The situation in the Middle East, including the Palestinian question.
Briefer: Mr. Nickolay Mladenov, High Representative for Gaza, Board of Peace Briefer: Mr. Ramiz Alakbarov, Acting Special Coordinator for the Middle East Peace Process, United Nations Resident and Humanitarian Coordinator (via video-teleconference) Briefer: Ms. Athena Rayburn, Executive Director, Association of International Development Agencies (AIDA) Statements: United States of America, France, China, Pakistan, Bahrain, Latvia, Russian Federation, Liberia, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, Panama, Democratic Republic of the Congo, Greece, Somalia, Denmark Statement: Observer State of Palestine Statement: Israel Statement: Qatar (on behalf of: Arab Group)
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Je déclare ouverte la 10214e séance du Conseil de sécurité. L'ordre du jour de la présente séance s'intitule: « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne ». L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants d'Israël et du Qatar à prendre part à cette séance. Il en est ainsi décidé. Je vous propose d'inviter l'Observateur permanent de l'État observateur de Palestine auprès des Nations Unies à prendre part à cette séance conformément au règlement intérieur provisoire et à la pratique établie à cet égard. S'il n'y a pas d'objection, il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les intervenants suivants à participer à notre séance: M. Rami Saleh Barof, coordonnateur spécial en exercice pour le processus de paix au Moyen-Orient, coordonnateur résident humanitaire. M. Nikolay Mladenov, haut représentant pour Gaza au Conseil de paix, et Mme Athena Wayburn, directrice exécutive de l'Association des agences pour le développement international. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va présentement entamer l'examen du point 2 de son ordre du jour, Et je donne la parole à Monsieur Ramiz Alakbarov. Monsieur Alakbarov, on ne vous entend pas.
Non, c'est pas le cas.
Très bien, il semblerait que l'on rencontre un petit problème technique. Si vous me le permettez-nous allons entendre le deuxième orateur et puis nous vous céderons la parole, Monsieur Lagbharov. Monsieur Nikolaï Mladenov, je vous en prie.
Merci, Madame la Présidente. Chers membres du Conseil de sécurité, merci de me donner l'occasion de présenter un exposé au Conseil à nouveau. Lors de ma dernière intervention, j'avais dit que la crédibilité de tout effort dépendait de la vérité, de dire la vérité même si elle était dérangeante. Et j'entends honorer cette promesse aujourd'hui. En mars, je vous avais dit que le cadre pour la mise hors service des armes existait et avait été présenté aux parties. En mai, j'ai présenté au Conseil les 15 articles de la feuille de route et le 30 juillet le Hamas et les factions palestiniennes ont accepté cette feuille de route pour achever la mise en œuvre du plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza le président Trump a l'a qualifié de percée en effet c'est une percée historique pour la première fois le Hamas et les factions armées à Gaza ont accepté de remettre leurs armes et de transférer toute l'autorité civile et sécuritaire à une administration de transition reconnue par l'ONU. Nous avons à présent l'occasion d'améliorer sensiblement la vie des Palestiniens sur la durée à Gaza, de fournir une sécurité durable aux Israéliens et de passer d'un conflit ayant déstabilisé la région à un climat de paix, de prospérité, de perspectives économiques pour l'ensemble du Moyen-Orient. Pour y parvenir, il faudra appliquer pleinement le plan d'ensemble et la feuille de route. Je sais que certains demeurent sceptiques. Je sais que le Conseil de sécurité a vu des plans de paix éclater en embau, mais il va dans l'intérêt des Israéliens, des Palestiniens et de l'ensemble de la région que ce plan ne s'étiole pas. La feuille de route ne remplace pas, ne contredit pas le plan d'ensemble ou encore la résolution 2803. Et cette feuille de route réaffirme ces deux documents comme étant les principaux cadres internationaux et fait fond sur les décisions du Conseil de sécurité. Cela porte sur la mise hors service de toutes les catégories, je le répète, de toutes les catégories d'armes à gaz. Il n'y a pas de zone grise, il n'y a pas de catégorie oubliée. Les armes doivent être remises à la garde du Comité national pour l'administration de Gaza, c'est NHG et doivent être neutralisés sous supervision internationale. Le retrait suivra donc cette mise hors service vérifiée des armes et se fera en plusieurs étapes réciproques. Et chaque étape dépend de l'achèvement de l'étape précédente. Gaza ne peut pas être désarmée du jour au lendemain. La feuille de route ne fixe donc pas de date butoir, mais plutôt un séquençage des différentes étapes. Le comité national se compose de professionnels palestiniens indépendants. Chaque policier qui sera recruté fera l'objet d'une vérification des antécédents et ceux qui ne passent pas cet examen ne pourront pas porter d'armes. Un comité de vérification de la mise en œuvre certifiera cette conformité. Il sera dirigé par le Conseil de paix et les Etats-Unis, appuyés par la force internationale de stabilisation, les médiateurs. Israël n'est pas signataire de la feuille de route et on ne lui a jamais demandé d'ailleurs de la signer. Nous avons demandé à Israël de réaffirmer ses engagements au titre du plan d'ensemble et du protocole de Charm el-Cheikh. S'il a réaffirmé ce cadre, des questions importantes de mise en œuvre demeurent en suspens. Rien dans la feuille de route ne demande aux Palestiniens d'abandonner leurs droits ou leurs aspirations. La voie crédible vers un horizon politique réside dans le plan d'ensemble et cela est réaffirmé dans la feuille de route. Madame la Présidente, Un document négocié sur le désarmement ne signifie pas que Gaza sera désarmée du jour au lendemain. Mais il ne faut pas minimiser ce qui a été accompli dans la feuille de route et qui comporte trois éléments qui n'ont jamais existé par le passé. Tout d'abord, l'acceptation. Le Hamas et les factions ont accepté en public le plan d'ensemble et le cadre nécessitant leur démilitarisation complète et un transfert complet de la à Gaza sur le plan des civils et de la sécurité directe et indirecte. Deuxièmement, il s'agit d'un principe clé: une autorité, une loi, une arme. Les revendications de tous les mouvements armés de par le monde résident dans le fait de porter des armes en dehors d'une autorité légitime. Ce principe exige des factions en prison qu'elles renoncent à cette revendication. Troisièmement, c'est l'architecture. Le progrès fait fond sur les résultats et non pas sur un calendrier. Une nouvelle phase peut s'ouvrir seulement lorsque la précédente s'est achevée. Cela concerne toutes les parties. Notre approche, ce sera de ne faire confiance à rien et de tout vérifier, ce qui a été consignée sur papier, contrat seulement si cela s'est traduit en actions vérifiées. Madame la Présidente, comme vous et les autres membres du Conseil de sécurité le savez, forts de votre expérience, Lorsqu'on évoque Gaza, on parle beaucoup soit des armes, soit des conditions lamentables qui prévalent dans l'enclave. C'est bien compréhensible, mais la crise à Gaza n'a jamais été seulement sécuritaire ou humanitaire. Cela a toujours été un problème politique et de gouvernance. Cela fait quelque 20 ans que l'autorité politique, le pouvoir militaire et l'administration publique étaient concentrés entre les mains d'une faction militante qui a renforcé son arsenal et ses capacités. Israël l'a perçu comme étant un problème de sécurité à gérer, non pas à régler. Une approche qui n'a pas mené au désarmement de cette faction, ne l'a pas déplacée, mais l'a préservée à Gaza. Le tribut payé pour ce statu quo pendant vingt décennies s'est traduit en une effusion de sang. Des guerres répétées, un effondrement économique, l'isolement, des souffrances colossales pour les Israéliens et Palestiniens. Voilà pourquoi cette alternative à une gouvernance armée ne peut être édifiée en l'absence d'une autorité civile légitime. Dans le cadre de la résolution 2803, le comité national a été constitué en janvier. Il est dirigé par le docteur Ali Shatt. Il s'agit d'une administration qui est prête à entamer ses travaux, qui a mis en place ses plans opérationnels pour la police, les paiements publics, les services essentiels, le relèvement rapide. Pour ce qui est de la sécurité, on a élaboré la structure du futur service de police civile et le système de vérification des antécédents nécessaires. On a préparé un programme de relèvement de Gaza sur six mois dans le cadre d'un plan sur deux ans qui porte sur les infrastructures, la reprise économique, l'administration publique, le développement humain, la transformation numérique, les affaires juridiques, la paix, la sécurité, le déploiement de la police, la collecte des armes et leur mise hors service et également les tunnels qui ont été creusés. Le Comité national ne doit pas remplacer l'Autorité palestinienne, mais seulement gouverner lors de la transition et rétablir une administration effective. La transition administrative ne sera pas jaugée à l'aune des structures établies, mais bien d'une plus grande sécurité pour les Palestiniens, de services plus fiables et d'une amélioration notable de leurs conditions de vie. Avant de vous brosser le tableau de la situation humanitaire, Je voudrais vous parler de ce qu'aucun indicateur ne dit. Derrière chaque récit, derrière chaque statistique venant de Gaza, se cache une tragédie humaine, personnelle, douloureuse. Près de trois ans de guerre ont laissé le peuple de Gaza endeuillé, déplacé, épuisé. Pas loin de là vivent les familles d'Israéliens qui ont perdu des proches dans le massacre du 7 octobre 2023. Le deuil dans un conflit se joue des frontières, des barrières, des murs et rien en cette salle ne pourra rétablir ce qui a été perdu. Hélas, la vengeance ne fait qu'engendrer de la vengeance et alors le cycle de la douleur ne cessera jamais. Mais ce que nous devons à toutes ces familles, ce n'est pas simplement d'exprimer notre compassion, mais bien de leur conférer secours sécurité et une issue à ce cycle de peine et de souffrance il y a un an le comité d'examen de la famine a confirmé une famine à Gaza pour la première fois dans la région en août 2025 un enfant sur sept examinés souffraient de malnutrition aiguë. Quelques 13 000 enfants ont ensuite été diagnostiqués en un seul mois. Aujourd'hui, cette situation s'est nettement améliorée. En décembre 2025, l'IPC a déclaré que les conditions de famine n'étaient plus réunies et son dernier rapport a décrété que la malnutrition aiguë avait été atteignée dans l'enclave. Cela a été possible grâce au partenariat entre le Conseil de paix, l'ONU, les organisations non gouvernementales, les donateurs bilatéraux, multilatéraux et l'État d'Israël. Je voulais vous le rappeler, mais je ne vais pas trop insister sur ce point. car ces acquis dépendent d'une aide constante. Ces acquis sont bien tangibles, mais ils pourraient être facilement balayés. Les besoins pressants maintenant sont nouveaux. Il s'agit de l'assainissement, de l'eau, de l'énergie ainsi que les restrictions persistantes quant aux matériaux acheminés à Gaza. Mais grâce au travail d'arrache-pied avec l'ONU et les ONG, nous avons un plan permettant de couvrir ces besoins immédiats. Plusieurs projets ont déjà été coordonnés avec Israël et approuvés dans le domaine de l'assainissement, de l'eau propre, de la santé publique et nous allons commencer à les mettre en œuvre très rapidement. En dépit de tout cela, l'OTSHA fait état de déficit persistant de financement les agences de l'ONU indiquent que les vivres et les articles humanitaires pourraient ne plus être suffisants d'ici à la fin de septembre ce qui manque surtout c'est les abris avec l'approche de l'hiver et la politique actuelle d'Israël en la matière est inacceptable. Le Conseil de paix exhorte Israël à fournir davantage d'abris dans l'enclave pour garantir la dignité, la santé et la sécurité. La force internationale de stabilisation continue également de se composer sous la houlette de Jasper Jeffers, des États-Unis. Des sites ont été préparés et plusieurs pays se sont ralliés à cette force. Je les remercie. Le Conseil de paix et cette force préparent également un mécanisme de suivi et de conformité qui appuiera la mise en œuvre à l'avenir. Nous allons suivre de près la mise en œuvre des engagements des parties ainsi que les progrès dans le transfert des responsabilités de gouvernance au Comité national. Il s'agit là d'un outil essentiel pour examiner la confiance, suivre les progrès, mettre le doigt sur les obstacles le plus tôt possible. Nous sommes également en train de mettre en place une modalité de désescalade au combien nécessaire, une cellule de coordination de liaison pour examiner les menaces émergentes et les désamorcer. Lors de ma dernière réunion avec le Premier ministre israélien, nous avons examiné toutes ces préoccupations et examiner lesquelles nécessitaient un travail technique plus avancé. Nous avons réaffirmé un objectif partagé, un Gaza démilitarisé qui ne représenterait plus jamais de menace. Nous avons également décidé d'un mécanisme pour régler les questions en suspens. Des comités ont été établis et se rencontrent déjà. Donc ce n'est pas un processus dans l'impasse. Il est passé de la table des négociations à la table des opérations. Je ne vous mentirai pas, le chemin sera semé d'embûches. Le premier risque, c'est l'écart entre ce qui a été signé et ce qui se passe sur le terrain. Les frappes israéliennes ont continué depuis la signature de cette feuille de route et les civils palestiniens sont toujours tués. Le cessez-le-feu est respecté de façon générale, le nombre de victimes a fortement baissé, mais cela ne s'est pas arrêté. Un cessez-le-feu au sein duquel des civils sont toujours enterrés n'est pas un cessez-le-feu digne de ce nom pour les Gazaouis. Tout emploi de la force qui n'est pas une riposte à une menace imminente, tout incident que le mécanisme de désescalade n'était pas appelé à régler, pourrait balayer bien des acquis de ce processus. Après trois ans de guerre et 20 ans d'opérations militaires, est-ce qu'une nouvelle frappe sur un dépôt de munitions arrêtera vraiment le Hamas dans son réarmement ou son emprise de Gaza? Non, cela ne fera que retarder la démilitarisation qui fera l'obstacle à la transition civile qui devrait se mettre en branle pour que la remilitarisation ne soit plus possible à l'avenir. Le deuxième risque va dans la direction inverse. Le Hamas s'est engagé à cesser toutes ses activités militaires. Cet engagement doit également être honoré complètement. Toute arme détenue, tout tunnel qui persiste, tout convoi entravé fait revenir en arrière le processus et apporte de l'eau au moulin de ceux qui veulent reprendre la guerre. Et comme l'expérience nous l'enseigne, ce sont les civils palestiniens, les femmes et les enfants qui paieront le plus haut tribut. Gaza n'est pas prête à accueillir une nouvelle catastrophe si le cessez-le-feu s'effondre, si l'enclave est entraînée dans un nouvel engrenage d'escalade Il n'y aura plus d'administration à déployer, il n'y aura plus rien à reconstruire. Ce ne serait pas un revers, ce serait un point de non-retour pour tout le monde. Le troisième risque, c'est le temps. Un nouvel hiver approche pour des personnes qui vivent dans les décombres et dans des tentes. Un cessez le feu qui ne fait pas ses preuves sur le terrain. La population est épuisée. Toutes ces raisons ne sont pas des arguments pour s'arrêter, mais plutôt pour réfléchir à l'avenir. Trois éléments doivent être réunis pour que ce processus aille de l'avant. La force internationale de stabilisation doit se déployer, les engagements d'Israël au titre du protocole de Charm el-Cheikh honorés et le Hamas doit également respecter ses engagements. Ce n'est ainsi que l'on pourra entamer nos travaux dans les meilleures conditions. Le Comité national et la Force de stabilisation pourront s'établir à Gaza. Le Comité commencera à exercer la gouvernance civile tout en achevant les procédures de vérification des antécédents et de transfert. Les armes de la police seront remises au Comité pour démantèlement et les armes lourdes, les dépôts, les tunnels, les sites de production doivent être déclarés et ensuite mis hors service. Il faut des abris avant l'hiver, une police civile au lieu des hommes armés dans la rue, le relèvement et la reconstruction, le retrait des FDI, la reconstruction à grande échelle doivent suivre ces progrès irréversibles, c'est ainsi qu'on pourra veiller à ce que ce qui sera reconstruit ne soit pas à nouveau détruit. Enfin, j'ai trois demandes à adresser au Conseil de sécurité. Tout d'abord, veuillez le dire clairement, Veuillez rappeler ce que le Conseil a déjà décidé: la mise hors service complète des armes à Gaza, la mise en œuvre de l'accord de Charm el-Cheikh sont autant de dispositions du cadre entériné par la résolution 2803, la seule voie vers le retrait d'Israël, la reconstruction à grande échelle et la réunion de conditions propice à une voie, à un horizon politique pour un État palestinien et l'autodétermination de la Palestine. Enfin, j'appelle tous les États membres à travailler avec le Conseil de paix, le Comité national pour l'administration de Gaza ainsi que l'ONU afin que l'assistance et les ressources nécessaires soient mobilisées. La force internationale de stabilisation a besoin de troupes, de matériel et de capacités. Le Comité national, quant à lui, doit être appuyé dans la formation de la police, l'administration publique et le relèvement. Les étudiants gazaouis, les blessés, les malades ont besoin que des pays les accueillent, leur fournissent des perspectives de poursuivre leur éducation et des traitements médicaux. Enfin, N'oublions pas l'objectif politique de la transition. Au Moyen-Orient, on dit faites confiance à Dieu, mais attachez quand même votre chameau. Telle est l'architecture de la feuille de route. Personne ne peut compter sur la bonne foi des autres, mais un mécanisme est un mécanisme. Il ne peut pas engendrer la volonté politique, il ne peut pas créer plus de temps, mais il peut dissiper les prétextes. Après cette feuille de route, personne ne peut dire qu'il n'y a pas de cadre, que les obligations sont trop floues ou qu'il n'y a pas de mesures de conformité. Souvent, ce que je me demande, c'est ce qu'il y a d'autres options. Je n'en vois pas. Je ne vois que deux choix. Deux autres choix qui pourraient s'implanter. La première, ce sera les réoccupations israéliennes de Gaza avec une partie qui gouvernerait deux millions de personnes à un coût humain, économique et réputationnel très élevé. Le deuxième, ce serait le statu quo qui a donné lieu au 7 octobre 2023 et tout ce qui a suivi, c'est-à-dire Gaza avec Hamas qui n'est pas désarmé, qui assure toujours la gouvernance. Ce n'est pas une politique, donc aucune de ces options n'est une stratégie. Cela ne ferait que reporter les problèmes à plus tard. Donc il faut à présent poser un choix de Gaza désarmé, reconstruit, reconnecté au monde, ou alors un Gaza réarmé, divisé, en ruines, avec une génération radicalisée et une nouvelle guerre à l'horizon.
Merci à M. Mladenov. M. Alagbarah, je vous cède la parole. J'espère que les difficultés techniques ont été réglées.
Est-ce qu'on m'entend?
Oui, on vous entend.
Madame la Présidente, chers membres du Conseil de sécurité, je prends la parole aujourd'hui alors que les tensions montent en puissance dans les territoires palestiniens occupés. Alors que les pourparlers se poursuivent sur la mise en œuvre de la résolution 2803 et le plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza, le cessez-le-feu demeure précaire. Les frappes israéliennes contre Gaza se poursuivent. alors que les difficultés humanitaires et sécuritaires perdurent. Dans l'intervalle, la situation en Cisjordanie continue de se dégrader rapidement. Madame la Présidente, je voudrais saluer la présence du Haut Représentant Mladenov. Je le remercie de ses efforts constants et notamment ses discussions récentes avec les parties sur la feuille de route en 15 points. La pleine mise en œuvre favoriserait les modalités de transition du plan, notamment le désarmement du Hamas et d'autres groupes armés, le retrait des FDI, de Gaza, le déploiement de la force internationale de stabilisation et le transfert de la gouvernance de transition au Comité national pour l'administration de Gaza, CNAG. J'exhorte les parties à faire fond sur cet élan, à honorer leurs engagements et à mettre en œuvre la feuille de route conformément au droit international. Cela devrait poser les jalons d'un objectif plus vaste, la création d'un horizon politique pour mettre un terme à une occupation illicite, réaliser le droit des Palestiniens à l'autodétermination et favoriser la solution des deux États avec la Palestine et Israël vivant côte à côte dans le cadre des frontières d'avant juin 1967 avec Jérusalem comme capitale des deux États. Régler la situation lamentable à Gaza est essentiel. La population gazawie continue de souffrir de conditions lamentables, de grandes épreuves et perd espoir. Les frappes israéliennes ont repris le 12 août à la suite d'une accalmie d'une semaine, alors que les activités militaires telles que les pillonnages, les attaques de drones, les opérations terrestres n'ont jamais cessé. Lors de la période de l'examen, plus de 100 Palestiniens ont été tués, plus de 400 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Quelques deux tiers de Gaza demeurent inaccessibles ou font l'objet de strictes restrictions d'accès. Dès lors, les civils se retrouvent dans des zones surpeuplées qui ne sont pas en sécurité. Leurs besoins sont immenses. Les acteurs humanitaires, surtout les ONG internationales, sont toujours à des contraintes opérationnelles d'accès en matière de livraison de financement, alors que l'appel éclair de 2026 n'est financé qu'à hauteur de 40 %. Plus de dix mois après le cessez le feu, cette situation est inadmissible. Ces principaux goulets d'étranglement doivent Je suis sûre que notre collègue Assi nous en dira plus à cet égard. Bientôt, Madame la Présidente, l'hiver arrivera à Gaza. Les efforts en vue de l'hiver doivent être renforcés. Des plans ont déjà été mis en place, mais les stocks d'abris et d'articles non alimentaires sont maintenant terminés, les restrictions d'accès également. continue, nous devons nous améliorer. Gaza ne devrait pas vivre un nouvel hiver froid dans des tentes. La vérité, c'est qu'améliorer les conditions de vie à Gaza, cela signifie aller au-delà du secours d'urgence. Les systèmes et les services essentiels doivent être rétablis sans tarder, surtout pour les eaux usées, la gestion des déchets, la santé et les moyens de subsistance.
Nous devons notamment restaurer l'électricité et notamment la centrale de Gaza. L'approvisionnement, un approvisionnement fiable en électricité reste essentiel pour faire fonctionner les installations d'approvisionnement en eau, les installations d'assainissement et autres services essentiels. Il faut pouvoir importer du carburant à plus grande échelle également. La population de Gaza mérite dignité, stabilité et espoir. Les Palestiniens en attendent davantage de nous. Comme je le disais, nous ne devons pas les abandonner à souffrir de froid pendant un hiver supplémentaire. La dignité humaine doit être au cœur de tous nos efforts. Le recouvrement des dépouilles et des cérémonies d'enterrement dignes doivent être aussi permises sans délai. Le conflit s'est accompagné également de dommages de taille à l'environnement. Des eaux usées non traitées s'écoulent en Méditerranée en grande quantité chaque jour. Il faut régler ce problème. Il faut aussi procéder au déminage. Six mois se sont écoulés depuis la réouverture du point de passage de Gaza et pendant cet intervalle, plus de 5400 Palestiniens ont pu sortir et plus de 5400 sont retournés à Gaza. Ils ont pu avoir accès à des traitements médicaux vitaux, reprendre contact avec leurs familles. Ces mouvements les deux directions sont essentielles. Les patients à Gaza doivent pouvoir recevoir des traitements spécialisés en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est et à l'international. Parallèlement, l'accès aux services médicaux doit être étendu à Gaza. Madame la Présidente, les femmes et les filles sont clés dans nos efforts de relèvement. Le message des organisations et à leur tête des femmes à Gaza est clair: rien ne doit être écrit sans la population gazaouie. Pour cela, il faut que toutes les parties s'acquittent de leurs engagements. Il faut aussi une meilleure coordination entre toutes les parties prenantes. Des activités de liaison efficaces et opérationnelles entre l'Autorité palestinienne et le NCAG sont essentielles. Il est aussi fondamental que la communauté internationale soit en phase avec la mise en œuvre d'un plan de relèvement palestinien national uni. répondant aux besoins identifiés dans l'évaluation rapide des dommages et des besoins à Gaza. Madame la Présidente, au fil des dernières années, les pays arabes contribuaient à hauteur de plus de la moitié de toutes les ressources consacrées aux efforts de relèvement dans les territoires palestiniens occupés. Les ressources à l'échelle internationale s'amenuisent et le rôle de la région reste essentiel dans un tel scénario. J'aimerais notamment saluer l'engagement de l'Égypte en faveur de l'action humanitaire. Le couloir égyptien a facilité l'entrée d'un million de tonnes d'aide envoyées par différents donateurs. Récemment, l'Egypte a restauré des services d'électricité pour environ 11 000 personnes. Des efforts soutenus déployés par l'Égypte, le Qatar et la Turquie ont aussi été clés pour faire progresser les efforts de médiation. Le Qatar est aussi un partenaire fiable, il l'a montré avec sa présence sur le terrain, sa distribution d'abris et d'articles non alimentaires. Les Émirats arabes unis restent le bailleur de fonds humanitaire majeur dans la riposte mise en place à Gaza à travers l'opération Chevalier Galant III. la Jordanie continue aussi d'appuyer Gaza de contribuer à l'assistance humanitaire et à la fourniture de soins le couloir jordanien reste une source d'approvisionnement importante la Jordanie maintient aussi son rôle particulier son rôle historique dans le maintien des lieux saints à Jérusalem l'Arabie saoudite continue de montrer son rôle de chef de file en appuyant Le processus international pour une solution à deux États est compris par le truchement de l'alliance globale. Il me tarde de voir les progrès réalisés dans ce cadre au cours des prochains mois lors de la réunion de haut niveau qui célébrera l'anniversaire de la déclaration de New York. Madame la Présidente, la situation en Cisjordanie reste précaire. Les attaques de colon, des attaques de grande envergure continuent en toute impunité ou presque. Les forces de sécurité israéliennes échouent fréquemment à protéger les Palestiniens face aux attaques de colons dans certains cas d'après les signalements les forces de sécurité en fait facilitent ces violences ou ils participent Israël la puissance occupante doit veiller à ce que la population civile soit protégée à ce que les auteurs de violation et des comptes à rendre le 18 août les autorités israéliens ont publier des appels d'offres pour plus de 1200 unités de logement dans la zone E1 à l'est de Jérusalem. Si ce plan est mis en œuvre, il y aura en fait une séparation concrètement entre le nord et le sud de la Cisjordanie. Et la Cisjordanie ne sera plus non plus connectée à Jérusalem Est. Cela fera reculer toute perspective d'un État palestinien viable. Les colonies, je le répète, ne sont pas légales et violent le droit international. hier, les autorités israéliennes sont entrées par la force dans le centre d'entraînement Kalon Diya, le centre de formation Kalon Diya de l'UNRWA à Jérusalem Est. Ils ont saisi ce centre. Lundi, des membres de notre équipe ont participé à une visite diplomatique pilotée par l'Autorité palestinienne dans ce centre qui joue un rôle très important au sein de la communauté. J'appelle de nouveau Israël à agir conformément à ses obligations et conformément au droit international. Tous les efforts visant à saisir des installations de l'UNRWA doivent cesser. L'Autorité palestinienne continue aussi de traverser une grave crise budgétaire. Israël continue de retenir environ 6 milliards de dollars revenant à l'Autorité palestinienne au terme de recettes douanières. C'est une menace pour la stabilité financière palestinienne. Les parties doivent urgemment trouver une solution. Madame la Présidente, la reconstruction de Gaza et le processus politique de façon plus large dépendent mutuellement l'un de l'autre. Nous avons les moyens de progresser, de dégager une avenue. Il y a un consensus assez large sur les éléments essentiels nécessaires pour avancer. La résolution 2803 du Conseil de sécurité doit être mise en œuvre de façon immédiate. dans son intégralité la déclaration de New York doit aussi être promue en parallèle avec les résolutions précédentes adoptées par le Conseil de sécurité ces documents fournissent un projet politique un cadre pragmatique un effort coordonné à l'échelle internationale pour appuyer le relèvement de Gaza réunifier Gaza et la Cisjordanie dans le cadre de sous la houlette d'un gouvernement plutôt palestinien légitime, mettre fin à l'occupation et promouvoir une solution à deux États. Nous devons maintenant agir pour traduire en acte ce projet. L'ONU reste déterminée à appuyer tous les efforts pour parvenir à une paix pérenne entre Israéliens et Palestiniens pour qu'ils puissent vivre côte à côte dans la paix et la sécurité. Merci.
Merci. Je donne maintenant la parole à Madame Athena Rayburn.
Madame la Présidente, Excellence, au nom de l'AIDA, l'Association des agences internationales de développement, une organisation qui rassemble plus de 100 ONG humanitaire et travaillant dans le domaine du développement active dans les territoires palestiniens occupés. Je voudrais tout d'abord vous remercier de m'avoir invitée. Je ne m'étendrai pas aujourd'hui sur les améliorations théoriques au niveau de la situation humanitaire à l'intérieur de la bande de Gaza depuis le cessez le feu d'octobre 2025 je ne vais pas non plus faire de remarques quant au nombre de camions au nombre de tonnes d'aide qui ont pénétré à Gaza et ce parce que quel que soit le volume d'aide ces chiffres n'efface en rien la réalité terrible, indicible, qui est devenue la nouvelle normale. Nous avons normalisé une situation où deux millions de personnes sont prises au piège, dépendent de l'aide humanitaire, une aide qui est contrôlée par l'Etat qui conçoit à dessein cette situation de pénurie. Oui, les derniers chiffres du cadre IPC montrent que l'on a reculé quelque peu du bord du gouffre d'une famine fabriqué de toutes pièces à Gaza, mais c'est un progrès bien théorique. Les enfants qui ne mourront pas de faim pourraient être tués à tout moment en raison de bombardements, de frappes aériennes, et pourraient survivre simplement pour ensuite mourir des conséquences de la faim dont ils ont souffert ou des privations dont ils souffriront le reste de leur vie. Je serai claire, les améliorations qui ont été signalées devant ce Conseil ne sont pas motif de célébration et ne diluent pas nos responsabilités. Nous avons la responsabilité de garantir une réponse durable. Cela veut dire un accès humanitaire sur la durée, la fourniture des services essentiels, la reconstruction, le rassemblement de conditions qui permettront à la population gazaouie de vivre et non pas de survivre pendant 24 heures de plus. Cette réalité, cette responsabilité commune, voilà ce dont je veux parler aujourd'hui. Excellence, ce que ce Conseil doit absolument noter, c'est que même si la résolution 2803 a permis de planter un cadre permettant la réduction des hostilités, on n'évaluera pas ce cadre à l'aune des agissements d'un Conseil de la paix, d'une force de stabilisation internationale ou même d'un comité national pour l'administration de Gaza. Nous devons Nous demander si ces institutions sur le court terme apportent une protection immédiate et si sur le long terme elles permettent à Gaza d'avancer vers le scénario final que nous voulons, c'est-à-dire la fin de la présence illégale d'Israël et la réalisation du droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination. Et le Conseil de la paix à cet aune échoue. Il est évident que l'opérationnalisation du Conseil de la paix a débouché sur une situation où les droits des Palestiniens sont devenus secondaires face aux exigences capricieuses et arbitraires de la puissance occupante. C'est intenable. La situation pour les ONG internationales qui travaillent en Palestine occupée montre bien que le Conseil de la paix n'a non seulement rien fait pour reprendre le contrôle de la bande de Gaza à l'État israélien, mais jusqu'ici a plutôt fonctionné de façon à ancrer encore davantage la présence illégale d'Israël avec le nouveau processus d'enregistrement créé par le gouvernement israélien en mars 2025 et mis en œuvre en janvier de cette année. Entre autres nouvelles mesures, Israël s'est octroyé l'autorité à refuser l'accès au territoire palestinien occupé, à toute organisation qu'Israël estime comme essentielle à la réalisation de ses activités illégales à Gaza ou en Cisjordanie. Lors d'entretiens avec les autorités israéliennes et les représentants d'ONG l'année dernière, cela a été dit clairement, il faut restés silencieux où l'on ne peut plus travailler. Les ONG représentent plus de. Les ONG internationales dans tous les territoires palestiniens occupés représentent plus de la moitié de tous les partenaires actifs dans le domaine de la santé. L'État d'Israël depuis le cessez le feu d'octobre 2025 s'est avancé sur une voie déplorable et je peux en attester car j'ai participé à des négociations avec les autorités israéliennes moi même j'ai partagé avec les autorités israéliennes des informations en pleine transparence et souvent en la présence de membres permanents du Conseil de sécurité le fait est que Les opérations, la présence de ces ONG internationales à Gaza sont publiques, ne sont pas un secret. Ce qui n'est pas clair cependant, c'est la base juridique sur laquelle l'État d'Israël continue de faire obstruction à l'acheminement d'aide humanitaire, une aide humanitaire impartiale. Cela est en contravention directe avec les obligations inconditionnelles d'Israël en vertu de l'article 59 de la Convention de Genève. Ce qui n'est pas clair, c'est pourquoi le mandat du Conseil confié au Conseil de paix est utilisé pour pour dissimuler les actions dont continue de se rendre coupable Israël, qui violent les droits fondamentaux des Palestiniens. Voilà le nouveau statu quo. Madame la Présidente, depuis l'annonce du cessez-le-feu et la création du Conseil de paix, de nombreuses organisations internationales ont été bannies et il y a eu en outre les évolutions suivantes: la mort de plus de 1 000 Palestiniens par l'armée israélienne, le refus d'entrée d'articles essentiels, considérés comme à double usage, y compris des articles médicaux comme des béquilles ou des prothèses. Le refus arbitraire de l'entrée de carburant pour les véhicules, ce qui a entraîné une flambée des prix. Le refus aussi d'entrée de produits frais comme des pastèques ou des oignons parce que, entre guillemets, ne rentre pas dans le cadre de la politique humanitaire ce n'est pas permis à ce stade la politique humanitaire en question n'a jamais été rendue publique on a constaté aussi un déplacement presque quotidien de la ligne jaune de cessez le feu qui aurait dû être fixe et qui s'est déplacé maintenant vers l'ouest depuis octobre à tel point que on a constaté une perte d'accès pour au moins 85 installations humanitaires, y compris des points d'approvisionnement en eau, des écoles et des cliniques. Et tout ça sans aucune reddition de compte. les conséquences de ces actes pour la vie des Palestiniens qui continuent d'être traités comme une considération secondaire voire tertiaire. Le Conseil de paix qui affirme être responsable des améliorations de la situation sur le terrain à Gaza doit aussi assumer les violations qui continuent d'être perpétrées sous ses yeux. Le Conseil de paix soit est responsable de toutes les nouvelles évolutions positives ou négatives soit n'est responsable de rien. Nous avons donc la question suivante à poser parmi ces résultats parmi ces issues lesquels étaient désirées, lesquelles sont un symptôme de défauts inhérents. Le Conseil doit se poser la question et doit y répondre urgemment, car ce n'est pas ici que les conséquences de la situation se font sentir, mais bien à Gaza, où près des deux tiers de la population continuent de vivre dans des tentes et où rien qu'en 72 heures, de nombreuses frappes aériennes dans des zones densément peuplées endommagé des sites humanitaires et fait planer un grand risque sur la vie des civils et du personnel humanitaire. Madame la Présidente, je voudrais saisir cette occasion pour souligner ici au Conseil de sécurité que pendant près de trois ans, ce sont les acteurs humanitaires au travail avec les communautés sur le terrain qui se sont vu confier la tâche d'évaluer plutôt la situation humanitaire à l'intérieur de Gaza. Nous nous sommes acquittés de cette tâche au mieux de nos moyens et plus de 400 de nos collègues ont payé le prix fort et ont été tués. Lorsque nous décrivons les conditions qui prévalent, les horreurs indescriptibles dont nous avons été les témoins et ce qui est nécessaire pour répondre à l'immensité des besoins, nous décrivons ce que nous avons vu de nos yeux. Nous sommes qualifiés, nous avons été formés pour évaluer la situation et communiquer cette réalité au monde en toute bonne foi. Notre unique objectif est d'alléger les souffrances du Med et de garantir la protection des civils conformément au droit international. de trois ans, le Conseil a reçu des rapports contradictoires quant au nombre de morts, à l'ampleur des destructions, au nombre de camions, à l'aide qui peut arriver, l'aide qui est bloquée, des descriptions détaillées techniques de différentes obstructions et d'éléments qui permettent l'assistance. Même aujourd'hui, ces rapports contradictoires se poursuivent. Ce qui est essentiel, c'est que vos décisions soient guidées par des connaissances crédibles, des connaissances du terrain, d'acteurs qui ont l'expérience requise et qui s'expriment sans biais. Avec l'adoption de la résolution 2803, le Conseil a assigné des responsabilités claires, garantir un cessez-le-feu complet et durable à Gaza, permettre l'apport de l'aide humanitaire et ouvrir une voie viable pour parvenir à la reconstruction et à la paix. Mais ce faisant, le Conseil ne s'est pas des faits de ses responsabilités premières qui sont les siennes en vertu de la Charte. Madame la Présidente, Excellences, aujourd'hui, en guise de conclusion, j'aimerais inviter le Conseil à se demander comment il s'acquitte pour le moment de ses responsabilités. Êtes-vous satisfait quant à vos connaissances du terrain? Connaissez-vous clairement les faits, la trajectoire que prend la situation à Gaza? Savez-vous pourquoi, alors que presque un an a passé depuis ce soi-disant cessez-le-feu, vous devez toujours présenter des arguments concernant la nécessité d'accepter l'arrivée à Gaza de légumes ou de carburant? Êtes-vous au clair quant aux intentions derrière ces nouvelles constructions de communautés dans le sud de Gaza sous votre mandat? Si la réponse à ces questions n'est pas un oui sans équivoque, je ne vous demande pas de prendre pour argent comptant notre opinion professionnelle, mais je vous demande plutôt d'exercer vos prérogatives, de mener l'enquête, de venir voir vous-même. Nous encourageons le Conseil à se déplacer urgemment à Gaza en mission pour constater la situation sur le terrain, les faits, pour échanger avec nos collègues et avec les Palestiniens. Nous sommes prêts à vous recevoir. Merci.
Merci pour cette présentation. Je donne la parole aux délégations et tout d'abord aux États-Unis.
Merci, Madame la Présidente. Merci aux représentants, Monsieur Mladenov, à Monsieur Alagbarov. Merci pour vos présentations aujourd'hui. Chers collègues, l'UNICEF récemment a publié un rapport en juin de cette année Et dans ce dernier rapport, on voit tout d'abord une photographie d'une toute petite fille, Léa, dans une mobile clinique à Gaza City, qui s'est trouvée pour un examen de routine. Et contrairement à ses parents, cette petite fille pourrait tout à fait grandir sans jamais souffrir de la répression et de la terreur imposée par le joug du Hamas. Et Chers collègues, je crois que nous devons réfléchir à cela. Elle a une chance, cette petite fille a une chance. Et ce même rapport de l'UNICEF dit que la malnutrition aiguë parmi les enfants de moins de cinq ans dans les zones accessibles de Gaza a décliné de façon spectaculaire, moins 82% en moins d'un an. diminution de 82% de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans dans certaines parties de Gaza en moins d'un an. Alors bien sûr nous avons un très long chemin à parcourir et je remercie Monsieur Mladenov pour son évaluation très franche et sincère des progrès qui ont été faits mais aussi des besoins qui continuent d'exister. Mais selon ce rapport de l'UNICEF, la nutrition pour les enfants s'améliore lorsque l'accès humanitaire est possible, lorsque les articles humanitaires parviennent à ces enfants. Ce n'est guère surprenant que lorsque les groupes terroristes cessent d'intercepter l'aide, de la confisquer, de l'utiliser comme levier avec cruauté, la vie des personnes s'améliore. Mais très franchement, après avoir entendu Mme Raybould, je dirais qu'il est vraiment consternant d'entendre une représentante de la société civile ici au Conseil de sécurité faire fi de ce qui est dit dans les rapports de l'ONU qui a dit la commission d'enquête n'a guère été un ami d'Israël au fil des ans donc madame Rayburn ne parle pas des formes de répression violente dont ont été victimes les Palestiniens qui récemment ont osé s'exprimer pour protester contre le joug du Hamas, n'a rien dit de l'utilisation par le Hamas des hôpitaux comme boucliers humains, n'a pas parlé non plus des tunnels qui sont construits sous les écoles. C'est vraiment sidérant. Disons cela comme cela. Vous savez qui ne meurt pas de faim à Gaza, Madame Rebert, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, les combattants du Hamas, les dirigeants du Hamas, ils ne meurent pas de faim. Les femmes des dirigeants du Hamas non plus. Donc j'encourage tout un chacun, y compris la représentante de la société civile, à relire toutes les dispositions de la résolution 2803 qui a été adoptée sans opposition au Conseil de sécurité, y compris l'annexe. Un document qui dit pas d'annexion, qui dit qu'il y a une voie vers une solution à deux États. Et que cette voie passe par la réforme. Les progrès qui ont été faits, franchement, je crois, doivent être applaudis. Mais aussi faire l'objet d'une évaluation réaliste. Et bien sûr, il y a un long chemin à parcourir. Mais maintenant, à Gaza, il y a l'un des taux les plus faibles de malnutrition aiguë de la région. Et ça, c'est le résultat du travail de bien des personnes pour Gaza. Et pour la première fois dans l'histoire moderne, un nouvel avenir est à portée de main pour Gaza sans dirigeants terroristes, sans la guerre, mais seulement si on continue de faire pression sur le Hamas. Il serait d'ailleurs constructif me semble-t-il d'avoir ici des invités qui prononcent le mot Hamas, qui mentionnent les terroristes. Et il faut continuer d'appuyer le plan d'ensemble du président Trump qui a été avalisé par le Conseil de sécurité. Personne ne sera surpris j'imagine que le Hamas lui-même se soit engagé à déposer les armes deux fois en fait d'abord en octobre 2025 après la mise sur pied du plan d'ensemble et de nouveau il y a quelques semaines lorsque le Hamas a accepté la feuille de route en 15 points édifiée par le Conseil de paix pour mettre en œuvre le plan d'ensemble alors bien sûr il y a des sceptiques nous les avons entendus donc nous savons à qui nous avons affaire ici c'est une organisation terroriste qui s'est rendue coupable d'actes terribles contre des Américains des Israéliens contre la population gazaoui et tout le reste du monde donc croyez-moi nous jugerons le Hamas non pas à ses déclarations mais à ses actes mais les sceptiques avaient dit aussi que les otages ne reviendraient jamais chez eux en tout cas pas tout le monde Or, ça a été le cas, y compris malheureusement les personnes qui ont perdu la vie. Les sceptiques a dit que la guerre ne prendrait pas fin, qu'il était impossible de trouver un accord, mais un accord a été passé. Et maintenant les sceptiques disent qu'Hamas ne déposera jamais les armes. Nous le verrons. Mais en tout cas, on nous a déjà dit que c'était impossible. Le président et son équipe ont bien l'habitude de donner tort aux sceptiques. La Force internationale de stabilisation est un exemple. Pendant des années, le Conseil a débattu au sujet de Gaza. Pendant les échanges sur la 2803, nous l'avons dit encore et encore, il y a deux options: le règne du Hamas, une occupation des FDI, ou il faut travailler avec nous pour trouver une troisième voie. Il y a eu beaucoup de critiques. il n'y a pas eu d'autres plans crédibles mis sur la table et maintenant pour la première fois des troupes et du personnel de nations partenaires devraient arriver pour maintenir la paix. Il y a déjà des véhicules tactiques qui se trouvent près positionné et de nombreux pays même loin du théâtre ont proposé des troupes alors les choses ne vont pas aussi vite qu'on le voudrait mais cela avance et oui le désarmement du Hamas devra être surveillé de près avec vérification par des parties objectives bien sûr nous ne ferons pas confiance aveuglément au Hamas mais avec un processus donc avec un système de vérification nous avons une possibilité ici à saisir pour libérer la population du Hamas de ce jou terrible des terroristes qui les ont terrorisés pendant des générations et à ce moment-là Israël commencera à se retirer par phase mais jusqu'au bout de la bande de Gaza donc n'oubliez pas la promesse du conseil le Gaza ne peut pas se reconstruire tant que le Hamas a encore les capacités d'y faire régner la guerre le cycle de l'aide humanitaire risque de se prolonger ad vitam eternam tant que le Hamas ne se sera pas désarmé il faut donc récapituler chers collègues à l'automne dernier nous avions la guerre des otages la souffrance et maintenant moins d'un an plus tard après l'adoption de la résolution 2803 il n'y a plus d'otages à Gaza d'après les chiffres de l'ONU elle-même, l'aide humanitaire parvient aux personnes dans le besoin. Ce n'est pas encore suffisant, mais les choses se sont grandement améliorées. Le Hamas est tombé d'accord pour se désarmer et les FDI vont se retirer et le NCAG a l'autorisation d'arriver sur le terrain. C'est donc notre meilleur espoir. Mettons de côté les desseins politiques des uns et des autres et appuyons cette nouvelle voie qui s'est ouverte pour que cette petite fille, dont la photo figure en première page du rapport de l'Unicef, puisse véritablement vivre une vie meilleure. Merci.
Merci au représentant des États-Unis. Je donne à présent la parole à la France.
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, je remercie tout d'abord le coordonnateur spécial par intérim, M. Rami Zahlekbaharof. le Haut représentant pour Gaza du Conseil de paix, M. Nikolaï Mladenov, ainsi que la directrice exécutive d'Aida, Mme Athena Reburn, pour leurs exposés. Je souhaite évoquer ensemble la situation à Gaza et en Cisjordanie, toutes deux parties intégrantes de la Palestine et dont l'avenir est indissociable. Madame la Présidente, concernant Gaza, nous avons entendu avec intérêt le bilan dressé par M. Bladenov de la mise en œuvre de la résolution 2803. Pour la France, cette résolution, c'est un chemin de paix et de reconstruction pour Gaza, dans la perspective de la paix entre Israël et la Palestine, à travers la solution des deux États. La France a salué l'accord sur le désarmement du Hamas et des factions armées dont chacun connaît le sinistre bilan. Ma délégation remercie M. Mladinoff pour les clarifications qu'il vient de nous apporter à cet égard. Ce désarmement constitue pour la France une exigence que nous portons de longue date et qui figure au cœur de la déclaration de New York également. Nous saluons les États-Unis, l'Égypte, le Qatar et la Turquie pour leurs efforts en ce sens. Nous appelons toutes les parties à se saisir de cet accord. Pour qu'il soit suivi d'effet, Israël doit, autant que le Hamas, s'y engager de bonne foi. Il importe que le Hamas désarme. Il importe que l'armée israélienne se retire. Il importe que le Comité national d'administration pour Gaza se déploie, de même que la force internationale de stabilisation, en soutien aux forces palestiniennes, et tout ceci en préparation du plein retour de l'Autorité palestinienne. L'urgence humanitaire demeure face à une situation toujours catastrophique. Les obstacles à l'acheminement de l'aide et au travail des acteurs humanitaires persistent, alimentés par une fermeture arbitraire des points de passage. L'entrave de produits essentiels dits de double usage n'est pas tenable. Rien ne justifie ces blocages. Nous sommes inquiets des violations quotidiennes du cessez-le-feu, Nous condamnons fermement les propos publics du ministre israélien de la Sécurité nationale, M. Ben Gvir, appelant voici quelques jours à tuer chaque nuit 30 ou 40 personnes à Gaza. Il incombe à Israël de respecter ses obligations en vertu du droit international et à mettre en œuvre le plan de paix. Il est impératif que les efforts de relèvement et de reconstruction débutent dans un cadre conforme au droit international, Le rétablissement de conditions de vie dignes ne saurait être subordonné à la finalisation du processus de désarmement. Nous appelons nos partenaires à soutenir ces efforts dans le cadre de l'ONU. Madame la Présidente, ce qui se passe en Cisjordanie est indigne et doit interpeller ce Conseil. La publication par le gouvernement israélien d'appels d'offres pour le projet de colonie E1 est inacceptable et contraire au droit international comme à la résolution 2334. Ce projet couperait la Cisjordanie en deux et porterait un coup irréversible à la continuité territoriale de l'État palestinien et à la solution des deux États. Nous exhortons Israël à revenir sur cette décision et nous alertons les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels d'une participation de leur part. L'intensification des actes de terreur de colons et le climat d'impunité dans lequel ils prospèrent sont également alarmants. Nous appelons Israël à garantir la protection de la population palestinienne, arrêter et traduire en justice les responsables, comme elle en a l'obligation au regard du droit international. La France et ses partenaires européens resteront mobilisés des sanctions ont été prises contre les entités et individus responsables, de nouvelles pourraient être prises. Les entraves au travail indispensable de l'UNRWA se poursuivent, comme l'illustre l'incursion israélienne hier dans son centre de formation à Qalandia. Nous appelons Israël à cesser ces attaques inacceptables et à respecter les privilèges et immunités onusiennes. Enfin, Il est urgent qu'Israël transfère à l'Autorité palestinienne les recettes fiscales dues et renouvelle durablement les correspondances bancaires. Dans le cas contraire, la capacité de l'Autorité palestinienne à fournir des services essentiels à sa population et à mettre en œuvre les réformes nécessaires est compromise. Madame la Présidente, la situation intenable à Gaza et en Cisjordanie compromet les perspectives offertes par l'accord de cessez-le-feu, le plan de paix et la résolution 2803. Elle met en péril la solution à deux États et la stabilité régionale. Il incombe à ce Conseil de préserver cette perspective politique et de garantir les droits légitimes du peuple palestinien comme la sécurité d'Israël. La France continuera d'y œuvrer conformément à la déclaration de New York. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France et je donne la parole à la Chine.
Madame la Présidente, je remercie le coordonnateur spécial par intérim, M. Ramiz Alakbarov, M. Mladenov et Mme Reeburn de leurs exposés. Récemment, la situation dans le territoire palestinien occupé a continué de se détériorer avec une forte montée des violences. au mépris de tous les principes moraux, ce qui fait planer une bien sombre ombre sur le règlement de la question palestinienne. Le peuple palestinien souffre immensément depuis des générations. Il s'attend à ce que cette injustice historique soit rectifiée. La communauté internationale doit mettre un terme à tout tort causé aux Palestiniens, sauver la formule des deux États et œuvrer à une paix Je formulerai trois observations. Premièrement, il ne faut ménager aucun effort afin de préserver le cessez-le-feu à Gaza et de rétablir la paix et la stabilité le plus rapidement possible. Récemment, le Conseil de paix a annoncé des progrès accomplis pour la deuxième étape de l'accord de cessez-le-feu. Cependant, Israël l'a rejeté publiquement et a même intensifié ses attaques dévastatrices contre Gaza, mettant en péril la situation déjà précaire. Les faits sont limpides. Si la paix n'a pu s'implanter à Gaza, c'est en raison d'un manque de volonté politique d'y parvenir. et le principal obstacle, ce sont les tentatives de prolonger délibérément les hostilités. Nous appelons les parties concernées, surtout Israël, à appliquer pleinement l'accord de cessez-le-feu, à prendre des mesures positives en faveur d'une paix durable. Les pays ayant une influence importante sur les parties doivent adopter une position impartiale et doivent œuvrer à faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient. La communauté internationale et surtout le Conseil de sécurité doivent assumer en toute honnêteté leur responsabilité de protection des civils à Gaza, garantir l'acheminement de l'aide humanitaire et prévenir une catastrophe humanitaire pire encore. Deuxièmement, il faut faire cesser les actes de violence et d'annexion et désamorcer les tensions en Cisjordanie. Les conditions de sécurité en Cisjordanie sont de plus en plus précaires et les violences contre les civils palestiniens sont épouvantables. Il y a quelques jours, des Palestiniens ont vu leur maison encerclée pendant plusieurs jours en essayant de les évacuer. Nous condamnons fermement de tels agissements. Israël a lancé des appels à soumissionner pour des unités de logement dans la zone E1. Ce projet saprait l'intégrité territoriale de l'État palestinien, le fondement de la solution des deux États. Toute annexion de facto de la Cisjordanie est inadmissible. Toutes les activités de peuplement violent le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité doivent cesser immédiatement. Nous exhortons Israël à s'acquitter de ses obligations en tant que puissance occupante, à freiner la violence des colons au lieu de la tolérer tacitement. La situation économique en Cisjordanie continue de se dégrader. Israël doit arrêter de retenir les recettes fiscales et doit garantir la libre circulation des personnes et des biens. Qui plus est, Israël asphyxie l'UNRWA, entrant par la force dans le centre de formation de Qalandia. Nous exprimons nos vives préoccupations face à cet incident. Nous exhortons Israël à respecter les privilèges et les immunités et le bon fonctionnement des opérations de l'UNRWA. Troisièmement, nous devons défendre la justice et l'équité internationales en défense de la solution des deux États. dans le cadre d'un règlement politique de la solution des deux États, en relançant les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens pour parvenir à un État palestinien indépendant le plus rapidement possible, ainsi qu'une coexistence harmonieuse entre les États arabes et l'État hébreu. Cependant, nous avons entendu certains rejeter publiquement la solution des deux États, ce qui nous inquiète fortement. La Palestine est la patrie de tous les Palestiniens. La gouvernance en la reconstruction à Gaza doivent se faire dans le cadre du principe des Palestiniens qui gouvernent la Palestine. La communauté internationale doit s'attaquer aux racines du problème et doit prendre à bras-le-corps la juste cause du peuple palestinien en faveur de leurs intérêts nationaux légitimes, de leurs droits, rejeter toute mesure unilatérale sapant les fondements de la solution des deux États et promouvoir une solution pérenne à la question palestinienne. Les dirigeants palestiniens doivent être doivent faire l'objet d'une sécurité lors de la semaine de haut niveau du débat général. Le peuple palestinien ne peut devenir la victime de rivalités géopolitiques. La question palestinienne est à l'ordre du jour de l'ONU depuis plus de 70 ans. Il est temps de la régler. Nous souhaitons que la communauté internationale appuie la fin des hostilités et l'acheminement de l'aide humanitaire, la solution des deux États afin de contribuer à la fin des souffrances du peuple palestinien afin de faire advenir la paix et la stabilité durable au Moyen-Orient. Merci.
Merci à la Chine. La parole est au Pakistan.
Merci, Madame la Présidente. Nous remercions le coordonnateur spécial par intérim, Ramiz Alakbarov, ainsi que le haut représentant Mladenov, de leurs exposés très complets. Nous prenons note également de la déclaration de Mme Reeburn, qui nous a rappelé les responsabilités du Conseil de sécurité en vertu de la Charte des Nations unies. Comme nous l'avons entendu aujourd'hui, la situation dans le territoire palestinien occupé en est à un point d'inflexion. Nous constatons deux tendances périlleuses qui se renforcent mutuellement. Premièrement, des violations systématiques du droit international se poursuivent en toute impunité. Deuxièmement, des agissements délibérés sur le terrain minent les fondements territoriaux politiques d'un futur État palestinien viable et la perspective d'une paix pérenne. Toutes ces actions de la puissance occupante prolongent la crise qui sévit, accroissent les souffrances humanitaires, en dépit de la position limpide du Conseil de sécurité et des appels répétés en faveur de la cessation de ces activités. Les activités de peuplement illégal israéliennes se poursuivent sans relâche. L'avancée du projet concernant la zone E1 qui couperait la Cisjordanie en deux nous inquiète particulièrement. Au-delà de la mise en péril d'un État palestinien d'un seul tenant, ce projet menace également de déplacer des milliers de Palestiniens. Les ministres des Affaires étrangères d'un groupe de huit pays arabes et musulmans, dont le Pakistan, ont condamné sans équivoque ces politiques de colonisation israéliennes et ont rejeté catégoriquement le plan E1 en le qualifiant d'escalade dangereuse. La violence des colons atteint également des niveaux alarmants. L'ONU enregistre quelque 190 attaques par mois depuis début 2026. C'est inacceptable et cela mérite une action d'urgence. La retenue de près de 4 milliards de dollars de recettes douanières palestiniennes sape les capacités budgétaires de l'Autorité palestinienne, son aptitude à fournir des services essentiels. Ces recettes doivent être versées sans tarder. Madame la Présidente, la situation à Gaza demeure également très grave, comme nous l'ont dit les intervenants. En dépit du cessez-le-feu et des progrès diplomatiques, les Palestiniens continuent de connaître leur lot de décès, de destruction et de difficultés humanitaires. Depuis l'annonce du cessez-le-feu, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués. Les violations israéliennes se sont poursuivies, notamment des attaques répétées, injustifiées et aveugles contre des infrastructures civiles, alors que la situation humanitaire demeure extrêmement précaire. Dans toutes ces circonstances, l'on peut se poser cette question si le cessez le feu tient, comme on nous le dit, Comment se fait-il que les frappes se poursuivent et que des civils sont toujours tués? Il faut souligner que le cessez-le-feu était la première étape, la plus fondamentale du plan. Il doit donc être pleinement respecté. Et comme l'a dit M. Mladenov, Le cessez-le-feu doit changer la donne pour la population. Toutefois, nous constatons certaines avancées positives dans le cadre du plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza du président Trump, entériné par la résolution 2803 et les autres mesures prises par le Conseil de paix. Des efforts louables ont été consentis en faveur de la paix. et pour faire avancer ce processus. Toutefois, en dépit de la médiation menée par les États-Unis, l'Égypte, le Qatar et la Turquie, l'escalade militaire de la part d'Israël, son rejet de la feuille de route pourrait faire dérailler le processus diplomatique et miner toute perspective de paix. Nous sommes également très inquiets face à L'entrée non autorisée d'autorités israéliennes dans les locaux de l'UNRWA à Jérusalem-Est occupée, notamment le raid au centre de formation de Qalandia hier, nous inquiète grandement. Les installations et le personnel de l'ONU doivent être respectés, protégés, leurs privilèges et immunités doivent être défendus conformément au droit international et à la charte des Nations unies. Nous pensons qu'une action urgente s'impose de la part du concert des nations. et notamment du Conseil de sécurité. Tout d'abord, Israël, puissance occupante, doit immédiatement arrêter toutes ses mesures illicites visant à modifier la composition juridique, géographique et démographique du territoire palestinien occupé. Il s'agit notamment de mettre un terme à toute expansion illicite des colonies, à la violence des colons, aux mesures d'annexion et aux déplacements forcés des Palestiniens conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, dont la résolution 2334. Tous les membres du Conseil de sécurité ici présents ont rejeté l'annexion. Donc, nous devons veiller à arrêter toute mesure en ce sens. Deuxièmement, le plan de paix pour Gaza et la résolution 2803 doivent être mis en œuvre pleinement et de bonne foi, en commençant par une mise en œuvre du cessez-le-feu et sa vérification. Troisièmement, ceux qui ont une influence sur les parties doivent l'utiliser pour garantir le respect du droit international des résolutions du Conseil de sécurité. Quatrièmement, garantir que des comptes soient rendus pour toutes les violations du droit international et du droit international humanitaire dans le territoire palestinien occupé, dont les crimes de guerre et autres graves violations. Monsieur Mladenov a à juste titre évoqué des tragédies humaines qui se cachent derrière les statistiques qu'on entend souvent. C'est en effet cette tragédie qu'endure le peuple palestinien assiégé sous le joug d'une occupation brutale qui se poursuit depuis des décennies, et telle est la cause profonde du problème. C'est cette occupation illégale qui doit donc prendre fin pour faire advenir la paix et la stabilité dans la région. Il s'agit là en effet d'un objectif commun de ce Conseil et de la communauté internationale. La solidarité du Pakistan envers le peuple palestinien demeure infaillible. Nous nous tenons à son côté dans sa lutte légitime pour la dignité, la justice et l'autodétermination. La seule solution viable pour instaurer la paix pour tous les peuples de la région passe par une paix juste et globale fondée sur les résolutions du Conseil de sécurité et la légitimité internationale avec la création d'un État palestinien indépendant souverain dans le cadre des frontières d'avant 1967 avec Al-Quds al-Sharif comme capitale. Merci.
Je remercie le représentant du Pakistan et je donne à présent la parole au Bahreïn.
Merci, Madame la Présidente. D'emblée, je tiens à remercier le coordonnateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Ramiz Alakbarov. Je me félicite également de la participation du haut représentant pour Gaza et du directeur général du Conseil de paix, M. Mladenov. Nous lui souhaitons plein succès dans ses efforts. Nous remercions également Mme Athena Reiburn, directrice de l'AIDA. Merci. Je voudrais aborder les points suivants. Tout d'abord, le Royaume du Bahreïn met en garde quant au danger de l'escalade actuelle en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, et notamment l'augmentation des violences des colons, l'expansion des colonies et la destruction de maisons, l'accaparement de terres, tout cela mine la perspective de la solution des deux Etats. Nous rappelons la réunion d'il y a deux semaines au Conseil de sécurité pour évoquer la situation inquiétante en Cisjordanie. Il faut protéger les civils et surtout les enfants face aux mesures et politiques unilatérales et incendiaires en Cisjordanie, car cela pourrait créer de nouvelles réalités sur le terrain, pourrait miner toute perspective de paix. A cet égard, le Royaume du Bahreïn rejette toute tentative d'annexer quelque partie qui soit du territoire palestinien ou toute modification de sa composition géographique ou démographique, tout comme tout déplacement forcé des Palestiniens. Nous appelons à respecter le droit international, dont le DIH et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Le Royaume du Bahreïn souligne la nécessité de mettre en œuvre la résolution 2803 du Conseil, ainsi que le plan d'ensemble pour mettre fin au conflit à Gaza et d'appuyer les progrès accomplis et les modalités concrètes mises en place par le Conseil de paix et le Comité national pour l'administration de Gaza ainsi que la Force internationale de stabilisation. Nous exhortons également à lever tous les obstacles à la stabilité à Gaza et la reconstruction, et cela afin d'améliorer les conditions de vie, afin de reconstruire et de garantir les livraisons humanitaires à grande échelle et de façon durable et garantir le plan retrait israélien conformément aux accords tout en réaffirmant l'unité du territoire palestinien et avancer sur une voie politique sérieuse menant à la solution des deux États. Il nous tarde de participer aux différentes réunions sur la Palestine lors de la semaine de haut niveau de la quatre-vingt-unième session de l'Assemblée générale en septembre afin de continuer de braquer les projecteurs sur la situation politique et économique pour démontrer que la question palestinienne demeure au cœur des priorités internationales. Deuxièmement, le Royaume du Bahreïn avertit quant aux conséquences des violations de lieux de culte musulmans et chrétiens à Jérusalem. toute tentative de modifier la composition géographique, démographique, religieuse de la ville, surtout car cela est important pour les chrétiens et les musulmans de par le monde. Il faut également œuvrer à la coexistence pour lutter contre l'extrémisme. Il est important de respecter le statu quo juridique, sur les lieux saints et mettre un terme aux violations, surtout celles contre la mosquée Al-Aqsa, lieu de culte qui est réservé exclusivement aux musulmans. Nous rappelons l'importance du rôle de gardien de la Jordanie de ces lieux saints et nous nous félicitons du rôle du Comité pour Jérusalem qui est présidé par Sa Majesté le Roi du Maroc. Nous appuyons également les efforts du gouvernement palestinien visant à réaliser ses aspirations, à poursuivre les réformes et à organiser des élections législatives en novembre et à achever tous les processus électoraux et autres, et notamment les élections présidentielles en 2027. Nous appelons la communauté internationale à continuer d'appuyer le gouvernement palestinien, notamment en libérant versant plutôt les recettes fiscales retenues. Nous appelons les acteurs de la région, les acteurs internationaux, à poursuivre leurs efforts pour respecter le droit inaliénable du peuple palestinien au droit à l'autodétermination, à la création d'un Etat indépendant dans le cadre des frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, côte à côte avec l'Etat d'Israël, en paix et en sécurité, conformément à la solution des deux Etats et aux résolutions de légitimité internationale, au processus de paix arabe afin de parvenir à une paix permanente juste et durable merci
je remercie la représentante du Bahrein et je donne la parole à la Lettonie.
Merci madame la présidente je remercie monsieur ramis alabarov coordinateur spécial en exercice pour son exposé circonstancié je souhaite la bienvenue au haut représentant pour Gaza du Conseil de paix monsieur nikolai mladenov je le remercie de son exposé très complet. Je remercie également la directrice exécutive de l'Association des agences internationales de développement, Mme Athena Rayburn. Merci pour sa contribution à nos échanges. Madame la Présidente, le plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit à Gaza, avancé par le président Trump et avalisé par la résolution 2803, reste au cœur des efforts internationaux en cours pour parvenir à la paix et à la stabilité dans la région. la Lettonie se félicite des efforts que continuent de déployer le Conseil et les pays médiateurs, l'Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis pour permettre la pleine mise en œuvre du plan. Pour atteindre cet objectif, toutes les parties doivent s'engager sincèrement et s'acquitter de leurs engagements. Dans de telles circonstances, j'aimerais souligner trois points. Premièrement, notons avec vive inquiétude que les frappes restent quotidiennes à Gaza et continuent de faire des victimes civiles depuis l'annonce de la cessation des hostilités plus de 1200 Palestiniens ont été tués et plus de 4000 blessés des attaques mettant en danger des soldats des FDI continuent également encore une fois nous appelons toutes les parties à respecter les ceu en toute bonne foi et dans son intégralité comme l'exige le plan d'ensemble et la résolution 2803 Le droit et l'obligation d'Israël de défendre ses citoyens profondément traumatisés par les attaques terroristes du 7 octobre est un principe clair qui sous-tend nos efforts diplomatiques. Dans le même temps, le droit international et le droit international humanitaire doivent être pleinement respectés. Il faut garantir la protection des civils, des journalistes et du personnel humanitaire, à la fois dans toute la bande de Gaza et dans toute la Cisjordanie. Les discours appelant à l'annexion et les déclarations de certains acteurs politiques israéliens appelant à tuer des Palestiniens sont inacceptables. Il faut davantage de mesures constructives pour promouvoir le plan d'ensemble et prévenir une résurgence de la violence à Gaza. Il n'y a pas d'avenir pour les groupes armés non étatiques et pour le terrorisme à Gaza. Encore une fois, nous le soulignons, le désarmement complet du Hamas un impératif le Hamas doit renoncer au pouvoir parallèlement le déploiement de la force internationale de stabilisation et le retrait des FDI doivent intervenir comme l'a dit monsieur mladenov avec l'appui de la communauté internationale y compris des agences de l'ONU et du groupe des bailleurs de fonds pour la Palestine le Le travail du Comité national pour l'administration de Gaza et son déploiement sur le terrain est indispensable pour restaurer des conditions de vie dignes pour la population gazaouie. Ce processus doit commencer sans délai. Il faut impliquer en amont l'Autorité palestinienne. Un processus qui doit s'accompagner de ses efforts de réforme en cours et de préparation pour de futures élections. Cela permettra de jeter le socle d'une gouvernance autonome à Gaza à l'avenir. Deuxième point, trois mois avant l'anniversaire de l'adoption de la résolution 2803, la situation humanitaire à Gaza reste terrible. Les conditions continuent de se détériorer dans plusieurs secteurs. L'insécurité hydrique est grave. Les civils n'ont pas accès ou pas suffisamment à l'eau potable et à l'eau dont ils ont besoin pour leurs besoins d'hygiène et d'assainissement élémentaires. Ces conditions aggravent les risques de santé publique déjà présents alors que les services de soins de santé sont perturbés, que les installations dispensant des soins continuent de faire l'objet d'attaques, tout comme leur personnel, et qu'on continue de constater des pénuries en matière de médicaments essentiels, articles médicaux et matériel médical. Les déplacements répétés continuent de pousser des civils dans des conditions de vie bien précaires. Il existe une intensité urgente d'apporter plus d'articles d'abris et autres articles essentiels pour les familles déplacées. En Cisjordanie, les restrictions à la liberté de mouvement, les violences croissantes et autres obstacles continuent d'entraver l'accès aux services essentiels et à l'assistance humanitaire pour les Palestiniens. Les organisations humanitaires internationales, y compris les agences de l'ONU et les ONG internationales, continuent de jouer un grand rôle pour acheminer une aide vitale malgré les contraintes. Troisièmement, la communauté internationale, y compris ce Conseil, s'est opposée à plusieurs reprises à l'annexion de la Cisjordanie. Aujourd'hui, nous notons hélas que la poursuite des activités de peuplement illégales israéliennes, y compris dans la zone E1, se poursuit. On constate aussi davantage d'attaques par les colons, de cas de harcèlement, de restrictions à la liberté de mouvement, la démolition de propriétés et d'infrastructures, qui jette de l'huile sur le feu de ce cycle vicieux des vengeances et de la radicalisation. Nous appelons Israël à se pencher sur la situation dans le plein respect du droit international et de ses engagements, y compris en vertu de la résolution 2334. Et les recettes confisquées par Israël devant revenir à l'Autorité palestinienne doivent être versées. Les attaques contre les civils israéliens, les incitations à la violence et toutes les formes de terrorisme sont tout autant inacceptable. L'Autorité palestinienne doit s'acquitter de ses engagements, se réformer de fond en comble, notamment en renforçant la gouvernance, la reddition de comptes, en luttant contre la radicalisation, en garantissant la fourniture de services essentiels, en garantissant une éducation conforme aux normes de l'ONU et en réformant le système de paiement pour les familles de prisonniers. Il est essentiel que le plan d'ensemble débouche sur les résultats escomptés. On ne pourra réaliser ni les aspirations en matière de sécurité d'Israël pour répondre à ses préoccupations légitimes, ni les aspirations légitimes des Palestiniens Pendant qu'un nouveau conflit dévastateur risque de se réembraser, une perspective politique englobant Gaza et la Cisjordanie est la seule avenue pour parvenir à une stabilité de long terme. Il est crucial de poursuivre l'engagement international pour une cohabitation pacifique à travers une solution à deux États conforme aux résolutions du Conseil et à la déclaration de New York. Nous répétons notre attachement à cet objectif partagé. Merci.
Merci à la représentante de la Lettonie. Je cède la parole à la Fédération de Russie.
Merci, Madame la Présidente. Nous remercions le coordonnateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alaghbehraf, ainsi que le président du Conseil de paix, Nikolaï Mladenov, pour leurs exposés. Nous avons écouté avec intérêt Mme Reeborn. Les exposés entendus aujourd'hui attestent d'une trajectoire dangereuse de développement de la situation dans le territoire palestinien occupé, avec des conséquences des plus tragiques pour les deux parties au conflit et l'ensemble de la région. Les événements de ces derniers mois ont illustré clairement que l'absence de progrès dans le règlement israélo-palestinien pourrait engendrer de nouvelles souffrances et décès de la population civile, pourrait faire apparaître de nouveaux foyers de tension dans l'ensemble du Moyen-Orient. Nous nous souvenons tous que la majorité des membres en cette salle avaient caressé l'espoir que les violences cesseraient dans la région à la suite de l'adoption de la résolution 2803 en appui au plan de paix du président Trump pour Gaza. Nous rappelons également que notre pays, surtout à la demande de nos amis des pays arabes et musulmans, n'a pas fait obstacle à l'adoption de ce document. Par ailleurs, nous avions analysé en détail tous les pièges de cette décision précipitée du Conseil. Nous avions mis en garde contre les risques de ne pas prendre en compte la base juridique, la base de droit international forte concernant le règlement Moyen-Orient et son élément crucial, la solution des deux États. Nous ne contestons pas que grâce à la médiation internationale à Gaza, on a pu arrêter une grande effusion de sang, et cela mérite notre plein appui. Cependant, on ne peut pas parler d'une véritable paix pérenne dans l'enclave. Les violations du cessez-le-feu, les meurtres de Palestiniens se poursuivent sans relâche dix mois après l'entrée en vigueur officielle de cet accord. Et les chiffres sont éloquents. Depuis le 10 octobre 2025, près de 1300 personnes ont péri dans les attaques israéliennes, comme en témoignent les informations quotidiennes de l'ONU. De grandes difficultés se poursuivent également sur le volet humanitaire. L'occupation israélienne, les restrictions d'entrée d'aide et de matériaux de construction prennent en étau les deux millions d'habitants de l'enclave. Des personnes sont ainsi contraintes de s'entasser sur moins de 50 % du territoire de l'enclave. Quasiment toutes les familles ont du mal à trouver un toit sous lequel dormir et plus de 70 % des enfants palestiniens de moins de deux ans s'alimentent d'une nourriture non saine. D'autres éléments cruciaux du plan de paix restent également lettre morte, notamment l'entame des travaux du Comité national pour l'administration de Gaza, le déploiement de la force internationale de stabilisation. Il est évident également qu'il n'y a pas encore de mesures concrètes concernant la reconstruction de l'enclave. Madame la Présidente, je voudrais citer quelques faits. Ces derniers mois, nous avons entendu que des avancées sur les points susmentionnés seraient possibles dès que le Hamas aura accepté d'entamer un désarmement graduel en lien avec le retrait de Tsahal. Mais Israël ne semble pas prêt à se retirer de Gaza. M. Mladenov avait parlé de ce principe de réciprocité dans son exposé en mai au Conseil. Nous saluons les efforts du Haut Représentant du Conseil de paix à Gaza dans l'élaboration de la feuille de route que le mouvement islamiste a accepté d'appliquer, tandis que les autorités israéliennes l'ont rejetée publiquement. Nous regrettons que certains membres du Conseil de sécurité, pour une raison ou une autre, continuent de taire la véritable situation à Gaza. Sans doute qu'ils devraient écouter certains États dotés de bon sens qui siègent également au Conseil de paix. On en a parlé également aujourd'hui. En fait, nous songeons à la déclaration récente du ministre des Affaires étrangères de huit États arabes et musulmans, le 16 août, condamnant collectivement la position d'Israël, rejetant sur Jérusalem-Ouest l'entière responsabilité de l'entrave aux efforts visant à améliorer la situation à Gaza et dans le reste du territoire palestinien occupé en Cisjordanie. Les déclarations publiques de personnalités israéliennes en vue, les plans et les mesures concrètes du gouvernement israélien confirment que Jérusalem-Ouest ne souhaite nullement œuvrer à la désescalade ni respecter les fondements juridiques internationaux d'un règlement. Les ministres de la sécurité intérieure et des finances israéliens parlent de la nécessité de tuer chaque jour 30 à 40 Gazaouis et d'évincer tous les habitants de l'enclave afin d'y construire des colonies. Dans le même temps, nous constatons que la situation est également fâcheuse à Jérusalem-Ouest et en Cisjordanie, où les autorités israéliennes poursuivent leur politique de contrôle administratif et juridique au mépris de la résolution 2334. L'expansion des colonies sous Netanyahou bat des records. M. Lagbarov nous le dit régulièrement. Citons en particulier le plan avalisé en 2025 de construction de logements dans la zone E1 qui coupe le territoire palestinien en deux et fait une croix sur l'intégrité territoriale d'un Etat palestinien. Comme bon nombre d'autres pays responsables, nous condamnons cette politique provocatrice de Jérusalem Ouest. Nous appelons à faire cesser la colonisation, que ce soit dans le cadre du projet E1 ou dans d'autres zones du territoire occupé. Nous sommes tout aussi préoccupés par la politique de création de faits irréversibles sur le terrain qui s'accompagne d'un niveau sans précédent de violence des colons israéliens, de raids musclés incessants de Tsahal en Cisjordanie, de restrictions colossales au déplacement des Palestiniens et d'infraction au droit d'accès à des services de base. À cet égard, force est de constater la politique destructrice de Jérusalem-Ouest quant à l'UNRWA, qui est pourtant la colonne vertébrale de de l'aide aux habitants du territoire palestinien occupé et aux réfugiés palestiniens dans la région. Nous appelons les autorités israéliennes à s'acquitter pleinement de leurs responsabilités en tant que puissance occupante, à faire cesser leurs raids arbitraires contre les installations de l'UNRWA, notamment le centre de formation de Kalandia, et à garantir un travail sans entrave des employés de l'ONU dans le cadre du mandat qui leur est confié. Nous sommes convaincus que la mission de l'UNRWA doit se poursuivre jusqu'à un règlement pacifique définitif du conflit, jusqu'à la création d'un État palestinien souverain indépendant dans le cadre des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant dans la paix et la sécurité avec Jérusalem, avec Israël plutôt. Nous estimons toujours qu'il est possible de parvenir à une paix pérenne et une sécurité égale, et cela grâce à la reprise du dialogue entre les deux parties sur toutes les questions épineuses, sur la base des documents juridiques internationaux et de la formule de deux États. de peuples. Notre pays est toujours prêt à coopérer avec tous les partenaires constructifs en vue de rectifier cette injustice historique et d'appuyer les efforts des acteurs régionaux dans leur aspiration à faire advenir un Moyen-Orient prospère et exempt de crise. Merci.
Je remercie la Fédération de Russie de sa déclaration et je cède la parole aux Libériens.
Madame la Présidente, nous remercions le coordinateur spécial en exercice, M. Lakbharov, le haut représentant Mladenov et la directrice exécutive Rayburn pour leur mise à jour très enrichissante. Nous remercions également de leur participation à cette séance les représentants d'Israël, du Qatar et de l'État observateur de Palestine. Il y a une centaine d'années, après notre indépendance, nous avions voté pour la résolution 181 à l'Assemblée générale des Nations unies. Et ce faisant, nous votions pour le projet que nous continuons de défendre, un projet envisageant deux foyers souverains, un État arabe indépendant et un État juif vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et la dignité. Jamais nous nous sommes départis de cet engagement. Et pourtant, avec chaque jour qui passe, sans que les décisions adoptées par le Conseil de sécurité ne soient mises en œuvre, l'espace disponible pour voir la paix fleurir se réduit, les souffrances des civils sont décuplées et L'autorité de cette institution diminue. La question fondamentale à laquelle nous devons répondre aujourd'hui est de savoir si le respect du droit international va rester facultatif. La publication d'un appel d'offres pour la construction de 1234 unités de logement dans la zone E1, qui s'inscrit dans le cadre d'un plan plus vaste encore, prévoyant la construction de 3401 unités, exige notre attention urgente. Il ne s'agit pas d'une décision administrative routinière de plus. C'est une décision qui menace directement de diviser le territoire d'un futur État palestinien, hypothéquant sa continuité et donc sa viabilité politique. Alors qu'approche la date butoir du 19 octobre, la fenêtre de tir pour agir en prévention se réduit. La base juridique en la matière est claire: la résolution 2334 affirme que les colonies bâties sur des territoires occupés depuis 1967 sont nulles et non avenues sur le plan juridique, n'ont pas de validité juridique. Cette obligation a encore été renforcée la Cour internationale de justice dans son avis consultatif datant de juillet 2024. Dans un esprit d'engagement constructif, le Liberia appelle à ce que soit mis sur pause ce processus d'appel d'offres, à marquer une halte dans la poursuite de la construction de colonies, et à ce que des mesures décisives soient adoptées pour prévenir la violence par les colons à travers la mise en place de mécanismes de reddition de comptes. Et cette clarté doit aussi régner à Gaza. La résolution 2803 décrit une architecture internationale agréée, un cessez-le-feu sur la durée, un accès humanitaire plein et entier, une administration de transition sous la houlette du Comité national pour l'administration de Gaza, une démilitarisation complète et un retrait par phase vérifié. Ce projet ne peut être appliqué de façon sélective. Le Hamas et les groupes armés doivent s'acquitter de leurs obligations, déposer les armes, renoncer au pouvoir et répondre à une administration civile unie sous le principe une autorité, un droit, une force armée. Israël doit respecter le cessez-le-feu, faciliter un accès humanitaire sans entrave, coopérer avec le Comité international de vérification et exécuter ses obligations en matière de retrait, selon les jalons établis. Le Libéria a connu le conflit et nous savons que les souffrances humaines ne peuvent être prise en otage de délais de procédure, l'accès pour les civils à l'eau, aux abris, aux soins est une obligation absolue inscrite dans le droit international humanitaire. La sécurité pour Israël et l'autodétermination pour la Palestine ne sont pas des éléments qui s'excluent mutuellement, mais bien des éléments qui dépendent mutuellement l'un de l'autre. La sécurité pour Israël ne peut être garantie par la voie d'une occupation perpétuelle. un état palestinien viable ne peut non plus exister sous la forme d'enclave isolée. Le Libérien appelle donc à agir immédiatement sur trois plans. Tout d'abord, il faut mettre sur pause le processus d'appel d'offres pour des constructions dans la zone E1, marquer une halte dans les activités de peuplement. Deuxièmement, il faut une mise en œuvre pleine entière et vérifiée des cadre de transition de Gaza par toutes les parties et ensuite le Conseil doit agir pour protéger les conditions physiques nécessaires à la mise en place d'une solution à deux États. Si nous voulons une paix durable au Moyen-Orient, le Conseil doit agir tant qu'il le peut encore. Ne laissons pas s'échapper cette chance. Merci Madame la Présidente.
Merci au Liberia. Je donne à présent la parole au Royaume-Uni.
Merci Madame la Présidente. Je remercie M. Alakbarov, M. Mladenov et Mme Rayburn. Madame la Présidente, en novembre dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2803, envoyant un message puissant, un message d'appui international au plan en vingt points du président Trump pour Gaza. Comme l'a dit le Haut Représentant Mladenov, des progrès importants ont été faits. nous en félicitons mais pour rencontrer un succès il faut que les parties elles-mêmes s'engagent dans la bonne direction tout d'abord toutes les parties doivent s'acquitter des engagements passés le cessez-le-feu doit être respecté Israël doit respecter ce qui a été décidé dans le plan 20 points en mettant en œuvre notamment le retrait par phase des FDI de Gaza à Hamas le Hamas doit déposer les armes et il faut une transition crédible de la gouvernance pilotée par les Palestiniens et des garanties de sécurité dans toute la bande de Gaza. Nous encourageons l'Autorité palestinienne à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour qu'elle s'acquitte de ses responsabilités. Les projets prévoyant la tenue d'élections législatives en novembre et d'élections nationales l'année prochaine en Palestine sont un pas en avant dans la bonne direction. Ces scrutins doivent être libres, inclusifs et efficaces. et équitable plutôt. Deuxièmement, la résolution 2803 nécessite la pleine reprise des activités d'aide humanitaire dans Gaza et la réhabilitation des infrastructures essentielles. Et pourtant, la situation humanitaire reste précaire. 59% de la population gazawie connaît toujours une situation d'insécurité alimentaire équivalent à un niveau de crise ou pire environ 1,9 millions de Palestiniens sont encore déplacés on constate encore des pénuries de carburant dont souffrent les hôpitaux et les infrastructures d'assainissement et d'approvisionnement en eau le gouvernement israélien doit faire cesser les restrictions excessives en matière de l'humanitaire ouvrir tous les points de passage réexaminer la liste des articles à double usage pour que l'aide vitale puisse pénétrer sur le territoire le Hamas doit cesser de faire obstruction aux opérations humanitaires comme il l'a fait en juillet au niveau d'un entrepôt de l'ONU et d'un point de distribution d'aliments deux chauffeurs de camion auraient été pris pour cible lors de cet incident C'est un schéma dangereux d'intimidation, de violence, d'obstruction qui fait planer des risques pour les travailleurs humanitaires. Cela doit cesser. Le caractère inviolable des installations de l'ONU doit aussi être respecté. Le raid dans le centre de formation de Calandria de l'UNRWA à Jérusalem hier est profondément préoccupé. L'ONU, en ce compris l'UNRWA, ainsi que les ONG doivent pouvoir travailler en toute sécurité et à l'échelle conformément au droit international humanitaire. Et la reddition de comptes est essentielle lorsque ces règles ne sont pas respectées. Il est indispensable, comme cela a été décidé, que l'armée israélienne dépêche une enquête pénale pour faire la lumière sur le meurtre de Hind Rajab, petite fille de cinq ans, de six membres de sa famille et de deux membres du personnel paramédical à Gaza en 2024. Cependant, la décision de ne pas dépêcher de poursuites pénales après les frappes mortelles contre un convoi de World Central Kitchen en avril 2024, un incident qui a tué sept personnes, y compris trois ressortissants du Royaume-Uni, est inacceptable. Les familles méritent la justice et la reddition de compte et des réponses de la part du gouvernement israélien. Prenons maintenant la situation en Cisjordanie. La résolution 2334 est claire, les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales. Nous appelons le gouvernement israélien à rétracter immédiatement la publication d'appels d'offres pour la zone E1 pour la construction d'unités de peuplement. C'est une initiative qui nous éloigne en effet de la paix. Comme l'a dit le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, nous n'accepterons pas que soit détruite toute perspective de solution à deux États. Nous avons aussi été les témoins des conséquences tragiques des niveaux de violence sans précédent. Selon des rapports de l'ONU, 80 Palestiniens et trois Israéliens ont été tués en Cisjordanie depuis le début de l'année. Nous sommes consternés après les récentes attaques de colons à Taybeh. le siège de maison à Kusra l'assassinat d'un jeune de 17 ans à Sahir le gouvernement israélien a dit qu'il était prioritaire à ses yeux de lutter contre la violence extrémiste comme on l'a vu à Kusra cette approche ne fonctionne pas actuellement il faut en faire davantage pour lutter contre la violence des colons les restrictions entravant aussi l'économie palestinienne doivent être réglées. Plus de 6 milliards de dollars de recettes sont retenus par Israël depuis mai 2025. 5,8 milliards sont aussi piégés sur des comptes bancaires. Les services bancaires sont en péril. Madame la Présidente, Il existe un appui international fort pour que soit mise en œuvre la résolution 2803, mais les parties elles-mêmes doivent s'engager, respecter leurs engagements, s'abstenir de tout ce qui risque de miner la paix. Les Palestiniens comme les Israéliens méritent un avenir pacifique, sûr, avec un État palestinien viable englobant Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, souverain et viable. Merci.
Merci à la représentante du Royaume-Uni pour sa déclaration. Je donne à présent la parole au Panama.
Merci, Madame la Présidente. Le Panama remercie de leur présentation le coordonnateur spécial en exercice, M. Ramiz Alakbarov, le haut représentant pour Gaza, M. Nikola Mladenov, et la directrice exécutive de l'Association des agences de développement international, Mme Athena Reiben. Nous saluons la présence ici des délégations d'Israël, de l'État observateur de Palestine et du Qatar. Les présentations de nos invités ce matin nous ont donné les dernières informations quant à la réalité sur le terrain avec éloquence. de façon parfois dramatique même si sur certains plans les récits que nous avons entendus sont et c'est intéressant contradictoire on a entendu parler de progrès de déficience de zone d'ombre de zone de lumière dans 45 ans nous célébrerons le premier anniversaire de l'entrée en vigueur du supposé cessez le feu. Mais la réalité sur le terrain reste manifestement fragile. Depuis lors, plus de 1280 Palestiniens ont perdu la vie. Plus de 4100 ont été blessés. Cela signifie qu'en moyenne quatre Palestiniens ont été tués et treize blessés chaque jour. Le Panama insiste sur l'importance de protéger la population civile en tout temps à Gaza et demande à toutes les parties de faire preuve de la plus haute retenue, de s'abstenir de toute action qui pourrait mettre les civils en péril de pleinement respecter leurs obligations conformément au droit international, en ce compris le droit international humanitaire. La protection de la population civile implique qu'il faut garantir un accès plein, sûr, sur la durée et sans obstacle à l'assistance humanitaire, à l'échelle requise. C'est indispensable pour la survie de la population. L'accès à l'eau, aux denrées alimentaires, aux soins de santé et autres services essentiels reste limité, et ce dans un contexte où, après tant de destructions accumulées, il est difficile de réunir de nouveau des conditions a minima permettant une vie digne. Pour que ces conditions de vie puissent s'améliorer, Il faut garantir aussi la protection des personnes qui apportent une assistance civile. Le personnel humanitaire doit pouvoir travailler en toute sécurité et en toute indépendance, sans devoir risquer sa vie pour prêter main-forte à la population civile, et sans rencontrer des obstacles. Cette protection doit englober sans exception les installations des Nations Unies, Toutes les parties doivent respecter pleinement et en tout temps le caractère inviolable des locaux de l'Organisation des Nations Unies. Les privilèges et immunités de l'ONU doivent aussi être respectés. Cette réalité complexe qui prévaut sur le terrain montre encore davantage l'urgence qu'il y a à progresser sur la voie diplomatique. Il faut tirer parti de la dynamique qui a été engrangée ces dernières semaines pour rendre possible la phase suivante de l'accord de paix pour Gaza, appuyée par la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Encore une fois, nous appelons les parties et les médiateurs à préserver et consolider les espaces de dialogue et à respecter en toute bonne foi les engagements pris. Il faut s'efforcer d'avancer de façon intégrale la mise en œuvre des différentes composantes de l'accord. La démilitarisation de Gaza, le retrait progressif des forces israéliennes et les garanties légitimes de sécurité pour Israël doivent s'accompagner d'une gouvernance palestinienne réformée, unie, à même de jeter les bases de la reconstruction et de la reprise de conditions de vie dignes et sûres pour la population palestinienne dans toute la bande de Gaza. Cet horizon de stabilité et de relèvement ne pourra être concrétisé à moins que toutes les parties au conflit ne s'engagent et ne fassent preuve de la bonne volonté nécessaire pour que tous les engagements pris soient respectés. Je pense notamment au désarmement du Hamas. Madame la Présidente, les événements à Gaza ne peuvent être analysés isolément de la situation en Cisjordanie. Les violences prolongées contre les civils palestiniens, les démolitions, les déplacements, les restrictions à la liberté de mouvement continuent d'exacerber les tensions et de miner les perspectives de solutions politiques négociées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les décisions récentes relatives à la zone E1 et par les autres mesures qui continuent de modifier la réalité sur le terrain, en raison des implications de ces décisions pour la continuité territoriale de la Cisjordanie et pour les perspectives de solution politique. Le Panama appelle de nouveau à éviter toute mesure unilatérale qui viendraient modifier la réalité territoriale ou démographique sur le terrain. Nous rappelons que la pleine mise en œuvre des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité, et en particulier de la résolution 2334, reste indispensable pour préserver les conditions nécessaires à la paix. Pour cela, il est indispensable que l'Autorité palestinienne continue son processus de réforme et de renforcement institutionnel. Dans le même temps, il faut éviter les mesures économiques et financières qui entravent ce processus et sapent les capacités de l'Autorité palestinienne à répondre aux besoins de la population. la bande de Gaza et la Cisjordanie font partie intégrante d'une même réalité territoriale, politique et sociale. Il est contre-productif de tenter des progrès pour bâtir un avenir à Gaza alors qu'en Cisjordanie les conditions les plus élémentaires nécessaires pour trouver une solution se détériorent. Le Panama continuera d'appuyer une solution politique négociée, permettant à Israéliens et Palestiniens de vivre dans la paix, la sécurité et la dignité. Merci beaucoup.
Je remercie le représentant du Panama et je donne la parole à la République démocratique du Congo.
Madame la Présidente, la République démocratique du Congo remercie le coordonnateur spécial, M. Alakbarov, le Haut représentant M. Mladenov et la directrice exécutive, Mme Braybourne, pour leurs exposés. Madame la Présidente, depuis notre dernière réunion sur cette question, les développements à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et plus largement dans la région, continuent de retenir toute notre attention. Ils interviennent alors que les efforts diplomatiques engagés au cours des les derniers mois cherchent encore à consolider les acquis obtenus et à préserver une perspective politique durable. À Gaza, la République démocratique du Congo réaffirme son plein soutien à la résolution 2803 et au plan global qu'elle endosse. Nous saluons les efforts déployés par le Haut Représentant pour Gaza, les médiateurs et les partenaires engagés dans sa mise en œuvre, et les encourageons à les poursuivre afin que les divergences actuelles puissent être progressivement résorbées. La dynamique créée par l'adoption de cette résolution doit désormais pouvoir se traduire par de nouvelles avancées. Plusieurs questions importantes demeurent en suspens et les progrès enregistrés restent encore limités. À mesure que le temps passe, il importe de préserver l'élan créé autour du plan de maintenir les conditions permettant la recherche des compromis nécessaires à sa mise en œuvre. Dans ce contexte, la République démocratique du Congo encourage les parties à poursuivre leurs échanges et appelle à une mobilisation renouvelée pour la préservation et la consolidation des acquis obtenus au prix d'efforts considérables dans l'intérêt des populations de Gaza et celle d'Israël ainsi que plus largement pour l'intérêt des peuples palestiniens et israéliens appelés à vivre dans la paix et la sécurité. Dans le même esprit, nous rappelons la nécessité de préserver le cessez-le-feu. Malgré sa fragilité, celui-ci reste essentiel à la poursuite des efforts diplomatiques et à la continuité de l'assistance humanitaire en faveur des populations de Gaza. La République démocratique du Congo exhorte toutes les parties à œuvrer à sa consolidation. Madame la Présidente, la situation humanitaire à Gaza demeure parallèlement préoccupante. Malgré l'amélioration de l'acheminement de l'aide depuis l'instauration du cessez-le-feu, les besoins restent considérables. En termes d'accès, seuls quelques points de passage fonctionnent de manière limitée pour acheminer de l'aide. Par conséquent, une partie importante de la population continue de faire face à des difficultés d'accès à l'alimentation, aux soins, à l'eau et aux autres services essentiels. La République démocratique du Congo souligne l'importance d'un accès humanitaire continu, sûr, rapide et sans entrave, conformément au droit international humanitaire. À cet égard, le respect du principe de redevabilité par l'ensemble des parties constitue un préalable à la consolidation de la paix et de la sécurité dans cette partie. La régularité et la prévisibilité de cet accès demeurent indispensables pour permettre aux acteurs humanitaires de maintenir leurs opérations et de répondre aux besoins des populations dans la durée. La situation humanitaire ne saurait par ailleurs être dissociée de l'environnement politique et sécuritaire dans lequel l'assistance est apportée. La consolidation des avancées recherchées dans le cadre de la résolution 2803 doit aussi permettre, tel qu'évoqué, de préserver les conditions nécessaires à une réponse humanitaire durable et effective. Les progrès accomplis doivent pouvoir trouver une traduction concrète dans la situation des populations civiles. S'agissant de la Cisjordanie, Monsieur le Président, et de Jérusalem-Est, la République démocratique du Congo réitère son plein soutien à la résolution 2334 et rappelle l'importance du respect de ces dispositions. Ma délégation réaffirme également son soutien aux efforts déployés par les agences des Nations Unies et les organisations humanitaires qui poursuivent leur mission dans un environnement opérationnel particulièrement complexe. Nous suivons avec préoccupation la poursuite des violences ainsi que les autres évolutions susceptibles de modifier durablement les réalités sur le terrain. La persistance de ces tendances intervient à un moment où les efforts diplomatiques engagés dans la région nécessitent au contraire que soient préservées les conditions d'une perspective politique durable. La République démocratique du Congo réitère sa ferme condamnation de toute forme de violence visant les populations civiles, palestiniennes comme israéliennes, ainsi que des attaques et des actes de terrorisme. Ma délégation déplore les conséquences qui en résultent, lesquelles contribuent à fragiliser davantage la situation, et appelle toutes les parties, face à la persistance des tensions, à faire preuve de retenue et à privilégier la désescalade. Ces développements ne peuvent être considérés indépendamment des efforts actuellement déployés à Gaza. Alors que la résolution 2803 a permis d'engager une dynamique qu'il importe aujourd'hui de préserver et de faire progresser, les évolutions en Cisjordanie sont susceptibles d'en compliquer l'environnement politique. C'est pourquoi ma délégation estime essentiel que les efforts entrepris dans le cadre de la résolution 2803 puissent se poursuivre, tout en veillant à ce que les développements sur le terrain ne viennent pas compromettre les perspectives large d'un règlement politique. Monsieur le Président, à cette situation déjà fragile s'ajoute la persistance des tensions dans la région. La République démocratique du Congo suit avec préoccupation les récents développements au Liban, en appel au calme et à la retenue de toutes les parties. Dans le contexte actuel, il importe que ces tensions ne viennent pas entraver la dynamique diplomatique en cours, ni ouvrir la voie à une nouvelle détérioration de la situation régionale. La République démocratique du Congo réaffirme à cet égard son attachement à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'indépendance du Liban ainsi qu'au respect des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Ma délégation, dans ce contexte, en appelle à la responsabilité de l'ensemble des partis et de tous ceux qui sont en mesure de contribuer à la recherche d'une issue politique. Les cadres existent et des efforts considérables ont été consentis pour rapprocher les positions. L'enjeu est désormais de permettre aux efforts engagés de produire de nouvelles avancées, tout en évitant que les évolutions sur le terrain ne réduisent progressivement l'espace ouvert par la diplomatie. Notre soutien aux résolutions 2803 et 2334 procède de cette même conviction: préserver les acquis obtenus, favoriser la poursuite des efforts en cours et maintenir ouverte la perspective d'un règlement politique durable. Une telle dynamique aura un impact réel sur le terrain, non seulement pour décourager des actions qui continuent d'alimenter les craintes d'une reprise totale des hostilités, mais également pour veiller à ce que soit écarté, au point de vue humanitaire, le risque permanent d'une rechute vers la famine à Gaza et en Cisjordanie. Enfin, et c'est par là que je termine, la République démocratique du Congo réaffirme sa disponibilité à œuvrer aux côtés des membres de ce Conseil et de l'ensemble des partenaires en faveur de la poursuite des efforts diplomatiques et du rapprochement des positions dans l'intérêt des populations de la région et de la paix. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo. La parole est à la Grèce.
Merci Monsieur le Président. Qu'il me soit permis de remercier le coordonnateur spécial en exercice, Monsieur Lakbharov, ainsi ainsi que le Haut Représentant pour Gaza au Conseil de paix, M. Mladenov, de leurs exposés, ainsi que Mme Athina Weirburn pour ses remarques. Monsieur le Président, neuf mois après l'adoption de la résolution 2803, il est plus urgent que jamais de rétablir un horizon politique crédible à Gaza. Les engagements contractés dans le cadre du plan d'ensemble doivent à présent se traduire en mesures concrètes sur le terrain. La Grèce salue les progrès accomplis à ce jour, notamment la libération de tous les otages, la mise à l'échelle de l'aide humanitaire et l'approbation par Israël de l'entrée de la force internationale de stabilisation à Gaza. Ce qui compte à présent, c'est que toutes les parties préservent les pourparlers actuels essentiels à la mise en œuvre du plan et fassent fond sur les progrès réalisés. Par ailleurs, de nouvelles mesures s'imposent pour faire face à la situation humanitaire lamentable à Gaza. En dépit d'une amélioration relative de la situation, Des milliers de civils continuent de souffrir d'insécurité hydrique, des pressions importantes sur le système sanitaire, de malnutrition ou encore de logements inadéquats. Et tout cela sur fond de températures très élevées et de conditions de sécheresse. Il faut que l'aide humanitaire commerciale soit prévisible et accrue. À cet égard, le rôle des acteurs humanitaires, dont l'UNRWA, demeure incontournable. À cet égard, nous sommes inquiets face à l'incursion faite au centre de formation de Kalandia. Nous réaffirmons que l'intégrité et l'inviolabilité des locaux de l'ONU doivent être respectés, défendus et protégés. Le relèvement rapide doit avancer aux côtés des discussions politiques et sécuritaires. Il faut continuer d'œuvrer à des projets permettant de subvenir aux besoins économiques et sociaux immédiats, tout en veillant à ce que les modalités de transition renforcent et non remplacent les institutions palestiniennes. Le désarmement du Hamas et d'autres factions armées est également une priorité. Les groupes terroristes font obstacle à la paix et à la réalisation des aspirations du peuple palestinien. Le Hamas ne peut avoir de rôle à jouer dans la gouvernance de Gaza. Nous saluons les efforts consentis par le Haut Représentant Mladenov en vue d'accélérer les discussions sur le désarmement et de tenir compte des préoccupations légitime de sécurité d'Israël. Ce sont là des conditions préalables à la paix. Nous encourageons le Comité national pour l'administration de Gaza à entrer dans l'enclave et à prendre ses responsabilités le plus rapidement possible, et ce afin de mettre en œuvre les plans cruciaux de logement, de rétablissement des services de base. Nous nous félicitons également du déploiement des forces de police palestiniennes, dont les antécédents ont été vérifiés. Nous pensons que le rôle du Comité national et de l'Autorité palestinienne sont complémentaires. Nous continuerons de prêter assistance à l'Autorité palestinienne sur la voie des réformes, l'objectif ultime étant le retour d'une Autorité palestinienne réformé à Gaza dans les meilleurs délais, dans le droit fil de la résolution 2803. Dans le même temps, nous devons continuer de dialoguer avec Israël afin d'obtenir le versement des recettes palestiniennes confisquées, ce qui est essentiel à la stabilité financière de l'Autorité palestinienne et à ses efforts de réforme. Madame la Présidente, la situation qui prévaut en Cisjordanie et à Jérusalem-Est demeure très préoccupante. L'expansion des colonies, les déplacements forcés, les démolitions, les violences des colons, y compris contre des communautés chrétiennes, pourraient modifier de fond en comble les réalités sur le terrain. Nous sommes vivement préoccupés par l'appel à soumissionner pour la construction de logements dans la zone 1, car de tels agissements vont à l'encontre du droit international et minent les perspectives d'une solution des deux États négociée. Les discours incendiaires, les déclarations provocatrices sont également contre-productives. À cet égard, des enquêtes, un suivi, une mise en œuvre des décisions pertinentes sont autant d'éléments primordiaux. Il est extrêmement important de préserver et respecter le statu quo historique et juridique des lieux saints à Jérusalem, un élément essentiel de la coexistence entre les confessions et de la stabilité régionale. En conclusion, Madame la Présidente, la Grèce va continuer d'appuyer tous les efforts visant redynamiser un processus politique crédible débouchant sur une solution négociée de deux États, dont le droit fil des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de la Déclaration de New York. Les initiatives internationales, dont la réunion récente de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États à Rome, permettent de donner un nouveau souffle au processus politique et de faire appliquer les engagements pris. La Grèce continuera d'œuvrer à faire de la percée actuelle des progrès durables pour la paix et la stabilité durable à Gaza et en Cisjordanie.
Merci à la Grèce. La Somalie a la parole.
Madame la Présidente, Je remercie le coordonnateur spécial en exercice, Alaa Akbarov, ainsi que le haut représentant Mladenov, de leurs exposés respectifs. J'ai également écouté avec soin Mme Roybourne, la directrice d'Aida, qui a mis en exergue la situation difficile des Palestiniens et des acteurs humanitaires dans les territoires palestiniens occupés. Ainsi, que les écueils en matière humanitaire dans l'application de la résolution 2803. La Somalie souhaite mettre en lumière les points suivants. Tout d'abord, la situation à Gaza demeure alarmante et mérite une attention cristalline de la communauté internationale. La crise humanitaire est aiguë. Près de deux millions de personnes, soit 94 % de la population gazaouie, a besoin d'un abri ou d'une aide de base. alors que l'insécurité hydrique touche la grande majorité des habitants. Comme nous l'avons entendu, l'accès humanitaire est très limité alors que les besoins sur le terrain sont colossaux. La Somalie appelle à nouveau à la pleine mise en œuvre de bonne foi de la résolution 2803 pour améliorer grandement la vie des civils palestiniens en garantissant notamment un accès humanitaire sans entrave, la reconstruction et la promotion d'un processus politique crédible pour la paix. Nous prenons note de l'accord récent sur la feuille de route en 15 points avec le Hamas pour la prochaine phase à Gaza, soulignant des mesures en vue du désarmement et du retrait israélien. Si cette avancée est notable, nous sommes préoccupés par l'ambiguïté quant au calendrier, un manque de clarté quant au séquençage des engagements énoncés dans la résolution 2803, ce qui pourrait renforcer l'occupation de longue date du territoire palestinien. Nous regrettons la position israélienne de rejet de cette feuille de route, son refus de l'appliquer pour l'instant, cela a des conséquences directes sur le cessez-le-feu et la reddition de compte pour la situation sur le terrain. Parmi les 150 affaires de comportement des troupes à Gaza examinées par les FDI, Seuls deux ont donné lieu à des renvois pour des enquêtes pénales, ce qui étiolle la confiance à l'égard du processus de redevabilité. Nous soulignons qu'Israël, puissance occupante, doit fournir clarté et transparence et doit coopérer de bonne foi pour appliquer les mesures décidées afin de réunir les conditions nécessaires à la paix et à la stabilité. Deuxièmement, la Somalie souligne que l'aide humanitaire est un impératif moral et juridique et ne saurait être politisée. Il ne peut y avoir de prérequis tels qu'une vérification du désarmement dans le cadre de la résolution 2803. Tous les points de passage frontaliers doivent demeurer ouverts pour garantir la livraison rapide et sûre d'articles essentiels, carburant, vivres, médicaments, eau. Le système de santé à Gaza pourrait bien s'effondrer alors que des milliers de personnes ont besoin de traitements spécialisés, d'évacuations urgentes, alors que la plupart des installations médicales sont débordées ou détruites. Le rétablissement de corridors médicaux en Cisjordanie devrait également être engagés de façon immédiate et il faudrait s'atteler à reconstruire les infrastructures de santé à Gaza. Nous rejetons les châtiments collectifs sous toutes leurs formes. Les civils, surtout les enfants et les femmes, ne devraient jamais pâtir des conséquences de décisions politiques ou militaires. Troisièmement, l'évolution de la situation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est demeure un vif motif de préoccupation. En août, l'annonce d'invitation à soumissionner pour 1234 unités de logement dans la zone 1 menace de morceler davantage la Cisjordanie et mine les perspectives d'un État palestinien viable. Aujourd'hui, il est évident que le cap pris par Israël fait de l'annexion de facto une réalité de jure. C'est les changements administratifs et législatifs récents transférant l'autorité de l'autorité militaire à une autorité civile israélienne en Cisjordanie sont des pas en ce sens. Nous condamnons ces agissements. Nous réaffirmons que toutes les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem Est, sont illégales et contreviennent à la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Nous appelons Israël, la puissance occupante, à abandonner ces mesures qui font monter les tensions et minent la quête d'une paix juste. Si l'inculpation récente d'un colon pour une attaque meurtrière est une mesure louable, vers plus de reddition de compte de telles mesures restent insuffisantes. Quatrièmement, la protection des civils et le maintien des opérations humanitaires doivent être au cœur des efforts du Conseil. Les difficultés que rencontrent les Palestiniens dans le territoire palestinien occupé sont importantes. Depuis l'annonce du cessez-le-feu en octobre, quelque 1250 Palestiniens ont été tués, plus de 4100 blessés à Gaza. En Cisjordanie et Jérusalem Est en 2026, la violence des colons a fait 76 morts parmi les Palestiniens, dont 18 enfants, et plus de 1430 incidents ont été dénombrés touchant des centaines de communautés. La Somalie est également vivement préoccupée par les restrictions entourant la capacité de l'UNRWA à s'acquitter de son mandat. interprestataire de services incontournable pour des millions de réfugiés palestiniens doit être protégé et appuyé. Dès lors, nous nous rallions au Secrétaire général qui a condamné fermement les incursions récentes non autorisées par les autorités israéliennes dans les locaux de l'UNRWA, dans le centre de formation de Qalandia. C'est la cinquième incursion dans ce centre par les autorités israéliennes depuis mai. Il est impératif que les locaux de l'ONU soient respectés, que le personnel humanitaire et les employés de l'ONU puissent s'acquitter de leurs fonctions dans le plein respect de leurs privilèges et immunités. Enfin, les multiples écueils susmentionnés ne peuvent être réglés seulement par le biais de l'aide humanitaire, qui est très limitée aujourd'hui. Une solution politique durable doit tenir compte de la cause profonde, qui est l'occupation, l'application des résolutions 2803 et 2334 devrait être notre priorité. L'unité et l'intégrité territoriale de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem-Est, devraient être préservées. La Somalie s'inquiète en particulier de la retenue de 6 milliards de dollars de recettes fiscales de l'Autorité palestinienne et d'autres restrictions bancaires, ce qui menace la gouvernance palestinienne et accentue la crise humanitaire. La Somalie redit son soutien indéfectible en faveur du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant souverain d'un seul tenant, État de Palestine, dans le cadre des frontières d'avant 1967, avec Al-Quds Al-Sharif comme capitale. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Somalie. Je vais à présent prononcer une déclaration en ma qualité de représentante du Danemark.
D'emblée, je remercie également le coordonnateur spécial en exercice, Alaa Baraf, le haut représentant Mladenov et Mme Reeburn de leurs exposés cruciaux. Chers collègues, aujourd'hui, nous dressons le bilan de la mise en œuvre de la résolution 2803, neuf mois après son adoption. Le Haut représentant Mladenov nous a demandé d'appliquer ce qui a déjà été dit. ce qui a été décidé. Alors, pour être très clair, en dépit des efforts du Conseil de paix et des médiateurs, nous ne constatons pas les progrès escomptés et promis il y a neuf mois. La résolution 2803 prévoyait plusieurs exigences importantes, le désarmement du Hamas, le déploiement de la force internationale de stabilisation, le Comité national pour l'administration de Gaza qui devait assumer ses responsabilités à Gaza et le retrait graduel d'Israël de Gaza. Nous nous félicitons des progrès accomplis en vue d'un accord de désarmement et nous appelons toutes les parties à le respecter de bonne foi. La résolution 2803 et le plan en 20 points appelaient également à un accès humanitaire complet et notamment à la reconstruction des infrastructures. Toutefois, de graves restrictions perdurent. Les civils à Gaza continuent de vivre dans des conditions lamentables, souvent dans des tentes, exposés aux éléments, sans assainissement, au propre ou vivre en suffisance. Ils sont dès lors particulièrement à la merci des maladies. Des centaines de milliers d'enfants sont déscolarisés et dès lors, on les prive d'une éducation aujourd'hui, mais également d'années d'opportunités à l'avenir. Le plan en 20 points exigeait la remise en état des hôpitaux. Toutefois, l'on continue d'entendre qu'il n'y a quasiment aucune amélioration dans le secteur de la santé depuis le cessez-le-feu. La plupart des hôpitaux à Gaza sont détruits complètement ou partiellement et les soins de santé sont prodigués dans des tentes ou des abris de fortune. En début du cessez-le-feu, aucune installation sanitaire dans la bande de Gaza n'a pu reprendre prendre à plein régime. Dès lors, nous appelons au couloir humanitaire entre la Cisjordanie et Gaza, y compris Jérusalem-Est. Nous appelons à sa réouverture. Nous appelons également à la levée de toutes les restrictions à l'aide humanitaire conformément au DIH. Il s'agit notamment des restrictions déraisonnables sur les articles à double usage. Comme nous l'avons entendu aujourd'hui de Mme Reburn, les ONG internationales contribuent grandement aux opérations humanitaires à Gaza. et devraient pouvoir faire leur travail. Chers collègues, j'en viens à présent à la Cisjordanie où la situation a continué de se dégrader depuis notre dernière réunion, il y a seulement deux semaines. Le coordonnateur spécial a décrit la situation. Nous avons tous vu les images de colons terrorisant la population palestinienne. Ces actes de violence doivent faire l'objet de comptes rendus. Les colonies continuent de s'étendre avec des appels à soumissionner publiés la semaine dernière pour la zone E. Comme notre ministre des Affaires étrangères l'a dit, cet appel d'offres est une mesure destructrice du gouvernement israélien qui sape la solution des deux États. Nous appelons à la cessation immédiate de ces plans pour la zone E et rappelons que les colonies, constitue une violation criante du droit international. Les Palestiniens voient leur économie asphyxiée en Cisjordanie. Israël continue de retenir des recettes fiscales, ce qui ne permet pas à l'Autorité palestinienne de mener à bien les réformes nécessaires. Beaucoup ont parlé aujourd'hui de une incursion dans l'installation de Kalandia hier à Jérusalem-Est, ce qui est inacceptable. Nous exhortons Israël à respecter ses obligations internationales en garantissant la protection et l'inviolabilité des locaux de l'ONU. Le Danemark appuie pleinement la mission indispensable de l'UNRWA. En guise de conclusion, on l'a entendu à l'envi en cette salle, mais il convient de le répéter aujourd'hui, Gaza et la Cisjordanie sont deux parties de la même histoire, deux parties d'un futur État palestinien. On ne peut pas traiter d'une situation en permettant à l'autre de se détériorer. Nous voyons les tendances de façon très claire. Si nous poursuivons sur la même lancée, bientôt la solution des deux États à laquelle nous sommes tous attachés s'éloignera et une annexion de facto sera irréversible. Une paix permanente ne peut être instaurée que grâce à la solution des deux États, qui a été réaffirmée récemment dans la déclaration de New York. Le Danemark continuera d'appuyer sa pleine réalisation, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens.
Je reprends à présent mes fonctions de présidente du Conseil et je cède la parole à l'observateur permanent de l'État observateur de Palestine.
Madame la Présidente, d'emblée, qu'il me soit permis de remercier la présidence du Conseil de sécurité d'avoir convoqué cette séance à un moment très important, un moment dangereux. Nous remercions le Danemark pour la réunion qui a eu lieu au Conseil de sécurité au niveau ministériel hier sur la sécurité alimentaire, a placé l'accent entre autres sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza j'aimerais également remercier les invités de ce matin de leur contribution Madame la présidente la cour internationale de justice a dit sans équivoque ce qui suit traduction de séance les violations par Israël de l'interdiction d'acquérir des territoires par la force et les violations du droit du peuple palestinien à l'autodétermination par Israël ont des conséquences directes sur le caractère légal de la présence d'Israël puissance occupante dans les territoires palestiniens occupés." La CIJ a dit aussi en substance que l'attitude d'Israël qui continue d'abuser de sa position de puissance occupante par la voie de l'annexion et en s'efforçant d'asseoir de façon permanente son contrôle sur les territoires palestiniens occupés. Les obstacles que continue d'imposer Israël à l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple palestinien violent des principes fondamentaux du droit international et rend la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés illégale. Voilà ce qu'affirme la CIJ. L'annexion ne date pas d'hier, mais Israël a maintenant franchi le Rubicon en matière d'annexion de grande envergure. Avec la publication d'un appel d'offres pour la construction d'unités de logement dans la zone E1, le gouvernement israélien a affirmé clairement que son objectif avec cette publication d'appel d'offres était la destruction de l'État palestinien et le triomphe de l'État des colons. Tout cela s'accompagne de faits de violence par les colons qui terrorisent la population palestinienne. Cette violence, le gouvernement israélien a contribué à la déchaîner, refuse de l'endiguer et continue dans les faits de l'appuyer. Peu leur importe que l'annexion vienne tuer toute perspective de paix dans notre région. En fait, c'est leur objectif. Leur soif de conquête coloniale est bien plus grande que leur préoccupation pour leur propre peuple. Ce qu'ils veulent, c'est faire dérailler les efforts du président Trump et la mise en œuvre du plan d'ensemble visant à mettre fin au conflit, un plan qui englobe la politique affirmée clairement par le président Trump consistant à condamner l'annexion pendant que la Palestine la région et les autres partenaires internationaux se mobilisent pour consolider le cessez-le-feu à Gaza et mettre en œuvre les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité à cet égard leurs objectifs sont clairs ce sont des objectifs idéologiques et électoraux qui reflète une illusion, à savoir que la question de Palestine peut être réglée par l'anéantissement de notre projet national et la destruction de notre État et de notre peuple. C'est de la folie. Et cette stratégie de la guerre perpétuelle et du déni des droits a échoué encore et encore. mais continue de s'accompagner d'un tribut humain insupportable. Madame la Présidente, les obligations d'Israël sont claires et le mépris d'Israël pour ses obligations l'est tout autant. Les crimes d'Israël contre notre peuple et les graves violations du droit international qu'il a commis sont parmi les plus solidement étayés de l'histoire. Je le répète, parmi les plus solidement étayés de l'histoire, et vous le savez tous. Et me voici donc ici pour évoquer les obligations du reste de la communauté internationale à la lumière de l'entêtement d'Israël à violer ses obligations. Pour commencer, Qu'il me soit permis de remercier tous les pays et les dirigeants des pays qui ont adopté une attitude claire et sans équivoque après la publication de ce dernier appel d'offres pour condamner le plan dans la zone E1 et les activités de peuplement, le régime des colonies, et qui ont appelé à revenir sur toutes ces mesures illégales. Nous appelons tous les États à respecter les obligations qui sont les leurs en vertu du droit international, les obligations qui ont été précisées par la CIJ. La CIJ a décrit avec limpidité les obligations des États en matière de non-reconnaissance, distinction, non-assistance et reddition de comptes. Et la CIJ s'est exprimée également pour appuyer le droit du peuple palestinien à l'autodétermination. Voilà donc ces obligations. Les États membres ont l'obligation de ne pas reconnaître tout changement apporté au caractère physique ou à la composition démographique, à la structure institutionnelle ou au statut des territoires occupés par Israël le 5 juin 1967, en ce compris Jérusalem-Est, à l'exception de changements faisant l'objet d'un accord entre les parties obtenu via des négociations. Les États membres ont l'obligation de distinguer dans leurs échanges avec Israël, de faire la distinction entre le territoire de l'État d'Israël et les territoires palestiniens occupés depuis 1967. Cette obligation de distinction englobe l'obligation de s'abstenir d'entretenir des relations conventionnelles avec Israël dans tous les cas dans lesquels celui-ci affirme agir au nom des territoires palestiniens occupés ou d'une partie de ces territoires. Elle englobe l'obligation de s'abstenir de réaliser des échanges économiques ou commerciaux avec Israël concernant les territoires palestiniens occupés ou une partie de ces territoires lorsque cela risque d'inscrire plus profondément encore sa présence illégale dans les territoires, de s'abstenir lors de l'établissement ou du maintien de missions diplomatiques en Israël, de reconnaître d'une façon ou d'une autre sa présence illégale dans les territoires palestiniens occupés et d'adopter des mesures pour prévenir les relations commerciales ou les relations d'investissement qui viendraient appuyer le maintien de la situation illégale créée par Israël dans les territoires occupés. Et ces mesures liées à la fin de tous liens commerciaux avec les colonies sont fondamentales car l'économie des colonies représente un montant de 3 milliards de dollars américains par an et ce sont des recettes engrangées sur la base du vol de nos terres et de nos ressources sans parler des recettes qui sont confisqués par Israël. Et j'aimerais aussi dire très clairement que ces mesures impliquent d'agir contre les entreprises et les institutions financières, y compris les banques qui contribuent aux activités de peuplement illégales, y compris dans le contexte des appels d'offres dans la zone E1. Toutes les avenues juridiques doivent être utilisées pour exiger des comptes de ces entreprises et de ces institutions financières, veiller à leur retrait et le cas échéant veiller à ce qu'elles versent des dédommagements et s'acquittent d'amendes pour leurs actes. La Cour a souligné également que je cite tous les États traduction de séance tous les États ont l'obligation de ne pas reconnaître comme légale la situation découlant de la présence illégale de d'Israël dans les territoires palestiniens occupés. Ils ont également l'obligation de ne pas prêter main-forte ou assistance à Israël pour l'aider à maintenir la situation qu'il a créée à travers sa présence illégale dans les territoires palestiniens occupés." Fin de citation. En outre, je cite, "tous les États, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, doivent veiller que tout obstacle découlant de la présence illégale d'Israël dans les territoires palestiniens occupés entravant l'exercice par le peuple palestinien de son droit à l'autodétermination cesse. Les États doivent aussi veiller au respect par Israël du droit international humanitaire tel qu'il figure modifié dans la quatrième convention de Genève. Madame la présidente, l'annexion est un assaut contre notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Je répète, l'annexion est un assaut contre notre souveraineté, et notre intégrité territoriale. C'est un acte de guerre contre notre État et notre peuple. C'est la violation par excellence des buts et principes de la Charte des Nations Unies. L'annexion doit cesser. Le Conseil a adopté de nombreuses résolutions pour appuyer le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, y compris au caractère d'État indépendant. Il a adopté de nombreuses résolutions qui condamne et considère comme nulle et non avenue toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut des territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Toutes ces résolutions doivent être intégralement mises en œuvre. La déclaration de New York a dit de nouveau cette opposition la plus vive à toute action illégale qui viendrait miner la viabilité d'une solution à deux États, y compris les activités de peuplement. et a dit l'engagement par les parties à adopter des mesures concrètes des mesures concrètes conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies ainsi qu'à l'avis consultatif de la CIJ de juillet 2024 ces engagements contribueront à réaliser le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à contrer la politique de colonisation illégale dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et à contrer les politiques et menaces de déplacement forcé et d'annexion. De telles mesures concrètes sont combien urgente et nécessaire aujourd'hui. Madame la Présidente, les attaques contre l'ONU, notamment contre l'UNRWA, visant à faciliter le déplacement de force de notre peuple et l'annexion de nos terres, sont inacceptables. Le raid contre le centre de formation de l'UNRWA à Kalandia, l'installation d'un drapeau israélien sur une installation de l'ONU et cette vidéo enfantine mais dangereuse de Ben Gvir en tenue militaire assis derrière le bureau du directeur du centre représente des violations de la charte des Nations unies et du caractère inviolable des installations de l'ONU. Et ce sont des actions qui s'inscrivent dans un cadre, dans un schéma qui vise à détruire l'UNRWA, espérant de cette façon liquider la question des réfugiés de Palestine. Si de telles attaques contre l'ONU et son personnel sont tolérées en Palestine occupée, y compris à Jérusalem-Est, alors c'est la protection dont doit bénéficier l'ONU et son partenaire partout dans le monde qui en pâtit. De telles actions ne doivent pas seulement être condamnées, nous devons collectivement réagir. On ne peut plus permettre de tels actes. J'aimerais ici souligner que ce gouvernement israélien, s'est consacré à déployer sa soi-disant puissance contre ceux qui ne peuvent réagir, qui ne peuvent se défendre, en bombardant des civils, en attaquant des communautés, en brutalisant des prisonniers, en tuant des membres du personnel de l'ONU ou des organisations humanitaires et en parradant dans les locaux de l'ONU. Le droit international a été bâti pour protéger les plus vulnérables. les plus vulnérables ont été trahis en Palestine, tout comme ceux qui s'efforcent de leur prêter main forte, le personnel de l'ONU, les acteurs humanitaires. Vous avez entendu ce qu'a dit Mme Reburn. Cette arrogance d'Israël est nourrie par un sens profond d'impunité, la certitude qu'Israël n'aura pas de compte à rendre. Venir à bout de cette certitude est indispensable pour mettre fin à ces actes horribles. Madame la Présidente, cette impunité est notamment criante dans la bande de Gaza, dizaines de milliers de civils palestiniens ont été tués tout comme des membres du personnel de l'ONU et des organisations humanitaires des ressortissants de Palestine ou membres de d'autres pays des crimes commis contre une population civile toute entière n'ont eu aucune conséquence Les enquêtes israéliennes des tribunaux israéliens sont conçues pour en fait garantir cette impunité et non pas pour rendre la justice. C'est clair dans le cadre de toutes les enquêtes qui ont été lancées jusqu'ici par Israël. Le DIH stipule que la puissance occupante a l'obligation de garantir la protection des peuples occupés. Mais de toute évidence, à Gaza, en Cisjordanie, y compris à Jérusalem Est, Israël non seulement ne garantit pas cette protection, mais la population civile sous occupation israélienne est en fait la cible première de la puissance occupante dans le cadre de sa politique de destruction et de déplacement. Le peuple palestinien doit pouvoir sans délai bénéficier d'une protection internationale, et ce tant qu'il existera un État souverain indépendant, un État de Palestine souverain et indépendant à même de le protéger. Je répète, le peuple palestinien doit sans délai se voir proposer une protection internationale tant qu'il n'existera pas d'État palestinien souverain viable pour le protéger. Madame la Présidente, la guerre au Moyen-Orient n'est pas une fatalité. Ce sont nos politiques collectives qui dictent l'avenir de la région. et nos capacités à faire cesser les politiques qui ancrent sur le terrain l'occupation et nourrissent la guerre et la violence. Nous devons choisir des politiques permettant la liberté, la souveraineté, la paix. Ce sont nos choix qui décideront l'avenir du Moyen-Orient pour les prochaines décennies. Nous croyons dans un Moyen-Orient rassemblant des États souverains partageant la paix, la sécurité et la prospérité. Nous ne pouvons accepter que quiconque prive les peuples de notre région de cette perspective. Nous devons agir avec détermination dès à présent, sans quoi les horreurs dont nous avons été les témoins jusqu'ici ne seront que le prélude des horreurs qui viendront. Un avenir différent est possible si nous agissons aujourd'hui ensemble. Merci Madame la Présidente.
Merci À l'observateur permanent de l'État de Palestine, je donne maintenant la parole à Israël.
Madame la Présidente, pour commencer, je voudrais remercier les invités de ce matin. Ça fait cinq ans que je n'ai pas pris la parole devant le Conseil de sécurité. Je suis fière de représenter de nouveau Israël auprès des Nations unies et de prendre la parole aujourd'hui devant le Conseil. lors d'une de mes dernières interventions ici en pleine pandémie de covid-19, j'avais lancé un avertissement devant le Conseil. J'avais dit que l'Iran profitait que les yeux du monde soient tournés vers la pandémie pour avancer vers ses objectifs. J'avais dit que l'Iran en profitait pour renforcer ses pantins au Moyen-Orient, les autistes, le Hamas, le Hezbollah. J'avais dit que la présence du Hezbollah au Liban avec ses tunnels de la terreur, ses roquettes, ses missiles, était financée et apportée par l'Iran. Et j'avais dit que cette menace n'allait pas disparaître simplement parce que la communauté internationale choisissait de détourner le regard. Madame la Présidente, lorsque j'ai pris la parole en 2021, j'ai parlé aussi de la militarisation croissante du Hamas à Gaza et de sa stratégie délibérée consistant à se cacher derrière les civils tout en s'en prenant aux civils israéliens. J'ai parlé du fait que le Hamas enterrait ses infrastructures sous des écoles, des mosquées, sous des quartiers résidentiels. Malheureusement, pendant des années, Le Conseil n'a jamais réussi à condamner nommément le Hamas, pas lorsqu'il tirait des roquettes vers des quartiers israéliens depuis des quartiers densément peuplés, et même pas après les atrocités du 7 octobre. La communauté internationale a fermé les yeux sur les activités terroristes du Hamas, comme elle l'avait fait pour le Hezbollah. Ce silence n'a en rien entraîner une retenue chez ces acteurs terroristes au contraire il les a enhardi les civils de Gaza ne sont pas l'ennemi d'Israël notre conflit nous oppose au Hamas une organisation terroriste génocidaire qui doit déposer les armes qui doit cesser de gouverner la population gazawie et de terroriser Israël tout comme il terrorise son propre peuple aujourd'hui nous avons une occasion à saisir nous devons veiller à ce que les erreurs du passé ne soient pas répétées Israël est engagée en faveur du plan en 20 points du président Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, avalisé par le Conseil dans la résolution 2803. Mais le plan ne pourra pas être appliqué tant que le Hamas est armé. C'est le désarmement qui doit intervenir en premier. Le Hamas et ses armes doivent être pleinement démantelés. infrastructures terroristes doivent être détruites et ses capacités à se réarmer doivent être anéanties. C'est ce qui a été décidé dans le plan en 20 points. Israël travaille la main dans la main avec les États-Unis et le Conseil de paix pour atteindre l'objectif. Madame la Présidente, plus tôt ce mois, pendant Pendant une réunion entre le Premier ministre Netanyahu, Jared Kushner et Nikolaï Mladenov, il a été décidé de créer deux groupes de travail, un premier pour promouvoir le désarmement rapide du Hamas et la démilitarisation de Gaza, devant être achevée avant la reconstruction, et un autre groupe pour répondre aux besoins urgents en matière de santé publique, y compris assainissement et approvisionnement en eau potable à Gaza. Ce deuxième groupe de travail est bien le reflet de notre détermination à améliorer les conditions humanitaires à Gaza depuis le cessez le feu environ 600 camions par jour ont apporté approximativement 2 millions de tonnes de denrées alimentaires à Gaza avec notamment 200000 tonnes de plus depuis la dernière réunion mensuelle du conseil sur ce sujet ce sont des quantités qui dépassent de loin toutes les normes établi par le PAM pour Gaza et du matériel médical en quantité importante a aussi pu pénétrer à Gaza rien que la semaine dernière 35 tonnes de matériel médical ont pu pénétrer dans la bande de Gaza. Nous travaillons aussi avec la communauté internationale, l'ONU, l'UNICEF pour se préparer à l'arrivée de l'hiver. Cela signifie améliorer la situation en matière d'eau et d'assainissement, améliorer le traitement des eaux usées et faciliter l'arrivée de matériel supplémentaire pour la construction d'abris. Nous remercions l'Allemagne qui a apporté des dons importants, notamment des scanners de camions qui peuvent scanner chacun 100 camions par jour. L'un de ces scanners a déjà été installé, ce qui nous permettra en septembre d'ouvrir un point d'entrée supplémentaire. Cela signifie que nous pourrons étendre l'arrivée de l'aide humanitaire. Cela fait près d'un an que le cessez-le-feu est en vigueur, la situation humanitaire s'améliore et nous continuerons d'œuvrer avec nos partenaires pour que cela continue. Madame la Présidente, l'assistance humanitaire compte, mais elle ne permet pas de faire régner la sécurité ni de garantir à Gaza un avenir durable. L'aide à El-Sol ne saurait remplacer ce qui doit être fait in fine, c'est-à-dire que le Hamas et les autres organisations terroristes doivent être désarmés pour que les Gazaouis puissent reconstruire leur vie et jouir d'un avenir libéré du joug du Hamas. Nous ne devons pas laisser prendre au piège des propos du Hamas il faut juger sur pièce Hamas affirme vouloir se désarmer mais la réalité sur le terrain raconte une histoire bien différente depuis le début du cessez-le-feu le Hamas a violé des centaines de fois le plan en 20 points et continue de reconstruire ses capacités terroristes Hamas resserre son emprise sur Gaza début août Israël a démantelé cinq installations de armes à Gaza où ont trouvé des stocks de fusils d'explosifs de matériel anti-char et autre matériel militaire y compris une installation près d'un hôpital pas plus tard que dimanche dernier un autre site de fabrication d'armes a été découvert près d'un point de distribution d'aide d'autres entrepôts ont été trouvés dans des mosquées cela montre que la masse continue d'enterrer ses infrastructures terroristes parmi les civils comme comme c'était le cas avant le 7 octobre et depuis. Et maintenant nous avons de nouvelles preuves montrant que le Hamas se cache parmi sa population. Le renseignement israélien a confirmé que l'hôpital Nasser à Khan Yunis est utilisé par le Hamas à des fins d'extorsion, de torture. Le Hamas s'efforce d'intimider les Gazaouis. Voilà le Hamas. Tel qu'il est-il exploite les infrastructures civiles, il utilise la peur, la terreur pour contrôler la population. C'est la raison pour laquelle le désarmement du Hamas ne peut rester une promesse. Il faut un désarmement complet, vérifiable, irréversible. Madame la Présidente, Israël sait ce qui se produit. Lorsque le désarmement reste une promesse couchée sur le papier, nous avons tiré les leçons de ce qui s'est passé au Liban. La résolution 1701 était supposée garantir le désarmement du Hezbollah et prévenir une nouvelle guerre. Mais au lieu de cela, le Hezbollah s'est réarmé, a construit des infrastructures vastes avec des tunnels nombreux, y compris dans des quartiers civils le long de la frontière israélienne, avec les armes iraniennes, les financements et les formations par l'Iran, la menace du Hezbollah est devenue encore plus redoutable. Nous n'avons pas d'ambition territoriale au Liban, nous voulons sécuriser nos frontières et nous voulons un Liban gouverné par ses propres institutions et non pas dominé par une organisation terroriste qui est le pantin de l'Iran. Nos points communs avec le Liban sont bien plus nombreux que les points qui nous divisent. accord était signé à Washington au mois de juin ce dialogue est une occasion que nous devons vraiment saisir pour tourner la page ouvrir un nouveau chapitre mais pour cela il faut que le Hezbollah soit démantelé et que l'emprise de l'Iran sur le Liban soit brisée nous sommes engagés en faveur de l'accord de cessez le feu mais nous défendrons nos citoyens nous agirons lorsque nous sommes menacés toute mesure ultérieure doit répondre à la performance constatée sur le terrain. Les zones dont nous nous retirerons doivent être libérées du Hezbollah et de ses infrastructures terroristes. Le Hezbollah est le seul acteur qui se tiennent sur la voie vers la paix et vers la prospérité au Liban et qui fasse obstacle. De nombreux orateurs ont parlé centre qu'on appelle ici le centre de formation Akalendiya avec de fausses accusations contre Israël. Cela fait des années maintenant que je travaille à ces questions et donc j'aimerais dire les faits tels qu'ils sont. Ce quartier Kafr Aqar comme nous l'appelons est un quartier arabe densément peuplé à Jérusalem. Il n'y a pas assez de terre pour les installations d'éducation très nécessaires pour la population locale. 200 000 étudiants arabes, y compris des enfants qui ont des besoins particuliers, doivent faire de longs trajets tous les jours pour aller à l'école ailleurs dans la ville depuis des décennies. L'UNRWA occupait des terrains dans ce quartier sans aucun droit. La propriété a été allouée à l'organisme municipal de Jérusalem qui s'occupe de l'éducation. J'ai personnellement participé à des réunions avec l'ancien commissaire général de l'UNRWA pour essayer de trouver un arrangement pour qu'une école puisse être construite sur ce terrain.
Je serais ravie de vous fournir plus d'informations si vous le souhaitez. Mais l'UNRWA a rejeté cette demande sous la pression d'employés locaux qui ne voulaient pas faire des opérations avec Israël. Mais ce n'est pas surprenant. Le massacre du 7 octobre a démontré l'infiltration du Hamas dans l'UNRWA, notamment la participation d'employés de l'UNRWA à cette attaque. Hier, Après avoir essayé de trouver une solution pendant des années, la municipalité a pris possession de ces installations afin d'ouvrir une école pour l'année scolaire qui commence, pour que les enfants qui habitent tout près puissent aller à l'école près de chez eux. Ce qui compte, c'est qu'il y a des enfants qui ont besoin d'école et d'éducation. Il est honteux que l'ONU place ses considérations politiques devant les besoins humanitaires et scolaires des enfants de Kafr Aqab. Il y a cinq ans, j'avais mis en garde le Conseil quant à l'Iran, au Hezbollah et au Hamas. Nous avons tous vu les conséquences de cette menace qui n'avait pas été contenue. Israël ne permettra pas que cela se reproduise. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de prendre une autre voie à Gaza, par le désarmement vérifié et complet du Hamas. au Liban, en démantelant les capacités militaires du Hezbollah, en rétablissant l'autorité de l'État libanais et dans la région, lutter contre les efforts de l'Iran visant à financer et à armer ses supplétifs terroristes. Israël souhaite un avenir différent, un avenir qui permettrait aux Gazaouis de reconstruire leur vie, au Liban de réasseoir sa souveraineté dans des zones contrôlées de longue date par le Hezbollah et pour Israël, vivre sans les menaces constantes de roquettes, de tunnels et de terroristes. soit répéter les erreurs du passé, soit veiller à ce qu'elles ne se répètent jamais. Israël a fait un choix, un choix en faveur de la sécurité, de la paix et nous sommes prêts à travailler avec ceux qui souhaitent la même chose. Merci.
Je remercie la représentante d'Israël et je donne la parole au Qatar.
Madame la présidente, d'emblée, qu'il me soit permis de vous remercier d'avoir convoqué la présente séance afin d'examiner cette question cruciale. Nous remercions les intervenants. Je prends cette déclaration au nom du groupe arabe. Le groupe arabe, une fois de plus, souligne que la question palestinienne est essentielle à la paix au Moyen-Orient. et qu'une paix juste, globale et durable ne saurait être instaurée sans la fin de l'occupation israélienne, sans la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien, le droit à l'autodétermination, à un État indépendant et souverain dans le cadre des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. À cet égard, nous nous félicitons de la reconnaissance par de nombreux pays de l'État de Palestine, et la réaffirmation de l'importance de la déclaration de New York et également de l'alliance modèle pour la mise en œuvre de la solution des deux États. Nous condamnons fermement les graves violations israéliennes dans le territoire palestinien occupé, notamment la prise pour cible de civils, l'expansion des colonies, la confiscation de terres, la démolition de maisons, les déplacements forcés et la terreur semée auprès des civils. Nous rejetons toutes les mesures visant à asseoir cette occupation ou à imposer la souveraineté israélienne sur quelque partie qui soit du territoire palestinien occupé. Toutes ces mesures sont nulles et non avenues, violent le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité, dont la 2334. Pour ce qui est de la situation à Gaza, notre groupe condamne le rejet déclaré par Israël de la feuille de route pour mettre en œuvre le plan d'ensemble entériné par la résolution 2803 ainsi que le refus par Israël d'un État palestinien. Cela revient à rejeter l'ensemble du plan et à miner nos efforts pour une paix juste et durable. La feuille de route qui a été acceptée par les factions palestiniennes est l'aboutissement d'efforts consentis par les médiateurs, l'État du Qatar, la République arabe d'Égypte, la République de Turquie, les États-Unis, le représentant pour Gaza, le Conseil de paix. Il s'agit d'un jalon. pour rétablir le contrôle sur les armes avec le retrait des FDI, le déploiement de la force internationale de stabilisation et du comité national pour l'administration de Gaza, et ce pour la reconstruction de Gaza comme prévu dans le plan d'ensemble. Nous soulignons qu'il est indispensable de mettre pleinement en œuvre ce plan d'ensemble afin de faire face à la situation humanitaire dangereuse afin d'instaurer la stabilité pour tous à Gaza et afin d'ouvrir la voie à l'aide humanitaire sans entrave dans toute l'enclave afin de parvenir à une paix juste et durable et de respecter le droit à l'autodétermination du peuple palestinien. Pour ce qui est de la Cisjordanie occupée, nous condamnons l'escalade périlleuse, notamment les violences des colons contre les civils palestiniens, ce qui a fait un lourd bilan humain, de nombreux décès, notamment d'enfants cette année. Nous appelons la communauté internationale à forcer Israël à cesser ces pratiques illicites et de veiller à ce que les auteurs rendent compte de leurs actes. Nous condamnons l'expansion illicite des colonies israéliennes. Nous rejetons les plans pour la zone E1 ainsi que les activités de peuplement près de Jérusalem-Est. Au mépris du droit international et de la résolution 2334 ainsi que de l'avis consultatif de la CIJ, nous appelons la communauté internationale à endosser ses responsabilités, à faire respecter le droit international, dont les résolutions du Conseil de sécurité, à mettre un terme à ces violations. Nous soulignons que le territoire palestinien occupé est une seule unité, d'un seul tenant. Nous soulignons le rôle crucial de l'Autorité palestinienne. Nous condamnons l'affaiblissement du secteur bancaire palestinien ainsi que la confiscation de recettes fiscales. Nous condamnons les mesures israéliennes visant à modifier la nature chrétienne ou musulmane les lieux saints de Jérusalem-Est en violation du droit international, car c'est le rôle en effet d'Israël en tant que puissance occupante. Nous nous félicitons de la réunion convoquée en Jordanie à ce sujet ce mois-ci, ainsi que la position commune qui a souligné le rôle central de Jérusalem et de la question palestinienne, et on y avait condamné les violations d'Al-Aqsa et les tentatives de modifier son statut quo historique et juridique, et la réaffirmation du rôle de gardien de la Jordanie de ces lieux saints à Jérusalem, la nécessité d'une action concertée internationale face à ces mesures incendiaires israéliennes. Nous soulignons le rôle incontournable de l'UNRWA. La communauté internationale doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le bon accomplissement de son mandat. Nous condamnons toutes les violations israéliennes contre l'UNRWA, notamment l'évacuation, les incursions dans le centre de Qalandia, les violations des privilèges et immunités de l'ONU et de l'avis consultatif de la CIJ. Merci.
Il n'y a plus de noms sur la liste des orateurs. La séance est levée.