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Bonjour à tous. La 10 230e séance du Conseil de sécurité est ouverte. L'ordre du jour provisoire de la présente séance est: la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite le représentant d'Israël à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Je propose que, conformément aux dispositions de son règlement intérieur provisoire et à la pratique établie en la matière, le Conseil invite l'Observateur permanent de l'État observateur de Palestine auprès de l'Organisation des Nations Unies à participer à la présente séance. Puisqu'il n'y a pas d'objection, il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les intervenants suivants à participer à la présente séance: M. Rami Zaalakbarov, coordonnateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, coordonnateur résident et coordonnateur de l'action humanitaire des Nations unies; M. Mao Zinon, militant pour la paix, codirecteur général d'Interact International et coauteur de « La Paix est notre avenir ainsi que Monsieur Aziz Abou-Sarah, militant pour la paix, co-directeur général d'Interact International et co-auteur de "La Paix est notre Avenir". Il en est ainsi décidé. Je souhaite la bienvenue à nos brieffeurs et aux représentants d'Israël et de la Palestine. Et le Conseil de sécurité va maintenant aborder l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne la parole à M. Alakbarov.
Monsieur le Président, excellence. Notre exposé d'aujourd'hui porte sur le 39e rapport du Secrétaire général sur la mise en oeuvre de la résolution 2334 du Conseil de sécurité de 2016, en allant de 13 juin à 18 septembre. La résolution 2334 du Conseil de sécurité prie Exael d'immédiatement et complètement cesser toutes les activités.
De colonies de peuplement dans les territoires.
Palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et de pleinement respecter ses obligations juridiques en la matière. Les activités de colonies de peuplement se sont malgré tout poursuivies à un niveau intense.
Pendant la période à l'examen, Israël a approuvé 4 775 unités de logement en Cisjordanie, 3 500 à Jérusalem-Est. Le ministère du Logement a publié des appels d'offres pour près de 2 200 unités de logement en Cisjordanie, y compris pour 1 234 unités de logement dans la zone E1, Jérusalem-Est. Le 14 juillet, le ministre des Finances a annoncé qu'Israël avait approuvé la création de nouvelles colonies de peuplement au nord de la Cisjordanie. Le cabinet de sécurité israélien avait alloué 1,3 milliard de shekels, environ 430 millions de dollars, à l'implantation d'unités de logement dans une douzaine de colonies en Cisjordanie. Des structures temporaires ont été créées à Kadim après l'approbation par le cabinet en décembre 2025. Le 31 août, certaines familles se seraient déplacés dans des nouvelles colonies de peuplement approuvées par le cabinet en mars 2026. Les forces de défense israéliennes ont ordonné la confiscation de terres privées à proximité du sud de Jénine pour construire une route. reliaient les colonies récemment approuvées. C'est la première confiscation de terres destinées à l'infrastructure de colonies de peuplement. Les démolitions et confiscations de structures palestiniennes se sont poursuivies faute de permis de construction israéliens pratiquement impossibles à obtenir pour les Palestiniens. Les forces israéliennes ont démoli ou forcé à la démolition de 536 structures en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, déplaçant 736 personnes, y compris 300 44 enfants. L'expulsion des Palestiniens de leur logement à Jérusalem-Est s'est poursuivie le 12 août 2026. La municipalité de Jérusalem a démoli la maison d'un Palestinien et a déplacé une famille de huit personnes de force. Le foyer palestinien avec neuf personnes, y compris un enfant, a été expulsé après une décision de justice. en faveur de l'organisation de colons. Les colons ont ensuite pris possession de parties du bâtiment. M. le Président, la résolution 2334 du Conseil de sécurité appelle à des mesures immédiates afin de prévenir tous les actes de violence contre les civils, y compris les actes de terrorisme et de provocation et de destruction. Les violences contre les civils se sont poursuivies. rythme élevé. Le cessez-le-feu à Gaza reste extrêmement fragile alors que les forces de défense israéliennes poursuivent leurs opérations le long de la ligne jaune, y compris en procédant à des bombardements. Les frappes aériennes ont continué contre des zones densément peuplées à l'ouest de la ligne jaune. D'après le ministère de la Santé, 360 Palestiniens auraient été tués et 1 100, y compris des femmes et des enfants, auraient été blessés pendant la période de l'examen. 1 386 Palestiniens auraient été tués depuis octobre 2025 et le début du cessez-le-feu. y compris 300 enfants, 100 femmes et 4 784 personnes auraient été blessées, d'après des sources israéliennes. Il n'y a pas eu de victimes israéliennes à Gaza pendant la période à l'examen. Plusieurs soldats des forces de défense israéliennes auraient été blessés pendant les opérations. militaire en Cisjordanie, 32 Palestiniens, y compris neuf enfants, ont été tués pendant une opération des forces de sécurité israéliennes, pendant des échanges de tirs, des attaques de salon et autres incidents. Trois ont été tués par des frappes aériennes et 22 par des munitions. 633 Palestiniens, y compris 91 enfants, ont été blessés par les forces israéliennes ou les colons, deux dans une frappe aérienne, 93 après avoir inhalé des gaz. et d'autres ont parlé de tirs. D'après les sources israéliennes, deux membres des forces israéliennes ont été tués par des Palestiniens. 49 Israéliens ont été blessés par les Palestiniens. D'après le service pénitentiaire israélien, en septembre 2025, Israël détient 9 329 Palestiniens et des détenus pour des raisons de sécurité. 3176 sont sous le coup de détention administrative et 1393 Palestiniens sont des combattants illégaux. Le 17 août, les opérations des forces à Tulkarm et Kabatiyeh, au sud de Jenin, ont provoqué des déplacements, des dégâts à l'infrastructure civile et des détentions de masse à Kabatiyeh. Les forces israéliennes ont fouillé plus d'une centaine de logements et détenu plus de 60 Palestiniens, y compris deux femmes, certains détenus auraient été attaqués pendant les interrogatoires. La plupart ont été ensuite libérés. Le 28 août, une frappe de drone israélien contre un bâtiment à Jenin a tué trois Palestiniens. Les forces israéliennes auraient empêché la Société du Croissant-Rouge d'atteindre le bâtiment, détenu deux membres du personnel de secours et confisqué le matériel d'une ambulance. Les trois camps de réfugiés à Jenin, Tulkarm et Nosham restent vides et plus de 3 000 de leurs résidents restent déplacés. dans le cadre du plus long déplacement en Cisjordanie depuis 1967. La violence des colons a atteint des niveaux sans précédent, souvent en présence de forces israéliennes pendant la période de l'examen. Des centaines d'attaques de colons ont endommagé les biens, ont tué 11 Palestiniens et ont blessé 430 Palestiniens, y compris 115 par les forces israéliennes. Déplacés 344 Palestiniens dans 17 communautés. Le 5 juillet, au moins 100 colons ont attaqué Al-Uban al-Sharqiye, Naplouse, endommageant des logements et des entreprises palestiniens. Le 21 août, Un garde et un colon armé ont ouvert le feu pendant une attaque près du village de Sair, à Hébron, tuant un enfant palestinien et blessant un autre Palestinien. À Qusra, trois familles palestiniennes ont été confinées dans leur logement et harcelées, privées de denrées alimentaires, alors que les colons israéliens et les forces israéliennes restent dans la zone après La création d'un poste avancé pendant la période de l'examen, 3 communautés palestiniennes ont été dépeuplées.
Après la violence de colons.
Le nombre de communautés pleinement déplacées atteint 49. Depuis janvier 2023, des mesures ont été prises par les responsables israéliens pendant la période de l'examen afin de poursuivre en justice les responsables de ces faits. L'écrasante majorité des responsables n'ont pas dû rendre de comptes à ce jour. Les attaques palestiniennes contre les Israéliens se sont également poursuivies. Le 23 août, un Israélien a été poignardé à l'Abuja, près de Jéricho. Les forces israéliennes, ensuite, ont détenu un garçon palestinien en lien avec cette attaque. Monsieur le Président, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2334 de 2016, a appelé les deux parties à s'abstenir de toute provocation, d'incitation à la haine. Et malheureusement, de tels agissements se poursuivent. Le Hamas continue de. attaquer les Israéliens. Un responsable du Fatah a dit que dans la région, tout ce qui se passe est à cause d'Israël. Un autre responsable palestinien a continué de faire l'apologie des auteurs d'attaques contre les Israéliens. Un ministre israélien a s'est enorgueilli d'abattre une trentaine de Palestiniens chaque nuit, en affirmant qu'ils n'étaient même pas humains. Un ministre israélien a appelé l'armée à conquérir Gaza dans sa totalité, a créé un gouvernement militaire, a créé des colonies juives dans la zone. Plusieurs responsables israéliens ont également promu des politiques caractérisées comme une immigration palestinienne depuis Gaza. Monsieur le Président. La résolution 2334 de 2016 a réitéré l'appel du Quatuor pour le Moyen-Orient à prendre des mesures concrètes immédiatement afin d'inverser les tendances négatives sur le terrain qui mettent en péril la solution de deux États. Les efforts pour mettre en œuvre le plan d'ensemble pour mettre un terme au conflit de Gaza se sont poursuivis. En juillet, le Hamas et d'autres factions palestiniennes ont annoncé avoir accepté la feuille de route en 15 points afin d'achever la mise en du plan d'ensemble, y compris des engagements en faveur de la démilitarisation et du retrait israélien. Le 9 août, le Premier ministre Netanyahou a affirmé qu'Israël n'avait pas accepté la feuille de route. Le 17 août, son bureau a annoncé un accord passé entre Israël et le Conseil de la paix pour créer deux groupes de travail, un sur le désarmement et la démilitarisation de Gaza et un autre sur l'eau, l'assainissement et la santé publique. La situation humanitaire à Gaza dans l'intervalle est restée grave. Il y a eu un approvisionnement en denrées alimentaires et articles sanitaires ces derniers mois, mais la situation sanitaire reste critique. Les maladies infectieuses restent généralisées dans les lieux de déplacement surpeuplés et il y a un manque d'eau, de conditions d'hygiène et une pénurie d'articles médicaux, de carburant et d'articles de secours.
Aggravée par un manque de financement.
Les restrictions imposées à l'entrée d'articles humanitaires essentiels continuent d'entraîner avec le renforcement de l'aide humanitaire, y compris les préparatifs face à l'hiver. La situation budgétaire de l'Autorité palestinienne reste difficile. Les Israéliens continuent de retenir près de 6 milliards de dollars de recettes fiscales et l'Autorité palestinienne n'est pas en mesure de fournir des services fondamentaux, de garantir la protection sociale ou de verser le traitement des fonctionnaires du personnel de sécurité. La commission électorale palestinienne, en amont des élections prévues le 28 novembre, a pris des mesures pour actualiser l'inscription des électeurs et le calendrier électoral. En outre, les autorités israéliennes sont entrées pour contrôler le centre de formation d'UNRWA à Jérusalem-Est en toute illégalité. Les tensions font rage dans les lieux saints. Des centaines?
De juifs dansaient, chantaient, priaient.
Le 16 août, l'utilisation de livres de prière aurait été autorisée par Israël. Pendant la période à l'examen, il y a eu 13 attaques contre les lieux de culte par les colons israéliens en Cisjordanie, y compris 4 incendies contre des mosquées du 14 au 17 juin. M. le Président, dans la résolution 2334, le Conseil de sécurité a également appelé tous les États à établir un distinguo dans leurs négociations entre le territoire d'Israël et les territoires occupés depuis 1967. La résolution 2334 appelle également toutes les parties à continuer, entre autres, de consentir des efforts pour lancer des négociations crédibles sur toutes les questions relatives au statut définitif du processus de paix. Le 23 juillet, le président de l'Irlande a promulgué interdisant l'importation d'articles venant des colonies israéliennes. La nouvelle loi est entrée en vigueur depuis le 15 septembre 2026. Le 21 juillet, le gouvernement des Pays-Bas a publié un décret interdisant l'importation, l'achat ou la vente de biens venant des colonies illégales en territoire occupé, y compris dans le territoire palestinien occupé, pour empêcher toute activité économique néerlandaise de perpétuer une situation qui va à l'encontre du droit international à partir Le 8 septembre, les gouvernements du Canada, de la France et du Royaume-Uni ont annoncé conjointement qu'ils allaient prendre des mesures pour interdire l'importation d'articles des colonies et prendre des mesures ciblées contre les colonies et ceux qui les facilitent ou qui en profitent. Le même jour, le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni a annoncé un projet d'interdire l'importation d'articles des colonies au Royaume-Uni et à prendre des mesures contre les sociétés qui facilitent ou profitent des activités illicites des colonies de peuplement en interdisant la promotion de terres ou de propriétés dans les colonies illégales. Le 15 juillet, la deuxième réunion du groupe des bailleurs de fonds s'est tenue à Bruxelles, coprésidée par l'Union européenne et par l'Autorité palestinienne. Monsieur le Président, en conclusion, conclusion, permettez-moi de vous faire part de l'observation du secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution 2334 du Conseil de sécurité de 2016 dans le territoire palestinien occupé, avec la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza. Je condamne vivement l'expansion inlassable des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie, qui alimente les tensions, empêche l'accès des Palestiniens à leurs terres et menace la viabilité d'un Etat palestinien indépendant, souverain et d'un seul tenant. L'expansion des colonies de peuplement et des postes avancés survient parallèlement à l'augmentation des attaques de colons. L'évolution dans les zones A, B et en périphérie des grandes villes palestiniennes soulève des préoccupations quant au fait d'encercler les Palestiniens, de limiter leur accès à leurs terres et à un espace ouvert. Cette situation est contraire au droit international et ne fait que renforcer l'occupation occupations illicites israéliennes et saper le droit des Palestiniens à l'autodétermination. Je rappelle que toutes les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et infrastructures y relatives sont dépourvues de toute validité, représentent des violations flagrantes du droit international et doivent cesser immédiatement. Je condamne vivement la situation relative au plan dans la zone E1, qui couperait le lien entre le nord et le sud de la Cisjordanie et isolerait davantage Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Sa mise en œuvre aura de lourdes conséquences sur la continuité territoriale du territoire palestinien occupé et représentera une menace existentielle pour la solution de deux États. Je prie Israël de s'abstenir de prendre d'autres mesures dans ce sens et de respecter les différentes résolutions des Nations unies ainsi que ses obligations au regard du droit international, tel que confirmé par la CIJ dans son avis consultatif du 19 juin 2024. La décision du gouvernement israélien de renforcer le contrôle territorial administratif de la Cisjordanie nous préoccupe vivement. Ces mesures risquent de contribuer à l'expansion des colonies de peuplement et à la dépossession des Palestiniens de leurs biens. Cela sape également l'Autorité palestinienne, va à l'encontre des accords déjà passés, représente des atteintes aux obligations au regard du droit international, ainsi qu'une mise à mal du processus de négociation d'une solution de deux États. L'annexion croissante de la Cisjordanie est illicite et dépourvue d'effet juridique et doit cesser immédiatement. la démolition et la confiscation de l'infrastructure civile palestinienne représentent une violation des droits humains et soulèvent des préoccupations quant au risque de transferts forcés. Je prie Israël de cesser immédiatement ces démolitions illicites d'infrastructures palestiniennes conformément à ses obligations internationales.
Je suis vivement préoccupée.
Par l'ampleur des déplacements des Palestiniens en Cisjordanie, où des communautés tout entières ont été déplacées, parfois à maintes reprises, ce qui peut soulever des préoccupations d'épuration ethnique. De tels déplacements peuvent être constitutifs de déplacements forcés interdits au regard du droit international. Le niveau extrêmement élevé de violence en Cisjordanie occupée nous préoccupe. Je condamne tout acte de violence contre les civils et je suis vivement préoccupée par les attaques de colons Proximité des forces de sécurité israéliennes, ce qui ne fait que déplacer les communautés palestiniennes. Les attaques de colons sont de plus en plus dénoncées dans la zone B et même à ce. L'impunité est un moteur de ces violences. Je prie Israël, puissance occupante, de protéger la population palestinienne face à ces attaques et intimidations. Les attaques palestiniennes contre les Israéliens doivent également cesser.
Tous les auteurs doivent rendre des comptes.
Plusieurs cas où les responsables de partis d'autres ont fait l'apologie de la violence, se sont livrés à la provocation, à l'incitation à la haine me préoccupent vivement. et la mise en œuvre par Israël de mesures punitives économiques et budgétaires créent la déstabilisation des institutions palestiniennes et menacent la viabilité de l'Autorité palestinienne. J'exhorte Israël à cesser immédiatement de telles mesures. J'encourage les réformes de l'Autorité palestinienne et j'exhorte les partenaires internationaux à fournir le soutien nécessaire à ces efforts. Je me félicite des préparatifs électoraux en cours qui seront nécessaires pour réformer le processus. J'exhorte la communauté internationale à apporter le soutien nécessaire pour faire en sorte que les préparatifs puissent se dérouler correctement et que les élections puissent se tenir dans le respect des délais, de façon ouverte et transparente. Les parties doivent respecter le statu quo des lieux de culte, en rappelant le rôle particulier joué par la Jordanie. J'appelle à la pleine mise en œuvre du plan d'ensemble pour mettre un terme au conflit de Gaza, y compris le relèvement et la reconstruction de Gaza, en coordination avec l'Autorité palestinienne. Les Nations unies sont prêtes à appuyer les efforts du Comité national pour l'administration de Gaza afin de fournir des services publics essentiels, faciliter l'aide humanitaire et jeter les fondements de la reconstruction conformément au droit international. La situation humanitaire à Gaza reste absolument catastrophique. Israël a confiné la population de Gaza à 30 % du territoire et continue de tuer des civils. La disponibilité de certaines denrées alimentaires et articles d'hygiène s'est améliorée grâce à l'augmentation de l'approvisionnement de l'aide humanitaire. Les dégâts sont catastrophiques et il y a de graves pénuries d'eau potable, d'articles médicaux et d'abris. L'accès humanitaire reste fortement limité par les problèmes logistiques et sécuritaires, avec seul un point de passage ouvert à la circulation des marchandises. Les services et les systèmes essentiels doivent être rétablis sans tarder et les efforts de reconstruction doivent être facilités et renforcés. J'exhorte toutes les parties à pleinement respecter leurs engagements au regard du droit international humanitaire. La fourniture de l'aide humanitaire ne doit jamais être utilisée comme monnaie d'échange. La dignité humaine ne doit jamais être soumise à des conditions. L'espace du relèvement a été refusé jusqu'ici. Je condamne vivement les mesures israéliennes contre l'UNRWA, notamment la démolition de biens dans le centre de formation à Jérusalem-Est, ce qui est contraire aux obligations faites à Israël au regard du droit international de la CIJ dans son avis consultatif d'octobre du 22 octobre 2025, a confirmé qu'Israël devait respecter l'inviolabilité des locaux des Nations unies et ne pas empiéter dans l'exercice de ses fonctions. J'exhorte le gouvernement israélien à rétablir tout et à rendre tous les locaux touchés aux Nations unies. J'exhorte les États membres à continuer d'apporter un soutien politique et financier à l'UNRWA. La déclaration de New York entérinée par l'Assemblée générale entériné par le Conseil de sécurité, va dans le sens de la solution de deux États et d'un règlement du conflit. Alors que dix ans se sont presque écoulés depuis l'adoption de la 2334, la situation sur le plan juridique, moral, est intenable. Il nous faut nous réengager en faveur de la solution de deux États avant qu'il ne soit trop tard. Les efforts continus sont essentiels pour appuyer les Palestiniens et les Israéliens, et pour que cesse cette occupation illicite et pour que soit à régler le conflit conformément au droit international, aux résolutions des Nations unies, aux accords bilatéraux et pour parvenir à la vision de deux Etats, Israël et une Palestine pleinement indépendante, démocratique, d'un seul tenant, vivant côte à côte dans la paix, dans la sécurité, dans les frontières d'avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale des deux Etats. Je vous remercie de votre attention.
Je remercie M. Alakbarov pour son exposé. Je donne maintenant la parole à Monsieur Maoz Inon.
Monsieur le Président, Mesdames et.
Messieurs les membres du Conseil de sécurité, je m'appelle Maoz Inon, je suis israélien et j'ai grandi à la frontière de Gaza. Le matin du 7 octobre, mon monde s'est effondré. Mes parents bien-aimés, Bilah et Yaacov, ont fait partie des premières victimes de l'attaque du Hamas à Netiv HaSara. Deux jours plus tard, Rassemblés dans le chagrin, notre famille a fait le choix conscient de rejeter la vengeance. La revanche ne nous ramènera jamais mes parents. Non, la revanche ne fait qu'alimenter des cycles infinis de traumatismes et de bains de sang. Et dans cette période bien sombre, Aziz Aboussar m'a contacté. Aziz, un Palestinien de Jérusalem Est, avait perdu son frère, Taïssir. perdu dans la torture d'une prison israélienne. Aziz comprenait bien le poids de ma souffrance et ensemble nous avons créé Interact et nous avons écrit The Future is Peace, l'avenir c'est la paix, pour prouver que les traumatismes peuvent guérir et que le désespoir peut se métamorphoser en espoir. Pour établir un avenir différent, nous devons accepter la réalité. Le Hamas a commis des crimes de guerre atroces le 7 octobre, en tuant, en enlevant des israéliennes et israéliens innocents. Dans le même temps, le gouvernement israélien tiré profit de ces atrocités pour mener une guerre de revanche dévastatrice. Ils ont infligé des destructions catastrophiques à Gaza tout en accélérant le nettoyage ethnique, les colonies de peuplement et en forçant des déplacements en Cisjordanie, en violation directe de la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Ils ont utilisé notre douleur en tant qu'arme, mais Notre tristesse ne peut en aucun cas être une excuse pour la guerre. Non, notre tristesse doit permettre de mettre fin au bain de sang. Pour transformer cette douleur en une paix durable et juste, nous proposons cinq piliers. Tout d'abord, une vision partagée. Certains proverbes disent que lorsqu'il n'y a pas de vision, alors les peuples meurent. Nous devons établir une paix juste et durable pour les Israéliennes, Israéliens, Palestiniennes et Palestiniens. Ensuite, il faut des valeurs communes. Nous devons ancrer cette vision dans un esprit de clarté morale, l'égalité, la dignité, la reconnaissance, la sûreté, la sécurité.
Pour toutes les populations.
Ensuite, des coalitions pour la paix, vastes. Nous sommes membres de l'Alliance pour la Paix au Moyen-Orient et sa coalition "It's Time". Il y a énormément de problèmes en Israël-Palestine, bien sûr, mais la société civile n'est pas faible. Ce n'est pas un problème. Et en plus, un mouvement mondial nous soutient. Des travailleurs des ports italiens qui refusent de charger des cargaisons, aux syndicats qui s'opposent aux produits issus des colonies, des citoyennes et citoyens partout dans le monde. que la redevabilité, la responsabilité morale, commence tout en bas. Il est temps d'agir pour notre humanité commune. Nous enjoignons la communauté internationale, des mouvements sur le terrain, aux voisins de la région, aux États membres même du Conseil de sécurité, à rallier notre appel. Personne ne peut concrétiser cette vision seul.
Nous avons besoin de votre partenariat actif pour y parvenir.
Quatrièmement, une une feuille de route stratégique. Nous appelons à une mise en œuvre pleine, entière et immédiate de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies entérinant la déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de la Palestine et l'exécution de la solution des deux États. Pour la toute première fois de l'histoire du conflit, la société civile a directement alimenté ce plan lorsque le président Macron a convoqué 400 d'entre nous à Paris. entériné par 142 nations, il est temps de mettre en œuvre ce plan immédiatement. Cinquièmement, la mise en œuvre et la responsabilité. Nous devons joindre les actes à la parole. Il faut à la fois rendre des comptes et adopter des mesures incitatives audacieuses en faveur de la paix. Mon partenaire Aziz va dire qu'il faut des sanctions ciblées Et j'appellerai le Conseil de sécurité à investir là où c'est nécessaire, les faiseurs et les faiseuses de paix sur le terrain. Nous saluons le Canada, le Royaume-Uni, l'Australie d'avoir initié le Fonds international pour la paix israélo-palestinienne. D'autres États membres doivent absolument participer à cette initiative. La paix n'est pas une réflexion naïve ou espérer quelque chose de chimérique. Non, c'est une nécessité historique. Chaque conflit de l'histoire humaine prend fin à un moment donné. La question n'est pas de savoir si, mais quand. La question est de savoir combien de vies supplémentaires seront perdues avant d'y parvenir. Et aujourd'hui, Le 28 septembre, nous commémorons le 31e anniversaire de l'accord d'Oslo II. La promesse demeure pour l'instant chimérique, mais Oslo a prouvé que même des ennemis jurés peuvent oser se reconnaître l'un l'autre. L'histoire nous enseigne que la paix n'échoue pas parce qu'elle est impossible. Non, elle échoue parce que les dirigeants et dirigeantes n'ont tout simplement pas le courage de la garder en vie. peu de personnes voient la paix approcher et avant des moments charnières, un grand nombre de personnes se disent que la paix est impossible, de l'Irlande du Nord à l'Afrique du Sud, du Rwanda à la chute du mur de Berlin, de la visite du président Sadat à Jérusalem. Cela veut dire que nous sommes toujours, toujours à quelques semaines à peine d'obtenir enfin la paix.
Nous.
Dans cette salle, vous avez le pouvoir de changer le cours de l'histoire. Nous vous enjoignons à agir, à travailler avec nous afin de réparer cette réalité brisée. Le 7 octobre, j'ai perdu mes parents, j'ai perdu des amis d'enfance, j'ai perdu des gens que j'avais connus toute ma vie. Et comme je le disais avec Aziz Abou Sarah, Aziz est un frère, et au moins, j'ai trouvé un frère ce jour-là. Merci.
Je remercie M. Hinnon pour son exposé. Je donne maintenant la parole à M. Aziz Abou-Sarah.
Merci, M. le Président. J'ai grandi non loin de Jérusalem et j'ai vu la multiplication des colonies de mes yeux lorsque j'avais 7 ans. Ma mère m'a tiré du lit et m'a caché sur le toit car les colons étaient dans notre voisinage en mettant feu à des maisons, à des voitures. C'est pourquoi la résolution 1934 m'importe. J'avais peur d'aller à l'école parce que ça veut dire qu'il fallait passer par un point de passage. J'avais huit ans lorsqu'on m'a tiré dessus pour la première fois. Mon frère, Assir, était détenu et passé à tabac jusqu'à la mort par des soldats israéliens quand j'avais dix ans à peine. Cette expérience ne devrait pas être la normalité pour quel qu'enfant que ce soit. L'occupation illégale, les colonies et la destruction de Gaza sont des injustices que nous ne pouvons pas permettre. Dès lors, comment réagir de la part de Mahos De ma part, nous avons commencé en refusant d'être ennemis. J'ai contacté Mahoz lorsque ses parents ont été tués parce que j'étais avec lui contre les attaques du Hamas. Nous ne pensons pas que ce soit une question d'Israéliens contre Palestiniens. Non, c'est un choix entre ceux qui pensent que la paix, la justice et l'égalité sont possibles et le camp de ceux qui ne le pensent pas. Pas encore, en tout cas. Mahoz fait partie des gens les plus courageux que je connais. Une semaine après le 7 octobre, il s'est présenté à la télévision en disant qu'il pleurait, mais pas uniquement pour ses parents, mais aussi pour les enfants tués à Gaza. Ce genre d'humanité, c'est ce qui nous fait avancer. C'est la seule chose qui nous fait avancer. Et donc, pour parvenir à la paix dans notre région, nous demandons au Conseil de sécurité de travailler avec nous et à prendre les mesures suivantes. Nous pensons qu'il faut avant toute chose protéger les civils. Un mécanisme de protection des civils est nécessaire immédiatement. À Gaza, plus de 1 000 personnes ont été tuées depuis le cessez-le-feu. En Cisjordanie, au moins des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées de force. Plus de 1 000 personnes ont été tuées depuis le 7 octobre. Lors de la cueillette des olives le mois prochain, nous nous attendons à une augmentation significative du nombre d'attaques violentes. Nous appelons le Conseil de sécurité à exercer des pressions immenses immédiatement pour protéger les agriculteurs et agricultrices palestiniens. Ensuite, punir la violence. Nous appelons à l'adoption de sanctions ciblées contre tous les individus, toutes les institutions qui soutiennent la violence. Il faut appliquer des sanctions sans céder à la partialité. La communauté internationale, ce sera un bon point de départ, devrait rejoindre la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres qui ont sanctionné les colons et les colonies. Troisièmement, l'accès humanitaire pour les détenus. Nous appelons Israël à respecter aujourd'hui la décision de la Cour suprême du 3 juin de permettre un accès de la Croix-Rouge aux Palestiniennes et Palestiniens en détention israélienne. Israël détient plus de 9 000 Palestiniennes et Palestiniens pour l'instant en prison, notamment plus de 370 enfants. Au moins 93 ont été confirmés morts depuis le 7 octobre. Cela étant dit, le bilan humain est sans doute plus terrible encore. Pour mon frère, Tassir, c'est trop tard. Mais on peut sauver d'autres personnes. Quatrièmement, des élections en Palestine. Nous encourageons le Conseil de sécurité à soutenir l'Autorité palestinienne dans la tenue d'élections justes et équitables. Et nous encourageons les Palestiniens et Palestiniennes de Jérusalem et Gaza à participer. J'ai 46 ans. J'avais 26 ans lors des dernières élections en Palestine. Les élections donneront au peuple palestinien le pouvoir d'agir, que ce soit sur le plan local ou international. 5. Donner la priorité à l'éducation. Nous devons cesser d'utiliser l'histoire comme une arme avec des narratifs nationalistes qui s'excluent l'un l'autre. Grâce à notre travail à Interact, nous savons que l'éducation aux narratifs multiples ouvre la voie à un discours civil, à l'empathie, au dialogue dans la population civile. Nous exhortons le Conseil de sécurité à nous aider à créer une éducation aux narratifs multiples pour que chaque école, chaque communauté en Israël et Palestine puisse en bénéficier. Sixièmement, inclure les faiseurs et faiseuses de paix et amplifier notre message. Des initiatives comme le Conseil de paix doivent inclure des faiseurs faiseuses de paix et davantage de représentation équitable entre les femmes et les hommes. Les faiseurs faiseuses de paix devraient être invités à participer à l'assistance humanitaire, aux mesures de développement et à la reconstruction de Gaza. Notre légitimité dépend de notre capacité à nous mettre au service de nos peuples. Les États membres jouent un rôle fort dans l'amplification de nos voix. L'appel de Paris que les États membres peuvent soutenir, légitimer notre travail. Nous appelons davantage de pays à en botter le pas. Accueillez-nous dans vos capitales, diffusez nos messages, amplifiez nos voix. Rendez-nous une partie permanente de votre diplomatie, inscrivez-nous dans vos budgets, comme le G7 a promis de le faire en 2024. Nous remercions aussi ministre Barrot de d'avoir convoqué une table ronde avec les dirigeantes et dirigeants de la société civile lors de l'assemblée générale de la semaine dernière. Je pense que ça devrait être la norme désormais. Et en conclusion, je voudrais dire que certaines personnes justifient les atrocités en disant que Dieu est de leur côté. Ces gens ont tort. Nous qui connaissons les traditions abrahamiques, nous devons nous rappeler que un des noms de Dieu, c'est Shalom, Salam, la paix. Vous ne pouvez pas à la fois dire que vous croyez en Dieu et soutenir l'oppression. Dès lors, voici notre vision de l'humanité. J'espère que nous ne nous verrons plus jamais comme ennemis. J'espère qu'aucun enfant ne connaîtra l'injustice. J'espère que chaque enfant pourra connaître la paix. Et j'espère que chaque enfant, de la rivière à la mer, puisse être libre.
Je remercie monsieur Abou Sarah pour son exposé. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent faire une déclaration. Je donne la parole à la représentante du Danemark.
Merci, M. le Président. Je remercie aussi le coordinateur spécial en exercice, M. Alakbarov, de son exposé, et Mm. Inon et Abou-Sarah de leur vision partagée et de leur appel à l'action.
Voilà qui nous donne de l'espoir.
M. le Président, la semaine dernière, lors de la semaine de haut niveau, nous avons commémoré l'anniversaire de l'adoption par 142 membres de la Déclaration de New York réaffirmant leur appui à la solution des deux États. Et aujourd'hui, bien évidemment, nous savons que des jalons importants ont été enregistrés, mais il y a un fossé de plus en plus profond entre les progrès diplomatiques et les réalités sur le terrain. En Cisjordanie, comme nous l'avons entendu de la part des intervenants aujourd'hui, certains des grands obstacles au progrès demeurent les colonies de peuplement illégales, avec notamment, et cela nous préoccupe, le projet de colonie E1 avec une décision inacceptable de lancer des appels d'offres pour le projet, ce qui séparerait la Cisjordanie en deux et qui isolerait Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Ce projet et toutes les expansions de colonies doivent cesser immédiatement et toute tentative d'annexion de facto doit être évitée. Encore une fois, nous soulignons que les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales au titre du droit international. La violence dans ce rendre coupable les colons atteignent des niveaux sans précédent depuis les années. Depuis les années, plus de 1600 attaques de colons ont eu lieu en Cisjordanie, faisant un bilan humain, des dommages de propriété, voire les deux. 77 Palestiniens et Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes ou par les colons. 20 % de ces personnes étaient des enfants. Le réseau de points de passage et de blocage qui empêchent l'accès aux bureaux, aux écoles, aux hôpitaux continue de se propagés empêchant la liberté de déplacement dans la vie quotidienne des Palestiniennes et des Palestiniens. La vie scolaire des enfants est perturbée par des démolitions, par des sorties militaires ciblant les institutions d'éducation et de détention, alors que des enfants vont à l'école ou reviennent de l'école, et l'accès aux installations médicales est restreint. Voilà qui illustre que les droits humains fondamentaux sont tout simplement bafoués et que cela a un impact dévastateur et réel dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie. la terre palestinienne se réduit à des enclaves isolées et l'espace civique palestinien se réduit lui aussi. Et si on n'opte pas pour une inversion de la situation, en fin de compte, la situation des deux États sera impossible, démentant la possibilité de paix et de sécurité durable pour les Palestiniens et Israéliens. Monsieur le Président, le Danemark appelle Israël à inverser sa trajectoire en Cisjordanie en mettant fin à tout projet de colonie peuplement, en garantissant des comptes rendus pour la violence des colons et en libérant les recettes issues des Palestiniens. Nous nous félicitons des progrès enregistrés par l'Autorité palestinienne dans les efforts de réforme, notamment avec l'annonce d'élections législatives. Nous encourageons davantage de mesures dans ce sens, mais nous ne pouvons pas nous attendre à ce que ces réformes portent leurs fruits s'il n'y a pas d'accès au financement des budgets. Il faut rendre disponibles les recettes de l'Autorité palestinienne, ce qui permettra à l'Autorité d'honorer ses obligations au titre du budget en fournissant des services essentiels à la population. Monsieur le Président, j'aimerais m'arrêter brièvement sur les besoins urgents à Gaza. Après l'annonce du cessez-le-feu il y a un an, il y a moins de coups de fusil, c'est certain, mais nous n'avons pas observé les progrès escomptés dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2803, surtout à la lumière du fait que l'accès humanitaire demeure insuffisant. Les besoins de base en droits humains demeurent illusoires, des patients meurent sans prise en charge médicale de ce nom, et les restrictions israéliennes continuent d'empêcher toute action telle qu'exigée dans le plan de paix pour Gaza. Il faut en faire davantage. Et l'hiver sera bientôt là, les besoins augmenteront, surtout en matière de carburant et d'abris. Israël doit permettre un accès humanitaire continu sans entrave sur pour aider les populations civiles. Il faut aussi s'assurer de la dignité des dépouilles humaines de ceux qui sont perdus sous les décombres. Monsieur le Président, les avenirs de Gaza et de la Cisjordanie sont liés entre eux. Il faut faire des progrès dans le règlement pacifique de la question palestinienne. Pour ce faire, il faut mettre en œuvre pleinement le plan de paix pour Gaza et il faut que les colonies cessent de progresser en Cisjordanie. C'est pourquoi le Danemark soutient la déclaration conjointe publiée ce mois-ci en collaboration avec le Royaume-Uni, la France et le Canada et d'autres, confirmant notre intention de réagir pour éviter tout dommage supplémentaire. Cela étant dit, le Danemark réaffirme son appui aux restrictions européennes sur le commerce des biens issus des colonies, illégal au titre du droit international. Le but est de protéger la solution des deux États et de s'assurer qu'une paix juste et durable, fondée sur les principes consacrés par la Déclaration de New York, soit possible. L'objectif demeure clair.
Israël sûr, en paix, un État palestinien sûr et en paix, et ces objectifs ne s'excluent pas mutuellement.
Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Danemark pour sa déclaration et je donne la parole au représentant du Liberia.
Merci, M. le Président. Le Liberia remercie le coordonnateur spécial en exercice et les intervenants de leurs exposés de ce matin. Nous nous félicitons aussi de la participation des représentants d'Israël et de l'État de Palestine à la présente séance. La position du Liberia est claire, elle n'a pas changé. La seule manière de parvenir à un règlement juste et durable de la question israélo-palestinienne est de parvenir à deux États indépendants souverains, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, sur la base de frontières sûres et reconnues sur la base du droit international et en respectant les résolutions en la matière du Conseil de sécurité. En 1947, le Liberia a voté en faveur de la résolution 180 de l'Assemblée générale, qui ouvrait la voie à un État palestinien indépendant et à un État juif indépendant. Aujourd'hui, en pleine conformité avec le droit international, avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et conformément aux dispositions de l'avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de justice, nous réaffirmons cet engagement. Monsieur le Président, la solution des deux États ne survivra pas en enchaînant uniquement les déclarations. Non, il faut aussi des conditions propices à la mise en œuvre de la solution. Nous nous approchons du dixième anniversaire depuis l'adoption de la résolution 2334 et un enfant né lorsque cette résolution a été adoptée aura bientôt dix ans, alors que les dispositions claires de la résolution, pour l'instant, restent lettre morte. Les colonies de peuplement se sont multipliées au lieu de s'interrompre alors que le Conseil de sécurité a dit qu'elles n'avaient pas de validité juridique. La construction dans le couloir E1 menace en particulier de réduire à néant la contiguïté dont dépend la viabilité de l'État de Palestine. On ne peut pas construire la paix de demain alors que la géographie tombe sous le coup des bulldozers. Nous appelons toutes les parties à s'abstenir de toute mesure unilatérale qui change les faits sur le terrain et qui sacrifie toute perspective des deux États. Dès lors, nous appelons aussi à la pleine mise en œuvre de la résolution 2803. Les mécanismes de transition de stabilisation autorisés, entérinés par le Conseil de sécurité, doivent servir de passerelle entre le statut d'État palestinien, pas un détour qui nous empêche d'y parvenir. Monsieur le Président, chercher la sécurité d'Israël sans dans le même temps parvenir à l'autodétermination de la Palestine est une illusion non pérenne. Il est impossible de parvenir à la sécurité d'Israël sans le statut d'État pour la Palestine. Ce sont deux piliers de la même architecture. Détruire un pilier, c'est détruire l'autre. Israël doit pouvoir vivre sans terreur, sans craindre les attaques, et le peuple palestinien doit être en mesure d'exercer son droit à disposer de lui-même dans un État bien à lui, avec une réunion de Gaza et de la Cisjordanie dans le cadre d'une autorité palestinienne unique et légitime. Le Liberia ne présente pas son histoire comme un exemple, mais en tout cas, cette histoire informe notre conviction. Après 14 années de guerre civile, nos voisins nous ont dit que les divisions étaient là pour durer. La paix a eu lieu parce que nos voisins et le Conseil de sécurité, parce que des citoyens, citoyennes, des femmes surtout, ont insisté. Nous avons appris que la paix ne signifie pas l'absence de peur d'un côté, mais la présence de sécurité et de dignité pour les deux parties. La protection des civils demeure un impératif absolu. Le droit international humanitaire n'est pas un menu dans lequel on peut choisir des options. Non, il s'applique à tout le monde, partout, de façon contraignante. Nous réaffirmons notre appel à la fin de la violence contre les civils, à un accès humanitaire sans entrave rapide et à la pleine protection du personnel humanitaire. Monsieur le Président, il est indispensable de faire des progrès dans la solution des deux États pour garantir la stabilité régionale. Le conflit au Yémen et les attaques en mer Rouge continuent de perturber l'import-export et augmentent les coûts du blé, du carburant et des engrais, jusqu'en Afrique. et dans le même temps la Syrie exige un processus politique complet conformément aux dispositions de la résolution 2254 qui défend sa souveraineté pour parvenir à un état de Palestine ou plutôt parvenir un état de Palestine permettra d'éliminer une des sources de conflits les plus prolixes de la région et permettra de semer le calme dans des ces théâtres liés Il y a une fenêtre de tir, elle est petite, mais elle est ouverte. Le Liberia est prêt à soutenir tous les dirigeants qui auront le courage de profiter de cette fenêtre de tir. Je vous remercie.
Le Liberia pour sa déclaration et je donne la parole au représentant de la Somalie.
Merci, M. le Président. Je remercie le coordinateur spécial adjoint, M. Alakbarov, de son exposé. Nous avons écouté avec beaucoup d'attention les témoignages puissants de MM. Inon et Abu Sarah. Je les remercie de leur courage, de leur dévouement. Merci de défendre la dignité humaine et les droits humains. Près de dix ans après l'adoption de la résolution 2334 du Conseil de sécurité, ces dispositions centrales demeurent lettre morte. Les exigences issues de la résolution n'ont pas fait l'objet d'une mise en œuvre mais bien d'une levée de boucliers. Les activités de colonie de peuplement s'accélèrent. Le fondement de la solution des deux États est démantelé et la violence, les spoliations, les déplacements ancrent l'occupation illégale. Et dans ce contexte, j'aimerais m'arrêter sur cinq points. Tout d'abord, la violence contre les civils palestiniens en Cisjordanie occupée nous préoccupe grandement. Les civils palestiniens, y compris les femmes et les enfants, continuent d'être pris pour cible, tués estropiés au quotidien, au mépris même de la vie humaine. La violence dont se rendent coupables les colons et le terrorisme dont se rendent coupables les colons font partie des moteurs les plus puissants des besoins humanitaires, alors que l'impunité règne. La puissance occupante doit protéger les civils au titre de l'occupation, et les châtiments collectifs et les purge ethnique doit faire l'objet d'une reddition de compte. Ensuite, les démolitions, expulsions et déplacements forcés sont des faits irréversibles sur le terrain et créent des faits irréversibles. Les foyers palestiniens, les écoles, les terres agricoles, les systèmes hydriques, des infrastructures essentielles continuent d'être démolies, saisies ou détruites. Certains signalements des colons soutenus par la puissance occupante détournent l'eau de sources naturelles approvisionnement le village palestinien de Fayyassil vers un réservoir pour établir un site touristique, ce qui illustre bien que les spoliations portent sur des ressources culturelles et naturelles vitales et portent aussi désormais sur des sources locales et des sites du patrimoine. Plus de 34 000 Palestiniennes et Palestiniens ont été déplacés de Jénine, de Nour Shams et des camps de réfugiés de Tulkarem. Ces personnes doivent pouvoir rentrer chez elles de façon digne et sûre. Les démolitions, les expulsions doivent cesser. Les mesures créant un environnement coercitif et augmentant le risque de transferts forcés doivent cesser. Nous sommes particulièrement préoccupés par le plan de colonisation E1, avec notamment 3401 unités de colonies dans ce qu'on appelle la route de la souveraineté. Ces mesures isoleraient Jérusalem-Est, fragmenteraient la Cisjordanie et transformer une annexion de facto en une annexion de juré ce qui doit cesser toutes les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé notamment Jérusalem est ne sont pas valides sur le plan juridique et constitue une violation grave du droit international et de la résolution 23 34 Somalia la Somalie condamne Les annexions, les tentatives d'altérer le statut juridique, historique, démographique du territoire et condamne l'expansion des colonies. Troisièmement, l'accès humanitaire est entravé, extrêmement entravé. Certaines communautés, dans les faits, ne sont tout simplement plus atteignables. Le personnel humanitaire a été attaqué, menacé, harcelé, voire même détenu. Israël doit garantir un accès humanitaire sûr, pérenne et sans entrave. Le personnel humanitaire détenu de façon arbitraire doit être libéré et les procédures d'enregistrement empêchant la libération doivent être abrogées. Le mandat de l'UNRWA doit être respecté, les législations mettant hors la loi ces opérations doivent être abrogées et les attaques contre le personnel et les locaux de l'UNRWA doivent cesser immédiatement. Quatrième point. Gaza et la Cisjordanie ne sont pas des crises distinctes l'une de l'autre. D'un côté, il y a la politique d'annexion de Cisjordanie, d'un autre côté, il y a la politique de déplacement forcé à Gaza. Deux politiques distinctes, mais le même résultat une fragmentation territoriale, un affaiblissement de la gouvernance palestinienne et l'érosion du statut d'État palestinien. Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, doivent demeurer une unité territoriale, politique et économique dépendant d'une autorité palestinienne unique. Israël doit libérer ou plutôt restituer toutes les recettes fiscales palestiniennes prises en otage car elles sont essentielles au bon fonctionnement des services publics des institutions palestiniennes. Cinquièmement, la Cour internationale de justice a conclu que la présence continue d'Israël dans le territoire palestinien occupé était illégale. Les États tiers ne peuvent pas reconnaître, participer ou soutenir la situation créée par cette présence illicite. Les États doivent utiliser tous les moyens économiques, juridiques et diplomatiques à leur disposition pour mettre fin à l'annexion, pour mettre fin à cette occupation illicite, notamment en mettant fin à tout commerce et investissement dans les colonies, en cessant tout transfert d'armes, puisque ces armes pourraient rendre possible des violations du droit international, et les États doivent réexaminer leur coopération et les accords commerciaux. Monsieur le Président, la paix durable sera inatteignable si l'on ne met pas fin à l'occupation. Pas de stabilité alors que les colonies se propagent. Pas d'horizon politique crédible si la solution des deux États est démantelée. La Somalie réaffirme le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à un État souverain indépendant fondé sur les frontières d'avant 1967, avec Al-Quds Al-Sharif pour capitale. Nous appelons au plein respect du statu quo dans les lieux saints de Jérusalem, conformément au rôle spécifique et historique confié à la Jordanie. L'échec de la mise en œuvre de la résolution 2334 ne peut pas devenir un statu quo. Les résolutions du Conseil de sécurité ne peuvent pas faire face à une impunité arrogante. Le peuple palestinien mérite la liberté et la dignité. La région mérite la paix et le Conseil de sécurité doit agir et s'acquitter de ses responsabilités. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Somalie pour son intervention et je donne la parole à la représentante des États-Unis.
Merci, Monsieur le Président.
L'objectif d'un avenir pacifique et prospère en Israël, Cisjordanie et Gaza est possible.
Les États-Unis et ses partenaires du Conseil de la paix continuent d'œuvrer dans ce sens. Pour parvenir à cet avenir, le désarmement immédiat et complet et la démobilisation du Hamas sont essentiels. En tant qu'organisation terroriste, Le Hamas ne peut avoir d'avenir dans la gouvernance de Gaza. Le Hamas doit honorer cet engagement conformément au point. au plan d'ensemble du président Trump pour mettre un terme au conflit, entériné par le Conseil dans la résolution 2803. Une fois de plus, nous exhortons tous les États membres de l'ONU à appuyer le travail du Conseil de la paix, y compris le Bureau du Haut Représentant, le Comité national pour l'administration de Gaza et la Force de stabilisation internationale. Nous saluons la coopération en cours entre Israël, l'Union européenne et les partenaires de la région dans le cadre du pacte pour l'initiative méditerranéenne de l'Union européenne. Dans son allocution à l'Assemblée générale, le président de l'Autorité palestinienne, Abbas, a continué d'appeler à la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien. Il a affirmé, à tort, que l'Autorité palestinienne avait cessé son soutien au terrorisme, révélant une fois de plus que l'Autorité palestinienne n'a pas pour intention d'honorer ses engagements. Voilà pourquoi les États-Unis continue d'imposer des sanctions à l'Autorité palestinienne et à l'Organisation de libération de la Palestine. L'Autorité palestinienne doit cesser son soutien financier et idéologique du terrorisme, doit honorer les engagements souscrits et doit tenir ses promesses de réformes. Le président Trump l'a dit.
Les États-Unis sont opposés à l'annexion par Israël de la Cisjordanie.
La stabilité en Cisjordanie est essentielle à la sécurité d'Israël et.
Correspond à notre objectif de parvenir à la paix dans la région.
Ensemble, il nous faut veiller au bien-être des Israéliens, des Palestiniens et de tous les peuples de la région. Toutefois, nous partageons les préoccupations d'autres membres du Conseil de sécurité face à l'instabilité économique en Cisjordanie et l'importance de débouchés économiques pour les résidents palestiniens. Toutefois, certains États membres de l'ONU ont choisi de promulguer ou de proposer des mesures prenant pour cible les entreprises à Jérusalem. le plateau du Golan et la Cisjordanie. Le secrétaire d'Etat Rubio l'a dit, nous ne voulons pas d'activités déstabilisatrices en Cisjordanie à ce stade, car cela.
Pourra avoir des conséquences sur notre capacité à faire des progrès dans la mise en oeuvre.
Du plan de Donald Trump pour Gaza. Je vous remercie, Jean.
Et je donne la parole à la représentante de la Lettonie.
Thank you, Mr. President.
Merci, Monsieur le Président. Je remercie le coordonnateur spécial par intérim, M. Alakbarov, de son exposé édifiant. Je remercie M. Inon et M. Abu Sarah de leur contribution et de nous avoir prouvé, par le truchement de leur expérience vécue, qu'il est possible de parvenir à une coexistence pacifique. Monsieur le Président, la situation en Cisjordanie continue de se détériorer à une cadence effarante. Les violences des colons, le déplacement illégal forcé, la démolition de logements.
Les vies arrachées, la restriction imposée à la liberté de circulation, le manque d'accès aux services essentiels exercent des.
Pressions croissantes sur la communauté palestinienne.
L'escalade en cours a exacerbé la menace sécuritaire pour les Israéliens également.
Nous déplorons la poursuite des attaques mortifères contre les civils en Cisjordanie. Le terrorisme et la violence faite aux civils sont inacceptables, quelles que soient les circonstances. La volonté d'annexion, l'incitation à l'extrémisme et à la violence de la part de certains représentants et dirigeants du gouvernement créent un terreau fertile à l'agression et à la polarisation, ce qui est contraire à l'intérêt sécuritaire d'Israël sur le long terme. La situation actuelle en Cisjordanie ne conduira ni à la paix ni à la stabilité. L'annonce récente d'appels d'offres pour 2147 unités de logement dans la zone E1 ne fait qu'accélérer l'expansion des colonies de peuplement israéliennes, illégales au regard du droit international. En plus d'une infrastructure routière inaccessible pour les Palestiniens et de mesures administratives renforcées, ces colonies de peuplement morcele la Cisjordanie de façon délibérée et ça la viabilité de la solution de deux États le droit international le droit international humanitaire et les résolutions du Conseil de sécurité y compris la 23 34 doivent être respectés nous exhortons Israël à prendre.
À bras le corps les violences des colons en Cisjordanie à faire en sorte que les auteurs d'attaques et.
De meurtres rendent des comptes faire en sorte de faire cesser l'expansion des colonies de peuplement y.
Compris dans la zone E1 et.
De pleinement respecter les obligations et engagements juridiques, y compris le statu quo historique sur les lieux saints à Jérusalem. La stabilité en Cisjordanie suppose une gouvernance palestinienne effective, responsable, unie, qui propose une autre solution que la violence. Il est important d'appuyer l'Autorité palestinienne. Les mesures qui contribuent à prolonger la crise budgétaire de l'Autorité palestinienne et déstabiliser l'économie palestinienne nous préoccupent vivement. Nous exhortons Israël à faire en sorte que le secteur bancaire palestinien puisse fonctionner sans entrave et que les recettes fiscales retenues soient libérées pour que l'Autorité palestinienne puisse s'acquitter de ses obligations budgétaires, verser les traitements des fonctionnaires et fournir les services fondamentaux. Une autorité palestinienne efficace, crédible, à même de fonctionner, est dans l'intérêt tant des Palestiniens que des Israéliens. Parallèlement, l'Autorité palestinienne doit continuer d'honorer ses engagements et de mener des réformes significatives et en profondeur. Nous sommes favorables à la tenue d'élections libres, régulières, transparentes et inclusives en Palestine, des élections crédibles qui sont nécessaires au renforcement de la légitimité des institutions gouvernant les Palestiniens, tant au sein des Palestiniens que dans leurs relations avec Israël. La participation du Hamas dans toute structure de gouvernance palestinienne future est inacceptable. S'agissant de Gaza, nous sommes préoccupés par l'absence de progrès concret à Gaza et le nombre de pertes civiles. plan d'ensemble pour la paix proposé par le président des États-Unis, Donald Trump, et entériné par la résolution 2803, est une façon claire et réaliste de parvenir à la paix et à la stabilité dans la région, qui doit être dûment mise en œuvre. Alors qu'approche l'hiver, la situation humanitaire à Gaza devient de plus en plus grave. La précarité du système de soins de santé, dans un déjà fragile à Gaza, nous préoccupe. Une préparation L'hiver et les matériaux nécessaires à cette fin font l'objet de graves restrictions. Ils ne peuvent entrer sur le territoire. Il est absolument urgent de garantir une aide humanitaire rapide, sûre, sans entrave et suffisante.
Il faut laisser passer les.
Le matériel nécessaire à la préparation de l'hiver, les articles, laboratoires médicaux et autres articles nécessaires à la fourniture de services essentiels et des conditions de vie dignes. En conclusion, M. le Président, une perspective politique avec Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, régie par une seule autorité palestinienne légitime, unique et réformée, est la seule façon de parvenir à une paix pérenne.
Israël.
Avec la sécurité garantie, un État palestinien démocratique viable sont des objectifs qui se renforcent mutuellement. Et pour que cet objectif soit atteint, la communauté internationale doit poursuivre, redoubler ses efforts en faveur de la mise en œuvre de la solution de deux États, telle que définie dans les résolutions du Conseil de sécurité et la Déclaration de New York, et rappeler lors de la.
Réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale qui s'est tenue la semaine dernière.
Nous réitérons notre attachement à cet objectif partagé.
Merci. Lettonie, et je donne maintenant la parole au représentant de la Colombie.
Merci, Madame la Présidente. Le Conseil de sécurité ne peut pas aborder la situation à Gaza en considérant exclusivement ce qui s'est passé au cours des trois dernières années. Faire ça nous conduirait à reformuler des solutions circulaires. Ce conflit est aujourd'hui intenable. Il y a des préoccupations légitimes, tous les deux, en matière de sécurité nationale, mais aussi d'ordre humanitaire.
Madame la Présidente, indépendamment des pressions qui vont croissant et des intérêts géopolitiques et nationaux en jeu, il nous faut faire preuve de sagesse. Outre ce que pourrait dire la Colombie quant à ses attentes, il convient de préciser que s'agissant du Conseil de sécurité, la mission colombienne près les Nations unies ne représente que l'intérêt de la République colombienne, conformément à mon serment constitutionnel. Voilà pourquoi Nous condamnons sans équivoque le terrorisme et son incarnation la plus récente dans la région, le narcoterrorisme, associé non seulement.
Au trafic de drogue pour financer le terrorisme, mais également à des intermédiaires déstabilisateurs.
Penser que le conflit de Gaza est un conflit qui n'oppose que deux nations, c'est naïf. C'est une mauvaise interprétation du conflit. Il est limpide pour la Colombie que le Hamas, le Hezbollah, sont tous des organisations terroristes. Nous reconnaissons sans équivoque le droit de l'État israélien à protéger la vie de ses citoyens et à garantir la sécurité nécessaire à toute nation. Mais la situation humanitaire est grave, c'est indéniable. La Colombie est consciente de la situation humanitaire à Gaza, a fortiori vu notre tradition de longue date, de plus d'un siècle, de respect du droit international humanitaire. La République de la Colombie nous rappelle l'importance de respecter le principe de proportionnalité dans tout conflit. Dans ce contexte, la Colombie appuie le règlement pacifique du conflit à Gaza, et notamment les efforts des États-Unis en faveur de la paix dans la région, et nous appuyons la mise en oeuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité de 2025 ainsi que le plan d'ensemble pour mettre un terme au conflit de Gaza. Madame la Présidente, le droit de toute nation à défendre sa sécurité nationale.
À démanteler les organisations terroristes et la nécessité de protéger la vie des civils.
Ne sont pas des obligations qui s'excluent mutuellement. Sur la base des articles 39 et 40 de la Charte des Nations Unies, la Colombie prie le Conseil de sécurité, les Nations Unies en général et toutes les parties concernées par le conflit de donner la priorité à la protection de la vie des enfants et de respecter les dispositions de la Convention de Genève de 1949 et ses protocoles de 1950 et 1957. 1977 concernant la protection de la population civile et concernant l'exercice du principe de distinction. Nous faisons face à un choix qui semble inéluctable entre la sécurité nationale et la protection humanitaire. La Colombie est d'accord avec ces préopinants et après avoir entendu les exposés de nos intervenants, on voit que ces deux intérêts ne s'excluent pas mutuellement. L'un et l'autre doivent être protégés. Madame la Présidente. La Colombie prie tous les dirigeants concernés de faire montre de sagesse au nom des peuples représentés, mais aussi au nom de l'humanité. Il y a des moments de l'histoire où les caractères des dirigeants définissent l'avenir des nations. L'heure actuelle est un de ces moments. Merci.
Je remercie le représentant de la Colombie et je donne maintenant la parole au représentant du Bahreïn.
Madame la Présidente, cette séance se tient après une semaine marquée par des réunions et manifestations de haut niveau. qui toutes ont montré l'importance de la question palestinienne à l'échelle régionale et internationale. Permettez-moi de remercier M. Alagbarov, coordonnateur spécial par intérim. Je remercie également M. Inon et Abou Sarah de leurs exposés et de leur vision. Je voudrais dire la chose suivante. Premièrement, le Royaume suit avec préoccupation la situation en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, notamment l'expansion continue des colonies de peuplement, la violence des colons et les mesures unilatérales risquant de saper la confiance et les perspectives d'une solution de deux États. Dans le droit fil de cette idée, le Royaume insiste sur la nécessité de faire respecter le droit international et les différentes résolutions du Conseil de sécurité, notamment la 2334. Il nous faut nous abstenir de prendre une quelconque mesure risquant de saper les efforts diplomatiques et politiques visant à l'avènement de la paix. Le Royaume réitère l'importance de respecter le statu quo historique et juridique dans la ville de Jérusalem et de ses lieux saints. Il faut éviter toute mesure risquant de conduire à un embrasement des tensions ou risquant de saper les perspectives de paix et de coexistence. Le Royaume du Bahreïn souligne l'importance de pleinement respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire, Sans sélectivité aucune, il nous faut garantir la mise en œuvre de toutes les résolutions du Conseil de sécurité sur la question palestinienne, y compris la pleine mise en œuvre de la résolution 2803. Il nous faut appuyer le relèvement, la reconstruction et la création de conditions propices à un véritable processus politique conduisant à la mise en œuvre de la solution de deux États. Parallèlement, Le Royaume insiste sur l'importance de préserver l'élan politique et diplomatique donné et de faire fond sur l'élan donné, et ce, grâce à la mise en œuvre de la résolution 2803, tout en soutenant les efforts consentis par le Conseil de la paix pour garantir le respect du cessez-le-feu et l'accès humanitaire. Il nous faut également appuyer les efforts de relèvement et de reconstruction de la bande de Gaza, tout en promouvant les institutions de l'État palestinien et en créant des conditions propices à un processus politique crédible et sérieux afin de mettre en œuvre la solution de deux États. Le peuple palestinien est le plus durement touché par la crise humanitaire continue multidimensionnelle qui dure depuis plus de 80 ans. Notre royaume insiste sur l'importance de lever tous les obstacles à l'aide humanitaire et médicale qui doit parvenir à ceux qui en ont besoin à Gaza et en Cisjordanie de façon suffisante, immédiate et durable. Telle doit être la priorité urgente que l'on ne peut reporter. C'est une responsabilité internationale commune.
Le Royaume du Bahreïn félicite toutes les institutions spécialisées de l'ONU, sans exception aucune, de leurs efforts.
Nous saluons également les efforts de toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales pour venir en aide aux territoires palestiniens, malgré les difficultés sur le terrain et malgré les difficultés administratives. Le Royaume veut traduire sa position de principe vis-à-vis du peuple palestinien en initiatives humanitaires concrètes grâce à la Fondation humanitaire royale, en plus de notre soutien aux projets humanitaires et aux projets de développement pour les réfugiés palestiniens, notamment sous l'égide de l'UNRWA. Enfin, le Royaume souligne qu'il n'y aura pas de paix pérenne et d'ensemble dans la région sans la solution de deux États. Nous renouvelons notre position de principe. Nous sommes favorables à un État palestinien indépendant, souverain, d'un seul tenant, dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Un État palestinien vivant dans la paix et dans la sécurité, aux côtés de l'État d'Israël pour défendre les droits inaliénables du peuple palestinien, un peuple frère, avec un État membre à part entière des Nations unies. Merci.
Je donne la parole à la représentante de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, nous remercions le Coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient Ramiz Alagbarov, de son exposé circonstancié sur la situation des faits dans les territoires palestiniens occupés, dans le contexte de la mise en œuvre de la résolution 2334. Nous avons écouté avec beaucoup d'attention les représentants de la société civile. La séance de ce matin du Conseil de sécurité a lieu en la dernière journée de la semaine de.
Haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale.
Depuis cette tribune, presque tous les chefs de délégations étrangères ont accordé une attention toute particulière à la question du règlement juste et durable du dossier palestinien, sur la base juridique internationale bien connue, avec ses principes clés de deux États pour deux peuples. Tout aussi important, en marge de la semaine de haut niveau, il y a eu toute une série de manifestations importantes sur la problématique du règlement au Moyen-Orient, des manifestations de haut niveau avec une large participation des États membres de l'ONU. La position unique de la majorité réaffirme que la formule des deux États n'a pas d'alternative, ce qui assoit l'importance cruciale du règlement du conflit israélo-palestinien dans le cadre de la stabilisation rapide de la situation dans tout le Moyen-Orient. Malheureusement, tous les États n'ont pas pu jouir du droit à une présence au débat général et aux conférences ministérielles, puisque la partie américaine, en violation de ses obligations, a à nouveau refusé d'octroyer un visa à la délégation palestinienne, notamment au président Mahmoud Abbas. Madame la Présidente, L'exposé de M. Ramiz Alakbarov sur la situation dans les territoires palestiniens occupés témoigne d'une tendance dangereuse persistante qui menace de saper les bases géographiques et politiques de la solution des deux États. Les autorités israéliennes ignorent les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité sur le sujet et mènent une politique de renforcement de la mainmise administrative et juridique sur la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Des colonies de peuplement sont construites à un rythme record, et une multiplication des colonies existantes aussi.
En dépit de l'effroi et de l'opposition de la communauté internationale, les Israéliens.
Entérinent de nouveaux plans de colonies, notamment dans le cadre du projet provocateur E1, dont la réalisation fracture le territoire.
Palestinien en deux parties.
Nous sommes particulièrement préoccupés par la flambée de violences dont se sont rendus coupables les colons face aux habitants de la Cisjordanie. Des rapports réguliers du Secrétaire général de l'ONU en parlent, et ces attaques, souvent, ont lieu sans opposition, pire, avec le soutien des soldats israéliens. Bien évidemment, nous sommes vivement préoccupés par des informations qui nous parviennent sur des attaques de Palestiniennes et de Palestiniens contre des Israéliens pacifiques. Cela étant dit, sur la base des sources disponibles, le nombre de ces incidents ne peut pas être comparable au nombre d'attaques attribuées à des colons en Cisjordanie. Je voudrais accentuer le fait que, pour que, plutôt, Israël essaie de créer une réalité irréversible sur le terrain, ce qui est une violation.
Grave de la résolution 2334 du Conseil de sécurité.
Je rappelle qu'il n'est pas question d'un document historique obsolète, mais bien d'une résolution qui doit être mise en œuvre.
Et qui était adoptée sans la moindre opposition, comme aiment à le répéter nos collègues occidentaux. Des critères ont été adoptés il y a 10 ans.
Par le Conseil de sécurité adressés à Israël et ces exigences demeurent pertinentes. Jérusalem doit mettre fin à toutes ses activités de colonisation, de peuplement en territoire palestinien occupé. Madame la Présidente, bien évidemment, on doit partir de la situation déplorable dans une autre zone du territoire palestinien occupé, c'est-à-dire dans la bande de Gaza. Bien évidemment, nous avons pris connaissance des derniers exposés du Conseil de la paix en marge de la semaine de haut niveau et nous avons entendu les promesses visant à éliminer établir une relance dans la bande de Gaza le plus rapidement possible grâce à des projets ambitieux. Nous ne remettons pas en doute l'importance de cette initiative. Cela étant dit, il faut avant toute chose établir une trêve sur le terrain.
C'est le plus important.
La situation à Gaza est telle que, en dépit de l'entrée en vigueur formelle du cessez-le-feu à Gaza, au quotidien, des civils meurent.
Depuis octobre l'année dernière, à cause des frappes israéliennes.
Plus de 1400 personnes ont perdu la vie. Il y a aussi des restrictions sérieuses de la part d'Israël quant au passage des convois humanitaires. D'ailleurs, certains produits ont été inclus à la liste des articles à double usage, ce qui n'aide pas. N'oublions pas non plus la réticence visant à rouvrir des points de passage vers la bande de Gaza. En outre, L'idée du Conseil de paix, du désarmement du Hamas et du retrait des troupes israéliennes reste floue. Nous sommes préoccupés par le fait qu'Israël ouest ait refusé la feuille de route du Haut-Representant pour Gaza, proposant un dépôt progressif des armes de la part du Hamas en parallèle d'un retrait progressif des forces de défense israéliennes. En d'autres termes, les éléments clés du plan de paix demeurent lettre morte depuis presque un an. C'est paradoxal, mais c'est un fait. Israël, en dépit de son statut d'un des États fondateurs du Conseil de paix, continue d'entraver la mise en œuvre du plan global de cessez le feu à Gaza, qui a servi pourtant de raison à la création du Conseil de paix par les États-Unis. La Russie, bien évidemment, n'est pas membre de cette organisation. Quoi qu'il en soit, nous notons les voix du monde musulman du groupe des huit. états musulmans et arabes membres du Conseil de paix qui insistent pour que Jérusalem-Ouest s'acquitte de ses obligations de toute bonne foi. De son côté, mon pays continue d'être ouvert à la coopération et à la coordination avec les amis arabes et avec d'autres parties intéressées pour parvenir à une solution globale et juste dans le dossier palestinien. Nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'alternative à la formule des deux États, dont la mise en œuvre permettra de faire émerger une paix et une sécurité durables dans tout le Moyen-Orient. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Fédération de Russie et je donne maintenant la parole au représentant de la République démocratique du Congo.
Madame la présidente, la République démocratique du Congo vous remercie pour la convocation de cette séance. consacrée à la situation au Moyen-Orient, ainsi que pour les éléments d'information qui viennent de nous être présentés. Nous voudrions à notre tour exprimer notre gratitude au coordonnateur spécial par intérim et coordonnateur résident du Bureau du coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Ramiz Alagbarov, et saluer les efforts inlassables déployés par les Nations unies ainsi que par l'ensemble des acteurs engagés en faveur de la paix dans cette région. Nous avons suivi avec une attention soutenue les témoignages poignants des représentants de la société civile. La République démocratique du Congo réaffirme son attachement aux principes de la Charte des Nations unies et à la recherche d'un règlement pacifique de différends. C'est dans cet esprit que nous réitérons l'importance que nous accordons à la mise en œuvre de la résolution 2334 du Conseil de sécurité, ainsi qu'au respect des obligations découlant du droit international. Cette résolution demeure, à nos yeux, un élément important du cadre collectif établi par le Conseil pour préserver les perspectives d'une paix durable et d'un règlement politique de la question du Moyen-Orient. Il est essentiel que les engagements pris au sein de cette Organisation continuent de guider notre action collective de manière constante, avec mesure et un sens de responsabilité. À cet égard, nous rappelons que le respect des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité constitue le fondement même de la crédibilité de notre Organisation. Toutefois, le développement observé sur le terrain au cours de la période considérée montre combien il demeure nécessaire de préserver les conditions du rétablissement de la confiance et du maintien de la voie du dialogue. La République démocratique du Congo encourage ainsi toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter toute démarche qui pourrait davantage éloigner la perspective d'un règlement négocié. Madame la Présidente, ma délégation demeure particulièrement attentive à la situation des populations civiles. Voilà pourquoi nous condamnons toute violence visant les populations civiles et réaffirmons la prise en considération des préoccupations légitimes de sécurité de toutes les populations. Les souffrances humaines qui se prolongent dans la région nous rappellent avec force que, derrière les considérations politiques et diplomatiques, se trouvent des femmes, des hommes et des enfants qui aspirent simplement à vivre dans la sécurité, la dignité et la paix. La protection des civils doit donc rester au cœur de nos préoccupations communes. Nous réaffirmons également l'importance d'un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave pour les populations qui en ont besoin. À cet égard, nous saluons le travail accompli par les Nations unies et par les organisations humanitaires dont l'engagement mérite notre soutien. Nous sommes convaincus que la paix ne peut être construite que par le dialogue. Elle suppose l'aménagement des espaces de négociation et la nécessité de favoriser la confiance et de créer progressivement les conditions permettant aux parties de se rapprocher d'une solution politique. C'est pourquoi La République démocratique du Congo continue de considérer la perspective d'une solution politique à laquelle la communauté internationale doit demeurer attachée. La réalisation de ce schéma exigera sans doute la patience, la persévérance et surtout une volonté politique renouvelée. Elle exigera également de la communauté internationale qu'elle demeure engagée, unie et attentive aux aspirations de toutes les populations concernées. Dans les circonstances actuelles, il nous paraît plus important que jamais de préserver le langage de la diplomatie et de maintenir ouverts les canaux du dialogue. Notre Conseil a une responsabilité particulière à cet égard. Il lui appartient de continuer à encourager la retenue, à soutenir les efforts de médiation et à contribuer à la création d'un environnement propice à la reprise d'un processus politique crédible. La République démocratique du Congo réaffirme pour sa part sa disponibilité à soutenir toute initiative sincère visant à réduire les tensions, à soulager les souffrances des populations et à rapprocher les parties d'une paix durable. Nous demeurons convaincus que, même dans les moments où les divergences paraissent les plus profondes, la diplomatie doit continuer à ouvrir des chemins vers la compréhension et la paix. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo, et je donne maintenant.
La parole au représentant du Panama.
Merci, Madame la Présidente. Le Panama vous remercie d'avoir convoqué cette réunion trimestrielle concernant la mise en oeuvre de la résolution 2334 de 2016. Nous remercions Monsieur Alagbarov, de son exposé circonstancié. Nous remercions également les représentants d'Interact International qui se sont exprimés au nom de la société civile. Il est très intéressant d'entendre leur point de vue et leurs perspectives pour faire avancer la paix entre Israéliens et Palestiniens. Près de dix ans après l'adoption de la résolution 2334, ces dispositions restent en vigueur. et sa mise en œuvre par toutes les parties demeurent une obligation qui ne peut plus être reportée. La situation en Syrie continue de vivement nous préoccuper, notamment face aux mesures et pratiques contraires au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité qui continuent d'être prises. Les faits sur le terrain montrent que cette année, les démolitions, les déplacements, les restrictions à la liberté de circulation et les flambées de violence se sont multipliées. Ces dynamiques, outre aggraver les conséquences humanitaires immédiates, exacerbent le morcellement territorial et détériorent petit à petit les conditions nécessaires à un règlement politique négocié. De l'avis du Panama, Il est contre-productif de poursuivre des mesures et actions à même de modifier la réalité territoriale et démographique en Cisjordanie. La mise en œuvre de la résolution 2334 suppose d'éviter des mesures unilatérales exacerbant les tensions et réduisant l'espace restant pour un règlement négocié. Le cadre temporel n'est pas neutre. Tant qu'il n'y aura pas de processus politique crédible permettant un règlement durable, les faits sur le terrain vont continuer de détériorer les conditions dans lesquelles un jour ce processus devra se dérouler. À Gaza, voilà presque un an depuis l'annonce du cessez-le-feu du 10 octobre 2025. Certes fragile, Ce cessez-le-feu a permis d'apporter un certain soulagement à l'une des pires catastrophes humanitaires de notre siècle. Toutefois, les événements dans la bande de Gaza continuent de montrer que le cessez-le-feu, même s'il est indispensable, à lui seul, ne permettra pas un règlement durable de la situation à Gaza. Depuis l'annonce et jusqu'au milieu de ce mois-ci, Ce sont 1394 Palestiniens qui ont perdu la vie, 4991 qui ont été blessés, c'est-à-dire une moyenne d'environ 4 tués et plus de 14 blessés par jour. Il subsiste d'immenses défis en matière de logement, de santé, d'approvisionnement en eau, d'assainissement et même Si une immense partie de la population continue de dépendre de l'aide humanitaire, la coordination entre les autorités israéliennes, les Nations unies et d'autres organisations humanitaires a permis de préserver l'entrée et la fourniture d'aide critique, notamment sur le plan alimentaire. Malgré les ravages causés, près de 97 000 étudiants ont pu revenir dans les classes la première semaine de l'année scolaire 2026-2027. Ce qui nous rappelle que reconstruire Gaza, c'est aussi reconstruire les écoles, rétablir les services et les institutions. C'est surtout aussi proposer une perspective d'avenir. Voilà pourquoi, pour nous, il est absolument indispensable de préserver et de consolider le cessez-le-feu et de progresser dans la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité entériné, qui entérinait le plan de paix pour Gaza proposé par les États-Unis. L'étape suivante de ce plan doit nous permettre d'avancer vers la reconstruction concrète de Gaza, vers sa démilitarisation, vers le retrait progressif des forces israéliennes, vers des garanties légitimes de sécurité données à Israël et vers une gouvernance palestinienne réformée et unie, sans participation du Hamas. En outre, Nous appuyons pleinement l'action des institutions spécialisées des Nations unies, des organisations humanitaires dans des circonstances particulièrement adverses. Le personnel humanitaire et les installations des Nations unies doivent être protégés. Et toutes les parties, et à tout moment, doivent garantir un accès humanitaire total, sûr, continu et sans entrave. Madame la Présidente, Le Panama insiste sur le fait que l'avenir de Gaza ne peut être conçu séparément de la Cisjordanie. L'un et l'autre font partie d'une seule réalité territoriale, politique et sociale. Par conséquent, alors que se poursuivent les efforts destinés à stabiliser Gaza, il faut éviter une détérioration de la situation en Cisjordanie, il faut préserver les conditions nécessaires qui seront propices à un règlement politique négocié qui tienne pleinement compte de l'une et l'autre réalité. Les débats lors de la semaine de haut niveau ont mis en avant l'importance d'un règlement politique de ce conflit qui, malgré le temps passé, malheureusement, reste encore imperméable aux décisions et aux résolutions du Conseil de sécurité et à tous les efforts consentis pour parvenir à la paix. Après tant d'années, il ne suffit pas de réitérer ce que devrait être l'avenir. Il faut désormais concentrer nos efforts sur la construction d'un d'un parcours politique pour y parvenir. Nous continuerons de défendre les efforts destinés à promouvoir avec détermination un règlement politique négocié qui permette de mettre un terme à ce cercle vicieux de la violence et qui propose aux Israéliens et Palestiniens une possibilité de vivre en voisins dans la paix, la sécurité et la dignité. Merci.
Je donne maintenant la parole au représentant de la Grèce.
Merci, madame la Présidente.
Avant toute chose, qu'il me soit permis de remercier le coordinateur spécial Je remercie Monsieur Alexys, Monsieur de son exposé. Je remercie messieurs et de leurs observations très fortes. La semaine au niveau de l'Assemblée générale a à nouveau placé la question de la paix au Moyen-Orient au cœur de la coopération internationale. Dans sa dernière allocution devant l'Assemblée générale, le secrétaire général a appelé à ce que la force du droit l'emporte sur la force brute. Et aujourd'hui, Je voudrais me faire l'écho de ce message important, un message qui guide nos efforts collectifs pour parvenir à une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient, surtout à la lumière d'une évolution de la situation préoccupante, que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie. Madame la Présidente, la Grèce est vivement préoccupée par l'expansion des colonies de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est, puisque Cette expansion constitue un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États. Le plan E1 risque de morceler la contiguïté territoriale de la Cisjordanie. Toutes les activités de colonies de peuplement doivent cesser. Nous sommes tous assez préoccupés par la violence continue dont se rendent coupables les colons à l'encontre des Palestiniennes et Palestiniens, notamment à l'encontre des communautés chrétiennes. Toutes les personnes s'étant rendues coupables de violence doivent répondre de leurs actes. Les mesures qui visent à changer le statu quo des lieux saints à Jérusalem doivent cesser. Nous attachons aussi une importance toute particulière au rôle historique des consulats généraux de Jérusalem qui, depuis des générations, constituent un élément important de la présence internationale dans la ville et nous soulignons l'importance leur statut et fonction qu'il faut préserver. Madame la Présidente, la situation à Gaza demeure très préoccupante. Un an après l'adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité et un an après l'inauguration du plan global pour mettre fin au conflit, nous avons enregistré des progrès plutôt importants. Mais le plus difficile nous attend: la mise en œuvre.
Nous.
Nous devons désormais mettre en œuvre la feuille de route en 15 points présentée par le haut représentant monsieur Mladenov en tant que lien intrinsèque entre la sécurité et la gouvernance, la relance et la reconstruction. Le désarmement du Hamas et des autres groupes armés non étatiques doit rester une priorité majeure. Le Hamas ne peut pas jouer le moindre rôle dans la gouvernance de la sécurité future de Gaza. Pour un règlement durable, il faudra une seule autorité légitime et une seule structure sécuritaire légitime, tout en prenant en?
Considération, comme il se doit, les inquiétudes sécuritaires légitimes d'Israël. Et dès lors, nous devons continuer à.
Essayer de trouver des modalités sécuritaires, notamment avec la force de stabilisation internationale, dotée d'un mandat.
Clair et de responsabilités bien définies.
Dans le même temps, l'assistance humanitaire et la relance précoce doivent aller de pair. On ne peut pas attendre pour plus de logements, de soins de santé, d'eau, d'assainissement, d'électricité, d'élimination des décombres ou de déminage. Ces questions doivent être prises à bras le corps, urgemment. La Grèce voudrait restaurer une vie normale, créer un espoir tangible pour les Palestiniens tout en consolidant la stabilité. La Grèce est prête à y contribuer, notamment grâce à l'initiative Équipe Gaza de l'Union européenne, le Fonds Horizon de l'Union européenne et au sein de la Banque mondiale. Il est aussi indispensable que la Palestine prenne les choses en main. Les Palestiniennes et Palestiniens doivent être au centre de l'administration, de la gestion, de la reconstruction de Gaza. Nous soutenons le Comité national pour l'administration de Gaza lors de la période de transition, mais en même temps, notre objectif ultime doit demeurer la réunification de Gaza et de la Cisjordanie dans le cadre d'une Autorité palestinienne réformée, dotée de pouvoirs adéquats et une autorité fonctionnelle avec des moyens nécessaires. C'est pourquoi nous devons collectivement pérenniser notre soutien financier et politique pour l'Autorité palestinienne afin que des réformes aient lieu. Madame la Présidente, il y a un an, la communauté internationale s'est réunie ici, à New York, pour la conférence sur la mise en œuvre de la solution des deux États, co-organisée par la France et l'Arabie saoudite, une conférence historique.
L'adoption de la Déclaration de New York, entérinée par l'Assemblée générale à l'écrasante majorité des voix.
A prouvé la profondeur de l'appui international en la matière. La semaine dernière, lors de la réunion ministérielle de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États, la communauté internationale a à nouveau souligné qu'il n'existait qu'une seule voie crédible vers la paix et la sécurité durables pour les Palestiniennes, Palestiniens, Israéliennes et Israéliens. c'est-à-dire deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, conformément à ce que stipule le droit international et les résolutions de l'ONU sur le sujet. La tâche qui nous attend est de garantir que cette horison politique ne s'estompe pas alors que nous essayons de traiter les problèmes du quotidien à Gaza. Il est temps de parvenir à un consensus international général afin qu'il puisse se traduire en mesures concrètes.
Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Grèce et je donne maintenant la parole au représentant du Pakistan.
Merci, Madame la Présidente.
Nous remercions M. Alakbarov, coordinateur spécial en exercice, de son exposé très utile et très complet.
Nous prenons note des observations des représentants de la société civile. Nous comprenons leur peine. La semaine dernière, c'était la semaine de haut niveau qui a accueilli tous les dirigeants de haut niveau. Lors des réunions, lors des déclarations, un message était particulièrement clair. La solution des deux États demeure le cadre juridique international convenu pour la question palestinienne et pour la création d'une paix juste et durable indispensable. Et pourtant, cet engagement partagé est mis en péril par des actions délibérées d'Israël, la puissance occupante, qui essaie de créer des faits irréversibles sur le terrain. Dans la Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est, l'expansion illégale des colonies est désormais une stratégie délibérée pour altérer la composition au caractère géographique et démographique du territoire palestinien.
L'avancée du projet E1, avec des appels d'offres pour des milliers de projets.
Menace de mettre en péril la contiguïté territoriale et la viabilité de l'État palestinien. Les colons sont de plus en plus violents. L'OCHA a enregistré plus de 1600 attaques cette année. Ce ne sont plus des incidents isolés, désormais, non, des attaques organisées contre des communautés palestiniennes, rendues possibles par l'impunité soutenue par des décideurs d'État. En plus des démolitions, des saisies, des déplacements forcés, des expulsions, et du contrôle accru de l'administration israélienne, l'annexion s'ancre et les bases de la paix s'ébranlent. Madame la Présidente, nous ne pouvons pas renforcer le statut d'État palestinien tout en permettant une destruction des fondements territoriaux. Il faut réagir. Le Pakistan se félicite des mesures de sanctions annoncées par le Royaume-Uni, la France et le Canada s'agissant des biens issus des colonies illégales et des mesures similaires annoncées par d'autres États. Ces mesures envoient un message important. Les activités de colonies illégales et ce qui les rend possibles doivent cesser. Et des conséquences auront lieu. Madame la Présidente, la situation à Gaza demeure très préoccupante. L'hiver approche, ce qui pourrait aggraver une situation humanitaire déjà terrible, avec une population confinée à environ 30 % du territoire de Gaza, dans des conditions absolument déplorables. Depuis l'annonce de ce cessez-le-feu, plus de 1400 Palestiniens ont été tués au fil d'agressions palestiniennes, ce qui prouve bien qu'il est urgent de protéger comme il se doit et véritablement les populations. Des efforts diplomatiques ont créé des cadres mutuellement qui se renforcent mutuellement, notamment le plan global pour mettre fin au conflit Gaza, la résolution 2003 de la sécurité et la déclaration de New York. Le Pakistan soutient leur pleine mise en œuvre de bonne foi. Le mécanisme de mise en œuvre pertinent doit renforcer ces objectifs partagés et doit promouvoir une action politique crédible. Les besoins immédiats sont clairs. Toutes les activités de colonie de peuplement doivent cesser. Il faut mettre fin à la violence des colons.
Des comptes doivent être rendus.
Les mesures qui promeuvent l'annexion doivent être abrogées. À Gaza, la résolution 2803 doit être mise en œuvre pleinement, y compris avec une mise en œuvre complète de l'accord de cessez-le-feu, un accès humanitaire sans entrave et des efforts de reconstruction. Toute tentative de déplacer de force la population de Cisjordanie à Gaza ou d'accaparer le territoire devrait être rejetée de façon univoque et l'Autorité palestinienne doit avoir suffisamment de marge de manœuvre, notamment avec la restitution des recettes issues des taxes. La Cisjordanie et Gaza doivent faire partie d'une seule unité territoriale. Nos efforts collectifs doivent converger pour parvenir à un processus politique irréversible, assorti de délais, mettant fin à l'occupation israélienne, établissant un État indépendant d'un seul tenant de Palestine sur la base des frontières d'avant 1967, avec Al-Quds Al-Sharif pour capitale. Le peuple palestinien ne devrait pas devoir attendre plus longtemps la ne pourra peut-être pas survivre à un autre cycle de promesses sans mise en œuvre. Merci.
Je remercie le représentant du Pakistan et je donne maintenant la parole au représentant de la Chine.
Madame la Présidente, je remercie le coordinateur spécial adjoint, M. Alakbarov, de son exposé. Je remercie aussi M. Hinon et M. Abou-Sarah de nous avoir fait part de la déclaration qui prouve que l'humanité existe toujours.
La semaine dernière, lors du débat général et lors d'autres manifestations de haut niveau de la 81e session, la question palestinienne a fait partie des grandes questions abordées par les États membres.
Clairement, les membres de l'ONU dans leur ensemble ont.
Appelé au cessez-le-feu pacifique, au dialogue, à une solution des deux États, au lieu d'opter pour l'occupation et les politiques d'annexion. La situation se détériore rapidement dans le territoire palestinien occupé et, dès lors, la communauté internationale devrait urgemment établir davantage le consensus et devrait traduire les voix puissantes en appels pratiques et en mesures pratiques pour que la solution des deux États ne s'évapore pas, permettant d'établir une solution juste, totale, un règlement pour la question palestinienne, et ce, le plus rapidement possible. Trois éléments. Tout d'abord, nous devons consentir des efforts immenses pour éviter l'effondrement de la Cisjordanie. Alors que la puissance occupante persiste et signe et continue d'accélérer inexorablement les colonies de peuplement, un grand nombre de Palestiniens ont été expulsés, ont perdu leur moyen de subsistance, des familles ont été déchirées, des proches ont été tués, les colons violent. La résolution 2334 et l'avis consultatif de la Cour internationale de justice est, partant, ces mesures ne sont pas légales. Tout acte d'annexion en Cisjordanie, de facto ou d'autres façons, réduit la possibilité d'une vie palestinienne et met en péril le fondement territorial de l'État palestinien. La Chine appelle Israël à cesser immédiatement tout projet de colonie, à cesser de spolier les foyers palestiniens et à s'avancer dans les terres palestiniennes et à prendre des mesures effectives pour mettre fin à la violence en sanctionnant les colons, tout en s'assurant que des comptes soient rendus lors des cas d'attaques. Israël devrait sans plus attendre restituer les recettes issues des taxes, devrait lever toutes les restrictions économiques déraisonnables en Cisjordanie et devrait cesser de mettre en péril l'autorité d'autorité palestinienne. Des efforts devraient être consentis pour améliorer la situation humanitaire à Gaza, c'est certain. Gaza demeure assiégée, il n'y a pas suffisamment d'assistance vitale. Des bâtiments ont été réduits en décombres un peu partout dans la bande de Gaza, une situation humanitaire qui n'est plus tolérable. Cela étant dit, Israël continue ses attaques inexorables contre Gaza, le bilan s'alourdissant au quotidien. des bombes sont utilisées et l'accès humanitaire demeure entravé à Gaza. Et tant que ça continuera, la paix ne pourra pas prendre racine et la reconstruction ne pourra pas débuter. Nous appelons les parties compétentes, Israël en particulier, à sincèrement et pleinement mettre en œuvre les obligations issues du cessez-le-feu, à cesser immédiatement toute opération militaire à Gaza et à prendre des mesures positives pour parvenir à une paix durable. Israël se doit de s'acquitter de ses obligations dans le cadre du droit international humanitaire en levant les restrictions à l'accès humanitaire pour permettre à l'équipement et aux abris d'être acheminés vers Gaza. Israël ne peut plus établir de restrictions sur l'UNRWA et ne peut plus prendre pour cible l'UNRWA et d'autres organisations humanitaires. 3. Il faut consentir tous les efforts possibles et imaginables pour mettre en œuvre la situation des deux États. La situation entre la Palestine et Israël, dont nous sommes saisis, est le résultat fondamental du droit de la Palestine à la vie et le droit à la vie.
Au retour, sont bafoués depuis trop longtemps.
Pour éliminer la spirale des conflits, il faut restaurer le droit légitime du peuple palestinien et établir un État palestinien indépendant, la solution des deux États. La communauté internationale doit.
Davantage d'efforts pour éviter toute mesure irréversible et pour revitaliser la perspective d'une solution des deux États.
Nous devrions toutes et tous rejeter toute tentative d'altérer, de modifier la structure démographique et le territoire palestinien. Nous devrions nous opposer à toute mesure unilatérale qui mettrait en danger le fondement de la solution des deux États. Nous appelons à la défense du principe des Palestiniens qui régissent la Palestine.
Nous sommes en faveur d'une reconstruction d'après-guerre de Gaza.
Toute mesure prise par la communauté internationale sur la question palestinienne devrait aider la solution des deux États, pas la miner. Monsieur le Président, le débat général de cette session de l'Assemblée générale prend son terme, mais la communauté internationale ne devrait pas perdre de vue la question palestinienne et devrait continuer à se mettre à pied d'œuvre. La Chine est toujours du côté de la paix, de la justice et de la conscience de l'humanité. et sera prête, comme toujours, à consentir des efforts supplémentaires pour parvenir au règlement de la question palestinienne et pour que la paix et la stabilité s'inscrivent sur le long terme au Moyen-Orient.
Je remercie le représentant de la Chine pour son intervention et je donne la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Je remercie le coordinateur spécial en exercice, M. Alakbarov, de son exposé. Je remercie aussi MM.
Inon et Abou-Sarah de leur.
Très forts de ce matin et de leur appel convaincant à un avenir fondé sur une coexistence pacifique. Lors de la semaine de haut niveau, nous avons entendu un engagement clair, répété à maintes reprises, en faveur d'une solution des deux États. C'est la seule voie crédible pour un avenir meilleur pour les Israéliens et Palestiniens à l'heure.
Actuelle, fondée sur une paix durable et une sécurité pour les deux parties.
Et pourtant, la solution des deux États pourrait être détruite par les faits sur le terrain. Monsieur le Président, mon.
Mon Premier ministre a été particulièrement clair. L'attentat terroriste du 7 octobre 2023 contre Israël a été une monstruosité.
Il a condamné les agissements du Hamas dans les termes les plus forts. Le Royaume-Uni continue de se mettre aux côtés d'Israël face aux menaces en cours, émanant notamment de l'Iran. Mais mon Premier ministre a aussi été.
Clair que tout cela ne justifie en aucun cas les agissements du gouvernement d'Israël en Cisjordanie et à Gaza.
En Cisjordanie, Israël sa politique de colonies de peuplement en violation du droit international et en violation de la résolution 2334. S'agissant du projet de colonie E1, nous approchons du point de non-retour. Nous nous félicitons des signalements disant que les dates butoirs pour les appels d'offres pourraient être reportées, mais ce n'est pas suffisant. Cela mettrait en danger la solution des deux États et dès lors ce projet ne peut en aucun cas En plus de l'expansion rapide des colonies, nous avons observé une augmentation alarmante du niveau de violence de la part des colons. Le gouvernement d'Israël doit éviter toute violence dans toutes les formes de manifestations et doit garantir que des comptes soient rendus pour les personnes s'étant rendues coupables de cette violence. Les décisions visant à ne pas poursuivre des soldats israéliens qui ont commis des crimes violents envoient un message parfaitement opposé. Le Royaume-Uni?
Agit avec ses partenaires internationaux pour protéger la solution des deux États.
Et avec nos partenaires, nous avons annoncé notre intention de légiférer pour interdire les importations de biens issus des colonies illégales et notre volonté de mener une politique de sanctions contre les personnes qui financent, soutiennent et facilitent les colonies illégales. Selon nous, c'est clair, l'occupation israélienne des terres palestiniennes est illicite. Nous continuons à soutenir l'Autorité palestinienne dans son programme de réformes et nous nous félicitons de sa volonté de tenir des élections. Les institutions publiques réformées, transparentes et crédibles demeurent indispensables à tout avenir de l'État palestinien. Nous nous félicitons de l'extension des relations bancaires correspondantes par Israël, mais nous avons besoin de mesures supplémentaires pour inverser les politiques qui mettent à mal l'économie en Cisjordanie. avec notamment une restitution des recettes issues des impôts à l'Autorité palestinienne, des modalités bancaires prévisibles et durables, et améliorer le commerce, améliorer l'accès à l'emploi et aux possibilités économiques. Ensuite, s'agissant de Gaza, le Royaume-Uni demeure pleinement attaché à la pleine mise en œuvre de la résolution 2803, et nous sommes attachés aussi au plan de paix en 20 points. Hamas doit déposer les armes, démanteler ses infrastructures terroristes et abandonner complètement le contrôle de Gaza. Le Royaume-Uni a promis 117 millions de dollars américains en assistance humanitaire cette année, mais l'assistance ne peut pas sauver des vies si elle est inaccessible. Et l'hiver approche à nouveau, et il faut réagir, urgemment. La semaine dernière, mon ministre des Affaires étrangères et la Jordanie et le Qatar rassemblé des partenaires derrière un appel à l'action pour l'accès humanitaire et les soins de santé à Gaza. Désormais, il est temps de se concentrer sur la traduction de cet engagement partagé en une amélioration tangible pour les personnes sur le terrain. Israël doit lever toutes les restrictions portant sur l'assistance humanitaire, mettre fin au bain de sang à Gaza et se retirer du territoire. Monsieur le Président, nous sommes à la croisée des chemins.
Les peuples d'Israël et de Palestine méritent un avenir meilleur.
Et le Conseil doit faire tout ce qui est dans son pouvoir pour protéger la solution des deux États, pour renforcer la stabilité en Cisjordanie et pour mettre fin aux souffrances de Gaza.
Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni pour sa déclaration. Et je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de représentant de la France. Je remercie le coordonnateur spécial par intérim, M. Ramiz Alababarov, ainsi que les représentants de la société civile, M. Mao Zhenon et M. Aziz Abou-Sarah, pour leurs exposés. Ils nous ont fait à la fois le point sur les développements de la situation préoccupants et confirmé qu'il existe un chemin de paix. de sécurité et même de réconciliation qu'il nous faut poursuivre. Il y a une semaine, le président de la République française, avec ses partenaires britanniques, canadiens et saoudiens, réunissait à l'ONU plusieurs États pour échanger sur la mise en œuvre de la solution à deux États, un an après l'adoption de la déclaration de New York et notre reconnaissance de l'État de Palestine. Dans la foulée, le ministre des Affaires étrangères français réunissait, vous l'avez dit, des représentants de la société civile israélienne et palestinienne œuvrant au quotidien pour préserver la solution à deux États. Le constat qui s'est dégagé de ces échanges est clair. Le risque auquel nous faisons face est que tous ces efforts restent vains, que les frappes sur les populations et infrastructures civiles de Gaza se poursuivent, que l'enclave demeure en ruine et que la Cisjordanie soit irréparablement fragmentée, que la solution à deux États disparaisse et que la paix et la sécurité régionales deviennent inatteignables, tel est le risque. Nous ne pouvons nous résoudre à cette impasse. Elle présagerait d'un avenir funeste, autant pour les droits légitimes du peuple palestinien à exister et à disposer d'un État que pour la sécurité d'Israël à laquelle nous réaffirmons notre soutien inébranlable. En Cisjordanie, nous assistons à une politique israélienne d'annexion, en violation flagrante du droit international et de la résolution 2334. Cette politique se traduit par l'expansion systématique des colonies, y compris du projet E1, en dépit de mises en garde fermes. Elle se traduit par une violence débridée de colons, par l'étouffement financier de l'Autorité palestinienne et par l'érosion bientôt irréversible de la continuité territoriale de l'État palestinien. Nous avons donc pris, avec le Royaume-Uni et le Canada, des mesures supplémentaires pour honorer notre engagement à préserver la solution à deux États avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons interdit l'importation de produits en provenance des colonies illégale en droit international, et nous avons appliqué des sanctions ciblées contre les responsables de la colonisation et de ces violences. Nous restons mobilisés pour adopter une telle mesure d'interdiction au niveau européen. Préserver la solution à deux États passe également par le renouvellement de la gouvernance palestinienne. Le président Abbas a pris, l'an dernier, des engagements importants en matière de réformes très longtemps attendues, Des progrès substantiels ont été accomplis et confirmés par des organismes indépendants. Ils doivent se poursuivre. Ces réformes vont de pair avec l'engagement d'organiser prochainement des élections législatives et présidentielles, essentielles pour renforcer la gouvernance palestinienne et renouveler sa légitimité. La France est prête à appuyer ce processus électoral et elle exhorte toutes les parties à en garantir le bon déroulement. A Gaza, Nous connaissons la voie à suivre. Le Hamas, coupable d'actes terroristes d'une ampleur et d'une horreur inqualifiable, doit se désarmer. Israël doit se retirer et le NCAG pouvoir se déployer en vue du retour d'une autorité palestinienne réformée. Un plan de désarmement est sur la table. Nous appelons Israël à saisir cette opportunité et à avancer. La situation humanitaire demeure catastrophique, malgré quelques progrès. La France est mobilisée pour répondre aux besoins des populations. Nous avons alloué 345 millions d'euros d'aide depuis 2023 et nous poursuivrons notre engagement. Nous resterons engagés dans les efforts de reconstruction, notamment via le Fonds Horizon de l'ONU, auquel nous contribuons. Israël doit désormais faciliter l'entrée de l'aide humanitaire et des biens essentiels dits à double usage, sans restriction. La France continuera d'appuyer les agences de l'ONU, y compris l'UNRWA, qui joue un rôle indispensable d'assistance à la population civile palestinienne. Un an après la déclaration de New York et le plan de paix en 20 points, la responsabilité qui incombe à ce Conseil est majeure. Sauver du péril la solution à deux États, seule voie pour parvenir à une paix durable. Je reprends mes fonctions de président, et je donne maintenant la parole à l'Observateur permanent de l'État observateur de Palestine.
Monsieur le Président, tout d'abord, qu'il me soit permis de remercier la France de son rôle de chef de file dans la quête d'une paix juste, y compris en tant que président de la Conférence internationale sur le règlement pacifique de la question de la Palestine et la mise en œuvre de la solution de deux États aux côtés de l'Arabie saoudite. Un leadership illustré par la reconnaissance par la France de l'État de Palestine et l'élan qui a été donné et auquel se sont joints de nombreux pays. Nous avons constaté Que d'aucuns se sont dits scandalisés du choix de mots lors de l'allocution du président Macron à l'Assemblée générale des Nations unies. Dans l'essentiel, ce sont là ceux qui sont responsables de crimes atroces ou ceux qui les défendent en essayant de détourner l'attention des condamnations mondiales contre les actions d'Israël. La Déclaration de New York incarne une vision claire, un avenir fait de liberté, de justice, de paix, de sécurité et de prospérité partagée pour le Moyen-Orient et pour tous les États et tous les peuples. Ce sont ceux qui cherchent à boucher cet horizon qui dénoncent le scandale et qui doivent rendre des comptes. Permettez-moi également de remercier le coordonnateur spécial par intérim, M. Alakbarov, de nous avoir présenté le rapport du Secrétaire général concernant la résolution 2334, qui décrit la menace existentielle pesant sur le peuple palestinien. Monsieur le Président, permettez-moi également de remercier Aziz Emhaz de leur témoignage, de leur lutte au nom d'une humanité et d'une paix partagées. Ils ont transformé leur deuil, non pas en un appel à une vengeance aveugle, mais bien en un appel à la justice et à la paix. Que cela nous inspire tous et toutes. Merci beaucoup. Merci de votre présence. Nous saluons votre courage, votre attachement à l'humanité et à la paix. Vous êtes des remarquables exemples qui devraient tous nous inspirer à agir, surtout le Conseil de sécurité. Monsieur le Président, lors de cette semaine de haut niveau, alors que cette semaine de haut niveau prend fin, la voix qui devait être bâillonnée a résonné de partout. La Palestine était partout. La Palestine était le plus gros éléphant dans le bâtiment des Nations unies, voire dans la ville de New York. Une tentative a été faite d'exclure la Palestine. Pourtant, la Palestine a été entendue. 152 États ont voté dans ce sens, ont condamné le refus de délivrance de visas à la délégation palestinienne en violation des obligations faites aux pays hôtes. pour garantir sa participation sur un pied d'égalité avec les autres États. Le peuple palestinien a été visible. Ses droits ont été réaffirmés par tant de dirigeants du monde. Et le Premier ministre israélien, qui a pu participer, alors même qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI, à vu la salle se vider, les politiques de son gouvernement ont été condamnées par les pays du monde. La Palestine continue d'être l'étoile du Nord de ceux qui croient en l'humanité, la liberté, le droit international et la justice. Monsieur le Président, près de dix ans se sont écoulés depuis l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2334. Ces dispositions ne pourraient être plus claires. La résolution rappelle que l'acquisition de terres par la force est inadmissible. La résolution condamne toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère, le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. La résolution rappelle que les colonies de peuplement israéliennes sont dépourvues de toute validité juridique et représentent une violation flagrante au regard du droit international. Elle exige que cessent toutes les activités de colonies. Elle rappelle aux États quelles sont leurs obligations en la matière. Or, rapport après rapport, Nous voyons comment la situation évolue exactement dans le sens inverse. Les colonies de peuplement s'élargissent, les terres palestiniennes sont confisquées, les maisons sont démolies, les communautés sont déplacées de force, la terreur continue d'être semée par les colons et les mesures d'annexion s'accélèrent. Disons le haut et fort, l'annexion n'est pas qu'une menace future. Elle progresse sur le terrain, pas à pas, assortie de violences, de colonies, de peuplement, d'infrastructures, de déplacements, de confiscation de terres. Plus vite que jamais. C'est le cas en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza, la zone E1. et l'aboutissement de ce plan. Son objectif est évident. Les dirigeants israéliens l'ont énoncé: abattre l'État palestinien et, avec lui, détruire toute perspective de paix. Le Secrétaire général lui-même, à juste titre, a décrit la zone E1 comme une menace existentielle pour la solution de deux États. Il faut faire cesser le E1. Je le répète, il faut faire cesser le projet E1. Parallèlement, Israël cherche l'effondrement de l'Autorité palestinienne, qui serait l'occasion de faire passer les dernières étapes de son plan de déplacement forcé, de remplacement de notre peuple et d'annexion de nos terres. Nos principes doivent par conséquent rester inéquivoques. Faire respecter le cessez-le-feu, non à l'occupation, non à l'annexion, non aux déplacements forcés, réunification de la Cisjordanie et de la bande de Gaza sous l'autorité palestinienne. exercice du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et réalisation de l'indépendance de l'État palestinien, respect des droits de tous les peuples, de la souveraineté et de la sécurité de tous les États. Voilà quels principes sont consacrés dans le droit international et dans la Déclaration de New York, ainsi que dans le plan d'ensemble et qui recueillent un soutien mondial. Ces principes doivent être appliqués. Alors que la Palestine, les pays arabes, les pays musulmans, la communauté internationale et l'ONU jouent leur rôle pour promouvoir cette mise en œuvre, Israël continue non seulement d'entraver les progrès, mais de violer le cessez-le-feu et ses obligations et engagements, y compris relativement à l'annexion. Le monde entier, dans un sens, et Israël se rebellent et rejettent la position du monde entier. Monsieur le Président, la résolution 2334 n'a pas été adoptée simplement pour exprimer une préoccupation. Les résolutions du Conseil de sécurité ne peuvent devenir facultatives. appliqués par certains, bafoués par d'autres, et que l'on ressort seulement tous les trois mois lorsque le Conseil de sécurité a besoin de constater leur violation. Le droit international ne peut s'appliquer selon l'identité de l'auteur de violation. Le principe de responsabilité ne s'applique pas selon Les convenances politiques et les droits palestiniens ne peuvent pas être soumis aux desiderata de la puissance occupante. Pendant des décennies, la communauté internationale a condamné les colonies de peuplement qui pourtant ont continué de s'agrandir. Des condamnations, des points de vue de toute conséquence n'ont pas engendré le respect des règles. Leur est venu de dépasser les déclarations et d'agir, de dépasser les condamnations et de demander des comptes, de dépasser les déclarations de solidarité et de mettre en œuvre les mesures. Ce qui signifie appliquer le principe de responsabilité conformément au droit international, exiger des responsables des violences de colons, du déplacement forcé et de l'expansion des colonies illégales de peuplement, rendre des comptes. Cela signifie désarmer les colons conformément à la résolution 904 du Conseil de sécurité. Cela signifie bloquer le projet E1, y compris en exigeant des représentants du gouvernement, des entreprises et des banques qu'elles rendent des comptes, en précisant que toute autre mesure d'annexion aura des conséquences. Cela signifie protéger les civils et les communautés palestiniens qui font face aux déplacements et à la violence. Cela signifie renforcer la résilience et les institutions palestinienne grâce à un soutien politique et financier continu, en plus d'un soutien apporté à l'UNRWA et l'ensemble du système humanitaire des Nations Unies. Monsieur le Président, il y a un autre aspect juridique, une réalité sur laquelle le Conseil ne peut fermer les yeux. Dans son avis consultatif du 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice à déterminer que la présence continue d'Israël sur le territoire palestinien occupé était illicite. La Cour a également abandonné la responsabilité des États tiers, vous tous. les États sont tenus de ne pas reconnaître comme légale la situation découlant de la présence illicite d'Israël sur le territoire palestinien occupé et de ne pas fournir ni aide ni assistance au maintien de ladite situation. Ça, c'est une obligation qui vous est faite et qui a été énoncée par la Cour. En outre, ces États doivent établir un distinguo dans leurs interactions entre Israël et le territoire palestinien occupé. Ils doivent faire respecter les conventions de Genève. Ces conclusions ont un sens dans la pratique. Aucun État ne peut contribuer au maintien d'une situation illégale créée par l'occupation, les colonies de peuplement ou l'annexion Aucun lien commercial, flux financier ou autre forme d'assistance ne peuvent contribuer aux colonies de peuplement illégales. Tous les États doivent appuyer la réalisation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination. Bref, aucun argent, aucun commerce, aucune arme ne peuvent prolonger l'occupation illicite. Il faut des sanctions et des mesures pour y mettre un terme. Nous saluons les mesures prises par les États, notamment le Royaume-Uni. J'étais à la réunion, j'ai écouté le Premier ministre du Royaume-Uni, le président Macron, le Premier ministre du Canada, le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, des dizaines de Premiers ministres, vice-Premiers ministres qui ont célébrer le premier anniversaire de la Déclaration de New York et qui tous ont appuyé cette position courageuse de sanctions pour amener Israël à respecter ses obligations et la volonté de la communauté internationale et respecter le droit international. Nous saluons les mesures prises par les États, y compris le Royaume-Uni, comme je l'ai dit, et à ce sujet, Nous appelons à élargir ce mouvement, un mouvement indispensable pour endiguer la tentative de liquider la question palestinienne, de détruire la solution de deux États. Monsieur le Président, le peuple palestinien n'a pas besoin d'une nouvelle décennie de rapports recensant la disparition de leurs terres. Le peuple palestinien a besoin de protection, a besoin d'institutions préservées, a besoin que soit respecté le cessez-le-feu, a besoin de l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, de la reconstruction de Gaza. Il a besoin que Jérusalem-Est et les lieux saints musulmans et chrétiens soient protégés. Il a besoin que cesse l'annexion et l'implantation de colonies. Il a besoin que soit appliqué le principe de responsabilité. Mais plus que tout, le peuple palestinien a besoin de liberté et de la réalisation de leur droit inaliénable à l'autodétermination et l'indépendance. La semaine de haut niveau nous l'a montré. L'on ne peut effacer la Palestine, on ne peut l'ignorer. On ne peut pas faire comme si elle n'existait pas, la Palestine. Nous sommes les géants de ce bâtiment, dans cette maison de la paix et de la justice, les Nations Unies. Notre peuple ne sera pas rendu invisible. Les droits de notre peuple ne seront pas réduits à néant par le génocide, l'occupation, l'implantation de colonies ou l'annexion. Donc la question qui se pose n'est plus de savoir si la communauté internationale s'est exprimée, ça c'est fait. La question est de savoir si nos mots vont enfin engendrer des conséquences. Voilà où réside la différence entre la vie et la mort, la liberté et l'oppression, la paix et la guerre. Voilà ce qui déterminera ce que réservera l'avenir à une nouvelle génération de Palestiniens et d'Israéliens, et à notre région. Une Palestine libre est la clé d'un Moyen-Orient pacifique. La Palestine libre est la garantie de la paix pour nous tous, y compris de nos voisins, les Israéliens. Je vous remercie.
Observateur permanent de l'État observateur de Palestine de sa déclaration. Et je donne maintenant la parole à la représentante d'Israël.
Monsieur le Président, qu'il me soit permis de remercier le coordonnateur spécial par intérim, M. Lakbarov, de son exposé. Ce mois-ci, cela fera 25 ans depuis les attaques du 11 septembre ici à New York. Près de 3 000 personnes ont été tuées, des milliers de personnes ont été blessés et nombreux sont ceux qui continuent d'en subir les conséquences aujourd'hui encore. Face à une telle atrocité, la communauté internationale a fait face à un choix: rester silencieuse ou s'unir dans la lutte contre le terrorisme. Le Conseil de sécurité a fait le choix de l'unité et de l'action. Grâce à la résolution 1373 et autres mesures, le Conseil a renforcé le cadre antiterroriste mondial et a lutté contre Al-Qaïda et les talibans. Le message était inéquivoque face au terrorisme. La communauté internationale unit ses efforts pour lutter contre ce phénomène. Monsieur le Président, le mois prochain, l'État d'Israël célébrera le troisième anniversaire depuis le massacre du 7 octobre par le Hamas. 1 200 personnes ont été assassinées, des milliers de personnes ont été blessées et 251 femmes, enfants, hommes bébé israélien ou étranger ont été pris au stage dans la bande de Gaza au fil des ans des dizaines de pays ont officiellement inscrit la main sur leur liste d'organisation terroriste y compris les États-Unis et les 27 membres de l'Union européenne si membre actuel du Conseil de sécurité on fait de même or trois ans après le 7 octobre le Conseil de sécurité n'a toujours pas inscrit la main sur les listes organisation terroriste, c'est incompréhensible. Mais surtout, cela sape le message même que cherche à envoyer le Conseil de sécurité vis-à-vis du terrorisme, M. le Président. Au cours des dernières semaines, nous avons vu des sanctions appliquées par certains pays contre les communautés israéliennes en Judée et Samarie. Et aujourd'hui, nous avons entendu de nombreux intervenants nous parler des communautés israéliennes et des soi-disant violences des colons comme étant des obstacles à la paix. Que les choses soient très claires, Israël condamne toute forme de violence en Judée et Samarie commise par les Israéliens ou les Palestiniens. Nous prenons très au sérieux ces incidents et nous prenons des mesures contre les responsables. Mais l'obstacle à la paix, ça n'a jamais été ces communautés israéliennes. Le principal obstacle est l'absence d'un partenaire engagé en faveur de la paix. Dois-je rappeler au Conseil de sécurité la charte du Hamas qui appelle à la destruction d'Israël et qui contient un appel à l'apocalypse contre les Juifs. Par exemple, il est dit que le jour du jugement ne viendra pas tant que les musulmans ne seront pas battus et n'auront pas tué les Juifs pendant des années. Les représentants israéliens ont mis en garde le Conseil sur le Hamas. Il avait appelé à son inscription sur les listes des organisations terroristes. Or, certains de ses membres n'ont même pas permis de condamner le Hamas après le massacre du 7 octobre. Monsieur le Président, La semaine dernière, lors de la semaine de haut niveau, on a appelé des appels à protéger les enfants en situation de conflit, mais on n'a pas du tout parlé des enfants soldats du Hamas, ceux qu'il recrute ouvertement. Le Hamas, récemment, a publié une vidéo qui rendait hommage à Soulaya Boulaad, terroriste tué le 26. En octobre 2025, on le voyait tirer contre un char israélien, déclarer sa loyauté vis-à-vis du Hamas. Il avait 16 ans lorsqu'il a perdu la vie, mais plus jeune encore lorsqu'il a rejoint le groupe terroriste. Il n'était qu'un parmi tous les mineurs recrutés par le Hamas. L'exploitation ne cesse pas avec le recrutement. Dans une nouvelle vidéo publiée il y a quelques jours par les forces de défense israéliennes, on voit un terroriste qui utilise un enfant pour déplacer des armes. armes dans une maison civile à Gaza et l'enfant est utilisé comme un bouclier humain. C'est là un autre exemple de l'exploitation systématique des enfants par le Hamas afin de mener des attaques contre les troupes et les civils israéliens en violation du droit international. J'ai une copie de la vidéo et je vais la montrer au moment du Conseil, après le débat de ce jour. Si le Conseil de sécurité veut véritablement protéger les enfants, alors qu'il exige que le Hamas cesse de recruter des enfants à des fins terroristes. Monsieur le Président, malgré les affirmations faites depuis la tribune de l'Assemblée générale la semaine dernière, le Hamas opère à Gaza, mais aussi en Judée et Samarie. Depuis 1989, les terroristes du Hamas de Judée et de Samarie ont tué plus de 1 000 Israéliens, blessé plus de 3 300 Israéliens de la vague d'attentats suicides contre des lieux civils dans les années 90, au début des années 2000 et jusqu'aujourd'hui encore. Et derrière ces activités, on trouve l'Iran. Téhéran est responsable de la moitié des qui servent à financer les activités du Hamas en Judée et Samarie. Ce n'est pas qu'une question d'argent. Les forces de sécurité israéliennes ont intercepté régulièrement des armes iraniennes à destination de la Judée et de la Samarie, y compris des drones, des roquettes antichars et des engins explosifs. L'Iran forme, arme et commande des groupes terroristes. Et chaque mois, ce sont des millions de dollars qui appuient leurs activités à Gaza, en Judée et en Samarie. Monsieur le Président, Le Hamas n'est qu'un aspect de la menace terroriste pour la judaïsme. L'Autorité palestinienne, que l'on voit comme la base de la solution de deux États, devrait prévenir le terrorisme, mais en lieu et place de ça, elle le soutient. L'Autorité palestinienne continue de récompenser les terroristes qui commettent des meurtres, alors qu'ils affirment que ce système de paiement incessant. D'après un rapport envoyé au Congrès américain, plus de 150 millions de dollars ont été versés rien qu'en 2025. Les paiements continuent par des filières alternatives sous forme de salaires, de pensions, des paiements en espèces. Annoncer une réforme, ce n'est pas l'appliquer. Il faut que la réforme soit transparente, vérifiable. Il faut cesser de payer le terrorisme, cesser l'incitation et renforcer l'application du principe de responsabilité. Monsieur le Président, rien qu'au mois de juillet, Israël a enregistré 331 attaques en Judée et Samarie. y compris des cas de lancers de pierres, d'incendies, etc. Heureusement, plus de 500 attaques potentielles ont été prévenues par les forces israéliennes. Derrière chacune de ces attaques se cache un être humain dont la vie peut changer en l'espace d'un instant. Au cours de la semaine écoulée, les Israéliens ont fait face à de multiples attaques. Mercredi dernier, Miria Leitel, fils de l'ambassadeur d'Israël près les États-Unis, a été gravement blessé lors d'une attaque à la voiture piégée et sa situation est critique. L'ambassadeur Leiter, d'ores et déjà, a perdu un autre fils, Didia, qui luttait contre le Hamas à Gaza en novembre 2023. Dimanche dernier, la citoyenne franco-israélienne a été victime de tirs devant son enfant de 16 ans, à la veille de Yom Kippour, le jour le plus important du judaïsme. Il laisse derrière lui sa femme et ses six enfants. Ce n'était pas la seule attaque ce jour-là. Un Israélien qui est entré par erreur dans un village palestinien a été attaqué et a été blessé. En outre, 3 attaques à la voiture piégée ont été annoncées le même jour. Ça, c'est une seule journée, mais ça montre très bien quelle est la réalité sécuritaire quotidienne des communautés israéliennes en Judée et Samarie. Monsieur le Président, lorsque le Conseil de sécurité débat des obstacles à la paix, il doit avoir un aperçu global de la situation, le Hamas doit rendre les armes à Gaza. Le Hamas et les autres organisations terroristes doivent rendre des comptes en Judée et Samarie. Le terrorisme palestinien doit cesser et l'Autorité palestinienne doit mener des réformes significatives. La paix ne peut se bâtir alors que le terrorisme est toléré, récompensé, ignoré. Merci.
Je remercie la représentante d'Israël pour sa déclaration. Il n'y a pas d'autres orateurs inscrits sur la liste. La séance est levée.