The situation in the Middle East.
Letter dated 27 August 2026 from the Secretary-General addressed to the President of the Security Council (S/2026/698).
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Je vous remercie. La 10217e séance du Conseil de sécurité est ouverte. Je voudrais saisir cette occasion pour rendre hommage, au nom du Conseil, à Son Excellence Mme Kristina Markus Lassen, représentante permanente du Danemark, qui a, avec sa mission, assuré la présidence du Conseil pendant le mois d'août. Je suis certain de faire l'interprète de tous les membres du Conseil en exprimant mes sincères remerciements à l'ambassadrice et à son équipe pour le grand talent diplomatique avec lequel ils ont mené les travaux du Conseil le mois dernier. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est la situation au Moyen-Orient. L'ordre du jour est adopté. Le représentant de la Fédération de Russie a demandé la parole. Je la lui donne.
Monsieur le Président, alors ce que je veux dire aujourd'hui ne s'adresse pas à nos amis syriens. Je voudrais tout simplement dire que nous ne sommes pas du tout d'accord avec la façon dont va se dérouler la réunion aujourd'hui. La présidence française, en dépit des objections de membres du Conseil de sécurité, sans consultation aucune, a décidé arbitrairement de changer l'ordre de la liste des orateurs. Ainsi, on donnerait la parole aux membres du pays examiné au Conseil de sécurité avant les autres membres du Conseil de sécurité. Nous sommes ravis de voir nos amis syrien, mais nous ne pensons pas qu'il soit utile d'entendre d'abord le pays. Il faut en effet écouter le pays concerné, mais selon l'ordre établi. Nous ne comprenons pas pourquoi le Conseil de sécurité doit rompre avec la pratique habituelle. Et donc, c'est la présidence qui en a décidé seule. lors des discussions sur le programme de travail, la présidence avait parlé de cette situation et ensuite, le jour suivant, on a appris que cette décision avait été prise. Le Conseil de sécurité a une pratique consistant à donner le la parole au pays avant les membres du Conseil de sécurité, mais cela seulement pour certains dossiers et avec l'assentiment de tous les membres du Conseil de sécurité. Cette séance est une séance prévue sur le dossier chimique syrien et dès lors, il faut suivre les règles. habituel et donc on ne comprend pas pourquoi il a été décidé de donner la parole au pays en premier dans ce cas-ci. Et par le passé, les discussions sur le dossier chimique syrien avaient lieu uniquement en consultation et puis finalement nous avons accepté que cela se fasse en séance publique. Mais pour ce qui est de dire qu'il faudrait donner la préférence à la délégation, en fait, pour utiliser à meilleur escient notre temps pour faciliter la discussion, nous ne comprenons pas ces arguments. En fait, on crée un précédent où on donne à certains pays le droit de parler au tout début et pas à d'autres. Et vous avez dit que vous vouliez ainsi utiliser de façon plus rationnelle le temps des séances, mais nous ne comprenons pas comment ce nouvel ordre de la liste des orateurs le permettrait. Je vous rappelle que la présidence du Conseil de sécurité doit avant tout respecter les procédures, les us et coutumes et traditions du Conseil. Et donc, il s'agit d'une présidence, de la énième présidence de la France. Donc, la France connaît très bien toutes ces règles. Pour ce qui est des. membre permanent du Conseil de sécurité, ils sont tenus de respecter ces traditions, ils ont une responsabilité particulière à cet égard. Récemment, on a parlé de la note 507 sur les méthodes de travail du Conseil de sécurité et dix jours plus tard, on voit que l'esprit et la lettre de cette note est bafoué par un Etat qui est censé la respecter à la lettre. Merci.
Je prends note de l'intervention du représentant de la Fédération de Russie et je l'en remercie. J'appelle l'attention des membres du Conseil sur la note S 2024 507 à laquelle il se référait, qui est relative aux méthodes de travail du Conseil. Le paragraphe 36 de cette note prévoit que, et je le cite, lorsque des États non membres du Conseil sont invités à prendre la parole devant lui, ceux qui sont directement intéressés par l'issue de la question à l'examen peuvent s'exprimer avant ses membres si besoin est-il paraît important de rappeler que la pratique fournit de nombreux précédents de réunions où des États non membres de ce Conseil, mais directement intéressés par la question examinée, sont intervenus avant les membres du Conseil. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants de la République arabe syrienne et de la Turquie à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite Mme Izumi Nakamitsu, haute représentante pour les affaires de désarmement, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. J'appelle l'attention des membres du Conseil sur la lettre du 27 août 2026 adressée à la Présidente du Conseil de sécurité par le Secrétaire général et publiée sous la cote S/2026/698. Et je donne à présent la parole à Mme Izumi Nakamitsu.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs membres du Conseil de sécurité, merci de l'occasion qui m'est donnée d'informer une fois de plus le Conseil de sécurité sur la mise en œuvre de la résolution 2118 du Conseil de sécurité sur l'élimination du programme d'armes chimiques de la République arabe syrienne. Depuis le dernier examen de la question par le Conseil et conformément à la pratique établie, le Bureau des affaires du désarmement a été régulièrement en contact avec ses homologues du secrétariat technique de l'OIEAC concernant les activités relatives à la résolution 2118. Et dans ce cadre, j'ai récemment rencontré la nouvelle directrice générale de l'OIEAC, Mme Sabrina Dalla Fior. Je saisis cette occasion pour rappeler l'étroite coopération entre nos organisations sous sa houlette et pour remercier l'ancien directeur général Arya Cesson, un équipe de l'excellente partenariat. En outre, nous avons maintenu un contact régulier avec la mission de la République arabe syrienne près des Nations unies. Récemment, le 28 août 2026, j'ai rencontré son excellence l'ambassadeur Olabi. Depuis la dernière réunion du Conseil de sécurité sur cette question, l'OIAE et la République arabe syrienne ont continué de réfléchir à la façon d'éliminer tout vestige du programme d'armes chimiques mis au point par le gouvernement précédent. Des progrès significatifs ont pu être réalisés. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, tel que précédemment annoncé, à la suite du changement des autorités en Syrie en décembre 2024, le secrétariat technique de l'OIAS et le nouveau gouvernement syrien se sont efforcés de régler les questions en souffrance relatives à la déclaration initiale présentée par les autorités syriennes précédentes. Comme le secrétariat technique de l'OIAS l'a souligné, les questions en souffrance sont très préoccupantes, puisqu'elles concernent potentiellement de grandes quantités d'agents de guerre chimiques non déclarés ou non vérifiés et des munitions chimiques. Depuis lors, le secrétariat technique de l'Organisation s'est rendu dans les lieux présentant un certain intérêt, a procédé à des entretiens et a prélevé de nombreux échantillons. Ces activités se sont déroulées avec la pleine coopération du gouvernement syrien. qui a mobilisé d'importantes ressources afin de faciliter et de soutenir les déploiements de l'OIEAC. Deux ans plus tard, Monsieur le Président, les efforts collectifs portent leurs fruits. Ces efforts ont pour but d'aborder les questions en souffrance, de déclarer toutes les armes chimiques restantes et de les détruire en vertu du système de vérification du secrétariat technique de l'OIAAC, ce qui prouve l'excellente communication entre le gouvernement syrien et l'OIAAC. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, à la suite du déploiement en mai 2026 de l'OIAAC qui avait conduit à la découverte d'armes chimiques non déclarées, la République arabe syrienne a amendé sa déclaration initiale en juin 2026. La République arabe syrienne a déclaré une installation de production d'armes chimiques supplémentaires, un produit chimique récemment découvert utilisé dans la production d'agents chimiques ainsi que des munitions chimiques vides. Elle a également déclaré deux installations de stockage des armes chimiques ou des matériaux récemment découverts étaient entreposés. En août 2026, une équipe du secrétariat technique de l'organisation s'est déployée en Syrie afin de procéder à une inspection initiale visant à vérifier l'amendement à la déclaration relative à l'une des nouvelles installations déclarées de stockage des armes chimiques. Monsieur le Président, à la suite de ces événements, le Conseil exécutif de l'OIEAC a approuvé lors de sa session de juillet 2026 deux accords d'installation pour les sites d'entreposage à Al Kutafeya et Homs où des armes chimiques récemment découvertes étaient entreposées. Le Conseil exécutif de l'OIEAC a également approuvé un plan détaillé de vérification de la destruction d'armes chimiques de catégorie III dans l'installation de destruction d'armes chimiques d'Al-Kouteifa. Grâce à ces mesures, la République arabe syrienne dispose désormais des accords et des approbations nécessaires pour entamer la destruction sous la vérification du secrétariat technique de l'OIEAC, tel qu'annoncé par la directrice générale de l'OIEAC aux membres du conseil exécutif hier, les activités ont commencé. Monsieur le Président, en août 2026, le secrétariat technique de l'OIEAC a dépêché une équipe en République arabe syrienne chargée de procéder à une inspection afin de vérifier la destruction des armes chimiques de catégorie 3. Et lors de ce déploiement, une équipe d'inspection de l'OIEAC a procédé à des activités de vérification des installations de destruction et des installations de stockage d'armes chimiques au titre de l'article 4. L'OIAE a confirmé que les inventaires correspondaient aux déclarations récentes faites par la République arabe syrienne et a vérifié la destruction irréversible de 42 bombes aériennes. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs membres du Conseil de sécurité, Cette évolution de la situation signifie que pour la première fois depuis 2014, l'OIAAC a vérifié la destruction de munitions chimiques par la République arabe syrienne, tel qu'annoncé par la directrice générale de l'OIAAC. Ce résultat est le fruit d'une étroite coopération entre le gouvernement syrien et le secrétariat technique de l'OIAAC. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, Au cours de sa dernière session, en juillet 2016, le Conseil exécutif de l'OIEAC a salué les progrès récents et a pris la décision de rétablir les droits et privilèges de la République arabe syrienne en vertu de la Convention sur les armes chimiques. Le Conseil exécutif de l'OIEAC a également inviter la République arabe syrienne à poursuivre sa bonne coopération avec le secrétariat technique de l'OIEAC et à accélérer les activités d'identification, de déclaration et de destruction vérifiée de tout vestige d'armes chimiques sur son territoire. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le mois dernier, Nous avons rendu hommage aux victimes des attaques de la Ghouta en 2013. Cette commémoration nous a rappelé l'importance de réaffirmer que l'utilisation d'armes chimiques, que ce soit par qui que ce soit, quelles que soient les circonstances, est intolérable et l'impunité en cas d'utilisation est tout aussi inacceptable. Il est nécessaire que celles et ceux qui ont utilisé des armes chimiques soient identifiés et rendent des comptes. Je l'ai déjà dit, nous sommes à un moment décisif pour le régime de désarmement et de non-prolifération. Il nous faut continuer d'arriver à des résultats très concrets et faire fond sur les réalisations accomplies jusqu'ici au nom des victimes et de notre sécurité collective dans les années à venir. Une fois de plus, j'exhorte les membres du Conseil de sécurité à faire preuve d'unité et à fournir le soutien nécessaire à cet effort sans précédent. Je saisis également cette occasion pour réitérer que les Nations Unies appuient pleinement l'intégrité, le professionnalisme, l'impartialité, l'objectivité et l'indépendance de l'action de l'OIAS. Les Nations Unies sont prêtes à apporter leur concours et à défendre le respect de l'interdiction d'utilisation d'armes chimiques ou que ce soit à quelque moment que ce soit. Je vous remercie.
Merci pour son exposé et je donne maintenant la parole au représentant de la République arabe syrienne.
Merci Monsieur le Président. Qu'il me soit permis de vous féliciter, vous et votre pays, la France, d'assumer la présidence du Conseil de sécurité ce mois-ci. Je vous souhaite un plein succès. Je remercie également Mme Izumi Nakamitsu, Secrétaire générale adjointe aux affaires du désarmement, de son exposé et de sa présence parmi nous aujourd'hui. Tel qu'indiqué par Mme Nakamitsu, je voudrais saisir cette occasion pour remercier M. Fernando Arias, ancien Directeur général de l'OIEAC, d'avoir diriger l'organisation à un moment décisif, notamment vu les changements survenus. J'applaudis également à la nouvelle vision de la nouvelle directrice pour gérer les vestiges du régime d'Assad. Nous comptons coopérer étroitement avec elle et toute son équipe. Monsieur le Président, très chers collègues, je tiens à vous annoncer aujourd'hui un moment historique, l'entame du processus de destruction des matières chimiques retrouvées en Syrie dans le cadre de l'inspection menée par l'OIEAC. Chers collègues, c'est la première destruction depuis que nous avons été libérés de l'ancien régime. C'est également la première fois que l'on détruit des agents chimiques sur le territoire de la Syrie en dix ans. Ce dossier pendant des années était une source de danger pour la Syrie et pour le monde. Mais désormais, ce sera l'illustration même de la diplomatie, de la détermination, de la volonté politique et de la coopération internationale. Voilà ce qu'il est possible de faire sur le terrain. Monsieur le Président, je ne vais pas m'attarder sur les détails des progrès, réalisés. Tous ces détails apparaissent dans le rapport du gouvernement syrien ou de l'organisation. Je ne vais pas non plus rappeler notre position sur la justice. Notre position s'agissant de la responsabilisation ne fera pas l'objet de compromis. Nous poursuivrons sur cette voie, nous renforcerons la coopération internationale afin d'appuyer la justice nationale. Ce sur quoi je voudrais faire porter mon intervention d'aujourd'hui, ce sont deux choses. Premièrement, cette coopération donc vous avez appris aujourd'hui, dépasse les aspects techniques et incarne une transformation politique profonde en Syrie, une volonté de préserver, je dis bien préserver, le système multilatéral. C'est une façon d'envoyer un message. Un État situé au cœur même du Moyen-Orient ravagé par les conflits prend la décision de revenir dans le giron de la communauté internationale en assumant ses obligations et ses responsabilités à un moment où le système international est affaibli, fragmenté. Nous préservons ce système international en agissant dans les actes et pas uniquement dans les paroles. Nous travaillons dans des circonstances éminemment complexes. Les équipes nationales elles-mêmes même si toutes les normes de santé et de sécurité sont respectées, sont exposés à de graves risques du fait de la dangerosité de l'environnement dans lequel ils opèrent. Nous avons pour objectif de protéger le peuple syrien, de sorte que ces armes ne tombent pas entre les mauvaises mains. Toutefois, Monsieur le Président, nous protégeons également le monde et la région par ces mesures, tout site sécurisé, toute munition identifiée, non seulement haut un danger pour la Syrie mais pour le monde entier également. La Syrie, au nom de la communauté internationale, s'apprête à accueillir la première audience judiciaire sur l'utilisation de ces armes pour faire en sorte qu'il n'y ait aucune impunité, car c'est là un pilier fondamental pour éviter toute répétition où que ce soit dans le monde. Ces poursuites judiciaires, nous l'espérons, seront au niveau escompté. Ce que nous faisons sur le terrain préserve les institutions du monde entier et protège la sécurité, et ce, sur un dossier où nous sommes les victimes et non pas les auteurs responsables. La Syrie à ce stade ne ménage aucun effort pour promouvoir la coopération multilatérale internationale et nous comptons que le système international lui aussi assumera ses responsabilités et contrera toute menace pesant sur la Syrie et la région. Ce qui m'amène Monsieur le Président à mon deuxième point. Il est impossible pour nous d'aboutir et de faire aboutir nos efforts pour gérer les matières nucléaires et de faire aboutir les mesures de protection de la Syrie et du monde alors que l'on doit faire face à ceux qui cherchent à saper notre stabilité et la stabilité de toute la région. Vous ne l'ignorez pas, et d'ailleurs cela a été mentionné dans plusieurs rapports, les attaques israéliennes récurrentes ont empêché les activités de destruction Dans certains cas, les activités ont dû être suspendues, les visites annulées, les équipes nationales, les équipes de l'organisation et les sites sécurisés ont été mis en péril. Et nous le disons aujourd'hui clairement devant le Conseil de sécurité, car nous voulons expliquer qu'un tel comportement ne nuit pas qu'à notre sécurité, mais bien à celle de toute la région. La communauté internationale, par conséquent, doit assumer ses responsabilités et doit créer les conditions propices aux mesures que vous avez tous et toutes applaudies. Je le dis très clairement, nous ne pouvons pas garantir la sécurité de la région si notre sécurité est prise d'assaut par Israël et si Israël bafoue la sécurité de l'ensemble de la région et ne respecte pas les traités et conventions dont nous avons parlé. La communauté internationale est convenue de toutes ces mesures, y compris les membres du Conseil de sécurité. Monsieur le Président, nous avons hérité de plusieurs dossiers de l'ancien régime et nous les avons traités avec courage et détermination au nom des hommes et des femmes de Syrie, de la région et du monde. Ce sont des dossiers très complexe. Nous avons respecté le droit, les normes internationales de défense de la sûreté et de la stabilité pour tous et toutes. Nous avons assumé cet héritage qui pourtant n'est pas le nôtre. La communauté internationale, désormais, si elle ne peut nous aider directement, devrait à tout le moins éviter tout ce qui pourrait nous empêcher de mener ses activités en son nom. Merci.
Je remercie le représentant de la République arabe syrienne pour sa déclaration. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole à la représentante des États-Unis.
Merci, Monsieur le Président, et félicitations. À l'occasion de votre présidence, sans doute très chargée ce mois-ci, nous comptons sur le rôle de chef de file de la France. Il nous tarde de travailler avec vous. Madame Nakamitsu, merci de votre exposé. Merci, monsieur l'ambassadeur, de vos remarques. Depuis la dernière réunion sur le sujet en juin, l'OIEC, et son conseil exécutif ont reconnu les grands progrès de la Syrie pour ce qui est des vestiges du dossier chimique syrien. Les États-Unis, aux côtés des autres membres du conseil exécutif, ont approuvé le rétablissement des droits et des privilèges de la Syrie dans le cadre de la CIAC, des droits suspendus depuis 2021, et dans le contexte de l'emploi par l'ancien régime d'armes chimiques. Lors de la même session du Conseil exécutif, nous avons accueilli un nouvel amendement de la part de la Syrie quant à sa déclaration initiale. Comme l'a indiqué le directeur général de l'OIAE, une nouvelle installation de production d'armes chimiques a été présentée pour également des substances neurotoxiques et agents chimiques et deux installations de stockage d'armes chimiques ont été déclarés et des accords de facilitation ont été conclus à cet égard et ainsi de nouveaux matériaux y sont stockés avant leur élimination. Tous ces progrès n'auraient pu être accomplis sans la coopération entre la Syrie et le secrétariat technique et leurs ressources financières et humaines consacrées à ce dossier. Ils ont fait preuve d'une grande détermination pour retrouver tous les vestiges du programme chimique de la Syrie dans des circonstances très difficiles souvent. Nous sommes favorables à l'équipe spéciale Souffle de liberté et nous appelons la Syrie à coopérer avec cette équipe spéciale. La prochaine étape dans le cadre de ce processus sera de vérifier la destruction complète de tous les restes du programme qui ont été retrouvés. A l'heure actuelle, des inspecteurs ont été déployés en Syrie pour vérifier la destruction d'armes chimiques de catégorie 3, notamment 42 bombes aériennes ou encore des roquettes, des missiles qui sont utilisés pour transporter des charges explosives comme ça avait été le cas à Kaïchaïkoun et dans la Ghouta en 2013. Nous attendons avec intérêt le rapport de l'OIAAC pour la première destruction de telles substances depuis 2014 de stocks d'armes chimiques déclarés. Les États-Unis remercient tous ceux qui ont contribué au fonds d'affectation spéciale pour les missions en Syrie, selon le rapport d'août de l'OIEAC, le fonds permettra de couvrir les dépenses pour les opérations 2026 et 2027. Nous encourageons à présent les États membres de l'ONU à envisager de verser des contributions directes aux efforts du gouvernement syrien dans la lutte contre les armes chimiques, alors que la Syrie s'achemine vers un avenir débarrassé des armes chimiques. Nous encourageons également les États membres à aider la Syrie à traduire en justice les auteurs de l'emploi barbare d'armes chimiques. Alors que nous réfléchissons aux progrès remarquables de la Syrie ces derniers temps, souvenons-nous également des victimes et des rescapés d'attaques chimiques du régime Assad, notamment des victimes des attaques de la Ghouta dont nous avons commémoré l'anniversaire le mois dernier. Nous devons veiller à ce que des responsabilités soient établies, c'est essentiel, non seulement pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale, mais c'est également un moyen de rendre hommage aux enfants, aux femmes, aux hommes syriens qui ont péri. Que leur souvenir nous amène à œuvrer à un monde et à une Syrie enfin débarrassée d'armes chimiques. Merci.
Je remercie la représentante des États-Unis pour sa déclaration et je donne la parole représentant de la Fédération de Russie.
Monsieur le Président, avant toute chose, nous avons écouté avec beaucoup d'attention vos explications à la suite de notre déclaration quant à la façon dont se déroule la séance. Et je dois le dire, c'est le moindre des choses que cela ne nous a pas convaincus. Monsieur le Président, nous remercions la haute représentante aux affaires de désarmement, Mme Nakamitsu, pour son exposé. Nous saluons la présence à la présente séance des représentants de la Syrie et de la Turquie. Nous avons pris connaissance du rapport de la nouvelle directrice exécutive, Mme Sabrina Dalli-Afford. Nous lui souhaitons plein succès à ce poste. Nous comptons qu'elle parviendra à dépolitiser les activités de l'organisation et à garantir leur nature purement technique, comme prévu dans le mandat. notamment sur le dossier syrien. Cela permettra de rétablir l'autorité de l'OIAE aux yeux de la communauté internationale. Nous apprécions la coopération constructive entre Damas et le secrétariat technique de l'OIAE sur le dossier chimique syrien. Nous sommes satisfait par la décision prise par consensus au Conseil exécutif en juillet de rétablir les droits et privilèges de la Syrie au titre de la convention sur l'interdiction des armes chimiques. La Russie ne cesse de plaider en faveur d'un règlement rapide des questions en suspens ayant trait à la déclaration initiale de la Syrie sur la CIAC, ce qui permettrait de clore le dossier chimique syrien. Tout cela aurait pu avoir lieu bien plus tôt si le secrétariat technique de l'UAC avait agi de bonne foi, comme prévu dans son mandat et dans les dispositions de la convention. En effet, au cours de dix ans, le secrétariat a politisé, fait traîner artificiellement ce processus en le maintenant à flot comme levier de pression sur les autorités syriennes. Hélas, aujourd'hui, les activités du secrétariat technique n'ont qu'un seul objectif rechercher des éléments entre guillemets cachés du programme chimique militaire de la Syrie afin d'accuser l'ancien gouvernement de crimes chimiques. Nous doutons toujours du fait que les découvertes présentées dans les rapports annuels du directeur exécutif de l'IAAC sont toutes attribuables aux anciennes autorités syriennes. toute déclaration doit se fonder sur des éléments de preuve exacts et vérifiés et nous constatons que ce n'est pas le cas ce qui confirme une fois de plus l'absence de légitimité aux fonctions d'attribution du secrétariat technique l'on ne peut ignorer une réalité objective tout au fil du conflit de grands pans du territoire syrien sont passés à plusieurs reprises sous le contrôle de différents groupes armés je voudrais rappeler que Les nombreux cas d'utilisation de substances chimiques à toxines, de substances militaires toxiques par des groupes extrémistes ou directement par les combattants de l'EIL, les combattants de l'EIL en particulier, possèdent des capacités technologiques et de fabrication. de production de substances chimiques interdites par la CIAC. Cela a été confirmé notamment dans les rapports de l'UNITAD et dans les rapports objectifs de la mission d'établissement des faits de l'OIASC, en particulier pour ce qui est des épisodes à Marea, les 1er et 3 septembre 2015. Les accusations proférées ne peuvent se fonder sur des décisions précipitées prises en octobre 2025 de l'IAC de détruire rapidement sur place en Syrie toute arme chimique découverte. Nous sommes convaincus qu'il est inacceptable de créer des précédents dangereux susceptibles d'entraîner des violations des dispositions de la convention et des modalités d'élimination des armes chimiques. Outre la réputation déjà ternie de l'OIEAC, de telles activités se feraient sous la surveillance du soi-disant groupe de travail international appelé Souffle de Liberté. Nous estimons que ce groupe opère hors du cadre de l'OIAC et ne s'est pas vu confier de fonction de découverte et d'élimination des vestiges du programme chimique syrien et encore moins d'établir les responsabilités pour ce qui est des auteurs de ces attaques d'armes chimiques. La question du dossier chimique, Dans de telles conditions, en dépit des affirmations dans les rapports du directeur général de l'UICQ, quant à des conditions propices pour régler toutes les questions en suspens. nous fait douter. Nous appelons le secrétariat technique de l'UIC à être professionnel. L'incapacité de l'organisation à mener des travaux de qualité ainsi que le refus de principe du secrétariat technique de rectifier ses méthodes de travail constituent le principal problème faisant obstacle à l'atteinte des objectifs de la résolution 2118. Tant que ce déséquilibre n'aura pas été rectifié, on ne pourra pas tourner cette page de l'histoire syrienne.
Je remercie le représentant de la Fédération de Russie pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Somalie.
Merci Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom des A3, à savoir la République démocratique du Congo, le Libéria et mon propre pays, la Somalie. Au nom du groupe, Monsieur le Président, Qu'il me soit permis de vous féliciter à l'occasion de votre présidence au mois de septembre. Nous vous souhaitons plein succès. Nous remercions également la haute représentante aux affaires de désarmement, Mme Nakamitsu, de son exposé. Nous prenons note de la lettre du secrétaire général transmettant le 155e rapport mensuel du directeur général de l'OIEAC. Nous saluons également la participation du représentant permanent de la République arabe syrienne à la présente séance. Merci des informations qu'il nous a communiquées. Monsieur le Président, à l'entame de mon propos, je tiens à réitérer l'engagement sans faille des A3 en faveur de la pleine mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques. Nous condamnons l'utilisation d'armes chimiques par qui que ce soit, où que ce soit, quelles que soient les circonstances. Nous estimons qu'établir les responsabilités de violations si graves n'est pas seulement un devoir juridique, mais également une obligation morale. À cet égard, je voudrais mettre en exergue les quatre éléments suivants. Premièrement, nous nous félicitons de la décision historique prise lors de la 112e session du Conseil exécutif de l'OIEAC, le 9 juillet 2026, rétablissant les droits et privilèges de la République arabe syrienne au titre de la Convention. Cette étape cruciale démontre que la volonté politique et les progrès accomplis ont été reconnus. Nous saluons les autorités syriennes pour leur coopération constructive. en donnant suite à toutes les demandes. Deuxièmement, les A3 reconnaissent la coopération nouée entre la République arabe syrienne et le secrétariat technique. Nous constatons avec satisfaction les amendements apportés par la Syrie à sa déclaration initiale, la découverte de nouveaux matériaux et installations ainsi que les informations actualisées concernant l'examen et l'évaluation des sites sur site. Nous nous félicitons également de l'accueil par la Syrie des équipes du secrétariat, notamment en août 2016, afin de vérifier les installations de stockage et de superviser les activités de destruction. Troisièmement, nous prenons note des approbations fournies lors de la dernière session du Conseil exécutif, notamment les accords sur les sites de stockage d'Al-Qutaïfa et de Homs et le plan détaillé de destruction vérifiée d'armes chimiques de catégorie III à Al-Qutaïfa. Toutes ces mesures démontre des progrès notables vers l'élimination vérifiée des vestiges des armes chimiques. Ceci étant dit, il reste 19 questions en suspens concernant la déclaration initiale. Il est important de faire toute la lumière sur les agents et les munitions non déclarés afin de garantir l'intégrité du processus de vérification. Nous encourageons à poursuivre un dialogue technique robuste pour régler toutes ces questions et pour accélérer la destruction sur site telle qu'énoncée dans la décision EC 110 décision 1. Enfin, nous sommes bien conscients que tous ces progrès sont tributaires des conditions de sécurité dans la région. Nous appelons à nouveau à mettre fin à toute action militaire externe contre le territoire syrien, ce qui met en péril tant les efforts de vérification que la sécurité du personnel. Des ressources suffisantes sont également indispensables au mandat de vérification. Nous reconnaissons le concours prêté par le cadre OIAC-UNOPS et nous soulignons la nécessité de financements prévisibles. Nous exhortons la communauté internationale à recueillir les fonds révisé pour 2026 à hauteur de 9,1 millions de dollars et de 11,3 millions de dollars pour 2027. C'est essentiel pour pérenniser les opérations en cours, mais également pour renforcer les capacités du gouvernement syrien. Pour conclure, les A3 réaffirment leur soutien sans faille à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité, à l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne. Nous sommes convaincus que l'on pourra progresser dans l'élimination des armes chimiques grâce à la coopération internationale, au respect mutuel et à une coopération concrète. Nous encourageons la Syrie et l'OIAS à continuer de faire fond sur l'élan imprimé, à régler toutes les questions en suspens et à clore ce sombre chapitre. Merci.
Je remercie le représentant de la Somalie pour sa déclaration. Je donne la parole à la représentante de la Grèce.
Merci, Monsieur le Président. Permettez-moi de commencer par féliciter la France pour avoir assumé la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de septembre. Je tiens à remercier la représentante permanente du Danemark et son équipe pour la manière dont ils ont conduit les travaux du Conseil au cours du mois écoulé et pour leur engagement tout au long de sa présidence. Je remercie la Secrétaire générale adjointe et haute représentante pour les affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, de son exposé. Je tiens à saluer également la participation du représentant permanent de la République arabe syrienne à cette réunion et je le remercie pour la mise à jour précise. La récente visite du Secrétaire général en Syrie marque une étape importante. Sa présence et ses entretiens sur place annoncent le début d'un nouveau chapitre dans les relations entre la Syrie et les Nations Unies, et plus largement pour l'avenir du pays. Nous espérons que les progrès réalisés dans la transition politique créeront les conditions d'un règlement définitif du dossier des armes chimiques en Syrie.
Monsieur le Président, la décision récente du Conseil exécutif de l'OIEAC de rétablir les droits et les privilèges de la Syrie dans le cadre de la Convention sur les armes chimiques est un moment charnière. Rendons compte des progrès notables accomplis par la Syrie à cet égard. La Grèce réitère son engagement ferme en faveur de la Convention sur les armes chimiques et en faveur de la norme mondiale d'interdiction d'emploi d'armes chimiques par qui que ce soit, où que ce soit, quelles que soient les circonstances. En effet, l'emploi d'armes chimiques constitue une grave violation du droit international et pourrait être constitutif de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Nous appuyons les efforts de la Syrie visant à régler toutes les questions en suspens relatives au programme d'armes chimiques du régime Assad. Nous continuons de dialoguer avec les autorités syriennes compétentes, notamment en leur fournissant assistance et en renforçant leurs capacités. Nous sommes encouragés par certaines avancées depuis notre dernière réunion en juin. Alors que le nouveau gouvernement syrien s'attèle à découvrir des vestiges du programme d'armes chimiques du régime Assad, s'attèle également à sécuriser les matériaux et matériels connexes et à prévenir toute menace pour les civils, nous appelons à un règlement rapide de toutes les questions en suspens. Tout d'abord, nous nous félicitons du fait que les autorités syriennes ont présenté des amendements à la déclaration initiale, notamment des informations concernant une nouvelle installation de production d'armes chimiques, une substance chimique découverte dans la production d'agents neurotoxiques, deux installations de stockage d'armes chimiques et des munitions chimiques vides. Nous nous félicitons également de la conclusion d'accords et d'approbations entre la Syrie et l'OIEAC, ce qui permettra de détruire les armes chimiques déclarées sous la vérification du secrétariat. Nous encourageons le secrétariat technique de l'OIEAC et les autorités syriennes à rester en contact étroit et à donner suite à ces découvertes. En deuxième lieu, nous prenons note du déploiement récent d'équipes de l'OIEAC en Syrie afin de mener une inspection initiale pour vérifier l'amendement à la déclaration initiale de la Syrie sur l'une des installations de stockage d'armes chimiques nouvellement déclarées, ainsi que l'inspection pour vérifier la destruction d'armes chimiques de catégorie 3. Il nous tarde de recevoir les rapports de ces inspections. Troisièmement, nous sommes toujours préoccupés par les 19 questions en suspens de la déclaration initiale de la Syrie, en particulier car, selon le secrétariat technique de l'OIAAC, ces questions en suspens portent sur de grandes quantités d'agents de guerre chimique et de munitions chimiques non vérifiées ou non déclarées. Nous encourageons les autorités syriennes à poursuivre leur coopération constructive avec l'OIAS afin de résoudre toutes les questions en souffrance et d'accélérer les visites de terrain sur les sites suspects et les opérations de destruction. Pour conclure, nous réitérons notre plein appui en faveur de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie et en faveur d'une transition politique pilotée et maîtrisée par les Syriens, inclusive dans le droit fil de la résolution 2254. Nous appelons également à l'unité du Conseil de sécurité en défense de la résolution 2118 et de la norme internationale d'interdiction d'emploi d'armes chimiques. Merci.
Je remercie la représentante de la Grèce pour sa déclaration et je donne la parole au représentant du Panama.
Merci, Monsieur le Président. Nous félicitons le Danemark de sa direction responsable et fructueuse des travaux du Conseil de sécurité le mois dernier. Nous félicitons la France d'assumer la responsabilité de présider le Conseil de sécurité en ce mois de septembre. Soyez assurés de notre coopération et nous sommes convaincus que votre présidence sera couronnée de succès. Nous remercions la Secrétaire générale adjointe et Haut représentant aux affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, de son exposé. Nous saluons la présence des représentants de la République arabe syrienne et de la Turquie, qui nous font l'honneur de leur participation. Alors que nous nous penchons sur le dossier des armes chimiques en Syrie, ne perdons pas de vue que derrière chaque munition, chaque échantillon et chaque installation existe une dimension humaine. Il y a quelques jours, nous avons commémoré le 13e anniversaire de l'attaque chimique contre la Ghouta. Les conséquences de cette attaque continuent de peser sur les rescapés et les proches des victimes qui pâtissent encore et toujours des séquelles sanitaires, psychologiques et sociales. Pour le Panama, cette dimension humaine doit rester au cœur même de tous nos efforts. L'élimination des armes chimiques héritées de l'ancien régime et l'étude de leurs conséquences ne sont pas des questions purement techniques ou juridiques. Elles relèvent d'une responsabilité vis-à-vis des victimes. C'est une condition nécessaire pour empêcher que ces armes soient à nouveau utilisées. Il est donc important de préserver les preuves et de renforcer la coordination entre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, l'OIAAC, et les mécanismes internationaux d'enquête, et ce conformément à leur mandat respectif. De la sorte, l'obligation réditionnelle et la justice pourront progresser comme il se doit sur la base de procédures crédibles, de preuves vérifiables et sur la base du respect du droit international. Pour toutes ces raisons, nous saluons et nous nous félicitons des efforts visant à intégrer le dossier chimique dans les processus plus larges de justice et de réconciliation en Syrie, conformément aux mécanismes pertinents. Les progrès des derniers mois permettent d'entrevoir un point d'inflexion sur le dossier des armes chimiques en Syrie. Pour la première fois depuis des années, les efforts internationaux commencent à se traduire en mesures concrètes pour l'élimination des vestiges identifiés et leur vérification sur le terrain. La coopération entre les autorités syriennes et l'OIEAC a rendu possible la déclaration par la Syrie de nouvelles matières et installations, la création de mécanismes de vérification, la présentation d'amendements à la déclaration initiale et la facilitation des activités du secrétariat technique. En outre, Nous nous félicitons des progrès dans la destruction des armes chimiques récemment découvertes, notamment les accords portant sur la vérification des installations de stockage à Al-Qouteifa et Homs, et les préparatifs en vue de la destruction des bombes aériennes de catégorie III. En outre, il est selon nous essentiel que les activités de vérification se déroulent dans des conditions de sécurité idoines. Et voilà pourquoi nous rappelons que la Syrie doit pouvoir continuer d'avancer sur le chemin de la paix, à l'abri des tensions régionales. C'est une condition sine qua non pour que ces tâches décisives puissent se poursuivre. Monsieur le Président, l'élimination complète et vérifiable du programme d'armes chimiques syrien doit rester un objectif commun à la communauté internationale. Le Panama appelle à préserver l'élan donné à la coopération et à saisir cette occasion pour régler les questions qui restent en souffrance, pour renforcer la confiance et pour jeter les fondements d'un avenir où les armes chimiques ne feront plus partie de la réalité ni du peuple syrien ni de tout autre peuple. Merci.
Panama pour sa déclaration. Je donne la parole à la représentante du Danemark.
Merci, Monsieur le Président. Tout d'abord, je tiens à vous féliciter à l'occasion de votre accession à la présidence et, au nom de toute l'équipe du Danemark, merci beaucoup pour vos propos aimables. Soyez assurés du plein soutien de mon pays au cours de ce mois. Je remercie également la haute représentante Nakamitsu. de son exposé riche en informations et je salue la présence du représentant permanent de la Syrie. Nous avons apprécié de vous entendre au début de la séance. Depuis la dernière réunion sur la Syrie du Conseil, la semaine dernière, le ministre danois des Affaires étrangères s'est rendu à Damas et a rouvert notre ambassade après 14 ans de fermeture. Nous espérons reprendre la coopération avec la Syrie sur de nombreux dossiers, dont le dossier des armes chimiques. Monsieur le Président, il y a 13 ans, la communauté internationale était outrée alors que des roquettes chargées de gaz sarin mortel avaient tué plus d'un millier de civils innocents, dont de nombreux enfants, à Ghouta. Les images de ces attaques effroyables, d'enfants, de personnes âgées, de familles entières tuées par un agent neurotoxique illégal, demeure dans nos esprits encore aujourd'hui. Des responsabilités doivent être établies pour ces criminels. Aujourd'hui, treize ans plus tard, le Conseil doit faire front uni. Nous devons faire appliquer l'interdiction des armes chimiques. Nous devons défendre à tout moment le droit international et la convention sur les armes chimiques. Monsieur le Président, Si le chemin est semé d'embûches, nous avons des raisons d'être optimistes. Ces 18 derniers mois, des progrès notables ont été accomplis. Cela n'aurait été possible sans l'engagement de toute heure du gouvernement syrien. Le rétablissement des droits et des privilèges de la Syrie au Conseil exécutif de l'OIAS en juillet marque une étape cruciale dans la coopération entre la Syrie et l'OIAS et nous nous en félicitons. Nous louons également la coopération resserrée entre la Syrie et l'AIEA sur les questions en suspens concernant les garanties dans le domaine nucléaire. Depuis notre dernière réunion en juin, les militaires syriens ont découvert de nouveaux éléments du programme clandestin d'armes chimiques du régime Assad, des précurseurs et des matériaux chimiques. Toutes ces substances, toutes ces installations doivent être identifiées, enregistrées et détruites conformément aux normes internationales. Nous nous félicitons également du fait que le processus de destruction de certaines substances a maintenant commencé, comme nous l'ont dit Mme Nakamitsu et le représentant permanent de la Syrie. Nous louons la Syrie de respecter les garanties de l'OIAE et devrait clore ce dossier, les 19 questions en suspens. En guise de conclusion, le Danemark appuie pleinement le règlement des 19 questions en suspens. le plus rapidement possible, mais pour cela, il faudra un soutien international fort et continu. Les responsabilités doivent être établies, tous les auteurs d'armes chimiques doivent être traduits en justice. Le Danemark continuera de travailler au sein du Conseil de sécurité avec les partenaires internationaux et la coalition Souffle de liberté menée par la Syrie ainsi que les autorités syriennes afin de permettre à la Syrie de se débarrasser des armes chimiques.
Je vous ai entendu, Danemark, pour sa déclaration et je donne La parole est à la représentante du Royaume du Bahreïn.
Monsieur le Président, tout d'abord, qu'il me soit permis, Monsieur le Président, de vous féliciter d'assumer la présidence du Conseil de sécurité au mois de septembre. vous souhaitons un plein succès dans ses fonctions. Nous remercions également Mme Izumi Nakamitsu, Secrétaire générale adjointe et Haute représentante aux affaires de désarmement, de son exposé sur la mise en œuvre de la résolution 2118 du Conseil de sécurité. Je salue également la participation de notre cher frère, représentant permanent de la République arabe syrienne, et du représentant de la Turquie. lors de cette séance. Monsieur le Président, le Royaume du Bahreïn salue le dernier rapport de l'OIAAC. Ce rapport contient des informations positives et concrètes concernant le dossier des armes chimiques en République arabe syrienne. Nous nous félicitons de la coopération et de la coordination entre le gouvernement syrien et le secrétariat technique de l'OIAAC. ce qui a permis des progrès significatifs lors de la période à l'examen. Nous saluons également les mesures qui ont été prises pour amender la déclaration initiale pour donner des informations sur les installations, les matières, les munitions et faciliter les activités de vérification et d'inspection et pour fournir les informations et les documents pertinents. Nous saluons également les progrès réalisés pour entamer la destruction des bombes aériennes déclarées sous la supervision et la vérification de l'OIEAC. et en vertu des accords passés sur les installations de stockage Al-Qutaifa et Homs. Nous saluons également la décision du Conseil exécutif de l'OIAAC de rétablir les droits et privilèges de la République arabe syrienne à l'OIAAC. Cette décision est le reflet de la reconnaissance par la communauté internationale des progrès réalisés de la coopération constructive entre le nouveau gouvernement syrien et l'OIAAC. Il s'agit là d'une mesure positive qui permettra d'aller de l'avant sur ce volet. Monsieur le Président, nous appuyons pleinement la Convention sur les armes chimiques et nous condamnons l'utilisation de ces armes par qui que ce soit, où que ce soit, quelles que soient les circonstances. Nous rappelons l'importance de l'absence d'impunité de l'obligation réditionnelle. Il nous faut faire fond sur l'élan qui a été donné pour continuer de coopérer avec l'O.I.A.C. afin de régler toutes les questions en souffrance relatives à la déclaration syrienne sur une base technique, professionnelle et objective afin de faire des progrès supplémentaires pour régler totalement ce dossier. À ce sujet, nous saluons les informations et installations offertes aux équipes de l'OIC pour avoir accès au site. En conclusion, le Royaume du Bahreïn rappelle que les progrès consentis et la coopération responsable et constructive entre le gouvernement syrien et l'OIC s'avèrent être une véritable occasion de régler et de clore ce dossier une fois pour toutes. Nous appelons la communauté internationale à continuer d'appuyer la République arabe syrienne et l'OIEAC qui s'efforcent ensemble de contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité de la Syrie et de l'ensemble de la région. Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je remercie la représentante du Bahreïn pour sa déclaration et je donne la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Merci, Monsieur le Président. Tout d'abord, je félicite la France d'assumer la présidence en ce mois de septembre et je remercie également le Danemark de leur excellente direction des travaux du Conseil de sécurité au mois d'août. Je remercie la haute représentante, Mme Kamitsu, de son exposé et je souhaite la bienvenue aux représentants de la République arabe syrienne et de la Turquie lors de la présente séance. À l'instar de mes Après opinant qu'il me soit permis de remercier le directeur général sortant de l'OIAAC, M. Arias, de sa direction ces huit dernières années, nous souhaitons également la bienvenue à Sabrina Daléafar avec laquelle nous nous réjouissons de travailler. Chers collègues, la Syrie a fait d'importants progrès pour démanteler le programme d'armes chimiques du régime d'Assad. Mais commençons par nous rappeler pourquoi ces travaux sont importants. Le mois dernier, nous avons commémoré l'anniversaire de l'attaque contre la Ghouta en 2013, nous nous souvenons et nous rendons hommage aux plus de 1400 hommes, femmes et enfants tués lorsque le régime d'Assad a utilisé l'agent neurotoxique sarin contre sa propre population. L'utilisation de ces armes représentait une grave violation du droit international, l'un des chapitres les plus sombres du conflit syrien. Le Royaume-Uni poursuivra ses efforts pour que des comptes soient rendus et que les auteurs de ces agissements soient traduits en justice. Ces derniers mois, la Syrie a fait des progrès supplémentaires. Aux côtés de l'OIEAC, elle a pris des mesures afin d'identifier et de déclarer les vestiges des munitions et matières. En juillet, le Conseil exécutif de l'OIEAC a rétabli les droits et privilèges de la Syrie en vertu de la Convention sur les armes chimiques. Le Royaume-Uni a été fier d'être coauteur de cette importante décision. Une décision qui illustre la confiance de la communauté internationale vis-à-vis de la coopération de la Syrie. C'était une étape, ce n'est pas l'aboutissement de nos travaux. Nous continuerons de travailler avec la Syrie pour parvenir à la destruction complète et vérifiée des armes chimiques. de l'ère Assad et pour parvenir à la pleine mise en œuvre des obligations en vertu de la convention sur les armes chimiques. Nous saluons l'annonce faite par l'OIEAC de la vérification de la destruction mécanique des munitions chimiques en Syrie. La première fois depuis 2014, le Royaume-Uni est fier de jouer un rôle décisif dans le cadre de ces efforts. Depuis décembre 2024, nous avons alloué plus de 4,7 millions de dollars au fonds d'affectation spéciale de l'OIEAC pour la Syrie. Nous avons également Premier financement de 9,5 millions de dollars de financement supplémentaire bilatéral pour les efforts de destruction menés par la Syrie. Nous restons très attachés au groupe de travail Breath of Freedom. En rassemblant la Syrie, les partenaires internationaux et l'OIAC, ce groupe de travail préserve l'élan, mobilise les connaissances techniques et permet des progrès pratiques pour éradiquer les armes chimiques en Syrie. Des progrès sur le volet de la destruction doivent aller de pair avec des progrès sur le volet de l'application du principe de responsabilité. Nous sommes déterminés à appuyer le mécanisme d'enquête de l'OIAC et ceux qui ont utilisé les armes chimiques dans le régime d'Assad doivent être identifiés et rendre des comptes, les victimes et les rescapés de ces attaques, y compris à la Ghouta. méritent la vérité, la justice et l'application du principe de responsabilité. Monsieur le Président, les progrès de la Syrie méritent d'être reconnus et de bénéficier du soutien de la communauté internationale. Ces progrès doivent conduire à la destruction complète et vérifiée du programme d'armes chimiques du régime d'Assad. Il faut garantir la vérité, la justice et La reddition de comptes pour les victimes, les armes chimiques n'ont pas leur place, ni en Syrie, ni ailleurs. Merci.
Le Royaume-Uni pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Chine.
Monsieur le Président, je félicite la France d'assumer la présidence du Conseil ce mois-ci. La délégation chinoise coopérera pleinement avec vous et vos collègues. Je saisis cette occasion pour féliciter le Danemark de son travail lors de sa présidence le mois dernier. Je remercie la Haut-Représentante Nakamitsu de son exposé et je salue la présence des représentants permanents de la Syrie et de la Turquie lors de la présente séance. Depuis un certain temps, le gouvernement de transition syrien assume ses obligations en vertu de la Convention sur les armes chimiques à renforcer son personnel, à coopérer activement avec le Secrétariat technique de l'OIEAC. Depuis octobre de l'année dernière, la Syrie a repris les rapports mensuels et a présenté récemment des amendements à la déclaration. Nous nous en félicitons. Nous comprenons bien la volonté de la Syrie de rétablir ses droits au regard de la Convention et nous avons rejoint le consensus à la décision du Conseil exécutif de l'OIEA à ce sujet lors de sa 112e session. Nous saisissons cette occasion pour renforcer le dialogue et la coopération avec le secrétariat technique pour garantir la mise en œuvre de la Convention pour déterminer le plus rapidement possible l'inventaire de toute substance chimique restant en Syrie et pour les détruire complètement, informer rapidement les États parties des progrès, veiller à ce que la destruction soit conforme aux normes de vérifiabilité et d'irréversibilité et pour parvenir à des conclusions qui résisteront à l'épreuve de l'histoire. La fonction de responsabilisation de l'équipe d'enquête dépasse le mandat de la convention, la création de ce mécanisme est controversé. Le mécanisme a politisé l'OIAE, sapé son autorité et son efficacité. Rétablir le caractère technique de l'OIAE est une condition décisive pour régler la question des armes chimiques en Syrie. À la fin du mandat relatif à la série, le mécanisme devrait être supprimé. Le mandat sur l'application du principe de responsabilité ne devrait pas être élargi ou confirmé pour éviter toute division ou confrontation supplémentaire. Le secrétariat technique doit pleinement respecter le mandat au regard de la convention. garantir une position impartiale, objective, basée sur des faits et aborder toute allégation d'utilisation d'armes chimiques conformément à la Convention. Le secrétariat technique doit respecter l'esprit et la lettre de l'initiative 1980 pour améliorer la qualité et l'efficience, renforcer la qualité et la pertinence de ses rapports. mensuels et éviter de répéter des contenus préexistants et accroître la transparence de ses travaux. Monsieur le Président, la question des armes chimiques syriennes est à l'examen depuis plus de dix ans et Toutes les parties souhaitent clore ce dossier. Nous soutenons la Syrie dans sa transition politique sur la base d'un processus contrôlé, dirigé par les Syriens, en éliminant les causes profondes du conflit, en promouvant la réconciliation interne, en concentrant les ressources sur le développement et en écrivant un nouveau chapitre de réconciliation et de reconstruction nationale. En vertu de la convention et de ses annexes, les États parties ont pour responsabilité de prendre des mesures en cas d'armes chimiques soupçonnées sur leur territoire pour éviter tout risque de prolifération. Le gouvernement de transition devrait tirer les enseignements de la destruction non autorisée et devraient garantir la formation, la supervision et le contrôle appropriés. Ils devraient créer des mécanismes de pare-feu interne pour éviter qu'un personnel non autorisé n'ait accès à des matières chimiques dangereuses pour éviter que de tels incidents ne se répètent. À la lumière des activités terroristes qui perdurent en Syrie, le gouvernement de transition syrien devrait rester vigilant. et devrait prendre des mesures concrètes et devrait lutter de façon déterminée contre toutes les organisations terroristes inscrites sur les listes du Conseil de sécurité et devrait empêcher les terroristes d'acquérir des produits chimiques dangereux, des armes chimiques et des technologies sensibles. Enfin, la Chine, une fois de plus, soutient la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous sommes opposés à l'utilisation d'armes chimiques par qui que ce soit, quelles que soient les circonstances et quel que soit l'objectif. Quiconque utilise des armes chimiques devrait faire l'objet d'une condamnation universelle. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la Chine pour sa déclaration et je donne la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, Monsieur le Président, et je vais aussi commencer par adresser nos vives félicitations à la France en ce début de présidence du Conseil pour le mois de septembre. Donc ma délégation vous souhaite toute la réussite et vous pouvez compter sur notre soutien. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier le Danemark de la remarquable façon dont il a mené les travaux du Conseil le mois dernier. Je remercie la représentante aux affaires de désarmement, Mme Nakamitsu. de son exposé circonstancié ainsi que la directrice générale de l'OIEAC de son rapport et je salue la participation du représentant permanent de la République arabe syrienne et je le remercie de son actualisation. Monsieur le Président, la transition politique en Syrie a été véritablement impressionnante et l'illustration la plus frappante est sans doute celle du dossier des armes chimiques, un domaine où la Syrie, sous le régime brutal d'Assad, qui avait pendant longtemps été le pire exemple, s'est transformée en un exemple de coopération transparente et constructive avec la communauté internationale dans une tentative d'éradiquer tous les restes d'armes chimiques dans le pays en exigeant des personnes responsables qu'elles rendent des comptes. La quête de justice pour les victimes et les rescapés fait partie intégrante de la transition et du relèvement de la Syrie, comme cela a été dit il y a quelques semaines lors de la commémoration des attaques chimiques atroces contre les civils, les femmes et les enfants à la Ghouta. Monsieur le Président, l'engagement de la Syrie est illustré par de nombreuses enquêtes nationales en coopération avec les partenaires internationaux, à l'instar de l'ONU et de l'OIEAC. Le travail important mené par l'OIEAC sur le terrain par le truchement de son secrétariat technique en coopération avec les autorités syriennes ne peut être sous-estimé. Nous avons d'ores et déjà vu les résultats significatifs et les nouvelles déclarations d'armes chimiques et d'installations préalablement non déclarées ainsi que de nombreuses informations qui seront analysées. Nous saluons l'amendement à la déclaration initiale de la Syrie et le déploiement du secrétariat technique, ces efforts, permettent des progrès, mais un soutien régional et international supplémentaire est nécessaire afin d'éliminer toute trace du programme d'armes chimiques du régime Assad. Le groupe de travail Breath of Freedom est une plateforme importante pour y parvenir et nous applaudissons le rôle de la Syrie pour coordonner ces efforts. La décision récente du Conseil exécutif de l'OIAS de rétablir les droits et privilèges de la République arabe syrienne en vertu de la convention représente un succès bien mérité des autorités syriennes et vient rappeler à juste titre l'importance de respecter les normes internationales. Les États parties à la Convention doivent respecter cette norme essentielle d'une interdiction totale et complète des armes chimiques et reconnaître que l'utilisation d'armes chimiques est totalement inacceptable. D'autres décisions importantes relatives à la Syrie ont également été adoptées par le Conseil exécutif, notamment sur le plan de destruction d'armes chimiques relevant de la catégorie 3, ce qui montre la confiance vis-à-vis des capacités croissantes des autorités syriennes. Monsieur le Président, les efforts concrets menés par les experts syriens sur le terrain sont assortis des efforts du pays sur le plan international. La demande de rejoindre le partenariat international contre l'impunité dans l'utilisation des armes chimiques en est l'illustration. Nous saluons le respect par les autorités syriennes des normes de non-prolifération, outre la convention, à une époque où les menaces La non-prolifération nucléaire se multiplie. La Syrie a proposé des informations sur la matière nucléaire qui n'était pas déclarée par le régime Assad. La coopération immédiate avec l'AIEA s'en est suivie et nous nous sommes félicités de voir qu'il y a eu un accord sur les mesures concrètes visant à placer ces matières sous les garanties de l'Agence conformément aux accords de garantie du TNP. Et nous attendons avec intérêt l'évolution de cette situation. En conclusion, nous appuyons pleinement l'objectif commun, une Syrie sans armes chimiques et sans utilisation d'armes chimiques par qui que ce.
Soit ou que ce soit.
Merci. Merci, Monsieur le Président. Félicitations d'assumer la présidence, soyez assurés de notre plein et entier soutien et coopération. À notre tour, nous souhaitons très sincèrement remercier le Danemark de la remarquable façon dont ils ont mené la présidence le mois dernier. Je remercie Mme Izumi Nakamitsu de son exposé. Nous saluons la participation des représentants de la Syrie et de la Turquie. Lors de cette séance, nous avons pris bonne note de la déclaration du représentant permanent de la Syrie. Nous nous félicitons de l'élan qui a été donné dans l'examen du dossier chimique syrien. Cette approche constructive du nouveau gouvernement et leur coopération avec le secrétariat technique de l'OIEAC créent la possibilité de faire des progrès sur des questions qui depuis des années n'avaient pas été réglées. L'évolution de la situation lors de la période de l'examen est prometteuse. Nous prenons bonne note des deux communications de la République arabe syrienne, y compris l'examen des sites pouvant avoir été associés à des activités d'armes chimiques, tel que l'avait indiqué le secrétariat technique, ainsi que la première évaluation les nouvelles installations de stockage. Voilà qui montre la volonté des autorités syriennes de coopérer avec le Secrétariat. Nous saluons également le dernier rapport mensuel des autorités syriennes concernant les activités survenues sur son territoire en lien avec la destruction des armes chimiques et des installations de production d'armes chimiques. Voilà qui prouve que le gouvernement est déterminé à aborder une question qui a hanté la conscience de la communauté internationale depuis des années. Monsieur le Président, Tel que cela a été indiqué, 19 des 26 questions en souffrance concernant la déclaration initiale de la Syrie restent à régler. Nombre de ces questions sont complexes et nous nous félicitons de voir que l'actuelle coopération entre le gouvernement syrien et le secrétariat technique crée un environnement plus propice pour aborder toutes ces questions. Nous comptons que cette participation et coopération seront fructueuses. Alors que progressent ces travaux, le soutien international suffisant reste décisif. Les autorités syriennes continuent de faire face à des difficultés institutionnelles, techniques, en termes de capacité pour gérer ces vestiges du programme. La communauté internationale devrait compléter les efforts de la Syrie et coopérer aux mesures de renforcement des capacités pour que le processus puisse progresser correctement. Tout aussi important, un environnement où ce travail technique peut se faire en toute sécurité et sans perturbation aucune. L'instabilité, l'occupation du territoire syrien et les frappes militaires contre les sites et installations syriennes ne font que compliquer l'action du gouvernement et de l'OIAAC. Le Pakistan réitère son plein et entier soutien envers la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. Monsieur le Président, le Pakistan reste fermement opposé à l'utilisation d'armes chimiques par qui que ce soit, où que ce soit et quelles que soient les circonstances. Nous accordons une grande importance à la Convention sur les armes chimiques, pierre angulaire du dispositif mondial de désarmement, et nous sommes favorables à sa mise en œuvre totale, concrète, sans discrimination. Les efforts consentis par le gouvernement syrien méritent d'être reconnus et salués. Il faudra renforcer la coopération et la confiance entre la Syrie et le secrétariat technique de l'OIASC. Nous comptons sur une coopération continue, le soutien de la communauté internationale et des vérifications techniques indépendantes qui permettront progressivement de régler les questions en souffrance et nous permettront à terme de clore le dossier. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Pakistan pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Colombie.
Monsieur le Président, Permettez-moi de vous féliciter d'assumer la présidence du Conseil de sécurité ce mois-ci. Je vous souhaite un plein succès. Soyez assurés de notre soutien au cours de ce mois. Je salue également le Danemark qui a mené nos travaux au mois d'août. Je le remercie de son rôle de chef de file. Nous remercions la haute représentante Izumi Nakamitsu de son exposé. Nous saluons également la présence des représentants permanents présents aujourd'hui. Sur la base de l'information qui nous a été présentée, je voudrais mettre en avant les éléments suivants. Tout d'abord, la Colombie se félicite des progrès mentionnés dans le rapport de l'OIEAC. Le gouvernement de transition est prêt à coopérer avec l'Organisation, nous nous en félicitons. Cela a permis de rajouter des informations dans la déclaration syrienne, de vérifier des installations récemment découvertes et cela vaut la peine d'être souligné, de préparer la destruction des matières chimiques sous supervision internationale. Autant de mesures qui sont une importante occasion de faire toute la lumière une fois pour toutes sur la portée du programme chimique du régime. précédents et pour renforcer le respect des obligations découlant de la Convention sur les armes chimiques. Et dans ce contexte, nous appelons à la poursuite d'un dialogue ouvert continu entre la Syrie et l'OIEAC. En outre, il est capital que la communauté internationale continue d'apporter un soutien financier, technique et logistique pour que l'Organisation puisse pleinement s'acquitter de ses mandats de vérification, d'inspection et d'assistance sur le terrain. Deuxièmement, mon pays constate qu'il y a encore des défis de taille qui méritent une attention prioritaire. La Colombie souligne l'importance de préserver les sites, les matières, les informations pertinentes aux enquêtes en cours. Les efforts destinés à identifier, déclarer et éliminer tout vestige d'armes chimiques représente une condition sine qua non pour prévenir de futurs risques, pour renforcer la confiance internationale et pour accompagner la stabilisation du pays. Troisièmement, ma délégation prend bonne note des rapports 154 et 155 où il est dit que les problèmes de sécurité continuent de nuire à certaines opérations de l'OIAS. Le report de plusieurs visites ou enquêtes montre qu'il est nécessaire de disposer d'un environnement plus favorable pour que se déroulent les activités de vérification et d'établissement des faits telles que prévues par l'organisation. Et en ce sens, nous appelons toutes les parties concernées à garantir des conditions de sécurité appropriées, à garantir un accès opportun, sécurisé et sans entrave au personnel de l'OIEAC afin de lui permettre de s'acquitter de son mandat. En conclusion, Monsieur le Président, Mon pays salue l'action de l'OIAE et condamne une fois de plus et sans équivoque l'utilisation d'armes chimiques par quelque acteur que ce soit, quelles que soient les circonstances. L'élimination complète et vérifiable de ces arsenaux ainsi que toute information sur leur utilisation passée reste indispensable afin de renforcer les efforts de la Syrie de contribuer à la paix et la sécurité internationale. Merci.
Je remercie le représentant de la Colombie pour son intervention. Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la France et je remercie la haute représentante pour les affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, pour son exposé. Je salue également la participation du représentant permanent de la Syrie à cette réunion et le remercie pour sa déclaration. Il y a quelques jours, le 21 août, nous commémorions le 13e anniversaire du massacre de la Ghouta orientale, lors duquel le régime de Bachar al-Assad utilisa du gaz sarin contre sa propre population. La lutte contre les armes chimiques est un devoir vis-à-vis des victimes de ces armes inhumaines autant qu'une question d'ordre international. La France se tient aux côtés des nouvelles autorités syriennes et du peuple syrien dans leurs efforts pour conduire une transition politique vers une Syrie libre, stable et souveraine. Le président de la République l'a affirmé les 6 et 7 juillet derniers lors de sa visite en Syrie, qui a ouvert un nouveau chapitre des relations franco-syriennes. Parmi les priorités de ce nouveau chapitre figure l'engagement de nos deux pays à combattre l'impunité de ceux qui ont perpétré l'utilisation d'armes chimiques et à œuvrer à l'élimination complète de ces armes et programmes. A ce titre, nous appuyons la demande déposée par la Syrie pour rejoindre le partenariat international contre l'impunité d'utilisation des armes chimiques. Nous soutenons également la Syrie dans sa coopération avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Au cours des derniers mois, la Syrie et l'OIAA ont accompli des progrès dans le recensement des restes du programme chimique de la période Assad et dans la préparation de leur destruction sûre et vérifiée. Nous saluons en particulier la transmission par la Syrie d'amendements visant à actualiser sa déclaration nationale sur son programme chimique, les récents déploiements des équipes de l'OIAAC pour visiter les sites nouvellement découverts et déclarés par la Syrie, et la finalisation d'un plan pour la destruction de bombes aériennes chimiques. Chaque découverte, nous fait mesurer l'ampleur des violations par le régime Assad des traités d'interdiction des armes de destruction massive et illustre la nécessité de l'effort accompli avec le soutien plein et entier des autorités syriennes pour parvenir à l'élimination de ces programmes. Il s'agit d'avancées concrètes qui démontrent la volonté de la Syrie de se conformer à ses obligations. Ces progrès ont justifié que le dernier Conseil exécutif de l'OIAE restitue à la Syrie ses droits et privilèges d'État partie à la Convention d'interdiction des armes chimiques. La France a coparrainé cette décision et se réjouit de son adoption. Nous encourageons la Syrie à poursuivre sa coopération pleine et entière avec l'OIAAC, condition indispensable de l'élimination complète et vérifiée de son programme chimique. Pour parvenir à cet objectif, les besoins demeurent immenses, comme le rappelle le dernier rapport de la directrice générale de l'OIAAC. Le ministre des Affaires étrangères français a indiqué à la directrice générale, lorsqu'il l'a rencontrée la semaine dernière, que la France restera mobilisée pour apporter à l'OIAAC et à la Syrie le soutien politique, technique et financier nécessaire à la conduite de leurs actions. Le bon accomplissement de ce programme d'élimination participe de la politique de réintégration de la Syrie dans son environnement régional et dans la communauté internationale, priorité des nouvelles autorités syriennes, que ce Conseil, que tous les pays de la région et que la communauté internationale doivent continuer à appuyer activement. Je reprends à présent mes fonctions de président du Conseil et je donne la parole au représentant de la Turquie.
Merci, Monsieur le Président. D'emblée, je tiens à vous féliciter à l'occasion de votre présidence du Conseil de sécurité. Je vous souhaite plein succès. Mes remerciements s'adressent également à la haute représentante, Madame Nakamitsu, pour son exposé circonstancié. Monsieur le Président, le dossier des armes chimiques syriennes demeure un triste héritage de l'ère Assad. Mais nous avons aujourd'hui de bonnes raisons d'être optimistes. Le gouvernement syrien a fait montre de sa détermination à prendre à bras le corps cet héritage en coopération étroite avec la communauté internationale. À cet égard, nous saluons la décision adoptée par le Conseil exécutif de l'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques en juillet visant à rétablir les droits et les privilèges de la Syrie au sein de l'Organisation. Cette décision importante a été rendue possible par l'engagement du gouvernement syrien à s'acquitter de ses obligations en vertu de la CIAC ainsi que des mesures concrètes prises pour coopérer avec le secrétariat technique de l'OIAS. Nous félicitons le gouvernement syrien et reconnaissons les efforts personnels de l'ambassadeur Olabi. qui a joué un grand rôle dans cette percée. Nous sommes intimement convaincus que des progrès pérennes sur le dossier des armes chimiques peuvent être accomplis grâce à une coopération graduelle concrète bien coordonnée avec la Syrie, en tenant compte de la réalité sur le terrain. À cet égard, nous continuons de contribuer à l'équipe spéciale Breath of Freedom, appuyant le gouvernement syrien dans le renforcement de ses capacités techniques et logistiques. Nous sommes encouragés de voir la Syrie avancer résolument sur cette voie et nous saluons le professionnalisme, le dévouement et les efforts inlassables du Secrétariat technique de l'OIAS et de ses équipes sur le terrain. Dans ce contexte, nous saluons l'accord conclu entre les autorités syriennes et le Secrétariat technique, sur un plan détaillé de vérification de la destruction d'armes chimiques de catégorie 3 à l'installation de destruction d'armes chimiques d'Al-Qatayfah, ainsi que l'approbation de ce plan par le Conseil exécutif de l'OIEAC. Nous saluons également deux autres accords permettant la vérification systématique des installations de stockage d'armes chimiques d'Al-Qatayfah et de Homs. Nous nous félicitons également du déploiement d'une équipe du secrétariat technique en Syrie afin de mener une inspection visant à vérifier la destruction d'armes chimiques de catégorie 3. Il nous tarde de recevoir son rapport sur cette inspection. Monsieur le Président, force est de constater les défis colossaux associés à l'identification, à la sécurisation et à la préparation des matériaux chimiques pour leur destruction. Le temps nécessaire à ce processus est dû notamment à la nature clandestine du programme d'armes chimiques de l'ancien régime et aux difficultés prendre la mesure de toute son ampleur et ces difficultés sont accentuées par les frappes aériennes israéliennes prenant pour cible de potentiels sites liés aux armes chimiques à la suite de la chute de l'ancien régime. De tels agissements représentent des risques graves. En effet, des matériaux dangereux pourraient être rejetés dans l'atmosphère, tout comme la population civile pourrait être mise en danger aux alentours. Des éléments de preuve pourraient également être détruits, d'où la nécessité d'établir les faits et de garantir l'établissement de responsabilités pour les attaques chimiques passées. En dépit de toutes ces difficultés, la Turquie continuera de contribuer aux efforts visant à renforcer l'état de préparation et les capacités techniques de la Syrie pour se mettre en conformité avec les normes de l'EIAC. À cet égard, il nous tarde de participer à la prochaine réunion de l'équipe spéciale Breath of Freedom à La Haye la semaine prochaine. Monsieur le Président, En faisant fond sur les progrès sur le dossier chimique syrien, nous sommes ravis de constater que la Syrie renforce sa coopération avec l'AIEA sur le dossier nucléaire. Tout cela démontre que la Syrie souhaite s'acquitter de ses obligations internationales en matière de non-prolifération. Ces nouveaux faits démontrent également qu'une coopération constructive, qu'un soutien international ferme peuvent porter leurs fruits. Ces efforts doivent donc se poursuivre. En guise de conclusion, Nous redisons notre plein appui en faveur des efforts pilotés et dirigés par les Syriens sur le dossier des armes chimiques. Nous encourageons tous les États membres à appuyer ces efforts. Notre objectif collectif doit demeurer limpide: clore une fois pour toutes ce triste chapitre, débarrasser la Syrie de ses armes chimiques. Merci.
Je remercie le représentant de la Turquie pour sa déclaration. Il n'y a plus d'orateur inscrit, d'oratrice ou d'orateur inscrit sur la liste. La séance est levée.