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La 13e séance de la deuxième commission est ouverte. J'invite la commission à poursuivre l'examen du point 17 de l'ordre du jour intitulé Développement durable, examiné dans son ensemble. Avant de poursuivre, je rappelle aux délégations que le temps de parole convenu pour les déclarations pendant le débat général sur les questions inscrites à l'ordre du jour et de trois minutes pour les déclarations à titre national et pour les déclarations d'organisations intergouvernementales et du système des Nations Unies. Pour aider les orateurs à gérer leur temps, le temps de parole sera affiché à l'écran et l'horloge se mettra à clignoter pour indiquer à l'orateur ou l'oratrice qu'il lui reste une minute pour conclure sa déclaration. Je vous prie de noter que le micro sera automatiquement coupé si les orateurs et les oratrices dépassent le temps de parole. Cela étant dit, je prie tous les orateurs de faire leurs déclarations à un rythme raisonnable pour faciliter l'interprétation dans les six langues officielles de l'ONU. Je rappelle aux délégations qu'elles sont priées de présenter leurs déclarations sur le site par e-mail à e-statement. Je remercie d'avance les orateurs de leur coopération. Je vais donner la parole au premier pays sur la liste, qui est le Brunei Darussalam.
Merci, Monsieur le Président. Le Brunei Darussalam s'associe à la déclaration faite par les Philippines au nom de l'ASEAN et par la déclaration faite par l'Uruguay au nom du G77 et de la Chine. Monsieur le Président, alors que le monde reste aux prises avec des crises qui se chevauchent, de l'incertitude économique aux risques liés aux changements climatiques en passant par les évolutions technologiques rapides, le programme 2030 reste notre notre boussole pour guider l'action collective vers un résultat durable qui ne laissera personne de côté. Pour le Brunei Darussalam, le développement durable reste une priorité nationale qui fait partie intégrante de notre vision à long terme. Wawasan Brunei 2035. Sur la base de notre deuxième rapport d'examen national volontaire présenté en 2023, le Brunei Darussalam réaffirme son ferme attachement à l'ODD 12 sur la base du principe de viabilité. Cet objectif est naturellement transversale en raison des interconnexions entre nos stratégies nationales, nos politiques environnementales et les plans d'action sectoriels. Le Brunei Darussalam continue d'avancer dans ce domaine. Le Brunei Darussalam a publié un rapport sur les ODD concernant la production et les modes de consommation durables, en mettant l'accent sur les schémas de production et de consommation durables et la culture de viabilité que nous laisserons aux générations futures. L'idée est de réduire les déchets et d'améliorer l'efficacité, notamment par le biais d'initiatives telles que The Yaker Food Waste, qui transforme les déchets en compost et en promouvant la création d'une installation de transformation des déchets en énergie. En 2026, en avril, nous avons organisé un dialogue stratégique en coopération avec le PNUD pour promouvoir la coopération technique Nous avons ainsi réaffirmé notre conviction que les alliances mondiales restent impératives en vue de renforcer notre capacité à réaliser les ODD. Nous continuons également de coopérer à titre bilatéral, en renforçant les partenariats dans les domaines de l'énergie renouvelable, au niveau régional avec l'ASEAN, dans le cadre de mécanismes de coopération énergétique, et au niveau mondial. dans le cadre de l'agence IRENA et de la CCNUCC. Monsieur le Président, pour terminer, alors que nous entrons dans la dernière ligne droite avant 2030, le Brunei Darussalam reste déterminé et guidé par sa vision nationale. Nous continuerons de renforcer nos efforts au niveau national et international pour accélérer la mise en œuvre des ODD, et le Brunei Darussalam se tient prêt à coopérer avec les États membres et les partenaires pour promouvoir des solutions concrètes en vue de bâtir un avenir plus durable et résilient pour tous. Merci.
Je remercie la représentante du Brunei Darussalam et je donne la parole au Népal.
Merci, Monsieur le Président. Le Népal s'associe à la déclaration faite au nom du groupe des 77 et de la Chine et des PMA. Dans l'optique de 2030, le monde est loin d'avoir réalisé le programme 2030. Le coût économique et social des catastrophes est considérable pour les pays. Les conflits persistants, les vulnérabilités climatiques, la baisse du financement du développement, les inégalités croissantes et l'incertitude mondiale continuent d'entraver les programmes, les progrès en matière de développement durable. Pour le Népal, le développement durable reste une priorité fondée sur notre plan national et nos objectifs de notre stratégie de développement à long terme. Nous œuvrons à la réduction de la pauvreté et nous promouvons les énergies propres. Les capacités limitées, les problèmes en termes d'infrastructures continuent de compromettre notre développement. Nous avons besoin de milliards de dollars pour reconstruire nos infrastructures. Et, Monsieur le Président, l'accélération de la mise en œuvre des ODD est nécessaire et doit reposer sur la coopération internationale. Le déficit de financement de l'action pour la réalisation des ODD au niveau mondial est considérable et Le Népal a besoin de 189 milliards de dollars pour réaliser les ODD d'ici à 2030. Brit tirant donc l'appel à un financement abordable et durable du développement, à l'augmentation du financement multilatéral, au renforcement des transferts de technologie, à l'aide au renforcement des capacités et à une gestion durable de la dette pour, en fonction des circonstances nationales et des priorités des pays. Nous devons mener une action adaptée aux priorités de développement de chaque pays, en particulier les PMA, les pays en développement sans littoral et les PEID. Nous devons fonder notre action sur notamment l'accord de Paris, le cadre de Sendai et le cadre mondial pour rester en deçà de l'objectif de 1,5 degré. Nos engagements doivent se traduire par un financement accessible de l'action climatique. et les fonds nécessaires doivent être dotés des ressources suffisantes, notamment pour mettre en place des systèmes d'alerte rapide et mettre en place des solutions durables. Nous devons élargir l'accès aux marchés et les possibilités d'investissement, et nous devons faciliter une intégration véritable des pays aux marchés régionaux et mondiaux. Nous avons montré notre engagement en faveur des énergies propres et vertes et de la transition énergétique. notamment grâce à l'hydroélectricité. Nous devons également accélérer la transformation économique et numérique. Nous devons accélérer la mise en œuvre du programme 2030 en mettant l'accent sur la solidarité mondiale. Merci.
Je remercie le représentant du Népal et je donne maintenant la parole à l'Islande.
Merci, Monsieur le Président. Mesdames et messieurs, les ODD sont essentielles pour bâtir une paix durable, lutter contre les inégalités et bâtir un monde plus juste, plus inclusif et plus résilient. L'Islande est attachée au programme 2030 et elle est fermement convaincue que chaque pays, indépendamment de sa taille, peut apporter une contribution véritable. Les changements climatiques et la dégradation de l'environnement continuent de nuire au progrès vers le développement durable, et les communautés vulnérables sont les plus touchées. Nous devons renforcer notre détermination à protéger notre planète, à venir en aide à ceux qui sont en première ligne de la crise climatique, et nous devons honorer nos engagements au titre de l'accord de Paris. Nous nous réjouissons également à la perspective de coopérer avec les États membres pour mettre en œuvre l'accord BBNJ, qui constitue une avancée importante en vue de protéger la biodiversité marine et de garantir une exploitation durable de nos ressources marines communes. La santé des océans reste une priorité pour l'Islande. Elle est essentielle au bien-être de la planète, à notre sécurité alimentaire et à la biodiversité. De même, les énergies renouvelables sont essentielles pour réaliser le développement durable et bâtir un avenir plus résilient, équitable et durable. L'égalité des genres est également fondamentale. Nous ne pouvons parvenir au développement durable en l'absence d'une participation pleine, égale et véritable de toutes les femmes et de toutes les filles à tous les aspects de la société. Monsieur le Président, la restauration des terres et la gestion durable de ces terres est également essentielle pour lutter contre la dégradation de l'environnement, la désertification et protéger la biodiversité. L'Islande appuie les travaux de la CCD et est fière de coprésider le groupe d'amis sur la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse avec la Namibie. Nous nous félicitons de la biennalisation de la résolution sur la mise en œuvre de la Convention contre la désertification, conformément aux décisions prises à la deuxième commission. L'Islande a cofacilité cette résolution depuis plus d'une décennie et nous comptons le faire également l'année prochaine. À l'avenir, nous devons veiller à ce que la résolution 80/251 soit appliquée et à ce que les efforts de revitalisation de la deuxième commission se poursuivent. Nous devons rationaliser les textes, réformer les mandats et veiller à ce que nos travaux soient centrés, efficaces et adaptés aux besoins de développement actuels. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de l'Islande et je donne maintenant la parole au Pakistan.
Monsieur le Président, Excellence. Le Pakistan s'associe à la déclaration faite par l'Uruguay au nom du G77 et de l'Afrique.
Les effets des défis liés au changement climatique, au stress hydrique, à la perte de diversité biologique, dégradation des terres, urbanisation rapide frappent surtout les pays en développement qui ont le moins contribué à ces problèmes. Le Pakistan le sait très bien. Nous représentons moins de 1% des émissions au niveau mondial et pourtant, nous faisons partie des pays les plus vulnérables au changement climatique. Les inondations, les chaleurs extrêmes et l'accélération de la fonte des glaciers inversent des gains acquis de haute lutte en matière de changement climatique. Madame la Présidente, alors que nous nous approchons de la COP31, nous voulons trouver des façons de tripler l'adaptation, les financements d'adaptation. Nous voulons constituer des fonds pour les pertes et préjudices. Nous voulons aussi des objectifs clairement quantifiés pour le financement climatique. L'action climatique doit être guidée par l'équité et le principe de responsabilité commune mais différenciée. S'agissant des DRR, notre expérience avec les inondations de 2021 nous ont dit que la résilience ne peut pas être une deuxième mesure. L'intégration des risques doit être dans la planification du financement, notamment en établissant des systèmes de résilience et d'alerte précoce. Grâce à des initiatives locales, nous investissons dans des solutions basées sur la nature, des solutions de recharge hydrique notamment. La Conférence de l'eau 2026 de l'ONU a accouché de résultats concrets sur l'intégration des ressources de l'eau, sur la gestion de l'eau et sur des mesures de coopération transfrontière hydrique. S'agissant de la diversité biologique, le Pakistan prend des mesures de reboisement et de restauration des mangroves dans le delta de l'Indus. Nous devons mobiliser des ressources pour les pays en développement. Ces ressources doivent être au centre de nos négociations. Nous appelons aussi à davantage d'appui pour la neutralité de la dégradation de nos ODSL et la résilience face aux sécheresses. L'urbanisation façonne nos sociétés. Nous nous félicitons de la déclaration politique de l'examen à mi-mandat du nouvel agenda pour les villes à cet égard. En guise de conclusion, aucun des défis ne peut être relevé sans des moyens de mise en œuvre adéquats. Les pays en développement ont besoin de financements dans l'assouplissement de la dette et une réforme de l'architecture financière. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Pakistan. Je donne maintenant la parole à l'Espagne.
Merci, Monsieur le Président. Face aux crises environnementales mondiales, nous devons renforcer trois priorités transversales: le multilatéralisme, la science et l'ambition. En premier lieu, la défense du multilatéralisme est le seul moyen de trouver des solutions à des problèmes qui, de par leur nature, ne connaissent pas de frontières. Deuxièmement, nous devons veiller à ce que nos décisions soient fondées sur des connaissances scientifiques et des données probantes. Et troisièmement, nous devons passer des engagements à l'action en accélérant leur mise en œuvre et en augmentant nos ambitions. Nous devons aborder la triple crise planétaire. Les décisions que nous prendrons au cours des prochaines.
Excusez-moi. Il semble qu'il n'y ait pas d'interprétation. Ou alors est-ce seulement sur la tribune, en anglais ou dans les autres langues? Est-ce que vous voulez bien recommencer, s'il vous plaît?
face aux crises environnementales mondiales. Nous devons renforcer trois priorités transversales: le multilatéralisme, la science et l'ambition. En premier lieu, la défense du multilatéralisme est le seul moyen de trouver des solutions à des problèmes qui, en raison de leur nature, ne connaissent pas de frontières. Deuxièmement, nous devons veiller à ce que nos décisions soient fondées sur des connaissances scientifiques et des données probantes. Et troisièmement, nous devons passer des engagements à l'action en accélérant leur mise en œuvre et en renforçant notre ambition. Nous devons en priorité lutter de manière intégrée contre la triple crise planétaire. Les décisions que nous adopterons au cours des prochaines années seront cruciales pour décider de l'avenir de notre planète et des générations futures. Dans ce contexte, les conférences des parties aux conventions de Rio, qui se tiendront cette année, sont une occasion que nous devons saisir. Nous devons mettre en place des synergies entre ces processus et lancer un appel à l'ambition afin de garantir des résultats solides dans le cadre de toutes ces négociations. En ce qui concerne la protection des océans, l'Espagne estime que nous devons en priorité veiller à ce que les conclusions de la commission préparatoire de l'accord BBNJ soient mises en œuvre en prenant des décisions institutionnelles et opérationnelles nécessaires pour que l'accord soit pleinement mis en œuvre. La première COP devra également Placer la science au centre de toutes les décisions, renforcer l'interface entre la science et la politique en appliquant le principe de précaution. À cet égard, l'Espagne renouvelle son appui à une suspension de l'exploitation des ressources des fonds marins jusqu'à la mise en place d'un cadre réglementaire solide qui garantira une protection concrète des écosystèmes marins. Monsieur le Président, d'autre part, la promotion de l'économie sociale et solidaire en faveur du développement durable est une question pour laquelle l'Espagne est reconnue au sein de l'ONU. En coopération avec le Chili et le Sénégal, en 2023, nous avons présenté la première résolution sur cette question, qui a été adoptée par l'Assemblée générale. En 2024, une deuxième résolution a été adoptée, dans laquelle l'Assemblée a décidé de se pencher sur cette question tous les deux ans. Dans ce contexte, et conformément aux efforts de réforme en cours en vue de rationaliser les travaux des commissions de l'Assemblée générale, et de mettre l'accent en priorité sur la mise en œuvre des mandats existants, les auteurs de cette résolution ont décidé de présenter un bref projet de décision de nature technique pour reporter l'examen de cette question à la 92e session de l'Assemblée générale. Et l'idée étant de triennaliser l'examen de cette question à partir de cette date. Merci.
Je remercie la représentante de l'Espagne et donne la parole à l'Organisation pour la coopération économique et le développement, l'OCDE.
Merci, Monsieur le Président, qu'il me soit permis de vous faire part de certains éléments de l'analyse de politique multidisciplinaire de l'OCDE sur le sujet transversal du développement durable. D'abord, s'agissant du programme ABAS. L'OCDE et son Comité d'assistance au développement, grâce au Partenariat pour l'action en faveur des PIDs, collaborent avec l'AOSSIS dans plusieurs secteurs, notamment pour aider les PIDs à renforcer leurs capacités en matière de statistiques et de données, pour réfléchir aux façons d'utiliser au mieux l'assistance technique, pour les aider à avoir accès à des financements officiels tout en les absorbant, et nous accroissant notre appui au développement et la mise en place d'économies durables océaniques. Les premiers résultats de ce partenariat et ses contributions à la mise en œuvre de l'ABA seront publiés dans le rapport d'évaluation 2027. Deuxième chose, il y a déjà une transition vers des systèmes d'énergie plus verts Et cette transition transforme les investissements en technologies et marchés du travail. En 2025, les énergies renouvelables représentaient deux tiers des investissements d'énergie mondiale et deux fois plus que les investissements dans les énergies fossiles. Dans les économies de l'OCDE, un cinquième des travailleuses et travailleurs occupaient déjà des postes liés à l'énergie verte. Je pense que l'énergie verte a du sens pour les entreprises. Les énergies vertes ont du sens pour les entreprises. L'efficacité énergétique, le passage à l'électricité, les renouvelables pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, souvent importées à l'exposition à l'instabilité des marchés, des énergies internationaux, au renforcement de la résilience, la compatibilité et la sécurité économique. Ensuite, les phénomènes météorologiques extrêmes et autres catastrophes ont un bilan humain et des coûts économiques très lourds, avec un fardeau surtout pour les pays en développement entre 2015 et 2024. Les pertes économiques liées aux catastrophes représentaient environ 6 % du PIB des pays développés et 2 % des pays les moins avancés, alors qu'à titre de comparaison, il était question de 0,3 % pour les pays de l'OCDE. Protéger la vie et les moyens de subsistance exige des pays qu'ils n'optent plus pour des ripostes, mais bien pour une planification proactive en matière de résilience, en améliorant l'information liée aux risques, en promouvant la coordination entre les secteurs et les parties prenantes et en catalysant les investissements issus de sources à la fois publiques et privées. L'OCDE demeurera attachée à coopérer avec l'ONU et avec tous ses partenaires pour des économies plus résilientes, des partenariats plus forts et une prospérité partagée pour toutes et tous. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'OCDE de son intervention. Nous avons entendu les derniers intervenants figurant sur la liste. La Commission vient donc de conclure le débat général au titre du point 17, développement durable, et de ses alinéas a à i. Je rappelle que la date butoir pour le dépôt des projets de proposition au titre du point 17 des alinéas a à d, plutôt alinéas a et d, c'est le jeudi 15 octobre à 15h. Date butoir pour le dépôt des projets de proposition pour les alinéas EAIs 17, plutôt le 19 octobre à 15h. Avant de lever la séance, je vous rappelle que demain nous réunirons ici à 10h pour l'examen conjoint du point 21, élimination de la pauvreté et autres questions de développement, et point 23, développement agricole, sécurité alimentaire et alimentation et nutrition. La séance est levée.