62nd plenary meeting, Tenth emergency special session.
Illegal Israeli actions in occupied East Jerusalem and the rest of the Occupied Palestinian Territory - Item 5: Draft resolution (A/ES-10/L.34/Rev.1). Continuation of the debate on the item.
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Je déclare ouverte la soixante-deuxième séance plénière de la dixième session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale. L'Assemblée va reprendre l'examen du point 5 à l'ordre du jour intitulé mesures illégales prises par les autorités israéliennes à Jérusalem-Est occupée ainsi que dans le reste du territoire palestinien occupé. Je donne maintenant la parole au représentant du Nicaragua.
Monsieur le Président, nous souscrivons à l'intervention prononcée par l'Ouganda et par le Venezuela. du groupe des amis en défense de la Charte des Nations Unies. Le Nicaragua souhaite faire entendre sa voix en faveur de la vérité, de la justice et de la dignité en tant que pays souverain et libre, en tant que peuple qui a résisté à l'agression impériale. Nous refusons de rester silencieux face au génocide commis aujourd'hui contre nos frères et sœurs palestiniens. La situation en Palestine continue de se détériorer et nous devons y accorder toute notre attention et faire preuve de solidarité. Nos peuples doivent rejeter le veto utilisé au Conseil de sécurité, veto qui permet une violation du droit international, qui permet l'impunité des actions d'Israël. Lorsqu'un enfant meurt sous les décombres à Gaza, c'est une partie de l'humanité qui meurt également. Nous ne pouvons pas accepter que la barbarie se banalise. Nous ne pouvons pas accepter que d'aucuns tuent et bombardent des enfants sous prétexte de légitime défense. La Palestine ne fait pas face à une guerre, mais à une extermination. C'est un projet systématique de colonisation, de nettoyage ethnique, un projet d'apartheid, un projet exécuté par le régime sioniste israélien et avec le soutien et la protection des États-Unis. Les États-Unis qui, à plusieurs reprises, ont opposé leur veto à un projet de résolution qui avait pour objectif de mettre un terme à ce massacre. Le terrorisme étatique, dans la région et la souffrance de la Palestine tout cela est promu par des mots par des armes par de l'argent par des vetos tout cela a donné une immunité à l'agresseur et cela a condamné le peuple palestinien à la mort à la fin au déracinement et aujourd'hui certains souhaitent que tout cela soit oublié monsieur le président cette assemblée doit continuer à exiger un cessez le feu permanent sans condition un cessez le feu vérifiable pour mettre un terme à ce massacre et pour garantir L'accès sans entrave à l'aide humanitaire. Nous dénonçons l'embargo criminel imposé à Gaza. C'est une forme de châtiment collectif qui est interdite par le droit international. Il doit être immédiatement levé. La faim ne peut être utilisée en tant qu'arme de guerre. La soif ne peut être une stratégie militaire. Tant que durera l'occupation illégale de tous les territoires palestiniens, Tant que les terres continueront d'être volées, tant que les maisons seront détruites, les familles déplacées, il n'y aura pas de paix ou de stabilité au Moyen-Orient. Nous réitérons notre soutien ferme et indéfectible à la solution des deux États. C'est la seule façon viable d'établir une paix juste et durable. Nous soutenons et nous avons toujours soutenu l'État de Palestine, un État indépendant, souverain, pleinement reconnue avec Jérusalem-Est comme capitale sur la base des frontières de 1967 et ce conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies. Cette position n'est pas nouvelle, c'est une position de principe, c'est une question de justice. Il y a en effet à l'ONU une dette historique envers le peuple palestinien. Le peuple palestinien ne peut continuer d'être victime de ces promesses creuses. On ne peut pas accepter ce massacre qui se déroule dans le silence complet. Nous saluons la résistance héroïque du peuple palestinien. Ce peuple se bat pour sa terre, mais également pour la dignité des peuples du monde entier. Il se bat pour la liberté face au colonialisme, contre le racisme, contre l'occupation. Nous rejetons toute tentative de justifier ces crimes atroces sous prétexte de sécurité ou de défense rien ne peut justifier de massacrer de façon systématique une population entière le châtiment collectif imposé au peuple palestinien a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes innocentes c'est un crime contre l'humanité que l'assemblée ne peut continuer d'ignorer monsieur le président l'assemblée générale doit agir nous ne pouvons pas accepter que le Conseil de sécurité soit retenu en otage en raison du veto. Cette assemblée, c'est l'organe des peuples, et les peuples se sont exprimés clairement: la Palestine doit être libre. À travers le monde, les peuples du monde ont fait entendre leur voix. La conscience collective s'est réveillée face à cette injustice, et elle exige la cessation immédiate de cette agression. Des millions de personnes se sont exprimées en faveur du respect du droit à la vie du peuple palestinien pour mettre un terme au génocide pour permettre aux Palestiniens de vivre dans la dignité la liberté et la paix le Nicaragua s'est porté coauteur de cette résolution humanitaire qui demande un cessez le feu immédiat et qui demande la protection du peuple palestinien et le respect du droit international je vous remercie
Merci au représentant du Nicaragua. La France a la parole.
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, à Gaza, une véritable catastrophe humanitaire se déroule sous nos yeux. L'inacceptable. La France regrette profondément que le Conseil de sécurité n'ait pu adopter la résolution présentée par les membres élus le 5 juin dernier et soient empêchés d'agir. Nous réitérons notre appel à un cessez-le-feu immédiat et permanent et nous saluons les efforts des États-Unis, du Qatar et de l'Égypte pour faciliter les négociations. Israël est tenu de se soumettre à ses obligations internationales, y compris s'agissant du droit international humanitaire. La France continuera à condamner les attaques terroristes du 7 octobre et à appeler à la libération immédiate et inconditionnelle des otages. Le Conseil de sécurité et cette Assemblée doivent faire de même sans ambiguïté. Mais les agissements abjects du Hamas et d'autres groupes n'exonèrent en rien l'État d'Israël de ses obligations. Il ne justifie en aucun cas de soumettre deux millions de civils Gazaouis à des conditions d'existence inhumaines. Les populations et infrastructures civiles doivent être protégées. L'aide humanitaire ne saurait être instrumentalisée à des fins politiques et elle doit être acheminée de façon sûre et sans entrave dans l'ensemble de la bande de Gaza. La France réitère, à ce titre, son plein soutien aux agences des Nations unies et à leurs partenaires humanitaires qui ont prouvé leur probité et leur capacité à acheminer l'aide dans le plein respect des principes humanitaires. La France réitère son opposition au mécanisme d'acheminement organisé par la Gaza Humanitarian Foundation, qui a des conséquences dramatiques. Depuis octobre 2023, 463 travailleurs humanitaires ont été tués dans l'exercice de leur mission. Nous leur rendons hommage, comme nous rendons hommage à toutes les victimes innocentes de cette tragique confrontation. L'urgence est aussi de construire une alternative à la guerre. pour les Palestiniens comme pour les Israéliens afin de satisfaire les aspirations légitimes à un État palestinien et de permettre aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en paix et en sécurité. La France est déterminée à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux États et reste pleinement mobilisée en vue de la reprise de la conférence internationale convoquée à la demande de cette Assemblée et que nous coprésidons avec l'Arabie saoudite. Cette conférence, que les circonstances ont conduit à suspendre, devra nous permettre d'avancer dans la voie de la paix et de la sécurité grâce à la mobilisation de tous les Etats membres et aux engagements concrets qu'ils prendront à cette occasion. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France. Je donne maintenant la parole au représentant de la République populaire démocratique de Corée.
Monsieur le Président, aujourd'hui, dans les territoires palestiniens occupés, y compris dans la bande de Gaza, il y a une situation humanitaire catastrophique qui continue de se détériorer. Plus de 55 000 Palestiniens ont été tués. La bande de Gaza est un enfer sur terre. en raison de la stratégie de la terre brûlée d'Israël, en raison de l'utilisation de la faim comme arme de guerre, en raison des déplacements forcés lors de la dixième séance extraordinaire d'urgence, demandant un cessez-le-feu permanent et sans condition et un accès sans entrave à l'aide humanitaire. En dépit de tout cela, Israël continue de lancer une attaque contre des civils innocents, Cela ne fait que prolonger la situation humanitaire. La communauté internationale doit mettre en œuvre des mesures pour mettre un terme à ces massacres sans discrimination commis par Israël. Il faut cesser de leur fournir des armes et les responsables doivent être traduits en justice pour violation du droit international contre la population palestinienne et d'autres nationalités. Monsieur le Président, la communauté internationale n'a ménagé aucun effort, et ce depuis des décennies, pour mettre un terme à l'occupation illégale israélienne et pour réaliser le droit inaliénable du peuple palestinien. Néanmoins, nous sommes dans l'impasse. La situation dans les territoires occupés et dans le reste du Moyen-Orient est de plus en plus instable. Il faut s'attendre attaquer aux causes de la souffrance du peuple palestinien. Il y a des politiques, notamment les États-Unis, qui sont complices des atrocités commises par Israël. Les États-Unis ont en effet utilisé leur veto à plusieurs reprises, ce qui montre qu'ils ignorent la volonté de la majorité de la communauté internationale. ce qui sape la paix et la sécurité régionales. Les États-Unis ont bloqué une résolution visant à régler de façon pacifique la question palestinienne. Ils se sont opposés à la création d'un État indépendant. Depuis le début de la crise de Gaza, les États-Unis ont fourni à Israël une grande quantité d'armes militaires, une aide financière, un soutien logistique, Les États-Unis ont donc une approche de poids et de mesure, une approche unilatérale qui ne fait qu'aggraver la situation, qui jette de l'huile sur le feu, ce qui a créé l'indignation de la communauté internationale. Tant que les États-Unis soutiendront cette approche et tant qu'ils ne feront rien face aux actions d'Israël, il n'y aura pas de paix ou de stabilité dans la région. La communauté internationale doit donc dénoncer de façon catégorique cette politique du deux poids deux mesures qui est favorable à Israël et il faut prendre des mesures pour mettre un terme à cette action des États-Unis grâce à une action collective. En guise de conclusion, nous retirerons notre engagement en faveur du peuple palestinien dans leur quête pour la justice pour mettre un terme à l'occupation illégale israélienne et pour qu'ils réalisent leur droit inaliénable, notamment à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale. Nous soutenons pleinement la reconnaissance de l'État de Palestine à l'ONU comme État et nous espérons que la conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de la Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États produiront les résultats escomptés. Merci.
Merci, représentant de la RPDC. Je donne maintenant la parole à l'Islande.
Monsieur le Président, En tant que l'un des pays co-auteurs de la résolution adoptée jeudi dernier, je souhaiterais expliquer pourquoi mon gouvernement a souhaité soutenir cette initiative. L'ampleur de la souffrance humaine à Gaza nous choque, d'autant plus car cela pourrait être évité. La guerre à Gaza doit cesser. Nous avons besoin d'un cessez-le-feu aujourd'hui. L'embargo doit cesser. Il faut permettre un accès humanitaire sans entrave, dès aujourd'hui. Il y a un cycle de violence qui semble être sans fin, mais il doit cesser aujourd'hui. Monsieur le Président, au cours de ces vingt derniers mois, l'Islande n'a eu de cesse de condamner les attentats terroristes commis contre Israël le 7 octobre 2023. Le terrorisme est inacceptable. Le Hamas est une organisation terroriste qui ne devrait pas avoir son rôle à jouer dans l'avenir de la Palestine. Tous les otages en captivité doivent être libérés il faut également restituer les dépouilles des otages qui ont perdu la vie cela doit se faire rapidement sans condition et de façon digne monsieur le président si cette souffrance si la destruction ne prennent pas fin il n'y aura pas d'avenir pour Israël non plus ou pour la Palestine la seule façon d'aller de l'avant est claire nous avons besoin de promouvoir la paix et la solution à deux états deux États qui vivent côte à côte dans l'appel à sécurité et dans la reconnaissance mutuelle. Rien ne justifie que nous ne soyons pas engagés sur cette voie. Notre position était claire. Nous avons eu de bonnes relations diplomatiques bilatérales avec Israël depuis sa création et avec la Palestine depuis que nous avons reconnu l'État palestinien il y a plus de dix ans. Nous estimons qu'il n'y a pas de contradiction entre le fait de soutenir le droit inaliénable des deux peuples à l'autodétermination de peuples qui doivent vivre dans leur propre État côte à côte. La semaine dernière, cette séance a été convoquée, la résolution a été adoptée, cela devait précéder la conférence internationale, conférence qui devait avoir lieu ici à New York aujourd'hui. Nous nous préparions à participer activement à cette conférence à l'échelle ministérielle, car nous estimons que la communauté internationale, doit se réengager en faveur de la solution à deux états. Il n'y a pas d'autre solution acceptable sur le plan juridique ou moral. Monsieur le Président, sans trop digresser, je dois dire que nous sommes gravement préoccupés par l'escalade du conflit entre Israël et l'Iran. C'est très préoccupant et toute forme de crise nucléaire au Moyen-Orient pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour le monde entier. Nous exhortons tous les acteurs à faire preuve de retenue et à choisir le dialogue et la désescalade plutôt que la confrontation. La diplomatie doit prévaloir. Je vous remercie.
Merci à l'Islande. Je donne maintenant la parole à l'Afrique du Sud.
Monsieur le Président, nous souscrivons à l'intervention prononcée par l'Ouganda au nom du MNA. Monsieur le Président, cette dixième session extraordinaire d'urgence est un mécanisme utile pour que l'Assemblée générale prenne des décisions lorsque le Conseil de sécurité, une fois encore, échoue à agir afin de répondre à la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza. situation qui découle du bombardement sans discrimination et de l'utilisation de l'aide humanitaire en tant qu'arme de guerre par Israël. Nous remercions les dix membres élus du Conseil de leurs efforts visant à veiller à ce que le Conseil de sécurité assume ses responsabilités à l'endroit du peuple palestinien grâce à un projet de résolution qu'ils ont présenté qui demande un cessez-le-feu immédiat sans condition et permanent à Gaza et qui demande la libération sans condition de tous les otages détenus par le Hamas et la levée sans condition de toutes les restrictions imposées à l'arrivée de l'aide humanitaire à Gaza. Monsieur le Président, le Conseil de sécurité reste paralysé et il a échoué à appeler à la cessation immédiate des atrocités commises contre le peuple de Gaza en raison de l'utilisation du veto par un membre permanent. Cela a permis à Israël d'imposer de façon délibérée et éhontée des conditions de vie inhumaines pour les civils dans les territoires palestiniens occupés, en toute impunité. Au lieu de fournir une aide sans entrave par le biais d'organisations réputées telles que le droit des civils affamés, sont obligés de passer par des goulots d'étranglement pour récupérer une aide humanitaire dans des conditions qui menacent leur vie après des mois d'embargo total par Israël. Le système d'aide humanitaire d'Israël à Gaza combine donc une stratégie militaire et l'aide humanitaire pour renforcer l'utilisation de la faim. Cela ne fait que renforcer l'utilisation du désespoir des Gazaouis en tant qu'arme de guerre. Depuis que la Gaza Humanitarian Foundation a commencé ses opérations, des dizaines de Palestiniens essayant de parvenir aux points de distribution ont été tués par les forces israéliennes. Et de nombreux Palestiniens ont été blessés. Monsieur le Président, face à ces actes abominables, ces actes génocidaires, au vu et au su de la communauté internationale, la responsabilité incombe à l'Assemblée générale d'être la voix morale des États membres. étant donné l'échec du Conseil de sécurité à honorer son mandat. Voilà pourquoi l'Afrique du Sud a soutenu la résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat, sans condition et permanent, demandant à Israël, la puissance occupante, de cesser le siège immédiatement, d'ouvrir tous les postes frontières et de veiller à ce que l'aide parvienne aux civils palestiniens dans la bande de Gaza immédiatement et à grande échelle. conformément à ses obligations au titre du DIH et du droit international. Monsieur le Président, en outre, il faut protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux, les écoles et les abris, et il faut immédiatement restaurer les services de base, notamment l'accès à l'eau, à l'électricité, l'assainissement, comme l'exige le droit international. Le gouvernement israélien a une obligation juridique et morale à lever immédiatement l'embargo presque total imposé à Gaza. Il faut que le siège cesse et il faut prévenir tout déplacement supplémentaire et veiller à ce que la population ne meurt pas enfin la communauté internationale doit prendre toutes les mesures qui s'imposent pour garantir la reddition des comptes pour tous les auteurs de crimes commis à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés non notamment la commission du génocide un crime et de l'Afrique du Sud et plusieurs États membres ont donc décidé de passer par les mécanismes judiciaires internationaux y compris la cour internationale de justice et la Cour pénale internationale afin que justice soit rendue et afin qu'il y ait une reddition de comptes pour la population palestinienne. Tout cela est conforme à notre engagement en faveur d'un système international qui repose sur l'état de droit et non pas sur la loi du plus fort. Nous souhaiterions une fois encore porter à l'attention des États membres un document intitulé, je cite, « dossier public contenant des preuves publiquement disponibles relatives aux actes de génocide commis par l'État d'Israël contre les Palestiniens à Gaza du 4 février 2025 soumis au président du Conseil de sécurité le 25 février 2025 c'est un deuxième dossier il y a également donc ce dossier porte la côte s 2025 barre oblique 130 qui contient des informations publiquement disponibles recueillies par l'Afrique du Sud qui illustrent le comportement génocidaire d'Israël contre les Palestiniens à Gaza. Nous encourageons les États membres et toutes les parties intéressées à se procurer ce rapport et à le consulter. Enfin, nous soulignons que le gouvernement israélien doit faciliter l'assistance indépendante assistance humanitaire impartiale, sans entrave, sans ingérence militaire, politique ou économique, proposée par des organisations humanitaires impartiales dans les territoires palestiniens occupés. Ces obligations sont prescrites par la Convention de La Haye de 1907 et la quatrième Convention de Genève de 1949. Monsieur le Président, à l'heure où nous examinons la question de la mise en œuvre de la solution à deux États, et le règlement pacifique de la question de la Palestine. Et à l'heure où l'attention de la communauté internationale est portée sur la façon dont l'ONU répond à ces appels lancés par une population affamée assiégée, nous ne pouvons pas échouer à agir afin de mettre un terme à cette souffrance tragique qui pourrait être prévenue. Nous devons le faire, sinon nous porterons préjudice à la crédibilité des institutions judiciaires et multilatérales avec en leur cœur l'ONU.
Merci. Je remercie le représentant de l'Afrique du Sud et je donne maintenant la parole à la Finlande.
Monsieur le Président, la guerre et des souffrances terribles, les souffrances terribles de la population civile de Gaza doivent prendre fin. Comme le dit la résolution dont nous sommes saisis aujourd'hui, un cessez-le-feu permanent et inconditionnel respecté par toutes les parties est nécessaire d'urgence, immédiatement. tout comme la libération immédiate dans la dignité et sans conditions préalables de tous les otages saisis par le Hamas et d'autres groupes au cours de leur attaque contre Israël, que nous avons condamnés fermement. Toutes les parties au conflit doivent respecter leurs obligations au titre du droit international, y compris le DIH, droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils. La situation humanitaire à Gaza est complètement inacceptable. et le mépris observé pour la vie humaine doit prendre fin. Nous exhortons Israël à permettre et faciliter une reprise intégrale de l'afflux d'aide vers Gaza. Nous l'appelons à permettre à l'ONU et aux organisations humanitaires de fournir l'aide humanitaire d'une manière qui respecte les principes humanitaires de la neutralité, de l'impartialité, de l'humanité et de l'indépendance. L'aide humanitaire ne doit jamais être politisée ou utilisée en tant qu'arme, et bloquer toute aide humanitaire est contraire au droit international humanitaire. Israël, en tant que puissance occupante, a le devoir de faire en sorte que les besoins fondamentaux de la population trouvent réponse. La Finlande rejette également énergiquement l'expansion de colonies, les violences accrues des colons et autres mesures en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, qui viennent menacer la viabilité de la solution des deux États. Permettez-moi de réaffirmer que la Finlande n'accepte pas quelque changement que ce soit par rapport aux frontières d'avant 1967, à moins qu'il ne soit négocié entre parties. Monsieur le Président, la seule solution durable pour mettre fin au conflit israélo-palestinien est une solution des deux États négociée, basée sur les frontières d'avant 1967. La solution en question doit répondre aux besoins sécuritaires israéliens et palestiniens et aux aspirations palestiniennes en matière de statut d'État et de souveraineté, mettre fin à l'occupation qui a commencé en 1967 et résoudre toutes les questions de statut permanent. Nous, en tant que membres de la communauté internationale, devons nous acquitter de notre responsabilité en exerçant autant de pression que possible pour aider les parties à résoudre le conflit. Nous espérons que la conférence de haut niveau pour la mise en œuvre de la solution des deux États pourra se tenir rapidement. Il s'agirait d'une occasion essentielle de se rassembler pour rechercher une solution à ce conflit. Monsieur le Président, la Finlande a voté pour et avec les autres pays nordiques, nous nous sommes portés co-auteurs de la résolution examinée par cette session extraordinaire d'urgence. Nous voudrions également remercier les dix membres élus du Conseil de sécurité de leurs efforts pour qu'une résolution soit adoptée au Conseil de sécurité un peu plus tôt au cours de ce mois. Il est regrettable que le Conseil de sécurité n'y soit pas parvenu à cause d'un veto d'un membre permanent, les États-Unis. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Finlande et je donne maintenant la parole aux Philippines.
Monsieur le Président, les Philippines restent extrêmement préoccupées face à la situation humanitaire catastrophique à Gaza, face aux violences en cours et à la tragédie des vies civiles emportées, ainsi que face à l'aggravation des tensions au Moyen-Orient. À cet égard, les Philippines voudraient réaffirmer les éléments suivants. Premièrement, nous appelons à la remise en place immédiate d'un cessez-le-feu, à la libération inconditionnelle de tous les otages. et à la mise en place et à la facilitation d'un accès humanitaire rapide, sûr, sans entrave et constant aux personnes dans le besoin. Il est essentiel que le droit international humanitaire soit pleinement respecté afin de permettre la protection des civils et du personnel humanitaire. Deuxièmement, nous appelons toutes les parties concernées à s'abstenir de contribuer à une escalade des violences. Nous condamnons toutes les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, attaques qui ont fait un nombre inquiétant de victimes, en particulier chez les femmes et les enfants. Nous appelons toutes les parties à sortir de ce cercle vicieux de la violence. Troisièmement, la diplomatie reste la pierre angulaire Du cheminement vers la paix au Proche-Orient, des dialogues significatifs, des négociations fondées sur une confiance mutuelle et dans le respect du droit international et de la charte des Nations Unies seront des éléments essentiels pour parvenir à la paix et à la stabilité au Proche-Orient. À cet égard, les Philippines soutiennent l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États, emmenée par l'Arabie saoudite, la Norvège et l'Union européenne. Nous attendons également avec intérêt la reprise de la conférence internationale de haut niveau sur la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États, coprésidée par l'Arabie saoudite et la France. Il s'agit là d'efforts complémentaires qui, nous l'espérons, permettraient de mettre fin au conflit en cours, qui élargiraient l'espace du dialogue et des négociations. permettrait de rétablir la confiance et la compréhension mutuelle et contribuerait à promouvoir la coopération en faveur d'une paix durable au Moyen-Orient. Quatrièmement, les Philippines réaffirment leur soutien inlassable à une solution des deux États, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes de l'ONU. Nous sommes profondément convaincus que cela reste la voie la plus durable, la plus viable pour résoudre le conflit israélo-palestinien, ce qui est essentiel pour la mise en œuvre d'une paix durable. Israéliens et Palestiniens méritent de vivre dans la paix, la dignité, l'harmonie et la prospérité dans un monde où leurs droits, aspirations et leur sécurité soient reconnus et respectés. Enfin, les Philippines soutiennent l'admission de l'État de Palestine aux Nations unies en tant que membre de plein droit. Une majorité écrasante de l'Assemblée générale y est favorable et nous attendons de voir cela se réaliser. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant des Philippines. Je donne maintenant la parole au Vietnam.
Monsieur le Président, le Vietnam s'adresse à cette session extraordinaire d'urgence en étant très préoccupé par la poursuite de l'escalade de la violence et de la crise humanitaire à Gaza. L'effondrement du cessez-le-feu au mois de mars, associé à des restrictions constantes en termes d'accès humanitaire, ont fait des milliers de victimes civiles, ont largement détruit les infrastructures critiques, ont entraîné un phénomène de déplacement de masse et risquent d'engendrer la famine qui menace. Nous regrettons que le Conseil de sécurité ne parvienne pas à s'acquitter de sa responsabilité première en termes de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Nous exhortons tous les membres du Conseil à sortir de l'impasse actuelle et à adopter des mesures décisives, globales, pour répondre à la crise complexe et multiforme à Gaza et dans l'ensemble du Moyen-Orient. Le Vietnam exhorte toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, respecter la charte des Nations unies et le droit international et à respecter pleinement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale ainsi que les mesures conservatoires de la CIJ la protection des civils et des infrastructures civiles est indispensable pour la survie de la population et elle doit être garantie en tout temps le Vietnam réaffirme également son appel à un cessez-le-feu immédiat applicable et permanent dans tout Gaza et l'ensemble de la région. Nous appelons également à une libération inconditionnelle de tous les otages et le retour de leurs dépouilles, ainsi que le retour des civils palestiniens chez eux, dans toute la bande de Gaza. Le Vietnam se félicite des efforts et de l'implication d'un certain nombre d'Etats membres, y compris des efforts de médiation de l'Egypte, du Qatar et des Etats-Unis pour y parvenir. Monsieur le Président, nous appelons à prendre des mesures plus efficaces pour faire en sorte qu'une aide humanitaire puisse arriver à la population civile de Gaza de manière ininterrompue et sans entrave, et qu'elle parvienne également aux autres zones touchées. Nous soutenons le rôle indispensable de l'UNRWA pour apporter cette aide vitale et fournir des services au peuple palestinien, et nous appelons à déployer des efforts pour assurer son fonctionnement sûr, efficace et constant. Nous rejetons toute mesure qui s'apprête la mise en œuvre du mandat de l'Office. de l'UNRWA. Le Vietnam réaffirme encore une fois qu'il soutient le droit du peuple palestinien à exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à réaliser ses aspirations légitimes, devenant ainsi membre à part entière des Nations unies. Nous militons énergiquement pour une solution des deux États qui assure la mise en place d'un État de Palestine indépendant et souverain dans le cadre des frontières d'avant 1967, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes de l'ONU. À cet égard, le Vietnam se félicite de la tenue de la conférence de haut niveau sur la mise en œuvre des résolutions de l'ONU concernant la question de Palestine et la solution des deux États, coprésidée par la France et l'Arabie saoudite, et nous attendons avec intérêt la reprise de ce travail aussi rapidement que possible. Nous nous tenons prêts à contribuer aux discussions sur la reconstruction et la gouvernance de Gaza après le conflit. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Vietnam et je donne à présent la parole au Luxembourg.
Monsieur le Président, le Luxembourg vous remercie d'avoir convoqué cette reprise de la dixième session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale suite au vote qui a eu lieu au Conseil de sécurité le 4 juin dernier. Nous regrettons le veto des États-Unis qui a empêché l'adoption d'une résolution proposée par les dix membres élus du Conseil. Nous saluons les efforts déployés par les E10, dont le projet de résolution a recueilli le vote favorable de quatorze membres du Conseil. La situation humanitaire à Gaza atteint aujourd'hui un niveau de gravité insoutenable. Plus de vingt mois de bombardements, de déplacements forcés et de destructions massives ont plongé la population civile, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, dans une détresse absolue. Famine, soif, absence d'abris et manque cruel de soins médicaux. Nul ne peut rester indifférent face à une telle tragédie. Un cessez-le-feu immédiat n'est pas seulement urgent, il est vital. Il est le seul moyen pour mettre fin à la violence, sauver des vies, permettre la libération des otages et ouvrir enfin l'accès à l'aide humanitaire conformément au droit international humanitaire et aux décisions de la Cour internationale de justice. Chaque jour de blocus supplémentaire par Israël condamne des centaines de milliers de civils à la souffrance et au désespoir. Le Luxembourg exhorte toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations en vertu du droit international et du droit international humanitaire ainsi que les principes fondamentaux de l'action humanitaire. L'aide humanitaire ne doit jamais être instrumentalisée à des fins politiques ou militaires et doit impérativement parvenir aux civils qui en ont besoin de manière vitale. À cet égard, le rôle des Nations unies et notamment de l'Unrw, est indispensable pour venir en aide aux populations de Gaza, de Cisjordanie et de l'ensemble de la région. La seule réponse à la hauteur de la souffrance de la population palestinienne dans la bande de Gaza réside dans l'instauration d'un cessez-le-feu immédiat et durable et l'acheminement urgent et massif de l'aide humanitaire. Nous saluons dans ce contexte la résolution présentée par l'Espagne qui a été adoptée par l'Assemblée générale à une très large majorité le 12 juin dernier. Le Luxembourg est fier d'avoir voté en faveur de cette résolution. Pour la première fois, cette résolution de l'Assemblée générale mentionne explicitement le Hamas dans le contexte de l'appel à la libération immédiate, digne et inconditionnelle des otages détenus à Gaza. La résolution fait aussi référence à la pleine mise en oeuvre des recommandations du rapport Colonna concernant l'UNRWA et elle condamne toutes les attaques contre les civils, y compris tous les actes de terrorisme et les attaques indiscriminées. Nous remercions l'Espagne et les autres co-auteurs pour avoir été à l'écoute des délégations comme la nôtre qui ont plaidé pour ajuster la résolution en ce sens. Plus que jamais, La solidarité internationale doit prévaloir. Agissons ensemble avec détermination pour briser le cycle de la violence et ouvrir la voie à une paix juste et durable conforme aux résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Le Luxembourg s'y engage et notre objectif est clair: permettre à Israël et à la Palestine de vivre côte à côte, en paix et en sécurité, dans des frontières sûres et reconnues. Monsieur le Président, le Luxembourg place de grands espoirs dans la conférence internationale de haut niveau sur la mise en œuvre de la solution à deux États organisée par la France et l'Arabie saoudite. Nous regrettons qu'elle ait dû être reportée suite à l'escalade du conflit entre Israël et l'Iran. Cette escalade ne fait que renforcer notre détermination à promouvoir le règlement pacifique des crises qui ont un impact sur la paix et la sécurité régionales et mondiales. Nous espérons que la conférence pourra se tenir prochainement. Elle représente une occasion décisive pour faire avancer concrètement la mise en œuvre de la solution à deux États, la seule solution qui puisse assurer une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. Le Luxembourg compte y contribuer dans le droit fil de son engagement de longue date pour la paix au Moyen-Orient. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Luxembourg. À présent, je voudrais donner la parole au Bahreïn.
Monsieur le Président, permettez-moi de vous remercier pour cette reprise de la dixième section extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale, nous souscrivons à la déclaration prononcée par le Koweït au nom du Conseil de coopération du Golfe, par le Yémen au nom du groupe arabe et l'intervention du mouvement des non-alignés. La crise humanitaire actuelle dans la bande de Gaza doit pousser la communauté internationale à se montrer à la hauteur de ses responsabilités et à travailler avec bonne foi pour conclure un cessez-le-feu permanent. pour que les otages détenus soient libérés et pour faciliter l'afflux de l'aide humanitaire avec une arrivée de l'aide sans entrave. Cela est rappelé par la résolution adoptée la semaine dernière intitulée Protection des civils et promotion des obligations légales et humanitaires. Tout règlement sur le long terme de la situation à Gaza doit mettre l'accent sur la reconstruction. son déplacement forcé de la population doit contribuer à établir une gouvernance effective avec un cadre qui garantisse la paix et la stabilité à Gaza. Nous réaffirmons qu'il existe un besoin urgent d'une solution juste et équitable à la question palestinienne. La solution des deux États n'est pas un objectif uniquement politique, c'est plutôt un besoin humanitaire. C'est un engagement juridique fondé sur des résolutions internationales. C'est là la seule solution pour sortir du cycle de la violence et pour créer de nouvelles perspectives pour la région. Les différentes initiatives proposées par le Royaume du Bahreïn ont reflété cette approche. Elles ont été adoptées par le 33e sommet arabe, le sommet du Bahreïn qui a eu lieu l'année dernière. La position du Bahreïn n'a pas changé et elle consiste à soutenir le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant qui seraient membres de plein droit de l'ONU. Nous réaffirmons également notre soutien aux efforts de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États, qui a été lancée par l'Arabie saoudite, et à la conférence internationale de haut niveau coprésidée par la France et l'Arabie saoudite, tout comme les plans de reconstruction et de relèvement rapide proposés par l'Égypte et adoptés lors d'un sommet Il faut respecter les dispositions du cessez-le-feu et permettre une libération des otages et des détenus. Il faut faire en sorte que les Palestiniens puissent rester sur leurs terres et leurs droits légitimes et fondamentaux doivent être respectés. Le Bahreïn réaffirme le rôle humanitaire essentiel de l'ONU et de ses agences dans l'objectif de faciliter l'arrivée de l'aide humanitaire jusqu'aux civils. Nous réaffirmons également le rôle vital le rôle joué par l'UNRWA à cet égard. Monsieur le Président, vu l'évolution de la situation dans la région et les répercussions pour la stabilité et la sécurité régionales, le Bahreïn réaffirme sa position invariable qui consiste à appeler à un règlement de la crise par le biais du dialogue et de canaux diplomatiques. Nous appelons à adopter des solutions pacifiques dans l'intérêt supérieur des peuples du monde entier. Nous réaffirmons qu'il importe de mettre en place un élan et de travailler à une mise en œuvre en pratique de la solution des deux États pour que le Moyen-Orient devienne une région où la paix, la stabilité et le respect mutuel l'emportent et où les peuples vivent dans la coexistence, la paix et la stabilité. Je vous remercie.
Merci beaucoup au représentant du Bahreïn et je donne maintenant la parole au Sénégal.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Je voudrais vous remercier d'avoir convoqué cette réunion dans ces moments troubles. Ma délégation souscrit à la déclaration prononcée par l'Angola au nom du Mouvement des Non-alignés et voudrait, à titre national, s'indigner des violations ouvertes, continues et en toute impunité par Israël des droits les plus fondamentaux des peuples palestiniens dans les territoires occupés. Monsieur le Président, attaques contre les civils, le personnel humanitaire, le personnel soignant et les journalistes, utilisation de la faim comme arme de guerre, déplacement forcé des populations et tentative d'opérations ethniques, installation de colonies illégales et annexions des terres agricoles, destruction massive des habitations, écoles, hôpitaux, lieux de culte et infrastructures essentielles. Voilà ce dont nous sommes témoins au quotidien dans les territoires occupés, avec son lot de milliers de morts, de blessés, d'affamés et de sans-abri. Cette situation plus que préoccupante est une tragédie humaine sans précédent. Elle est possible parce qu'aucune norme impérative, aucune résolution des Nations unies et aucune décision de la justice internationale n'est appliquée par Israël confortée en cela par l'inaction de la communauté internationale. Tristement, c'est dans ce contexte d'urgence humanitaire absolue que le Conseil de sécurité a manqué de s'acquitter de sa responsabilité pour, d'une part, exiger d'Israël le respect du droit international humanitaire et le retrait de toutes ses mesures unilatérales contre la jouissance des droits fondamentaux du peuple palestinien, et d'autre part, d'adopter une résolution pour un cessez-le-feu, gage d'un répit salvateur et de la libération des otages. Monsieur le Président, il n'est plus besoin de rappeler le rôle combien indispensable de l'UNRWA et de tous les autres organismes humanitaires et la panoplie de services relatifs à la santé, à l'éducation, à l'alimentation, aux abris, entre autres, qu'ils apportent aux réfugiés de Palestine. Sous ce rapport, Ma délégation rejette le système actuel de distribution de l'aide par une fondation qui allie inexpérience et inefficacité. Ce mécanisme imposé est à considérer comme une mesure unilatérale illégale qui a fini de militariser l'aide et de rajouter à l'insécurité, à l'indignité et à la catastrophe humanitaire que vivent les populations palestiniennes, autant qu'il poursuit le dessein inavoué de déplacer les Gazaouis de leurs terres. Monsieur le Président, Il incombe aux États, dans leurs obligations individuelles et collectives, de faire cesser toutes ces illégalités, y compris l'occupation, par des mesures décisives de rétorsion contre les politiques et pratiques illégales. Il s'agit d'une obligation juridique et d'un devoir moral pour tous les États, et puis de justice et d'humanité. Ma délégation regrette le rapport de la conférence internationale sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États, qui aurait pu se tenir en ce moment même et appelle tous les États membres à garder le même engagement pour sa tenue dans les meilleurs délais et son succès au plus grand bénéfice des populations palestiniennes et israéliennes. Pour conclure, ma délégation appelle à ne pas perdre de vue que l'urgence demeure un cessez-le-feu permanent, un accès humanitaire sécurisé sous le couvert des Nations unies et la libération des otages et des prisonniers. C'est pourquoi ma délégation, qui l'a coparrainé, à voter en faveur de ce projet de résolution qui est un pas de plus vers la réalisation des aspirations du peuple palestinien à la paix, à la stabilité, à la souveraineté avec Jérusalem-Est comme capitale. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Sénégal. Je donne maintenant la parole au Maroc.
Monsieur le Président, permettez-moi d'emblée de remercier le Président de l'Assemblée générale d'avoir répondu à la requête formulée par le Groupe arabe, le Groupe des Amis de l'Algérie et le Mouvement des Non-alignés. pour permettre une reprise de la dixième session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale. L'Assemblée générale a pu, la semaine dernière, adopter la résolution A/ES/10/L.34/Rev.1. Le Maroc a voté pour cette résolution. Car nous sommes convaincus de la nécessité d'un cessez le feu pour sauver les civils et les protéger. Il faut permettre l'afflux d'une aide humanitaire rapidement et sans obstacle. Cela reflète la volonté de la communauté internationale de protéger les civils et de mettre fin à leurs souffrances. Monsieur le Président, depuis la tenue de cette session en décembre dernier, la situation s'est dégradée plus avant. mais ceux d'une manière très grave dans les territoires palestiniens occupés surtout après l'effondrement de l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza les tensions se sont ainsi aggravées et la crise humanitaire s'est aggravée dans la région le roi Mohammed VI a appelé dans un discours lors du 34e sommet de la Ligue des États arabes qui a eu en mai dernier à Bagdad à une cessation immédiate des hostilités, il a appelé à revenir à la table des négociations pour redonner vie au cessez-le-feu dans l'idée de parvenir à un cessez-le-feu permanent. Il a appelé à intervenir d'urgence pour mettre fin aux agressions israéliennes en Cisjordanie, notamment la démolition de maisons de civils innocents. dans les zones sous contrôle israélien. Troisièmement, à travailler à assurer l'afflux de l'aide humanitaire, en particulier de fournitures médicales, d'alimentation vers la bande de Gaza et la Cisjordanie. Il est appelé à ne pas faire obstruction à cet afflux d'aide humanitaire pour quelque raison que ce soit. Quatrièmement, à préserver le rôle de l'UNRWA et à soutenir l'UNRWA pour lui permettre de s'acquitter de son mandat. comme le permet la communauté internationale et ce pour le bien des Palestiniens, à établir une feuille de route globale pour la reconstruction de Gaza en se fondant sur le plan adopté par le sommet du Caire, sous l'aide de l'Autorité palestinienne avec la participation de partenaires arabes et internationaux. Monsieur le Président, Les mesures unilatérales israéliennes en cours, en violation du droit international, risque d'aggraver le conflit, les tensions, l'escalade, les violences. Cela risque de saper tous les efforts visant à rétablir le calme. Le roi Mohammed VI, président du comité de Jérusalem émanant de Le CI suit de près et constamment l'évolution de la situation liée à la question de Palestine. Il déploie tous les efforts possibles et utilise tous les outils et moyens existants pour préserver le statut juridique historique de la ville, la ville qui est le berceau des trois religions monothéistes. En conclusion, Monsieur le Président, le Maroc réaffirme sa position qui n'a guère changé, à savoir que la question palestinienne est la clé pour la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient, dans le cadre de la solution des deux États qui a été convenue au niveau international. Une telle approche permettrait l'établissement d'un État palestinien indépendant dans le cadre des frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale. La bande de Gaza serait une partie intégrante de cet État. Le Maroc est convaincu que la solution des deux États est la pierre angulaire qui garantirait une stabilité durable dans la région. Malgré les différentes crises et les différents défis, cela reste la seule solution viable et réaliste pour permettre un règlement global de ce conflit. À cet égard, les pays participants à la cinquième session de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États, réunion qui s'est tenue le 20 mai dernier à Rabat, réunion qui a été organisée par notamment par le Maroc, l'idée de créer un environnement favorable au règlement de ce conflit dans le cadre de la solution des deux États, deux États vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et la stabilité. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Maroc et je donne la parole à l'Uruguay.
Monsieur le Président, l'Uruguay se désole du fait que le Conseil de sécurité se trouve dans l'impasse face à une question aussi importante qui continue de se détériorer. Le projet de résolution présenté par les dix membres élus a été rejeté par le Conseil de sécurité. Il a suscité le soutien de quatorze membres du Conseil. Ce texte visait à l'action, il mettait l'accent sur la question humanitaire, il demandait un cessez le feu immédiat et permanent dans la bande de Gaza, il demandait la libération sans condition de tous les otages, il demandait un accès sans entrave pour l'aide humanitaire et une distribution sûre de l'aide humanitaire. Une fois encore, nous devons passer par l'Assemblée générale pour agir, avec un texte plus vaste, un texte qui néanmoins n'a pas le caractère juridiquement contraignant qui aurait été nécessaire étant donné la situation à Gaza. Monsieur le Président, nous soutenons ce texte, nous sommes consternés par la situation humanitaire à Gaza. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, notamment des femmes et des enfants. Il y a également le manque d'accès aux denrées alimentaires depuis des mois et des conditions de vie déplorables. Nous avons pu entendre les interventions des agences de l'ONU, OCHA, la FAO, leurs interventions décrivent de la crise humanitaire. Voilà pourquoi il est essentiel d'insister sur le fait qu'il faut urgemment respecter le DIH. Il faut protéger les civils en cas de conflit armé. Il faut également protéger les enfants en temps de conflit. Et les conventions internationales de protection des droits humains s'appliquent. L'Uruguay n'a eu de cesse de demander à ce que ces textes soient respectés dans toutes les situations de conflit armé. Il est essentiel et urgent qu'Israël garantisse l'accès sûr et sans restriction de l'aide humanitaire pour la population à Gaza par le biais des Nations unies. Il faut veiller à ce que l'assistance parvienne à tous ceux qui sont touchés, conformément aux principes humanitaires d'humanité, d'impartialité, de neutralité et d'indépendance. Nous réitérons une fois encore qu'il faut libérer sans condition tous les otages détenus par le Hamas. Nous avons besoin d'un cessez-le-feu permanent à Gaza. Il faut mettre un terme au déplacement des populations locales. Ce sont les conditions sine qua non pour une paix durable. Comme nous l'avons déjà exprimé, la solution des deux États est la seule façon de parvenir à une paix durable entre Israël et la Palestine, pour que les deux peuples vivent dans la paix et la sécurité. Il est essentiel d'organiser la conférence de haut niveau pour la solution pacifique de la question de la Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États. Cette conférence doit être un moment charnière vers une paix durable dans la région. Nous vous exhortons à participer de façon constructive à ce processus. Hélas, cette conférence a été reportée. Nous demandons aux cofacilitateurs, aux organisateurs, de fixer une nouvelle date pour cette conférence dès que possible. Merci.
Je remercie la représentante de l'Uruguay. Je donne maintenant la parole à Maurice.
Monsieur le Président, nous nous félicitons de la tenue de cette dixième session extraordinaire d'urgence suite à l'échec au Conseil de sécurité qui n'est pas parvenu à adopter une résolution demandant le cessez-le-feu, la libération des otages et la levée de toutes les restrictions imposées à l'aide humanitaire. Le conflit en cours est entré dans son vingtième mois. Il a provoqué plus de 57 000 morts, de nombreux blessés, le déplacement de près de deux millions de personnes. Les infrastructures civiles ont été détruites et la famine menace. L'adoption de la résolution 2735, le 10 juin 2024, avait fait naître un nouvel optimisme. Il a été de courte durée. Il est urgent d'établir un cessez-le-feu sans condition, de libérer immédiatement les otages et de permettre un accès sans entrave à l'aide humanitaire. Nous condamnons dans les termes les plus fermes les meurtres de Palestiniens récemment qui cherchaient une aide humanitaire à Gaza. Rien ne justifie la punition collective du peuple palestinien ou les attaques visant les civils qui souhaitent simplement subvenir à leurs besoins. Nous demandons des enquêtes immédiates et indépendantes sur ces incidents et les auteurs des crimes doivent être punis. Toutes les parties doivent respecter à tout moment leurs obligations au titre du droit international, du DIH et du droit international des droits humains. Monsieur le Président, Nous soutenons fermement l'état de droit à l'échelle internationale. Notre position de longue date est une position de soutien de la cause palestinienne, sans équivoque et sans faille. Conformément à cette approche de principe, nous avons voté en décembre 2024 pour la résolution de l'ONU sollicitant un avis consultatif à la Cour internationale de justice sur les obligations d'Israël eu égard à la présence et aux activités des Nations unies et d'autres organisations internationales. Nous avons également toujours voté pour les résolutions de l'ONU et les résolutions de l'Union africaine, notamment lors du dernier sommet en février 2025, réitérant notre appel en faveur d'un cessez le feu immédiat et permanent à Gaza et réitérant qu'il est urgent de trouver un règlement pacifique de la question palestinienne. Nous réitérons notre soutien indéfectible en faveur de la solution à deux États, solution privilégiée par la plupart des États membres de l'ONU. À n'en pas douter, la sécurité des Palestiniens et des Israéliens dépend de la création d'un État palestinien indépendant, viable et prospère, avec des frontières sûres et reconnues, un État vivant pacifiquement aux côtés de ses voisins. Il est essentiel que tous les États membres acceptent la solution à deux États pour la paix et la stabilité dans la région. Nous demandons à la communauté internationale de veiller à ce que, conformément aux obligations au titre de la Charte de l'ONU, la paix durable et la sécurité puissent prévaloir, et il faut permettre à l'État de Palestine d'avoir de plein droit le statut d'État à l'ONU. Monsieur le Président, nous associons notre voix à ceux qui plaident en faveur de la paix et non pas de la violence, en faveur du respect du droit international et des droits fondamentaux, y compris le droit à l'autodétermination, le droit à la vie et la dignité pour tous. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de Maurice. Je donne maintenant la parole à la Mauritanie.
Monsieur le Président, en entame de mon propos, je souhaiterais remercier le Yémen et le Cameroun d'avoir convoqué la reprise de cette dixième session extraordinaire d'urgence. Merci également aux pays qui ont proposé et qui se sont portés co-auteurs de ce projet de résolution. L'ONU souhaite en effet parvenir à un cessez-le-feu immédiat et mettre un terme aux meurtres et aux déplacements des civils innocents à travers les territoires palestiniens. Cette agression dans la bande de Gaza et dans le reste des territoires palestiniens, tout cela a abouti au meurtre de dizaines de milliers de personnes. Des milliers ont été blessés, beaucoup sont aujourd'hui handicapés, des millions de civils ont été déplacés. C'est une blessure ouverte qui continue de saigner. Ces bombardements continuent à l'heure où nous parlons. Les Palestiniens continuent de payer de leur vie le coût de la brutalité et de l'intransigeance de l'occupation israélienne qui ne respecte même pas les bureaux, les agences de l'ONU, les écoles, les mosquées, autant d'infrastructures qui ont été anéanties. La bande de Gaza est aujourd'hui un champ de ruines en raison de cette occupation israélienne. Mesdames et Messieurs, Cette session est particulièrement importante étant donné que l'occupation israélienne essaye d'empêcher l'établissement d'un État palestinien indépendant grâce à des législations promulguées par la Knesset. Cela menace la région dans son ensemble et cela menace de déclencher un cycle de violence et d'instabilité sans fin dans la région. La République islamique de Mauritanie réitère son appel en faveur d'un cessez-le-feu permanent. Il faut mettre un terme à l'agression de l'occupation israélienne contre les Palestiniens. Il faut fournir l'aide humanitaire, urgemment, sans entrave pour les habitants de la bande de Gaza. Il faut reconstruire la bande de Gaza. Nous rejetons de façon catégorique toute tentative de déplacer les habitants de la bande de Gaza. Nous avons besoin d'une solution juste et durable à la question palestinienne conformément aux résolutions internationales, conformément aux décisions du groupe arabe. Il faut permettre au peuple palestinien de jouir de leurs droits. Nous condamnons également les colonies et les déplacements dans les territoires palestiniens. Mesdames et Messieurs, l'élargissement de la violence dans les territoires palestiniens occupés Cette extension de la violence menace la région et ce sera également une grave préoccupation pour le monde. C'est un affront à la conscience de l'humanité, cette souffrance des civils innocents dans la bande de Gaza, cette souffrance continue. C'est une souffrance inimaginable. Nous devons réagir de façon déterminée pour contraindre la puissance occupante à respecter les conventions internationales et les principes, sinon, Cet État est un État voyou et les conséquences doivent suivre à cet égard. Le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités. Il doit s'acquitter de son rôle de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Le Conseil a une obligation morale et juridique de mettre un terme aux actes d'agression contre le peuple palestinien. Les résolutions doivent être mises en œuvre. Nous ne pouvons pas accepter qu'un membre perturbe ce rôle. Une fois encore, nous réitérons notre soutien en faveur de la résolution adoptée par cette session d'urgence. Nous saluons les efforts déployés pour mettre un terme aux bombardements et pour garantir l'acheminement de l'aide. Nous nous félicitons que 150 États membres aient voté pour. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Mauritanie. Je donne maintenant la parole au Chili.
Monsieur le Président, nous remercions le Yémen au nom du groupe arabe. d'avoir convoqué et le Cameroun au nom du groupe de l'Organisation de coopération islamique nous les remercions donc d'avoir convoqué cette session d'urgence pour aborder la situation humanitaire en Palestine nous souscrivons à l'intervention prononcée par l'Ouganda au nom du MNA concernant les événements en cours mon gouvernement est gravement préoccupé par l'escalade de la violence entre Israël et l'Iran tout cela découle de l'attaque israélienne contre des infrastructures iraniennes, cela menace la paix et la stabilité régionale et internationale. Et donc nous lançons un appel urgent aux deux parties. Il faut cesser les hostilités et il faut faire preuve de la plus grande retenue. Nous réitérons notre engagement en faveur de la paix, de la sécurité internationale et en faveur du règlement pacifique des différends. Monsieur le Président, Depuis l'attentat que nous condamnons, qui a été perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, il y a eu une réponse indiscriminée de la part d'Israël contre la population civile qui vit dans la bande de Gaza. Depuis, mon pays a insisté sur le besoin de mettre un terme au conflit et nous avons exigé la libération de tous les otages. Aujourd'hui, nous continuons de déplorer le bilan humain plus de 55 morts 55000 morts notamment près de 28000 enfants et femmes selon ONU femmes il y a également des membres du personnel de l'ONU qui ont été tués du personnel médical il y a des centaines de milliers de blessés comme indiqué par la coordonnatrice spéciale chargée du processus de paix au Moyen-Orient madame Sigrid KAG la situation à Gaza est-elle que les civils ont été plongés dans un abîme. Nous souhaitons exprimer notre solidarité à l'endroit de toutes les familles qui ont perdu des proches dans le cadre de ce conflit. Nous insistons sur le besoin de créer des mécanismes de reddition des comptes pour identifier les responsables. Nous condamnons dans les termes les plus fermes les attaques indiscriminées de la part des forces israéliennes contre la population civile palestinienne. En dépit des appels lancés par la communauté internationale, appels que nous saluons, nous continuons à assister à la détérioration des conditions de vie de la population gazaouie. Il y a des interventions qui ont été faites par des membres au Conseil de sécurité, par des invités, notamment le chirurgien Feroz Sidoi, qui nous ont beaucoup émus. Les parties au conflit doivent respecter la population civile conformément au droit international et au droit international humanitaire. Voilà pourquoi nous souhaiterions remercier tout le personnel humanitaire qui, au quotidien, ne ménage aucun effort, au péril de sa vie, pour sauver des vies dans la bande de Gaza. Nous réitérons également notre soutien sans faille au travail mené à bien par les agences de l'ONU sur le terrain, notamment l'ONROA, l'organisme qui a été mandaté par cette organisation pour s'acquitter d'une mission fondamentale. Nous demandons au gouvernement israélien de cesser l'expansion des colonies en Cisjordanie. Il faut également protéger la population qui est sous occupation. Monsieur le Président, nous souhaitons que la Palestine puisse vivre pacifiquement aux côtés d'Israël. Le Chili continuera donc de plaider en faveur de la solution des deux États. Nous allons continuer à promouvoir le droit de la Palestine et d'Israël à coexister en harmonie dans le cadre de frontières internationales reconnues et sûres, en respectant les droits humains de tous les habitants. Nous attendons avec impatience la conférence internationale de haut niveau sur la solution à deux États. Cette conférence est une opportunité en or pour jeter les bases de ces deux États conformément au droit international. Nous nous désolons du veto imposé à la résolution sur la Palestine au Conseil de sécurité, résolution qui demandait la fin sans condition de toutes les restrictions imposées à l'entrée de l'aide humanitaire. Nous avons un engagement sans faille en faveur du multilatéralisme et du respect des droits humains. Notre pays s'était portée coauteur de la résolution proposée par l'Espagne et nous nous félicitons qu'elle ait été largement soutenue. Enfin, nous sommes prêts à collaborer avec tous les acteurs afin de bâtir un avenir digne et stable. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Chili. Je donne maintenant la parole aux Maldives.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir convoqué cette dixième session extraordinaire d'urgence. Il y a deux semaines à peu près, Une solution pour la paix a été proposée en Palestine mais cela a été bloqué au Conseil de sécurité. Cet échec illustre l'effondrement de la responsabilité collective. La crédibilité du droit international est en jeu et collectivement notre action va façonner l'avenir. La résolution présentée au Conseil aurait pu créer des conditions pour des négociations. Le cessez-le-feu, c'est la première étape. Sans cela, il est impossible de reconstruire. Et cela aurait permis l'acheminement de l'aide humanitaire et aucun État ne devrait s'y opposer. Et pourtant, cette résolution n'a pas été adoptée. Cela a coûté la vie à encore plus de Palestiniens et cela a sapé la confiance mondiale. une mise en cause des normes que cette résolution représente. Que les choses soient claires, les Palestiniens souhaitent faire valoir des droits qui sont déjà reconnus par le droit international. Or, au lieu d'accepter leur requête, la communauté reste silencieuse. Il y a de graves violations du droit international qui continuent en toute impunité, sans reddition des comptes. Soixante ans de réunions sur cette question et nous avons Deux enseignements à tirer. Premièrement, cette crise n'a pas commencé cet octobre 2023. La Nakba a eu lieu il y a plus de 60 ans et elle continue de définir la vie quotidienne des Palestiniens. Deuxièmement, Israël n'a eu de cesse de fouler aux pieds les décisions de l'ONU et de la Cour internationale de justice. Les actions d'Israël restent inchangées. Israël n'a eu aucun égard pour le droit international et Israël refuse de négocier de bonne foi. Nous devons répondre avec détermination. Le moment est venu de reconnaître l'État de Palestine et de soutenir activement son rôle de plein droit en tant que membre des Nations unies. Le peuple palestinien doit avoir accès à sa dignité, doit avoir voix au chapitre, ils doivent pouvoir négocier sur un pied d'égalité avec Israël en tant qu'égaux en humanité et en droit. Lorsqu'il n'y a pas de consensus, les États membres doivent être prêts à agir. Lorsque le Conseil est paralysé, ce sont les autres membres qui doivent assumer une responsabilité. Ce n'est pas un appel à la division, c'est un appel à la responsabilité et à l'unité ancrée dans la justice. L'occupation illégale d'Israël de la Palestine doit cesser et les responsables doivent être tenus de rendre des comptes. Nous avons besoin de reddition des comptes sinon il ne peut y avoir de justice et sans justice, il ne peut y avoir de paix. Les Palestiniens doivent pouvoir gouverner leur pays dans le cadre des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Les Palestiniens doivent se voir accorder les mêmes droits que nous revendiquons pour nous. Ce n'est pas seulement une question qui concerne les Palestiniens, cela concerne le système dont nous dépendons tous. Si l'impunité prime ici, cela établit un précédent qui ira bien au-delà de ce conflit. Mon pays est déterminé à promouvoir la justice et le droit international. Nous exprimons notre solidarité à l'endroit du peuple palestinien dans sa quête pour la paix et l'autodétermination. Je vous remercie.
Je remercie les Maldives. Je donne la parole au représentant de la République islamique d'Iran.
Au nom d'Allah, le Miséricordieux, le Clément. Monsieur le Président, depuis la première tenue de cette session d'urgence en 1997, lorsque les États membres de l'ONU se sont réunis, au titre de ce point intitulé « Mesures illégales prises par les autorités israéliennes à Jérusalem-Est occupée ainsi que dans le reste du territoire palestinien occupé ». Depuis donc, nous nous sommes livrés à des négociations. Il y a eu des centaines d'interventions évoquant toutes ces mesures illégales. De nombreuses résolutions ont été adoptées, chaque résolution contenant des dispositions claires, notamment des appels lancés en faveur d'une cessation de ses activités de colonisation, la protection des civils palestiniens, le respect du droit international humanitaire. Néanmoins, rien n'a été mis en œuvre par Israël. Il n'y a pas de progrès significatif qui a été accompli pour mettre un terme à cette politique d'apartheid ou son agenda annexionniste. Mon pays est gravement préoccupé par le soutien qui est apporté aux activités d'occupation d'Israël par certains pays occidentaux, notamment les États-Unis. L'utilisation du veto empêche l'adoption d'une résolution exigeant un cessez-le-feu à Gaza. Il y a également les sanctions de la Cour internationale de justice, il y a le transfert d'armes vers ce régime, ce qui montre que d'aucuns souhaitent que Israël puisse agir en toute impunité en dépit de ses crimes. L'utilisation du veto des États-Unis sape la capacité du Conseil à s'acquitter de son mandat de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Cela empêche la réalisation du droit inaliénable des Palestiniens. Depuis le début de l'occupation illégale de la Palestine, Israël a élargi le conflit, l'instabilité et les hostilités dans d'autres parties de la région. À cet égard, nous demandons au régime d'occupation de respecter les accords de cessez-le-feu et de respecter les résolutions de l'ONU pour garantir la reddition de comptes et le respect du droit international. La République islamique d'Iran souligne que, conformément à nos obligations en vertu de la Charte, nous avons besoin de prendre des mesures pour éliminer les menaces à la paix et à la sécurité internationales. Nous devons assumer notre responsabilité collective Et nous devons agir pour soutenir les populations qui souffrent de l'occupation. Il faut protéger leurs droits fondamentaux et réaliser leurs aspirations à l'autodétermination. Monsieur le Président, concernant l'agression criminelle et terroriste perpétrée par le régime israélien contre la République islamique d'Iran, je souhaiterais faire les commentaires suivants. Israël a commencé cet acte d'agression contre l'intégrité territoriale de l'Iran. Cette campagne sans relâche d'atrocités contre notre population continue. C'est une grave violation de la Charte et des principes fondamentaux du droit international. Ces attaques franchissent toutes les lignes rouges. Ce régime voyou cible les infrastructures nucléaires civiles qui font l'objet de garde-fous de l'AIEA, ceux qui menacent La région, il y a un risque de radiation. Le régime cible également des villes iraniennes où vivent des millions d'habitants. À ce jour, plus de 1000 personnes ont été tuées ou blessées. Près de 224 civils, y compris des femmes et des enfants, ont été tués. Le régime a ciblé de façon délibérée des civils. et des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux pour enfants, un centre de réhabilitation, des centres de stockage d'eau et des sites pétrochimiques. De tels actes brutaux constituent des actes de guerre et une violation du DIH. Le régime israélien a entamé cette guerre et a attaqué la République islamique d'Iran. Ce régime affirme qu'il y a une justification existentielle. C'est un mensonge, c'est simplement un prétexte pour justifier une agression et pour dissimuler les crimes de guerre israéliens, que les choses soient claires. Lorsque nous faisons face à des actes d'agression contre notre souveraineté, contre notre peuple, nous allons répondre, nous allons exercer notre droit à la légitime défense, conformément au droit international, y compris le DIH. Cet acte d'agression doit être condamné sans équivoque et l'agresseur et ceux qui l'aident doivent être tenus responsables. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la République islamique d'Iran. Je donne maintenant la parole au Bangladesh.
Merci d'avoir décidé de la reprise de cette session. Nous souscrivons à l'intervention prononcée par le Gouda, nous du MENA. Nous nous félicitons de l'adoption de la résolution. Néanmoins, nous condamnons fermement Les atrocités commises par Israël sans relâche, avec des déplacements, des massacres de civils innocents. Les populations affamées ont été prises pour cible. Toutes les lignes ont été franchies en termes de non-respect de la dignité humaine. La bande de Gaza est un champ de ruines. Il y a une crise humanitaire qui dépasse l'entendement. En tant que membre responsable de l'ONU, Nous exigeons la reprise de l'aide humanitaire par le droit. Il faut prendre les mesures pour sauvegarder le mandat de l'ONU, le personnel, les infrastructures, les ressources de l'ONU. Les crimes de génocide, d'atrocités perpétrés par Israël et infligés aux Palestiniens. marque une grave blessure pour l'humanité. Il faut que la décision de la Cour internationale de justice soit respectée. Nous soutenons la mise en œuvre de la solution à deux États pour la Palestine sur la base du droit international, des résolutions de l'ONU et conformément aux aspirations des Palestiniens. Il faut créer un État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale sur la base des frontières de 1967. C'est la seule solution durable. à cette grave crise. Monsieur le Président, le monde se trouve à un moment charnière sur le plan moral. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette extermination des civils à Gaza. Nous avons besoin d'une intervention immédiate. Si nous ne pouvons pas agir aujourd'hui, cela continuera de hanter l'humanité à l'avenir. Ce sera l'échec du multilatéralisme. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant du Bangladesh. Je donne maintenant la parole à l'Union interparlementaire. Madame la représentante.
Président, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les représentants, trop de vies innocentes ont été emportées, trop d'enfants ont été tués, trop de familles vivent dans la peur, dans le deuil et sans espoir. La guerre à Gaza doit cesser. En tant que diplomate, en tant que femme et homme politique et avant tout en tant qu'être humain, nous ne pouvons pas garder le silence. Nous ne pouvons pas. restés les bras croisés, tandis que des civils souffrent, tandis que toutes sortes d'atrocités se poursuivent. Nous avons le devoir moral d'agir. En tant que sénatrice et en ma qualité de membre du bureau du comité permanent de l'UIP sur la paix et la sécurité internationales, j'ai l'immense honneur de m'adresser à vous aujourd'hui. En tant que parlementaires, nous avons la responsabilité unique et urgente de promouvoir la paix, de faire respecter la justice, de faire en sorte qu'il n'y ait pas encore une nouvelle génération qui soit emportée par la violence et le désespoir. La diplomatie parlementaire n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Par le biais de la diplomatie, du dialogue et de la législation, nous devons soutenir les efforts qui permettent d'aboutir à une paix juste et durable. Cela signifie militer pour un processus de paix qui reconnaisse les droits légitimes aussi bien des Palestiniens que des Israéliens, qui prenne à bras le corps les injustices historiques et qui fasse en sorte que tous les peuples puissent vivre dans la dignité et la liberté, sans roquettes, points de contrôle, déplacements, sans peur. Cela ne constitue pas uniquement notre mandat politique, c'est un moral, impératif, ancré dans la justice, la reconnaissance et notre humanité commune. Cette session spéciale de l'Assemblée générale nous donne une occasion unique pour vous faire part des points principaux d'une résolution que l'UIP a adoptée lors de sa 150e Assemblée à Tachkent en avril dernier, intitulée « Le rôle des parlements dans la promotion d'une solution des deux États en Palestine La résolution est l'aboutissement d'un processus inclusif qui a duré un an, avec des débats, des consultations régionales et des contributions de tous les groupes géopolitiques de l'UIP. Adoptée par consensus, la résolution représente la position la plus forte et la plus exhaustive de l'UIP sur le conflit israélo-palestinien en des décennies. Elle affirme qu'une paix juste, durable et globale ne pourra être possible que grâce à une solution des deux États, une solution ancrée dans le droit international et la reconnaissance mutuelle. La résolution appelle à un cessez-le-feu immédiat et réel à Gaza, à la libération des otages et des prisonniers politiques, à un accès humanitaire sans entrave. Elle réaffirme la nécessité de protéger les civils. en particulier les plus vulnérables, y compris les enfants, les femmes, les personnes handicapées et les personnes âgées. Dans un deuxième temps, la résolution souligne une réalité fondamentale: pour qu'une solution des deux États fonctionne, il doit y avoir deux États. La résolution exhorte donc les parlements à exercer des pressions sur leurs gouvernements pour qu'ils soutiennent pleinement la reconnaissance aussi bien d'Israël que de la Palestine en tant qu'État indépendant souverain vivant dans la paix côte à côte. Par extension, elle appelle à laisser la Palestine devenir un membre à part entière de plein droit des Nations unies. Il ne s'agit pas uniquement de gestes symboliques. Il s'agit de prérequis politiques et juridiques pour parvenir à l'équilibre nécessaire dans la diplomatie internationale et pour permettre des négociations de paix basée sur la reconnaissance mutuelle, l'égalité de droits et la dignité pour les deux peuples. Troisièmement, la résolution souligne le rôle unique des parlements dans la consolidation de la paix grâce à la législation, à la supervision budgétaire et à la représentation. Les parlements peuvent demander des comptes au gouvernement, soutenir un dialogue inclusif, financer des efforts humanitaires et de reconstruction et faire en sorte que les politiques étrangères s'inscrivent dans le droit fil du droit international et de la dignité humaine. Quatrièmement, la résolution met un accent particulier sur les femmes et les jeunes, appelant à des politiques et à des législations qui les reconnaissent en tant que moteurs actifs de la consolidation de la paix, et pas uniquement en tant que victimes du conflit. La résolution exhorte également à investir dans l'éducation à la paix, au dialogue interconfessionnel, dans des programmes qui soutiennent la coexistence et la compréhension mutuelle. Aller au-delà du dialogue et cheminer vers un dialogue constant, structuré, pour travailler à une solution des deux États est également souligné. La résolution appelle le comité de l'UEIP sur les questions du Moyen-Orient à faciliter de manière plus délibérée et plus active la diplomatie parlementaire entre les parlements d'Israël et de la Palestine. L'Uip est profondément convaincue que les parlements doivent être des agents de la paix, pas uniquement des spectateurs face à des conflits. Lorsque nous sommes autonomisés, inclusifs, responsables, lorsque nous rendons des comptes, nous pouvons dans le cadre des parlements jeter des passerelles que ne parvient pas à créer la diplomatie d'État. Nous nous engageons à travailler aux côtés des Nations unies, aux côtés de l'ensemble d'entre vous pour faire en sorte que les voix parlementaires soient entendues, que les vies humaines est une valeur qui soit reconnue pour aider à ouvrir la voie à un avenir où Israël et la Palestine vivraient côte à côte dans la paix, la dignité et la sécurité mutuelles. Ne laissons pas l'histoire retenir de nous l'image de témoins passifs de souffrances. Rentrions dans l'histoire en tant que dirigeants qui ont choisi le courage, la compassion et l'action lorsqu'il le fallait. Je vous remercie.
la représentante de l'union interparlementaire nous avons entendu la dernière intervention dans le cadre du débat pour ce point de l'ordre du jour conformément à la résolution a es tiret dix tiret vingt-sept du douze juin deux mille vingt-cinq la dixième session extraordinaire d'urgence est temporairement levée la séance est levée