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Je déclare ouverte la 10 236e séance du Conseil de sécurité. L'ordre du jour provisoire pour cette séance est la situation au Moyen-Orient. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite les représentants d'Arabie saoudite et du Yémen à participer à cette séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, J'invite les intervenants suivants à participer à la séance. M. Hans Grundberg, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen. M. Mohamed Yahya, Sous-secrétaire général pour les affaires humanitaires et coordonnateur adjoint des secours d'urgence. Et Mme Inge Haching, PDG de Save the Children International. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va entamer l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je donne la parole à M. Hans Grundberg.
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, ces dernières semaines, le Yémen et revenu dans une guerre à grande échelle, les hostilités étant actives sur plusieurs lignes de front. Suite aux avancées d'Ansar Allah vers Mokha et vers la côte de Bab al-Mandeb, les combats ont continué dans les zones montagneuses à l'ouest et au sud de Taiz et dans le Lahj. Cette semaine, le gouvernement a lancé une contre-offensive à grande échelle et depuis a annoncé avoir repris des zones avoisinantes de Bab al-Mandab. Les combats se sont intensifiés à Marib, Al-Jawf et Hajah. La situation humanitaire à Taïz, la province la plus peuplée du Yémen, se dégrade rapidement. Tout du long, des frappes aériennes, y compris et plus largement des attaques aériennes ont continué dans tout le pays. Ansar Allah a également conduit des attaques à l'encontre des infrastructures civiles et énergétiques dans le Royaume d'Arabie saoudite, notamment avec des attaques récentes contre l'aéroport international d'Abha et King Khalid à Riyad, ce qui a entraîné ce qui a fait des morts chez les civils et des blessés. À l'instar du Secrétaire général, je condamne ces attaques et j'appelle Ansar Allah à cesser. Madame la Présidente, la situation au Yémen évolue rapidement, mais une chose est claire, les civils, en particulier les femmes et les enfants, sont les plus touchés par l'escalade des violences, alors que le Yémen a été classé par le FMI comme le pays le plus pauvre du monde. Je rappelle à toutes les parties que les obligations du DIH ne sont pas facultatives. Elles doivent distinguer entre les civils et les combattants, entre les objets civils et les objectifs militaires, éviter des dégâts disproportionnés et adopter toutes les mesures de précaution possibles pour épargner les civils. Les enfants ont droit à une protection spéciale et leur recrutement et leur utilisation dans les conflits armés est interdit. Les parties doivent respecter et protéger les installations médicales, le personnel des activités humanitaires et les personnes qui ne participent plus aux hostilités. Madame la Présidente, ces derniers mois, j'ai échangé de manière intensive avec le gouvernement du Yémen et Ansar Allah et avec les parties prenantes régionales et internationales, notamment Riyad, Mascate, Le Caire et Washington. dans l'ensemble, on reconnaît que c'est un moment charnière non seulement pour les Yéménites, mais aussi pour la région. J'ai entendu différentes perspectives quant aux différentes dimensions du conflit, dont toutes sont liées aujourd'hui. Les instabilités au Moyen-Orient continuent à avoir des retombées sur la dynamique au Yémen, tandis que les évolutions au Yémen se réverbèrent dans l'ensemble de la région. Les menaces d'Ansar Allah à l'encontre des navires commerciaux liés à l'Arabie saoudite dans la mer Rouge compromettent la liberté de navigation de tous les pays. Ces menaces sont associées à une confrontation plus large sur les routes commerciales maritimes pour les contrôler et il y a une pression sur les marchés énergétiques internationaux. Par ailleurs, les souffrances liées au conflit yéménite interne Les griefs, plutôt, se sont intensifiés. La sécurité régionale, la liberté de navigation et la protection du commerce international sont des préoccupations légitimes. La coopération internationale concernant le Yémen doit tenir compte de la réalité du Yémen et des besoins et aspirations de son peuple. Le processus politique, pour être crédible, doit tenir compte des causes fondamentales qui sous-tendent le conflit sur la base des résolutions du Conseil et des négociations passées. Cela contribuera à la stabilité régionale. Préserver cela est dans l'intérêt du peuple yéménite, de celui des membres du Conseil et de la communauté internationale. Les calculs militaires ont des retombées sur la manière dont les parties évalue la coopération politique, le calendrier, les conditions, l'importance à accorder. Les motivations du champ de bataille l'emportent, mais toutefois, la pression militaire peut renforcer l'influence politique. La guerre et la diplomatie ne sont pas incompatibles. Les gains sur le champ de bataille ne peuvent se substituer à des négociations nécessaires pour régler le conflit. En tant que médiateur, je dois présenter un horizon politique. Je dois dégager un espace pour qu'un règlement politique avec une appropriation yéménite soit possible et faire comprendre aux parties qu'un processus politique est une responsabilité qui leur incombe et qu'ils doivent aux 40 millions de Yéménites qui connaissent le conflit depuis plus d'une décennie. La forme et le calendrier de ce règlement doivent être déterminés par les Yéménites. Mais à moins que la guerre ne devienne une réalité permanente, Il convient aujourd'hui de réfléchir à des stratégies politiques. Pour conclure, je rappelle au Conseil que les souffrances subies par les collègues détenus arbitrairement et ceux des ONG, de la société civile, des missions diplomatiques. Nous saluons la libération par Ansar Allah d'un détenu. Toutefois, 72 collègues demeurent détenus et Il faut encore avancer substantiellement pour obtenir leur libération. L'ONU échange activement avec Ansar Allah pour obtenir la libération inconditionnelle. Beaucoup connaissent des problèmes de santé. Leur libération est urgente et l'appui du Conseil est vital. Madame la Présidente, comme je l'ai dit, si les évolutions récentes montrent une chose, c'est que le conflit yéménite ne peut être endigué. Sans un processus politique crédible qui règle durablement le conflit, celui-ci refera surface. Les tensions régionales se renforceront et la stabilité plus large sera menacée. L'unité du Conseil, l'attention et le soutien en faveur de la médiation est aussi indispensable. Je vous remercie.
Je remercie M. Grundberg. Je donne la parole à M. Mohamed Yahya.
Madame la Présidente, Je remercie l'envoyé spécial Grunberg de son intervention et des efforts qu'il continue à déployer en faveur d'une solution politique au Yémen. Aujourd'hui, je dois avertir le Conseil: la crise humanitaire au Yémen s'est aggravée fortement et l'inaction, si elle continue, coûtera des vies. Ces deux derniers mois, l'escalade des combats a entraîné de nouvelles souffrances pour les civils, déjà épuisés par une décennie de conflit. Même plus. Les familles fuient à nouveau leurs maisons, n'ont plus d'épargne ou de moyens de subsistance et plus de possibilités pour se protéger. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées au Yémen depuis début août. C'est le nombre le plus élevé depuis la trêve de 2022. Par ailleurs, près de 4 000 personnes ont fui le détroit de Bab el-Mandeb pour trouver sécurité au Djibouti et en Somalie. Madame la Présidente, derrière chaque déplacement, il y a une famille qui doit faire un choix impossible, rester et risquer de perdre la vie ou partir et tout perdre. Les femmes et les enfants paient le prix le plus élevé. Depuis début août, le Haut commissariat aux droits de l'homme a signalé au moins 46 morts civils et plus de 130 blessés. Plus de la moitié des personnes tuées et près d'un tiers des blessés étaient des enfants. Or, ce ne sont que les incidents vérifiés. Le bilan est probablement plus élevé. Même avant cette escalade, 2,2 millions d'enfants de moins de cinq ans étaient en malnutrition aiguë et plus d'un demi-million souffraient de malnutrition aiguë sévère. Dans le même temps, près de 250 écoles ont fermé. Plus de 137 000 écoliers ne vont pas à l'école et n'ont pas accès aux programmes pour les repas à l'école. Madame la Présidente, les combats poussent le système de santé au bord de l'effondrement au Yémen. D'après l'OMS et les partenaires sanitaires, trois installations de santé sur cinq dans le pays fonctionnent et très peu fournissent des soins pour les blessures, les victimes liées au conflit exercent une pression sur le système de santé et limitent les autres services, notamment les soins d'urgence pour les femmes qui accouchent. Le risque de maladie augmente. L'OMS dit que plus de 7 800 cas de choléra suspectés, plus de 22 000 cas de rougeole suspectés ont été signalés dans le Yémen. Les sites pour les déplacés sont surpeuplés. L'eau n'est pas sûre, les installations d'assainissement sont inadéquates. Ca crée des conditions pour d'autres foyers épidémiques. Alors même que l'insécurité alimentaire s'approfondit, de même que le déclin économique, les chocs climatiques et la vulnérabilité s'inscrivent dans la durée. Madame la Présidente, les organisations humanitaires continuent toutefois à agir. Depuis début août, l'ONU et ses partenaires ont fourni une assistance d'urgence à plus de 131 000 personnes. touchées par les escalades récentes: alimentation, abris, services sanitaires et de protection. Les partenaires de santé ont déployé des équipes médicales mobiles et ont enclenché des mécanismes d'intervention rapide et fourni une aide médicale d'urgence. Je rends hommage aux partenaires humanitaires, au personnel yéménite et aux secouristes sur la ligne de front. Ils servent les communautés sous une pression immense. Mais la réponse humanitaire n'est pas à la hauteur au Yémen, non pas parce qu'il n'y a pas d'efforts de la part de ceux qui sont sur le terrain, mais en raison d'un manque de financement. En réponse directe à l'escalade des combats, près de 20 millions de dollars ont été collectés, près de 11 millions via le Fonds humanitaire pour le Yémen et 9 millions via le Fonds central pour les interventions d'urgence. pour aider les familles qui viennent d'être déplacées et les communautés qui les accueillent. Le Fonds central pour les interventions d'urgence a alloué 18 millions. Le Centre d'intervention d'urgence a alloué 18 millions au Fonds central pour les interventions d'urgence pour appuyer cette assistance. Mais le Fonds central pour les interventions d'urgence et le Fonds humanitaire pour le Yémen ne suffisent pas. L'appel humanitaire a été financé à seulement 22 %. L'écart entre besoins et ressources se creuse alors que la crise s'approfondit. Les organisations d'aide humanitaire doivent choisir qui aider. Le coût immédiat de ce manque de financement est clair. Moins de cliniques qui fonctionnent, moins d'enfants qui reçoivent un traitement pour la nutrition, moins de familles qui reçoivent de l'alimentation, moins de femmes qui ont accès à des soins de santé maternelle et plus de morts qui auraient pu être empêchées. Sans intervention suffisante, la crise s'aggravera et le rétablissement sera plus difficile et plus coûteux. La capacité des familles à résister aux chocs futurs est érodée, leur sécurité est menacée et ils ont moins de chances aujourd'hui de construire un avenir meilleur. En plus du manque de financement, les activités humanitaires rencontrent d'autres obstacles. Ce mois, 72 collègues de l'ONU sont encore détenus arbitrairement. Il y a des préoccupations quant à la sécurité du personnel. Les conséquences pour les personnes dans le besoin sont profondes. Les besoins sont élevés, tandis que l'environnement opérationnel qui n'est pas sûr, de même que les manques de financement, ont réduit ainsi la portée des activités humanitaires. Je salue la libération d'un membre du personnel de l'ONU la semaine dernière et je m'associe au Secrétaire général pour appeler à la libération de tout le personnel de l'ONU détenu et des autres travailleurs humanitaires au Yémen. Madame la Présidente, les appels que je lance sont très clairs. Tout d'abord, toutes les parties doivent protéger les civils et les infrastructures civiles, notamment les installations sanitaires et les écoles. Les ambulances et les secouristes doivent pouvoir aider les blessés et les malades sans entrave ou sans subir de torts. Le DIH doit être respecté. Deuxièmement, l'accès humanitaire doit être sûr, rapide et sans entrave. Le manque de fournitures d'urgence disponibles sur le terrain ne doit pas connaître davantage de retard. On ne doit pas empêcher cette aide d'arriver aux personnes dans le besoin. Ouvrez les routes. Permettez à l'aide humanitaire, aux travailleurs humanitaires d'intervenir. et aux personnes d'avoir accès aux secours d'urgence. Troisièmement, les bailleurs doivent débloquer des financements prévisibles et souples, devant répondre aux nouveaux déplacements tout en préservant les services vitaux ailleurs, y compris via le Fonds humanitaire pour le Yémen. Enfin, les efforts doivent se concentrer sur une solution politique. Les combats auront des conséquences humanitaires graves. Ils entraîneront un déplacement d'avantage de personnes et un accès humanitaire restreint. La population du Yémen a besoin davantage que nos préoccupations. Ils ont besoin de notre aide collective et de notre soutien indéfectible pour leur venir en aide. Je vous remercie.
Je vous remercie. Je donne la parole à Mme Hashim.
Merci, Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, en juillet, J'ai rencontré Mohamed, un adolescent dans un établissement d'apprentissage temporaire qui était dirigé par Save the Children. Il s'y rend chaque jour. L'école, c'est un endroit où il rencontre ses amis, où il apprend, où il joue. Mais Mohamed est très éveillé. très intelligent. Il m'interroge sur les livres qui portent sur le leadership. Il recommande ses propres livres. Chaque année, Mohamed me raconte qu'il échoue délibérément à ses examens parce que s'il réussit, il devra quitter l'école. Et en dehors de l'école, il y a un avenir incertain. Il risque d'être pris dans un conflit ou de devoir être forcé à réaliser un travail dangereux. Pour de nombreuses filles, elles peuvent être forcées à se marier. Pour beaucoup trop d'enfants au Yémen, le conflit a transformé l'éducation en un refuge face au danger. Le Yémen est un pays dynamique, source d'espoir. Cette nouvelle escalade risque d'inverser un rétablissement fragile. Le pays connaît conflits, déplacements, déclin économique et des épidémies transportées par l'eau et infectieuses, notamment la rougeole, la diarrhée aqueuse aiguë et le choléra, aggravées par des pluies intenses et des inondations éclairs. Et les enfants sont, comme toujours, les plus touchés. Madame la Présidente, les enfants sont particulièrement exposés aux armes explosives. Ils sont sept fois plus susceptibles de mourir de blessures liées à des explosions que des adultes. Au Yémen, j'ai rencontré Osman, qui a 16 ans. Le conflit a déplacé sa famille et depuis l'âge de 12 ans, il a quitté l'école pour récolter de la ferraille pour aider sa famille. Un jour, un engin non explosif caché dans la ferraille a explosé. Il s'est réveillé alors à l'hôpital sept jours plus tard. Sa jambe était amputée. Aujourd'hui, il apprend à marcher avec une prothèse et reçoit un appui psychosocial de la part de Save the Children. Son expérience nous rappelle les conséquences du conflit bien après que la presse a cessé d'en faire la une de sa couverture médiatique. Le monde se concentre sur la dernière escalade, mais n'oublions pas que, aujourd'hui, ce n'est pas une nouvelle crise qui remplace une autre, mais c'est une couche de souffrance qui s'ajoute à l'une des crises humanitaires les plus longues et les plus complexes. Les dangers liés à cette escalade exercent une pression supplémentaire sur des familles. Des années de sous-investissement peuvent être perdues bien plus rapidement qu'il n'a fallu pour les réunir. La protection des enfants n'est pas une aspiration humanitaire, c'est une obligation juridique. Et ça détermine si les enfants sont protégés face aux attaques. au recrutement, au déplacement et à la privation. Cela dépendra des mesures prises par les parties et de l'influence exercée par les États membres représentés ici. Excellence, les personnes déplacées ne s'installent pas dans des sites bien organisés, mais se retrouvent dans des communautés qui connaissent déjà l'insécurité alimentaire, ont accès à peu de services essentiels et ont peu de moyens de gagner leur vie. Les installations sanitaires et les écoles ont été endommagées, détruites, forcées à fermer. Les familles ont dû être séparées. Le conflit et les déplacements forcés perturbent la vie familiale, l'éducation et la continuité des soins. Les enfants sont exposés à des risques de protection complexes et à une détresse psychologique profonde. Face aux bombardements, à la violence et aux déplacements, les enfants assistent à des événements qu'ils ont du mal à digérer. C'est une perte pour l'apprentissage des enfants, pour leur sentiment de sécurité, et cela aura des retombées pour toute leur vie. Chaque nouveau choc crée des besoins d'urgence tout en réduisant la capacité des familles, des communautés et des services publics à se rétablir des chocs précédents. Même avant cette escalade, 2,2 millions d'enfants de moins de cinq ans connaissaient une malnutrition aiguë au Yémen, dont 500 000 enfants qui souffraient d'une malnutrition aiguë sévère, dangereuse pour leur vie. Ces enfants ont besoin d'un appui urgent pour leur nutrition, de soins en communauté et d'hospitalisation. Nos équipes reçoivent des appels d'enfants blessés de leurs familles qui ont besoin d'aide. Les enfants sont frappés alors qu'ils fuient pour trouver un refuge. Save the Children a été l'un des premiers acteurs à fournir une aide médicale aux enfants qui étaient blessés des explosions depuis l'escalade, notamment des blessures aux yeux, des blessures abdominales, des membres fracturés et des blessures à la tête. Certains n'ont pas survécu. Les parents nous racontent qu'ils sont terrifiés, n'ont pas de nourriture, d'eau propre, d'accès aux soins de santé ou de sécurité. Les organisations d'aide humanitaire travaillent pour apporter une aide vitale face à l'insécurité et aux contraintes. Mes collègues sont déplacés eux-mêmes avec leurs familles. Les perturbations dans le détroit d'Ormuz ont entraîné une grimpée en flèche des prix de l'alimentation et du carburant, alors que le pays importe ce que la population mange ou consomme. Les chaînes d'approvisionnement humanitaires ont été perturbées. Les retombées de l'insécurité dans la mer Rouge posent un risque pour les chaînes d'approvisionnement et la disponibilité du carburant. De nombreuses familles que j'ai rencontrées en juillet étaient déjà au bord de leurs capacités et nous craignons que cette escalade ne les laisse sans aucune réserve. Excellence, les enfants, si nous n'agissons pas de toute urgence, vont connaître davantage de souffrance, avec des conséquences pour leur survie, leur apprentissage, leur protection dans la durée. L'échelle des besoins est immense. Nous demandons donc tout d'abord une protection. Les membres du Conseil doivent mobiliser leur influence politique pour garantir que toutes les parties respectent le DIH, empêchent les violations graves à l'encontre des enfants et protègent les infrastructures civiles. Les parties doivent tenir compte des besoins des enfants dans leur interprétation du DIH. Les vulnérabilités propres aux enfants doivent donc être prises en compte expressément dans la manière dont les armes ciblent et dans la planification opérationnelle. Deuxièmement, l'assistance vitale et les systèmes dont dépendent les populations doivent être préservés. Nous appelons les bailleurs à fournir des financements souples et durables pour que l'éducation, la santé et les autres services puissent continuer à fonctionner alors que l'on répond à l'escalade. Troisièmement, il faut garantir que l'aide arrive à tous les enfants, partout. Toutes les parties doivent garantir la liberté de mouvement, la sécurité et la sûreté du personnel humanitaire, notamment le personnel national yéménite, et faciliter un accès humanitaire intégral, sûr et sans entrave pour les populations dans le besoin, sans interférence ou détention arbitraire. Les États membres doivent appliquer des exemptions humanitaires globales à toutes les mesures de sanctions et régimes. antiterroriste afin qu'aucun enfant ne se voie refuser l'accès à l'aide. Madame la Présidente, le Yémen, ce n'est pas simplement l'actualité brûlante de la guerre. J'ai rencontré des enfants qui avaient de l'espoir et beaucoup d'intelligence. Ils ne demandent pas de traitement spécial comme les enfants ailleurs. Ils souhaitent pouvoir apprendre, jouer, construire un avenir sûr. Ils sont résilients, ambitieux, mais ne sont pas protégés. par l'action politique. Les décisions du Conseil détermineront si les enfants du Yémen hériteront d'une nouvelle génération de conflits ou pourront construire un avenir différent. Quand je pense au Yémen aujourd'hui, je pense à un garçon, à Mohammed, qui préfère échouer à un examen plutôt que de le réussir. Aucun enfant ne devrait avoir à prendre cette décision. Et les décisions détermineront, comme je le disais, si les enfants du Yémen pourront hériter d'une génération de conflits, ou plutôt devront hériter d'une génération de conflits, ou pourront reconstruire un avenir. Il convient donc d'appeler les parties à défendre le DIH. Vous devez exercer votre influence pour protéger les enfants afin d'empêcher que cette crise ne se dégrade encore plus avant. Le coût de l'inaction sera mesuré par le nombre de vies sauvées, mais aussi par les opportunités qui seront perdues ou non pour une génération d'enfants. Je vous remercie.
Je vous remercie. Je donne la parole aux membres du Conseil qui souhaitent intervenir. Je donne la parole au Royaume-Uni.
Merci. Merci à l'envoyé spécial Kronberg, au sous-secrétaire général Yahya et à la représentante de Save the Children. Je salue également les représentants du Yémen et de l'Arabie saoudite à l'occasion de cette réunion. Tout d'abord, le Royaume-Uni souhaiterait condamner sans équivoque l'escalade dangereuse des Houthis au Yémen. Leurs attaques récentes n'ont fait qu'exacerber le conflit et la souffrance des civils, et cela repousse encore les perspectives de paix. Les forces houthistes continuent d'assiéger les civils. Elles menacent les itinéraires d'approvisionnement, ce qui met à rude épreuve un système sanitaire déjà fragile. C'est un autre exemple qui montre qu'ils n'ont cure du bien-être de la population yéménite. Ces attaques, qui visent le transport maritime, les civils, les infrastructures essentielles, mettent en péril la sécurité régionale, le transport maritime et la sécurité énergétique mondiale. Le Royaume-Uni présente ses condoléances à l'Arabie saoudite à la suite des attaques qui ont visé les aéroports internationaux d'Abha et de King Khalid. Nous exprimons notre solidarité à l'endroit du gouvernement yéménite et du Royaume d'Arabie saoudite. Nous réitérons leur droit à défendre leur sécurité et leur souveraineté conformément au droit international. Après des mois d'attaques iraniennes, notamment visant le transport maritime dans le détroit d'Ormuz, les actions des Houthis risquent de déstabiliser une région déjà très instable. Les Houthis doivent doivent passer à la désescalade, doivent s'engager sur la voie de la diplomatie. Deuxièmement, les conséquences de cette escalade sont ressenties tout d'abord par les Yéménites. Depuis l'intensification des combats au mois de septembre, cette dernière escalade exacerbe une situation humanitaire déjà catastrophique. 479 civils ont été tués ou blessés, plus de 200 000 personnes ont dû fuir. Beaucoup ont fui et se sont réfugiés auprès de communautés qui peinent déjà à survivre. Selon l'UNICEF, 300 cliniques ont été touchées, ce qui limite l'accès aux soins de santé vitaux, notamment la nutrition et la vaccination. Comme toujours, ce sont les femmes et les enfants qui sont touchés de plein fouet. Le FNUAP affirme qu'il y a de nombreuses femmes enceintes qui ont dû accoucher sur le bord de la route. Nous devons faire davantage. Le Royaume-Uni s'engage à soutenir la réponse humanitaire avec un engagement de 137 millions de dollars cette année. Nous saluons la libération d'un membre du personnel du PAM, mais il y a beaucoup de personnes qui restent détenues, qui ont été séparées de leurs proches, de leur famille depuis des années. Nous continuerons à demander la libération immédiate et sans condition de tous les membres du personnel de l'ONU, des ONG, de la société civile, des missions diplomatiques détenus par les Houthis. Nous demandons un accès humanitaire sans entrave. Cela montre également qu'il est essentiel de peser de tout notre poids sur les hautes pistes. Ils sont en mesure de mener à bien leurs attaques car ils continuent d'avoir accès à des armes et à des technologies à double usage, ce qui est une violation des décisions du Conseil. La résolution 2140 a établi un régime de sanctions pour que cesse l'afflux d'armes. Les États membres doivent respecter pleinement les dispositions de cette résolution. Nous approchons du renouvellement de ce mandat le mois prochain. Le Conseil doit veiller à ce que le régime de sanctions reste efficace, pertinent et qu'il réponde à la menace à mesure qu'elle évolue, Monsieur le Président. À terme, il n'y a pas de solution militaire à ce conflit. Le Royaume-Uni réitère son plein soutien pour les efforts de l'envoyé spécial Kronberg pour obtenir la désescalade et faire avancer le processus politique inclusif. Nous exhortons les Houthis à choisir le dialogue plutôt que l'escalade et un règlement politique plutôt que la poursuite du conflit. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni. Je donne la parole à la Somalie.
Merci, Madame la Présidente. J'ai l'honneur de prendre la parole au nom du groupe A3, à savoir la République démocratique du Congo, le Liberia et mon pays, la Somalie. Merci à l'envoyé spécial Kronberg, au sous-secrétaire général Yahya pour ces présentations très complètes. Nous avons écouté attentivement à l'intervention de Madame Hashim. Nous saluons également la participation des représentants permanents du Yémen. Madame la Présidente, notre groupe est gravement préoccupé par l'escalade des hostilités au Yémen, avec des implications régionales. Cela risque de porter atteinte au répit relatif qui a suivi la trêve de 2022 et de porter atteinte aux perspectives d'une solution négociée. Les attaques visant le royaume d'Arabie saoudite et le transport maritime, la détérioration de la situation humanitaire exigent toute notre attention. Face à cette toile de fond, nous souhaiterions faire les commentaires suivants. Sur le plan politique, nous réitérons qu'il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit au Yémen. Nous réitérons notre plein soutien pour les efforts de l'envoyé spécial et pour un processus politique pris en main par les Yéménites sous la houlette de l'ONU. Nous soulignons qu'il faut garantir la pleine participation des femmes dans le cadre de ce processus, à chaque étape du processus politique. Toute solution durable doit respecter la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale du Yémen. Nous exhortons les acteurs régionaux et internationaux à peser de leur poids sur toutes les parties et à ne ménager aucun effort pour permettre la désescalade, le dialogue et le renforcement de la confiance. Sur le plan sécuritaire, nous sommes gravement préoccupés par l'intensification des combats à proximité de la ville de Taéz et d'autres villes, d'autres régions peuplées. Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue, doivent s'abstenir d'une escalade supplémentaire. Nous condamnons les attaques houthistes contre le Royaume d'Arabie saoudite, notamment les attaques qui ont visé des civils et des infrastructures civiles. Nous sommes gravement préoccupés par les attaques visant les navires dans la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. Ces attaques portent atteinte à la navigation, à la stabilité régionale, au commerce mondial. Le droit international, notamment la liberté de navigation, doit être pleinement respecté. Le Yémen ne doit pas devenir un champ de bataille pour la confrontation régionale, pour la guerre par procuration ou pour des règlements de compte qui sont liés à d'autres pays. Concernant la situation humanitaire, notre groupe est gravement préoccupé par la recrudescence du nombre de victimes civiles par les déplacements de quelque 200 000 personnes depuis le début du mois d'août, dont 120 000 ont besoin d'une aide d'urgence. Nous sommes également préoccupés car des milliers de Yéménites se sont réfugiés en Somalie et à Djibouti, ce qui met à rude épreuve les capacités d'accueil de ces pays. Il y aurait quelque 2,2 millions d'enfants âgés de moins de cinq ans qui souffriraient de malnutrition aiguë, un demi de million qui souffrent de malnutrition aiguë sévère. Et les mères de ces enfants sont également dans une situation déplorable. La communauté internationale, les bailleurs de fonds doivent redoubler d'efforts pour soutenir le plan de réponse humanitaire pour le Yémen et pour les pays régionaux qui accueillent ceux qui fuient la violence. Notre groupe souligne qu'il faut garantir un accès à l'aide humanitaire rapide sans entrave. Cela doit être facilité à travers le pays. Le personnel de l'ONU, le personnel humanitaire ne doivent jamais être pris pour cible. Toutes les parties doivent faire fond sur la dynamique qui a été créée avec l'accord récent de l'ONU et nous réitérons notre appel pour la libération sûre, immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues. Les travailleurs humanitaires sont protégés au titre de résolutions du Conseil de sécurité et le personnel de l'ONU jouit de privilèges et d'immunités. Le personnel humanitaire, le personnel de l'ONU doivent pouvoir travailler de façon indépendante, sûre, sans être intimidés. Madame la Présidente, enfin, la population yéménite a connu les conflits, les déplacements, la faim, l'incertitude depuis bien trop longtemps. Ils ont des aspirations légitimes, la paix, la sécurité, la dignité, le développement. Leurs aspirations doivent être au cœur des efforts du Conseil. Notre groupe exprime sa solidarité à l'endroit du peuple yéménite et nous réitérons notre plein soutien pour un processus politique inclusif qui préserve l'unité du Yémen, sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale. Nous continuerons à soutenir les efforts de l'envoyé spécial et tous les efforts qui visent à faire cesser les hostilités, à alléger la souffrance des civils et à atteindre une paix juste et durable pour le Yémen. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Somalie pour cette intervention. Je donne la parole aux États-Unis.
Merci, Madame la Présidente. Merci à l'envoyé spécial Kronberg, à Monsieur Yahya et à Madame Hashing pour leurs interventions. Les États-Unis sont gravement préoccupés par l'escalade qui continue de la part des terroristes houthis. Nous condamnons fermement les attaques houthis contre les infrastructures civiles et les aéroports, qui ont abouti à des blessés et des morts, notamment contre les aéroports internationaux à Riyad. Ces attaques reflètent un comportement de la part des houthis, un véritable mépris pour la vie des civils. Les Houthis ont intensifié les attaques contre les infrastructures énergétiques, notamment des installations d'Aramco, qui menacent la sécurité énergétique internationale et la stabilité au-delà de la région. Il n'y a aucune erreur. Les Houthis sont à la solde de l'Iran pour saper la liberté de navigation, la stabilité régionale. Ils terrorisent les civils innocents. Nous exigeons que les Houthis cessent leurs attaques contre les gouvernements légitimes du Yémen et de l'Arabie saoudite, et nous exigeons que l'Iran cesse tout soutien apporté aux Houthis. Face à la menace houthiste, les États-Unis expriment leur solidarité à l'endroit du gouvernement yéménite, de l'Arabie saoudite, qui défendent leur souveraineté et qui travaillent pour restaurer la stabilité. Les Houthis dépendent également d'un afflux de composantes à double usage et de précurseurs chimiques. Au moment de renouveler le régime de sanctions à la mi-novembre, le Conseil doit agir au niveau du groupe d'experts. Il y a une recommandation de longue date qui vise à prendre des mesures pour assécher l'afflux de ces composantes et de ces biens vers les Houthis. Concernant la situation humanitaire, nous sommes préoccupés par le rôle des Houthis pour ce qui est des atrocités commises contre les civils. Les agences humanitaires ont été harcelées par les Houthis. Il y a eu des détentions de personnel. Il y a d'ailleurs, dans la ville de Sanaa, des membres du personnel diplomatique des États-Unis qui ont été détenus. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition des personnes détenues injustement, des membres du personnel de l'ONU et de l'ambassade des États-Unis. À l'avenir, les États-Unis demandent au Conseil de sécurité d'exiger la pleine mise en œuvre de la résolution 2130 et 2216. Il faut que l'Iran rende compte de ses actes. Les États-Unis continueront de travailler avec leurs partenaires pour combattre la menace houthiste, défendre la liberté de navigation et soutenir la stabilité régionale à long terme. Je vous remercie.
Je remercie le représentant des Etats-Unis pour cette intervention, je donne la parole au représentant de la Colombie.
Merci, madame. Concernant le Yémen, notre position repose sur la défense du droit international, du droit international humanitaire, du multilatéralisme et du rôle central du multilatéralisme vis-à-vis de la Charte de l'ONU. N'oublions pas que le régime de sanctions concernant les Houthis a été violée de façon systématique. Nous ne devons pas le perdre de vue. La résolution 2216 et 2130, ces résolutions stipulent clairement qu'il est interdit de fournir des armes à cette organisation. Et nous entendons maintenant parler de ces précurseurs chimiques. Cela fait partie du conflit, ces organisations terroristes. sans à même de continuer à se battre, ce qui cause une souffrance dans le pays et au-delà. N'oublions pas que les attaques d'hier étaient à proximité du Qatar et de l'Arabie saoudite. Il y a donc un risque d'escalade. le Conseil de sécurité doit être au fait de la situation. Nous prenons note des rapports et des interventions de M. Kronberg, de M. Yahya et de Mme Hashing. Il y a donc la crise des réfugiés. N'oublions pas les enfants, qui sont les plus vulnérables. Madame la Présidente, La Colombie est très préoccupée. Nous avons donc entendu parler de quelque 170 000 personnes déplacées ces derniers mois, et la plupart sont des enfants. Et les enfants sont les plus vulnérables. Ils doivent être défendus par le droit international, par le droit international humanitaire, par le droit des réfugiés. En outre, il y a un certain nombre de réfugiés qui se sont réfugiés en Somalie. Or, c'est un pays qui a déjà des difficultés et qui a un manque de ressources pour faire face à cette crise. C'est donc une crise humanitaire qui pourrait devenir l'une des pires crises humanitaires de notre siècle. Le Yémen est un pays de 35 millions d'habitants et 22 millions ont besoin d'une aide alimentaire urgente. Le Conseil de sécurité doit donc adresser un message à tous les bailleurs de fonds. Il faut maintenir l'aide actuelle. Il faut augmenter la quantité d'aide fournie au Yémen. Le droit international, ou plutôt dans le droit international, Il y a le principe de distinction, le principe de proportionnalité, le principe d'humanité. Et en vertu du principe d'humanité, chaque membre du Conseil de sécurité doit déployer des efforts sur le plan bilatéral, diplomatique, afin de faire la distinction entre les conflits que nous observons au Yémen. Il y a un conflit politique, c'est-à-dire la situation militaire, la violation de la souveraineté de l'État yéménite. Et nous réitérons notre plein soutien pour l'Arabie saoudite et pour le gouvernement légitime du Yémen. Et nous condamnons les attentats terroristes commis par les houthistes. Et nous condamnons également les actions de l'Iran. Mais la Colombie fait une distinction. Il existe également un conflit humanitaire d'une ampleur sans précédent pour le Yémen. Et tout cela va avoir des répercussions à l'échelle internationale. Et donc, nous exhortons tous les bailleurs de fonds à redoubler d'efforts, car nous ne pouvons pas remettre tout cela à plus tard. Merci.
Je remercie le représentant de la Colombie pour son intervention et je donne maintenant la parole à la Lettonie.
Merci, Madame la Présidente. Tout d'abord, je remercie l'envoyé spécial, Hans Grundberg, je représentant le sous-secrétaire général, Mohammed Yahya, et je remercie madame Ashing, PDG de Save the Children International. Je les remercie pour leurs interventions. Vous nous avez fait part de la gravité de la situation. Je souhaite la bienvenue aux représentants permanents du Yémen et de l'Arabie saoudite. Madame la Présidente, Mon pays est gravement préoccupé par le conflit qui continue au Yémen et dans la région, avec un impact croissant dans la région. Ces derniers mois, il y a une recrudescence des tensions régionales, avec des tensions qui se renforcent mutuellement. C'est-à-dire que la situation au Yémen a un impact dans le reste de la région et inversement. L'effondrement de la trêve de 2022 et la reprise de la guerre à grande échelle, tout cela a exacerbé la crise au Yémen. Cela a causé des souffrances pour les civils et cela anéantit les progrès fragiles accomplis ces dernières années. En outre, nous condamnons les attaques houthistes contre l'Arabie saoudite, notamment les aéroports et d'autres infrastructures civiles, notamment hier. Nous appelons de nos vœux la cessation immédiate de ces attaques houthistes. Nous exprimons notre solidarité à l'endroit du gouvernement yéménite et de l'Arabie saoudite. Nous réitérons leur droit à défendre leur territoire et leur population conformément au droit international. Dans le même temps, la Lettonie soutient les efforts internationaux qui visent à endiguer l'escalade. Il faut inverser la trajectoire actuelle et il faut restaurer les conditions propices à un règlement politique au Yémen. Nous réitérons que le droit international humanitaire est une obligation juridique. Le droit international humanitaire doit être respecté par toutes les parties en tout moment. Les menaces qui pèsent sur la sécurité des marins et la sécurité maritime nous préoccupent gravement. La liberté de navigation doit être protégée conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, conformément au droit international, notamment à la Convention sur le droit de la mer. Les attaques visant les navires commerciaux qui franchissent la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. L'afflux d'armes et le soutien apporté par l'Iran aux Houthis contribuent à la propagation des hostilités et à l'effet de contagion dans la région. Il faut pleinement mettre en œuvre la résolution 2130 du Conseil de sécurité, l'embargo sur les armes, c'est essentiel. Pour que les décisions du Conseil de sécurité aient une incidence sur le terrain, elles doivent être respectées de façon rigoureuse et collective. Madame la Présidente, comme nous venons de l'entendre, la reprise de la violence a un coût humain dévastateur. La situation humanitaire se détériore rapidement. Le gouvernement yéménite a averti que certaines régions pourraient faire face à un effondrement total des services sanitaires. Le pays n'a pas les ressources et les capacités pour absorber plus de déplacés. Et donc les populations vulnérables, tout particulièrement les enfants, sont encore plus menacées. La communauté internationale doit intervenir et soutenir la réponse humanitaire pour le Yémen, pour veiller à ce que les services vitaux restent disponibles pour ceux qui en ont besoin. Je souligne la contribution de premier plan de l'UE et de ses États membres, qui continuent à jouer un rôle vital pour répondre aux besoins humanitaires du Yémen. Par ailleurs, l'accès humanitaire dans les zones contrôlées par les Houthis est un défi de taille. Cela limite la capacité de la communauté internationale à atteindre les populations qui en ont besoin. La détention du personnel de l'ONU, du personnel humanitaire, de la société civile, du personnel diplomatique constitue une obstruction flagrante de l'action humanitaire et de l'engagement international. Nous demandons la libération immédiate et sans condition de tous les membres du personnel de l'ONU, du personnel humanitaire, du personnel diplomatique détenus dans ce contexte. N'oublions pas que le personnel de l'ONU et que le personnel humanitaire n'ont pas eux-mêmes décidé de quitter les zones contrôlées par les Houthis, ils ont été contraints de le faire par les Houthis, ce qui montre un mépris de la part des Houthis pour le bien-être de la population yéménite, population que les Houthis affirment représenter. Nous exprimons toute notre solidarité à l'endroit des quelques organisations de la société civile qui continuent à travailler dans les zones contrôlées par les Houthis dans des circonstances éminemment difficiles. Madame la Présidente, la reprise des combats constitue un véritable revers vis-à-vis des efforts menés à bien pour résoudre le conflit yéménite. Il n'y a pas de solution militaire. La situation actuelle ne fait que renforcer le besoin urgent d'atteindre une solution politique dès que possible. Nous réitérons notre plein soutien à l'unité, souveraineté, indépendance et intégrité territoriale du Yémen. Nous continuons à soutenir le travail essentiel de l'envoyé spécial Hans Grundberg et ses efforts pour que les parties reprennent les négociations. Surtout, nos efforts collectifs ne doivent jamais perdre de vue la population yéménite qui a le droit de vivre dans la paix, la sécurité et la stabilité. Le Conseil doit donc se mobiliser, doit accorder toute son attention à la situation et doit agir rapidement et de façon décisive pour atteindre cet objectif. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Lettonie et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, Je remercie l'envoyé spécial Hans Grundberg, le sous-secrétaire général, M. Yahya, et Mme Hashim de leurs interventions. La situation au Yémen et dans ses environs s'est fortement dégradée. Il y a une escalade sur l'ensemble de la ligne de confrontation. régime de cessez-le-feu qui était respecté de fait par les acteurs yéménites depuis octobre 2022, même d'ailleurs sans prorogation formelle, n'est plus d'actualité. L'escalade politico-militaire dans le pays est la plus grave depuis cinq ans. Les pouvoirs yéménites officiels et Ansar Allah échangent des tirs tous les jours à l'aide de l'artillerie, de blindés, de drones et les affrontements les plus violents sont observés le long du littoral, dans la province de Taïz, où les parties se battent pour contrôler la ville de Taïz et Dhubab, la ville côtière. Dans le même temps, il y a des raids aériens sur les positions d'Ansar Allah dans le nord du pays. Le conflit yéménite, par ailleurs, se régionalise de plus en plus. C'est lié à des frappes systématiques des Houthis visant des sites sur le territoire de l'Arabie saoudite, non seulement à la frontière, mais aussi loin de la frontière, par exemple dans la capitale d'El-Riyad. Les offensives sur les aéroports saoudiens, les infrastructures énergétiques, malheureusement, font des victimes humaines. Et nous sommes préoccupés par l'escalade dans la mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandab, qui est essentiel pour le commerce international. Malheureusement, suite à cela, la navigation commerciale internationale en pâtit et les routes logistiques et de transport ne peuvent pas sont perturbés. Nous plaidons pour la défense de la sécurité, de la liberté de navigation et pour le bon fonctionnement de toutes les artères maritimes stratégiques. Toutefois, il ne faut pas noircir le tableau. La circulation continue, quoique dans un volume moins important. Madame la Présidente, la situation au Yémen est proche de la catastrophe. Partant, il n'est pas utile de trouver des coupables ou un bouc émissaire. La situation est critique et nécessite d'être réglée de toute urgence. Et toutes les parties impliquées doivent contribuer à l'effort. Nous appelons à une retenue maximale, à un cessez-le-feu le plus rapidement, à des négociations. Nous rappelons l'importance de renoncer aux frappes massives sur les infrastructures civiles, y compris les aéroports à Aden, El-Riyadh et Ces aéroports jouent un rôle essentiel pour le volet humanitaire et commercial et pour les populations civiles vulnérables. Nous sommes préoccupés par le fait que certaines parties au conflit refusent la voie diplomatique et politique pour la désescalade. Elles doivent, au contraire, chercher une solution équilibrée et réaliste. empêcher que ce conflit ne s'embrase aujourd'hui. C'est ce pour quoi doivent plaider le Conseil et la communauté internationale, empêcher qu'il y ait de nouveaux acteurs. Le problème ne sera réglé que par un dialogue inter-yéménite sur la base de la feuille de route. Ce document, équilibré, avec quelques améliorations, pourrait être une base pour le processus politique sous l'égide de l'ONU. Les efforts multilatéraux sur le volet humanitaire sont également indispensables. Les populations yéménites voient leur situation se dégrader, notamment dans les régions du Nord. Nous continuerons à appuyer le travail de l'envoyé spécial Groenbarg, dans la mesure du possible, et nous appuierons le travail politico-diplomatique avec les partenaires intéressés de la région Nous sommes prêts à une coopération constructive avec les autorités officielles yéménites et les autres forces politiques jouissant d'une influence, y compris les houthis, qui sont une partie intégrante de la société. En conclusion, nous sommes attachés à l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Yémenite ami. Je vous remercie.
Merci. Je donne la parole au Danemark.
Merci, Madame la Présidente. Je remercie l'envoyé spécial Kronberg. le Secrétaire général Irriya et Mme Hachem pour leurs interventions. Depuis notre dernière réunion sur ce sujet il y a un mois, la situation au Yémen a continué de se détériorer. Nous condamnons fermement les attaques houthistes contre le Yémen et l'Arabie saoudite, notamment les attaques contre les infrastructures civiles et les menaces qui pèsent sur le transport maritime. « Nous sommes gravement préoccupés par ces attaques et par la souffrance humanitaire que cela provoque parmi la population yéménite. Les Houthis ont une pleine responsabilité pour cette escalade et nous les exhortons à cesser immédiatement toutes ces attaques.
« L'appui de longue date de l'Iran en faveur des Houthis facilite leurs attaques et cela alimente la crise et compromet les efforts en faveur de la paix au Yémen et risque encore de déstabiliser l'ensemble de la région. Partant, il faut faire davantage pour limiter les transferts. pour endiguer les capacités destructives des Houthis. Il faut nous concentrer sur la lutte contre les transferts illégaux d'armes et l'appui militaire aux Houthis. Le Danemark se réjouit de la mise en œuvre du renouvellement des sanctions le mois prochain. Nous exhortons à une mise en œuvre plus efficace. Les liens des Houthis avec El Shadab nous préoccupent. Madame la Présidente, le retour des combats exacerbe l'une des crises humanitaires les plus graves depuis plus d'une décennie de conflit. ont placé 22 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, dans une situation de besoin d'assistance humanitaire. Des millions de Yéménites connaissent la faim. Il y a peu d'accès aux services essentiels. L'escalade touche les plus vulnérables, notamment les enfants. Plus de 60 % des déplacés sont des enfants, 2,2 millions des enfants de moins de des enfants de moins de cinq ans sont mal sont en malnutrition aiguë et près de 140 000 enfants sont déscolarisés en raison des clôtures d'écoles fermées. L'escalade, l'escalade pèse sur la capacité des organisations d'aide à fournir des services essentiels. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées depuis août. Ce chiffre augmente encore chaque jour. Nous appelons la protection des civils et des travailleurs humanitaires et un accès sûr et sans entrave afin que l'aide puisse être acheminée en faveur de ceux qui en ont besoin, notamment les familles déplacées et les communautés qui les accueillent. Les agissements des Houthis ont fait que l'ONU ne peut pas opérer et aider les Yéménites qui en ont besoin dans de grandes parties du pays. Le Danemark souligne la nécessité de respecter le droit international, notamment le DIH. Nous saluons la libération d'un travailleur du PAM et réitérons nos exigences en faveur d'une libération immédiate et inconditionnelle de tout le personnel de l'ONU, des ONG, de la société civile et des missions diplomatiques détenues arbitrairement par les Houthis. Madame la Présidente, pour conclure, le processus politique inclusif sous l'égide de l'ONU est la seule solution durable pour le conflit. Le Danemark appuie pleinement les efforts de l'envoyé spécial Grundberg et nous appelons les Houthis à cesser immédiatement toute attaque et à coopérer de manière constructive à atténuer les souffrances humaines profondes imposées au peuple du Yémen depuis bien trop longtemps. Je vous remercie.
Je remercie le Danemark pour son intervention. Avant de donner la parole au Pakistan, j'aimerais dire quelques mots, car c'est la dernière fois que l'ambassadeur Akhwan participera aux séances du Conseil en sa qualité de représentant permanent du Pakistan. Je souhaite Au nom de tous les membres du Conseil, je pense vous remercier très sincèrement, Excellence, ambassadeur du Pakistan. Je vous remercie de votre coopération constructive et de la manière dont vous avez contribué à nos travaux. Cher ambassadeur, cher Asim, je vous souhaite plein succès et une bonne continuation.
Merci, Madame la Présidente. Je vous remercie de vos paroles chaleureuses et des paroles adressées à l'endroit de mon pays. Je dois vous dire que ça a été un honneur que de représenter le Pakistan auprès de l'ONU et au sein du Conseil de sécurité. J'ai eu le plaisir et l'immense honneur de travailler avec chacun et chacune d'entre vous, chers collègues. J'ai pu admirer votre engagement et votre attachement en faveur de notre objectif collectif, à savoir le maintien de la paix et de la sécurité internationales. responsabilité première de ce Conseil. Je souhaite également saisir cette occasion pour remercier le Secrétaire général, ses hauts représentants au sein du Secrétariat, ses assistants et ses envoyés spéciaux, les représentants spéciaux sur le terrain et les milliers de Casques bleus déployés dans le cadre de différentes missions. Merci pour votre contribution aux objectifs du Conseil. Et je n'oublie pas, bien sûr, les collègues du secrétariat, la division des affaires du Conseil de sécurité et leur équipe de leur soutien. Ensemble, nous avons fait beaucoup. Toutefois, il demeure de nombreuses situations et défis qui nécessitent une attention collective et un travail continu. La situation au Yémen est justement l'une de ces situations. Je m'associe aux collègues qui remercient l'envoyé spécial, M. Grunberg. et monsieur Yaya de leurs interventions. Nous prenons bonne note des remarques très utiles de madame Hachig. L'enlisement du Yémen dans le conflit est tout à fait préoccupant. L'escalade du conflit, les attaques des Houthis à l'encontre de l'Arabie saoudite, les menaces qui planent sur la navigation commerciale et la détérioration de la crise humanitaire nécessitent une attention de toute urgence. Dans ce contexte, le Pakistan souligne quatre points. Tout d'abord, nous condamnons fermement les attaques des Houthis à l'encontre de l'Arabie Saoudite, notamment les frappes qui ciblent les infrastructures et pour l'aéroport Abha et pour les infrastructures énergétiques également. Nous condamnons les attaques des Houthis qui ciblent l'aéroport King Khaled et d'Abha. ce qui a entraîné des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques représentent une menace grave pour la paix et la sécurité régionales. La sécurité et le caractère sacré des deux mosquées saintes est un principe qui doit être respecté en tout temps. Le Pakistan est solidaire avec, solidaire de, du royaume d'Arabie saoudite et de ses dirigeants. Conformément à la décision d'alliance de défense de La Mecque, nous demeurons attachés à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la sécurité. du Royaume d'Arabie saoudite. Nous appuyons aussi le droit légitime de l'Arabie saoudite à défendre son peuple et à protéger ses villes et ses infrastructures vitales. Les milices houthistes doivent cesser sans délai leurs attaques. Nous continuerons à être aux côtés de l'Arabie saoudite face à ces attaques. Deuxièmement, le Pakistan soutient l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité territoriale et le régime internationalement reconnu du Yémen. L'escalade près de Bab el-Mandeb rappelle la nécessité de défendre la sécurité de la navigation Il convient de préserver la liberté de navigation conformément au droit international. Ces routes maritimes vitales ne peuvent demeurer exposées à des attaques qui menacent les marins et qui menacent les routes maritimes internationales. Nous appuyons les efforts de M. Grunberg, notamment communication récente, tous les efforts doivent être déployés pour maintenir la communication et faciliter une cessation des hostilités. Nous appuyons le rôle de médiation de l'envoyé spécial et son appel en faveur de stratégies politiques. Ces efforts doivent permettre de restaurer un processus politique piloté par les Yéménites avec une prise en charge par les Yéménites. Ensuite, les civils doivent être protégés face à la détérioration de la situation humanitaire. Les attaques des éléments houthistes qui visent les aéroports montrent la vulnérabilité des populations civiles et des infrastructures essentielles. Un accès humanitaire sans entrave, la protection des infrastructures civiles et Les financements en quantité suffisante sont indispensables. L'alimentation, le carburant et les produits essentiels doivent être acheminés vers ceux qui en ont le plus besoin. Nous appelons à la libération immédiate et inconditionnelle du personnel de l'ONU, humanitaire et diplomatique. Madame la Présidente, le Conseil doit agir dans l'unité. et la détermination face aux attaques houthistes, préserver la sécurité régionale, atténuer les souffrances et restaurer une voie crédible pour un règlement politique. Nous sommes aux côtés du peuple yéménite. Nous appelons les efforts en faveur d'un Yémen uni, pacifique et stable, et nous continuerons à déployer tous les efforts pour promouvoir une paix durable et une stabilité durable dans la région.
Je remercie le Pakistan Je donne la parole au Panama.
Merci.
Madame la Présidente. Nous remercions l'envoyé spécial du Secrétaire général, M. Kronberg. Nous remercions le sous-secrétaire général, Mohamed Yahya, et nous remercions Mme Hachig pour leur présentation éclairante. Nous souhaitons également la bienvenue aux représentants du Yémen et aux représentants de l'Arabie saoudite qui nous font le plaisir de leur présence à l'occasion de cette séance. Madame la Présidente, la situation au Yémen continue de se détériorer, et ce, en dépit des efforts déployés par l'ONU pour réduire la violence et promouvoir un règlement pacifique du conflit. La trêve de 2022 a démontré que le dialogue et la diplomatie peuvent aboutir à la paix. Néanmoins, les progrès accomplis restent trop fragiles et la population yéménite continue de faire face à l'une des crises humanitaires les plus longues de notre histoire. Nous sommes particulièrement préoccupés par l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays. notamment les activités menées à bien par les Houthis et les répercussions possibles pour la sécurité maritime dans la région. Le potentiel de nouvelles attaques visant des navires commerciaux constitue une menace, une menace qui pèse sur la sécurité de la navigation internationale, mais également sur la stabilité des routes commerciales et des chaînes d'approvisionnement mondiales. Toute nouvelle perturbation de ces routes maritimes aurait des répercussions bien au-delà des frontières du Yémen, avec des implications pour le commerce international, la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique, notamment dans les pays les plus vulnérables et auprès des populations les plus vulnérables. Madame la Présidente, outre l'évolution du conflit sur le terrain, nous devons accorder toute notre attention à la population civile qui continue à à être touché de plein fouet par le conflit. À l'heure où nous parlons, plus de 200 000 personnes ont été contraintes de fuir leur maison en raison de l'escalade récente et des affrontements au Yémen, et ce, selon les données de l'Organisation internationale des migrations. Le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter jour après jour, tout comme les besoins humanitaires. Les enfants font partie des personnes les plus touchées par la crise. La crise met en péril leur sécurité, leur bien-être, leur accès aux services essentiels. Face à cette situation, d'aucuns poursuivent des efforts pour trouver une solution. Et l'aide humanitaire doit être notre priorité, en dépit des difficultés que nous rencontrons sur le terrain. Il y a un manque de financement, ce qui limite l'ampleur de notre riposte. Et il y a également les difficultés à avoir accès en toute sécurité à certaines régions, et ce, en raison des actions hostiles. Il y a notamment les détentions arbitraires du personnel humanitaire et les incursions dans les installations de l'ONU. Toutes ces actions limitent la capacité de l'ONU à s'acquitter pleinement de ses fonctions. Et ce qui est encore plus préoccupant, c'est que cela exacerbe la souffrance de la population yéménite qui dépend de l'aide apportée par l'ONU. À cet égard, nous saluons l'annonce de la libération d'un membre du personnel humanitaire, mais ce n'est pas suffisant. Il y a encore 72 employés de l'ONU qui continuent d'être détenus de façon arbitraire. Voilà pourquoi nous lançons un appel à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues de façon arbitraire. Madame la Présidente, nous devons accorder toute notre attention au Yémen, car plus le conflit dure, plus la population souffrira et plus augmenteront les besoins humanitaires. Nous devons donc redoubler d'efforts pour trouver une solution politique inclusive et durable. Une solution prise en main par les Yéménites eux-mêmes. Une solution qui répond aux besoins et aux aspirations de la population. Je vous remercie.
Je remercie le Panama. Je donne la parole au Bahreïn.
Madame la Présidente, permettez-moi de remercier M. Grundberg, envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen. ainsi que M. Mohammad Yahya, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires et vice-coordonnateur des secours d'urgence, ainsi que Mme Inger Asching, de l'organisation internationale Save the Children. Je les remercie pour leurs précieux exposés. Je souhaite également la bienvenue au représentant permanent du Royaume frère d'Arabie saoudite, Son Excellence l'ambassadeur Abdulaziz Al-Wassell, et je salue la participation de Son Excellence l'ambassadeur Abdallah Al Saadi, représentant permanent de la République sœur du Yémen. Le royaume de Bahreïn condamne dans les termes les plus vigoureux les attaques de la milice terroriste houthis contre les villes et gouvernorats du royaume frère d'Arabie saoudite. Le royaume souligne que le ciblage des terres saintes de l'islam, notamment l'attaque menée le 1er octobre contre la station électrique de Taïba, qui dessert la mosquée du Prophète dans la ville sainte de Médine, après l'attaque contre la ville sainte de La Mecque, le 15 septembre. Ces attaques ne constituent pas seulement une agression contre le royaume d'Arabie saoudite, mais il s'agit là d'une atteinte au caractère sacré des deux lieux saints, des deux saintes mosquées et une atteinte au lieu sacré d'un milliard et demi de musulmans. Le royaume de Bahreïn condamne également dans les termes les plus fermes la poursuite de l'escalade entreprise par les Houthis à l'intérieur de la République sœur du Yémen, en violation du cessez-le-feu. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, cette escalade a provoqué le déplacement de plus de 145 000 personnes qui vivent dans des conditions humanitaires difficiles, marquées par le manque de nourriture et de soins de santé. Le Royaume rappelle également la mise en garde de l'OMS, de l'Organisation mondiale de la santé, selon laquelle cette escalade pousse le système de santé au bord de l'effondrement et accroît les risques de propagation d'épidémies parmi les personnes déplacées, notamment le choléra. Les violations commises par les Houthis visant à intimider le peuple frère du Yémen, leurs attaques répétées contre le Royaume frère d'Arabie saoudite, ainsi que la grave menace qu'ils font peser sur la sécurité de la navigation maritime dans le détroit de Bab-el-Mandeb et la mer Rouge, constituent une violation flagrante du droit international et de la résolution 2722 du Conseil de sécurité. Cette série de pratiques hostiles représente une menace pour la paix et la sécurité internationales. Elles traduisent une politique persistante de recours à la violence et de déstabilisation de la sécurité et de la stabilité régionales. En outre, le royaume de Bahreïn condamne le ciblage délibéré par la milice terroriste houthis des aéroports civils de Najran, Jizan, Abha et Riyad, en Arabie saoudite. pays frère, ainsi que de l'aéroport d'Aden, en République du Yémen, pays frère également, au moyen de missiles balistiques et de drones. Ces attaques criminelles visent des infrastructures civiles vitales et mettent en danger la vie des voyageurs, des travailleurs et des équipages aériens, confirmant ainsi la persistance de l'approche terroriste de la part des Houthis. qui ciblent les civils et les biens de caractère civil et qui continuent à menacer la sécurité et la sûreté de la navigation aérienne. Le Royaume de Bahreïn réaffirme sa pleine solidarité avec le Royaume frère d'Arabie saoudite et son soutien à son droit de défendre sa souveraineté, sa sécurité et son intégrité territoriale, conformément à la Charte des Nations unies. Le Royaume de Bahreïn renouvelle également son soutien au gouvernement yéménite légitime et à ses efforts visant à restaurer les institutions de l'État, à étendre son autorité sur l'ensemble de son territoire et à préserver la sécurité et la stabilité au Yémen. Dans ce contexte, le Royaume de Bahreïn se félicite de la reprise du contrôle de la région de Bab el-Mandeb et des sites stratégiques qui l'entourent par les forces relevant du gouvernement yéménite légitime. Nous saluons les efforts déployés par le gouvernement yéménite pour renforcer la sécurité de cette voie maritime vitale et pour y rétablir l'autorité de l'État. Dans le même temps, le Royaume souligne que cette évolution importante ne supprime pas les menaces persistantes que le groupe terroriste houthiste continue de faire peser sur la sécurité et la sûreté de la navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb. La milice possède en effet et utilise continuellement des missiles, des drones, des embarcations piégées et des mines marines. Il est donc essentiel de poursuivre et d'intensifier les efforts régionaux et internationaux visant à traiter ces menaces de manière globale et durable et à réduire la capacité du groupe à menacer les navires, les voies maritimes et le commerce international. Madame la Présidente, Le communiqué de presse publié par ce Conseil le 18 septembre a reflété l'unité de ses membres dans la condamnation, dans les termes les plus vigoureux, de l'agression du groupe terroriste hutiste. Je rappelle qu'il s'agit du troisième communiqué de presse publié cette année par le Conseil pour condamner les crimes hutiers. La question essentielle qui appelle une réponse est la suivante: Quand le Conseil de sécurité passera-t-il de condamnations dont l'écho se dissipe et s'estompe à des mesures concrètes dont les effets seront visibles dans la préservation de la paix et de la sécurité au Yémen et dans son environnement régional? Jusqu'à quand ce groupe terroriste continuera-t-il à passer d'une violation à une autre, au mépris de toutes les normes, lois et résolutions internationales? Le prochain réexamen du régime de sanctions offre au Conseil l'occasion de traduire ces paroles en actes. J'appelle tous les membres du Conseil à œuvrer de manière constructive au renforcement de ces sanctions et à la fermeture des voies permettant aux Houthis d'obtenir des armes et leurs composants. En conclusion, le Royaume de Bahreïn renouvelle son soutien au gouvernement yéménite légitime ainsi qu'aux efforts appréciés de l'envoyé spécial du Secrétaire général, M. Grundberg, visant à réduire l'escalade et à relancer le processus politique en vue d'un règlement global dirigé par les Yéménites eux-mêmes, qui préserve l'unité, la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Yémen, qui mette fin aux souffrances du peuple yéménite frère et garantit son droit à la sécurité, à la paix et à une vie digne. Je vous remercie.
Je remercie Bahreïn de son intervention. Je donne la parole à la France.
Madame la Présidente, je voudrais tout d'abord remercier l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, M. Hans Grundberg, ainsi que le sous-secrétaire général chargé des affaires humanitaires, M. Mohamed Yaria, et la directrice générale de Save the Children International, Mme Inger Ascheing, pour leurs interventions respectives. Je salue également la participation des représentants permanents du Yémen et de l'Arabie saoudite à nos travaux. La France condamne avec la plus grande fermeté l'escalade militaire conduite par les Houthis au Yémen comme sur le territoire de l'Arabie saoudite. Les attaques répétées des Houthis contre des infrastructures civiles, y compris contre des aéroports saoudiens, ont fait de nouvelles victimes. Ces attaques déstabilisent la région et aggravent les souffrances des populations. Rien ne saurait justifier de telles frappes. La France appelle au plein respect du droit international humanitaire en toutes circonstances et elle réaffirme sa pleine solidarité avec l'Arabie saoudite et les autorités yéménites. Elle se tient aux côtés du gouvernement légitime yéménite, seul dépositaire de l'autorité de l'Etat, dans ses efforts pour rétablir sa souveraineté sur l'ensemble du territoire yéménite. Madame la Présidente, cette fuite en avant engagée par les Houthis depuis l'été relèvent de leur seule responsabilité. Après s'être emparés par la force du littoral de la mer Rouge, les Houthis poursuivent leur offensive, notamment autour de Taïz, où plusieurs millions d'habitants vivent désormais encerclés. Les Houthis doivent cesser immédiatement leurs attaques au Yémen comme contre les pays voisins, ainsi qu'en mer Rouge, et lever l'encerclement de Taïz. Leur offensive menace aussi, au-delà du Yémen, l'une des principales routes maritimes du monde. Ce Conseil doit rester ferme sur un principe: la liberté de navigation n'est pas négociable. Nul ne saurait s'arroger un droit de contrôle sur le détroit de Bab-el-Mandeb, en violation du droit international et de la résolution 2722 de ce Conseil. La France, pour sa part, poursuivra son engagement au sein de l'opération européenne de PSDC, le Unifor Aspidès, dans une posture strictement défensive. Et nous ne pouvons pas nous leurrer, les Houthis ne sauraient mener une telle campagne sans le soutien de l'Iran, qui les arme en violation de l'embargo institué par la résolution 2216. Téhéran doit y mettre un terme. Madame la Présidente, la population civile paie le prix de ces combats. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées depuis début septembre et des milliers ont fui vers Djibouti et la Somalie. Le choléra et la rougeole progressent alors que l'appel humanitaire n'est financé qu'à 22 %. Les Houthis doivent garantir un accès humanitaire sans entrave et libérer immédiatement et sans condition l'ensemble des personnels des Nations Unies, des ONG et des missions diplomatiques qu'ils détiennent arbitrairement. Nous nous réjouissons évidemment de la libération d'un agent du PAM le 5 octobre dernier, mais cela ne change rien à la situation des 72 autres personnels qui restent détenus. Enfin, Nous condamnons le recrutement massif d'enfants soldats par les Houthis en violation du plan d'action qu'ils ont signé avec les Nations unies en 2022. Cette pratique inacceptable doit cesser immédiatement. Madame la Présidente, face à cette crise, la voie à suivre est connue. D'abord, l'arrêt immédiat des offensives Houthi pour, à terme, permettre la reprise d'un processus politique inclusif sous l'égide des Nations unies et associant l'ensemble de la société yéménite. La France appuie pleinement et fermement les efforts de l'envoyé spécial, M. Hans Groenbarg, pour avancer en ce sens. Nous l'encourageons à poursuivre ses efforts et nous appelons les parties à s'y engager sans attendre, avec lui, en privilégiant par conséquent la voie de la négociation. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de France pour sa déclaration. Je donne la parole à la Chine.
Merci, Madame la Présidente. Je remercie M. Grunberg et M. Yahya de leurs interventions. Et je me félicite de l'intervention de Mme Hachin, qui représente la société civile. Je souhaite la bienvenue aux représentants du Yémen et d'Arabie saoudite. Depuis septembre, la situation au Yémen a fortement évolué. Les parties ont intensifié leurs combats le long du littoral et à Taïz notamment. Les combats sont entrés dans une phase intense. Il y a plus de 4 000 victimes et 200 000 personnes étaient déplacées. L'effet d'embrasement s'est aggravé pour inclure le détroit de Bab el-Mandeb et les pays de la région. Nous sommes à un moment charnière. La communauté internationale doit trouver une solution viable et la Chine propose des points Tout d'abord, plaider pour la désescalade. La Chine appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter des provocations qui pourraient entraîner un embrasement et une escalade. Nous appelons les deux parties au conflit à communiquer via le mécanisme de coordination de l'ONU pour éviter des erreurs de calcul. Nous appelons les pays de la région à exercer leur influence pour promouvoir la paix. et les efforts en faveur de la désescalade. Deuxièmement, il faut reprendre la voie politique. C'est inévitable. Un règlement politique, voilà la solution à long terme. Plus cette solution sera mise en œuvre tôt, plus la paix pourra émerger rapidement. Nous appuyons une recherche de points de convergence grâce au dialogue pour dégager les conditions pour des négociations. L'envoyé spécial a la mission importante de mettre en œuvre ses bons offices et la médiation. Nous appuyons les efforts de l'envoyé spécial, qui doit s'acquitter de son rôle dans le respect du mandat. La communauté internationale reconnaît universellement le gouvernement légitime du Yémen et sa sûreté, sécurité et l'intégrité territoriale du Yémen et de l'Arabie Saoudite doivent être respectés. Le respect des principes fondamentaux du droit international doit être respecté. Aucun conflit ne doit être mené aux dépens des vies civiles et innocentes. Nous condamnons toutes les attaques indiscriminées qui visent les civils, les objectifs non militaires, les infrastructures essentielles à La vie civile, c'est essentiel. Les parties au conflit doivent respecter le DIH, adopter les mesures nécessaires pour empêcher les frappes qui visent les civils et les infrastructures civiles. Toutes les parties ont l'obligation de respecter les droits de la navigation de tous les pays et le droit international. La communauté internationale doit continuer à fournir une aide humanitaire d'urgence au Yémen pour remédier aux conséquences humanitaires du conflit. Madame la Présidente, le conflit dure depuis plus d'une décennie. Pour régler le conflit, il faut tenir compte du contexte plus général du Moyen-Orient. Le conflit au Yémen, la sécurité de la navigation, les liens avec les pays de la région, voilà trois aspects essentiels. Ces facteurs ont une incidence les uns sur les autres. Il faut donc une approche globale et coordonnée. Le président Xi Jinping a récemment proposé une initiative en quatre points pour promouvoir la sécurité commune au Moyen-Orient afin de promouvoir une gouvernance globale de la sécurité collective régionale et appuyer les pays de la région pour qu'ils trouvent une nouvelle architecture de sécurité du Moyen-Orient. qui permettrait de régler les foyers de tensions régionaux, notamment au Yémen. Nous continuerons à coopérer avec toutes les parties, à promouvoir les dialogues et nous jouerons un rôle constructif pour promouvoir une solution politique à la question yéménite et restaurer une paix durable dans la région. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Chine. pour son intervention. Je vais maintenant prononcer un discours en ma qualité de représentante de la Grèce. Je souhaiterais remercier l'envoyé spécial Hans Kuhnberg, le sous-secrétaire général pour les affaires humanitaires, Mohammed Yahya, et la directrice de Save the Children International, Inger Ashing, pour leurs interventions. Je salue également les représentants permanents du Yémen et de l'Arabie saoudite à la séance aujourd'hui. La Grèce est gravement préoccupée par la poursuite des activités militaires et l'escalade au Yémen et dans la région de la mer Rouge. Nous condamnons la confrontation militaire menée par les Houthis, notamment les attaques visant l'Arabie saoudite, des infrastructures civiles et des infrastructures, notamment énergétiques, essentielles. Les frappes de missiles balistiques et de drones perpétrées contre les aéroports internationaux à Riyad, à Abha et à Aden mettent en péril la sécurité de l'aviation. Ces attaques sont inacceptables. Elles risquent de déstabiliser davantage le Yémen et la région tout entière. Nous exprimons notre solidarité à l'endroit de l'Arabie saoudite et du gouvernement yéménite, qui ont le droit de faire respecter leur souveraineté et intégrité territoriales conformément au droit international. Les civils et les infrastructures civiles ne doivent jamais être prises pour cible. Nous sommes gravement préoccupés par le bilan humain parmi la population, notamment les enfants. La protection des vies civiles doit être une priorité. Tous les belligérants doivent respecter pleinement leurs obligations au titre du droit international humanitaire. Rien ne peut remplacer la solution politique. La violence ne va faire qu'accroître la crise au Yémen, exacerber la souffrance humaine, saper plus avant la stabilité régionale. L'objectif est un processus mené à bien par les Yéménites, un processus de paix inclusif sous la houlette de l'ONU, dans le plein respect de la souveraineté du Yémen, de son intégrité territoriale, indépendance et unité politique. La Grèce salue les efforts menés à bien par l'envoyé spécial de l'ONU en vue d'atteindre cet objectif en maintenant ouverts les canaux de communication et en pérennisant les perspectives de paix. Nous encourageons toutes les parties et les partenaires régionaux à travailler de façon constructive dans le cadre de ces efforts. Je souhaiterais souligner que la sécurité maritime dans la région de la mer Rouge, notamment le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d'Aden, est essentiel et s'inscrit dans le cadre du processus politique au Yémen. Nous condamnons dans les termes les plus fermes les attaques houthistes contre les navires commerciaux et nous demandons le plein respect de la liberté de navigation et le passage sans entrave des navires commerciaux internationaux. Les routes maritimes internationales doivent rester ouvertes. Il faut restaurer la confiance dans ces routes maritimes. C'est essentiel pour la stabilité régionale, mais également pour la sécurité alimentaire et énergétique mondiale. Nous continuerons à travailler dans le cadre de l'opération navale de l'UE Aspides pour préserver la liberté de navigation, protéger les navires commerciaux dans le plein respect du droit international et de notre mandat défensif. Le Yémen ne doit pas se transformer en l'une des pires crises humanitaires au monde. Il y a un nombre croissant de personnes déplacées à l'intérieur du pays, notamment les enfants, ce qui exige toute notre attention. Comme nous l'avons entendu, les déplacements, l'insécurité alimentaire, l'accès limité aux services de soins de santé essentiels mettent à risque les enfants qui sont menacés de malnutrition aiguë et de maladies qui pourraient être évitées, notamment le choléra et la rougeole. En outre, leur scolarité est perturbée. Des millions d'enfants sont privés d'opportunités d'apprentissage. Nous sommes particulièrement préoccupés par le recrutement et l'utilisation d'enfants par les autistes. L'aide humanitaire doit parvenir à ceux qui en ont besoin en toute sécurité, sans obstruction. Il faut garantir la sécurité du personnel humanitaire. Nous saluons la libération d'un membre du PAM. Nous demandons la libération inconditionnelle des 72 personnes membres du personnel de l'ONU, du personnel diplomatique, membres d'ONG, travailleurs humanitaires, autres personnes détenues de façon arbitraire. Le message doit être clair. L'escalade militaire n'est pas une solution. Le cycle de la violence doit cesser. L'objectif doit rester inchangé, c'est-à-dire un règlement politique complet qui met un terme de façon durable au conflit et qui jette les bases d'une paix et d'une stabilité durable pour le Yémen, pour le bien de la population yéménite et de la région tout entière. Je vous remercie. Je donne maintenant la parole au représentant du Yémen.
À l'entame de mon propos, Madame la Présidente, Je souhaiterais vous féliciter à l'occasion de votre présidence du Conseil de sécurité au mois d'octobre. Nous vous souhaitons, à vous et à votre délégation, beaucoup de succès. Nous remercions également votre prédécesseur, le représentant de la France, pour l'excellente façon dont la France a présidé aux travaux du Conseil. Je remercie M. Hans Grundberg et M. Mohamed Yahya pour leurs interventions. Nous avons également pris note de l'intervention de Mme Inger Asching. directrice de Save the Children International. La séance ce matin se tient à une époque où nous assistons à une escalade de la part des milices terroristes Houthi qui menacent la vie de la population yéménite, qui met en péril la sécurité des pays voisins, qui met en péril la région et l'une des routes maritimes les plus importantes au monde. Étant donné la situation actuelle. Nous nous trouvons à un moment charnière de la guerre au Yémen et nous ne devons pas perdre de vue le contexte. Nous devons nous pencher sur le portrait d'ensemble. Cette escalade militaire, nous devons l'analyser en tenant compte des causes sous-jacentes de cette guerre et la façon dont la guerre a évolué au cours de ces dernières années. Par conséquent, avant d'aborder les répercussions de cette escalade, il est essentiel d'identifier sans équivoque la responsabilité des milices Houthi. Ce sont ces milices qui ont commencé la guerre, ces milices qui ont commencé et qui ont perpétré un coup contre l'État il y a plus de 12 ans. Les Houthis ont tué dans l'œuf toutes les initiatives de paix et récemment, ce groupe a décidé de mettre un terme à la trêve. Le gouvernement yéménite avait donné sa chance à la paix. Nous n'avons eu de cesse de le faire et nous avons assumé un coût économique et humanitaire pour cette trêve. Mais comment les milices hutistes ont-elles répondu? Elles ont continué à s'armer, elles ont continué le recrutement, elles ont perpétré des attaques contre les civils, contre les infrastructures civiles au Yémen. Les Houthis ont ciblé l'Arabie saoudite, ils ont menacé les navires commerciaux, ils ont essayé d'imposer un fait accompli militaire dans la ville de Taéz, de Mokha et de Bab El-Mandeb, dans le détroit de Bab El-Mandeb. Le gouvernement yéménite n'a eu de cesse de tirer la sonnette d'alarme. Il ne faut pas tolérer un tel comportement de la part de ce groupe, car cela sape les perspectives de paix. Cela aboutit à une escalade. Cela exacerbe la crise humanitaire. Et hélas, ce que nous avions redouté s'est produit. Face à cette escalade et conformément à nos responsabilités constitutionnelles, Nous nous efforçons de protéger la souveraineté du Yémen, de protéger la population yéménite, de protéger l'espace aérien, le territoire yéménite, les eaux territoriales. Son Excellence le docteur Rachad Mohammed Al-Ralimi, le président du Conseil de souveraineté, a annoncé le lancement de l'opération Aube yéménite ou l'Aube du Yémen, une nouvelle phase afin de rétablir les institutions étatiques, de mettre un terme au coup et de recouvrer notre contrôle de tout le territoire yéménite jusqu'à la capitale Sanaa. L'objectif, c'est de mettre un terme à la guerre, de rétablir la stabilité et la paix dans le Yémen et dans la région, et de veiller à ce que ce groupe armé ne puisse pas confisquer, prendre en otage la population yéménite, afin de ne pas replonger le pays à chaque fois dans les affrontements. dès lors que la paix ne va pas dans les intérêts des milices houthis ou de leurs partenaires iraniens. Cette opération que nous menons à bien, ce n'est pas une guerre contre les miennes, ce n'est pas une guerre contre un groupe confessionnel, non. C'est simplement la responsabilité de notre gouvernement: protéger les civils, veiller à rétablir les institutions étatiques, garantir le monopole des armes. C'est une bataille pour le peuple yéménite, pour son gouvernement légitime, pour ses institutions, et nous faisons face aux milices houthis soutenues par l'Iran. Le gouvernement est déterminé à respecter le DIH, le droit international des droits humains. Nous faisons preuve de la plus grande discipline, nous respectons les règles d'engagement pour protéger les civils, protéger les infrastructures civiles, pour éviter les actes de vengeance, pour traiter les détenus de façon humaine, pour traiter les blessés, pour mener à bien des enquêtes à chaque fois qu'il y a des violations et pour jeter les bases, ou plutôt pour permettre à ceux qui ont rejoint les Houthis de revenir vers les institutions étatiques. En ce qui concerne la situation humanitaire, nous avons documenté la mort de plus de 100 enfants pendant les affrontements, rien qu'au mois de septembre. Les Houthis ont continué à recruter des enfants et à les envoyer sur la ligne de front. Ces enfants devraient être à l'école. Ces enfants devraient être avec leur famille, leur communauté et non pas sur la ligne de front. Au cours de ces dernières semaines, les Houthis ont mené à bien des attaques, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Yéménites. Le nombre de personnes déplacées a atteint plus de 200 000 personnes. La plupart ont été déplacés pour la troisième fois, pour la quatrième fois. Il y a des personnes qui se sont rendues à Djibouti, quelque 3 000 personnes, des personnes qui ont toutes besoin d'une aide humanitaire urgente. Les attaques Houthi ont également ciblé les zones résidentielles, les marchés, les écoles, les camps de déplacés, les infrastructures civiles. Cela met à rude épreuve des communautés déjà ravagées par la guerre. Hier, les milices Houthi ont ciblé l'aéroport international d'Aden avec deux missiles balistiques. L'un de ces missiles a failli percuter un vol commercial. Cela met en péril la sécurité des passagers, des employés de l'aéroport. C'est une attaque extrêmement dangereuse. qui nous rappelle l'attentat terroriste qui a ciblé l'aéroport en 2020. Par ailleurs, et c'est une violation flagrante, les milices Houthi ont attaqué l'Arabie saoudite. Ils ont ciblé les aéroports, des installations civiles, des installations économiques. Ces crimes montrent bien la véritable nature de la milice Houthi. Un groupe terroriste qui n'hésite pas à cibler les civils et les infrastructures essentielles afin de semer le chaos et afin de détourner l'attention des crimes que les Houthis commettent contre la population yéménite. Cela fait des années que la milice Houthi le fait dans la région. Cette milice n'a aucun respect pour le droit international, pour la vie des civils. Le mois dernier, Des milliers de morts ont été documentés parmi des Yéménites qui ont été induits en erreur par ces milices Houthi, qui ont été convaincus de servir les milices Houthi pour atteindre les objectifs du régime iranien, c'est-à-dire déstabiliser le Yémen, la région et le monde. Les Houthis affirment avoir un droit divin de gouverner, mais La milice n'a pas le droit de confisquer les prérogatives du peuple yéménite. Il souhaite utiliser le détroit de Bab El-Mandeb pour exercer un chantage. Rien ne peut justifier le fait de sacrifier la vie et l'avenir de la population yéménite. La menace des Houthis n'est pas simplement un problème yéménite qui se cantonne à nos frontières. Ce problème menace la liberté de navigation Je ne vous parle pas de l'avenir, c'est ce à quoi nous assistons dès aujourd'hui et cela continuera si les Houthis peuvent agir en toute impunité. Par ailleurs, comme l'ONU l'a documenté, il y a une coopération avec le groupe Al-Shabaab en Somalie dans le domaine de la piraterie, du trafic d'armes. Il y a un soutien logistique, des formations. Ces groupes tissent des liens de plus en plus étroits pour faire du détroit de Bab El-Mandeb un terreau fertile pour le chantage, la piraterie. Voilà pourquoi le gouvernement yéménite, avec l'aide de l'Arabie saoudite, défend la mer Rouge, le détroit de Bab El-Mandeb. Le détroit de Bab El-Mandeb est une route maritime essentielle pour l'économie mondiale et la liberté de navigation est dans l'intérêt de tous. Il faut donc protéger la liberté de navigation. C'est notre responsabilité collective. Nous exhortons le Conseil de sécurité à prendre une décision claire afin de veiller à ce que les milices houthistes rendent compte de ces actes, de cette escalade. Il faut mettre en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité. Il faut prendre des mesures décisives afin d'assécher l'afflux d'armes, de financements vers les Houthis pour que les Houthis n'aient pas accès aux armes, aux technologies à double usage, pour que ceux qui apportent ce soutien, notamment le régime iranien, rendent compte de leurs actes. Il faut renforcer la coopération avec le gouvernement yéménite pour combattre les réseaux de contrebande, de financement, qui ne font qu'alimenter cette guerre. Nous appelons de nos vœux plus de soutien pour les institutions yéménites, pour que nous puissions protéger les civils, pour que nous puissions aider les personnes déplacées, les personnes qui ont été déplacées par ces affrontements récents, des milliers de Yéménites qui viennent gonfler les rangs des personnes qui ont été déplacées par ce conflit au Yémen et dans la région. Nous souhaiterions dire toute notre reconnaissance au pays frère, le Royaume d'Arabie saoudite. Merci au gouvernement et au peuple de l'Arabie saoudite de son soutien à l'endroit du gouvernement et de la population du Yémen. Merci pour votre soutien pour nos institutions, pour notre économie, avec notamment un versement pour soutenir le budget du gouvernement yéménite, à une époque où notre pays fait face à une crise humanitaire et économique sans précédent. Ce soutien ne concerne pas seulement l'économie et la défense. Ce soutien nous a permis d'aider les civils, la population yéménite, pour garantir leur dignité, pour apporter de la stabilité aux familles yéménites. Le roi de l'Arabie saoudite a donc répondu à la requête du président yéménite et il a pris des mesures pour régulariser le statut de yéménites qui vivaient de façon irrégulière en Arabie saoudite. Cette initiative permet d'offrir des perspectives à des milliers de Yéménites qui vivent en Arabie saoudite et cela atténue la souffrance de milliers de familles yéménites. Toutes ces mesures montrent bien que La communauté internationale ne doit pas se contenter de gérer la crise et ses répercussions. Il faut également apporter une protection à la population yéménite pour leur offrir des moyens de subsistance, pour renforcer la capacité des institutions yéménites, pour que nous puissions assumer nos obligations. Le Royaume d'Arabie saoudite a donc montré l'exemple, un exemple de solidarité, et nous exhortons nos partenaires à assumer leurs responsabilités et à apporter plus de soutien, notamment financier, à notre gouvernement, à soutenir nos efforts pour que nous puissions atténuer la souffrance, une souffrance qui grandit jour après jour en raison des activités de la milice houthi soutenue par l'Iran. En guise de conclusion, une véritable paix, c'est une paix qui met un terme au coup qui a été perpétré par les Houthis, qui permet au gouvernement yéménite de recouvrer toute son autorité sur notre territoire afin de protéger les droits de nos citoyens, afin de protéger leur liberté, leur dignité, afin que le Yémen ne devienne pas un pays qui menace la paix et la sécurité dans la région. Il est essentiel de mettre en œuvre la résolution 2216. Nous réitérons notre plein soutien pour les bons offices de M. Kronberg, l'envoyé spécial, et je vous remercie.
Je remercie le représentant du Yémen. Je donne maintenant la parole à l'Arabie saoudite.
Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux. À l'entame de mon propos, je souhaiterais vous féliciter de votre accession à la présidence du Conseil. Je souhaiterais également vous remercier sincèrement et remercier les membres du Conseil de toute l'attention que vous accordez à la situation dans la région et au Yémen tout particulièrement. Je remercie M. Grunberg, envoyé spécial du Secrétaire général. Je remercie M. Yahya, sous-secrétaire général pour les affaires humanitaires et les secours d'urgence, et je remercie Mme Hashing de Save the Children International. Je les remercie pour leurs interventions éclairantes. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Cette réunion se tient sur fond de circonstances difficiles. Le Conseil de sécurité doit évaluer les risques associés à l'évolution de la situation et les menaces qui pèsent actuellement. Le Conseil doit assumer toutes ses responsabilités. La situation évolue rapidement. Il y a une escalade de la part des terroristes houthis, et le Conseil doit se saisir pleinement de la situation. Les civils sont ciblés, il y a une menace qui pèse sur la liberté de navigation dans la mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb. Il y a des répercussions qui vont au-delà du Yémen et de la région. Tout cela a une incidence sur la paix et la sécurité internationales. Cela porte atteinte au commerce international, cela porte un coup à l'économie mondiale et aux chaînes d'approvisionnement. Les terroristes houthis continuent leurs pratiques hostiles contre la population yéménite et contre les pays voisins et la région dans son ensemble. Nous avons assisté à une escalade dangereuse. J'en veux pour preuve les civils et les installations civiles qui ont été pris pour cible, tout comme certaines installations dans notre pays. Il y a eu des pratiques terroristes contre le peuple yéménite, un peuple frère, notamment un siège qui a été imposé, des déplacements forcés, la fin, l'intimidation des femmes, le recrutement des enfants. Enfants qui sont envoyés au front. Ces milices poursuivent cette escalade militaire plutôt que de s'engager sur la voie de la paix. Cela prolonge la crise yéménite, la souffrance de la population. Cela sape les efforts régionaux et internationaux qui visent à atteindre une solution politique durable. Madame la Présidente, hier, Il y a eu un acte d'agression de la part de ces milices terroristes. Deux attaques se sont produites visant l'aéroport King Khaled, dans la capitale Riyad. Cette attaque a eu une incidence sur la sécurité et il y a un avion de la compagnie saoudienne qui a été pris pour cible et des ressortissants saoudiens et étrangers ont été blessés. Il y a eu des dégâts matériels également. Au cours de la semaine écoulée, nous avons assisté à une escalade dangereuse avec des attaques de cette milice contre notre territoire. Le 15 septembre, les milices ont essayé de prendre pour cible la Mecque, ville vers laquelle se tournent les musulmans lorsqu'ils prient. Deuxième tentative. La première a eu lieu au mois de juillet 2017. Le 29 septembre, C'est une centrale de distribution d'électricité qui a été prise pour cible. Cela a choqué les musulmans dans le monde entier. Ces attaques ont ciblé la ville d'Abha de Jazan au mois de septembre. Ces attaques ont blessé 17 civils, notamment des femmes et des enfants. La ville de Riyad a également été prise pour cibler d'autres villes saoudiennes. Des missiles balistiques, des drones ont été lancés pour frapper des zones résidentielles et des installations essentielles. Les 6 et 7 octobre de cette année, l'aéroport international d'Abha et l'aéroport international du roi Khalid ont été pris pour cible. Trois civils ont été tués, 36 ont été blessés, des ressortissants de différents pays. Il y a eu des dégâts matériels également. Ces attaques ont frappé les installations de deux autres aéroports. Ces attaques ont coûté la vie à des civils de pays frères et des ressortissants saoudiens. Cela menace la sécurité des passagers, des employés. C'est une violation de notre souveraineté et sécurité, et cela met en péril l'aviation et la sécurité de l'aviation et les passagers. Les milices Houthi continuent de menacer le commerce dans le détroit de Bab El-Mandeb et dans la mer Rouge. La milice cible les navires commerciaux, ce qui menace la sécurité et la stabilité de la région et les chaînes d'approvisionnement internationales. Nous réitérons que nous n'allons pas accepter que le Yémen soit utilisé pour menacer notre sécurité ou la liberté de navigation dans la mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb. Nous ne pouvons pas non plus accepter qu'une milice terroriste impose sa volonté de force au Yémen et à la région. Cette milice continue à recevoir un soutien militaire et technique externe, notamment un transfert d'expertise, de connaissances. Ses capacités militaires sont renforcées par un soutien externe, ce qui a contribué à ces attaques qui sèment le chaos. Cela sape la sécurité et la stabilité du Yémen et de la région. La communauté internationale doit assumer ses responsabilités, doit garantir la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la 2216 et la 2722 sur la liberté de navigation en mer Rouge. Nous réitérons notre droit à défendre notre territoire, nos installations, notre souveraineté, la sécurité de nos citoyens et de nos résidents. Nous prendrons toutes les mesures qui s'imposent pour protéger notre sécurité et pour dissuader les attaques qui visent les civils, les installations civiles et les installations économiques, conformément à la Charte de l'ONU et au droit international. Le Royaume d'Arabie saoudite a toujours accordé la plus haute importance à la paix Nous n'avons ménagé aucun effort avec les pays frères et avec l'envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen. Nous avons présenté des initiatives concrètes afin de préserver le processus de paix au Yémen, et ce depuis 2011. Dernière initiative en date, une feuille de route présentée par le Royaume à l'envoyé spécial, feuille de route acceptée par le gouvernement yéménite, mais rejetée par les milices houthis. Et pourtant, les milices à chaque fois, ont choisi une escalade irresponsable, ont entravé les efforts visant à atteindre une solution politique durable. Les milices se sont dérobées à leurs responsabilités, provoquant un conflit qui ne sert pas les intérêts de la population yéménite. Ils ont menacé la stabilité de la région. Le Royaume réitère son plein soutien pour la population yéménite pour mettre un terme aux coups et restaurer les institutions de l'État. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le Royaume d'Arabie saoudite est le plus grand contributeur au Yémen. Nous soutenons le Yémen avec une aide humanitaire, une aide économique pour le peuple yéménite. Dans le cadre de cette aide, nous avons récemment apporté un soutien à la Banque centrale yéménite afin de renforcer la stabilité économique et financière et afin d'améliorer les conditions de vie pour les civils.
Le 4 octobre, par le programme pour la reconstruction et le développement du Yémen, mon royaume a fourni une nouvelle tranche d'aide au gouvernement du Yémen qui dépasse les 200 millions de riyals saoudiens. Cela doit contribuer à réduire le déficit, garantir les flux, les recettes gouvernementales, améliorer le pouvoir d'achat et stimuler les marchés. L'appui fourni par le Royaume au Yémen entre 2012 et 2026 a dépassé les 12,6 milliards de dollars, tandis que l'aide humanitaire fournie au Yémen dépassait les 2,5 milliards de dollars. Madame la Présidente, mon royaume renouvelle son soutien à l'envoyé spécial, M. Grunberg, dont la mission tâche de doit nous permettre d'arriver à une solution durable, globale, qui préserve l'unité, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Yémen et qui permette de réaliser les aspirations du peuple de sécurité, de développement et de paix. En conclusion, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, mon Royaume appelle le Conseil à s'acquitter de ses responsabilités et à assurer le maintien de la paix et de la sécurité et à cesser les attaques des Houthis qui menacent la sécurité du Royaume la région et la sécurité de la liberté de navigation. Notre objectif demeure de réaliser la sécurité, la paix, de mettre fin aux souffrances du peuple yéménite et d'appuyer tous les efforts qui nous permettent d'arriver à une solution politique globale et complète qui permette de préserver l'unité et l'intégrité territoriale et la souveraineté du Yémen. Je vous remercie.
Je remercie l'Arabie saoudite, de son intervention. Il n'y a pas d'autres noms inscrits sur la liste d'orateurs. La séance est levée.