Briefing on the Secretary-General's report on the threat posed by the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL/Da'esh) to international peace and security.
The agenda was adopted. Briefer: Ms. Oguljeren (Jerena) Niyazberdiyeva, Chief of the Office of the Under-Secretary-General, Office of Counter-Terrorism Briefer: Ms. Carmen G. Cantor, Deputy Executive Director, Counter-Terrorism Committee Executive Directorate Statements: All Council members The meeting was adjourned.
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Je déclare ouverte la 10205e séance du Conseil de sécurité. Je saisis cette occasion pour, au nom du Conseil, rendre hommage à Son Excellence Monsieur Zenon Ngai Mukongo, représentant permanent de la République démocratique du Congo, pour son travail à la présidence du Conseil au cours du mois de juillet. Je sais que je m'exprime en notre nom à tous lorsque je salue très sincèrement l'ambassadeur Mukongo et toute son équipe pour leur talent diplomatique à la tête du Conseil le mois dernier. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est le suivant: Menaces pour la paix et la sécurité internationales résultant d'actes de terrorisme. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les personnalités suivantes à participer à la présente séance: Mme Ugulyiren Niyazberdieva, qui est à la tête du Bureau de lutte contre qui est à la tête du Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme est Mme Carmen G. Cantor, directrice exécutive adjointe de la direction exécutive du Comité contre le terrorisme. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant entamer l'examen du point 2 inscrit à son ordre du jour. Je donne maintenant la parole à Mme Olguyeren Niyazberdieva. Vous avez la parole.
Madame la Présidente, Excellence, j'ai l'honneur de faire cette déclaration au nom du secrétaire général adjoint en exercice pour la lutte antiterroriste, M. Alexander Zveev, qui ne peut pas être des nôtres ce matin. Merci de nous donner la possibilité de réaliser cet exposé devant le Conseil de sécurité pour présenter le 23e rapport du Secrétaire général portant sur la menace que représente Daesh pour la paix et la sécurité internationales et sur les efforts des Nations unies afin d'aider les États membres à contrer cette menace qui ne cesse d'évoluer. J'ai le plaisir d'avoir à mes côtés Mme Carmen Cantor, de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme. Le rapport a été préparé conjointement par le BLT, la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme et l'équipe de surveillance et de suivi des sanctions. Alors qu'approche la Journée internationale d'hommage aux victimes du terrorisme, qui sera observée le 21 août autour du thème Guéris grâce à la mémoire, nous aimerions rendre hommage à toutes les victimes et tous les rescapés d'actes de terrorisme aux quatre coins du monde. Leur courage, leur résilience nous rappellent le lourd tribut humain du terrorisme, ainsi que notre responsabilité à toutes et tous d'appuyer celles et ceux dont les vies ont été changées à tout jamais en raison de la violence terroriste. Le BLT, cette année, convoquera une réunion de commémoration de haut niveau mettant en première ligne les victimes et les rescapés. Nous écouterons leurs témoignages ainsi que des messages de hauts responsables des Nations unies, du groupe des amis des victimes du terrorisme, ainsi que nous observerons également une minute de silence. Nous encourageons les États membres à se rallier à cet exercice et à continuer de faire preuve de leur solidarité vis-à-vis des victimes et rescapés. L'ONU reste bien décidée à promouvoir et protéger les droits et les besoins des victimes et des rescapés, y compris les personnes ayant souffert des atrocités perpétrées par Daech et ses affiliés. Madame la Présidente, malgré les efforts déployés sur la scène internationale, Daech continue de représenter une grave menace pour la paix et la sécurité internationales. Des opérations de lutte antiterroriste ont nui à la direction de Daech et amoindri les capacités du groupe à diriger les opérations de façon centralisée. Mais le groupe continue de s'adapter, de faire peau neuve avec une structure de plus en plus dispersée. Daech reste cependant résilient et les groupes et personnes qui lui sont affiliés continuent d'être unis autour d'une idéologie partagée. Daech continue d'exploiter les environnements sécuritaires fragiles et les conflits armés enkysté la menace reste particulièrement grave dans certaines zones d'Afrique notamment le Sahel et la région du bassin du lac Chad et plusieurs groupes affiliés dans ces zones continuent de renforcer leur capacité et d'adapter leurs tactiques l'état islamique en province d'Afrique occidentale et SWAP continuent d'être le groupe affilié à Daesh le plus actif et continuent de faire preuve de capacités croissantes à acquérir et utiliser des drones commerciaux. En RDC et au Mozambique, les groupes affiliés à Daech font preuve de résilience malgré les pressions. Ces groupes continuent de se livrer à des attentats tout en étendant leurs activités de recrutement et leur théâtre d'action. En République arabe syrienne, la situation changeante sur le plan politique et sécuritaire continue d'entraîner une évolution de la menace. Parallèlement, la fermeture du camp de Hor en février a entraîné davantage d'inquiétudes sur le plan sécuritaire, car on ignore les déplacements de milliers d'individus. Cela souligne l'importance de l'appel lancé par le Secrétaire général à un rapatriement sûr, dans la volonté et la dignité, conformément au droit international. En Irak, la pression antiterroriste a fait reculer les capacités de Daech et le défi consiste maintenant à consolider ces acquis grâce à des institutions solides, responsables, une administration de la justice efficace, des efforts de réinsertion et des mesures pour lutter contre les conditions qui pourraient permettre la résurgence du groupe en Asie du Sud. Le Yé Al-Khorasan reste l'un des groupes affiliés à Daech les plus menaçants. Il continue de faire preuve de ses intentions et de ses capacités à appuyer ou inspirer des attentats au-delà des frontières de l'Afghanistan en exploitant l'instabilité locale. Les États membres rencontrent des limitations. Les États membres plutôt ont réussi à limiter les capacités des groupes affiliés à Daech dans plusieurs théâtres, mais Daech continue de s'adapter aux conditions locales et à saisir les occasions qui s'offrent grâce à différents types de vulnérabilités. Dans de telles circonstances, il faut garder à l'esprit trois considérations. Tout d'abord, aucun État membre ne peut réussir seul. Alors que les réseaux terroristes s'adaptent et sont de plus en plus transfrontières, la coopération internationale doit se traduire en actions concrètes à travers un partage d'informations, une bonne gestion des frontières, une coopération dans le domaine de la justice pénale, des enquêtes dans le domaine financier et des réponses coordonnées. Deuxièmement, L'exploitation croissante par Daech et ses affiliés des progrès dans le domaine de l'intelligence artificielle, des communications encryptées, des plateformes numériques et des systèmes de drones soulignent à quel point nous devons consolider la gouvernance, le contrôle, la coopération internationale, en ce compris avec le secteur privé. Ces technologies, si nous les déployons de façon responsable et conforme au droit international, s'accompagnent cependant pour nous d'occasions à saisir Nous pouvons les utiliser pour consolider les efforts de prévention et de lutte antiterroriste. Troisièmement, tous nos efforts doivent être ancrés fermement dans le droit international, y compris le droit.
International des droits de la personne, le droit international humanitaire et le droit des réfugiés.
Respecter ces normes n'est pas seulement pour nous une obligation juridique, c'est aussi une nécessité sur le plan pratique, essentielle.
Si nous voulons que nos efforts collectifs soient efficaces, légitimes et viables.
Madame la Présidente, via le Pacte antiterroriste mondial, les entités du système des Nations Unies continuent de consolider leur coopération à l'échelle du système, de promouvoir des initiatives conjointes et d'apporter une assistance technique coordonnée pour réagir aux différentes priorités des États membres en promouvant une plus grande cohérence au niveau de toute l'architecture antiterroriste des Nations Unies. Le Pacte contribue à veiller à ce que l'appui apporté par l'ONU soit stratégique, coordonné et répondent bel et bien aux priorités des États membres. L'ONU est aussi parvenue à un jalon important dans ses efforts de lutte antiterroriste. Cette année, nous célébrons le vingtième anniversaire de l'adoption de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Pendant deux décennies, cette stratégie a été pour la communauté internationale un cadre complet de prévention et de lutte contre le terrorisme. Afin de célébrer ce jalon, Le BLT a organisé la Semaine de la lutte antiterroriste aux Nations Unies entre le 26 juin et le 2 juillet 2026 afin de promouvoir la bonne mise en œuvre de la stratégie via le dialogue, la création de partenariats et une coopération pragmatique.
Lors de cette semaine a eu lieu la quatrième conférence de haut niveau des chefs des agences antiterroristes. Plus de 1000 participantes et participants Y ont participé représentant les États membres, des entités de l'ONU, les organisations régionales et internationales, la société civile, des victimes rescapées, la jeunesse ou encore le secteur privé.
Toutes et tous ont procédé à un partage.
D'expériences et mis le doigt sur les réponses à apporter en pratique face à la menace terroriste qui continue d'évoluer.
L'Assemblée générale a aussi à cette occasion adopté le neuvième examen de la stratégie antiterroriste mondiale.
Qui a réaffirmé l'attachement des États membres à une approche complète, équilibrée et intégrée pour lutter contre le terrorisme, tout en renforçant cette stratégie qui est la base des efforts de l'ONU dans ce domaine.
Madame la Présidente, la menace que représente Daech continuera toujours d'évoluer et notre riposte doit le faire aussi. Pour préserver les progrès réalisés, nous devons mettre l'accent sur la prévention, la coopération régionale et internationale et sur des ripostes complètes, respectant scrupuleusement le droit international. L'ONU continuera d'aider les États membres à mettre en œuvre la stratégie et les.
Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité à travers une assistance coordonnée.
Tenant compte des priorités nationales et conforme à l'état de droit, au respect des droits humains et aux principes d'une coopération multilatérale efficace. Je vous remercie.
Merci pour cet exposé.
Je donne maintenant la parole à Mme Carmen Cantor.
Merci, Madame la Présidente. Excellence, Mesdames et Messieurs les délégués, c'est pour moi un honneur de faire cette déclaration au nom de la sous-secrétaire générale Natalia German.
Directrice exécutive de la DECT, qui malheureusement ne peut être des nôtres.
Merci de nous permettre de réaliser un exposé devant le Conseil de sécurité pour présenter le 23e rapport du Secrétaire général sur la menace que représente Daech et les efforts des États membres pour contrer cette menace. Merci à Mme Niyazberdieva, à l'équipe de surveillance et à tous nos partenaires onusiens pour leur collaboration ayant permis la rédaction de ce rapport. Madame la Présidente, au fil des six derniers mois, Daech et ses affiliés sont restés résilients et ont continué de s'adapter malgré la pression. Nous restons confrontés à un défi d'ampleur mondiale. L'Afrique continue d'être frappée de façon disproportionnée. Les dernières évolutions en Irak et en République arabe syrienne, parallèlement, soulignent que nous devons rester vigilants. Les défis humanitaires restent de taille. La fermeture du camp de Al-Hol a représenté une évolution de taille qui a mis en lumière de façon un peu plus urgente la complexité de la tâche consistant à régler la situation des anciens affiliés au groupe Daech et de leurs familles, mettre sur pied des procédure de poursuite, réhabilitation et réinsertion efficace tenant compte de l'âge et du genre des individus concernés reste une tâche à accomplir. Et ce ne sera pas simple. Aujourd'hui, les groupes terroristes continuent d'exploiter les réseaux sociaux, les applications de messagerie, encrypter les écosystèmes de jeux en ligne et l'intelligence artificielle pour se livrer à leurs activités de propagande, de recrutement, de levée de fonds et renforcer leurs capacités opérationnelles. La propagande ne passe plus seulement aujourd'hui par la propagation de discours. C'est devenu un élément habilitant opérationnel qui aide les groupes terroristes à recruter, à mobiliser des ressources et à étendre leur emprise. d'un pays à l'autre. Les plateformes numériques sont utilisées pour faciliter la levée de fonds, le recrutement d'acteurs pour financer les attentats, obtenir des ressources aussi et faciliter les flux financiers d'une juridiction à l'autre. Il existe des lacunes si nous voulons prendre à bras le corps le nexus entre terrorisme et criminalité organisée également. Madame la Présidente, l'ONU, face à cette situation, continue d'étéiller les États membres pour évaluer la menace que représente Daesh. Ces six derniers mois, la DECT, au nom du Comité contre le terrorisme, a réalisé des visites en Italie, en Jamaïque, au.
Japon, au Tadjikistan et au Togo.
Deux conclusions de nos échanges avec les États membres méritent l'attention du Conseil. Tout d'abord, l'utilisation dans le domaine militaire de systèmes d'avions sans pilote ou drones à des fins terroristes est devenue aujourd'hui une menace opérationnelle de taille, notamment dans certaines zones d'Afrique.
La DECT travaille avec le BLT et d'autres partenaires pour consolider les capacités des États membres à évoluer et gérer les.
Risques, à évaluer plutôt et gérer les risques associés aux drones. pour les aider aussi à prévenir l'obtention par les terroristes d'armes et pièces détachées connexes et renforcer les cadres nationaux pour contrer l'utilisation malveillante de drones et d'engins explosifs improvisés. Nous continuons de promouvoir la mise en œuvre des principes directeurs d'Abu Dhabi dans ce domaine. Deuxièmement, Renforcer le partage d'informations, protéger les infrastructures maritimes essentielles et intégrer la sécurité maritime dans les cadres antiterroristes restent essentiels. Pour cela notamment, il faut étendre l'utilisation des informations de pointe et détaillées sur les passagers, l'utilisation des registres de noms de passagers. renforcer la connectivité entre les bases de données internationales et renforcer la coopération pour détecter et empêcher les déplacements de terroristes. Madame la Présidente, les contextes locaux continuent de forger la menace à laquelle nous sommes confrontés. Les activités des affiliés de Daech dans certaines zones d'Afrique restent préoccupantes.
En avril, la DECT a publié un rapport sur les points de vue de la société civile en Afrique occidentale.
Ce rapport met en exergue l'exploitation à des fins terroristes de systèmes de gouvernance laissant à désirer de frontières poreuses, ainsi que l'utilisation croissante de nouvelles technologies, y compris l'IA. Dans le cadre de nos dialogues avec les États membres dans les Balkans et en Europe centrale, nous avons conclu que les activités terroristes sont de plus en plus caractérisées par une décentralisation et une radicalisation en ligne. On place de plus en plus l'accent dans ces échanges sur la réintégration, la prévention et le renforcement de la résilience sociale. Il nous faut donc nous adapter au contexte. Madame la Présidente, concernant l'utilisation des nouvelles technologies à des fins terroristes, l'ADCT, et l'UNICRI ont convoqué une réunion d'un groupe d'experts portant sur les violences sexuelles et sexistes facilitées.
Par les nouvelles technologies liées au phénomène du terrorisme.
À cette occasion, des expertes et experts ont souligné que les ripostes mises en place doivent respecter les droits humains et placer au premier plan les rescapés. Avec l'ONU DC, Le BLT et Tech Against Terrorism, la DECT a achevé un projet conjoint financé à travers un fonds des Nations Unies pour la paix et la sécurité pour renforcer les capacités nationales à.
Détecter et empêcher l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par des organisations terroristes en Somalie et dans les États voisins.
Grâce à ce projet, nous avons produit des cartes et feuilles de route pour orienter la mise en œuvre et l'appui aux ripostes locales. Lors de récents exposés, la DECT a souligné deux tendances préoccupantes l'utilisation d'écosystèmes en ligne.
Pour se livrer à des activités de propagande et faciliter le financement des attentats terroristes, ainsi que les liens croissants entre terrorisme et criminalité organisée.
Afin d'aider les États membres à contrer ces menaces, la DECT a continué de coopérer étroitement avec le.
GAFI, le Groupe d'action financière internationale.
Pour étayer les efforts visant à contrer les mesures de lutte contre le financement du terrorisme. En outre, nous avons contribué à plusieurs rapports du GAFI sur les risques et vulnérabilités émergents en matière de financement du terrorisme. On retrouve aussi ces tendances au cœur des échanges qui ont lieu lors de la semaine des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme au mois de juin. La DCT, en partenariat avec le BLT et d'autres partenaires, a convoqué plusieurs manifestations parallèles pour débattre des ripostes efficaces à mettre en place et des bonnes pratiques. Lors de ces échanges, on a souligné l'importance de la coopération internationale et de l'action collective. Madame la Présidente, comme le dit clairement le rapport du secrétaire général, la menace que représente Daech n'a pas reculé, elle est maintenant plus dispersée et s'est adaptée à différents contextes. Une riposte qui concerne uniquement une région ou qui serait exclusivement sécuritaire ne suffira pas.
Au nom du Comité.
Contre le terrorisme, la DECT va évaluer la façon dont les États membres mettent en œuvre les résolutions du Conseil.
Et mettre le doigt sur les pratiques optimales et les lacunes qui restent à combler pour que nos ripostes soient efficaces. Ce n'est qu'à travers une coopération internationale sur la durée et l'adoption d'une approche holistique que nous pourrons être efficaces dans la lutte contre Daech et ses affiliés.
Merci. Merci, Madame Cantor. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent s'exprimer. Les États-Unis?
Merci, Madame la Présidente.
C'est un plaisir de vous voir présider, vous personnellement, et de voir le Danemark également piloter nos travaux au cours de ce mois.
Merci à la RDC et merci à nos invités aujourd'hui. Depuis le dernier exposé au Conseil de sécurité sur cette question au mois de février, les États-Unis ont publié leur nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme le 6 mai.
Cette stratégie met l'accent sur trois.
Domaines qui sont des menaces prioritaires, le trafic de stupéfiants, les extrémistes violents de gauche et la lutte contre le.
Terrorisme islamiste. Contrer Daesh, Al-Qaïda et leurs affiliés reste pour nous une priorité.
Ces groupes continuent d'exploiter l'instabilité.
Le YEL met de plus en plus l'accent sur l'Afrique, on le voit. Et la menace persiste aussi en Afghanistan.
Comme c'est dit dans le 23e rapport, l'exploitation croissante de communication par satellite, de l'intelligence artificielle, des technologies de.
Drones et des cryptomonnaies vient.
Rendre le paysage actuel de plus en plus complexe et exige des États membres du secteur privé qu'ils fassent preuve de vigilance. Nous applaudissons les États membres dont les opérations et les efforts, notamment dans le domaine financier, ont opposé des contraintes et des limitations aux activités de l'EIL. Nous saluons aussi le rôle de chef de file de l'Irak en matière de rapatriement des personnes.
De poursuites et d'incarcération des personnes affiliées à l'EIIL. Outre la menace djihadiste, l'Iran et ses partenaires, y compris les Houthis, le Hezbollah, le Hamas et des milices appuyées par l'Iran en Irak, continuent de déstabiliser le Moyen-Orient et d'essayer d'étendre leur emprise. Il faut davantage partager les informations dont nous disposons.
Pour empêcher que ces acteurs fassent main basse sur des armes critiques. Les cartels et les organisations de la criminalisation transnationale organisée menacent nos citoyens.
Depuis janvier 2025, les États-Unis ont désigné 20 cartels américains comme organisations terroristes. Récemment, le cartel Juarez du Mexique notamment, a été ajouté à cette liste. Aujourd'hui, ces groupes ont une influence qui dépasse les Amériques.
Nous ne permettrons pas que cette région devienne un havre de paix pour ceux qui menacent notre sécurité.
Il est essentiel de travailler la main dans la main pour empêcher la production et les mouvements de drogues de synthèse. et pour combattre les déplacements des acteurs terroristes?
Nous sommes de plus en plus préoccupés par la résurgence du terrorisme politique, notamment de groupes d'extrême gauche.
En novembre 2025, les États-Unis ont ainsi inscrit sur les listes des organisations terroristes des groupes Antifa. Cela fait trop longtemps que les gouvernements ferment les yeux sur cette menace. Nous devons renforcer le partage d'informations concernant les tactiques, les réseaux, les activités de financement et l'existence d'acteurs qui facilitent cette violence, avec notamment des liens avec des mouvements antisémites et des mouvements ou groupes de la criminalité transnationale organisée. Alors que l'anniversaire du 11 septembre approche, le 25e anniversaire.
Un quart de siècle, nous espérons que tous les États.
Membres et les Nations unies vont se concentrer de nouveau sur les priorités clés pour obtenir des résultats tangibles. Nous n'appuierons pas des institutions redondantes, mal gérées ou ne correspondant pas à nos priorités.
Ensemble, nous devons protéger nos citoyens et nos frontières face aux menaces terroristes. Merci.
Merci aux États-Unis. Je donne maintenant la parole au Pakistan.
Merci, Madame la Présidente. Qu'il me soit permis pour commencer de vous féliciter à l'occasion de votre accession à la présidence du Conseil.
Nous saluons aussi sincèrement la délégation de la RDC qui a.
Piloté de main de maître les travaux du Conseil le mois dernier. Mes remerciements vont également à nos deux invités de ce matin pour leurs remarques très enrichissantes. Nous prenons bonne note du 23e rapport du Secrétaire général sur la menace que représente l'EIIL, Daesh, pour la paix et la sécurité internationales. Comme d'autres rapports onusiens, y compris des rapports de l'équipe de surveillance, ce rapport-ci montre clairement.
Que bien que les efforts antiterroristes aient amoindri les.
Capacités de Daesh, la menace terroriste continue de faire peau neuve, de s'adapter, notamment dans certaines régions d'Afrique, du Moyen-Orient et en Afghanistan. Les groupes affiliés à Daesh ont fait preuve de capacités de résilience et d'adaptation considérables, faisant fond sur les dynamiques locales dans les régions concernées.
Comme cela est signalé dans le rapport, le Haïl Korassan a essuyé des revers, notamment en raison d'efforts efficaces par le Pakistan dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Cependant, ce groupe continue de représenter pour nous une source de préoccupation de taille, notamment en Afghanistan. Comme l'ont dit nos invités, aucun État seul ne pourra rencontrer un succès dans la lutte antiterroriste. Nous reprenons à notre compte l'appel lancé par le Secrétaire général qui a demandé une meilleure coopération internationale, notamment pour lutter contre l'exploitation croissante de technologies émergentes par les groupes terroristes, notamment les systèmes de drones, les TIC, les réseaux sociaux. et les outils utilisant l'intelligence artificielle qui sont utilisés pour recruter, radicaliser, financer et mener des opérations terroristes. Renforcer la gestion des frontières, les outils de maintien de l'ordre et mieux coopérer nos efforts entre États membres reste essentiel pour nous permettre d'être plus efficaces dans la lutte contre ces menaces qui se jouent des frontières, notamment dans l'espace numérique.
Nous devons aussi.
Entraver le financement des attentats terroristes qui se fait notamment à travers des utilisations de crypto-monnaies et autres systèmes virtuels.
Il faut aussi, c'est très important, empêcher que les groupes terroristes fassent main basse sur des armes ou munitions qui permettraient de renforcer leurs capacités opérationnelles et leur degré de létalité. Madame la Présidente, la situation en Afghanistan continue de nous.
Alarmer au plus haut point depuis août 2021 et l'arrivée au pouvoir de nouveau des talibans. Les groupes terroristes continuent de s'épanouir dans ce pays, dans un environnement qui est de plus en plus permissif. Ils peuvent disposer de havres à l'intérieur des frontières de l'Afghanistan. C'est le cas de groupes comme le TTP, le VLA, le Yel Khurasan et leurs affiliés.
Ainsi que des affiliés d'Al-Qaïda. Depuis le territoire afghan, de nombreux groupes terroristes recrutent, fomment des attentats terroristes, notamment au Pakistan, en toute impunité.
Ils disposent d'un appui externe et de ressources financières.
Pas plus tard que le week-end dernier, un attentat terroriste par le TTP a fait 16 victimes mortelles au Pakistan. Nous devons contrer cette menace.
Les talibans doivent rendre compte de leurs actes. Ils doivent veiller à ce que le territoire afghan ne soit pas utilisé par des groupes terroristes pour menacer ou pour mener des attaques contre d'autres États, dont le Pakistan. Les parrains externes du terrorisme doivent également rendre compte de leurs actes alors qu'ils financent ou arment ces groupes terroristes en Afghanistan. Madame la Présidente, une riposte mondiale digne de ce nom au terrorisme doit porter sur toutes ses formes et ses manifestations, dont le terrorisme d'État, qui se manifeste en particulier dans les situations d'occupation étrangère. Aujourd'hui, le 5 août, est à marquer d'une pierre noire. Il s'agit du septième anniversaire de mesures unilatérales imposées au Jammu-et-Cachemire occupé illégalement par l'Inde. Ce jour-là, il y a sept ans, Le peuple cachemiri, un peuple sous occupation qui a enduré près de sept décennies d'injustice, de promesses non tenues et d'un exercice de son droit à l'autodétermination. Cette population, donc, a fait l'objet d'une nouvelle vague de répression. Ainsi, 900 000 Indiens, membres des forces de sécurité, ont lancé une vague de violence. C'est un des pires exemples de terrorisme d'État. Nous pensons qu'il devrait y avoir une politique de tolérance zéro pour ce type d'actes de terrorisme d'État au Jammu-et-Cachemire occupé et dans d'autres situations d'occupation. La communauté internationale ne doit pas non plus permettre que les opérations antiterroristes soient utilisées comme prétexte pour réprimer les luttes légitimes des peuples contre l'occupation étrangère ou encore concernant le droit inaliénable à l'autodétermination. Madame la Présidente, le terrorisme ne pourra être vaincu que grâce à une riposte mondiale coordonnée. exempte de poids, de mesure, de sélectivité, en s'attaquant aux racines du phénomène, en évitant que certains exploitent des situations pour alimenter le terrorisme. Notre riposte doit également évoluer. à mesure qu'évolue le contexte. Le régime de sanctions de l'ONU, le dispositif de lutte contre le terrorisme devraient être mis à jour afin de permettre d'inscrire sur les listes tous les groupes terroristes qui font peser des menaces sur les sociétés. Si le Conseil de sécurité n'agit pas, cela ne fera qu'enhardir ces groupes terroristes et leurs parrains sans scrupules qui continueront de semer le chaos. Madame la Présidente, le terrorisme se joue des frontières, n'est lié à aucune religion et menace l'ensemble de l'humanité. Un effort international concerté visant à mettre en place des solutions pragmatiques est la meilleure approche afin d'endiguer ce fléau. Le Pakistan sera un partenaire fiable dans le cadre de ces efforts louables.
Merci au Pakistan. La parole est à la France.
Merci, Madame la Présidente. Je me joins d'abord aux remarques de mes collègues des États-Unis et du Pakistan pour féliciter la RDC pour une excellente présidence en juillet, pendant ce mois dense. et pour vous souhaiter bonne chance pour reprendre le flambeau en août. Je remercie également nos intervenantes du Bureau de lutte contre le terrorisme et de la Direction exécutive du contre-terrorisme. Et je présente, au nom de la France, nos condoléances au Pakistan pour l'attentat qui a endeuillé le pays récemment. Madame la Présidente, alors que nous commémorons dans quelques semaines le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, le terrorisme demeure l'une des menaces majeures pour la paix et la sécurité internationales. Cette menace continue d'évoluer et de se recomposer. Daech, Al-Qaïda et leurs affiliés font preuve d'une capacité de résilience et d'adaptation qui nous impose de demeurer vigilants. Nous remercions le Secrétaire général pour son dernier rapport qui illustre la persistance de la menace posée par Daech et ses affiliés. Sur le continent africain, que ce soit au Sahel, au Nigeria ou en République démocratique du Congo, ces groupes continuent de mener des attaques meurtrières dont les populations civiles sont parmi les premières victimes. Au Levant, où tout vide sécuritaire pourrait favoriser une résurgence de Daech, La France soutient les nouvelles autorités syriennes dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme et de stabilisation du pays. Elle maintient aussi son action au sein de la coalition internationale contre Daech. Le 7 juillet dernier, notre président de la République était en visite en Syrie. Il a réaffirmé à cette occasion notre engagement qui s'inscrit dans le cadre d'un partenariat global. La réintégration des groupes qui ont combattu Daech, tout particulièrement les forces démocratiques syriennes, doit se poursuivre dans le respect des engagements pris à leurs égards. Enfin, Daech-Khorassan demeure actif dans sa zone d'opération et reste susceptible de mobiliser des combattants à l'échelle internationale. Dans ce contexte, la communauté internationale doit rester mobilisée pour lutter contre le terrorisme selon une approche globale et équilibrée qui permette de traiter l'ensemble des facteurs du terrorisme dans le respect des droits de l'homme et du droit international. La France salue à cet égard l'adoption le mois dernier de la neuvième revue de la stratégie mondiale contre le terrorisme. Nous nous tenons prêts à soutenir les travaux de cette stratégie. Je ferai quelques remarques sur celle-ci. Premièrement, la lutte contre le financement du terrorisme demeure un enjeu essentiel, sept ans après l'adoption de la résolution 2462 en 2019, qui avait marqué une première mobilisation du Conseil sur cette question. La France a accueilli en mai dernier la cinquième conférence No Money for Terror, qui a permis d'encourager les efforts de coopération dans ce domaine et de souligner la nécessité de prévenir le détournement des innovations financières à des fins de financement du terrorisme. Deuxièmement, le mésusage des technologies émergentes à des fins de recrutement et de radicalisation constitue également une préoccupation majeure. Dans le cadre de sa présidence du G7, la France appelle à renforcer la coopération pour protéger les mineurs face aux contenus terroristes dans le respect des principes d'un Internet libre et ouvert. Il convient enfin de poursuivre les travaux pour soutenir de façon coordonnée le renforcement capacitaire des États en matière de lutte antiterroriste. La France réitère son plein soutien à l'action du Conseil et en particulier aux travaux du comité 1267 qui doit faire usage de l'ensemble des outils dont il dispose pour contrer l'action des groupes terroristes. Je vous remercie.
Je remercie la France et je cède la parole au Liberia.
Merci, Madame la Présidente. Le Liberia félicite le Danemark à l'occasion de son accession à la présidence du Conseil de sécurité au mois d'août. Soyez assurés de la pleine coopération et du plein soutien de notre délégation. Nous remercions également du fond du cœur la République démocratique du Congo, qui a dirigé avec brio les travaux du Conseil au cours du mois de juillet. À notre tour, nous remercions les intervenants de leur remarque édifiante. Nous présentons nos condoléances au peuple et au gouvernement pakistanais. Excellence, le Libéria condamne le terrorisme sans ambages. Notre engagement en faveur de la sécurité collective au titre de la Charte des Nations Unies demeure ferme et inébranlable. Comme nous l'avons entendu, le message envoyé au Conseil de sécurité est frappant. Si Daech a perdu son territoire, il fait preuve aujourd'hui d'une plus grande souplesse à l'échelle mondiale. Aujourd'hui, c'est une sorte de franchise de la violence, finançant ses campagnes par l'extorsion, de fonds, les enlèvements ou encore le prélèvement licite de taxes, tout en exploitant les vides de gouvernance et le numérique. Et ce changement de mode opératoire se ressent particulièrement en Afrique. L'Afrique subsaharienne représente aujourd'hui plus de la moitié de toutes les victimes mondiales du terrorisme. Au Sahel, les groupes terroristes ne s'emploient plus seulement à démanteler la gouvernance, mais plutôt à la remplacer. Et leurs avancées sont inexorables à destination des États côtiers de l'Afrique de l'Ouest. Au Liberia, qui est un État côtier d'Afrique de l'Ouest, Ce débat n'est pas abstrait, mais représente une priorité existentielle. Excellences, une menace qui s'adapte plus vite que notre riposte va inévitablement s'étendre pour nous toucher tous. Voilà pourquoi nous appelons de nos vœux trois impératifs immédiats. Premièrement, la sécurité à l'échelle sous-régionale. Nous devons renforcer les renseignements sur les frontières et les capacités opérationnelles conjointes de la Cédéao et d'autres entités dans notre région, ainsi que les autres entités naissantes. Les lignes tracées sur une carte ne doivent jamais devenir des angles morts en matière de sécurité. Deuxièmement, un financement prévisible en faveur d'initiatives pilotées par l'Afrique. Les États africains prennent les rênes de ces initiatives sur le terrain. La communauté internationale doit venir appuyer leur détermination grâce à des ressources prévisibles et constantes. Troisièmement, il convient d'investir de façon préventive dans les capacités des États côtiers. L'on ne peut attendre que le brasier au Sahel traverse nos frontières avant d'éteindre l'incendie. Non, la prévention doit précéder la crise. Excellence, le Liberia est déterminé à briller par son exemple. Nous allons continuer de plaider en faveur de la sécurité des États côtiers de l'Afrique de l'Ouest. Ce sera notre priorité aux côtés de la CEDEAO, de bon nombre de nos voisins et des partenaires internationaux. Nous sommes tous disposés à convoquer un dialogue de haut niveau afin d'ériger un rempart défensif uni qui irait du Sahel à l'Atlantique. Madame la Présidente, le Liberia s'exprime sur la question forte de son expérience. Nous, Nous avons dû reconstruire notre République sur les cendres d'un conflit et donc nous connaissons bien cette vérité. Une paix pérenne ne peut jamais être établie uniquement par la force des armes. Le terrorisme ne crée pas la vulnérabilité, mais s'en nourrit. L'extrémisme violent s'enracine là où la présence de l'État s'amoindrit, là où les pressions climatiques viennent à bout des moyens de subsistance, là où les jeunes sont dépourvus d'espoir. La sécurité peut s'implanter seulement lorsqu'il y a une gouvernance de la redevabilité lorsque la justice est accessible, lorsque les citoyens entrevoient un avenir qui mérite d'être protégé. La prévention, ce n'est pas une option de second rang, non, c'est un impératif stratégique afin que notre riposte collective prennent tout son essor, trois priorités supplémentaires doivent guider l'action du Conseil. Premièrement, une stratégie intégrée de l'ONU. Nous devons trouver un équilibre entre les mesures de sécurité nécessaires, la consolidation de la paix robuste, le secours humanitaire et le développement durable dans le cadre des quatre piliers de la stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Deuxièmement, L'inclusion doit être une stratégie pour la sécurité. Les femmes et les jeunes ne doivent pas être vus seulement comme des victimes passives. La paix au Libéria a pu être établie grâce à la bravoure et à la détermination des femmes, leur participation pleine et entière à l'alerte précoce et à la cohésion sociale, constitue notre meilleur rempart contre la radicalisation. Et troisièmement, la fortitude technologique. Comme nos intervenants nous l'ont dit, nous ne devons pas permettre aux terroristes d'utiliser à des fins malveillantes les technologies émergentes, de l'IA aux drones autonomes en passant par les cryptomonnaies. tout en veillant à ce que toutes les mesures de lutte contre le terrorisme respectent scrupuleusement le droit international des droits de l'homme et la primauté du droit. Madame la Présidente, en conclusion, le Libéria se range à l'avis des intervenants, aucun pays ne pourra vaincre le terrorisme mondial seul et aucun pays ne doit le faire seul. Si L'on souhaite lutter non seulement contre l'extrémisme violent, mais également si l'on veut remédier aux vulnérabilités qu'exploite cet extrémisme violent, alors nous pourrons fournir aux générations futures ce que tout peuple mérite, un avenir sûr, souverain et résilient. Merci.
Je remercie le représentant du Libéria et je donne la parole au Royaume-Uni.
Merci, Madame la Présidente. Je vous félicite d'assumer la présidence ce mois-ci. Je remercie également toute l'équipe de la RDC pour sa présidence couronnée de succès en juillet. Je tiens également à remercier les intervenants pour leurs remarques édifiantes aujourd'hui. Le Royaume-Uni se félicite du dernier rapport en date du Secrétaire général qui démontre les progrès dans la lutte contre la menace terroriste mondiale et souligne l'importance du multilatéralisme. Nous continuons d'être engagés à travailler aux côtés de nos partenaires afin de perturber ces menaces, de nous attaquer aux racines du terrorisme et à la propagande extrémiste. Nous saluons l'Irak et la Syrie pour leurs efforts inlassables dans la lutte contre Daech. En Syrie, à présent, la stabilité et la sécurité pourraient s'installer. Nous nous félicitons de la décision du gouvernement syrien de rejoindre la coalition contre Daech. En Irak, nous travaillons étroitement avec le gouvernement alors qu'il fait face à près de 6 000 détenus de l'Etat islamique qui doivent être traduits en justice pour leurs crimes. Le rapport du secrétaire général illustre également les menaces persistantes alors que Daech essaye d'étendre son emprise, notamment en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Des attaques coordonnées récentes au Niger et au Mali démontrent la sophistication grandissante et l'emprise de ces terroristes au Sahel, ce qui entraîne des déplacements, accroît les besoins humanitaires et sappe la stabilité. Il importe de prendre à bras le corps ces défis grâce à une riposte coordonnée régionale. Le Royaume-Uni renforce les capacités de lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest et au Sahel avec des initiatives ciblées de partage de renseignements, d'enquêtes ou encore de lutte contre le financement du terrorisme, notamment en appuyant des initiatives régionales telles que le centre de lutte contre le terrorisme au Nigeria, un centre en Côte d'Ivoire et une cellule régionale. Comme l'ONU l'a montré, le IEL Khorasan continue de faire planer une grave menace. Nous nous félicitons du rôle important du Pakistan dans la lutte contre ce groupe. Nous présentons également nos sincères condoléances à la suite de l'attentat terroriste de ce week-end. Monsieur le Président, Madame la Présidente, nous nous félicitons du renouvellement de la stratégie antiterroriste mondiale qui fête ses 20 bougies. Cela démontre l'engagement en faveur de la coopération multilatérale alors que les groupes exploitent les nouvelles technologies, le numérique et les instabilités. Il est important que ce cadre demeure adapté à la réalité. Les leçons tirées de ces 20 dernières années sont limpides: la lutte contre le terrorisme peut aboutir lorsqu'elle se fonde sur le respect des droits de l'homme et de la primauté du droit et échoue si l'on ne respecte pas ces fondements. Nous souhaitons à tout prix travailler avec nos partenaires pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes et pour appuyer notre mandat de maintien de la paix et de la sécurité internationale.
Je remercie le Royaume-Uni. La parole est au Bahreïn.
Merci, Madame la Présidente. D'emblée, je tiens à remercier la République démocratique du Congo de sa présidence avisée lors du mois de juillet. Nous souhaitons également souhaiter plein succès au Royaume du Danemark pour sa présidence au cours de ce mois. Je tiens également à remercier Mme Niyazbayeva du Bureau de lutte contre le terrorisme et Mme Carmen Cantor, directrice exécutive adjointe de l'ADCT. Je les remercie de leurs exposés riches en informations et de leur engagement à lutter contre le terrorisme. Madame la Présidente, le Royaume du Bahreïn a pris note du dernier rapport en date du Secrétaire général mettant en exergue la menace terroriste émanant de Daech et de ses affiliés. Une menace dangereuse et persistante pesant sur la paix et la sécurité internationales. Le rapport renvoie à un contexte de sécurité en pleine évolution, ce qui a mené à une montée en puissance des menaces émanant de Daesh au Sahel, en Asie du Sud. et l'État islamique dépend de plus en plus de ses branches régionales. Même si Daech ne peut plus diriger son réseau de façon aussi coordonnée que par le passé, sa propagande, sa capacité à inciter à mener des actes de violence demeurent élevés. Madame la Présidente, le Royaume du Bahreïn s'emploie par tous les moyens à déraciner le terrorisme où qu'il se trouve. Et à la lumière des attaques terroristes injustifiées lancées par l'Iran et ses supplétifs contre les pays de la région, le Royaume du Bahreïn souligne une fois de plus que l'Iran doit respecter strictement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier la 2817 et devrait cesser les hostilités qui minent la sécurité et la stabilité de la région tout en respectant la souveraineté des pays en respectant les principes de bon voisinage. Madame la présidente, qu'il me soit permis de formuler les trois observations suivantes. Premièrement, Étant donné le recours accru aux crypto devises par les groupes terroristes et leur utilisation également par des parties tierces pour financer le terrorisme afin de dissimuler l'identité des destinataires finaux, le Royaume du Bahreïn réitère qu'il convient de poursuivre les efforts internationaux afin de tarir les sources de financement du terrorisme. C'est le meilleur moyen de saper l'aptitude des groupes terroristes à atteindre leurs objectifs. À cet égard, il faut attirer l'attention sur ces risques et mettre pleinement en œuvre les recommandations du GAFI. En deuxième lieu, mon pays, insiste sur la nécessité de renforcer la culture de paix, de tolérance, de dialogue entre les cultures et les civilisations et de lutter contre la propagande, la radicalisation en ligne. Les groupes terroristes continuent d'exploiter les plus vulnérables, en particulier les jeunes, les mineurs, afin de les recruter. L'espace cybernétique est un terreau fertile de recrutement par l'utilisation de la propagande et d'activités clivantes ciblant en particulier les jeunes par le biais de plus en plus de plateformes numériques. Nous constatons également les contenus terroristes de plus en plus présents en ligne, amplifiés par les algorithmes de certains réseaux sociaux qui leur font gagner du terrain. Cinquièmement, la liste des sanctions du Conseil de sécurité du Comité 1267, 1989, 2253. Donc cette liste de sanctions incluent toujours un nombre assez limité d'individus et d'entités. Donc maintenant, il s'agit de 249 individus, 88 entités en juillet 2026, alors que pendant la période à l'examen, seules trois personnes ont été inscrites sur la liste. Dès lors, le Royaume du Bahreïn estime qu'il est nécessaire de mettre à jour cette liste de façon régulière afin d'inscrire les groupes et individus liés à Daech, à Al-Qaïda et d'autres groupes affiliés qui satisfont les critères d'inscription sur la liste afin qu'ils soient sous la coupe des sanctions afin de renforcer l'efficacité du régime de sanctions à lutter contre les menaces en pleine évolution. En guise de conclusion, le Royaume du Bahreïn reste attaché à lutter contre le terrorisme et à travailler avec tous les partenaires afin de combattre Daech et les menaces qu'il représente pour la paix et la sécurité internationales. Merci.
Je remercie le Bahreïn. La Fédération de Russie a la parole.
Merci, Madame la Présidente. Nous saluons le Danemark qui préside le Conseil. Nous espérons que cette présidence sera couronnée de succès. Nous remercions également la RDC de sa présidence. Je tiens à remercier le Bureau de lutte contre le terrorisme et la Direction exécutive du Comité de lutte contre le terrorisme du Conseil de sécurité, la DECT, d'avoir contribué à rédiger le rapport du Secrétaire général sur les menaces émanant de l'OIL. Nous appuyons leurs efforts dans le cadre de leur mandat. Nous partageons la majorité des conclusions et des affirmations du rapport. Nous sommes vivement préoccupés par la montée en puissance de la menace émanant de l'EIIL et de ses affiliés sur le continent africain. ainsi que la sophistication croissante des méthodes de propagande extrémiste et terroriste et des moyens d'action. Le recours par les terroristes aux nouvelles technologies, dont les crypto devises, l'intelligence artificielle ou encore les drones, représente une menace majeure nécessitant une riposte de la communauté internationale. Dans ce contexte, il est évident qu'il faut adopter un protocole additionnel à la convention contre la cybercriminalité de l'ONU et nous avons présenté un projet de protocole lors de la 35e session de la commission de l'ONU sur la prévention du crime et la justice pénale. La Russie appuie les initiatives, notamment dans le cadre de projets du bureau de lutte contre le terrorisme visant à lutter contre les tendance croissante d'utilisation de crypto devises et de méthodes de paiement en ligne pour financer le terrorisme. Grâce à notre aide, a été mis sur pied un manuel thématique qui peut être utilisé maintenant comme base de travail analytique des experts des différents pays. Nous accordons une grande importance au problème des combattants terroristes étrangers. Ils ont accumulé une expérience du combat au Moyen-Orient et maintenant, ils se déplacent vers d'autres points chauds. Il faut redoubler d'efforts afin de lutter contre leurs activités et leurs déplacements. Nous espérons que dans les futurs rapports du secrétaire général, cette thématique trouvera davantage sa place. Nous continuons d'appuyer les efforts du Bureau de lutte contre le terrorisme pour renforcer les capacités des Etats, notamment grâce à des contributions volontaires de la Russie. Le Bureau fournit une aide technique aux pays d'Afrique et de l'Asie centrale dans le cadre de projets de lutte contre la menace de voir des armes tomber entre les mains des terroristes, avec une aide également analytique et des recommandations concrètes. Il y a moins d'un mois, à Moscou, a eu lieu une réunion de haut niveau consacrée à la mise en œuvre de la résolution 2370 du Conseil de sécurité dans les pays d'Asie centrale. Nous estimons essentiel et continuons d'appuyer la coopération antiterroriste dans le cadre du BRICS, de l'OCS, de la CEI, de l'OTSC que nous présidons cette année. À la suite de la réunion de juillet du Conseil des ministres des affaires étrangères de l'OTSC, a été adoptée la stratégie antiterroriste de cette organisation jusqu'à 2030. Madame la présidente, il convient également de lutter contre la propagande extrémistes et terroristes et néonazis. Les mesures de réaction à cette menace doivent prendre en compte les particularités de chaque État, leurs besoins et leurs capacités. Nous n'appuyons pas le fait d'imposer à certains États la conception trop étroite d'extrémisme violent qui, en fait, se fonde sur une erreur, une conception erronée selon laquelle l'extrémisme représente une menace seulement lorsqu'il est violent. Aujourd'hui, à l'ère des technologies, la propagation des idéologies extrémistes contribue à l'incitation à commettre des crimes. Et d'ailleurs, il est frappant que dans de nombreux pays occidentaux qui imposent cette notion d'extrémisme violent, eh bien, que dans leur propre pays, ils criminalisent tout type d'extrémisme. À cet égard, il nous faudrait une analyse objective de tous les moyens contemporains de lutter contre l'extrémisme, notamment dans le cadre d'une étude du bureau de lutte contre le terrorisme qui a lieu en marge de la semaine contre le terrorisme en juillet. Certains États adoptent deux poids, deux mesures, ont des objectifs dissimulés ou créent des obstacles superficiels à la coopération internationale des organes compétents nationaux, ce qui alimente le terrorisme mondial. Un exemple, c'est le sabotage du gazoduc Nord Stream. Nord Stream 1 et Nord Stream 2 en septembre 2022. Nous avons ouvert une affaire pénale à cet égard pour acte de terrorisme international. Cependant, il n'y a pas de coopération de la part des pays concernés alors qu'ils ont des obligations au titre des conventions pertinentes. Et pourtant, cet attentat terroriste a touchait surtout les populations de l'Union européenne. Le gaz russe qui transitait par Nord Stream chauffait des maisons, des entreprises en Europe. et représentait en fait la moitié des besoins de l'Allemagne en gaz naturel sur un an. En juillet, un communiqué de presse du procureur de l'Allemagne a déclaré inculpé un citoyen ukrainien qui, aux côtés de complices sur ordre d'instances d'État de l'Ukraine, aurait commis cet acte terroriste. Et pourtant, l'Allemagne continue d'appuyer le régime de Kiev en lui fournissant des milliards, des dizaines de milliards d'euros. Et pourtant, c'est son peuple qui en souffre. Le déplacement aujourd'hui des activités d'organisation terroriste sur le continent africain s'explique surtout par le soutien d'anciennes métropoles coloniales à ces groupes terroristes. Les récents affrontements avec des terroristes au Mali ont démontré que ces combattants étaient à même de mener des attaques de grande ampleur. contre de grandes villes du pays, ce qui n'aurait pas été possible sans le soutien en termes d'organisation, financier et armé d'entités étatiques. En juillet, à l'issue des consultations entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel et de la Russie, a été adopté un communiqué conjoint qui dénonçait les complots criminels entre l'Ukraine, la France et d'autres pays et groupes terroristes opérant au Sahel. Les activités terroristes du régime de Kiev en Afrique méritent qu'on s'y attarde quelques instants. Il s'agit de la fourniture de drones et de la formation directe de terroristes par des instructeurs militaires ukrainiens. Il y a même des cas d'attaques à l'aide d'armes fournies par Kiev par les pays occidentaux aux combattants en Afrique, mais également en Amérique latine, au Moyen-Orient. Les organes de contrôle des Etats-Unis se demandent maintenant comment a été utilisée toute l'aide militaire fournie par Joe Biden à Kiev. Le régime de Kiev est complètement dépendant sur le plan économique et militaire de l'Union européenne et de l'OTAN. Et ces armes sont utilisées en Ukraine dans cette guerre par procuration contre la On observe la même démarche chez les parrains occidentaux de l'Ukraine en Afrique. Madame la présidente, essuyant des revers sur le champ de bataille, le régime de Zelensky s'emploie à semer la terreur auprès de la population civile russe. Au quotidien, des frappes délibérées sont menées contre des sites civils et des civils au moyen de missiles, d'artillerie, de drones, de minages à distance, d'armes à sous-munitions, de mines-pièges qui sont notamment notamment produits dans les pays de l'OTAN. La terreur se poursuit également contre le personnel de la centrale nucléaire de Zaporijia. Le meurtre en juillet d'experts chargés de la sécurité nucléaire et radioactive de la centrale ainsi que les attaques incessantes contre le territoire de la centrale attestent de la volonté de Kiev de désorganiser la direction de cette centrale et d'entraîner une catastrophe nucléaire. Les pays de l'UE et de l'OTAN se rendent complices de ces actes terroriste en fournissant des milliers de drones et de missiles à l'Ukraine. Madame la Présidente, la Fédération de Russie continue de plaider en faveur du renforcement de la coopération antiterroriste dans le cadre de la stratégie antiterroriste mondiale de l'ONU, adoptée à nouveau en juin, en juillet, avec un rôle de coordination pour l'ONU. pour réduire la menace terroriste et renforcer la sécurité mondiale. La Fédération de Russie est toute disposée à coopérer avec tous les États intéressés et de façon constructive avec les entités compétentes de l'ONU, sans objectif caché ni de poids de mesure. Merci de votre attention.
Merci à la Fédération de Russie.
Je donne la parole à la Grèce.
Merci, Madame la Présidente. Pour commencer, qu'il me soit permis de féliciter le Danemark qui préside le Conseil ce mois.
Nous vous souhaitons plein succès.
J'aimerais également applaudir la RDC qui a piloté les travaux du Conseil avec succès au cours du mois de juillet. Merci à nos invités pour leurs présentations édifiantes et leur attachement de tous les instants à ce programme essentiel. Je présente également nos condoléances au gouvernement et au peuple pakistanais après l'attentat terroriste récent qui a coûté la vie à trop d'innocents. Madame la Présidente, grâce à des efforts antiterroristes soutenus, Les capacités de Daesh ont été amoindries dans plusieurs théâtres. Cependant, l'organisation continue de s'adapter à travers une structure décentralisée et des affiliés régionaux résiliants. La menace continue donc toujours d'exister et d'exiger une vigilance internationale soutenue. Nous restons extrêmement inquiets face à la régionalisation du terrorisme qui se poursuit, notamment en Afrique. L'intensification des activités terroristes dans le Sahel, le bassin du lac Tchad, la République démocratique du Congo et le Mozambique nous montre encore une fois que les groupes terroristes savent exploiter la gouvernance défaillante, les frontières poreuses, les conflits locaux et les réseaux de groupes criminels transnationaux. Les récentes évolutions en Syrie continuent aussi d'exiger notre vigilance. Daesh continue de préserver sa présence opérationnelle dans le pays et récemment Il a modifié ses tactiques pour avoir recours de plus en plus à des attaques éclair contre différentes cibles religieuses, politiques et militaires dans zones urbaines. Il est fondamental de garantir la reddition de compte en cas de violation du droit international tout en prévenant la menace terroriste. Tous les Syriens et toutes les Syriennes, quel que soit leur appartenance ethnique ou leur religion, doivent jouir des mêmes protections devant la loi. d'une condition de citoyens égales et doivent avoir le droit de vivre dans la sécurité et la dignité. La souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie doivent aussi être pleinement respectées.
La situation après la clôture du camp de al-Hol reste très préoccupante.
Des milliers d'individus, notamment des femmes et des enfants, entretenant des liens familiaux avec Daesh restent portés disparus. On ne sait rien de leur sort, tout comme du sort d'environ 3000 détenus affiliés à Daesh. Applaudissons les contributions de taille de l'Irak, qui a assumé les responsabilités associées au transfert de milliers de détenus depuis le nord-est de la Syrie.
L'expérience irakienne nous montre qu'une action soutenue.
Au niveau national, appuyée par la coopération internationale, peut grandement faire reculer les capacités de groupes terroristes. Nous restons également inquiets par la menace que continue de représenter le Yémen, qui pourrait poursuit la reconstruction de ses capacités opérationnelles et continue de se livrer à des attaques. Cela nous montre que le partage d'informations et la coopération régionale restent capitales, notamment avec les pays de l'Asie centrale. Comme nos invités nous l'ont dit, L'utilisation malveillante et de plus en plus sophistiquée de nouvelles technologies émergentes par les groupes terroristes reste un phénomène très alarmant. Le recours à l'IA ne se limite plus aux activités de propagande ou de recrutement aujourd'hui. Les groupes terroristes utilisent aussi de plus en plus les drones commerciaux, les actifs virtuels, les communications encodées et les plateformes numériques. Notre riposte doit rester à la hauteur. Une bonne gouvernance des nouvelles technologies ainsi que davantage d'efforts pour perturber le financement des activités terroristes restent entre autres essentiels, tout en préservant pleinement les droits humains et les libertés fondamentales. La Grèce réitère également l'importance qu'elle attache à la sécurité maritime, une pièce essentielle des efforts internationaux de lutte antiterroriste, Nous nous félicitons des initiatives onusiennes visant à renforcer les capacités des États membres à lutter contre les déplacements de terroristes par voie maritime et activités illicites connexes. Le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les trafics illicites sont des phénomènes qui de plus en plus exploitent les mêmes vulnérabilités en matière de sécurité aux frontières et sécurité maritime. phénomènes qui menacent la liberté de navigation, les infrastructures essentielles et les chaînes d'approvisionnement internationales. La dimension humanitaire, Madame la Présidente, doit rester au cœur de nos efforts. Nous appuyons un rapatriement dans la sécurité, dans la dignité et sur la base du volontariat, associé le cas échéant à des mesures de poursuite, mais mais aussi des mesures de réhabilitation et réinsertion. Les enfants doivent être traités avant tout comme des victimes conformément à la résolution 2427 adoptée par le Conseil de sécurité. La protection et réinsertion des enfants sont essentielles pour empêcher les cycles de radicalisation futurs. En guise de conclusion, la Grèce dit de nouveau son attachement inébranlable à la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies et à une approche holistique conjuguant des mesures efficaces en matière de sécurité, une action préventive, la coopération internationale et le plein respect des droits humains. Ce n'est qu'en faisant preuve de solidarité internationale sur la durée et en agissant la main dans la main que nous pourrons réagir avec succès à la menace que représente Daech qui sans cesse fait peau neuve. Merci. Merci.
Je donne maintenant la parole à la Chine.
Madame la Présidente, nous félicitons le Danemark à l'occasion de son accession à la présidence du Conseil ce mois.
Vous pouvez compter sur notre entière coopération.
Je saisis cette occasion pour remercier la RDC qui a présidé le Conseil le mois dernier. Merci à Mme Niyazberdieva et à Mme Cantor pour leurs exposés. La menace terroriste internationale reste complexe et grave. Les attentats terroristes continuent d'avoir lieu et les organisations terroristes renforcent petit à petit leurs capacités et exploitent les conflits régionaux pour étendre leur emprise. C'est une grave menace pour la paix et la sécurité internationales. La communauté internationale doit adopter un nouveau concept en matière de sécurité, une sécurité commune. des politiques de tolérance zéro vis-à-vis du terrorisme et éviter la politisation ou l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste. La solidarité et la coopération sont les maîtres-mots. Nous devons contrer efficacement le risque terroriste en Syrie. Le terrorisme reste en effet un obstacle majeur à la reconstruction du pays. Les organisations terroristes, y compris le YEL, continuent de de s'efforcer de restaurer leurs capacités opérationnelles, comme c'est noté dans le rapport du Secrétaire général. Après la clôture du camp de détention dans le nord-est de la Syrie, on ignore le sort de milliers d'individus associés à des organisations terroristes ou membres de leurs familles. Certains pourraient avoir rejoint d'autres groupes terroristes. La communauté internationale doit accorder la priorité au rapatriement et à la réintégration des anciens combattants terroristes étrangers et membres de leur famille, et ce pour prévenir l'émergence de nouveaux foyers d'instabilité. La Chine exhorte le gouvernement de transition syrien à faire preuve de détermination et de fermeté dans la lutte antiterroriste. Des mesures robustes doivent être adoptées contre toutes les organisations désignées comme terroristes par le Conseil de sécurité pour que ces organisations ne puissent menacer la sécurité d'autres pays. Il faut ensuite continuer de suivre de près la situation en Afghanistan. Le rapport du secrétaire général indique que des organisations terroristes en Afghanistan continuent de représenter une grave menace pour le pays et les pays voisins. Différentes organisations, y compris le YIL Korassan, renforcent petit à petit leur capacité à fomenter et mener à bien des attentats transfrontières. Nous exhortons les autorités à honorer leurs engagements en matière de lutte antiterroriste en agissant avec robustesse contre toutes les forces terroristes en Afghanistan, y compris les entités et individus inscrits sur les listes du Comité 1267. Il faut en effet éviter que le pays devienne de nouveau un havre pour le terrorisme. Il faut aider l'Afghanistan à restaurer son économie, pour éliminer à la source la menace terroriste. Différentes organisations régionales comme l'Organisation de la coopération de Shanghai peuvent jouer un rôle pertinent pour, ensemble, contrer la menace terroriste transfrontière. Ensuite, nous devons de plus en plus aider les pays africains à mener à bien leurs efforts antiterroristes. La situation dans le Sahel reste notamment très préoccupante. On constate une tendance récente au Mali de convergence entre des acteurs terroristes et des groupes armés séparatistes. C'est une tendance qui mérite notre attention. Selon le rapport du secrétaire général, les organisations terroristes comme l'État islamique dans la province de l'Afrique occidentale restent une source de préoccupation. Dans le plein respect de la souveraineté des pays africains, nous devons aider les pays de la région à renforcer leur coopération pour mieux gérer leurs frontières. Nous devons aussi leur apporter un appui en matière de partage d'informations et renforcer leur capacité à lutter contre les risques sécuritaires. De façon indépendante, l'ONU devrait approfondir sa coopération avec l'UA et d'autres organisations régionales, accélérer la mise en œuvre du programme Horizon 2030 et venir à bout du terrorisme à travers une action pour le développement.
Le Conseil doit aussi promouvoir la recherche de solutions politiques pour régler la situation.
Dans les points chauds en Afrique, pour couper l'herbe sous le pied des organisations terroristes. Ensuite, nous devons travailler à la question des technologies émergentes, car les organisations terroristes utilisent de plus en plus l'internet, l'IA, les drones et autres technologies émergentes pour leurs activités, notamment de recrutement, de financement ou alors pour livrer les attaques elles-mêmes. La Chine appuie l'ONU et la communauté internationale à l'heure de renforcer la bonne gouvernance des technologies émergentes, renforcer l'évaluation des risques et les cadres de réglementation en place. pour que le séparatisme, extrémisme religieux et le terrorisme ne puissent plus utiliser ces nouvelles technologies, il faut davantage appuyer les pays en développement à travers des transferts de technologie, notamment pour consolider leurs capacités antiterroristes et les aider à renforcer leur défense contre les acteurs terroristes.
La Chine applaudit.
Le BLT, la DECT et l'équipe de surveillance 1267 pour leur contribution à la promotion des efforts antiterroristes mondiaux. Nous attendons avec intérêt la poursuite de la coopération entre les entités pertinentes de l'ONU, qui doit encore se renforcer pour contrer le terrorisme, mettre en œuvre la stratégie antiterroriste mondiale et les résolutions pertinentes du Conseil. Il faut pleinement utiliser les régimes de sanctions, y compris ceux qui ont été créés en vertu des résolutions 1267, et 12-13 pour étayer les efforts antiterroristes. Récemment, le Pakistan a été frappé par un attentat terroriste ayant fait des victimes civiles. Nous condamnons cet attentat avec la dernière énergie.
La Chine?
A toujours eu à cœur à mettre en œuvre la stratégie antiterroriste mondiale. Nous avons participé à différents efforts dans plusieurs cadres. Nous avons aussi procédé à un partage d'expériences avec la communauté internationale et apporté un appui à des pays pertinents pour les aider à renforcer leurs capacités à travers différents projets de coopération. Nous sommes tous disposés à travailler avec toutes et tous pour, avec détermination, combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. et apporter des contributions positives à l'émergence d'un monde libéré du fléau du terrorisme. Merci.
Je remercie la Chine. Le Panama a la parole.
Merci beaucoup, Madame la Présidente.
Nous félicitons le Royaume du Danemark qui préside le Conseil ce mois.
Nous vous souhaitons plein succès. Nous félicitons en outre la République démocratique du Congo qui a présidé avec succès nos travaux au cours du mois de juillet. Merci à Mme Niyazberdieva, chef du bureau du secrétaire général adjoint du Bureau de lutte antiterroriste des Nations unies, et à Mme Carmen Kantor, directrice exécutive adjointe de la DECT, pour leur contribution qui contribue à une meilleure compréhension collective des menaces que représentent les acteurs terroristes pour la paix et la sécurité internationales. Comme cela est dit dans le dernier rapport du Secrétaire général sur la menace que représente Daech et sur les différentes activités des Nations Unies pour contrer cette menace, nous constatons aujourd'hui que le terrorisme continue de faire peau neuve, de gagner en portée et en complexité. C'est une menace qui reste persistante malgré tous les efforts internationaux pour la contrer. Les groupes terroristes font preuve de capacités d'adaptation remarquables à travers des réseaux décentralisés, tactiques de plus en plus variées et la présence d'affiliés régionaux résilients. Nous sommes particulièrement inquiets face à la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel et dans différentes zones d'Afrique. Là, ces groupes continuent de renforcer leurs capacités opérationnelles. On constate aussi la persistance de processus de radicalisation qui touchent notamment la jeunesse, parfois les mineurs. Nous sommes aussi préoccupés par l'exploitation du domaine du numérique à des fins terroristes. Nous l'avons entendu aujourd'hui, l'utilisation de l'intelligence artificielle de façon de plus en plus sophistiquée est alarmante. C'est un nouvel outil qui est mis à profit à des fins de propagande, de radicalisation et de recrutement. Cette menace joue des frontières. On risque une prolifération vers d'autres régions. Nous devons contrer ce risque ensemble, de façon coordonnée. Madame la Présidente, pour éradiquer l'extrémisme, il faut parier sur un dialogue et rediriger nos efforts pour mettre en œuvre des politiques préventives, des politiques d'éducation, de création de perspectives économiques, des politiques sociales pour les jeunes. Si rien n'est fait sur ces différents plans, il sera difficile d'enregistrer des progrès, que ce soit à court terme ou à moyen terme. On ne fera que réagir aux crises en ignorant les alertes. Partant, nous voulons aussi mettre en exergue les résultats obtenus lors de la Semaine des Nations Unies contre le terrorisme en juillet 2026. Nous avons suivi de près les échanges à cette occasion. Cela nous a permis de confirmer que le terrorisme reste un phénomène complexe, dynamique, alimenté par les conflits, la fragilité des institutions, les lacunes en matière de gouvernance face à une telle situation et à l'évolution des menaces que j'ai décrites, il est impératif de priver les groupes terroristes de tout financement. C'est l'une des solutions les plus efficaces à mettre en place pour limiter leur capacité de recrutement, de propagande et d'attaque. Les rapports les plus récents montrent que les terroristes ont recours à des méthodes de plus en plus variées, y compris les enlèvements contre rançon ou encore les actifs virtuels. De cette façon, ces groupes peuvent poursuivre leurs opérations et ils échappent aux mécanismes de contrôle traditionnels. Face à une telle réalité, il est indispensable de consolider l'intelligence dans le renseignement financier plutôt et les échanges d'informations opportuns entre États. En tant que président temporaire du Groupe d'action financière en Amérique latine au cours de l'année 2026, nous avons donc lancé des initiatives visant à renforcer le renseignement dans le domaine financier, à faire face aux risques associés aux actifs virtuels et à approfondir la coopération entre les autorités compétentes du secteur privé et le secteur privé plutôt, conformément aux efforts promus par l'ONU et ses agences face aux nouvelles modalités de financement du terrorisme. Nous condamnons encore une fois le fléau du terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et appelons tous les États à s'efforcer de le prévenir et de le combattre à travers une action conjointe et déterminée. Nous devons aussi continuer de renforcer les capacités nationales des États et exiger la mise en œuvre complète de toutes les résolutions pertinentes du Conseil conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international applicable. Seule la coopération internationale, les échanges d'informations opportuns et le respect le plus scrupuleux des droits humains et de l'état de droit nous permettront de faire reculer de façon durable ce fléau tout en préservant le développement légitime de nos sociétés. Le pays du Panama est un pôle financier dans la région des Amériques. À ce titre, nous disons de nouveau notre disposition à continuer d'œuvrer avec les États membres, le système de l'ONU et tous les acteurs pertinents pour consolider notre riposte collective face au terrorisme et à ses sources de financement au bénéfice de la paix, de la sécurité et du développement durable. Merci.
Merci. Je donne maintenant la parole à la Somalie.
Merci. D'emblée, j'applaudis la présidence de la RDC au mois de juillet qui a été exemplaire. Je félicite également le Royaume du Danemark qui a accédé à la tête du Conseil ce mois. Je remercie nos invités pour leurs exposés très complets. Nous prenons bonne note également du 23e rapport du Secrétaire général sur la menace que représente le Yémen pour la paix et la sécurité internationales. Madame la Présidente, le rapport dont nous sommes saisis confirme une réalité qui persiste et continue d'évoluer, à savoir que, bien que dans certaines régions, les pressions et efforts antiterroristes aient donné des fruits, la menace persiste. Le centre de gravité du phénomène continue de se déplacer de façon préoccupante vers le continent africain. Nous reconnaissons les succès qui ont eu lieu, qui ont permis de faire reculer la fréquence des attaques, mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Les capacités d'adaptation des groupes qui sont de plus en plus décentralisés exigent une riposte tout aussi souple, agile, unie pour étayer les nations africaines. Ma délégation souligne ce qui suit. Tout d'abord, un contre-terrorisme efficace exige une appropriation nationale véritable. conjuguer à une coopération de la part de la communauté internationale. L'expérience somalienne continue de montrer l'efficacité de cette approche. La coopération internationale doit accorder la priorité à l'assistance technique, au partage de renseignements et à un appui prévisible aux initiatives nationales de paix. Deuxièmement, il faut nous pencher sur les racines profondes du phénomène et accorder la priorité à la prévention. Une approche purement sécuritaire ne suffira pas. La prévention doit rester la pierre angulaire de notre stratégie collective. Il nous faut adopter des approches complètes englobant l'ensemble du gouvernement et de la société d'un pays pour contrer les facteurs sous-jacents de radicalisation, y compris la pauvreté, le manque d'éducation, le chômage, l'instabilité politique, l'exclusion sociale. Le développement durable associé à un appui ciblé pour les États concernés est notre moyen de défense le plus robuste. En outre, investir dans l'éducation, perspectives économiques, la participation civique notamment pour les jeunes, aider aussi les organisations ayant leur tête des femmes restent essentiels pour bâtir la résilience des communautés. Troisièmement, il faut nous pencher sur le domaine des nouvelles technologies. Nous sommes très préoccupés par l'adoption croissante par Daech et ses affiliés de ces nouvelles technologies.
Le rapport souligne une tendance alarmante en.
En matière de recours à l'intelligence artificielle. Il faut une meilleure coopération internationale et une meilleure assistance technique pour aider les États membres, notamment en Afrique, à détecter et contrer ces menaces numériques, tout en veillant à ce que toutes les mesures adoptées respectent scrupuleusement le droit international et les droits de l'homme. Quatrièmement, la protection des civils, notamment des populations les plus vulnérables, doit rester au cœur de tous les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme. Nos stratégies doivent accorder la priorité à la sécurité des civils en veillant à ce que les mesures de sécurité ne soit pas synonyme de nouveaux griefs pour les civils qui pourraient être exploités par les groupes terroristes toutes les mesures antiterroristes doivent reposer fermement dans le l'état de droit et respecter les droits humains et le droit international ainsi que la charte des Nations Unies en guise de conclusion lutter contre le terrorisme est un défi universel qui se joue des frontières et exige une détermination inébranlable Notre succès collectif sera mesuré à l'aune de notre attachement aux principes d'appropriation nationale ainsi qu'à l'état de droit et aux droits humains. Nous voulons continuer de travailler avec le Conseil et toute la communauté internationale pour faire naître un monde libéré du fléau du terrorisme. Merci.
Je remercie le représentant de la Somalie. La parole est à présent à la Lettonie.
Merci, Madame la Présidente. D'emblée, je tiens à féliciter le Danemark pour sa présidence du Conseil au cours du mois d'août. Je vous souhaite plein succès. Bien sûr, vous pouvez compter sur l'appui de notre délégation. Je souhaite remercier également la République démocratique du Congo, qui a dirigé de façon avisée les travaux du Conseil en juillet. Je remercie la représentante du Bureau de lutte contre le terrorisme, Mme Niyazberdieva, et la directrice exécutive adjointe de la DST, Mme Kantor, pour leurs exposés. 25 ans après les attaques du 11 septembre, à la lumière du 23e rapport du secrétaire général sur la menace émanant de Daech, nous constatons que le terrorisme demeure une question épineuse en matière de paix et de sécurité internationales. Les groupes terroristes opèrent partout dans le monde, des affiliés de l'EIIL en Afrique de l'Ouest en passant par les ADF, Daech ou l'EIIL Khorasan, aucun pays, aucune région n'est à l'abri des activités des menaces terroristes. Nous affichons notre solidarité à l'égard des pays particulièrement touchés, nos condoléances, notre compassion avec les victimes, les proches, les familles qui ont souffert d'attaques terroristes. Et nous présentons nos condoléances au Pakistan. En dépit d'efforts mondiaux substantiels, plusieurs groupes de part le monde continuent de mener des attaques contre les forces gouvernementales, les infrastructures, les espaces publics. étendant leur emprise territoriale dans les zones qu'ils conquièrent. Ils mettent en place des systèmes de prélèvement d'impôts, ils propagent leurs idéologies radicales parmi les civils. Ces groupes exploitent le sous-développement, l'instabilité politique et la marginalisation. Hélas, bon nombre de groupes et de personnes mentionnés dans le rapport ne sont pas inscrits sur les listes du Comité 1267. Dès lors, le Conseil et ses organes subsidiaires doivent combler ces lacunes. Parmi les récentes tendances, nous constatons que les terroristes recrutent des experts, informaticiens, génèrent des fonds en ligne, utilisent l'IA à des fins de propagande. Si les technologies sophistiquées sont largement disponibles au grand public, nous devons prêter une attention aux acteurs en ligne ayant des opinions radicales ou extrémistes et aux algorithmes qui les promeuvent. Ce comportement ne se limite pas aux zones urbaines ou à des régions. Les satellites commerciaux ou encore les technologies financières permettent aux groupes terroristes de coordonner mieux leurs attaques, de lever des fonds, détendre leur propagande dans les zones les plus reculées de la planète. Dès lors, la bonne mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et son financement devrait aller de pair avec une coordination en matière d'échange d'informations et de coopération internationale. Nous nous félicitons des efforts des entités du pacte visant à favoriser la coopération, à fournir une aide technique pour renforcer les capacités des États. La Lettonie a beaucoup tirer parti des meilleures pratiques compilées par le GAFI et nous utilisons tous les États membres à utiliser les orientations que peuvent fournir ces mécanismes régionaux du type du GAFI. pour renforcer leurs capacités en coopération avec les mécanismes de l'ONU. En conclusion, Madame la Présidente, en juin de cette année, à la suite de la conférence de haut niveau, l'Assemblée générale a adopté le neuvième examen de la stratégie antiterroriste. Nous sommes favorables à une riposte globale contre le terrorisme, conjuguant mesures sécuritaires et prévention dans le cadre des droits humains et d'institutions robustes. reposant sur l'état de droit. Nous demeurons très attachés à la pleine mise en œuvre de la stratégie. Nous continuerons d'appuyer le Bureau de lutte contre le terrorisme, la DECT, l'ONU DC et d'autres entités du pacte dans la lutte mondiale contre le terrorisme. Merci.
Je remercie la Lettonie. La parole est à présent à la République démocratique du Congo.
Madame la Présidente, la République démocratique du Congo tient avant toute chose à vous adresser ses chaleureuses félicitations pour votre accession à la présidence du Conseil de sécurité pour le mois d'août. Ma délégation vous remercie également d'avoir convoqué cette réunion consacrée à une menace qui continue de mettre à rude épreuve la paix et la sécurité internationales. Je tiens également à remercier Mme Ogulderen Niyazberdiyeva, chef du bureau du sous-secrétaire général du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, ainsi que Mme Carmen Cantor, directrice exécutive adjointe de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme pour leurs exposés. Madame la Présidente, comme le relève le 23e rapport stratégique biennal du Secrétaire général, le terrorisme demeure l'un des défis les plus graves auxquels notre communauté internationale est aujourd'hui confrontée. Par son caractère transnational, sa capacité d'adaptation et le recours croissant aux nouvelles technologies, aux réseaux criminels ainsi qu'à des modes de financement toujours plus sophistiqués, ils continuent de menacer la stabilité des États, de fragiliser les sociétés et de mettre à rude épreuve la paix et la sécurité internationales. Si aucune région du monde ne peut désormais se considérer totalement à l'abri de cette menace, le Moyen-Orient et l'Afrique en demeurent les principaux foyers. Au Moyen-Orient, Malgré les revers significatifs subis par son commandement central, l'EI-Daech conserve une capacité préoccupante de résilience et de mutation, en s'appuyant sur des affiliés régionaux, des mécanismes de financement diversifiés et l'exploitation croissante des nouvelles technologies. En Afrique, les activités persistantes de la province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest, le renforcement de l'État islamique dans le Grand Sahara, ainsi que l'activisme d'autres groupes terroristes, continuent d'alimenter une insécurité chronique qui fragilise durablement les États et les populations. Cette évolution appelle un soutien accru aux efforts africains de lutte contre le terrorisme, notamment à travers le renforcement des capacités nationales, le partage du renseignement et une coopération régionale renforcée. La République démocratique du Congo n'échappe malheureusement pas à cette réalité. Dans l'est de mon pays, les Forces démocratiques alliées, ADF en sigle, poursuivent leurs attaques contre les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants. Par les massacres, les enlèvements, les violences sexuelles et la destruction de villages, ce groupe armé terroriste continue de semer la terreur, d'affaiblir l'autorité de l'État et de compromettre la stabilité de la région des Grands Lacs. Cette situation illustre combien les groupes terroristes savent exploiter les conflits armés, les fragilités institutionnelles et les crises humanitaires pour étendre leur emprise. Elle nous rappelle surtout qu'aucune région ne saurait être durablement épargnée si nous ne faisons pas preuve d'une vigilance constante et d'une coopération internationale résolue, fondée sur la solidarité, le partage d'informations et le respect du droit international. Madame la Présidente, La lutte contre le terrorisme exige également de priver les organisations terroristes des ressources qui alimentent leurs activités et assurent leur résilience. À cet égard, nous saluons les efforts déployés par le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme, la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, le Groupe d'action financière, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ainsi que les organisations régionales, efforts fournis pour renforcer les capacités des États en matière de lutte contre les flux financiers illicites, de contrôle des frontières et de coopération opérationnelle. Nous demeurons particulièrement préoccupés par le recours croissant aux actifs virtuels, aux systèmes informels de transfert de fonds, aux enlèvements contre rançon, ainsi que par les liens toujours plus étroits entre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. En République Démocratique du Congo, les groupes terroristes exploitent également les trafics illicites, notamment l'exploitation illégale des ressources naturelles, pour financer leurs activités. Il est donc essentiel de renforcer les mécanismes de coopération régionale et internationale afin de démanteler ces réseaux financiers et leur logistique. L'évolution technologique accentue également la complexité de cette menace. L'intelligence artificielle, les drones, les communications chiffrées et les plateformes numériques sont désormais détournés à des fins de recrutement, de propagande, de financement et de planification opérationnelle. Nous saluons à cet égard les initiatives conduites par l'UNOCT, la CTED, l'ONU DC et Interpol. afin d'accompagner les États membres dans l'adaptation de leurs capacités face à ces nouveaux défis, dans le plein respect de la Charte des Nations unies et du droit international. Madame la Présidente, les femmes et les jeunes filles continuent de payer un tribut particulièrement lourd au terrorisme. Dans de nombreuses régions touchées par les conflits, elles demeurent les premières victimes des enlèvements, des violences sexuelles, des mariages forcés, de la traite des êtres humains et d'autres formes d'exploitation utilisées comme instruments de terreur. À cet égard, les résolutions 1325 de 2000 et 2242 de 2015 rappellent l'importance de garantir leur protection, de renforcer leur participation aux mécanismes de prévention des conflits et d'intégrer pleinement la dimension du genre dans les stratégies de lutte contre le terrorisme. Au-delà de la réponse sécuritaire, indispensable pour protéger les populations, Une stratégie durable doit également s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme violent, notamment les conflits prolongés, la faiblesse de la gouvernance, la pauvreté, les inégalités, la marginalisation des jeunes et l'absence de perspectives économiques. À cet effet, nous soutenons les efforts des Nations Unies visant à renforcer la résilience des communautés, à promouvoir l'engagement des jeunes, à favoriser la réhabilitation et la réintégration des personnes désengagées des groupes terroristes et à lutter contre les discours extrémistes en ligne comme hors ligne. Madame la Présidente, ma délégation demeure convaincue que la lutte contre le terrorisme ne saurait produire tous ses effets sans un renforcement de la coopération judiciaire internationale. Les auteurs, les commanditaires, les financiers et soutiens des actes terroristes doivent répondre de leurs actes, tandis que les victimes doivent pouvoir accéder à la justice dans le respect des principes de l'État de droit. À cet égard, la République démocratique du Congo estime qu'il demeure souhaitable que la communauté internationale poursuive ses efforts en vue de parvenir à une définition juridique universellement acceptée du terrorisme. Une telle avancée contribuer à renforcer la sécurité juridique, à faciliter la coopération internationale et à consolider l'efficacité de la lutte contre l'impunité. Par ailleurs, le régime de sanctions établi par les résolutions 1267 de 1999, 1989 de 2011 et 2253 de 2015 demeure un instrument important dans la lutte contre les réseaux terroristes. Son efficacité repose sur une mise en œuvre rigoureuse, impartiale et cohérente par l'ensemble des États membres, fondée sur des critères objectifs et régulièrement actualisés. Madame la Présidente, aucun État, quels que soient ses moyens, ne peut relever seul un défi dont les ramifications transcendent les frontières et les continents. C'est pourquoi la République démocratique du Congo réaffirme son plein soutien à la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies, au pacte mondial de coordination contre le terrorisme, ainsi qu'aux efforts continus de l'UNOCT et de la CETADE visant à renforcer durablement les capacités des États membres. Notre action collective doit demeurer guidée par les buts et principes de la Charte des Nations Unies, le respect de la souveraineté des États, l'État de droit, le droit international des droits de l'homme ainsi que le droit international humanitaire. Madame la Présidente, pour conclure, la République Démocratique du Congo réitère sa condamnation sans équivoque du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en soient les auteurs, les motivations ou le lieu où ces actes sont perpétrés. Elle demeure convaincue que la réponse à cette menace ne saurait être exclusivement sécuritaire. Si les mesures militaires et répressives sont indispensables, Elles ne produiront des effets durables que si elles s'accompagnent d'actions résolues en faveur du renforcement de l'État de droit, de la bonne gouvernance, du développement, de la prévention de l'extrémisme violent et de la coopération internationale. Face à une menace en constante mutation, seule une approche globale fondée sur le multilatéralisme, la solidarité entre les États et le respect du droit international permettra d'en traiter durablement les causes profondes. de protéger les populations civiles et de préserver la paix et la sécurité internationales. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la République démocratique du Congo de cette déclaration.
La parole est à la Colombie.
Merci beaucoup. Pour commencer, félicitations au Danemark à l'occasion de son accession à la présidence du Conseil de sécurité. Nous vous souhaitons plein succès. Merci d'avoir organisé cette séance. Je saisis cette occasion pour féliciter et remercier la République démocratique du Congo, qui a dirigé nos travaux au cours du mois de juillet. Madame la Présidente, qu'il me soit permis également de présenter nos condoléances au Gouvernement pakistanais après l'attentat terroriste dans ce pays. Nous remercions le Secrétaire général pour son rapport ainsi que Mme Niyazberdieva et M. Kantor qui nous l'ont présenté. On peut lire dans le rapport qu'il y a eu des avancées, c'est vrai, mais la tâche est loin d'être accomplie. Le terrorisme reste l'une des plus grandes menaces qui plane sur la paix et la sécurité internationale. C'est un phénomène qui mine l'État de droit, déstabilise les États et entraîne de grandes souffrances. La Colombie condamne de nouveau le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et tous les attentats terroristes, où qu'ils soient commis et par qui qu'ils soient perpétrés. Concernant le rapport, j'aimerais évoquer cinq choses. Tout d'abord, malgré ses pertes territoriales et ses revers, avec les pertes au plus haut de son échelle hiérarchique, l'État islamique reste une menace pour la paix et la sécurité internationales, étant donné sa résilience, ses capacités d'adaptation et l'évolution constante de ses tactiques. Pour lutter contre l'EIIL, nous répétons qu'il faut tout d'abord travailler à réduire son attractivité idéologique en abordant les conditions qui favorisent la radicalisation et en mettant l'accent sur la prévention. Deuxièmement, nous sommes d'accord avec l'accent placé dans le rapport sur le besoin de mieux se coordonner pour lutter contre la menace terroriste. Nous nous félicitons notamment de la feuille de route adoptée dans le cadre du pacte mondial pour coordonner l'action antiterroriste de l'ONU. Il est en outre fondamental pour nous de coordonner notre action à celle de l'Union africaine et des États d'Asie centrale, entre autres. Il faut continuer de faire pression de façon unie à l'échelle de toute la communauté internationale. Troisièmement, nous soulignons l'urgence de continuer le renforcement des capacités et, en la matière, nous nous félicitons des visites de terrain et des efforts du Comité contre le terrorisme pour appuyer les États et renforcer leurs capacités, leurs infrastructures. Nous nous félicitons aussi de ce qui est fait pour mettre en œuvre avec efficacité la stratégie antiterroriste mondiale et les résolutions pertinentes du Conseil. Nous réitérons l'importance de tenir compte des contextes régionaux et locaux dans les activités de renforcement des capacités qui doivent répondre aux besoins et aux priorités des États bénéficiaires. Il faut notamment mettre l'accent sur la prévention de l'utilisation de nouvelles technologies à des fins terroristes, comme l'intelligence artificielle ou les drones. Quatrièmement, nous restons préoccupés face à la situation des enfants qui ont été associés à des groupes terroristes. Il faut en la matière continuer de mettre l'accent sur la réinsertion de ces enfants à la vie civile et la prévention de leur recrutement à l'avenir à travers une mise en œuvre intégrale de toutes les résolutions du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, plus particulièrement la résolution 2427. En la matière, nous soulignons aussi qu'il faut continuer de mettre en œuvre le programme Femmes, paix et sécurité et intégrer cette action dans notre lutte antiterroriste, en nous fondant sur les résolutions 2242 et 2467. Cinquièmement, nous appuyons les comités de sanctions 1267, 1989 et 2253 et nous demandons à ce que soit révisée la liste des personnes et des entités désignés. En effet, le rapport évoque de nombreuses actions perpétrées par des individus et groupes qui ne sont pas actuellement sanctionnés. Nous répétons notre attachement à la stratégie antiterroriste mondiale de l'ONU et notre appui au travail du Bureau de lutte contre le terrorisme de l'ADECT. du Pacte mondial de coordination de la lutte antiterroriste des Nations unies et de l'équipe de surveillance 1267. Nous encourageons ces différents acteurs à continuer de renforcer leur coordination en interne et d'une institution à l'autre et à continuer de dialoguer de façon productive avec le Conseil. En guise de conclusion, je dirais que la lutte contre le terrorisme ne sera couronnée de succès que si elle est fondée sur une approche coordonnée respectant scrupuleusement les droits humains. C'est la seule façon de remporter cette bataille sur le long terme. Merci.
Je remercie la représentante de la Colombie et je vais à présent prononcer une déclaration en ma qualité de représentant du Danemark. Je remercie les intervenantes de leurs exposés, le secrétaire général pour son 23e rapport sur la menace émanant de Daech et de l'Etat islamique, menace à la paix et à la sécurité internationale. Comme nous l'avons entendu, la menace émanant de Daech perdure et est de plus en plus diverse alors que nous célébrons Nous commémorons plutôt le 25e anniversaire des attaques du 11 septembre. La lutte contre le terrorisme par la communauté internationale est cruciale. Trois observations. Tout d'abord, pour le Sahel, nous condamnons les attaques terroristes dans la région et les violations persistantes du droit international humanitaire. Les pays de la région doivent de toute urgence renforcer leur coopération transfrontalière, protéger les civils, garantir l'accès humanitaire et combler les vides de gouvernance qui peuvent être exploités par les groupes terroristes. Les opérations antiterroristes doivent toujours respecter le droit international. Les mesures de prévention constituent la solution la plus efficace. La lutte contre le terrorisme doit aller de pair avec la bonne gouvernance, la fourniture de services publics et les liens avec les populations locales. Des initiatives régionales sont essentielles dans la lutte contre ce fléau. Il faut continuer d'appuyer un effort piloté par les Africains. l'UNOWAS aux côtés d'acteurs tels que l'UA ou la CEDEAO peut également appuyer des conditions propices à une coopération en matière de sécurité. Deuxièmement, la Syrie. Nous louons la Syrie de s'employer à combattre le terrorisme. Et nous l'exhortons à prendre en compte toute la menace du terrorisme, notamment venant de Daech, mais des évasions de prison et le nombre important de détenus dont le sort est inconnu. accroissent le risque de recrutement. Et les attaques à Damas nous rappellent la nécessité de continuer d'exhorter à lutter contre le terrorisme. À la suite de la fermeture du camp d'Al-Hol, il faudrait que les anciens combattants de l'EIIL se traduisent en justice, le cas échéant. Cette fermeture a amené également Un sort difficile pour les enfants qui s'y trouvaient et qui doivent être protégés. La stratégie antiterroriste est notre cadre commun. Elle doit être mise en œuvre de façon équilibrée dans le cadre de ces quatre piliers. Droits humains et état de droit doivent demeurer au cœur de notre action. Il faut donc renforcer la coopération pour lutter contre l'utilisation malveillante des nouvelles technologies, IA, plateformes numériques ou encore actifs numériques. Le régime de sanctions 1267 doit être mis à jour, doit être réactif. En tant qu'ancienne présidente de ce comité et j'espère future présidente du comité, nous regrettons que tous les individus proposés n'aient pas été inscrits sur la liste. Nous avons présenté une liste mise à jour. Nous espérons qu'elle sera mise en œuvre dans les plus brefs délais. Nous appelons tous les États à respecter les sanctions et à appuyer l'équipe analytique avec des informations et en temps utile. Merci. Je reprends mes fonctions de présidente du Conseil. Il n'y a plus de noms inscrits sur la liste des orateurs. La séance est levée.