Intergovernmental Working Group on Older Persons (IGWG)
The Intergovernmental Working Group on older persons is an open-ended intergovernmental body.It has been established with the mandate to elaborate a legally binding instrument on the human rights of older persons, with the objective of promoting, protecting, and ensuring the full enjoyment of human rights by older persons. The first session is scheduled to be held from 13-17 July 2026 at Tempus, Palais des Nations, Geneva. The session will start on Monday, 13 July 2026 at 3 pm. From Tuesday, 14 July to Friday, 17 July, the Working Group will meet from 10 am to 6 pm.
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Bonjour, Excellence, Mesdames et Messieurs les participants et participantes, je déclare ouverte la première session du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé d'élaborer un instrument juridiquement contraignant sur la promotion et la protection des droits humains des personnes âgées. Notre groupe de travail par le Conseil des droits de l'homme et sa résolution 38/13 a comme mandat de préparer et de présenter au Conseil des droits de l'homme un projet d'instrument juridiquement contraignant sur les droits humains de toutes les personnes âgées avec comme objectif de promouvoir, protéger et assurer la pleine jouissance des droits humains de toutes les personnes âgées. J'ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à à la haute commissaire adjointe, Madame Awa Dabo, qui est parmi nous aujourd'hui. Et je l'invite à faire ses remarques liminaires. Madame la haute commissaire adjointe, vous avez la parole.
Merci beaucoup, excellence, mesdames et messieurs. C'est un honneur pour moi de vous rejoindre ici à l'ouverture de cette première session. du groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé d'élaborer un instrument juridiquement contraignant sur la promotion et la protection des droits humains des personnes âgées. Cette initiative arrive à un moment décisif. De part le monde, des transformations démographiques très importantes sont en cours. La population vieillit, ce n'est pas simplement maintenant une tendance qui se limite à quelques régions. À la fin des années 2070, la population mondiale âgée de 65 ans au moins devrait dépasser le nombre d'enfants âgés de moins de 18 ans de par le monde. Ces modifications structurelles auront des ramifications qui iront très loin pour nos sociétés, pour les systèmes des soins de santé et des systèmes de soins, pour les marchés du travail, les systèmes de retraite, pour les structures familiales et les responsabilités en matière de soins, pour la riposte humanitaire et au quotidien pour la jouissance des droits de l'homme par les personnes âgées. Aujourd'hui, l'âgisme, la discrimination, la violence, La négligence, les violations de leurs droits, des protections sociales insuffisantes, des lacunes en matière de soins de santé, notamment sur le long terme, et d'autres obstacles restent. très répandues. Ce ne sont pas des questions isolées. Ces types de problèmes apparaissent dans toute une série de contextes culturels, économiques et juridiques différents, mais tous reviennent à un seul point sous-jacent, un seul problème sous-jacent. Les personnes âgées, bien trop souvent, restent invisibles en matière d'interprétation, de mise en œuvre de leurs droits. Et c'est précisément pour cette raison qu'un instrument, juridique spécifique sur les droits des personnes âgées est nécessaire. Les personnes âgées sont déjà des détenteurs de droits au titre du droit international relatif aux droits de l'homme, mais le cadre existant n'a pas été conçu pour tenir compte de toutes ces formes de discrimination et d'exclusion auxquelles ils font face. Et résultat, des protections très importantes, souvent ne sont pas très claires, ne sont pas appliquées de façon uniforme ou parfois sont très difficiles à défendre. Un instrument juridiquement contraignant devrait changer tout cela. Cela fournirait aux droits aux personnes âgées et aux organisations qui les représentent un socle juridique concret qui leur permettrait de faire valoir leurs droits. Cela donnerait également aux États un cadre très clair qui leur permettrait d'élaborer des lois, des politiques et de créer des différents services. Cela va également permettre de mieux faire certains choix au niveau budgétaire et de choix de programmes dans différents contextes nationaux. En créant ce groupe de travail, le Conseil des droits de l'homme vous a confié un mandat très ambitieux qui va nous rapprocher de notre objectif, c'est-à-dire faire en sorte que les personnes âgées puissent bénéficier de tous leurs droits de l'homme. Notre commissariat est prêt à vous aider dans ce processus et nous attendons avec impatience de pouvoir travailler avec vous et tous les partenaires dans les mois qui viennent. Merci.
Merci, Madame la Haute Commissaire adjointe. Je vais passer à l'espagnol. Excellence, Madame la Haute Commissaire adjointe, Mesdames et Messieurs, chers collègues, tout d'abord, permettez-moi de vous remercier tous et toutes d'être là aujourd'hui. Je souhaiterais souhaiter la bienvenue à ceux qui sont venus de leur capitale, de leur ministère des affaires étrangères et d'autres institutions nationales pour participer à cette première session de notre groupe. Je souhaiterais remercier également toutes les organisations non gouvernementales qui accompagnent tout ce processus. Nous savons que derrière chaque personne ici, il y a un effort, un effort personnel qui est consenti au niveau aussi des institutions. et au niveau des familles. C'est pour cela que votre participation, ce n'est pas simplement une question de données ou le fait d'être là. C'est une illustration concrète de votre engagement dans l'engagement de tous vos gouvernements durant tout ce processus. Et je souhaiterais évidemment revenir sur ce qu'a dit la haute commissaire adjointe. Je souhaiterais la saluer et dire que son expérience très importante dans le système multilatéral, tout son en matière de protection des droits de l'homme représente une référence pour nous tous. Nous la remercions, nous vous remercions, Madame, d'être à nos côtés en ce moment si important et nous vous souhaitons tout le succès possible pour assumer vos responsabilités. Je souhaiterais également souhaiter la bienvenue à notre nouveau secrétaire, M. Khaled Hassine. Je pense que nombre d'entre vous le connaissent. depuis qu'il fait partie du Haut-Commissariat. Il connaît très bien tout le système. Il a fait preuve de son professionnalisme. Son engagement ne fait aucun doute et je pense que tout cela va beaucoup contribuer au bon déroulement de nos travaux. Chers collègues, aujourd'hui, nous ne sommes pas simplement en train d'ouvrir la première réunion de ce groupe de travail. Nous sommes en train de lancer tout un processus, un processus qui s'est fait attendre pendant des années. De nombreux Etats l'ont attendu, des institutions nationales des droits de l'homme, des organisations de la société civile également l'ont attendu et surtout des millions de personnes âgées l'ont attendu, des personnes venant du monde entier et qui espèrent que la communauté internationale va continuer de renforcer la protection de leurs droits. Le chemin n'a pas été sans heurts. Il a fallu faire preuve de patience, de persévérance et d'une énorme capacité créer des ponts entre les différents points de vue. Et c'est précisément pour cela que ce moment revêt une signification toute particulière parce que les processus multilatéraux ne naissent jamais de l'improvisation. Ce sont le résultat d'années de travail en coulisses, de nombreuses discussions et d'une profonde conviction partagée selon laquelle certains défis doivent être relevés de façon collective. La résolution 58/13 du Conseil des droits de l'homme, adoptée par consensus et avec un large appui des États, nous octroie un mandat qui est très clair. Et ce mandat, n'est plus l'apanage de ceux qui étaient à l'origine de cette initiative, elle appartient à tout le monde et c'est peut-être la force de ce processus et j'aimerais tout d'abord remercier tous les collègues ambassadeurs qui m'ont fait confiance et qui m'ont élu pour que je puisse présider ce groupe de travail intergouvernemental. Je prends ces responsabilités avec toute l'humilité nécessaire, convaincu, profondément convaincu que le rôle du président, ce n'est pas simplement mener des États vers une conclusion prédéterminée, mais c'est créer les conditions propices pour que ce soient les États eux-mêmes qui puissent, grâce au dialogue, élaborer un résultat qui va vraiment leur appartenir, appartenir à tout le monde. Et je souhaiterais également remercier le groupe restreint composé du Brésil, de la Slovénie, des Philippines, de la Gambie et de mon propre pays, l'Argentine. Durant des années, ces pays ont maintenu vivante cette initiative avec une persévérance qu'il convient de souligner. Et je souhaiterais ici remercier tous ceux qui ont contribué à ce processus, tous mes remerciements. Je souhaiterais également remercier le Haut Commissariat, remercier les institutions nationales des droits de l'homme, les représentants de la société civile et notamment toutes les personnes âgées qui aujourd'hui sont présentes ici dans cette salle et qui suivent nos travaux à partir de différentes régions du monde. Votre présence nous rappelle sans cesse quel est vraiment le sens de ces discussions et de ces négociations parce que les traités internationaux, ce n'est pas un simple exercice théorique, ce ne sont pas simplement des textes juridiques, ce sont des instruments qui sont conçus pour améliorer la vie des personnes. Et ça, ça doit être notre boussole. Durant cette semaine, nous allons officiellement lancé une négociation qui va exiger de la patience, de la créativité et une façon de voir les choses sur le long terme. Aucun instrument international important ne peut être élaboré en quelques jours. Les accords qui durent vraiment sont ceux qui naissent sur la base du respect mutuel, de l'écoute sincère, de la volonté de comprendre avant de vouloir convaincre. Et c'est pour ça que nous avons prévu un programme qui va nous permettre d'entendre le plus de points de vue possible. Nous allons entendre des interventions des États. Nous allons également prendre connaissance des contributions écrites qui vont être reçues ou qui ont été reçues durant les périodes entre les sessions. Et nous allons consacrer également un espace spécial pour vraiment comprendre l'histoire de ce processus parce que tout processus de négociation a une mémoire et connaître cette mémoire institutionnelle, c'est indispensable pour pouvoir avancer de façon intelligente. Nous ne sommes pas ici pour commencer à partir de rien. Nous sommes ici pour faire fond sur ce qui a déjà été engrangé. Nous allons tirer les enseignements qui s'imposent. Nous allons éviter de répéter des discussions qui ont déjà eu lieu et qui nous ont déjà permis d'y voir plus clair. Nous allons également avoir la possibilité de dialoguer avec ceux qui connaissent très bien le fonctionnement du système international relatif aux droits de l'homme. Nous vivons à une époque où les mécanismes internationaux font face à de nombreux défis, des ressources limitées, des demandes croissantes et le besoin permanent de s'adapter à un monde qui évolue à une rapidité comme clair. C'est précisément dans ces moments que nous voyons apparaître les plus belles possibilités d'innover. Nous avons maintenant la possibilité de réfléchir non seulement au contenu de cet instrument à venir, mais également sur la manière dont nous concevons sa mise en œuvre. Nous pouvons vraiment commencer à réfléchir à la façon dont ces mécanismes peuvent être le plus efficaces possible, les plus accessibles, les plus durables, plus adaptés pour pouvoir de façon responsable et transparente utiliser les outils technologiques qui sont à notre disposition et qui se transforment déjà et qui transforment déjà nos sociétés. Notre objectif, ce n'est pas seulement de riposter ou de répondre aux besoins actuels, Il faut aussi préparer un système qui est capable de relever les défis de l'avenir. Et enfin, nous allons avoir vendredi un espace spécifique pour réfléchir à ces prochaines étapes. Je comprends très bien que de nombreux d'entre vous souhaiteraient mieux savoir vers où nous nous orientons. C'est tout à fait normal. Il faut la prévisibilité dans un processus, mais il est évident qu'aucun calendrier même s'il est détaillé, ne peut remplacer la volonté politique d'avancer, de progresser. Mon engagement en tant que président, c'est précisément de bien gérer le temps de façon responsable ainsi que les ressources que les États ont mis à la disposition de notre groupe de travail pour faire en sorte que chaque réunion apporte une valeur ajoutée concrète et que chaque étape nous rapproche vraiment de la réalisation du mandat qui nous a été confié. Chers collègues, les négociations multilatérales, bien souvent, ressemblent à un navire qui navigue. Il y a des journées ou des jours où le vent souffle dans les voiles et l'horizon nous paraît tout à fait libre de nuages. Mais il y en a aussi des jours où la mer est un peu plus agitée et que toute décision exige de faire preuve de prudence. Et aucun navigateur n'arrive à son port de destination sans problème lorsqu'apparaissent les premières hautes vagues. Il est très important de garder le cap avec sérénité, avec confiance, en se souvenant que nous avons un objectif commun que nous voulons atteindre. Et à chaque fois, nous devons Construire un instrument qui va renforcer la dignité et la protection des droits de milliers de personnes âgées de par le monde, c'est une responsabilité trop importante pour que nous agissions de façon cloisonnée. Nous devons, ensemble, dans le respect, avec ouverture, avec une réelle volonté de coopération. avancée, j'en suis convaincue, et que nous serons d'ailleurs, je suis aussi convaincue que nous serons à la hauteur du mandat que le Conseil des droits de l'homme nous a confié. Et c'est ainsi que je vous invite à agir avec pragmatisme et avec espoir, car les meilleures pages du multilatéralisme n'ont jamais été écrites par ceux qui pensent exactement de la même façon. Ces pages ont été écrites par des personnes qui, même si elles pensaient des choses différentes, ont décidé de s'asseoir à la même table et construire ensemble un avenir commun. Merci beaucoup. A présent nous allons passer au point 2 à l'ordre du jour, adoption de l'ordre du jour et du programme de travail pour cette première session du groupe de travail. Le projet de programme de travail a été placé sur la page web du groupe de travail. Est-ce que vous avez des commentaires ou ou des questions concernant le projet de programme de travail? Apparemment, ce n'est pas le cas. Puis-je considérer que le groupe de travail est prêt à adopter l'ordre du jour et le programme de travail pour cette première session? Pas d'objection? Il en est ainsi décidé. Pour ce qui est des modalités de travail de notre groupe de travail. Je souhaiterais vous rappeler que le temps d'intervention sera trois minutes. Sera deux trois minutes, ça c'est pour les États et les organisations internationales. Je vous demanderai de lever votre panonceau pour être inscrit sur la liste des orateurs. Les autres parties prenantes sont priées de s'inscrire quinze minutes à l'avance. Lors de la réunion d'organisation au mois de février, les institutions nationales de droits de l'homme, les organisations de la société civile et d'autres parties prenantes pertinentes ont eu l'occasion d'intervenir à la fin de chaque point à l'ordre du jour ou sous-point à l'ordre du jour. Nous allons maintenant entamer le débat général sur la structure et les principes directeurs de cet instrument futur conformément au programme de travail et à notre ordre du jour. Je donne la parole tout d'abord au Chili.
Merci beaucoup Monsieur le Président et toutes mes félicitations pour votre élection. Le Chili dit qu'il est urgent d'adopter un instrument juridiquement contraignant qui va définir clairement les droits des personnes âgées et les obligations des États pour leur pleine mise en œuvre et également pour le renforcement et la protection de ces droits. Sur la base de notre expérience nationale, nous proposons que cet instrument futur tienne compte du changement de paradigme que nous avons renforcé au Chili grâce à l'adoption de la loi promotion du vieillissement digne, actif et tenant compte de la santé. Nous sommes convaincus que les principes et les 15 droits spécifiques qui sont articulés dans cette loi nous offrent des pratiques dont il faut tenir compte pour concevoir un traité international. Tout d'abord, il est très important de consacrer ou de considérer les personnes âgées comme des titulaires de droits et comme des participants actifs à la société en ne voyant pas simplement le modèle de bien-être qui les a suivis au niveau historique, mais en les voyant également comme des sujets actifs et pas seulement des sujets passifs qui doivent recevoir de l'aide et de la protection. C'est ainsi que nous demandons à supprimer cette discrimination pour une question d'âge. Nous pensons que l'âge chronologique ne doit pas être utilisé pour discriminer ou pour classer les personnes dans des catégories différentes. C'est une forme de discrimination qui se traduit par des stéréotypes et des préjugés notamment qui sapent la solidarité intergénérationnelle et qui est un obstacle majeur pour le développement de mesures qui vont appuyer un vieillissement dans de bonnes conditions. Un nouveau instrument juridiquement contraignant devra également nous montrer dans quel domaine les cadres normatifs ont été insuffisants. Et ceci exige de développer ou d'élaborer des cités qui sont adaptées aux personnes âgées, Il faut également faire face à la violence dont elles sont parfois victimes. Dans ce contexte, nous devons également parler du fossé numérique et des différents défis, notamment que représente l'intelligence artificielle. Pour le Chili, la conception et la mise en œuvre de politiques qui visent précisément à construire cet instrument doivent absolument tenir compte des personnes âgées et de la société civile à chaque étape au moment de la prise de décision, en garantissant que les réponses de l'État tiennent compte de leurs besoins et de leurs rêves. Nous réitérons notre engagement par rapport à ce processus, Monsieur le Président. Un traité juridiquement contraignant doit non seulement établir des normes normatives, précisant pour combler certaines lacunes, mais doit également agir en tant que mécanisme central pour réveiller la conscience mondiale, pour promouvoir la participation de tous et de toutes pour un vieillissement dans une dignité réelle. Merci.
Je remercie le représentant du Chili et bravo pour cette nouvelle loi sur le vieillissement digne dont beaucoup de délégations peuvent s'inspirer. C'est quelque chose dont nous avons besoin, promouvoir des législations nationales en la matière. Je donne à présent la parole au Portugal.
Monsieur le Président, le Portugal vous remercie pour votre document qui nous donne matière à réflexion. Nous nous félicitons de l'organisation de cette première session du groupe de travail et nous souhaitons réaffirmer notre profond attachement à son mandat. Le Portugal promeut les droits humains des personnes âgées par le biais du statut des personnes âgées qui vient d'être adopté et qui a pour vocation de prévenir le placement en institution, les abus, la négligence et qui promeut l'autonomie. J'aimerais dire quelques mots sur le contenu, sur la structure de cet instrument juridiquement contraignant. S'agissant du contenu d'abord, c'est un instrument qui doit s'appuyer sur un cadre clair fondé sur les droits humains, qui reconnaît que les personnes âgées sont des titulaires de droits. peuvent bénéficier d'un exercice égal de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales sur un pied d'égalité avec les autres sans discrimination. Il faut aussi préciser les domaines dans lesquels des développements normatifs supplémentaires sont nécessaires. Il faut s'éloigner d'approches fondées sur les besoins et médicalisées et au contraire affirmer que les obstacles auxquels se heurtent les personnes âgées découlent des facteurs sociaux, juridiques, environnementaux, économiques et institutionnels qui limitent le plein exercice des droits et la participation à la société. Il faut aussi affirmer l'importance d'une participation pleine, significative et efficace des personnes âgées et des organisations qui les représentent, notamment par le biais de la consultation et par des mécanismes de codécision et de co-conception. La convention est adoptée en ce qui concerne la structure. un cadre clair, cohérent et global, cohérent avec l'architecture des traités existants en matière de droits humains, tout en restant réactif et remédier aux lacunes de protection pour les personnes âgées. On pourrait ainsi envisager, comme l'indique notre communication écrite, une section du préambule qui reconnaît l'âgisme comme une cause fondamentale de discrimination, d'exclusion et de refus des droits. Ensuite, l'objectif, la portée et la définition qui préciseraient les buts et la portée de la convention, des principes généraux, des obligations générales des États parties et puis troisièmement, une série de droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels en précisant leur application dans le contexte du vieillissement et en recensant les domaines dans lesquels un développement normatif supplémentaire s'impose et quatrièmement, mise en œuvre, suivi et reddition des comptes et puis dispositions finales. Monsieur le Président, en guise de conclusion, conviens, nous avons encore un long chemin à parcourir. Le Portugal est prêt à jouer son rôle et nous demandons aux autres entités des Nations Unies, à la société civile, au monde universitaire et aux autres parties prenantes pertinentes à soutenir les États pour mettre en œuvre la résolution 58/13. Il nous tarde de participer de façon constructive aux discussions de cette semaine. Merci Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Portugal pour cette déclaration et pour vos contributions à ce processus. Je donne à présent la parole au Brésil.
Merci, Monsieur le Président. Le temps est cyclique et l'âge ne manifeste pas uniquement les années que nous avons vécues, mais aussi l'expérience que nous avons accumulée, cette mémoire de qualité. Il y a une transformation démographique profonde qui est en cours, et ce malgré tout Ce processus est émaillé d'inégalités. Beaucoup de personnes n'arrivent pas à un âge avancé en raison des difficultés auxquelles elles se heurtent dans la vie. Il faut donc une approche fondée sur les droits humains qui reconnaissent la diversité et les processus du vieillissement. Avec une population âgée, il est important de renforcer la coopération entre les États, entre le monde universitaire, la société civile et les autres acteurs qui s'engagent à promouvoir et à protéger les droits des personnes âgées. C'est une occasion en or de renforcer notre engagement commun. Il y a un fondement normatif, fondée sur la mise en œuvre et le suivi. Le Brésil propose que la convention fasse fond sur les progrès qui ont déjà été accomplis avec d'autres conventions en intégrant dignité, autonomie, indépendance, égalité, lutte contre l'âgisme et les autres formes de discrimination. La participation, c'est aussi l'inclusion. Il faut reconnaître les contributions qu'apportent les personnes âgées. La prise en charge est un droit humain, tout comme l'accès à la justice, l'égalité de genre. la solidarité intergénérationnelle, le respect pour la diversité culturelle. Il faut accorder une attention particulière aux personnes en grande vulnérabilité. L'État a pour responsabilité de garantir les droits en tenant compte des déplacements forcés, des changements climatiques. Il faut aussi promouvoir l'apprentissage tout au long de la vie et l'inclusion numérique. Tenir compte de tous ces principes permettra d'élaborer un instrument international à même de promouvoir des politiques publiques, des législations nationales, l'objectif étant de garantir la dignité, l'autonomie, l'égalité, la participation et la sécurité des personnes âgées. Il faudra veiller à ce qu'il n'y ait pas de laissés pour compte. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Brésil. Une législation très complète existe au Brésil pour la protection des personnes âgées. Je donne la parole à l'Afrique du Sud.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. Nous nous félicitons de l'organisation de cette première session du groupe de travail intergouvernemental. Nous félicitons le Conseil des droits de l'homme qui a mis sur pied ce processus important par le biais de la résolution 58/13. C'est une étape opportune et nécessaire pour remédier à une lacune normative dans le système des droits humains international. Les personnes âgées ne sont pas des bénéficiaires passifs de la charité ou des soins, ce sont des titulaires de droits qui peuvent prétendre à un exercice plein égaux des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Et pourtant des millions de personnes âgées se heurtent toujours à la discrimination, aux abus, à la négligence, à l'exclusion et à la pauvreté, simplement en raison de leur âge. Comme nous le disons souvent, une société révèle son vrai caractère non pas par la façon dont elle traite les membres les plus forts, mais bien par par la façon dont elle traite les plus vulnérables. L'Afrique du Sud est favorable à l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant global sur la promotion et la protection des droits humains des personnes âgées. Nous nous félicitons du document de la présidence qui nous donne matière à réflexion. C'est une base utile et pragmatique pour nos discussions. L'accent est mis sur ce qui existe déjà, on ne part pas de zéro. Selon nous, cet instrument devrait s'appuyer sur le droit international des droits de l'homme tout en tenant compte des réalités de l'âge. Il faut inclure un préambule clair, des définitions le cas échéant, des principes généraux, des droits substantiels, une partie sur la mise en œuvre et sur le suivi et des clauses finales. Un tel instrument doit s'appuyer sur la dignité, l'égalité, l'autonomie, la participation, la non-discrimination, l'accessibilité, la reddition des comptes et la solidarité intergénérationnelle. L'accent doit être mis explicitement sur l'âgisme. Il faut reconnaître que les personnes âgées ne représentent pas un groupe homogène. Le traité devrait également refléter la réalité vécue des femmes âgées, des personnes handicapées, des personnes âgées dans les zones rurales, celles qui sont placées en institution et celles qui ont besoin de soutien. Il faut renforcer l'accès à la justice, reconnaître la prise de décision soutenue et le respect pour la volonté et les préférences des personnes âgées. Il faut également traiter des questions relatives aux droits humains dans la prise en charge. C'est une responsabilité commune des familles, des communautés et de l'État. Il faut également accorder toute l'attention qu'elle mérite à l'inclusion numérique, la santé, la prise en charge à long terme et la protection face aux atteintes, à la négligence et à l'exploitation. important d'assurer la participation significative des personnes âgées, ce qui veut dire que l'on avance en âge sans perdre en droits. Nous souhaitons pas participer constructivement aux travaux afin de mettre en place un instrument juridiquement contraignant, porteur de transformation fort, pratique et véritablement axé sur les générations actuelles et futures des personnes âgées. Je vous remercie.
L'Autriche a la parole.
Merci, Monsieur le Président. L'Autriche s'associe à la déclaration qui sera faite par l'Union européenne. Nous aimerions ajouter les éléments suivants à notre qualité nationale. L'Autriche se félicite grandement de cette première session de fond du groupe de travail intergouvernemental sur les droits humains des personnes âgées. La création de ce groupe est une étape importante. de remédier aux lacunes existantes en matière de droits humains et clarifier comment les droits humains universels s'appliquent aux personnes âgées. Nous aimerions remercier le Président et le Secrétariat pour l'appel à contribution et pour la collecte des points de vue des États, des entités des Nations Unies, de la société civile, des personnes âgées et des organisations qu'elles représentent. Nous prenons note de l'inclusion des personnes âgées dans le programme de cette session et nous encourageons à plus d'efforts pour garantir la visibilité et la participation. La participation significative est essentielle pour la légitimité et la qualité du processus. En même temps, nous constatons que les préparatifs de cette première session se sont avérés difficiles. Les documents de fond ont été mis à disposition des capitales, des experts et des parties prenantes assez tard, ce qui leur a rendu la tâche difficile. Ils ont eu à préparer en profondeur leur position à l'avance. Nous aurions souhaité une participation plus forte et plus visible des institutions nationales des droits de l'homme dans les tables rondes compte tenu du rôle important que ces institutions jouent dans la promotion des droits humains au niveau national. L'Autriche espère que cette première session ne se bornera pas à un échange général de points de vue. Nous espérons que l'on conviendra d'une feuille de route claire pour les prochaines étapes. D'ici la fin de la semaine, il devrait être claire, nous devrions avoir les idées claires quant à la suite à donner à nos travaux. Pour l'Autriche, l'instrument juridiquement contraignant futur devrait s'appuyer fermement sur le cadre existant en matière de droits humains. Il ne faut pas introduire de doublons, il faut plutôt préciser l'application des normes existantes pour les personnes âgées. Ce doit être le dénominateur commun et le point de référence central. Il faut remédier aux lacunes en matière de mise en œuvre et de normes et être un phare pour les droits humains principaux des personnes âgées. Il faut aussi donner des orientations claires aux États quant à leurs obligations. Le TRICHE accorde une grande importance à la dignité, l'autonomie, l'égalité, la non-discrimination, la participation, la protection face à la violence et aux abus, l'accès à la justice, le suivi efficace et la participation significative des personnes âgées tout au long du processus. Nous pensons aussi que l'âgisme doit être considéré comme un facteur structurel de discrimination et de violation des droits de l'homme. Les changements démographiques modifient nos sociétés en Autriche et en Europe. Les réponses en matière de droits humains doivent donc mettre l'accent sur l'âgisme en tant que problème. Il faut lever les obstacles, les stéréotypes et les structures discriminatoires qui empêchent les personnes âgées de pleinement exercer leurs droits. L'Autriche entend participer constructivement aux travaux de cette session. Je vous remercie.
Merci au représentant de l'Autriche. Vous avez peut-être raison de faire cette observation sur le processus et sur les documents qui sont arrivés un peu tard, mais je tiens à rappeler que c'est un processus qui a pris plus d'une décennie à New York et une fois qu'il est arrivé à Genève, les choses avancer le plus vite possible. C'est un processus très important, parfois les choses prennent du temps mais nous n'avons pas été lents, vous l'aurez constaté, il y a eu une approbation par consensus immédiate du Conseil des droits de l'homme une fois que le processus est arrivé à Genève. Nous sommes tous impatients mais c'est un processus qui prend du temps, nous ne souhaitons pas perdre perdre du temps, mais il faut faire preuve de tolérance et de patience, n'est qu'ainsi que l'on pourra mettre en branle un processus tel que celui-ci. Je vous remercie. Le Guatemala a la parole.
Monsieur le Président, permettez-moi de vous féliciter pour votre présidence de cette première session. Vous pouvez compter sur le soutien du Guatemala pour la conduite de nos travaux. Ma délégation se félicite de participer à ce processus historique. Après des années de dialogue et de réflexion, nous mettons en branle ce processus d'élaboration d'un instrument juridiquement contraignant destiné à renforcer la protection des droits humains des personnes âgées. Notre pays va contribuer à ces travaux dans un esprit constructif, Nous en sommes fermement convaincus, vieillir dans la dignité doit être un droit garanti pour tous et toutes. La future convention, selon nous, doit réaffirmer les droits humains reconnus universellement. Cette convention doit combler les lacunes de protection auxquelles se heurtent toujours les personnes âgées. Cet instrument doit surmonter les obstacles et les formes de discrimination. le soulignons, l'inclusion des femmes âgées est essentielle pour une société plus équitable et plus inclusive. Au Guatemala, elles représentent 8,1% de la population. L'État doit reconnaître le droit des femmes âgées à des conditions de vie dignes, sans discrimination, sans vulnérabilité. Les Nous pensons que ce processus doit s'appuyer sur des principes tels que la justice sociale, l'égalité face à la loi, l'accès effectif à la justice, l'autonomie et l'indépendance, le consentement libre et en connaissance de cause, la non-discrimination et l'inclusion. Il faut reconnaître la valeur des soins qui constituent une responsabilité partagée par l'Etat, la famille et la société. Nous pensons qu'il est essentiel que ce processus soit mené à terme avec une large participation des personnes âgées, des institutions nationales compétentes et de la société civile. Leurs expériences, leurs contributions sont indispensables pour que nous parvenions à un instrument légitime, inclusif et à même de répondre aux réalités que connaissent nos sociétés. Monsieur le Président, ce processus est un pacte entre les générations. Nous devons cimenter un cadre de protection. Nous réaffirmons notre attachement à ce processus. Nous comptons y participer avec sérieux et avec dynamisme pour que le résultat montre à chaque personne âgée qu'il n'y a qu'une seule vérité, elles ne sont pas seules et elles ne seront pas oubliées. Merci,
merci au Guatemala pour votre participation et votre contribution. Le Guatemala s'est doté d'une législation nationale très solide. Il y a un processus pour l'adoption de la Convention interaméricaine sur les personnes âgées. Il serait très positif d'en assurer l'adoption, mais en tout cas, le Guatemala s'est doté d'un régime national très solide. L'Équateur a la parole.
Merci, Monsieur le Président. Ma délégation remercie le Haut-Commissariat pour l'organisation de cette première réunion de fond du groupe de travail. mis sur pied en vertu de la résolution 58-13. En tant que co-auteurs de cette résolution, nous réaffirmons notre profond attachement à cet instrument international juridiquement contraignant. Nous espérons que tous les États, les organisations internationales, la société civile et les autres acteurs pertinents saisissent cette occasion pour marquer un jalon dans le renforcement du droit international des droits de l'homme. Les personnes âgées sont déjà titulaires de tous les droits humains. Néanmoins, comme nous le savons, ils se heurtent encore à des obstacles pour le plein exercice de ces droits. Les obstacles qui découlent de la transformation technologique rapide de la numérisation se traduisent par formes d'exclusion telles que l'accès aux services financiers, aux systèmes de paiement, aux assurances médicales, à la prise en charge sanitaire, à l'information publique et aux démarches administratives. Il y a aussi des risques disproportionnés de pauvreté et d'exclusion économique, la persistance de la discrimination due à l'âge dans l'emploi et les limites imposées à l'exercice du droit à la santé, notamment dans les cas d'urgence sanitaire, de pandémie, de crise humanitaire et de catastrophe naturelle. Alors que les personnes âgées devraient représenter 2,1 milliards de personnes d'ici à 2050, la population âgée dépassera le nombre de jeunes. Il faut se doter d'un cadre juridique international qui permette de relever les défis et de renforcer la protection des droits des personnes âgées. Dans le cadre du programme de travail de demain, il ne faut pas commencer de zéro. En effet, il faut faire fond sur les progrès déjà obtenus dans le droit international des droits de l'homme et il faut faire fond aussi sur les expériences régionales existantes, sur les normatives nationales. En tant qu'État partie à la Convention interaméricaine sur la protection des droits des personnes âgées, nous le réaffirmons, l'instrument futur doit compléter et renforcer le cadre juridique existant en promouvant la dignité, l'autonomie, l'indépendance, la participation et l'inclusion des personnes âgées avec des mesures spécifiques destinées à relever les défis en matière de protection. Les L'Équateur le souligne, il est important de garantir la participation effective des personnes âgées et des organisations qui les représentent, non seulement pour l'élaboration de cet instrument, mais aussi pour la conception, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des politiques publiques que les États adopteront en la matière. Monsieur le Président, vous pouvez compter sur notre soutien. Nous sommes prêts à travailler de façon ouverte et constructive avec toutes les délégations pour élaborer un instrument universel solide qui promeuvera, protégera et garantira les droits des droits humains des personnes âgées.
Je remercie le représentant de l'Équateur. Merci pour vos contributions. L'Union européenne a la parole.
Merci Monsieur le Président, je tiens à vous remercier, vous et les autres membres du groupe, pour les modalités de la session et pour les documents distribués la semaine dernière. L'Union européenne est prête à travailler avec le groupe pour remédier aux lacunes de protection et pour garantir le respect, la protection et l'exercice des droits humains des personnes âgées. L'Union européenne reste profondément attachée à la promotion active de l'exercice des droits de toutes les personnes sans discrimination. Nous sommes favorables à une approche fondée sur les droits humains qui reconnaissent les personnes âgées comme des titulaires des droits et des membres actifs de la société. Il faut ainsi garantir la participation significative, l'accès, l'accessibilité et l'inclusion des personnes âgées dans tous les domaines de la vie. la vie autonome, la lutte contre l'âgisme et la discrimination liée à l'âge et la lutte contre toutes les formes de violence, de négligence, d'abus et d'exploitation. Dans notre déclaration de février, nous avions dit qu'au sein de l'Union européenne, nous avions un acquis législatif et politique important au profit des personnes âgées sur différents thèmes. Dans l'intervalle, en mars 2026, la Commission européenne a adopté une stratégie sur l'équité intergénérationnelle qui promeut une perspective intergénérationnelle de long terme et qui entend garantir l'égalité des chances, des droits et des responsabilités pour toutes les générations. Alors que les populations vieillissent, il est de plus en plus important de promouvoir l'inclusion et la participation des personnes âgées et de surmonter les obstacles au plein exercice de leurs droits. Alors que nous entamons le travail de notre groupe, il nous tarde de participer aux discussions de cette semaine, d'entendre les présentations faites, Et nous comptons sur la participation significative des organisations de la société civile, les représentants des personnes âgées, y compris les personnes âgées handicapées, les personnes se heurtant à des vulnérabilités croisées, les personnes âgées de toutes les régions. Nous sommes reconnaissants aux parties prenantes du monde entier pour leur communication en réponse à l'appel à contribution dont nous pouvons nous inspirer. Vous vous en doutez, nous avons besoin de plus de temps pour délibérer sur les documents La session est saisie notamment de votre document qui donne matière à réflexion. Nous soulignons une fois encore que l'élaboration des normes liées aux droits des personnes âgées doit se fonder sur le droit international des droits de l'homme, y compris la Convention sur les droits des personnes handicapées, à laquelle l'Union européenne est partie aux côtés de ses États membres. Il faut également s'appuyer sur les instruments régionaux pertinents. En guise de conclusion, Monsieur le Président, nous vous souhaitons beaucoup de succès dans la conduite de nos travaux cette semaine. Compte tenu des tendances démographiques et de l'avenir de nos sociétés, il est important de préserver la pleine jouissance des droits humains des personnes âgées et il est crucial de promouvoir l'équité intergénérationnelle. Je vous remercie.
Merci à l'Union européenne pour cette déclaration et pour ce soutien au processus et pour votre coopération. Je donne à présent la parole au Mexique.
Merci Monsieur le Président rapporteur, merci de nous donner la parole. Le Mexique appuie le mandat de ce groupe de travail intergouvernemental, à savoir élaborer un instrument juridiquement contraignant. Nous vous remercions pour l'organisation de cette première session. Avec cette session, nous avançons sur un engagement commun, à savoir remédier à certaines lacunes juridiques pour protéger et garantir les droits des personnes âgées dans toute leur diversité. L'instrument que nous allons négocier doit transformer la façon dont notre société voit le vieillissement. Les personnes âgées ne représentent pas un fardeau. ne sont pas simplement des bénéficiaires d'aide, ce sont des titulaires de plein droit qui contribuent à la vie culturelle, économique, politique, sociale et communautaire. Nous reconnaissons leur pleine autonomie et leur capacité juridique. Il est important de garantir leur participation effective, c'est ce qui donnera légitimité et efficacité à un instrument futur juridiquement contraignant. Il faut lutter contre l'âgisme et promouvoir l'inclusion des personnes âgées en garantissant l'accès aux moyens numériques, au travail des soins, et à la protection sociale. C'est indispensable. Nous pensons que la création, le renforcement et la transformation des systèmes de prise en charge et d'appui qui s'appuient sur les droits humains avec une approche de désinstitutionnalisation en tenant compte de l'âge et des handicaps, en mettant l'accent sur les droits des personnes âgées, en reconnaissant leur contribution au bien-être et au développement de la société, constitue un élément central qui doit trouver sa place dans cet instrument juridiquement contraignant. Pour ce processus, il est important de tenir compte des normes qui existent déjà en matière de soins et de prise en charge. Il y a notamment l'avis consultatif de la Cour interaméricaine des droits de l'homme sur les soins, la résolution récente du Conseil des droits de l'homme sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles dans le contexte des systèmes de soins et de prise en charge et les avancées dans différents domaines, notamment à l'OIT. Ce sont des cadres qui renforcent les obligations des États qui doivent passer de modèles d'assistance à des modèles qui garantissent l'autonomie, la dignité et la participation pleine et entière des personnes âgées à la vie sociale, économique et politique. Le Mexique réaffirme son attachement à un instrument solide qui reconnaisse la dignité et les droits qui ne diminuent pas avec l'âge. Je vous remercie.
Merci à la représentante du Mexique. Le Mexique a pris une initiative fondée sur la loi pour les personnes handicapées avec la création d'une institution pour les personnes âgées. Je crois que c'est important, c'est peut-être l'un des seuls instituts ou organismes nationaux de ce type, organisme qui traite exclusivement de la question des personnes âgées. Merci de votre participation, Madame la représentante du Mexique. Je donne à présent la parole à l'Irlande.
L'Irlande se félicite de cette possibilité de participer à cette première session du groupe de travail intergouvernemental et de contribuer à l'élaboration de ce futur instrument juridiquement contraignant sur le droit et la protection des personnes âgées. Nous avons une population qui vieillit. Les personnes âgées font face à plus de risques de discrimination basée sur l'âge. La discrimination basée sur l'âge et l'âgisme, ce sont des concepts. inacceptable, cela viole les droits des personnes à l'égalité et à la dignité. Nous élaborons des normes pour empêcher l'âgisme et la discrimination basée sur l'âge dans tous les domaines. Nous reconnaissons qu'il ne s'agit pas d'un groupe marginal et la discrimination qu'ils, auxquels ils font face non seulement se base sur l'âge mais sur d'autres facteurs, le genre et l'origine ethnique notamment. Le cadre général d'un instrument juridiquement contraignant devra consacrer l'autonomie des personnes âgées et appuyer pleine participation à l'économie et à la société. Nous reconnaissons que le vieillissement est un aspect normal de la condition humaine. L'instrument doit présenter une vision tournée vers l'avenir du changement, basée sur la diversité des personnes âgées dans des sociétés vieillissantes. Nous soulignons que que tout nouveau instrument devrait tenir compte de l'universalité et l'indivisibilité des droits de l'homme et devrait s'aligner sur d'autres engagements relatifs aux droits de l'homme, notamment le CRPD et son protocole facultatif. Nous attendons avec intérêt de pouvoir contribuer au processus de rédaction. Merci.
Je remercie la représentante de l'Irlande. Je donne la parole au Togo.
Merci, Monsieur le Président. Le Togo salue les efforts consentis par vous-même, le secrétariat du groupe de travail ainsi que l'ensemble des parties prenantes pour la tenue de cette première session du groupe de travail intergouvernemental chargé d'élaborer un instrument juridiquement contraignant sur les droits des personnes âgées. Nous accordons une importance particulière à cette session inaugurale qui marque une étape décisive dans la consolidation des diverses études et dynamiques allant dans le sens de la conventionnalité des droits liés au vieillissement. Sur la structure du futur instrument, nous pensons que les principales conventions internationales des droits de l'homme nous offrent un canevas varié et approprié. Pour l'essentiel, le Togo plaide pour un texte organisé autour des dispositions générales, d'un énoncé précis des droits substantiels, des obligations des États parties ainsi que des mécanismes de mise en œuvre, de suivi, mais surtout de coopération. À ce sujet, nous pensons que les mécanismes de rapports périodiques et surtout l'instauration d'un forum d'échange et de coopération sur les droits des personnes âgées est indispensable, un peu comme à l'image des universités des personnes âgées que le gouvernement togolais organise au plan national. S'agissant des principes directeurs, notre délégation estime que le futur instrument doit affirmer avec force la dignité inhérente aux personnes âgées, l'égalité et la non-discrimination, l'autonomie, la participation pleine et effective à la vie publique ainsi que le respect du consentement de la volonté des personnes âgées. Le Togo voudrait également insister sur la nécessité d'intégrer une approche fondée sur les droits humains, sensible à l'égalité hommes-femmes et attentive aux situations de vulnérabilité multiples. Les femmes âgées, les personnes âgées vivant avec un handicap, de même que celles vivant en milieu rural ou en situation de pauvreté, doivent bénéficier d'une protection renforcée. En outre, la structure du futur instrument doit également prévoir des dispositions relatives à la protection contre les formes de violence, d'abus, de négligence et d'exploitation, y compris les cadres familiaux, institutionnels, communautaires et numériques. Le texte doit consacrer de manière explicite certains droits spécifiques tels que l'accès aux soins de santé, à la protection sociale, à la justice, au logement, à un niveau de vie adéquat ainsi qu'aux services d'accompagnement de longue durée dans le respect de la dignité de la personne âgée. Il importe également de souligner que la participation Il importe également de souligner que la participation des personnes âgées elles-mêmes aux travaux ainsi que la représentativité de leurs associations doit demeurer un principe méthodologique central, surtout en ce qui concerne la composition et le fonctionnement du mécanisme de mise en œuvre et de suivi. Monsieur le Président, le Togo voudrait accompagner ce processus et se languit de participer aux travaux durant toute cette semaine. Je vous remercie.
Merci beaucoup au représentant du Togo. Je souhaiterais mettre en exergue un élément très important. Votre participation, le message que vous transmettez, votre intervention a beaucoup d'importance et je vais vous dire pourquoi. En effet, il y a de nombreuses missions ici qui ne n'ont pas des délégations très fournies et qui manquent de ressources humaines. Et bien souvent, nous sommes face à un dilemme. De quoi devons-nous nous occuper en premier lieu? Quelle est la priorité? Dans ce cas-ci, par exemple, l'ambassadeur couvre de tout, l'OMC, etc. Parfois, certaines délégations ont deux ou trois ambassadeurs et beaucoup de personnel. Donc le fait qu'une délégation comme le Togo et bien d'autres encore soient ici en faisant cette intervention dans cette salle, c'est vraiment quelque chose d'important. Cela a beaucoup de valeur car le fait que vous soyez là déjà transmet un message que vous êtes intéressés, que vous êtes engagés par rapport à ce processus et j'encourage les autres Etats qui ont des petites délégations de participer à ce processus. Ceci nous permet de voir les différents points de vue. Nous ne voulons pas avoir les points de vue de seulement les pays développés ou en développement ou d'une région. Nous voulons avoir une participation très large des différents Etats membres de toutes les régions du monde. Et plus il y a de délégations présentes, plus le débat sera riche et le processus aussi. Merci encore une fois au représentant du Togo. Je donne la parole à présent à la Slovénie qui est un des piliers de ce processus. Un des piliers, peut-être le pilier. Vous avez la parole.
Merci, Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole devant vous aujourd'hui Comme vous l'avez dit, depuis plus de dix ans, nous avons mené un plaidoyer pour une meilleure protection des droits des personnes âgées et cette session est une belle occasion pour nous. On commence à passer de la parole aux actes et à établir des normes. Nous passons des rêves à des obligations. Malgré l'universalité des droits de l'homme, les personnes âgées bien souvent restent invisibles dans des cadres internationaux et parfois dans des époques de grands changements démographiques, géographique, c'est extrêmement important de parler des droits des personnes en tenant compte de leur vulnérabilité, de leur spécificité. Nous sommes convaincus que ces limites et ces lacunes doivent être comblées de façon circonstanciée. Les traités existants proclament la non-discrimination et l'égalité, mais il n'y a pas de dispositions spécifiques pour lutter contre l'âgisme. Un instrument, une convention internationale juridiquement contraignante sur les droits des personnes âgées va nous donner ce que nous n'avons pas encore, un cadre complet avec des nouvelles normes. Nous avons besoin d'un instrument qui va nous donner un cadre robuste pour préserver l'égalité, la dignité, les droits des personnes dans la pratique, pas seulement sur le papier. Nous voyons cela comme faisant partie intégrante des traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, ancrés dans les droits de l'homme. et ainsi cela pourra permettre de fournir une plateforme pour les plaidoyers, un instrument très fort pour la reddition des comptes. Parmi les principes directeurs généraux, nous considérons comme prioritaires l'égalité, la non-discrimination, notamment l'égalité de genre, le respect pour la dignité et l'autonomie, la participation et l'inclusion dans la société, l'accessibilité, conformément aux normes internationales relatives aux droits de l'homme. Le processus de rédaction est un moteur pour le dialogue et la coopération internationale. Grâce à cela, nous pouvons partager des pratiques, apprendre les uns des autres et favoriser le consensus autour de principes qui reflètent notre universalité. Les droits de l'homme doivent pouvoir s'adapter aux changements avec conviction et solidarité. Il est très important le processus permet la participation réelle de toutes les parties prenantes permanentes des États membres, à la société civile, aux INDH, aux universités et plus important encore, cela doit être mû par les voix et l'expérience des personnes âgées elles-mêmes. Ce ne sont pas simplement un sujet de discussion, ce sont des acteurs du changement. Les personnes âgées représentent un groupe très hétérogène. ce sont des titulaires de droits, mais souvent sont perçus comme simplement des récipiendaires de l'aide sociale. Monsieur le Président, ce processus devrait faire fond sur ce qui a déjà été fait grâce à d'autres mécanismes et d'autres processus, notamment les résultats du groupe de travail à composition non limitée sur le vieillissement, les rapports pertinents du Haut-Commissaire et d'autres cadres encore. Nous allons participer activement aux travaux ici lors des sessions officielles et entre les sessions. Ce groupe de travail nous donne une occasion en or de guider la transformation de notre approche pour comprendre le vieillissement et la longévité. Nous encourageons tout le monde à participer de façon constructive à ce processus. Merci.
Merci beaucoup, Madame la représentante de la Slovénie. Et je souhaiterais ajouter quelque chose qui est tout à fait crucial. Lorsque nous avons la responsabilité de mobiliser les efforts, les gens, les processus, les idées, mais vous savez, ce n'est pas quelque chose qui se fait de façon automatique. Il y a toujours des gens qui sont derrière tout cela en coulisses, mais parfois, c'est plus le cas que dans d'autres. Et concernant ce point-ci spécifiquement, je souhaiterais mettre en exergue le rôle crucial joué par l'ambassadrice de la Slovénie. Elle était toujours là. Elle a maintenu vivant ce processus et lorsque les autres étaient découragés, elle était là. pour mobiliser les autres, les faire progresser. S'il y a quelqu'un à Genève qui mérite vraiment toute cette reconnaissance ou qui est la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd'hui, eh bien c'est bien elle. Nous lui devons vraiment beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup Anita, merci pour tout. À présent, je donne la parole à Malte.
Merci, Monsieur le Président rapporteur, je me fais l'écho de ce que vient de dire le rapporteur. l'écho de toute l'admiration que vous avez exprimée par rapport à l'ambassadrice de la Slovénie, nous souscrivons à l'intervention de l'Union européenne. Nous nous félicitons de cette première session du groupe intergouvernemental sur les personnes âgées, créée grâce à la résolution 58/13. Alors que ce groupe de travail commence ses travaux, les droits des personnes âgées ont atteint un jalon très important. Comme l'a demandé la résolution 58/13 du Conseil des droits de l'homme, ce groupe de travail va élaborer et soumettre au Conseil des droits de l'homme un projet d'instrument juridiquement contraignant sur les droits humains des personnes âgées. Le Conseil a également demandé que cet instrument à venir ait comme objectif principal la promotion, la protection et la pleine jouissance des droits de l'homme des personnes âgées. C'est avec cela à l'esprit que Malte voit les sessions de ce groupe de travail. Créer un instrument juridiquement contraignant est un processus laborieux et nous allons compter sur la sagesse et la patience du président rapporteur. Nous sommes convaincus qu'il va guider ce processus de façon efficace tout en assurant son intégrité. Nous savons que tous les États ici et notamment les membres du groupe restreint et les organisations de la société civile ont œuvré sans relâche depuis des années pour que ce processus atteigne de cette étape et Malte est fière d'avoir joué son rôle en 1969 à l'Assemblée générale lorsque l'on parlait de la protection des droits et assurer le bien-être des personnes âgées dans l'article 11 de la déclaration sur le progrès social et le développement de 1969. Monsieur le rapporteur, La terminologie que nous utilisons aux Nations Unies aujourd'hui a peut-être changé et est devenue probablement plus inclusive, mais notre objectif reste identique. Notre objectif est de faire en sorte que les personnes âgées voient leurs droits protégés pleinement, sans subir aucune discrimination. Nous pensons que c'est là une des grandes priorités de ce groupe de travail. Monsieur le Président rapporte les documents qui ont été préparés par le secrétariat pour cette session. des documents importants puisqu'ils énoncent les grands principes de ce processus. Nous remercions le secrétariat pour son travail et nous souhaiterions peut-être que les documents soient distribués un peu plus en amont pour que les délégations puissent se préparer comme il se doit. Monsieur le Président, rapporteur, merci beaucoup d'avoir partagé avec nous ce document pour nourrir la réflexion. C'est Nous allons certainement faire des commentaires plus détaillés au titre des différents points pertinents à l'ordre du jour. Nous avons également présenté une contribution qui est illustrée déjà sur le site web du groupe de travail pour préparer ce processus et qui comprend plusieurs éléments qui nous semblent particulièrement pertinents pour un instrument juridiquement contraignant futur. À notre avis, élaborer cet instrument, cela devrait nous permettre non seulement de tenir compte de certains aspects traditionnels liés aux droits des personnes âgées, mais également illustrer les défis d'aujourd'hui dont nous n'avons peut-être pas tenu compte dans le passé. Nous pensons que c'est ainsi que nous allons pouvoir avancer. Nous espérons que durant tout ce processus pour élaborer un instrument juridiquement contraignant, nos efforts vont porter leurs fruits et que les droits des personnes âgées seront mieux protégés en tant que titulaires de droits.
Merci beaucoup à la délégation de Malte. Je donne la parole à la Fédération de Russie.
Merci beaucoup. Tout d'abord, merci d'avoir organisé cette première session. Nous nous félicitons d'avoir l'occasion de parler de notre position concernant ce travail et nous avons certainement l'intention de participer de façon constructive à ce processus. Nous sommes convaincus que la convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées serait un bon socle pour commencer à élaborer un texte compte tenu du fait que les domaines thématiques des deux textes sont assez similaires et que le CRPD et le dernier document universellement adopté en matière de droits de l'homme. Nous allons également partager ce que nous avons engrangé notamment dans notre stratégie nationale à ce sujet. Pour ce qui est des principes de base d'une convention future, nous pensons que cela pourrait se baser sur les concepts consacrés dans la CRPD, notamment la question de l'indépendance et de l'autonomie des personnes âgées, la pleine participation, l'inclusion dans la société de ces personnes, le respect de la dignité des personnes âgées, des possibilités égales, l'égalité entre les hommes et les femmes. De plus, des principes pourraient être empruntés notamment d'autres documents, notamment de l'Assemblée parlementaire de la Communauté d'États indépendants en 1989 pour assurer la dignité et la pleine jouissance du plein potentiel de tous les droits des personnes âgées et la Convention interaméricaine sur les droits des personnes âgées qui reconnaît le rôle des personnes âgées dans la société. en se basant sur les principes de solidarité, de responsabilité de l'État et la participation des personnes dans la société. Pour ce qui est de la structure d'un traité futur, il pourrait, à notre avis, comprendre les éléments suivants: le préambule comme l'objectif, les définitions, les obligations internationales générales, des articles énonçant le contenu des grands principes, le concept des droits individuels, et des articles concernant la coopération internationale sur la mise en oeuvre au niveau national des mécanismes de convention, les conférences des États parties aux traités internationaux, notamment pour les droits des personnes âgées. Pour ce qui est du contenu du document ou des dispositions qui viendraient de la CRPD, nous proposons quelques éléments d'autres droits qui pourraient être consacrés dans cet instrument juridiquement contraignant, notamment la garantie de bénéficier de certaines aides notamment au niveau financier, protection des économies des personnes âgées. Durant cette session, nous allons présenter d'autres contributions plus concrètes Mais pour gagner du temps, nous laisserons ça pour la discussion cette semaine. Merci.
Merci beaucoup à la Fédération de Russie. Merci pour vos propositions et merci pour votre contribution à ce processus. Je donne la parole à la Jamaïque à présent.
Merci, Monsieur le Président. Ma délégation se félicite de cette possibilité de participer à cette première session de fond de ce groupe de travail intergouvernemental chargé d'élaborer un instrument juridiquement contraignant sur la promotion et la protection des droits humains des personnes âgées. Nous savons que depuis des années, nous reconnaissons qu'il y a des lacunes Ce processus se fait fond sur de nombreuses autres initiatives, notamment un plan d'action sur le vieillissement. Nous sommes guidés par une politique sur les personnes âgées de 2021, qui reconnaît la capacité des personnes âgées et leur contribution. Nous pensons que ce groupe de travail doit se baser sur une approche basée sur les droits, faire en sorte que toutes les personnes soient protégées de la discrimination, de la négligence, en ayant la possibilité de contribuer au développement durable. Comme l'a dit la haute commissaire adjointe, il existe une grande transition en cours en matière démographique notamment, qui n'est pas limitée à une région du monde. Et nous, nous connaissons cette transition démographique. Les personnes âgées représentent à peu près 14 % de la population qui va probablement arriver pratiquement 20 % en 2030. Cette transformation démographique exige une riposte mondiale pour renforcer des systèmes de soins de santé, les soins à long terme, la protection sociale pour faire en sorte que les personnes âgées puissent vivre une vie digne, en toute sécurité, avec une espérance de vie plus importante et d'autres types d'aide. Il est nécessaire de prendre des mesures pour adopter cadre législatif pour la protection des personnes âgées afin de renforcer les garde-fous et protéger les droits des personnes âgées. Les grands principes à présent, nous pensons qu'un instrument juridiquement contraignant devrait être guidé par la non-discrimination basée sur l'âge, la participation, l'inclusion, l'indépendance, l'autonomie, la protection contre toute forme de violence et d'exploitation, l'accès aux soins de santé, l'accès à la justice, et la solidarité intergénérationnelle. Concernant la structure, nous pensons que l'instrument pourrait être élaboré de façon très large avec un préambule, une déclaration de principes, notamment ceux qui ont déjà été énoncés et les obligations générales des États en matière de droits de l'homme, notamment en voyant tous les droits dont doivent jouir les personnes âgées, la surveillance, et d'autres dispositions générales. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les autres délégations pour faire en sorte que nous puissions élaborer un instrument qui fasse vraiment progresser la dignité et les droits des personnes âgées partout. Et nous pensons que la vieillesse ne devrait pas être vue comme un poids, mais comme une simple étape de la vie. Merci.
Merci beaucoup à la représentante de la Jamaïque. Merci beaucoup, Madame, pour votre contribution et vos propositions et votre appui à ce processus. Je donne la parole à présent à l'Iran.
Merci, Monsieur le Président. Nous nous félicitons de l'organisation de cette première session du groupe de travail intergouvernemental Nous souhaiterions tout de suite souligner que dans de nombreuses cultures, et notamment dans les sociétés orientales, les personnes âgées sont des membres respectés de la société. Ils transmettent les connaissances, la sagesse, l'expérience d'une génération à l'autre. Ces personnes jouent un rôle très important au sein des familles et des communautés. C'est pourquoi tout instrument futur devrait être basé sur le respect de la dignité et la contribution des personnes âgées à la société. Nous réitérons la valeur de chaque vie humaine, Nous rejetons toute approche qui pourrait affaiblir la protection de la vie et de la dignité des personnes âgées. Monsieur le Président, alors que nous débattons des droits des personnes âgées, nous devons également reconnaître que les pays en développement font face à différentes situations. De nombreux pays du monde en développement ont des populations très jeunes qui ont besoin de logement, d'emploi, d'éducation, mais il faut aussi répondre aux besoins croissants des personnes âgées des ressources limitées, ce défi ne peut être relevé sans coopération internationale renforcée. À cet égard, nous souhaiterions mettre en exergue les effets délétères des mesures coercitives unilatérales, notamment les sanctions financières et économiques. Ces mesures sapent le droit au développement des pays touchés, cela affaiblit leur système de soins de santé, cela limite leur capacité à fournir des services de soins aux personnes âgées. Cela entrave également l'accès aux médicaments essentiels l'équipement médical, aux dispositifs d'aide et à d'autres biens dont les personnes âgées ont besoin. Résultat, tout cela touche directement la santé, la dignité et la qualité de vie des personnes âgées. Un instrument à l'avenir devrait non seulement reconnaître l'obligation des États de protéger les droits des personnes âgées sur leur propre territoire, mais également l'obligation d'éviter toute action qui pourrait nuire aux droits des personnes âgées dans d'autres pays. Les États devraient faire en sorte que leurs politiques et les mesures qu'ils prennent n'entravent pas la jouissance des droits de l'homme dans d'autres pays. Monsieur le Président, nous restons engagés à œuvrer avec les autres délégations pour arriver à un instrument équilibré qui pourrait respecter la dignité et les droits des personnes âgées. Merci.
Merci beaucoup à la représentante de l'Iran. Je donne la parole à présent aux Philippines.
Merci, Monsieur le Président. Les Philippines réitèrent leur appui au mandat de ce groupe de travail. Le vieillissement de la population, c'est une réalité à laquelle nous ne pouvons pas échapper. Un instrument juridiquement contraignant définissant les droits des personnes âgées et les obligations connexes va nous permettre d'avoir un cadre général, transversal pour répondre aux défis et aux possibilités qui accompagnent cette transition démographique. Les Philippines envisagent un instrument qui clairement reconnaîtrait les droits des personnes comme titulaires de droits et pas simplement comme des récipiendaires de l'aide charitable de la société ou de l'Etat. Ces personnes devraient être autonomisées partout pour qu'elles puissent vivre de façon autonome dans la dignité et en participant pleinement à la société. En réitérant leur pouvoir d'acteurs. Cet instrument va en fait défendre une grande vérité. Les droits de l'homme sont universels, inaliénables et doivent pouvoir profiter à tout le monde durant tout le cycle de vie. Le principe de non-discrimination et de la solidarité intergénérationnelle devraient être sous-jacents à toute action. Cela devrait être complété par la protection et par des droits de procédure et de garantie, notamment l'accès à des soins dignes et aux soins palliatifs. À cet égard, le rôle de ceux qui prodiguent les soins doivent être reconnus. Les droits de ces personnes, notamment les migrants, doivent aussi être respectés afin que ces personnes puissent offrir des soins de santé de grande qualité tout en préservant leur propre bien-être et leur propre dignité. Enfin, les Philippines soulignent l'importance d'avoir un processus inclusif Il faut que la société civile, les INDH et d'autres parties prenantes puissent participer vraiment au processus tout en respectant la nature intergouvernementale des négociations. Nous allons œuvrer avec toutes les parties prenantes et toutes les délégations de façon constructive pour arriver à un instrument robuste tourné vers l'avenir pour les générations d'aujourd'hui et de demain. Merci.
Je remercie la représentante des Philippines. Je donne la parole à la Colombie.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. J'aimerais d'abord vous féliciter pour votre élection. La Colombie se félicite de l'existence de ce groupe de travail. Nous pensons qu'un instrument juridiquement contraignant sur les droits des personnes âgées est essentiel. Nous nous félicitons de l'organisation de cette première session de négociation. Pour la Colombie, cet instrument juridiquement contraignant doit s'appuyer sur les principes généraux du droit international des droits de l'homme, tels que la dignité humaine, l'universalité, l'égalité, la non-discrimination, l'indivisibilité et l'interdépendance. Il est fondamental d'intégrer le principe de progressivité et d'obligation de non-retour en arrière. Les États doivent ainsi élargir et rendre efficaces les droits des personnes âgées. Il faut pouvoir aborder la question de l'âgisme qui est une forme de discrimination structurelle aggravée lorsqu'il y a discrimination croisée liée au sexe, à l'origine rurale ou handicap par exemple. Il y a un point de départ important, les cinq principes des Nations Unies: indépendance, participation, prise en charge, autoréalisation et dignité. Ces principes doivent être lus conjointement avec la coresponsabilité de l'État, de la communauté et de la famille. Les progrès accomplis dans les systèmes régionaux tels que la Convention interaméricaine sur les droits des personnes handicapées, personnes âgées, ratifiée par notre pays en 2022, pourraient servir de référence. La Colombie estime qu'il faut aussi intégrer les principes d'accessibilité et d'aménagement raisonnable qui garantit un accès sur un pied d'égalité à des environnements physiques, à l'information, à la technologie, aux transports et aux services en levant les obstacles qui limitent la pleine participation des personnes âgées. Il faut aussi que l'instrument reconnaisse la capacité juridique des personnes âgées sur un pied d'égalité. elles ont le droit de décider de leur projet de vie en remplaçant les modèles qui se substituent à la volonté des personnes âgées. Il est important de garantir les soins comme un droit de l'homme avec coresponsabilité sociale et coresponsabilité des genres. Il faut aussi intégrer le principe de désinstitutionnalisation progressive en promouvant des alternatives de prise en charge communautaire. Il faut éviter le placement en institution injustifié. Nous sommes prêts à participer de façon active et constructive aux négociations. Nous espérons que ce processus débouchera sur un instrument solide, intégral, porteur de transposition afin de répondre aux réalités du vieillissement afin de garantir aux personnes âgées l'exercice de leurs droits dans des conditions de dignité et sans aucune discrimination. Je vous remercie.
Je remercie la Colombie et je me dois d'indiquer qu'il y a deux semaines encore, notre formidable collègue, l'ambassadeur de la Colombie, participait aux travaux. Il est décédé il y a deux semaines. Nous ne sommes pas dans ce processus en pensant que nous avons plusieurs vies pour le mener à terme. Nous n'en avons qu'une. Il y a plusieurs millions de personnes qui ne vont pas pouvoir profiter de cet instrument. Il est donc important d'avoir à l'esprit ce sentiment d'urgence. Ce processus doit être solide, ferme, Il doit s'appuyer sur des bases solides pour qu'il ne puisse pas être affaibli, mais en même temps, ce processus doit être mené à terme rapidement. Je tiens à le dire en hommage à ce formidable ambassadeur, collègue, ami, Nous devons tous avoir conscience de l'importance de travailler ensemble. Nous devons mener ce processus à bon port le plus rapidement possible et nous avons besoin des efforts de nous tous et toutes. Nous devons travailler le plus rapidement possible et c'est une forme d'hommage que nous lui rendons. L'Indonésie a la parole.
Monsieur le Président, nous aimerions à notre tour vous féliciter pour votre désignation en tant que président-rapporteur. Nous comptons sur vous pour mener à bon port les travaux de ce groupe. Les personnes âgées sont des titulaires de droits. Comme le définit notre droit national, ce sont les plus de 60 ans. Leurs droits sont protégés juridiquement, tels que l'accès aux soins de santé, à l'emploi, à la protection sociale. Il faut veiller au bien-être des personnes âgées, c'est une priorité de développement pour nous et c'est de plus en plus urgent parce que notre société vieillit. Il y a près de 35 millions de personnes âgées en Indonésie. Ce chiffre devrait atteindre 65 millions en 2045. Compte tenu de cette transition démographique, nous amendons notre loi sur le bien-être des personnes âgées. Nous prenons des mesures pour promouvoir l'exercice des droits des personnes âgées. Leur sagesse, leurs connaissances, leurs expériences sont au cœur de la résilience nationale, de nos communautés, de nos familles. Ce sont des guides pour notre société. Nous que cet exercice n'est pas simplement symbolique. Il faut que les trois principes suivants doivent être pris en compte. Il faut remédier aux lacunes normatives dans le droit international des droits de l'homme sur la base des expériences vécues et des besoins des personnes âgées. Ensuite, il faut éviter les doublons pour ce qui est des principes et des dispositions qui s'appliquent à toutes les personnes dans le cadre des instruments existants en matière de droits humains. Troisièmement, il faut que cet instrument se fonde sur le consensus, en tenant dûment compte des circonstances nationales, des systèmes juridiques et des spécificités locales. Nous devons également tenir compte des conséquences pratiques de tout instrument pour ce qui est de la mise en œuvre et du suivi. Il faut éviter de créer de nouveaux fardeaux pour les États, surtout compte tenu des contraintes en matière de liquidité et des efforts de réforme pour ce qui est de l'ONU. Un mécanisme de rapport distinct devrait être examiné avec soin. Il faudrait peut-être envisager d'utiliser les mécanismes conventionnels existants. Une approche équilibrée est essentielle. Il faut garantir l'appropriation des États membres et éviter leur polarisation. Nous sommes attachés à la promotion des droits des personnes âgées. Nous sommes prêts à travailler de bonne foi au sein de ce groupe de travail. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de l'Indonésie et je donne la parole à la Thaïlande.
Merci Monsieur le Président, la Thaïlande souhaite à son tour remercier l'ambassadrice de la Slovénie pour son rôle de chef de file. nous félicitons de l'organisation de la première session du Groupe de travail intergouvernemental sur les droits des personnes âgées. La Thaïlande plaide pour une approche fondée sur les droits humains. Ce doit être le cadre général pour ce qui est de la structure et des principes directeurs de cet instrument juridiquement contraignant futur. Ce cadre doit adopter une approche similaire que celle de la convention sur les droits des personnes handicapées. Il faut transformer le statut des personnes âgées qui ne doivent plus être de simples bénéficiaires de la protection sociale, elles doivent devenir de vrais titulaires de droits afin de garantir la cohérence et éviter les doublons. Nous pensons que ce nouvel instrument doit être structuré sur la base des cadres pertinents existants, que le plan d'action sur le vieillissement, les ODD et la décennie des Nations Unies sur un vieillissement sain. En ce qui concerne les principes fondamentaux de cet instrument futur, la Thaïlande estime que les éléments suivants devraient être au cœur de nos délibérations, par exemple la dignité humaine, l'autonomie, l'indépendance, l'égalité, doivent être préservées en plus de la lutte contre l'âgisme. Il faut également garantir la sécurité des revenus pour un niveau de vie approprié. Il faut promouvoir les préparations pour les personnes qui vieillissent. Il faut garantir le droit des personnes âgées à vivre avec leur famille, leur communauté, leur société, en soutenant la prise en charge communautaire, en garantissant les droits des aidants, et leur protection. Il faut une prise en charge primaire adaptée aux personnes âgées, de même que les soins à long terme et les soins palliatifs. Il faut protéger les personnes âgées pendant les catastrophes, les situations d'urgence. Sixièmement, il faut garantir le droit à la participation à l'apprentissage tout au long de la vie et à l'alphabétisation numérique. Septièmement, il faut garantir le droit à un logement approprié et un environnement de soutien sur la base de la conception universelle. Nous pensons qu'un pays seul ne peut y parvenir. Nous sommes prêts à travailler de façon constructive avec tous les États membres, toutes les parties prenantes pour garantir la réalisation pleine et égale des droits des personnes âgées. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Thaïlande et je donne la parole à l'Irak.
Merci, Monsieur le Président. Nous aimerions vous remercier pour l'organisation de cette première session du groupe de travail gouvernemental sur les personnes âgées conformément à la résolution 58/13. Nous prenons note des recommandations du groupe de travail sur le vieillissement et nous prenons note de la participation des pays, des parties prenantes pertinentes et du document de la présidence. Le document contient des éléments consensuels conformes au programme de travail. L'Irak sait combien les discussions du groupe de travail sont importantes. En effet, les traités des droits de l'homme ne portent pas sur les personnes âgées directement. Il y a un vieillissement de la population et les écarts se creusent en matière de normes et de protection. Il est important de rédiger un instrument qui comble les lacunes des traités existants. Il faut également mettre l'accent sur les différences dans les capacités nationales, renforcer la coopération internationale et échanger des expériences. La famille est la pierre angulaire de la protection des droits des personnes âgées. la protection de leur dignité. Cette réunion devrait se concentrer sur une méthodologie de travail claire, sur un cadre nous permettant d'utiliser au mieux le temps et les ressources à notre disposition. Nous devons préparer les négociations organisées afin d'obtenir des résultats concrets. Il faut éviter de répéter les discussions et les procédures lourdes. Nous devrions adopter un libellé consensuel, éviter les libellés polémiques et parvenir à un texte qui renforce notre objectif commun, à savoir accorder une protection durable à toutes les personnes âgées. Il nous tarde de travailler avec toutes les délégations dans un esprit de partenariat et sur la base du programme de travail convenu. Merci Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de l'Irak. Pourriez-vous envoyer à l'avance les déclarations aux interprètes à speeches@un.org? Ce serait très utile pour les interprètes. Je n'ai pas reçu encore de plainte de la part des interprètes, dit le président. Mais si vous pouviez ralentir la vitesse de vos interprétations, les interprètes vous en seraient fort reconnaissants. L'Uruguay a la parole.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. Nous réaffirmons notre attachement à ce processus de négociation sur un instrument international juridiquement contraignant sur les droits des personnes âgées, nous nous félicitons du résultat des 20 ans de travail collectif. Le caractère ouvert, participatif et inclusif de ce processus mérite d'être souligné. Il faut aussi assurer la participation significative des personnes âgées tout au long du processus, tout comme des personnes jeunes. Le vieillissement démographique est une transformation structurelle de portée mondiale qui exige une riposte décisive depuis le droit international des droits de l'homme. Un instrument universel représente une occasion historique de renforcer la protection des personnes âgées, de combler les lacunes normatives existantes et d'offrir plus de clarté aux États qui doivent s'acquitter de leurs obligations. Cet instrument doit partir du principe que les personnes âgées sont titulaires de tous les droits humains, de toutes les libertés fondamentales, sur un pied d'égalité avec les autres personnes. L'âge ne devrait jamais justifier des restrictions. L'URIGO estime que la dignité dans la vieillesse devrait être l'axe fondamental d'un instrument futur. Il faut garantir l'autonomie personnelle, l'égalité devant la loi, le droit à prendre des décisions sur sa vie, la participation pleine à la société, l'accès aux services et au soutien nécessaire et le droit à vivre loin de toute violence, abus, négligence et discrimination. L'instrument doit également relever les défis actuels et émergents qui touchent particulièrement les personnes âgées, tels que les conflits armés, les crises humanitaires, la transformation numérique et les conséquences du changement climatique. Par ailleurs, il faut à tout prix intégrer de façon transversale une perspective de genre et une approche croisée. Les personnes Les personnes âgées ne représentent pas un groupe homogène. Beaucoup de personnes âgées se heurtent à des formes de discriminations multiples et croisées, telles que les femmes âgées, les personnes handicapées âgées, les personnes d'ascendance africaine, autochtones, migrantes, placées en institution. et pauvres. L'Uruguay estime que l'instrument futur doit compléter et renforcer le cadre international des droits de l'homme qui existe déjà. Il faut s'appuyer sur les expériences régionales telles que la Convention américaine sur la protection des droits des personnes âgées qui constitue des exemples précieux pour l'élaboration de normes internationales. Nous sommes prêts à contribuer de façon constructive, forts de notre expérience, à ce processus de négociation pour élaborer un instrument solide, universelle et axée sur la dignité, l'autonomie et l'égalité de toutes les personnes âgées. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la République de l'Uruguay. Merci pour vos contributions. Merci pour votre soutien à ce processus. L'Allemagne a la parole.
Merci, Monsieur le Président. Félicitations à la Commission pour ce rapport. Je voudrais tout d'abord remercier le rapporteur, M. Kadenbach, pour son travail. C'est un plaisir de travailler sous votre présidence. Nous nous rallions à la déclaration faite par l'Union européenne dans notre qualité nationale. Nous aimerions remercier les organisateurs pour cette réunion cruciale qui nous permet d'entamer le travail de rédaction d'un instrument juridiquement contraignant sur la promotion et la protection des droits humains des personnes âgées. Nous comptons travailler de façon constructive à l'élaboration d'un tel instrument et nous nous félicitons de la participation active de nombreuses organisations de la société civile représentées dans la salle, des institutions nationales des droits de l'homme et des représentants des personnes âgées. L'Allemagne a donné son avis sur la structure et les principes directeurs en répondant au questionnaire envoyé par le HCDH pour préparer cette session. S'agissant des principes directeurs, nous aimerions dire que l'universalité des droits humains constitue le principe fondamental qui doit l'emporter. Les normes qui figureront dans le nouvel instrument juridiquement contraignant doivent découler des droits internationaux. Les droits humains n'ont pas de limitage. Des droits spécifiques existent déjà. Les textes existants doivent être amenés dans un nouvel instrument pour éviter toute contradiction, toute confusion sur le contenu et l'interprétation des droits par les organes conventionnels. Aucune norme existante ne saurait être affaiblie, telles que les normes de l'OIT pour le droit du travail qui, représente un progrès important. Nous en avons parlé lors de notre réunion d'organisation en février. Le principe de l'équité intergénérationnelle devrait être intégré dans le nouvel instrument juridiquement contraignant. C'est un principe directeur, comme le groupe de travail à composition non limitée en a convenu. L'interdiction explicite de la discrimination liée à l'âge ou de l'âgisme dans le domaine des droits de l'homme doit être le principe clé de ce nouvel instrument juridiquement contraignant. Nous pensons que la Convention sur les droits des personnes handicapées constitue un cadre d'orientation important. Un nouvel instrument ne devrait pas être plus faible que cette convention qui est la dernière en date. Il faut réaffirmer les traités existants dans un préambule. Ensuite, il faut parler de la portée des principes généraux. Nous devrions faire preuve d'une grande créativité pour ce qui est du suivi des instruments. Le suivi est essentiel, nous le reconnaissons, mais il faut être créatif et ne pas inventer un mécanisme qui constitue un fardeau pour les Nations unies et pour les nouvelles parties à cet instrument. L'Allemagne organisera la prochaine conférence ministérielle de la CEONU et nous pensons que les négociations dans cette salle auront leur place pendant cette conférence. Et pour finir, j'aimerais demander à ce que les documents soient distribués plus tôt pour que nous puissions mieux nous préparer à cette réunion.
Je remercie la représentante de l'Allemagne. Je vous donne la même réponse qu'à l'Autriche. La République dominicaine a la parole.
Merci Monsieur le Président rapporteur. La République dominicaine se félicite de l'organisation de cette première session du groupe de travail. Nous vous félicitons pour votre élection. Notre pays participe en tant que membre du groupe des amis de la résolution qui a donné lieu à cet instrument. Nous pensons que le vieillissement de la population est l'un des grands défis du monde actuel. La convention future doit se bâtir sur des principes clés qui orientent la mise en œuvre, tout comme l'interprétation, tels que le respect de la dignité inhérente de la personne, l'autonomie et l'indépendance, l'égalité, la non-discrimination liée à l'âge, la participation pleine et entière à la société, l'accessibilité, la solidarité intergénérationnelle et la reconnaissance de la diversité exprimée dans la vie des personnes âgées. Nous sommes favorables à une structure qui ne nous pousse pas à partir de zéro, mais à bien exploiter l'expérience accumulée pour les autres traités des droits de l'homme, en tenant compte des dispositions qui se sont révélées efficaces pour protéger les groupes en situation de vulnérabilité. En même temps, ces dispositions doivent permettre de relever les défis propres aux personnes âgées. Pour la République dominicaine, l'instrument futur doit s'appuyer sur des mécanismes de suivi efficaces, interdépendants et accessibles qui promeuvent le dialogue constructif avec les États et facilitent l'échange des bonnes pratiques. Notre engagement en faveur de ce programme s'appuie sur des racines historiques. La proclamation de la Journée internationale des personnes âgées célébrée le 1er octobre Au niveau international, c'est une initiative lancée par la République dominicaine au sein des Nations unies, ce qui atteste de notre engagement durable en faveur de la dignité et des droits des personnes âgées. Sur le plan national, nous continuons à renforcer nos politiques publiques destinées aux personnes âgées par le biais du travail du Conseil national des personnes vieillissantes, des programmes de protection sociale et la promotion du vieillissement actif. C'est la raison pour laquelle la République dominicaine est prête à participer de façon constructive, flexible et destinée au consensus à ce processus. Je vous remercie.
Merci au représentant de la République dominicaine. Je donne la parole au Nigeria. Le représentant du Nigeria.
Merci, Monsieur le Président. Le Nigeria réaffirme son soutien au groupe de travail. Vous pouvez compter sur notre coopération en ce début de première session de fond. Ma délégation est heureuse d'entamer ce processus important. Nous pensons que notre indépendamment des avis différents quant à la forme de l'instrument futur, indépendamment de savoir si un instrument est nécessaire, il est largement reconnu que les personnes âgées ont droit à exercer pleinement leurs droits humains et leurs libertés fondamentales. Nous devons veiller à ce que les discussions restent pratiques et axées sur des solutions qui feront une vraie différence dans la réalité vécue des personnes âgées. Pour nous, cette discussion va au-delà du droit et de la politique. Il y a aussi des questions de développement qui se posent. Alors que les personnes vivent plus longtemps et que nos sociétés continuent à évoluer, Il faut à tout prix renforcer les soins de santé, la protection sociale, la prise en charge à long terme et les autres systèmes de soutien qui permettent aux personnes âgées de vivre dans la dignité, l'indépendance et la sécurité. À cet égard, nous pensons que tout instrument futur devrait reconnaître que dans beaucoup de sociétés, en particulier en Afrique, la famille demeure la source principale et naturelle de prise en charge et de soutien aux personnes âgées. Il faudrait donc renforcer le rôle des familles, encourager le soutien communautaire et compléter les efforts déjà consentis par les Etats. Le Nigeria estime qu'il est aussi important que ce processus s'inspire du droit international des droits de l'homme existant. tout en remédiant aux lacunes recensées, l'objectif étant de dégager le consensus le plus large possible parmi les États membres. Pour finir, le Nigeria est prêt à travailler de façon constructive tout au long de ce processus, dans un esprit de dialogue, de coopération et de consensus, l'objectif étant d'élaborer un instrument pratique qui peut être mis en œuvre et qui corresponde bien aux réalités et aux besoins des personnes âgées. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Nigeria. Je donne la parole à la Namibie.
La Namibie a.
La parole. La Namibie n'est pas dans la salle. Les Émirats arabes unis ont la parole.
Merci Monsieur le Président, nous nous félicitons du lancement des travaux du groupe de travail sur les droits des personnes âgées. Ce groupe de travail va élaborer un instrument sur les droits des personnes âgées. Nous vous félicitons, Monsieur le Président, pour votre prise de fonction à la présidence du groupe. Nous sommes attachés aux droits humains des personnes âgées et à leur autonomisation. C'est un instrument qui est important pour renforcer la coopération internationale et pour mettre en place un cadre juridique qui avance au rythme de l'évolution démographique et qui répondent aux besoins de la société de façon complète. Cet instrument doit se fonder sur la Charte des Nations Unies, sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et sur les instruments pertinents, tout en insistant sur les principes des Nations Unies sur les personnes âgées et sur le plan de travail de Madrid. Il faut aussi tenir compte des différents systèmes juridiques des différents pays. Le succès de cet instrument dépend de différents principes dont la dignité humaine, la non-discrimination, l'indépendance et la prise de décision, la participation, l'inclusion et l'expérience des personnes âgées, la solidarité entre les générations, Il faut soutenir la famille qui est la pierre angulaire de la société tout en protégeant les personnes âgées contre la violence, les négligences et l'exploitation, tout ce qui compromet la dignité des personnes âgées. Nous devons garantir l'accès aux soins de santé de façon globale, l'accès aux services, à l'information. Il faut autonomiser les personnes âgées de façon à ce qu'elles puissent utiliser les technologies et les services numériques. et qu'elles aient accès à la formation tout au long de la vie. Une protection sociale conforme à la législation nationale doit leur être accordée. Nous souhaitons un préambule, des buts, des définitions claires et convenues, des principes généraux sur les droits des personnes humaines. Voilà pour la structure. S'agissant des mécanismes de suivi et de coopération, Nous devons adopter des critères permettant d'évaluer les progrès en tenant compte des ressources nationales. Nous saluons le rôle de la famille, du monde universitaire, des médias, des communautés qui doivent soutenir les personnes âgées sans pour autant remettre en question la responsabilité des États. En conclusion, nous demandons à ce que cet instrument respecte la souveraineté et les droits sociaux. Il faut tenir compte des engagements existants au niveau des Nations Unies. Je vous remercie.
Merci pour votre contribution. Je donne à présent la parole au Conseil de coopération du Golfe.
Merci, Monsieur le Président. Je fais cette déclaration au nom du Conseil de coopération des États du Golfe. Nous nous félicitons du début des travaux de ce groupe de travail intergouvernemental dont l'objectif est d'adopter un instrument juridiquement contraignant sur le droit des personnes. Nous souhaiterions vous féliciter d'avoir accédé à la présidence de ce groupe de travail. Nous vous souhaitons le plein succès, Monsieur le Président. Monsieur le Président, l'organisation de cette première session est une étape cruciale. dans ce processus intergouvernemental où nous voulons nous attaquer aux lacunes qui existent dans la protection des droits des personnes âgées, tout en réitérant l'importance de les respecter et de souligner leur rôle. Nous pensons que les personnes âgées représentent des individus très importants de la société. représentent la mémoire de la société, ce sont des piliers, ce sont des titulaires de droits et pas seulement des bénéficiaires de l'aide. Nous pensons donc qu'il est utile de se laisser guider par des principes de base, notamment l'instrument devrait rester un outil visant à renforcer les droits des personnes âgées et la protection de ces droits. Deuxièmement, Il faudrait que cet instrument se base sur les principes de dignité, égalité, humanité, non-discrimination basée sur l'âge et il devrait également réitérer l'importance de la protection de toutes les formes de violence, notamment la violence numérique. Troisièmement, cet instrument doit permettre de renforcer l'accès à tous les droits de base, droit à la santé, aux soins de santé, différents services. notre conseil à cœur de voir la mise en œuvre de cet instrument. L'ambition, ce n'est pas suffisant. Il faut nous assurer que cet instrument soit réalisable et fasse vraiment une différence. Il est donc très important que cet instrument soit clair et qu'il tienne compte des différentes expériences nationales, des différents systèmes juridiques et en tenant compte aussi des spécificités des États. Toute approche équilibrée devrait reconnaître le rôle des familles, de la société et de la solidarité intergénérationnelle et appuyer également l'autonomisation afin de compléter les responsabilités de l'État. La protection de ces droits devrait donc être complémentaire. Il faut trouver un équilibre entre les politiques publiques et la législation. Nous attendons avec intérêt des négociations constructives basées sur la coopération et l'ouverture. Nous espérons pouvoir travailler avec vous et toutes les délégations. Merci beaucoup.
Merci beaucoup à la représentante du Conseil de coopération du Golfe. Je donne la parole à la France.
Monsieur le Président, la France remercie la présidence et les Nations unies pour l'organisation de cette première session du groupe intergouvernemental sur les personnes âgées. La France s'associe à la déclaration de l'Union européenne. À titre national, la France rappelle son attachement au caractère indivisible et interdépendant des droits de l'homme ainsi qu'au multilatéralisme. Le futur instrument devra s'inscrire dans le cadre universel des droits de l'homme afin de réaffirmer que les personnes âgées sont des titulaires de droits sans distinction ni restriction, et qu'elles bénéficient de la pleine et égale jouissance de ceux-ci. La France reconnaît que le vieillissement démographique et social crée des situations spécifiques de vulnérabilité, d'invisibilisation ou de discrimination, insuffisamment traitées à ce jour. Le futur instrument devra ainsi renforcer la reconnaissance des personnes âgées comme actrices de leur parcours de vie, tout en tenant compte de la diversité des situations liées à l'âge, en tenant compte des interactions avec le genre, le handicap, l'origine sociale ou géographique. La France estime qu'une architecture claire, lisible et progressive est une condition essentielle de l'efficacité et de l'appropriation du futur instrument. Ce futur instrument devra reposer sur l'identification de principes fondamentaux partagés permettant à la fois de réaffirmer les droits existants et de combler les lacunes identifiées. Il s'agit en particulier des principes de respect de la dignité, de l'autonomie et de la capacité d'agir, d'égalité et de non-discrimination, de participation et d'inclusion, de protection contre la violence et les maltraitances, les abus et la négligence sous toutes leurs formes, y compris institutionnelles, d'accès effectif au droit, notamment à la justice, à la protection sociale, aux soins de santé, aux soins de longue durée et aux soins palliatifs. Les définitions devront faire l'objet d'une attention particulière afin d'aboutir à des définitions formulées de façon suffisamment souple pour tenir compte de la diversité des contextes nationaux, notamment concernant la notion de personnes âgées. La France souligne l'importance de mettre en place un système de suivi adapté qui garantisse l'effectivité de l'instrument tout en tenant compte des difficultés rencontrées par le système conventionnel et en préservant la capacité des États à mettre en œuvre les dispositions de manière progressive et soutenable. Dans le cadre de l'initiative ONU 80 des Nations unies, il est essentiel de proposer des pistes de réforme en faveur d'un système multilatéral plus efficace et opérationnel au bénéfice de toutes les populations. Enfin, la France s'attache une grande importance à la participation des personnes concernées ce qui devrait se traduire notamment par une mise en accessibilité de la convention et une information claire sur celle-ci pour les personnes âgées et les personnes qui les accompagnent. Je vous remercie.
Merci au représentant de la France. Je donne la parole à la Grèce à présent.
Merci, Monsieur le Président. La Grèce souscrit à l'intervention faite par l'Union européenne. Nous vous remercions d'avoir organisé cette session du groupe de travail. Nous pensons qu'un instrument juridiquement contraignant, tel que prévu dans notre mandat, pourrait contribuer à la promotion et à la protection des droits des personnes âgées sur le plan international et national. Cet instrument devrait être ancré dans l'architecture des droits de l'homme existante et ne devrait pas remplacer ce cadre, mais préciser comment cela s'applique aux personnes âgées. et également identifier des lacunes en matière de protection. Nous croyons en l'approche basée sur les droits de l'homme s'articulant autour de la dignité, de l'égalité, l'interdiction de la discrimination sur la base de l'âge et d'autres raisons, la lutte contre l'âgisme, la promotion d'un vieillissement actif, la participation, l'accessibilité, l'autonomie, et éviter l'institutionnalisation. Les personnes âgées ne doivent plus être vues comme des récipiendaires d'aide, mais aussi comme des titulaires de droits sur un pied d'égalité. L'instrument devrait également tenir compte du genre. Un suivi est essentiel pour assurer la crédibilité de cet instrument. Une architecture existe déjà au niveau international. en tenant compte des grands principes des droits de l'homme des Nations unies. Nous sommes bien conscients des préoccupations concernant des chevauchements possibles avec des instruments existants, le poids administratif supplémentaire pour les États, les limites des ressources. Nous sommes prêts à examiner d'autres propositions à partir du moment où la surveillance serait préservée au niveau national. Cela permettrait d'assurer un mécanisme de contrôle, il faudrait des points focaux au sein des ministères, un organe de coordination et également une institution de contrôle indépendante. Ce nouvel instrument devrait donc être ambitieux et pourtant réaliste, animé par l'esprit de consensus en permettant de rapprocher les positions des communautés diverses. en empiétant pas sur ce qui a déjà été réalisé dans le domaine des droits de l'homme. La coopération avec les INDH et les sociétés civiles, notamment des organisations qui représentent les personnes âgées, est quelque chose d'essentiel et nous nous félicitons de leur participation. Pour conclure, nous attendons avec intérêt de pouvoir participer activement aux travaux. Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour votre document invitant à la réflexion. Vous pouvez compter sur le plein appui de ma délégation. Merci.
Merci beaucoup à la Grèce.
Monsieur le Président, la Suède souscrit à l'intervention de l'Union européenne et en notre qualité nationale, nous souhaiterions faire les remarques suivantes. Nous nous félicitons du travail réalisé pour renforcer le droit des personnes âgées. L'âgisme et la discrimination basée sur l'âge sont des problèmes graves et nous sommes bien décidés à nous en saisir au niveau national et international. Ce groupe de travail commence maintenant son travail de fond et nous souhaiterions revenir sur trois points. Tout d'abord, toute nouvelle norme élaborée au titre de ce processus doit être ancrée dans le droit international relatif aux droits de l'homme, notamment la CRPD. s'aligner sur ces droits. Les droits des personnes âgées sont déjà protégés au titre du cadre existant en matière de droits de l'homme et notre responsabilité est de faire en sorte que ce cadre soit bien mis en œuvre. Les lacunes les plus urgentes pour le moment, c'est la mise en œuvre et cela ne peut pas se faire par la création de nouveaux instruments. Le travail de ce groupe devrait donc renforcer et pas servir de doublon ce qui est déjà en place. Nous nous félicitons du fait que les discussions sont organisées autour du titre "Ne pas commencer à zéro". Nous accordons beaucoup d'importance au travail qui a déjà été réalisé par le groupe de travail sur le vieillissement, l'expert indépendant des Nations Unies sur la jouissance de tous les droits humains par les personnes âgées, les organes conventionnels et ce qui a été réalisé par les mécanismes régionaux des droits de l'homme. Ces principes directeurs comme la dignité, l'indépendance, la participation, la non-discrimination devraient être au cœur de notre discussion. Troisièmement, la force de ce processus dépendra également de la participation des personnes âgées. Nous rappelons ce slogan « Rien à notre sujet sans nous ». Nous encourageons le président et le secrétariat à distribuer en amont les documents pertinents pour assurer des bonnes contributions et des méthodes de travail transparentes. Au niveau national, l'accent devrait être mis sur le renforcement de la sécurité, de la participation et de l'indépendance des personnes âgées. Les mesures récentes incluent notamment un investissement continu dans l'initiative des soins pour les personnes âgées, renforcer les connaissances qui existent déjà. et ceci comprend également une nouvelle loi sur les services sociaux avec une orientation basée sur les connaissances. Il faut également que le personnel dispose des connaissances linguistiques nécessaires et également des diplômes reconnus et protégés pour les assistants infirmiers. Nous Nous maintenons également un dialogue avec des organisations qui représentent des personnes âgées en Suède. Nous attendons avec intérêt de pouvoir participer aux travaux de ce groupe avec les autres États membres, les experts et la société civile. Notre objectif commun devrait être d'améliorer la vie, la dignité et la pleine jouissance des droits de l'homme par les personnes âgées partout.
Merci beaucoup à la Suède. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Les personnes âgées devraient participer à toutes les tables rondes. durant tout ce processus. Ils sont au cœur de ce processus et donc nous avons besoin de leurs témoignages dans tous les formats et toutes les formes que va prendre ce processus. À présent, je donne la parole au Cabo Verde.
Merci Monsieur le Président. Le Cabo Verde se félicite de l'organisation de cette première session du groupe de travail. sur la protection des droits de l'homme des personnes âgées. Nous réitérons notre engagement très ferme par rapport à l'adoption d'un instrument international juridiquement contraignant garantissant leur pleine réalisation. Face au vieillissement rapide de la population mondiale, il est tout à fait essentiel de faire en sorte que les personnes âgées puissent vivre dans la dignité, l'autonomie, la sécurité et participer pleinement à la vie familiale, communautaire et économique. Au Cabo Verde, les personnes âgées jouent un rôle tout à fait crucial dans la cohésion des familles et des communautés. notre pays s'est doté d'instruments très importants de politiques publiques, notamment la Charte nationale pour les personnes âgées, le plan stratégique national pour le vieillissement actif et la santé des personnes âgées, ainsi le système national de prise en charge. Ces politiques visent à promouvoir un vieillissement actif, sain et digne en renforçant les soins de longue durée notamment la multiplication des centres de jour, la réadaptation, la formation des aidants et les soins intégrés aux personnes de 65 ans et plus en situation de dépendance. En même temps, nous Des efforts continus pour élargir la couverture de la pension sociale non contributive, améliorer l'accès aux soins de santé primaires et aux médicaments essentiels et renforcer les services communautaires destinés aux personnes âgées. Nous reconnaissons toutefois que des défis importants subsistent. De nombreuses personnes âgées continuent de vivre dans des conditions de logement précaires, disposent de revenus insuffisants, rencontrent des difficultés d'accès aux soins spécialisés pour les maladies chroniques et dégénératives et souffrent d'isolement, d'abandon, de solitude, notamment dans les zones rurales et les îles moins peuplées. Les violences, les mauvais traitements et la négligence envers les personnes âgées restent d'être des problèmes vraiment préoccupants. C'est pour cela que le Cabo Verde estime comme prioritaire le renforcement du système national de prise en charge et des soins de longue durée, d'élargissement progressif de la pension sociale et l'adoption d'un cadre juridique spécifique de protection des droits des personnes âgées. et d'autres éléments aussi. Monsieur le Président, le futur instrument international devra consacrer les principes de dignité, d'autonomie, d'égalité, de participation et de non-discrimination fondés sur l'âge. Il devra également établir des obligations très claires des États en matière de protection sociale, de santé, de soins de longue durée et d'accès à la justice, tout en prévoyant des mécanismes efficaces de suivi et de coopération internationale qui vont tenir compte également des besoins particuliers des petits États insulaires en développement. Protéger les droits des personnes âgées, c'est un élément essentiel pour garantir la justice, la solidarité intergénérationnelle et le développement durable. Cabo-Verde réitère sa volonté de contribuer de manière constructive à ce processus en vue de l'adoption d'une convention internationale robuste, inclusive et efficace. Merci beaucoup.
Merci beaucoup au représentant du Cabo Verde. Merci beaucoup pour votre participation, votre message et votre contribution à ce processus. À présent, je donne la parole au Canada. Vous avez la parole.
Merci Monsieur le Président de me donner la parole. Merci pour votre rôle de chef de file. Nous sommes encouragés par la réunion du mois de février et par la participation active et constructive des États, des personnes âgées, des organisations de la société civile et des INDH. Nous appuyons une approche ancrée dans le droit international relatif aux droits de l'homme et dans la reconnaissance du fait que les personnes âgées sont des titulaires de droits qui ont droit à la jouissance de tous les droits et des les droits fondamentaux et les libertés fondamentales. Le résultat des travaux de ce groupe devrait faire fond sur les obligations existantes en matière de droit de l'homme et préciser euh comment ces droits s'appliquent aux personnes âgées afin de combler des lacunes en matière de protection et de mise en oeuvre. Et ce faisant euh nous plaçons nous euh soulignons que il faut une participation réelle des personnes âgées à ce processus. Nous appuyons une approche euh qui ne connaît pas de homogènes. Les expériences de vieillissement sont modelées par toute une série de facteurs comme la race, l'origine sociale, le genre, l'origine ethnique, le handicap et d'autres facteurs encore. Cette approche est tout à fait essentielle pour bien comprendre les formes multiples de la discrimination auxquelles font face les personnes âgées. Nous sommes profondément convaincus que les discussions devraient réitérer les principes de dignité, égalité, non-discrimination, autonomie, indépendance, accessibilité, inclusion, participation et reddition de comptes. Nous nous félicitons des discussion plus approfondie d'importance sur d'autres domaines, des domaines où les personnes âgées continuent de faire face à des obstacles, notamment à l'accès aux soins de santé, aux services divers, au logement, au travail, à la protection de la violence, à la protection contre la négligence, à l'inclusion numérique et à l'état de préparation face à des catastrophes. Nous savons que des expériences récentes, notamment la pandémie de la COVID-19, les catastrophes naturelles, à cause du climat ont souligné la nécessité d'avoir des approches basées sur les droits pour les personnes âgées, qu'elles ne soient pas laissées pour compte. Nous commençons cette réflexion et le Canada profite de l'occasion pour encourager des échanges de vues concernant la mise en oeuvre de cet instrument futur. Merci beaucoup.
Je remercie le représentant du Canada de son intervention et je donne la parole à à la République tchèque.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. La République tchèque souscrit à l'intervention de l'Union européenne. Nous nous félicitons de la création de ce groupe de travail. Nous sommes prêts à participer constructivement à la mise en œuvre de son mandat. L'instrument futur devrait représenter une vraie valeur ajoutée pour le cadre international relatif aux droits de l'homme, tout en précisant des lacunes spécifique à l'âge en matière de protection. Son travail devrait être guidé par une approche basée sur les droits de l'homme. Inspiré par la CRPD, l'âge ne devrait jamais représenter un obstacle pour avoir accès aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales. Les personnes âgées devraient surtout être reconnues en tant que titulaires de droits et pas seulement comme des personnes qui bénéficient d'une protection ou d'une aide. L'interdiction de la discrimination basée sur l'âge devrait être explicite. Et il faut également reconnaître que les personnes âgées ne forment pas un groupe homogène et font face à de multiples formes de discrimination. Nous considérons que l'autonomie, la dignité, la capacité juridique, le respect pour la volonté personnelle et les préférences personnelles sont des questions essentielles dont nous devrions tenir compte. des garde-fous contre la négligence et les violations des droits devraient être promus et il faudrait éviter des approches qui traitent les personnes âgées comme des personnes passives qui ont simplement besoin de protection. Des mentions des ressources disponibles pourraient peut-être nous aider à également mettre en œuvre ces droits mais ne devraient pas affaiblir les obligations. à honorer et nous pensons que des décisions importantes ne devraient pas être basées sur des considérations budgétaires. Des questions transversales notamment l'égalité de genre, le handicap, les fossés ruraux et urbains, l'exclusion numérique, les soins institutionnels, la pauvreté, l'isolement social et la situation des personnes âgées qui ont besoin d'appui, tout cela devrait être pris en considération. La diversité culturelle et la diversité nationale sont des éléments très importants, mais il ne faut pas que cela soit utilisé pour relativiser les normes universelles en matière de droits de l'homme. Nous attachons beaucoup d'importance à une vraie participation des personnes âgées durant tout ce processus. Enfin, nous pensons que le groupe de travail devrait travailler d'une façon inclusive, transparente, basée sur des preuves. Merci.
Merci beaucoup à la délégation de la République tchèque. Je donne la parole à l'Inde à présent.
Merci. Merci, Monsieur le Président. L'ANZ se félicite de l'organisation de cette première session de ce groupe de travail. Nous nous félicitons des efforts consentis par le président et nous attendons avec intérêt de travailler sous votre houlette. Alors que nous commençons nos discussions, on nous rappelle une grande menace. Nous sommes ici à cause de ce qui a déjà été créé par des générations passées. Nous sommes toujours témoins de ce qui a déjà été fait. le principe de reconnaissance et de solidarité intergénérationnelle qui caractérise euh notre civilisation sont essentiels. Nous euh avons une population de plus de 135 millions de personnes âgées qui devraient augmenter encore dans les années à venir pour représenter 20% de la population. Cette transformation démographique souligne la nécessité d'avoir un cadre national robuste et une coopération internationale accrue. Guidée par euh ces éléments, nous avons mis en place des mesures pour faire en sorte que des personnes âgées puissent avoir une vie autonome et digne. Nous avons pris plusieurs mesures pour assurer le bien-être des personnes âgées et nous sommes tout à fait prêts à partager nos expériences. En rédigeant un instrument juridiquement contraignant, le groupe de travail pourrait tenir compte des mesures positives que nous avons prises en Inde. Nous avons déjà examiné le projet de l'instrument. nous félicitons de définir les personnes âgées, l'accent qui est mis sur la diversité nationale et culturelle. Cependant, il faut prendre des mesures prudentes lorsque l'on traduit toute obligation non contraignante en s'inspirant de traités existants et en les insérant dans des traités contraignants. Nous attendons avec intérêt de pouvoir participer de façon constructive aux travaux de ce groupe de travail afin de faire progresser le bien-être des personnes âgées. Tout résultat de ce processus processus devrait être mû par le consensus en respectant la souveraineté, le contexte socio-économique de chaque État membre tout en promouvant des sociétés inclusives tenant compte de toutes les générations. Merci beaucoup.
Merci beaucoup au représentant de l'Inde. Merci beaucoup. En effet, Vous avez déjà une population vieillissante très importante. Je donne la parole à la Belgique à présent.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. La Belgique souscrit à l'intervention faite au nom de l'Union européenne. La Belgique attache beaucoup d'importance à la promotion et à la protection des droits de l'homme des personnes âgées et d'ailleurs de toutes les personnes. Et nous attachons beaucoup d'importance à la non-discrimination durant tout le cycle de vie. Nos sociétés vieillissent. Il est donc essentiel que les personnes âgées soient pleinement reconnues en tant que titulaires de droits qui ont le droit de jouir de tous les droits de l'homme. La Belgique continue de participer de façon constructive aux discussions de ce groupe de travail intergouvernemental et nous allons participer aux efforts en cours pour voir comment la protection internationale des personnes âgées pourrait être renforcée plus avant. Alors que nous élaborons notre approche par rapport à un nouvel instrument juridiquement contraignant, nous pensons que tout instrument futur visant à protéger les droits personnes âgées devrait être basé sur le droit international relatif aux droits de l'homme et les instruments régionaux existants. Des instruments existants, y compris les différents pactes, la CRPD, la CEDAW fournissent déjà un cadre normatif très important pour assurer la protection des personnes âgées et devraient être utilisés de façon plus efficace pour intégrer la perspective de l'âge dans tous les travaux de ce groupe. Il existe de grandes possibilités pour intégrer les droits des personnes âgées dans tout le système des organes conventionnels en faisant en sorte que les différentes dimensions liées à l'âge soient examinées de façon systématique, visible et cohérente. De plus, nous souhaiterions souligner l'importance des principes d'égalité, de non-discrimination et de participation des personnes âgées. font face parfois à de multiples formes de discrimination et tout instrument futur devrait adopter une approche inclusive et transversale. Nous soulignons l'importance d'intégrer la perspective de genre dans tous les travaux du groupe de travail dans l'élaboration de tout processus établissant des normes à l'avenir. Nous réitérons l'importance d'avoir une vraie participation à ce processus des personnes âgées et également des organisations qui les représentent et de la société civile de plus large. La Belgique, Monsieur le Président, attend avec intérêt de pouvoir participer de façon constructive aux discussions durant cette session et nous réitérons notre engagement à faire progresser la dignité, l'autonomie, l'égalité et les droits de l'homme des personnes âgées. Merci beaucoup.
Merci beaucoup à la délégation de la Belgique et je donne la parole à la délégation de la Gambie.
Merci Monsieur le Président. La Gambie souhaiterait vous féliciter à l'occasion de votre élection à la présidence pour cette première session de ce groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée chargé d'élaborer un instrument juridiquement contraignant sur la protection des droits de l'homme. Nous sommes convaincus que sous votre houlette, ce processus va se faire tourner vers l'avenir et d'une façon inclusive. Nous appuyons également tout ce qu'a fait le groupe restreint qui, en se basant sur la résolution 5813, fait progresser ce processus et nous accordons beaucoup d'importance au mandat de ce groupe. Vous pouvez compter bien sûr sur le plein appui et la pleine participation de ma délégation durant toute cette session. Nous remercions le Haut-Commissariat et le Haut-Commissaire d'avoir contribué à l'organisation de cette session. L'adoption de la résolution 58/13 était un jalon dans les efforts de la communauté internationale afin de combler certaines lacunes en matière de protection concernant les personnes âgées. Grâce à cette résolution, le Conseil des droits de l'homme a donné une indication et des directions très claires entamer ce travail et élaborer un instrument juridiquement contraignant qui tient compte des réalités de toutes les personnes âgées dans toutes les régions du monde. Monsieur le Président, la transformation démographique en pleine expansion de parlement non seulement modifie la composition de nos sociétés mais s'accompagne de ramifications relatives aux droits de l'homme. On ne peut en faire fi malgré les les rôles multiples joués par les personnes âgées dans nos sociétés, de nombreuses personnes continuent de faire face à la discrimination, à l'exclusion, à des cas de violence et d'abus et notamment un manque d'accès à l'emploi, à la protection sociale, aux soins de santé. Au niveau national, la Constitution de la Gambie vise à protéger tous les droits, notamment des personnes âgées et notamment les femmes âgées. Nous avons ratifié le protocole sur les droits des personnes âgées pour protéger les personnes âgées contre toute discrimination. Les systèmes d'appui basés sur la famille et la communauté sont essentiels pour assurer l'inclusion des personnes âgées en Gambie. Ceci illustre des traditions ancestrales de respect et d'inclusion. Malheureusement, des modifications dans les structures familiales mettent à mal tous ces efforts. Même si des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme s'appliquent aux personnes âgées, il va sans dire que la protection de ces personnes reste fragmentée et il reste de grandes lacunes en matière de mise en œuvre. Les personnes âgées font face à la discrimination basée sur l'âge, des entraves à application du principe du consentement donné et d'autres types de discrimination. Cet instrument doit donc montrer la voie pour permettre une modification du paradigme. Ces personnes âgées, ce ne sont pas simplement des personnes qui bénéficient d'une aide et d'une protection, mais ce sont des titulaires de droits. Il faut tenir compte de leur statut, de leur expérience, tenir compte du genre, des circonstances économiques dans lesquelles elles vivent, leur situation économique, la rédaction d'un instrument futur est une opportunité en or pour répondre aux besoins dans un monde numérique et tenir compte des droits des personnes âgées. Les technologies numériques peuvent aider l'accès des personnes âgées aux services publics, aux soins de santé. Cependant, la dépendance des plateformes numériques croissantes ne doit pas créer de nouvelles formes d'exclusion. Cet instrument devrait donc assurer un accès aux technologies numériques, la participation à leur conception et l'accès aux soins publics de base. Il faudrait que toute personne puisse en profiter. À notre avis, cet instrument devrait également reconnaître le rôle joué par les familles et les communautés tout en réitérant que les États ont la responsabilité première de respecter, protéger et assurer le respect des droits des personnes âgées. Enfin, nous appuyons l'idée que les principes directeurs de cet instrument devraient réitérer les droits des personnes âgées à la dignité, à l'égalité, à la non-discrimination et assurer également leur participation. Monsieur le Président de la Gambie, appui. un processus transparent et inclusif qui va garantir la participation réelle de toutes les personnes âgées, des INDH, des organisations de la société civile et des organisations régionales pertinentes. À cet égard, nous espérons que cette première session va nous donner des directions sur des principes directeurs, des échéanciers, notamment pour l'élaboration de cet instrument. Il faut que tout cela serve de socle pour faire progresser nos discussions d'une façon ciblée et constructive. C'est pour ça que la Gambie est prête à œuvrer avec toutes les autres délégations, avec toutes les parties prenantes pour faire progresser un instrument juridiquement contraignant qui soit respectueux des droits inclusifs et respectueux donc des droits des personnes âgées avant tout. Merci beaucoup.
Merci à la Gambie. Après avoir écouté attentivement ce que les membres du groupe restreint avaient à dire, dont la Gambie, je tiens vraiment à saluer le travail effectué au sein de ce groupe pour cette résolution. Merci à chacun des membres de ce groupe, merci à la Gambie, votre expérience et celle des autres membres du groupe était fort utile. Le Japon à la parole.
Le Japon accorde une grande importance à la promotion et à la protection de toutes les personnes, y compris les personnes âgées. Nous attachons une grande importance à la non-discrimination tout au long de la vie. Les droits humains universels doivent être le principe directeur de nos discussions. Les personnes âgées sont des titulaires de droits et ils ont le droit à l'exercice égal de tous les droits et de toutes les libertés fondamentales sans discrimination. Les droits des personnes âgées doivent prendre en compte aussi les facteurs culturels, les questions de genre et autres. Une approche croisée est donc nécessaire. Un fondement solide pour la promotion et la protection des droits de l'homme existe déjà dans des grands traités tels que le Pacte sur les droits civils et politiques, le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels. la Convention sur les droits des personnes handicapées et la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes. Nous espérons que la discussion au sein de notre groupe s'appuiera sur ces traités et sera menée de façon à garantir la cohérence avec ces traités. Le groupe de travail joue un rôle essentiel pour promouvoir des discussions importantes sur les droits des personnes âgées, telles que la dignité, la pleine participation, l'accessibilité et la santé. Le Japon est prêt à discuter de façon constructive à ces discussions. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Japon et je donne à présent la parole au Royaume d'Espagne.
Monsieur le Président, l'Espagne se rallie à la déclaration faite par l'Union européenne. Nous remercions le groupe de travail intergouvernemental pour son travail. Nous sommes profondément attachés à l'élaboration d'une convention internationale future pour les droits humains des personnes âgées qui garantissent le droit à vieillir dans la dignité. dans la santé, le bien-être et la dignité. Nous espérons que cette session permettra de jeter les bases d'un instrument juridiquement contraignant qui fait des personnes âgées des sujets actifs de droit et qui protège leur dignité, leur autonomie, leur égalité, leur inclusion et leur pleine participation dans les processus de prise de décision. Nous le répétons, ces délibérations doivent intégrer de façon transversale les questions de genre, la reconnaissance de la diversité dans l'orientation sexuelle et l'identité de genre, ainsi qu'une approche croisée en tenant compte de handicap, l'objectif étant de garantir une protection pleine, inclusive et exempte de toute discrimination à l'égard des personnes âgées. Il est donc indispensable de reconnaître et de traiter l'âgisme comme une forme structurelle de discrimination qui a des conséquences sur l'exercice des droits. Le dialogue et la solidarité intergénérationnelle constituent des éléments essentiels pour lutter contre l'âgisme et renforcer la cohésion sociale. Il faut aussi que les appuis et les soins requis lorsqu'on avance en âge mettent l'accent sur la personne en tant que titulaire de droits et sur le respect de son autonomie. En intégrant cette perspective en plus des autres dimensions déjà citées, on établira une convention qui répondra de façon globale et appropriée aux défis et aux perspectives associés à à une augmentation de l'espérance de vie et au vieillissement de nos sociétés. Nous aimerions également renforcer le cadre global de promotion et de protection des droits des personnes âgées à la lumière des progrès du plan d'action de Madrid sur le vieillissement. Nous sommes très favorables à l'appui interrégional et à la participation active de la société civile à ces efforts. Je vous remercie.
Je remercie l'Espagne pour son appui, pour sa contribution et pour ses déclarations. Je donne à présent la parole au Kenya. Le Kenya a la parole. Est-ce que le Kenya.
Est dans la salle.
Je donne la parole à Cuba.
Merci Monsieur le Président. Cuba soutient le mandat du groupe de travail intergouvernemental pour un instrument juridiquement contraignant sur les droits humains des personnes âgées. Cet instrument est nécessaire dans un contexte international où presque tous les pays du monde constatent une augmentation du nombre des personnes âgées de leur part. D'ici Fin 2070, la population mondiale des plus de 60 ans devrait dépasser les 1,2 milliards de personnes et dépasser le nombre de jeunes. Fin 2024, 25,7% des Cubains avaient plus de 60 ans. Cuba enregistre donc le plus grand nombre de personnes âgées pour les Caraïbes. Nous avons adopté des politiques sociales. La Constitution de Cuba et les législations successives dans le Code de la famille reconnaissent la dignité, l'autonomie et la protection renforcée des personnes âgées. Dans la pratique, ces politiques se traduisent en des efforts concrets pour protéger les droits des personnes âgées. par l'impact du blocus commercial et financier imposé aux États-Unis, encore exacerbé en 2026. Le microphone se coupe. Les conséquences se font particulièrement ressentir sur les personnes âgées, des chroniques, une mobilité réduite notamment. Monsieur le président, Cuba estime que l'instrument futur juridiquement contre doit inclure un certain nombre d'éléments et j'en citerai un certain nombre. D'abord le respect des principes de la charte des Nations Unies, les principes d'universalité, d'indivisibilité, d'interdépendance et d'interdépendance des droits humains. Il faut reconnaître que les personnes âgées doivent jouir de tous les droits en égalité de conditions. Il faut mettre l'accent sur les politiques de protection sociale pour les personnes âgées et cinquièmement, les États sont ne pas faire appliquer des mesures coercitives unilatérales sur d'autres États qui remettent en cause l'objectif et les principes de cet accord juridiquement contraignant. Il faut inclure un chapitre sur l'assistance technique et la coopération internationale afin de garantir le respect en bonne et due forme de cette convention. Cuba apportera des propositions concrètes et travaillera sur la base d'un esprit constructif. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de Cuba pour ses contributions au processus. Je vais demander aux techniciens de bien vouloir résoudre le problème de microphone du représentant de Cuba. Je prierai la délégation de Cuba de bien vouloir s'asseoir à une autre place si jamais le microphone ne pouvait pas être réglé. Nous avons néanmoins entendu votre déclaration. Je donne à présent la parole à la Géorgie.
Excellences, Mesdames.
Et Messieurs, nous nous félicitons de cette première session du Groupe de travail intergouvernemental sur les droits humains des personnes âgées. En tant que co-auteur de la résolution, Nous sommes heureux de participer à ce processus important. Le monde vieillit rapidement. En effet, l'espérance de vie qui augmente, c'est un accomplissement majeur, certes, mais qui se traduit par des responsabilités accrues. Il faut veiller à ce que vivre longtemps, cela veut dire vivre dans la dignité, dans la sécurité. Le moment est venu d'agir. L'instrument futur devrait être clair, cohérent et pratique. Il ne faudrait pas simplement répéter les droits existants, mais bien préciser comment ces droits peuvent être protégés et appliqués. dans le contexte du vieillissement. Exclusion, discrimination, perte d'autonomie peuvent prendre différentes formes. Il faut également lutter contre l'âgisme et la discrimination fondée sur l'âge de façon directe et significative. En même temps, cet instrument doit respecter la diversité nationale, sociale et culturelle. Il faut veiller à ce que cette diversité ne devienne pas non plus un prétexte pour affaiblir le texte. S'agissant de nos objectifs communs, permettez-moi souligner que la Géorgie reste profondément attachée à la promotion des droits de la dignité et de l'indépendance des personnes âgées dans notre pays. Par le biais de la stratégie de protection des droits de l'homme et du plan d'action sur les droits de l'homme, nous nous employons à renforcer la participation des personnes âgées à la vie publique, l'accès aux soins de santé et à la protection sociale, à prévenir la violence et à améliorer le soutien psychosocial, à promouvoir l'inclusion numérique et à renforcer la qualité et la continuité des soins. Ces efforts ont reflète notre conviction, à savoir les principes ne sont valables qu'à condition qu'ils se traduisent par des politiques, des services et des améliorations visibles dans la vie quotidienne des personnes. Le vieillissement, c'est un voyage que nous accomplirons tous si nous en avons la chance. Et le cadre juridique que nous préparons aujourd'hui aura des conséquences sur le vieillissement de nos familles et de générations futures. La Géorgie souhaite donc contribuer à un instrument solide et durable. Merci.
Je remercie le représentant de la Géorgie. Merci de votre contribution et de votre soutien. Je tenais à dire quelques mots. J'aimerais remercier la Géorgie et beaucoup d'autres États membres qui ont soutenu cette résolution. Je crois que c'est vraiment très important. Je donne à présent la parole au Qatar.
Nous nous joignons à la déclaration du Conseil de coopération du Golfe.
Nous souscrivons à l'allocution présentée par le GCC. Nous considérons que la tenue de nos travaux constitue une étape évolutive importante dans le cadre des efforts déployés à l'échelle internationale pour la promotion et la protection des personnes âgées en tant que personnes détentrices de droits et pas en tant que personnes qui méritent tout simplement les soins et la protection. L'Etat du Qatar salue l'approche participative qui a accordé aux personnes âgées de prendre part de ces négociations et nous espérons que cet instrument répondra aux aspirations de tous. L'Etat du Qatar aimerait réaffirmer la nécessité que cet instrument s'appuie et s'inspire sur les droits de l'homme, ont été incorporés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les deux pactes internationaux des droits de l'homme. L'État du Qatar considère que le pacte désiré doit prendre en considération les particularités autour de la vie de ces personnes quand ils avancent dans l'âge, tout en prenant en considération le fait que les droits de l'homme sont indivisibles et se renforcent mutuellement. Il est essentiel donc rappeler également que les personnes âgées sont sujet de droit tous les droits à pied d'égalité avec tous les autres tout en prenant en considération des particularités liées au vieillissement l'état du Qatar prend en considération et rappelle l'interaction avec la situation économique également les détenteurs et les personnes âgées doivent donc avoir un espace leur permettant librement d'être autonome et de contribuer pleinement à la vie sociale. Le droit aux soins de santé est garanti au Qatar. Le droit à la participation à la vie sociale, l'autonomie et le droit à la dignité, c'est bien cela que l'on se doit de protéger, d'incorporer dans cet instrument. On se doit également de leur garantir plus protection contre l'exploitation et les risques de vulnérabilité tout en leur garantissant les services numériques et l'accès aux nouvelles technologies. Il est essentiel, rappelons-le, tout de même, qu'il faut faire preuve de précaution lors des choix de la terminologie. Il est essentiel de prendre en considération les diversités culturelles et les particularités des traditions de tous et de chacun. Le Qatar aspire à ce que nos efforts seront couronnés de succès et nous sommes déterminés à participer de façon constructive à cet effort et nous sommes convaincus que nous aurons un grand progrès vers cet objectif. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Qatar. Merci pour votre intervention. Je donne à présent la parole à l'Algérie.
Nous nous félicitons de la tenue de cette première session du groupe de travail. Ce n'est pas simplement un concept théorique, la protection des droits des personnes âgées. C'est une obligation profondément ancrée dans notre constitution et dans notre valeur civilisationnelle. Nous avons mis en place un cadre législatif qui garantit un système de protection fondé sur la famille et la solidarité intergénérationnelle. L'objectif de notre législation est de garder les personnes âgées dans leur environnement familial L'abandon et les abus sont érigés en infraction. Nous garantissons également des soins de santé gratuits. En ce qui concerne les principes directeurs, nous insistons, tout traité futur ne doit pas traiter de la question des personnes âgées en vase clos. Il faut reconnaître le rôle central que joue la famille. C'est une unité fondamentale de protection et de cohésion sociale. Cependant, pour être pleinement efficace, le cadre général de cet instrument futur doit garantir la flexibilité. Le cadre doit pouvoir s'adapter aux spécificités nationales, aux différents niveaux de développement socio-économique, aux capacités institutionnelles et aux contraintes légitimes en matière de ressources de chaque pays. Ma délégation aimerait dire ses préoccupations quant aux doublons possibles avec d'autres traités internationaux qui offrent déjà une protection universelle des droits de l'homme. Nous ne devons pas accroître le fardeau de présentation des rapports qui pèse déjà sur les administrations des pays en développement. Nous invitons également à la prudence face à l'élargissement des concepts qui pourrait mettre en péril le consensus nécessaire pour la ratification universelle de ce texte. C'est pourquoi, nous le réaffirmons, les droits économiques et sociaux doivent être sur un pied d'égalité avec les droits civils et politiques. Il faut également souligner l'importance de la coopération internationale et de la réalisation progressive. Il faut aider les pays en développement par le biais de l'assistance technique dans le respect de leur souveraineté nationale. L'Argentine continuera à participer de façon constructive à ce débat pour mettre en place un instrument applicable et dégager un consensus. Merci.
Je remercie l'Algérie. Je donne la parole à l'État de Palestine.
Merci, Monsieur le Président rapporteur. L'État de Palestine vous félicite pour votre désignation. Vous pouvez compter sur notre plein soutien dans l'exercice de votre mandat. Nous vous remercions de vos efforts. Nous vous remercions également pour le document de réflexion que vous avez préparé pour faciliter les discussions. Nous nous félicitons de cette première session. L'Etat de Palestine pense que la structure et les principes directeurs de cet instrument juridiquement contraignant futur doivent refléter l'objectif central, à savoir garantir la réalisation des droits des personnes âgées sur un pied d'égalité et remédier aux lacunes de protection. Cet instrument doit s'appuyer sur la dignité humaine, l'égalité, la non-discrimination, l'autonomie et l'indépendance, la participation, l'inclusion et l'accessibilité. Il faut reconnaître les personnes âgées comme titulaires de plein droit et agents actifs. Il faut garantir leur participation significative et celle des organisations qui les représentent tout au long de l'élaboration, de la mise en œuvre et du suivi. Il faut aussi reconnaître qu'il y a des discriminations croisées et multiples qui vont au-delà de l'âgisme et elles doivent être prises en compte dans cet instrument. Déplacements, sexe, handicap, d'autres circonstances peuvent se traduire par des obstacles réels à l'exercice des droits. Pour l'État de Palestine, le vécu des Palestiniens montre pourquoi ces principes doivent être reflétés dans l'instrument. Sous occupation étrangère et dans le cadre du génocide, les personnes se voient refuser des soins médicaux, sont au déplacement et non pas les moins les moyens d'être aidés. Et cet âge aggrave encore cette situation, surtout pour les personnes à mobilité réduite. Et ce sont autant de besoins auxquels la convention ou le texte doit contribuer. Nous devons protéger les personnes âgées dans toutes les circonstances, mais le cadre existant est fragmenté. ne tient pas compte des mesures sensibles à l'âge qui sont nécessaires pour garantir la pleine réalisation de ces droits. L'instrument futur doit donc faire fond sur le droit international existant et le renforcer sans mettre à mal les protections existantes des obligations liées à l'âge applicables à toutes circonstances, y compris dans les circonstances de risque de conflit armé, d'occupation étrangère ou de déplacement forcé. doit être mise en avant. Il faut des principes clairs, des obligations générales, des droits substantifs et des dispositions sur la mise en œuvre et les voies de recours. Nous sommes prêts à travailler de façon constructive sur un instrument qui place les personnes âgées au cœur de cette architecture. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'État de Palestine. Merci pour votre contribution. Je donne la parole à la Turquie. La Turquie a la parole.
Merci, Monsieur le Président. La Turquie se félicite de pouvoir contribuer à la discussion sur la structure et les principes directeurs d'un instrument juridiquement contraignant sur les droits humains des personnes âgées. Pour la Turquie, l'instrument juridiquement contraignant futur doit réaffirmer le fait que les personnes âgées ont droit à la réalisation pleine et égale de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales. En faisant fond sur le cadre existant en matière des droits humains, cet instrument doit offrir une plus grande clarté sur l'application de droits humains universellement reconnus dans le contexte du vieillissement. Il s'agit donc de renforcer la mise en œuvre efficace et la protection persistante des personnes âgées. Sa valeur ajoutée devrait donc résider dans le renforcement de l'exercice des droits humains existants grâce à une clarté juridique renforcée plutôt que par la création de nouveaux droits. La Turquie estime que l'instrument futur doit reconnaître les personnes âgées en tant que titulaires de droits autonomes. La dignité humaine doit être le principe fondamental de l'instrument. L'égalité et la non-discrimination doivent en être le socle. L'instrument doit aussi refléter une approche tout au long de la vie, en reconnaissant l'impact cumulé des inégalités tout au long de la vie et en promouvant un vieillissement actif et sain. Il faut aussi accorder une importance particulière au rôle des familles, de la communauté et de la solidarité intergénérationnelle. Tout en respectant dument l'autonomie et les préférences des personnes âgées, l'instrument devrait promouvoir un environnement de soutien qui encourage l'inclusion, la cohésion sociale et le soutien communautaire. S'agissant de la structure, nous estimons qu'une architecture claire et cohérente s'avérera essentielle pour l'efficacité de l'instrument. Un cadre contenant un préambule, des définitions, des principes généraux, des obligations générales, des dispositions de fond, des mécanismes de mise en œuvre et de suivi, constituerait une base solide pour l'interprétation et la mise en œuvre. Pour finir, tout en établissant des normes internationales communes, l'instrument doit préserver une souplesse suffisante pour en garantir une mise en œuvre conforme aux systèmes nationaux juridiques et aux circonstances nationales différentes. La Turquie est prête à participer constructivement dans un esprit de partenariat aux travaux futurs. Je vous remercie.
Merci beaucoup à la Turquie pour votre déclaration et votre soutien. Excellences, Mesdames et Messieurs, c'est le dernier intervenant que nous pouvions entendre aujourd'hui compte tenu du temps qui nous est imparti. Nous en arrivons Au terme de cette réunion, nous reprendrons demain à 10 heures pour poursuivre le débat général. Je tiens à vous dire que si, à un moment donné, je ne suis pas en mesure de présider, Sebastian Rosario, mon adjoint, prendra ma place et je vous remercie d'avance de votre compréhension. Je déclare close la première réunion de la première session du groupe de travail intergouvernemental sur les droits humains des personnes âgées.