Colombia - Security Council, 10196th meeting.
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La 10 196e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: Lettres identiques datées du 19 janvier 2016 adressées au Secrétaire général et au Président du Conseil de sécurité par la représentante permanente de la Colombie, de l'Organisation des Nations Unies S/2016/53. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite M. Miroslav Yentscha, représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie, à participer à la présente séance.
Il en est ainsi décidé.
Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour.
J'appelle l'attention des membres du Conseil sur le rapport du Secrétaire général.
Sur la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie.
Publiée sous la cote S/2026/528.
Je donne à présent la parole à M. Miroslav Yenchal.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur, encore une fois, de faire le point sur le processus de paix en Colombie et sur le travail de la mission de vérification au Conseil de sécurité. Quel plaisir d'être ici aujourd'hui avec Leonor Zalabata, représentante permanente de la Colombie auprès des Nations Unies. La coopération dont a bénéficié la mission de vérification depuis sa création de tous les gouvernements successifs en Colombie a été indispensable pour lui permettre de s'acquitter du mandat qui lui était confié par le Conseil, c'est-à-dire promouvoir la paix et la sécurité dans le pays.
Nous nous réunissons aujourd'hui.
Quelques semaines à peine après la fin des élections présidentielles et moins d'un mois après l'entrée en fonction du président élu Abelardo de la Espira. Avant de vous parler du processus de paix, j'aimerais me féliciter de l'importance de l'exercice démocratique du peuple colombien et des institutions indépendantes responsables du processus électoral. En dépit de certains actes de violence et en dépit de tensions avant le jour de l'élection, la mission de vérification a eu le plaisir de participer à plusieurs mécanismes qui ont pu garder un œil sur l'environnement sécuritaire pour la bonne tenue des élections. Lors des deux tours de l'élection, Le vote s'est fait de façon ordonnée, pacifique. Les forces de sécurité ont été déployées efficacement pour protéger l'élection et les observateurs des élections nationaux internationaux ont pu assurer une supervision indépendante. Le taux de participation élevé le 21 juin.
Prouve bien que les Colombiennes et Colombiens ont le désir fort de faire entendre leur voix.
Au sein d'une démocratie dynamique qui est plus inclusive, plus participative dans le cadre du processus de paix.
La prochaine administration se prépare à assumer les responsabilités de la gouvernance.
Ce sera la troisième administration élue depuis la signature de l'accord de paix de 2016 qui héritera des responsabilités de la mise en œuvre de l'accord final et aussi des possibilités que l'accord représente. Bien évidemment, un travail impressionnant doit toujours être abattu pour réaliser pleinement ses objectifs, mais l'accord a jeté les bases essentielles de la paix et de la sécurité durable. Sa mise en œuvre, qui s'est accélérée à vrai dire, demeure indispensable pour garantir le présent mais aussi l'avenir de la Colombie. Tirant profit de près d'une décennie d'expérience et de sa présence sur le terrain dans des zones qui ressentent encore les effets du conflit, la Mission de vérification est prête à coopérer avec les nouvelles autorités, à écouter leurs priorités et à examiner l'état de mise en œuvre de l'accord et à.
Communiquer sur la mise en œuvre de l'accord tout en continuant au titre du mandat à?
Accompagner les efforts nationaux pour établir la paix et renforcer la sécurité tout en respectant pleinement.
L'autorité et la souveraineté de l'État.
Dans une société fracturée par les conflits, afin d'établir la paix, il faut.
Adopter un esprit de tolérance, de coexistence qui reconnaît qu'il existe des divergences politiques légitimes et qui favorise le dialogue.
Malheureusement, Depuis l'élection, des rhétoriques incendiaires se sont fait entendre, il y a eu des confrontations politiques suspendant la semaine dernière le processus de passation de pouvoir, empalmé en espagnol, d'échange d'informations entre les équipes entrantes et sortantes.
Et dans ce contexte, je réaffirme l'appel du secrétaire général figurant dans son rapport adressé aux colombiennes, aux colombiens et surtout à leurs dirigeantes et dirigeants politiques.
Le secrétaire général les invite à agir avec responsabilité en cette période, à réduire les tensions après une élection polarisante.
Il est essentiel de maintenir des voies de communication respectueuses.
Le Congrès, qui entamera sa nouvelle période de quatre ans le 20 juillet, peut jouer un rôle indispensable et peut permettre un dialogue entre les partis permettant.
À diverses opinions d'être entendues, permettant un débat sur un vaste éventail de questions et permettant aussi de régler des problèmes. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, l'électorat colombien se préoccupait surtout de la question sécuritaire. Des débats intenses ont eu lieu sur les effets des initiatives de paix récentes.
Avec les groupes armés, à la lumière des résultats modestes et des préoccupations selon lesquelles les groupes.
Auraient tiré profit de cette situation pour ancrer leur présence, aggravant la situation sécuritaire dans plusieurs régions. Nous devrions tirer des enseignements appropriés de la situation en appliquant ces enseignements aux futurs contextes. Dans le même temps, le Secrétaire général le dit dans son dernier rapport, il faut se souvenir, et c'est important, que les défis sécuritaires de la région.
Toujours frappés par les conflits.
Ont des racines profondes et multiples. Pour surmonter ces défis, il faudra des solutions holistiques. Le genre de solutions qui justement sont promues dans l'accord de paix de 2016. Le secrétaire général l'a aussi dit et a insisté, il est possible d'arriver à de la complémentarité entre des mesures sécuritaires se concentrant sur la protection des communautés vulnérables et le renforcement de la présence des institutions d'État et les politiques de consolidation de la paix. La violence qui fait rage entre les groupes armés et les organisations criminelles qui essaient de contrôler des voies stratégiques et des économies illicites sont rendues possibles par des vides sécuritaires, de développement, de gouvernance persistants qui doivent être éliminés afin de stabiliser ces zones sur le long terme.
Les zones où la violence est la plus présente aujourd'hui sont justement les zones où.
L'accord n'a pas suffisamment été mis en œuvre et où les institutions d'État ne sont pas suffisamment présentes.
Des régions affectées par les conflits comme le Catatumbo et le Cauca où la mission est présente sur le terrain et où la mission est capable d'établir une passerelle entre les acteurs locaux et les autorités sont des exemples particulièrement éloquents.
Ces régions ont souffert pendant des décennies des conséquences de la guerre et d'une absence d'une présence suffisante de l'État. En plus de cela, ces conditions se sont détériorées ces dernières années.
Au Catatumbo, la situation est terrible, comme les défenseurs du peuple l'ont dit lors d'une réunion récente.
Tous les plans de développement spécifiques pour le Catatumbo ont été annoncés après une flambée de violence l'année dernière.
Des conflits qui ont fait rage entre des groupes armés et qui continuent et qui ont gagné en vigueur avec des méthodes de guerre qui évoluent.
Avec une utilisation accrue des drones par exemple.
Pour interrompre ces cycles de violence, il faudra que le gouvernement central honore sa promesse d'une riposte mieux coordonnée, d'une attention accrue pour mieux répondre aux besoins de ces régions. Nous dénonçons les menaces et la violence contre les civils de la part des groupes armés. Nous dénonçons les recrutements et l'utilisation d'enfants, les enlèvements de personnes et autres agissements qui ont mené à des confinements et des déplacements. La semaine dernière, à López de Micay, dans le Cauca, un incident était signalé. Nous aussi, comme la défenseuse du peuple, nous appelons à la libération des huit personnes emprisonnées, présumément par un groupe armé après une incursion qui a forcé septante familles à fuir leur communauté. La mission est prête à continuer à permettre la libération de ces personnes détenues contre leur volonté en Colombie.
Monsieur le Président, il faut garantir la sécurité physique et les garanties juridiques garanties aux anciens combattants et combattantes et dirigeants et dirigeantes des FARC-EP qui ont déposé les armes au titre de l'accord. C'est vital.
Plus de 11 000 d'entre eux et d'entre elles demeurent.
Engagés dans le processus de réintégration, c'est-à-dire la majorité de ceux et celles qui ont déposé les armes.
C'est un des taux de récidive les moins élevés au monde.
Il est essentiel de leur fournir des garanties de sécurité et des possibilités économiques durables pour atteindre tous les objectifs.
Consacrés dans le processus de réintégration.
Tout d'abord, ça permet d'atténuer les tentatives de recrutement par les groupes.
Armés, ça permet aussi aux anciens combattants d'enraciner leur rôle de citoyen et ça permet aussi d'éliminer toute.
Recrudescence de la violence.
Les dirigeants des anciens FARC ont été clairs, l'ont réaffirmé en public et l'ont réaffirmé aussi au sein des populations d'anciens combattants, ils veulent continuer.
À respecter l'accord de paix. Ces derniers jours, et puisque la transition entre les deux administrations va s'opérer.
Les anciens combattants et d'autres acteurs consacrés dans l'accord de paix ont appelé à ce que les efforts de consolidation de la paix se recentrent sur la mise en œuvre de l'accord de paix. Toute une série d'organisations de la société civile, notamment des associations de victimes, de personnes afro-colombiennes et de groupes autochtones, appellent aussi de leurs voeux à remettre l'accent sur l'accord de paix.
Monsieur le Président, la réforme rurale intégrale de l'accord de paix est un des grands ingrédients clés de la stabilisation des zones touchées par le conflit. Cette réforme peut créer des alternatives viables aux activités d'ici et permettra peut-être aussi de débloquer le potentiel économique des régions rurales.
Parmi les progrès?
Sous l'hospice de l'accord qui devrait être renforcé à l'avenir sont les investissements consentis au titre des programmes de développement territorial, le PEDD en espagnol, dans 170 municipalités touchées par les conflits, des municipalités où vivent.
Pas moins de 6 millions de personnes.
Puisque la transformation de ces territoires exige du temps, une certaine vigueur politique au Congrès avec des opposants. Un Congrès où les avis s'opposent sur un grand nombre de dossiers. Le Congrès s'est entendu sur la prorogation du temps imparti à la mise en œuvre du PDDETE à l'horizon 2037. Il faudrait prendre en considération les exigences des communautés dans les prochaines années. Il faudrait faire des progrès que la mission devrait pouvoir vérifier, ce qui permettrait de renforcer les conditions propices à des résultats durables sur le long terme. Des progrès ont été enregistrés s'agissant des agriculteurs et paysans sans terre, les femmes rurales et les peuples autochtones, mais il reste encore énormément de travail, par exemple en fournissant des titres de propriété dignes de ce nom avec un appui financier et technique permettant une productivité des terres. La sécurité physique de certains des nouveaux propriétaires demeure aussi une source de préoccupation. La Mission a observé des incidents sérieux, des cas d'intimidation visant à les faire fuir de ces terres. Dans le département du Meta, une famille a été attaquée et torturée récemment par des hommes armés. Ces actes de violence doivent cesser.
Il sera indispensable de renforcer.
La sécurité pour les bénéficiaires et de régler les différends fonciers grâce à des voies institutionnelles et juridiques.
Pour éviter une réémergence des anciennes dynamiques conflictuelles et pour que la confiance continue à régner autour du processus de paix.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, la Colombie, en dépit de défis sérieux.
Avancé depuis le plus fort du conflit armé.
Il est crucial de protéger les progrès enregistrés, de renforcer le développement et la sécurité grâce à une présence accrue de l'État dans les régions toujours touchées par le conflit, et de s'assurer que justice.
Soit rendue conformément à ce que stipule l'accord pour les personnes qui ont le plus souffert. Alors qu'on entame un nouveau chapitre politique, nous commémorons un autre jalon cette année puisque nous commémorons le dixième anniversaire de l'accord de paix, c'est-à-dire deux tiers des délais de quinze ans établis par l'accord de paix lui-même. Le temps qu'il nous reste est un horizon utile permettant de réfléchir aux progrès que l'on peut faire dans des aspects qui ont déjà beaucoup avancé au fil des années et qui demeurent.
Des piliers importants d'une paix durable et de la sécurité pour le peuple colombien.
Le Conseil de sécurité est une source de soutien permanent, une source d'encouragement pour le pays, l'enjoignant à continuer à avancer.
Sur la voie de la paix et de la prospérité pour le peuple colombien et Et je suis certain que le Conseil de sécurité continuera à jouer ce rôle. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie Monsieur Yencha pour son exposé. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie le représentant spécial, Monsieur Yencha, de son exposé. Qu'il me soit tout d'abord permis de féliciter la Colombie à l'occasion des dernières élections présidentielles.
Je félicite tous les acteurs, y compris les autorités électorales et les forces de sécurité, mais aussi.
Et avant toute chose le peuple colombien, à l'occasion de ce processus démocratique pacifique et transparent.
Le Conseil et la mission de vérification de l'ONU ont coopéré fructueusement avec les divers gouvernements colombiens et nous tardent de travailler avec le président élu, M. de la Espiral et son équipe lorsqu'ils prendront fonction le 7 août.
Monsieur le Président, le Royaume-Uni réaffirme son plein attachement à la mise en œuvre de l'accord de paix de 2016. Cette année, nous commémorons le dixième anniversaire de l'accord, une réalisation phare qui s'est accompagnée de résultats significatifs en matière de paix et de stabilité durable pour le peuple colombien.
Et nous nous félicitons des progrès enregistrés dans la réforme rurales et dans la réintégration des anciens combattants. Cela étant dit, comme le rapport du secrétaire général.
Le stipule, la Colombie se heurte toujours à des défis sécuritaires significatifs. Des groupes armés commettent des atteintes aux droits humains et sont une source de criminalité. Les signataires de l'accord de paix de 2016, les défenseurs et défenseuses des droits humains et les dirigeants et dirigeantes des communautés continuent d'être harcelés, assassinés.
La culture de feuilles de coca, la production de cocaïne, l'exploitation minière illégale et la dégradation de l'environnement sont des.
Phénomènes de plus en plus importants depuis quelques années. Il nous tarde de travailler avec la Colombie pour éliminer ces défis sécuritaires. La mise en œuvre de l'accord de paix de 2016 demeure indispensable dans le cadre d'une approche à la fois durable et globale permettant de faire émerger paix, sécurité et stabilisation en Colombie.
La réforme rurale intégrale, la participation politique, la réintégration, la lutte contre les stupéfiants et la prise en compte.
Des besoins des victimes doivent rester les axes principaux de la mise en œuvre. Surtout dans les communautés rurales touchées par le conflit de la Colombie, nous devons nous assurer que toutes les Colombiennes, tous les Colombiens puissent tirer les fruits de la paix, récolter les fruits de la paix. Monsieur le Président, ces dix dernières années, la mission de vérification de l'ONU a été un mécanisme indispensable de la mise en œuvre de l'accord de 2016 permettant au Comité international d'honorer son engagement envers le peuple colombien.
Le Royaume-Uni demeure attaché à ses efforts et veut soutenir la Colombie sur son chemin vers une paix durable.
Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni. Je donne à présent la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant spécial, M. Miroslav Lajenca, de son exposé circonstancié.
Avant toute chose?
Qu'il me soit permis de féliciter les autorités colombiennes à l'occasion de ce processus électoral pacifique et ordonné. Un processus démocratique. Nous félicitons toutes les Colombiennes et tous les Colombiens de leur participation record au deuxième tour. Maintenant que les élections sont terminées, il nous tarde de voir une transition sans heurts, un dialogue constructif entre les deux administrations pour éviter toute polarisation. Nous sommes certains que la nouvelle administration optera pour une gouvernance représentative et inclusive qui reflète les aspirations de toutes les colombiennes et tous les colombiens. Monsieur le Président, cette année nous commémorons le dixième anniversaire de la signature de l'accord de paix de 2016.
Lors de cette décennie et sous.
Trois gouvernements différents, la mise en œuvre s'est accompagnée de progrès évaluables, tangibles pour le peuple colombien. L'accord demeure fermement ancré dans le cadre constitutionnel colombien et demeure le seul cadre global d'une paix durable.
L'accord de paix a permis à la Colombie de jouir de sa plus longue période de paix depuis des décennies. L'accord porte sur les origines du conflit, promeut la réconciliation et crée des possibilités pour les communautés touchées par la violence. Ces réalisations doivent être défendues farouchement, protégées et utilisées pour continuer à faire avancer la mise en œuvre de l'accord. Nous encourageons l'administration La nouvelle administration a continué sa coopération étroite avec l'ONU, surtout avec la mission de vérification de l'ONU en Colombie, puisque ce partenariat, cette coopération avec la communauté internationale demeure essentielle à l'ancrage d'une paix durable grâce au cadre de la Cour de paix de 2016. Monsieur le Président, nous saluons les progrès enregistrés lors de la période à l'examen dans la mise en œuvre de la réforme rurale intégrale et du processus de réintégration. La pauvreté rurale a diminué, il y a de plus en plus de coopératives établies par d'anciens combattants, ce qui prouve bien que la mise en œuvre permanente porte ses fruits. Toutefois, il demeure encore des défis significatifs et pour les régler, il faut trouver des solutions.
Nous sommes préoccupés par la présence accrue de groupes armés illégaux et par la violence qu'ils continuent.
D'infliger aux dirigeants sociaux, aux anciens combattants, aux femmes, aux peuples autochtones et aux communautés d'ascendance africaine, qui continuent d'être plus que tout autre touchées par la violence, les déplacements et d'autres violations des droits humains. Nous soulignons qu'il faut continuer à renforcer la protection de ces communautés. Nous sommes tout aussi alarmés par le nombre impressionnant de Colombiennes et Colombiens qui sont forcés de rester.
Chez eux à cause du contrôle de groupes armés illégaux dans des départements du pays frappés par le conflit.
La liberté de mouvement est un droit fondamental et la Colombie doit s'assurer que tous.
Les citoyens de Colombie puissent en jouir de façon sûre.
Nous encourageons les autorités colombiennes à redoubler d'efforts pour éliminer les origines du conflit, notamment les économies illicites, à renforcer la présence de l'État dans les territoires touchés par le conflit pour la sécurité, la sûreté et le bien-être du peuple colombien.
Monsieur le Président, nous soulignons l'importance qu'il y a à continuer à promouvoir l'égalité femmes-hommes, l'importance du programme.
Femmes, Paix et Sécurité et l'importance de la diversité et de l'inclusion dans toute la société colombienne. Alors que la Colombie débute un nouveau chapitre, préserver les réalisations acquises au titre de l'accord de paix doit sous-entendre la protection des peuples autochtones et des communautés d'ascendance africaine, dont les droits, la participation et la sécurité demeurent indispensables à une paix sans exclusive et durable.
Et enfin, nous réaffirmons notre plein soutien à la mission de vérification de l'ONU en Colombie. La confiance que la Mission a acquise auprès des Colombiens et Colombiennes, surtout dans les zones touchées par le conflit et isolées, demeure une de ses grandes forces.
Et nous sommes certains que la Mission, en collaboration étroite avec les nouvelles autorités colombiennes, continuera à jouer un rôle vital dans l'appui à la mise en œuvre de l'accord de paix de.
2016 et accompagnera la Colombie dans sa quête de paix durable.
Je vous remercie.
Je donne à présent la parole à la représentante de la Fédération de Russie.
Monsieur le Président.
Nous remercions Miroslav Yancha de son exposé sur la situation en Colombie.
Des élections présidentielles ont eu lieu dans le pays.
Et désormais il est important de garantir une transition du pouvoir sans heurts, calme. Lors du scrutin, un nombre record d'électeurs s'est rendu aux urnes, notamment dans les régions les plus isolées du pays.
Tout cela était possible dans une grande mesure grâce à la signature en 2016 de l'accord de paix final.
Son importance et son avenir, c'est ce sur quoi aujourd'hui nous devrions nous concentrer en cette période de transition pour la Colombie. L'accord conclu a permis de conclure non seulement un conflit armé interne qui a duré plus de 50 ans.
Mais a permis aussi de fixer le cap et les valeurs de tout le processus de paix au plan national. La recherche de vérité, le dialogue et les responsabilités sont des grands principes qui ont permis petit à petit d'établir un système de justice transitionnelle, de rembourser les dommages pour les personnes ayant souffert et les rescapés, permettant la réintégration des anciens combattants des FARC, leur permettant de réintégrer la vie civile. Il faut souligner que la mise en œuvre de l'accord a des effets positifs, surtout lorsque ces dispositions sont mises en œuvre de façon holistique, comme elles sont consacrées dans la constitution du pays et dans les résolutions spécialisés du Conseil de sécurité de l'ONU. Par exemple, la délivrance de titres aux paysans et aux victimes du conflit, ça n'a pas de sens si les titres ne sont pas protégés face aux sévices des groupes armés. Et la réintégration planétaire des anciens combattants est impossible sans des garanties de sécurité pour ces anciens combattants.
Malheureusement, depuis la mise en œuvre de l'accord, nous avons observé à plusieurs reprises que les autorités colombiennes, pour soutenir certaines préférences ou tout simplement parce qu'elles n'avaient pas suffisamment de possibilités, n'ont.
Décidé de mettre en œuvre que les dispositions de l'accord qui les intéressaient, leur étaient utiles, en mettant de côté les autres. L'accord de paix final n'est pas.
Un choix, un menu.
Ce sont des obligations juridiquement contraignantes dont la mise en œuvre complète est contrôlée par la communauté internationale.
Dans ce contexte, nous notons l'attachement des signataires à l'accord, notamment les signataires des FARC dont les autorités ont appelé le nouveau président au dialogue et à chercher une façon commune de mettre en œuvre l'accord. Onze mille anciens combattants.
Continuent de participer au processus et continuent à établir une vie paisible. C'est une réalisation en soi.
Les autorités de Bogota ne peuvent pas trahir leur confiance. Nous répétons qu'il est particulièrement important de garantir la sécurité des anciens combattants et combattantes.
Et d'éliminer toute impunité pour les actes de violence à leur endroit. Il faut aussi éliminer tout acte d'agression contre les dirigeants ethniques du pays. Les garanties de non-répétition du conflit permettent un système de justice traditionnelle dans le pays.
Et d'ailleurs, nous soutenons pleinement les travaux à cet égard.
Nous notons les décisions finales du tribunal spécial de la période de transition et nous espérons que.
Les dirigeants des FARC responsables des crimes les plus graves et que les anciens combattants pourront bientôt recevoir leur peine.
Nous espérons que.
Dans ce processus d'accompagnement, tout le monde pourra y trouver son compte.
S'agissant de la sécurité de la Colombie, désormais, ce sont les groupes armés qui représentent le plus grand danger.
Qui refusent de mettre en œuvre le processus de paix. Les tentatives de l'administration sortante de les rassembler autour de la table de négociation, malheureusement, n'ont pas porté leurs fruits. En outre, nous appelons le président élu, Abelardo de la Espirilla, trouver une approche équilibrée pour les groupes armés et l'approvisionnement en armes de ces groupes et à trouver une solution pour le dialogue. Il faut des instruments économiques et sociaux en plus des mesures de sécurité. Il faut aussi permettre une présence de l'État plus ancrée dans les régions les plus frappées par le conflit. Enfin, toute initiative portant sur les groupes armés en.
En exercice doivent faire l'objet d'un accord politique, surtout dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de paix. Il ne faut pas que ces mesures empêchent la mise en œuvre de l'accord. Monsieur le Président, quelles que soient les difficultés dans l'accompagnement du processus de mise en œuvre de l'accord de paix sur les dernières années, son influence extrêmement positive sur la sécurité et la paix au plan national dans le pays est absolument indiscutable.
Ce qui est indispensable en Colombie, c'est une stratégie holistique de mise en œuvre de l'accord. C'est ce qui manque pour l'instant.
Nous attendons des mesures réelles, effectives de la part des nouvelles autorités colombiennes à cet égard.
S'agissant de l'assistance à Bogota au nom de la.
Communauté internationale, eh bien, la mission de vérification de l'ONU est toujours prête à jouer son rôle.
Elle a un savoir-faire unique et une présence très vaste sur le terrain. La Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, continuera à soutenir le processus de paix colombien avec un appui maximal et nous nous assurons que l'appui est pérenne et irréversible.
Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Fédération de Russie pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant des États-Unis.
Merci, Monsieur le Président, et merci au représentant spécial Lynch pour son exposé. Les États-Unis félicitent le peuple colombien et les autorités colombiennes pour la tenue de ces élections présidentielles pacifiques et démocratiques. Nous prenons acte du taux de participation record au deuxième tour de scrutin du 21 juin. Plus de 60 % des électeurs ont voté. et aucun bureau de vote n'a dû être déplacé pour des raisons de sécurité. Nous félicitons la mission de vérification de l'ONU pour sa contribution à la sécurité des élections. Nous félicitons aussi le président élu Abelardo de la Espriella pour sa victoire. Nous attendons avec intérêt de pouvoir travailler avec lui et son équipe pour réaliser nos priorités communes, notamment soutenir les efforts du plan national au service de la paix et de la sécurité pour l'ensemble de la population. Les élections ont certes été pacifiques, mais nous sommes conscients des préoccupations liées à la violence politique et aux menaces qui ont pesé sur le cycle électoral, notamment l'assassinat du sénateur Uribe. Nous réaffirmons le fait que la violence politique n'a pas sa place, pas plus que les interférences avec la volonté librement exprimée du peuple colombien. Toute menace contre le processus démocratique et la transition opportune et sans heurts de pouvoir est inacceptable. Nous restons vivement préoccupés par l'instabilité, la violence, la culture illicite et la production illicite de drogue en Colombie. La violence et le trafic de drogue alimentés par les organisations terroristes et les groupes armés illicites menacent la sécurité des Colombiens, de l'ensemble de la région et des Américains. Du 24 au 26 avril, juste après le dernier exposé sur la Colombie au Conseil, des dissidents des FARC ont lancé des vagues de violence contre les civils, utilisant des engins explosifs improvisés, des explosifs véhiculés et plus de 21 personnes ont perdu la vie. Comme le disait le représentant spécial Yinshan, nous ne pouvons que condamner ces attaques. Éradiquer la culture de coca et la production de cocaïne est essentiel pour prévenir la terreur de la part des groupes criminels. Nous dénonçons tous ceux qui pratiquent le terrorisme, le trafic de drogue et attendons de pouvoir travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du président Laïss Priella autour de ces priorités. Nous notons les effets tragiques de la présence de groupes armés et des économies illicites, violences accrues, confinement forcé, déplacements de masse. et recrutement forcé d'enfants dans le cadre du conflit. Les conditions de sécurité qui se détériorent nous inquiètent au premier plan. Etablir les conditions propres à la sécurité à long terme exigera des Colombiens qu'ils allouent des ressources à la création d'une présence de l'Etat dans les zones de conflit, forces de police, procureurs, juges, sans oublier les infrastructures et l'accès aux marchés pour les activités économiques légitimes. Nous sommes déterminés à assurer l'appel à justice en Colombie. Notre relation avec le peuple colombien et ses institutions est forte et durable. Nous continuons d'exhorter le gouvernement colombien à accorder la priorité à la mise en œuvre rapide et dans son ensemble des engagements contractés au titre de l'accord de paix, en particulier en lien avec la sécurité et les investissements dans les infrastructures, dans le cadre d'un règlement permanent au narcoterrorisme colombien et pour faire face à l'insécurité. Merci.
Je remercie le représentant des États-Unis pour sa déclaration et je donne à présent la parole au représentant du Brésil.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Permettez-moi avant toute chose de remercier le Secrétaire général pour son rapport concernant la situation en Colombie. Je remercie également M. Miroslav Yentsch, représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie. Je le remercie donc pour son exposé et pour le rôle actif qu'il joue. Le Royaume de Bahreïn se félicite du rapport du Secrétaire général qui fait état du progrès réalisé dans la mise en œuvre de l'accord de paix de 2016 et nous soulignons l'importance de poursuivre les efforts en matière de justice transitionnelle, de développement rural et de poursuivre les investissements dans le développement durable, permettant ainsi de réaliser la paix, la stabilité et la prospérité en Colombie. Monsieur le Président, Nous félicitons la Colombie pour la réussite du processus électoral. Les élections présidentielles en Colombie reflètent l'engagement du peuple colombien en faveur du processus démocratique et des institutions constitutionnelles. Monsieur le Président, alors que plusieurs rapports mentionnent la poursuite des défis sécuritaires dans plusieurs régions, et notamment des actes de violence perpétrés par des groupes armés et les effets de ces actes en matière de pertes parmi les civils, de déplacement de la population ainsi que des répercussions humanitaires accrues, notamment le recrutement des enfants et la prolifération d'activités économiques illicites. Le Royaume de Bahreïn affirme que la mise en œuvre pleine et équilibrée de l'accord de paix demeure un pilier essentiel pour asseoir la paix et la stabilité en Colombie. Il convient de continuer à mettre en œuvre les programmes de développement rural et de soutenir le développement économique et social, notamment dans les zones sinistrées. Il convient également d'assurer une réintégration durable des anciens combattants, permettant ainsi de remédier aux causes profondes de cette situation et empêcher une résurgence de la violence. Nous soulignons et nous appuyons le rôle déterminant de la mission des Nations unies de vérification dans le suivi de la mise en œuvre de l'accord de paix et le suivi du progrès. réalisés dans les zones rurales, dans le développement de l'infrastructure et également en matière de coordination entre les autorités nationales et les partenaires internationaux. Ceci permet de renforcer la confiance dans la mise en œuvre globale de l'accord. Pour conclure, le Royaume de Bahreïn réitère son soutien à l'unité et à la souveraineté de la Colombie et le Conseil de sécurité et la communauté internationale doivent continuer d'appuyer les efforts nationaux pour réaliser une paix globale et durable permettant de réaliser paix et prospérité pour le peuple colombien. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Merci le représentant du Bahreïn pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Grèce.
Merci, Monsieur le Président. Je tiens moi aussi à remercier le représentant spécial, M. Jenks, pour son exposé. La Colombie vit des heures importantes au plan politique. Les élections présidentielles ont été conclues. Une transition sans heurts fondée sur la coopération entre les deux administrations s'avère maintenant essentielle afin de préserver les progrès réalisés au titre de l'accord de paix final et pour garantir la continuité dans la mise en œuvre des engagements contractés. J'aimerais formuler aujourd'hui trois observations. Premièrement, la Grèce félicite le peuple colombien et les autorités colombiennes pour ce processus d'élections présidentielles pacifiques bien gérées ainsi que pour le fort taux de participation. Deuxièmement, près de dix ans après la signature de l'accord de paix final, nous nous félicitons des progrès réalisés au plan de sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne la réforme rurale intégrale et la réintégration d'ex-combattants. Nous soulignons la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de l'accord au pied de la lettre. Ces deux éléments de l'accord de paix restent essentiels à la création d'une croissance économique, au renforcement de la cohésion sociale, à la stabilisation des zones touchées par le conflit et à la consolidation d'une paix et d'une sécurité durables. Ceci doit se faire dans tous les territoires pour éviter les inégalités. Troisièmement, Les conditions de sécurité dans les zones sous contrôle de groupes armés restent des plus préoccupantes. Le recours aux armes explosives et aux drones ne fait qu'intensifier la violence, et cette violence de groupes armés continue d'affecter les civils. des assassinats, une crise humanitaire, des déplacements ont été enregistrés, tout en saluant la Colombie pour les efforts déployés pour faire face aux violations commises contre les enfants. Le nombre toujours élevé de violations graves commises contre les enfants par des groupes armés, notamment leur recrutement, leur utilisation, notamment au travers des médias sociaux, reste alarmant. Tout aussi inquiétante est l'exposition des femmes et des filles à la violence sexuelle liée aux conflits dans ces zones. La Grèce condamne la violence des groupes armés et exhorte à la mise en place de mécanismes de protection. qu'il soit mis un terme immédiatement aux activités illicites de ces groupes. Nous continuerons de soutenir les efforts du gouvernement pour faire fond sur les progrès réalisés et appliquer l'accord de paix. Monsieur le Président, en conclusion, la Grèce réaffirme son soutien indéfectible au représentant spécial et à la mission de vérification des Nations unies en Colombie dans le cadre des efforts qu'elle déploie pour contribuer à une paix et une sécurité durable. Merci.
Je remercie la représentante de la Grèce pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Panama.
Merci, Monsieur le Président. Nous remercions le représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, Miroslav Jenca, pour son rapport détaillé, ainsi que pour les efforts qu'il déploie de toute évidence pour s'acquitter au pied de la lettre du mandat important qui lui a été confié, une responsabilité qui, bien entendu, ne saurait être entre de meilleures mains. Tout d'abord, en tant que nation particulièrement attachée à la démocratie, nous tenons à féliciter le peuple colombien frère pour les taux de participation historiques enregistrés lors des récentes élections présidentielles. Ceci confirme l'attachement et l'engagement de la société colombienne en faveur des valeurs démocratiques et cela confirme aussi le dynamisme civique qui a caractérisé ce scrutin. Nous adressons toutes nos félicitations au président élu Abelardo de la Espriella, avec lequel s'est déjà entretenu notre président pour traiter des questions d'intérêt stratégique pour nos deux pays. Nous sommes convaincus que nous pourrons ainsi continuer de consolider notre coopération bilatérale pour le bien de nos nations voisines. Dans ce contexte de transition, Nous espérons que la passation de pouvoir sera menée de manière ordonnée sur la base de la coopération pour continuer de dégager des consensus en faveur du peuple colombien. Monsieur le Président, pour revenir à la question qui nous occupe aujourd'hui, le Panama réaffirme son appui à la mission de vérification des Nations unies en Colombie. Nous soulignons à quel point il est important de faire en sorte qu'elle puisse continuer de s'acquitter de son mandat grâce à sa présence, à sa proximité, à sa connaissance directe de la réalité de terrain dans les territoires les plus touchés par le conflit. Si l'on veut être pragmatique, il est un fait incontournable, à savoir que l'accord final a désorganisé le groupe armé le plus important de Colombie face à cette réalité. Et parce qu'il s'agit d'une question de sécurité nationale, le Panama estime essentiel d'assurer un suivi international sur la base de garanties de sécurité en offrant des possibilités de travail adéquates, un suivi international, disais-je, des plus de 11 000 ex-combattants qui ont décidé de déposer les armes et ont fait le choix de la paix. Dans le cas contraire, sachant que les conditions de sécurité ont déjà subi des revers importants, la lumière de la crise dans la région du Catacumbo, sur fond d'affrontements croissants entre les groupes armés et la criminalité organisée, ces conditions de sécurité pourraient se détériorer davantage. C'est précisément à la lumière de cette situation dans la République de Colombie que le Panama réaffirme que l'application de l'accord est complémentaire des efforts déployés au plan de la sécurité et reste un élément important pour s'attaquer aux causes structurelles de la violence. La présence de l'État et l'attention prioritaire devant être accordée aux territoires et populations historiquement et de manière disproportionnée affectés par le conflit, entre autres dispositions de l'accord, ont démontré être essentielles pour acheminer la Colombie vers une paix durable. Le Panama est conscient des progrès réalisés dans ce domaine, sur la période à l'examen. La réforme rurale intégrale, l'attribution des terres, la régularisation des terres, la mise en œuvre des programmes de développement territorial et la réintégration des ex combattants méritent d'être mentionnés. En ce qui concerne la justice transitionnelle, le Panama prend acte des récents jugements définitifs rendus par la juridiction spéciale pour la paix, dans l'affaire 01 portant sur des enlèvements et l'affaire 03 portant sur des exécutions extrajudiciaires. Le concept sur lequel repose la justice transitionnelle, qui est novateur, pourrait être entaché par les problèmes découlant de sa mise en œuvre. Les résultats obtenus l'ont été heureusement avec la vitesse attendue par la population. Nous nous félicitons aussi de la surveillance internationale réalisée des sentences émises par la Juridiction spéciale pour la paix et nous nous félicitons de l'intégration du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et de la mission d'accompagnement du processus de paix de l'Organisation des États américains à ce mécanisme. Monsieur le Président, si des défis persistent dont les conséquences restent patentes pour des milliers de Colombiens, les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de paix final démontrent qu'il est possible de continuer d'avancer. Nous sommes convaincus que la Colombie, pilotée par sa nouvelle administration, continuera de redoubler d'efforts et pourra à cet égard, compter sur le soutien du Conseil de sécurité du Panama en tant que voisin pour consolider la paix. Merci.
Je remercie le représentant du Panama pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la Chine.
Monsieur le Président, je remercie le représentant spécial, M. Yen Cha, de son exposé. La Chine félicite la Colombie à l'occasion de son élection présidentielle, tenue en bon ordre coïncidant avec le dixième anniversaire de l'accord de paix grâce à des années d'efforts consentis par toutes les parties en Colombie le processus de paix a fait des progrès positifs la Chine espère une transition sans heurts en Colombie et appelle toutes les parties à faire montre d'une bonne volonté politique et d'une volonté d'agir pour garantir des progrès réguliers dans le processus de paix tout comme Tout d'abord, s'agissant de la paix, la mise en œuvre de l'accord qu'il faut préserver, l'accord de paix offre une voie qui mène vers la paix durable en Colombie devrait être mise en œuvre de façon globale et équilibrée. La Chine soutient le nouveau gouvernement colombien qui doit faire de la mise en œuvre de l'accord une priorité politique. Faisant fond sur les réalisations, le gouvernement devrait multiplier les allocations de ressources et renforcer la coordination pour garantir de nouveaux progrès substantiels dans la réforme rurale intégrale et dans le DDR. La Commission pour le suivi, la promotion et la vérification de la mise en œuvre de l'accord final est une plateforme vitale de consultation entre toutes les parties et la Chine se félicite de la prorogation du mandat. La Juridiction spéciale pour la paix est une composante indispensable de l'accord et promeut dans les faits la justice, l'équité et la réconciliation nationale et devrait continuer son travail. Ensuite, renforcer la sécurité et la protection des civils. Les anciens combattants et les communautés civiles continuent d'être la cible de violences. La Chine soutient le gouvernement colombien qui doit renforcer la mainmise de l'État et qui doit renforcer l'autorité de l'État dans les zones les plus reculées en établissant des mesures dissuasives fortes contre la violence et en garantissant dans les faits la sûreté et la sécurité des groupes vulnérables comme les anciens combattants, les minorités ethniques, les femmes et les enfants. Nous soutenons le gouvernement colombien lorsqu'il s'agit de maintenir le contact et de coopérer, de participer à des pourparlers de paix avec le groupe armé pour continuer à aller de l'avant. Troisièmement, s'agissant des dividendes du développement et de l'élimination des terreaux fertiles au conflit, le développement inadéquat est le moteur des conflits. La Chine se félicite des progrès enregistrés en Colombie dans la régularisation des droits fonciers et de l'élimination de la pauvreté, en espérant que le nouveau gouvernement continuera à multiplier les investissements dans le développement, accélérera la délivrance de titres de propriété, renforcera les infrastructures rurales, créera aussi plus d'emplois, de possibilités d'éducation pour les paysans, ce qui bénéficierait à plus de gens sur le terrain. Dans des secteurs comme la délivrance de titres de propriété, la formation professionnelle et d'autres, il faut un appui systématique pour les anciens combattants afin qu'ils puissent se réintégrer dans la société de façon digne.
Quatrièmement.
Renforcer le consensus international et un appui international fort. Le processus de paix colombien dépend de l'attention et de l'appui continu de la communauté internationale. La Chine se félicite du rôle important joué par la mission de vérification de l'ONU en Colombie et par le représentant spécial et soutient aussi la mission qui continue à s'acquitter de son mandat comme il se doit. La communauté internationale devrait respecter la prise en main du processus de paix par la Colombie et devrait fournir une assistance constructive selon les besoins de la Colombie et selon ses priorités. Les efforts devraient être consentis pour mieux coordonner l'assistance au développement avec la consolidation de la paix en dirigeant plus de financement et de projets vers des secteurs particulièrement frappés par le conflit afin d'établir des synergies pour appuyer le processus de paix. Monsieur le Président, le processus de paix en Colombie est Un résultat brillant de règlement des conflits grâce au dialogue et à la consultation. La Chine est prête à travailler avec le gouvernement colombien et toutes les parties pour continuer à promouvoir le processus de paix, un processus piloté par la Colombie, géré par la Colombie, et nous sommes prêts à contribuer comme il se doit à la paix, à la stabilité et au développement en Colombie. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant de la France.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie tout d'abord le représentant spécial, M. Miroslav Jankov, pour sa présentation et pour l'action de la mission, qui a tout notre soutien. Monsieur le Président, le processus électoral qui s'est achevé en Colombie témoigne de la solidité des institutions démocratiques du pays. Les élections présidentielles et législatives se sont déroulées dans l'ensemble de façon pacifique et le peuple colombien s'est exprimé librement et a choisi. Il convient maintenant de dépasser les divisions politiques et d'assurer une transition apaisée du pouvoir. Les défis pour consolider la paix et la sécurité en Colombie restent nombreux. La dégradation de la situation sécuritaire dans certaines régions, sous le coup d'une recrudescence de l'activité des groupes armés, en dépit des offres de paix qui leur ont été faites, en est l'expression la plus manifeste. Ces groupes qui tirent bénéfice du narcotrafic et de leur pillage illégal continuent de mener des exactions contre les populations civiles. Les enfants, dont le recrutement se poursuit, en sont les principales victimes. Nous le condamnons et nous appelons à ce que ces violences cessent. Monsieur le Président, voilà près de dix ans que l'accord de paix colombien a été signé et endossé par ce Conseil, qui a apporté tout son soutien à sa mise en œuvre en créant une mission politique spéciale pour accompagner les Colombiennes et les Colombiens dans ce processus. Le mandat de la mission de vérification des Nations unies a été renouvelé et adapté en octobre dernier. Il est important que le dialogue se renoue dès à présent entre la mission et les nouvelles autorités colombiennes pour déterminer les conditions dans lesquelles la poursuite de cette coopération, que nous appelons de nos vœux, puisse se réaliser au bénéfice des Colombiens, de la paix et de la sécurité en Colombie. Rappelons à cet égard que l'investissement conséquent consenti par la communauté internationale au cours de la dernière décennie a été motivé par le constat que l'accord de paix constitue une feuille de route précise et complète pour s'attaquer aux facteurs structurels qui nourrissent l'instabilité dans le pays, selon les principaux axes suivants. Tout d'abord, renforcer la présence de l'État sur l'ensemble du territoire, et réduire les inégalités territoriales, qui sont le terreau de la violence, via la réforme rurale. Je rappelle à ce titre l'engagement de la France, qui est pays accompagnateur du chapitre 1 de l'accord depuis 2016, avec un volet de coopération technique et un volet financier. Ensuite, lutter contre les trafics en proposant des alternatives aux productions illicites. Troisièmement, œuvrer à la réintégration de 11 000 anciens combattants qui, sans cela, seraient susceptibles de reprendre les armes. Plusieurs autour de cette table ont souligné l'importance de ce point. Quatrièmement, offrir des garanties de sécurité visant à protéger les populations les plus vulnérables. Et enfin, favoriser la réconciliation nationale via la justice transitionnelle, dont les peines prononcées récemment sont à saluer. C'est un long héritage que ces dix ans, il convient de le maintenir et de le faire aboutir. Monsieur le Président, en effet, l'accord de paix a fait ses preuves. Il a permis de mettre fin à plusieurs décennies de conflits armés et il porte en lui la promesse d'une paix durablement retrouvée. La réalisation de cette promesse dépend de la pleine mise en œuvre de l'accord, comme cela est prévu par la Constitution colombienne. La France continuera d'œuvrer pour que ce Conseil poursuive son soutien aux aspirations du peuple colombien à la paix et à la prospérité dans le respect de la souveraineté de la Colombie. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante du Danemark.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie, moi aussi, le représentant spécial de son exposé. Et avant toute chose, qu'il me soit permis de féliciter le peuple colombien à l'occasion de ces élections rondement menées en juin, un vrai engagement en faveur de la démocratie avec un taux de participation record et un scrutin pacifique. Nous nous félicitons du travail de l'administration pour promouvoir le processus de paix. Des réalisations ont été enregistrées mais il reste encore du travail. Une transition coopérative pour préserver les progrès enregistrés au titre de l'accord de paix est indispensable. Nous appelons les dirigeants à tendre la main aux opposants politiques, à éviter toute rhétorique incendiaire et à maintenir des canaux de dialogue. Monsieur le Président, la mise en œuvre de la Cour de paix demeure la seule façon de faire advenir une paix durable en Colombie. Nous nous félicitons des progrès enregistrés, surtout s'agissant de la réforme rurale intégrale pour prendre à bras le corps les problèmes structurels et éliminer l'insécurité dans les zones rurales. Permettre plus d'accès foncier, plus de croissance, plus de présence de l'État et plus de services publics sera indispensable pour stabiliser les régions frappées par le conflit. Nous appelons à des progrès continus en matière de délivrance de titres de propriété et nous souhaitons une mise en œuvre bien coordonnée des plans nationaux sur la réforme rurale.
Monsieur le Président.
La violence persistante et l'insécurité dans les zones frappées par les conflits demeurent une priorité qu'ils vont prendre à bras le corps. Les groupes armés qui essaient de contrôler des territoires et les économies illicites ont mené à des crises humanitaires et de la violence dans plusieurs départements ruraux du pays. Nous demeurons préoccupés par le niveau élevé de violence contre les dirigeants sociaux et les défenseurs et défenseuses des droits humains, des femmes surtout, des personnes afro-colombiens ou des peuples autochtones. Les garanties sécuritaires doivent aussi être assurées pour les plus de 11 000 combattants qui ont déposé les armes. La violence accrue dans la région Sud-Ouest ces dernières semaines nous préoccupe vivement. Nous condamnons le plus fermement qui soit les attaques contre les civils, à Kaoka, où un engin explosif.
À endommager un bus avec des passagers d'autres véhicules civils.
Nous déplorons en outre les violations graves des droits des enfants en Colombie. Il faut en faire davantage pour s'assurer de la protection des enfants pour ne pas qu'ils soient recrutés dans les groupes armés. Nous appelons aussi à une mise en œuvre continue du plan d'action sur les femmes et la paix et la sécurité afin de régler les signalements préoccupants de violences sexuelles liées aux conflits. La mise en œuvre renforcée de la Cour de paix, y compris les dispositions portant sur l'égalité femmes-hommes, permettra d'éliminer un grand nombre des causes profondes du conflit, permettant de combler les déficits de gouvernance, de sécurité et d'autres déficits dans le pays. Nous exprimons aussi notre plein soutien à la Juridiction spéciale pour la paix et nous appelons à des efforts supplémentaires pour qu'une justice transitionnelle soit possible et que des voies de recours.
Soient offertes aux victimes.
En guise de conclusion, Monsieur le Président, je réaffirme le soutien du Danemark au processus de paix et au peuple colombien. Nous continuerons à travailler avec la Colombie alors qu'elle s'avance sur la voie d'une paix durable et pérenne. Je vous remercie.
Merci le représentant du Danemark pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au représentant du Pakistan.
Merci Monsieur le Président.
Je remercie le représentant spécial, M. Yentsch, de son exposé circonstancié et nous aussi nous soutenons les efforts de la mission de vérification de l'ONU dans l'exécution de l'accord de paix final. Nous félicitons la Colombie, son peuple et toutes les parties prenantes à l'occasion de la tenue.
Pacifique, sans heurts, des élections présidentielles et nous adressons nos félicitations à la prochaine administration et nous.
La félicitons de sa victoire électorale. Le soutien?
Pas
De l'accord de paix final de 2016 pour le Pakistan demeure une réalité. Nous nous félicitons des efforts du gouvernement en dépit des défis. Nous espérons que cette trajectoire positive en quête d'une paix et de la prospérité dans le pays et en quête du bien-être du peuple colombien continuera.
Monsieur le Président, nous savons que la mise en œuvre de l'accord de paix s'accompagne de complexité au plan national et nous nous félicitons de l'engagement et du dévouement de toutes les parties à l'accord. Nous soutenons la Colombie dans la mise en œuvre du plan de paix de 2016 dans son ensemble. Une approche équilibrée, pérenne, inclusive, répondant surtout aux intérêts du peuple colombien demeure la clé de voûte d'une paix durable.
Et dans ce contexte, nous prenons note positivement des progrès enregistrés dans la réforme rurale intégrale.
Dans les mesures pour la réintégration des anciens combattants et nous prenons note des efforts permettant le renforcement des mesures de protection. La sécurité reste un défi. et menace d'inverser les réalisations enregistrées jusqu'ici.
La violence prenant pour cible les anciens combattants, les dirigeants sociaux et les défenseurs et défenseuses des droits humains est condamnable et les groupes armés sont responsables. Nous condamnons aussi les attaques des groupes armés qui prennent pour cible les forces de sécurité nationale.
Nous appelons tous les acteurs armés à renoncer à la violence et à respecter pleinement le droit national colombien.
Dans ce contexte, nous soutenons tous les efforts consentis par le gouvernement colombien afin de renforcer la sécurité.
L'accord de paix final de 2016.
À placer la Colombie sur une voie la menant à la paix et à la prospérité durable.
Le Pakistan demeure attaché à soutenir le peuple colombien dans la concrétisation de cette idée de paix. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Pakistan pour sa déclaration. Je donne à présent la parole à la représentante de la Colombie.
Votre Excellence?
Excellence, Monsieur Zeno Nkongo Ngai, représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès de l'Organisation des Nations unies. Monsieur Miroslav Jenca, représentant spécial du Secrétaire général et chef de la mission de vérification des Nations unies en Colombie. Mesdames et Messieurs les représentants permanents du Conseil de sécurité. Mesdames et Messieurs, je m'adresse à vous à l'occasion de la dernière réunion trimestrielle consacrée à la Colombie, à laquelle participe le gouvernement du président Gustavo Petro. Dans quelques semaines, ce gouvernement tirera sa révérence. En revanche, l'engagement de l'État colombien en faveur de l'accord final de paix final de 2016 ne s'achèvera pas. Dix années durant, Le Conseil a accompagné la Colombie, mue par un engagement non pas de pure forme, mais véritable. Son soutien permet de tirer un enseignement essentiel pour tous les processus de paix. La viabilité et la durabilité de la paix ne dépend pas uniquement de la volonté d'un gouvernement, mais de l'existence d'institutions, de normes, de garanties internationales capable de préserver les progrès réalisés en dépit des changements politiques. C'est précisément ce dispositif de paix que notre gouvernement s'est efforcé de consolider. Et c'est ce même dispositif que nous devons continuer de protéger. Nous le demandons au Conseil. C'est peut-être là le message le plus important que porte ici la Colombie devant le Conseil. Notre pays, il y a dix ans, négociait la fin d'une guerre. Il est aujourd'hui capable d'asseoir la démocratie au travers d'élections libres et pacifiques. Cette réalité est aussi une des conséquences les plus importantes de l'accord de paix de 2016. Monsieur le Président, La Colombie tient à remercier le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour son rôle de chef de file, son engagement en faveur de la paix en Colombie. Nous remercions aussi son représentant spécial, chef de la mission de vérification, Miroslav Jentsch, ainsi que l'équipe de la mission de vérification, dont le soutien a été essentiel tout au long du processus.
De même, nous remercions les membres du Conseil, en particulier le Royaume-Uni en sa qualité de porte-plume.
Merci pour votre action en faveur du consensus. Merci pour le soutien constant à la Colombie pendant près de dix ans. Nous remercions aussi les pays garants, ceux qui nous ont accompagnés, qui ont coopéré, les bailleurs de fonds qui ont contribué à transformer les engagements contractés dans l'accord final en actions concrètes dans les territoires. Nous aimerions tout particulièrement remercier les signataires de l'accord de paix final, les différentes instances chargées de son application, dont l'engagement de chaque instant a permis de préserver le caractère bilatéral, participatif et inclusif de l'accord de 2016. Monsieur le Président, la Colombie se félicite de la présentation du rapport du Secrétaire général et prend bonne note des observations et recommandations qui y figurent. Il s'agit d'éléments précieux qui ne manqueront pas d'orienter l'application intégrale de l'accord final. Nous sommes conscients du fait que le rapport fait état de progrès importants, tout comme des défis qui exigent encore une riposte durable et coordonnée de l'État. Ces quatre années ont permis de réaffirmer que l'application de l'accord de 2016 est un processus de longue haleine qui exige continuité et engagement institutionnel. Venir à bout des causes structurelles du conflit, à savoir les inégalités, l'exclusion, l'impunité et la défiance, n'est pas une tâche que peut régler un gouvernement à lui seul. Il s'agit d'une responsabilité qui incombe à l'État tout entier. L'expérience nous rappelle aussi que les progrès réalisés s'accompagne de défis que nous ne pouvons ignorer. La violence à laquelle sont soumis ceux qui ont choisi la paix reste source de préoccupation. Ainsi, garantir la sécurité de ceux qui ont déposé les armes, des communautés, de ceux qui œuvrent pour transformer les territoires reste une priorité incontournable. Mais ces défis n'enlèvent rien aux progrès réalisés, bien au contraire. Ils viennent confirmer l'importance qu'il y a à préserver l'accord final en tant que politique d'État et de poursuivre les efforts pour parachever sa mise en œuvre. À partir de là, qu'il me soit permis de vous présenter certains des progrès importants réalisés sur ces quatre années. Dans le domaine de la réforme rurale intégrale, c'est là que les progrès les plus importants ont été enregistrés depuis la signature de l'accord final.
2,28 millions d'hectares de terres ont fait l'objet d'une régularisation au travers de la délivrance de près de 41 000 titres de propriété rurale.
351 000 hectares de terres ont été attribués à des familles paysannes, à des communautés ethniques. 806 081 hectares de terres ont été intégrés au fonds foncier.
21 nouvelles zones de réserve paysanne ont été créées. Leur nombre total est désormais de 28. Elles couvrent au total 1,3 million d'hectares de terres. Les programmes de développement territorial ont été prorogés jusqu'à 2037. Nous avons renforcé le système national de réforme agraire. Nous avons reconnu les droits territoriaux des peuples ethniques sur 1,45 million d'hectares.
Dans le domaine de la réintégration.
Plus de 11 000 signataires poursuivent leur processus de réintégration, soit plus de 80 % de ceux qui ont souscrit.
À l'accord en 2016.
L'accès au foncier s'est amélioré, passant de 800 hectares attribués en 2022 à plus de 20 000 maintenant.
Ce qui a permis de renforcer les secteurs territoriaux de formation et de réintégration et les projets productifs. Actuellement, 21 secteurs territoriaux de formation et de réintégration.
Disposent de leurs terres propres, ce qui participe de la stabilité et de la viabilité de ces projets.
1584 solutions de logement ont été mises en œuvre pour les signataires de la Cour de paix. Dans le cadre de la commission de suivi de promotion.
De vérification et d'application de l'accord, la CIVI, nous avons consolidé le principal espace institutionnel de dialogue, de concertation et de suivi de l'accord final.
Des organisations de femmes et de peuples ethniques y prennent part, tout en préservant son caractère bilatéral et participatif. De même, Nous avons actualisé le plan-cadre de mise en œuvre, cette feuille de route qui permet de mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'accord à l'horizon 2031. Nous avons ainsi surmonté un retard de sept ans en ajustant 123 indicateurs, en en créant 77 nouveaux et en consolidant 593 indicateurs de suivi. Monsieur le Président, Pour finir, je tiens à saisir cette occasion qui m'est offerte d'évoquer le fait que récemment, 99.
Hommes et femmes de l'instance CNB, Coordinadora Nacional Ejercito Bolivariano, ont déposé les armes et ont entamé un processus de transition vers la vie citoyenne au travers d'une mobilisation dans les zones de rassemblement temporaire, les ZUT, dans la Valle del Guamués et le département de Putumayo. Un mécanisme de surveillance et de vérification a été mis en place. Ceci démontre concrètement les progrès obtenus grâce à la politique de paix du gouvernement de Gustavo Petro. Il s'agit de 99 personnes qui ont choisi le désarmement, la paix, la réconciliation. sur fond d'incertitude au plan politique. Pour toutes ces raisons, empêcher cette instance de fonctionner risque de menacer les progrès réalisés, la sécurité physique, la confiance dans l'État, dans la communauté internationale pour ces personnes qui ont cru en cette politique de paix. Garantir sa continuité au travers de garanties de sécurité, logistique, d'un soutien international et grâce à la viabilité des institutions. Cette continuité, disais-je, est indispensable si l'on veut que la CNEB puisse prendre des engagements vérifiables et si l'on veut que le département de Putumayo avance vers la paix. Monsieur le Président, ce gouvernement colombien achève son mandat convaincu que la paix n'est pas l'apanage d'une administration ou n'est pas propre à un moment politique. Il s'agit d'une politique d'État, d'un engagement au long cours en faveur de ceux qui ont le plus souffert des conséquences du conflit. Les progrès réalisés ainsi que les défis restant à relever nous rappellent que nous n'en avons pas terminé le travail qui nous incombe. Il va maintenant falloir protéger ce qui a été réalisé, accélérer le traitement des questions pendantes et faire en sorte que les générations futures héritent d'un pays plus démocratique, offrant davantage de possibilités et un pays moins violent. Le soutien au long cours de l'ensemble de la communauté internationale démontre que l'application de l'accord de 2016 est le fruit du multilatéralisme, de la coopération internationale, la Colombie continuera d'œuvrer main dans la main avec les Nations unies et ses partenaires pour assurer l'application intégrale de l'accord de paix de 2016, consolider la paix, une paix stable et durable pour l'ensemble des Colombiens et Colombiennes. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Colombie pour sa déclaration. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la République démocratique du Congo. Honorables membres du Conseil, chers collègues, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom des A3, à savoir le Libéria, la Somalie et mon propre pays, la République démocratique du Congo. Nous remercions le représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, M. Miroslav Jenča, pour son exposé complet. Les A3 réaffirment leur soutien à la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie et encouragent le Conseil à maintenir un engagement soutenu. Nous saluons le déroulement pacifique et ordonné de l'élection présidentielle en Colombie. Alors que la nouvelle administration se met en place dans un contexte politique polarisé, une transition fondée sur le dialogue et la coopération sera essentielle pour consolider les acquis et relever les défis persistants. La valeur de l'accord de paix final réside dans la poursuite de sa mise en œuvre, notamment au moyen de la réintégration, du renforcement des garanties de sécurité et de la réforme rurale intégrale dans le plein respect de l'appropriation nationale par la Colombie.
La sécurité et la mise en œuvre de l'accord de paix doivent se renforcer mutuellement. À cet égard, les A3 souhaitent souligner les points suivants. Premièrement, la réforme rurale intégrale et la réintégration demeurent centrales pour une paix durable. Nous saluons les progrès constants réalisés en matière d'attribution et de régularisation des terres. Toutefois, ces progrès restent inégaux. Nous encourageons la poursuite des efforts pour rendre opérationnelles les mesures agraires, garantir la sécurité juridique et apporter des dividendes de paix visibles dans les territoires touchés par le conflit. Nous saluons l'engagement continu de plus de 11 000 anciens combattants dans la vie civile. Une réintégration durable nécessite l'accès à la terre, au logement, à des moyens de subsistance et aux services de base. Aucun ancien combattant ayant déposé les armes ne doit être laissé vulnérable au recrutement, à l'insécurité ou à une reprise de la violence. Deuxièmement, les garanties de sécurité doivent être pleinement mises en œuvre. Les A3 demeurent préoccupés par l'insécurité persistante dans les régions touchées par le conflit, notamment la concurrence entre groupes armés pour le contrôle des territoires, les restrictions de mouvement ainsi que le recrutement et l'utilisation d'enfants. Nous condamnons les attaques contre les populations civiles, y compris l'attaque meurtrière survenue dans le Koka et exprimons notre vive inquiétude face à la mort d'enfants signalée dans la Guaviare. Nous restons également préoccupés par la violence visant les anciens combattants, les leaders sociaux, y compris les femmes leaders et les autorités ethniques. Nous encourageons un recours accru aux mécanismes existants pour prévenir la violence, enquêter sur les menaces et démanteler les structures armées et criminelles. Troisièmement, les engagements pris en matière d'ethnicité, de genre et d'institutions doivent être préservés tout au long de la transition. Les communautés autochtones et afro-colombiennes continuent d'être touchées de manière disproportionnée par les déplacements de population, le confinement, les conflits fonciers, l'exploitation minière illégale et l'emprise des groupes armés. Les femmes leaders dans les zones touchées par le conflit sont également confrontées à des menaces spécifiques, à un accès limité aux mécanismes de protection et à des besoins humanitaires. Nous prenons note des évolutions concernant l'avenir du ministère de l'égalité et de l'équité ainsi que de leurs incidences potentielles sur les dispositions de l'accord relatif au genre et sur le plan d'action national de la Colombie pour les femmes, la paix et la sécurité. Nous tenons également à souligner que Toute redistribution des attributions devrait préserver la continuité institutionnelle, garantir des ressources adéquates et permettre la réalisation de résultats mesurables et concrets sur le terrain. Honorables membres du Conseil, poursuivant son chemin vers le dixième anniversaire de l'accord final, la Colombie peut compter sur le soutien constant et résolu de A3 aux côtés de son gouvernement et de son peuple. Les avancées réalisées depuis 2016 sont certes indéniables, mais des défis majeurs subsistent. À ce moment charnière, le Conseil de sécurité doit adresser un message sans équivoque: la mise en œuvre intégrale de l'accord final reste la voie la plus sûre pour consolider une paix durable, renforcer la réconciliation nationale et répondre aux aspirations du peuple colombien. Les A3 réaffirment leur engagement plein et entier à accompagner la Colombie dans cette démarche jusqu'à la réalisation des objectifs de paix inscrits dans l'accord final. Je vous remercie. Je reprends mes fonctions de président du Conseil. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée.