Peace consolidation in West Africa.
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La 10194e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: Maintien de la paix et de la sécurité internationales. L'ordre du jour est adopté. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Les membres du Conseil sont saisis d'un projet de résolution publié sous la cote S/2026/568, déposé par les États-Unis d'Amérique et la Grèce. Le Conseil est prêt à procéder au vote sur le projet de résolution dont il est saisi. Je vais maintenant mettre le projet de résolution aux voix. Que ceux qui sont en faveur du projet de résolution publié sous la cote S/2026/568 lèvent la main. Ceux qui sont contre? Abstention? Le résultat du vote est le suivant: treize voix pour, zéro voix contre, deux abstentions. Le projet de résolution est adopté en tant que résolution 2826/2026. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration après le vote. Je donne la parole aux représentants des États-Unis d'Amérique.
Merci, Monsieur le Président. Les États-Unis se félicitent de la prorogation technique de cette résolution pour une durée de six mois supplémentaires. Nous tenons à remercier la Grèce, plus particulièrement, pour leur partenariat. Chers collègues, les attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux, ces tentatives de détenir le détroit d'Ormuz et de bloquer ainsi l'économie mondiale ont montré deux choses. La liberté de navigation est essentielle à la paix et à la prospérité internationale, comme le Conseil en a débattu à maintes reprises ces derniers mois. Deuxièmement, Il y a des régimes qui sont prêts à fouler aux pieds cette liberté pour marquer des points au plan politique, essayer d'emporter un débat ou échapper aux conséquences de leur agression. Chers collègues, voilà ce qui apparaît très clairement aujourd'hui, les Houthis, une organisation terroriste déclarée, sont les acolytes de Téhéran. Ils ont étudié les règles pratiquées par le corps des gardiens de la révolution et voilà ce qui se passe lorsqu'Iran enlève des civils. Et bien les Houthis font de même lorsque l'Iran se cache derrière des boucliers humains. Et bien les Houthis font de même lorsque l'Iran cible les infrastructures civiles. Et bien les Houthis font de même. Lorsque l'Iran proclame mort à Israël, mort à l'Amérique, les Houthis reprennent ces slogans. Mais pour me prenez le drapeau des Houthis, il dit précisément ces deux choses mort à Israël, mort à l'Amérique sur leur drapeau. Et puis ils y ajoutent leur propre sauce mort à Israël, mort aux États-Unis. Et ils disent que les juifs soient maudits. Voilà ce que ne cessent de répéter les autistes. Donc si l'Iran est prêt à menacer le détroit d'Ormuz, combien de temps faudra-t-il attendre avant que les autistes décident une fois encore de marcher dans les pas de leurs mentors, leurs idoles, à savoir l'Iran, et avant qu'ils n'essaient de bloquer la mer Rouge? Hier encore, des missiles, des drones ont été tirés en direction de l'Arabie saoudite et je souligne, c'est civil. L'aéroport a été visé. Les compagnies aériennes ont été menacées alors même que des avions étaient en l'air dans l'espace saoudien, l'Arabie saoudite. Les Houthis ne défendent pas le Yémen comme ils le prétendent en menaçant des familles, des civils, des hommes, des femmes, des enfants. à bord d'aéronefs civils. Ils ne prônent pas un Yémen stable en frappant des aéroports qui, par le passé, ont assuré le commerce, les déplacements entre leurs pays. Non, ils terrorisent la région pour le compte de Téhéran, point final. Les Houthis ont aussi lancé des missiles en direction d'Israël et ont déclaré qu'ils déciderait quelle nation a droit de naviguer en mer Rouge et quels navires ne peuvent pas. Peu importe le pavillon battu, d'après les Houthis, ce ne sont que eux qui décident qui passe ou non. Et ils semblent penser qu'un lanceur de missiles leur donne le droit de déterminer le sort d'une des voies de navigation les plus importantes au monde. Comme vous l'avez entendu, nous l'avons répété, nous ne pouvons pas l'autoriser. Ce ne sont pas ceux qui disposent d'un lanceur de missiles qui décident qui passe ou ne passe pas par ces voies maritimes. Ce ne sont pas ceux qui ont des mines marines qui décident ce que nous pouvons ou pas faire. Ce ne sont pas eux qui décident quel navire peut traverser, quelle famille a le droit de circuler librement en toute sécurité ou quelle économie peut commercer. Les houthistes, mettent régulièrement à l'épreuve le Conseil. Est-ce que les résolutions fonctionnent? La résolution 2722 nous l'a montré. Une fois encore, les Houthis ne respectent pas les résolutions. Chaque fois que le Conseil répond au terrorisme sans imposer de véritables conséquences, les terroristes s'en nourrissent. Ils savent qu'ils peuvent continuer à bombarder ils n'auront pas à en payer le prix. Le président Trump l'a dit, je l'ai répété, nous ne cessons de le dire, nous préférons toujours la négociation plutôt que les balles. Mais la diplomatie fonctionne lorsque ce que l'on dit, quelque chose fonctionne. Mais à chaque fois qu'un Houthis tire un missile après que le Conseil lui demande d'arrêter, eh bien, Il nous montre que nos paroles sont vaines, qu'un nouveau rapport du secrétaire général ne veut pas dire grand chose au fond, n'aura aucune conséquence sur eux. Et donc nous nous félicitons de la vigilance sur laquelle insiste cette résolution qui dénonce la menace des hutistes. Mais je suis convaincue que ce mécanisme de notification ne devrait pas devenir un autre exercice de pure forme pour les Nations unies. Chers collègues, Une chose encore. Nous nous félicitons du rapport du 30 juin du groupe d'experts sur les articles à double usage et exhortons les États membres à donner suite aux recommandations qu'il contient. Nous pouvons prendre des mesures. Ces recommandations sont tout à fait raisonnables et nous pouvons saisir agir relativement à ces articles à double usage. Ne classons pas ce rapport tant que les Houthis n'ont pas lancé le prochain missile. La résolution de 2016 imposait un embargo sur les armes interdisant la fourniture, la vente, le transfert d'armes aux Houthis. Cette interdiction englobe, et c'est là le point le plus important, l'interdiction englobe les composants, la technologie, les articles à double usage qui alimentent la machine à armement, les programmes de surveillance des outistes. Donc nous demandons à nos collègues ici présents, nous demandons aux nations qui partagent notre avis de prendre des mesures dignes de ce nom pour saisir intercepter ces articles à double usage et faire respecter la résolution du Conseil. Les États tels que l'Iran et dans une certaine mesure les entreprises, les entités en Chine ont violé la résolution 2216 sans véritablement en payer le prix. Encore une délégation a été transportée depuis Téhéran, une délégation de Houthis. L'Iran a utilisé un vol pour transporter du matériel des experts houthis. soi-disant parce qu'il s'agissait d'une délégation qui était censée assister à un enterrement. Voyez la vidéo, elle est disponible. Lorsque l'avion pénètre l'espace aérien yéménite, eh bien, les personnes à bord clament: « mort à Israël, mort aux États-Unis, que les Juifs soient maudits ». Voilà ce qui se passe sous nos yeux. Téhéran fournit un aéronef, un équipage, la technologie, les armes, et les Houthis fournissent les lances de tir et alimente l'instabilité. Le Conseil ne devrait jamais permettre que la navigation commerciale soit prise en otage des négociations par des terroristes. Les Houthis doivent déposer les armes, l'Iran doit cesser de fournir ses armes et chaque État membre devrait faire respecter les résolutions adoptées par cet organe.
Je vous remercie. Je remercie le représentant des États-Unis pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Grèce.
Monsieur le Président, la Grèce se félicite de l'adoption de cette résolution. Nous remercions très sincèrement les États-Unis, délégation corédactrice, ainsi que l'ensemble des membres du Conseil pour leurs efforts constructifs. Nous remercions aussi les acteurs de la région pour leur soutien constant, leur engagement indéfectible à la préservation de la liberté de navigation en mer Rouge. un des couloirs maritimes les plus essentiels à la navigation internationale, aux chaînes d'approvisionnement mondiales et au commerce international. La mer Rouge reste une source essentielle de moyens de subsistance pour les communautés côtières et les pays de la région aussi. Depuis novembre 2023, date à laquelle a eu lieu la première attaque contre le navire Galaxy Leader, les Houthis ont fait la démonstration de leur capacité et de leur volonté de mener des attaques illicites contre les navires commerciaux en violation du droit international. La stabilité et la confiance doivent être rétablies dans la région. Monsieur le Président, La menace que représentent les attaques des Houthis contre la navigation commerciale internationale, la liberté de navigation reste importante. Qui plus est, les dernières attaques menées par les Houthis contre le territoire de l'Arabie saoudite, attaques que nous condamnons vigoureusement, hypothèquent la stabilité, la sécurité dans l'ensemble de la région. La Grèce n'a eu de cesse de dénoncer ces agissements qui menacent la liberté de circulation en toute sécurité sur cette voie maritime stratégique et risquent d'entraîner une détérioration du conflit. La sécurité maritime en mer Rouge doit être pleinement rétablie et préservée. L'établissement de rapports mensuels, disposition qui a été prorogée sur six mois supplémentaires, nous permet de surveiller de près, de vérifier les attaques menées par les Houthis et pourrait même nous permettre de mieux saisir les tenants et les aboutissants de la situation sur le terrain. La Grèce appuie fermement les efforts déployés par la communauté internationale afin de préserver la liberté de navigation et la sécurité maritime en mer Rouge, au travers de son rôle de premier plan et de sa contribution opérationnelle à l'opération Aspidis de l'Union européenne, au titre de son mandat défensif dans le respect du droit international, notamment des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. L'opération de l'Union européenne, Aspides, assure la protection et l'escorte des navires, permet de mieux comprendre la situation et renforce les efforts de renforcement des capacités avec les partenaires régionaux. Préserver la liberté de navigation et la sécurité maritime est essentiel à la préservation de la paix et de la stabilité internationale et reste un effort collectif, une responsabilité partagée par tous. Merci.
Je remercie la représentante de la Grèce. Je donne à présent la parole au représentant de la France.
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, la France a voté en faveur de cette résolution 2826 et elle se félicite de son adoption. Elle remercie les États-Unis et la Grèce d'avoir présenté ce texte important. En prorogeant l'obligation de rapport du secrétaire général, ce Conseil se donne les moyens de suivre de près la situation en mer Rouge, dans un contexte de regain des tensions régionales. Cette information régulière est essentielle. Elle éclaire la mobilisation et l'action de notre Conseil sur cet enjeu. Monsieur le Président, la liberté de navigation et la sûreté maritime sont aussi centrales en mer Rouge que dans le détroit d'Ormuz et doivent être impérativement respectées. Ce Conseil a réitéré cette exigence dans sa résolution 2722 de 2024. À ce titre, les Houthis doivent mettre un terme à leurs menaces et s'abstenir de toute nouvelle attaque. Ma délégation a eu l'occasion de rappeler avec force cette exigence hier et de souligner les obligations qui incombent aux Houthis, qu'il s'agisse de cette question, de la situation au Yémen ou de leur attitude à l'égard des pays voisins et d'Israël. La France reste pleinement engagée en faveur de la protection de cette voie maritime essentielle à la stabilité mondiale, pardon, à la stabilité de la région, au commerce international et à l'économie mondiale. Elle poursuivra à cette fin son engagement dans le cadre de l'opération européenne EU NAVFOR Aspides, dans le respect du droit international, dans une posture strictement défensive et en lien avec ses partenaires européens et internationaux. Je vous remercie.
Merci le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Danemark.
Merci, Monsieur le Président. Le Danemark a voté pour cette résolution et se félicite de son adoption. Nous félicitons aussi les rédacteurs, les États-Unis et la Grèce pour les efforts déployés pour garantir la prorogation opportune de ce texte. La résolution d'aujourd'hui permettra au Conseil de sécurité de continuer de recevoir des rapports réguliers sur les attaques menées par les Houthis contre les navires commerciaux et marchands en mer Rouge. L'escalade au Yémen dans la région de ces derniers jours, notamment les frappes signalées hier qui ont visé l'Arabie saoudite et un plateau autiste, attestent de l'importance de cette résolution. Le Danemark condamne les menaces des Houthis de reprendre les attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge et d'imposer un blocus. Nous exhortons vigoureusement les Houthis à s'abstenir de plonger le Yémen dans un conflit plus vaste. En tant que nation maritime importante, le Danemark reste déterminé à garantir la liberté de navigation, assurer la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales en mer Rouge et dans le golfe d'Aden. pour le bien du commerce et du développement mondial. Nous restons déterminés à préserver la sécurité maritime, à ouvrir les voies commerciales maritimes, à préserver les gens de mer dans le respect du droit international. Il est essentiel que la communauté internationale assure la libre circulation des marchandises commerciales dans une des voies maritimes les plus importantes. Aucun acteur étatique ou non étatique ne peut s'arroger cette liberté. Le pavot du Yémen a besoin de bénéficier de la sûreté de la navigation pour assurer la fourniture des biens humanitaires. Toute menace risque de mettre à mal l'acheminement de cette aide essentielle au Yémen et avoir des conséquences dévastatrices pour la population. Les hautistes doivent agir dans l'intérêt supérieur du peuple yéménite. Nous pensons qu'une garantie de sécurité crédible et durable pour la mer Rouge et la région doivent être obtenues dans le cadre d'une solution politique inclusive pour le Yémen qui promeuve la désescalade, rétablisse la confiance et garantisse le respect du droit international. L'adoption d'aujourd'hui envoie un signal fort. Le Conseil reste pleinement saisi de cette question importante. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Danemark pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, Monsieur le Président. Nous avons voté pour nous aussi cette résolution. Nous nous félicitons de son adoption. Je tiens à remercier les délégations rédactrices, les États-Unis et la Grèce, pour le travail exemplaire réalisé. Si les attaques commises par les Houthis contre des navires commerciaux en mer Rouge avaient cessé ces derniers mois, la situation reste fragile. Qui plus est, Sur la précédente période à l'examen, les Houthis ont continué de menacer la navigation commerciale internationale en mer Rouge. Les derniers événements évoqués hier au Conseil n'ont fait que confirmer la fragilité de la situation. Ainsi, les menaces qui sous-tendent la sûreté maritime en mer Rouge persistent. Le risque de reprise d'attaques exige une attention étroit du Conseil de sécurité. À cet égard, la prorogation du mandat de rapport mensuel du Secrétaire général pour une durée supplémentaire de six mois est à la fois prudente et nécessaire. Ainsi, le Conseil pourra rester dûment informé tout en envoyant un signal ferme de l'examen par le Conseil de cette question, en même temps que prévenir le transfert d'armes reste un élément clé pour réduire le risque d'escalade et préserver une des voies de navigation commerciale parmi les plus importantes au monde. Pour combler les lacunes et faire en sorte que l'embargo atteigne les objectifs fixés, il est essentiel que les États membres assurent le suivi des conclusions et recommandations du rapport du groupe d'experts 2140. En l'absence d'une mise en œuvre pleine et entière coordonnée de l'embargo sur les armes, il reste inefficace et n'entrave nullement les capacités opérationnelles des Houthis. Monsieur le Président, Les principes de la sûreté maritime mondiale sont non négociables. L'exercice des droits de navigation et des libertés de navigation par les navires commerciaux conformément au droit international, y compris à la convention du droit de la mer de l'ONU, doit être respecté. Les navires doivent être protégés lorsqu'ils pratiquent des activités licites. Merci.
Merci à la représentante de la Lettonie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Somalie.
Merci, Monsieur le Président. En tant que nation maritime, étroitement liée à la mer Rouge, nous avons voté pour la résolution que nous venons d'adopter, conscients de notre responsabilité en ce qui concerne la sécurité, la stabilité de ces eaux essentielles. La Somalie est attachée à la sûreté maritime en mer Rouge, des eaux non seulement essentielles pour notre région, mais essentielles aussi pour le commerce et la stabilité mondiale. Les ports somaliens, les navires et les gens de mer de la Somalie ont toujours transporté biens, cultures, populations par ces voies maritimes. Tout au long de cette histoire, nous sommes restés engagés à la liberté de navigation, à la paix en mer Rouge, mûs par un sentiment de devoir. Aujourd'hui, nous sommes conscients des difficultés qui existent en mer Rouge et qui dépassent la région. Nous devons savoir que cette crise n'est pas isolée à la dynamique régionale et mondiale. La sécurité de la mer Rouge est liée à la stabilité des pays côtiers. Tel doit être notre objectif à cet égard. La Somalie est alarmée par la sécurisation croissante de la mer Rouge, ce qui est depuis longtemps un couloir commercial, un lien, risque de devenir le théâtre de rivalités au mépris de la souveraineté des États de la région. Attention à ne pas faire taire les nations les plus touchées par cette situation. Nous rejetons de manière vigoureuse tous les acteurs externes qui exploitent l'instabilité dans la Corne de l'Afrique pour réaliser leurs objectifs stratégiques. La Somalie n'acceptera aucune action alimentant la division ou sapant l'unité de notre nation. Nous réitérons ici notre condamnation sans équivoque de la reconnaissance par Israël de l'entité sécessionniste dans la région du nord-ouest de la Somalie, ainsi que son intention d'établir une présence militaire étrangère en territoire somalien. La Somalie réaffirme que sa souveraineté est inviolable, tout comme son intégrité territoriale, et rejette toute présence externe ou revendication sur son domaine maritime. Nous exhortons la communauté internationale à rejeter ces actes qui créent un précédent dangereux et représentent une menace grave pour la paix et la sécurité régionales et internationales. Monsieur le Président, le succès de cette résolution dépendra de son application. Elle devra tenir compte des réalités complexes sur le terrain et respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États côtiers de la mer Rouge. La Somalie reste déterminée à travailler de manière constructive. Nous pensons que la sécurité de la mer Rouge incombe au premier chef aux États côtiers, appuyés par la coopération internationale robuste qui respecte les intérêts légitimes de tout un chacun. La marche à suivre a exigé patience, sagesse et dévouement. au service d'une solution diplomatique. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour faire en sorte que la mer Rouge reste ce qu'elle a toujours été, un pont vers la paix, la prospérité, faisant le lien entre les nations et les peuples pour le bien de tout un chacun. Merci.
Je remercie le représentant de la Somalie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Bahreïn.
Merci, Monsieur le Président. Je tiens à exprimer toute ma gratitude aux États-Unis d'Amérique et à la Grèce pour les efforts qu'ils ont déployés dans le cadre de la présentation de cette résolution. L'adoption de cette résolution par le Conseil de sécurité coïncide avec une évolution de la situation sur le terrain qui confirme la nécessité pour l'ONU de préparer des rapports dans le respect de la résolution 2722. Des violations répétées ont été enregistrées, violation des résolutions du Conseil par les Houthis, notamment la 2812. Nous rappelons la réunion du Conseil de sécurité convoquée hier. Nous avons été témoins d'une attaque iranienne délibérée, illégale dans la région, Les Houthis ont menacé de fermer le détroit de Bab Al-Mandab, de cibler les installations civiles, les infrastructures civiles du Royaume d'Arabie Saoudite ainsi que ses navires. Le Royaume de Bahreïn, Monsieur le Président, a vigoureusement condamné les attaques terroristes, les attaques injustes lancées par les milices houthis qui utilisent des missiles balistiques, ciblant les parties méridionales du royaume frère d'Arabie Saoudite, il s'agit d'une escalade dangereuse, une violation flagrante du droit international. Nous félicitons les systèmes de défense aérienne d'Arabie Saoudite pour leur efficacité. Ils ont réussi à intercepter ces missiles. Notre position est ferme. Nous appuyons pleinement le royaume d'Arabie Saoudite. dans toutes les mesures qu'il prend pour préserver sa souveraineté, sa sécurité. Ces menaces sont une violation dangereuse des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la 2722, qui dispose en son article 2 que les Houthis doivent immédiatement cesser toutes les attaques qui font obstacle au commerce international et qui hypothèquent les droits, les libertés de navigation ainsi que la paix et la sécurité de la région. Ces menaces sont une violation du droit international et de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. En conclusion, nous soulignons que ces pratiques qui menacent la sécurité de navigation dans le détroit de Bab al-Mandab ainsi qu'en mer Rouge, les attaques iraniennes qui menacent la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, une forme de chantage. Toutes ces attaques exigent du Conseil qu'il prenne une position forte, garantir la sûreté, la liberté de navigation, la liberté de circulation par ces voies maritimes. Nous devons garantir le respect du droit international, la convention sur le droit de la mer afin de préserver la paix et la sécurité dans la région et servir les intérêts de tous les États membres.
Merci le représentant du Bahreïn pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Fédération de Russie.
Monsieur le Président, la Fédération de Russie s'est abstenue lors du vote sur le projet de résolution proposé par nos collègues américains et grecs sur la prorogation technique des rapports du secrétariat portant sur les attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge. Nous notons encore une fois ce document n'a pas de valeur ajoutée surtout dans le contexte régional tel qu'il existe pour l'instant la situation Moyen-Orient effectivement est loin d'être stable l'escalade de ces derniers jours malheureusement a aussi touché le Yémen cela étant dit la situation dans les zones maritimes de ce pays est relativement calme depuis quelques temps déjà depuis le 29 septembre 2025 nous n'avons pas observé d'incidents avec des navires en mer Rouge comme certains rapports spécialisés le stipulent. Nous notons que la résolution 2722 du Conseil de sécurité est assez contradictoire dont la logique est la suite logique à l'examen du document d'aujourd'hui. Nous pensons que les membres du Conseil devraient accorder davantage d'attention aux véritables problèmes de la région qui ont une projection directe sur la sécurité et la stabilité de la région du Moyen-Orient. Parmi ces problèmes, il y a la revitalisation du règlement de la situation interne au Yémen pour lequel les médiateurs internationaux, notamment l'envoyé spécial du secrétaire général, M. Greenberg, doivent donner une nouvelle dynamique pour enfin mettre les parties yéménites sur la voie d'une paix durable. Dans le contexte régional plus étendu, le Conseil de sécurité doit occuper une position objective et faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider le processus de règlement politique et diplomatique entre les États-Unis et l'Iran, surtout dans le cadre de l'escalade de ces derniers jours. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Fédération de Russie. Je donne à présent la parole au représentant de la Chine.
Merci monsieur le président. La Chine s'est abstenue de voter sur le projet de résolution qui a été mis aux voix et c'est cohérent étant donné la position de la Chine. Je tiens à expliquer le vote de la Chine comme suit. Tout d'abord, s'agissant du dossier de la mer Rouge, il faut respecter avant toute chose le droit international et les droits légitimes de toutes les nations. La mer Rouge est Une voie commerciale internationale indispensable et préserver la sécurité de ces voies commerciales est une responsabilité partagée. Les tensions en cours au Moyen-Orient ont des effets néfastes sur la situation en mer Rouge, ce qui, bien évidemment, est déplorable. Toutes les parties devraient respecter le droit des navires commerciaux à passer en mer Rouge au titre du droit international et devraient défendre ensemble l'ordre normal du commerce international. Aucune partie ne devrait menacer autrui ou prendre des mesures militaires qui provoqueraient une recrudescence des risques en mer Rouge. Pour régler le problème en mer Rouge, il faut respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Yémen. après l'adoption par le Conseil de résolution 2722 en janvier 2024 les États-Unis ont lancé une opération militaire contre le Yémen ce qui a mis en péril les processus de paix dans le pays attisant les tensions en mer Rouge la Chine souligne que la résolution 2722 et les résolutions prorogeant les mandats ne s'apparentent une autorisation du recours à la force au Yémen aucun état ne devrait interpréter de façon abusive sa résolution ensuite s'agissant de la mer rouge il faut avant toute chose opter pour une désescalade dans la région la question palestinienne demeure au cœur de la situation moyen-orient le l'accord de cessez le feu à Gaza n'a pas encore abouti une paix véritable nous appelons toutes les parties concernées et surtout Israël à respecter pleinement l'accord conclu et à faire émerger une paix enfin durable à Gaza Nous appelons aussi la communauté internationale à consensuellement mettre en œuvre la solution des deux États et à fournir une solution juste durable pour la question palestinienne. L'embrasement des conflits dans la région du Golfe ne sert pas les intérêts de qui que ce soit. Les parties concernées devraient entendre les appels forts adressés à la région au-delà des appels de paix, de stabilité, devraient faire preuve de retenues pour éviter une escalade et une propagation de la guerre, évitant partant tout dommage superflu. Les accusations du représentant des États-Unis contre la Chine sont des accusations fallacieuses. Nous nous opposons à ces attaques. La Chine respecte strictement les résolutions du Conseil de sécurité, et a maintenu une approche et une attitude prudente quant aux exportations militaires et des articles à usage double conformément au cadre national chinois et à nos obligations internationales. La Chine contrôle strictement toutes ses exportations. La priorité est désormais que les États-Unis cessent de créer de nouveaux conflits et sèment tout chaos supplémentaire au Moyen-Orient. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant des États-Unis.
Merci, Monsieur le Président. Je voudrais réagir à ce qui a été dit par notre collègue chinois, qui vient de dire que nos accusations étaient fallacieuses. Eh bien, Je voudrais que les choses soient claires pour le Conseil et pour le procès-verbal. Nos préoccupations quant aux articles à usage double qui rendent possibles les attaques des Houthis contre des navires commerciaux ne sont pas des informations américaines. Tout cela vient de données fournies par l'ONU avec des mécanismes d'inspection et de vérification. Encore une fois, ce sont des données issues de l'ONU grâce aux mécanismes de vérification et d'inspection. cités présentés au Conseil de sécurité plus de 70 % des articles à usage double interdits saisis entre janvier 2025 et avril 2026 étaient d'origine chinoise encore une fois ce sont des informations certifiées ONU donc nous avons tout simplement affiché nos préoccupations ce ne sont pas des accusations ce ne sont que des préoccupations affichées affichée ici au conseil et le mandat confié par l'ONU au conseil nous mettons juste en garde car il semble que ces capacités d'origine chinoise ont des utilisations civiles mais que ces articles et personnes ont aussi menacé les navires commerciaux, nos aéronefs et donc nous appelons tous les États membres à mettre en œuvre les grands principes des résolutions votées au Conseil de sécurité conformément aux informations fournies par l'ONU. Je vous remercie.
Je remercie le représentant des États-Unis pour cette nouvelle déclaration. Le représentant de la Chine demander la parole pour une autre déclaration, je la lui donne.
Monsieur le Président, la Chine prend bonne note de la déclaration du représentant des États-Unis d'Amérique s'agissant de la situation au Yémen ces deux dernières années. la conclusion apparente semble être que les États-Unis ont des responsabilités irréfutables quant à la situation au Yémen et en mer Rouge. C'est un fait. Ce sont les États-Unis qui empêchent la bonne tenue des efforts du Conseil pour mettre fin au conflit et qui en fin de compte permettent aussi au conflit Gaza de s'éterniser sans l'autorisation du Conseil de sécurité et alors qu'il y a des négociations entre les États-Unis et l'Iran les États-Unis ont lancé des attaques militaires contre l'Iran encore une fois plongeant la situation et la région dans le chaos les États-Unis devraient réfléchir à leurs propres actions et devraient prendre des mesures correctives pour éliminer les effets néfastes de ces agissements et de cette rhétorique incendiaire et devrait faire des efforts sincères pour faire advenir la paix au Yémen et en mer Rouge au lieu de créer d'autres conflits et d'accuser autrui. Je vous remercie.
Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remerci.
Je vous remercie.
Je vous remercie. Je vous remerciais. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remerciais. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercis.
Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remerc. Je ne reprendrai pas la parole, j'ai bien entendu votre appel, merci, mais je pense qu'il vaut la peine de dire à nouveau que nous avons cité des données de l'ONU aujourd'hui qui ont été présentées au Conseil de sécurité dans le cadre des mécanismes consacrés à l'ONU et de façon plus générale s'agissant de la déclaration de notre collègue chinois sur les efforts constructifs ou non des États-Unis, je voudrais quand même vous présenter le plan en 20 points du président Trump entériné par des dirigeants à Charm el-Cheikh, entériné aussi par le Conseil de sécurité d'ailleurs avec la résolution 2803 et des initiatives de diplomatie positive, en plus de celle du protocole d'accord avec l'Iran, c'est constructif. Il y a le mécanisme trilatéral aussi, tout aussi constructif, entre les États-Unis, le Liban et Israël. Et en termes de diplomatie constructive, je pense que ça fonctionne. Et je voudrais quand même revenir sur l'idée même de la résolution qui appelle le secrétaire général à continuer à faire état de la situation des attaques terroristes houthistes sur une voie maritime internationale et je ne vois pas pourquoi cela pose problème d'appeler tous les États membres à contrôler autant que faire se peut et intercepter si possible tous les articles à usage double qui alimentent les attaques des houthis. Je vous remercie.
Je remercie le représentant des États-Unis pour sa déclaration. Je donne à présent. Je vois que le représentant de la Chine voudrait reprendre la parole. Je la lui donne pour la dernière fois.
Merci, Monsieur le Président. La Chine met en œuvre strictement les résolutions du Conseil de sécurité et honore ses obligations internationales. La Chine rejette les accusations infondées des États-Unis. Nous exhortons les États-Unis à faire une introspection et à faire des efforts concrets pour permettre une paix et une stabilité durable au Moyen-Orient. Merci.
Représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant du Panama.
Merci, Monsieur le Président. Nous tenons très sincèrement à remercier la mission des États-Unis et tout particulièrement la mission de la Grèce pour leur attachement indéfectible à la promotion de la sûreté maritime dans le cadre de leur mandat en tant que membres du Conseil de sécurité. Vous avez contribué de manière décisive à faire en sorte que cette question reste inscrite à l'ordre du jour du Conseil de sécurité à titre prioritaire. Une fois encore, un grand merci pour votre rôle de premier plan et votre dévouement. Excellence, la prorogation de cette résolution ne doit pas être entendue comme une réponse à une situation spécifique, mais une réponse face à des difficultés beaucoup plus vastes. qui affecte non seulement la navigation maritime, mais aussi l'ensemble des chaînes d'approvisionnement mondiales et le commerce international. Le droit de navigation, année après année, est érodé par les menaces émanant tant d'acteurs non étatiques que de certains États. Nous ne pouvons pas permettre que la violence, la coercition, l'emploi de la force conditionne le transport maritime de marchandises essentielles au commerce mondial et à la stabilité économique internationale. Cette réalité exige de redoubler d'efforts afin d'asseoir le respect du droit international et de garantir la sécurité des voies de navigation maritimes. Si les efforts déployés par le Conseil de sécurité n'ont pas toujours été suffisants ou suivis d'effets, nous restons convaincus que ce n'est que par le biais de cet organe et en recourant à la diplomatie que nous pourrons trouver des solutions durables face à ces défis communs. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Panama pour sa déclaration. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée. La 10185e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: Consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite M. Leonardo Santos Simao, représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne à présent la parole à Monsieur Leonardo Santos Simao.
Monsieur le Président du Conseil, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, j'ai l'honneur de vous présenter aujourd'hui le rapport du Secrétaire général sur les activités du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, UNOWAS. Permettez-moi d'emblée d'adresser mes plus sincères félicitations à la République démocratique du Congo, pour sa présidence des travaux du Conseil tout au long du mois de juillet et de lui souhaiter une présence fructueuse. Le 19 juillet, à Sierra Leone, se tiendra un sommet de la Cédéao à double vocation, à la fois ordinaire, mais aussi consacré à établir l'avenir de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest à la suite des récents événements politiques dans la zone. Dans une région à des tensions géopolitiques exacerbées et qui aggravent une situation sécuritaire déjà fragile, nous nous attachons à promouvoir le dialogue, à favoriser la compréhension mutuelle, à transmettre les messages d'encouragement et à rechercher un terrain d'entente entre tous les parties prenantes, notamment dirigeants gouvernementaux, institutions régionales, entités des Nations unies, sociétés civiles, femmes et jeunes leaders.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel, Nous avons noté trois grandes tendances. Tout d'abord, la situation sécuritaire préoccupante. Ensuite, le renouveau de la dynamique du dialogue et de la coopération. Et troisièmement, l'évolution démocratique de la région. S'agissant du volet sécuritaire, la menace que représentent les terroristes et d'autres groupes armés non étatiques demeure claire, surtout dans le centre du Sahel et dans le nord du Nigeria. avec les états côtiers du golfe de Guinée étant les principales victimes. Ces groupes adaptent leurs tactiques, utilisent de plus en plus des technologies de pointe comme des drones, de nouveaux moyens de communication et des crypto-monnaies. Leurs attaques sont coordonnées sur plusieurs fronts, notamment dans plusieurs pays. Leurs actions se confond avec la criminalité organisée transnationale et vise à asseoir un contrôle économique et territorial, à éroder la confiance du public quant à l'autorité nationale avec des dommages pour la cohésion sociale. Le 25 avril, une coalition de groupes terroristes Jama'at Nasrat ul Islam wa al Muslimin, le JNIM, et le groupe séparatiste malien Front de libération de l'Azawad ou FLA, lancé des attaques simultanées prenant pour cible Bamako, Kati, Kidal, Gao et Mopti entre autres causant des pertes civiles et militaires avec notamment la mort du ministre de la défense. Les barrages partiels empêchant le bon fonctionnement des voies d'acheminement d'articles vers Bamako et empêchant le mouvement de biens et services et le passage de biens et services et les attaques contre les centres énergétiques ont des effets sur l'eau et l'électricité. Récemment les combats entre les forces armées maliennes et la coalition FLJNIM dans le nord du Mali ont été signalés surtout à Kidal et dans les régions de Gao. Au Niger des attentats terroristes ont eu lieu dans l'aéroport de Niamey et prenant pour cible aussi une base militaire à Tahoua entre janvier et juin. il y a eu des signalements d'attaques aussi dans les régions de Tillabéri et d'Iffa. le Burkina Faso continue à être aux prises avec des assauts notamment des opérations utilisant des drones surtout dans les régions nord et est. les autorités ont annoncé des projets de recrutement de 100 000 réservistes et d'environ 12 000 membres de personnel militaire d'ici à la fin de l'année 2026. au Nigeria Dans la North Belt et la Middle Belt, des attaques, des enlèvements et un bilan humain très lourd ont été signalés. Le coût humain de la violence est dévastateur. À la fin du mois de février, environ 6,8 millions de personnes étaient en situation de déplacement interne dans la région, en plus des 1,228 réfugiés et demandeurs d'asile notamment environ 220 000 au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Togo. Au Libéria, les autorités ont fait état d'une augmentation nette des populations migrantes burkinabées depuis 2025, passant de 40 000 personnes à environ 140 000 personnes aujourd'hui. Voilà qui place une pression immense sur les communautés locales, sur les ressources foncières et les services sociaux fondamentaux. En plus du terrorisme, le trafic de stupéfiants, la production, la consommation sont un phénomène qui est en plein essor dans la région avec un effet sur un grand nombre d'états côtiers où des substances sont saisies par les autorités dans des volumes divers et variés. Les jeunes sont les principales victimes mais on note aussi une utilisation par des combattants terroristes. En outre, Les institutions publiques et politiques dans certains pays sont menacées par des syndicats de la drogue qui mènent à leur affaiblissement. L'accès humanitaire demeure très limité dans un grand nombre de zones alors qu'il est de plus en plus difficile d'acheminer une assistance vitale étant donné le déficit de financement. Les femmes, les enfants, les jeunes continuent de payer le plus lourd tribut du déplacement, de l'insécurité, des violations des droits et de l'accès limité aux services essentiels. Les attaques contre les écoles soulignent le bilan très lourd que l'insécurité représente pour les perspectives futures de communautés entières. Cela étant dit, de nouveaux investissements dans les écoles et dans les infrastructures de formation professionnelle et les autres méthodes d'apprentissage alternatives aident un grand nombre d'enfants dans des zones difficiles d'accès à rester à l'école. Face à ces défis, les acteurs régionaux se mettent à pied d'œuvre pour trouver des solutions. Et j'insiste, la CDAO a redoublé d'efforts pour mettre en service sa force en attente, mais à cause des déficits de financement, le projet est plus modeste que attendu. La mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité doit permettre à l'ONU de contribuer au travail de la région pour relever le défi du terrorisme.
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil, l'Afrique de l'Ouest et le Sahel connaissent un nouveau élan en matière de dialogue. Une conférence consultative de haut niveau sur la coopération régionale et la sécurité tenue à Accra en janvier a réuni les dirigeants régionaux et des partenaires qui se sont engagés à rétablir la confiance et à mettre en place un nouveau mécanisme de coopération sécuritaire destiné à remplacer l'initiative d'Agra. D'autres consultations ont ensuite eu lieu avec l'inclusion de nouveaux acteurs, notamment européens et d'autres régions, avec la participation active de tous les États membres de l'AS et de la CEDEAO. Dans le même esprit, la CEDEAO a nommé l'ancien Premier ministre de la Guinée, Lansana Kouyaté, comme négociateur en chef chargé du dialogue avec les pays de la CEDEAO et des consultations sont désormais en cours. Par ailleurs, des acteurs tels que le Sénégal et le Togo multiplient les initiatives afin de rapprocher les positions et de promouvoir une stratégie commune pour lutter contre le fléau du terrorisme et de la criminalité organisée dans la région. Il convient également de souligner le rôle croissant que joue l'Union africaine, qui joue un rôle de plus en plus important dans la promotion du dialogue, du rapprochement entre les parties et de la cohérence stratégique. Cette évolution se traduit notamment par une coopération renforcée avec la CEDEAO ainsi que par les échanges accrus avec le Mali et d'autres pays de la région.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, le Bureau continue à encourager et à soutenir ces possibilités de dialogue et de coopération. Lors de la période à l'examen, Je me suis entretenu avec des dirigeants, des dirigeants, des représentants de haut niveau de la région, y compris au Ghana, au Togo, au Niger et au Sénégal, et avec la CEDEAO, l'Union africaine et des envoyés européens, et avec des partenaires internationaux à Boujad, à Bruxelles, à Washington et à Paris. Nous avons rassemblé des acteurs internationaux régionaux à Banjul en avril. le représentant spécial de l'Union Africaine et chef de la mission de l'Union Africaine pour la Malaisie, Mamadou Tangara. Il a présenté la nouvelle approche de la mission, axée autour de la souveraineté, du dialogue sans condition et d'un engagement institutionnel sans exclusive. Ces échanges de vues prouvent bien qu'on observe une transition passant de la confrontation à la collaboration et une participation constructive qui commence à porter ses fruits concrètement. Le 9 février, le Niger et le Nigeria ont rouvert le point de passage à Kamba restaurant en couloir commercial important la participation du Premier ministre du Niger et des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali lors de l'entrée en fonction du président romual Wadagni du Bénin et du la visite du président wadagni à Niamey à Ouagadougou et à Bamako et dans le sel de façon plus générale prouve bien qu'il y a un engagement en faveur d'une amélioration des relations. Des pourparlers sont en cours pour rouvrir la frontière entre le Niger et le Bénin. L'Union du fleuve Mano a aussi misé davantage sur le dialogue. Les présidents du Liberia, de la Guinée, de la Sierra Leone se sont réunis à Conakry pour parler des tensions dans les zones frontalières et pour promettre à nouveau un règlement pacifique du différend. En Sierra Leone, la médiation des garants moraux internationaux, notamment de la CEDEAO et du Bureau UNOWAS, ont permis la conclusion d'un accord entre le gouvernement et l'opposition, une mesure indispensable à l'accélération de la mise en œuvre de l'accord sur l'unité nationale et des recommandations du comité tripartite. Plus récemment, le Mali et l'Algérie ont décidé de normaliser leurs relations bilatérales en en ouvrant leurs espaces aériens et en permettant un travail normal de leurs ambassadeurs. Voici des exemples d'efforts régionaux permettant le dialogue menant à une coopération entre les pays de la région. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, même si les défis sont nombreux, la démocratie s'enracine dans la région, nous l'avons observé au fil des élections pacifiques, des réformes et des mesures en faveur d'une gouvernance redevable. Lors de la période à l'examen, des élections ont eu lieu dans la paix au Bénin, au Cabo Verde, en Côte d'Ivoire et en Guinée. Au Cabo Verde, l'opposition est revenue au pouvoir après une décennie, alors qu'au Bénin, l'élection présidentielle d'avril a conclu le cycle électoral de 2026.
Réforme.
Les efforts de réforme se poursuivent aussi dans plusieurs pays. Au Ghana, l'établissement d'une division spécialisée de la Haute Cour afin d'accélérer le traitement des cas de corruption, d'extraction minière illégale et de recouvrement d'avoirs. est un pas en avant significatif vers l'application du principe de responsabilité. En Gambie, la nomination d'un procureur spécial, la création d'une division pénale spéciale au sein de la Haute Cour sont autant de mesures positives pour garantir la justice transitionnelle. Au Sénégal, après les dialogues nationaux de 2024 et 2025, les efforts de réforme se sont poursuivis, notamment une réforme constitutionnelle. En Mauritanie, Un dialogue national est prévu dans plusieurs pays, en particulier dans le centre du Sahel. Les autorités ont lancé de nouveaux cadres réglementaires relatifs à l'exercice des libertés politiques et civiques et portant aussi sur le fonctionnement des associations aux tracteurs publics. Ces mesures reflètent en partie l'intention des autorités de renforcer l'autorité de l'État. pendant la période de transition et sur fond d'insécurité accrue, bien que l'anxiété et les critiques des partis politiques et des groupes de la société civile ne cessent de croître. Si le calendrier pour ce qui est du retour à l'ordre constitutionnel reste encore peu clair dans les trois pays du centre du Sahel, la nécessité d'assurer la stabilité, la redevabilité et l'état de droit, ainsi que le respect des droits humains et une gouvernance inclusive, reste d'actualité, Monsieur le Président du Conseil, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil. Des réponses au seul plan de la sécurité ne suffiront pas. Pour s'attaquer véritablement aux causes profondes de l'instabilité, des investissements sont indispensables dans les fondements socio-économiques et environnementaux de la paix. C'est la raison pour laquelle l'UNOWAS n'a cessé de travailler sur tout un éventail de priorités régionales. En janvier, nous avons convoqué un dialogue sur la diplomatie de l'eau avec les principales organisations de la région, du grand bassin de la région, les entités de l'ONU, les institutions régionales. Toutes les parties ont réaffirmé la coopération autour de l'eau en tant qu'outil de prévention des conflits, de résilience climatique et d'intégration régionale en amont de la conférence des Nations unies sur l'eau de 2026. Nous avons aussi continué d'appuyer la mise en œuvre de l'architecture de sûreté maritime de Yaoundé, reconnaissant que l'insécurité sur terre et en mer font partie du même écosystème de criminalité organisée et de trafic illicite. Avec l'ONU DC, nous avons aussi organisé un dialogue entre les jeunes et les autorités gouvernementales à Dakar sur les drogues émergentes, la jeunesse, la sécurité, mettant en exergue le risque croissant lié à la prolifération de nouvelles drogues et leurs conséquences au plan de la cohésion sociale, de la santé publique et du financement du terrorisme. Nous avons aussi constater des exemples positifs d'actions nationales holistiques destinées à s'attaquer aux causes profondes de certains de ces défis. Dans le nord du Togo, j'ai été témoin des retombées positives sur la sécurité de la combinaison de mesures sécuritaires avec des interventions au plan du développement et humanitaire sous l'égide du gouvernement et avec l'appui de l'ONU. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, cette année, l'économie de la région devrait croître d'environ 5 % en moyenne. Une croissance vigoureuse est annoncée dans les pays tels que le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Niger, la Gambie et le Sénégal. Cependant, la charge liée à l'endettement externe et national, l'inflation, les dépenses de sécurité nationale, la réduction de la marge de manœuvre budgétaire et les chocs externes continuent de réduire les effets positifs susmentionnés. La lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité doivent donc demeurer un objectif commun sur fond de lutte contre le terrorisme. La commission mixte Cameroun-Nigéria est sur le point d'achever la mise en œuvre de l'arrêt de 2002 de la Cour internationale de justice qui vise à assurer la démarcation des derniers 36 kilomètres de frontière. Il s'agit là d'un exemple qui nous montre à quel point des efforts patients reposant sur des principes peuvent aboutir à un cadre de coopération. Par ailleurs, la décision du Ghana de renvoyer sur différend maritime avec le Togo à l'arbitrage au titre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer vient réaffirmer, nous nous en félicitons, que le droit international est un moyen viable et constructif de régler les différends par les voies pacifiques. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, l'UNOWAS reste déterminée à exécuter son mandat au service de la paix, de la gouvernance constitutionnelle et de la coopération régionale en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Après la lettre du président du Conseil en date du 19 février 2026, lettre se félicitant de la décision du secrétaire général de mener un examen stratégique indépendant du mandat et des activités de l'UNOWAS, Le processus d'examen a débuté sous l'égide de l'ancienne présidente de la République démocratique fédérale de l'Éthiopie, Mme Saleh Work Zewede. Nous attendons avec intérêt les conclusions et les recommandations de cet exercice, qui s'avérera une contribution importante Il permettra à l'UNOAS d'être plus adapté à l'évolution de la situation en Afrique de l'Ouest, au Sahel et qui permettra aussi d'asseoir la pertinence de l'ONU dans la région. En conclusion, je tiens à remercier chacun d'entre vous pour le soutien qu'il continue de recevoir, que nous continuons de recevoir. Merci.
Mon exposé. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole au représentant du Libéria.
Merci, Monsieur le Président. J'ai l'honneur d'intervenir au nom du groupe A3, la République démocratique du Congo, la Somalie et mon propre pays, le Libéria. Nous remercions le représentant spécial du Secrétaire général et chef de l'UNOWAS pour son exposé édifiant. Nous nous félicitons de la prorogation du mandat de Lennox jusqu'à janvier 2029. Il s'agit d'un vote de confiance vis-à-vis de la diplomatie préventive, alors même que la région en a le plus besoin. Monsieur le Président, l'Afrique de l'Ouest et le Sahel sont à la croisée des chemins entre le danger, les promesses. L'EA3 fait le choix de la promesse car nous sommes à jamais solidaires des pays et des peuples de la région dont la résilience reste leur principal atout. Mais nous ne nous soustrayons pas face au danger. L'EA3 condamne en les termes les plus vigoureux Les attaques terroristes coordonnées du 25 avril qui ont touché le Mali ainsi que l'attaque qui a visé l'aéroport international de Niamey en juin. Nous adressons toutes nos condoléances aux familles endeuillées et aux gouvernements touchés. Le fait que les groupes armés non étatiques soient de plus en plus sophistiqués dans leurs agissements, tactiques aux drones, aux engins explosifs improvisés. Le flux d'armes par-delà les frontières et la convergence grandissante du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée exigent une réponse à la hauteur de la menace qu'ils représentent. Le terrorisme ne connaît pas de frontières. Notre coopération doit s'en inspirer. Nous devons agir avec détermination pour empêcher que cette situation ne fasse boule de neige dans les États côtiers et dans les couloirs maritimes adjacents. Et pourtant, l'EA3 l'a déjà dit et le répète aujourd'hui, il n'y a pas de solution militaire à ces crises. Une paix durable doit être bâtie en s'attaquant aux causes profondes du phénomène de la pauvreté, de l'exclusion, du déficit de gouvernance, de la vulnérabilité climatique. En effet, une victoire sur le champ de bataille qui ne remédierait pas au désespoir ne serait pas une victoire. Monsieur le Président, l'UA3 reste un ardent défenseur de l'appropriation régionale et des solutions africaines. Nous nous félicitons de la conduite ordonnée de récentes élections au Bénin, au Cabo-Verde, en Côte d'Ivoire et en Guinée. Et nous saluons tout particulièrement le Cabo-Verde pour le transfert de pouvoir pacifique. Il vient nous rappeler que l'alternance démocratique n'est pas l'exception dans notre région, mais bel et bien la règle, de plus en plus. Nous nous félicitons tout autant de la vigilance des forces nationales et du soutien déterminé de la CEDEAO à la préservation de l'ordre constitutionnel au Bénin en décembre dernier. L'ordre constitutionnel, lorsqu'il a été mis à rude épreuve, eh bien, la région de l'Afrique de l'Ouest a réagi. Dans le même esprit, Nous nous félicitons aussi chaleureusement de la nomination du négociateur en chef, Lassana Kouyaté, chargé de mener le dialogue entre la CEDEAO et l'Alliance des États du Sahel. Les ponts sont plus difficiles à bâtir que les murs, mais ils sont la seule structure qui nous permet d'avancer, d'aller de l'avant. Nous exhortons toutes les parties à saisir cette occasion de bonne foi. Qui plus est, le groupe A3 demande l'application pleine et entière de la résolution 2719 du Conseil de sécurité de 2023, d'y voir là un tremplin vers un financement prévisible et durable des opérations de paix menées par l'Afrique. Monsieur le Président, Derrière chaque statistique qui figure dans le rapport du Secrétaire général, c'est un être humain que nous voyons. La situation humanitaire reste catastrophique, alimentée par le conflit, les déplacements de masse, les chocs climatiques. Parallèlement, le plan de réponse humanitaire reste gravement sous-financé. Nous demandons à la communauté internationale de revoir à la hausse l'assistance fournie au travers de financements prévisibles et souples. Nous soulignons aussi que nous devons intégrer de manière systématique les indicateurs fondés sur le genre ainsi que les principes contenus dans la déclaration sur la sécurité dans les écoles. Parce qu'un enfant qui peut en toute sécurité aller à l'école aujourd'hui permet de prévenir un conflit de demain. Sur fond de toutes ces difficultés, le Conseil devrait aussi s'inspirer de ce qui fonctionne. La Commission paritaire Cameroun-Nigéria, avec plus de 2 000 kilomètres de frontière, a réussi à se mettre d'accord. Les coordonnées de la frontière ont été établies. Cette commission nous démontre ce qu'il est possible de faire grâce à une diplomatie patiente et reposant sur des règles. Alors que la Commission avance et est sur le point de parachever la démarcation, d'assurer la transition vers l'appropriation nationale, le Conseil, notre continent, en a un exemple qui mérite d'être reproduit. Dans l'intervalle, le groupe A3 se félicite de l'examen stratégique indépendant en cours examen de l'UNOWAS, dont nous attendons le rapport en septembre. Nous espérons des résultats tournés vers l'avenir qui préservera l'efficacité du Bureau, qui permettra aussi de renforcer son partenariat avec l'Union africaine, la CEDEAO et l'Alliance des États du Sahel. En guise de conclusion, Monsieur le Président, le groupe A3 réaffirme son plein appui à l'UNOAS et à son mandat de diplomatie préventive. Nous sommes prêts à travailler de manière constructive avec tous les membres du Conseil sur des produits concrets élaborés en respectant pleinement le consentement et l'appropriation des États de la région. Les peuples de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel ne demandent pas au monde de les porter Ce qu'ils demandent et ce que nous demandons, c'est que le monde marche à leurs côtés, marche à nos côtés. Le groupe A3 le fera jusqu'au bout. Je vous remercie pour votre attention.
Je remercie le représentant du Libéria pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Danemark.
Merci, Monsieur le Président. J'aimerais moi aussi remercier le représentant spécial du secrétaire général pour son exposé édifiant. J'aurais trois remarques à formuler, Monsieur le Président. Tout d'abord, le Danemark est vivement préoccupé par la détérioration continue des conditions de sécurité en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Dans le centre du Sahel, des attaques surviennent au quotidien. Les victimes civiles sont nombreuses. Au Mali, en avril, une attaque coordonnée à grande échelle a menacé la stabilité de l'Etat. La violence armée se propage aussi au reste de la région. Au Nigeria, nous avons été témoins d'un éventail d'attaques abominables ayant visé des écoles. Ainsi, une réponse purement sécuritaire, une réponse sécuritaire collective est nécessaire dans la région avec les acteurs régionaux, l'Union africaine, la CEDEAO, l'UNOS et l'ONU peuvent jouer un rôle de premier plan à l'appui de l'établissement d'un environnement politique propice à une coopération sécuritaire renforcée. Une réponse sécuritaire collective face aux défis dans la région pourrait passer par l'élaboration d'une stratégie régionale conjointe de lutte contre le terrorisme. Elle devrait faire fond sur les efforts actuellement déployés par la CEDEAO et d'autres initiatives régionales, notamment l'équipe spéciale multinationale. Tout effort de lutte contre le terrorisme doit toujours être respectueux du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme. Monsieur le Président, deuxièmement, Les défis à l'appel à sécurité en Afrique de l'Ouest et au Sahel sont de plus en plus complexes. Ces défis touchent à la réduction de l'espace civique et politique jusqu'à la criminalité transnationale organisée inquiétante, le trafic de drogue, sans oublier les conséquences catastrophiques des changements climatiques. Tous ces facteurs contribuent à la détérioration de la situation humanitaire, notamment aux déplacements forcés et aux problèmes d'accès humanitaire. Les initiatives transfrontalières, la collaboration régionale sont essentielles pour relever ces défis multidimensionnels en matière de sécurité et trouver le moyen d'avancer ensemble vers la paix. Ce chemin doit se bâtir sur le respect du droit international, le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme notamment. Nous appuyons la CEDEAO dans son rôle d'acteur régional de premier plan en ce qui concerne les problèmes de sécurité. conformément aux autres initiatives régionales et bilatérales. Nous nous félicitons des initiatives lancées par le Ghana et le Togo pour encourager le dialogue dans la région et nous appuyons véritablement les efforts de l'Union africaine, sa mission au Mali et au Sahel et de représentants de l'Union africaine pour convoquer les acteurs et lancer un dialogue. Nous devons continuer de faire fond sur ces efforts pilotés par l'Afrique afin de renforcer toujours la réponse collective et sécuritaire dans la région. Troisièmement, Les mesures sécuritaires, elles seules, ne permettent pas d'encourager la paix, la résilience et la prospérité. Des solutions politiques s'imposent. Au centre du Sahel, l'insécurité, les problèmes de gouvernance, l'exclusion économique ont contribué à la violation des droits humains et de l'État de droit. Nous pensons qu'une paix durable ne peut reposer que sur les principes démocratiques de la gouvernance. Nous demandons des progrès dans le cadre des processus de transition ainsi qu'un respect de l'ordre constitutionnel et de l'État de droit. L'ONU a un rôle important à jouer, à l'heure d'aider les pays et les communautés à bâtir la confiance, à renforcer les capacités nationales en matière de prévention. Le Danemark demande à tous les pays de la région de collaborer avec l'ONU. Comme le disait le représentant spécial Simaou, l'UNOSOM offre un soutien important à la région au plan de la coopération, de la diplomatie préventive, de la gouvernance inclusive et démocratique, sans oublier la mise en œuvre du programme Les femmes et la paix et la sécurité. Nous encourageons l'ONU à poursuivre ses efforts pour garantir un engagement politique en faveur de la coopération internationale et régionale à l'échelle de tous les acteurs. Nous encourageons aussi l'UNOSOM à renforcer toujours la cohérence, la coordination avec d'autres institutions, fonds et programmes des Nations unies. L'ONU doit être à la hauteur des enjeux en ces heures critiques pour la région. Nous attendons avec intérêt de nous pencher sur les conclusions de l'examen stratégique indépendant en cours de l'UNOSOM. En conclusion, Monsieur le Président, Le Danemark est un partenaire de longue date de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel. Nous continuerons de coopérer avec la région en quête de solutions collectives dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la consolidation de la paix, de la coopération pour le développement et de l'aide humanitaire.
Je vous remercie. Je remercie la représentante du Danemark pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant des États-Unis.
Merci, Monsieur le Président. Merci au représentant spécial, Simao, pour son exposé éclairant. Nous vous remercions pour votre action dans toute la région et attendons avec intérêt de recevoir le rapport d'évaluation stratégique de la mission dans les mois à venir. Chers collègues, alors que nous nous réunissons aujourd'hui, le terrorisme continue de mettre à mal, de dévaster la vie de millions de personnes partout au Sahel, en Afrique de l'Ouest. Les dernières attaques menées sont plus sophistiquées, coordonnées que jamais et l'on constate une escalade en termes d'intensité. Les États-Unis condamnent dans les termes les plus vigoureux qui soient toute attaque terroriste, notamment les attentats du 25 avril au Mali et l'attaque du 18 juin qui a visé l'aéroport de Niamey au Niger. Nous exprimons nos condoléances et dans l'intérêt de chacun, nous continuons d'exhorter les États du Sahel et les voisins à mettre de côté leurs divergences de vues pour parvenir à une réponse coordonnée, unifiée face au terrorisme, en respectant l'État de droit, les droits humains, en passant par le partage de renseignements, la coordination militaire. L'appropriation par l'Afrique des conditions de sécurité dans la région, avec une réponse coordonnée à l'échelle de tous les pays de la région, est essentielle. Les États-Unis continueront de travailler avec les partenaires de la région pour faire face à ces menaces communes. Enfin, la crise au Soudan, a toujours des conséquences à grande échelle sur la paix et la sécurité dans tout le Sahel. Les États-Unis demandent aux belligérants au Soudan de s'engager immédiatement et de respecter une trêve humanitaire sans condition. Il n'y a pas de solution militaire à ce conflit. Le peuple du Soudan ne peut plus attendre et mérite mieux. Merci.
Je remercie le représentant des États-Unis pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Panama.
Merci, Monsieur le Président. Nous remercions la présidence de la République démocratique du Congo pour la convocation de cette séance. Merci aussi à Monsieur Leonardo Santos Simao, représentant spécial du secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, pour ses contributions précieuses et les bons offices qu'il mène. Nous nous félicitons de la présence parmi nous des représentants de la Côte d'Ivoire, et du Burkina Faso qui nous font l'honneur de leur participation. Monsieur le Président, nous sommes conscients des efforts déployés par les Nations unies et autres acteurs régionaux, notamment l'Union africaine, la CEDEAO et Confédération des États du Sahel. Nous nous félicitons de leur volonté de dialogue constructif afin de régler ensemble les défis auxquels se heurte la région. Rebâtir la confiance entre les acteurs et éradiquer l'extrémisme à la racine est essentiel pour redynamiser cette région, lui permettre d'avancer vers la paix et le développement durable. Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles des victimes des attentats terroristes qui continuent de dévastater des communautés, menaçant les gouvernements et la stabilité de la région. Monsieur le Président, Il ne saurait y avoir de solution militaire face au terrorisme, ni en Afrique de l'Ouest, ni ailleurs au monde. L'extrémisme doit être éliminé en dialoguant, en appliquant des politiques d'éducation de qualité, en créant des débouchés économiques, des possibilités de travail, des possibilités sociales pour les jeunes. Les extrémistes tirent parti des vulnérabilités des jeunes, de l'absence de débouchés pour les recruter. Cependant, les preuves sont là qui confirment que si nous investissons dans les politiques sociales de prévention, nous pouvons mettre un terme au recrutement et à d'autres formes de radicalisation. Pour toutes ces raisons, nous sommes d'accord avec ce que disait le Secrétaire général dans son rapport. un investissement dans le développement, la gestion de l'eau, la sécurité alimentaire et la création d'emplois. Il s'agit de droits humains fondamentaux si nous voulons nous attaquer aux causes profondes du conflit et ainsi garantir la dignité des personnes et prévenir la violence. Nous sommes heureux de constater qu'en dépit des tentatives de déstabilisation auxquelles se heurtent certains pays, Des élections ont pu être tenues. Des processus de transition sont en cours dans la région, comme l'indiquait M. le représentant spécial. Ceux-ci attestent de progrès au plan démocratique et de la gouvernance. Ces facteurs contribuent à apaiser la situation. M. le Président, nous reconnaissons la souveraineté régionale et de tous les pays du continent africain. Nous observons avec préoccupation l'ingérence étrangère dans la région. notamment ceux qui promeuvent ou financent parfois des groupes armés, ceux qui alimentent le conflit, leur objectif étant d'asseoir leur influence et d'extraire des ressources, des minéraux essentiels, uranium, or, pétrole. Nous observons aussi avec préoccupation la coordination des groupes terroristes tels que JENIM et autres insurgés tels que le FLA, Front de libération de l'Azawad, comme nous l'avons constaté au Mali. Les réseaux de financement des groupes armés et terroristes sont complexes. L'extraction illicite, le trafic de drogue et leur marché alimentent ces réseaux et nous devons suivre de près l'origine, la destination de ces fonds. Nous devons assurer la reddition des comptes en vertu de l'état de droit. Monsieur le Président, nous lançons un appel à toutes les parties afin qu'elles préservent les canaux diplomatiques et qu'elles suivent de près le dialogue informel interactif qui a eu lieu il y a exactement une année avec tous les acteurs compétents de la région. Malheureusement, aujourd'hui, La proposition qui est née de ce dialogue ne s'est pas encore matérialisée. Il s'agissait de voir comment parvenir à une stratégie régionale conjointe pour éliminer l'extrémisme et le terrorisme. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de plus de volonté politique pour imprimer un nouvel élan à ces efforts. En tant que Conseil, nous devons utiliser les renseignements fournis par l'UNOWAS et tirer parti de sa coopération avec la CEDEAO et l'Alliance des États du Sahel pour établir une feuille de route et ainsi améliorer le bien-être de la population civile de la région, puisque c'est bien la population civile qui subit les conséquences de notre inaction. Une fois encore, nous appuyons pleinement le rôle de chef de file du représentant spécial Simao à la tête de l'UNOWAS, La présence de l'ONU doit être mise à profit pour prévenir de nouveaux conflits et atténuer l'instabilité de la région. Merci.
Je remercie le représentant du Panama pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Chine.
Monsieur le Président.
Nous remercions le représentant spécial, le secrétaire général, de son exposé. Nous continuerons à soutenir le travail du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le CEL et le représentant spécial. La situation en Afrique de l'Ouest et au CEL demeure stable dans l'ensemble avec une croissance économique progressive, mais il reste encore des problèmes. La communauté internationale devrait continuer à contribuer l'aide des états afin qu'ils puissent régler les défis sécuritaires et économiques et devraient consolider cette dynamique positive. Trois choses: tout d'abord nous ne devrions épargner aucun effort pour préserver la stabilité politique dans la région. Lors de la période à l'examen les pays de la région ont petit à petit fait avancer les processus politiques permettant des élections pacifiques. Le Nigéria et la Gambie se préparent à des élections générales. Un grand nombre de pays ont fait des progrès progrès significatifs dans la réforme gouvernementale. La Communauté internationale devra continuer à soutenir les pays de la région dans la préparation de leurs élections afin d'ancrer les réalisations pour une transition politique en renforçant la gouvernance et en réfléchissant à des possibilités de développement en respectant les conditions locales. La Chine soutient le dialogue entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso avec l'UA et le bureau et nous avons toute la partie à continuer à parler à entretenir les pourparlers à éliminer les doutes la méfiance à renforcer la confiance et la coopération injectant davantage d'énergie positive dans la stabilité politique de la région ensuite nous devrions continuer à soutenir les synergies en matière de contre le terrorisme dans la région la situation de plus en plus complexe, difficile. Des groupes terroristes multiplient les attaques, les infiltrations dans des pays avec des attaques de plus en plus perfectionnées, des tactiques sophistiquées. La tendance de convergence entre les organisations terroristes et groupes séparatistes au Mali exige une vigilance de tous les instants. Nous nous opposons aux terroristes de toutes formes et condamnons fermement toutes les attaques des organisations terroristes ou des acteurs individuels contre les civils et les infrastructures indispensables. Les pays de la région doivent continuer à renforcer la coopération sécuritaire en matière de contrôle à la frontière, le partage de renseignements et les efforts de lutte contre le terrorisme, mais doivent améliorer leur système de défense et renforcer leur capacité pour prendre en considération les risques sécuritaires de façon indépendante. Il faut renforcer les mécanismes de lutte contre le terrorisme pour former des synergies de lutte contre le terrorisme. La communauté internationale devrait fournir des financements, un équipement, des technologies pour aider les pays de la région à renforcer leur défense sécuritaire. Troisièmement, nous devons ensemble renforcer les bases du développement régional. Cela fait longtemps que les bases économiques faibles et que les capacités insuffisantes en matière d'alimentation et que le chômage des jeunes mettent en péril la résilience de la région en matière de développement, créant un terreau fertile pour certains facteurs déstabilisants. Nous devons prendre en considération les symptômes et les causes profondes de ces phénomènes tout en fournissant une assistance humanitaire en améliorant les moyens de subsistance. Nous devrions miser sur la sécurité agricole, les infrastructures, l'alimentation, l'emploi, éliminer les déficits de développement pour permettre une croissance interne permettant la paix grâce au développement durable. Monsieur le Président, la Chine est un ami sincère, un partenaire fiable de la région. et nous voulons travailler avec les pays de la région dans le cadre du Forum de coopération chinoise pour renforcer la coopération tous azimuts en renforçant le bonheur, la sécurité, l'épanouissement des gens et en contribuant à la paix durable, au développement et à la prospérité dans la région. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la France.
Monsieur le Président, je souhaite tout d'abord remercier le représentant spécial, M. Leonardo Santos Simao, pour son intervention et pour son action, tout à fait importante pour faciliter le dialogue dans la région. Le représentant du secrétaire général l'a dit, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans la région et cela a des conséquences humanitaires terribles. avec plus de 6,8 millions de déplacés internes. Cette situation, aggravée par les difficultés d'accès et le sous-financement de la réponse humanitaire, fragilise la résilience des populations civiles et a un impact démesuré sur les femmes et les filles. Monsieur le Président, je le disais, la raison de cette situation humanitaire alarmante, C'est, comme le souligne le secrétaire général dans son rapport, le défi sécuritaire qui inquiète la région et au-delà. Le Sahel central et le bassin du lac Tchad en particulier demeurent confrontés à des violences terroristes insoutenables que la France condamne avec la plus grande fermeté. Au Sahel en particulier, le JNIM, groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, renforce progressivement son emprise territoriale comme l'ont montré les attaques condamnées par ce Conseil fin avril et l'embuscade contre un convoi des forces armées maliennes il y a deux jours. Cette évolution et l'absence de réponse collective appropriée de la communauté internationale fait peser une menace accrue sur l'ensemble de la région. Pour faire face à la dégradation sécuritaire et humanitaire et trouver des solutions régionales aux défis communs, il est nécessaire de travailler à la stabilité de cette région et au dialogue. La France salue les efforts en ce sens de l'Union africaine, de la CEDEAO et de plusieurs États africains. l'UNOWAS joue également un rôle important à travers ses bons offices et sa nouvelle mission de promotion du respect de l'ordre constitutionnel. En effet, le développement de pratiques de bonne gouvernance dans l'ensemble de la région est incontournable pour bâtir des sociétés plus résilientes. Les institutions ont besoin d'être renforcées, les espaces politiques, civiques et médiatiques préservés afin de permettre une expression démocratique et une lutte efficace contre la désinformation et les discours de haine. l'UNOWAS peut utilement assister les États de la région en ce sens. La France a plaidé, dans le cadre du renouvellement du mandat de l'UNOWAS, pour maintenir un dialogue ambitieux et régulier de ce Conseil avec les États d'Afrique de l'Ouest, via un nombre accru de rapports et de réunions chaque année. La gravité des événements observés ces dernières semaines et ces derniers mois plaide en ce sens. Il est important que le Conseil puisse maintenir une attention régulière à cette région et à ses populations confrontées à des défis sans précédent. La France restera engagée pour soutenir le dialogue du Conseil avec les États de la région qui souhaitent bénéficier d'un appui de la communauté internationale, Elle salue le renouvellement pour trois ans du bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest. Elle se félicite de la revue indépendante confiée à la présidente Salihuwa Kezewede. Elle appelle l'ensemble des Etats membres de cet organe à faire de même. Le Conseil de sécurité ne peut pas et ne doit pas détourner le regard. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Bahreïn.
Merci Monsieur le Président. Nous remercions Monsieur Simaou, représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau des Nations Unies UNOWAS de son exposé. Nous nous félicitons des efforts du Bureau dans le renforcement de la paix, du dialogue et de la stabilité dans la région. Nous soutenons la prorogation du mandat. Nous nous félicitons de la présence des représentants de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso à la présente séance. Nous remercions le Secrétaire général de son rapport, Monsieur le Président. Le rapport fait un point très complet sur l'évolution de la situation en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel. Et nous voudrions nous arrêter sur les éléments suivants. Le Royaume du Bahreïn se félicite d'évolution positive de la situation en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Nous saluons en particulier la tenue d'élections, les mesures de réforme, les dialogues politiques et les progrès enregistrés dans la relation entre la CEDEAO et l'Alliance des États du Sahel. Nous estimons que ces faits nouveaux sont autant d'occasions en or de renforcer la confiance et de faire avancer la coopération régionale qui contribuerait ensuite à l'amélioration de la paix, de la sécurité et de la stabilité. Nous sommes convaincus du fait que le dialogue est la meilleure façon de régler les défis communs. Deuxièmement, en dépit de ces indications positives, il demeure des menaces sécuritaires, autant de sources de préoccupations graves. alors que l'architecture sécuritaire se détériore. Les capacités des groupes terroristes, elles, augmentent et un grand nombre d'États en Afrique de l'Ouest et au Sahel sont frappés par le terrorisme. Au Mali récemment, il y a eu des attaques coordonnées terroristes qui confirment bien que la situation est grave. ce qui confirme aussi que la coordination et les capacités des groupes terroristes augmentent ce qui menace la paix et la sécurité de toute la région et dans ce contexte le royaume du Bahreïn insiste sur sa position forte nous condamnons le terrorisme en toutes ses formes et manifestations. Il est important de renforcer la sécurité, la coopération, la coopération en matière de renseignement. Il convient de tarir les sources de financement du terrorisme et de prendre à bras le corps l'idéologie sous-tendant le terrorisme. Troisièmement, il y a les défis humanitaires et économiques. qui sont de plus en plus urgents. Les conflits, les déplacements, l'évaporation de l'assistance humanitaire, l'insécurité alimentaire, tous ces facteurs mettent en péril les mesures de développement et les efforts sécuritaires. Nous pensons qu'il faut renforcer l'appui humanitaire et garantir l'acheminement de l'assistance humanitaire et des articles d'aide sans le moindre obstacle. Il faut investir dans le capital humain notamment grâce à l'autonomisation des femmes et des jeunes, dont le rôle doit être renforcé dans la construction de la paix, ce qui permettrait d'inscrire la paix et la sécurité sur le long terme. En conclusion, Monsieur le Président, nous sommes attachés à soutenir tous les efforts régionaux et internationaux qui visent à consolider la paix et la sécurité et le développement durable en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel, et qui permettront de renforcer des partenariats qui permettront aux peuples de la région de relever des défis qui leur sont communs et d'établir un avenir plus prospère, plus sûr.
Je vous remercie. Je donne à présent la parole à la représentante de la Fédération de Russie.
Monsieur le Président, nous remercions le représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, M. Simao, de son rapport sur l'évaluation de la situation dans la région. Nous soutenons les travaux du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel dans le cadre du mandat qui lui a été confié. Nous suivons de très près l'évolution de la situation dans la région et nous notons avec préoccupation les infiltrations de plus en plus nombreuses des terroristes du Sahel dans les États côtiers du golfe de Guinée avec une coordination accrue entre les différents groupes et un niveau élevé d'appui et d'aide technique. Nous sommes préoccupés par la flambée d'activité de combattants au Nigeria entre le 1er janvier et le 10 février 2026, 1258 civils ont perdu la vie à cause de leurs agissements. Le potentiel des groupes armés au Sahel s'est révélé lors de l'attentat terroriste au Mali du 25 avril. Les combattants ont été en mesure de mener une attaque massive simultanée sur les grandes villes du pays et clairement ont tous les moyens financiers et techniques indispensables à ce genre d'attaque le Conseil de sécurité de l'ONU s'est exprimé sur le sujet notamment dans le cadre de la déclaration à la presse du 15 mai 2026 soutenue par la Fédération de Russie. On y explicite clairement que ces attaques commises par le JNIM et le Front de Libération de la Zawad, le FLA, sont des actes terroristes. En outre, dans le rapport du secrétaire général sur le sujet, on parle des pertes civiles et des conséquences militaires de ces attaques. Nous adressons nos condoléances au gouvernement de la République du Mali suite au décès du ministre de la Défense Sadio Camara qui a défendu lui-même son domicile lors d'une attaque par les terroristes dans la ville de Kati. Nous notons la décision du président de la période de transition, Monsieur Goïta, d'assumer les obligations liées au poste de ministre de la défense de la République en cette période difficile il convient de noter que dans son allocution télévisée du 28 avril le président Goita a indiqué explicitement que les attaques terroristes coordonnées avaient été soutenues par des acteurs extérieurs à Bamako et dans les grandes villes du pays et nous sommes tout à fait d'accord avec cet avis exprimé de toute évidence ces agissements destructeurs et d'autres ont été planifiés et exécutés grâce à la participation directe de force extérieure qui continuent à entretenir l'illusion chimérique qu'elles pourront continuer à contrôler les terroristes. Il y a notamment des signalements de participation de bandes armées soutenues par le régime de Kiev. Des informations portent sur des drones et une formation de combattants par des instructeurs militaires ukrainiens. Nous sommes surpris qu'en dépit des condamnations du Conseil de sécurité des attentats terroristes du génie mais du Front de libération de l'Azawad, le FELA, et en dépit de leurs actes terribles relatés en masse dans les médias, des combattants du Front puissent accorder des interviews à Paris. Il faut davantage de coopération Et en dépit des appels à une lutte contre le terrorisme, ces membres du groupe terroriste peuvent être accueillis à bras ouverts en Europe. Nous ne sommes pas surpris que les terroristes début juillet aient pu concentrer leurs forces dans le nord du Mali. À Guelloc et à Nefoïss, leurs attaques ont été repoussées et les groupes ont subi de lourdes pertes. En avril, les forces armée malienne et le corps africain russe sont réussi à repousser à Paris des attaques la Fédération de Russie de son côté continuera à soutenir les États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme à la lumière de l'évolution de la situation en matière de sécurité dans le Sahel il serait normal de noter que le Mali le Niger et le Burkina Faso se trouve en première ligne des efforts de la lutte contre les groupes terroristes panafricains Il mérite plus que jamais un appui de la part de la communauté internationale et des organisations régionales. Et à cet égard, nous ne comprenons pas ce refus de certains membres occidentaux du Conseil de sécurité de mentionner de façon explicite la Confédération des États du Sahel dans les documents du Conseil de sécurité. On peut faire comme si la Confédération n'existait pas. Cela étant dit, cela ne mènera pas à une disparition des menaces terroristes dans la région. Monsieur le Président, Nous saluons la volonté affichée dans le rapport des membres de la Confédération des Etats du Sahel et de la CEDEAO de petit à petit renforcer leurs relations sur une base mutuellement bénéfique. Nous notons les décisions positives à cet égard adoptées lors de la rencontre des dirigeants de la communauté le 14 décembre 2025 à Abuja les efforts collectifs sont la clé de voûte de la lutte contre la menace terroriste dans la région nous sommes tout à fait d'accord avec les avis figurant dans le rapport sur les efforts progressifs de la Cede en matière de renforcement de la stabilité dans la zone de la communauté au Bénin sur demande du gouvernement décembre la force en attente de la CDAO a été déployée et elle a réussi à tuer dans l'oeuf une tentative de coup d'état. Les élections présidentielles ont eu lieu en Guinée et grâce à cela les organes de la CEDEAO ont pu rétablir leurs activités. Nous nous félicitons du travail du représentant spécial du secrétaire général, M. Simao qui cherchent à renforcer la confiance dans la région et à créer des conditions indispensables à un dialogue entre les parties afin de surmonter les défis en présence en matière de sécurité et de développement. Nous sommes satisfaits par les résultats des activités de la commission mixte entre le Cameroun et le Nigeria permettant de faire avancer le processus difficile de démarcation des frontières entre les deux Etats. Nous notons le point fait sur la stratégie intégrée de l'ONU sur le Sahel. Nous pensons que ce processus permet de tirer des enseignements utiles et de tirer les fruits des efforts nombreux mais pas toujours efficaces de l'ONU afin que l'organisation puisse aider la région à atteindre ses objectifs notamment en matière de développement durable et de mettre au point un arsenal d'appui pour aider les acteurs de la région et satisfaire leurs intérêts. Nous réaffirmons la position de principe de la Russie en faveur de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale des pays de la région. Nous appelons la communauté internationale à soutenir à l'unisson la Confédération des États du Sahel et à soutenir la lutte contre la menace terroriste. Nous pensons que ce sont ces mesures qui permettront un dialogue constructif avec l'Union africaine et la CEDEAO. avec le trio sahélien. De notre côté, nous serons toujours prêts à contribuer positivement à la stabilité de la région. Nous continuerons à fournir une assistance aux États du Sahel sur une base bilatérale ou multilatérale, notamment afin de participer au renforcement des capacités des forces armées nationales. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Fédération de Russie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie le représentant spécial du Secrétaire général, Leonardo Santos Simao, de son exposé. J'aimerais m'arrêter sur trois points. Tout d'abord, le terrorisme au Sahel évolue plus rapidement que notre riposte collective. Le Sahel reste une des régions les plus frappées par le terrorisme au monde représentant plus de la moitié des attaques liées au terrorisme dans le monde un terrorisme qui s'étend de plus en plus aux états côtiers de la région et des groupes terroristes comme le JNIM et d'autres affiliés régionaux de l'état islamique continuent de renforcer le lien avec des groupes criminels organisés d'exploiter exploiter la porosité des frontières, les vides de gouvernance, les vulnérabilités socio-économiques, le trafic et les flux financiers illicites. Les attaques coordonnées au Mali ont prouvé que ces groupes étaient tout à fait capables de frapper de façon simultanée sur des fronts multiples. Les attaques répétées contre l'aéroport international de Diamé lors des six premiers mois de cette année illustrent leur capacité à mener des opérations complexes contre des infrastructures stratégiques, notamment dans les zones urbaines. La Lettonie condamne fermement les attentats terroristes odieux et se solidarise avec les peuples d'Afrique de l'Ouest et du Sahel. En plus du terrorisme, la violence et les conflits, l'instabilité politique et les chamboulements liés au climat ont provoqué le déplacement de 6,8 millions de personnes dans la région. Nous l'avons entendu. La situation humanitaire se détériore, l'accès est de plus en plus limité, ce qui fait que des millions de personnes n'ont plus accès à une assistance vitale et qu'un grand nombre de personnes sont de plus en plus vulnérables. En outre, les groupes terroristes de la région adaptent leurs moyens et leurs méthodes d'attaque, notamment en utilisant de plus en plus souvent des technologies de pointe et des satellites commerciaux. Voilà qui étend leur portée opérationnelle et leur permet de couronner des attaques en faisant fi des frontières. Voilà qui permet aussi le financement du terrorisme grâce à des cryptomonnaies et qui permet la propagation des propagandes et de la désinformation. La lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel, dès lors, exige une coordination régionale plus forte, soutenue par l'ONU et par les partenaires internationaux, exige aussi davantage de coopération pratique entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé. C'est essentiel pour interrompre le financement du terrorisme et mettre hors d'état de nuire les réseaux criminels, pour renforcer la gestion des frontières et améliorer le partage de renseignements. Toutes les mesures de lutte contre le terrorisme devraient être ancrées sur le droit international, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme. Ensuite, il est essentiel de maintenir le dialogue en dépit des divergences politiques. La Lettonie se félicite des efforts récemment consentis par la CEDEAO, l'Union africaine et les dirigeants régionaux afin de préserver les voies de communication et rétablir la confiance, notamment avec la désignation de Lansana Kouyaté en tant que négociateur en chef pour la collaboration avec les pays de la région. Nous nous félicitons du renforcement de la coopération entre sa mission et le Mali et le Sahel. Nous encourageons le Burkina Faso, le Mali et le Niger à rester ouverts à des possibilités de coopération régionale, notamment avec la CEDEAO et l'Union africaine. La Lettonie réaffirme qu'elle est fermement convaincue du fait que l'UNOWAS joue un rôle indispensable permettant le dialogue politique, le renforcement de la coopération régionale et permettant la prévention des conflits. Nous encourageons tous les pays de la région à utiliser au mieux l'UNOWAS en tant qu'enceinte indispensable de coopération pratique sur les défis de gouvernance et sécuritaire multiples. Et il nous tarde d'entendre l'examen stratégique de l'UNOWAS. qui nous sera présenté bientôt. Troisièmement, investir dans la jeunesse et dans les femmes est la façon la plus efficace de renforcer la sécurité sur le long terme. Près de 65% de la population du Sahel a moins de 30 ans. Dès lors, les jeunes doivent être autonomisés en tant qu'agents de paix et de résilience et pas des cibles de recrutement extrémiste. Le renforcement de l'éducation, des moyens de subsistance, des institutions effectives de gouvernance locale est un investissement dans la stabilité et la résilience sur le long terme, tout comme le soutien à la participation civique et la multiplication des possibilités. Nous nous félicitons du fait que l'UNOWAS intègre de façon systématique le programme Femmes, Paix et Sécurité, car la sécurité est impossible sans la prise en compte de l'impact disproportionné des conflits sur les femmes et les jeunes filles. Garantir une participation pleine et égale sur la base de l'égalité des femmes est un prérequis opérationnel pour la stabilité sur le long cours. Et enfin, Monsieur le Président, la prise en main régionale soutenue par un appui international demeure la seule solution pour parvenir à une paix durable dans la région. Les peuples d'Afrique de l'Ouest et du Sahel ont fait montre d'une résilience remarquable. Le Conseil de sécurité, dès lors, doit rester pleinement engagé. Ensemble, nous arriverons à interrompre le cycle de la violence. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Lettonie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Pakistan.
Merci, Monsieur le Président. Qu'il me soit permis de remercier le représentant spécial du Secrétaire général de son exposé circonstancié qui s'est articulé autour de trois grandes tendances. qu'il nous a très bien présenté. Nous saluons les efforts de l'UNOWAS qui permet un dialogue politique inclusif, qui soutient la diplomatie préventive et qui promeut la coopération régionale en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel. Et il nous tarde de voir l'examen stratégique indépendant de l'UNOWAS. Le dernier rapport du Secrétaire général fait état d'une région qui se heurte à des défis complexes sur le plan politique, sécuritaire, humanitaire, socio-économique et à d'autres égards encore, tout en mettant en avant certaines tendances positives, comme les efforts en faveur du dialogue régional entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel. et d'autres initiatives visant à renforcer la coopération au plan régional. Et dans ce contexte, qu'il me soit permis de m'arrêter sur quatre éléments. Premièrement, le Pakistan réaffirme son engagement de tous les instants en faveur de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des pays de la région. Nous sommes très attachés au principe de non-ingérence dans les affaires internes des États. Cela fait longtemps qu'on coopère avec l'Afrique, c'est une coopération profondément ancrée et à bien des niveaux. Des casques bleus pakistanais se sont mis au service de l'ONU avec honneur sur le continent africain participant au renforcement de la paix, à la consolidation de la paix dans un grand nombre de pays du continent. Nous sommes fermement convaincus du fait que pour parvenir à des solutions durables, il faut une prise en charge nationale, une riposte régionale coordonnée, mais aussi un soutien international coordonné. Et dans le droit fil de cette idée, les débats au Conseil de sécurité pourraient être plus productifs s'ils étaient soutenus par davantage de participation des pays de la région et des organisations de la région. Nous félicitons de la participation d'ailleurs de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso à la séance de ce matin. Deuxièmement, la menace terroriste qui gronde en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel, incarnée par les attentats terroristes coordonnés au Mali, les attaques au Niger et en d'autres lieux, restent une plus grande préoccupation qui prouve bien qu'il faut une coopération internationale soutenue à tous les niveaux. Le terrorisme et l'extrémisme violent exigent une stratégie coordonnée et une riposte sécuritaire forte avec des mesures prenant à bras le corps les causes profondes de la problématique. Troisièmement, le renforcement de la coopération régionale demeure indispensable. À cet égard, nous nous félicitons de la coopération entre La CDAO et la Confédération des États du Sahel nous encourageons le dialogue pour rétablir la confiance et raffermir les ripostes collectives face aux défis partagés. Quatrièmement, la communauté internationale doit continuer à prendre en considération les défis humanitaires de la région. Les déficits financiers qui minent la riposte humanitaire doivent absolument trouver une solution. Pour arriver à une paix et une sécurité durable, il faut un développement durable, des institutions résilientes et des possibilités économiques accrues. Monsieur le Président, en guise de conclusion, je réaffirme que le Pakistan est très attaché à soutenir toutes les initiatives dont le but est de promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Pakistan pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Merci, Président.
Je remercie le représentant spécial de son exposé circonstancié aujourd'hui. Je vais m'arrêter sur trois points. Tout d'abord, nous demeurons préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel. Nous condamnons les attaques coordonnées récentes au Mali qui ont prouvé que la coordination et la portée des groupes armés terroristes sont de plus en plus sophistiqués dans la région. En outre, les besoins humanitaires dans la région demeurent immenses. Comme le représentant spécial l'a très bien dit, environ 6,8 millions de personnes sont en situation de déplacement au Sahel. Nous appelons à un passage sûr, plein entier, sans entrave de l'axe humanitaire aux personnes dans le besoin. Le Royaume-Uni soutient les efforts grâce à 232 millions de dollars d'assistance dans la région. Deuxièmement, nous nous félicitons de la tenue pacifique des élections au Bénin, au Cabo-Verde, en Côte d'Ivoire et en Guinée. Cela étant dit, nous demeurons préoccupés par l'absence de participation de l'opposition, par la réduction de l'espace civique et politique et par la concentration de l'autorité exécutive dans certaines zones de la région. Des institutions redevables, des élections crédibles sont des conditions sine qua non d'une stabilité sur le long terme et nous encourageons tous les acteurs à travailler avec l'UNOWAS pour soutenir le dialogue, pour soutenir la gouvernance constitutionnelle et pour s'assurer d'un processus politique transparent sans exclusives. Troisièmement, nous nous félicitons des efforts visant à renforcer la coopération entre la Cédéao et la Confédération des États du Seld, notamment la désignation d'un coordonnateur en chef pour aider à restaurer le dialogue. Nous encourageons une coopération permanente pour rétablir la confiance et pour gommer les dernières divergences. Une coopération accrue en matière de lutte contre le terrorisme, de gestion des frontières et de criminalité organisée est indispensable pour améliorer la stabilité et la sécurité de la région. En guise de conclusion, Monsieur le Président, le Royaume-Uni demeure attaché à travailler étroitement avec l'UNOWA et ses partenaires dans la région pour soutenir la paix, la stabilité et la prospérité en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Colombie.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Nous remercions le représentant spécial du Secrétaire général, Leonardo Santos Simao, pour son exposé qui reflète le caractère multidimensionnel des défis auxquels se heurtent les pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel. À cet égard, nous aimerions mettre en exergue quatre points. Premièrement, Le gouvernement de la Colombie condamne sans ambages le terrorisme et l'extrémisme violent qui affectent des millions de personnes dans la région. Face à des acteurs qui étendent leur influence par-delà les frontières, qui recourent à des moyens toujours plus sophistiqués et qui parviennent à imposer des blocus ou à contrôler des territoires, le dialogue, la coordination et la coopération sont la seule alternative pour faire face à ces menaces avec efficacité. À cet égard, la Colombie se félicite des efforts et initiatives visant à consolider la confiance. Nous nous félicitons et encourageons aussi le travail conjoint entre les pays de la région, notamment la nomination par la CEDEAO de M. Lansana Kouyaté en tant que négociateur en chef auprès de la Confédération des États du Sahel. Deuxièmement, la Colombie se félicite des progrès réalisés par les pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel sur le chemin de la paix et de la consolidation de l'État de droit. Nous réaffirmons le caractère essentiel des processus constitutionnels et le respect des droits humains. Le gouvernement de la Colombie encourage à ne pas revenir en arrière dans une région qui a fait l'expérience des avantages au long cours des processus de paix, de la justice transitionnelle et de la réconciliation. À cet égard, la Colombie est préoccupée. par les restrictions imposées à l'exercice des droits civils et politiques et souligne combien il est important d'offrir des espaces de dialogue, de participation à la société civile et aux communautés, en encourageant tout particulièrement la participation effective des femmes et des jeunes. Dans le même ordre d'idée, nous nous félicitons de l'échange d'expériences entre les femmes artisanes de paix de la Colombie, de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel. La Colombie l'a dit au Conseil, nous sommes toutes disposées à inspirer, à contribuer grâce à notre expérience aux efforts de paix déployés de par le monde. Troisièmement, Monsieur le Président, Il est essentiel d'accorder la priorité à une approche holistique qui englobe les dimensions du développement durable, de la gouvernance, des droits humains et des droits humanitaires, et qui s'attaque aux causes profondes de la violence. À cet égard, la Colombie est préoccupée. face à la situation humanitaire complexe. Nous en appelons au respect plein et entier des normes internationales qui prohibent toute forme de violence contre les populations civiles. De même, le gouvernement de la Colombie souligne les conséquences aggravantes des changements climatiques au plan humanitaire, tout comme les tensions intercommunautaires et les effets sur les moyens de subsistance qui découlent de ce phénomène. Nous nous félicitons des efforts déployés par l'UNOWAS afin d'encourager la diplomatie de l'eau dans la région, un instrument de prévention des conflits et de coopération transfrontière. De même, le gouvernement colombien souligne l'importance des politiques de développement inclusives. des politiques qui tiennent compte des besoins différenciés des femmes, des enfants, des jeunes, des populations affectées de manière disproportionnée par les conflits dans la région. Pour toutes ces raisons, nous nous félicitons des efforts déployés par l'UNOWAS et les pays de la région afin d'avancer sur la voie de la mise en œuvre du programme Les femmes et la paix et la sécurité et du programme Les jeunes et la paix et la sécurité. Il s'agit là des meilleurs outils à notre disposition pour réduire les vulnérabilités, garantir les droits et encourager la participation de ces populations. Dans le même temps, ma délégation est consciente des difficultés liées à la latitude budgétaire limitée. Nous en appelons une fois encore au Secrétaire général Nous souhaitons une réforme de l'architecture financière internationale. Aucun pays ne devrait devoir choisir entre investir pour sa population ou acquitter un service de la dette énorme. Quatrièmement et enfin, la Colombie souligne l'importance de l'UNOWAS. L'organisation doit entretenir un lien politique durable en tirant pleinement parti son pouvoir fédérateur en accompagnant les efforts déployés par la région pour revenir aux dispositions constitutionnelles et répondre aux défis partagés. La Colombie se félicite de la prorogation du mandat du Bureau et est prête à contribuer au processus d'examen stratégique. Monsieur le Président, le gouvernement colombien est conscient des défis et des obstacles qui doivent être surmontés sur le chemin de la paix. Nous continuerons de soutenir avec détermination les efforts déployés par la région pour édifier et consolider une paix durable en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Colombie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Grèce.
Merci, Monsieur le Président, d'avoir convoqué cette réunion. Je tiens à remercier le représentant spécial Leonardo Santos Simao pour son exposé très détaillé et à saluer l'UNOAS pour son travail inlassable dans un contexte régional particulièrement difficile.
Monsieur le Président, qu'il me soit permis de mettre en exergue trois points. Tout d'abord, les conditions de sécurité restent éminemment préoccupantes. Les attaques terroristes coordonnées menées au Mali en avril dernier, sont le reflet d'une escalade dangereuse, alors que les attaques qui continuent d'être menées par Daech, l'EIIL dans la région au Boko Haram, au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Nigeria, au Bénin attestent des capacités opérationnelles grandissantes des groupes terroristes dans toute la région. La tentative de coup d'État au Bénin en décembre dernier a mis à nu la fragilité de la sécurité dans la région. Aucun pays ne peut à lui seul faire face à ces menaces. Par conséquent, nous nous félicitons du nouvel élan imprimé en faveur du dialogue entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel, ainsi que la nomination de M. Lansana Kouyaté en tant que négociateur en chef. Nous nous félicitons aussi des progrès réalisés vers l'opérationnalisation des dispositifs régionaux de lutte contre le terrorisme, notamment la force de lutte contre le terrorisme de la CEDEAO, ainsi que la décision de la CEDEAO de fournir un soutien financier aux États côtiers confrontés aux retombées du terrorisme. Nous appuyons pleinement le communiqué adopté par la CEDEAO en décembre dernier demandant une reprise de la coopération au plan sécuritaire avec les pays du centre du Sahel et l'application de la résolution 2719 du Conseil de sécurité. Un cadre essentiel pour un soutien prévisible et durable aux opérations de paix menées par l'Union africaine. Le renforcement de la coopération sur la sûreté maritime dans le golfe de Guinée, notamment au travers de l'architecture de Yaoundé, devrait compléter ces efforts. En effet, la sécurité dans le centre du Sahel et pour les États côtiers est étroitement liée. Deuxièmement, au plan politique, la Grèce se félicite de la conclusion pacifique du processus électoral au Bénin et au Cabo-Verde. Nous félicitons tout particulièrement le Cabo-Verde pour l'élection de la première femme à la tête de son parlement, un jalon important sur la voie de la gouvernance inclusive. Nous encourageons aussi la poursuite des préparatifs en vue des élections prévues au Nigéria et en Gambie. Dans toute la région, les transitions politiques doivent rester ancrées dans des processus électoraux transparents, inclusifs et pacifiques, des processus menés dans le respect des calendriers adoptés, en assurant la participation de toutes les parties prenantes compétentes. Ceci est particulièrement important dans les pays qui sont en phase de transition politique, notamment la Guinée-Bissau, où le dialogue et l'appropriation nationale seront essentiels pour rétablir l'ordre constitutionnel et assurer une stabilité durable. Troisième remarque, elle concerne les droits humains, l'aide humanitaire et la résilience climatique. La Grèce reste vivement préoccupée par l'impact disproportionné des conflits sur les enfants, notamment par les attaques visant les écoles. les enlèvements, les recrutements, l'utilisation d'enfants par les groupes armés. Nous réitérons l'importance qu'il y a à garantir leur protection et leur accès à l'éducation en toute sécurité. Nous sommes tout aussi préoccupés de constater que les femmes restent confrontées à l'insécurité, à la violence sexuelle fondée sur le genre et aux obstacles à leur participation à la vie politique. Tout en nous félicitant des efforts déployés par la région afin de renforcer le leadership des femmes, notamment l'engagement de la CEDEAO à l'amélioration de la représentation des femmes aux instances élues pour atteindre 50 % d'ici 2035, il reste beaucoup à faire. Faire face à ces difficultés exige aussi un soutien humanitaire adéquat. Cependant, le rapport du secrétaire général indique que seuls 14 % des financements requis au titre du plan de réponse humanitaire 2026 ont été reçus fin avril. Combler ce déficit de financement est essentiel si nous voulons aider les millions de personnes affectées par les conflits, les déplacements et l'insécurité alimentaire. Dans le même temps, il est essentiel d'investir davantage dans la résilience climatique. Ces financements s'imposent pour s'attaquer aux causes sous-jacentes d'instabilité qui aggravent l'insécurité et les problèmes humanitaires. En conclusion, Monsieur le Président, la Grèce reste déterminée à soutenir la région par le biais d'un multilatéralisme efficace et d'un partenariat étroit avec les Nations unies, l'Union africaine, la CEDEAO et tous les acteurs régionaux. dans la perspective d'une appropriation et de solutions africaines au service d'une paix durable, de la sécurité et du développement durable. Merci.
Je remercie la représentante de la Grèce pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Côte d'Ivoire.
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, mon pays voudrait adresser ses chaleureuses félicitations à la République démocratique du Congo pour la qualité avec laquelle la délégation congolaise conduit depuis sa prise de fonction les travaux du Conseil. La Côte d'Ivoire vous assure, Monsieur le Président, de son plein soutien dans l'accomplissement de votre haute responsabilité. Ma délégation remercie le Secrétaire général pour son rapport sur les activités de l'UNOWAS ainsi que le représentant spécial, Monsieur Leonardo Santos, pour son engagement constant en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Monsieur le Président, la Côte d'Ivoire prend note avec satisfaction de la tenue d'élections pacifiques dans plusieurs pays de la région ainsi que des initiatives visant à restaurer le dialogue, la confiance et la coopération entre les États ouest-africains. Mon pays salue à cet égard les efforts de la CEDEAO, de l'Union africaine et de l'UNOWAS en faveur d'un rapprochement entre les États côtiers et les États non côtiers de la région. Face à ces défis communs, l'unité d'action de notre région est primordiale. La Côte d'Ivoire, qui accueille plus de 105 000 réfugiés et demandeurs d'asile liés au climat sécuritaire régional, reste profondément préoccupée par l'expansion et les conséquences humanitaires de la menace terroriste, la sophistication croissante des attaques, l'utilisation de drones et d'engins explosifs improvisés, ainsi que les liens entre groupes armés et réseaux criminels transnationaux. Ma délégation réaffirme que la lutte contre le terrorisme exige une réponse collective fondée sur le partage du renseignement, la coopération transfrontalière, la mutualisation des capacités et un financement durable des mécanismes africains de sécurité. Monsieur le Président, la réponse militaire à elle seule ne saurait suffire. La pauvreté, le chômage des jeunes, les effets du changement climatique, les déplacements forcés, l'insuffisance des services sociaux et le poids croissant de la dette constituent autant de facteurs de fragilité. La Côte d'Ivoire considère donc qu'il est nécessaire d'investir davantage dans la prévention, la gouvernance locale, la résilience des zones frontalières, l'autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que dans le financement de l'action humanitaire et du développement. Ma délégation soutient également l'appel du Secrétaire général en faveur d'une réforme de l'architecture financière internationale afin de permettre aux pays de la région de consacrer davantage de ressources à leurs populations et à la réalisation des objectifs de développement durable. Monsieur le Président, la Côte d'Ivoire réaffirme son plein soutien au mandat de l'UNOWAS et à ses bons offices, essentiels pour prévenir les crises, favoriser le dialogue et accompagner les efforts régionaux de paix et de stabilité. Mon pays demeure pleinement engagé en faveur d'une Afrique de l'Ouest unie, résiliente et prospère, fondée sur la solidarité, la confiance mutuelle et la responsabilité partagée. Avant de conclure, Monsieur le Président, ma délégation souhaiterait, dans un esprit constructif, apporter une précision au paragraphe 7 du rapport. Les élections législatives du 27 décembre 2025 en Côte d'Ivoire ont vu la participation des partis politiques de l'opposition, à l'exception du Parti des Peuples Africains, PPACI, qui a fait le choix de ne pas prendre part au scrutin. Ma délégation serait reconnaissante au Secrétariat de bien vouloir refléter cette correction factuelle dans le présent rapport. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Merci le représentant de la Côte d'Ivoire pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Burkina Faso.
Monsieur le Président, puisque c'est la première fois que le Burkina Faso prend la parole sous votre présidence, je voudrais vous adresser nos chaleureuses félicitations. ainsi que nos voeux de succès pour votre présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juillet. Je voudrais aussi remercier Monsieur Leonardo Simao, représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, pour sa présentation du rapport. Nous voudrions également remercier tous les membres du Conseil de sécurité qui, ici encore, ont condamné les attaques terroristes au Sahel et qui ont exprimé par la même occasion leur solidarité avec les peuples du Sahel. Le Burkina Faso se félicite de prendre part à la présente réunion, en vue d'échanger sur les activités du Bureau pour les quatre derniers mois. Nous avons pris bonne note du contenu du rapport et voudrions pour des soucis de clarification, apporter quelques éléments complémentaires afin d'éclairer davantage le Conseil. En ce qui concerne les questions sécuritaires, nous voudrions souligner que le Burkina Faso consent quotidiennement d'énormes efforts pour sa sécurité nationale. Le rapport en fait d'ailleurs cas en ce qui concerne le renforcement des effectifs de défense et de sécurité. Ces efforts ont permis des avancées dans la reconquête du territoire et concourent de façon significative à la lutte contre le terrorisme que mène le Burkina Faso aux côtés de ses frères du Mali et du Niger dans le cadre de la Confédération des États du Sahel. L'établissement et l'opérationnalisation d'une force militaire conjointe au sein de la Confédération des États du Sahel démontrent notre engagement commun à faire face aux défis sécuritaires par une coopération régionale concrète. Concernant les préoccupations humanitaires, nous saluons la résilience des populations du Sahel qui font face avec dignité aux défis auxquels elles font face. Nous saluons les efforts des partenaires humanitaires pour leur soutien. Le Burkina Faso continuera de déployer des efforts nécessaires pour l'escorte des convois et la sécurisation des organisations humanitaires vers les zones encore difficiles d'accès. Sur la question des droits de l'homme, La suspension puis la dissolution d'associations au niveau national évoquées dans le rapport, loin d'être un recul dans la promotion des droits humains, ne visent que l'assainissement du milieu associatif et un rappel au respect des réglementations nationales en la matière. Les mesures concernant les organisations non gouvernementales humanitaires s'inscrivent dans le même registre des questions sécuritaires et ne peuvent être interprétées comme des actes de restriction délibérée. Le Burkina Faso tient à rassurer le Conseil de sécurité que toutes les dispositions en cours au Burkina Faso sont l'objet des textes réglementaires et du contexte de lutte contre le terrorisme. Celles-ci visent à préserver les populations et assurer la survie d'une nation agressée. Monsieur le Président, chers membres du Conseil, nous voudrions saluer tous les efforts accomplis afin d'élaborer des rapports très constructifs. Des rapports qui apaisent les tensions et qui renforcent la confiance entre les pays concernés et les Nations unies. Pour nous, il importe que ces rapports puissent produire des résultats bénéfiques sur des solutions à apporter dans notre sous-région. Pour les pays comme les nôtres, la lecture de la situation interne devrait se faire à la lumière du facteur très perturbateur qu'est le terrorisme. C'est dire toute la nécessité de contextualiser les données afin d'apporter une touche plus nuancée. Nous le disons parce que certaines problématiques soulevées n'existaient pas lorsque nos trois pays n'étaient pas confrontés au terrorisme. Un terrorisme qui, comme l'a souligné le représentant spécial, est davantage complexifiées avec l'usage des drones, l'usage de moyens sophistiqués. Et cela atteste bien naturellement les complicités d'entités étatiques quant au soutien à ces organisations terroristes qui endeuillent nos familles au Sahel. le Burkina Faso demeure convaincu que le Conseil de sécurité tiendra compte de toutes ces nuances dans l'analyse de la situation qui prévaut au Sahel. Les populations du Sahel déjà souffrent du terrorisme et ne méritent pas de vivre d'autres tragédies. Et c'est dans ce sens que nous lançons cet appel au Conseil de sécurité. Monsieur le Président, chers membres du Conseil, comme l'a si bien souligné le représentant spécial, Il y a actuellement dans la région des efforts qu'il convient d'encourager afin de consolider la confiance entre les pays de la région. Nous saluons ce nouveau développement car c'est seul à ce prix que, ensemble, nous parviendrons à lutter contre le terrorisme. Le Burkina Faso et les pays de la Confédération des États du Sahel ont foi en l'avenir, eux qui ont déjà engagé la lutte Et qui continuent avec leur population à faire preuve d'une grande résilience. La Confédération est ouverte à tout dialogue et salue encore tous les efforts. en cours pour rapprocher les vues, notamment les initiatives entreprises par le Togo, les initiatives de l'Union africaine et celles du Bureau des Nations unies pour un outil d'orientation, d'accompagnement des États et des initiatives d'actions concrètes pour la sécurité globale dans notre sous-région. Nous espérons que les perspectives partagées aujourd'hui contribueront à une compréhension plus complète des réalités de notre sous-région et je vous remercie.
Je remercie le représentant du Burkina Faso pour sa déclaration. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. J'invite à présent les membres du Conseil à poursuivre l'examen de la question dans le cadre de consultations. La séance est levée.