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Excellences, chers collègues, je déclare ouverte la 37e séance de la 63e session du Conseil des droits de l'homme. Nous allons maintenant tenir le dialogue interactif, à commencer par un point oral du Haut-Commissaire aux droits de l'homme sur la situation en Haïti. en vertu de la résolution 61/38 du Conseil. J'ai à présent l'honneur de souhaiter la bienvenue à M. Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, ainsi qu'à l'expert indépendant des droits de l'homme désigné par le Haut-Commissaire sur Haïti, M. William O'Neil. La liste des orateurs sera close dans 15 minutes. Je cède à présent la parole au haut-commissaire afin qu'il nous présente son exposé.
Merci beaucoup monsieur le vice-président, excellence, mesdames, messieurs, les délégués. mon cœur est aux côtés du peuple d'Haïti souvent pris en étau entre la violence des gangs et des ripostes lourdes en dépit de certains progrès pour contenir leurs activités dans la capitale Port-au-Prince, les gangs continuent de s'adapter, d'essaimer, de ressurgir dans certaines régions et de se réarmer en permanence. Les attaques récentes à Kenscoff et Cressier, ainsi que la présence permanente des gangs dans le département du Sud-Est, attestent d'une stratégie qui consiste à saisir de nouveaux territoires et voies de transport, mais aussi à menacer la stabilité en Haïti et au-delà d'ailleurs. et en laissant dans son sillage la destruction.
Les opérations de la Force de répression des gangs, mandatée par le Conseil de sécurité, ont permis de.
Faire un pas vers plus de sécurité, mais la force reste bien en deçà de la force nécessaire. La reconduction de son mandat cette semaine doit s'ensuivre du déploiement rapide et entier de cette force avec des garde-fous relatifs aux droits humains. Entre le 1er janvier et le 11 septembre de cette année, mon commissariat a recensé plus de 5 700 meurtres ou mutilations par des gangs ou dans le cadre d'opérations contre les gangs. Les gangs ont également enlevé plus de 230 personnes et violé plus de 1 000 femmes et filles. Les chiffres réels sont probablement bien plus élevés. Les opérations des forces de l'ordre restent marquées par un recours excessif à la force. Plus de la moitié des victimes sont survenues dans le cadre des opérations de sécurité au cours de l'année écoulée, de nombreuses personnes ayant été touchées par des drones explosifs ou des balles perdues. Le nombre d'exécutions sommaires exécutées par des forces de police spécialisées ont grimpé de près de 150 % par rapport à 2025. Néanmoins, les personnes qui sont réputées associées à des gangs restent exécutées de manière sommaire. Dans certaines régions, des groupes d'autodéfense, comme on les appelle, ont tué 280 personnes cette année.
Incessante à détourner l'attention et les ressources destinées à la protection des droits fondamentaux, l'extension, le pillage et la destruction de biens paralysent l'activité économique. Le danger permanent empêche les populations d'accéder aux écoles, aux hôpitaux et aux services essentiels. Plus de la moitié des Haïtiens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë et 40 % n'ont pas accès aux soins de santé de base. Près de 1,5 million de personnes ont été déplacées de force et bien d'autres encore vivent avec leurs valises toujours prêtes. Entre 30 et 50 % des membres de gangs sont des enfants. L'année passée, le recrutement et l'utilisation d'enfants par les gangs ont presque triplé. Pour de nombreux enfants en Haïti, rejoindre un gang peut être le seul moyen de survivre. Mais aucun enfant ne devrait être contraint de choisir entre sa propre vie et la sécurité de ses voisins. Les enfants sont exploités, victimes de traite et maltraités, alors que les mécanismes visant à prévenir ces pratiques et à réinsérer les enfants dans la société restent insuffisants. Les prisons sont surpeuplées à l'extrême, dans des conditions inhumaines et écratantes. Dans tout Haïti, les prisons fonctionnent en moyenne à plus de trois fois leur capacité officielle. Au moins 125 personnes sont mortes en détention rien que cette année. Des élections libres et équitables constituent le seul moyen légitime de rétablir l'ordre constitutionnel. Cependant, compte tenu de tout ce que je viens de décrire, il est difficile d'imaginer que les conditions nécessaires à la tenue d'élections crédibles dans le courant de l'année soient réunies. Les responsables de violations graves et d'abus des droits humains ne doivent pas être autorisés à se présenter aux élections. Monsieur le vice-président.
Monsieur le vice-président, ce chaos a des racines profondes et intrinsèquement liées, alimenté par la cupidité et l'impunité, aussi bien en Haïti qu'au-delà. La seule manière de couper ces racines consiste à suivre une démarche intégrée qui aille au-delà de la simple sécurité. Tout d'abord, s'agissant des sanctions, une poignée de personnes puissantes exploitent et perpétuent les griefs de la population ainsi que la faiblesse des institutions publiques pour garder la mainmise. Ce sont des forces stratégiques et dotées de ressources. Beaucoup font l'objet de sanctions internationales. Ces sanctions doivent couvrir également toutes les personnes qui tirent les ficelles au-delà des réseaux criminels et les personnes qui en profitent. Ces sanctions doivent être associées à des mesures de reddition des comptes sur le terrain pour renforcer le résultat. Deuxièmement, concernant l'embargo sur les armes, afin de sauver des vies et de restaurer l'ordre, les flux illicites continus d'armes et de munitions en Haïti doivent veut cesser. Il est essentiel que l'embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité soit pleinement respecté et mis en œuvre effectivement. Les États doivent agir avec urgence et détermination pour endiguer le trafic d'armes et étouffer ces flux à la source. Troisièmement, la diaspora. Près de 5 milliards de dollars américains d'envois de fonds sont arrivés en Haïti l'année dernière. C'est près d'un sixième de son PIB. Ces transferts sont une bouée de sauvetage pour l'économie du pays et sa population. Néanmoins, nous voyons une persécution des Haïtiens qui ont fui à l'étranger. En 2026, plus de 220 personnes, y compris plus de 220 000 personnes, y compris 20 000 enfants, ont été rapatriés de force en Haïti. Depuis différents pays de la région, beaucoup de ces personnes ont fui pour leur survie ou la survie de leur famille. Les renvoyer en Haïti met en péril ces vies, une fois encore, en violation du principe de non-refoulement. Quatrièmement, la protection. J'exhorte tous les États à soutenir le déploiement rapide et entier de la force de répression des gangs, dotée des équipements nécessaires et en respectant pleinement les droits humains. Le gouvernement doit veiller à ce que toutes les opérations de sécurité menées par l'État ou les acteurs privés soient ancrées sur le droit international des droits de l'homme. Mon Haut-Commissariat prodigue une formation en droits de l'homme à toutes les unités de police spécialisées et forces de répression.
Nous sommes prêts à faire plus.
Les autorités doivent accorder la priorité au renforcement de l'État de droit et du système de justice pour mettre fin à l'impunité et pour désengorger les prisons. Garantir des conditions de détention humaines est.
Essentiel, en particulier à l'heure où la force de répression des gangs élargit ses opérations.
Cinquièmement, reddition des comptes. Les unités traditionnelles spécialisées, soutenues par mon Haut-Commissariat ainsi que l'ONU DC, souhaitent aider et mener des enquêtes sur les atrocités de masse, la violence sexuelle et les crimes financiers complexes. J'exhorte les autorités à donner corps à ces opérations et j'exhorte tous les États à soutenir leurs opérations. Il convient de déployer des efforts de lutte contre la pauvreté, la corruption et les inégalités. C'est essentiel pour la stabilité à long terme et fondamental pour éviter que les gangs s'en prennent aux enfants. Il y a encore beaucoup à faire et dans tous ces domaines, le gouvernement haïtien a besoin d'un soutien international constant et concret. Monsieur le vice-président, ceux et celles qui profitent du désordre actuel souhaitent voir Haïti échouer. Ils souhaitent éroder son tissu social et fouler aux pieds la perspective d'un État plus fort. Nous ne pouvons pas leur permettre de l'emporter. Il est nécessaire que les yeux soient rivés sur Haïti et nous ne devons jamais perdre de vue le fait que dans le pays, des communautés Des personnes font montre d'un courage sans faille, d'une grande résilience et d'une dignité extraordinaire. Chaque jour, chaque matin, des enfants quittent leur maison sans eau courante, dans des uniformes immaculés, prêts à se rendre à l'école. Nous devons mettre à leur portée le jour où la peur ne les accompagnera pas sur la route de l'école. Je vous remercie.
Merci. Je donne maintenant la parole à l'expert indépendant pour sa présentation.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président.
Mesdames, Messieurs les délégués, ce sont les visages et les voix des enfants haïtiens que je n'oublierai pas. Lors de ma visite en Haïti, j'ai rencontré trois garçons entre 12 et 16 ans qui avaient été recrutés, enrôlés par les gangs. Leurs histoires étaient très semblables, des histoires qui se comptent par milliers. Un garçon était un enfant des rues, survivant dans la rue grâce à la mendicité et aux petits vols. Un jour, on lui a demandé s'il voulait manger un repas chaud tous les jours. Il a répondu oui. On lui a demandé s'il voulait de l'argent. Une fois encore, il a dit oui. C'est ainsi qu'il a été enrôlé. Il a commencé comme sentinelle à guetter l'arrivée de véhicules de police. Ensuite, il a été messager et puis il a été arrêté, jeté en prison aux côtés de centaines d'autres garçons, filles, femmes, hommes, empilés les uns sur les autres dans des conditions dégradantes. Lorsque je lui ai demandé quelles étaient ses attentes dans la vie, il ne parlait pas de violence ou de gangs. Il m'a répondu: « J'aimerais être pilote et piloter des avions. » J'ai rencontré une jeune fille qui vivait dans un abri. Un gang avait violé et tué son père. Malgré ce traumatisme, elle nous avait dit qu'elle voulait devenir psychologue pour les enfants, inspirée par le soutien qu'elle avait elle-même reçu.
Merite un meilleur avenir. L'accès aux services essentiels, tels que l'éducation et la santé, doit être étendu. Or, la corruption et l'impunité continuent d'affaiblir ces secteurs cruciaux et de miner la confiance du public envers les institutions de l'Etat. La reddition de comptes n'est donc pas seulement une question de justice, c'est aussi une condition préalable à la création des opportunités dont les jeunes Haïtiens ont un besoin urgent.
L'idée de créer un corps jeune et l'idée de multiplier les chances pour les jeunes méritent un examen approfondi. Cette institution permettrait de réunir gouvernement, société civile, secteur privé ainsi que la communauté internationale autour d'un objectif simple, mais pourtant porteur de changement: accorder aux jeunes d'Haïti un enjeu dans l'avenir du pays. Cela donnerait aux jeunes Haïtiens, y compris aux anciens membres de gangs comme ceux que j'ai rencontrés, des violences des victimes comme cette jeune fille et les personnes vivant dans des communautés marginalisées, l'accès à une formation professionnelle, à un emploi et un salaire. Comme d'autres l'ont dit, l'accès au choix, un autre choix que de rejoindre un gang. Il faut faire beaucoup plus. Les jeunes peuvent aider à planter des arbres, à restaurer les bassins versants. Soutenir la production agricole ou encore améliorer les espaces publics et contribuer aux efforts de reconstruction dans leur communauté. Alors que leurs compétences se multiplient, ils pourraient avancer vers des domaines spécialisés, la construction, la manufacture, les technologies et d'autres secteurs. où l'économie haïtienne a besoin d'une nouvelle génération de travailleurs formés. « Cette.
Initiative offrirait aux jeunes Haïtiens ce qui leur a été refusé depuis bien longtemps: de l'espoir, une place dans l'avenir et un rôle à jouer dans la construction de leur pays. La question qui se pose à nous est de savoir si nous sommes prêts à contribuer à la création d'opportunités concrètes. qui ne soient pas de simples initiatives de développement, mais bien des investissements dans la paix et la stabilité à long terme.
Monsieur le vice-président, les États membres présents dans cette salle, le système des Nations unies et avant tout le gouvernement haïtien, les entreprises et la société civile d'Haïti doivent se réunir autour d'un objectif commun: donner une chance à la jeunesse d'Haïti. Nous pencher sur la jeunesse d'Haïti est la manière la plus sûre de rompre ce cycle de la violence et d'offrir à Haïti une voie vers un avenir plus sûr et plus juste.
Je vous remercie.
Muchas gracias.
Merci. Conformément à la pratique établie, nous allons commencer par entendre la délégation du pays concerné. Je cède à présent la parole à Haïti. Vous avez cinq minutes?
Monsieur le vice-président, monsieur le haut-commissaire, monsieur l'expert indépendant, excellence. Permettez-moi tout d'abord de remercier le haut-commissaire et l'expert indépendant pour leur rapport et leur engagement constant en faveur des droits humains en Haïti. Leurs travaux éclairent la gravité de la situation et rappellent l'urgence d'une réponse à la hauteur des souffrances de notre peuple. Je voudrais aujourd'hui ouvrir mon propos non pas par une déclaration, mais par une question. Que nous dit réellement la crise haïtienne? En juillet 2021, le président de la République d'Haïti, Jovenel Moïse, est assassiné dans sa propre résidence, dans une opération à dimension transnationale impliquant plusieurs ressortissants étrangers. Cinq années ont passé. Aujourd'hui, les Nations unies estiment qu'en 270 000 et 500 000 armes illégales circulent dans notre pays. Pourtant, une réalité demeure, Haïti ne fabrique ni armes à feu, ni munitions. Nous ne connaissons pas le nombre exact d'armes entrées illégalement en Haïti depuis 2021, mais nous en connaissons les conséquences. Depuis 2021, c'est plus de 23 000 vies qui ont été arrachées et près de 6 800 personnes qui ont été enlevées. Je ne prétends pas que chaque arme entrée en Haïti correspond à une vie perdue, mais une évidence demeure. Une arme qui entre en Haïti est nécessairement sortie de quelque part. Alors, qui contrôle les autres frontières, monsieur le président? La première responsabilité de protéger la population haïtienne appartient à l'État haïtien. Nous ne la fuyons pas. Haïti doit restaurer l'autorité de l'État, renforcer sa police et sa justice, sécuriser ses frontières et combattre l'impunité. Haïti doit prendre son destin en main. Mais les réseaux qui alimentent cette violence sont transnationaux. Nous ne demandons à aucun État de faire à la place d'Haïti ce qu'elle doit faire elle-même. Nous demandons simplement à chacun de faire chez lui ce que lui seul peut faire, à Haïti de contrôler ses frontières et à chaque État de contrôler les siennes. C'est la responsabilité partagée. En septembre 2025, le Conseil de sécurité a autorisé une force de répression de gangs pouvant compter jusqu'à 5 500 personnels. Nous remercions les membres du Conseil de sécurité d'avoir renouvelé, le 29 septembre dernier, le mandat de cette force. Cette décision réaffirme un engagement essentiel envers la sécurité du peuple haïtien. Cet engagement doit maintenant se traduire pleinement sur le terrain. Si nous avons collectivement estimé que cet effectif était nécessaire, pourquoi cette capacité n'est-elle toujours pas pleinement déployée? Pour une institution internationale, un retard se mesure en semaines ou en mois. Pour une population prise sous le feu, le temps se mesure en vies. Notre époque nous enseigne quelque chose que nous devrions avoir appris depuis longtemps. Une crise que l'on ne contient pas lorsqu'elle est locale devient souvent plus difficile à gérer lorsqu'elle devient régionale et infiniment plus coûteuse lorsqu'elle devient internationale. Les Nations unies elles-mêmes ont alerté sur le risque que représente l'expansion de la violence criminelle en Haïti pour la sous-région. Nos frontières existent juridiquement, mais les armes, les réseaux criminels, les flux financiers illicites, les déplacements de population et l'instabilité ne s'arrêtent pas toujours devant elles. Voilà pourquoi la situation d'Haïti ne devrait pas être regardée uniquement comme une crise haïtienne. Monsieur le vice-président, notre appel est donc simple. Premièrement, Tariçons les flux d'armes et de munitions en renforçant les contrôles dans les pays d'origine et de transit et en poursuivant les trafiquants et leurs financiers. Deuxièmement, donnons à la force de répression des gangs les personnels, les équipements et les financements nécessaires à sa pleine capacité opérationnelle. Troisièmement, investissons durablement dans les capacités haïtiennes, police, justice, douanes et contrôle des frontières. Car l'objectif de l'assistance internationale ne doit pas être de créer une dépendance, Il doit être de rendre un jour cette assistance moins nécessaire. Haïti ne demande pas au monde de porter son destin. Notre peuple a trop d'histoire, trop de dignité et trop de résilience pour abandonner cette responsabilité à d'autres. Haïti demande les moyens d'assumer pleinement son destin. Nous connaissons les problèmes, nous avons adopté les résolutions. Ce qui manque désormais n'est plus le diagnostic. Ce qui doit venir maintenant, c'est l'exécution. Alors demandons-nous À quelle date nos engagements se traduiront-ils en actions concrètes pour le peuple haïtien? Fixons ensemble une échéance précise avec des engagements mesurables et des responsabilités clairement établies. Car pour le peuple haïtien, une promesse ne protège que lorsqu'elle devient une action. Je vous remercie.
Merci beaucoup, Madame la représentante d'Haïti. Nous avons maintenant clos la liste des orateurs. J'invite les délégations intéressées à formuler des questions aux orateurs et à faire les remarques qu'elles souhaitent faire. Je vais tout d'abord donner la parole à la Norvège, qui va s'exprimer au nom d'un groupe de pays.
Merci, Monsieur le vice-président.
Monsieur le haut-commissaire, Monsieur O'Neill, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom des pays nordiques et baltes. Nous remercions l'expert indépendant du point qu'il nous a présenté.
Nous restons vivement préoccupés par la situation catastrophique des droits de l'homme en Haïti. La brutalité des gangs armés a contribué à l'une des crises de déplacement les plus graves de par le monde. alors que la moitié de la population se heurte à une insécurité alimentaire aiguë. La violence sexuelle et sexiste reste également une source de préoccupation continue. Nous nous inquiétons vivement du recrutement, de l'exploitation et de la traite des enfants. Leur protection doit faire partie intégrante des efforts de sécurité et de stabilisation, y compris le désarmement tenant compte des enfants et les programmes de DDR, désarmement, démantèlement, réintégration. Nous notons les progrès dans la préparation.
Des élections et de la transition politique. Un progrès pérenne dépendra d'une amélioration de la sécurité, de la reddition des comptes, de l'État de droit et du respect des droits de l'homme. Les efforts d'amélioration de la sécurité et de restauration de l'autorité de l'État sont nécessaires. Toutes les opérations de sécurité doivent respecter le droit international des droits de l'homme. Monsieur l'expert indépendant, alors que les efforts de sécurité se poursuivent et que les préparatifs.
De la transition politique avancent, comment la communauté internationale peut-elle soutenir au mieux une.
Démarche fondée sur les droits humains afin de renforcer des comptes et protection des civils, y compris des enfants. Je vous.
Remercie.
Merci.
Je cède à présent la parole à l'Union européenne.
Merci, monsieur l'expert indépendant. Merci pour vos exposés. La communauté internationale doit aider Haïti à mettre fin aux violations et atteintes massives des droits de l'homme de sa population, auxquelles sont particulièrement exposées les femmes et les filles, victimes de violences sexuelles inqualifiables. et les enfants enlevés et recrutés par les gangs criminels, et à restaurer l'état de droit et la gouvernance démocratique. L'Union européenne exprime sa vive préoccupation face à la situation en Haïti, marquée par la persistance de niveaux alarmants de violence des gangs, qui s'est étendue au-delà de la capitale. Nous soutenons la police nationale haïtienne, l'achèvement du déploiement de la force de répression des gangs avec un mandat plus robuste, ainsi que l'administration douanière dans la lutte contre le trafic d'armes et de drogues. L'Union européenne appelle les acteurs politiques haïtiens à assumer leurs responsabilités dans le processus de transition. L'avenir politique d'Haïti doit être défini de manière autodéterminée, démocratique et souveraine. Monsieur le Haut-Commissaire, Monsieur l'expert indépendant, votre travail est essentiel pour documenter les violations et pour accompagner Haïti dans la mise en oeuvre des réformes nécessaires. comment le Haut-Commissaire et la Force de répression des gangs peuvent-ils mieux coopérer pour renforcer l'Etat de droit en Haïti et créer les conditions nécessaires à la tenue d'élections libres et équitables?
Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole.
Aux Bahamas, au nom de la CARICOM.
Les Bahamas?
Nous allons passer au prochain orateur, la République dominicaine.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président. Nous remercions le Haut-commissaire et l'expert de leur mise à jour et nous réitérons notre grave préoccupation face à la détérioration des droits de l'homme en Haïti, un pays avec lequel nous partageons notre île. Comme nous l'avons entendu, la violence croissante des gangs provoque des déplacements, met à mal les services essentiels et expose en particulier les femmes, les enfants, à des abus graves, notamment des cas de violences sexuelles, la traite et le recrutement forcé, comme l'a dit le secrétaire général suite à sa visite en Haïti. La sécurité, une solution politique, la primauté du droit, la riposte humanitaire et le développement doivent avancer en parallèle avec un leadership haïtien et une coopération internationale efficace. Nous exhortons à renforcer la force de répression des gangs et la police nationale haïtienne appliquer pleinement l'embargo sur les armes et à démembrer les réseaux qui alimentent la violence et l'impunité. La sécurité est indispensable pour des élections libres, inclusives et crédibles prévues pour le 13 décembre. Il faut absolument garantir la continuité de l'accompagnement du HCDH en Haïti. La République dominicaine continuera d'apporter une aide à Haïti dans le cadre de ses capacités. Mais cette crise ne peut retomber de manière disproportionnée sur les pays de la région. Nous avons besoin d'actions concrètes et vérifiables. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole.
Au Brésil.
Merci, Monsieur le Vice-Président.
Le Brésil est profondément préoccupé par les niveaux insoutenables de violence en Haïti. Cette détérioration compromet gravement les droits humains et la situation humanitaire dans le pays, comme l'illustre l'attaque survenue à Kamsko en août. Nous sommes particulièrement alarmés par les attaques systématiques menées contre les populations civiles, notamment les femmes et les filles, ainsi que par les attaques visant les infrastructures et les opérations humanitaires. Le Brésil réitère l'urgence de renforcer la protection de la population. Des enquêtes impartiales sur les violations des droits humains sont essentielles pour établir les responsabilités et lutter contre l'impunité. Le Brésil réaffirme également la nécessité d'un processus politique dirigé par les Haïtiens en vue d'organiser des élections libres et équitables, ainsi que des initiatives socio-économiques durables visant à attaquer les causes profondes de la crise. Monsieur le Haut-Commissaire, quelles mesures concrètes doivent être renforcées pour assurer que les initiatives internationales en Haïti améliorent l'ordre public tout en garantissant le strict respect des droits de l'homme?
Merci. Je donne maintenant la parole à la Jamaïque.
Merci, Monsieur le Vice-Président. La Jamaïque remercie le Haut-Commissaire et l'expert désigné pour leur mise à jour. La paix et la sécurité sont essentielles pour la réalisation des droits de l'homme en Haïti. Il est essentiel pour nous de renforcer la stabilité et la sécurité de l'ensemble de la région de la Caraïbe. Par conséquent, nous continuons d'appuyer le travail du HCDH. Nous jouons un rôle important dans le groupe des partenaires de la force de répression des gangs, les efforts du Bureau d'appui de l'ONU et que cette force de répression est essentielle pour renforcer les institutions démocratiques et revenir à une gouvernance constitutionnelle. Ainsi, nous réitérons notre appel à l'ensemble des pays afin qu'ils contribuent à cette force afin qu'elle puisse bénéficier de plus de personnel, en tant qu'ils, sœurs et voisines de la Jamaïque, restent engagés aux efforts multilatéraux dans la région pour restaurer la paix, la stabilité et la gouvernance démocratique en Haïti. pour que ce pays puisse créer des conditions favorables à la sécurité, aux élections libres et crédibles et à une stabilité durable. Nous associons également la déclaration qui sera prononcée par la CARICOM. Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole à l'Italie.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Nous remercions le Haut-Commissaire pour sa mise à jour. L'Italie reste profondément préoccupée par la crise humanitaire en matière de sécurité en Haïti, où la violence liée aux gangs continue de mettre gravement à mal la réalisation des droits de l'homme, notamment pour les plus vulnérables. Nous sommes particulièrement choqués par la recrudescence de la violence qui s'abat sur les femmes et les enfants et par le recrutement par les gangs. L'Italie est attachée à la réalisation des droits des enfants, notamment dans le contexte d'une crise, d'un conflit armé, car nous estimons que les enfants et les jeunes sont les acteurs d'un changement positif, d'une paix durable et du développement durable. Monsieur le Haut-Commissaire, comment est-ce que nous pouvons la reddition des comptes suite à des violations graves faites contre les enfants et garantir leur protection. Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole au Gabon.
Monsieur le vice-président, la délégation gabonaise se félicite de la tenue de ce dialogue interactif et remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour orale. Mon pays prend note de la persistance des violations massives des droits de l'homme et de l'aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire en Haïti, manifestée, entre autres, par l'insécurité alimentaire, les déplacements massifs de populations et des violences généralisées des gangs. Nous sommes particulièrement préoccupés par les violences sexuelles et basées sur le genre instrumentalisées par les gangs, y compris le recrutement forcé des enfants au sein des groupes armés. Monsieur le Président, nous encourageons les programmes de démobilisation, de réinsertion et de soutien psychosocial destinés aux mineurs quittant les gangs et saluons les mesures prises par Haïti pour endiguer la crise sécuritaire. Dans ce contexte, nous invitons la communauté internationale à continuer à soutenir Haïti dans ses efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité pour permettre l'organisation d'élections libres et régulières en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel et la restauration de l'autorité de l'État haïtien. Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame. Je donne maintenant la parole au représentant de la Colombie.
Merci beaucoup, monsieur le vice-président. La Colombie salue les efforts déployés par ce Conseil et salue le travail réalisé par les autorités haïtiennes. Il est important de renforcer les institutions nationales qui travaillent dans le domaine des droits de l'homme. Le massacre récent à Kenskom montre à quel point les gangs méprisent les droits de l'homme de la population haïtienne. C'est la manifestation la plus récente et la plus douloureuse de l'ampleur des défis que doit relever le pays pour protéger la vie et le bien-être de ses citoyens dans un environnement où l'assassinat, l'enlèvement, le recrutement de mineurs et la violence sexuelle sont devenus les outils les plus courants pour les gangs. La Colombie estime qu'il est fondamental d'avancer pour surmonter cette crise multidimensionnelle pour stabiliser la démocratie et l'État de droit en Haïti. Dans un contexte si complexe, il est nécessaire de renforcer la lutte contre la corruption et la délinquance organisée transnationale qui frappe ce pays. La Colombie ne cesse d'avancer dans la mise en œuvre de son plan de travail bilatéral avec Haïti, qui envisage des actions de coopération des plans dans le domaine du commerce, de l'assistance humanitaire, visant au renforcement des capacités dans des domaines comme la sécurité alimentaire, la défense et la formation. Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole à l'Espagne.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président. L'Espagne s'associe à la déclaration de l'Union européenne et remercie le Haut commissaire et l'expert indépendant leur travail et pour leurs interventions. Nous sommes, comme eux, choqués par la brutalité, par la détérioration de la situation en matière de sécurité en Haïti. Plusieurs personnes ont d'ailleurs parlé du massacre dans une église à Kenscoff. Cela montre la gravité de cette violence exercée par des gangs armés, violence à laquelle s'ajoute le recrutement des enfants et l'usage systématique de la violence sexuelle comme arme d'intimidation de civils. Nous réitérons le fait que la force de répression des gangs doit bénéficier d'un financement prévisible et durable. Toute opération sur le terrain doit être réalisée dans le cadre du droit international. Nous exhortons les autorités haïtiennes à accélérer la préparation du processus électoral dans des conditions de sécurité pour la population, en garantissant la participation des femmes et la protection des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes. Lutter contre l'impunité et la corruption par une réforme judiciaire continue d'être indispensable. pour remettre en place un véritable état de droit. Monsieur l'expert indépendant, du point de vue de votre mandat, quelles devraient être les priorités les plus urgentes en matière d'assistance technique que pourrait offrir la communauté internationale aux autorités haïtiennes afin qu'elles puissent juger avec suffisamment de garanties les auteurs des crimes perpétrés par les gangs? Merci beaucoup.
L'Autriche a la parole.
Merci, M. le vice-président. L'Autriche s'associe à la déclaration de l'Union européenne et remercie le Haut commissaire et l'expert indépendant. Nous nous félicitons de la reconduction du mandat de la force de répression de Gang. Et nous espérons que cette force sera maintenant mieux outillée en matière de personnel et de finances. Nous sommes choqués par la situation en Haïti. En 2025, uniquement, 428 exactions ont été rapportées. Des enfants sont tenus en détention pendant des années avant d'être déférés devant un juge. C'est absolument inacceptable. Cette pratique doit être terminée.
Il y a une absence de reddition des comptes pour les déplacements forcés.
1,5 million de personnes ont été déplacées, d'ailleurs. Cela est extrêmement choquant. Nous demandons une enquête indépendante et approfondie pour que les auteurs de ces faits soient traduits en justice. Par ailleurs, il faut que l'aide humanitaire puisse avoir un accès sans entrave aux personnes qui ont besoin d'aide. L'Etat de droit doit être défendu.
Ainsi, l'Autriche estime qu'avec.
L'aide de la Force de répression des gangs à.
Haïti va pouvoir remettre en place l'Etat de droit et ainsi faire réaliser les droits.
Monsieur l'expert indépendant, quelles sont les.
Mesures qui, à votre sens, seraient les plus efficaces pour une véritable reddition des comptes?
L'oratrice est interrompue par le président qui donne la parole au Chili.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Le Chili remercie le Haut-Commissaire et l'expert indépendant de leur mise à jour. Nous réitérons l'importance de continuer de renforcer les institutions haïtiennes. C'est un élément clé pour faire réaliser les droits de l'homme. Il y a eu des progrès dans le domaine de la justice ou la mise en place d'élections, mais ces progrès doivent être accélérés, tout en améliorant la situation humanitaire. Nous déplorons le fait que la criminalité organisée continue de saper la réalisation des droits de l'homme. Nous condamnons l'utilisation de la violence sexuelle et de genre comme manière d'effrayer la population. Ce qui nous préoccupe, ce sont les violations graves et les abus faits aux droits des enfants, victimes non seulement du recrutement par les gangs, mais ils deviennent la cible dans des opérations de sécurité.
Comme l'indique d'ailleurs le rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, de la même manière, nous devons suivre avec beaucoup d'attention le rôle des entreprises de sécurité privées. Toutes leurs opérations doivent être réalisées conformément au droit international des droits de l'homme. Nous sommes très préoccupés par le manque de financement des opérations humanitaires. Finalement, nous lançons un appel à la communauté internationale afin qu'elle continue d'accompagner Haïti en encourageant une riposte coordonnée.
L'orateur est interrompu par le président.
Merci beaucoup. La Sierra Leone a la parole.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président. La Sierra Leone se félicite de la mise à jour donnée sur Haïti. assistons sur l'importance de continuer de fournir une assistance technique et de procéder au renforcement des capacités en Haïti. La violence, les déplacements forcés et des institutions faibles continuent de saper la réalisation des droits de l'homme, des femmes, des enfants, des groupes vulnérables. Il est important que que le processus de réinstallation de la gouvernance démocratique, de la paix et de la sécurité soit emmené par Haïti. Il est important de promouvoir la primauté du droit à la reddition des comptes à cette fin. Nous saluons la reconduction du mandat de la force de répression des gangs. D'après nous, un appui international durable est essentiel pour aider Haïti à restaurer la sécurité et mettre en place les conditions nécessaires à la paix, à la sécurité et au développement. Dans le cadre de notre engagement vis-à-vis de la paix et de la sécurité internationales, nous allons contribuer à plusieurs missions. En décembre 2026 et en mars 2027, nous allons déployer un personnel militaire avec des forces spécialisées qui seront là pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de restauration de la paix et de la sécurité sur tout le territoire haïtien. Merci beaucoup, Monsieur le vice-président.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole au Maroc.
Le Royaume du Maroc remercie le Haut-Commissaire pour sa présentation. Malgré l'attention que ce Conseil lui porte depuis des années, la situation en Haïti demeure alarmante. Le contrôle exercé par les groupes armés prive des femmes et des enfants d'écoles, de soins et de recours, tout en provoquant des déplacements que le pays peine à prendre en charge. Ma délégation souhaite insister sur trois priorités. Premièrement, les dispositifs de sécurité autorisés par les Nations unies doivent renforcer la police nationale haïtienne dans le plein respect des droits de l'homme. Deuxièmement, la consolidation des institutions exige la tenue d'élections crédibles selon le calendrier annoncé. Troisièmement, l'assistance technique doit s'accompagner d'un financement effectif de la réponse humanitaire. Le Maroc réaffirme sa solidarité avec le peuple haïtien et son soutien aux efforts des autorités. Monsieur le Haut-Commissaire, comment faire progresser la protection des droits de l'homme dans les zones où l'État n'a pas encore rétabli sa présence? Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole au Mexique.
Merci, M. le vice-président. Le Mexique remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour et réitère sa solidarité avec le peuple et le gouvernement haïtiens. Nous condamnons la violence perpétrée par des gangs et des groupes armés qui continuent de provoquer des déplacements, qui continuent d'affecter la population et de restreindre l'accès aux services essentiels. Il est urgent de renforcer l'Etat de droit et la capacité des institutions chargées de la sécurité et de la protection des droits. Les efforts internationaux doivent répondre aux priorités qui sont définies par Haïti en respectant sa souveraineté et son leadership. Dans cet esprit, à l'heure actuelle, 114 membres des forces armées haïtiennes reçoivent une formation au Mexique grâce à un programme de formation visant à renforcer les institutions haïtiennes et consolider une paix durable, respectueuse des droits de l'homme. Depuis 2018, nous avons formé au Mexique plus de 1 000 militaires haïtiens. En outre, nous appuyons de manière solidaire Haïti dans son processus électoral et dans sa réinsertion sociale. Nous réitérons l'importance de maintenir un appui international fort pour lutter contre les causes structurelles de cette crise et renforcer la résilience des institutions haïtiennes. Merci beaucoup, Monsieur le vice-président.
Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole à la France.
Monsieur l'expert indépendant, la situation sécuritaire en Haïti demeure extrêmement préoccupante. Les populations civiles continuent d'être les premières victimes de la violence des gangs. Les disparitions forcées, les mauvais traitements et les meurtres commis par milliers par les groupes armés sont intolérables et doivent immédiatement cesser. En particulier, et vous en avez donné des exemples frappants à l'instant, les femmes et les enfants subissent des violations graves de leurs droits. Les femmes et les filles sont victimes de violences sexuelles systématiques. La traite et l'enrôlement forcé des enfants continuent de priver des milliers de jeunes Haïtiens de leur enfance. Ces violations massives des droits de l'homme compromettent la stabilité du pays et son avenir. l'expert indépendant. La France condamne dans les termes les plus fermes ces violations des droits des plus vulnérables. Elle demeure engagée en faveur de la neutralisation de la menace que constituent les gangs pour le pays et du retour à la sécurité pour tous les Haïtiens. Le renouvellement du mandat de la force de répression des gangs a été l'une des priorités de la présidence française du Conseil de sécurité en septembre. L'action de cette force est essentielle au rétablissement de la sécurité sur le territoire, condition à la tenue de nouvelles élections. La France demeure mobilisée en apportant un soutien humanitaire aux populations civiles touchées par les violences et poursuivra son assistance aux autorités haïtiennes pour le développement du pays. Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame. Je donne maintenant la parole à Malte.
Merci, monsieur le vice-président. Malte s'associe à la déclaration de l'Union européenne et remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme, ainsi que l'expert indépendant Malte, restent très préoccupés par la situation des droits de l'homme et humanitaires en Haïti. La violence de gangs systématique continue d'exposer les civils aux exécutions, aux enlèvements, à la violence de genre et sexuelle et à d'autres abus graves. en sapant l'accès aux services essentiels et à la primauté du droit. Nous sommes choqués par l'impact de la crise de sécurité sur les enfants qu'ils ont recrutés, objets de traite et d'exploitation par les gangs. Nous réitérons le fait que les enfants doivent être protégés contre ces violations graves. Les responsables doivent être tenus responsables. Nous saluons les progrès réalisés pour établir des unités judiciaires spécialisées pour juger la question des crimes de masse, la violence sexuelle, la corruption, les crimes financiers, tout en améliorant accès à la justice pour les victimes. Tous les efforts doivent être réalisés conformément au droit international, y compris le droit international des droits de l'homme. Nous réitérons notre solidarité avec le peuple haïtien et nous appuyons l'ONU dans ses efforts internationaux pour restaurer la sécurité, renforcer la primauté du droit et créer les conditions nécessaires à un retour d'Haïti à la stabilité. Merci beaucoup.
Merci. Le Kenya a la parole. Le Kenya n'est pas dans la salle. Je donne la parole à UNICEF.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Seulement quelques jours après la rentrée des classes en septembre, au moins cinq enfants ont été enlevés sur le chemin de l'école. Ces incidents font partie de quelque chose de systématique, des enlèvements en augmentation. Cette recrudescence des enlèvements a été observée à partir de 2025 et 2026 et vient aggraver une situation déjà catastrophique faite de recrutement forcé et de violences sexuelles qui affectent de manière disproportionnée les filles. Ces risques et ces violations des droits donnent lieu à des perturbations dans l'accès aux soins de santé, à l'eau potable, à la nutrition pour les enfants et leurs communautés. En juin 2026, plus de la moitié de la population étudiée en Haïti faisait face à une crise en matière de sécurité. UNICEF lance un appel aux autorités haïtiennes afin qu'elles mettent un terme aux violations graves les enfants sont victimes. Nous lançons un appel aux autorités pour que, avec l'aide des donateurs, elles veillent à ce que tous les enfants, y compris ceux qui sont déplacés, aient accès aux services essentiels et que ces autorités renforcent leurs efforts dans le domaine de la prévention et du traitement de la malnutrition. Merci beaucoup.
Je donne la parole à l'Allemagne.
Merci, Monsieur le Vice-Président. L'Allemagne s'associe à la déclaration de l'Union européenne et remercie le Haut-Commissaire et l'expert de leur mise à jour. Haïti continue d'être tourmenté par la violence de gangs. Des allégations d'assassinats et d'enlèvements, comme le massacre à Kenscoff en août, nous choquent énormément. La violence exercée par les groupes, la traite, les viols, l'exploitation sexuelle sont utilisés pour dominer la population et l'effrayer. Nous réaffirmons notre appui à la population haïtienne et nous sommes favorables à une solution démocratique emmenée par Haïti. Nous encourageons les autorités à poursuivre sur la voie de la paix, de la sécurité et la mise en place d'élections libres et justes. Nous lançons un appel aux autorités afin qu'elles veillent à ce que les opérations de sécurité soient respectueuses du droit international, des droits de l'homme Nous saluons le déploiement de la force de répression des gangs. Nous sommes le deuxième donateur du Fonds d'affectation spécial pour les forces de répression des gangs. Monsieur le Haut-Commissaire, quelles sont les mesures supplémentaires que pourrait prendre la communauté internationale pour lutter contre la criminalité organisée, responsable de tant de violations graves des droits en Haïti? Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole au Tchad.
Qui n'est pas dans la salle?
Je donne donc la parole au Pérou.
Merci, Monsieur le vice-président. Nous remercions le Haut-commissaire et l'expert indépendant pour leur présentation. Le Pérou souhaite dire à quel point il est préoccupé par la violence de gangs qui continue d'affecter la population civile, provoquant ainsi des populations, restreignant l'accès à des services essentiels et faisant également obstacle à la mise en place de conditions nécessaires à la réalisation des droits et l'organisation d'élections. Depuis énormément de temps, les élections n'ont pas pu être organisées. Nous encourageons les autorités à mettre en place un calendrier permettant d'aller vers des élections libres, inclusives et transparentes. Cela est fondamental pour rétablir l'ordre constitutionnel et renforcer les institutions démocratiques. Nous saluons les efforts déployés par Haïti et par la communauté internationale pour reprendre le contrôle des espaces qui sont aujourd'hui contrôlés par les gangs. Dans ce contexte, le Pérou appuie la mise en place de la force de répression des gangs. Il est important d'apporter une aide aux autorités chargées de la sécurité en Haïti. Nous réaffirmons notre volonté de collaborer par une action internationale coordonnée et durable et par la coopération régionale et multilatérale aux efforts déployés par Haïti. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à la Suisse.
Monsieur le vice-président, la Suisse remercie le Haut-Commissaire et l'expert désigné pour leur présentation orale. La situation en matière de sécurité et de droits de l'homme en Haïti reste préoccupante. La violence touche sans distinction les femmes, les hommes et les enfants. La Suisse s'engage pour que les victimes de violences basées sur le genre bénéficient du soutien psychologique et médical nécessaire. À Port-au-Prince et d'autres régions du pays, comme l'Artibonite, les habitants restent souvent sans protection face aux groupes armés. Il est urgent de renforcer la police nationale haïtienne et de soutenir des initiatives visant à prévenir la violence et à protéger les enfants exposés au recrutement par des Toutefois, pour améliorer durablement la situation, il est nécessaire d'aller plus loin. Le travail de la police, de la Force internationale de répression des gangs et de la justice haïtienne, ainsi que les programmes de réduction de la violence, de désarmement, de démobilisation et de réintégration doivent être menés de manière cohérente et complémentaire. Cela requiert une coordination étroite entre tous les acteurs nationaux et internationaux concernés. La Suisse est prête à contribuer à une telle coordination. quelle mesure concrète peuvent être prises pour garantir la libération et la réinsertion durable des enfants recrutés par des groupes armés? Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame. Je donne maintenant la parole au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Merci beaucoup, monsieur le vice-président. Le Royaume-Uni reste très préoccupé par la détérioration de la situation en matière de sécurité en Haïti. Le bureau régional continue de faire état d'une escalade de la violence entre avril et juin derniers. 1 408 personnes ont été tuées. Les femmes et les enfants restent les plus vulnérables. En 2025, l'on a enregistré plus de 700 victimes des gangs. avec énormément de violations frappant les enfants, y compris le recrutement de plus de 890 enfants par des gangs. Ces chiffres exigent une action urgente. Les enfants associés aux gangs doivent être traités comme des victimes, pas comme des auteurs d'infractions. Des armements efficaces, une démobilisation, la réinsertion sont essentiels. Il est important que ces enfants bénéficient d'une aide psychologique, d'une réinsertion sociale et d'une réintégration dans leur communauté. Les auteurs de ces faits doivent être tenus responsables. Le Royaume-Uni soutient ce travail à hauteur d'une aide financière importante qui passera par le HCDH. Monsieur Neal, quelles sont les mesures concrètes que peut prendre le gouvernement haïtien pour mettre en place le programme de réinsertion des enfants? Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole à la RDC.
Monsieur le vice-président, la RDC remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour orale. Ma délégation demeure profondément préoccupée par l'extension des violences des gangs, les déplacements forcés et les graves atteintes aux droits humains. Nous condamnons fermement les homicides, les violences sexuelles et le recrutement d'enfants par les groupes armés. La RDC rappelle que la réponse à cette crise doit respecter la souveraineté et l'indépendance politique d'Haïti. Les solutions durables doivent être appropriées et conduites au niveau national. A cet égard, nous saluons l'adoption de la résolution 2814, renouvelant le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, ainsi que la résolution 2793, qui a établi le cadre de la force de répression des gangs. Toutefois, la réponse sécuritaire ne saurait suffire. Les opérations de lutte contre les gangs doivent impérativement s'accompagner du renforcement de la justice, de la police nationale et de la lutte contre l'impunité. Pour conclure, mon pays demeure convaincu que la sortie durable de la crise haïtienne passe par une approche intégrée reposant sur le dialogue politique inclusif, la restauration de l'autorité de l'Etat, la protection des droits humains, la justice et la lutte contre l'impunité, le désarmement, la réintégration, la protection des populations civiles et le développement socio-économique. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur. Je donne maintenant la parole représentant de la Fédération de Russie.
Monsieur le vice-président, la situation sociopolitique en Haïti reste profondément pénible. Celle-ci est exacerbée par une flambée constante et effrénée de la criminalité.
Cette situation est avant tout la conséquence de plusieurs siècles de politique coloniale de l'Occident, qui a utilisé ce pays en tant que pôle d'expérimentation et d'ingénierie politique. Les solutions imposées aux Haïtiens non seulement ont échoué les unes après les autres, mais ont foulé au pied toute perspective de reprise du fonctionnement des institutions publiques. J'en veux pour exemple l'absence de résultats positifs concrets à la présence internationale dans le pays. Les forces de maintien de la paix des Nations unies, la mission multinationale d'appui à la sécurité en Haïti, n'ont pas permis d'apaiser l'atmosphère criminogène. Aucun résultat tangible non plus pour la force de répression des gangs. Les groupes criminels continuent régulièrement de massacrer les civils afin de semer la terreur et d'infliger un châtiment collectif pour désobéissance, tout cela parce qu'aucune leçon n'a été tirée des erreurs du passé. Nous considérons que le pays a avant tout besoin de stabiliser sa situation politique, de ranimer les institutions publiques. et d'éliminer les causes profondes de la crise. Dans ce contexte, les élections présidentielles prévues le 13 décembre joueront un rôle central. Nous suivrons de près leur organisation et leur tenue. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Cuba.
Merci, Monsieur le vice-président. Le monde a une énorme dette historique vis-à-vis d'Haïti. Ce pays a été le premier de notre continent à défendre son indépendance, à abolir l'esclavage et à réaliser une révolution sociale qui a transformé l'humanité. Haïti paye pourtant encore aujourd'hui les conséquences de cette rébellion. Ce pays a été dépossédée pendant des siècles de ses ressources, avec une ingérence étrangère. La communauté internationale a un devoir moral de mieux coopérer et de plus aider cette nation dans le plein respect de sa souveraineté. La seule manière efficace d'encourager les droits dans tous les pays, y compris en Haïti, c'est de passer par le dialogue et par la coopération constructive, l'assistance technique, le renforcement capacités que le HCDH réalise en Haïti doivent toujours se fonder sur les priorités établies par Haïti. Nous réitérons notre appui à la République sœur d'Haïti. Cuba continuera de lui offrir une aide solidaire, comme il le fait depuis 1998, dans différents domaines, en particulier dans le domaine de la santé. Merci beaucoup, M. le vice-président.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à l'Égypte.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Nous souhaitons la bienvenue au Haut-Commissaire et le remercions de son exposé que nous avons suivi avec grand intérêt.
Nous le remercions.
Nous nous félicitons des efforts de renforcement des capacités.
Et des institutions en Haïti et nous saluons la coopération continue du pays avec les mécanismes des droits de l'homme pour le bien des droits de la population.
Nous ne pouvons que soutenir ces efforts.
Il convient de soutenir le renforcement des capacités et les mécanismes de coopération afin d'étayer les efforts nationaux relatifs aux droits humains. Il est également Essentiel de permettre au Conseil de contribuer pour améliorer la situation sur le terrain. Mais pour ce faire, il faut que les besoins et les priorités des pays soient respectés.
Je vous remercie. Je cède à présent la parole à la Chine.
Monsieur le vice-président, la Chine suit de près la situation en Haïti. Nous nous inquiétons de sa situation humanitaire et nous apportons notre soutien à la population du pays qui est en souffrance.
Nous appelons à mettre au premier plan les besoins de la population, à combattre toute forme de violence.
Nous soutenons les efforts du Conseil afin de promouvoir et protéger le droit humain en Haïti. La Chine n'a eu de cesse de participer aux consultations multilatérales pertinentes. au Conseil de sécurité, notamment, nous avons fait montre d'une grande bonne volonté. La Chine est disposée à se joindre à la communauté internationale dans ses efforts de restauration de la stabilité dans le pays. Merci.
Merci. Je cède à présent la parole aux Bahamas, au nom de la CARICOM.
Merci, Monsieur le Vice-Président.
J'ai l'honneur de m'exprimer au nom les États de la CARICOM à Genève, nous remercions le Haut-Commissaire ainsi que l'expert de leur point d'information. Haïti est notre voisine et un membre de notre famille caribéenne. Nous ne pourrons jamais nous habituer à la souffrance de son peuple. Près d'un million et demi de personnes sont déplacées au sein des frontières, les enfants sont enrôlés par les gangs et beaucoup trop ont du mal à accéder à l'école, à la nourriture et aux soins de santé. Alors que la Garicom l'a réitéré en juillet de cette année, nous resterons aux côtés d'Haïti dans ses.
Efforts de retour à la sécurité et à la gouvernance constitutionnelle.
Les parties prenantes doivent rester au cœur de toute décision concernant l'avenir de leur pays. En Haïti, nous réitérons l'appel à déployer pleinement et à doter des ressources nécessaires la force de répression des gangs. en étroite collaboration avec la police nationale, reconnaissant que la sécurité en Haïti est indissociable de la sécurité et de la stabilité dans les Caraïbes.
Nous nous félicitons de l'extension récente du mandat de la force par le Conseil de sécurité.
Le groupe de personnes éminentes restera une passerelle entre le gouvernement haïtien et toute une série de parties prenantes de la société civile. Nous exhortons nos partenaires internationaux à accorder des fonds prévisibles à Haïti. Nous restons aux côtés d'Haïti dans ces efforts et dans cette quête d'avenir pacifique. Je vous remercie.
Merci. C'était le dernier orateur ou oratrice de la liste. Nous allons maintenant donner la parole aux représentants des INDH et des ONG. Je donne la parole à Center for Global Nonkilling.
Merci, Madame la Présidente.
Monsieur le vice-président, Monsieur le haut-commissaire, Messieurs les experts indépendants, chère population, diaspora, autorités d'Haïti, aujourd'hui, nous observons la Journée.
Internationale de la non-violence, l'anniversaire de Mahatma Gandhi. Que dirait aujourd'hui le Mahatma à un bandit ou un officier de maintien de la paix?
Dans mon canton suisse, le canton de Vaud.
Il est dit dans la Constitution que dans ses activités, le canton doit veiller à ce que la justice et la paix prévalent et que le canton soutienne la prévention des conflits. Il est logique de placer au premier plan la justice si la force est nécessaire pour restaurer la paix, mais la justice doit être juste et aussi douce que possible parce que l'objectif ultime c'est la paix. Il est nécessaire de hisser une nouvelle bannière de la paix en Haïti. afin que les bandits et les officiers de la paix comprennent l'objectif qui est le leur, vivre dans la paix et la dignité. Ensuite, le dialogue sera possible et il sera possible de déposer les armes. La population et les officiers de la paix doivent comprendre le besoin de non-violence. La non-violence change les mentalités et ça permet également D'agir, je vous remercie, Monsieur le.
Gracias. La palabra.
Merci beaucoup. Catholic International Education Office.
Président en Haïti. Ce ne sont plus seulement les institutions qui vacillent. C'est le droit même de vivre, d'apprendre et d'espérer qui est gravement menacé de nos jours. Écoles attaquées, pillées, fermées ou transformées en refuges. Enseignants menacés, déplacements forcés, violences sexuelles, enlèvements, recrutement et exploitation d'enfants. L'éducation est devenue l'une des premières victimes de la crise. Au cours de l'année scolaire 2024-2025, selon l'UNICEF, plus de 1600 écoles ont été signalées fermées, affectant plus de 240 000 élèves et des milliers d'enseignants. Pour les enfants haïtiens, le droit à l'éducation n'est plus effectivement garanti. Il devient un privilège inaccessible, brisant l'espoir de nombreux enfants. L'OIEC, présent dans 110 pays au service de 68 millions d'enfants, appel l'État haïtien à faire de la protection des enfants, des enseignants et des écoles une priorité nationale absolue. Nous appelons également la communauté internationale à soutenir durablement l'éducation en Haïti, à garantir que les écoles redeviennent des espaces protégés, accessibles et sûrs. L'école ne peut être sacrifiée à la violence. Protéger l'école, c'est protéger l'enfant. Protéger l'enfant, c'est protéger l'avenir d'Haïti. Le temps n'est plus seulement à l'inquiétude. Le temps reste résolument à l'action. Je vous remercie.
Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole au Conseil national des droits de l'homme du citoyen.
Merci, Monsieur le Président. Nous remercions le Haut-Commissaire de ce point sur Haïti, où les femmes et les filles continuent de.
Subir la violence sexuelle des gangs armés?
Nous sommes préoccupés par les propositions visant à déployer des militaires et personnels de police sri-lankais au sein de la force de répression des gangs, les femmes et les filles haïtiennes ont déjà été victimes des gardiens de la paix du Sri Lanka. Le BSCI a recensé des cas d'exploitation sexuelle et d'atteinte sexuelle par.
Les contingents sri lankais en Haïti entre 2004 et 2007.
Le risque est exacerbé en raison de l'historique national du Sri Lanka. Le HCDH, dans ses enquêtes, y compris dans son rapport de 2026 sur la violence sexuelle en temps de conflit, a répertorié que le viol était utilisé comme arme de guerre contre les femmes tamouls par les forces de sécurité. Aucune poursuite ne s'en est suivie et les mécanismes conjoints de la Commission des droits de l'homme du Sri Lanka et le HCDH se sont effondrés en 2024. Déployer ce genre de personnel, viol. la résolution 22 septembre du Conseil de sécurité et la politique de diligence voulue des droits de l'homme. Les femmes et les filles haïtiennes ne doivent pas payer le prix d'opérations de sécurité moins onéreuses. Leur sécurité, leur dignité ne sont pas une monnaie d'échange. Nous demandons ceci au commissaire. Quelles sont les garanties qui permettront d'éviter la violence sexuelle? Merci.
Merci beaucoup. Je donne la parole à l'Armée du salut.
Monsieur.
Le vice-président, l'Armée du Salut remercie le Haut commissaire ainsi que l'expert indépendant de leurs points d'information oraux sur Haïti. L'Armée du Salut travaille en Haïti depuis plus de 75 ans, offrant secours humanitaire, services de santé et d'éducation et programmes communautaires.
Grâce à sa présence en ligne de front, nous.
Continuons d'assister aux effets délétères de la violence armée à l'égard des communautés, en particulier des femmes et des enfants. Près d'un million et demi de personnes sont aujourd'hui déplacées. Beaucoup vivent dans des endroits surpeuplés, avec un accès limité aux services fondamentaux et exposés à un risque accru de violences fondées sur le genre, d'exploitation et d'enrôlement des enfants. Dans le même temps, la violence sexuelle reste endémique, tandis que les survivants se heurtent à des barrières dans l'accès aux soins de santé, à la protection et à la justice. Les enfants en portent également les conséquences, puisque les écoles ont fermé leurs portes, l'accès aux soins de santé et aux services de base s'est détériorée et les enfants associés aux groupes armés restent exposés au risque de préjudice et de stigmatisation. Dès lors, nous exhortons à renforcer l'accès humanitaire, à coordonner les services d'aide aux survivants, à protéger davantage les femmes et les enfants déplacés et à assurer la reddition des comptes pour les violations graves des droits de l'homme. Monsieur le Haut-Commissaire, Monsieur l'expert indépendant, compte tenu de l'ampleur et de la complexité de la crise, quelles sont les mesures que peut prendre la communauté internationale pour veiller à ce que les ripostes humanitaires et relatives aux droits de l'homme disposent des ressources nécessaires et que les personnes les plus vulnérables, les femmes et les enfants, la reçoivent. Merci.
Je cède la parole à Edmund Rice International Limited.
Haïti traverse une crise inédite des droits de l'homme et une crise humanitaire. Des milliers de personnes ont été tuées, mutilées ou enlevées, tandis qu'un million et demi de personnes sont déplacées. Le contrôle des gangs armés dans les zones de Port-au-Prince se développe et continue d'asseoir leur influence territoriale, tandis que l'État entreprend des opérations de sécurité. Les civils restent exposés à un risque, notamment des frappes de drones. Les Nations unies ont vérifié des milliers de violations graves à l'égard d'enfants qui continuent d'être exposés au risque d'enrôlement, d'exploitation sexuelle, de travail forcé et d'autres. La violence sexuelle et sexiste est utilisée systématiquement pour intimider et contrôler les communautés. Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée. Des milliers de cas de viols et d'agressions sexuelles ayant été répertoriés. Notre organisation appelle Haïti et ses partenaires à restaurer l'état de droit et renforcer les institutions de justice et les institutions gouvernementales à soutenir une transition démocratique emmenée par Haïti, ainsi que des élections justes et libres, renforcer la coordination entre les autorités haïtiennes et les partenaires régionaux, et prévenir le flux d'armes et endiguer l'assistance financière aux groupes armés. Les opérations de sécurité doivent respecter le droit international des droits de l'homme et Haïti doit mettre au premier plan la protection des enfants, l'éducation et des services pour les survivants de violences sexuelles et sexistes. Merci.
Je cède la parole pour une déclaration conjointe à Youth in Technology and Arts Network.
Absent?
Je cède à présent la parole à Interfaith International.
Merci, Monsieur le vice-président. Interfaith International soutient le travail de l'expert indépendant et se félicite de la reconduction de son mandat pour aider Haïti à sortir de cette situation dramatique. Cependant, notre organisation reste préoccupée par la poursuite des violences perpétrées par les gangs, ainsi que l'affaiblissement des institutions étatiques. Les rues de Port-au-Prince restent encore en proie à la criminalité. Nous estimons que seuls le renforcement et la consolidation de l'État permettront de garantir le développement socio-économique et le retour de l'ordre constitutionnel. Pour notre organisation, La solution durable de la crise haïtienne découlera de la concertation entre l'ensemble des différents acteurs politiques nationaux, ainsi que les efforts de la communauté internationale qui doivent contribuer au renforcement des capacités des acteurs nationaux, des institutions et principalement le système judiciaire, la formation des forces de sécurité et du personnel administratif pénitencier. Les Haïtiens ont maintenant besoin de protection pour vivre dans la sécurité et dans la paix. Par ailleurs, notre organisation condamne fermement la mesure prise par l'administration américaine de mettre fin au statut de protection temporaire accordé aux Haïtiens. L'adoption de cette mesure par les États-Unis laisse entrevoir l'accroissement de la crise sécuritaire et humanitaire. En conclusion, Interfaith International demande l'application intégrale du régime de sanctions et de l'embargo sur les armes afin de couper l'accès des gangs aux armes et aux munitions. De plus, notre organisation invite les autorités à lutter contre l'impunité et la corruption.
Merci.
Je cède à présent la parole à Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme.
Le vice-président, la RADO remercie le Haut-Commissaire pour sa mise à jour orale et elle soutient ses efforts d'accompagnement pour le relèvement du pays. Notre organisation salue l'adoption de la résolution 2829 du Conseil de sécurité pour la prorogation du mandat de la Force de répression des gangs. Nous appelons à un plein déploiement des FRG pour protéger les populations civiles et mettre en place un mécanisme chargé de contrôler le respect des droits humains. La situation en Haïti reste encore chaotique. Selon le Bureau intégré des Nations unies, au moins 1 642 personnes ont été tuées entre janvier et mars 2026, et au moins 1 408 autres entre avril et juin. Près de 800 victimes de violences sexuelles liées aux gangs ont été recensées en un seul trimestre. Des enfants ont été tués et blessés par des drones explosifs. Plus d'un million de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays. À l'approche des élections prévues pour le 13 décembre, La RADO demande aux autorités haïtiennes à protéger les populations civiles, à diligenter les enquêtes sur toutes les violations, y compris celles commises par les forces de sécurité, et à garantir l'organisation des élections sûres et inclusives, aux Etats à respecter le principe de non-refoulement et à suspendre les expulsions vers Haïti, à la communauté internationale, à poursuivre le financement de l'aide humanitaire et à faire respecter l'embargo sur les armes. Monsieur l'expert, quelles mesures concrètes recommandez-vous pour protéger les femmes et les enfants des violences des gangs avant les élections. Je vous remercie.
Merci beaucoup.
C'était le dernier orateur de notre liste. Je vais maintenant donner la parole à Monsieur Mathias Benke, directeur ad interim régional du HCDH pour les Amériques.
Vous disposez de six minutes?
Avant toute chose, merci à toutes les délégations pour ces commentaires et ces questions. Je vais répondre aux questions relatives à la force de répression des gangs et aux travaux du Bureau. Je laisserai les autres questions à M. O'Neil.
La résolution du Conseil de sécurité autorisant la force exige un cadre strict.
Afin d'enquêter sur les violations répertoriées des droits de l'homme, y compris l'exploitation sexuelle et les atteintes. Avec le soutien de certains États membres, le BINUH apporte une assistance technique à la Force de répression des gangs afin que ces prescriptions prennent la forme de garde-fous concrets. Cela inclut une formation aux droits de l'homme et au recours à la force, le développement d'un cadre normatif exhaustif, le suivi et la déclaration des violations des droits de l'homme et la contribution à la reddition des comptes. Le HCDH fournit des conseils sur les programmes de formation, sur les politiques de diligence en matière de droits humains et les normes relatives aux droits humains ainsi que les modalités de déploiement. La responsabilité du respect du droit international et des droits de l'homme incombe avant tout à la Force de répression des gangs. L'assistance technique du HCDH ne vient pas remplacer ces responsabilités. Son appui aux mécanismes de vérification des dispositions vient compléter les efforts de surveillance et d'établissement de rapports La première responsabilité de la surveillance du personnel incombe aux États fournisseurs de contingents. S'agissant de la question du Sri Lanka, depuis la création d'un mécanisme de vérification qui reste en suspens, les Nations Unies ont mis en place des modalités de vérification temporaires. Il s'agit donc d'exclure des personnes désignées qui présenteraient des risques pour les droits humains. Cela ne remplace pas le besoin de mécanismes nationaux, et c'est pourquoi nous collaborons avec le gouvernement pour l'établissement d'un mécanisme à cet effet. La résolution 2272 suit la tolérance zéro des Nations unies pour la violence sexuelle et les atteintes, et met en avant la responsabilité des pays fournisseurs de contingents d'assurer la reddition des comptes en cas d'inconduite. C'est pourquoi la vérification préalable est si importante. Le personnel au sujet desquels il existe des informations probantes relatives aux violations des droits humains ou de violences sexuelles ne peuvent être déployés. Je vous remercie.
Merci. Je donne maintenant la parole à Monsieur O'Neill.
Gracias.
Merci infiniment pour ces questions. Plusieurs sujets sont revenus.
Parmi les questions posées, notamment prononcées par la Norvège, l'Union européenne, le Royaume-Uni et d'autres, la redevabilité en cas de.
Violences et crimes perpétrés par les gangs, d'une part, d'autre part, la protection et la réinsertion, dans l'idéal, des jeunes.
Qui ont été enrôlés.
De force par les gangs. Je vais donc commencer par la première partie. La question relative à la reddition des comptes est d'importance indéniable.
À l'heure actuelle, la police judiciaire, évoquée plusieurs fois ce matin, s'empare du dossier. d'une part la violence, d'autre part les crimes financiers.
Donc, il faut nous demander quel soutien apporter à ces entités haïtiennes et leur apporter une aide en matière de savoir-faire et de ressources. S'agissant de la réintégration des enfants, il est également nécessaire d'établir des centres ou des refuges sûrs qui offriraient des conseils, un appui psychosocial et une aide à la réinsertion.
Il n'y a qu'un centre à ce jour qui peut accueillir environ 300 enfants.
Il n'est pas encore prêt à ouvrir ses portes, mais le sera bientôt. Haïti aura besoin de quatre ou cinq centres de ce genre supplémentaires, puisque l'on estime que le nombre de jeunes impliqués dans des gangs représente 5 à 6000 jeunes.
Personne n'est sûr des chiffres.
En tout cas, ils auront besoin de ce soutien. Ensuite, Un protocole a été signé qui établit certaines mesures à suivre pour prendre en charge les enfants qui ont été recrutés ou libérés par les gangs. Cela exige évidemment des ressources. Ensuite, s'agissant des détentions, la surpopulation carcérale est catastrophique.
Il est nécessaire de créer de nouvelles places.
Les membres de gangs, adultes, non pas les enfants, responsables de violations graves, doivent pouvoir être incarcérés. Il n'y a pas de centre de détention qui soit conforme aux normes des droits humains actuellement en Haïti. Il est donc nécessaire, à ce sujet, de suivre la diligence voulue. Ensuite, une question a été posée concernant les plaintes relatives à la force de répression des gangs.
Il existe un mécanisme de plainte.
Par le biais desquels les Haïtiens peuvent porter plainte quant au comportement des membres de la force de répression. Cela a été expliqué par les membres du gouvernement et dans la presse haïtienne. Nous pourrions évidemment sensibiliser davantage, mais en tout cas, un mécanisme existe. Je crois que le temps qui m'était accordé est épuisé. Merci, Monsieur le vice-président.
Merci beaucoup. Nous avons donc conclu ce dialogue interactif. Je remercie le Haut-Commissaire, Monsieur O'Neill et Monsieur Benke, merci pour votre participation. Nous allons marquer une brève pause avant d'entamer le dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge. Excellence, Mesdames et Messieurs, chers collègues, nous allons maintenant entamer notre dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge. Permettez-moi de souhaiter une chaleureuse bienvenue au nouveau titulaire du mandat, M. Andrews. La liste des orateurs sera close dans 15 minutes. Je donne maintenant la parole au titulaire de mandat, M. Andrews, pour la présentation de son rapport.
Merci infiniment, M. le vice-président. C'est un honneur que de prendre la parole devant le Conseil des droits de l'homme en tant que rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'homme au Cambodge. Je souhaite avant toute chose remercier le gouvernement royal du Cambodge de sa coopération, y compris avec ma mission en juillet, au cours de laquelle j'ai pu rencontrer le Premier ministre, le président du Sénat ainsi que des représentants de plusieurs ministères. Les échanges avec ces représentants furent respectueux, constructifs et enrichissants. J'ai également eu l'occasion de rencontrer des membres de l'opposition, des défenseurs des droits humains, des militants pour l'environnement, des représentants des organisations de la société civile, journalistes et travailleurs du secteur humanitaire, entre autres. Toutes ces personnes ont décrit un environnement particulièrement complexe. Ils ont expliqué comment le gouvernement avait utilisé les procédures judiciaires et administratives pour s'en prendre aux militants, aux organisations de la société civile, aux syndicats et aux médias indépendants. On m'a raconté que les autorités avaient appliqué de manière arbitraire les lois afin de saper les efforts relatifs aux droits humains, à l'environnement et autres questions importantes. Ils ont décrit la peur d'être érigé en criminel et la peur des représailles.
Il faut.
Remercier le gouvernement pour ce que j'ai joui d'un accès sans entrave au pays, y compris aux prisons. J'ai pu découvrir des conditions de surpopulation carcérale. J'ai rencontré des détenus qui avaient été condamnés pour exercer leur droit à la liberté d'expression, de réunion ou d'association. Certains avaient été placés dans des cellules de sécurité maximale. J'ai dit combien j'étais préoccupé aux représentants du gouvernement. Ils ont répondu que ces condamnations étaient conformes à la législation cambodgienne. Néanmoins, les dispositions du code pénal, y compris en vertu desquels beaucoup ont été jetés en prison, sont en réalité incompatibles avec le droit international et les droits de l'homme. J'ai appris que les accusés avaient souvent été condamnés en dépit de l'absence de preuves vis-à-vis des charges. à leur égard. J'ai commencé à examiner des affaires d'arrestations arbitraires présumées et de détentions arbitraires présumées au Cambodge, et je crois qu'il y a certainement plus de 100 personnes détenues de manière injuste pour avoir exercé leurs libertés fondamentales. Des informations crédibles indiquent que le nombre de personnes détenues pour ces raisons aurait triplé depuis début 2024. cela devrait inquiéter tous les membres de ce Conseil des droits de l'homme. J'ai également appris au cours de ma mission, néanmoins, que des progrès tangibles avaient été réalisés au Cambodge s'agissant de la vie quotidienne des citoyens, des progrès qui se traduisent par une réduction considérable de la pauvreté et de la mortalité infantile, et également une amélioration considérable de l'espérance de vie, du taux de scolarisation, de l'accès à l'électricité, à l'eau et à l'assainissement. Ce sont des réalisations louables, mais le Cambodge se heurte également à des barrières économiques, que ce soit la nécessité d'obtenir davantage d'investissements étrangers directs, le poids écrasant de la dette que portent un nombre grandissant de familles qui sont tombées victimes de prédateurs ou encore les effets économiques du conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande. Au cours de ma mission, je me suis rendu dans des zones en butte à ce conflit qui a des répercussions sur les droits humains de la population civile de part et d'autre de la frontière.
Quelques 650 000.
Cambodgiens et 400 000 Thaïlandais ont été déplacés de force en raison des hostilités au pic du conflit, selon les chiffres.
Des gouvernements respectifs?
Plus de 18 000 civils cambodgiens restent déplacés. Des barrières commerciales de part et d'autre ont touché les entreprises, les travailleurs et les familles.
« Il est important de régler le conflit à la frontière. De manière rapide, je ne saurais trop insister là-dessus. Les communautés concernées doivent pouvoir rentrer chez elles, bénéficier d'un environnement stable et sûr et reprendre une vie normale qui a été perturbée par ce conflit, Monsieur le Président. du point de vue des droits de l'homme, en fait, il y a deux Cambodges. Le premier est le Cambodge qui a réaffirmé son attachement aux droits de l'homme ou à la primauté du droit, qui a ratifié huit traités internationaux des droits de l'homme sur neuf, qui a appuyé 84 % des recommandations lors du dernier EPU. et qui montre une volonté à s'engager avec les procédures spéciales, dont moi, même si cet engagement est difficile à mener à bien. Le deuxième Cambodge, c'est celui qui restreint la liberté d'expression et l'espace civique, celui qui applique de manière arbitraire des lois répressives pour réprimer les opposants politiques qui réalisent une persécution des défenseurs des droits de l'homme, militants politiques et journalistes. Ce qui est en jeu concernant les choix du Cambodge est particulièrement important pour les années à venir. Des élections libres, justes et crédibles ne sauront être réalisées si les leaders politiques restent derrière les barreaux ou sont restreints dans leurs droits politiques. ou lorsque les lois électorales et les procédures administratives viennent qualifier des candidats valables et empêcher les partis d'opposition de se présenter. Monsieur le Président, la communauté internationale peut jouer un rôle important pour que l'on puisse avoir des progrès. Ces derniers mois et dernières années, des gouvernements étrangers se sont engagés aux côtés du gouvernement cambodgien en ce qui concerne les cyber-arnaque. Comme je le dis dans mon rapport, jusqu'à récemment, le gouvernement cambodgien ignore ou minimise l'importance d'allégations qui décrivent une véritable industrie des escroqueries en ligne. mais il ne fait que peu de doute que ces opérations criminelles prennent plusieurs formes au Cambodge. Il y a plusieurs failles dans le domaine de la reddition des comptes et dans le traitement des victimes de traite. Mais il faut absolument que l'on passe du déni à l'action. C'est ainsi que la communauté internationale pourrait démontrer son engagement. C'est ainsi que l'on pourrait faire changer les choses. J'aimerais vous dire que c'est valable également pour d'autres questions des droits de l'homme que j'ai identifiées dans mon rapport, y compris la détention des défenseurs des droits de l'homme, de journalistes, de militants politiques qui souffrent dans les pavillons de haute sécurité, de prisons encombrées. Monsieur le Président, l'espoir du Cambodge résident dans son peuple, dans ses leaders, dans ses organisations qui sont engagées à édifier une société respectueuse des droits de l'homme à l'avenir. Ces acteurs doivent pouvoir faire leur travail sans craindre d'être arrêtés de manière arbitraire, sans voir leur travail en faveur des droits de l'homme indûment restreint. J'exhorte les autorités à bien vouloir faire respecter les droits de l'homme et faire advenir la justice pour chaque Cambodgien, chaque Cambodgienne. J'exhorte chaque représentant ici au Conseil des droits de l'homme à ne pas perdre de vue la situation au Cambodge et la situation des droits de l'homme qui a tant d'incidence sur sa population. Nous savons que votre engagement peut faire changer les choses. Mon premier rapport devant ce Conseil porte sur la situation des droits de l'homme au Cambodge. En conclusion, je puis dire que je suis préoccupée, mais je garde espoir. J'attends avec impatience de pouvoir maintenir un lien constructif avec le gouvernement du Cambodge et j'ai hâte de pouvoir continuer de travailler dans ce domaine pour voir advenir le Cambodge mérité par sa population. Merci beaucoup.
Conformément à notre pratique, nous allons tout d'abord entendre la délégation du pays concerné. Le représentant du Cambodge a la parole.
Il dispose de cinq minutes.
Merci, M. le Président. Le Cambodge prend note du rapport du Rapporteur spécial et se félicite de sa première visite dans notre pays. Nous réaffirmons notre engagement à tenir un dialogue ouvert et à poursuivre notre coopération avec ce titulaire de mandat pour notre pays. Ce dialogue reflète la situation des droits de l'homme de manière fidèle, les progrès, mais également les défis. Ce rapport fait état des acquis et de la manière dont nous avons coopéré avec ce mandat. et le Cambodge attirent l'attention du Rapporteur spécial sur les conséquences désastreuses du conflit avec le gouvernement thaï en décembre 2025. 5 000 Cambodgiens ont été déplacés de force. De nombreux n'ont pas pu rentrer dans leur foyer à cause de la présence continue des forces thaïes sur la frontière. Le rapporteur a identifié un certain nombre d'exemples. d'éléments empêchant leur retour chez eux. Cela a un impact sur la vie de la communauté, la santé, l'éducation, etc. Nous faisons nôtre l'appel du rapporteur spécial lancé au gouvernement thaï pour qu'il permette ce droit de retour. Le Cambodge lance un appel à ce que l'on mette en œuvre les dispositions de la déclaration du 27 décembre 2025, notamment en ce qui concerne le retour sûr et digne des civils concernés. L'escroquerie en ligne est un phénomène terrible qui exige une action collective. Nous avons intensifié les poursuites, les enquêtes et la coopération internationale, nous avons pu démanteler un certain nombre de réseaux, interrogé des milliers de prévenus, nous avons gelé des biens et nous avons également secouru des victimes. Du 23 au 24 septembre, nous avons organisé une conférence internationale sur la lutte contre la cyberescroquerie. Nous nous sommes engagés à tout faire pour lutter contre ce phénomène, protéger les victimes et renforcer la coopération internationale sur la base de la souveraineté, bien entendu, et de notre droit national sur l'espace civique et politique. Le Cambodge réitère que personne n'est poursuivi sur la base de son avis politique, sa profession ou son affiliation. La société civile continue de jouer un rôle important dans notre pays.
L'enregistrement et la licence des ONG sont régis par la loi et ne doivent pas être vus comme des restrictions faites à l'espace civique. Sur la participation politique, nous restons engagés vis-à-vis du pluralisme, de l'inclusivité et d'une démocratie multipartite. La participation politique va au-delà des élections.
Elle est faite de consultations, de dialogues avec les parties qui ont la possibilité de donner leur point de vue sur des questions sociales et sociétales. Nous sommes attachés à renforcer l'inclusion des femmes, des enfants, des personnes handicapées, des LGBTIQ+ et des autochtones dans notre société. Nous travaillons la question des relations entre personnes du même sexe et nous entreprenons une réforme concernant les droits des personnes handicapés et la réforme du foncier pour les autochtones, nous encourageons une approche qui accorde une priorité à l'assistance technique au renforcement des capacités, une démarche qui a en son centre le développement durable. Nous sommes prêts à continuer de nous engager avec le rapporteur spécial de bonne foi pour faire advenir les droits de l'homme. Nous espérons que nous pourrons satisfaire aux besoins de la population qui est affectée par le conflit frontalier, conformément au droit international. Merci beaucoup.
Merci. La liste des orateurs est maintenant close. J'invite maintenant les délégations intéressées à formuler des questions et à réagir au rapport du rapporteur spécial. Vous disposez d'une minute 30. Je donne maintenant La parole est à la représentante de la Finlande au nom d'un groupe de pays.
Monsieur le vice-président, j'ai l'honneur de m'exprimer au nom des pays nordiques et baltes. Nous saluons le premier rapport du rapporteur spécial présenté au Conseil. Nous saluons l'engagement du Cambodge et sa coopération avec les mécanismes internationaux des droits de l'homme, dont le HCDH et le rapporteur spécial. Un espace civique ouvert et inclusif est essentiel pour la démocratie, le développement durable et la réalisation des droits de l'homme. Personne ne devrait être enfermé parce qu'il a voulu exercer ses droits. Ainsi, nous lançons un appel au Cambodge afin qu'il veille à ce que tous les individus puissent exercer leurs droits et bénéficier de leurs libertés fondamentales sans craindre d'être intimidés ou de faire l'objet de représailles.
Le droit national doit être mis en conformité avec les obligations dans le domaine des droits de l'homme. À l'heure où le Cambodge prépare ses élections, nous lui demandons de prendre des mesures pour encourager le pluralisme politique, renforcer la primauté du droit et permettre une participation substantielle de l'ensemble des membres de la société. Monsieur le Rapporteur spécial, quelles sont les mesures concrètes que pourraient prendre le Cambodge et ses partenaires internationaux au cours des prochaines années pour renforcer l'espace civique et les conditions permettant une bonne participation politique avant les futures élections?
Merci beaucoup. Merci. Union européenne, vous avez la parole.
Merci, Monsieur le vice-président. L'Union européenne remercie le rapporteur spécial pour son premier rapport. Nous saluons l'engagement constructif affiché par le Cambodge, qui coopère avec les mécanismes internationaux des droits de l'homme, y compris avec le rapporteur spécial et le HCDH. Nous recommandons aux autres pays concernés par ce mandat d'en faire de même. Nous encourageons le Cambodge à continuer de travailler pour mieux faire réaliser les droits de la communauté LGBTIQ+ et des personnes handicapées. Il est important que ce pays progresse dans le domaine de l'égalité hommes-femmes. L'Union européenne reste préoccupée par les restrictions graves faites à l'espace civique et politique et les allégations de détention arbitraire, de persécution judiciaire, de harcèlement et de procédures pénales contre des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des syndicalistes, des membres de l'opposition. Nous nous préoccupons également par les restrictions affectant les médias indépendants et la liberté d'expression. Nous sommes également préoccupés par des amendements législatifs récents, comme les amendements à la loi sur la nationalité et plusieurs lois, dont des dispositions du code pénal qui sont utilisées pour mettre derrière les barreaux des militants de l'opposition, des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes. Nous lançons un appel au Cambodge afin qu'il protège le droit à la liberté d'expression, à la réunion pacifique et à l'association, et qu'il mette en place les garanties d'un procès équitable et qu'il libère ceux qui sont détenus de manière arbitraire. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole aux Philippines au nom de la NASE.
Merci, Monsieur le vice-président. La NASE prend note du rapport du rapporteur spécial et félicite le gouvernement cambodgien, membre de la NASE, pour son engagement positif. Avec le titulaire, nous insistons sur l'importance de méthodes de travail équilibrées. Lorsque l'on prend en compte le travail d'un pays, il faut prendre en compte les circonstances nationales et se fonder sur des sources d'information crédibles.
Le mandat du rapporteur spécial a identifié des lacunes et a fourni des conseils, notamment en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique.
Nous l'en remercions.
Nous reconnaissons les défis du Cambodge, mais nous saluons cette initiative qui permettra de travailler avec le Cambodge pour lui permettre de s'améliorer dans le domaine de l'eau, de l'assainissement, de l'éducation, de la santé, des réformes judiciaires et juridiques. Bref, il pourra déployer de meilleurs efforts pour lutter contre la criminalité transnationale. Nous saluons le nombre de syndicats, d'ONG et de médias indépendants. Nous saluons l'engagement du Cambodge de dialoguer avec la Thaïlande pour que soit consolidé et perdure le cessez-le-feu en vue de la mise en œuvre totale de la déclaration conjointe du 27 décembre 2025. Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole à la Thaïlande.
Monsieur le Vice-Président, la Thaïlande prend note du rapport du Rapporteur spécial. La référence aux réseaux de cyberescroquerie au Cambodge, affectant des victimes du monde entier, mérite une attention internationale. La Thaïlande est particulièrement affectée. Notre pays est utilisé comme point de transit pour la traite de personnes. Le mandat du Rapporteur spécial porte sur la situation des droits de l'homme au Cambodge, mais le rapport fait référence à la situation à la frontière entre nos deux pays. Dans un esprit de coopération, la Thaïlande s'engage de manière constructive avec le Rapporteur spécial, lui a fourni des informations et lui a fourni son point de vue pour qu'il ait une idée équilibrée de la situation. Par exemple, la manière dont les hostilités ont commencé, l'impact d'attaques aveugles, mais cela n'est pas dûment reflété dans le rapport. Des civils sont déplacés des deux côtés de la frontière et méritent également que l'on en parle. En ce qui concerne les Cambodgiens qui demeurent déplacés, certains réside en réalité en Thaïlande dans des centres d'accueil depuis les années 70. Cela est bien documenté. Ce contexte ne saurait être ignoré. Sur les travailleurs migrants qui sont rentrés au Cambodge, on voit clairement qu'ils l'ont fait suite aux appels lancés par le gouvernement cambodgien. Il faut absolument assurer leur protection. Merci beaucoup.
Je donne maintenant La parole au Burundi.
Merci, Monsieur le Président. Le Burundi note avec satisfaction les progrès accomplis par le Royaume du Cambodge dans la promotion et la protection des droits de l'homme et salue tout particulièrement l'étape franchie dans la perspective de la mise en place d'une institution nationale des droits de l'homme conforme aux principes de Paris. Nous saluons les avancées notables enregistrées en matière de droits économiques, sociaux et culturels, notamment à travers une croissance inclusive, le renforcement du système de protection sociale et un engagement ferme en faveur du développement durable, contribuant ainsi à l'amélioration du niveau de vie des populations. Nous apprécions en outre les efforts consentis par le secteur de la santé, de l'éducation, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que les initiatives visant à garantir l'accès des communautés vulnérables aux services de base, la sécurisation foncière et au renforcement de l'enregistrement civil et de l'identité juridique. Pour conclure, le Burundi encourage le Royaume du Cambodge à préserver dans cette dynamique positive et réaffirme, dans un esprit de dialogue constructif, l'importance d'une coopération technique fondée sur sa demande, son consentement et le respect des priorités nationales. Je vous remercie.
Merci beaucoup, Monsieur. Je donne maintenant la parole à la représentante de la Nouvelle-Zélande.
Merci, Monsieur le vice-président. La Nouvelle-Zélande salue l'importance de la paix et de la stabilité dans l'engagement multilatéral et régional du Cambodge. Dans le cadre de notre partenariat, nous restons engagés à aider le Cambodge à se débarrasser des mines d'ici 2030. Notre coopération vise à réduire l'impact humanitaire des mines antipersonnel. Nous continuerons de nous battre contre ces armes qui frappent de manière aveugle. Nous saluons la coopération entre le Cambodge et les mécanismes de l'ONU. Nous saluons ses efforts pour renforcer ses cadres juridiques et institutionnels pour renforcer les droits de l'homme et la primauté du droit. La Nouvelle-Zélande reste toutefois préoccupée par les restrictions faites aux espaces civiques et politiques, notamment des limitations faites à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique, les restrictions faites aux médias indépendants et à la participation politique. Une société ouverte et inclusive toutes les voix doivent être entendues. Il est essentiel de mettre en place une gouvernance démocratique et cela permettra d'assurer les progrès économiques et sociaux. Monsieur le vice-président, quelles sont les mesures qui peuvent être prises pour aider le Cambodge à renforcer son espace civique et la participation politique? Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole à la RP des Laos.
Monsieur le Vice-Président, ma délégation souhaite remercier le Rapporteur spécial pour son rapport. Nous saluons l'engagement du Cambodge à continuer de travailler pour protéger les droits de l'homme. Nous apprécions également les progrès réalisés pour protéger les groupes vulnérables, dont les femmes, les enfants et les personnes handicapées. Nous saluons également les efforts pour lutter contre la violence, améliorer la protection sociale et renforcer l'intégration sociale de tous les groupes. Ma délégation salue le dialogue constructif et la coopération du Cambodge avec les mécanismes onusiens des droits de l'homme. En particulier, nous saluons l'engagement actif du Cambodge avec les organes conventionnels. En effet, le Cambodge a ratifié huit sur neuf traités internationaux des droits de l'homme et s'acquitte de ses obligations conventionnelles. En effet, il a présenté un certain nombre de rapports initiaux, notamment son rapport initial a été présenté en janvier 2026 au CRPD. La RPD Lao insiste sur le fait que le programme des droits de l'homme doit passer par un dialogue véritable et une coopération constructive avec un respect mutuel. Merci beaucoup.
UNICEF a la parole.
Monsieur le vice-président, UNICEF salue les progrès réalisés par le Cambodge dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la protection sociale et de la protection des enfants. Mais il y a encore de grandes failles. Les droits de l'homme sont universels, indivisibles, interdépendants. Chaque enfant doit pouvoir prospérer sans violence, sans abus, sans exploitation, sans pratique préjudiciable et exercer leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique sans restriction. UNICEF lance un appel au Cambodge afin qu'il renforce son système de protection de l'enfance et qu'il lutte contre la violence, l'exploitation qu'ils mettent en place une éducation inclusive et une justice adaptée aux enfants. Nous encourageons les investissements au niveau régional pour que tous les enfants puissent accéder aux services essentiels. Il est important que le Cambodge procède à une analyse budgétaire sous l'angle des enfants. Nous lui demandons également de renforcer sa santé mentale, son appui psychosocial et qu'il prenne des mesures pour lutter contre les risques des activités en ligne pour les enfants. Les enfants doivent également pouvoir prendre part aux décisions qui les concernent. Unicef encourage Le Cambodge a ratifié le protocole facultatif sur les communications individuelles. UNICEF reste engagé à aider le gouvernement pour qu'il puisse au mieux mettre en?
Oeuvre la Convention relative aux droits de l'enfant, notamment pour une assistance technique.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole au Vietnam.
Monsieur le vice-président, le Vietnam s'associe à la déclaration. au nom de la NASE. Le Vietnam remercie le Rapporteur spécial pour son rapport et salue les efforts déployés par le Cambodge pour améliorer son développement social, économique et protéger les droits des enfants. Nous saluons les progrès réalisés par le Cambodge pour améliorer la protection sociale et pour relever le niveau de vie et et l'accès aux services essentiels, en particulier pour les groupes les plus vulnérables. Le Vietnam félicite également le Cambodge qui coopère avec le HCDH et les mécanismes onusiens des droits de l'homme. Par ailleurs, nous saluons ses efforts pour renforcer son cadre juridique. améliorer la coopération régionale et internationale pour lutter contre l'escroquerie en ligne, l'exploitation des enfants et toute autre forme de criminalité transnationale organisée. Il prend des mesures pour renforcer la protection des enfants. Mais le Vietnam reste engagé à coopérer avec le Cambodge et ses partenaires pour l'aider à relever ces défis. Monsieur le Président du Vietnam estime que le respect mutuel et le dialogue respectueux sont essentiels pour faire progresser les droits de l'homme. Nous pensons qu'ainsi, nous pourrons encourager les progrès dans la réalisation des droits au Cambodge. Merci beaucoup.
Merci. L'Indonésie a la parole.
Merci, Monsieur le Vice-Président. L'Indonésie s'associe à la déclaration prononcée par la Nasa. Nous prenons note du rapport du rapporteur spécial et saluons la coopération entre le Cambodge et les mécanismes de l'ONU. Nous saluons ses efforts pour renforcer la protection sociale et améliorer l'accès à l'électricité, l'eau et l'assainissement. Nous appuyons également les efforts du Cambodge pour aller vers une radiation de son statut de la liste des PMA, mais nous sommes préoccupés par la criminalité transnationale organisée, notamment les cyberescroqueries. qui ravage le tissu social. Nous sommes engagés à lutter contre cette criminalité, à aider les victimes au sein de la NASE et au-delà. Finalement, nous saluons le cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande et les efforts déployés par le Cambodge pour régler la situation à la frontière de manière à faire perdurer la stabilité et la paix en faveur des communautés concernées. C'était essentiel. pour toute notre région. Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole au Japon.
Merci, Monsieur le vice-président, Monsieur le rapporteur spécial. Nous apprécions votre rapport et votre engagement continu dans la région. Nous saluons la coopération constructive entre le Cambodge et le Rapporteur spécial, notamment lors de sa dernière visite. Nous saluons également les efforts du Cambodge pour améliorer la coopération internationale afin de lutter contre les opérations d'escroquerie en ligne et lutter contre la traite d'êtres humains. Le Japon salue les développements récents, notamment la libération de M. Kem Sokha de son assignation à résidence suite à une grâce royale. Mais dans le même temps, nous sommes préoccupés par des restrictions faites à l'espace civique et politique, tel que décrit dans le rapport du rapporteur spécial. Nous attendons avec impatience les élections de 2027 ainsi que les élections générales de 2028. Et encore une fois, nous lançons un appel au gouvernement cambodgien afin qu'il poursuive ses efforts pour renforcer le pacifique et politique et pour qu'il garantisse les droits, la liberté d'expression, la réunion pacifique et l'association. Le Japon insiste sur l'importance d'un dialogue constructif. et de la coopération, et nous continuerons d'accompagner le Cambodge dans ses efforts visant à améliorer la situation des droits de l'homme. En ce qui concerne la situation à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, nous réitérons notre appel afin que soit mis en œuvre l'accord de cessez-le-feu, et nous demandons à ces pays de faire preuve d'une retenue maximale et de revenir à la normalisation de leurs relations. Merci beaucoup.
Merci. Je donne maintenant la parole à l'Australie.
Merci, Monsieur le Vice-Président. L'Australie remercie le Rapporteur spécial pour son premier rapport et salue l'engagement du Cambodge avec le Rapporteur spécial et d'autres mécanismes des droits de l'homme. L'Australie salue la coopération avec le Cambodge pour améliorer la question des soins de santé, l'égalité hommes-femmes, l'éducation et les droits des personnes handicapées et des LGBTIQ+. À l'heure où le Cambodge prépare ses élections, l'Australie l'encourage à garantir une participation politique très large, avec un environnement propice à la participation de tous les partis politiques, de la société civile, des défenseurs des droits de l'homme, des syndicats, des militants en faveur de l'environnement, etc. Nous nous félicitons des efforts du Cambodge pour lutter contre la criminalité transnationale, notamment en ce qui concerne les opérations cybernétiques et la traite, nous encourageons le Cambodge à prendre des mesures soutenues pour démanteler ces réseaux. Nous avons conscience de l'impact humanitaire du conflit à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande et nous appelons de nos voeux le retour sur des civils déplacés conformément au droit international. Monsieur le Rapporteur spécial, comment est-ce que le Cambodge et les partenaires internationaux peuvent travailler ensemble pour permettre à la société civile de prendre une part active et substantielle la protection des communautés vulnérables, conformément aux priorités nationales.
Arabie Saoudite.
Merci, Monsieur le Vice-Président. La délégation de mon pays a pris connaissance du rapport présenté par le Rapporteur spécial sur le Cambodge. Nous nous félicitons de l'interaction positive du Cambodge avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Monsieur le Président, nous nous félicitons des efforts déployés pour renforcer et promouvoir les droits de l'homme, y compris à travers le renforcement d'un système de protection sociale, en assurant les opportunités pour les services essentiels comme la santé, l'éducation, la protection des enfants et la protection des catégories les plus vulnérables, contribuant ainsi à assurer la protection des droits de l'homme pour tous les citoyens. La délégation de mon pays affirme qu'il est important de se fonder sur le progrès réalisé pour garantir la pérennité du progrès dans le domaine des droits de l'homme. Merci.
Merci beaucoup.
Je donne maintenant la parole au Sri Lanka.
Monsieur le vice-président.
M. le Président, le Sri Lanka félicite le Cambodge de son attachement actif à promouvoir et protéger les droits humains, ayant ratifié huit des neuf traités internationaux essentiels et, comme en témoigne sa collaboration constructive avec les mécanismes des droits de l'homme des Nations unies, y compris le PU et les organes conventionnels. Les mesures adoptées par le Cambodge afin d'établir une INDH conforme aux normes internationales est également notable. Nous nous félicitons des progrès socio-économiques engrangés par le Cambodge ainsi que ses efforts axés sur la population visant à améliorer les conditions de vie grâce à une croissance inclusive, une protection sociale et un développement durable, en particulier par le biais du cadre national de politique pour la protection sociale 2024-2035 et grâce au développement du Fonds national pour la sécurité sociale. Nous notons aussi qu'en 2025, le Cambodge a lancé une plateforme numérique de protection sociale intégrant dix modèles d'assistance sociale nationaux et programmes de sécurité sociale. Nous exhortons la communauté internationale à collaborer dans le cadre d'un dialogue réel et constructif avec le Cambodge et à soutenir les processus nationaux afin de renforcer les droits humains et de développer le pays davantage. Merci.
Je cède à présent la parole à l'Azerbaïdjan.
Monsieur le vice-président.
Nous prenons note du rapport du Rapporteur spécial et des informations fournies par le Cambodge en tant que pays concerné. Nous aimerions souligner que toutes les questions relevant de la juridiction nationale des États membres des Nations unies, y compris du Cambodge, doivent être réglées par le biais du dialogue et de la coopération sur la base du respect de l'État de droit, de l'indépendance et de la souveraineté des États. Nous pensons que le HCDH devrait nouer un dialogue constructif et une coopération avec le gouvernement du Cambodge et apporter une assistance financière et technique selon que des besoins, avec l'aval du gouvernement, afin d'aider les mesures entreprises par le Cambodge à l'appui des droits humains dans le pays. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole au Maroc.
Monsieur le Vice-Président, ma délégation remercie le Rapporteur spécial de la présentation de son rapport. Le Maroc salut la collaboration du Cambodge avec le système des droits de l'homme des Nations unies, ainsi que ses efforts inlassables de protection et de promotion des droits humains. En particulier, le Maroc félicite le Cambodge de sa collaboration constructive avec le rapporteur spécial, ainsi que sa coopération avec le bureau pays du HCDH. Par ailleurs, nous félicitons le Cambodge des initiatives adoptées pour mettre en œuvre les recommandations découlant de l'EPU. Nous souhaitons aussi apporter notre soutien aux efforts déployés pour mettre sur pied une institution nationale des droits de l'homme. En particulier, nous saluons les consultations entreprises avec les diverses parties prenantes à cet effet. Nous rappelons l'importance des principes de Paris, mais reconnaissons que ces efforts sont essentiels pour renforcer le cadre de protection des droits de l'homme au niveau national. Ma délégation note les politiques adoptées pour promouvoir l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes. Pour terminer, le Maroc encourage le Cambodge à continuer de renforcer les capacités du Comité cambodgien des droits humains, en particulier dans les domaines de l'éducation aux droits de l'homme et le renforcement des capacités. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole au Bélarus.
Monsieur le Vice-Président, L'examen de la situation dans les États par les mécanismes de protection des droits des Nations Unies doit se faire de manière impartiale, objective et dépolitisée. Le Bélarus félicite le Cambodge de sa collaboration avec le HCDH et les mécanismes relatifs aux droits de l'homme, ainsi qu'avec ses structures régionales, mais aussi avec l'ASEAN aux fins de la protection et la promotion des droits. Nous saluons les réformes juridiques entreprises pour moderniser la législation du pays ainsi que la préparation minutieuse des élections municipales prévues en 2027, effectuées conformément à la législation nationale et aux normes internationales. Nous voyons d'un bon œil le lancement de la plateforme numérique de protection sociale, ainsi que la protection effective des droits des travailleurs grâce à un échange direct avec les syndicats. Nous saluons les efforts du Cambodge en matière de lutte contre la cybercriminalité, l'adoption d'une loi en la matière en avril 2026 et la liquidation de plus de 600 centres d'escroquerie confirment l'attachement du pays dans cette lutte. Le Bélarus soutient le Cambodge dans ses efforts d'aide humanitaire et d'assistance sociale aux pans de la population qui en ont besoin. Nous appelons la communauté internationale à soutenir le Cambodge par le biais d'une assistance technique et économique en la matière. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole au Royaume-Uni.
Merci, Monsieur le Vice-Président.
Le Royaume-Uni remercie le Rapporteur spécial de son rapport et se félicite de sa collaboration continue avec le Cambodge. Nous réitérons notre soutien à l'ambition du Cambodge, qui est de parvenir à une transition douce, à un reclassement de la liste des pays EMA. Nous soutenons l'ambition du Cambodge en matière de développement durable. Nous saluons les progrès réalisés dans le domaine de l'éducation et la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, nous félicitons les efforts de lutte contre les centres d'escroquerie et les réseaux de criminalité organisée qui sévissent dans la région. Nous appelons à poursuivre cette lutte. Nous espérons voir une cessation des hostilités pérennes le long de la frontière avec la Thaïlande. Nous souhaitons voir une recrudescence de la confiance et que les besoins des communautés touchées soient satisfaits. Nous nous inquiétons également de la fonte de l'espace civil et politique et des conséquences que cela pourrait avoir sur la confiance dans les élections municipales prévues. Nous encourageons le gouvernement à collaborer constructivement en suivant les recommandations du rapporteur spécial et à créer un environnement propice.
Où chacun pourrait participer librement.
Quelles mesures permettraient de créer des conditions propices à des élections crédibles, inclusives et libres au Cambodge au cours des dix prochaines années, selon vous? Merci.
Merci. Je cède à présent la parole à la Turquie.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Nous avons écouté attentivement la déclaration de la délégation cambodgienne et la remercions de sa présentation exhaustive. Nous nous félicitons de la collaboration du Cambodge avec le HCDH et de sa collaboration avec les mécanismes des droits humains. La participation du Cambodge aux traités essentiels relatifs aux droits humains traduit sa volonté de progresser dans les différents domaines des droits de l'homme. Dès lors, nous félicitons le Cambodge de sa résilience économique et des progrès engrangés en matière de réduction de la pauvreté, ainsi que de son avancée vers les ODD. et ce en dépit de l'incertitude économique mondiale. Par ailleurs, des progrès supplémentaires en matière d'accès à la santé et à l'éducation, ainsi que l'autonomisation des femmes, seraient essentiels pour améliorer l'environnement des droits de l'homme général dans le pays. Le programme des droits de l'homme d'un pays peut être mis en œuvre au mieux grâce au dialogue, sans confrontation, sans politisation. et sans sélectivité, en respectant pleinement ses caractéristiques nationales. Nous nous félicitons aussi de la traque par le Cambodge des centres d'escroquerie et de la lutte contre la cybercriminalité. Il convient d'aider les victimes et d'assurer le rapatriement de celles-ci en temps voulu. Nous continuerons de soutenir le Cambodge dans ses efforts. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à la République populaire démocratique de Corée.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Ma délégation félicite le gouvernement du Cambodge de sa collaboration positive et constructive avec les mécanismes des droits de l'homme aux fins de la promotion et de la protection des droits humains. Nous reconnaissons les efforts du Cambodge afin de promouvoir les droits des femmes, des enfants, des personnes handicapées, des peuples autochtones et d'autres groupes vulnérables.
Nous pensons.
Que l'engagement indéfectible du Cambodge à un dialogue constructif, à l'inclusion ainsi qu'à l'État de droit, tel que consacré dans sa Constitution et dans la Charte des Nations unies, mérite d'être félicité et soutenu. Je vous remercie, Monsieur le Vice-Président.
Merci.
Je cède à présent la parole à la France.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie le rapporteur spécial pour son premier rapport. Son rôle est essentiel pour suivre la situation des droits de l'homme sur le terrain. La France salue l'engagement constructif du Cambodge envers les mécanismes internationaux de protection des droits de l'homme, notamment auprès du rapporteur spécial et du HCDH. Elle reste préoccupée par les restrictions sévères qui continuent de peser sur l'espace civil et politique, en particulier les défenseurs des droits de l'homme et de l'environnement. Le bon fonctionnement de cet espace est indispensable pour accompagner efficacement le Cambodge dans sa trajectoire de développement. La France salue la grâce partielle accordée à Kem Sokha, défenseur des droits de l'homme et figure de l'opposition. Elle invite les autorités cambodgiennes à poursuivre ces efforts. La France rappelle son attachement à l'Etat de droit et au pluralisme démocratique partout dans le monde. La France est attachée à la stabilité régionale. Elle souligne l'importance de la pleine mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu du 27 décembre 2025 entre le Cambodge et la Thaïlande. La poursuite du dialogue politique entre la Thaïlande et le Cambodge est nécessaire afin de permettre une résolution pacifique et durable du différend frontalier, dans le respect du droit international et de leurs engagements bilatéraux. La France est au contact des deux partenaires en toute impartialité et soutient les efforts de l'ASEAN en ce sens. Je vous remercie.
Merci.
Je cède à présent la parole à l'Éthiopie. Merci, Monsieur le Vice-Président. L'Éthiopie est consciente de l'importance de promouvoir les droits humains grâce à la coopération, au respect mutuel ainsi qu'à la collaboration constructive. Nous félicitons l'engagement indéfectible du Cambodge à collaborer avec les mécanismes des droits de l'homme, y compris par le biais de sa participation aux quatre cycles de l'examen périodique universel, mais aussi sa coopération avec les organes conventionnels et son partenariat constant avec le HCDH. Nous nous félicitons aussi des progrès répertoriés en matière de protection sociale, autonomisation des femmes, droits des enfants, inclusion du handicap et réformes juridiques. L'Éthiopie estime que l'assistance technique et le renforcement des capacités sont d'importance capitale pour soutenir les efforts nationaux en vue de renforcer les institutions et mettre en œuvre les engagements relatifs aux droits humains. Cette coopération doit satisfaire les priorités nationales identifiées, respecter le principe d'appropriation nationale et contribuer au renforcement des capacités institutionnelles. En conclusion, nous encourageons le Cambodge à poursuivre sa collaboration constructive avec le HCDH. et autres mécanismes pertinents, et nous encourageons la communauté internationale à soutenir ces efforts grâce à la coopération pratique et à l'assistance technique. Je vous remercie.
Merci.
Je cède à présent la parole à la Fédération de Russie.
Monsieur le Vice-Président, nous saluons les efforts du Cambodge en matière de droits humains au bénéfice notamment des groupes vulnérables de la population. Les organes compétents de l'État collaborent avec les mécanismes et structures internationaux ainsi qu'avec les ONG locales pour surveiller la situation des droits de l'homme dans le pays. La réalisation du plan d'action national de lutte contre la traite des personnes 2024-2028 se poursuit. Une attention est accordée au droit foncier de la population, à l'abattage illégal, à l'expulsion forcée des terres traditionnelles, à la prévention de la violence domestique ou encore à l'aide aux victimes. Différents programmes sociaux sont réalisés pour les catégories qui en ont besoin, ce qui permet de réduire notablement la pauvreté. Nous félicitons le gouvernement du Cambodge de sa lutte contre la cyberescroquerie. Un grand travail a été abattu pour harmoniser et moderniser le socle normatif et juridique. Nous escomptons que, dans le contexte des efforts entrepris en matière de droits et libertés des citoyens et de respect des obligations internationales, les autorités cambodgiennes continueront de moderniser le système de gouvernance, de justice et de lutte contre la corruption et créeront un espace politique propice à la participation de toutes les forces politiques et au fonctionnement des institutions de la société civile. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à l'Inde.
Monsieur le Vice-Président, nous prenons note.
Du rapport présenté par le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge, l'Inde. est un partenaire de longue haleine du Cambodge en matière de développement. Notre collaboration en la matière avec le Cambodge concerne l'agriculture, la santé, l'autonomisation des femmes, l'assainissement, l'environnement, les technologies de l'information et le renforcement des capacités. Nous continuons de rester aux côtés du Cambodge dans sa quête de développement durable et inclusif. Nous estimons que l'assistance technique et le renforcement des capacités fonctionnent mieux lorsqu'elles se font en consultation et avec l'aval des pays concernés. Cette coopération offre un vecteur d'amélioration des droits humains sur le terrain. Nous saluons la présentation du rapport initial du Cambodge au Comité sur les droits des personnes handicapées cette année. Nous saluons également la collaboration du gouvernement cambodgien avec le HCDH et avec les mécanismes des droits de l'homme des Nations Unies, y compris les procédures spéciales et organes conventionnels. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à l'Égypte.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Nous saluons le dialogue noué avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge. Nous prenons note de ce premier rapport présenté au Conseil. Nous encourageons le Cambodge à poursuivre sa coopération avec les mécanismes internationaux des droits de l'homme, conformément à ses priorités.
Nous l'appelons à mieux servir son peuple grâce à cela.
Nous appelons à offrir une assistance technique nécessaire pour que tout un chacun puisse jouir de ses droits humains. Nous soulignons qu'il est nécessaire de soutenir le renforcement des capacités et la coopération technique de par le monde afin d'améliorer la situation des droits de l'homme ainsi que les droits politiques, civils, économiques, culturels et sociaux, et le droit au développement. Il convient de respecter, cependant, les besoins et les priorités identifiés au niveau national, aux fins de la coopération constructive. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à Cuba.
Merci, Monsieur le Vice-Président.
Cuba salue l'attachement du Cambodge vis-à-vis des droits de l'homme. Nous saluons sa coopération constructive avec les mécanismes des droits de l'homme, dont les organes de traités, le rapporteur spécial et le HCDH. De la même manière, nous souhaitons saluer la coopération constructive entre le Cambodge et les mécanismes de la NASA et sa contribution tout le travail dans ce domaine. Nous saluons la participation du Cambodge aux quatre cycles de l'EPU. D'ailleurs, la plupart des recommandations ont été acceptées par ce pays. Nous saluons les grands progrès socio-économiques du Cambodge et tous les efforts déployés pour améliorer le niveau de vie de sa population. Cuba partage la position du Cambodge. et qui veut que c'est par le respect mutuel, le dialogue et la coopération avec impartialité, non sélectivité et non politisation que l'on peut faire progresser la situation dans le domaine des droits de l'homme. Nous félicitons le Cambodge pour ses efforts et les grandes avancées dans le domaine des droits de l'homme. Nous lui souhaitons plein succès pour l'avenir.
Merci beaucoup, Monsieur le Vice-Président.
Merci. Je cède à présent la parole à la République islamique d'Iran.
Monsieur le Vice-Président, l'Iran félicite le gouvernement du Cambodge de sa collaboration de longue haleine, positive et constructive avec le système des droits de l'homme. Le Cambodge est un pays en développement qui continue de se heurter à des barrières en matière de développement et qui dispose de priorités fondamentales qui exigent une attention constante et une coopération internationale dans ce contexte. Nous accordons une grande importance au droit au développement, à l'éducation, à la réduction de la pauvreté, à l'emploi, à la protection sociale et à la croissance économique durable. Ce sont là les fondements essentiels permettant d'améliorer les conditions de vie et de créer un environnement propice à la réalisation effective de l'ensemble des droits humains. Le Conseil des droits de l'homme doit se concentrer, dans son point 10 de l'ordre du jour, sur l'assistance technique et le renforcement des capacités en fonction des priorités nationales. Tout détournement de cette plateforme afin de faire pression politique, afin de politiser les droits humains ou afin de présenter des allégations non vérifiées est inadmissible. Nous réitérons notre soutien à une coopération internationale constructive avec le Cambodge et à suivre des démarches qui placent le développement, le renforcement des capacités, le dialogue et l'amélioration tangible de la vie de la population au cœur de tous les efforts collectifs. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à la Chine.
Monsieur le Vice-Président, ces dernières années, le Cambodge a progressé dans son développement national, la stabilité et la croissance économique. Ces progrès sont incessants en matière de réduction de la pauvreté, protection sociale, éducation, soins de santé, protection de l'environnement. Nous notons aussi l'amélioration de la vie de la population. Nous félicitons les efforts du Cambodge visant à protéger les droits humains. Nous nous félicitons de la collaboration constructive du gouvernement cambodgien avec les mécanismes des droits de l'homme des Nations unies. Nous espérons sincèrement que les mécanismes des droits de l'homme pourront apporter assistance technique à la lumière des préoccupations des pays concernés et des besoins du gouvernement et du peuple cambodgien. Nous soutiendrons le gouvernement cambodgien dans sa quête d'un développement des droits de l'homme adapté aux besoins de la population et de ses circonstances nationales. Merci.
Je cède à présent la parole à la République bolivarienne du Venezuela.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Le Venezuela salue le peuple cambodgien ainsi que ses autorités, tout en saluant la coopération constante et constructive de ce pays avec les mécanismes du Conseil des droits de l'homme, dont le PU et les organes de traités, et le HCDH en général. Dans ce contexte, nous saluons les efforts déployés pour consolider certains aspects dans le pays. comme l'État de droit, l'accès à la justice, le renforcement de ces institutions conformément aux réalités nationales. Nous saluons également les progrès réalisés dans le domaine des droits économiques, sociaux, culturels par la mise en place de politiques publiques visant à promouvoir et à protéger les droits de l'homme, dont le droit au développement. Monsieur le Vice-Président, le Venezuela réaffirme sa conviction, à savoir que Une amélioration dans le domaine des droits de l'homme passe par un dialogue franc, véritable, toujours sur la base des principes d'objectivité, d'impartialité, de respect de la souveraineté, de non sélectivité, dans le plein respect des priorités nationales. C'est dans cet esprit que nous encourageons les uns et les autres à accompagner le Cambodge de manière respectueuse pour qu'il puisse continuer d'avancer dans la réalisation de ses objectifs nationaux dans le domaine des droits de l'homme. Merci beaucoup, Monsieur le Vice-Président.
Merci beaucoup. Il s'agissait là du dernier orateur inscrit sur notre liste. Nous allons maintenant passer aux INDH et ONG. Je donne tout d'abord la parole à The Next Century Foundation.
Merci, Monsieur le Vice-Président. Notre fondation s'inquiète de ce que la population du Cambodge reste jetée en prison pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions. Cette année, le Cambodge a gracié et relâché le dirigeant de l'opposition Kem Sokha. Nous nous félicitons de cette décision, mais la relaxe d'une personne ne représente pas la justice pour tous les autres qui restent en prison pour des actes similaires. Les militants pour l'environnement de Mother Nature Cambodia sont emprisonnés depuis plus de deux ans pour avoir recensé les préjudices environnementaux. Les journalistes sont condamnés à de longues peines de prison pour leurs reportages. Et le rapporteur spécial a fait état de ceux que plus de 100 personnes étaient peut-être détenues au Cambodge pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression. Personne ne devrait être jeté en prison pour avoir exprimé son opinion. En tant que partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Cambodge est tenu de protéger cette liberté et de garantir à chacun le droit à un procès équitable devant un tribunal indépendant. Notre fondation encourage le Cambodge à relaxer toutes les personnes emprisonnées pour s'être exprimées pacifiquement, restaurant également l'espace politique avant les élections de 2027 et 2028. Je vous remercie.
Merci. Je cède à présent la parole à Human Rights Now.
Nous restons vivement préoccupés par les arrestations arbitraires et la répression continue du gouvernement cambodgien contre l'opposition politique, les journalistes, travailleurs des médias, défenseurs des droits environnementaux, droits fonciers, des travailleurs et autres. Au moins 82 personnes ont été arrêtées de manière arbitraire pour s'être exprimé ou pour leur militantisme en 2025 le nombre atteint un record de 131 personnes en avril 2026 au moins 117 personnes restent emprisonnées en août 2026 derrière ces chiffres se trouve une incitation une utilisation des chefs d'accusation d'incitation et de complotisme Parmi les personnes arrêtées se trouvent des membres et anciens membres des partis politiques, y compris Khun Deulay, Merweil, Nation Power et d'autres. L'indice de liberté de la presse mondiale de RSF en 2026 place le Cambodge 151e sur 180 pays en raison de la persécution des journalistes. Le 2 juillet, l'occasion était le deuxième anniversaire de la condamnation de cinq militants de Mother Nature. Le Cambodge a également mis au point des mesures de pression et de répression des dissidents, qui incluent la collecte de données et la surveillance. Nous appelons le gouvernement du Cambodge à relâcher toutes les personnes arrêtées arbitrairement, à abroger ses lois répressives et à mettre fin à sa campagne de répression contre les voix critiques. Merci.
Je cède à présent la parole à l'International Federation for Human Rights Leagues.
Monsieur le Vice-Président, le FIDH se félicite du premier rapport du rapporteur spécial sur le Cambodge et nous restons disposés à le soutenir dans la réalisation de son mandat. Nous nous inquiétons de la répression incessante de la dissidence pacifique et des militants qui, ces derniers mois, a provoqué une augmentation du nombre de personnes détenues ou emprisonnées arbitrairement, atteignant le sommet de 131 personnes en avril de cette année. et se stabilisant aujourd'hui à 110, y compris 10 femmes. Le détournement par le gouvernement des charges de complotisme et de trahison a provoqué la condamnation de journalistes, militants politiques et d'autres. Nous nous inquiétons de l'emprisonnement de cinq journalistes, cinq défenseurs des droits de l'environnement de l'organisation Mother Nature et de deux militants étudiants de l'association Khmer Student Intelligence League Association pour des raisons politiques. Toutes ces personnes ont vu leur demande de relaxe rejetée par les tribunaux, violant ainsi l'obligation du Cambodge au titre du droit international. Cela limite l'espace civil et politique, ce qui va provoquer des élections communales ni inclusives ni participatives. Merci.
Je cède la parole à Lawyers Rights Watch Canada.
Le gouvernement cambodgien affirme que son historique en matière de droits de l'homme est surveillé en raison de sa coopération avec le rapporteur spécial et autres mécanismes La réalité, néanmoins, est différente. L'espace civil et politique reste fermé. Les défenseurs des droits humains, journalistes, l'opposition politique restent pris pour cible et victimes d'accusations de complotisme ou d'incitation à commettre un crime, de lèse-majesté ou de diffamation. Je pense à l'emprisonnement de cinq jeunes personnes de l'organisation Mother Nature Cambodia, qui en est symptomatique. Nous appelons leur relâche immédiate. Ces personnes sont toujours en prison aux côtés de centaines d'autres prisonniers politiques. C'est le cycle électoral qui commence l'année prochaine. si le gouvernement souhaite avoir un semblant de crédibilité, le gouvernement doit au moins prendre des mesures pour ouvrir l'espace civil et politique et amender les dispositions du code pénal et autres législations répressives et pratiques répressives utilisées pour réduire la liberté d'expression, la liberté des médias et d'autres. La mise en œuvre des recommandations du rapporteur spécial est l'aune à laquelle nous pouvons mesurer la coopération du Cambodge avec ce mandat. Merci.
Lawyers Rights Watch Canada a la parole.
Notre organisation, ainsi que la Commission internationale des juristes, le Barreau international et d'autres, abondent dans le sens du rapporteur spécial quant au fait que le respect des droits humains est essentiel pour régler les multiples crises qui touchent le Cambodge. Depuis des décennies, les procédures spéciales exhortent le Cambodge à assurer l'indépendance de la branche judiciaire, à assurer une assistance juridique indépendante et adaptée et à mener des enquêtes impartiales et indépendantes sur les violations des droits. Néanmoins, le Cambodge continue son harcèlement, ses procès iniques, la détention arbitraire des défenseurs des droits humains, sans oublier la répression transnationale des défenseurs et des dissidents. Nous condamnons la disparition forcée de défenseurs, à savoir Nguyen Duc Tuan et Tran Hiep, qui ont été enlevés. semble-t-il, le 18 septembre 2026, en route vers la Thaïlande et emmenés de force au Vietnam, où ils sont victimes de charges forgées de toutes pièces relatives au terrorisme. Nous exhortons le Conseil à appeler le Cambodge à mettre en œuvre les recommandations des procédures spéciales et organes conventionnels, libérer les défenseurs détenus arbitrairement, à mettre fin à l'impunité en cas d'exécution extrajudiciaire, disparition forcée, Nous demandons également que les mesures recommandées par le Rapporteur spécial soient adoptées.
Merci, Human Rights Watch.
Monsieur le Vice-Président, nous remercions le Rapporteur spécial de son rapport qui décrit la situation qui se détériorent pour la société civile et l'opposition politique sur fond de répression de la liberté d'expression. Les autorités cambodgiennes accusent régulièrement les membres de l'opposition, militants, journalistes, utilisateurs des réseaux sociaux, d'incitation et de trahison, simplement parce qu'ils s'expriment librement. Nous sommes inquiets par l'amendement récent du gouvernement à la loi sur l'administration commune, conjugué à la persécution judiciaire par le gouvernement des leaders des partis d'opposition, y compris Rong Chhun et Thach Seta. L'espace de l'opposition politique se ferme rapidement. Deux journalistes ont été condamnés à 14 ans d'emprisonnement pour trahison, tandis qu'un journaliste a été condamné pour avoir dénoncé les pénuries d'eau et des centres de cyberescroquerie. Cinq militants environnementaux de Mother Nature Cambodia sont détenus dans les prisons séparées. Nous exhortons les autorités à relaxer immédiatement les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression, liberté d'opinion, droit de réunion et à mettre fin à toutes les affaires politisées. Nous demandons au Rapporteur spécial quelles mesures peuvent être adoptées entre aujourd'hui et juin 2027, à savoir au moment des élections, pour garantir que le scrutin soit démocratique et pluraliste.
Merci, Sylvie Goussat, la parole.
Monsieur le Vice-Président, nous saluons le rapport du rapporteur spécial. Suite à sa visite au Cambodge, nous sommes encouragés de voir qu'il a pu rencontrer des défenseurs des droits de l'homme, des militants de l'environnement, des ONG, des journalistes, des politiques de l'opposition, notamment ceux qui sont détenus. Nous sommes particulièrement préoccupés du fait qu'il ait noté que plus de 100 personnes sont sous les barreaux parce qu'elles exerçaient leur liberté civique. Nous sommes également préoccupés par les lois répressives qui sont au quotidien mal utilisées par le gouvernement Hun Manet. Récemment, des individus se voient mettre en détention provisoire pour une durée indéterminée. Il y a des restrictions excessives faites aux ONG et à l'association du barreau. Des membres de l'opposition sont également ciblés. Cette répression va certainement se durcir en amont des élections de 2027. Nous demandons au Rapporteur spécial de continuer de s'engager avec les militants de la société civile et encourager le gouvernement à abandonner les chefs d'accusation contre les militants. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole pour une déclaration conjointe à l'association du barreau. Le barreau, Article 19, Lawyers for Lawyers.
Forum Asia se félicite de la visite récente du rapporteur spécial et de son rapport. Nous sommes préoccupés par les poursuites pénales de journalistes au Cambodge parce qu'ils faisaient tout simplement leur travail. Récemment, la Cour suprême a confirmé sa décision d'imposer une peine de 14 ans de prison au journaliste Borm Sopheap, le PAPA. Cela montre à quel point la censure faite aux médias est stricte. C'est une violation du droit à la liberté d'expression. Ce sont des restrictions qui ne correspondent pas aux normes internationales. Cela a un impact sur les droits de l'homme au Cambodge. Sans une presse libre, une société ne saurait être pleinement démocratique. Et cela est renforcé par une érosion régulière de la primauté du droit, des attaques faites aux avocats, aux journalistes. Nous lançons un appel au Cambodge afin qu'il libère de manière immédiate et sans condition les journalistes qui sont détenus de manière arbitraire. Il faut absolument cesser les attaques faites aux journalistes et aux avocats. Merci beaucoup. Merci.
Je donne maintenant la parole à Shengsi Patriotic Volunteer Association. 关于协会和非政府组织法律限制公民空间,边境冲突致数十万人流离失所,国际爱国公约组织认为应对这些挑战离不开国际社会提供的国家主导的技术援助,它应是助力而非替代柬埔寨自身的能力,更不是外部干预的包装。我们建议三点,第一,援助柬埔寨把应有承诺落地,支持当地司法。 Ces engagements existants?
Deuxièmement, les ressources doivent être allouées aux points nommément cités dans le rapport. Une question. Comment renforcer les capacités du Cambodge à régler ses propres problèmes? L'idée est d'aider chaque communauté. Le pacte patriotique va dans ce sens-là. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. ONG suivante. Merci.
Le Secrétaire général de l'ONU et le rapport du rapporteur spécial font état d'une réalité cruelle. À l'approche des élections, le gouvernement s'efforce de réprimer tout opposant. Nous le condamnons fermement. Le ministère de l'information exercent des pressions terribles sur la presse en général et sur les journalistes qui se voient imposer une censure terrible.
Nous constatons également que des chefs d'accusation forgées de toutes, fabriquées de toutes pièces, sont imposées à des militants de la société civile. Bref, l'information est totalement bloquée. Monsieur le Rapporteur spécial, étant donné que le Cambodge abuse systématiquement de ses lois sur la sécurité pour éliminer une supervision internationale sur la frontière, quels sont les mécanismes que vous pourriez recommander pour protéger les journalistes civils contre des détentions qui peuvent aller jusqu'à 30 ans, tout simplement parce qu'ils veulent documenter ce conflit humanitaire. Merci beaucoup.
Il s'agissait là du dernier orateur pour cette partie du débat. Je donne maintenant la parole au représentant du Cambodge.
Merci beaucoup, Monsieur le Vice-Président. J'aimerais remercier tous ceux qui ont pris part à ce dialogue, mais j'aimerais préciser un certain nombre de choses. Les Cambodgiens déplacés ont été déplacés de force à cause des attaques armées de la part de la Thaïlande en 2025. Les réfugiés de la guerre des années 70 ont déjà quitté cette zone en 1999. D'ailleurs, nous reconnaissons la frontière telle que définie dans les traités ultérieurs à ce conflit. Il y a également des accords bilatéraux. Nous condamnons toute mauvaise utilisation de la loi sur la lutte contre la cyberescroquerie.
Merci beaucoup, Monsieur le représentant du Cambodge. J'aimerais maintenant donner la parole à Monsieur Andrews pour des observations finales. Monsieur, vous disposez de six minutes.
Merci. Encore une fois, grand merci, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil. J'apprécie énormément toutes vos questions, tous vos commentaires. et toute l'attention que vous accordez au Cambodge et aux défis rencontrés par la population cambodgienne, des défis dans le domaine des droits de l'homme notamment. J'aimerais regrouper certaines de vos questions et vos commentaires parce que je n'ai qu'un temps limité pour y répondre. Mais tout d'abord, j'aimerais dire haut et fort que ma porte est ouverte.
Je suis toujours ouvert pour vous entendre, pour entendre vos questions, vos commentaires, vos recommandations concernant le Cambodge et le rôle que je pourrais jouer pour améliorer la situation des droits de l'homme de manière théorique et pratique également. Donc, j'aimerais tout d'abord insister sur cet aspect.
Maintenant, j'en viens à.
Vos questions et suggestions.
Vous l'avez constaté, la question des droits de l'homme au Cambodge est une question qui génère énormément d'émotions. Je me suis efforcée d'être aussi factuelle que possible et de prendre en compte les sources les plus fiables possibles, et je l'ai fait en allant à la frontière, en m'entretenant avec des personnes déplacées, en dialoguant aussi bien avec la Thaïlande et le Cambodge pour avoir leur point de vue respectif sur cette crise. Et je dirais que ce que j'entends faire, concernant ce conflit et ce que j'entends dire concerne l'aspect des droits de l'homme. Évidemment, il y a toute une kyrielle d'aspects qui entourent ce conflit, qui l'a commencé, qui a entamé les hostilités, par exemple, mais cela n'appartient pas à mon mandat. Mon mandat concerne les droits de l'homme et l'impact de ce conflit sur les droits de l'homme, point. Et je continuerai d'analyser cet aspect-là exclusivement. Je suis engagée à vous fournir toutes les informations possibles, mais toujours en restant fidèle aux faits. Je suis engagée à dialoguer avec les deux parties et, comme je l'ai dit dans mes remarques d'ouverture, je suis engagée à contribuer à un règlement rapide de ce conflit, parce que l'enjeu est énorme pour les personnes qui se trouvent à la frontière. Les opportunités économiques ont disparu. Il y a énormément de souffrance des deux côtés de la frontière à cause de cette absence d'opportunités économiques. Bref, l'enjeu est énorme. Il faut absolument que ce conflit puisse être réglé et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour contribuer à ce règlement. Brièvement, J'aimerais mentionner la question de la cyberescroquerie, qui a été mentionnée à plusieurs reprises. Dans mon rapport, bien sûr, je parle de ce phénomène, de l'importance de l'engagement international, de l'impact de cet engagement.
Mais il y a deux aspects que j'ai mentionnés dans mon dialogue avec le Cambodge. Tout d'abord, j'ai insisté pour que tous les responsables de ces escroqueries soient tenus responsables, notamment ceux qui sont haut placés au niveau du gouvernement et dans la communauté des entreprises privées. Deuxièmement, j'ai soulevé une préoccupation quant au statut de ceux qui sont victimes de traite à cause de ces opérations cybernétiques. Il faut que nous en fassions beaucoup plus pour identifier les victimes et pour les aider.
Dans mon rapport, je mentionne de nombreuses mesures que peut prendre la communauté internationale, puisque vous avez demandé ce qui pouvait être fait pour améliorer les droits de l'homme au Cambodge. Je ne saurais trop insister sur l'importance d'encourager la libération de tous ceux qui sont derrière les barreaux parce qu'ils ont exercé leurs droits fondamentaux. Nous devons être très clairs sur cette revendication. Les restrictions faites aux droits politiques sont inadmissibles. en particulier pour ceux qui préparaient des élections communales, régionales et générales. Ces personnes ont le droit de s'exprimer. Le peuple cambodgien a le droit de choisir ses candidats, et cela sur la base des informations qu'ils doivent recevoir de manière libre de la part des partis politiques et tous les acteurs de l'échiquier politique. Pour conclure, Monsieur le vice-président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, le Conseil des droits de l'homme fait partie de l'un des trois piliers de l'Organisation des Nations unies. Vous avez comme responsabilité, dans le cadre de ce pilier, de faire des droits de l'homme une problématique essentielle. C'est pour moi un honneur d'avoir cette responsabilité importante que rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Cambodge, et je m'engage ici à travailler avec vous pour améliorer cette situation. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Nous concluons ainsi ce dialogue interactif. J'aimerais vous remercier, Monsieur Andrews, pour votre participation. Nous allons marquer une brève pause avant d'entamer le dialogue interactif sur la situation des droits de l'homme en Ukraine.
Excellence.
Mesdames et Messieurs, chers collègues, nous allons maintenant tenir notre dialogue interactif sur la mise à jour orale du Haut-Commissaire sur la situation des droits de l'homme en Ukraine, tel que demandé dans la résolution 59/22 du Conseil.
Nous.
La liste des orateurs sera close dans 15 minutes.
Je donne maintenant la parole à Monsieur Volker Türk, Haut-commissaire aux droits de l'homme, pour qu'il présente sa mise à jour orale.
Monsieur le Haut-commissaire, vous avez la parole.
Merci beaucoup, Monsieur le vice-président. Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, la guerre en Ukraine est une catastrophe dans le domaine des droits de l'homme qui ne cesse de s'intensifier, causant des souffrances indicibles aux victimes et menaçant de provoquer une catastrophe plus importante encore dans toute la région. Nous avons besoin d'une action urgente pour mettre un terme à cette catastrophe, conformément au droit international et à la Charte. Dans le contexte de ces brutalités qui ne cessent pas, nous avons des allégations de violences sexuelles contre des civils, contre des prisonniers de guerre. La Fédération de Russie, en effet, utilise ces actes horribles pour torturer, intimider et contraindre des individus et des communautés. Plus de 1 000 cas ont été répertoriés par le Haut-Commissariat. 89 % sont attribuables aux autorités russes et 11 % à l'Ukraine. La plupart des victimes de violences sexuelles étaient des hommes, en particulier en prison ou dans des lieux de détention, mais les femmes et les enfants n'échappe pas à ce phénomène, notamment dans les territoires occupés. C'est l'une des manifestations les plus terribles de la cruauté qui définit maintenant cette guerre. Avec la paix, il doit y avoir reddition des comptes. L'invasion totale lancée par la Fédération de Russie tue et mutile. Des milliers d'individus et d'enfants, des écoles, des hôpitaux, des ports, des magasins et des sociétés de communication ont été frappés dans les dernières attaques. La Fédération de Russie, en tant qu'agresseur, inflige des souffrances énormes sur les Ukrainiens.
Le gouvernement russe doit également essayer de comprendre ce que fait cette guerre sur sa propre société, qui plonge dans un délit et dans une économie militarisée, fait de guerre et de destruction, qui viennent remplacer la santé et l'éducation. Je suis choquée par l'absence d'empathie L'escalade des hostilités crée des représailles qui auront des conséquences terribles pour les individus et les communautés pour les dizaines et dizaines d'années à venir. Monsieur le vice-président, en Ukraine, les gens vivent menacés constamment. Des alertes ont été active pendant 33 heures sur 40 heures au début de la semaine, alors que les missiles étaient entendus au-dessus de la ville. Pendant les huit premiers mois de cette année, 15 000 civils ont été tués en moyenne chaque semaine pendant 44 semaines, 50 % de plus que pendant la même période de l'année 2025. Le 19 septembre, par exemple, des attaques de drones russes ont tué trois civils, notamment des enfants, dans la région de Kyiv. Il y a eu d'autres attaques avec des missiles et des drones dans la région d'Odessa. Le nombre de morts parmi la population russe a également augmenté. Jusqu'au 19 septembre, les autorités russes ont fait état de trois personnes tuées dans une attaque de drones dans la région de Moscou, mais nous n'avons pas pu totalement vérifier ces faits. Les autorités ne nous ont pas autorisés à y accéder. Les drones tuent et mutilent des civils, empêchent la fourniture d'aide humanitaire et restreignent la liberté de mouvement des drones de longue portée. augmentent constamment leur portée et menacent les civils. L'Ukraine est un laboratoire pour cette guerre aux drones. Il est important que nous puissions mettre un terme à ce carnage. La situation sur la ligne de front est particulièrement inquiétante. En effet, les morts civils sont en nombre énorme, causés par des attaques de drones, des tirs de mortiers et des systèmes qui lancent des roquettes multiples dévastant des énormes régions. Dans plusieurs régions, la Fédération de Russie.
Causent énormément de morts. Au cours des huit premiers mois de cette année, ces armes ont tué pratiquement 200 000 civils, 60 % de plus que pendant la même période de l'année dernière. 2 000 personnes seraient bloquées à Horshka dans des conditions désespérées, sans eau, sans électricité, sans gaz. La fourniture d'aliments est perturbée et les hôpitaux n'ont bientôt plus de combustible. pour leurs générateurs, Monsieur le Vice-Président. Les attaques sur l'infrastructure énergétique, les biens commerciaux ont augmenté dans le mépris total du DIH. Les sociétés de fournitures alimentaires, les supermarchés ont des pénuries de produits de base. Des dégâts sur des usines électriques ont déjà causé d'énormes d'hommes avec des infrastructures importantes comme les chemins de fer, les ports qui ont été endommagés. L'hiver approche et les Ukrainiens craignent le pire. En Fédération de Russie, les forces ukrainiennes auraient frappé des centres logistiques et des entrepôts, perturbant également le commerce et des raffineries. Les Russes continuent de s'efforcer d'intégrer le territoire occupé, notamment avec des élections qui se sont tenues au début du mois. C'est aussi une violation grave du droit international. Je suis choquée par la présence de combattants de pays tiers. Mon personnel a interviewé des prisonniers de guerre de 36 pays.
Qui ont affirmé avoir été trompés. Entre-temps, la grande quantité de mines et d'explosifs polluent l'écosystème et créent de nouveaux risques environnementaux. Nous ne savons pas encore quel est l'impact de ces produits toxiques et chimiques. Mais il est vrai qu'aujourd'hui, il est évident qu'il cause des préjudices pour les générations à venir. Monsieur le vice-président, la conduite de cette guerre aujourd'hui ne doit pas orienter l'avenir de la région. Nous avons besoin de faire désintensifier ces hostilités. Des négociations sont essentielles. Il faut absolument des mesures de confiance basées sur les droits de l'homme qui pourraient réduire l'impact sur les civils et sur les militaires. Ces mesures pourraient passer par un accord, par exemple, pour permettre un cessez-le-feu, permettre aux civils de quitter les zones les plus risquées. Dans le respect du principe de non-refoulement, ces mesures peuvent constituer la base de nouveaux efforts en vue de la paix, enracinés dans les droits de l'homme et conformes à la Charte, au droit international et aux résolutions de l'Assemblée générale. Nous sommes solidaires avec les civils qui endurent le plus gros fardeau. Cette guerre n'est utile à personne, je l'ai déjà dit, mis à part pour les élites, notamment ceux qui ont des liens financiers avec l'armée. Sa poursuite ne donnera lieu qu'à plus de souffrance pour les familles, bref, pour le citoyen ordinaire. aux Ukrainiens. J'aimerais dire que nous faisons tout notre possible pour appuyer la paix, la reddition des comptes, la justice à la communauté internationale, notamment les Etats qui ont une influence. J'aimerais dire: veuillez prendre des mesures urgentes et insister pour qu'une paix négociée intervienne maintenant, avant que cette tragédie ne s'empire encore. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, M. le Haut-Commissaire. Conformément à la pratique établie, nous allons d'abord entendre les délégations des pays concernés. La Fédération de Russie a indiqué vouloir prendre la parole dans le cadre de la liste des orateurs. Je donne donc la parole au représentant de l'Ukraine, qui dispose de cinq minutes.
Monsieur le Président, l'Ukraine remercie le commissaire pour sa mise à jour orale et pour la présentation du rapport oral sur la violence sexuelle, qui fait la lumière sur une problématique très importante. Merci pour ces informations crédibles et vérifiables.
La situation est terrible. Durant la période sous examen, le HCDH a pu.
Répertorié 890 cas de violences sexuelles perpétrées par les autorités de la Fédération russe, notamment contre 735 hommes, 14 filles et deux garçons. Derrière ces chiffres se cachent des visages humains. Malheureusement, des milliers de prisonniers de guerre ukrainiens, prisonniers politiques et personnes détenues illégalement restent aux mains des prisons russes.
Le HCDH a indiqué que cette violence sexuelle était utilisée comme outil, mais il n'y a aucune mesure prise pour faire la lumière et l'enquête. Il est important que ces personnes puissent être libérées, M. le Haut-Commissaire, en Ukraine. Nous restons ouverts. à tout mécanisme de supervision de l'ONU. Nous offrons un accès sans entrave aux institutions, aux lieux de détention. Nous affichons une politique de tolérance zéro en ce qui concerne le plan de mise en œuvre. Nous renforçons cette politique de tolérance zéro vis-à-vis du harcèlement sexuel et de la violence sexuelle dans tout le secteur de la sécurité. Nous continuons d'avancer sur le plan législatif. Chaque violation doit être répertoriée et faire l'objet d'une enquête, indépendamment de l'auteur ou de son statut. Monsieur le vice-président, la violence sexuelle n'est qu'une dimension de la souffrance causée par cette guerre qui frappe l'Ukraine. Les civils ukrainiens continuent d'être tués et mutilés chaque jour. Entre le 1er et le 25 septembre, le HCDH a pu vérifier que 200 civils avaient été tués et 1 234 blessés. Les attaques russes se répètent sans cesse, avec 7 personnes tuées récemment. Le 28 septembre, une attaque a tué plus de 40 personnes, dont 3 enfants et une femme. Le 30 septembre, une autre attaque a tué 2 personnes. Le 1er octobre, des drones ont frappé une école à Kiev, avec plus de 100 enfants et 60 enseignants à l'intérieur. Hier soir.
Un pont à Kiev a été endommagé, perturbant la vie des résidents. 25 bâtiments résidentiels ont été endommagés à Kiev aujourd'hui, tuant une personne. À cela s'ajoutent les attaques continues de la Russie sur l'infrastructure critique de l'Ukraine. Et l'hiver approche avec des défis humanitaires énormes.
Cette semaine, Kiev a déjà.
Vu la destruction d'infrastructures électriques et hydriques. Pour l'Ukraine, l'hiver n'est pas qu'une saison, c'est une nouvelle épreuve de survie. Une épreuve créée par la Russie. La situation est d'autant plus désespérée sur les territoires sous occupation russe. À Orichiv, environ 2 000 civils, y compris près de 50 enfants, restent pris au piège, sans accès suffisant à l'électricité, l'eau, aux soins de santé et à l'alimentation. Nous appelons la communauté internationale, les Nations unies, les organisations humanitaires à agir avec urgence afin d'assurer un accès humanitaire et une évacuation sûre. Nous ne pouvons pas oublier Orichiv et ses civils ne peuvent être laissés à la merci des forces russes occupantes. Chers partenaires, nous avons besoin de votre soutien pour protéger les civils, pour renforcer notre défense aérienne, pour soutenir les survivants, les efforts d'évacuation, les infrastructures civiles et assurer la reddition des comptes. Il ne peut y avoir de normalisation des décès civils, aucune impunité pour la violence sexuelle, aucune utilisation comme arme de l'hiver La Russie doit mettre fin à sa guerre en Ukraine, retirer ses forces, respecter le droit international et être tenue comptable des souffrances infligées. L'Ukraine se souviendra de chaque victime et continuera sa quête de justice.
Je vous remercie. Muchas gracias. Merci.
Nous avons terminé. Pour cette partie-là, j'invite maintenant les délégations à formuler des questions et poser des questions sur la mise à jour orale. Vous disposez tous d'une minute 30. Je donne maintenant la parole au nom d'un groupe de pays à la ministre des Affaires étrangères de Suède, par enregistrement vidéo.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom des pays nordiques et baltes.
Chaque jour, la Russie fait le choix de poursuivre sa guerre d'agression brutale et ses attaques délibérées contre les civils et les infrastructures civiles en Ukraine, ce qui démontre qu'elle ne souhaite pas la paix. Les rapports qui s'accumulent, répertoriant les violations par la Russie du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme, nous consternent. Nous apprenons de manière répétée la nature odieuse des violations de la Russie: torture des civils et des prisonniers de guerre, violences sexuelles systématiques contre les détenus, déportations et transferts forcés d'enfants ukrainiens. Nous ne nous tairons pas face à ces crimes. Les États nordiques et baltes réitèrent leur solidarité indéfectible avec le peuple ukrainien, ainsi que notre soutien inébranlable à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Nous continuerons d'exiger que tous les comptes soient rendus pour les crimes perpétrés dans le contexte de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine, et nous exhortons tous les pays à se joindre à cet appel à la justice. Je vous remercie. Merci infiniment. Je cède à présent la parole à l'Union européenne.
Merci, monsieur le vice-président. L'Union européenne remercie l'UE-Haut commissaire de son point. La guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine continue d'infliger des préjudices destructeurs et de multiplier les victimes. La commission d'enquête a conclu que les autorités russes avaient commis des crimes contre l'humanité, à savoir torture, disparitions forcées, meurtres et transferts forcés de populations, ainsi que crimes de guerre, y compris la prise pour cible délibérée et intensifiée des civils. Le dernier rapport du HCDH recense un régime choquant de violences sexuelles et sexistes associées au conflit. La majorité écrasante des cas vérifiés sont imputés aux autorités russes, y compris des affaires impliquant des enfants. Néanmoins, la Russie n'a pris aucune mesure tangible pour prévenir, pour mener des enquêtes ou pour poursuivre les affaires de violences sexuelles perpétrées par son personnel. qu'elle choisit de protéger en toute impunité. L'Union européenne réitère sa condamnation avec véhémence des atrocités perpétrées en Ukraine dans le contexte de la guerre d'agression de la Russie et des violations continues par la Russie du droit international, y compris le DIH et le droit international des droits de l'homme en Ukraine. Nous réitérons l'attachement de l'Union européenne à garantir une pleine reddition des comptes et la justice pour tous les crimes internationaux et violations des droits de l'homme. Nous réitérons notre soutien à la Cour pénale internationale. Nous demandons que la Russie mette fin à son agression, retire ses forces et équipements militaires de l'ensemble du territoire de l'Ukraine et respecte pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans le cadre de ses frontières reconnues internationalement. Monsieur le Haut-commissaire, comment la Russie réagit-elle à vos appels à la collaboration? Je vous remercie. Merci infiniment. Je cède à présent la parole au Conseil de l'Europe.
Merci, Monsieur le vice-président. Le 30 septembre, le Conseil de l'Europe, dans son registre des dégâts infligés par l'agression russe, a complété l'ouverture de toutes les catégories de revendications pour les demandes de pertes et dommages et de blessures causées au titre d'actes préjudiciables internationaux par la Fédération de Russie en Ukraine ou contre l'Ukraine. À l'heure actuelle, 43 catégories existent. 21 catégories sont individuelles, 11 catégories sont des entités juridiques. À ce jour, nous avons reçu plus de 195 000 plaintes, 65 000 ont été enregistrées. Parmi les catégories se trouvent la mort, la disparition d'un proche, Blessures personnelles, tortures, violences sexuelles, déplacements forcés, perte de logement, d'emploi, d'entreprises privées, dégâts à la propriété et aux infrastructures, pertes économiques des entreprises et d'autres. La ratification rapide de la Convention relative à la Commission de plainte internationale devrait être la prochaine étape. Nous comptons sur une avancée dans la bonne direction. Ces mécanismes juridiques sont ouverts à tous les pays qui ont voté pour les résolutions respectives de l'Assemblée générale. Je vous remercie. Merci. Je cède la parole à Chypre.
Merci, Monsieur le vice-président. Chypre remercie le Haut-commissaire de son exposé et du travail de recensement des conséquences de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine. Nous souscrivons à la déclaration de l'Union européenne. Nous nous félicitons de l'accent mis dans ce rapport sur la violence sexuelle associée au conflit. Nous nous inquiétons de la violence sexuelle endémique contre les prisonniers de guerre ukrainiens et les détenus civils. Même dans leur foyer, les femmes et les filles dans les communautés occupées sont exposées à ce risque. Le nombre considérable de survivants hommes nous rappelle que la violence sexuelle touche tout le monde. La violence sexuelle est interdite au titre du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme et représente un crime de guerre ou crime contre l'humanité. Les auteurs doivent être tenus comptables. Le HCDH ne note aucune mesure prise par la Russie pour identifier, pour mener l'enquête ou pour poursuivre en cas de violences sexuelles. Nous appelons à prendre des mesures, des réformes juridiques et à collaborer avec le HCDH pour assurer réparation. Il est nécessaire d'apporter une assistance tenant compte du genre aux victimes. Monsieur le Haut-Commissaire, comment le HCDH peut-il aider garantir que l'assistance parvienne aux survivants, notamment dans les territoires occupés, qui se heurtent à des obstacles les empêchant d'avoir accès aux soins et aux plaintes.
Merci.
Excellence, Mesdames et Messieurs les participants, nous sommes maintenant parvenus au terme de cette réunion. Nous allons nous revoir à 15h cet après-midi pour poursuivre le dialogue interactif sur la situation des droits de l'homme en Ukraine, qui sera suivi par le dialogue interactif sur le rapport du Haut-Commissaire relatif à la République démocratique du Congo. Je déclare close la 37e réunion de la 63e session du Conseil des droits de l'homme.