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Monsieur le secrétaire général des Nations unies. Madame la directrice générale de l'Office des Nations unies à Genève. Monsieur le haut-commissaire aux droits de l'homme. Monsieur le vice-président du Conseil fédéral et chef du Département fédéral des Affaires étrangères de la Suisse. Excellence, Mesdames et Messieurs les participants et participantes, je déclare ouverte la 61e session du Conseil des droits de l'homme. C'est un grand honneur pour moi de vous souhaiter la bienvenue à tous et à toutes. Aujourd'hui, votre présence robuste, plus de 120 dignitaires de haut niveau de toutes les régions, envoient un message puissant et sans équivoque. Le Conseil compte, les droits de l'homme comptent et la coopération multilatérale reste tout à fait indispensable pour relever les défis communs. Dans un contexte de grande pression sur le socle du multilatéralisme, votre présence réitère la détermination qui est consacrée dans la Charte des Nations unies. Nous, résolus à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites. Alors que nous commémorons le 20e anniversaire de la création du Conseil des droits de l'homme, nous réfléchissons non seulement à deux décennies de contributions importantes, encouragement au dialogue et à la coopération entre les États, faire progresser les normes et principes en passant par le renforcement des mécanismes de reddition des comptes, mais nous réfléchissons aussi à la résilience de cet organe. Le Conseil a évolué. Il a élargi sa boîte à outils. Il a réagi à des crises émergentes. Il reste un pilier central de l'architecture internationale relative aux droits de l'homme. Des risques numériques et technologiques aux incidences du changement climatique, aux conflits et aux inégalités, l'insécurité alimentaire, le Conseil non seulement a tenté de réfléchir et de discuter, mais aussi de promouvoir des améliorations tangibles sur le terrain. Cela souligne la résilience du Conseil et également notre engagement commun au respect universel des droits de l'homme, guidé par l'universalité, l'objectivité, la non sélectivité et le traitement égal de tous les droits, notamment le droit au développement. En même temps, nous devons reconnaître qu'il y a de nombreuses contraintes financières au sein des Nations unies et que tout cela a beaucoup eu une influence sur notre capacité collective à honorer nos mandats. Mais plutôt que de faire marche arrière, Ces contraintes nous poussent à agir de façon encore plus résolue. Nous devons innover, réagir, renforcer les nombreuses couches de l'architecture mondiale des droits de l'homme. Les organisations régionales, les institutions nationales des droits de l'homme, aux côtés de la société civile, sont donc les partenaires indispensables du Conseil. Que cette session soit un appel à nouveau à écouter, à coopérer et que cela marque la capacité du Conseil à répondre aux exigences du moment. Excellence, Mesdames et Messieurs, chers participants, avant de donner la parole à nos éminents invités pour leur déclaration liminaire, je demande au Conseil d'observer un moment de silence à la mémoire de toutes les victimes des violations des droits de l'homme dans le monde. Excellences, Mesdames et Messieurs les participants, à présent, nous avons l'honneur d'entendre des déclarations des éminents invités. Ceci va marquer l'ouverture de la 61e session du Conseil des droits de l'homme. J'ai l'honneur, tout d'abord, de donner la parole au Secrétaire général des Nations unies, à Son Excellence, M. Antonio Guterres. Vous avez la parole.
Monsieur le Président du Conseil des droits de l'homme, Monsieur le Haut commissaire, Excellence, Mesdames et Messieurs, les droits de l'homme sont soumis à une attaque de grande envergure de par le monde. L'État de droit est de plus en plus dominés par la règle ou le droit de la force. Et cette attaque ne se produit pas en coulisse. Ce n'est pas une surprise. Cela se produit en plein jour et bien souvent, cela est mené par ceux qui ont le plus de pouvoir de par le monde, les droits de l'homme. sont refoulés de façon délibérée, stratégique et parfois même avec fierté. Les conséquences sont tout à fait catastrophiques, comme nous en avons été témoins au sein de ce Conseil. Et cela est bien visible dans la vie de ceux qui ont souffert deux fois, d'abord de la violence, de l'oppression, de l'exclusion, et puis ensuite à cause de l'indifférence du monde. Lorsque les droits de l'homme s'écroulent, tout le reste s'écroule aussi. la paix, le développement, la cohésion sociale, la confiance, la stabilité, la solidarité. C'est pour cela que les outils du Conseil des droits de l'homme, comme les rapporteurs spéciaux, les procédures spéciales, les mécanismes d'enquête et l'examen périodique universel, sont si importants. précisément la raison pour laquelle, alors que nous commémorons le 20e anniversaire du Conseil, il faut reconnaître qu'il est si important de traduire des engagements politiques en actions concrètes afin de renforcer les droits de l'homme partout dans le monde. Excellence, demain, Je devrais prendre la parole au Conseil de sécurité à l'occasion du quatrième anniversaire de l'invasion à grande échelle de la Russie par la Russie de l'Ukraine, conflit lors duquel 15 000 civils et plus ont été tués. Il est grand temps de mettre fin au bain de sang. J'ai commencé ce mois de février en parlant au Comité sur l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, en dénonçant des violations terribles des droits de l'homme, de la dignité humaine et du droit international les territoires palestiniens occupés. La voie, maintenant, est claire et concrète. Nous voyons que la solution des deux États est en train d'être écharpée en plein jour. La communauté internationale ne peut pas permettre cela. Il y a quelques jours, j'étais au sommet de l'Union africaine où le Soudan, la République démocratique du Congo, le Sahel et d'autres crises étaient au centre des débats. Excellence, nous vivons dans un monde où les souffrances à grande échelle sont oubliées, où les êtres humains sont utilisés comme monnaie d'échange, où le droit international est traité comme quelque chose qui gêne. Les conflits se multiplient, l'impunité est devenue contagieuse. Et ce n'est pas dû à un manque de connaissances à cause des institutions ou des outils. C'est le résultat de choix politiques. La crise du respect des droits de l'homme n'est pas toute seule et isolée. Cela ne fait qu'illustrer toutes les autres fractures mondiales. Les besoins humanitaires sont en train d'exploser alors que le financement s'écroule. Les inégalités ne font que s'aggraver à une vitesse vertigineuse. Les pays sont en train d'être noyés dans le désespoir et les dettes. Le chaos climatique s'accélère et la technologie, et particulièrement l'intelligence artificielle, est utilisée de plus en plus d'une façon à supprimer les droits, aggraver les inégalités et soumettre les personnes marginalisées à de nouvelles formes de discrimination en ligne et hors ligne. Partout, ceux qui sont déjà vulnérables sont encore plus exclus et marginalisés. Et les défenseurs des droits de l'homme sont les premiers à être muselés lorsqu'ils tentent de nous avertir. Dans cette offensive coordonnée, les droits de l'homme représentent les premières victimes, et nous le voyons de plus en plus avec l'espace civique qui se restreint comme peau de chagrin, les journalistes et les militants qui sont emprisonnés, les ONG qui doivent fermer leurs portes, les droits des femmes qui reculent, les droits des enfants sont ignorés, les personnes Les personnes handicapées sont exclues, les démocraties sont érodées, le droit à l'assemblée pacifique est écrasé et je condamne une fois de plus la répression des protestations en Iran. Les migrants sont harcelés, sont arrêtés, sont expulsés. dans le plus grand mépris de leurs droits humains et de leur humanité. Les réfugiés sont considérés comme des boucs émissaires. Les LGBTIQ+ sont dénigrés. Les minorités et les peuples autochtones sont ciblés. Les communautés religieuses sont attaquées. Les plateformes en ligne sont empoisonné par la haine et la désinformation, ce qui engendre des vrais dégâts dans le monde réel. Mesdames et messieurs, le droit de l'homme, ce n'est pas un slogan quand tout va bien. C'est un devoir qui existe à tout moment et nous devons les défendre, même quand c'est difficile, même quand cela coûte de l'argent, même quand cela nous gêne. C'est particulièrement à ce moment-là que nous devons agir. Et c'est pour cela que nous devons de façon urgente agir sur trois fronts. Tout d'abord, nous devons défendre notre socle partager sans nous compromettre. La Charte des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les instruments de droit international relatifs aux droits de l'homme, ce n'est pas simplement un menu. On ne peut pas choisir les choses qui nous intéressent et faire fi du reste. Les droits de l'homme ne sont pas divisibles. Les droits économiques, les droits sociaux, culturels, les droits civils et politiques, tout cela forment un corps universel, inaliénable, interdépendant et cohérent.
Nous devons renforcer nos propres institutions. Nous ne pouvons pas faire comme si les dysfonctionnements de la gouvernance mondiale actuelle n'avaient aucun rapport avec la détérioration mondiale des droits humains. Notre volonté de réformer et de renforcer le Conseil de sécurité et l'architecture financière mondiale n'est pas une simple affaire d'intendance institutionnelle. Il s'agit d'une condition essentielle pour assurer la protection des droits humains et des libertés fondamentales. Quand le Conseil de sécurité est paralysé, quand les vétos servent de paravent politique, quand les rivalités géopolitiques l'emportent sur la protection des civils, le résultat est le même: l'impunité s'étend, les souffrances se multiplient et les droits humains sont piétinés. Nous avons besoin d'un Conseil de sécurité qui reflète le monde d'aujourd'hui, pas celui de 1945. Il en va de même pour l'architecture financière internationale afin de garantir aux pays en développement une participation réelle et une voix qui compte. Quand les pays les plus petits et les plus vulnérables sont pris au piège de la dette, et privées d'investissements suffisants, leurs populations sont privées de leurs droits humains, y compris l'éducation, les soins de santé, la sécurité et la dignité. Notre initiative ONU80 renforce également le lien entre droits humains, paix, développement durable et protection en contexte humanitaire, afin que ces domaines agissent de manière plus cohérente et se renforcent mutuellement. Elle propose également de créer un groupe des droits humains à l'échelle du système des Nations unies, afin d'ancrer plus profondément les droits humains dans l'ensemble des politiques et des activités de l'Organisation. Et je remercie l' Haut-Commissaire d'avoir mené cet effort qui s'appuie sur l'appel à l'action en faveur des droits humains. Excellences.
Excellence, troisièmement, nous devons déverrouiller le pouvoir des droits de l'homme. Après tout, les droits de l'homme, ce n'est pas seulement ce que nous défendons, c'est ce qui permet au monde d'atteindre un endroit meilleur. Lorsque les droits sont respectés, les gens sont plus libres, les économies croissent de façon plus équitable, les communautés ont plus de confiance et la paix et la stabilité sont renforcées parce que la dignité s'ancre. Les droits de l'homme, ce n'est pas un obstacle au progrès, c'est quelque chose d'essentiel pour que le progrès soit réalisé. Nous l'avons vu encore et encore de par le monde. Là où les droits progressent, les conflits perdent du terrain. Lorsque la justice est renforcée, l'extrémisme violent s'affaiblit. Lorsque l'égalité se renforce, toutes les possibilités apparaissent. Lorsque c'est la liberté qui prévaut, les sociétés prospèrent. Donc, nous devons changer de cap et il faut laisser la dignité humaine nous montrer le chemin en renouvelant notre engagement à respecter l'état de droit à tous les niveaux. Nous devons laisser la dignité humaine nous montrer la direction en appuyant le travail essentiel de la Cour internationale de justice et de la CPI, en faisant tout pour atteindre les ODD, en accélérant l'action climatique, en défendant ce qui fait de nous des êtres humains. Excellence, Mesdames et Messieurs, lors de mon première intervention au Conseil, Devant ce Conseil, en tant que Secrétaire générale, j'ai parlé de mon engagement personnel par rapport aux droits de l'homme. J'ai grandi sous la dictature de Salazar et cela m'a appris que le fait de nier les droits de l'homme, cela corrompt toute la société. Travailler pour les Nations unies m'a montré comment le respect des droits de l'homme fait ressortir le meilleur de l'être humain. Et maintenant, dix ans après, à la tête des Nations unies, le pouvoir des droits de l'homme n'a jamais été aussi important. Le droit de l'homme, ce n'est pas au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest. Ce n'est pas quelque chose qui peut être négocié. C'est le socle d'un monde plus sûr et pacifique. Et les États sont liés par leurs obligations au titre de la Charte et au titre du droit Nous avons encore beaucoup à faire ensemble. Mais étant donné que c'est ma dernière intervention lors de l'ouverture de cette session, je vous lance un appel. Ne laissez pas l'érosion des droits de l'homme devenir le prix accepté de la compétition et de la concurrence géopolitique. Ne laissez pas le pouvoir écrire un nouveau code de lois où les puissants n'ont pas de limites. Il faut que ce Conseil des droits de l'homme, ça, la voix et la protection de tous ceux qui sont dans le besoin, que ce soit l'endroit qui aide à mettre fin aux attaques brutales contre les droits de l'homme, car un monde qui protège les droits de l'homme se protège. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, Monsieur le Secrétaire général. J'ai le plaisir à présent de donner la parole au Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Monsieur Volker Türk. Vous avez la parole?
Monsieur le Président du Conseil des droits de l'homme, Monsieur le Secrétaire général, Excellence, on peut observer une concurrence farouche pour le pouvoir, le contrôle et les ressources sur la scène mondiale. à un rythme et une intensité jamais vus depuis 80 ans. Les gens se sentent désorientés, angoissés, sous le poids de l'incertitude. Dans le monde, les pouvoirs changent de direction. Les conséquences ne sont pas claires. Certains y voient la fin de l'ordre mondial tel que nous le connaissions. Mais aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'un autre ordre mondial. Un ordre mondial qui serait organisé à partir du bas et qui est inébranlable, un système solide dans lequel les individus se sentiraient proches les uns des autres, un système qui serait fondé sur nos valeurs, nos espoirs, nos valeurs communes, une véritable quête de dignité, d'égalité, de justice pour les individus. Cette quête est inhérente à ce qui rend les gens humains, c'est-à-dire le fait d'être libre, être entendu et voir nos besoins fondamentaux satisfaits. Et c'est un fort contrepoids à ces tendances autocratiques imposées, dû au l'usage de la force pour régler des différends dans les pays, entre les pays, devient quelque chose de normalisé. Des menaces grandissantes contre des nations souveraines sont proférées sans que l'on ne prenne compte de ce qu'elles peuvent engendrer. Des souffrances civiles se déroulent sous nos yeux, du Soudan à Gaza, d'Ukraine au Myanmar. Au Soudan, il faut absolument une reddition des comptes pour les violations par toutes les parties. Il y a des crimes de guerre et certainement des crimes contre l'humanité qui ont été perpétrés par les forces de soutien rapide à El Fasher. Ces autorités ne sauraient être répétées ni au Kordofan, ni ailleurs. Et tous ceux qui ont l'influence de le faire doivent agir de manière urgente pour mettre un terme à cette guerre insensée. La situation à Gaza reste catastrophique. Des Palestiniens continuent de mourir sous les feux israéliens. sous la faim, le froid et des maladies curables. L'aide qui leur parvient n'est pas suffisante. On a des préoccupations concernant une purification ethnique à Gaza et en Cisjordanie, là où Israël ne cesse de déployer des efforts pour renforcer son annexion illégale. Toute solution durable doit se fonder sur deux États qui vivraient côte à côte dans la dignité et avec des droits égaux, conformément aux résolutions de l'ONU et au droit international. Demain, nous commémorons quatre ans depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, quatre années d'agonie interminable. Les pertes en vies civiles ne cessent d'augmenter. Les attaques systématiques contre l'infrastructure de l'énergie et de l'eau en Ukraine pourraient constituer des crimes internationaux. Il est important de faire la justice et d'arriver à un cessez-le-feu au Myanmar, cinq ans après le coup d'État militaire. Ce conflit abject fauche de plus en plus de vies civiles et la situation humanitaire ne cesse de se détériorer. Les élections récentes organisées par les militaires n'ont fait que d'augmenter le désespoir de la population. Aujourd'hui, dans tous ces conflits violents, les journalistes, les travailleurs humanitaires, les travailleurs de la santé sont visés en violation crasse du droit international. Les États ne doivent pas simplement être des spectateurs de ces violations. Ils doivent demander une reddition des comptes. Ils doivent de manière claire dénoncer ces crimes atroces de manière cohérente et sans exception. Entre-temps, La violence et les tensions font à nouveau rage dans certains pays, y compris en Éthiopie, au Soudan du Sud, et les autorités en Iran répriment violemment des manifestations massives avec la force létale et ont tué des milliers d'individus. Je vous donnerai plus de détails sur ces situations et d'autres situations de pays plus tard dans la semaine. Excellence. quatre coins du monde, les tendances font apparaître quelque chose de très préoccupant. La domination et la suprématie font leur retour. Si nous écoutons la rhétorique de certains leaders, ce que l'on voit en filigrane, c'est qu'ils estiment être au-dessus du droit et surtout au-dessus de la Charte de l'ONU. Ils avancent l'argument du danger exceptionnel, de la situation exceptionnelle, du jugement moral exceptionnel pour faire advenir leur propre agenda au mépris des conséquences que cela peut avoir. Ils mettent en place des systèmes qui viennent perpétuer les inégalités à l'intérieur des pays et entre les pays. Ils militarisent leurs arguments économiques. Ils diffusent des mauvaises informations pour faire taire et marginaliser. Une petite clique de richissimes de la tech contrôle Les flux d'information dans le monde viennent biaiser le débat public. Ils biaisent également les marchés et même les systèmes de gouvernance. Les intérêts des sociétés privées de certains États détruisent notre environnement. Ils exploitent les richesses pour leur propre gain. Et en même temps, les gens ne sont pas de simples spectateurs. Les jeunes et les femmes en particulier sont à l'avant-garde de certains mouvements pour revendiquer leur droit à de bonnes conditions de vie, à un salaire juste, à une autonomie pleine et entière, à une autodétermination, au droit de voter librement et d'autres droits encore. Du Népal à Madagascar, de la Serbie au Pérou, les gens exigent l'égalité, dénoncent la corruption. Les voisins, les communautés se soutiennent les uns les autres, parfois même au péril de leur vie. Les individus protestent contre les guerres et les injustices, bien loin du lieu où ont lieu ces guerres. Ils expriment leur solidarité, font pression sur leur gouvernement. Ils ont tout à fait raison. Les droits de l'homme sont l'antithèse de la suprématie. Ils sont l'antithèse des arguments de ceux qui veulent arracher ce pouvoir. C'est ce qui fait que les droits de l'homme sont si radicaux. Ils sont universels, indestructibles.
Les droits humains ne sont pas apparus comme par magie avec la Déclaration universelle du 10 décembre 1948. le peuple aspirait à la liberté, à l'égalité, bien avant que ces principes ne soient codifiés dans des accords nationaux et internationaux. À la fin du 19e siècle, les esclaves de l'actuel Haïti se sont soulevés contre la domination coloniale au nom de l'égalité raciale. Les révolutions américaine et française ont remis en cause l'autorité incontrôlée. Le mouvement abolitionniste était un rejet de la traite transatlantique des esclaves, le système d'asservissement le plus brutal qui soit. Au début des années 1900, les femmes se sont unies pour revendiquer leur droit de vote. La lutte pour l'égalité de genre se poursuit. Après les deux guerres mondiales sanglantes et la Shoah, la Charte des Nations unies a réaffirmé la foi dans les droits humains fondamentaux, ainsi que dans la dignité et la valeur de l'être humain. Le 20e siècle a ensuite été marqué par une période de décolonisation qui a réaffirmé le droit à l'autodétermination. Les peuples se sont mobilisés pour mettre fin à la ségrégation raciale, pour réclamer les droits des travailleurs et des travailleuses, et pour protéger les droits des personnes LGBT. Des mères ont défilé ensemble pour réclamer justice pour leurs enfants disparus, de l'Argentine, Syrie au Sri Lanka. Et les jeunes ont fait entendre leur voix pour la justice climatique.
Excellence, les droits de l'homme constituent le fil rouge de tous ces mouvements. Et pourtant, il ne faut pas prendre ce qu'ils réussissent à mettre en place pour acquis. La tyrannie fera tout pour exploiter toute ouverture. Nous devons être vigilants, faire respecter les droits de l'homme en solidarité les uns avec les autres et ensemble, nous aurons plus de pouvoir que n'importe quel autocrate ou millionnaire de la tech. Le combat pour les droits de l'homme ne doit pas nous échapper à cause des caprices d'une poignée de leaders réactionnaires ou programmes suprémacistes. Certains Etats affaiblissent le système multilatéral, mais nous devons agir avec audace. Tout d'abord, cela signifie qu'il faut dénoncer les violations du droit international, indépendamment des auteurs de ces violations. Bien souvent, dénoncer des violations par une partie est vu comme une alliance avec l'ennemi. En réalité, Il s'agit de faire respecter l'universalité et de faire advenir la justice pour tous. L'alternative, c'est-à-dire des réponses électives ou fragmentées, viennent affaiblir le droit international. cela a des conséquences négatives pour nous tous. L'écosystème des droits de l'homme a été conçu pour encourager l'universalité et la cohérence. Cela est valable pour les mandats octroyés par ce Conseil et je condamne toutes les attaques qui leur sont faites. Deuxièmement, nous devons renforcer notre engagement vis-à-vis de la reddition des comptes, donc renforcer la CPI, encourager les poursuites internationales sous le principe de juridiction universelle. Il nous faut renforcer le coût des violations du droit international. Troisièmement, forgeons des coalitions pour exposer ce qui nous unit et faire respecter l'égalité, la dignité et la justice pour toutes et tous. Nous devons protéger la diversité de la famille humaine. et démontrer ce que nous avons à gagner à être unis. Lors des prochaines semaines, nous verrons le lancement de l'Alliance mondiale pour les droits de l'homme qui permettra d'exploiter l'énergie et l'engagement qui est palpable partout. Ce sera une coalition au-delà des régions, multi-parties prenantes, avec des États, des entreprises privées, des villes, des philanthropes, des scientifiques, des artistes, des philosophes, des jeunes et la société civile. Elle remettra en cause la domination venant du haut et elle sera faite de solidarité et de soutien. Elle représentera la majorité silencieuse qui souhaite un monde différent. Les droits de l'homme ne sont pas une devise politique, ils ne sont pas à prendre. Notre avenir dépend de cet engagement conjoint à défendre les droits de toute personne, en tout temps et partout. Merci.
Je vous remercie, Monsieur le Haut-Commissaire aux droits de l'homme. Nous allons maintenant entendre Son Excellence, Madame Bärbock, présidente de l'Assemblée générale, qui sera suivie d'Ignacio Cassis, vice-président de la Fédération suisse. et chef du département fédéral des Affaires étrangères. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à la présidente de la 80e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Madame, vous avez la parole.
Monsieur le Président des droits de l'homme, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Haut commissaire aux droits de l'homme, Excellences, Mesdames et Messieurs, tout d'abord, j'aimerais m'excuser. New York n'a pas l'habitude de gérer la neige et donc, finalement, je suis arrivée en ces temps particulièrement compliqués. Et comme vous l'avez déjà entendu, l'importance des droits de l'homme a été soulignée déjà. Nous sommes ici tous réunis derrière un même objectif, faute de quoi nous ne serions pas en train de parler de l'importance de protéger les droits de l'homme. Mais pour commencer, j'aimerais commencer de manière un peu différente, en réfléchissant à notre travail ici. Étant donné les derniers titres des dernières violations structurelles des droits de l'homme, certains parlent d'un système d'apartheid contre les femmes afghanes et les filles, parce que, très franchement, je ne peux pas m'empêcher de penser au débat. que nous avons ici, à Genève et à New York et dans d'autres capitales, à l'ONU, sur la manière dont nous devons mieux mettre en place l'aide humanitaire et faire respecter le principe de l'aide humanitaire. Lorsque les femmes ne peuvent plus travailler, elles ne peuvent plus travailler pour l'ONU non plus, et que les filles ne peuvent plus aller à l'école. Vous vous souviendrez certainement, parce que cela a fait l'objet de grands débats et de certaines décisions. On a entendu les arguments selon lesquels, dans certains endroits, c'est différent, à Kandahar, c'est particulier, etc. Et donc, on a entendu dans certaines capitales, et même ici à l'ONU, qu'il était bien sûr, important de protéger les droits de l'homme et les droits des femmes, mais je pense qu'il faut insister sur le fait qu'à.
Ce jour, nous devons vraiment penser que nous devons être une lueur d'espoir là où il y a des violations terribles des droits de l'homme. Nous devons à l'esprit le fait que les femmes constituent le point d'ancrage de toute société. Parce que les femmes, cela signifie la moitié de la population du monde. 4 milliards d'individus, si elles ne sont pas en sécurité, personne ne sera en sécurité. Donc, à l'heure où nous voyons cette attaque faite aux femmes, mais aux droits humains en général, qui nous pensions étaient gravés dans le marbre, nous voyons que les choses sont bien différentes à ce que nous voyons. Mon discours, comme celui du Secrétaire général, est un appel à l'action pour que nous agissions toutes et tous, parce que l'histoire nous apprend que des systèmes énormes, souvent, ne s'effondrent pas à un moment, ils s'érodent lentement, petit à petit, règle par règle, engagement après engagement, ceux qui devraient le défendre, peu à peu, se murent dans le silence, jusqu'à un jour où l'on voit que ce système, tout simplement, disparaît. Donc, être membre de ce Conseil des droits de l'homme, un État membre, un ambassadeur, un ministre, un fonctionnaire de l'ONU, Aujourd'hui, ce n'est pas être spectateur. Nous ne sommes pas des spectateurs qui peuvent se permettre le luxe de simplement regarder. Le silence est un choix. L'inaction est un choix avec des conséquences.
Et pourtant, la bonne nouvelle, c'est que l'action aussi est un choix. Et cela est à notre portée. Le système des droits de l'homme, la Déclaration universelle, les principes consacrés par la Charte ont besoin de notre action, l'action des gouvernements, des diplomates, des fonctionnaires et des parlementaires. Ce système a besoin de nous tous, a besoin de vous, de votre appui, de votre leadership, de vos principes, de votre coopération transrégionale pour protéger, défendre et faire apparaître les trois principes de la Charte, paix et sécurité, développement et droits de l'homme. Nous le savons tous, tout cela est lié et cela a des retombées positif sur nous de manière individuelle et collective. Cela signifie que vous, les ambassadeurs, devez être fermes lorsqu'il y aura la prochaine attaque sur les droits de l'homme, des attaques à des résolutions, à des amendements que l'on pensait gravés dans le marbre et qui viennent mettre à mal les droits des femmes, des LGBTIQ+, des réfugiés, des personnes handicapées, des migrants. On ne sait pas qui sera le prochain. Comme l'indique le pacte pour l'avenir, ces trois piliers sont importants. Ils se renforcent mutuellement. Nous ne pouvons pas avoir l'un des piliers sans protéger les autres. Cela signifie qu'il faut toujours faire tout pour jeter des ponts, trouver des compromis. Et à ce jour, le compromis n'est pas aisé à trouver. Il faut ne pas glisser sur la pente du silence. L'on ne peut plus continuer ainsi. Cela signifie que l'on ferait des compromis. C'est la raison pour laquelle je vous engage, Mesdames et Messieurs les ministres, à faire respecter les droits de l'homme, pas seulement ici au Conseil, mais également dans vos débats au niveau national. lorsqu'il y a des pressions des médias.
Et je ne saurais trop insister sur l'importance de la convention de 51 sur les réfugiés ou.
Le débat sur le mariage des enfants, où l'on voit que l'on autorise ces mariages de mineurs, ou lorsque l'on entend la propagation de propagande antisémite, raciste ou islamophobe qui entend rédiger notre droit civil et notre droit pénal. L'on.
Besoin d'un engagement clair de la part de tous les États membres de l'ONU. Les locaux de l'ONU appartiennent à l'ONU, et c'est valable pour l'UNRWA. Les écoles sont essentielles pour garantir les droits des enfants palestiniens qui ont le droit à l'éducation. On a besoin d'un engagement clair de la part de tous les États membres contre les enlèvements des enfants ukrainiens. Cela constitue un crime de guerre. On a besoin de l'engagement de tous les individus aux quatre coins du monde. Les gens ont le droit de manifester de manière pacifique et libre, aussi en Iran. On a besoin Voir tous les individus revendiquer ses droits, on voit des catastrophes humanitaires, la faim. des viols de masse au Soudan, la situation catastrophique des Rohingyas. Et pourtant, il faut poursuivre cette aide humanitaire. On a absolument besoin de rendre la sécurité à ces personnes. On a besoin de tous comprendre que le travail autour des droits de l'homme n'est pas un travail statique. Il doit évoluer au fur et à mesure que de nouvelles menaces à la dignité humaine émergent. Donc, il faut prendre en compte les TIC et l'intelligence artificielle, il faut les utiliser de manière responsable. Ils peuvent être utiles pour améliorer les soins de santé, améliorer les ripostes dans le cas des catastrophes, améliorer les techniques agricoles pour être plus résistantes au climat. Nous devons voir qu'il faut absolument des garde-fous, car ces technologies elles prennent énormément de risques, elles viennent amplifier les possibilités d'automutilation, elles enseignent même à nos enfants comment se suicider. On a vu le groupe scientifique international indépendant sur l'IA qui a été approuvé il y a juste 11 jours par l'Assemblée générale, qui nous montre que l'on a plus que jamais besoin d'être ensemble.
Si nous voulons avancer dans ce contexte, j'aimerais remercier le secrétaire général, car c'est lui qui a insisté pour que l'on mette en place un cadre sur l'IA pour que l'on en débatte et qui a indiqué que cela relevait de la responsabilité de l'ONU également. Nous ne devons pas baisser les bras. Nous devons relever notre niveau d'ambition et nous devons saisir les nouvelles opportunités qui s'offrent à nous et relever les nouveaux défis. Et il ne fait aucun doute qu'aujourd'hui, alors que l'on voit toutes les pressions exercées sur notre système et que l'on voit le processus de réforme ONU 80, nous avons besoin de toutes les forces ici à Genève et également à New York et ailleurs dans le monde pour que, ensemble, nous puissions agir pour donner corps à ce processus réforme. Nous devons être fidèles à nous-mêmes. Il y a bien sûr des doublons entre le Conseil des droits de l'homme et la troisième commission. Il y a des doublons entre les institutions spécialisées. C'est la raison pour laquelle nous avons lancé cette réforme, pour que nous puissions avoir une institution plus forte. Finalement, pour Pour une institution construite sur les droits de l'homme, qui représente tous les individus du monde, comment est-il possible qu'en 80 ans, on n'ait jamais eu une femme au poste de Secrétaire général, même si la moitié des 8 milliards d'individus que nous servons sont des femmes et des filles? Encore une fois, le silence, c'est un choix. L'action aussi, c'est un choix. Nous avons entendu les États membres lancer un appel à consensus pour encourager une candidature de femmes. Mais maintenant, la date se rapproche et donc je vous pose encore une fois cette question. Il faudra que vous y répondiez. Parfois, on demande pourquoi est-ce qu'il faudra une femme. Certains se demandent si cela ne serait pas au détriment du mérite. Eh bien, bien au contraire. La moitié de la société, la moitié de la population mondiale a également le droit d'être représentée à ce poste. Excellence, Mesdames et Messieurs, le leadership compte. Nous sommes tout près de l'Italie, là où les Jeux olympiques et se clôture et les Paralympiques commencent. Nous voyons que toute la diversité du monde nous a montré ce que nous pouvons réaliser lorsque nous nous tenons la main en dépit de nos différences. On peut se faire concurrence de manière féroce, mais de manière juste, avec les mêmes règles et toujours dans un respect mutuel. Il ne faut jamais oublier qu'une vie est une vie, un être humain est un être humain. Maintenant, il nous appartient d'agir, il vous appartient d'agir, de se lever pour faire respecter cet esprit. Mais on a besoin de votre appui, de votre dynamisme. On a besoin de faire respecter ces principes. Notre objectif commun, c'est-à-dire les droits de l'homme dans le monde, ici, à Genève, dans vos capitales, au niveau de vos gouvernements.
Maintenant et chaque jour.
Merci.
Beaucoup?
Je vous remercie, Madame la Présidente de l'Assemblée générale. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence, Monsieur Ignacio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse. Il prendra la parole au nom de l'État hôte.
Merci, M. le Président du Conseil des droits de l'homme, Mme la Présidente de l'Assemblée générale, M. le Secrétaire général, M. le Haut-commissaire des droits de l'homme, Excellences, chers collègues ministres, Mesdames et Messieurs, j'ai le plaisir de vous accueillir à Genève pour la 61e session du Conseil des droits de l'homme. Depuis 20 ans, nous nous réunissons dans cette salle, pas exactement cette même salle, protéger la dignité humaine dans un monde qui change plus vite que nos institutions. Aujourd'hui, les crises, on l'a déjà entendu, se multiplient. La confiance s'érode. entre États, entre sociétés, parfois même au sein des institutions. Les ressources se raréfient alors que les attentes et les besoins paraissent illimités. Les avancées technologiques ouvrent des perspectives inédites, mais créent aussi de nouveaux risques pour les libertés. Dans ce contexte, les droits de l'homme ne sont pas un luxe. Ils sont une nécessité, une boussole. Mais pour rester crédibles, nous devons faire preuve de clarté et de discipline. Nous ne pouvons pas tout faire. Nous devons concentrer nos efforts là où les droits sont le plus menacés et surtout viser un impact réel. C'est l'approche que la Suisse a retenue dans ses nouvelles lignes directrices, se recentrer sur l'essentiel, la protection de l'individu et de ses libertés fondamentales, tout en réaffirmant l'universalité et l'indivisibilité des droits. 20 ans Après sa création, ce Conseil doit plus que jamais être un lieu de véritable dialogue, au-delà des simples déclarations, capable d'agir face aux crises. Des progrès existent, mais ils restent fragiles et inégalement partagés. Excellences, dans un monde fragmenté, Il est essentiel de préserver des lieux où le dialogue reste possible, même et surtout lorsque les positions divergent profondément. Genève est l'un de ces lieux. L'esprit de Genève, fait de respect, d'écoute, de pragmatisme, doit continuer à guider nos travaux. Je vous remercie. Je pense.
Merci beaucoup. Excellence, M. Ignacio Cassis, merci de votre déclaration au nom du pays hôte. Excellence, Mesdames et Messieurs les participants, avant de prendre la liste des orateurs pour le segment de haut niveau, j'aimerais vous rappeler que cette partie devrait se terminer mercredi 25 février. Immédiatement, nous aurons le segment général. Avant de donner la parole à notre premier orateur inscrit sur la liste, j'aimerais rappeler que la liste des orateurs pour le segment de haut niveau est disponible et mise à jour régulièrement sur l'extranet du Conseil. Par respect pour les hauts dignitaires.
J'invite les délégations à être présentes dans la salle au moins dix minutes avant le début de chaque séance. et d'être silencieuses pour ne pas perturber les déclarations. Étant donné le grand nombre de dignitaires qui vont s'exprimer, je demanderai aux délégations de bien vouloir informer le plus rapidement possible le secrétariat de tout retard éventuel. Comme par le passé et conformément aux règles et à la pratique du Conseil, il n'est pas possible d'interrompre la déclaration d'un dignitaire par une motion d'ordre. Toutes les demandes d'exercer un droit de réponse liées à une déclaration prononcée pendant le segment de haut niveau seront satisfaites après la fin du segment général. Je rappelle que vous disposez de 7 minutes pour les chefs d'État et chefs de gouvernement, et les autres participants disposent de 5 minutes. J'aimerais demander à l'ensemble des délégations de bien vouloir respecter le temps qui vous est imparti. En respectant ce temps, vous aidez les autres délégations à prononcer leur déclaration selon l'horaire prévu. En ce qui concerne les déclarations vidéo préenregistrées, j'aimerais insister sur le fait que toute vidéo qui n'aurait pas été reçue en temps et en heure sera reprogrammée selon la disponibilité du temps. Je rappelle également aux délégations de bien vouloir téléverser leur version électronique de leur déclaration sur le système d'enregistrement en ligne pour qu'elle puisse être mise ensuite sur l'extranet du Conseil. Il est impératif que ces déclarations soient téléversées en format Word pour améliorer l'accessibilité au Conseil des personnes handicapées. Veuillez éviter tout format non accessible.
Excellence, Mesdames et Messieurs les participants.
Mesdames et Messieurs, le bon déroulement des sessions du Conseil et le fait d'honorer son mandat, tout cela dépend d'un environnement sûr, respectueux et constructif. C'est pour ça qu'il est si important que les délégués, les représentants de la société civile, les membres du secrétariat et les titulaires de mandat du Conseil puissent mener leur tâche sans aucune attaque, sans aucune intimidation ou sans pression. A cet égard, je souhaiterais vous faire part de ma grande préoccupation et de mes regrets face à des attaques personnelles et à des sanctions qui ont visé certains titulaires de mandats de conseil. Ces pratiques ne sont pas du tout compatibles avec l'esprit de coopération et de dialogue qui doit absolument prévaloir dans nos travaux. Les détenteurs de mandats représentent la pierre angulaire du travail du Conseil pour la promotion et la protection des droits de l'homme de par le monde. Ce type d'attaques met en exergue des grandes difficultés auxquelles font face les experts alors qu'ils honorent leur mandat avec professionnalisme et dévouement et souvent dans des contextes extrêmement difficiles et délicats. C'est pourquoi j'appelle tous les États membres à pleinement coopérer avec eux, à ne pas procéder à des actes d'intimidation, à des attaques personnelles ou à des sanctions unilatérales illégales qui pourraient entraver le bon déroulement de leur mandat. En ma qualité de président du Conseil, je souhaiterais réitérer tout mon appui Sans aucune ambiguïté, aux détenteurs de mandats, j'encourage les États et toutes les parties prenantes à tout faire pour préserver leur intégrité, tout en reconnaissant que les titulaires de mandats, comme tous les acteurs au sein du système des droits de l'homme, doivent aussi pouvoir être examinés et doivent pouvoir entendre un dialogue constructif, parfois même des critiques, leur indépendance et leur protection restent des éléments essentiels pour que l'action collective du Conseil soit efficace, crédible et légitime. Enfin, je souhaiterais exprimer toute ma reconnaissance au gouvernement de l'Italie pour son appui généreux en finançant la diffusion en direct de ce segment de haut niveau du Conseil. Je remercie également tous les bailleurs de fonds, tous ceux qui ont contribué au Fonds d'affectation spéciale volontaire d'assistance technique en appuyant la participation des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement. Nous allons à présent passer à la liste des intervenants pour ce segment de haut niveau, Mesdames et Messieurs. J'ai l'honneur de donner à Son Excellence, M. José Ramos-Horta, président de Timor-Leste. Vous avez la parole?
Excellente, Monsieur le Président, Ambassadeur.
Monsieur le Président, Monsieur Reza, le Président du Conseil, Monsieur le Haut-Commissaire, Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les défenseurs des droits de l'homme, Monsieur le Secrétaire général, je ne savais pas que vous seriez là aujourd'hui. Je pense que la traduction a été assurée dans les différentes langues. Il s'agit d'un discours abrégé. Je vais respecter les sept minutes qui m'ont été allouées. Toutes mes excuses auprès des interprètes, parce que je vais sauter d'une page à l'autre. Je vais commencer en portugais. Nous vivons à une époque de grande polarisation entre les pays, entre les voisins et au-delà. Des conflits armés continuent d'exister de par le monde, certains de faible intensité, certains autres à un niveau de guerre et à des niveaux jamais vus depuis des décennies, avec un non-respect des lois de la guerre. L'espace civique a beaucoup diminué. Les réseaux sociaux amplifient la désinformation, nourrissent les divisions, aggravent la colère par rapport à la grande pauvreté et au sentiment de discrimination et d'exclusion. En outre, nous voyons comment Mère Nature réagit à 100 ans de manque de respect des forêts, des mers, des rivières, des lacs, de surconsommation qui mène à l'épuisement des stocks halieutiques de par le monde, le changement climatique, l'instabilité politique, la dette qui ne fait qu'augmenter, qui se sont accumulés avec des taux d'intérêt qui sont absolument insoutenables. les inégalités structurelles, tout cela érode les droits des populations dans toutes les régions. Le poids de la dette publique empêche des investissements essentiels dans les domaines de l'éducation, de la santé, des infrastructures, de la protection sociale, et cela nourrit les cycles de vulnérabilité. Je réitère mes appels passés aux créanciers commerciaux étatiques. Je leur demande de faire preuve de sagesse et de compassion pour rééchelonner les dettes ou tout simplement les supprimer, dans un esprit de responsabilité partagée. L'orthodoxie économique rigide gérée par la Banque centrale européenne contre des pays très endettés durant la crise de 2009 a surtout sauvé des directeurs généraux et cela a sanctionné les pauvres et la classe moyenne. Nous devons trouver d'autres solutions pour la dette pour encourager la croissance économique et cela crée des emplois pour permettre aux plus vulnérables de pouvoir profiter des ressources pour investir dans leur propre population. Les droits de l'homme n'existent pas dans le vide. Dans un contexte internationale, caractérisée par des concurrences géopolitiques et la tentation des riches et puissants d'imposer leur volonté aux plus vulnérables, le socle même de la codification des droits de l'homme est sapé. Les mécanismes relatifs aux droits de l'homme ne sont pas simplement des outils pour protéger les plus vulnérables. Il s'agit là d'un socle pour avoir des sociétés équitables, humaines et stables. Ils n'ont pas été consacrés en tant que simples déclarations symboliques, mais plutôt en tant que principes structurants d'une gouvernance responsable. Il s'agit d'un choix éthique, d'un choix pratique. Le pouvoir sans garde-fous mène à la corruption, à la violence et à l'injustice. Les droits de l'homme sont une protection contre ces risques en permettant aux populations de prospérer, d'innover, d'investir dans un environnement prévisible, empreint de confiance. Pour nous, à Timor-Leste, les droits de l'homme, ce n'est pas un principe abstrait, ce n'est pas un engagement rhétorique. Ces droits sont profondément ancrés dans notre morale. C'est notre profonde conviction dans l'importance de la dignité humaine qui nous a permis, dans notre lutte pour l'indépendance, de reconnaître l'humanité de nos adversaires en comprenant qu'eux aussi étaient victimes d'un système qui leur avait refusé leurs droits. Il ne faut pas considérer l'autre comme un démon. Nous ne le faisons jamais. Lorsque nous avons atteint notre indépendance, nous étions prêts à tendre la main dans un signe de réconciliation à ceux qui étaient nos ennemis d'hier. J'utilise le mot "ennemi" entre guillemets parce que je n'aime pas du tout ce mot. L'autre partie a montré un grand niveau de sagesse et de sens de direction en acceptant notre main tendue. Nous rejetons les pressions pour la création de tribunaux spéciaux internationaux. Au lieu de représailles, nous avons opté pour la guérison des plaies de l'âme en honorant les victimes. Notre Constitution consacre toute une série de droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. En 25 ans, 25 ans depuis l'indépendance, nous n'avons pas interdit un seul journal, nous n'avons pas empêché un seul journaliste de s'exprimer. Considérer les droits de l'homme comme une priorité, ce n'est pas simple. Ils ont été codifiés parce que c'était nécessaire, et même lorsque cela engendre un débat, exige des réformes et impose des limites au pouvoir. Nous avons renforcé le cadre institutionnel pour empêcher la violence basée sur le genre, pour promouvoir la participation politique des femmes. et pour assurer un accès équitable à l'éducation, à la santé et à l'emploi. Nous avons investi dans l'éducation. C'est la première étape pour assurer le développement humain et la consolidation de la paix. Nous étions conscients, en effet, que l'avenir du Timor-Leste dépend de jeunes éduqués, en bonne santé, intégrés complètement dans la vie économique et sociale du pays. L'éducation, L'accès à la santé dans les institutions publiques est tout à fait gratuit. Les droits de l'homme sont là pour promouvoir la paix, la réconciliation et la justice transitionnelle. Notre expérience nous montre que la vérité, la mémoire, la réconciliation sont des ingrédients essentiels si nous voulons construire des sociétés inclusives. Dans le cadre des États fragiles G7+, nous avons partagé des enseignements avec d'autres qui font face à des processus similaires. Nous condamnons toutes les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire Où qu'elles aient lieu, nous demandons la protection des civils, nous demandons la reddition des comptes pour les responsables et nous demandons un accès humanitaire sûr, sans entrave. La guerre civile de grande ampleur qui fait rage au Myanmar reste une grande source de préoccupation pour les dirigeants de l'ASEAN. Timor-Leste souscrit au consensus en cinq points qui a été adopté par les chefs d'État de l'ASEAN. Concernant l'Ukraine, nous sommes très préoccupés face aux violations du droit humanitaire international et nous rejoignons tous ceux qui ont demandé un cessez-le-feu immédiat, tous ceux qui ont appelé à ce que l'on respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. Il semblerait que la Russie et l'Ukraine doivent trouver un compromis. Il ne faut pas qu'il y ait de perdants ou de gagnants. Ils doivent faire des consensus. Les gagnants, ce serait la population de la Russie et la population de l'Ukraine et les peuples de l'Europe qui ont été fortement touchés par cette guerre. Nous réitérons notre appui au peuple palestinien, à son droit à l'autodétermination. Nous demandons à ce que les femmes et les enfants soient protégés de façon toute particulière. Avec la même conviction, nous condamnons toutes les formes d'antisémitisme. Nous réitérons sans réserve notre appui au droit d'Israël à vivre en sécurité dans les frontières reconnues internationalement. Nous ne devrions pas rejeter trop rapidement le plan de paix du président Trump pour Gaza. Au moins, attendons et voyons ce que cela donne. Entre-temps, Je j'implore le Premier ministre Netanyahou de demander à l'IDF de protéger les femmes et les enfants et d'arrêter de tuer des civils innocents. Les Palestiniens et les Israéliens doivent réfléchir à leurs erreurs de calcul, aux chances qui ont été laissées de côté pour pouvoir trouver une solution viable à deux États. Nous souhaiterions féliciter le président américain Donald Trump et les dirigeants des pays arabes de première ligne, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Jordanie, Oman, pour leur contribution humanitaire, pour leurs efforts en matière de médiation pour mettre fin à ces situations humanitaires catastrophiques et pour tenter d'arriver à une paix durable pour les peuples de l'Ukraine et de la Russie et les peuples de Palestine et d'Israël. Des crises humanitaires, humanitaires très graves qui durent, ont relégué au second plan d'autres crises qui exigent toute notre attention au Sahel, au Soudan, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, au Yémen, des pays où des populations entières font face à la famine et le fait d'être affamé à grande échelle. J'implore le président des États-Unis, selon les grandes valeurs humanitaires et les traditions des peuples américains, de mettre fin au blocus de Cuba. d'avoir un dialogue avec le gouvernement de Cuba en mettant fin à 70 ans de confrontation. Nous l'implorons de trouver une voie pacifique pour mener des réformes économiques et politiques. Le système international, Mesdames et Messieurs, est peut-être imparfait, mais cela reste le meilleur cadre pour protéger les plus petits et les plus vulnérables. Timor-Leste, en tant que membre actif du G7+, appuie le secrétariat exécutif à Dili, nous montrons ainsi le potentiel de ces pays à partager nos expériences en matière de consolidation de la paix. En tant que membre de l'ASEAN, en tant que communauté de membres de la communauté des pays de langue portugaise, en tant que partenaires des pays les moins avancés et des PEID, nous réitérons notre engagement par rapport aux droits de l'homme. Nous devons aussi reconnaître que le débat sur les droits de l'homme va bien au-delà de cette salle. Si nous voulons vraiment défendre les droits de l'homme, nous devons trouver des façons innovantes de communiquer avec nos populations. Excellence, plus que jamais, ce Conseil est nécessaire. Nous devons être à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées. Nous devons réagir avec courage, solidarité et humanité aux attentes légitimes des peuples du monde. Le défi est redoutable. Nous devons être à la hauteur de cette tâche. Que Dieu vous protège et nous protège tous.
Nous interrompons brièvement nos travaux pour que nos éminents invités puissent prendre congé de nous. Je demande aux délégations de rester assis. Nous allons reprendre nos travaux sous peu. Merci. Nous allons à présent reprendre notre liste des orateurs. J'ai l'honneur à présent de donner la parole à Son Excellence, madame Hilda Heine, présidente des Îles Marshall, qui va nous faire une intervention par vidéo.
Monsieur le Président, Excellence. AOLP, toutes les salutations des îles Marshall. En tant que membre du Conseil des droits de l'homme, la République des îles Marshall est convaincue que l'esprit du multilatéralisme continuera de pousser les États à mener un dialogue à l'empathie, à une plus grande solidarité, à la coopération et à l'acte pour faire progresser la jouissance des droits de l'homme pour tout le monde. Nous sommes intimement convaincus que la coopération internationale et l'action collective contribuent à notre prospérité partagée. Les îles Marshall ont fait l'expérience des conséquences de l'échec du multilatéralisme Nos îles ont été utilisées pour des essais nucléaires quand elles étaient gérées par les États-Unis d'Amérique au titre de. Conseil de tutelle, sous la direction du Conseil de tutelle. Ce fut un échec immense du multilatéralisme, avec des conséquences terribles sur les droits de l'homme pour notre population. Entre 1946 et 1958, nos îles ont été soumises à 67 tests d'armes nucléaires. Nous avons été exposés aux retombées nucléaires, à des environnements contaminés par les rayonnements. Nous avons été soumis à une expérience scientifique top secret, le projet 4.1, pour étudier les effets de ce type d'exposition. Nous avons vu notre humanité foulée du pied. Les scientifiques ont mené cette étude sans notre consentement et tout cela justifié avec des arguments racistes en nous comparant à des rats et en nous appelant non civilisés. Aujourd'hui, nous n'avons en date encore reçu aucune excuse. Ce n'est pas Il n'y a pas eu de vraie réconciliation. Nous continuons de demander justice. La réconciliation, ce n'est peut-être pas quelque chose de facile, mais c'est la seule voie possible. Cela exige de l'honnêteté, une direction audacieuse pour pouvoir répondre aux appels de la population pour la justice et la réparation. Pendant 80 ans, nous avons continué d'attendre avec espoir la réconciliation avec les Nations unies et les États-Unis d'Amérique. Monsieur le Président, Pour ce qui est du changement climatique, le multilatéralisme échoue lorsque des États grands émetteurs mettent de côté la science. Il est très urgent d'agir pour passer d'une économie basée sur les carburants fossiles à une vraie transition. Ce refus d'avoir recours à la science a des conséquences terribles sur notre population. Cela érode nos littoraux, cela infiltre nos sources d'eau douce, cela menace les droits humains de nos populations et notre façon de vivre en tant que nation qui est à très faible altitude, environ deux mètres en moyenne au-dessus du niveau de la mer, nous faisons partie des plus vulnérables au changement climatique. Il est très préoccupant de voir que ceux qui sont les plus responsables, qui peuvent vraiment faire une différence dans la lutte contre le changement climatique, continuent de fermer les yeux sur notre réalité et sur le besoin urgent de faciliter la transition. Malgré toutes ces difficultés, nous continuons de croire dans cet esprit du multilatéralisme et tout ce qu'il représente Nous croyons en son potentiel. Nous continuons de croire qu'un dialogue constructif va permettre aux États de trouver un commun dénominateur, va nous permettre de trouver des solutions durables et pragmatiques. Le Conseil des droits de l'homme représente un grand succès, le succès que les États peuvent atteindre lorsqu'ils communiquent de cette façon. Et notre expérience en tant que membre réitère cette façon de voir les choses. Le Conseil, certes, n'est pas toujours d'accord, mais nous avons trouvé un consensus sur les choses qui sont vraiment importantes et cela résonne au sein de notre population. Le Conseil a adopté par consensus une résolution qui proroge le mandat du rapporteur spécial sur les droits de l'homme dans le contexte du changement climatique et également la résolution qui maintient le mandat du Haut-Commissariat pour fournir une assistance technique afin de lutter contre les conséquences de l'héritage nucléaire sur les droits de l'homme. Ce faisant, le Conseil a été une véritable lueur d'espoir pour notre population. L'incidence des travaux de ce Conseil renforce notre conviction que l'esprit du multilatéralisme est vraiment important. Avec une détermination renouvelée, nous nous réengageons à multiplier nos efforts pour partager nos expériences concernant les conséquences sur les droits de l'homme du changement climatique et des armes nucléaires. Nous continuons d'insister sur le fait que les États doivent honorer leurs obligations lorsqu'il s'agit de changement climatique, conformément à l'avis consultatif unanime de la Cour internationale de justice concernant les obligations des États à respecter cette question du changement climatique. De plus, en octobre, nous allons tenter de proroger le mandat d'assistance technique au commissariat pour lutter contre les implications relatives aux droits de l'homme de cet héritage nucléaire. Nous continuons de compter sur l'appui du Conseil. Monsieur le Président, la République des îles Marshall va commémorer la Journée internationale du souvenir des victimes des essais nucléaires, le 1er mars. Il s'agit du 60e anniversaire de l'essai Castle Bravo, qui a eu des conséquences humanitaires et sur les droits de l'homme catastrophiques pour notre population. La commémoration de cette année est aussi très importante alors que nous approchons du 80e anniversaire du début des essais d'armes nucléaires dans les îles Marshall, le 1er juillet 1946, des essais qui ont continué jusqu'en 1958. La République des îles Marshall va organiser une manifestation du souvenir ici à Genève. Nous invitons les délégations et les représentants de la société civile à nous rejoindre à cette occasion. Lors de cette date anniversaire très importante, nous devons nous souvenir des victimes des armes nucléaires. Il faut répondre à leurs appels pour la justice. La justice exige l'abolition des armes nucléaires pour reconnaître les terribles conséquences causées par les essais et l'utilisation des armes nucléaires et à cause de leur existence même. Monsieur le Président, la République des îles Marshall est fière d'être un membre de ce Conseil. Nous prenons nos responsabilités. Nous continuerons de défendre des principes qui nous sont chers en tant que nation, en tant que peuple. Nous sommes bien conscients du fait que nous pouvons proposer à ce Conseil notre point de vue, notre interprétation des droits de l'homme. Dans la même veine, nous attendons avec intérêt de pouvoir entendre les contributions des autres États et de la société civile. Tous ensemble, nous pouvons renforcer et promouvoir la gouvernance internationale relative aux droits de l'homme grâce au dialogue, à l'empathie, à une plus grande solidarité, grâce à la coopération et à l'action. Le Conseil des droits de l'homme doit tout faire pour être une lueur d'espoir pour l'humanité et pour le multilatéralisme. Et les Îles Marshall va tout faire pour participer à cette cause. Merci beaucoup.
Je remercie la présidente des îles Marshall. J'ai l'honneur à présent de donner la parole à son excellence, madame Sushila Karki, Premier ministre du Népal, qui va intervenir par le truchement d'une vidéo.
Monsieur le Président, Monsieur le Haut-Commissaire, Excellence, d'emblée, je souhaiterais vous féliciter, Monsieur le Président, à l'occasion de votre élection à la présidence du Conseil des droits de l'homme pour 2026. Le Népal vous apporte tout son appui pour honorer votre mandat. Nous nous réunissons à un moment tout à fait critique. Le monde fait face à plusieurs crises. Certaines sont des crises anciennes et d'autres sont émergentes. Le changement climatique, les conflits qui se multiplient, les catastrophes très graves, en voilà quelques-uns. Et plus important encore, toutes ces crises ne sont pas isolées. Elles sont liées entre elles et elles sont très complexes. Le multilatéralisme lui-même est mis à l'épreuve, mais notre engagement par rapport aux droits de l'homme est encore très robuste et sans faille. Nous devons défendre le caractère universalité des droits de l'homme, malgré les difficultés et les incertitudes. Monsieur le Président, le Népal s'est engagé à protéger et à promouvoir les droits de l'homme. Notre voyage vers la démocratie et la liberté témoigne de tous les efforts que nous avons déployés pour assurer le respect des droits de l'homme. Nous avons pris plusieurs mesures sur le plan des politiques, sur le plan juridique et institutionnel, afin de traduire nos engagements en actes. Et maintenant, notre priorité, c'est d'institutionnaliser les droits de l'homme et d'en faire une culture, une culture qui fait qu'on se respecte l'un l'autre, qui assure le respect de la dignité humaine et de l'égalité. Une culture qui fait de l'État l'entité responsable de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales et une culture qui encourage et contribue à une vie décente sans mettre à mal les services et les besoins de base. Monsieur le Président, Je suis très heureuse de pouvoir vous dire que le Népal a fait des progrès extraordinaires dans le domaine des droits de l'homme. Les droits de l'homme et les libertés fondamentales représentent le socle de notre Constitution. Celle-ci garantit l'égalité et la justice sociale. Ces droits sont essentiels. Cela permet de protéger les droits des enfants, des femmes, des personnes handicapées, des peuples autochtones, les Madhisi, les Taru, les musulmans, les Dalits, les communautés marginalisées ainsi que les minorités basées sur le sexe et le genre. Ces droits permettent de renforcer les droits à l'éducation, à la santé, à l'emploi, à la sécurité alimentaire, à un environnement propre, notamment. Le Népal à adopter plusieurs lois, plusieurs politiques pour traduire ces droits en réalité. Nous sommes partis à 24 instruments des droits de l'homme, notamment 7 conventions essentielles des droits de l'homme et 11 conventions de l'OIT.
Monsieur le Président, le Népal est fermement attaché aux objectifs et aux principes de la Charte de l'ONU. La paix est une caractéristique inhérente de notre société. En effet, nous avons réussi à mettre un terme à un conflit long d'une décennie et à lancer un processus de paix enraciné dans notre terreau national. La justice transitionnelle fait partie intégrante de ce processus. Nous sommes attachés à cette justice transitionnelle qui devrait donner lieu à une société qui prend en compte les victimes de manière inclusive. Notre gouvernement a redonné vie à la Commission vérité et réconciliation et à la Commission sur les enquêtes relatives aux personnes victimes de disparitions forcées. Par ailleurs, le Népal ne cesse de contribuer à la paix et à la sécurité internationale. C'est le premier pays qui contribue avec des contingents aux missions de maintien de la paix. Par toutes ces missions, les femmes et les hommes du Népal défendent la paix, protègent des civils et font respecter les droits de l'homme. puissant, Gen Z, qui est né en septembre dernier, ne cesse de demander une gouvernance transparente et exempte de corruption. Le principal mandat de mon gouvernement vise à concrétiser les aspirations de la jeunesse népalaise. Et c'est dans cet objectif que nous luttons contre l'opacité et nous tirons tiendront des élections générales pour élire les membres du Parlement le 5 mars prochain. Nous en sommes aux dernières étapes des préparatifs et pour ce faire, nous mobilisons tous les efforts et toutes les énergies possibles. Monsieur le Président, les droits de l'homme sont un bien mondial. Il en va de notre responsabilité commune de les promouvoir et de le protéger. Je pense que ce segment de haut niveau tombe à un moment historique. lors duquel nous devons réitérer notre engagement et prendre des mesures concrètes et coordonnées pour aller dans cette direction. Le Népal est prêt à travailler de concert avec toute la communauté internationale. Merci beaucoup, M. le Président.
Merci beaucoup, Mme la Première ministre. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence Hamza Abdi Barre, Premier ministre de la Somalie. Ce sera un message vidéo.
Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur de m'exprimer devant le Conseil des droits de l'homme lors de cette première séance de la 61e session. Nous sommes à un moment où les droits de l'homme dans le monde sont sous attaque, mais c'est également le moment où nous devons nous réengager vis-à-vis de la dignité et du respect, à l'heure où les crises continuent de placer un risque sur des millions d'individus, de mettre à mal tous les principes de la communauté internationale. Les violations des droits de l'homme nous interrogent. Lorsque l'ordre international et ses règles sont appliqués de manière sélective, ces règles viennent affaiblir les principes sur lesquels cet ordre a été construit. La Somalie lance un appel à tous les États afin que l'on respecte tous les mêmes normes. Les droits de l'homme doivent être respectés, mis en œuvre pour toutes et tous. Monsieur le Président. double poids, double mesure, résonne très fort aux oreilles de notre peuple, car nous nous souvenons de l'attaque à notre souveraineté territoriale. Et cela me fait penser aux attaques faites à l'État indépendant de la Somalie. C'est une violations claires du droit international. Le Conseil de sécurité n'a cessé de réaffirmer l'importance de notre souveraineté territoriale, indépendance, notamment à la lumière de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. Nous ne saurions tolérer ce type de mesures qui impliquent une série de risques, pas seulement pour notre pays, mais pour la stabilité de toute la région. Cela a des conséquences juridiques également, des conséquences sur les droits de l'homme, des conséquences qui sont réelles et profondes. La Somalie On n'a cessé de lutter contre les Al-Shabaab, des groupes terroristes qui viennent saper notre paix, notre sécurité aux quatre coins de notre pays. Cependant, les actions qui viennent mettre à mal notre unité sont vouées à l'échec. Ces groupes extrémistes viennent détourner les ressources qui devraient aller à nos priorité humanitaire et se font au détriment des droits et de la sécurité de nos citoyens.
Nous leur demandons de s'abstenir d'actions qui constitueraient une violation à notre intégrité territoriale. Nous souhaitons remercier les parties qui se sont exprimées très clairement pour appuyer la stabilité.
Et la souveraineté de notre pays, y compris la Communauté des États de l'Afrique de l'Est et l'Union européenne, l'Organisation de la Conférence islamique, entre autres, qui favorisent la paix dans notre région. La Somalie vient avec un message fait d'engagements renouvelés vis-à-vis du respect des droits de l'homme. Nous avons entrepris des réformes institutionnelles et législatives pour renforcer le respect des droits de l'homme. J'en veux pour preuve l'établissement de la première commission indépendante nationale des droits de l'homme. C'était en décembre dernier. Et cela montre un véritable virage en faveur du respect des droits de l'homme. Cette commission est une plateforme indépendante qui est là pour aider les victimes, dénoncer les droits de l'homme et protéger les principes fondamentaux de la gouvernance. Cela montre notre détermination à mettre en place un système national solide, enraciné dans la responsabilité. Nous continuons de renforcer notre cadre politique et juridique pour nous permettre de nous acquitter de nos obligations internationales dans le domaine des droits de l'homme. J'en veux pour preuve le fait que nous nous soumettrons au quatrième cycle de l'EPU. Nous sommes engagés coopérer pleinement avec les mécanismes de respect des droits de l'homme. Nous dialoguons avec les procédures spéciales et nous continuons de donner suite aux recommandations qui nous ont été formulées lors des cycles précédents de l'OPE. La reconduction d'un certain nombre de mandats d'experts prouve notre volonté volonté de protéger ces mandats. Nous faisons également beaucoup pour protéger les droits des femmes et des enfants. Nous luttons contre la violence de genre et la violence sexuelle en augmentant les opportunités d'éducation. Notre politique étrangère suit le principe du respect du multilatéralisme et entend encourager le respect des droits de l'homme. Il ne saurait y avoir de paix durable sans justice, et aucune justice sans vérité et sans égalité dans l'application des dispositions du droit international. Et finalement, la Somalie continuera de travailler main dans la main avec les autres États pour relever les défis qui se posent dans le domaine des droits de l'homme dans un esprit de coopération et de respect mutuel. Nous exhortons ce Conseil à remédier à cette politique de deux poids, deux mesures qui consiste à cibler certain pays, il faut veiller à ce que les droits de l'homme soient universels, pas seulement dans leurs principes, mais également dans leur pratique. Merci beaucoup, Monsieur le Président.
Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre de la Somalie. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence, Madame Sabine Monau, Première ministre adjointe et ministre des Affaires étrangères du Liechtenstein. Vous avez la parole.
Monsieur le président, excellence, nous sommes réunis à un moment où le multilatéralisme est menacé, le droit international négligé et le nombre de conflits armés ne cesse d'augmenter. Nous nous heurtons à des difficultés qui ne peuvent être surmontées que collectivement. Je songe au changement climatique et à la transformation numérique. à l'heure en plus où l'ONU se heurte à une crise institutionnelle et financière. Le respect du droit international, en particulier de la Charte, des conventions dans le domaine des droits de l'homme, du Statut de Rome, des conventions de Genève et de nombreux autres instruments fondamentaux, est d'une importance capitale, en particulier en ces temps de crise. Ces règles absolument fondamentales ont été mises en place pour prévenir une escalade, mais également pour nous orienter en des moments difficiles. L'ONU ne peut réussir et atteindre ses objectifs que si les Etats membres le permettent. Cela commence par le respect des dispositions fondamentales de la Charte et cela se poursuit avec la fourniture des ressources suffisantes pour que l'ONU puisse s'acquitter de son mandat. L'initiative ONU 80 constitue une occasion importante pour que nous puissions réfléchir au fonctionnement de l'ONU et voir comment cette organisation continuer de fonctionner dans ce monde qui évolue rapidement. Mais cela n'exonère pas les États membres à s'acquitter de leurs obligations vis-à-vis de l'Organisation. Nous lançons un appel à tous les États afin qu'ils s'acquittent de leurs obligations financières pleinement et en temps voulu. La crise actuelle de trésorerie et le sous-financement du pilier Droits de l'homme ont ont des effets particulièrement négatifs sur la possibilité de l'ONU de faire son travail dans le domaine des droits de l'homme, en dépit du fait que les droits de l'homme constituent le socle du développement durable et de la lutte contre les violations faites à l'appel à la sécurité et à la stabilité. Demain, nous commémorons le 4e anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le Liechtenstein réitère sa ferme condamnation de cette agression. Nous appuyons les efforts en cours pour faire progresser des discussions sur un accord de paix. Et à ce moment, j'aimerais insister sur le fait que toute solution doit respecter les décisions pertinentes de l'Assemblée générale et être conforme aux principes de la Charte. en particulier les principes de souveraineté, d'intégrité territoriale et respecter le droit à l'autodétermination.
Monsieur le Président, dans le cadre du mandat du Conseil des droits de l'homme, on lui demande de se pencher sur des situations de violation des droits de l'homme.
Le Conseil?
A récemment tenu une session spéciale sur la situation des droits de l'homme au Soudan, à El Fasher, après les attaques terribles perpétrées par les forces de soutien rapide contre la population civile, avec des cas d'exécutions.
Extrajudiciaires, de tortures, de viols et d'autres crimes sexuels.
Dans le même ordre d'idées, le Conseil, récemment, a convoqué une séance sur la répression violente des manifestants pacifiques en Iran, qui ont donné lieu à des milliers de morts et des centaines de milliers de détenus.
Le Conseil, certes, a le mandat d'aborder ces situations de violation grave et systématique des droits de l'homme, mais il y a des limites à ce que peut faire le Conseil pour garantir la reddition des comptes et prévenir l'impunité. La CPI endosse un rôle en vertu du Statut de Rome et est chargée de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves du droit international. Étant donné son mandat, ce n'est pas une surprise que cette Cour ait dû relever un certain nombre de défis depuis sa création. Cependant, l'escalade de sanctions contre la procureure, deux procureurs adjoints, huit juges et trois organisations de la société civile constitue une situation sans précédent. En ce moment, les États parties doivent être unis pour veiller à ce que la CPI bénéficie d'un appui politique ferme, suffisamment de ressources financières, et il faut veiller à ce que les États exécutent de manière cohérente les décisions de la CPI, y compris l'exécution des mandats d'arrêt. Monsieur le Président, nous Nous estimons que les acteurs de la société civile sont des acteurs essentiels dans la réalisation de son mandat par le Conseil des droits de l'homme. Notre pays est très préoccupé par l'augmentation des attaques et des représailles en ligne et hors ligne contre des défenseurs des droits de l'homme, et ce dans de nombreux pays. Le travail de la société civile et de ses acteurs est bien souvent entravée par des obstacles comme une législation restrictive ou alors des fardeaux administratifs. Cela est inacceptable. Nous lançons un appel à tous les États afin qu'ils protègent les défenseurs des droits de l'homme et qu'ils mettent en place un environnement sécurisé, ouvert et porteur pour leur permettre de réaliser leur travail important.
Je vous remercie, madame la première ministre adjointe du Liechtenstein. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à monsieur Erwin Ibrahimovic, premier ministre adjoint pour les relations internationales et ministre des Affaires étrangères du Monténégro. Vous avez la parole.
Monsieur le Président, Excellence, mesdames et messieurs, pour commencer, j'aimerais vous féliciter, Excellence Soriou Diboureau, à l'occasion de votre nomination à la présidence du Conseil des droits de l'homme. Cela contribuera à l'efficacité des travaux de ce Conseil, Excellence. Nous nous réunissons à un moment où il y a énormément de pression exercée sur le système. Les conflits armés persistent, les droits de l'homme sont violés, les divisions augmentent. En même temps, les ressources diminuent. La confiance dans les institutions multilatérales est fragile. 2026 doit être beaucoup plus qu'un jalon symbolique. Cela doit être une année où nous reconnaissons l'importance de notre volonté collective à défendre cette organisation, les autorités de ce Conseil. est claire, c'est la Charte et les principes des droits de l'homme, mais ces principes ne sauraient être appliqués de manière sélective. Les principes de la Charte, souveraineté, intégrité territoriale, droits de l'homme et règlement pacifique des différends ne sont pas des options. Ce n'est pas à choix. C'est le socle de la paix, de la stabilité internationale et de la sécurité internationale. Nous fêtons le 20e anniversaire de ce Conseil et nous devons reconnaître son rôle vital pour faire advenir la reddition des comptes et pour donner une voix à ceux qui n'en ont pas. Et pourtant, l'espace civique ne cesse de se rétrécir. Les droits des femmes sont mis à mal. Le Conseil doit rester impartial, actif. dans son dialogue, clair face à la violence et toujours défendre l'universalité.
Ainsi, nous nous félicitons de l'initiative du Haut-Commissaire d'établir une alliance mondiale sur les droits de l'homme.
Enracinée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, pour galvaniser les gouvernements, la société civile, les entreprises privées, les jeunes et les communautés.
Les droits de l'homme doivent être notre boussole à tous. Cela ne doit pas rester une simple rhétorique.
Le programme des droits de l'homme doit être renforcé.
Nous devons être dotés de suffisamment de ressources au niveau du Conseil des droits de l'homme et du HCDH. Les droits de l'homme constituent la condition préalable à la paix et à la stabilité. Une ONU, pour être efficace, doit être dotée de suffisamment de ressources et les États doivent s'acquitter de leurs obligations financières en temps et en heure. Excellence, demain, nous commémorons les quatre ans de l'agression de l'Ukraine par la Russie, en violation crasse de la Charte. Des attaques se sont intensifiées contre les infrastructures civiles, en violation claire du DIH. L'on n'aura aucune perspective de paix tant que les agressions persistent. Une paix durable exige la cessation des hostilités, le respect des frontières de l'Ukraine reconnues internationalement et la justice pour les victimes. Cela ne concerne pas seulement l'Ukraine, mais l'intégrité de l'ordre international fondé sur des règles, Excellence. Au-delà des crises et des régions, le droit international doit être respecté de manière cohérente. Au Soudan, un conflit qui dure inflige énormément de souffrances aux civils, provoque des déplacements. A Gaza, la situation humanitaire est catastrophique. Nous lançons un appel à ce que soit pleinement mis en œuvre le plan global pour la cessation du conflit à Gaza, pour que l'on puisse avoir un cessez-le-feu et la libération de tous les otages. une arrivée de.
L'aide humanitaire sans entrave, seulement une solution avec deux États, avec la Palestine et Israël qui pourront vivre côte à côte, qui est une solution qui amènera la paix durable. Pour le Monténégro, 2026 marque également une commémoration depuis la création de notre État démocratique. Nous entendons cette année terminer notre négociation pour l'accession à l'Union européenne. Notre engagement au Conseil des droits de l'homme et à l'ONU en général est l'expression de notre engagement vis-à-vis du multilatéralisme, du respect des droits de l'homme et du système international fermement enraciné dans les droits de l'homme, la responsabilité et les valeurs partagées.
Merci beaucoup.
Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre adjoint pour les affaires internationales du Monténégro. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence, Monsieur Soegiono, ministre des Affaires étrangères de l'Indonésie. Vous avez la parole.
Merci, Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués. C'est un honneur pour moi de m'exprimer encore une fois devant ce Conseil, à l'heure où l'Indonésie le préside. La confiance qui a été placée en nous, en particulier en ces temps d'incertitude mondiale, n'est pas quelque chose que nous prenons à la légère. C'est une responsabilité de réaliser des progrès substantiels au niveau national. Nous estimons que les droits de l'homme commencent dans la dignité, dans la vie quotidienne, lorsque les enfants peuvent aller à l'école sans le ventre vide, lorsque les familles ont accès aux soins de santé, les communautés se sentent en sécurité et lorsque les opportunités sont à portée de main.
Sous le leadership de notre présidence, où bientôt l'Indonésie poursuit sa transformation afin de faire advenir la justice sociale, de renforcer l'accès à une alimentation de qualité, des soins de santé, des logements, de l'éducation, une amélioration économique. Tout cela n'est pas lettre morte, c'est la réalisation de droits fondamentaux.
Pour concrétiser cet engagement, l'Indonésie met en place la sixième génération de son plan d'action national sur les droits de l'homme. C'est un cadre qui permet de renforcer la coordination interministérielle et donc améliorer la responsabilité. Cela nous permet de bien mesurer sur la durée les réalisations dans le domaine des droits de l'homme. Notre pays continue de travailler en collaboration avec notre INDH pour renforcer les collaborations constructives afin de faire progresser la promotion et la protection des droits de l'homme, conformément à nos priorités nationales et les normes internationales. En parallèle, l'Indonésie a entrepris des réformes juridiques. Nous avons adopté un nouveau code pénal et un code de procédure pénale. Ces réformes réaffirment notre souveraineté juridique, mais viennent également renforcer l'équilibre entre ordre, liberté et prospérité. Monsieur le Président, Excellence, La présidence du Conseil de l'Indonésie est orientée par le fait que nous croyons que la crédibilité commence à la maison, mais la responsabilité va aux quatre coins du monde. Le multilatéralisme est aujourd'hui menacé. Ce Conseil sent bien les tensions géopolitiques et notre responsabilité consiste à veiller à ce que ces tensions ne viennent pas éroder plus encore sa crédibilité. Pour rester pertinent et crédible, ce Conseil doit afficher une résilience dynamique, s'adapter aux difficultés émergentes tout en garantissant ses principes fondamentaux et son intégrité. Cela exige que l'on renforce l'impartialité, l'objectivité et la transparence. Si ce Conseil devient polarisé, son autorité va s'éroder. Si on le voit comme quelque chose de sélectif, c'est sa légitimité qui va en pâtir. S'il ne travaille pas avec équité, il va perdre la confiance que l'on place en lui. L'universalité des droits de l'homme doit nous unir avec une intention et pas nous diviser dans notre approche. L'Indonésie, va travailler pour combler les différences.
Nous allons écouter avec attention et agir avec responsabilité.
Pourquoi? Parce que cette présidence ne concerne pas seulement l'Indonésie. C'est une présidence qui est là pour toutes et tous, excellence.
L'Indonésie est profondément préoccupée par les conflits et les crises humanitaires que nous observons dans plusieurs régions du monde. Ces difficultés exigent de nous un dialogue véritable et un engagement constructif enraciné dans l'objectivité. Les solutions durables ne sauraient être imposées, mais forgées par la confiance et le respect mutuel. Dans la région de l'ASEAN, l'Indonésie est ferme et encourage les progrès au Myanmar pour que l'on mette totalement en œuvre le consensus de l'ASEAN en cinq points. Nous restons engagés à renforcer la Commission de l'ASEAN des droits de l'homme. En effet, c'est le mécanisme chargé de la promotion de la protection des droits dans la région.
En ce qui concerne le peuple palestinien, l'Indonésie réaffirme son appui indéfectible à son droit défectible à l'autodétermination. Nous lançons un appel à ce que cesse la violence et que l'on permette un accès humanitaire sûr, sans entrave et une véritable trajectoire vers une paix juste et durable, fondée sur une solution faite de deux Etats. Respecter le droit international humanitaire relève de notre responsabilité collective. Monsieur le Président, Excellence. Mesdames et Messieurs les délégués, à l'heure où le Conseil va bientôt fêter son 20e anniversaire, réfléchissons. Est-ce que nous allons renforcer cette institution ou est-ce que nous allons l'affaiblir? La pertinence du Conseil va dépendre de sa possibilité de rester cohérent sans être politisé, réactif sans être sélectif et ferme sans abandonner l'équité. Cette année, nous marquons la dernière année du mandat de l'Indonésie en tant que membre du Conseil. Nous sommes reconnaissants de la confiance qui a été placée en nous. Nous ferons fond sur cette expérience et nous entendons représenter notre candidature pour le mandat 2030-2032. Et pour conclure, l'Indonésie est prête à collaborer avec toutes les délégations afin que nous puissions préserver ce Conseil, plateforme de dialogue, mais pas plateforme de confrontation. Nous devons le renforcer pour aller vers un multilatéralisme préservé.
Merci.
Je remercie le ministre des Affaires étrangères de l'Indonésie. À présent, je donne la parole à Son Excellence M. Wang Yi, membre du bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, qui va faire son intervention par le truchement d'une vidéo.
Monsieur le Président, la situation internationale d'aujourd'hui est complexe, marquée par des multiplications de conflits régionaux. Certains pays défient la justice en s'appuyant sur la loi du plus fort. De nouvelles interrogations se posent à l'ordre international d'après-guerre, la gouvernance mondiale et des droits de l'homme. L'histoire nous enseigne que plus les tempêtes sont violentes, plus nous devons porter le flambeau du multilatéralisme et travailler ensemble. En septembre 2025, le président Xi Jinping a présenté une initiative pour la gouvernance mondiale qui a reçu la de plus de 150 pays et organisations internationales. La création du Groupe des amis de la gouvernance mondiale marque un pas solide dans la mise en œuvre de cette initiative. C'est empreint d'idées humanistes et doté d'une riche dimension des droits de l'homme. Nous sommes prêts à travailler avec tous les pays pour mettre en œuvre cette initiative, pour perfectionner la gouvernance mondiale des droits de l'homme et promouvoir un développement sain des droits de l'homme. Tout d'abord, Nous devons respecter l'égalité souveraine pour préserver notre engagement par rapport à la gouvernance mondiale des droits de l'homme. Aucun pays ne peut être un donneur de leçons. Aucun modèle ne peut prétendre à la suprématie. Il faut que les voies de développement choisies respecte les besoins des peuples. Il faut que tous les peuples puissent partager la prise de décision et les bénéfices. C'est ainsi que l'on peut modeler un monde plus égal et une gouvernance mondiale des droits de l'homme juste, équitable et inclusive. Deuxièmement, nous devons respecter l'état de droit international et renforcer la base de la gouvernance mondiale des droits de l'homme. Les droits de l'homme Cela ne peut pas être simplement une façon de déguiser l'hégémonie. L'importance des buts et des principes de la Charte des Nations unies, c'est de garantir précisément le progrès des droits de l'homme. Les pays du monde doivent observer cette règle d'or de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, rejeter les discours de deux poids, deux mesures sous prétexte de défendre les droits de l'homme. Troisièmement, nous devons porter le multilatéralisme pour affronter les défis de la gouvernance mondiale des droits de l'homme. La promotion et la protection des droits de l'homme, c'est une cause commune de l'humanité. Nous marquons le 20e anniversaire de la création du Conseil des droits de l'homme. C'est une occasion pour les pays de mener un dialogue et la coopération, de rejeter toute forme de colonialisme et de gérer les domaines émergents, comme par exemple l'intelligence artificielle et le changement climatique par rapport aux droits de l'homme. Il est très important de renforcer le principe de consultation et des bénéfices partagés pour faire progresser la réforme des Nations unies dans le domaine des droits de l'homme. Et nous devons soutenir des institutions multilatérales dont l'objectif doit être respecté. Quatrièmement, nous devons promouvoir une approche centrée sur les gens pour enrichir la gouvernance mondiale des droits de l'homme. Avoir droit au développement, avoir une vie heureuse, voilà la clé du bonheur du peuple. Il est essentiel de pouvoir répondre aux préoccupations les plus urgentes de la population, l'aide aux personnes âgées et aux enfants, les soins médicaux pour tous. Cette année marque également le 40e anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur le droit au développement. La communauté internationale devrait accorder une place plus importante au droit au développement dans l'agenda multilatéral des droits de l'homme, mobiliser les ressources de développement et améliorer le bien-être des populations pour que les progrès soient visibles, tangibles et accessibles. Cinquièmement, nous devons être orientés vers l'action pour pour renforcer la gouvernance mondiale des droits de l'homme. La promotion et la protection des droits de l'homme doit se faire par des actions concrètes, pas seulement des discours. Nous avons accueilli l'année dernière une réunion des dirigeants sur les femmes et nous avons lancé de nouvelles mesures pour soutenir la cause des femmes. Nous avons facilité l'adoption par le Conseil des droits de l'homme des résolutions sur la contribution du développement et sur les droits économiques, sociaux et culturels, en donnant un nouvel élan à la coopération mutuellement bénéfique. Nous avons partagé notre philosophie et nos pratiques concernant les nouvelles plateformes pour la formation du personnel, le renforcement des capacités des pays en développement. Nous sommes prêts à coordonner nos efforts avec la communauté internationale pour défendre les droits de l'homme à l'échelle mondiale. Monsieur le Président, chers collègues, l'année 2026 marque le début de la mise en œuvre du 25e plan quinquennal en Chine. Nous allons œuvrer pour promouvoir la prospérité commune, développer la démocratie populaire, le développement des droits de l'homme sur tous les plans et faire en sorte que cela soit équitable à l'ensemble de la population. Nous allons œuvrer avec d'autres pays pour assurer le développement, la prospérité, partager, défendre la justice et l'équité internationales, faire rayonner les valeurs communes de l'humanité et pour assurer un avenir partagé pour l'humanité avec les droits de l'homme au service du monde entier. Merci.
Je remercie le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine et je donne à présent la parole à Son Excellence madame Liisa Li Pakosta, ministre de la Justice et des questions numériques de l'Estonie.
Madame la vice-présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs, c'est un honneur pour moi de prendre la parole devant vous. Nous sommes très fiers d'être membre du Conseil des droits de l'homme pour la deuxième fois. Nous vivons une époque pleine de défis, marquée par la guerre, les crises multiples, des tensions croissantes et une polarisation de plus en plus grande. Le droit international et les droits de l'homme sont sous pression. Nous avons le devoir de les défendre. Le système international basé sur les règles est remis en question alors que c'est maintenant que nous en avons particulièrement besoin. La progression militaire non provoquée et illégale de la Russie contre l'Ukraine entre dans sa cinquième année. Demain, nous allons arriver au quatrième anniversaire de cette escalade brutale, le début vraiment d'une guerre à grande échelle. Si la Russie veut vraiment mettre fin à la guerre, elle pourrait le faire en une seconde. Malgré les efforts internationaux pour mettre fin à cette guerre d'agression de la Russie et pour ouvrir la voie à une paix durable et juste, la Russie à multiplier ses attaques ciblées contre les infrastructures énergétiques et autres infrastructures civiles de l'Ukraine. Ces attaques ont clairement l'intention de priver le peuple ukrainien de l'électricité, du chauffage, de son approvisionnement en eau dans des conditions climatiques extrêmement difficiles, en plein hiver, ce qui représente une grave violation des obligations de la Russie au titre du droit international humanitaire et qui pourrait être considéré comme un crime de guerre. De plus, depuis le début de cette guerre d'agression contre l'Ukraine, des dizaines de milliers d'enfants ukrainiens ont été transférés par la force et de façon illégale et déportés par la Russie. Non seulement c'est un crime au titre du droit international humanitaire, c'est une stratégie pour tenter de briser une nation en s'attaquant à ses membres les plus vulnérables pour tenter de supprimer leur identité nationale. L'Estonie reste engagée à oeuvrer avec ses partenaires pour assurer le retour en toute sécurité de ces enfants vers l'Ukraine. Nous réitérons notre appui à la CPI pour que la Russie et ses dirigeants soient traînés en justice et rendent des comptes pour toutes ces atrocités commises par les autorités russes. Le travail de la Commission internationale d'enquête sur l'Ukraine reste tout à fait essentiel. Ce mois-ci, le Parlement estonien est devenu le premier à approuver l'accord du Conseil de l'Europe partiel élargi en créant ainsi un comité de gestion du tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Nous encourageons les autres États à faire de même. Les responsables ne peuvent pas échapper à la justice. Nous nous félicitons donc de l'attention du Conseil pour toute une série de violations très préoccupantes en matière de respect des droits de l'homme, notamment en Afghanistan, au Bélarus, en RPDC, en Iran, en Palestine et surtout à Gaza, en Russie, au Soudan, en Syrie, Madame la vice-présidente, en tant que société très avancée sur le plan numérique, construire un espace numérique basé sur la démocratie, l'État de droit et les droits de l'homme, c'est une priorité pour l'Estonie. L'intelligence artificielle nous offre de grandes possibilités, mais s'accompagne aussi de risques. La désinformation, amplifiée par l'IA, en est un exemple. L'année dernière, nous avons vu une menace qui a augmenté en matière d'IA pour s'attaquer à notre fourniture en eau, nos systèmes de chauffage, d'électricité, de transport, de téléphones portables, qui étaient non seulement créés par l'IA, mais mus par l'IA pour mener des cyberattaques. L'Ukraine a été une des premières à faire face à ce nouveau type d'attaque contre l'humanité, lorsque les troupes russes ont déployé de l'IA pour s'attaquer à une autre nation. Le Conseil des droits de l'homme doit contribuer à modeler des normes internationales pour assurer un IA sûr, en toute sécurité. Nous reconnaissons la déclaration conjointe du Comité des droits de l'homme et de 14 organismes des Nations unies sur l'IA et les droits de l'enfant, dont l'objectif est de faire en sorte que l'IA soit conçue, développée, utilisée tout en respectant les droits des enfants. Mais nous devons en faire plus pour protéger les droits de l'homme. Et l'Estonie, en tant que nation numérique, est prête à coopérer à tous les niveaux. Nous sommes là en faveur de la vérité au moment où la vérité est érodée par la désinformation amplifiée par l'IA et par la censure, qui est aussi amplifiée par l'IA. Je souhaiterais mettre en exergue ici, dans ce contexte, le rôle essentiel joué par les journalistes, les travailleurs des médias, la société civile et les défenseurs et défenseuses des droits de l'homme. Nous devons en faire plus pour lutter contre ces menaces numériques à leur égard. progrès difficilement obtenus sur les droits des femmes et des jeunes filles est en train d'être érodé. L'Estonie reste engagée à protéger et à promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles, notamment en matière de santé reproductive et génésique. Madame la vice-présidente, je souhaiterais réitérer que l'Estonie reste engagée à respecter un système multilatéral robuste en matière de droits de l'homme. avec une approche multilatérale. Nous sommes en faveur d'un financement durable et adapté du pilier droits de l'homme des Nations unies, et nous sommes engagés à contribuer à son efficacité. Le Conseil reste plus pertinent que jamais. Il doit relever de nombreux défis pour assurer ce lien entre les droits de l'homme, la paix et la sécurité, et le développement. C'est pour cela que l'Estonie est fière d'être membre pour les trois années à venir de ce Conseil si important. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. À présent, j'ai l'honneur de donner la parole à Son Excellence, M. Fouad Mohammed Hussein, Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères de l'Irak, qui va intervenir par le truchement du.
Au nom de Dieu, clément et miséricordieux, Monsieur le Président du Conseil des droits de l'homme, Monsieur le Haut-Commissaire, Excellence, Mesdames et Messieurs, que la paix de Dieu et sa bénédiction soient avec vous. Au nom du gouvernement de la République d'Irak, j'ai l'honneur de vous féliciter, M. le Président, pour votre accession à la tête du Conseil des droits de l'homme. Je vous souhaite plein succès dans la gestion des travaux du Conseil et vous assure de notre plein appui. Il me plaît, Monsieur le Président, de participer aujourd'hui à ce segment de haut niveau en cette 61e session du Conseil. Je réitère notre engagement en faveur des droits de l'homme et d'une coopération constructive avec les Nations unies. Notre adhésion à ce Conseil en tant que membre est une responsabilité et un honneur à la fois. L'année dernière, nous avons traversé une étape démocratique cruciale suite à des élections parlementaires qui ont eu lieu le 11 janvier 2025. Ces échéances ont permis au peuple irakien d'élire ses représentants. Ces élections ont été organisées selon les normes juridiques agréées, en toute transparence et probité, avec la supervision des Nations unies, de l'Union européenne, de la Ligue des Etats arabes, et ont enregistré une participation populaire importante. Monsieur le Président, Depuis deux décennies, l'Irak fait l'objet de mutations politiques, économiques et sur le plan sécuritaire importantes, ce qui s'est reflété sur notre stabilité nationale et notre influence régionale. Nous avançons à pas sûrs vers la stabilité et le développement durable. Aussi, l'amélioration de la situation sécuritaire a permis le retour de près de 5 millions de déplacés internes dans leur région d'origine après la défaite de l'organisation terroriste Daesh. L'Irak souligne le rôle important et responsable qu'il a joué pour assurer le retour de ses citoyens qui se trouvaient dans le camp d'Al-Hol, au nord-est de la Syrie. Plus de 23 000 de nos citoyens ont bénéficié d'un retour ordonné et sûr. Il s'agit là d'un dossier international hautement complexe sur le plan humanitaire et sécuritaire. Monsieur le Président, l'expérience irakienne découle de notre foi en une société pluraliste. Nos composantes nationales et religieuses jouissent de leur pleine liberté. Elles choisissent leurs représentants lors des rendez-vous législatifs locaux et nationaux et exercent le rituel religieux et traditionnel librement. Notre régime est un régime constitutionnel, démocratique et fédéral. Les institutions fédérales évoluent et il existe une interaction irréprochable entre le gouvernement fédéral à Bagdad, le gouvernement de la région du Kurdistan à Erbil, ainsi que les gouvernements dans les différents gouvernorats irakiens. L'Irak poursuit son rôle de lutte contre le terrorisme avec une coopération étroite. avec ses partenaires régionaux et internationaux, et appelle à nouveau la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales et récupérer. Nous appelons les États du monde à récupérer leurs citoyens qui ont été impliqués dans des actes terroristes pour les juger dans leur pays d'origine. Nous avons toujours été favorables à la cause palestinienne et au droit du peuple palestinien à l'autodétermination. Nous appuyons le cessez-le-feu à Gaza et appelons à un acheminement de l'aide humanitaire aux habitants palestiniens à Gaza. Monsieur le Président, le monde et notre région en particulier traversent une phase dangereuse au moment où s'attisent les guerres, les conflits armés, les crises et les défis internationaux. Face à cette donne, il est impérieux de travailler de concert sur le plan multilatéral pour préserver les exploits réalisés par l'ONU lors des dernières huit décennies. faire respecter le droit international, oeuvrer à la désescalade et faire primer le dialogue, car c'est là le meilleur outil pour régler les différends par la voie pacifique. Je vous remercie de votre attention.
Merci beaucoup. J'ai l'honneur à présent de donner la parole à Son Excellence, M. Bruno Rodriguez, la ministre des Affaires étrangères de Cuba.
Madame la vice-présidente, une nouvelle dictature a émergé dans ce monde globalisé. L'ordre émanant de la Deuxième Guerre mondiale pour éviter une Troisième Guerre mondiale est en train d'être détruit et on voit que l'on proclame une philosophie de la mainmise comme droit suprême des États-Unis d'Amérique, un droit à la conquête, à l'utilisation de la force comme façon de procéder naturelle et quotidienne. Au-delà des idéologies, tous les États sont à risque, peu importe leur modèle culturel ou politique. La première réserve d'hydrocarbures, Le Venezuela a été attaqué de façon épouvantable. Qu'est-ce qui s'est passé avec les gisements, les minéraux rares, les terres rares et les minéraux critiques, les réservoirs d'eau, l'Amazone, les fonds marins, l'Arctique, l'Antarctique, l'occupation d'enclaves qui, soi-disant, sont stratégiques. les passages entre les océans et les voies commerciales. L'opportunisme ne fait qu'encourager la conquête. Comment assurer la liberté de commerce et la liberté de navigation avec une utilisation des droits de douane comme instrument d'agression? avec la mise en oeuvre extraterritoriale des lois, et comme si c'était la compétence des tribunaux des Etats-Unis qui allait prévaloir. Ce qui s'est passé avec le président des Etats-Unis qui, en adoptant un ordre exécutif fin janvier, a déclaré une punition collective de toute la population cubaine. Cela risque de créer une catastrophe humanitaire. Est-ce qu'il est possible de permettre à une grande puissance de détruire une petite nation pacifique, de créer une tragédie humanitaire, de détruire une culture nationale, de soumettre un peuple noble au génocide, avec comme seul prétexte la sécurité nationale ou un soi-disant appui aux citoyens cubains. En fait, le vrai objectif, c'est de modifier le gouvernement et le système politique. C'est de tuer un modèle de développement qui se pose comme autre option au capitalisme sauvage. Le peuple cubain va se défendre avec courage. Et nous allons le faire avec ceux qui vivent aussi à l'étranger. Nous allons empêcher une crise humanitaire à Cuba. Même si nous vivons et connaissons ces difficultés et ces privations, nous sommes un peuple courageux avec des grandes ressources humaines, des personnes très qualifiées, un système d'éducation, de sciences et de santé exceptionnel. Nous avons des terres arables, nous avons des réserves en eau, des réserves en minerais, nous avons des infrastructures. Nous sommes en train de produire pratiquement la moitié du pétrole brut que nous consommons, nous disposons de capacités pour le raffinage et nous faisons de grands progrès dans les investissements dans l'énergie solaire. Trois générations de Cubains ont connu le blocus des États-Unis. Cela fait plus de 60 ans que cela dure. Nous avons été solidaires avec tout le monde, pourtant, et notamment avec les nations du Sud. Même dans le pire des scénarios, nous allons continuer. Nous allons trouver des solutions créatives face à toutes les difficultés. Nous allons atténuer les dégâts humanitaires. Nous allons être solidaires. Nous allons nous montrer prêts au dialogue avec les États-Unis en nous basant sur l'égalité souveraine et le droit international, le respect mutuel, les bénéfices mutuels, sans préconditions, sans ingérence dans les affaires intérieures, pour arriver à une relation civilisée tout en respectant nos différences et en promouvant la coopération dans les domaines où cela est possible. Notre engagement par rapport à la défense et à la promotion de tous les droits de l'homme pour tous les êtres humains est renforcée. Nous allons continuer de défendre le droit inaliénable du peuple palestinien et l'intégrité et la dignité des migrants. Nous admirons le peuple du Minnesota. Nous saluons sa résistance. Nous nous opposerons au deux poids, deux mesures et nous nous opposerons à la manipulation politique. Alors que nous commémorons le 100e anniversaire du commandant en chef de la révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, notre détermination à défendre notre pays est absolue. Nous sommes bien déterminés à préserver une société qui fait tout pour protéger la dignité de tous les êtres humains Et pour arriver à la plus grande justice possible, c'est quelque chose d'irrévocable. Merci.
Merci beaucoup. J'ai l'honneur à présent de donner la parole à Son Excellence, Monsieur Ararat Mirzoyan, ministre des Affaires étrangères de l'Arménie.
Madame la vice-présidente, Excellence, tout d'abord, je souhaiterais sincèrement féliciter le président et les membres du bureau du Conseil des droits de l'homme à l'occasion de leur élection. Je profite également de l'occasion pour remercier sincèrement le Haut-commissaire aux droits de l'homme et je remercie également son bureau. Pour l'Arménie, les intentions, notre vision des choses, sont liées et se fondent sur notre profonde conviction que le pilier des droits de l'homme des Nations unies doit être renforcé plus avant, doit être doté de ressources adéquates pour prévenir les violations et la non-répétition des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire. De nombreux conflits en pleine expansion, les urgences humanitaires ont une incidence à l'échelle mondiale. Nous sommes prêts à faire en sorte que le processus de l'initiative ONU 80 et le processus d'examen au Conseil des droits de l'homme nous servent d'occasion pour réfléchir honnêtement pour prendre des mesures concrètes afin de renforcer le Conseil des droits de l'homme et ses mécanismes en tant que pierre angulaire de l'architecture des Nations unies en matière de droits de l'homme. Comme toutes les autres démocraties, nous faisons face à une vague de menaces hybrides, notamment la désinformation, la manipulation, l'ingérence étrangère. Il s'agit de campagnes ciblées, systématiques, hostiles, dont l'objectif est d'atteindre certains objectifs bien spécifiques, notamment en sapant la confiance de nos citoyens dans les institutions démocratiques et dans la vraie jouissance des droits de l'homme. Relever ces défis, c'est devenu une activité quotidienne, en renforçant notamment la résilience démocratique. Des années de réformes solides, un niveau élevé de politique en matière d'État de droit et de droits de l'homme, des institutions responsables et transparentes, tout cela a produit des résultats tangibles. Et cela a été illustré dans des indices reconnus internationalement. Dans le rapport Freedom in the World 2025, l'Arménie a reçu 54 sur 100 avec de bons résultats, notamment pour les droits politiques et pour les libertés civiles. En 2025, et c'est assez remarquable, l'Arménie a occupé la 34e place pour Reporters sans frontières. et son indice de liberté de la presse mondiale. C'était une grosse amélioration par rapport à 2024, où nous occupions la 43e place. D'après le rapport sur les disparités en matière de genre du Forum économique mondial 2025, l'Arménie fait partie des tout premiers pays sur la liste pour ce qui est de l'éducation des femmes. Et nous continuons de faire en sorte que les femmes soient représentées dans tous les domaines de la vie politique. L'année dernière, nous avons créé notre mécanisme national sur la mise en œuvre, l'établissement de rapports et le suivi pour ce qui est du suivi des obligations des droits de l'homme. Nous avons lancé également un outil numérique d'appui, le réseau institutionnel de l'Arménie pour la surveillance et l'établissement de rapports, qui est un système centralisé qui reprend des recommandations issues des mécanismes internationaux et régionaux des droits de l'homme. Notre engagement, cependant, ne se limite pas à la mise en œuvre sur le plan national. Nous voulons contribuer également au renforcement à l'échelle planétaire des garde-fous contre les violations les plus graves du droit international. Dans ce contexte, lors de cette session actuelle du Conseil des droits de l'homme, l'Arménie va une fois de plus présenter la résolution sur la prévention du génocide. L'élaboration par étapes de cette résolution a illustré les défis émergents au croisement du droit international en matière de droits de l'homme, du droit international humanitaire et du droit internationale et ceci a permis de consolider un consensus international concernant les moyens pour lutter contre cela. L'appui de tous les États membres à cette résolution très importante sera tout à fait nécessaire. Ce sera un signal nécessaire concernant notre obligation partagée de mettre fin au fléau du génocide.
Excellence, après des décennies de conflits violents et d'urgence humanitaire, notre pays, avec l'Azerbaïdjan, avons pris une décision décisive. visant à établir une paix durable dans la région. En effet, le sommet de la paix qui s'est tenu l'an dernier à Washington a permis d'établir la paix et la stabilité entre les deux pays, mais a permis également de renforcer nos relations commerciales et individuelles. Par ailleurs, nous sommes en train de planter les graines d'un dialogue véritable et d'une confiance entre nos sociétés, y compris les populations concernées. Même si les conséquences douloureuses sur le plan humanitaire du conflit doivent encore être pensées, nous avons choisi le chemin de la réconciliation. C'est nécessaire, même si cet effort est difficile puisque encore 19 Arméniens restent détenus à Bakou. et l'on a encore besoin d'élucider certains cas de personnes victimes de disparitions forcées. Cependant, l'Arménie reste très engagée sur cette voie. Nous avons bon espoir qu'avec ces efforts, nous pourrons faire prospérer la paix et gérer les conséquences du conflit. Madame la vice-présidente, pour conclure, j'aimerais souligner qu'en dépit des énormes pressions exercées sur les institutions multilatérales, nous devons rester fermes et exprimer notre conviction selon laquelle le système des droits de l'homme et l'ONU dans son ensemble vont ressortir de cette étape avec des capacités renforcées pour exécuter leur mandat. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à M. Ronald Ollila Mola, ministre des Affaires internationales et de la coopération de l'Afrique du Sud. Vous avez la parole?
Madame la.
Vice-présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, c'est pour moi un plaisir que de prononcer ma déclaration devant ce segment de haut niveau de la 61e session du Conseil des droits de l'homme. J'aimerais vous transmettre les meilleures salutations de notre gouvernement et du peuple sud-africain. Nous sommes honorés par la confiance renouvelée que vous avez placée en notre pays. Je parle de notre réélection au Conseil. Nous sommes préoccupés par les attaques faites au multilatéralisme, par les dynamiques géopolitiques sans précédent et par l'érosion de l'ordre mondial fondé sur les règles. Dans cet environnement complexe, l'Afrique du Sud reste très attachée au dialogue constructif et à la défense de la coopération internationale. Madame la vice-présidente, 2026 marque le 25e anniversaire du programme d'action de la déclaration de Durban. Et pour nous, ce n'est pas seulement l'heure de commémorer cet acquis, mais de faire le point en 2025. Les membres de l'Union africaine ont examiné les progrès vers la réalisation des objectifs de justice et de réparation qui se faisaient attendre depuis longtemps, après des décennies d'esclavage, de traite transatlantique et de commerce des esclaves. Nous restons saisis de ces différentes problématiques.
En faisant fond sur notre présidence du G20, couronnée de succès en 2025, nous continuons de faire advenir les priorités du Sud globalisé. Par exemple, la mise en œuvre des recommandations du rapport du G20 et plutôt sa commission extraordinaire sur les inégalités dans le monde. Nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour lancer le panel international sur les inégalités.
Madame la vice-présidente, à l'heure actuelle, le monde voit la recrudescence de la pauvreté extrême, pauvreté de violence, mais également de la violation des droits économiques et sociaux. Et bien souvent, ce sont les filles et les femmes qui en payent le prix le plus gros. Et l'Afrique du Sud utilisera sa place au Conseil des droits de l'homme pour renforcer ses efforts afin de protéger les droits économiques, sociaux, culturels pour les femmes et les filles. Nous utilisons notre place au Conseil pour lutter contre toute forme de discrimination, y compris le fléau du racisme, de la discrimination raciale et pour aller vers plus d'égalité hommes-femmes, les droits des personnes handicapées, l'orientation sexuelle, l'identité de genre et l'expression de genre, ainsi que les droits de l'enfant nous tiennent également à cœur. Nous continuerons de travailler pour élaborer un instrument juridiquement contraignant sur les sociétés privées de sécurité et les transnationales et les droits de l'homme. Pour nous, c'est des sujets extrêmement importants. Les mesures de reddition des comptes et les réparations doivent être possibles à chaque fois que ces entités violent les droits de l'homme ou réalisent des abus. Les lacunes existantes doivent être comblées. Nous réaffirmons l'importance de l'inclusivité et le rôle important de la société civile dans le travail du Conseil et dans les efforts plus vastes dans le monde pour promouvoir et protéger les droits de l'homme. Nous restons préoccupés par l'espace civique qui ne cesse de se rétrécir dans le monde entier. Nous réitérons le lien intrinsèque entre droits de l'homme, développement et paix et sécurité.
Ce lien est à la base de notre approche. Par exemple, nous lançons un appel au Soudan, étant donné en particulier le génocide qui a été mis en exergue par la mission d'établissement des faits et la Commission de l'Union africaine sur le droit des femmes. afin qu'ils mettent fin aux atrocités.
Il est important de faire taire les armes. L'Afrique du Sud réitère son appui indéfectible et sa solidarité vis-à-vis du peuple palestinien. Nous restons fermes dans notre demande à l'autodétermination. Nous lançons un appel à tous les États afin qu'ils reconnaissent l'État palestinien et qu'ils agissent de manière solidaire vis-à-vis du peuple palestinien. Nous continuons de lancer un appel afin que cesse l'occupation israélienne illégale et que l'on mette un terme au génocide. Il est important de réaliser plus d'efforts pour mettre un terme aux déplacements des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Madame la vice-présidente, pour conclure, L'Afrique du Sud est très préoccupée par les attaques faites aux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, de manière générale. Mme Francesca Albanese, en particulier, la rapporteure spéciale sur les territoires palestiniens occupés, en a été la cible. Ces titulaires de mandat jouent en effet un rôle crucial pour promouvoir et protéger les droits de l'homme. Ils doivent être protégés par l'ensemble des États membres. Nous devons reconnaître que reconnaître la situation est une condition préalable à la paix. Merci beaucoup, Madame la vice-présidente. Merci beaucoup.
J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Monsieur Alberto Claverence Stork, ministre des Affaires étrangères du Chili, pour un message vidéo.
J'ai l'honneur de m'adresser à vous au nom du gouvernement chilien et du président Boric. Malheureusement, je ne peux pas être des vôtres personnellement. Cependant, j'aimerais vous dire de manière claire à quel point nous accordons une importance énorme au Conseil des droits de l'homme et à son mandat. C'est l'expression de notre conviction qu'il faut mettre l'accent sur la réalisation des droits de l'homme et du droit international. Cela fait cinq fois que nous sommes membres du Conseil et nous avons aujourd'hui un sentiment renouvelé de responsabilité. Nous le faisons, conscients du fait que 2026 va être marqué par des tensions profondes et par une pression croissante sur les institutions multilatérales. C'est justement pour cela que nous croyons que notre réponse ne doit pas être un repli ni de l'inertie, mais plus de coopération, un multilatéralisme capable de donner de bons résultats et une défense cohérente des principes qui sont à la base de la cohabitation entre les nations. À pratiquement 80 ans depuis la naissance de la Déclaration universelle des droits de l'homme, il est particulièrement pertinent de rappeler la contribution du diplomate chilien Hernán Santa Cruz, qui a pris une part active à ce processus. En effet, Santa Cruz à intituler ses mémoires "Coopérer ou mourir". Cette phrase n'est pas une simple rhétorique. Cela résume une expérience historique et une mise en garde actuelle. Lorsque les Etats choisissent la coopération et pas la rivalité, eh bien, l'on ouvre la voie à l'affirmation de normes communes, à la protection des personnes et à la prévention de la détérioration de la paix. Lorsque l'on renonce à faire cet effort, eh bien.
Ce sont ceux qui voient leurs droits menacés qui en payent en premier le prix.
Le Conseil des droits de l'homme doit continuer d'être un espace où l'on travaille avec sérieux, cohérence et sentiment d'urgence. Pour cela, il est indispensable de renforcer son efficacité, éviter les doublons, concentrer l'énergie sur des mécanismes qui offre des solutions opportunes et vérifiables. Il faut veiller à la bonne participation des membres de la société civile, des défenseurs des droits de l'homme. Leur travail est essentiel pour que ce système reste connecté à la réalité. Cet objectif exige que nous regardions avec franchise les conditions matérielles qui rendent possible notre travail multilatéral.
La situation budgétaire actuelle à l'ONU?
La situation financière du système des droits de l'homme n'est pas un simple problème administratif. C'est quelque chose qui affecte notre capacité de prévenir, de surveiller, d'apporter une assistance technique et, bref, de protéger les personnes. Renforcer le pilier droits de l'homme, comme.
Condition préalable que l'on dispose de suffisamment de ressources et d'outils. Le Chili entame cette nouvelle période de son mandat, disposé à écouter, à élaborer des accords et à travailler en faveur d'un Conseil plus efficace et plus proche de ceux qui ont besoin de son action. Nous appelons de nos vœux un renforcement de la coopération internationale avec un multilatéralisme qui puisse tenir sa promesse, à savoir protéger toutes les personnes sans exception.
Merci beaucoup. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence madame Princess Kasone, ministre de la Justice de la Zambie.
Madame la vice-présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, nous nous réunissons à l'heure où le multilatéralisme connaît d'énormes pressions. Certains remettent en cause son équité, ses valeurs, tandis que d'autres estiment qu'il faut s'en retirer. mais la Zambie estime que se retirer n'est pas la solution. L'époque que nous traversons exige plus de coopération internationale pour nous permettre de surmonter nos défis. C'est vrai que nous serons plus forts si nous restons unis. Nous comprenons qu'aucun système n'est parfait. Mais on ne saurait affaiblir un système qui nous a pris tant de temps à construire. Nous devons améliorer ce qui ne fonctionne pas et nous devons absolument essayer de protéger ce qui a fonctionné pour défendre la dignité humaine. La Zambie est ferme et entend collaborer avec toutes les nations pour protéger les droits de l'homme. Nous réaffirmons l'importance du mandat du Conseil. Ainsi, nous devons continuer de nous engager de manière transparente avec l'examen périodique universel, car nous considérons que c'est un outil utile qui nous aide à réfléchir et à mettre en œuvre les droits de nos individus. Nous saluons également notre engagement avec les rapporteurs spéciaux. L'an dernier, la Zambie a deux visites de pays. Le rapport de la dernière visite sera d'ailleurs présenté lors de la présente session du Conseil. Pour nous, ces visites constituent une occasion de renforcer nos institutions et d'améliorer la protection de nos individus. Excellence, la Zambie est un pays démocratique orienté par l'État de droit. C'est dans cet esprit que nous organiserons nos élections. Nous sommes engagés à mettre en place des élections pacifiques, transparentes et crédibles. Il ne saurait y avoir de développement sans un bon leadership dans un environnement pacifique. Nous croyons fermement que les droits de l'homme et le développement vont main dans la main. Excellence, la Zambie est attachée aux droits des femmes et à l'autonomisation des droits des femmes et des filles. Nous devons protéger les droits des filles à l'éducation, des femmes et des filles à la santé, à l'égalité. Nous devons mettre un terme au mariage des enfants. Récemment, nous avons amendé notre Constitution et introduit un système de quotas au Parlement pour les jeunes, les femmes et les personnes handicapées. L'éducation est essentielle pour réduire le taux de pauvreté, pour édifier un avenir meilleur, et notre gouvernement a maintenant mis en place un système d'instruction publique gratuite jusqu'à la fin du secondaire pour toutes et tous. L'idée est de réaliser de manière progressive les droits de toutes et tous. Et ainsi, le gouvernement ne cesse de travailler pour restaurer la discipline fiscale. Cela a donné lieu à la mise à disposition de plus de ressources pour nos dépenses publiques. Ainsi, les ressources publiques touchent toutes les communautés sans exception. Cependant, Ces efforts nationaux doivent être appuyés. Désolée, dit l'oratrice, donnez-moi une seconde. L'éducation, disais-je, est essentielle pour réduire la pauvreté et édifier un avenir meilleur. Et notre gouvernement a mis en place maintenant un système d'instruction publique gratuit jusqu'à la fin du secondaire. pour réaliser les droits de toutes et tous, notre gouvernement a beaucoup travaillé pour restaurer une discipline fiscale, pour mieux gérer les dépenses publiques, et cela a donné lieu à la mise en place du fonds dont je parlais tout à l'heure.
Cependant, ces efforts sur le plan national doivent être appuyés par un système financier international juste.
Le coût élevé du capital imposé aux pays.
En développement donne lieu à une pression énorme qui nous empêche d'investir dans la santé, l'éducation, la protection sociale. L'impact du service de la dette sur la pleine réalisation de tous les droits est quelque chose de bien réel. Les changements climatiques constituent un autre défi important. La pénurie d'aliments et la sécheresse vient mettre à mal tout notre système de santé. Ainsi, La justice climatique exige un appui aux pays les plus concernés, mais ce sont, je le rappelle, des pays qui sont les moins responsables de la détérioration de l'environnement. Nous avons présenté notre candidature pour être membre du Conseil des droits de l'homme pour la période 2027-2029. Si nous sommes élus, La Zambie promet de travailler de manière juste et ferme.
Nous pensons que le Conseil doit continuer de représenter la voix de toutes les nations. Nous devons continuer de travailler de manière impartiale. Nous estimons que ce Conseil doit rester un lieu de dialogue constructif, de coopération et de respect. La Zambie est prête à travailler avec l'ensemble de nos partenaires pour faire respecter la dignité humaine et faire advenir les droits de la personne pour qu'ils soient réalisés par toutes et tous.
Dieu nous.
Aide.
Merci beaucoup, Excellence. J'ai maintenant l'honneur de donner la parole à Son Excellence Jan Borg, Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères et du Tourisme de Malte. C'est un message vidéo.
Madame la vice-présidente, Monsieur le Haut-commissaire aux droits de l'homme, Excellence, permettez-moi de vous féliciter, Monsieur Suryo Dipuro, représentant permanent de l'Indonésie, à l'occasion de votre élection à la présidence.
Du Conseil des droits de l'homme pour l'année 2026.
Vous pouvez compter sur notre appui indéfectible pour vous permettre de faire fond sur les acquis de ce Conseil. Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, Malte appuie le HCDH et insiste sur l'importance de son indépendance et son impartialité. Nous nous félicitons également des efforts inlassables déployés par le Haut-Commissaire pour promouvoir et protéger les droits de l'homme partout. Malte partage son sentiment d'inquiétude face à la situation tragique au Soudan, où des civils, en particulier des femmes et des filles, font l'objet d'une horreur indicible. notamment des faits de violences sexuelles et sexistes. Comme nous l'avons fait lors de la 38e session spéciale qui s'est tenue en novembre dernier.
Nous lançons un appel à la cessation immédiate de toutes les hostilités, de toutes les violations des droits.
Il est important que les auteurs de ces faits soient traduits en justice.
De la même manière, nous restons très préoccupés par la situation qui règne en République islamique d'Iran. La dernière session spéciale a attiré notre attention à tous sur les effets dévastateurs de la répression faite sur les manifestants innocents, avec des milliers de morts. Ces manifestants se contentaient d'exercer leur droit à la manifestation en Ukraine. Nous continuons de lancer un appel à la Russie afin qu'elle mette un terme à cette agression et qu'elle restaure l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Madame la vice-présidente, en septembre dernier, à New Malte a confirmé sa reconnaissance de l'État de Palestine. Nous l'avons fait pour montrer notre attachement à une solution véritable et pacifique faite sur la base de deux États. C'est la seule manière qui permettra d'assurer l'avenir des deux populations. La guerre à Gaza a cessé, mais énormément de choses restent à faire pour assurer une vie digne pour la population gazaouie. Malte encourage toutes les parties à permettre un accès sans entrave à l'aide humanitaire. Madame la vice-présidente, nous apprécions énormément le travail réalisé par le Conseil sur toute une palette de sujets thématiques qui ont des retombées sur la réalisation des droits de l'homme. Changement climatique, y compris l'élévation du niveau de la mer, la primauté du droit, la protection des journalistes, l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne sont que quelques exemples de ces sujets qui sont prioritaires pour Malte.
Nous vous lançons un appel, Monsieur le Président, afin que vous fassiez preuve de dynamisme pour protéger les normes et les principes qui sont d'ores et déjà établis sur ces domaines. Nous voyons une véritable érosion de ces principes du droit international et les institutions qui ont été créées pour les protéger sont attaquées de toutes parts. C'est la raison pour laquelle Malte réaffirme son appui à tous les titulaires de mandats au titre des procédures spéciales. Nous appuyons également les mécanismes d'enquête et les organes conventionnels. Nous saluons leur travail extrêmement important. Et si nous sommes élus au Conseil pour la période 2030-2034, nous comprendrons sur cette position. Merci beaucoup.
Je vous remercie, M. le ministre des Affaires étrangères de Malte, Excellence, Mesdames et Messieurs les participants. Avec cette déclaration, nous sommes parvenus à la liste des orateurs pour cette première réunion. Nous allons maintenant marquer une brève pause technique et nous allons reprendre dans quelques minutes. Nous reprendrons le segment de haut niveau. Je déclare close la première séance de la 61e session du Conseil des droits de l'homme.