Peace and security in Africa.
Letter dated 10 June 2026 from the Panel of Experts pursuant to Security Council resolution 2745 (2024) addressed to the President of the Security Council (S/2026/481). Draft resolution contained in document S/2026/615 Submitted by: France Statement before the vote: France The draft resolution was adopted unanimously as resolution S/RES/2827 (2026). Statement after the vote: China Statement: Central African Republic
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La 10204e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: Paix et sécurité en Afrique. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite le représentant de la République centrafricaine à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. J'appelle l'attention des membres du conseil sur la lettre du 10 juin 2026 adressée à la présidente du conseil de sécurité par le groupe d'experts faisant suite à la résolution 27-45-2024 du conseil de sécurité et publiée sous la côte S-barre 2026 barre 481. Les membres du conseil sont saisis d'un projet de résolution publié sous la cote S/2026/615, déposé par la France. Le Conseil est prêt à procéder au vote sur le projet de résolution dont il est saisi. Je vais maintenant donner la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration avant le vote. Je donne la parole à la France.
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, d'abord, je salue la présence parmi nous du représentant de la République de Centrafrique et je souhaite remercier vivement les membres du Conseil pour l'esprit dans lequel cette résolution a pu être discutée et peut être maintenant présentée au vote de notre assemblée. Monsieur le Président, des progrès importants ont été réalisés en République centrafricaine ces derniers temps, en matière de gouvernance démocratique, de processus de paix, de restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire, en particulier avec la tenue d'élections présidentielles, législatives, régionales et municipales qui ont été saluées. Malgré cela, la situation sécuritaire reste fragile, du fait de l'activité persistante des groupes armés, en particulier dans les régions frontalières du Nord-Est et du Sud-Est. L'attaque intervenue à Amdafok, le 30 juin dernier, en témoigne. Dans ces conditions, il est de la responsabilité de ce Conseil de continuer à accompagner la République centrafricaine dans la lutte contre les groupes armés et individus associés qui continuent de menacer la stabilité du pays. La résolution proposée ce jour permet de renouveler les mesures prises dans le cadre du régime 27-45 de 2024, qui vise précisément à tarir les flux transfrontaliers illicites d'armes et de combattants qui alimentent les groupes armés. Il s'agit d'utiliser tous les outils à notre disposition, de façon coordonnée avec la République centrafricaine, pour exercer une pression suffisante sur ces groupes armés et les inciter à rejoindre de bonne foi le processus de paix. Il en va de la stabilité à long terme de la République centrafricaine et de la région, et ma délégation remercie l'ensemble des délégations autour de cette table pour l'appui qui pourra être apporté à ce projet de résolution. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France pour sa déclaration. Je vais maintenant mettre le projet de résolution aux voix. Que ceux qui sont en faveur du projet de résolution publié sous la cote S/2026, barre six-cent-quinze lève la main. Le résultat du vote est le suivant. Le projet de résolution a recueilli quinze voix pour. Le projet de résolution est adopté à la l'unanimité en tant que résolution vingt-huit vingt-sept deux-mille-vingt-six. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration après le vote. Je donne la parole au représentant de la Chine.
Monsieur le Président, nous saluons l'adoption de cette résolution à l'unanimité par le Conseil de sécurité pour proroger le mandat pour ce ce régime de sanctions sur la RCA et nous saluons les efforts déployés par la France en tant que porte-plume pour faciliter le consensus entre toutes les parties. Au cours de ces dernières années, avec le soutien de la communauté internationale, le gouvernement et le peuple de la RCA ont surmonté des obstacles et accompli des progrès importants dans différents domaines transition politique, processus de paix, gouvernance nationale. Pour ce qui est de la situation sécuritaire nationale, elle est relativement stable et un nouveau chapitre du développement national commence à être écrit. Mais dans certains domaines, il y a des attaques armées, il y a des défis liés à la sécurité transfrontalière. Il faut donc maintenir les mesures existantes, notamment l'embargo sur les armes, le gel des avoirs, l'interdiction des déplacements ciblant certains individus, certains groupes armés. Cela aide le gouvernement à promouvoir la réconciliation nationale, mettre un terme aux activités illicites et consolider les gains sécuritaires atteints. Nous exhortons toutes les parties à respecter toutes les mesures de sanctions et à empêcher le flux d'armes et de munitions et d'éviter un effet de contagion En tant qu'ami de la République centrafricaine, la Chine soutient pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la RCA et nous sommes prêts à continuer à travailler avec la communauté internationale pour soutenir la paix, la stabilité et la prospérité et le développement en République centrafricaine. Merci.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la République centrafricaine.
Monsieur le Président, Excellences, distingués membres du Conseil de sécurité, permettez-moi de prime abord de féliciter la République démocratique du Congo pour sa présidence du Conseil de sécurité pour ce mois de juillet. La République centrafricaine se félicite également de l'adoption de cette résolution renouvelant le régime de sanctions contre les groupes armés ainsi que le mandat du groupe d'experts. Nous remercions la présidence, la plume et l'ensemble des membres du Conseil pour le dialogue constructif qui a permis d'aboutir à ce texte. Cette adoption nous offre également l'occasion de réfléchir au chemin parcouru et aux défis qui demeurent. Depuis plusieurs années, le Conseil de sécurité, la MINUSCA, les partenaires de la République centrafricaine et les autorités nationales ont travaillé de manière concertée pour restaurer la paix et renforcer les institutions de l'Etat. Les progrès enregistrés démontrent qu'une coopération étroite à tous les niveaux peut produire des résultats concrets, même dans un contexte aussi complexe que celui de la République centrafricaine. Pour autant, ces progrès ne doivent pas nous conduire à considérer que les facteurs d'instabilité ont disparu. Monsieur le Président, le dernier rapport du groupe d'experts montre que plusieurs groupes armés continuent de faire l'objet de sanctions décidées par le Conseil. Dans le même temps, il met en évidence la persistance du circuit d'approvisionnement en armes et des réseaux transfrontaliers qui permettent à ces groupes armés de maintenir leur capacité de nuisance. Les attaques perpétrées à Amdafok le 30 juin dernier illustrent cette réalité. Elles nous amènent à nous interroger collectivement. Comment expliquer que des groupes armés soumis depuis plusieurs années aux sanctions du Conseil continuent d'avoir accès à des armes? Par quels réseaux ces armes circulent-elles? Qui finance ces activités et qui en tire profit? Ces interrogations sont au cœur de l'efficacité même du régime de sanctions. Si nous ne parvenons pas à identifier et à démanteler les mécanismes qui alimentent ces groupes, nous risquons de reproduire un cycle dans lequel les groupes armés sont sanctionnés, voient temporairement leurs capacités réduites, puis se réarment à travers de nouveaux circuits d'approvisionnement. La question n'est plus uniquement celle des groupes armés eux-mêmes, il est désormais celle des écosystèmes qui permettent à ces groupes de continuer à recruter, à se financer et à se réarmer malgré les mesures décidées par ce Conseil. C'est dans cet esprit que la République centrafricaine souhaite voir le mandat renouvelé du groupe d'experts poursuivre et approfondir ses travaux sur les chaînes d'approvisionnement des groupes armés, en renforçant la coopération régionale et l'échange d'informations avec les mécanismes compétents des Nations unies. Cette démarche nous paraît essentielle, non seulement pour consolider les acquis obtenus en République centrafricaine, assurer l'efficacité du régime des sanctions, mais également pour créer les conditions d'une transition progressive et durable de la MINUSCA, fondée sur une réduction effective des menaces plutôt que sur leur simple gestion. La République centrafricaine demeure convaincue que les progrès accomplis au cours de ces dernières années démontrent ce que l'action collective du Conseil peut produire. Notre responsabilité est désormais de faire en sorte que ces progrès deviennent irréversibles. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République centrafricaine pour sa déclaration. Il n'y a plus d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. Avant de lever la séance, qui est la dernière prévue pour le mois de juillet, je souhaite adresser les sincères remerciements de la délégation de la République démocratique du Congo aux membres du Conseil ainsi qu'au secrétariat du Conseil pour l'appui qu'ils nous ont fourni. Au terme d'un mois chargé, nous pouvons nous féliciter d'avoir su dégager un consensus autour de plusieurs questions importantes dont nous étions saisis. Nous n'aurions pu y parvenir seuls et l'ardeur à la tâche, l'appui et le concours de chaque délégation et des représentants du secrétariat ainsi que de l'équipe d'appui technique, du personnel chargé du service de séance, des interprètes, des traducteurs, des rédacteurs de procès-verbaux et du personnel de sécurité y sont pour beaucoup. Alors que notre présidence se termine, je sais que tous les membres du Conseil s'associent à moi pour souhaiter bonne chance à la délégation du Danemark qui prend la présidence pour le mois d'août. La séance est levée.