Necessity of ending the economic, commercial and financial embargo imposed by the United States of America against Cuba
Organization of work, adoption of the agenda and allocation of items - Item 7; Necessity of ending the economic, commercial and financial embargo imposed by the United States of America against Cuba - Item 38 (Item 7 to take a decision to reopen agenda item 38) Debate on the item
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Je déclare ouverte la quatre-vingt-dix-neuvième séance plénière de l'Assemblée générale. J'attire l'attention de l'Assemblée sur la lettre de la Présidente du 18 juin 2026, sur la proposition de la délégation de Cuba concernant un débat sur le point 38 de l'ordre du jour intitulé nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis. Les membres se rappelleront que l'Assemblée a achevé l'examen du point 38 lors de sa 22e séance plénière, le 29 octobre 2025. Afin que l'Assemblée examine la proposition de débat sur ce point, il sera nécessaire d'abord de rouvrir l'examen du point 38. À ce stade, l'Assemblée est invitée à n'examiner que la réouverture du point pour qu'ensuite elle puisse procéder à l'examen de la proposition faite par la délégation cubaine. Puis-je considérer que l'assemblée souhaite rouvrir l'examen du point 38 de l'ordre du jour. Il en est ainsi décidé. L'assemblée va reprendre l'examen L'Assemblée va reprendre l'examen du point 38 de l'ordre du jour intitulé nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis. Tel que mentionné précédemment, j'invite maintenant l'Assemblée à examiner la proposition de la délégation de Cuba. Les membres se rappelleront que l'Assemblée a tenu un débat sur ce point lors de ses 21e et 22e séances plénières, les 28 et 29 octobre 2025. Y a-t-il une objection? à la proposition faite par la délégation de Cuba s'agissant de la tenue d'un débat supplémentaire sur le point 38. Je donne la parole aux États-Unis.
Merci, Monsieur le Président. Les États-Unis s'opposent à la tenue d'un deuxième débat sur cette question à la 38e. à cette séance plénière, nous dépensons 20 000 dollars par heure et nous savons que nous pourrions nourrir 35 millions d'enfants cubains avec l'argent qui sera consacré à cette séance qui se tiendra sur deux séances. On pourrait également fournir de l'électricité, des sacs de riz, et de céréales. Et cela représente plusieurs fois le salaire annuel des Cubains. Mais il y a quelque chose de plus grave qui se passe ici. On appelle à tenir cette réunion année après année, car Cuba tient à rendre l'Assemblée complice de son engrenage de répression. Il souhaite faire de la propagande. Utilisez vos voix et votre silence pour montrer au monde qu'une dictature brutale peut rester polie et de bonne compagnie. Cela a créé un mauvais précédent alors que Cuba utilise du travail forcé de par le monde. Mais aujourd'hui, Cuba est à nouveau dans l'obscurité. Il y a une panne de courant nationale depuis hier et près de 10 millions de personnes sont touchées. Et là où il y a des groupes électrogènes qui fonctionnent sur l'île, je peux vous dire que ces groupes électrogènes n'alimentent pas les cellules des prisonniers politiques ou les réfrigérateurs des familles, n'alimentent pas les hôpitaux et les patients qui attendent des médicaments, une opération ou de l'oxygène. Et donc je demande au régime de rallumer la lumière pour son peuple. Puisque certains de ces générateurs alimentent des bureaux du régime, des bureaux de propagande, des sbires qui participent à cette réunion aujourd'hui, on voit que Cuba tente de diffuser ses mensonges et c'est pour ça que Cuba veut cette réunion, pas pour régler ses problèmes économiques qui sont des échecs ou nourrir ses enfants. Ici, Cuba essaie de travestir la réalité et de rejeter la faute sur les États-Unis sans prendre ses responsabilités. Et tant que Cuba s'exprime, il y a des choses dont nous ne parlons pas. Il y a les 800 prisonniers politiques. Est-ce qu'ils ont de l'électricité aujourd'hui? Est-ce qu'ils ont des. ventilateurs? Est-ce que leurs familles ont de l'électricité? Est-ce qu'ils ont de la lumière pour lire, pour écrire, pour prier et survivre? Ou est-ce que ces prisonniers politiques, ces familles sont assis dans l'obscurité pendant que le régime. Voilà le vrai embargo cubain.
Je vous présente mes excuses, je vous interromps. Pardonnez-moi, j'interromps. L'orateur, il y a une motion d'ordre de la part de la délégation cubaine. Avant de vous donner la parole, puis je rappeler au représentant de Cuba que conformément à l'article 71, un ou une représentante qui soulève une motion d'ordre ne peut pas s'exprimer sur le fond de la question à l'examen. Et je donne maintenant la parole au représentant de Cuba pour une motion d'ordre.
Merci, monsieur le président. Monsieur le président, je comprends qu'à ce stade, l'Assemblée générale des Nations unies est en train d'examiner la question de savoir si on peut ouvrir un débat sur ce point intitulé "Nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les Etats-Unis d'Amérique". J'ai cru comprendre qu'à ce stade, l'Assemblée procède à un examen de procédure pour savoir si on ouvre ou non le débat. Je suis surpris que la présidence de l'Assemblée n'ait pas rappelé à l'ordre le représentant des États-Unis, qui est en train de faire une intervention sur le fond qui, en aucune manière, n'est de nature procédurale. Je vous demande donc de le rappeler à l'ordre.
Je remercie le représentant de Cuba et donne la parole au représentant des États-Unis pour poursuivre.
Monsieur le Président, tandis que cette Assemblée générale entend un nouveau micro, ce dont nous ne parlons pas, ce sont les 800 prisonniers politiques retenus par le régime cubain. Est-ce qu'ils ont de l'électricité aujourd'hui? Est-ce qu'ils ont des ventilateurs dans leur cellule, des téléphones, des prises électriques pour les charger? Est-ce que leurs familles ont de l'électricité pour répondre au seul appel qui pourrait venir? Est-ce qu'ils ont de la lumière pour lire, écrire, prier et survivre? Pendant qu'ils sont assis dans l'obscurité, les responsables du régime préparent des arguments pour le débat d'aujourd'hui. Voilà le vrai blocus cubain. Ce n'est pas le blocus dont on prétend qu'il existe, c'est le blocus que le régime impose à son propre peuple sur la liberté d'expression, de culte, d'entreprise, sur les droits politiques. et l'électricité également. Et donc, demandons-nous, que faisons-nous véritablement ici? Est-ce que cette réunion permettra de libérer les prisonniers politiques? Est-ce que cela empêchera le régime de conserver des millions pendant que des familles ont faim? Non, cela permettra au régime communiste de se justifier. Vous pouvez continuer à taper sur votre table, c'est très utile. Ce sera un nouvel argument de propagande.
Je vous présente mes excuses, je vous interromps car il y a une motion d'ordre de la part de la délégation cubaine. Encore une fois, avant de vous donner la parole, je rappelle au représentant de Cuba que conformément à l'article 71, un ou une représentante qui soulève une motion d'ordre ne peut pas s'exprimer sur le fond de la question à l'examen. Je donne maintenant la parole au représentant de Cuba pour une motion d'ordre.
Merci, Monsieur le Président. Je suis surpris que Votre Excellence me rappelle à moi le règlement intérieur de l'Assemblée générale. Je vous pose donc la question et je pose la question au Secrétariat, sur la base de quel article du règlement intérieur de l'Assemblée générale procédons-nous actuellement, vu que là il y a un débat de fond sans que l'Assemblée générale ait donné son aval. Je vous rappelle, Monsieur le Président, que conformément au règlement intérieur de l'Assemblée générale, l'Assemblée n'a pas encore approuvé la tenue de ce débat intitulé nécessité de lever le blocus économique financier commercial imposé à Cuba par les États-Unis la seule chose qui a été approuvée ce matin c'est d'ouvrir l'examen du point l'assemblée n'a pas encore approuvé la tenue d'un débat sur cette question donc je vous pose la question pouvez-vous expliquer à l'assemblée générale sur la base de quel article de du règlement intérieur les États-Unis peuvent avoir ce comportement inacceptable, comment pouvez-vous permettre que ce comportement soit accepté? Est-ce que l'Assemblée générale a déjà donné son aval à la tenue du débat ou pas? Si ce n'est pas encore le cas, il ne saurait y avoir de débat. Et donc, je vous demande de soumettre à l'examen de l'Assemblée la possibilité de tenir ce débat ou non lors de la présente séance. Merci.
Je remercie le représentant de Cuba. Je rappelle à toutes et tous que les États-Unis expliquent leur objection à la proposition. Je rends donc la parole aux États-Unis.
Merci, Monsieur le Président. Donc demandez-vous, chers collègues, qu'est-ce que nous faisons ici? Est-ce que nous allons libérer les prisonniers politiques de Cuba? Est-ce que les médecins cubains vont récupérer leur salaire? Est-ce que ça permettra de nourrir des familles? Eh bien, la réponse est non. Cela permettra au régime communiste de. ne permettra de faire de la propagande et cette assemblée ne doit pas faire cela alors même que l'on mène la réforme ONU 80. Nous devons revenir aux éléments fondamentaux et cette réunion ne permet pas cela, ne permet pas de fournir une aide, de défendre les droits humains ou d'aider le peuple cubain. Le régime cubain a déjà un spectacle de propagande cette année, mais c'est un de trop et deux, ça permet de valider des critiques qui voient cette organisation comme peu crédible. Donc les États-Unis appellent à mettre aux voix la décision d'organiser un débat. Et nous vous invitons à voter non pour soutenir le peuple et non pas le régime qui opprime ce peuple. Je vous remercie.
Le représentant des États-Unis d'Amérique a soulevé une objection à la proposition de tenir un débat supplémentaire consacré au point 38. Un vote enregistré a été demandé sur la proposition de la délégation de Cuba pour organiser un point supplémentaire sur le point 38. Nous allons à présent entamer le vote. Je donne la parole au représentant de Cuba pour une motion d'ordre.
Merci, Monsieur le Président. En application de l'article 88, j'aimerais bien m'assurer de ce que vous êtes en train de dire. mettre donc voter pour, c'est-à-dire voter oui, voter vert, ça veut dire donc appuyer la tenue du débat. Je demande aux délégations donc de voter pour, c'est-à-dire pour que le débat puisse tenir maintenant au vu des souffrances que connaît le peuple du siège énergétique et de l'embargo imposé par les États-Unis, j'invite les délégations à voter pour la tenue de ce débat. Je vous remercie.
Je remercie Cuba. Ceux qui sont pour la proposition de Cuba doivent voter oui. Ceux qui sont contre la proposition de Cuba doivent voter non. Nous allons à présent entamer la procédure de vote. Ceux qui sont pour la proposition de la délégation de Cuba d'organiser un débat supplémentaire consacré au point 38 sont invités à se manifester. Ceux qui sont contre et les abstentions également.
L'Assemblée vote à présent sur la proposition de la délégation de Cuba d'organiser un débat complémentaire consacré au point 38. le Président l'a indiqué, ceux qui sont pour la proposition de Cuba sont invités à voter oui, ceux qui sont contre sont invités à voter non. Est-ce que les délégations peuvent confirmer que leur vote s'affiche correctement à l'écran? Le vote est terminé, je vous invite à verrouiller le dispositif. Le résultat du vote est le suivant: 136 pour, 9 contre, 30 abstentions.
La proposition d'organiser un débat supplémentaire consacré au point 38 est adoptée. Avant de poursuivre, comme convenu lors de la réunion du Bureau du 18 mai 2026 et comme annoncé dans la lettre de la présidente du 20 mai 2026, il a été proposé que la limite de temps pour les déclarations au sein du débat consacré à ce point soit de cinq minutes pour les délégations s'exprimant en titre national et sept minutes pour les déclarations faites au nom d'un groupe d'États. La délégation de Cuba a informé le président, la présidente plutôt, de son objection à cette proposition. Il n'y aura donc pas de limite de temps pour le débat consacré à ce point. Je propose que la liste d'orateurs inscrits pour ce débat soit close au vu du grand nombre de délégations figurant sur la liste. À moins que j'entende une objection, j'en conclus que l'Assemblée accepte de clore la liste d'orateurs. Il en est ainsi décidé. Je donne la parole à Son Excellence Bruno Eduardo Fernandez Perella, ministre des Affaires étrangères de Cuba.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les représentants permanents, Mesdames et Messieurs les délégués, le gouvernement des États-Unis mène contre Cuba une guerre multidimensionnelle, non conventionnelle, qui dure depuis déjà près de 70 ans et qui est devenue de plus en plus cruelle. cruelle et brutale au cours des sept derniers mois. À cela s'ajoute un siège énergétique équivalent à un blocus naval, ce qui représente un acte de guerre. On refuse l'accès aux approvisionnements en carburant, à la fois à des fins commerciales et humanitaires, au moyen de menaces directes, de mesures coercitives unilatérales, et d'un harcèlement ou de l'intimidation contre des pétroliers par des moyens navals militaires américains. De manière répétée, il y a eu des menaces d'agression militaire lancées par les plus hauts représentants du gouvernement américain et des sources publiques évoquent des préparatifs et des options militaire. Ajouté au blocus économique, commercial et financier, s'ajoutent donc des actes sans précédent de nature extraterritoriale extrême, notamment la mise en œuvre d'actions secondaires dans le but macabre de provoquer à Cuba une crise humanitaire et de déstabiliser totalement le pays afin d'ouvrir la voie ou à forcer l'émission d'un décret présidentiel pour une intervention militaire impérialiste qui pourrait provoquer un bain de sang avec à la clé de nombreuses victimes cubaines et américaines. Lorsqu'on demande si les pressions économiques contre Cuba s'intensifieraient, le président Donald Trump a lui-même répondu, et je le cite: « Je ne pense pas qu'on puisse exercer beaucoup plus de pression par le fait d'y aller et de tout détruire. Au cours des derniers mois, les préjudices humanitaires ont augmenté pour notre population avec la dégradation de la qualité de vie, la réduction des moyens de subsistance, et les limites imposées aux possibilités de développement personnel, familial, social, avec une violation massive, flagrante et systématique des droits humains d'un peuple entier dans le cadre d'une punition collective. Toutes ces questions revêtent une importance capitale et méritent l'attention des Nations unies, mais également cela exige que les Nations unies se prononcent de la manière la plus claire possible notamment par le biais de son organe le plus universel et représentatif, à savoir l'Assemblée générale, qui a pour mandat de préserver la paix et la sécurité internationales et de garantir l'exercice des droits humains. Les familles cubaines, et en particulier les enfants, les jeunes, les mères, ressentent les souffrances causées par les coupures d'électricité difficiles et longues. Souvent, lorsqu'il y a une coupure d'électricité, il y a également des pénuries d'eau. Notre peuple connaît l'angoisse des pénuries, notamment concernant les médicaments qui menacent les malades, les pénuries alimentaires ou les prix élevés des biens de première nécessité qui pèsent lourdement sur la population. La mortalité infantile du pays a augmenté pour passer à 9,9 alors qu'elle était de 4 pour 1000 naissances. Cela signifie que 1780 nouveau-nés qui meurent, ces morts auraient pu être empêchées dans une situation différente, s'il y avait le matériel, les appareils et les thérapies nécessaires. Le nombre de personnes qui meurent du cancer dans notre pays a augmenté de manière significative. Dans le cas des enfants et des jeunes, le taux de survie a baissé passant de 85 à 65%. Et cette tendance coïncide avec les moments les plus durs du siège des États-Unis. Le blocus asphyxie et tue de manière silencieuse et l'ONU a la responsabilité de se pencher sur ce crime odieux. Le gouvernement des États-Unis et en particulier son département d'État diffuse des mensonges selon lesquelles le blocus ne vise pas le peuple cubain mais uniquement le gouvernement et demandez au peuple cubain s'il pâtit ou non du blocus. Vous pouvez également poser la question aux diplomates, aux correspondants et aux autres ressortissants étrangers qui résident à Cuba. Nous avons entendu, en violation des procédures, l'intervention sans vergogne du gouvernement des États-Unis. Il n'a évoqué aucune des questions dont je viens de parler. Cela ne nous surprend pas, car c'est ce gouvernement qui est coupable des bombardements nucléaires contre Hiroshima et Nagasaki. Il s'agit du responsable de dizaines d'interventions militaires et c'est un soutien des dictatures les plus cruelles en Amérique latine et dans d'autres régions par le passé. C'est un gouvernement qui est complice du génocide en cours à Gaza. qui est complice de la répression dans les universités contre les professeurs et étudiants qui ont manifesté contre ce génocide. C'est le gouvernement de la militarisation de villes entières à des fins politiques. C'est le gouvernement de la répression brutale contre les immigrants avec une chasse aux migrants avec des enfants en bas âge qui ont été séparés de leur famille. Le représentant est un représentant d'un gouvernement qui est responsable de dizaines d'exécutions extrajudiciaires dans l'océan Pacifique, dans l'océan Atlantique, dans la région Caraïbes, au prétexte de lutter contre la criminalité internationale, ce qui n'a pas été démontré. Ce sont les autorités américaines qui sont responsables de répression policière contre les manifestants de ce pays et de l'augmentation significative des décès en détention. Ce gouvernement est responsable de l'existence d'un traitement racial différencié et discriminatoire de manière brutale à l'égard des minorités et notamment les minorités d'ascendance africaine et hispanique. C'est le responsable de la répression pénale la plus dure du monde avec un traitement racial différencié et discriminatoire. Ce représentant représente également un gouvernement qui paye des salaires inférieurs aux femmes alors qu'elles effectuent les mêmes tâches que les hommes. Le règlement intérieur de cette assemblée a été violé et nous avons dû écouter le représentant des États-Unis avant qu'on ne puisse tenir un débat sur le point qui nous occupe. Je ne sais pas si les États-Unis prononceront un autre discours Et curieusement, les États-Unis sont le premier pays à s'être inscrit sur la liste des orateurs alors qu'ils viennent de s'opposer à la tenue de ce débat. Et on constate le cynisme de la délégation des États-Unis dans cette salle. Les États-Unis sont intervenus sur le fond, pleine de mensonges éhontés pour tenter de censurer l'Assemblée générale et de l'empêcher d'exercer son droit à débattre justement sur ces questions. Les États-Unis ont abusé du règlement intérieur afin de proférer des accusations sur le fond, il s'agit de calomnie mais d'accusation sur le fond, tout en tentant d'empêcher la tenue de ce débat. Il a tenté d'invoquer le droit de l'assemblée générale à traiter cette question dans le même temps. L'assemblée générale a tenté de censurer ce débat. Alors c'est peut-être possible dans un campement de Beret Vert, mais pas dans cette éminente enceinte. Je ne sais pas si nous entendrons à nouveau dans cette salle les arguments fallacieux du gouvernement des États-Unis selon lesquels le blocus de carburant contre Cuba n'existe pas, que ce blocus n'est qu'une justification avancée par le gouvernement cubain s'agissant de ses propres défaillances et que les États-Unis exercent leur droit à ne mettre en place qu'un embargo bilatéral. C'est un mensonge qui ne résiste pas à l'examen des faits. Et c'est une insulte envers Cuba et tous les États ici représentés. C'est un mensonge auquel personne ne croit. par le représentant qui est intervenu et qui n'a que très peu d'informations et très peu de décence. Les dégâts provoqués par le blocus, je vais vous donner des chiffres. Les dégâts du blocus entre le 1er mars 2025 et le 28 février 2026 à prix courant, atteint le chiffre record de 800 milliards de dollars. C'est une augmentation de 100 % par rapport à l'année précédente. L'effet cumulé depuis le début est de 168 milliards à prix court. À ces chiffres, on ne peut pas ajouter Ces chiffres n'intègrent pas les effets dévastateurs du blocus total de l'approvisionnement en carburant à Cuba depuis le mois de février. Ces effets sont avant tout le fruit d'actions coercitives extraterritoriales qui contreviennent aux règles du droit international, du commerce international et des principes de liberté de navigation, en plus d'affaiblir les prérogatives souveraines d'États indépendants que vous représentez concernant leur droit à avoir des relations avec Cuba conformément à leurs propres intérêts et législations. et au blocus énergétique s'imposent d'autres mesures qui ont été mises en place cette année avec le même objectif. Vu, on a des États qui se voient limiter la possibilité d'échanger avec Cuba. Le gouvernement des États-Unis impose à des États souverains, à des citoyens, à des entreprises, donc impose d'abandonner leurs liens avec Cuba, pas en suivant leurs propres intérêts, pas pour des avantages commerciaux ou sur instruction de leur propre gouvernement, mais suite à un diktat imposé par un régime étranger, le gouvernement des États-Unis qui, on l'imagine, n'a pas de compétence ou d'autorité concernant les activités de citoyens et d'entreprises en dehors de ses frontières. Cuba, en tant qu'État libre, indépendant, souverain, rejette l'idée qu'on puisse dicter depuis l'étranger un modèle économique, une forme de gouvernement ou les relations extérieures que devrait adopter notre pays. Si la délégation des États-Unis souhaite se répéter, écouteront probablement les arguments fallacieux présentés habituellement par le gouvernement des États-Unis et repris par le représentant des États-Unis pour justifier le crime de génocide. Il dirait, il parlerait de chiffres d'expulsions sélectives, depuis Cuba, alors que le secteur est extrêmement réglementé, qu'il est un système de licences et d'autorisations, alors que les États-Unis violent le principe de liberté de navigation, ce qui limite également les liens avec les homologues américains. Toutes ces mesures ne contribuent pas à régler les principaux problèmes qui provoquent des souffrances et des pénuries et ne contribuent pas parce que le gouvernement des États-Unis ne le permet pas, cela ne permet pas de redresser notre production d'électricité ou l'approvisionnement en eau potable. Les États-Unis ne permettent pas d'avoir des exportations qui permettraient d'améliorer les transports publics ou de garantir les services hospitaliers pour l'éducation ou protéger l'approvisionnement en denrées alimentaires pour les catégories les plus vulnérables de la population. Le représentant des États-Unis n'a pas mentionné le fait que le gouvernement des États-Unis a fait une offre d'aide humanitaire, acceptée de manière immédiate il y a des semaines par le gouvernement cubain, mais dont la mise en œuvre a été reportée et limitée pour des raisons politiques. Le représentant n'a pas non plus mentionné que la délégation des États-Unis au PAM et a été isolé lors d'un vote dans sa tentative de bloquer un programme d'aide alimentaire pour Cuba à hauteur de 116 millions de dollars. La délégation américaine répète à l'envi pour se justifier que le gouvernement cubain serait un gouvernement incapable Toutes les délégations ici présentes pourraient se demander, à juste titre, comment il est possible de rejeter la faute des problèmes mentionnés par le responsable des États-Unis sur le gouvernement d'un pays soumis à une agression, un blocus génocidaire depuis 70 ans. mais qui malgré tout cela a énormément œuvré pour le développement humain et social. Comment rejeter la faute sur le gouvernement cubain des conséquences de privation totale de carburant et d'autres marchandises essentielles au cours des sept derniers mois? Comment ne pas reconnaître que malgré tout cela, à Cuba, la stabilité se maintient. Il n'y a pas de crise humanitaire de grande ampleur et nous n'abandonnerons pas la défense de notre peuple. Nous sommes encouragés par la solidarité collective, la participation, les efforts déployés par tout le monde, en particulier les femmes et les jeunes dans les communautés pour trouver des solutions. Nous sommes encouragés par le travail intense et sans relâche du parti de l'État, du gouvernement, des organes locaux et des organisations du pouvoir du peuple, ainsi que les représentants de la société civile. Il y a eu des transformations profondes et souveraine au plan social et économique, promues par l'Assemblée nationale pour adapter le modèle socialiste cubain aux réalités actuelles qui sont difficiles, y compris l'agression brutale qui s'intensifie de la part des États-Unis. Nous félicitons du large soutien international et de la coopération de nombreux gouvernements, parlements, forces politiques, organisations, mouvements de solidarité et associations de Cubains de l'étranger. Les hostilités et les menaces auxquelles Cuba fait face aujourd'hui rentrent dans le cadre d'une séquence préoccupante de violation du droit international et c'est un prélude à ce qui pourrait se passer dans tout autre pays. Et donc nous devons nous poser la question ici même, s'agit-il ici du nouvel ordre mondial vers lequel nous nous dirigeons? Nous devons mener une réflexion pour savoir si cet ordre. serait cohérent vis-à-vis des postulats et de la raison d'être de l'ONU. Nous devons nous demander si c'est la voie qui permettra de sauvegarder la paix et la sécurité internationale, qui permettrait de promouvoir l'entente entre États souverains et si cela permettrait de promouvoir la coopération, le développement et le respect des droits humains. Il est indispensable d'empêcher que cette attitude de domination, de pillage, d'occupation, d'accaparement et de guerre psychologique soit intégrée dans un ordre international qui serait bien pire que celui qui existe depuis des décennies. Il est indispensable de défendre les valeurs fondatrices de l'ONU, le droit international ainsi que la Charte des Nations unies et de faire valoir la promesse de préserver les générations actuelles et futures du fléau de la guerre. Il y a des pourparlers diplomatiques bilatéraux qui ont été proposées par le gouvernement des États-Unis et acceptées par Cuba conformément à sa tradition et à ses principes en matière de politique étrangère afin de trouver de manière sincère et constructive une solution à des différends bilatéraux. Cependant, il n'y a aucun signe de progrès et il est difficile d'avancer sur les attentes de ceux qui mènent ce processus à Washington c'est de traiter Cuba en tant qu'un adversaire conquis ou vaincu, en tant que possession coloniale ou en tant que territoire sur lequel les États-Unis auraient compétence et autorité. Cette conduite agressive ne représente pas les intérêts de la majorité des citoyens des États-Unis. Selon une étude menée hier, 98,3 % des publications et des commentaires sur les réseaux sociaux aux États-Unis ne soutiennent pas le blocus énergétique, ne soutiennent pas le blocus, ne soutiennent pas l'agression contre Cuba. Cette politique génocidaire et criminelle répond à un caprice anti-cubain et revanchard d'une toute petite minorité, mais d'une minorité puissante qui se trouve avant tout dans le sud de l'État de Floride, mais qui montre sa capacité de manipuler ces questions à des fins politiques aux États-Unis et d'avoir une influence sur le comportement du gouvernement actuel. Je ne sais pas si la délégation des États-Unis répétera dans un instant les arguments ridicules selon lesquels Cuba représenterait une menace pour la sécurité nationale de la plus grande puissance militaire et nucléaire du monde, agressive, prédatrice, dont le but est d'imposer la paix par la force. Il n'y a pas d'annonce du gouvernement cubain qui mettrait en évidence le plus infime indice selon lequel Cuba souhaiterait menacer les États-Unis. On ne peut identifier aucune activité à Cuba qui mettrait en péril la sécurité nationale, le bien-être des citoyens ou la compétitivité de l'économie de ce puissant voisin. Cuba n'est pas une menace. Le blocus, si. Le pays menacé est Cuba. Mais notre pays est attaché à la paix, au droit international, au multilatéralisme, à la vérité et à la justice que nous défendons. Notre peuple, lutte depuis plus de 150 ans pour sa liberté et son indépendance. Ce peuple a connu des heures glorieuses et il défendra jusqu'au bout son indépendance et sa souveraineté. Un an avant le centième anniversaire du leader historique de la révolution cubaine, Phil Castro Ruiz et conformément à son héritage notre détermination sera toujours patrie ou mort nous vaincrons merci infiniment
je remercie.
Je remercie le ministre des Affaires étrangères de Cuba. Je donne à présent la parole à Son Excellence, ministre des Affaires intérieures de la Fédération de Russie, monsieur Vladimir Kolokoltsev.
Monsieur le Président, chers collègues, la majorité d'entre nous ce matin a allumé la lumière, mis en marche la bouilloire sans réfléchir. Pour nous, l'électricité, c'est une chose évidente. Mais imaginons un jour ordinaire à Cuba. Vous vous réveillez, il n'y a pas d'électricité, pas d'eau parce que les pompes sont à l'arrêt, Dans votre frigo, les aliments ont périmé, les transports publics ne fonctionnent pas et l'hôpital le plus proche utilise un groupe électrogène. C'est la réalité tragique pour des millions de Cubains. Et ce sont des données que confirme le système de l'ONU. D'après les experts, 4,2 millions de personnes à Cuba ont besoin d'aide humanitaire. Dans certaines régions du pays, les coupures d'électricité durent deux à trois jours. Des millions de personnes connaissent des ruptures d'approvisionnement en eau. Des dizaines de milliers d'enfants ne peuvent pas être vaccinés à temps. Les convois humanitaires déjà arrivés sur l'île ne peuvent pas être distribués par manque de carburant. Et on a l'impression qu'il s'agit de problèmes différents, mais tous ont une origine commune. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'État qui ne fournit pas cette aide. La réalité, c'est que des mesures restrictives unilatérales extraterritoriales empêchent des livraisons entre deux États souverains. Et c'est pourquoi la question qui se pose aujourd'hui, ce n'est pas une question du commerce, mais une question humanitaire. Le blocus de Cuba, c'est un exemple d'imposition de mesures unilatérales illégitimes, d'intimidation et de punition pour un gouvernement indésirable, et ceci est érigé au rang de politique officielle pour Washington. Nous mettons l'accent sur le fait que la résolution de l'Assemblée générale qui exprime sa solidarité vis-à-vis des exigences légitimes du peuple cubain est adoptée par la majorité des États membres de l'ONU depuis 30 ans, depuis 1992. Nous regrettons que la convocation de cette séance de l'Assemblée générale se soit opposée à une résistance très forte, notamment avec une pression brutale sur les partenaires étrangers afin d'empêcher le soutien à l'initiative de La Havane. Les États-Unis cherchent à accuser les dirigeants cubains de n'importe quoi pour justifier leurs mesures illégitimes et la menace d'emploi de la force contre l'île de la liberté. Le blocus est l'une des méthodes pour que les États-Unis installent leur contrôle sur ce territoire afin de faire renaître la doctrine Monroe. Et qu'est-ce que ça veut dire concrètement en pratique? Ça veut dire une interdiction de commerce avec l'île pour les sociétés et particuliers américains sur les importations de produits cubains aux États-Unis, sur les transactions en dollars, sur les séjours touristiques et surtout, la loi américaine consacre le droit à imposer des mesures extraterritoriales de sanctions et des mesures punitives à l'encontre de pays tiers qui coopèrent avec Cuba, ce qui crée un effet d'endiguement pour les investisseurs étrangers. Le peuple cubain vit sous ce joug depuis pratiquement 70 ans et ainsi il y a des pertes économiques colossales. Il est difficile de mener des réformes sociales et économiques. Le pays n'a pas accès aux technologies de pointe, aux ressources énergétiques, aux investissements. Et ces sanctions illégitimes imposées depuis de longues années empêchent le système financier national de bien fonctionner. empêche aux acteurs économiques locaux de pleinement bénéficier des marchés financiers internationaux et des institutions de développement. Cela pèse de manière injustifiée sur le bien-être et la santé des citoyens ordinaires, provoque des tensions sociales. Les États-Unis qui se cachent derrière leurs déclarations selon lesquelles ils se soucieraient du bien-être de la population, mène une stratégie cynique pour renverser un régime politique indésirable sans tenir compte des privations intenables et des souffrances pour des millions de Cubains. Depuis l'imposition en janvier par la Maison-Blanche d'un blocus sur le carburant, Les livraisons d'hydrocarbures ont presque cessé. La seule exception, ça a été le pétrolier russe Anatoly Kolotkine qui, le 31 mars, a livré 100 000 tonnes de pétrole brut en guise d'aide humanitaire. Alors qu'il y a une consommation énergétique saisonnière élevée, le déficit quotidien en électricité est de 2 100 à 2 200 mégawatts. Il y a des coupures d'électricité par zone et dans certaines régions, cela dure jusqu'à 30 heures. Par ailleurs, les États-Unis ont imposé des restrictions sur les secteurs touristiques et miniers, ce qui a forcé des investisseurs étrangers majeurs, l'Espagne et le Canada, à quitter le marché cubain ou à fortement réduire leur présence sous menace de sanctions secondaires de Washington. Il est clair que les tentatives d'accuser les autorités cubaines d'avoir commis des erreurs politiques et d'ignorer les souffrances de millions de citoyens sont fatales pour le peuple. Cette approche est contraire aux normes du DIH et à la morale universelle. Le problème, ce n'est pas l'échec du gouvernement, mais la brutalité du blocus. Aucun gouvernement qui ne serait pas solidaire ou qui ne soutiendrait pas son peuple ne serait resté au pouvoir aussi longtemps face à des mesures illégitimes aussi brutales imposées par une force étrangère hostile. En raison de l'embargo américain, il y a une situation critique. D'après les spécialistes, le PIB au premier trimestre 2026 se serait réduit de 20 à 24 % par rapport à la même période en 2025. Par comparaison, en 1993, pendant la période spéciale en temps de paix, le PIB avait diminué de 15 %. Et pour janvier mars 2026, On a un déficit de 13,4 % alors que les prix agricoles ont grimpé de 31,9 %. La mortalité infantile a fortement augmenté. Elle est passée de 4 pour 1000 en 2017 à 9,9 pour 1000. Le programme de vaccination nationale est compromis. Il est impossible pour la population de préserver, de cuire la nourriture. L'accès à l'eau est limité, les transports publics sont paralysés. La distribution de pain a été divisée par deux et se fait par interruption. Et la norme du panier de consommation était réduite de 80 à 60 grammes de pain par personne. Et alors que pour comparer, pendant le blocus de Leningrad, on était à une norme de 125 grammes de pain par personne. Nous comprenons que ce panier de consommation ne comprend pas que le pain, mais les chiffres sont quand même éloquents. Cette évolution dramatique dans la liberté nécessite une réaction claire de la communauté internationale. Cuba doit se voir garantir la possibilité de recevoir l'appui nécessaire, notamment l'aide humanitaire, sans condition politique. Nous espérons que les États-Unis feront preuve d'une approche humanitaire pour régler cette situation. L'économie cubaine, toutefois, s'est avérée résiliente face à une pression inédite des États-Unis. En janvier, le gouvernement de Cuba a déclaré mener les plus grandes réformes de libéralisation de l'économie de l'île, des quinze dernières années. Un paquet de réformes qui comprend 176 points. Les autorités ont bien tenu compte des propositions des experts et de l'avis de la population concernant la transformation du modèle économique et social. Les restrictions inhumaines imposées à la stabilité économique et à la prospérité sociale imposées de l'extérieur à un État souverain sont inacceptables aujourd'hui. Ces mesures qui sont contraires à la charte de l'ONU, non seulement restreignent l'exercice du droit des Cubains à à décider librement de leur système politique, économique et social, mais compromettre les efforts de la communauté internationale pour lutter contre les défis internationaux en matière de sécurité alimentaire et énergétique, mais aussi de réalisation des ODD. Les problèmes dans les relations interétatiques peuvent être réglés via des négociations sur la base du respect mutuel. Washington explique le maintien et le durcissement des sanctions par une menace qui viendrait de Cuba. Mais si ce carburant est destiné au fonctionnement des stations, des centrales électriques, des hôpitaux et des systèmes d'approvisionnement, Qui est-ce que ce carburant menace? Les États-Unis ne cachent pas leur intention de vouloir faire couler l'île et cela ne relève pas du cadre des relations civilisées que l'on reconnaît universellement. Nous appelons Washington à renoncer aux restrictions unilatérales illégitimes et à exclure Cuba de leur liste arbitraire d'États qui soutiennent le terrorisme. Nous appelons les États à respecter les buts et principes de la Charte. Le peuple cubain doit pouvoir décider, exercer son droit à l'autodétermination et la souveraineté cubaine doit être respectée. En fonction de la réponse qu'apportera la communauté internationale, nous saurons si les actions des États-Unis à Cuba seront une exception ou si cela deviendra la nouvelle norme des relations internationales qui seront appliquées à d'autres États. La Russie ne se limite pas à un appui politique, mais fournit une aide humanitaire. Cuba fait partie des bénéficiaires traditionnels de l'appui humanitaire russe, et notamment dans le cadre de l'action des organisations internationales. Et l'un des canaux principaux, c'est le Programme alimentaire mondial. Entre 2018 et 2025, la Fédération de Russie a versé au Fonds du PAM pour la réalisation de projets humanitaires à Cuba, 18 millions de dollars. En 2026, nous entendons contribuer à hauteur de 2 millions de dollars. En plus d'un appui alimentaire immédiat, la Russie finance des projets de long terme qui visent à renforcer la résilience alimentaire du pays. De 2021 à 2025, nous avons financé un projet du PAM de développement du système d'alimentation à l'école à Cuba pour un budget total de 5 millions de dollars. En dépit des entraves imposées de l'étranger, l'aide continue à être apportée. D'après le ministère des Situations d'urgence de Russie, un convoi humanitaire a été envoyé. Il comprend 211,14 tonnes d'huile de tournesol enrichie en vitamines A et D à destination du port de Santiago de Cuba. Il a dû être retenus au Venezuela, toutefois, il fait encore partie du programme d'appui à la population de Cuba. Nous exprimons notre solidarité au peuple du gouvernement de Cuba et nous continuons à entretenir des liens étroits d'amitié, d'appui, d'aide et de coopération globale. Nous savons que les tentatives de mettre à genoux le peuple cubain sont vouées à l'échec. Je vous remercie.
Je remercie le ministre des Affaires intérieures de la Fédération de Russie. Je donne la parole à l'Uruguay au nom du G77 et la Chine.
Monsieur le Président,
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom du G77 et de la Chine sur le point 38 intitulé nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique. Nous remercions la présidente de l'Assemblée générale de l'organisation de ce débat important qui arrive à point nommé. Le groupe regrette que le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis depuis plus de 60 ans restent en vigueur et continuent d'être appliquées. Nous regrettons les mesures prises récemment et lors de l'année, dont le but est de renforcer le blocus contre Cuba, ce qui représente le principal obstacle au processus de normalisation des relations entre les deux pays. Les dégâts directs et indirects sont considérables, touchent des secteurs essentiels de l'économie cubaine, notamment la santé publique, la nutrition, l'agriculture, mais également le commerce, les investissements, le tourisme, Le secteur bancaire nous sommes vivement préoccupés par l'élargissement de la nature extraterritoriale du blocus contre Cuba, notamment par le biais de la piètre mise en œuvre du titre III. de la loi Helms-Burton. La mise en œuvre de cette législation est une claire transgression de la liberté commerciale entre les pays, car il s'agit d'un processus d'intimidation en réprimant toute transaction commerciale ou d'investissement entre un pays et Cuba. Concernant l'annonce par le gouvernement des États-Unis de nouvelles mesures pour renforcer le blocus économique, commercial et financier imposé contre Cuba, y compris des mesures dans le but d'entraver l'approvisionnement Le groupe appelle à la levée des sanctions économiques et financières contre le secteur pétrolier du pays et l'imposition de sanctions contre des États tiers qui entretiennent des liens commerciaux légitimes avec Cuba, qui ont des effets extraterritoriaux clairs. Le groupe relève que ces mesures contreviennent aux buts et principes de la Charte de l'ONU et au droit international. sape le multilatéralisme, la coopération économique internationale ainsi que le système commercial multilatéral fondé sur des règles non discriminatoires, ouvert, juste et équitable axé sur l'Organisation mondiale du commerce. Dans le même temps, les difficultés de Cuba s'aggravent concernant les transactions financières et commerciales, ce qui menace les moyens de subsistance et l'intégrité de la population cubaine. Le G77 et la Chine est vivement préoccupés par les conséquences graves sur le plan humanitaire et du développement concernant les restrictions qui touchent l'accès à l'énergie. Les pénuries d'énergie et l'altération de l'approvisionnement en carburant minent la production d'électricité et les services publics essentiels. Cela touche les hôpitaux, les établissements scolaires, les systèmes d'eau et d'assainissement, les transports publics, la production alimentaire, les réseaux de distribution et d'autres infrastructures critiques. Le groupe est également préoccupé par les restrictions, les obstacles financiers aux transactions bancaires internationales qui ont miné l'acquisition de technologies en matière d'énergie renouvelable, l'approvisionnement humanitaire et d'autres marchandises essentielles pour le peuple cubain en cette conjoncture difficile. En outre, nous appelons à à la radiation immédiate de Cuba de la liste du département d'État des pays soi-disant sponsors du soutien du terrorisme. Cuba est un partenaire actif de longue date des membres du groupe en matière de coopération Sud-Sud. Grâce aux efforts déployés par Cuba, nombre de pays du groupe ont développé leur potentiel technique et scientifique et nous avons tous que Cuba est solidaire et c'est un ami et nous ne savons rien du terrorisme. Le groupe salue la contribution positive et de longue date de la coopération médicale internationale de Cuba et de la solidarité pour sauver des vies de millions de personnes de part le monde, notamment mais pas seulement dans les pays en développement. Cuba a contribué largement à la vie de la communauté internationale pendant de nombreuses décennies en aidant d'autres pays son aide apportée à d'autres pays, un excellent exemple de la coopération Sud-Sud. Et donc nous condamnons toute mesure coercitive unilatérale qui ne sont pas conformes au droit international, la Charte des Nations unies, aux tentatives d'entraver la coopération médicale internationale ou la solidarité à des fins politiques ou autres. Monsieur le Président, à ce titre, le groupe redit qu'il ne peut pas y avoir de développement durable sans paix et pas de paix sans développement durable. Nous continuons d'être guidés par tous les buts et principes de la Charte des Nations unies et par le strict respect des principes du droit notamment concernant l'égalité souveraine des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, la non-intervention, la liberté de navigation et de commerce international. Nous rappelons que les États doivent s'abstenir, dans le cadre des relations internationales, d'employer la force ou de menacer d'employer la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout pays. ou de toute manière qui ne serait pas cohérente vis-à-vis des principes des Nations unies. Le groupe souligne que ces principes doivent être pleinement respectés. Nous soulignons la nécessité de s'abstenir de prendre des mesures qui contreviendraient à la charte et qui pourraient exacerber les tensions ou mettre en péril la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de Cuba. À ce titre, le groupe appelle à ce que tous les différends soient réglés par des moyens pacifiques et le dialogue conformément à la charte des Nations unies. Nous sommes convaincus que chaque État membre a le devoir et la responsabilité de respecter strictement ces principes. Nous sommes convaincus que toute politique ou toute mesure qui méprise ces principes doit être abandonnée immédiatement. Le groupe appelle donc à la levée immédiate, complète et sans condition du blocus, y compris les mesures ayant effet extraterritorial. La fin de ces restrictions est essentielle, pas seulement pour le développement de Cuba et le bien-être de son peuple, mais également pour le respect de la charte du droit international et de la crédibilité du multilatéralisme. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de l'Uruguay et cède la parole à Singapour au nom de l'Association des nations du Sud-Est, dite l'ASEAN.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom des États membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, l'ASEAN, Brunei Darussalam, Cambodge, Indonésie, République démocratique populaire Lao, Malaisie, Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Timor-Leste et le Vietnam. Les membres de l'ASEAN remercient le ministre des Affaires étrangères de Cuba des informations présentées concernant l'évolution de la situation. Nous avons toujours appuyé l'examen annuel de ce point par l'Assemblée générale. Le soutien de longue date de l'ASEAN concernant la question de la paix et de la sécurité dans la région. La résolution intitulée, je cite, « Nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique », montre notre attachement collectif aux principes de la Charte des Nations unies et en particulier l'égalité souveraine des États, la non-ingérence, la non-intervention et le règlement pacifique des différends, qui sont des principes reste le socle du système multilatéral que tous les États ont intérêt à honorer, ce qui les engage. L'ASEAN, Monsieur le Président, reste préoccupée par les lourds effets de la situation sur le peuple cubain, notamment concernant l'accès aux aliments, aux médicaments et à d'autres biens essentiels. C'est le bien-être des Cubains, qui est au cœur de nos préoccupations partagées. Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que les mesures récentes ont provoqué une dégradation de la situation pour les citoyens cubains. Nous soulignons la nécessité de lever les mesures qui ont provoqué la situation actuelle. Les restrictions concernant les exportations de carburant vers Cuba ont également aggravé la crise énergétique en cours dans le pays et saper sa capacité à faire face aux catastrophes naturelles liées au climat que connaît la région. L'ASEAN reste fermement convaincue que les différends entre États doivent être réglés par le dialogue et les échanges sur la base du respect mutuel. Et c'est dans cet esprit que nous encourageons les deux parties à échanger de manière ouverte et constructive en vue de régler leurs différends par des moyens pacifiques. Dans cet état d'esprit constructif, l'ASEAN, à l'instar d'autres membres de l'Assemblée générale, relance son appel aux États-Unis à lever son blocus unilatéral sur le plan économique, financier et commercial sans délai et à radier Cuba de la liste des États soutiens du terrorisme. Nous souhaitons que l'Assemblée générale se penche sur cette question à nouveau lors de la prochaine session. Je vous remercie de votre attention.
Je remercie le représentant de Singapour. Je donne la parole au représentant du Mouvement des Non-Alignés, l'Ouganda.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom des 121 membres du Mouvement des Non-Alignés. Dans le cadre de la séance plénière consacrée au point 38, nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par par les États-Unis d'Amérique. D'emblée, je souhaite me féliciter de la présence de Son Excellence Monsieur Bruno Rodriguez Parilla, Ministre des Affaires étrangères de Cuba. L'Assemblée générale a exprimé son soutien écrasant et sa solidarité avec le peuple cubain et a exprimé sa position pour lever un blocus imposé à un État souverain par les États-Unis. En octobre, la majorité écrasante des États membres de cette organisation avait voté pour la résolution A/RES/87/4. Toutefois, en dépit du mandat clair donné par l'Assemblée générale, le Mouvement des non-alignés a assisté au durcissement de l'embargo. ces derniers mois, ce qui entrave le processus de normalisation des relations bilatérales des deux pays. Le mouvement des non-alignés est fortement préoccupé quant à l'annonce récente du gouvernement des États-Unis quant à l'imposition de nouvelles mesures qui sont associées avec un niveau inédit de restrictions économiques imposées à Cuba. Les mesures visent à empêcher l'approvisionnement du pays. Les pays tiers sont sanctionnés s'ils entretiennent des relations commerciales avec Cuba et des mesures secondaires sont appliquées aux sociétés, banques et entités étrangères, même si leur activité aux États-Unis n'est pas liée à Cuba. Cela entraîne un effet extraterritorial du blocus et a des retombées sur Cuba et son peuple, mais aussi sur les États tiers et leurs relations commerciales. Il s'agit d'une violation flagrante des buts et principes de la Charte, du droit international, du système commercial multilatéral et des principes de relations amicales entre États. Nous sommes préoccupés par les dégâts matériels et humains causés par ces mesures à l'encontre du peuple cubain. Et nous sommes préoccupés par les retombées sur l'économie cubaine, notamment la santé publique, l'approvisionnement en électricité, l'alimentation, l'agriculture, le commerce et sur la vie quotidienne des Cubains. Les perturbations récentes des approvisionnements en carburant ont eu des retombées sur le réseau électrique avec des coupures dans les infrastructures publiques, les écoles, les hôpitaux et avec des retombées sur la distribution d'alimentation. Il y a eu des perturbations dans le transport public tandis que la production agricole est Les réseaux de distribution alimentaire ont été fortement touchés et Cuba n'a reçu qu'un pétrolier ces sept derniers mois. Plus de 44 banques pendant cette période ont refusé d'échanger avec Cuba et de nombreuses transactions internationales ont été bloquées, notamment le paiement pour des technologies solaires et éoliennes. Les conséquences humanitaires sont particulièrement visibles dans le secteur médical. Des opérations ont été repoussées, notamment pour des enfants. Le Mouvement des Non-Alignés est fortement préoccupé par cela. Le Mouvement réitère à nouveau son appel adressé au gouvernement des États-Unis, qu'il mette fin à l'embargo économique et financier imposé à Cuba qui fait entrave au développement de l'île et qu'il élimine les mesures unilatérales imposées depuis 2017 notamment. Cuba doit être retiré de la liste des États qui soutiennent le terrorisme, ce qui entraîne un maintien de l'embargo et entraîne des pertes économiques et humaines majeures pour l'île. Cuba ne représente pas de menace pour la paix et la sécurité internationales, nous soulignons la contribution positive de la coopération médicale cubaine et sa solidarité pour sauver les vies de millions de personnes dans le monde et les efforts de l'île pour préserver la paix et la sécurité régionales. Cuba respecte la souveraineté de toutes les nations. Nous appelons à ne pas porter atteinte à l'intégrité territoriale, l'indépendance politique d'un État. L'Assemblée générale, qui est l'organe le plus représentatif de l'ONU, doit se mobiliser pour empêcher une agression militaire contre Cuba, qui est un membre fondateur de notre mouvement. Nous appelons à préserver la paix conformément aux principes consacré conformément au principe du monde non aligné et la déclaration adoptée lors du sommet de La Havane, nous réitérons que les États ne doivent pas exercer une pression ou prendre des mesures de coercition sur d'autres pays, ne doivent pas recourir à l'agression, à des actes qui impliquent le recours à la force directement ou indirectement et ne doivent pas appliquer des mesures coercitives unilatérales qui sont contraires au droit international ou incompatibles avec le droit international de quelque manière que ce soit dans l'objectif de subordonner un État ou de tirer un quelconque avantage. Le Mouvement des Non-alignés réitère son attachement à la promotion, la préservation et au renforcement du multilatéralisme. Nous réaffirmons que le plein respect des buts et principes de la Charte, notamment ceux qui concernent l'égalité souveraine, la non-ingérence, l'interdiction du recours à la force ou de la menace du recours à la force, sont essentiels pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales. La communauté internationale doit donc continuer à coopérer pour éliminer le blocus commercial, économique et financier imposé par les États-Unis à Cuba, au vu de son caractère inégal et de ses conséquences extraterritoriales, et pour éviter une escalade plus avant et une atteinte à la souveraineté, à l'intégrité territoriale, à l'indépendance politique et à l'autodétermination de la République de Cuba. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie l'Ouganda. Je donne la parole à l'Érythrée au nom du Groupe des amis de la défense de la Charte des Nations Unies.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom du Groupe des amis de la défense de la Charte des nations unies. Depuis octobre, le blocus injuste à l'encontre de Cuba s'est durci de manière inédite et extrême, avec des conséquences humanitaires graves pour la vie du peuple cubain, aggravées par la menace fréquente et systématique du recours à la force. Nous appelons la communauté internationale à se prononcer clairement pour la paix et pour empêcher une agression militaire contre Cuba et réitérer la nécessité de mettre fin immédiatement au blocus. Il s'agit de l'une des violations les plus graves, prolongées et systématiques du droit international et de la Charte. C'est non seulement contraire aux buts et principes de cette organisation, mais aussi au DIDH. En effet, le blocus est une forme de punition collective imposée à la population cubaine. Conformément à notre position historique et de principe, Nous sommes solidaires de manière indéfectible avec le peuple et le gouvernement de la République de Cuba. Nous condamnons l'adoption de mesures extrêmes supplémentaires par le gouvernement américain qui vise à durcir le blocus, et ce par des mesures qui visent à empêcher l'approvisionnement en pétrole et à pénaliser les relations économiques et commerciales légitime entre Cuba et les États tiers. Ces mesures qui sont présentées comme justifiées par des mensonges, visent à présenter la République de Cuba comme une menace et elles visent à asphyxier l'économie cubaine et à infliger des souffrances au peuple cubain. Ces mesures vise à aggraver de manière délibérée les conditions de vie de la population et à priver Cuba de ressources essentielles, notamment des approvisionnements vitaux pour l'activité économique et à porter atteinte à la prospérité sociale. Le blocus énergétique équivaut dans les faits à un blocus naval. Il constitue un acte de génocide en soumettant la population cubaine à des conditions qui menacent son intégrité et son existence. Cuba n'a reçu l'approvisionnement que d'un pétrolier ces six derniers mois, ce qui a aggravé la crise énergétique. Les conséquences humanitaires pour le secteur sanitaire sont troublantes. Le taux de survie des enfants diagnostiqués du cancer aurait été réduit de 85 à 65%. La mortalité infantile aurait augmenté de 4 à 9,9. morts pour 1000 naissances en vie. Le système de santé a du mal à assurer les services essentiels pour 32 000 femmes enceintes, 16 000 patients qui sont traités à la radiothérapie et 2888 patients qui dépendent de traitements à l'hémodialyse. En tout, ils ont besoin d'un approvisionnement stable en électricité. Nous dénonçons également la campagne malhonnête du gouvernement des États-Unis qui vise à discréditer la coopération médicale internationale de Cuba et à exercer pression sur les gouvernements bénéficiaires, notamment des pays en développement. Il compromet le travail louable réalisé par le personnel médical cubain pour sauver des vies dans le monde, comme nous l'avons vu pendant le pire moment de la pandémie. Nous saluons donc et remercions les soignants cubains qui ont fourni des soins de santé de qualité à des millions de personnes dans le monde. Nous appelons le gouvernement américain à mettre fin aux pratiques coercitives, hostiles et de chantage et aux politiques connexes. Monsieur le Président, mon groupe réaffirme son soutien indéfectible à la défense, la préservation et la pleine mise en œuvre des buts et principes de la Charte dans leur intégralité, dans leur articulation, y compris les principes d'égalité souveraine d'État, l'interdiction de la menace ou du recours à la force, la non-ingérence et le règlement pacifique des différends et le droit des peuples à l'autodétermination. Un petit État tel que Cuba ne peut représenter une menace pour un quelconque autre pays et plaide de manière continue pour la coexistence pacifique, l'égalité souveraine et le dialogue entre Etats. Les menaces planant sur la souveraineté de Cuba notamment, les déclarations qui suggèrent la possibilité de mesures militaires soulèvent des questions au vu de la Charte remettre en question les principes d'égalité souveraine, de non-ingérence et d'interdiction de la menace ou du recours à la force. Nous mettons en garde contre tout aventurisme qui vise à inventer des prétextes pour procéder à une intervention dans les affaires intérieures de Cuba ou pour menacer ou utiliser la force à l'encontre du pays. Nous soulignons la responsabilité de la communauté internationale dans son ensemble et des Nations unies de condamner de manière claire ces agissements irresponsables et illégaux. Une attaque militaire à l'encontre du pays aurait des conséquences humanitaires graves pour la population et pour la région d'Amérique latine et des Caraïbes, avec un effet dangereusement déstabilisateur qui serait contraire au statut de la région comme zone de paix. Nous soulignons que les différents États, quels que soient les systèmes politiques, économiques ou sociaux en place, doivent être réglées par le dialogue, la diplomatie, la coopération, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies. La normalisation de la coercition et des menaces de changement de régime compromettent l'intégrité de l'ordre juridique international dans son ensemble. Nous sommes préoccupés également par le recours accru à des mesures judiciaires et politiques à l'encontre de hauts dirigeants cubains dans le cadre d'une campagne plus large de pression sur Cuba afin de justifier des mesures coercitives unilatérales et des agressions qui constituent un abus des procédures qui violent les principes d'égalité souveraine et d'autodétermination au titre de la Charte. Mon groupe réitère sa solidarité indéfectible avec le peuple et le gouvernement de Cuba et appelle la communauté internationale à rejeter tout acte d'agression. Nous appelons à réitérer l'appel de l'Assemblée générale à lever le blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis à l'encontre de la République de Cuba. Nous appelons à retirer Cuba de la liste arbitraire et unilatérale des États qui soutiennent le terrorisme, nous appelons à défendre le droit international, le multilatéralisme et à respecter la Charte dans son intégralité et dans son articulation. Chaque jour que le blocus est en vigueur est une honte pour l'autorité morale de l'organisation, pour les buts et principes de la Charte et même pour le multilatéralisme. Je vous remercie.
Je remercie l'Erythrée. La parole est à la Turquie au nom de l'Organisation de la coopération islamique.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer à l'occasion de ce débat consacré au point 38 intitulé nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis au nom des États membres de l'Organisation de la coopération islamique. Monsieur le Président, vous vous souviendrez que lors du dernier débat de l'Assemblée générale consacré à ce point, lors de la quatre-vingt-huitième session de l'Assemblée générale organisé le 28 et 29 novembre 2025, le groupe de l'OCI avait appelé à lever le blocus économique, commercial et financier qui est en vigueur depuis six décennies. Cet appel renouvelé est encore renforcé par les événements récents marqués par un durcissement du blocus. Au vu de l'urgence de répondre à la situation humanitaire liée à ces sanctions et dans l'intérêt de faire respecter le droit international conformément aux résolutions adoptées par l'Assemblée générale par le passé, l'OCI réitère son soutien à lever de manière immédiate les mesures à l'encontre de Cuba. nous opposons à toute mesure qui cible les populations de Cuba, ce qui est contraire aux buts et principes de l'organisation et est contraire aux bonnes relations entre États, notamment. Et à cet égard, tous les messages En dépit des messages adressés par les États membres, des mesures supplémentaires sont envisagées pour durcir les mesures économiques et militaires à l'encontre de l'État et du peuple de Cuba. L'embargo non seulement a eu des retombées pour le secteur commercial de Cuba et les activités économiques, mais a eu des conséquences humanitaires désastreuses pour l'ensemble de la population cubaine. Cette politique continue à entraver la capacité des autres pays à investir dans Cuba et à commercer avec le pays en raison des effets extraterritoriaux. L'OCI est préoccupée par l'étendue du blocus qui a cru de manière exponentielle. Les transactions bancaires, les opérations financières, sont devenus extrêmement difficiles à réaliser pour le peuple de Cuba, ce qui l'empêche de s'insérer dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Nous appelons la levée de l'embargo financier à l'encontre de Cuba, ce qui a des retombées négatives pour la coopération internationale avec les partenaires des pays du Sud, notamment les pays en développement. Malheureusement, le blocus a eu des retombées sur le secteur de la santé. Il était difficile d'acheter les produits pour préserver la nourriture, produire des médicaments et d'autres produits. Ces restrictions ont réduit le niveau de l'assistance internationale de la part de Cuba vers d'autres pays dans le domaine de la santé et du développement du capital humain. Monsieur le Président, nous nous associons à l'appel à lever le blocus à l'encontre de Cuba et nous notons que ces mesures économiques et autres représentent un obstacle à la réalisation des aspirations du peuple de réaliser les ODD et les engagements contenus dans le Pacte pour l'avenir. Le groupe de l'OCI appuie donc le renouvellement d'un appel pour lever le blocus à l'encontre de Cuba. le blocus en retirant toutes les mesures supplémentaires qui seraient contraires au bien-être du peuple de Cuba et à l'intégrité territoriale de l'État cubain. Je vous remercie.
Je remercie la Turquie. Je donne la parole à Haïti au nom de la communauté caribéenne.
Merci Monsieur le Président. Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom des quatorze États membres de la communauté des Caraïbes, CARICOM. Nous saluons la présence distinguée de Son Excellence, Señor Bruno Rodríguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, à cette importante séance plénière. Monsieur le Président, la CARICOM a pris note de la situation actuelle à Cuba et est profondément préoccupée par la détérioration des conditions socio-économiques qui alimente une crise humanitaire. Nous soulignons que les besoins des populations civiles doivent demeurer la plus haute priorité et appelons à l'adoption de mesures visant à améliorer la situation. L'Assemblée générale a précédemment manifesté à une écrasante majorité son soutien à la prise en compte des besoins humanitaires de développement du peuple cubain. Il est regrettable que, alors que nous nous réunissons aujourd'hui au sein de cette assemblée, cette situation persiste. Les répercussions de ces défis qui s'accumulent constituent inévitablement une source d'inquiétude pour l'ensemble de la région. Les Caraïbes sont unis par la géographie, l'histoire, des vulnérabilités communes ainsi que par une tradition durable de coopération et de solidarité. Nos États membres doivent également prendre en considération le bien-être des ressortissants de la CARICOM résidant à Cuba après des années de coopération technique active. Dans ce contexte, nous réaffirmons le principe selon lequel Les Caraïbes doivent être une région exempte de guerres et de conflits. Les États membres de la Communauté des Caraïbes demeurent de fervents défenseurs du multilatéralisme ainsi que des buts et principes de la Charte et du droit international. Nous plaidons constamment en faveur du développement de relations amicales entre les États et dans cet esprit, Nous demeurons convaincus que les défis auxquels Cuba est confronté ne peuvent être relevés que par un dialogue constructif et un engagement pacifique. À cet égard, nous saluons les récentes séries de discussions entre les parties et les exhortons à les poursuivre avec un regain d'urgence et de bonne foi comme le moyen le plus efficace de surmonter leurs différends et d'alléger les souffrances du peuple cubain. La CARICOM exhorte également respectueusement les autorités cubaines à mettre en œuvre des mesures susceptibles de contribuer à soulager les difficultés auxquelles le peuple cubain est confronté. La CARICOM participe au débat d'aujourd'hui en tant qu'amie de longue date de Cuba et des États-Unis. Elle est disposée à jouer un rôle pour rapprocher les deux parties. Nous continuons donc à plaider en faveur de la normalisation des relations entre ces deux pays amis dans l'intérêt de l'ensemble de la région. La CARICOM réitère son appel en faveur de la poursuite d'un dialogue constructif et d'un engagement entre les parties concernées. en tant que voie la plus efficace pour favoriser une compréhension mutuelle et promouvoir des solutions contribuant au bien-être du peuple cubain. Nous exhortons donc les parties à veiller à ce que la porte du dialogue demeure toujours ouverte. Je vous remercie de votre attention.
Je remercie le représentant d'Haïti Je donne à présent la parole au représentant de l'Union européenne, au nom de l'UE et de ses États membres.
Merci, Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole au nom des États membres de l'Union européenne. Les pays candidats, Monténégro, Albanie, République de Moldova, et la Bosnie-Herzégovine ainsi que la Norvège, Andorre et Saint-Marin, ainsi que le Royaume-Uni, souscrivent à cette déclaration. Monsieur le Président, le débat d'aujourd'hui porte sur le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis. L'Union européenne reconnaît les effets humanitaires négatifs qu'ont eu ces mesures pour le peuple cubain et réaffirme que la Charte des Nations unies doit servir de boussole. Alors que les Cubains font face à une situation de plus en plus difficile, nous estimons que le soutien humanitaire et l'accès humanitaire doivent être protégés dans toutes les circonstances. Monsieur le Président, la situation difficile du peuple cubain n'est pas due qu'à l'embargo. Les réformes politiques et économiques véritables de la part des autorités cubaines sont nécessaires de manière urgente. Ces réformes doivent concerner le strict respect des droits humains, des libertés fondamentales de la population cubaine et la libération de tous les individus détenus de manière arbitraire. En outre, l'Union européenne exhorte les autorités cubaines à faire des avancées concrètes pour ouvrir des espaces de dialogue constructif et inclusif avec la société civile, tout en réaffirmant l'importance du respect du droit international dans tous les contextes. Nous regrettons vivement la position de Cuba sur la guerre illégale menée par la Russie, la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, qui n'est pas cohérente vis-à-vis de la Charte des Nations unies. Cela a été montré par le vote contre la résolution du 24 février concernant le soutien apporté au cessez-le-feu et la paix durable en Ukraine. Et à ce titre, l'UE exhorte Cuba à s'abstenir de fournir tout soutien à l'agression par la Russie et à prendre toutes les mesures nécessaires et efficaces pour empêcher que ses ressortissants ne rejoignent les forces militaires russes impliquées dans la guerre. Monsieur le Président, Les mesures extraterritoriales des États-Unis contre Cuba ont des effets négatifs sur les intérêts économiques de l'Union européenne également et violent les règles communément acceptées du droit du commerce international. Afin de protéger les intérêts des personnes physiques et morales résidant dans l'Union européenne contre l'application extraterritoriale de la loi Helms-Burton, le droit de l'Union européenne interdit aux États membres de mettre en œuvre cette législation. L'Union européenne réaffirme son soutien au dialogue et à une solution diplomatique entre les États-Unis et Cuba sur la base du droit international, y compris les principes de la Charte des Nations unies. Chers collègues, aujourd'hui, des millions de Cubains font face à des coupures d'électricité quotidiennes, à des pénuries de médicaments et d'aliments. à l'effondrement des services publics et à des difficultés croissantes s'agissant de l'accès aux soins de santé de base. Les hôpitaux ont du mal à fonctionner, les familles passent des heures à trouver des carburants, des transports ou des produits essentiels. Les Cubains souhaitent une vie meilleure, ils aspirent à la liberté et aux opportunités et méritent un avenir meilleur. L'Union européenne continuera de travailler de manière constructive avec Cuba afin d'appuyer la modernisation institutionnelle, économique, sociale et politique du pays. Nous sommes prêts à partager notre expérience. Nous continuerons également de soutenir la population cubaine au moyen d'assistance humanitaire pour répondre à ses besoins urgents. Mais soyons également très clairs, le soutien humanitaire à lui seul ne réglera pas la crise cubaine. Des décisions souveraines importantes ne peuvent plus être repoussées davantage. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Union européenne et donne la parole au Mali au nom du groupe africain.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom du groupe africain, alors que l'Assemblée générale se prononce sur la réouverture du point 108 et tient un débat supplémentaire sur la nécessité de lever le blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba par les États-Unis, Monsieur le Président. Depuis l'adoption de la résolution A/80/6M du 29 octobre 2025, les choses n'ont pas changé. Ce jour-là, après des décennies, une grande majorité des membres de l'Assemblée générale, 165 États membres, ont appelé à nouveau à la levée du blocus. Cet appel n'a pas été entendu. Au lieu de cela, il y a eu un renforcement des mesures mêmes qui sont condamnées par l'Assemblée générale depuis plus de 30 ans. Monsieur le Président, le 29 janvier 2026, le nouveau décret exécutif a déclaré l'état d'urgence et autorisé l'imposition de barrières tarifaires, qu'en tous les pays qui fournissent du pétrole ou du carburant à Cuba. Cela va bien au-delà du Cuba de longue date. On se rapproche d'un blocus de carburant mondialisé, ce qui fait que des États tiers se retrouvent obligés de mettre en œuvre des mesures condamnées année après année par l'Assemblée générale, malgré ce décret qui représente une grave violation. est une grave violation du droit international. Le secrétaire général a appelé au dialogue, au respect du droit international et au DIH. Le groupe africain est également animé par ce sentiment d'urgence. Les pénuries de carburant provoquent des coupures d'électricité, empêchent le fonctionnement des hôpitaux, entravent l'éducation, la production d'aliments et les transports. Et le plus lourd tribut est payé par le. plus vulnérables. Le groupe africain appelle au plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République de Cuba. Nous rappelons l'obligation de tous les états de s'abstenir d'employer la force ou de menacer d'employer la force, régler les différents par les moyens pacifiques et s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures de tout autre pays. Aucun différend entre des États ne peut justifier la punition collective d'un peuple entier. Toute mesure qui place la vie et le bien-être de la population en danger est également inacceptable. Monsieur le Président, notre solidarité demeure. Nous avons des liens historiques. Lors de la dernière assemblée de l'Union africaine en février 2026, nos chefs d'État et de gouvernement ont réaffirmé pour la dix-septième année consécutive, ont relancé leur appel à la levée du blocus imposé au peuple et au gouvernement de Cuba. Il convient de faire remarquer la coopération de Cuba avec les pays africains au cours des décennies. Nous appelons à l'abrogation des dispositions extraterritoriales de la loi Helms-Burton et notamment les mesures qui touchent le commerce qui représente le principal obstacle à la quête par Cuba de la réalisation du programme à l'horizon 2030. Nous nous félicitons de la réouverture de ce point. Nous nous félicitons d'un débat supplémentaire pour que l'Assemblée générale puisse s'exprimer à nouveau et s'exprimer clairement. Nous appelons à la levée des mesures imposées à Cuba le 29 janvier 2026. De son côté, le groupe africain. maintiendra sa position de principe, sa solidarité avec Cuba, son peuple et son gouvernement. Merci.
Je remercie le représentant du Mali et donne maintenant la parole aux États-Unis.
Monsieur le Président, merci. Monsieur le Président, il y a beaucoup de paroles prononcées aujourd'hui en parlant de blocus. En effet, il y en a un que nous avons tous sous les yeux, le blocus imposé sans pitié par le régime cubain à son propre peuple, décennie après décennie après décennie. Alors que nous nous réunissons encore une fois aujourd'hui, tristement, Cuba replonge dans l'obscurité. Une nouvelle panne d'électricité qui touche toute l'île. Les pannes touchent Cuba depuis des années et des années malheureusement. Rien de nouveau chers collègues, à nouveau des familles se demandent si leurs aliments se gâteront, si les hôpitaux seront alimentés en électricité, si les téléphones seront chargés pour pouvoir appeler ses proches, mais d'une manière ou d'une autre, de manière bien pratique, il semble toujours y avoir assez d'électricité pour le régime et pour la dictature cubaine. À l'heure où nous parlons, il y a suffisamment d'électricité pour le complexe de la famille Castro. Ils ont de l'électricité, il y en a assez pour les bureaux du régime, y compris apparemment pour écrire les remarques prononcées aujourd'hui rejetant la faute aux États-Unis comme chaque année. Je vous le promets, il y a suffisamment d'électricité pour la propagande cubaine, pour diffuser les mensonges qui sont prononcés à l'Assemblée générale et pour les relayer à travers le monde. Je me tiens devant vous aujourd'hui et exhorte le régime cubain à changer de cap, à rallumer la lumière pour le peuple. Vous avez entendu l'appel de votre peuple, répondez-y. Le Che Guevara, l'un des héros du régime, connu également sous le nom de Boucher de la Cabonne, où il avait rassemblé des personnes gays et les avait envoyés dans des camps de travail. Il disait que les révolutionnaires cubains étaient guidés par l'amour de leur peuple. Où est cet amour? Je ne le vois pas. Il y a cinq ans, ce mois-ci, donc il y a cinq mois, le 11 juillet 2021, des milliers de Cubains sont descendus dans la rue et ont exigé la liberté. Vous pouvez taper sur vos bureaux, ce n'est pas La Havane, ce sont les États-Unis, les Nations unies. Nous parlerons et vous ne nous réduirez pas au silence.
Je présente mes excuses, j'interromps l'orateur. Il s'agit d'une motion d'ordre pour la délégation cubaine. Avant de vous donner la parole, je rappelle au représentant de Cuba que, conformément à l'article 71, un ou une représentante qui soulève une motion d'ordre ne peut pas s'exprimer sur le fond de la question à l'examen. Je donne maintenant la parole au représentant de Cuba pour une motion d'ordre.
Merci, Monsieur le Président. Je vous demande d'appeler au respect de la bienséance de la part du représentant des États-Unis. Il s'agit là de l'Assemblée générale des Nations unies. Ce n'est pas un camp de beer et verres. Vous êtes un menteur, monsieur Walls.
Vos remarques seront versées au procès-verbal. de la présente séance. Je vous demande de respecter la pratique des Nations unies concernant la conduite des débats de manière respectueuse. Je donne la parole au représentant des États-Unis, qui peut poursuivre.
Monsieur le Président, ce que le régime fait là de manière très inapproprié et impoli. Donc ce que je souhaitais interrompre le représentant de Cuba, c'est qu'il y a cinq ans exactement, des milliers de citoyens cubains sont descendus dans les rues et ont exigé leur liberté. Ils avaient faim, ils étaient fatigués, ils vivaient depuis des années dans les coupures d'électricité, ils en avaient marre de ce régime qui conserve des milliards de dollars alors que le pays est affamé depuis 67 ans. Le régime s'est enrichi, son élite dirigeante s'est enrichie tout en abusant de son peuple, en érigeant d'infractions toute dissension. et avec une économie communiste échouée. Chers collègues, le communisme n'a jamais fonctionné, il ne fonctionne pas, ne fonctionnera jamais. Et le peuple cubain exigeait quelque chose de différent, exigeait d'avoir voix au chapitre. Et le régime aurait pu agir, mais ne l'a pas fait. Il a choisi plutôt d'emprisonner 800 citoyens cubains. et j'aimerais faire lecture de certains de leurs noms, vous devez les entendre, voir leur visage. Luis Manuel Ortega Alcantara. Vous savez quel était son crime? Il est dans une prison de haute sécurité. Son crime selon le régime était, je cite, expression artistique. Donc son crime, c'est d'être un artiste, Monsieur le Président. Fernando Almenares Rivera, son crime, un musicien, il écrit des chansons que le régime n'aime pas et qui appellent à la liberté. Miguel Castillo Perez, également dans une prison de haute sécurité. Qu'est-ce qu'il a fait? Il a écrit des chansons de rap que n'aimait pas le régime. Ce jeune homme, ce formidable jeune homme, Juan Esteban León Tobello, est un jeune poète, un poète. et il écrit les poèmes, chers collègues, quatorze ans dans une prison de haute sécurité. Et ses deux frères, José Martin Perdomo, dont vous avez tous condamné l'emprisonnement, vous avez appelé à leur libération. Regardez leurs visages, pensez à leurs visages alors que vous vous exprimez aujourd'hui, ils sont en prison alors qu'ils demander leur liberté. Chers collègues, ils ne sont pas armés, ils ne sont pas violents. Ils écrivaient des poèmes, dessinaient des fleurs. Et pour cette raison, le régime a tenté de les briser et les a emprisonnés. Voilà les noms que la délégation qui tape sur sa table ne veut pas que vous entendiez. Elle ne veut pas que vous entendiez leurs noms. Elle n'aime pas la liberté d'expression ou la dissension. Et pourtant, année après année, ils se cachent derrière ce mythe du blocus. Mais parlons de ce soi-disant blocus. Je vous pose la question, s'il y a un embargo, je me tourne vers certaines délégations ici, s'il y avait un embargo, un blocus, quel que soit le nom que vous vouliez lui donner, comment est-ce que l'aide humanitaire du Belize, du Canada, du Chili, de la Chine, de la Colombie, de l'Union européenne, du Mexique, de l'Espagne, de la Russie, de l'Uruguay et de l'ONU pourraient parvenir dans le pays depuis quelques mois. Vous en avez parlé, on parle de pétroliers russes énormes, 30 000 barils de pétrole. Il y a une aide humanitaire. Il n'y a pas deux navires de guerre de la marine américaine qui encercleraient l'île et qui imposeraient un blocus et qui empêcheraient l'aide humanitaire de parvenir à Cuba. C'est faux, c'est fallacieux, c'est un mensonge, point. Si il y avait un blocus, pourquoi est-ce que les États-Unis, moi-même je viens de Floride, j'ai vu les navires quitter nos ports avec 500 millions de dollars de marchandises envoyés à Cuba. Pourquoi est-ce que les États-Unis fournissent plus de 100 millions de dollars d'aide? J'ai entendu des pays parler de leur aide, fournis pendant quelques décennies, quelques millions de dollars. Les États-Unis fournissent de l'aide. Nous travaillons également avec le Vatican pour distribuer des aliments aux nécessiteux. Nous avons fourni également une aide supplémentaire après le cyclone le plus récent. Et je vous pose la question, je reviens à la question fondamentale. Donc il n'y a pas d'aliment de carburant pour les hôpitaux. Pourquoi est-ce qu'il y a du carburant pour les jets privés de la famille Castro? Comment est-ce que le président Diaz-Canel, vous pouvez le voir en ligne, comment est-ce qu'il a pu s'acheter sa Rolex? et son stylo Mont Blanc avec lequel il écrit. Comment est-ce que la famille cubaine a pu se payer ces 17 maisons?
Je vous présente mes excuses, je vous interromps à nouveau. Il y a une motion d'ordre de la délégation cubaine. J'aimerais rappeler à la délégation de Cuba et à toutes les délégations que les délégations peuvent exercer leur droit de réponse à la fin de la séance cet après-midi. Donc, je vais donner la parole au représentant de Cuba, si c'est pour une motion d'ordre.
Merci, Monsieur le Président. C'est une question de procédure. La délégation qui s'est opposée à ce débat, est intervenu deux fois avec des propos offensants contre mon pays. Je vous demande d'appeler l'orateur au respect de la bienséance. Merci infiniment.
Vos remarques seront versées au procès-verbal de la présente séance. Je demande également aux membres de respecter la pratique en vigueur à l'ONU concernant la conduite des débats qui doit être respectueuse. Chers collègues, veuillez poursuivre.
Merci, Monsieur le Président. Je dois vous dire entre parenthèses que la vérité fait mal. Je suis certain que vous ne voulez pas nous écouter, Mesdames et Messieurs les membres de la délégation cubaine. Mais j'aimerais vous parler d'une organisation qui s'appelle GAISA, qui est un conglomérat militaire secret qui gère l'économie cubaine et qui dispose d'un fonds d'affectation de 18 milliards de dollars. J'aimerais que vous vous posiez la question, notamment celles et ceux qui y contribuent, où va tout cet argent, 18 milliards de dollars dans ce fonds GAISA, si vous n'en avez pas entendu parler. Il n'y a pas un centime qui est versé au peuple cubain. On pourrait parler également du commerce d'esclave moderne de Cuba. Oui, le régime cubain envoie des docteurs, des infirmières, des infirmiers de par le monde, mais ce qu'ils ne vous disent pas, et ils vont vouloir taper sur leur table pour que vous nous entendiez pas, c'est que le régime confisque leur salaire, ils ne sont pas payés. Le régime confisque leur salaire. les fait travailler gratuitement et menace leur famille s'ils désobéissent. Et il en va de même avec les mercenaires. Chers collègues européens, écoutez cela, des milliers d'hommes cubains sont forcés à aller combattre en Ukraine et vous savez où vont leurs salaires? Dans les poches de la famille Castro, dans les poches du régime. Et donc je vous pose la question, comment pouvez-vous vous tenir ici et avoir cette position sur l'Ukraine tout en ne condamnant pas le fait que Cuba envoie des mercenaires. Près de deux millions de Cubains ont risqué leur vie et ont fui. Où cela? Eh bien, ils vont souvent aux États-Unis. Aujourd'hui, il y a trois millions de Cubains américains qui s'épanouissent en tant qu'entrepreneurs, en tant que chef d'entreprise, juriste, médecin, leader dans la communauté, notre secrétaire d'État, Marco Rubio, est un Cubain-Américain qui s'est élevé dans notre société et qui représente les États-Unis sur la scène mondiale. Alors que les chrétiens ont été persécutés, Les opposants ont été envoyés dans des camps de travail. Les Cubains d'ascendance africaine font face aux discriminations et il y en a qui paient le plus lourd tribut. Et donc pourquoi appeler à la tenue de ce débat? Pourquoi prendre la parole? La réponse est simple. C'est parce que le fait de rejeter la faute sur les États-Unis est le seul plan de La Havane. Et lorsque La Havane tente de blanchir ses crimes, pour la deuxième fois, et cela coûte 28 000 dollars par heure. Eh bien, ne croyez pas cette propagande, il n'y a pas de blocus américain. Le seul blocus qui existe est à l'intérieur de Cuba avec l'épée de Damoclès qui pèse sur la tête du peuple cubain. Vous feriez bien de vous rappeler les paroles de Fidel Castro, il disait: « Tromper le peuple, nourrir de faux espoirs a toujours les pires conséquences. » Eh bien, aujourd'hui, les pires conséquences sont ressenties par le peuple cubain année après année après année. L'une de ces conséquences sont des années de pannes de courant, des rayons vides dans les supermarchés, des hôpitaux brisés et des millions de Cubains qui ont quitté leur pays. Nous avons entendu le ministre des Affaires étrangères de Cuba décrire les États-Unis comme étant un pays raciste et oppresseur. Eh bien, pourquoi il y a tant de personnes qui souhaitent venir dans notre pays? Pourquoi tant de personnes fuient votre pays? Le monde ne doit pas aider le régime cubain à cacher sa corruption, son incompétence. Nous devons aider le peuple cubain à se libérer, à réaliser les libertés auxquelles aspire le peuple cubain depuis si longtemps. Je suis aux côtés du peuple cubain, le président Trump est aux côtés du peuple cubain, le secrétaire Marco Rubio, fier d'être cubain-américain, est aux côtés du peuple cubain. Nous appelons le régime à libérer ses prisonniers politiques, à autoriser de vraies libertés politiques et à octroyer au peuple cubain les droits que cette instance prétend défendre. Défendez le peuple cubain, pas ce régime. Et il est grand temps de choisir. À l'heure de voter, je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant des États-Unis. Et donne la parole au Nicaragua.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Nous saluons tout particulièrement la présence parmi nous du camarade Bruno Rodriguez Parilla, ministre des Affaires étrangères de Cuba, à qui nous transmettons nos salutations. fraternelles salutations. Nous lui témoignons notre solidarité, notre respect. Nous souscrivons aux déclarations prononcées par les représentants de l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine, de l'Ouganda au nom du Mouvement des Non-Alignés et de l'Érythrée au nom du groupe des Amis de la Charte des Nations Unies. Monsieur le Président, Au nom du peuple et du gouvernement de réconciliation et d'unité nationale, nous réaffirmons notre soutien absolu et indéfectible au peuple et au gouvernement de la République sœur de Cuba, au président Miguel Diaz-Canel, au général de l'armée Raúl Castro et aux dirigeants historiques de la révolution cubaine, héritiers de la pensée immortelle de José Martí, Fidel Castro et de tant de héros et de martyrs de cette révolution qui a toujours été digne, solidaire et victorieuse. Monsieur le Président, le Nicaragua a toujours condamné énergiquement et catégoriquement le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba contre le gouvernement des États-Unis. La communauté internationale, chaque année, a affirmé que cette politique est anachronique, injustice illégale, inhumaine, qu'elle contrevient de manière flagrante aux buts et principes de la Charte des Nations unies, du droit international et du droit au développement. Nous condamnons également l'augmentation des mesures extraterritoriales, l'aggravement de la persécution financière, le blocus énergétique et toute mesure visant l'asphyxie de tout un peuple qui souhaite simplement défendre son indépendance et son droit à l'autodétermination et décider librement de son propre destin. Le blocus contre Cuba est devenu une guerre économique, financière, énergétique, médiatique et politique imposée au peuple cubain Et l'intensification de cette guerre, cette intensification systématique, est devenue une punition collective contre un pays digne et héroïque, en privant le peuple cubain d'aliments, de médicaments, d'électricité, de carburant, de transport, de financement et de vraies possibilités concernant le droit au développement. On cherche à briser la volonté d'un peuple qui pendant plus de 60 ans a démontré au monde ces nobles valeurs axées sur la dignité. La situation actuelle est particulièrement grave. Cuba fait face à une intensification sans précédent du blocus. Les mesures visant à entraver l'approvisionnement en carburant et à faire obstacle aux liens économiques légitimes avec des États tiers ont des effets directs sur la production d'énergie, les services publics essentiels, la production alimentaire, les transports, le fonctionnement des hôpitaux, l'éducation et la vie quotidienne de millions de Cubaines et de Cubains. Lorsqu'on prive de manière délibérée un pays des ressources essentielles pour garantir qu'il y ait de l'électricité, de la santé, des aliments, des services de base, on met en péril la vie, la stabilité, la paix et le bien-être de tout un peuple. Monsieur le Président, le Nicaragua condamne également les menaces, l'éventualité d'une agression militaire contre Cuba. Nous condamnons toute menace d'emploi de la force ou tout emploi de la force contre la République de Cuba. Cuba ne menace personne. Cuba sauve des vies, forme des médecins, partage sa science, sa culture, son éducation, sa santé. ses liens de coopération solidaire avec les peuples du Sud. Cuba a, est et restera une puissance morale, culturelle, scientifique et solidaire. Menacer Cuba, c'est menacer la paix en Amérique latine et dans les Caraïbes. Toute action militaire contre Cuba aurait des conséquences extrêmement graves pour la stabilité régionale et internationale. et représenterait une violation directe contre l'Amérique latine et les Caraïbes en tant que zone de paix. L'Amérique latine et les Caraïbes, zone de paix, exigent dialogue, coopération, respect mutuel, règlement pacifique des différends et pleine reconnaissance de l'égalité souveraine de tous les États. Nous appelons la communauté internationale à faire preuve de responsabilité, à rejeter toute escalade dans l'agression et à défendre le droit des peuples de l'Amérique latine et des Caraïbes à vivre dans la paix, la sécurité, la stabilité et la dignité. Monsieur le Président, le Nicaragua redit que les différends entre États doivent être réglés par le dialogue, la diplomatie et le strict respect du droit international. Chaque année, l'Assemblée générale se prononce de manière écrasante en faveur de la fin du blocus. Il est impératif de pleinement mettre en œuvre les résolutions de l'Assemblée générale qui appellent à mettre un terme au blocus économique, commercial et financier contre Cuba, qui appellent à la levée immédiate, complète et sans condition de ce blocus qui appelle à la levée de toutes les mesures coercitives unilatérales, secondaires ou extraterritoriales et au strict respect du droit de Cuba à commercer, se développer, coopérer et vivre en paix. Il est également impératif que Cuba soit radiée de manière immédiate de la liste unilatérale, arbitraire et illégitime des États soi-disant soutiens du terrorisme. Monsieur le Président, Nicaragua, le Nicaragua de Dario et de Sandino, le Nicaragua béni, souverain, chrétien, socialiste, solidaire et toujours libre, Le Nicaragua donc réaffirme ses liens de fraternité éternelle avec Cuba, une fraternité bâtie dans la lutte, dans les idéaux collectifs et dans le respect mutuel et la défense de la souveraineté et de l'autodétermination. Pour toutes ces raisons, le Nicaragua relance son appel à respecter Cuba, à abandonner de manière définitive toute menace, pression ou volonté d'agression contre ce pays frère latino-américain et caribéen. Merci infiniment.
Je remercie le représentant du Nicaragua. Je donne la parole à la Chine.
Monsieur le Président, la Chine s'associe à la déclaration de l'Uruguay au nom du G77 et la Chine et de l'Erythrée au nom du groupe des Amis de la défense de la Charte. La Chine appuie la convocation de cette séance par l'Assemblée générale et a voté pour la proposition de tenir ce débat. 136 États ont voté pour, ce qui témoigne de la volonté de la communauté internationale et de l'appel en faveur de la justice. Depuis plus de six décennies, les États-Unis imposent un blocus économique illégal et des sanctions unilatérales contre Cuba, entraînant une catastrophe pour le pays et le peuple. 170 milliards de dollars de pertes et le bien-être, donc la santé, l'école, les approvisionnements en eau sont sous pression. On manque de carburant. La crise énergétique et de l'électricité s'aggrave. L'accès à des biens essentiels que les médicaments, les produits médicaux demeurent bloqués. Les groupes vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes, sont tout particulièrement touchés. Depuis le début de 2026, les États-Unis ont encore renforcé leur politique d'endiguement, de blocus et de menaces contre Cuba, ont adopté des mesures maximalistes contre le commerce et le secteur des hydrocarbures, avec des menaces de sanctions secondaires. Ils ont menacé de sanctionner des entités étrangères et des institutions financières qui commercent avec les entités cubaines. Ils ont désigné les dirigeants cubains et ont recouru à des menaces militaires contre Cuba. En octobre, l'Assemblée générale a une majorité croissante de 165 votes pour adopter la résolution intitulée "Nécessité de lever le blocus économique et financier imposé par Cuba", et ce pour la 33e année de suite. Nous exhortons les États à respecter la charte et les normes du droit international et à abroger toute loi ou mesure dont les effets extraterritoriaux compromettent la souveraineté des et les droits et intérêts légitimes des entités et des particuliers situés dans cette juridiction ou qui font entrave à la liberté de commercer ou de navigation. Cette résolution est la base pour la levée immédiate des sanctions à l'encontre de Cuba et doit être pleinement respectées. Les mesures prises par les États-Unis sont une violation de la Charte concernant l'égalité souveraine, le règlement pacifique et l'interdiction du recours ou de la menace du recours à la force. C'est un mépris flagrant des résolutions de l'Assemblée générale. du droit à la vie et au développement du peuple cubain et du droit international fondé sur des règles et des normes qui régissent les relations internationales. Ces agissements doivent cesser immédiatement. La Chine exhorte les États-Unis à mettre fin immédiatement à leur blocus et à toute forme de mesures de coercition et de pression contre Cuba et à cesser de bafouer le droit à la vie et à la liberté du peuple cubain et s'abstenir de s'opposer au consensus international, à l'histoire, à la justice et à la conscience de l'humanité. Aujourd'hui, notre monde est marqué par des changements majeurs. qui évolue très rapidement. Il y a des turbulences, du désordre, l'unilatéralisme revient, le progrès dans la réalisation des ODD n'est pas à la hauteur. L'ordre international, avec en son centre l'ONU, se heurte à des défis sans précédent. Toutefois, la tendance de notre époque, les pays qui appellent à la justice, à la solidarité, la paix et la stabilité demeurent inchangés. La communauté internationale doit s'unir pour appuyer le combat juste de Cuba pour défendre son égalité souveraine et sa dignité nationale et résister au blocus illégaux, aux sanctions et aux menaces militaires et doit et son tentative pour préserver la stabilité. Il nous faut défendre les buts et principes de la Charte, renouveler notre engagement en faveur des principes de la Charte, défendre ce qu'incarne la Charte dans l'esprit et appeler à son respect. Nous devons défendre l'égalité souveraine et nous opposer à l'ingérence. Nous devons rester attachés au règlement pacifique des différends, nous opposer au recours à la guerre. Toute aventure militariste poussera la région au bord du précipice de l'incertitude. Les conséquences du Moyen-Orient continuent à avoir des retombées larges et portent un coup dur à la paix et à la stabilité. Nous ne devons pas permettre que cela se reproduise. Il nous faut nous opposer fermement à toute sanction unilatérale illégale, lesquelles, si elles ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité, n'ont aucun fondement en droit international et compromettent la sécurité des autres États. La communauté internationale doit s'unir pour défendre le droit à la vie et au développement du peuple cubain, doit appeler à la mise en œuvre des résolutions de l'Assemblée générale et doit appeler à la fin de toute sanction immédiate et secondaire contre Cuba. Nous ne pouvons pas accepter cela et nous devons garantir le droit des Cubains à chercher une vie meilleure. Il nous faut faire respecter l'équité et la justice internationale qui sont essentielles pour le développement de toutes les nations. L'hégémonisme et la politique de la puissance n'épargnera aucun pays dans notre monde. Aucun pays ne peut se présenter comme le gendarme du monde. Aucun pays ne peut être l'arbitre international. Nous devons nous unir pour préserver le système international avec l'ONU en son centre et l'ordre international fondé sur le droit international. Nous devons appuyer le peuple cubain qui cherche des voies, des solutions qui répondent à ses conditions nationales, nous opposer aux ingérences. Nous devons être solidaires et nous aider en période de besoin. Nous partageons un avenir. La paix et la stabilité à Cuba auront des retombées sur la paix et le développement dans la région et dans le monde. Le peuple chinois est solidaire et empathique avec les souffrances du peuple cubain. Les États membres, les agences et les autres acteurs doivent intensifier l'aide pour Cuba, alimentation, médicaments et autres, et doivent atténuer les souffrances du peuple cubain et faire respecter les principes de l'humanisme. L'ONU, qui a été créée sur les ruines de la deuxième guerre mondiale, reflète notre histoire, notre aspiration à la justice, la communauté internationale. a en l'ONU sa boussole pour défendre la paix et la dignité humaine. Dans les circonstances actuelles, nous sommes prêts à travailler avec tous les Etats membres pour approfondir la réforme de l'ONU et pour que celle-ci corresponde aux réalités d'aujourd'hui, que la gouvernance soit améliorée pour correspondre à un monde multipolaire qui est égal et ordonné et pour créer un système qui soit inclusif pour tous et pour défendre l'équité et la justice internationale. Je vous remercie.
Je remercie la Chine. Je donne la parole à la Colombie.
Monsieur le Président, la Colombie s'associe à la déclaration du G77 et la Chine et du MNA. Nous vous remercions d'avoir convoqué cette séance. Ma délégation réitère son rejet catégorique du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba, nous sommes pleinement solidaires avec le peuple cubain. Au vu du retour des mesures coercitives unilatérales qui continuent à avoir des retombées sur les conditions de vie du peuple cubain, nous rejetons l'application de sanctions secondaires avec effets extraterritoriaux. Cela est contraire au droit international et aux principes de la Charte. notamment de l'égalité souveraine des États et du principe de non ingérence. La Colombie. Salut la contribution de Cuba pour la paix en Colombie et dans la région. L'impact du blocus a un coût humain majeur. La crise énergétique que connaît Cuba est aggravée par le manque d'accès aux carburants qui a des retombées sur la production d'électricité, les transports et sur les services essentiels que sont la santé, l'eau, l'alimentation, l'éducation. Il est difficile par ailleurs de fournir une aide humanitaire. Le pays en effet subit encore les conséquences de l'ouragan Melissa et des événements météorologiques liés au changement climatique. Nous avons aidé Cuba non seulement dans la parole, mais dans nos actes. L'année dernière, nous avons fourni une aide humanitaire par voie aérienne et maritime, des médicaments, des équipements hospitaliers, des panneaux solaires et des ressources visant à appuyer l'aide humanitaire immédiate. L'aggravation de la situation a eu des retombées sur les services sanitaires essentiels, entraînant une restriction de l'accès aux médicaments et aux traitements essentiels, et a eu des retombées sur les indicateurs de santé publique. les enfants, les femmes allaitantes, Les personnes âgées, les personnes avec des maladies chroniques ou des complications continuent à souffrir tout particulièrement de ces restrictions. La Colombie s'associe aux appels de l'Assemblée générale et aux résolutions qui appellent à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Nous appelons aussi à la levée des sanctions secondaires. L'Amérique latine Et les Caraïbes doivent rester une région de paix, devant être une région qui, d'une voix, défend le multilatéralisme, le dialogue entre les parties et l'autodétermination des peuples et le respect du droit international. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie la Colombie. Je donne la parole à l'Angola.
Monsieur le Président, l'Angola souhaite la bienvenue à Son Excellence Monsieur Bruno Eduardo Rodriguez Parilla, Ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, à cette séance plénière. Sa présence témoigne de l'engagement de Cuba en faveur de la diplomatie multilatéralisme, la diplomatie multilatérale, du dialogue, de la coopération et des buts et principes de la Charte. L'Angola s'associe aux déclarations prononcées des groupes régionaux politiques auxquels nous appartenons et réitère sa préoccupation en vue du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Depuis plus de six décennies, ces mesures ont des retombées négatives sur le développement économique et social de Cuba, tout en limitant l'accès au commerce, aux investissements, aux financements, aux technologies et aux biens et services essentiels. Et le peuple cubain en souffre tout particulièrement. Il y a des retombées sur le développement durable et la réalisation des ODD. Monsieur le Président, L'Angola réaffirme son soutien indéfectible aux buts et principes de la Charte, notamment en matière d'égalité souveraine, de non-ingérence, de respect du droit international et de règlement pacifique. Nous demeurons convaincus que les divergences durables entre États ne peuvent être réglées que par le dialogue, le respect et la coopération constructive plutôt que par le biais de mesures unilatérales prolongées qui ont des conséquences humanitaires et sur le développement. Nous demeurons préoccupés par les effets extraterritoriaux de certaines mesures restrictives, notamment dans les secteurs bancaire et financier, qui pourraient avoir des retombées sur les pays tiers, les entités privées et les transactions commerciales légitimes. Ces mesures sapent la coopération économique internationale crée des incertitudes pour les partenaires internationaux et impose des contraintes supplémentaires pour les perspectives de développement de nombreux pays en développement. Monsieur le Président, Cuba a fortement contribué à la santé, à l'éducation, à l'assistance technique, au renforcement des capacités dans de nombreux pays en développement, y compris en Angola. Cette coopération de longue date est un exemple concret de l'importance de la solidarité internationale et de la coopération Sud-Sud pour promouvoir le développement durable et améliorer le bien-être de nos populations, de nos peuples. Nous réitérons que la levée progressive puis définitive du blocus économique, commercial et financier contribuera à un environnement favorable au dialogue, à la confiance, et la coopération mutuellement bénéfique. Cela permettrait à Cuba de davantage participer à l'économie internationale, ce qui bénéficierait à la stabilité régionale, au développement durable et à la coopération internationale. Angola réaffirme le rôle central que joue l'Assemblée générale pour faire respecter le droit international, promouvoir le dialogue et pour réagir aux mesures qui entravent le développement durable et le bien-être des personnes. Nous encourageons les États-Unis et la République de Cuba à consolider le dialogue bilatéral, à réfléchir, à renforcer leurs domaines de coopération et à trouver des solutions acceptables pour les deux pays grâce à la diplomatie et la coopération constructives. Nous continuerons à appuyer les initiatives qui visent à réduire les tensions, retirer les obstacles au développement durable et renforcer le multilatéralisme, qui est le cadre le plus efficace pour relever les défis internationaux et encourager les relations pacifiques entre les nations. Je vous remercie.
Je remercie l'Angola. La parole à la République populaire démocratique Lao.
Monsieur le Président, ma délégation s'associe à la déclaration prononcée au nom du G77 et la Chine, l'ASEAN, au nom du MNA et du groupe des amis de la défense de la Charte. Nous saluons la présence de Son Excellence le ministre des Affaires étrangères, Bruno Eduardo Rodriguez Parilla, Nous le remercions des informations fournies sur les évolutions récentes. Nous vous remercions d'avoir convoqué cette séance. Mon pays réitère que les mesures coercitives unilatérales sont contraires aux buts et principes de la Charte et au droit international. Cela contraint la coopération internationale et entraîne des souffrances pour des personnes innocentes. Le blocus imposé de longue date à Cuba depuis six décennies est contraire aux buts et principes de la Charte et aux normes bien établies du droit international. Cela a entraîné des difficultés économiques majeure pour les populations ordinaires, notamment avec des perturbations récemment sur les approvisionnements en carburant, en eau, en alimentation. Et cela compromet l'exercice du droit au développement, compromet la souveraineté et l'autodétermination. Nous réitérons notre solidarité avec le peuple et le gouvernement de Cuba. Nous associons la communauté internationale pour appeler à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Nous appelons à ce que Cuba soit retiré de la liste des États soutiens du terrorisme et l'élimination de toutes les mesures coercitives unilatérales imposées aux États souverains. Mon pays appuie le dialogue de la diplomatie et cela est conforme aux buts et principes de la Charte. C'est la seule solution pour régler les différends pacifiquement. Mon pays appuie également la résolution intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis », laquelle est l'expression claire du point de vue collectif de la communauté internationale qui cherche à promouvoir un ordre international juste et équitable pour tous les États, grands et petits. En conclusion, mon pays appelle les États membres à renouveler leur engagement afin de défendre la Charte, de préserver l'égalité souveraine des États et de promouvoir un développement inclusif et durable, et de garantir que le peuple de Cuba à l'instar des autres peuples du monde, puisse prospérer et définir son avenir conformément à ses propres aspirations. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la République populaire démocratique du Laos. Je donne la parole à Cabo Verde.
Monsieur le Président, le Cabo-Verde s'associe à la déclaration du Groupe africain, du MNA et du G77 et la Chine et souhaite ajouter les remarques suivantes à titre national. Nous saluons la reconvocation de cette séance plénière alors que la situation humanitaire et économique à Cuba s'est aggravée encore davantage. Les événements intervenus depuis l'adoption de la résolution de l'Assemblée générale en octobre ne font que rappeler l'urgence de l'appel adressé à maintes reprises par l'Assemblée. Depuis plus de trois décennies, la majorité écrasante des États membres affirme de manière continue que le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba doit cesser. Le Cabo Verde a toujours été du côté de cette majorité et réaffirme aujourd'hui sa position de principe indéfectible à l'appui de la levée immédiate et sans condition du blocus. En tant que PEID, le Cabo Verde ne connaît que trop bien la manière dont les chocs exogènes, l'accès restreint au marché, au financement et aux approvisionnements essentiels peut toucher tout particulièrement les économies vulnérables et surtout le quotidien des personnes ordinaires. Les mesures qui aggravent les conditions humanitaires et qui empêchent un pays de s'engager dans la voie du développement durable ne sont pas conformes à notre engagement collectif en faveur des buts et principes de la Charte et du programme à l'horizon 2030. Le Cabo Verde et Cuba continuent à entretenir des relations d'amitié et de coopération fondées sur la solidarité, le respect et les valeurs partagées. Cuba a contribué à notre développement national, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et du développement des ressources humaines. Ce partenariat durable a affermi encore notre conviction selon laquelle le dialogue, la coopération et le respect sont le moyen idoine pour régler les différends entre États. Nous réitérons notre soutien à la radiation de Cuba de listes unilatérales qui restreignent l'accès du pays aux systèmes financiers internationaux, et compromettent le rétablissement économique et les perspectives de développement du pays. Monsieur le Président, le Cabo-Verde demeure fermement attaché au multilatéralisme, au droit international et à l'égalité souveraine des États. Nous appuyons donc la réouverture de ce point de l'ordre du jour, ou le réexamen plutôt, et nous associons la communauté internationale pour appeler à nouveau à la levée immédiate du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Je vous remercie.
Je remercie Cabo Verde. Nous avons entendu le dernier intervenant pour le débat. à l'examen pour cette réunion. Nous entendrons les intervenants suivant cet après-midi à 15h dans cette salle. La séance est levée.