pas du tout, parce que nous sommes confrontés à la nature et ce sont les ministres les plus humbles au sein de tous les gouvernements. et mon frère de l'Ouzbékistan était ministre de l'éducation puis ministre de l'innovation et maintenant enfin il est devenu ministre de l'agriculture et il pourra témoigner et vous dire quel est le ministère qui est le plus facile à gérer depuis qu'il est devenu ministre de l'agriculture et bien nous voyons qu'il devient de plus en plus grisonnant alors je crois que ce n'est pas une.
Un poste facile mais habituellement les uns et les autres pensent qu'être ministre de l'Agriculture et bien non le premier c'est ministre Affaires étrangères deuxièmement ministre de la Défense.
Trois ministre des Finances oui d'accord on peut gérer de l'argent mais il faut quand même et bien produire des denrées alimentaires acheter acheter du jus.
D'orange du lait et autre donc.
Et apprenons tous ensemble de l'expérience des autres. Si le président prend cette question très au sérieux, dans les autres pays, il à ce moment-là, le
ministre de l'Agriculture peut avoir accès à des ressources nécessaires et lui a eu le soutien de son président. Et c'est pour cela qu'il se sent d'un point de vue politique plus important que le ministre de l'Education.
Bien entendu, qu'être ministre de l'Education, c'est un poste tout à fait décent, évidemment. Et d'ailleurs, Ce qui est vraiment important, c'est de produire une alimentation saine pour l'ensemble de la société.
Donc, c'est une réussite nationale majeure. C'est la preuve qu'un engagement politique, une détermination cohérente maintenue permettent de parvenir à des résultats. L'Asie du Sud, l'Afrique, la République dominicaine nous rappellent quel est le message central de ce rapport: les progrès sont possibles. Alors beaucoup n'obtiennent pas de résultats, passent leur temps à parler, à rédiger de très belles phrases dans les politiques. Ce qui est important, ce sont les résultats, les livrables.
C'est d'avoir accès à du pain et à ce moment-là, on se souviendra de vous.
Si l'on répète des milliers de fois, voilà, il faudrait-il faudrait-il faudrait, rien ne se fait.
Mais ce qui est important, c'est d'avoir une miche de pain. Mais dans un monde où les chocs durent et se chevauchent, les progrès ne peuvent être pris comme acquis.
Ils doivent être protégés, accélérés, élargis à tous, partout, pour veiller à la mise en œuvre des quatre.
Améliorations: amélioration de la production, de la nutrition, de l'environnement et une meilleure vie ne laissant personne de côté.
La sécurité alimentaire et la diversité sont des droits essentiels aux êtres humains.
Je vous remercie. Merci Monsieur le Directeur général, merci d'avoir transmis ce message d'espoir, de progrès et d'urgence. Et c'est avec grand plaisir.
Que je donne à présent la parole à Monsieur le Président du FIDA, Monsieur Alvaro Lario.
Je vous en prie. Je vous remercie.
Mesdames et Messieurs les Ministres, Excellences, chers amis.
Chers partenaires, c'est toujours un moment très particulier lorsque nous nous réunissons avec les dirigeants d'autres organisations.
Chaque année pour le lancement de l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. Nous l'avons fait à plusieurs reprises et je crois qu'il est important de fournir ce message au monde et de montrer toute l'importance que nous apportons que nous portons la sécurité alimentaire et nutrition dans le monde.
Comme cela a déjà été dit en 2026, les progrès sont possibles.
La faim a baissé pendant la quatrième année consécutive et donc nous avançons lentement mais dans la bonne direction.
Nous avons enfin, ça montre également qu'il faut faire attention que les progrès sont là mais fragiles et pour.
Trop de personnes, la question n'est pas tant de savoir si il y a des denrées alimentaires, mais si ils peuvent se permettre.
D'acheter ces produits alimentaires qui sont essentiels à la vie. Et je crois que.
Devrait mettre, c'est ce que nous mettons au cœur de notre réponse coordonnée. Et le coût d'un régime alimentaire sain continue d'augmenter et il y a encore trop de personnes qui ne peuvent pas se permettre d'avoir un régime alimentaire varié. La sécurité alimentaire, la nutrition dépend d'une production résiliente, de chaînes de valeur fonctionnant, de marchés qui fonctionnent, d'infrastructures de stockage, d'irrigation, d'infrastructures de des marchés, ça dépend également du fait que les petits agriculteurs doivent gagner leur vie de manière décente et il faut que tous puissent se permettre d'acheter des produits alimentaires. L'abordabilité ne se fait pas dans le vide, il y a les changements climatiques, l'énergie, les échanges commerciaux, tous ces facteurs qui ont un impact sur les chaînes de valeur, qui ont un impact sur ce que peuvent produire les agriculteurs, le coût du transport des denrées alimentaires, le coût d'arriver sur le marché, ce que les consommateurs doivent payer. Et les crises récentes ont montré que tout choc peut également augmenter le coût des engrais, du transport, même si on est très loin de l'origine du choc. Donc la fiabilité est un défi et la chaîne de valeur fait partie de la réponse. Ainsi, par exemple, pour ce qui est de l'impact du conflit au Moyen-Orient, nous devons continuer à travailler ensemble avec les pays afin de réduire la dépendance sur les intrants importés pour investir dans des solutions locales, les bioengrais, l'agroécologie, les systèmes d'irrigation et des liens fort avec les marchés nationaux.
Et c'est ainsi que.
L'on peut se préparer au mieux aux chocs futurs parce que nous savons pertinemment bien qu'il y en aura. Donc l'abordabilité dépend des investissements dans toute la chaîne de valeur, du début de la production jusqu'au marché et service qui fait le lien entre les gens et les opportunités. Et les données probantes nous montrent que c'est une approche qui fonctionne. Les évaluations d'impact récentes montrent que les projets intégrés du FIDA permettent d'augmenter les revenus et l'accès au marché d'au moins 34%, augmentent le nombre des partenaires et les investissements dans la chaîne de valeur incluant une participation du secteur privé permettent d'avoir un impact quatre fois plus fort. Et enfin, la contribution des agences ISAROM à l'alimentation scolaire est un autre bon exemple. Nous travaillons vraiment en amont pour renforcer les chaînes de valeur, les organisations d'agriculteurs, renforcer les systèmes agro-alimentaires. Ainsi, les producteurs peuvent fournir de manière fiable les programmes d'alimentation scolaire. meilleure nutrition pour les enfants, des marchés stables pour les agriculteurs et des économies locales plus fortes. Excellence, chers collègues, l'édition 2026 SOFI nous donne les données probantes. Il nous revient à présent de transformer tout cela en mesures politiques viables et en résultats. Ensemble, nous pouvons conduire les chaînes de valeur, les systèmes de marché et l'économie réelle qui permettront de rendre des denrées et un régime alimentaire sain, abordable pour tous.
Voilà ce que l'on peut tirer de ce rapport.
Nous savons ce qui doit être fait, donc travaillons ensemble. ensemble sur la base des données probantes qui nous sont fournies.
Merci beaucoup de votre attention.
Merci beaucoup. Merci, Monsieur le Président du FIDA, pour ces remarques liminaires. Et c'est avec plaisir que nous allons vous montrer un message vidéo du Directeur général de l'OMS, Monsieur Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui n'a pas pu venir nous rejoindre aujourd'hui.
Monsieur le Directeur général Zhu Dongyu, Monsieur le Président Alvaro Lario, chers collègues, chers amis, l'année passée, plus de 200 millions de personnes supplémentaires ont pu avoir un régime alimentaire sain par rapport à 2021. C'est une bonne nouvelle, mais ce n'est qu'une petite fraction de ce qui est nécessaire. Près de 2,7 milliards de personnes luttent toujours pour pouvoir acheter des denrées alimentaire minimum pour assurer une bonne santé. Et là, ce fardeau n'est pas partagé de manière égale. En Afrique, un régime alimentaire sain est hors de portée pour deux tiers des personnes qui vivent dans des contextes les plus vulnérables au monde. Les conséquences sont dévastatrices. Les conflits, les déplacements, le changement climatique, et bien poussent la malnutrition, notamment chez les enfants, à des niveaux sans précédent. L'OMS aide les pays afin qu'ils répondent à ces besoins urgents, mais nous devons également agir en amont. Nous savons ce qui fonctionne, promouvoir l'allaitement, taxer les denrées alimentaires et les boissons mauvaises pour la santé, subventionner ce qui est bon pour la santé, protéger les enfants de marketing néfaste, promouvoir un régime alimentaire industrialisé mauvais pour la santé, un bon étiquetage afin d'aider les gens à faire les bons choix, travailler sur la composition des produits afin réduire le sel, le sucre et les acides gras trans et renforcer les soins de santé primaires afin de prévenir, détecter et gérer toutes les formes de malnutrition. Ensemble, prises ensemble, ces interventions peuvent rendre des régimes alimentaires sains plus disponibles, abordables et accessibles. Des régimes alimentaires sains ne devraient pas être un luxe. Ils sont le fondement de la santé et devraient être à la portée de tous.
Je vous remercie.
Et pour conclure cette introduction, nous allons maintenant écouter un message vidéo du directeur exécutif par intérim du PAM, monsieur Carl Scaho, qui malheureusement n'a pas pu venir en personne aujourd'hui. Mais nous sommes heureux d'avoir avec nous Madame la directrice exécutive adjointe du PAM. Merci Madame de votre présence.
L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde est un effort conjoint entre l'AFAO, le FIDA, l'UNICEF, l'OMS et le PAM qui se fondent sur des données partagées et un objectif partagé: éradiquer la faim. Le rapport de cette année montre que les progrès sont possibles mais qu'ils sont également inégaux. Alors que certains pays obtiennent des résultats dans leur lutte contre la faim chronique, trop de personnes sont encore laissées de côté. Le problème, ce n'est pas qu'il n'y a pas suffisamment de produits alimentaires, mais que des millions de personnes ne peuvent pas se permettre de les acheter ou n'y ont pas accès. Aujourd'hui, une personne sur trois ne peut pas se permettre d'avoir un régime alimentaire sain et le coût continue d'augmenter. L'Amérique latine et les Caraïbes connaissent le coût moyen le plus élevé d'un régime alimentaire sain parmi toutes les régions, mais nous savons ce fonctionne. Je suis actuellement au Guatemala où malgré des progrès encourageants ces dernières années, des milliers de personnes sont toujours confrontées à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition. À l'échelle mondiale, El Niño devrait être encore pire, enfin la pire manifestation de ce phénomène depuis des décennies dans le monde entier. Nous le voyons déjà, les répercussions des sécheresses ici en Amérique latine et en Amérique centrale et dans le couloir de la sécheresse. Des résultats qui ont été difficilement obtenues sont un risque et les familles les plus vulnérables sont les plus durement touchées. Mais nous voyons ce qui est possible de faire si l'on agit rapidement. Le PAM travaille avec le gouvernement, les communautés et nos partenaires, y compris la FAO et le FIDA, afin de construire des systèmes alimentaires plus résilients avant que la crise ne frappe. Ensemble, nous aidons les petits agriculteurs en leur fournissant des outils, la formation, les ressources dont ils ont besoin pour produire plus de produits alimentaires, augmenter leurs revenus et il n'y a pas mieux se nourrir ainsi que leurs enfants. C'est un exemple qui montre comment nous pouvons anticiper et briser le cycle de la crise en travaillant ensemble entre agences, avec les gouvernements et avec les communautés. Et si cela peut être fait ici à Guatemala, ça peut être fait partout. Les délégués du monde, le PAM agit partout aux côtés des autorités publiques, des partenaires, fournissant des aliments enrichis, une alimentation scolaire afin de veiller à ce que les enfants restent en bonne santé et puissent continuer à apprendre. Nous fournissons également une assistance nutritionnelle aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants. Ces investissements permettent de lutter contre la crise de l'abordabilité. Parce qu'au cours de toute action se trouvent des données fiables. Cela me permet de mieux comprendre quels sont les besoins. Et ce qui manque maintenant, c'est des financements à la hauteur du niveau qui exige la situation. Je vous remercie.
Merci au PAM d'avoir souligné.
L'importance d'une action d'anticipation et une riposte rapide pour éviter les crises. Je souhaiterais mentionner que l'UNICEF figure parmi les partenaires principaux du SOFI mais malheureusement Mme Russell n'a pas pu se joindre à nous aujourd'hui mais nous souhaitons néanmoins reconnaître ici la.
Participation de l'UNICEF.
Maintenant que nous avons entendu la direction des organisations partenaires, c'est avec plaisir que je vais maintenant donner la parole à l'économiste en chef de la FAO, M. Massimo Maximo Torero-Colom qui va nous présenter les résultats de l'édition 2026 du rapport. C'est à vous monsieur.
Merci beaucoup monsieur le directeur général, mesdames et messieurs partenaires du PAM, monsieur le président Lario, merci d'être à nos côtés aujourd'hui.
Nous ramenons le SOFI à Rome, nous sommes allés au Brésil, le Brésil est sorti de la carte de la.
Faim, puis nous sommes.
Allés à l'Éthiopie, maintenant nous sommes de retour à Rome, là où l'Inde a fait de grands.
En progrès, l'Afrique se stabilise et la République dominicaine est sortie de la carte de la faim. C'est avec grand plaisir que je vous présente l'édition 2026 de l'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, qui est un effort considérable mené par cinq agences travaillant ensemble et avec beaucoup d'équipes techniques dirigées par les collègues. Il y a de nombreuses équipes techniques qui travaillent pour écrire tous les chapitres. Je ne peux pas tous les mentionner, mais ce qui est important de comprendre.
C'est que ce sont eux qui travaillent très dur et que c'est une collaboration.
À l'échelon des Nations Unies, cinq agences qui travaillent ensemble. Et habituellement, on ne le dit pas. La lutte contre la faim nécessite pas seulement l'accès de la population à des régimes alimentaires, mais il faut qu'ils aient accès au marché. Comme nous l'avons vu, les régimes alimentaires sains ne sont toujours pas abordables pour une portion inacceptable de l'humanité. Le rapport de cette année montre quels sont les défis et examine ce qui tire les coûts à la hausse, quels sont les obstacles systémiques qui empêchent d'avoir accès à un régime alimentaire. Ce qui est important, c'est ce que nous voyez sur cette diapo. Ça, c'est l'un des messages les plus importants que nous présentons cette année. Tout d'abord, commençons par le reflux fragile de la faim à l'échelle mondiale. Les dernières données de 2025 confirment une amélioration maintenue pour la troisième année consécutive. Et nous devons inscrire ça dans un contexte.
Nous avons eu la Covid-19, la guerre en Ukraine et les autres conflits que nous pouvons voir. Donc, nous devons vraiment applaudir les agriculteurs. l'ensemble de la population pour ce qu'ils ont fait. 7,9% de la population mondiale souffre de la faim, ce qui représente environ 645 millions de personnes environ. entre 608 et 660 millions de personnes dans le monde quand on inclut les incertitudes statistiques.
Donc c'est une baisse de 43 millions par rapport au pic en 2022 et il faut reconnaître cette réalité. Mais nous sommes encore au-dessus des niveaux de 2015 lorsque nous avons lancé le premier.
Rapport avec donc par rapport à 2015 encore plus de personnes qui souffrent de la faim aujourd'hui.
Et puis l'épicentre de la faim est maintenant bougé en Afrique en 2025. C'est en Afrique qu'il y a le plus grand nombre de personnes sous-alimentées au monde. Il y a 609 millions de personnes qui sont touchées. Une personne sur cinq en Afrique est touchée par la faim, même si le taux de prévalence a baissé. Il y a 20,3, comme ça a été mentionné par le directeur général, à cause de la croissance démographique, à cause des conflits, nous voyons que les statistiques pour l'Afrique augmentent toujours.
C'est en partie dû.
À la croissance démographique de 2,3 % par rapport à une croissance démographique de 0,6 % en Asie par an.
Mais c'est également dû à un certain nombre de chocs structurels.
Mais les nouvelles estimations pour l'Afrique montrent qu'il y a une tendance à la hausse prolongée. Il y a des progrès, mais la trajectoire reste insuffisante afin de parvenir à nos cibles de 2030. La réduction de la faim à l'échelle mondiale a été tirée en large part par l'Asie, l'Amérique latine et les Caraïbes qui montrent une amélioration soutenue ainsi qu'une récupération depuis la pandémie. L'Asie connaît une baisse de 80 millions de personnes sous-alimentées depuis 2021, ce qui est dû notamment à la situation en Inde, comme ça a déjà été expliqué. Alors quand on se penche plus en détail sur les changements d'une année sur l'autre, on voit qu'il y a un paysage très changeant. Il y a des tendances à la hausse de la faim qui touche l'Afrique depuis 2017 et qui a atteint son pic en 2025. Mais comme je l'ai dit, en termes absolus, nous devons absolument baisser ces chiffres, ces données absolues. Et la seule région au monde où il y a une augmentation de la faim, c'est l'Asie de l'Ouest et ça doit changer. Quand on regarde la faim chronique, il y a un certain nombre d'indicateurs, le 212 qui révèle qu'en 2025, il y a eu 2,1 milliards de personnes qui font l'expérience d'insécurité alimentaire modérée ou sévère. Et nous voyons une tendance à la baisse depuis 2020, ce qui veut dire 135 millions de personnes en moins qui sont en situation d'insécurité alimentaire par rapport à il y a cinq ans, ce qui représente 86 millions de personnes qui font l'expérience de l'insécurité alimentaire en 2025 par rapport à 2024. Des progrès ont été en Asie, en Amérique latine, aux Caraïbes depuis 2020. Il y a une amélioration en Afrique en 2025 pour la première fois depuis 2013 et le programme à l'horizon 2030 a été lancé à cette époque. Mais on voit la moitié de la population en Afrique, plus de 56 % étaient dans une situation d'insécurité alimentaire modérée ou grave. et 22,9% en Amérique centrale. Mais le fardeau de cette insécurité est tout à fait inégal. À l'échelle mondiale, la sécurité mondiale reste élevée dans les zones rurales par rapport aux zones urbaines. C'est ce que vous pouvez voir à droite. Et les femmes continuent d'être touchées de manière disproportionnée par rapport aux hommes. Alors que le fossé s'est rétréci parce que notamment avec une forte augmentation de ce fossé entre les hommes et les femmes pendant la pandémie. Maintenant, ce fossé s'est rétréci, mais les inégalités persistent. Il faut donc des politiques dans les zones rurales ciblant les femmes en particulier afin de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. Il faut absolument des changements pour réduire ces inégalités structurelles à l'avenir. Et même si les gens ont assez, enfin les populations ont assez de calories, la question qui se pose, c'est est-ce qu'ils peuvent se permettre un régime alimentaire sain? Aujourd'hui, en 2025, 2,5 milliards de personnes, la réponse est non. Par rapport à 2021, le pourcentage de population locale ne pouvant pas se permettre un régime alimentaire sain a baissé dans pratiquement toutes les régions, ce qui veut dire qu'il y a un changement, mais il y a une exception. une amélioration dans toutes les régions à l'exception de l'Afrique où le coût a augmenté, ce qui veut dire qu'il y a 66,6% de la population du continent africain qui ne peut pas se permettre un régime alimentaire sain. C'est donc une inégalité croissante qui souligne que nos systèmes agroalimentaires sont en échec et n'arrivent pas à rendre des produits nutritifs accessibles et abordables. Et ce manque d'abordabilité se traduit par des crises de la nutrition pour les plus vulnérables, les femmes et les enfants. Et il est extrêmement difficile de suivre les progrès réalisés. L'inclusion d'une diversité minimale du régime alimentaire en 2025 est une étape importante permettant de combler les lacunes statistiques. La diversité des régimes reste inadéquate, moins d'un tiers des enfants et consomment un régime varié au minimum. Et il y a à l'échelle mondiale qu'une petite part des enfants âgés de 18 mois à 6 ans qui ont accès à ces régimes alimentaires variés minimum. Il faut renforcer la variété des régimes alimentaires sains, donc nous devons continuer à travailler pour les femmes et les enfants. La vérité, c'est que le monde n'est pas sur la bonne voie, comme vous pouvez le voir ici, pour réaliser toutes les cibles liées à la nutrition des femmes et des enfants. Le résultat, c'est retard de croissance, émaciation. Alors les indicateurs s'améliorent de manière marginale, mais pas au rythme nécessaire. Donc le défi, c'est d'accélérer ces améliorations et vraiment de veiller à ce qu'il y ait une forte accélération si l'on veut réaliser ces cibles. Ce qui est surprenant, c'est qu'il y a l'anémie qui est plus importante chez les femmes. Il y a également l'obésité, ça c'est une indication, nous pensons, d'un manque d'accès à des régimes alimentaires sains. Et c'est aussi quelque chose que ce rapport tente de résoudre. L'obésité des adultes a augmenté depuis 2012 et là aussi nous ne sommes pas sur la bonne voie pour réaliser les cibles pertinentes. Pour ce rapport, qu'est-ce qu'il essaie de faire dans sa deuxième partie? C'est de mettre l'accent sur une composante de l'accès à des régimes alimentaires sains. Comme vous le savez, 2,7 milliards, c'est une question d'abordabilité, donc c'est une question de niveau de revenu. Mais c'est également lié au coût des régimes alimentaires sains. Quel est le coût nécessaire afin de réduire la sous-alimentation et la malnutrition? Et la troisième composante, c'est aussi le changement comportemental. Comment changer la manière dont nous consommons? Parce que je peux avoir les ressources, d'acheter des denrées alimentaires saines, mais je peux décider de ne pas le faire. Et ça, ça nécessite un changement de comportement. Donc, ce que le rapport essaie de faire, c'est de voir comment nous pouvons travailler pour réduire le coût d'un régime alimentaire sain. Parce qu'il y a beaucoup de coûts cachés dans notre économie mondiale. Et nous l'avons fait dans le SOVA, nous nous étions penchés sur les coûts cachés. Nous avons vu que 8,1 mille milliards de dollars des 11,3 mille milliards de coûts cachés sont dû à des questions de santé. C'est lié aux maladies non transmissibles qui sont liées à un manque d'accès aux régimes alimentaires sains. Donc cette publication est vraiment d'entrer plus dans le détail des coûts. Les mauvaises habitudes alimentaires représentent part importante des décès à l'échelle mondiale. Pour lutter contre cela, nous devons absolument lutter contre le coût d'une bonne nutrition qui est extrêmement important. Le contexte inflationniste à l'heure actuelle, je vous appartiens également et nous en discutons dans l'édition 2025 du SOFI. Mais nous voyons ce qui se passe actuellement dans le monde et nous devons absolument changer les choses et travailler ensemble pour améliorer la situation. Donc, quels sont les constats liés au coût d'un régime alimentaire sain? Comme vous pouvez le voir ici, il y a l'inflation des denrées alimentaires, il y a le coût mondial et on arrive à 4,28 parité de pouvoir d'achat de dollars par jour.
Et ces coûts?
Sont environ 40% au-dessus de la ligne de la pauvreté, ce qui rend la situation extrêmement difficile pour les plus pauvres. Il y a 32,7% de la population mondiale qui ne peut tout simplement plus se permettre d'acheter des denrées alimentaires saines. Et puis les coûts ont augmenté de manière importante ces dernières années, depuis 2021, une augmentation de 25%. Et c'était lié au prix des matières premières et le résultat, l'inflation des produits alimentaires.
Avant d'entrer dans les détails des coûts, des solutions à ce.
Problème de coûts, il est important de définir la portée du rapport SOFI cette année pour avoir des attentes claires.
Cette année, les analyses tournent autour de quatre.
Grands piliers: comprendre les noms derrière les prix des denrées alimentaires, les facteurs qui poussent les prix à la hausse et identifier les interventions ciblées pour faire réduire ces prix. et enfin mettre en place les réformes nécessaires pour lancer les changements. Comme le directeur général l'a dit.
Il faut mettre en œuvre, il faut arrêter juste de parler, il faut apporter des solutions sur la base de ce que l'on a pu apprendre pour que les pays puissent aller de l'avant.
Et nous avons.
Beaucoup appris et c'est ce que l'Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté nous permet de faire également dans ce pilier de connaissances. Pour nous assurer que nous avons un bon ciblage politique, nous devons être.
Clairs sur ce que le rapport ne couvre pas.
Tout d'abord, les analyses mettent l'accent sur les conditions économiques d'une alimentation saine. Deuxièmement, l'angle adopté, c'est le coût absolu d'une alimentation saine.
Et enfin, le cadre est axé.
Sur les solutions pour réduire les coûts tout au long de la chaîne de valeur plutôt que de détailler les bénéfices de la consommation d'une alimentation saine. Donc le rapport est un projet de plan avec les capacités de le mettre en œuvre. Nous devons utiliser, analyser ce prix de l'alimentation saine pour voir.
Pourquoi il reste si élevé et mettre en place une feuille de route pour surmonter les obstacles économiques qui.
Laissent hors de portée l'alimentation saine. pour ces millions de personnes. Il est essentiel de comprendre ce que ces 4,28 dollars représentent. Cela représente le minimum absolu. On calcule la combinaison la moins coûteuse possible de produits disponibles au niveau local dans plusieurs groupes d'aliments qui sont nécessaires pour répondre aux besoins en termes de nutrition.
Et ce que ces matrices.
Excluent, ce sont les variables cachées de la vie réelle, par exemple le coût de l'accès à l'eau.
Ou au combustible pour la cuisson.
On ne tient pas compte des préférences culturelles.
Donc ces 4,28 dollars, c'est vraiment un chiffre très conservateur. Le vrai coût d'une alimentation saine pour tous sur la table est plus élevé pour de nombreuses familles quand on tient compte des coûts d'opportunité, ce qui n'est par le rapport pour l'instant. Quand on a une répartition de la composition du panier moyen d'une alimentation saine, on voit qu'il y a un déséquilibre dans le système agroalimentaire. Le paradoxe calories contre coût.
On voit qu'il y a une déconnexion entre l'énergie alimentaire fournie par les groupes.
D'aliments et ce que ça représente comme coût pour le consommateur par exemple.
Et les 50% des besoins mais comme vous le voyez dans les chiffres, ils ne.
Représentent que 16% des coûts d'une alimentation saine. En contraste, les aliments très nutritifs dont on a absolument besoin.
Pour lutter contre la malnutrition et éviter la surcharge pondérale et l'obésité sont très coûteux.
Fruits et légumes par exemple.
Ils ne représentent que 12% des calories nécessaires mais ils représentent un spectaculaire 40% des coûts d'une alimentation saine. Même chose pour les aliments d'origine animale, 13% des calories mais 28% de la charge économique.
Ces chiffres ne sont pas surprenants mais ils sont un point d'entrée essentiel pour comprendre comment et où agir.
Et comprendre que les fruits et légumes, les produits d'origine animale exigent des chaînes de froid, de meilleurs transports.
L'application de normes de sécurité sanitaire des aliments et ce sont des biens périssables. Donc il faut trouver des solutions pour que les coûts au niveau local se réduisent. La moyenne mondiale de ces 88 dollars par habitant par jour, montrent de grandes disparités à l'intérieur de certains pays ou de certaines régions.
Et à notre surprise, ça passe de 2 à 6.
C'est une variation de 2 à 6.
Les différences entre pays s'expliquent par des différences régionales et la réalité, c'est que ce prix.
D'une alimentation saine dépend vraiment de où vous habitez. Ce qui est surprenant, c'est qu'en Amérique latine et Caraïbes, on a le coût moyen le plus élevé du monde, 4,91 dollars par personne par jour. Et comme le graphique l'indique, c'est lié aux prix de vente exorbitants de fruits et légumes, des problèmes de logistique et des inefficacités dans les transports, ce qui est incroyable pour un continent qui est le plus gros fournisseur de céréales et de produits à grande valeur pour le monde. Mais cela nous amène à nous poser la question.
Il faut vraiment analyser les marchés locaux également.
Et les petits agriculteurs, les agriculteurs familiaux fournissent les aliments dans les marchés locaux et nous devons travailler avec eux pour accroître l'approvisionnement notamment de fruits et légumes. En Afrique, le coût est établi à 3,64 PPP de dollars par personne par jour. Mais là, la situation est complètement différente. Les produits d'origine animale sont les plus coûteux. le groupe d'aliments le plus coûteux parce qu'il y a des.
Difficultés dans le continent, y compris des déficits en termes de chaîne de froid et des taux de productivité faibles.
Il faut se pencher également sur la pêche, l'aquaculture parce que c'est un continent où on a besoin de plus de protéines d'origine animale, alors poissons et aquaculture notamment, pas seulement les animaux.
En Afrique, 4,33 PPP, et là, ce sont les fruits et légumes qui augmentent les prix également.
En Europe, Amérique du Nord, Océanie, on a le coût le plus faible, 3,64. Il y a des appuis politiques intensifs, ce qui rend beaucoup de groupes d'aliments moins coûteux. et on voit ces différences statistiques importantes. Les relations entre les différents paramètres sont complexes. Une augmentation de PIB peut entraîner une réduction des coûts de l'alimentation saine.
On doit avoir une croissance inclusive.
La croissance seule n'est pas suffisante. Il faut prendre les bonnes mesures pour que cette croissance soit inclusive. Donc une meilleure économie rend la vie moins coûteuse, mais les mesures économiques ne sont pas suffisantes. Comment régler le problème? Et c'est ce que le rapport cherche à faire. Le rapport identifie des solutions sur deux axes temporaires.
Élargir l'offre de façon durable, réduire les coûts unitaires tout au long de la chaîne de valeur.
Pour ce faire, les gouvernements doivent travailler sur des informations hardware et software. Alors des investissements en équipements, stockage froid, les routes, améliorer les semences également. Pour ce qui est du software, là ce sont les réformes des réglementations, faciliter les commerces, politiques en termes de concurrence, etc. Les leçons essentielles de notre analyse, c'est qu'on ne peut pas faire fonctionner du software sur de l'hardware cassé. Donc les subventions ne sont pas appropriées. On sera toujours confronté à des problèmes. les incitations sur les marchés échouent si on n'a pas de capacité à stocker plus d'aliments. On doit mettre en place ces actions simultanées et avec nos outils modernes, toutes les données qui existent, on peut évaluer ces.
Problèmes et se pencher sur l'ensemble de la chaîne de valeur.
On parle beaucoup de couloirs en Afrique, mais il faut que cela soit combiné au potentiel de productivité pour voir comment connecter les infrastructures aux routes, à l'irrigation, le potentiel agricole. On ne peut pas construire des couloirs autour de ressources naturelles seulement, proviennent de mines ou de l'énergie. Non, il faut que ça corresponde au potentiel agricole. C'est comme ça qu'on pourra vraiment créer le changement. Autre conclusion importante, où doit-on cibler les investissements pour obtenir la plus forte réduction des coûts? On voit qu'un bon ciblage des interventions, c'est essentiel.
Et et.
L'impact d'une augmentation de 10% en efficacité au niveau mondial avec les interventions hardware, donc par exemple les routes, permettrait de réduire les coûts des céréales de 0%, pour les produits d'origine animale 2,3%, mais fruits et légumes 9%. Donc un pour un. Donc on sait où est la priorité, on voit où on doit investir pour pouvoir réduire ces coûts et atteindre les objectifs. On peut analyser cela région par région. Un bon ciblage de ces interventions hardware est important. Il n'y a pas de solution universelle. Ici, l'intensité de la couleur montre ce qui est le plus important. Il faut analyser ça par colonne puisqu'on a des comparaisons par région. Il ne faut pas regarder l'analyse horizontale. cela, on a besoin d'un autre type d'analyse. Vous pouvez voir qu'il y a une diversité dans l'intensité des interventions selon les régions. En Amérique latine et Caraïbes, la logistique locale est essentielle et également la distribution intermédiaire, l'accès aux marchés locaux. Dans d'autres parties du monde, en Afrique par exemple, c'est la gestion post-récolte, manipulation post-récolte et travailler sur la chaîne du froid également. Mais Donc comme on le voit, il y a une grande diversité. Il faut pouvoir optimiser les choses et affecter les ressources au mieux. Pour rendre opérationnelle cette transition, nous proposons trois piliers d'action. Premier pilier, c'est le ciblage du niveau intermédiaire.
Là, il faut cibler les coûts de 70 à 75% à la porte de la ferme.
Réduire les pertes alimentaires. Deuxième pilier, c'est mettre à jour le software, arrêter des subventions des céréales et mettre en place de la recherche et développement public et mettre l'accent sur les fruits et légumes. C'est quelque chose qui doit changer.
Troisième pilier, c'est un séquençage de la stabilité.
On a pu tirer des enseignements du passé avec l'exemple du quinoa, de tous ces super aliments. Il faut avoir un bon séquençage des interventions pour que nous ayons des aliments sains qui sont importants pour le monde entier avec une offre qui soit prête à répondre à la demande. On ne peut pas juste inciter la demande si on n'est pas prêt du côté de l'offre.
Et c'est là qu'on doit avoir une.
Une cohérence des politiques, de bons partenariats public privé pour avancer sur la bonne voie. Il faut accélérer le processus parce qu'on fait face à différentes difficultés. Pour conclure, quelques mots sur la perspective, ce qui nous attend à l'horizon 2030, ce que nous pouvons faire d'ici 2030. C'est quelque chose de très important. Il y a de nombreuses difficultés auxquelles nous sommes confrontés. On en connaît certains déjà aujourd'hui. On a une fracture géopolitique énorme. On a une contraction budgétaire dans de nombreux pays qui font face à de grands défis. On a également les extrêmes climatiques. On a dépassé 7 des 8 frontières de la planète. Nous savons qu'il va y avoir plus d'instabilité, El Niño qui arrive.
Il faut être prêt à.
Dans un monde où les chaînes d'approvisionnement ne peuvent plus intervenir juste au cas où. On aura un monde où les échanges commerciaux sont fragmentés, où les coûts des intrants pour l'agriculture vont augmenter, un monde où les problèmes climatiques comme El Niño, phénomène climatique extrême, vont avoir encore plus d'impact avec des menaces cumulées considérables. On a fait des simulations sur les trajectoires, on peut voir en tenant compte seulement du problème du détroit d'Ormuz qu'on se trouver dans une situation où on aurait 522 millions de personnes d'ici à 2030 qui souffriraient de la faim. On doit éviter cela. Il y a deux types de chocs, ceux provoqués par l'homme et les chocs naturels. Les chocs provoqués par l'homme, c'est ce que j'appelle les incertitudes. On n'a pas beaucoup de contrôle, même si on devrait avoir contrôle puisqu'ils sont provoqués par l'homme lui-même. Mais les chocs naturels, là, face aux chocs naturels, on peut renforcer la résilience, travailler sur la prévention et la capacité d'absorption. C'est là que l'on doit travailler pour jeter des passerelles puisque la véritable sécurité alimentaire nécessite des changements systémiques pour que les aliments denses en nutriments soient accessibles pour tous. On a besoin de certaines calories disponibles pour protéger 7,8% des populations par rapport aux progrès face aux chocs et on doit également réduire le coût de l'alimentation saine. Chers collègues, j'aimerais conclure ici avec un résumé de tout ce que je viens de vous présenter. Je vous remercie de votre attention et j'espère qu'on pourra rester sur la bonne voie dans nos interventions pour assister tous les pays qui n'ont pas assez progressé ces dernières années. Merci beaucoup.
Merci beaucoup Maximo. Merci de cette présentation riche en informations.
Pour ceux qui se sont joints à nous.
Sur Zoom, je vous invite à utiliser la boîte de questions-réponses pour poser vos questions à notre équipe technique. Nous allons maintenant passer au segment ministériel de notre programme.
Les conclusions du rapport SOFI cette année que rendre plus accessible l'alimentation saine, cela exige des actions coordonnées dans l'ensemble des systèmes agroalimentaires et un fort.
Leadership au niveau national.
Et aujourd'hui, nous avons le privilège d'entendre plusieurs intervenants qui vont nous faire part de l'expérience de leur pays et de leurs priorités.
Excellence, la question que je vous pose est la suivante: le rapport SOFI 2026 souligne les l'importance de rendre une alimentation saine plus abordable et identifie les principaux facteurs qui ont une influence sur ce coût. Pouvez-vous nous faire part des principales mesures mises en œuvre par votre pays pour améliorer l'accès à une alimentation saine et abordable et ce qui vous semble être
les plus grandes opportunités pour obtenir d'autres progrès?
Nous aurons la possibilité d'entendre plusieurs intervenants. Je vous demande de vous limiter à cinq minutes, Mesdames et Messieurs.
Premier intervenant aujourd'hui, c'est Son Excellence.
José Ignacio Paliza, Ministre de la Présidence de la République dominicaine, qui est avec nous en ligne sur Zoom.
Excellence, est-ce que vous nous entendez?
Oui, bonjour,
vous avez la parole.
Bonjour à vous tous. Monsieur le Directeur général de la FAO, j'avoue qu'aujourd'hui, je suis très émue.
J'espère que votre visite prévue en octobre cette année pourra être caractérisée par les progrès accomplis par la République dominicaine, comme cela a été annoncé aujourd'hui.
Un enfant qui souffre de la faim, c'est inacceptable.
Tant qu'il y aura un Dominicain souffrant de la faim, nous devrons tout faire pour réduire, éliminer, répondre à ses besoins élémentaires.
J'aimerais.
Tout d'abord, remercier la FAO pour son assistance pertinente, pour les stratégies qu'elle partage avec vous, pour son accompagnement et ses conseils, ses recommandations qui nous ont permis de progresser de façon systématique. depuis quelques années et lorsque notre priorité est devenue d'éliminer ou d'atteindre une fin zéro. Sans la FAO, cela n'aurait pas été possible. Il y a peu d'initiatives qui peuvent être aussi opportunes, aussi nécessaires et humaines que garantir l'alimentation de la population. Lutter contre la faim, c'est un acte de profond humanisme. Je vais vous demander de bien vouloir m'excuser d'être connectée avec vous seulement en ligne. et des engagements de dernière minute m'ont empêché d'être présent à vos côtés. Chers amis, la République dominicaine a obtenu des progrès considérables dans l'alimentation de la population grâce à des politiques publiques orientées sur la garantie de la sécurité alimentaire et de la nutrition de la population. Conformément au rapport SOFI de cette année, notre pays a réussi à réduire la prévalence de la sous alimentation de moins de 2,5 % en consolidant une tendance à la baisse possible grâce à l'augmentation de la production d'aliments et le meilleur approvisionnement, l'amélioration de la protection sociale, la coordination interinstitutionnelle avec le Conseil national de la sécurité et la souveraineté alimentaire et nutritionnelle que j'ai l'honneur de présider. La loi dans notre pays sur la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, Khorassan, nous a permis de mettre en place un modèle de gouvernance qui permet de coordonner les actions de l'État autour de cinq grands piliers disponibilité, accès, alimentation nutrition, changement climatique et gestion des risques et bonne gouvernance. La toute première volonté de notre président de transformer et de lutter contre la sous alimentation a permis de renforcer les interventions avec des espaces de coordination, de prise de décision entre les différents acteurs du système alimentaire, avait pour objectif d'accélérer la mise en œuvre de cet effort national pour atteindre la cible fin zéro.
Une enceinte de coopération qui permet d'identifier les lacunes, de faciliter la participation de tous, y compris la FAO.
Et le résultat des politiques mises en œuvre pour renforcer le système agroalimentaire, Notre pays a pu augmenter la production de différents produits agricoles et halieutiques également essentiels pour l'alimentation. En 2025, la production alimentaire a atteint 13 millions de quintaux, une augmentation de 5,6 % par rapport à l'année précédente. Ces résultats sont possibles grâce à des politiques d'intervention, financement accessible pour le secteur agricole à taux zéro.
Des investissements dans les infrastructures de production, mécanisation également, la remise de milliers de titres de propriété.
Dans les zones rurales, ce qui renforce la sécurité juridique des petits producteurs et producteurs de taille moyenne en améliorant leur accès également au financement. Modèle d'atténuation des risques pour réduire les difficultés. Achats publics auprès de producteurs locaux, des femmes, des micros et petites entreprises grâce à un mandat établi par la loi. et le travail également sur les engrais pour atténuer l'impact des perturbations internationales qui sont liées à des conflits géopolitiques. Autre aspect important, ce sont les politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement.
Qui ont permis de faire en sorte que le revenu augmente considérablement entre 2009 et 2025, une augmentation de 15,2%.
Et cette augmentation a été possible grâce à l'augmentation de l'emploi.
Nous avons le taux de chômage le plus bas de notre histoire dans le pays.
Il y a une augmentation du salaire minimum également. Le salaire minimum a augmenté de 25% par exemple dans les zones franches. Dans le secteur du tourisme, il a augmenté de 30%. Nous avons pu réduire la faim de 21% depuis 2020 pour être à 17%. Un des piliers essentiels pour réduire la vulnérabilité des ménages ayant le moins de revenus, ça a été également le renforcement de notre réseau de protection sociale. À cet égard, nous avons renforcé le programme d'alimentation scolaire qui bénéficie à 2,1 millions d'élèves, d'étudiants au quotidien avec petit déjeuner, déjeuner et goûter.
Avec des achats auprès des producteurs locaux.
Deuxièmement, nous avons doublé la quantité, le nombre de bénéficiaires du programme Alimentat qui bénéficie à 1,4 millions de foyers. Nous avons renforcé les capacités des plus vulnérables pour qu'ils aient accès aux aliments de base. Troisièmement, on a le programme Bono Gas qui facilite l'acquisition de gaz liquéfié pour la cuisine. 1,3 millions de foyers ont pu en bénéficier. Ça a permis de réduire également la déforestation. Quatrièmement, nous avons augmenté de façon significative les cantines populaires sur l'ensemble du territoire national. Et cette expansion a permis d'améliorer la couverture d'une alimentation subventionnée gratuite qui est distribuée avec 180 000 rations distribuées chaque jour. et pour faciliter l'accès à des aliments frais également et de bonne qualité, sans intermédiaire. En 2025, nous avons pu mettre en place 1 480 marchés de producteurs, des foires agricoles également, en rendant accessibles des produits pour des milliers de résidents de notre pays. Nous avons pu également évaluer l'impact des politiques mises en œuvre. Nous avons le bureau national de la statistique qui est assisté sur le plan de méthodologie par la FAO qui a mis en place le bilan de l'alimentation, un instrument qui a été remarquable pour renforcer notre système. Cet outil va être à partir de maintenant mis à jour chaque année. Mesdames et Messieurs, les avancées que nous avons accomplies sont importantes, mais on ne peut pas se contenter d'indicateurs. Derrière chaque chiffre, il y a un visage, une famille, un élève qui peut aller à l'école parce qu'il est bien nourri, une mère qui peut regarder l'avenir avec espoir et un travailleur qui a retrouvé sa dignité. au bout du compte, nous nous distinguerons par la capacité de s'assurer qu'aucun de nos enfants n'ira au lit le soir, la fin novembre. Parce que la faim, c'est l'absence d'aliments, mais c'est l'absence d'opportunités également et souvent d'espoir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour construire un monde dans lequel l'alimentation n'est pas un privilège, mais un droit. Merci beaucoup à la FAO. Aujourd'hui, en tant que dominicain, en tant que gouvernement, nous sommes engagés encore plus qu'auparavant pour éliminer la faim, libérer tout le monde de la faim.
Je vous remercie et vous salue. Merci beaucoup de votre intervention. Maintenant, j'aimerais donner la parole à Son Excellence Ibrahim Abdurakhmonov, ministre de l'Agriculture de la République d'Ouzbékistan. Vous avez la parole, Excellence.
Merci beaucoup, Excellence. Cher Monsieur le Directeur général, Monsieur le Président du FIDA, Monsieur Alvario, vous tous, chers collègues, je suis Vraiment très heureux de participer à cette session et merci beaucoup de m'avoir invité. Et à chaque fois qu'il y a une réunion de la FAO, je veux dire que c'est une plateforme très importante pour nous qui nous permet d'apprendre beaucoup de choses. J'aimerais vous dire aujourd'hui quelques mots sur notre action en matière d'alimentation et de nutrition. C'est très important pour nous en Ouzbékistan. Nous venons d'achever un recensement et nous avons une population de plus de 69 millions. On s'attendait à un chiffre légèrement inférieur mais visiblement la population a augmenté. Chaque année il y a beaucoup d'enfants qui naissent Mon frère, Monsieur le Directeur général, a dit à juste titre qu'être ministre de l'Agriculture, c'est très difficile dans un contexte où la population augmente. Bien entendu, la science et les technologies sont essentielles pour tout. C'était vraiment un fondement du développement. Mais le ministère de l'Agriculture est confronté confrontés à une tâche très complexe parce qu'à chaque décision qui doit être prise, il faut garder en tête que c'est la vie des habitants qui va en sentir les répercussions. Et donc nous avons besoin aussi d'accumuler de nouvelles connaissances. En Ouzbékistan, nous accordons une grande importance, sachant que notre population augmente, un million d'enfants qui naissent chaque année. Ce qui veut dire une responsabilité considérable sur les épaules du gouvernement. Pour nous, la sécurité alimentaire, ce n'est pas juste l'abondance. C'est des questions de rentabilité, parce que la sécurité vient des bénéfices, question de sécurité sanitaire des aliments aussi, ça a été abordé. Et puis, il s'agit aussi de partager les nouveaux mécanismes. En Ouzbékistan, notre président édifie une nouvelle société dans notre pays et dans l'Asie centrale basée sur la dignité humaine. Je le dis à chaque fois. Et la sécurité alimentaire est également intimement liée avec la dignité humaine. En Ouzbékistan, Pour vous donner quelques exemples, nous avons adopté une loi sur la sécurité alimentaire. C'est une loi qui est entrée en vigueur maintenant. Nous avons également approuvé une stratégie nationale pour la sécurité alimentaire et la nutrition jusqu'en 2030 parce que nous À l'heure actuelle, nous avons environ 2,5 % de notre population qui est sous-alimentée et nous avons pour cible de réduire de 30 % cette statistique d'ici 2030. Donc, en cinq ans, nous avons réduit la pauvreté dans le pays Il y a cinq ans, le taux de pauvreté était de 35 %, maintenant 6,6 % et cette année, ce sera 5 %. Bien entendu, c'est une tâche considérable. Derrière tout ça, il y a l'agriculture. Il y a une initiative que nous avons lancée et M. Alvario l'a mentionné, il y a l'alimentation scolaire. Nous avons deux régions qui sont des régions pilotes pour des programmes d'alimentation scolaire entièrement gratuite. C'est une initiative actuelle. Et puis, je vous parlais de partage de l'alimentation. Ce qui est très important, c'est que nous avons des communautés et chaque communauté aura une capacité de 100 tonnes de frigos, un nombre de réfrigérateurs permettant de stocker Donc toute l'alimentation, toutes les denrées alimentaires. Alors j'aimerais partager avec vous une nouvelle initiative lancée en Ouzbékistan. J'aimerais un peu vous expliquer quelle est la nouvelle direction que nous avons empruntée. C'est une ère post agricole. Il y a tout d'abord l'agriculture de l'Ouzbékistan comme C'est le cas dans de nombreux autres pays. L'agriculture est fondée sur les marchés. Nous avons des programmes orientés sur le marché d'ici 2030, mais ce n'est pas suffisant, notamment quand on est confronté à de la sous alimentation. Nous avons révisé l'initiative en ajoutant un élément. mettre l'humain au centre, lié au programme de la dignité humaine lancé par notre président. Qu'est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que vous devez produire, réaliser des bénéfices, mais vous devez économiser les ressources pour les générations futures. C'est ça que ça veut dire mettre l'humain au centre. Maximo l'a mentionné dans sa présentation, il a parlé des logiciels, du software. Pour nous, les semences, Toutes les nouvelles variétés sont, je me reprends, dit le ministre, le hardware?
Et nous essayons de lutter contre la perte du hardware.
Par contre, le software, c'est tout ce qui est l'épigénétique. Et ça, c'est vraiment l'avenir de l'Ouzbékistan et de l'agriculture.
Qu'est-ce que cela veut dire?
Eh bien, en fait, c'est très simple. Lorsqu'on utilise des technologies de l'épigénétique, c'est-à-dire des technologies génétiques pour l'agriculture, pour assurer la sécurité alimentaire. Cette année, nous avons, par exemple, un excédent de production agricole.
Alors nous avons comme software, comme l'a dit Massimo, toutes les mesures qui sont prises pour améliorer l'accès au marché.
Et qu'est-ce qu'on a fait?
Toutes les semences avant d'être plantées ont été placées, stockées à froid pendant deux mois.
C'est en fait une technologie de pointe.
Avec les mêmes superficies, les mêmes intrants, vous obtenez au moins une tonne de rendement supplémentaire. Pas d'autres changements, donc coût zéro.
Donc génétique, épigénétique pour l'Ouzbékistan. Et puis la nutrition, la nutrition, c'est excellent. Il faut une bonne nutrition, une nutrition saine. Vous devez manger tous les jours, mais il faut manger bien. Donc nutrition plus épi nutrition. Alors moi je suis généticien et c'est pour ça que je suis passionnée par tout cela. Nous avons donc développé ce concept d'épi nutrition. Comment manger et là aussi il faut faire de la réglementation parce que sinon il n'y a pas de sécurité alimentaire. Donc pour la science, les l'agriculture intelligente. Sans agriculture intelligente, il n'y a pas d'avenir. Mais ce qu'il faut, c'est du coeur. Donc on a mis STEM plus AQUI. AQUI ça veut dire éthique de l'humanité, créativité, imagination. STEM plus AQUI ça sera notre écosystème de l'innovation en Ouzbékistan. Et nous avons tout juste publié des documents sur cette stratégie. Vous pouvez en prendre connaissance. La nutrition, la sécurité alimentaire, les programmes doivent s'appuyer sur la science et les technologies. les sciences, les technologies, les chercheurs universitaires, je suis moi-même universitaire, les universités travaillent pour le prestige, veulent du prestige. Alors il faut du prestige, mais passer du prestige à la pratique. Et il faudrait revoir les programmes dans les universités. Et puis la recherche, en tant qu'ancien ministre de l'innovation, j'ai créé cette preuve de concept. En fait, il faut changer du financement basé sur la preuve de concept au financement relatif à l'utilité en agriculture. Parce qu'il y a toutes ces innovations qui ne sont pas utilisées parce qu'il faut commencer par prouver leur utilisation, leur utilité, mais nous n'avons pas de temps, nous manquons de temps. Et c'est pour cela que nous sommes à un nouveau moment dans l'agriculture. Passer du prestige et du financement basé sur la preuve de concept à la pratique et à la preuve de l'utilisation. Et ça, ce sera très important pour l'écosystème de l'Asie centrale. Peut-être que ça ne peut pas s'appliquer directement dans d'autres écosystèmes ou d'autres agricultures, mais nous, en Asie centrale, grâce au soutien de la FAO, au Fonds du FIDA, apporter aux zones rurales. Nous savons que nous avons commis de nombreuses erreurs de par le passé et nous sommes en train de réviser complètement notre façon de faire. Et c'est pour cela que cette réunion à l'occasion de la publication de l'édition 2026 du SOFI est importante. Nous devons ouvrir une nouvelle ère, passer du hardware au financement du software. utiliser davantage de software pour utiliser le hardware qui est disponible. Merci beaucoup.
Merci Excellence, merci pour votre présentation. Merci d'avoir mentionné toutes ces initiatives très concrètes dans votre pays basé sur l'innovation. Et c'est avec plaisir que je donne à présent la parole à Son Excellence Cheikhou Omar Ba, ministre de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l'élevage de la République du Sénégal. Je vous en prie, Excellence.
Je vais parler en français, si vous permettez. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général de la FAO, Mesdames et Messieurs, chers collègues ministres, le rapport 2026 pose avec justesse la question centrale: à quoi sert la production si l'alimentation saine reste hors de portée de ceux qui la produisent? Au Sénégal, c'est exactement cette contradiction que nous cherchons à résoudre. Permettez-moi de vous présenter les mesures que nous avons envisagées, puis les opportunités pour lesquelles nous concentrons désormais nos efforts. Ce que le Sénégal a engagé à travers la vision de notre président de la République sur 2050, c'est d'articuler l'action autour de quatre principaux leviers. agir sur les coûts de production et réduire la dépendance aux importations. C'est ce que le rapport nous enseigne. Notre stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2025-2034 fixe comme objectif ambitieux de substitution aux importations de riz, de blé et d'huile, car avec plus de 950 milliards de francs CFA dépensés annuellement en importations alimentaires, la réduction de cette facture est un impératif économique autant que nutritionnel. Nous avons intensifié les aménagements hydro-agricoles dans la vallée et dans d'autres régions, notamment la Casamance, pour accroître la production rizicole nationale, avec l'objectif de porter notre taux d'autosuffisance en riz à plus de 70% à l'horizon 2030. Le développement des filières maraîchères contribue également directement à la diversification alimentaire et la réduction des coûts d'accès aux micronutriments essentiels. Deuxième levier, c'est de réduire les pertes post-récolte qui renchérissent silencieusement le coût des aliments. Le Sénégal investit dans les infrastructures de stockage, de conservation et de transformation de proximité. Vous avez parlé des marchés de proximité. Les pertes post-récolte avoisinent jusqu'à 30 % de la production céréalière dans certaines régions. Des dispositifs de warrantage, c'est-à-dire le stockage contre avance de crédit, permettent aussi aux producteurs de lisser leurs revenus et d'éviter les ventes à bas prix à la récolte qui tirent les prix locaux vers le bas et créent des pénuries artificielles en période de soudure. Directeur général de la FAO, vous avez raison de souligner qu'il faut investir dans les infrastructures pour les systèmes alimentaires. C'est pourquoi notre troisième levier, c'est d'agir par les systèmes d'approvisionnement public. Nos programmes de cantines scolaires approvisionnées localement constituent un double levier. Ils créent une demande prévisible pour les producteurs locaux et ils garantissent une alimentation nutritionnelle à des millions d'enfants, précisément dans les tranches d'âge où la malnutrition laisse des séquelles irréversibles. Nous travaillons également à aligner nos achats publics par rapport à ces cantines scolaires. Quatrième levier, le dernier, c'est la protection sociale sensible à la nutrition. Des transferts monétaires ciblés vers les ménages les plus vulnérables, couplés à des investissements et à des subventions sur des denrées de base, permettent de maintenir le pouvoir d'achat alimentaire dans les zones les plus affectées par l'insécurité alimentaire aiguë, où pratiquement 518 000 personnes en crise identifiées dans le cadre harmonisé 2024 sont concernées. Ces dispositifs sont progressivement conditionnés à des comportements nutritionnels, notamment la participation aux consultations prénatales, la diversification des repas dans le cadre d'une approche sensible à la nutrition. où se trouvent maintenant les plus grandes opportunités de progrès. Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Malgré ces avancées, les indicateurs rappellent que nous ne sommes pas encore en bonne voie. 18 % de retard de croissance, 10 % d'émaciation, 68 % d'anémie chez les enfants de moins de cinq ans. Ces chiffres nous imposent une ambition plus grande avec trois opportunités qui me paraissent ce que disait tout à l'heure celui qui a présenté le rapport, agir et arrêter de parler. Première opportunité, c'est de valoriser la diversité nutritionnelle de notre agriculture locale. Le Sénégal cultive des céréales locales à haute valeur nutritive comme mil, sorgho, fonio, qui sont plus souvent plus riches en micronutriments que le riz importé et qui sont produites à moindre coût. Pourtant, elles restent marginalisées dans les habitudes alimentaires urbaines. Il y a donc besoin de changer les normes de consommation par l'éducation nutritionnelle, la reformulation des produits transformés locaux et l'intégration de ces céréales dans les marchés institutionnels. De même, les produits horticoles produits localement sont souvent moins chers que les produits importés transformés, mais leur accès aux marchés urbains périphériques reste limité. Des marchés de proximité structurés et des plateformes de mise en relation producteurs-consommateurs peuvent réduire les marges. Le directeur général a raison de rappeler que nous devons investir dans les infrastructures pour des systèmes alimentaires plus la protection sociale et améliorer les semences. Comment améliorer les semences quand l'essentiel des chercheurs qui sont dans nos institutions de recherche, qui sont censés produire le capital semencier, partent ailleurs? Aujourd'hui, il y a une véritable équation pour que nous puissions réfléchir, pour réorienter nos politiques publiques et c'est ce que nous sommes en train de faire. Et la troisième opportunité, la dernière avant de conclure, c'est de renforcer la coordination régionale en Afrique de l'Ouest. Les systèmes alimentaires ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Le coût de l'alimentation saine au Sénégal, puisque vous nous demandez de parler du Sénégal, est largement déterminé par la fluidité des échanges intra-régionaux avec la Gambie, la Guinée, la Mauritanie, le Mali. Et réduire ces barrières non tarifaires, harmoniser les normes sanitaires et investir dans les corridors de transport au sein de la CEDEAO sont des leviers dont le Sénégal ne peut exploiter seul. Heureusement que notre président vient d'être nommé comme président de la CEDEAO, donc je pense qu'il y a des opportunités très rapidement à investir là-dessus. Et enfin, c'est d'investir sur les données probantes. Vous avez parlé de statistiques et de documenter davantage nos progrès pour corriger avant que ça ne soit trop tard. Pour conclure, Monsieur le Président, le rapport 2026 nous rappelle que le coût d'une alimentation saine n'est pas une fatalité. C'est le résultat des choix politiques. Au Sénégal, nous sommes résolus à faire les bons choix en faveur de nos producteurs, de nos consommateurs et de la génération qui grandit aujourd'hui. Nous comptons sur la FAO et sur la solidarité de cette table ronde pour accélérer cette transformation. Nous allons nous rapprocher de la République dominicaine pour apprendre comment ils ont fait pour réussir à sortir leur pays de la pauvreté. Je vous remercie de votre aimable attention.
Merci beaucoup, Monsieur le Ministre, pour votre intervention.
L'intervenant suivant est le professeur Peter M. Sofe, secrétaire permanent adjoint du ministère de l'Agriculture de la République-Unie de Tanzanie. Monsieur le professeur, vous avez la parole.
Merci beaucoup, Madame la modératrice. Monsieur le Directeur général de la FAO, Excellence, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, bonjour à tous. C'est un honneur et un véritable privilège pour moi de faire ces quelques remarques au nom de Daniel Gonjolo, membre du Parlement et ministre de l'Agriculture de la République unie de Tanzanie, qui regrette que des engagements l'empêchent de participer à ce lancement à haut niveau de l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde édition 2026. Il m'a demandé de vous transmettre tous ses remerciements à la FAO et à l'ensemble de ses partenaires à l'occasion de cette discussion. Le rapport SOFI 2026 nous rappelle une vérité simple et puissante: la sécurité alimentaire n'est pas réalisée lorsque les denrées alimentaires sont disponibles, mais lorsque tout le monde a accès à un régime alimentaire sain au quotidien. Le rapport nous rappelle qu'éradiquer la faim ne consiste pas seulement en la production en quantité suffisante, mais de veiller à ce que tous. les moyens d'un régime alimentaire sain et varié. Il est également démontré que l'abordabilité de régimes alimentaires sains est influencée par de nombreux facteurs, conditions agroéconomiques, chaînes de valeur, disparités régionales, inefficience du marché et exige des politiques et des investissements qui rendent les produits alimentaires sains plus accessibles, et ce pour tous. Pour la Tanzanie, ces constats résonnent fort avec nos priorités nationales. Nous sommes conscients du fait que le changement climatique, l'augmentation du coût de la production, les perturbations des systèmes et les chocs économiques continuent de pousser à la hausse le prix des produits alimentaires et fait peser un fardeau disproportionné sur les ménages à faible revenu, sur les femmes et les communautés les plus vulnérables. Il faut aller au-delà de l'augmentation de la production alimentaire et mettre l'accent sur la transformation des systèmes agroalimentaires afin que ceux-ci puissent assurer l'abordabilité, l'accessibilité, la disponibilité et une amélioration de la nutrition. Excellence, cette vision est reflétée dans l'approche de la Tanzanie qui perçoit l'agriculture comme étant un système intégré faisant le lien entre la production, les marchés, l'innovation et la durabilité environnementale. Notre aspiration n'est pas uniquement de nous nourrir mais également de devenir un fournisseur fiable de denrées alimentaires de qualité les marchés régionaux et internationaux. A cette fin, les pouvoirs publics ont augmenté de manière significative les investissements dans l'agriculture, reconnaissant que la transformation des systèmes agroalimentaires passe par des investissements publics constants et la Tanzanie a augmenté le financement de l'agriculture. Les investissements publics dans les secteurs a augmenté était à 88 millions en 2021, à plus de 420 millions de dollars pour 2025-2026, pour l'exercice financier 2025-2026. L'investissement dans le secteur de la pêche et de l'élevage a augmenté de 26,7 millions pour arriver à plus de 170 millions de dollars pour l'exercice financier 2025-206. La production alimentaire de la Tanzanie a augmenté pour atteindre 23,7 millions de tonnes en 2026. L'exportation de produits agricoles a augmenté. Elle était de 1,2 milliard à 3,6 milliards de dollars pendant la même période. Et puis, nous avons amélioré la production et la contribution de l'agriculture à la croissance économique a augmenté. Elle était de 2,7% et elle est maintenant de 4,2%. Ces investissements montrent ou reflètent notre engagement politique fort du plus haut du président du pays et de tous ceux qui participent afin de construire des systèmes agroalimentaires forts et résilients et durables. Mais nous sommes parfaitement conscients du fait que la seule augmentation de la production n'est pas suffisante. Un message central qui ressort du rapport Sophie, c'est que des régimes alimentaires sains doivent devenir abordables. Il faut donc des investissements forts dans toute la chaîne de valeur, de la production au stockage, de la transformation au transport, de la distribution au marché, tout en promouvant l'innovation, l'utilisation des pertes et gaspillages alimentaires, améliorer l'efficacité des marchés et renforcer la résilience face aux changements climatiques. Et c'est exactement l'orientation politique souligné dans le rapport et c'est essentiel pour réduire le coût de régime alimentaire sain et pour accélérer les progrès sur la voie de la réalisation des cibles 2.1 et 2.2. Excellence, pour la suite, la Tanzanie reste fermement engagée en faveur de cette transformation jusqu'en 2050. Il faut Pour réaliser tout cela, il faut une collaboration plus forte entre pouvoirs publics, organisations internationales, instituts de recherche, partenaires au développement, institutions financières et secteur privé. Pas une seule instance ne peut surmonter seul le défi que représente l'abordabilité d'un régime alimentaire sain. En conclusion, la Tanzanie se félicite de l'édition 2026 du SOFI et de ses recommandations fondées sur des données probantes. Le rapport présente une feuille de route importante permettant de renforcer les politiques et l'investissement qui permettant de réduire le coût de régimes alimentaires sains tout en améliorant la nutrition, les moyens de subsistance et la résilience. Saisissons cette opportunité afin que les données probantes présentées dans l'édition 2026 du SOFI entrent en action concrète. Ensemble, nous pouvons construire des systèmes agroalimentaires qui rendent des régimes alimentaires sains abordables pour tous, pour renforcer la résilience et veiller à ce que personne ne soit laissé de côté alors que nous œuvrons pour atteindre la faim zéro. Merci beaucoup à tous de votre attention. Je vous remercie.
Merci beaucoup pour votre intervention. Je saisis cette occasion afin de remercier nos intervenants pour leurs interventions extrêmement instructives. Merci beaucoup à vous tous pour votre engagement en faveur de l'abordabilité de régimes alimentaires sains pour tous. Nous sommes arrivés à la fin de la table ronde de la du lancement et c'est avec plaisir que.
Je souhaite la bienvenue à Son Excellence Madame Macchiavelli Morao de Oliveira, Ministre du.
Développement Agraire et de l'Agriculture Familiale du Brésil.
Excellence Monsieur le Directeur Général Xu Dongyu, Docteur Massimo Torero, Mesdames et Messieurs les collègues, Mesdames et Messieurs les partenaires, permettez-moi tout d'abord de féliciter la FAO, le FIDA, l'UNICEF, le PAM et l'OMS pour une édition remarquable, une fois de plus, de l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. Je souhaite féliciter la République dominicaine pour sa réalisation. Félicitations. Sortir de la carte de la faim est un accomplissement remarquable. Le rapport de cette année se penche sur une des questions les plus importantes de notre temps: comment faire en sorte que les régimes alimentaires sains soient abordables pour tous? Dans le rapport, nous trouvons des nouvelles encourageantes avec un déclin de la malnutrition pour la troisième année consécutive. Il y a des progrès remarquables en Amérique latine et Caraïbes. Le Brésil aussi reste en dehors de la carte de la faim. Le rapport montre que la faim n'est pas inévitable lorsque les pouvoirs publics font de la lutte contre la faim et les inégalités, la pauvreté une priorité, c'est possible. Mais le rapport nous rappelle également que notre travail est loin d'être terminé. Près d'un tiers de l'humanité ne peut toujours pas se permettre un régime alimentaire sain. Le coût des denrées alimentaires saines demeure l'un des obstacles les plus importants pour réaliser le droit humain à une alimentation saine. Excellence, le rapport montre, enfin la grande contribution de l'édition de cette année, c'est de décrire encore mieux le problème afin de nous aider à comprendre pourquoi des régimes alimentaires sains sont chers et ce qui est encore plus important, ce que les États peuvent faire. Le Brésil appuie pleinement l'un des messages clés de ce rapport, rendre les régimes alimentaires sains plus abordables, cela passe par une transformation de nos systèmes agroalimentaires afin qu'ils soient durables. Aucune politique seule ne peut réaliser cet objectif. Nous avons besoin d'un paquet complet de mesures politiques qui portent sur la production, le financement, l'innovation, la distribution et la consommation des denrées alimentaires. En écoutant la présentation de Maximo Torero, je me suis rappelé l'expérience du Brésil. Lorsque le président Lula a repris ses fonctions en 2023, la faim était revenue dans notre pays et dans le même temps, l'obésité et les maladies chroniques augmentaient. Et l'inflation des denrées alimentaires était supérieure aux autres taux d'inflation, et ce pendant sept années consécutives. Notre stratégie visant à lutter contre la faim devait donc mettre l'accent non seulement sur l'augmentation des revenus, mais également sur l'augmentation de l'offre et de l'accès aux denrées alimentaires. Il s'agissait également d'encourager les uns et les autres de remplacer des produits très transformés par des aliments frais et variés. Et c'est exactement ce que nous avons fait. Depuis 2023, le Brésil a revu toutes ses ces mesures politiques?
Nous avons un plan d'action contre la faim, trois volets: augmenter les revenus des ménages, mobiliser.
La société afin de lutter contre la faim et promouvoir des régimes alimentaires sains. Cette approche intégrée reconnaît que l'accès à des denrées alimentaires saines ne dépend pas uniquement de la disponibilité de ces denrées, mais de la capacité à les acheter et de la capacité des producteurs à les produire. C'est également lié à l'organisation de l'agriculture.
Je souhaiterais souligner quelques enseignements clés que nous avons tirés de notre expérience.
Tout d'abord, nous devons créer des incitations au niveau des exploitations agricoles. Il est important également de se pencher sur la manière dont les denrées alimentaires sont produites et qui les produit. L'accès au marché peut également encourager des systèmes de production plus variés et plus durable. Il y a un soutien qui a apporté aux exploitations agricoles familiales qui encouragent des systèmes respectueux de l'environnement et la diversité. Ce qui est important de dire ici, c'est qu'il y a un système de crédit rural qui cible les agriculteurs les exploitations familiales. Il y a également une réduction d'impôts afin de promouvoir la production de denrées alimentaires agro écologiques et pour promouvoir l'autonomie des femmes vivant en milieu rural. Il ne faut pas oublier non plus que les exploitations familiales et les femmes productrices ne sont pas que des productrices, elles sont des acteurs à part entière d'un système. Il faut aussi réduire le prix denrées alimentaires. Il y a des transformations profondes à l'œuvre à l'heure actuelle. On va passer de systèmes de production qui dépendent d'intrants chimiques à des systèmes basés de plus en plus sur des processus biologiques, sur les connaissances et l'innovation. Cette transition doit être accélérée. Lorsqu'il y a une combinaison de recherche, de différents systèmes et de financement pérenne, les systèmes agroalimentaires peuvent devenir attractifs et résilients. Le Brésil a appuie cette transition par l'investissement dans les bio entrants. Il y a de nouvelles législations qui réglementent tout ce secteur et qui permettent aux coopératives familiales de produire des bio aliments pour leurs membres. Nous investissons également dans la recherche et l'innovation afin de réduire la dépendance aux intrants extérieurs tels que intrants chimiques et engrais chimiques. Et c'est pour cela que il y a une augmentation chez nous parce que il y a une importation des engrais chimiques et avec l'augmentation des prix ça a un impact sur la production et puis le Brésil a réussi à beaucoup progresser dans ce qui est dans sa lutte contre la déforestation nous montrant que la restauration des écosystèmes se traduit en véritables opportunités économiques pour les populations locales. Donc production alimentaire à court terme avec restauration des écosystèmes, ce qui permet vraiment de diversifier les sources de revenus. Troisièmement, nous devons créer une demande fiable pour des denrées alimentaires saines. Il faut que les agriculteurs aient accès à des marchés Et l'expérience du Brésil montre que les marchés publics peuvent être utilisés pour améliorer l'accès aux denrées alimentaires saines. Nous avons également un programme d'alimentation scolaire qui est un véritable marché fiable pour les agriculteurs tout en assurant à des millions d'étudiants d'être bien nourris. Il y a également des banques alimentaires, des cuisines communautaires, différents réseaux d'aide. Et des systèmes sont en place afin de permettre aux agriculteurs de produire une grande diversité de produits alimentaires, des fruits, des légumes, des légumineuses. Tout cela fait partie de notre programme public. Les marchés publics permettent d'assurer une demande stable et donc augmenter les revenus des agriculteurs tout en variant les régimes alimentaires. Puis nous devons veiller à ce que tout le monde ait accès des denrées alimentaires sains. Bien souvent, ceux-ci sont chers. Ce n'est pas parce que les agriculteurs sont payés plus cher, mais parce qu'il y a une accumulation de coûts entre l'étape production et l'étape consommation. Il faut travailler sur les systèmes de distribution afin d'augmenter l'accessibilité de ces produits. Pour cela, il faut réduire les obstacles et donc mettre en place des politiques afin de raccourcir les chaînes de valeur et rendre les systèmes existants plus efficaces, ce qui nous rappelle qu'il faut réduire le coût des régimes alimentaires sains. Et pour y parvenir, il faut vraiment se pencher sur l'ensemble de la chaîne et pas uniquement se concentrer sur l'étape production. Et puis, nous devons améliorer la résilience face à la volatilité des prix des produits alimentaires. Cette volatilité reste une des menaces les plus importantes pesant sur les populations les plus vulnérables en particulier. Des réserves stratégiques, l'investissement dans les systèmes de stockage, des politiques bien conçues permettent de réduire les coûts pour les producteurs et consommateurs. Il ne s'agit pas uniquement de réponse à la situation d'urgence, il s'agit de mécanismes permettant de stabiliser les marchés et de stabiliser donc l'accès à des denrées alimentaires saines. Dans le contexte du changement climatique, créer des réserves devient encore plus important. J'aimerais souligner deux politiques importantes, des prix minimums et des assurances rurales afin de permettre aux agriculteurs de gérer mieux les risques croissants liés à la production agricole. Je voudrais également dire que dans des défis majeurs, c'est d'améliorer l'infrastructure de l'énergie pour la distribution. Nous devons veiller à ce que ces produits alimentaires arrivent jusque dans les périphéries, les zones les plus éloignées de notre pays, notamment dans les régions qui sont identifiées comme étant des déserts alimentaires. Pour faire face à tous ces défis, nous avons créé un plan de distribution, qui consiste en plusieurs mesures pour améliorer l'accès à des régimes alimentaires sains et variés. Il y a donc des points de vente, des mesures de soutien aux agriculteurs et améliorer le fonctionnement des marchés pour que les coopératives puissent vendre davantage sur ces marchés. Et nous devons continuer à oeuvrer au quotidien. Le Brésil estime que les femmes sont vraiment des acteurs indispensables de cette transformation. Notre expérience montre qu'un investissement public assez modeste combiné des microcrédits, une aide technique, une assistance technique peut générer de nombreux avantages avec une amélioration de la nutrition au sein des ménages, une augmentation des revenus et un renforcement de l'autonomie des femmes. Ces initiatives montrent que des politiques publiques intégrées permettent d'avoir beaucoup plus d'impact que des mesures isolées. Excellence, pour évaluer les progrès et En conclusion, je dirais qu'il faut avancer étape par étape. Il y a différentes politiques qui interagissent les unes avec les autres et les résultats ne sont pas possibles grâce à des actions isolées, mais les résultats sont possibles lorsqu'il y a tout un écosystème de mesures politiques et ce qui permet d'obtenir de nombreux résultats de manière simultanée. Les régimes alimentaires ne devraient pas rester le privilège de ceux qui peuvent se le permettre financièrement. Notre objectif partagé devrait être de façonner des systèmes agroalimentaires de façon à ce que produire des denrées alimentaires saines soit attractif pour les agriculteurs et que toutes les familles puissent se permettre un tel régime. C'est la vision du Brésil. C'est ce qui a été avancé par le Brésil lors de sa présidence du G20. Il faut réduire la fragmentation, appuyer des approches intégrées et monter en puissance. Tous ces efforts permettent d'ores et déjà d'obtenir des résultats. La transformation pérenne des systèmes agroalimentaires constitue l'une des opportunités de notre génération. C'est l'opportunité de lutter contre la faim, d'améliorer les moyens de subsistance et de restaurer la nature simultanément. Donc agissons tous ensemble. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Merci infiniment pour vos remarques de clôture.
Mesdames et Messieurs, nous sommes arrivés à la fin du lancement de l'état de la sécurité.
Alimentaire de la nutrition dans le monde édition 2026. Au nom des partenaires du SOFI, je souhaite remercier l'ensemble de nos intervenants et remercier tous ceux d'entre vous dans la salle et en ligne qui nous ont suivis. Nous espérons que cette discussion a renforcé l'importance d'un travail conjoint et ce afin de rendre les régimes alimentaires sains accessibles et abordables partout dans le monde. Je vous remercie.