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Je déclare ouverte la 10 241e séance du Conseil de sécurité. Ordre du jour provisoire pour la présente séance. La question concernant Haïti. L'ordre du jour est adopté. En vertu de l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil de sécurité, j'invite le représentant d'Haïti à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va entamer l'examen du deuxième point de l'ordre du jour. Les membres du Conseil de sécurité sont saisis du document portant la cote S/2026/806, le texte d'un projet de résolution présenté par les États-Unis d'Amérique et le Panama. Le Conseil est prêt à se prononcer sur le projet de résolution dont il est saisi. Je vais soumettre le projet de résolution aux voix. Que les délégations en faveur du projet de résolution figurant dans le document S/2026/806 lèvent la main. Les délégations qui s'y opposent? Les abstentions? Voici le résultat de la mise aux voix. 14 votes pour, pas de vote contre, une abstention. Le projet de résolution a été adopté en tant que résolution 2831 de 2026. Je donne la parole aux membres du Conseil de sécurité qui souhaiteraient faire des déclarations après le vote. Je donne la parole au représentant des États-Unis, à la représentante.
Merci, Madame la Présidente. Avant toute chose, qu'il me soit permis de remercier le Panama, à la rédaction, de son travail sur cette résolution. Les États-Unis soutiennent aussi le Panama après le tremblement de terre qui a frappé le pays. Alors que le mandat du Panama arrive à son échéance, nous remercions le Panama de deux excellentes années de collaboration en tant que rédacteurs. Merci de votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité en Haïti alors que nous avons travaillé ensemble pour s'assurer que l'hémisphère ouest est plus sûr et prospère. Nous nous félicitons de la prorogation du mandat du groupe d'experts en Haïti et de la prorogation de l'interdiction de voyage, des gels des avoirs et des mesures d'embargo sur les armes pour une année supplémentaire. Alors qu'Haïti continue à essayer de reprendre le contrôle du pays, les États-Unis continueront à essayer de préciser les choses auprès des États-Unis s'agissant de l'embargo sur les armes territoriales. Les embargos sur les armes ne s'appliquent pas aux ventes, à la fourniture, au transfert d'armes et matières connexes ou à la fourniture de formation pour le gouvernement d'Haïti, dont l'objectif est de parvenir aux objectifs de paix et de sécurité uniquement. Le vote d'aujourd'hui est encore un signal fort. La communauté internationale soutient la population d'Haïti. Il y a quelques semaines à peine, le Conseil de sécurité a à nouveau autorisé une nouvelle mission dont l'idée unique est de porter sur les menaces sécuritaires immédiates en Haïti et de permettre la paix et la stabilité dans le pays. Et à cet égard, les États-Unis encouragent la communauté internationale à soutenir la Commission des armements nationale d'Haïti Cette initiative sera indispensable pour mettre à mal les gangs qui déstabilisent le pays et nous proposera aussi une voie qui mènera à la paix. Conformément aux dispositions de la résolution, nous appelons aussi le gouvernement haïtien à adopter un décret réglementant l'exploitation des anguilles. Ce commerce alimente les groupes armés dans le pays et prive le peuple haïtien de ses ressources. Les États-Unis continueront à réfléchir aux inscriptions grâce aux organes subsidiaires et au Conseil de sécurité pour s'assurer que les listes de sanctions des Nations unies sont adaptées. Les sanctions sont des composantes clés des mesures internationales visant à promouvoir la paix et la stabilité en Haïti et dans la région. Je vous remercie.
Je remercie la représentante des États-Unis de son intervention. Je donne la parole au représentant du Panama.
Merci.
Madame la Présidente. Étant donné que c'est probablement la dernière résolution que nous présentons devant ce Conseil, en notre qualité de porte-plume du dossier qui concerne Haïti, je saisis cette occasion afin de dire toute notre reconnaissance à chacune et chacun des membres du Conseil de sécurité, ceux qui nous ont accompagnés tout au long de ces deux dernières années et ceux qui l'ont fait cette année et l'année dernière. Nous vous remercions pour votre disposition à dialoguer, pour votre esprit constructif, pour votre engagement tout au long de ces deux dernières années. Nous souhaitons également remercier les pays de notre région. Votre soutien, votre engagement durable en faveur de la République sœur d'Haïti ont été fondamentaux afin d'apporter une réponse internationale, une réponse qui soit à la hauteur des défis auxquels Haïti fait face. Nous souhaiterions tout particulièrement remercier le co-rédacteur les États-Unis d'Amérique pour leur rôle de chef de file, pour leur engagement tout au long de ce processus en tant que porte-plume. Il y a eu de nombreuses négociations, il y a eu des révisions apportées au texte. Nous avons travaillé pendant des heures, ce qui montre le dévouement dont nous avons fait preuve au cours de ces deux dernières années. Ensemble, nous avons eu le privilège et la responsabilité de contribuer au renforcement de la réponse que le Conseil apporte face à l'une des crises les plus graves qui frappent notre région. Concernant le dossier dont la question nous nous sommes saisis ce matin, nous soulignons que les sanctions relatives à Haïti, et notamment la mise en oeuvre de l'embargo sur les armes, constituent des outils fondamentaux afin de d'endiguer la violence qui continue de sévir dans le pays. Par ailleurs, et comme nous l'avons signalé à plusieurs reprises, afin de faire face à la violence en Haïti, il est indispensable de lutter contre les réseaux qui permettent à ces bandes criminelles de poursuivre et d'étendre leurs activités criminelles. Il existe une relation intime qui a été documentée entre certains secteurs de l'élite politique économique haïtienne et les bandes, des bandes qui aujourd'hui tiennent en otage la République sœur d'Haïti. Et cette relation doit être au cœur des efforts du Conseil de sécurité. Voilà pourquoi nous estimons qu'il est nécessaire de tenir compte des recommandations du groupe d'experts. Il faut inclure de nouvelles personnes sur les listes de sanctions, et notamment les personnes qui tirent parti de leur pouvoir et de leur influence et qui contribuent au financement de ces bandes, toutes les personnes qui bénéficient des activités criminelles de ces bandes. Dans ce contexte, nous estimons qu'il est essentiel de rappeler que l'efficacité du régime de sanctions dépend non seulement des mesures adoptées par le Conseil de sécurité, mais également de notre capacité en tant qu'État membre, à garantir leur exécution. Nous ne pouvons pas laisser ces régimes de sanctions être affaiblis par des pratiques qui ont pour objectif de saper la mise en œuvre de ces régimes de sanctions. Au contraire, nous devons redoubler d'efforts pour combler toutes les lacunes, pour éviter toute brèche, afin de préserver la crédibilité et l'efficacité de ces sanctions en tant que mesures pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Madame la Présidente, notre mandat en tant que membre du Conseil de sécurité va bientôt prendre fin et, à cette occasion, le Panama et le peuple du Panama réitèrent leur engagement à soutenir la République sœur d'Haïti et le peuple haïtien. La communauté internationale a une responsabilité. Cette responsabilité exige que nous accordions toute notre attention aux différentes dimensions de cette crise. Et nous sommes convaincus que le Conseil de sécurité continuera à travailler avec la même détermination afin d'aider le peuple haïtien, peuple qui s'efforce de rétablir la sécurité et la stabilité, auxquelles ce peuple a droit. et dont il est privé depuis si longtemps. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Panama de son intervention et je donne la parole au représentant de la Chine.
Madame la Présidente, la Chine se félicite de l'adoption par le Conseil de la résolution prorogeant le mandat du régime de sanctions contre Haïti pendant une année supplémentaire. Nous saluons les efforts des co-rédacteurs. Nous saisissons cette possibilité pour remercier le Comité de sanctions et le groupe d'experts et expertes de leur travail sur l'année écoulée. Le régime de sanctions du Conseil de sécurité contre les bandes haïtiennes est un outil pour juguler les crimes et la violence des gangs et pour améliorer la situation sécuritaire en Haïti. Grâce aux efforts de la Chine et d'autres membres du Conseil, le régime de sanctions évolue et s'améliore depuis sa création. Désormais, c'est un cadre institutionnel très complet. Dans le même temps, il faut bien noter que le régime de sanctions seul ne peut pas automatiquement améliorer la situation sécuritaire en Haïti. Les États membres doivent prendre des mesures concrètes pour assurer la mise en œuvre effective des mesures issues du régime de sanctions. La situation en Haïti demeure très grave. Plusieurs rapports de l'ONU l'indiquent. Des gangs continue de faire main basse sur des armes de l'étranger, représente une menace sérieuse pour la sûreté et la sécurité du peuple haïtien et des forces internationales. La résolution adoptée à l'instant exprime de vives préoccupations quant au flux d'armes illicites alimentant ces bandes et appelle à nouveau la pleine mise en oeuvre de l'embargo sur les armes. Nous appelons les États membres et surtout les pays sources d'armes illicites pour Haïti à prendre des mesures urgentes et immédiates pour combattre le trafic des armes à la source. Le comité et le groupe d'experts devraient continuer à faire leur travail pour surveiller la mise en œuvre. Nous travaillerons étroitement avec les autres membres du Conseil de sécurité afin de faire continuer à avancer le processus d'inscription sur la liste après un examen des faits et après un débat, ce qui permettra de dissuader fortement les groupes criminels. Madame la Présidente, le régime de sanctions est un des outils qui permet de lutter contre les grandes crises en Haïti. En fin de compte, sortir Haïti de son malheur dépendra de la bonne volonté du pays et d'efforts concrets en interne. Tous les partis politiques, toutes les factions en Haïti doivent faire montre d'un sentiment de responsabilité, doivent renforcer leur unité, doivent faire avancer un processus politique piloté par les Haïtiens et Haïtiennes et pris en charge par les Haïtiennes et Haïtiens. Les autorités haïtiennes doivent assurer la responsabilité au premier chef du maintien de la sécurité et de la gouvernance, doivent assumer la lutte contre l'impunité, la corruption et doivent éliminer les terreau fertile de la violence. Avec la communauté internationale, la Chine continuera à soutenir le peuple haïtien pour qu'il se sorte de cette crise le plus rapidement possible. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Chine de cette intervention et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Merci, Madame la Présidente. La Fédération de Russie s'est abstenue lors du vote sur le projet de résolution préparé par les États-Unis et le Panama sur la prorogation du régime de sanctions Pour Haïti, notre délégation était très responsable. S'agissant du projet, nous avons participé constructivement au processus de négociation. Le document qui était présenté à l'attention du Conseil de sécurité contient une nouveauté semblant positive en surface, mais qui recèle un des risques sérieux pour.
Les sanctions, notamment la création.
Possible de sanctions pour des personnes accusées de malversations, de détournement de biens et de fonds publics. Cette formule élargie n'impose pour autant pas de nouveaux critères pour une inscription à la liste tels que figurant dans le régime de sanctions créé par la résolution 2653 du Conseil de sécurité. Et je vais mettre les choses au clair immédiatement. La position de la Russie lors du vote ne signifie pas pour autant que nous souhaitons blanchir les fonctionnaires corrompus ou faire montre d'un laxisme par rapport à l'élite politique d'Haïti.
Nous pensons que.
Puisque le processus politique est particulièrement fragile dans ce pays, toute ingérence extérieure ne peut qu'aggraver une situation qui est déjà très peu simple. La création de nouveaux critères de sanction, dans les faits, crée un risque de rebattre les cartes du monde politique du pays pour avantager des acteurs étrangers extérieurs. avec des décisions houleuses dans le comité de sanctions du Conseil de sécurité. Nous sommes responsables, nous le disons.
Nous étudierons avec soin toutes les propositions d'inscription, nous basons sur des informations avérées dans un contexte.
Précis pour le pays. Dans l'ensemble, nous sommes d'accord avec l'opinion du groupe d'experts.
Le régime de sanctions 2653 est particulièrement inefficace et en outre.
Haïti et surtout les pays d'origine des armes de contrebande ne respectent pas les sanctions. Si ces États prenaient des mesures actives pour lutter contre les flux d'armes, alors le problème des bandes armées de la sécurité dans ce pays des Caraïbes serait beaucoup moins grave.
Je vous remercie. Je remercie le représentant de la Fédération de Russie de son intervention et je donne la parole.
Au représentant de la France.
Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, le Conseil de sécurité est déterminé au rétablissement de la paix et de la sécurité en Haïti et à accompagner le rétablissement des institutions démocratiques et de l'Etat de droit dans le pays. Nous le faisons pour permettre aux Haïtiennes et aux Haïtiens d'échapper au chaos et aux souffrances auxquels ils sont confrontés depuis trop longtemps. Il y a 2 semaines, ce Conseil a renouvelé le mandat de la force de répression des gangs. Cette force, dotée d'un mandat robuste et bénéficiant du soutien précieux des Nations unies, œuvrera pour défaire l'emprise des gangs criminels, mettre fin à leur violence aveugle à l'encontre de la population haïtienne et reprendre le contrôle des territoires. Aujourd'hui, par la résolution 2831, nous renouvelons le régime de sanctions et d'embargos sur les armes portant sur Haïti. La France remercie la mission des États-Unis et du Panama pour leurs efforts constructifs ayant permis d'y aboutir. Cette résolution étend les mesures fermes et exhaustives adoptées par ce Conseil pour tarir les flux illégaux d'armes et de munitions, ainsi que les financements qui alimentent les gangs criminels. Les enjeux de malversations, d'abus de confiance et de détournement de fonds publics ont été identifiés comme une source de préoccupation majeure et continueront de faire l'objet d'une attention particulière. Madame la Présidente, la tâche est immense, comme l'est la responsabilité de ce Conseil. Le Conseil électoral provisoire haïtien a annoncé il y a quelques jours le report des élections, faute des conditions de stabilité requises pour leur tenue. Pour que le peuple haïtien puisse se prononcer au plus vite, en liberté et en souveraineté, il nous faut intensifier nos efforts et mettre en œuvre les décisions prises par ce Conseil. en accélérant le déploiement de la force de répression des gangs pour lui permettre d'être opérationnelle dès que possible, et en ajoutant à la liste de sanctions les individus qui soutiennent et financent les gangs. Les informations sur ces individus sont connues. Agissons pour lutter contre l'impunité, ne pas laisser ceux qui menacent la stabilité d'Haïti et l'avenir de sa population dicter leurs lois, rendre aux Haïtiens la liberté qui vient de la sécurité. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France de son intervention. Et je donne la parole au représentant du Liberia.
Merci, Madame la Présidente. J'ai l'honneur de prononcer cette déclaration au nom du groupe A3, la République démocratique du Congo, la Somalie et au nom de mon pays, le Liberia. Le groupe se félicite de l'adoption de la résolution 2831, prorogeant le régime de sanctions d'Haïti et le mandat du groupe d'experts et expertes. Nous remercions les co-rédacteurs, le Panama et les États-Unis, de leur travail et de leur participation constructive. En votant en faveur de la résolution, le groupe A3 réaffirme sa volonté de prendre à bras le.
Corps les groupes armés qui terrorisent les communautés haïtiennes. Notre volonté de nous assurer que ceux qui les arment, les financent et les soutiennent répondent de leurs actes. Ces mesures ne sont pas innocentes. Elles ciblent les coupables et leurs agents. Ces mesures ne ciblent pas Haïti ou sa population.
La décision d'aujourd'hui fait fond sur la résolution 2794 de 2025 et complète la résolution 2829 adoptée cette année.
Qui ont renouvelé la force de répression des gangs.
Ces deux instruments ont des objectifs distincts, mais qui se renforcent mutuellement.
La force attaque la.
Violence des gangs sur le terrain, alors que les sanctions essayent de tarir les réseaux qui rendent cette violence possible. Nous félicitons.
De l'application continue du critère d'inscription lié à l'exploitation illicite de ressources naturelles et du commerce des ressources naturelles.
Nous réaffirmons l'exemption humanitaire et nous nous félicitons de l'attention accordée au respect de la procédure. Nous soulignons que toute inscription doit être fondée sur des critères bien établis et sur des preuves crédibles. Les enfants recrutés par les gangs doivent avant toute chose être traités comme des victimes et ceux et celles qui les recrutent doivent absolument répondre de leurs actes.
Nous saluons l'appel du Conseil à une mise en œuvre urgente et décisive de l'embargo sur les armes. Les armes qui alimentent la violence en Haïti ne sont pas fabriquées en Haïti. Empêcher.
Leur trafic et le détournement de ces armes est une responsabilité partagée, surtout pour les États d'origine et de transit.
Un contrôle doit être assuré sur toute la chaîne d'approvisionnement, de la fabrication.
Et de l'exportation au transit et à la livraison. Nous appelons donc tous les États à renforcer le marquage, le traçage le contrôle des exportations et des usagers finaux et l'établissement de.
Rapports, ainsi que la coopération en termes de répression conformément au programme d'action sur les ALPC et conformément aux dispositions de l'instrument international de traçage. Nous saluons le fait que la Force de répression des gangs établira un rapport devant le Groupe d'experts portant sur tout détournement d'armes et nous appelons à une pleine coopération avec le Comité et le Groupe.
Pour parvenir à une mise en œuvre fructueuse, il faut aussi soutenir les institutions de police douanière, frontalière, la justice haïtienne.
L'évaluation des progrès du Secrétaire général, mis en comparaison avec des jalons, devrait permettre d'identifier les lacunes et de porter une assistance. La position du Groupe est claire. Les coupables doivent répondre de leurs actes. Leurs soutiens extérieurs doivent assumer leurs responsabilités. Le peuple haïtien doit être protégé et la prise en charge haïtienne doit être un élément incontournable, avec des sanctions et une force de répression qui renforcent les institutions haïtiennes sans les remplacer.
Je vous remercie. Je remercie le représentant du Libéria de son intervention et je donne la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, Madame la Présidente.
Nous nous félicitons de l'adoption de la résolution prorogeant le régime de sanctions à Haïti pendant une année supplémentaire.
Et nous remercions les rédacteurs, les États-Unis et le Panama de leur travail constructif et de leur leadership. La Lettonie a voté en faveur du renouvellement du régime de sanctions à Haïti, réaffirmant notre attachement à soutenir les efforts visant à restaurer la force démocratique et l'État de droit en Haïti. Le trafic et le tournement d'armes alimentent La violence des bandes armées continue d'être un défi majeur. Nous nous félicitons du fait que l'accent ait été mis sur l'embargo sur les armes, y compris sur le fait qu'il faut renforcer la pleine mise en œuvre de cet embargo. Nous sommes ravis de voir que, dans cette résolution, une importance toute particulière et donné au fait qu'il faut adopter une approche holistique pour la DDR en Haïti, notamment s'agissant de la prévention du recrutement des enfants. Nous rappelons que les enfants, avant toute chose, sont les victimes de la violence des bandes armées en Haïti. Nous nous félicitons aussi du fait que des conditions supplémentaires ont été incluses, renforçant le cadre d'application du principe de redevabilité pour le détournement de biens et de fonds publics en Haïti. Et nous estimons que ces dispositions représentent une étape importante qui permettra que les sanctions répondront de façon plus adaptée aux situations qui privent les populations haïtiennes des ressources indispensables au développement national. Et nous soutenons dès lors le renouvellement de cet instrument crucial qui, en plus, des efforts de développement politique et sécuritaire peut contribuer à la restauration de la sécurité et à l'émergence d'un avenir sûr et prospère pour Haïti. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Lettonie de son intervention et je donne la parole à la Colombie.
Merci, Madame la Présidente.
Je demande les représentants permanents d'Haïti. qui nous accompagnent lors de cette séance. La Colombie, particulièrement, souhaite le rétablissement des institutions constitutionnelles du pays, mais aussi, et très particulièrement, reprendre le contrôle du territoire. Pour nous, dans notre expérience, sans sécurité, il n'y aura pas il n'y aura pas aucune possibilité de rétablir l'ordre constitutionnel et les devlons de l'État. Madame la Présidente.
Madame la Présidente, la Colombie remercie les rédacteurs, les États-Unis d'Amérique et le Panama de leurs efforts et les félicite à l'occasion de l'adoption de la résolution. Le consensus entre les membres du Conseil prouve bien qu'il faut aussi à l'avenir que Haïti reprenne la main. Cette résolution est une possibilité de reprise en main et la population d'Haïti doit reprendre le contrôle, même si le territoire n'est pas contrôlé par le gouvernement. Le défi est immense, bien évidemment. Nous vous encourageons à réfléchir aux critères de désignation de la résolution si nous savons que 70 % du contrôle de Port-au-Prince dépend des bandes et qu'il n'existe que neuf inscriptions pour neuf individus et deux instances. Il est possible de se dire que ce petit groupe n'est pas le seul petit groupe à l'origine de la crise humanitaire et de la violence dans le pays. Le Conseil de sécurité devrait revoir peut-être ces inscriptions pour peut-être inclure d'autres activités criminelles. Nous estimons que le gel des avoirs, les interdictions de voyage et surtout l'embargo sur les armes sont essentiels pour aider Haïti à se remettre sur la bonne voie. Nous pensons aussi que parmi les jalons qui permettront une reprise en main nationale, il y aura l'appui de la communauté internationale en faveur d'une réforme constitutionnelle et d'un système institutionnel qui a besoin d'investissements économiques, bien évidemment.
On ne se cantonne pas à des questions de sécurité ici.
Si nous souhaitons véritablement que Haïti reprenne la main dans son pays, la résolution est un outil parmi d'autres, mais ce n'est pas le seul outil à la disposition du Conseil de sécurité. Nous sommes d'accord avec d'autres membres du Conseil. Bien évidemment, Haïti doit aussi jouer son propre rôle.
Madame la Présidente, en tant que pays latino-américain, nous Nous félicitons des efforts des États-Unis et du Panama dans le cadre de cette résolution. Nous soutenons pleinement ces efforts. Notre délégation soutient également le travail du groupe d'experts, ses conclusions, les informations fournies. La Colombie souligne que la violence en Haïti ne peut être combattue de façon isolée sans tenir compte des dynamiques régionales et des activités des groupes criminels internationaux. Dans ce contexte, nous souhaiterions exprimer nos graves préoccupations concernant la production de drogues. La production de drogues est un phénomène qui concerne tout le continent, qui concerne le monde entier. La production de drogue représente en fait un conflit à l'intérieur du conflit. Dans la zone, il y a des trafiquants de drogue. Il y a des groupes criminels transnationaux qui tirent parti des situations de conflit des pays en proie à des conflits tels que Haïti. Il y a le trafic de drogue et il y a le trafic d'armes. Donc, la communauté internationale doit être au fait de la situation. Il est essentiel, s'il est nécessaire, d'aider Haïti à faire face à ce phénomène. À n'en pas douter, le financement des organisations criminelles, le financement des bandes organisées en Haïti repose notamment sur des groupes internationaux qui se financent grâce au trafic de drogue et au trafic d'armes. La Colombie, continuera à soutenir le peuple haïtien et nous soutiendrons les efforts menés à bien par les autorités haïtiennes pour que l'État Haïti puisse de nouveau asseoir son autorité, renforcer ses institutions et rétablir l'État de droit, la souveraineté, l'indépendance et la prospérité économique. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Colombie pour son intervention. Je donne la parole aux représentants du Pakistan.
Merci, Madame la Présidente. Nous remercions le Panama et les États-Unis de leur travail sur ce projet de résolution. Il est essentiel d'appliquer les régimes de sanctions de façon ciblée. C'est un outil indispensable pour le maintien et le rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Tous les États membres Et les parties prenantes en Haïti doivent respecter ce régime de sanctions renouvelé aujourd'hui. Cela peut nous permettre de relever le défi lié au financement d'armes qui permet aux gangs de mener à bien des actes de violence contre le peuple haïtien. Nous avons voté pour aujourd'hui, ce qui reflète notre engagement en faveur des efforts collectifs de la communauté internationale pour rétablir la paix et la stabilité en Haïti. Les sanctions ne sont pas une fin en soi. Leur bonne mise en œuvre est une condition sine qua non, néanmoins, mais il y a d'autres facteurs. Il faut s'attaquer aux causes sous-jacentes de l'instabilité. Nous saluons les efforts du Panama et des États-Unis. Merci d'avoir souligné l'importance du désarmement, de la réintégration, du Fonds des Nations Unies pour les dividendes de la paix. Nous prenons note également des libellés concernant le point focal et le devoir de diligence et enfin le besoin de mettre en œuvre les sanctions. Madame la Présidente, nous soutenons le travail du Comité 2653, notamment concernant les inscriptions sur les listes. Nous saluons le travail des autres groupes d'experts pour nous permettre de prendre des décisions en toute connaissance de cause. Hélas, le Comité 2653, comme les autres organes subsidiaires, est paralysé en raison du manque d'accord sur la désignation des présidents et vice-présidents. Tout cela a une incidence négative sur le travail de ce groupe d'experts. Il faut que les comités puissent reprendre leurs activités. Enfin, nous soutenons tous les efforts qui visent à rétablir la stabilité en Haïti. Il faut respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays et les choix politiques que font les Haïtiens pour surmonter la crise actuelle. Je vous remercie.
Je remercie le Pakistan pour cette intervention. Je donne maintenant la parole Au Royaume-Uni.
Merci, Madame la Présidente. Nous avons voté pour cette résolution. Nous saluons son adoption. Nous remercions les États-Unis et le Panama pour leur travail en tant que porte-plume. Le Royaume-Uni condamne la violence qui continue de saper les efforts qui visent à rétablir l'ordre démocratique et la stabilité en Haïti. Le régime de sanctions, l'embargo sur les armes de l'ONU sont des outils essentiels pour rétablir la sécurité en Haïti et pour alléger la souffrance du peuple haïtien. Nous allons agir pour mettre en œuvre ce régime de sanctions, pour adopter, pour mettre en œuvre les recommandations du groupe d'experts. Nous saluons le fait que le Conseil de sécurité se soit concentré sur la question des malversations, des détournements de fonds. Nous sommes gravement préoccupés par les nombreux cas de violences sexuelles et de genre en Haïti. Le Royaume-Uni continuera à travailler pour soutenir Haïti et son peuple. Je vous remercie.
Merci à la représentante du Royaume-Uni pour son intervention. Je donne maintenant la parole à Haïti.
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, je voudrais saluer la présidente de la Grèce au Conseil de sécurité pour le mois d'octobre. et remercier l'ensemble des membres du Conseil pour l'attention constante qu'ils portent à la situation d'Haïti. La République d'Haïti accueille favorablement l'adoption de la résolution renouvelant le régime des sanctions établi par la résolution 2653. Cette décision témoigne de la détermination du Conseil à poursuivre les efforts visant à combattre les réseaux criminels qui menacent la paix, la sécurité et la stabilité de notre pays et de la région. Ma délégation tient également à remercier les rédacteurs que sont Haïti, le Panama et les États-Unis, ainsi que les membres du Conseil pour les efforts consentis en vue de l'adoption de ce texte. Madame la Présidente, le rapport du Secrétaire général publié sous la cote S/2026/706, ainsi que celui du Groupe d'experts sur Haïti, mettent en lumière la complexité des défis sécuritaires auxquels notre pays demeure confronté. Ces rapports soulignent notamment que la capacité de nuisance des groupes armés reposent non seulement sur leurs activités criminelles, mais également sur l'existence de réseaux de financement, d'approvisionnement et de soutien, parfois facilités par des acteurs nationaux et internationaux disposant de ressources économiques et d'influence politique. À cet égard, Haïti estime indispensable que le régime de sanctions s'attaque à l'ensemble des mécanismes qui alimentent et entretiennent la violence, dans le strict respect des critères de désignation, de garanties procédurales et des exigences de preuves viables. Les sanctions ne sauraient constituer une fin en soi. Leur efficacité doit se mesurer à leur capacité réelle de réduire les ressources des groupes criminels et de contribuer au rétablissement de la sécurité. Madame la Présidente, malgré les contraintes considérables auxquelles Haïti fait face, l'État haïtien poursuit ses efforts pour renforcer ses institutions nationales. Ces efforts se traduisent notamment par le renforcement progressif des effectifs de la police nationale d'Haïti la consolidation des forces armées et la mise en fonctionnement de structures judiciaires spécialisées dans la lutte contre les crimes de masse et la criminalité financière. Toutefois, ces initiatives nationales ne pourront produire pleinement leurs effets sans un accompagnement international cohérent, prévisible et adapté aux besoins identifiés sur le terrain. Haïti demeure particulièrement préoccupé par la circulation illicite des armes et des munitions qui continue d'alimenter les activités des groupes criminels. Il importe de rappeler que ce phénomène dépasse largement les frontières nationales. Sa prévention exige une coopération renforcée entre les États d'origine, de transit et de destination, notamment en matière de contrôle des cargaisons de traçabilité des armes, de partage des renseignements et de poursuites contre les réseaux de trafic. Ainsi, nous accueillons favorablement les recommandations des experts concernant l'enregistrement, le stockage, la gestion et la traçabilité des armes et munitions saisies au cours des opérations de la Force de répression des gangs, ainsi que le signalement des pertes de matériel. Ces mécanismes doivent renforcer et non se substituer à la maîtrise institutionnelle haïtienne des armes saisies. L'embargo sur les armes ne pourra atteindre ses objectifs que si son application est rigoureuse, effective et partagée par l'ensemble des États concernés. Madame la Présidente, ma délégation rappelle également l'importance de traduire les engagements internationaux en capacités opérationnelles concrètes. Nous réaffirmons également la nécessité de soutenir les capacités nationales d'enquête, de justice et de lutte contre l'impunité, ainsi que les efforts en matière de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. La restauration de la sécurité doit s'inscrire dans une démarche globale intégrant le renforcement de l'État de droit, la protection des populations le rétablissement des services essentiels, la lutte contre la corruption et la création des conditions favorables à un processus politique et électoral crédible. En renouvelant ce régime de sanctions, le Conseil de sécurité réaffirme sa responsabilité dans la recherche d'une solution durable à la crise haïtienne. Je peux vous dire que tous les commentaires et observations qui ont été faits ici seront vite fidèlement rapportés aux autorités haïtiennes à telle fin que de droit. Il appartient désormais à l'ensemble des acteurs concernés de veiller à ce que cette décision se traduise par des résultats mesurables, notamment par l'affaiblissement des réseaux critiques criminels, la réduction des flux illicites d'armes et le renforcement des capacités institutionnelles de l'État haïtien. Je vous remercie, madame.
Je remercie le représentant d'Haïti pour sa déclaration.
Il n'y a plus de noms sur la liste des orateurs. La séance est levée. Je déclare ouverte la 10 242e séance du Conseil de sécurité. Voilà l'ordre du jour provisoire pour cette séance, la situation en Libye. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite le représentant de la Libye à participer à cette séance. Il en est ainsi décidé. Conformément à l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite Mme Anna Serwa Tete, représentante spéciale du Secrétaire général et chef de la mission d'appui des Nations unies en Libye, à participer à cette réunion. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant entamer l'examen du point 2 à l'ordre du jour. Je donne la parole à Madame Tété.
Bonjour, Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, Monsieur l'Ambassadeur Tar El-Sony, représentant permanent de la Libye. Depuis ma dernière intervention devant le Conseil, il y a eu des progrès notables concernant le processus politique facilité par la Manul. Après quatre mois de délibérations, le 30 août, les parties du groupe restreint Small Convening ont signé un accord à Tripoli, ce qui a permis de sortir d'une longue impasse institutionnelle et politique. Cet accord a reçu un fort soutien de la part des acteurs internationaux et nationaux. Je remercie le Conseil de son soutien pour l'approche de la Manul à la suite de la signature de l'accord, tel que réaffirmé dans votre déclaration à la presse. À la date du 8 septembre, l'accord a été salué par le gouvernement d'unité nationale, l'armée nationale libyenne, la Chambre des députés et le vice-président du Conseil présidentiel, Moussa Al-Koni, entre autres. Ce soutien reflète le fait que beaucoup d'acteurs libyens ont reconnu que la longue impasse institutionnelle devait être surmontée pour unifier les institutions afin qu'elles puissent s'acquitter de leurs responsabilités, c'est-à-dire la gouvernance de l'État libyen. Il est essentiel, selon eux, d'accomplir des progrès sur la voie de la tenue des élections afin d'atteindre cet objectif et afin d'élire les dirigeants pour relever les nombreux défis de la Libye. L'accord prévoit la reconstitution du Conseil de la Haute commission électorale nationale et le fait de régler un certain nombre de questions de longue date concernant le cadre constitutionnel et juridique qui pourrait avoir une incidence négative sur la tenue d'élections crédibles, pacifiques et inclusives. Mais je souligne que c'est un accord politique. Cela crée une voie viable pour des élections législatives et présidentielles dans le cadre d'une autorité exécutive unique dans une période de deux ans. Concernant le conseil de cette Haute Commission, l'accord du groupe restreint fait fond sur les décisions antérieures de la Chambre des députés et du Haut Conseil d'État concernant les membres du Conseil. La sélection de la présidence a tenu compte de facteurs, notamment l'équilibre géographique, pour ce qui est de la désignation des personnes qui vont superviser les principales institutions souveraines afin de garantir une vaste représentation. Je me félicite de l'esprit constructif qui a régné dans le cadre de ce Conseil. Je suis certaine que cette transition peut être gérée de façon efficace. La Manule est prête à apporter un soutien à cette transition et l'équipe électorale de la mission sera disponible pour soutenir le nouveau Conseil avec des conseils des conseils techniques. L'accord prévoit également d'entériner en l'espace d'un mois par la Chambre des représentants et le Conseil d'État à partir de la date de la signature. Nous encourageons les deux chambres à entériner l'accord. Toute réserve pourrait être résolue au moment de la rédaction. Le 14 septembre, la Chambre des députés a entériné l'accord en faisant fond sur une déclaration précédente, déclaration de soutien qui date du 31 août. signé par 103 membres. Le 28 septembre, le président de la Chambre a informé la Manule de l'adoption de législation concernant l'amendement de l'accord et concernant la composition du Conseil de la Haute Commission. La Manule en a pris note, nous réitérons la position des parties du groupe restreint, à savoir que chaque mesure de nature procédurale ou juridique doit respecter l'esprit de consensus. Pour ce qui est du Haut Conseil d'État, il a rejeté l'accord le 5 octobre, ainsi que les législations et les décisions annoncées par le président de la Chambre des députés, en citant des approches qui contourneraient les cadres constitutionnels, juridiques et consensuels qui régissent le processus politique ou qui pourraient saper les prérogatives octroyées à ces deux institutions. Hélas, le rejet de cet accord continue de refléter le manque de volonté de la part de certains membres de s'engager de façon constructive dans ce processus, ce qui caractérise l'engagement avec cette Chambre. Néanmoins, un certain nombre de membres ont indiqué qu'ils étaient prêts à contribuer. Ils ont demandé plus de temps pour se consulter, pour faire avancer le processus, et cela s'est fait par le biais d'une communication officielle adressée à la Manule. Ceci étant dit, je souligne que la Libye ne peut se permettre de laisser les saboteurs entraver ce processus, et je fournirai plus de détails concernant les consultations et les prochaines étapes que propose la manule pendant ma prochaine intervention devant le Conseil. Et je vais également consulter les parties pendant une réunion du groupe restreint dans le courant du mois, en examinant notamment la possibilité de procéder à un mécanisme national avec une vaste représentation telle que prévue à l'article 5 de l'accord et en consultation avec le Conseil. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs. Le travail mené à bien par le biais du groupe restreint a jeté des bases importantes qui doivent être consolidées. Néanmoins, je souligne que ce n'est pas le seul mécanisme avec lequel la MANUL va travailler pour atteindre les objectifs de la feuille de route de la MANUL. Le processus électoral ne peut être isolé des autres défis institutionnels qui ont une incidence sur la tenue d'élections, notamment la fragmentation du secteur judiciaire. Voilà pourquoi je salue la décision prise par les parties du groupe restreint, qui est d'envisager des mesures concrètes avec les experts juridiques et judiciaires libyens pour surmonter les divisions du judiciaire, garantir son indépendance, apporter de la certitude juridique et sauvegarder l'intégrité des élections nationales. La mission a l'objectif de travailler avec un éventail de parties prenantes libyennes sur différentes priorités pour réunir les conditions propices à la tenue d'élections et pour l'unification des institutions, faisant fond sur les recommandations du Comité consultatif, du dialogue structuré et grâce à des réunions et des consultations avec différents groupes de parties prenantes libyennes. Le soutien international et régional est essentiel pour atteindre des progrès. Afin de consolider le soutien international pour la feuille de route politique, j'ai continué mon engagement avec des partenaires internationaux et régionaux qui ont souligné l'importance de préserver la stabilité de la Libye, de renforcer ses institutions et de soutenir une voie prise en main par les Libyens, une voie unie pour résoudre les questions politiques en suspens. Mesdames et messieurs, pour ce qui est de l'évolution de la situation institutionnelle, le 5 octobre, En présence de 102 membres, la Chambre des députés a voté pour changer son règlement intérieur, notamment créer un mandat de 12 mois pour la présidence. Le 6 octobre, en présence de 111 membres, cette même Chambre a tenu des élections pour élire un nouveau ou une nouvelle présidente. Je félicite monsieur Salaheddine Abdoulnabi à la suite de son élection en tant que président de la Chambre. ainsi que les autres nouveaux membres de la présidence. Il nous tarde de travailler avec la Chambre des députés pour promouvoir les prochaines étapes de la feuille de route politique facilitée par l'AMANUL et l'accord du groupe restreint. Je remercie également le président sortant, M. Aguila Saleh, pour son leadership et son engagement au cours de son mandat de 12 ans. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs. La fragmentation institutionnelle et politique continue de saper la situation économique et sécuritaire dans le pays. Les cours mondiaux du pétrole auraient dû générer des recettes importantes pour les finances publiques pour bénéficier à tous les Libyens, mais beaucoup, au contraire, ont assisté à une érosion de leur pouvoir d'achat avec l'augmentation du cours des denrées alimentaires, l'inflation qui dépasse les 14 % et un manque d'accès aux services publics essentiels. Les cours des denrées alimentaires ont augmenté de 3,8 % au mois d'août. La pression est particulièrement forte dans l'ouest et le sud du pays, où il y a eu une augmentation drastique des prix des denrées alimentaires. Pour ce qui est des subventions des carburants, cela montre dans la pratique qu'il y a eu une augmentation des cours des carburants à partir de l'année 2026, notamment pour le diesel. Et donc il y a eu de plus en plus d'activités de contrebande des carburants qui font l'objet de subventions. Entre janvier et septembre 2026, les importations de carburants se sont élevées, selon les données disponibles, à 8,15 millions de tonnes métriques, à un coût de 8,9 milliards de dollars des États-Unis. Entre 30 et 50 % de ces importations auraient été perdues en raison de la contrebande, pour une valeur de 2 à 4,4 milliards de dollars des États-Unis. L'État assume un fardeau budgétaire important pour ce carburant subventionné. Or, ce n'est pas la population qui va en bénéficier en raison de la contrebande. Il y a également un manque à gagner important pour l'État, alors que cela génère des bénéfices importants pour ceux qui s'adonnent à ces activités illégales. Il y a également des pénuries de carburant pour les institutions publiques et pour des institutions clés. Cela contraint la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations financières vis-à-vis des citoyens, notamment le versement des salaires des fonctionnaires, les investissements dans l'entretien des infrastructures clés et la fourniture des services dont dépendent les Libyens. Or, beaucoup de Libyens, notamment dans le sud, font face à des pénuries d'électricité et de carburant. Les perturbations des infrastructures pétrolières récentes montrent le coût économique de la fragmentation sécuritaire et politique. Cela a une incidence sur les infrastructures nationales stratégiques. Des gardes de Zintan ont bloqué l'oléoduc de Amada Zawiyah des 15 au 20 septembre. Ensuite, cela a été le tour de l'oléoduc de Sharara Zawiyah des 21 au 26 septembre, notamment en raison de différends concernant les recrutements dans cette région. Cela a provoqué une perte de production de 1 million de barils pour une valeur de 100 millions de dollars. Et cela a eu une incidence sur la production d'électricité et le versement des salaires. Les attaques visant Les infrastructures énergétiques et pétrolières libyennes pourraient constituer des motifs pour l'imposition de mesures dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. L'augmentation du coût de la vie et les disparités qui persistent, pour ce qui est notamment de la fonction publique, alimentent le mécontentement populaire et les tensions sociales. Pendant le mois de septembre, des médecins, des travailleurs sanitaires, des enseignants ont fait la grève à Tripoli et ailleurs et ont manifesté, ont demandé des augmentations de salaire, des meilleures conditions de travail. Et le 27 septembre, des enseignants ont lancé une grève nationale, retardant le début de l'année scolaire pour 1,6 million d'élèves. d'écoliers et d'étudiants à travers le pays. Face à cette toile de fond, il est de plus en plus urgent de mettre en œuvre le programme de développement unifié pour renforcer la coordination concernant les dépenses publiques et les investissements dans le développement du pays. Nous sommes préoccupés par les rapports faisant état suspension de maires récemment élus par le ministre adjoint chargé de la gouvernance locale du gouvernement, soutenu par la Chambre des représentants, à la suite de leur engagement avec des représentants à Tripoli. Certains, apparemment, ont pris leurs fonctions. Nous le saluons. Il faut veiller à ce que tous les élus puissent s'acquitter de leurs fonctions et servir leurs communautés sans ingérence. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs. La situation sécuritaire dans l'ensemble reste fragile. Je salue les mesures qui ont été prises pour renforcer la coopération militaire entre les institutions sécuritaires et militaires de l'Est et de l'Ouest. La mission continue à encourager les mesures de renforcement de la confiance au niveau technique entre les deux camps. À la suite de la réunion entre les deux chefs d'état-major, le général Salaheddine al-Narmouh et le général Khalid Haftar, facilitée par la MINUL, réunion qui a eu lieu à Sirte le 12 juillet, les commandants de la marine, de l'armée de l'air et de la défense aérienne de l'Est et de l'Ouest ont organisé une réunion à Sirte le 9 septembre pour parler de la coopération et de la réunification de ces secteurs. Les deux chefs d'état-major ont récemment promulgué des décrets pour opérationnaliser à Benghazi et à Tripoli les centres conjoints pour l'échange d'informations et la coordination sur la sécurité aux frontières. Ces centres sont composés de personnels militaires et de police de l'armée nationale libyenne et du gouvernement d'unité nationale. Et ils vont travailler sur la communication et le partage d'informations entre Benghazi et Tripoli pour ce qui est des questions sécuritaires et de gestion des frontières. Il y a également une formation qui a eu lieu sur la sécurité à la frontière afin de finaliser les mécanismes pour opérationnaliser les centres. Il a été recommandé de mener à bien des missions conjointes. Nous saluons le travail du comité chargé de désamorcer les tensions à la suite d'un certain nombre d'incidents. Il faut renforcer la coordination dans la région de Zawiyah, dans d'autres villes. La situation dans le sud de la Libye exige également toute notre attention. Il faut renforcer la présence de l'État, améliorer la gestion des frontières. Répondre aux griefs locaux concernant l'accès aux services, cela peut nous permettre de stabiliser ces régions. Les écarts entre le nord et le sud du pays concernant la fourniture des services publics ne font qu'exacerber le mécontentement et l'instabilité dans la région du Sud. Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, au cours de ces deux derniers mois, 58 personnes condamnées d'infractions terroristes qui auraient été impliqués dans le meurtre de soldats et de civils libyens ont été exécutés à Benghazi. Je réitère ce que nous avons dit le 16 septembre dans notre déclaration, à savoir qu'il faut suspendre toutes les exécutions. Nous exhortons les autorités à examiner les procédures et à garantir le plein respect des règles relatives au procès équitable. Les sanctions pénale sont une décision de l'État, doivent respecter les obligations internationales relatives aux droits humains. La MANUL s'est beaucoup impliquée avec les autorités sur cette question. Je prends note de la décision prise par les autorités de l'Est concernant le fait de faciliter notre accès aux dossiers relatifs aux condamnations à la peine de mort. Nous sommes prêts à travailler avec les acteurs pour garantir le plein respect des obligations relatives aux droits humains de la Libye, pour renforcer l'administration de la justice et protéger le droit à la vie et à un procès équitable, excellence, mesdames et messieurs. Et enfin, je souhaiterais faire référence à la vague de désinformation, de mésinformation, les discours de haine, les incitations qui ciblent les réfugiés, les migrants, notamment ceux qui sont en situation irrégulière, qui ciblent les acteurs humanitaires, les agences et le personnel de l'ONU en Libye, notamment nos collègues qui sont des ressortissants libyens. Tout cela continue. Il y a des préoccupations concernant l'immigration, des préoccupations légitimes. Il faut répondre grâce, dialogue à des informations vérifiées, non pas par le biais de la propagation des discours de haine, de l'intimidation ou de la violence. L'ONU respecte pleinement la souveraineté de la Libye et ne facilite pas l'établissement permanent de migrants ou de réfugiés dans le pays. Nous saluons l'engagement des autorités libyennes à la suite de rapports faisant état d'incidents visant des migrants et des installations de l'ONU. Nous avons besoin de plus d'efforts pour lutter contre la désinformation et les incitations à la violence contre les migrants pour garantir leur sécurité et la sécurité du personnel de l'ONU pour prévenir toute intimidation ou violence. La Libye a des obligations vis-à-vis des réfugiés, même si La Libye n'est pas un État partie à la Convention de 1951 sur les réfugiés. La Libye est liée par ses obligations relatives aux droits humains, notamment la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, et la Convention de 1969 de l'Organisation pour l'unité africaine qui porte sur les réfugiés. La Libye a l'autorité souveraine pour gérer ses frontières et gérer les flux migratoires, mais la Libye doit le faire en respectant ses obligations internationales, notamment le fait de protéger les migrants face à toute détention arbitraire, torture, mauvais traitement ou refoulement.
Madame la Présidente, Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, en conclusion, L'accord du groupe Restrain et les progrès politiques de ces derniers mois sont déjà loin importants, ce qui prouve.
Bien qu'il y a une participation constructive qui peut accoucher de résultats.
Et pourtant, comme je vous l'ai dit aujourd'hui, il en demeure des défis significatifs. Ces défis sont amplifiés par le rejet.
Persistant de certaines parties de participer de façon constructive et par le recours d'une rhétorique incendiaire et de la désinformation.
Qui risque d'ancrer les positions politiques?
Mettre en péril la volonté de compromis et de chercher à justifier des actions unilatérales qui mettraient en péril le processus politique ou.
Dans le scénario du pire, qui pourraient mener à la violence. L'objectif est de prendre à bras-le-corps les priorités critiques nécessaires à la création.
De conditions propices à la tenue d'élections nationales pacifiques et d'unifier les institutions grâce au travail du groupe restreint et grâce à l'inclusion d'autres processus pour solliciter l'avis des parties prenantes. Nous savons qu'il faut garantir davantage d'inclusivité et nous nous assurons que tous les autres processus visant à faire avancer des conditions propices permettant l'unification, le renforcement des institutions et l'appui à la tenue d'élections nationales crédibles et pacifiques seront pris en considération. Le rôle du Conseil de sécurité et de la Communauté internationale de façon plus générale demeure indispensable, non seulement pour encourager des progrès supplémentaires, mais aussi pour fournir des garanties aux parties, réaffirmant que leurs efforts seront soutenus grâce à des mesures incitatives, des garanties positives, alors que les parties prennent des mesures critiques pour surmonter les fractures politiques. Et le Conseil, et c'est très important selon nous, devrait s'assurer que les saboteurs répondent de leurs actes. Et je demande le Conseil à appeler toutes les parties à agir. rapidement la lumière de la fragilité politique, économique et sécuritaire dans le pays et de son effet sur la stabilité de la région. Pour parvenir à une Libye prospère, unifiée et stable, il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais la destination demeure à portée de main. Et j'appelle tous les acteurs concernés à faire montre de souplesse et de bonne volonté politique. C'est indispensable pour parvenir à un dénominateur commun.
Je demande aussi l'appui du Conseil de sécurité.
En faveur de la feuille de route politique rendue possible par la Manule. Il faut s'assurer que les dirigeants libyens honorent rapidement leurs obligations afin d'honorer les aspirations ultimes de leur peuple, des aspirations de paix, de stabilité, de gouvernance démocratique, d'inclusion, ce que la population mérite bien évidemment. Je vous remercie.
Je remercie Madame Tété de son intervention et je vais donner la parole aux membres du Conseil de sécurité qui souhaitent s'exprimer.
Le Rwanda a la parole.
Merci, Madame la Présidente.
Je remercie la représentante spéciale de son exposé. Nous soutenons la Manule et nous nous félicitons de votre travail pour faire avancer le processus politique libyen. Nous sommes à la croisée des chemins dans la feuille de route que vous avez décrite. Les progrès récents ont créé une fenêtre de tir pour que le pays se sorte enfin d'une impasse politique pour s'avancer sur la voie d'un avenir radieux.
Pour profiter de cette fenêtre de tir, il faut que les promesses se traduisent en actions.
S'agissant du processus 4+4, nous nous félicitons de l'accord conclu. Nous nous félicitons de l'engagement des deux parties d'amender les lois électorales libyennes et de tenir des élections présidentielles et parlementaires dans les 24 mois. C'est un événement crucial. Désormais, il faut se tourner vers les participants au processus 4+4 qui doivent honorer leurs engagements, qui ne peuvent pas retraiter des questions déjà réglées et qui doivent solliciter les parties prenantes pour que ces engagements soient pleinement reconnus par les deux chambres. et ce pour protéger le compromis entre les deux parties et pour que nous puissions nous sortir de cette impasse politique qui s'accompagne d'un risque d'instabilité et d'effondrement économique. Ensuite, s'agissant de la Manule, il faut préserver le mandat de base de la Manule lorsqu'il est question de féliciter un règlement politique inclusif et durable. Il faut aussi soutenir la réunification des institutions sécuritaires, politiques, économiques et militaires de la Libye. Il est essentiel de faire des progrès pour l'autorité exécutive unique pour parvenir à un règlement politique sur le long terme.
Il nous faut aussi préserver le rôle de la.
MINUL, qui doit continuer à soutenir les droits humains et les libertés fondamentales des Libyennes et des Libyens dans le cadre d'un processus dirigé, piloté par les Libyennes et les Libyens. La MINUL doit continuer à promouvoir la pleine participation égale sur un pied d'égalité entre hommes et femmes à tous les niveaux. Troisièmement, s'agissant de la Redevabilité. Les signalements de disparitions forcées, de détentions arbitraires et d'attaques prenant pour cible les infrastructures civiles nous préoccupent vivement. Il est essentiel que des comptes soient rendus pour les violations et atteintes aux droits humains.
Il faut, pour ce.
Faire, un renforcement des capacités et de l'indépendance de l'appareil judiciaire libyen et des institutions connexes pour collecter des preuves et pour mener l'enquête sur les violations des droits humains. À cet égard, le Royaume-Uni se félicite de l'engagement des parties lors de la réunion du 4 octobre du format 4+4, en partie qui ont promis de faire des efforts pour éviter toute fragmentation de l'appareil judiciaire libyen. Madame la Présidente, les faits récents prouvent que des progrès sont tout à fait possibles. Les parties libyennes doivent désormais honorer leurs engagements afin que les Libyennes et les Libyens aient un choix démocratique et des possibilités sur le plan économique et.
Puissent jouir de la sécurité qu'ils et elles méritent. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni de cette déclaration et je donne la parole.
Au Pakistan.
Merci, Madame la Présidente. Nous remercions la représentante spéciale, Madame Tetté, de son exposé circonstancié, et nous nous félicitons de ses efforts continus visant à promouvoir le processus politique et la réconciliation nationale en Libye. La Libye est un pays frère pour le Pakistan. Nous demeurons attachés à notre soutien en faveur de sa souveraineté, indépendance, intégrité territoriale et unité nationale. Et qu'il me soit permis de m'arrêter sur quatre éléments. Tout d'abord, Le Pakistan réaffirme qu'un processus politique inclusif, piloté et dirigé par les Libyennes et Libyens, semble et demeure la seule voie vers la paix et la stabilité. Nous félicitons de l'accord conclu le 30 août grâce au groupe restreint rendu possible par Manu sur la reconstitution du Conseil de la Haute Commission électorale nationale et des amendements apportés au cadre électoral pour la tenue d'élections parlementaires et présidentielles dans les 24 mois.
Voilà.
Qui est une mesure importante qui s'accompagnera, nous l'espérons, d'élections justes et inclusives au plan national et qui permettrait aussi l'unification des institutions libyennes afin d'honorer les aspirations du peuple libyen. Nous encourageons toutes les parties prenantes libyennes à soutenir la mise en œuvre de cet accord et à être constructives, à collaborer avec la Manul pour faire avancer la feuille de route politique, y compris avec l'unification des institutions d'État et avec la création d'une autorité exécutive unifiée. Deuxièmement, S'agissant du volet sécuritaire, nous nous félicitons de la participation des institutions militaires et sécuritaires de l'est et de l'ouest de la Libye. Nous encourageons un dialogue et des mesures de confiance de tous les instants afin d'unifier l'appareil sécuritaire national. Nous réaffirmons aussi l'importance qu'il y a à préserver l'unité du secteur judiciaire et de renforcer l'État de droit. Troisièmement, volet économique. Il est indispensable à la pérennisation de la paix et de la stabilité. Nous nous félicitons du cadre de dépenses unifiées pour l'année 2026 adopté. Sa mise en œuvre désormais peut promouvoir la stabilité économique, la rigueur fiscale, la transparence, la redevabilité et la gestion équitable des ressources naturelles. Et enfin, nous nous félicitons de tous les efforts régionaux internationaux, notamment des États-Unis, visant à soutenir le processus politique rendu possible par le Nuri al-Farouq. Nous soutenons pleinement la manule et ses efforts visant à permettre un processus politique sans exclusives, piloté et dirigé par les Libyennes et les Libyens. Nous sommes très attachés à une Libye unie, sûre, stable, et nous continuerons à être constructifs pour faire émerger une paix et une prospérité pérennes pour le peuple libyen, un peuple frère, après tout. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Pakistan de sa déclaration, et je donne la parole au représentant du Liberia.
Merci, Madame la Présidente.
J'ai l'honneur de m'exprimer au nom du groupe A3, c'est-à-dire la République démocratique du Congo, la.
Somalie et au nom de mon pays, le Liberia.
Nous remercions la représentante spéciale, Madame Anna Tetteh, de son exposé. et de sa participation de tous les instants. Et nous félicitons tout le personnel de l'ONU qui soutient la Libye.
Nous nous félicitons aussi de la participation du représentant permanent de la Libye à la présente séance.
Madame la Présidente, la résilience du peuple libyen mérite un processus politique qui se solde par des résultats, faire des progrès Cela veut dire que les Libyennes et Libyens peuvent choisir le dirigeant en toute sûreté et peuvent faire confiance à leurs institutions. Nous réaffirmons la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Libye. Et nous réaffirmons l'importance d'un processus piloté, dirigé par les Libyennes et Libyens, rendu possible par l'Organisation des Nations unies. Sur le volet politique, nous saluons L'accord conclu le 30 août au sein du groupe restreint ainsi que le fait que la Chambre des représentants ait entériné cet accord. Nous appelons toutes les institutions compétentes, y compris la Chambre et le Haut Conseil d'État, à régler toutes les différences laissées en souffrance grâce aux bons services de la MANUL.
Et.
Nous les appelons à respecter les procédures juridiques convenues permettant la mise en œuvre du cadre électoral et la reconstitution du Conseil de la commission électorale. Nous notons la tenue du dialogue d'Ankara le 10 septembre. Ce genre de manifestation devrait renforcer la feuille de route facilitée par l'ONU pour parvenir à des élections législatives et présidentielles libres, justes, transparentes et sans exclusives. En avril dernier, la Manule a enregistré 2,8 millions d'électeurs et électrices. Ces personnes méritent d'avoir une possibilité crédible de participer aux élections. La promesse de tenir des élections dans les 24 mois exige des rapports et des jalons immédiats. Les délais doivent créer un sentiment d'empressement et ne peuvent en aucun cas provoquer de retards supplémentaires.
Les femmes, les jeunes et les communautés libyennes doivent.
Se faire entendre comme il se doit. Madame la Présidente, sur le front sécuritaire, nous appelons à la pleine exécution de l'accord de cessez-le-feu de 2020. Nous appelons à la retenue et à la protection des civils. Nous nous félicitons du travail abattu par la commission militaire conjointe 5+5 et nous nous félicitons des progrès enregistrés dans l'unification des institutions militaires et sécuritaires sous ou l'aide de l'autorité civile. Nous réaffirmons notre appel au retrait des forces étrangères, des combattants étrangers et des mercenaires, conformément à ce qu'imposent les résolutions du Conseil de sécurité et conformément aux dispositions de l'embargo sur les armes. Nous condamnons les attaques prenant pour cible les infrastructures civiles. Nous nous félicitons de l'annonce de la reprise de la fonction de l'oléoduc Sahara-Zawiyah de la Corporation nationale pétrolière et nous appelons à des opérations énergétiques sûres et ininterrompues. Les richesses nationales de la Libye doivent financer l'avenir du peuple et doivent être protégées face à toute coercition politique ou armée. Nous encourageons l'exécution transparente du cadre de dépenses unifiées. Nous encourageons une supervision effective et des progrès pour que le budget soit enfin unifié. Nous devons préserver à tout prix l'intégrité et l'indépendance des institutions économiques souveraines de la Libye. Au sujet des actifs gelés de la Libye, le Groupe A3 réaffirme ses vives préoccupations quant aux risques de la perte de valeur de ces actifs, y compris relatifs à une utilisation et une gestion abusive. Nous réaffirmons que ces actifs doivent être préservés pour le bien du peuple libyen, conformément à ce que stipulent les résolutions du Conseil de sécurité sur le sujet. Nous appelons à ce que leur tenue et leur gestion se fassent de façon transparente et responsable, et convient que toute violation avérée soit prise en considération via des processus juridiques appropriés, tout en recourant à des voies de recours issues du droit applicable. Nous soutenons.
Toutes mes excuses, dit le représentant.
Nous soutenons des audits indépendants, exhaustifs, de l'Autorité libyenne d'investissement afin d'établir les montants, emplacements et statuts. Nous appelons les États et institutions financières pertinents à coopérer dans le cadre de ces efforts, conformément aux dispositions des résolutions 2769 de 2025 et 2819 de 2026. Nous appelons à ce que des enquêtes soient menées des cas de disparitions forcées et de détentions arbitraires. L'espace civique doit être protégé et des comptes doivent être rendus. Nous soutenons l'appel de la main nulle à suspendre toute exécution supplémentaire et à s'assurer que des garanties soient fournies pour les procès équitables.
Il faut protéger les réfugiés et les migrants.
L'incitation à la haine doit être prise à bras le corps et le personnel humanitaire doit être en mesure de travailler en toute sécurité. Madame la Présidente, les initiatives régionales et internationales devraient compléter la médiation onusienne. Nous encourageons une coordination entre l'ONU et l'Union africaine, la Ligue des États arabes et les pays de la région pour permettre une réconciliation nationale et pour assurer une défense des droits des victimes. Le groupe A3 espère pouvoir participer constructivement aux travaux sur le renouvellement du mandat de la Manule afin d'en préserver les responsabilités principales et afin que la mission soit financée, dûment financée. L'établissement d'un rapport devrait permettre au Conseil de réfléchir à l'exécution et de lever les obstacles grâce à une approche unifiée. Les dirigeants libyens doivent traduire l'accord du 30 août en des institutions fonctionnelles et en des élections crédibles. Le peuple libyen attend depuis bien trop longtemps pour prendre les rênes de son avenir. Notre responsabilité est d'aider le peuple libyen à rendre ce choix possible et à ce que ce choix soit respecté et que la paix l'emporte. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant du Liberia de son intervention et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente.
Nous remercions la représentante spéciale du Secrétaire général sur la Libye et chef de la mission d'appui, la Manul, Hanna Tete, de son exposé. Nous nous félicitons de la participation du représentant permanent de la Libye, Tahir Souni, à la séance de ce matin. suivi de près le travail de la Représentante spéciale sur la réalisation de la feuille de route qu'elle avait préparée sur le règlement de la situation en Libye, visant à sortir de l'impasse s'agissant du processus politique. La signature, le 30 août, entre les parties prenantes, sous l'égide de la Manule, dans le format restreint de l'accord sur les grands principes du processus politique, bien évidemment, est un pas dans la bonne direction pour sortir de l'impasse libyenne. Ce document, entre autres, permet la tenue d'élections libyennes dans les deux ans, en tout cas le prévoit. Cela étant dit, nous ne pouvons pas perdre de vue le fait que cet accord a déjà provoqué des réactions nombreuses dans les forces politiques libyennes qui n'ont pas participé au Forum à Rest. Tout le monde n'est pas satisfait des mesures entreprises par la médiation internationale. J'attire votre attention sur le sujet, notamment sur la lettre du chef du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Nefiti, du 12 octobre à l'endroit de la présidence du Conseil de sécurité. Nous estimons que mettre de côté les structures influentes du pays serait contre-productif, au minimum, dans l'optique d'asseoir la stabilité politique sur le long terme du pays. Nous comprenons bien que le travail avec les institutions libyennes n'est pas toujours simple, c'est certain. Cela étant dit, ça ne veut pas dire pour autant qu'il faut ignorer leur opinion. Il faut rappeler que la situation en Libye est très loin d'être stable pour l'instant. Les fractures politiques sont toujours un problème et un grand nombre d'organes de l'Etat, notamment les autorités judiciaires, continuent à fonctionner en parallèle. La situation opérationnelle et militaire sur le terrain, surtout dans la région occidentale de l'Ouest, provoque des préoccupations justifiées. La sécurité a bien évidemment des effets sur le climat socio-économique. Les Libyens, au quotidien, souffrent. Il n'y a pas suffisamment de coordination entre les acteurs libyens sur le volet financier et économique. Dans ces circonstances, bien évidemment, essayer d'imposer des accords entre Libyens nous semble préoccupant et dangereux. Nous pensons qu'il serait utile d'utiliser la législation libyenne et les accords qui existent déjà entre Libyens, notamment le l'accord de Srikat. Toute une nouvelle initiative ne peut pas signifier que l'on met de côté les accords qui ont déjà été conclus en matière de règlement de la situation. La Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, seront prêtes à soutenir tout ce que entérinera ou entérinera plutôt les forces politiques libyennes. Il faut un dialogue constructif pour régler le problème visant à parvenir à un compromis acceptable pour tous les acteurs. Or, toute recette permettant au pays de sortir de la crise serait inutile sans un soutien de tous les dirigeants de toutes les forces. Nous appelons la cheffe de la Manul à suivre cette logique lors de ses prochaines coopérations avec les protagonistes libyens. Dans l'ensemble, nous soutenons que toutes les décisions clés sur l'avenir de cet État, un État ami, toutes les décisions doivent être prises par les Libyens et Libiennes eux-mêmes. en se fondant sur le principe de l'inclusivité, en prenant en compte toutes les opinions de tous les acteurs politiques clés et des institutions clés. Nous sommes en faveur du rôle coordinateur de l'ONU dans les efforts internationaux pour participer au règlement libyen. De notre côté, nous sommes prêts à contribuer comme il se doit et nous appelons tous les acteurs internationaux responsables à faire de même. En fin de compte, Toutes les initiatives de médiation doivent se faire sous l'égide de l'ONU. En conclusion, je voudrais réaffirmer que nous soutenons l'unité, la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Libye. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Fédération de Russie de son intervention et je donne la parole au Panama.
Merci.
Madame la Présidente. Nous remercions la représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Hana Tete, pour son intervention précieuse. Nous souhaitons également la bienvenue au représentant permanent de la Libye, qui nous fait l'honneur de sa présence. Le Panama réitère son soutien aux efforts des Nations unies qui visent à trouver une solution politique inclusive pour la Libye, une solution prise en main par la population libyenne, afin de progresser sur la voie d'élections nationales et mettre un terme à la période de transition qui dure depuis longtemps. Dans ce contexte, nous saluons l'accord qui a été atteint le 30 août dernier par les membres du groupe restreint Small Convening, connu comme Mécanisme 4+4, accord qui porte sur la reconstitution du Conseil de la Haute Commission électorale nationale, accord qui porte également sur des amendements à apporter au cadre électoral. Dans la déclaration à la presse du Conseil de sécurité à la date du 8 septembre 2026, les membres du Conseil ont reconnu que cet accord représente un pas qui va dans le bon sens pour la tenue d'élections nationales libres, justes, transparentes et inclusives. Dans cette déclaration à la presse, les membres du Conseil ont exhorté les acteurs libyens à soutenir la mise en œuvre de cet accord. Nous accueillons favorablement la réunion du groupe restreint qui s'est tenue à Tunis le 4 octobre dernier, afin de donner un suivi à cet accord du 30 août. À l'occasion de cette réunion, il a été dit qu'il était nécessaire de surmonter la fragmentation du secteur judiciaire et qu'il fallait respecter pleinement l'indépendance du secteur judiciaire. Nous prenons note des préoccupations qui ont été exprimées par le Conseil présidentiel libyen. Néanmoins, Nous pensons qu'il est essentiel de résoudre ces questions par la voie du dialogue, afin de préserver les progrès notables qui ont été accomplis et afin de mettre en œuvre les prochaines mesures du processus politique. Madame la Présidente, dans le cadre du renouvellement à venir du mandat de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, la MANUL, renouvellement qui est prévu à la fin du mois d'octobre, le Conseil doit garantir la continuité du soutien que les Nations unies apportent à la Libye dans le cadre de ce processus politique libyen complexe. Le Panama est favorable au renouvellement du mandat de la Manul, et ce renouvellement doit permettre à la mission de continuer de s'acquitter de ses fonctions de bons offices de façon efficace. La Manul doit contribuer au dialogue libyen et doit soutenir un processus politique inclusif dans le plein respect de la souveraineté libyenne. Il est essentiel que la Manul puisse continuer à apporter ce soutien, notamment pour permettre la mise en œuvre des accords qui ont été atteints. mais également pour faciliter le dialogue entre les acteurs politiques et afin de réunir les conditions propices à la tenue d'élections nationales et conditions propices à l'unification des institutions de l'État libyen. En outre, nous souhaiterions mentionner le programme de déminage de l'AMANUL, qui permet d'éliminer des milliers d'engins explosifs. La persistance de ces engins explosifs et les risques associés au problème du stockage inadéquat de ces munitions exigent toute notre attention. Nous saluons la mobilisation des autorités libyennes à la suite des inondations qui ont frappé la région de Tripoli. Cette situation met en exergue les défis auxquels fait face la Libye. défi qui est lié au problème du stress hydrique, mais également au besoin pour la Libye de renforcer sa capacité de réponse face au changement climatique. Il faut protéger la population civile et notamment les communautés les plus vulnérables. Madame la Présidente, nous saluons les consultations qui ont été organisées par la Manul avec des représentants de la société civile, avec des organisations dirigées par des femmes et avec la jeunesse afin d'aborder l'avenir du processus politique. Nous saluons les efforts qui ont été déployés pour renforcer les capacités de médiation, le règlement des conflits et la consolidation de la paix, efforts menés à bien par la Manul et par ONUFAM. Il est essentiel d'intégrer toutes ces priorités, ainsi que les recommandations du dialogue structuré, dans le processus politique. de renforcer la stabilité politique, il faut également que l'État libyen puisse fournir les services publics et il faut également gérer de façon transparente et responsable les recettes de l'État. Il est essentiel que ces recettes soient utilisées à bon escient pour améliorer les conditions de vie de la population libyenne. Madame la Présidente, le Panama réitère son engagement en faveur de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale de la Libye. Nous soutenons les efforts des Nations unies et nous soutenons le renouvellement du mandat de la Manul. Cela doit permettre à la mission de continuer à soutenir un processus politique inclusif. Ce qui doit se situer au coeur de ces efforts, ce sont les personnes, les Libyens, leurs aspirations à la paix, à la sécurité. Les Libyens doivent pouvoir avoir confiance dans leurs institutions afin de bâtir un avenir de dignité et d'espoir. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Panama de son intervention et je donne la parole au représentant de la France.
Merci, Mme la Présidente. Je souhaite tout d'abord remercier la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, Mme Annatette, pour son exposé. Vous pouvez compter sur notre soutien dans vos efforts et ceux de la Manul pour aider, à travers vos contacts systématiques avec tous les acteurs politiques libyens, à construire cette solution politique durable en Libye à laquelle nous aspirons tous. Je salue également la présence du représentant de la Libye. Madame la Présidente, une solution politique menée par et pour les Libyens est à portée de main, à condition de s'en donner les moyens. La France, avec ses partenaires, a salué l'accord signé entre les parties libyennes le 30 août dernier à Tripoli sur les étapes préliminaires de la feuille de route des Nations unies. Nous saluons l'adoption de cet accord par la Chambre des représentants. Il s'agit d'une étape décisive pour parvenir à l'unification des institutions et à l'organisation des élections présidentielle et parlementaire. La France appelle tous les acteurs libyens à le mettre en œuvre sans délai. Le statu quo ne peut être une option. La formation d'un exécutif unifié est désormais la priorité. Le peuple libyen en a fait une demande claire. Second point, seule la réunification militaire permettra à la Libye de retrouver sa pleine souveraineté et de faire face aux risques sécuritaires. Les récentes attaques sur les infrastructures civiles sont inacceptables. Au sud du pays, à la frontière avec le Niger, le Tchad et le Soudan, l'insécurité demeure alarmante. La France rappelle son appui constant à la réunification de l'armée et des services de sécurité, indispensable pour garantir la stabilité et la souveraineté de la Libye. Nous encourageons la tenue de nouveaux exercices militaires conjoints réunissant les forces de l'Ouest et de l'Est pour consolider la dynamique à l'œuvre. Il est par ailleurs urgent d'accélérer le retrait des mercenaires, des combattants et des forces étrangères présents en Libye, conformément à la volonté libyenne. Troisièmement, la rapide dégradation de la situation économique en Libye doit retenir toute l'attention de ce Conseil, comme l'a indiqué la représentante spéciale. Les récentes pénuries d'électricité, d'eau et de pétrole illustrent la dégradation continue des services publics au détriment du peuple libyen. Dans le même temps, Les réseaux criminels bénéficient des trafics illicites. Une meilleure distribution des richesses nationales libyennes et une redevabilité accrue en matière de finances publiques sont la clé d'une prospérité partagée. Nous appelons à la pleine mise en œuvre de l'accord sur le cadre budgétaire unifié. Seule une solution politique par la réunification des institutions garantira la stabilité économique durable de la Libye. Enfin, il est impératif que la situation des droits de l'homme en Libye s'améliore. La reprise récente d'exécutions est extrêmement préoccupante. La France rappelle sa position en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort. Nous appelons également tous les partis libyens à respecter les droits fondamentaux des ressortissants libyens comme des personnes migrantes. Madame la Présidente, la France rappelle son soutien sans faille à l'unité, à la stabilité et à la souveraineté de la Libye. La population libyenne ne cesse d'appeler de ses voeux une solution politique inclusive Je le répète, celle-ci est à portée de main grâce aux décisions prises ces derniers temps par les responsables libyens, avec l'appui de la Manul. Nous agissons ensemble pour soutenir et faire converger les efforts en ce sens. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France pour son intervention. Je donne la parole au représentant de la Chine.
Madame la Présidente. Nous remercions la représentante spéciale, Mme Tété, de son exposé et nous soutenons son travail. Nous nous félicitons de la présence du représentant permanent de la Libye à la séance de ce matin. Avec le soutien de l'ONU et d'autres partenaires internationaux, la Libye a enregistré des progrès dans le dialogue politique et le maintien de la sécurité. Elle doit parachever sa transition, parvenir à la sécurité, parvenir à la paix et à une stabilité durable. Et pour ce faire, la Libye a encore bien des défis à relever. La communauté internationale devra continuer à soutenir, devra coordonner le pays. J'ai trois choses à dire. Tout d'abord, il faut, et c'est urgent, prendre en considération le dialogue politique. La Manule a récemment rendu possible un accord grâce au groupe restreint 4+4. notamment des progrès dans la mise en œuvre de la feuille de route politique. Nous espérons que cet accord pourra unifier les institutions d'État libyennes et jeter les bases d'une action nationale et d'une transition politique complète. L'accord aura des effets sur le terrain, mais cela dépendra de l'appui général ou non des acteurs libyens. Et s'agissant des divergences qui restent à régler, la Manul doit adopter une approche ouverte, sans exclusive, afin de renforcer la collaboration avec les parties pertinentes, les encourageant à faire preuve de bonne volonté politique pour que ces efforts ne se soldent pas par des intentions ou une impasse. La communauté internationale doit soutenir le processus politique libyen sur les grandes questions, comme la création d'une autorité exécutive unifiée ou sur l'unification des institutions d'État. Il faut respecter le principe dirigé par les Libyens et Libyennes. Il faut encourager les grands acteurs politiques à s'entendre sur un consensus tout en évitant d'imposer des solutions toutes faites. imposée de l'extérieur. En outre, il faut consentir des efforts pour maintenir la stabilité. La situation sécuritaire en Libye est intrinsèquement liée au processus politique. Tout nouveau conflit armé pourrait mettre en péril la confiance mutuelle acquise de haute lutte et pourrait réduire adhérent les efforts politiques. Récemment, nous avons observé des attaques contre des infrastructures énergétiques, aggravant les tensions, ce qui nous préoccupe. Les parties devraient cesser les attaques et s'abstenir de toute mesure qui aggrave la situation. L'unification des institutions sécuritaires est indispensable au cessez-le-feu durable. C'est aussi une condition sine qua non de la bonne tenue des élections et du transfert pacifique du pouvoir. Nous soutenons les deux parties, Est et Ouest, dans le renforcement du dialogue, dans le renforcement de la confiance et dans l'accélération de ce processus. La communauté internationale devrait respecter la souveraineté et la prise en charge libyenne et devrait soutenir davantage la Libye dans la question de la gestion des frontières, dans la lutte contre les flux d'armes illicites. Et troisièmement, améliorer l'économie et les moyens de subsistance est indispensable. Les exportations pétrolières de la Libye demeurent stables, mais le trafic de pétrole demeure persistant et il n'y a pas suffisamment de gestion à viser des dépenses publiques. La communauté internationale devrait appeler la Libye à mettre en œuvre le cadre budgétaire unifié, à renforcer la transparence fiscale et la supervision indépendante et à redoubler d'efforts pour soutenir la Libye dans la lutte contre le trafic de pétrole. Il faut aussi s'assurer que les recettes issues du pétrole sont utilisées pour le bien-être et le développement national. La Libye a connu des pénuries d'électricité, d'eau et de carburant et nécessairement, les partenaires internationaux devraient selon les besoins du pays, répondre aux efforts de l'autorité libyenne pour améliorer les services publics, pour améliorer le développement, pour ensuite améliorer la confiance des populations dans l'unité nationale, dans la stabilité et dans le développement. Madame la Présidente, le mandat de la Manul devra être renouvelé bientôt. Le Conseil devrait continuer à soutenir le rôle central de l'ONU dans la promotion du processus politique libyen. Il faut soutenir la Représentante spéciale et la MANUD dans leurs efforts de dialogue politique, dans leurs efforts de promotion, de renforcement de la gouvernance et dans l'appui à l'exécution du mandat, conformément à l'évolution de la situation, afin de mieux soutenir la transition politique, le développement et la stabilité du pays. Nous sommes un pays ami de la Libye et la Chine est prête à travailler avec tous les partenaires pour qu'ensemble nous puissions rendre la Libye un pays où la paix s'ancre et où les populations vivent bien sur le long terme.
Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Chine de son intervention. Je donne la parole à la Lettonie.
Merci, Madame la Présidente. Je souhaiterais remercier la représentante spéciale pour son intervention détaillée. Je souhaite également la bienvenue au représentant permanent de la Libye. Nous réitérons notre plein soutien pour la représentante spéciale et toute son équipe dans le cadre des efforts qu'ils mènent à bien pour promouvoir la mise en œuvre de la feuille de route politique facilitée par la Manul pour la tenue d'élections crédibles et le rétablissement de la stabilité en Libye. Nous soulignons le rôle des bons offices de la Manule pour promouvoir le processus politique, faciliter le dialogue entre les parties prenantes libyennes et soutenir l'unification des institutions étatiques. Nous saluons l'accord atteint à la fin du mois d'août et signé par les membres du groupe restreint. C'est une mesure qui va dans le bon sens dans le cadre du processus politique et c'est une mesure importante pour que la Libye puisse tenir des élections nationales et sortir de la période de transition. Nous prenons note de la décision de la Chambre des représentants entérinant cet accord. Hélas, cela n'a pas été accepté par le Haut Conseil d'État. Toutes les parties prenantes, notamment. Donc, les deux parties doivent s'engager de façon constructive et faire preuve de la souplesse nécessaire et de la volonté politique pour atteindre un pays démocratique, stable, pacifique et sûr, avec des institutions légitimes et unifiées. Des progrès supplémentaires ne seront possibles que lorsque sera donnée la priorité aux intérêts et aux aspirations des Libyens. Nous encourageons la MINL à poursuivre son travail avec la société civile afin ces efforts suscitent un fort soutien de la part des citoyens et pour une plus grande inclusion. Pour ce qui est de la réunification, le problème est notamment la fragmentation du système judiciaire. Cela a des implications pour l'unité nationale et cela sape la confiance publique dans les institutions publiques. Il faut continuer à travailler pour établir pour unifier le système judiciaire. À l'aune de l'instabilité économique, du manque de transparence et des difficultés quotidiennes auxquelles font face les Libyens pour avoir accès aux services publics, nous appelons de nos vœux des progrès notables pour mettre en œuvre un budget unifié et pour promouvoir des investissements afin de mettre en œuvre l'accord relatif à un budget unifié. Madame la Présidente. Pour ce qui est du volet sécuritaire, hélas, il y a des combats qui continuent dans l'ouest de la Libye, des attaques de drones qui ciblent les infrastructures clés, la présence de groupes armés, la traite des migrants, les réseaux de traite des êtres humains, les installations pétrolières qui sont prises pour cible. Tout cela montre que l'environnement sécuritaire reste fragile. Il y a une rivalité entre les groupes armés qui met en péril les civils et qui éloigne les perspectives de stabilité, de paix et de prospérité pour la Libye. Il faut que la violence cesse, il faut qu'il y ait redevabilité pour ceux qui sont responsables des attaques et des perturbations, et nous devons utiliser tous les moyens qui s'offrent à nous pour unir les institutions militaires et sécuritaires libyennes. La situation relative aux droits humains reste très préoccupante. Nous sommes préoccupés par l'exécution de plus de 30 personnes dans l'est de la Libye au cours de ces derniers mois. Les autorités doivent respecter les obligations de la Libye vis-à-vis du droit international et national. Nous continuerons à plaider pour que la Manul travaille pour permettre la pleine participation et sur un pied d'égalité des femmes libyennes aux postes de responsabilité et dans tous les aspects du processus politique. Nous exhortons toutes les parties à mettre en œuvre les résolutions pertinentes concernant le programme FAPE et sécurité, et à prévenir et à répondre en cas de violences sexuelles et de genre. En conclusion, nous réitérons notre engagement en faveur de l'intégrité territoriale, de la souveraineté, de l'indépendance et de l'unité de la Libye. Le processus politique doit être pris en main par les Libyens, avec l'aide de l'ONU, pour des élections sûres et équitables. C'est la seule façon de rétablir la paix et la prospérité pour le peuple libyen. Nous approchons des négociations sur le renouvellement du mandat de la Manule. Nous travaillerons de façon constructive et nous réitérons notre plein soutien pour le mandat de la mission.
Je remercie la représentante de la Lettonie pour cette intervention. Le Bahreïn a la parole.
Madame la Présidente, tout d'abord, je souhaiterais remercier la représentante spéciale du Secrétaire général pour son intervention précieuse. Je souhaite la bienvenue au représentant permanent de la Libye, l'ambassadeur Tareq Sounet. Nous souhaiterions réitérer notre plein soutien pour la Manule et pour la représentante spéciale afin de promouvoir un processus inclusif pris en main par les Libyens un processus politique. Nous exhortons toutes les parties prenantes libyennes à s'impliquer de façon constructive et à coopérer dans le cadre du processus facilité par l'ONU. Cela permettra d'organiser des élections et de réunifier les institutions de l'État. Je souhaiterais faire les commentaires suivants. Tout d'abord, nous saluons l'accord qui a été atteint entre les parties libyennes dans le cadre du groupe restreint mécanisme 4+4 à la date du 30 août 2026. Pour ce qui est donc de reconstituer le Conseil de la Haute Commission électorale nationale et d'amender le cadre électoral afin de tenir des élections parlementaires et présidentielles dans une période ne dépassant pas deux ans. C'est une véritable percée qui permet de donner un nouvel élan au processus politique afin de générer des résultats concrets. Il faut saisir l'occasion qui s'offre à nous. Cet accord doit aboutir à des mesures concrètes. Il faut respecter les critères et les procédures agréés dans ce contexte. La Chambre des représentants a entériné l'accord. C'est une mesure qui va dans le bon sens. Il est essentiel de faire fond sur les progrès accomplis afin d'organiser des élections, afin d'unifier les institutions étatiques pour sortir de l'impasse politique. Deuxièmement, le peuple libyen doit pouvoir faire confiance à ses institutions. C'est essentiel pour qu'il façonne leur avenir commun. Afin de préserver cette confiance, nous ne devons ménager aucun effort pour préserver l'unité et l'indépendance du judiciaire afin de garantir l'impartialité de la Haute commission électorale nationale. Ces deux institutions doivent se mettre au service des Libyens, de tous les Libyens. Nous souhaiterions rappeler que le 7 septembre, le Conseil de sécurité a demandé plus de mesures pour promouvoir la mise en œuvre de l'accord du 11 avril 2026. Troisièmement, et en conclusion, il faut résoudre les questions nationales en suspens, ce qui exige de la volonté politique, une véritable coopération et une disposition à faire des concessions pour promouvoir les intérêts de la nation. Nous soulignons le rôle important de la communauté internationale pour aider la Libye afin que cet accord aboutisse à des résultats concrets. Nous réitérons notre plein soutien pour le rôle vital que l'ONU joue afin de faciliter un processus inclusif pris en main par les Libyens. La souveraineté, l'intégrité territoriale, l'unité de la Libye doivent être respectées sans ingérence extérieure dans les affaires internes de la Libye. Les Libyens doivent pouvoir contrôler pleinement leurs décisions pour reprendre leur destin en main. Je vous remercie.
Je remercie le Bahreïn pour cette intervention. Je donne la parole au Danemark.
Merci, Madame la Présidente, et je remercie la représentante spéciale pour son intervention. Je souhaite la bienvenue au représentant permanent de la Libye. Nous saluons l'accord atteint par les parties libyennes dans le cadre du groupe restreint le 30 août. Cet accord est une mesure importante pour promouvoir le processus politique libyen. Nous remercions la représentante spéciale et la Manul d'avoir facilité cet accord. Nous soutenons pleinement la représentante spéciale. Nous la remercions pour son rôle de chef de file. Nous encourageons les dirigeants politiques libyens à mettre un terme à la phase de transition et à mettre en œuvre les dispositions de l'accord. Ils doivent prendre des mesures pour organiser des élections nationales à la hauteur des aspirations des Libyens à la stabilité et à la prospérité dans le cadre d'institutions unifiées et légitimes. La situation sécuritaire en Libye reste fragile. Il y a des tensions qui continuent, qui pourraient saper les progrès politiques qui ont été acquis de haute lutte. Il y a des affrontements dans différentes régions du pays, des attaques de drones qui ciblent notamment les installations pétrolières, d'où l'importance de restaurer et de protéger la stabilité en Libye. Il faut que la violence cesse et il faut unifier les institutions militaires et sécuritaires par la voie du dialogue. C'est essentiel pour répondre aux menaces sécuritaires et garantir la stabilité. Il faut protéger les infrastructures énergétiques essentielles. C'est essentiel. Madame la Présidente, nous sommes gravement préoccupés par le fait que plus de 30 personnes aient été exécutées dans l'est de la Libye depuis le mois d'août. Comme indiqué par la représentante spéciale, ces exécutions marquent la rupture du moratoire qui existait sur l'utilisation de la peine de mort depuis 15 ans en Libye. Cela soulève des préoccupations relatives aux droits humains à une époque où il faut renforcer la confiance du public dans les institutions publiques, dans l'État de droit et dans la réconciliation nationale. Les autorités libyennes doivent cesser immédiatement les exécutions. La Libye doit imposer un moratoire sur les exécutions en tant que première étape pour l'abolition de la peine de mort. En guise de conclusion. Nous soutiendrons ce processus politique libyen pris en main par les Libyens, facilité par la Manule. C'est essentiel pour sortir de l'impasse politique et réunir les conditions propices à la tenue d'élections équitables, transparentes et inclusives à l'échelle nationale, conformément aux aspirations des Libyens. Et il nous tarde de renouveler le mandat de la Manule à la fin du mois. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Danemark. Je donne la parole à la Colombie.
Merci Madame la Présidente. Je remercie la présidence d'avoir convoqué cette réunion. Je remercie la représentante spéciale du Secrétaire général, chef de la MANUL, Anna Tettey, pour son intervention. Nous réitérons notre soutien pour le travail de la MANUL. Nous prenons note des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route. Nous saluons les efforts déployés pour surmonter les obstacles qui, pendant des années, ont entravé tout progrès sur la voie de la tenue d'élections nationales. À cet égard, l'accord atteint le 30 août entre les représentants du gouvernement d'unité nationale, le commandement général de l'armée nationale libyenne, le Haut Conseil d'État et la Chambre des représentants, cet accord constitue un progrès notable qui doit permettre de surmonter certains des principaux obstacles qui entravent le processus électoral, notamment la reconstitution du Conseil de la Haute Commission électorale nationale, ce qui est important sur le plan structurel, et les amendements apportés au cadre juridique et constitutionnel. Cet accord nous offre l'occasion d'organiser des élections nationales et d'unifier les institutions étatiques. Nous exhortons les acteurs libyens à tirer parti de cet élan politique afin de mettre en œuvre cet accord dans le cadre de la feuille de route de la Manule. Pour mettre un terme à la fragmentation institutionnelle de longue date, il faut que les acteurs libyens s'engagent. Par ailleurs, nous saluons les efforts de la communauté internationale qui ont permis de réunir les conditions propices au progrès, de façon complémentaire avec le processus facilité par l'ONU. Et dans ce contexte, notre pays reconnaît les efforts déployés par les États-Unis pour faciliter le dialogue et promouvoir la réunification des institutions libyennes. Il est essentiel de mettre en œuvre un budget national unifié. Nous avons besoin de renforcer la transparence, la reddition des comptes et la gestion responsable des ressources publiques au bénéfice de toute la population libyenne. Enfin, la Colombie condamne les attaques de drones du mois d'août dernier, qui ont frappé des infrastructures pétrolières à Zawiyah, à l'ouest de Tripoli, et les incidents du mois de septembre, lorsqu'un groupe armé a fermé une valve d'un oléoduc qui transportait du pétrole brut des gisements de Sharara vers Zawiyah, réduisant ainsi la production pétrolière. Ces incidents soulignent qu'il y a des risques d'attaques qui pourraient cibler les infrastructures énergétiques, ce qui met en péril la stabilité et l'économie du pays. Je vous remercie.
Merci à la Colombie. Je donne la parole aux États-Unis.
Merci, Madame la Présidente. Merci à la représentante spéciale pour son intervention. Les États-Unis saluent l'accord historique du 30 août à Tripoli, facilité par la Manul pour tenir des élections nationales dans le cadre d'un secteur exécutif unifié par ailleurs. Nous n'avons ménagé aucun effort avec notre diplomatie pour soutenir des initiatives libyennes pour surmonter les divisions politiques et unifier les institutions économiques, militaires et politiques de la Libye. Cela a produit des résultats notables, notamment le premier budget unifié en 13 ans. et un exercice conjoint de 2026 réunissant les forces de l'Est et de l'Ouest. Nos efforts sont complémentaires avec la Fédération de la Manule. Nous avons les mêmes objectifs, un exécutif unifié et une option crédible pour la tenue d'élections nationales reflétant la volonté des Libyens. Il est essentiel que les Libyens surmontent les rivalités politiques Il faut mettre en œuvre fidèlement l'accord du mécanisme 4+4. La Chambre des représentants a élu un nouveau président début octobre. Le nouveau président doit travailler de façon constructive avec la Manule pour formaliser le processus électoral. Nous sommes préoccupés par les manœuvres du Haut Conseil d'État pour perturber les progrès sur la voie des élections, rejetant l'accord du mécanisme 4+4. Cet organe doit s'acquitter de ses engagements Le Conseil de sécurité l'a dit clairement à plusieurs reprises, et il est essentiel de le répéter, les individus ou les entités qui entravent ou qui sapent la transition politique, notamment la tenue d'élections, pourraient être ajoutés sur la liste des sanctions pour rendre compte de leurs actes. Nous sommes préoccupés par les événements récents, notamment les frappes de drones ciblant des infrastructures énergétiques, la perturbation de l'approvisionnement en eau et les manifestants à Tripoli, à Zawiyah et à Misrata. Nous sommes également préoccupés par les perturbations de l'oléoduc de Zawiyah en septembre, qui ont provoqué une perte de revenus liés au pétrole de près de 100 millions de dollars. Le risque est que cela provoque des sanctions. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue. Les infrastructures énergétiques vitales bénéficient à toute la population libyenne et ne doivent pas être prises pour cible. Cette instabilité souligne que le statu quo n'est pas tenable. Il est essentiel que les dirigeants libyens avancent rapidement pour mettre en œuvre un exécutif unifié et tenir des élections conformément à l'accord du groupe restreint, que les choses soient claires, ce Conseil et la communauté internationale doivent veiller à ce que les personnes qui entravent les progrès sur la voie des élections, à ce que ces personnes rendent compte de leurs actes, notamment en les inscrivant sur la liste des sanctions. Nous continuerons à travailler avec la Manul. Cela nous offre la possibilité de promouvoir la paix et l'unité à long terme. Il nous tarde de travailler avec le Conseil pour le renouvellement du mandat de la Manul tout en veillant à ce que les ressources de l'ONU soient utilisées à bon escient. Merci.
Merci aux États-Unis. Je vais maintenant prendre la parole en ma qualité de représentante de la Grèce.
Je remercie la représentante spéciale du Secrétaire général pour son intervention très complète et pour les efforts qu'elle déploie pour promouvoir le processus politique en Libye. Nous saluons également le représentant permanent de la Libye à cette séance. La Grèce accorde la plus haute importance à la stabilité, sécurité et prospérité de la Libye. Et nous sommes déterminés à soutenir la population libyenne dans sa quête pour surmonter les divisions politiques et renforcer ses institutions nationales et les unifier. Il est essentiel que la Libye soit stable et souveraine. C'est essentiel pour la population, mais également pour la paix et la sécurité de toute la région. Les événements politiques récents, notamment ceux qui concernent les élections à la Chambre des représentants, nous donnent la possibilité de promouvoir la feuille de route politique facilitée par l'ONU pour des institutions nationales unifiées et des élections grâce à un engagement constructif de la part de toutes les parties prenantes libyennes. À cet égard, nous saluons l'accord atteint par le groupe restreint le 30 août. C'est une mesure qui doit permettre de fixer le processus électoral et de promouvoir le processus politique. Il faut mettre en œuvre cet accord pleinement. Toutes les institutions doivent résoudre les différends qui persistent grâce au dialogue. il faut prendre toutes les mesures juridiques et institutionnelles qui s'imposent. L'objectif doit être de réunir les conditions propices à des élections équitables, libres, transparentes, inclusives et crédibles, des élections présidentielles et parlementaires, pour mettre un terme à la longue période de transition en Libye. Le processus facilité par l'ONU est le cadre le plus crédible pour atteindre cet objectif. Le Conseil de sécurité va examiner le renouvellement du mandat de la MANUL. Nous réitérons notre plein soutien pour la mission et pour les efforts de la représentante spéciale pour faciliter un processus politique véritablement libyen et pris en main par les Libyens. L'engagement de la MANUL est essentiel pour maintenir l'élan pour résorber les divergences entre les parties prenantes libyennes et pour permettre la tenue d'élections et l'unification des institutions. Nous saluons les efforts visant à mettre en œuvre les recommandations du dialogue structuré pour atteindre un consensus national vaste. Les progrès politiques doivent s'accompagner de la réunification institutionnelle et économique. Nous saluons les mesures visant à mettre en œuvre un budget national unifié. Il faut poursuivre les efforts pour garantir la transparence, la responsabilité et la bonne gestion des ressources nationales libyennes. Nous saluons la coopération entre les forces sécuritaires libyennes à travers le pays. Les initiatives récentes visant à renforcer la coordination entre les acteurs sécuritaires de l'est et de l'ouest sont encourageantes et doivent contribuer à la création à long terme d'institutions sécuritaires nationales efficaces, redevables et unifiées. Par ailleurs, les épisodes de violence récents, notamment dans la région de Zaouïa, les attaques visant les infrastructures vitales, soulignent la fragilité de l'environnement sécuritaire. La priorité doit être de protéger les civils et les infrastructures nationales vitales. Il est également nécessaire de permettre le retrait de toutes les forces étrangères, les combattants étrangers et les mercenaires présents en Libye, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. La souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Libye doivent être pleinement respectées. Toute ingérence extérieure doit cesser. Les relations entre la Libye et ses voisins doivent être régis par le principe de bon voisinage et le plein respect du droit international, notamment le droit de la mer. Les mouvements migratoires, les mouvements de réfugiés constituent une grave préoccupation régionale. La Grèce continuera à travailler de façon constructive avec la Libye et avec les partenaires internationaux afin de combattre le trafic et la contrebande afin de garantir le plein respect du droit international et respecter les droits et la dignité des migrants et des réfugiés. Il ne tarde de mettre en œuvre la note d'aide à la mise en œuvre qui concerne le paragraphe 14 de la résolution 2769, qui doit fournir plus de clarté juridique. Il faut faciliter la bonne gestion de l'autorité libyenne pour les investissements, la bonne gestion de ses fonds Il faut travailler sur la question de la conformité, préserver l'intégrité du régime de sanctions. En conclusion, la Libye a la possibilité de mettre en œuvre les accords politiques récents pour générer des progrès, pour générer des résultats concrets. Pour cela, il faut de la volonté politique, la capacité à atteindre un terrain d'entente, nouer un dialogue, et l'ONU doit jouer son rôle de facilitateur. La Grèce continuera à soutenir une Libye souveraine, unifiée et stable, sans ingérence extérieure, avec des institutions nationales qui fonctionnent et qui assoient leur autorité sur tout le territoire pour contribuer à la paix, à la sécurité et à la prospérité dans toute notre région méditerranéenne. Je vous remercie.
Je reprends mon rôle de présidente du Conseil de sécurité et je donne la parole au représentant de la Libye.
Madame la Présidente, avant toute chose, qu'il me soit permis de vous féliciter et de féliciter la Grèce à l'occasion de sa présidence du Conseil.
Je vous souhaite plein succès.
Nous remercions Madame Tété de son exposé. Nous avons pris note de cet exposé. Nous réaffirmons que ces séances devraient toujours s'accompagner d'une véritable volonté d'interrompre le cycle vicieux politique de se sortir de l'impasse et d'arriver à des mesures tangibles qui pourront honorer les aspirations du peuple libyen, des aspirations de souveraineté et de stabilité. Excellence. Lorsque l'on parle du volet politique et des résultats escomptés, il est essentiel de remonter dans le temps et de décrire ce qu'il s'est passé et de planter le décor. Depuis l'accord financier unifié de l'année dernière, fruit de négociations directes, la mise en œuvre a accouché de résultats tangibles, comme l'ont dit dans leur déclaration le ministère des Finances et la Banque centrale libyenne. Ces déclarations prouvent qu'il existe une différence entre les recettes et les dépenses estimée à 24 milliards de dollars. milliards de dinars. La Manule a adopté le même mécanisme en établissant des groupes restreints, notamment les 4+4. Ce modèle a permis des gains politiques, notamment s'agissant des élections, des élections parlementaires et présidentielles, et la désignation de la présidence du Conseil de la Haute Commission électorale. Ce qui a été fait devrait être utilisé pour ensuite régler les questions laissées en souffrance en examinant comme il se doit les questions législatives et la fracture du secteur législatif. En plus d'unifier le secteur législatif et en plus de promouvoir son indépendance, c'est une condition sine qua non si nous souhaitons de doter des cadres judiciaires et des législatifs et autres nécessaires à la bonne tenue des élections.
Nous pensons que parvenir à.
Cette entente constitutionnelle et juridique n'est pas une fin en soi, mais plutôt l'outil indispensable, unique à vrai dire, qui permettrait au peuple libyen de jouir de son droit à élire ses propres représentantes et représentants dans ses institutions. Aucun volet politique ne sera licite s'il n'est pas issu du peuple. Excellence, malgré tout ceci et malgré les mesures positives relatives à la tenue des élections, certaines questions devraient être posées. Et d'ailleurs, certains représentants politiques et institutions ont posé ces questions. Et je voudrais vous en faire part aujourd'hui puisque ces questions ont été posées en toute transparence. des questions qui attendent des réponses.
Voici les questions que je vous transmets. Selon la Manule, à quoi devrait ressembler la réponse aux réserves et observations des forces politiques et autres aux mécanismes de la Manule et comment la Manule gère-t-elle le volet politique? Et comment la Manule réagit-elle au fait que ces acteurs n'y participent pas? Quelles mesures seront prises pour améliorer les mécanismes, pour améliorer la participation afin de faire fond sur la réussite du groupe restreint et pour s'assurer du succès du processus politique et du dialogue national?
Le Haut Conseil a dit lors d'une session officielle qu'il.
Rejeté la méthode du groupe RESIN 4+4.
Il a été dit qu'il était important de réfléchir à l'acceptation politique avant de faire fond sur les résultats de cet exercice. Il a été dit que certains amendements devraient être menés en consultation avec ces institutions, ce qui serait la meilleure façon d'avancer sur ce volet. et que les cadres constitutionnels en place devraient être utilisés.
Ils ont mis en garde quant à tout autre volet qui.
Ne serait pas soutenu, car cela pourrait fracturer les institutions au cours d'avantages au lieu de les unifier.
Il est très important de s'assurer que les mécanismes de représentation soient juridiquement correct. Cela fait des années que certaines institutions sont unifiées. D'autres questions ont été posées, une mise en garde a été lancée.
La Manule devrait rester un médiateur et devrait éviter tout acte.
Qui pourrait sous-entendre que la Manule choisit son côté. Il est important de préserver l'indépendance des institutions car toute autre solution pourrait mettre à bas les institutions d'État, la.
Stabilité et la base démographique. Des questions se posent aussi quant à l'applicabilité des résultats enregistrés. Ces résultats peuvent-ils vraiment pallier les d'efficience.
Dès lors, on demande au Secrétaire général de fournir une évaluation indépendante portant sur la manule, sur la base de mesures transparentes.
Voici les questions que nous vous posons, nous vous en faisons part. Comment allez-vous vous assurer que toutes les parties peuvent participer pour garantir le succès des réalisations enregistrées jusqu'ici grâce au format 4+4. Voilà les questions que nous vous posons. Mesdames et Messieurs, nous réaffirmons qu'il faut respecter toutes les initiatives nationales et le dialogue qui prennent en considération les aspirations des Libyens et Libyennes, ce qui pourrait ensuite mener à une élection contraignante, claire, pas une nouvelle période de transition. L'objectif est de parvenir à des élections crédibles, libres, Nous nous félicitons aussi de tous les efforts internationaux constructifs qui soutiennent le dialogue et le consensus national qui permettront de mettre fin aux divisions, mais uniquement si cet exercice est mené et dirigé par les Libyennes et les Libyens, et si cet exercice complète le cadre de la Manul ainsi que la résolution adoptée par le Conseil de sécurité. Mesdames et Messieurs, Les événements dans l'ouest du pays, notamment les attaques prenant pour cible les infrastructures énergétiques avec utilisation de drones.
Nous prouvent bien que l'absence de solution politique et que le foisonnement des dirigeants représentent des pressions pour les infrastructures. Nous regrettons la prise pour cible de toutes les infrastructures civiles, quelles que soient les raisons.
Et quels que soient les auteurs. Vous l'aurez vu. Les forces de sécurité gouvernementales ont révélé l'identité des auteurs de cette attaque méprisable. Ils ont mené l'enquête contre les auteurs pour que les procédures soient respectées et les auteurs ont dû répondre de leurs actes.
Nous réaffirmons que nous ne permettrons pas.
La transformation de la source principale de recettes en pions sur un échiquier politique, c'est une richesse nationale qui n'appartient pas à un petit groupe, mais bien à tous les Libyens et à toutes les Libyennes.
Nous appelons à ce que toutes les personnes responsables du trafic de pétrole ou de détournement de la recette répondent de leurs actes sans.
Sélectivité, que ce soit des groupes ou des États.
Nous poursuivrons tous les groupes, toutes les instances et individus qui profitent de ces crimes. C'est des acteurs qui doivent répondre de leurs actes sans laxisme. Nous réaffirmons que le processus politique piloté et dirigé par les Libyennes et Libyens devrait être couronné de succès. Les Libyennes et Libyens sont attachés à leur droit souverain à être à la barre de ce processus et.
Les ingérences étrangères se sont généralisées dans le processus libyen et c'est la raison pour.
Laquelle, comme nous l'avons déjà dit, ce que nous exigeons aujourd'hui.
De la communauté internationale, c'est qu'elle soutienne la prise en charge nationale et ne remplace pas l'action des Libyennes et des Libyens. La communauté devrait soutenir les autorités libyennes sans s'immiscer dans les affaires internes. La prise en charge libyenne devrait être une réalité sur le terrain. et nous réaffirmons qu'en dépit de tous les défis, je réaffirme que la Libye se remet sur pied petit à petit et.
Retrouve son environnement régional et international, et nous tardons de nouer des partenariats avec tous nos partenaires.
Fondés sur le respect mutuel, fondés sur le respect de la souveraineté nationale. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Libye de son intervention.
Plus personne n'est inscrit sollicité orateur.
J'invite les membres du Conseil à participer à des consultations officieuses pour continuer le débat sur ce sujet.
La séance est levée.