Formats lisibles par machine: Texte brut · JSON
Les transcriptions disponibles sur cet outil sont créées par reconnaissance vocale automatique et ne constituent ni des comptes rendus officiels ni des documents officiels de l'ONU. Les comptes rendus officiels et les documents officiels sont disponibles sur le Système de diffusion électronique des documents de l'ONU. En savoir plus
Je déclare ouverte la 10 243e séance du Conseil de sécurité. L'ordre du jour provisoire de la présente séance: la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne. L'ordre du jour est adopté. En vertu de l'article 37 du règlement provisoire du Conseil de sécurité, j'invite les représentantes et représentants de L'Algérie, l'Arménie, l'Australie, l'Autriche, le Bangladesh, le Brésil, Canada, Cuba, Egypte, Finlande, Islande, Inde, Indonésie, République islamique d'Iran, Irlande, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Liban, Libye, Malaisie, Maldives, Malte, Mauritanie, Mexique, Maroc, Namibie, Nouvelle-Zélande, Norvège, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Afrique du Sud, Espagne, Sri Lanka, Suisse, République arabe syrienne, Thaïlande, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turquie, Ouganda, les Émirats arabes unis, la République bolivarienne du Venezuela et du Vietnam à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Je propose au Conseil d'inviter l'Observateur permanent de l'État observateur de Palestine auprès des Nations unies afin qu'il puisse participer à la séance en vertu des dispositions du règlement intérieur provisoire et de la pratique établie en la matière. En l'absence d'objection, il en est ainsi décidé. En vertu de l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil de sécurité, j'invite M. Ramis Alakbarov coordonnateur spécial en exercice pour le processus de paix Moyen-Orient, coordonnateur humanitaire et résident de l'ONU, à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. En vertu de l'article 39 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite aussi les personnes suivantes à participer à la présente séance. Son Excellence, M. Ossama Mahmoud Abdelkhalik Mahmoud, Observateur permanent de la Ligue des États arabes auprès de l'Organisation des Nations Unies. Son Excellence, M. Pendapala Nanda, vice-président du Comité sur l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Et Son Excellence, M. Stavros Lambrinidis, chef de la délégation de l'Union européenne auprès de l'Organisation des Nations Unies. Il en est ainsi décidé. Je donne la parole à M. Ramiz Alakbarov.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité. La semaine dernière, nous avons commémoré le troisième anniversaire de l'attentat terroriste terrible du 7 octobre 2023 et le début de la guerre dévastatrice qui s'en est suivie à Gaza. Des vies innombrables ont été perdues ou changées de façon irrévocable, des maisons ont été détruites, des communautés réduite en lambeaux. Alors que nous commémorons ce jalon terrible, les Palestiniennes, Palestiniens, Israéliennes, Israéliens méritent mieux que des petites solutions court-termistes. Ils et elles méritent une voie vers la paix pour mettre enfin fin au conflit. Mais ils ne peuvent pas y parvenir seuls. La communauté internationale doit se départir des paroles et prendre des mesures concrètes pour garantir un avenir fait de sécurité et de dignité pour les deux peuples. Il est temps de reprendre notre quête de paix véritable. Madame la Présidente, nous avons aussi commémoré un autre anniversaire récemment, le premier anniversaire de la déclaration du cessez-le-feu à Gaza. Certes, des progrès ont été enregistrés, mais la situation demeure extrêmement fragile. Les opérations militaires israéliennes continuent, causant un bilan humain à hauteur de 1 500 palestiniens, notamment de 320 enfants et 140 femmes depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza. Lors de ma visite à Gaza dimanche, j'ai observé que pour les Palestiniens et les Palestiniens qui vivent le long de la ligne jaune, le cessez-le-feu n'est qu'une chimère. À Soujaia, je me suis entretenu avec des familles dont la communauté de 950 foyers, notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées, vivent dans une peur constante. Des femmes m'ont dit qu'elles n'avaient pas vécu 40 minutes sans tirs cette année. Tout ce qu'ils et elles demandent, c'est de la sécurité. Ils n'ont nulle part où aller. Des familles à Gaza continuent à vivre dans des conditions déplorables, dans des tentes, des khattis, dans des sites de déplacement surpeuplés et dans des bâtiments très endommagés. Les systèmes sanitaires et d'eau sont dévastés. Et Gaza vit surtout dans les ténèbres. L'absence de vie privée et de conditions de vie sur et dignes fait que les femmes et les jeunes filles sont de plus en plus exposées à des risques en matière de protection, notamment à des situations d'exploitation ou d'atteinte. Et le temps nous est compté puisque l'hiver est à nos portes. On estime que 950 000 personnes vivent dans des zones où les risques d'inondation sont moyens ou élevés. Plus de 4 000 bâtiments où se sont réfugiées des personnes risquent de s'effondrer. Nous sommes à pied d'œuvre avec les communautés pour évacuer ces bâtiments dangereux. Mais avec peu de possibilités alternatives, les familles, souvent, n'ont pas grand-chose d'autre qu'une tente. Je me suis entretenu avec un homme en pleurs qui observait sa maison familiale détruite une maison qu'il avait mis des années, une vie entière à construire. Et il y a des choix impossibles pour les familles, soit. Quitter. Leur maison qu'ils avaient récupéré, soit resté dans un bâtiment qui risque de s'effondrer tout en sachant qu'il pourrait le payer de leur vie. Ça fait 4 ans d'affilée que les restrictions sur l'acheminement d'équipements essentiels. Le. Les articles de première nécessité continuent d'empêcher la relance et l'assistance humanitaire. Et avec le début d'El Niño, des tempêtes hivernales et des inondations devraient frapper la région. Nous savons qu'il faut se préparer, mais il n'y a pas suffisamment de matériel essentiel et d'équipement. Et l'accès humanitaire doit être élargi et les restrictions sur les articles essentiels doivent être levées. Il faut mobiliser des ressources adéquates. L'accès humanitaire doit être aussi prévisible. L'environnement opérationnel doit s'améliorer et la transparence doit aussi s'améliorer sur le terrain. Le personnel humanitaire et les civils et les acteurs commerciaux ne peuvent plus faire l'objet de coercition. Les populations de Gaza ne peuvent pas être forcées à traverser un autre hiver sans abri sûr et sans services fondamentaux. Et en quittant Gaza, dans ma voiture, j'ai vu des enfants qui portaient les sacs à dos bleus de l'UNICEF. Et cette image, au cœur de la destruction, m'a ému. En dépit de tout cela, en dépit de ces souffrances, 560 000 enfants ont été enregistrés dans des espaces d'enseignement temporaires. Je remercie très sincèrement nos partenaires humanitaires et l'UNICEF. Je vous remercie. Merci d'avoir rendu cet impossible possible. Les enfants de Gaza, comme les enfants du reste du monde, veulent apprendre. Ils espèrent toujours qu'un avenir les attend. Nous ne pouvons pas les laisser perdre espoir. L'assistance d'urgence, cela étant dit, ce n'est pas suffisant. Pour une relance durable, Il faut des progrès politiques. Il faut une architecture de l'assistance unique, cohérente et transparente à Gaza, qui rassemble toutes les parties prenantes sous la houlette d'un cadre de redevabilité mutuelle. Il est impératif de laisser aux Palestiniens l'initiative. Les mécanismes de coordination bien établis doivent être préservés et utilisés pleinement. Il faut respecter le rôle de l'indépendance opérationnelle du système humanitaire piloté par l'ONU, alors que nous nous mettons à pied d'œuvre collectivement pour enclencher la relance dont Gaza a tellement besoin. Madame la Présidente, nous n'avons pas de temps à perdre. Toute paralysie supplémentaire risque de transformer le statu quo en une réalité permanente. Chaque jour d'impasse en matière de relance amplifie les risques sanitaires et sécuritaires. Et Gaza ne sera pas la seule victime. En fin de compte, reconstruire Gaza sera bien plus difficile. Je me félicite des efforts consentis pour sortir de l'impasse en mettant en œuvre la résolution 2803 du Conseil de sécurité, adoptée en 2025. Le plan global pour mettre fin au conflit de Gaza doit être mis en œuvre pleinement et toutes les parties doivent respecter les engagements y conscris, avec notamment le désarmement du Hamas et des autres groupes armés, le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement d'une force de stabilisation internationale. Le Comité national pour l'administration de Gaza doit avoir les capacités de s'acquitter de ses responsabilités de gouvernance transitionnelle, travaillant en coordination avec l'Autorité palestinienne et les autres partenaires compétents. La société civile, notamment les femmes, les jeunes et les organisations, doivent avoir la possibilité d'agir. Toutes les parties prenantes, en outre, doivent créer des conditions propices à un bon fonctionnement du secteur privé, puisque c'est une composante indispensable de la relance à Gaza. Tout ceci doit contribuer à la réunification de Gaza et de la Cisjordanie dans le cadre d'un gouvernement palestinien unique et légitime. Madame la Présidente, La situation en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, continue d'aller de mal en pis. Les opérations militaires israéliennes, la violence tous azimuts et généralisée des colons, les attaques palestiniennes contre les Israéliens, les déplacements et les restrictions de déplacement provoquent un bilan de plus en plus lourd. La violence des colons continue à un niveau très élevé, avec des attaques quotidiennes contre des Palestiniennes et Palestiniens, leurs foyers, leurs propriétés. souvent en présence de forces israéliennes. La récolte annuelle des olives demeure la cible d'attaques systématiques des colons et cette année, cela s'est répété à nouveau avec des attaques enregistrées en début de récolte. Les autorités israéliennes ont arrêté plusieurs coupables, mais la très grande majorité des personnes, des auteurs, n'ont toujours pas répondu de leurs actes. Les autorités israéliennes doivent faire davantage pour protéger les Palestiniennes et les Palestiniens face à la violence et face à l'intimidation. doivent garantir un accès sûr à leurs terres et s'assurer que les auteurs répondent de leurs actes. Les attaques palestiniennes contre les Israéliennes et Israéliens doivent aussi cesser. L'expansion des colonies de peuplement continue à un taux alarmant. Le 28 septembre, le procureur général d'Israël a tranché que le 19 octobre devait être la date butoir pour la procédure de passation de marché pour les unités de colonies dans la zone E1, même si les appels d'offres ne pouvaient être cédés qu'après le 27 octobre, date de l'élection. Le 9 octobre, le président palestinien, M. Abbas, a émis un décret remettant à plus tard les élections législatives qui devaient avoir lieu le 28 novembre. Ces élections devraient avoir lieu en même temps que les élections présidentielles, le 11 septembre 2027. Cette annonce a causé des frustrations intenses pour un grand nombre de Palestiniens. qui, à nouveau, voit les élections retardées pour élire leurs représentantes et représentants. Les élections, c'est indispensable. C'est un élément du renouvellement des institutions nationales palestiniennes permettant aux Palestiniens de réaliser leurs aspirations démocratiques. L'ONU continuera à soutenir la Commission électorale centrale palestinienne, comme c'était demandé, pour s'assurer que des préparations techniques vont bon train et que les élections auront bien lieu. Madame la Présidente. Lors de mes exposés au Conseil de sécurité, j'ai essayé de vous présenter une image réaliste de la situation sur le terrain. Et aujourd'hui, je me sens obligé de tirer la sonnette d'alarme. À Gaza, le désespoir est palpable. Un an après la décision du cessez le feu, trop de personnes n'ont pas vu la moindre amélioration dans leur vie ou presque. Cette frustration ne peut pas s'accumuler indéfiniment. Le risque d'un retour de la guerre n'a jamais été plus élevé. Nous devons l'éviter à tout prix. La Cisjordanie est aussi un point de bascule. Les Palestiniennes et les Palestiniens ont peur pour leur sûreté, leur mode de subsistance. Des communautés sont poussées dans des zones de plus en plus fragmentées, érodant la base territoriale d'un futur État palestinien souverain. Madame la Présidente, le choix est clair, le cessez-le-feu à Gaza doit désormais être le fondement d'une relance véritable et d'un règlement politique durable. L'occupation illicite doit cesser dans tout le territoire palestinien occupé. Lors de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale, la communauté internationale a réaffirmé son appui pérenne à la solution des deux États. Ce soutien doit se traduire en des mesures concrètes et coordonnées sur le terrain. La résolution 2803, le plan global La Déclaration de New York et l'Alliance mondiale sont autant d'éléments complémentaires d'un cadre international qui peuvent nous aider à opter pour des solutions plus constructives. Nous devons intégrer ces instruments pour parvenir à notre objectif collectif: deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, avec Jérusalem pour capitale des deux États. Je vous remercie de votre attention, Madame la Présidente, et Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité.
Je remercie M. Alakbarov de cet exposé et je donne la parole au représentant de l'État observateur de Palestine.
Merci, Madame la Présidente. Avant toute chose, qu'il me soit permis de vous remercier d'avoir convoqué ces deux séances. Et je remercie aussi M. le coordinateur spécial en exercice, M. Alakbarov, de son exposé, de ses efforts. Madame la Présidence. Nous souffrons d'une maladie incurable qu'on appelle l'espoir, l'espoir d'une libération, l'espoir d'une indépendance, l'espoir d'une vie normale, une vie où nous ne serons ni héros ni victimes. C'est ce qu'a dit Mahmoud Darwish. Il porte sur l'aspiration la plus profonde de notre peuple, vivre simplement, librement, sur leurs terres, la terre de leurs ancêtres. Madame la Présidente, je me souviens très bien de ce qu'il s'est passé après le 7 octobre ici à l'ONU. Je me souviens des condamnations univoques des attaques du Hamas par les membres du Conseil de sécurité et par un grand nombre d'États membres, et des appels immédiats à la libération de tous les otages et de toutes les otages, israéliennes et israéliens. Le 11 octobre, quatre jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères arabes se sont réunis Quatre jours plus tard, et 1100 Palestiniens avaient déjà été massacrés. Les ministres, donc, ont condamné les meurtres et la prise possible des civils des deux côtés, ont rejeté tout acte violent le droit international humanitaire et ont appelé à la libération des civils, des prisonniers, prisonnières et détenus. Il y a eu des condamnations. On a reconnu cette souffrance. Il y avait de l'empathie pour les victimes israéliennes. Je me souviens aussi de ce que m'ont dit certains collègues, certains amis même. Israël a le droit de se défendre. Israël va faire tout ce qui est nécessaire pour se défendre et malheureusement, un grand nombre de Palestiniennes et Palestiniens innocents devront mourir. Et j'essaie de me souvenir, après des massacres de Palestiniens, est-ce que quelqu'un nous a jamais dit que nous avions le droit de faire tout ce qui était nécessaire que des morts civiles israéliennes seraient une conséquence acceptable et inévitable? Non, jamais, jamais, jamais depuis le 7 octobre, jamais avant, jamais lorsque 10 000, 20 000, 70 000 Palestiniens et Palestiniennes ont été tués. Et si la violence est une impasse, comme on nous le dit souvent, et je pense que c'est évidemment le cas, Comment le militarisme israélien peut-il être justifié, tout comme sa violence brutale, alors que le pacifisme palestinien, lui, est une exigence? Le droit d'un peuple à la sécurité dépasserait donc et serait prioritaire par rapport au droit à la vie d'un autre peuple. Et les peuples sous occupation devraient souscrire à cette thèse suprémaciste pour prouver leur volonté de faire la paix. Madame la Présidente, Israël a décidé d'écraser cette empathie avec des meurtres aveugles massifs de Palestiniens et de Palestiniennes, dont des enfants notamment. 22 000 enfants palestiniens ont été tués, y compris plus de 1000 bébés. 600 bébés sont nés et sont morts lors du massacre israélien à Gaza. Le massacre fut leur seule expérience de vie. Lorsque des Israéliens ont été tués, leur humanité n'a jamais été remise en question. Lorsque des Palestiniens ont été tués, leurs chiffres ont été remis en question, leur innocence aussi, et les controverses se sont multipliées autour des façons de présenter leur mort. Au lieu de se mobiliser pour prévenir le génocide, certains ont décidé d'investir leurs énergies pour dire qu'Israël ne pourrait jamais être accusé de génocide, quel que soit le nombre de Palestiniens tués. Des porte-parole israéliens ont rappelé au monde que 1 200 Israéliens tués représenterait, toutes proportions gardées, à 45 000 Américains. Au moins 74 000 Palestiniennes et Palestiniens ont été tués à Gaza, directement, sans doute beaucoup plus. Et toutes proportions gardées, l'équivalent serait 11 millions d'Américaines et d'Américains, plus de 2 millions de Français ou de Britanniques. Des familles multigénérationnelles ont été rasées de la face de la terre, d'autres ont dû continuent à fuir sans pouvoir faire le deuil de leurs pertes, à la recherche de nourriture, d'eau, d'un abri dans les décombres de leur foyer. Et pourtant, on ne leur donne toujours pas le temps de faire leur deuil. 92% des maisons à Gaza ont été détruites ou endommagées. 92%, c'est-à-dire presque tout Gaza. Les dirigeants israéliens ont fait des déclarations ne laissant pas le moindre doute quant à leurs intentions. Netanyahou a parlé d'une population sans zone de retour. Smotrich s'est vanté, disant qu'Israël avait tout simplement rasé Gaza. Katz a menacé le Liban de dévastation similaire, menacé d'agir. Doit-on faire semblant de ne pas entendre ces déclarations, de ne pas voir ce qu'il se passe? Madame la Présidente, nous vous avons mis en garde face au massacre qui allait venir, face aux objectifs de déplacement forcé et d'annexion. Quelle a été la réponse? Nous avons cherché une protection, nous n'avons pas cherché à justifier la violence, qu'elle soit légitime ou illégitime. Nous avons cherché la justice, pas la vengeance. Nous avons cherché la reconnaissance de notre État, pas l'élimination d'un autre. Nous avons cherché un cessez-le-feu, pas à obtenir des armes. Et pourtant, on nous demande de prouver notre engagement face à la paix, alors que les forces de sécurité palestiniennes n'ont pas tué le moindre Israélien. dans cette lutte existentielle pour notre peuple et nous avons accepté la solution des deux États. Alors, et nous avons essayé d'éviter le cycle de violence qui se déploie pour l'instant, alors qu'Israël a fait tout ce qui est en son pouvoir pour détruire l'État palestinien et continue sur cette voie. Et alors qu'Israël a tué et continue à tuer un grand nombre de Palestiniennes et Palestiniens. Et devrait-on accepter de siéger derrière la barre des accusés? Que sont censés faire les Palestiniens? Attendre la prochaine guerre, attendre plutôt la prochaine bombe que des soldats et des colons attaquent leurs foyers, leurs enfants, prier pour la survie. Une attaque après une autre. Le gouvernement israélien crée des conditions de désespoir et de confrontation tout en éliminant toute possibilité de solution pacifique. Aucune population ne devrait avoir à vivre alors que des occupants ont un pouvoir de vie ou de mort. La protection internationale est nécessaire plus que jamais par le passé, on ne peut pas justifier cette attente de notre population, de notre peuple. Madame la Présidente, un million de Palestiniennes et de Palestiniens ont été arrêtés par Israël depuis le début de la question de la Palestine. Plus de 10 000 demeurent en geôle israélienne. La plupart de ces personnes sont la moindre accusation. Des Palestiniens sont confrontés à un système de justice militaire où ils sont présumés coupables, où ils peuvent faire l'objet de tortures, de viols, où ils font l'objet de châtiments collectifs et où il y a une totale impunité pour les crimes contre eux. Israël peut tuer n'importe qui, n'importe quel Palestinien, sans devoir apporter des preuves. Ils peuvent même tuer leur famille, leurs voisins, les voisins de leurs voisins. Et nous savons ce que cela veut dire pour des familles qui ont été rasées. pour des médecins, docteur Anna Al Bush, qui est mort en détention israélienne après des atteintes sexuelles et de la torture. Docteur Foussam Abou Safia demeure en détention. Pour les journalistes tués, alors qu'Israël restreint l'accès des médias internationaux à Gaza pour ne pas soutenir les collègues palestiniens et pour ne pas mettre en lumière encore davantage la réalité quotidienne en Palestine, il est plus facile d'attaquer des journalistes palestiniens, que des journalistes internationaux, pour les travailleurs humanitaires et personnels de l'ONU qui sont attaqués alors qu'ils essaient de sauver des vies. Et lorsque les Palestiniens et Palestiniens cherchent à ce que des comptes soient rendus, à ce que justice soit rendue, alors il y a des représailles. Devons-nous accepter que nous n'avons tout simplement pas le droit de nous défendre, pas le droit de chercher à être protégés, pas le droit de saisir la justice? Que la seule chose qui nous reste, c'est la mort? Et pourrait-on mourir en silence, si possible? Qui accepterait ce genre de contrat pour vos populations? Nous avons été raisonnables, plus que raisonnables, mais nous ne pouvons pas céder notre humanité, nos droits, notre avenir pour une puissance occupante qui nous opprime. Ce n'est pas comme ça qu'on conclut un accord de paix. Non, ça, c'est le chemin de l'extinction. Madame la Présidente, merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour sauver la Palestine et avancer la cause de la paix. Nous remercions les médiateurs. les coprésidents de la conférence internationale Arabie saoudite et la France, et tous les autres coprésidents qui ont mené à l'adoption historique de la Déclaration de New York. Merci à l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution des deux États. Merci à d'autres initiatives, le groupe de La Haye par exemple, et tous les pays qui ont adopté des mesures politiques, juridiques, humanitaires et économiques pour mettre fin à l'occupation, pour que la paix et la justice l'emportent. Nous remercions les millions de personnes dans le monde qui se mobilisent pour la vie et la liberté palestiniennes. Ces efforts doivent continuer et gagner de l'ampleur avant qu'il ne soit trop tard. Le changement de l'opinion publique, notamment dans ce pays, change la donne. Et les gens ne vont tout simplement pas oublier ce qu'ils ont vu. Madame la Présidente, en Jordanie, notamment à Jérusalem-Est, plus de 1 000 Palestiniennes et Palestiniens ont été tués ces trois dernières années. Environ 6 000 attaques de colons ont été enregistrées depuis le début de l'année 2026. des colons et des soldats sèment le chaos, souvent agissant ensemble. Netanyahou dit que les coupables sont des délinquants juvéniles. Alors, des délinquants? Comme si la mort n'était pas un crime. Alors pourquoi Israël ne les arrête pas? Qui les arme? Qui les protège? Qui s'assure de l'impunité? Ce n'est pas une aberration isolée, c'est une politique délibérée de déplacement et de remplacement consolidant un contrôle et ancrant une annexion. Le président Trump a mis en garde contre une annexion. La très grande majorité des États membres ont condamné ces tentatives. Et pourtant, pourtant, Israël continue cette politique au quotidien, notamment dans la zone E1, la ligne rouge ultime. Israël contrôle déjà deux tiers de la Cisjordanie deux tiers de Gaza et vous dit à toutes et à tous qu'il compte bien viser plus haut encore et Israël a rendu 87% de Jérusalem-Est une zone interdite pour les Palestiniennes et les Palestiniens pour les Palestiniens de Jérusalem alors que le reste de Jérusalem est tout simplement une zone interdite. Nous nous félicitons des sanctions et mesures déjà adoptées, mais ces mesures doivent pouvoir empêcher les violations et inverser l'annexion. C'est à l'aune de ces mesures qu'on saura si oui ou non nous sommes sérieux. Ce que nous demandons, c'est très simple. Il y a des obligations. Pas d'armes qui nous tuent, pas de commerce qui nous empêche de vivre, aucune impunité pour les crimes, pas d'argent pour soutenir l'occupation illégale. Pas d'entreprises, pas d'ambassades qui couvrent l'annexion, pas d'assistance, pas de complicité, pas de destruction de nos vies. Madame la Présidente, nous avons salué l'accord de cessez-le-feu et je le répète et je l'ai dit alors, sans le président Trump, il n'y aurait tout simplement pas eu de cessez-le-feu.
Les familles israéliennes savent qu'elles doivent la libération des otages, morts et vivants, à ces efforts. Les familles israéliennes ont clamé son nom. Ils ont conspué Netanyahou car ils savaient qu'il constituait un obstacle. Il s'opposait à l'accord et reste opposé. Nous reconnaissons le rôle des médiateurs et du Conseil de paix. Nous voyons les efforts déployés à ce jour, le temps, l'énergie investie. Nous n'avons aucune intention d'amenuiser ces efforts. Mais reconnaître l'effort diplomatique ne peut pas nécessiter de nous que nous ignorons volontairement la réalité. Plus de 1400 Palestiniens ont été tués depuis le cessez le feu, y compris plus de 300 enfants. Un enfant palestinien est tué chaque jour. Est-ce que quelqu'un considérerait qu'un cessez-le-feu est respecté si 1400 Israéliens avaient été tués, ou 140, ou 14? Nous reconnaissons la réduction significative du nombre de morts, mais en quoi est-ce que cela aide une mère qui a pu garder son enfant en vie pendant toute la guerre et lorsqu'elle pensait qu'enfin il était en lieu sûr, elle doit simplement l'enterrer, enterrer cet enfant après le cessez-le-feu. Nous reconnaissons que l'aide humanitaire a amélioré la situation, mais passer de la famine à une malnutrition aiguë ne saurait être qualifié de succès. Notre peuple mérite plus que la survie parmi les ruines, parmi les dépouilles des êtres chers. que nous ne pouvons même pas récupérer et auquel nous ne pouvons même pas offrir un enterrement digne de ce nom. Israël entravé les efforts du Conseil de paix jour et nuit en essayant de maintenir le contrôle de la situation tout en procédant à des déplacements tout en misant sur l'annexion et la liquidation de la Palestine. Sans cette obstruction, la situation aurait pu s'améliorer de façon spectaculaire durant l'année écoulée et les Palestiniens auraient pu se voir épargner ces souffrances inutiles. Mais cette annexion fait partie intégrante du plan israélien. C'est essentiel pour la mise en œuvre de ce plan. Madame la Présidente, nous avons appuyé le plan de cessez-le-feu et la résolution du Conseil de sécurité, l'enterrement, parce que cela incarnait des principes fondamentaux. Pas d'occupation, pas d'annexion, pas de déplacement forcé. La réunification de Gaza et la Cisjordanie sous l'autorité palestinienne, avec un seul gouvernement, une seule loi, une arme et une voie crédible vers le statut d'État. palestinien. Ces principes sont au cœur du mandat du Conseil de paix, mais Israël s'oppose à chacun de ces principes. Alors, comment se fait-il qu'Israël ait accepté le plan? C'est parce qu'Israël a son propre plan. Israël cherche à exploiter le désarmement du Hamas et la réforme de l'Autorité palestinienne comme condition indéfinie pour l'obstruction. disons que de toute façon, il n'y aura jamais de mise en œuvre du plan, il n'y aura jamais d'État palestinien. Lorsqu'une feuille de route inespérée pour la mise en œuvre du plan a vu le jour, comment a réagi Israël? Israël a rejeté cette idée, a essayé de saboter cette feuille de route parce qu'elle supposait le retrait total de Gaza. Si Israël voulait vraiment le désarmement, elle aurait dû s'en féliciter. Il en va de même avec les réformes palestiniennes. Passer un programme de protection sociale dépendant simplement des besoins est considéré comme une injustice par de nombreuses familles qui ont connu des pertes colossales. Accorder la priorité à la réforme des programmes scolaires est difficile à expliquer lorsque les enfants n'ont tout simplement pas d'école dans laquelle ils pourraient aller, lorsqu'ils étudient dans des temps de fortune, lorsqu'ils sont attaqués par les forces d'occupation ou les colons israéliens. Mais ces efforts, ces réformes ont été mises en œuvre pour essayer de trouver une issue. Israël rejette tout cela en exigeant un respect à 100% par les palestiniens malgré ces violations systématiques des accords si Israël voulait une explosion en Cisjordanie qu'est ce qu'Israël ferait différemment détruire les camps de réfugiés terroriser les communautés les arrestations de masse les sévices imposés ou infligés aux prisonniers la violation du statu quo historique des lieux saints chrétiens et musulmans la préservation des recettes qui ne sont pas versées. Ca fait très longtemps que les salaires, que les traitements ne peuvent pas être payés. 15 mois, quel pays tiendrait, quelle administration, quel gouvernement tiendrait sans versement des salaires pendant 15 mois? Destruction des moyens de subsistance, sans oublier les oliviers centenaires qui sont déracinés, qui sont pourtant l'histoire même de notre pays, et les efforts visant à saper l'Autorité palestinienne. Ce sont là des conditions d'un effondrement, du chaos, et non pas celles de la réforme, de la stabilité ou de la paix. Et Israël croit que l'effondrement de l'Autorité palestinienne, le chaos et la poursuite des souffrances à Gaza, la peur en Cisjordanie, constitueront l'environnement parfait pour parachever ses plans. c'est-à-dire pour enlever les Palestiniens et annexer leurs terres. Madame la Présidente, l'autodétermination palestinienne est une norme impérative du droit international. Cela ne peut pas dépendre de l'approbation de la puissance occupante. Aucune nation représentée ici n'accepterait un examen conçu et noté par les colons comme condition d'indépendance. Israël exige une réforme tout en l'entravant, le désarmement tout en n'armant les colons, la sécurité tout en nous refusant la nôtre, les garanties d'un Etat tout en détruisant notre statut d'Etat, des assurances pour son peuple tout en. de la part du peuple qu'il détruit, ce n'est pas la paix, c'est un assujettissement permanent. Madame la Présidente, est-ce qu'Israël rejette les deux États? Si Israël rejette les deux États, que propose Israël? Un État avec des droits égaux, une occupation permanente, l'apartheid, le nettoyage ethnique, le génocide, un assujettissement ad vitam aeternam? L'annexion ne saurait être justifiée par le besoin de sécurité, pas en Palestine, pas au Liban, pas en Syrie. nulle part. Ou alors les frontières seraient dénuées de sens et les guerres seraient permanentes. Madame la Présidente, notre région a une riche diversité. C'est une bénédiction que d'aucuns veulent transformer en malédiction. Notre région a ses peuples, ses religions, ses cultures, ses civilisations. Cette diversité est une de nos plus grandes forces, mais elle devient une vulnérabilité lorsque les divergences, les différences sont exploitées délibérément pour nous diviser. Certaines forces de la région croient qu'elles peuvent tirer leur force de ces divisions. C'est également vrai en Israël, lorsque ses dirigeants semblent convaincus que plus notre région se divise, plus Israël sera indispensable. Ils semblent convaincus que plus les voisins sont faibles, plus sa position est forte, que plus les troubles sont nombreux, moins Israël devra rendre des comptes, attiser les flammes de la division et puis après se présenter comme la seule protection contre cet incendie. Israël dit toujours que la raison, la région est à une guerre de la paix avant de passer à la guerre suivante. La vérité est que nous sommes peut être à une paix de la paix. La paix commence avec la Palestine. Nous sommes soit des États souverains à droits et devoirs égaux, partageant la sécurité, la prospérité, ou bien nous serons des belligérants pour toujours. L'Europe s'est trouvée face à une telle décision il y a 80 ans. Elle a choisi de tirer les enseignements de la tragédie et non pas de la répéter. Madame la Présidente, nous assumons une responsabilité historique pour ne pas transformer un conflit politique en conflit religieux éternel. C'est un conflit politique. Il a une solution politique. fidèles de quelque foi que ce soit, ne sauraient être jugés responsables de l'action d'un Etat ou d'un groupe. Leur foi ne doit pas être utilisée par les auteurs de crimes pour les protéger de la redevabilité. Notre responsabilité n'est pas simplement d'oublier les souffrances, mais de les penser pour que les générations futures ne les connaissent pas. Nous devons insister pour la paix. pour une question d'humanité, de bon sens ou même de simple égoïsme. Si après ces trois dernières années, les gens ne sont toujours pas convaincus que c'est la seule solution, que nous devons tout faire pour aller dans ce sens, alors c'est la fin. Nous sommes voués à l'échec. L'occupation doit cesser. L'aspiration de domination, de suprématie, doit être abandonnée. La paix, la prospérité, la sécurité partagée doivent devenir une réalité. Le peuple palestinien est une nation fière et solide et capable. Longtemps après la Nakba, les Palestiniens ont construit des villes, des institutions culturelles, des cinémas, des maisons de la radio. Ils ont contribué aux arts, au développement. Ils ont fait de la Palestine un pôle de transport après la Nakba. Et alors qu'ils sont encore dans des tentes de réfugiés, ils ont misé sur l'éducation. Ils sont devenus un peuple très éduqué. Ils ont donné des enseignants à toute la région. Ils ont continué, affirmant d'une créativité extraordinaire, d'un esprit d'entreprise, d'une détermination remarquable, et continuent à reconstruire leur maison, leur communauté. à rebâtir leur vie même s'ils sont détruits maintes fois mais aucun peuple on ne peut s'attendre on peut pas s'attendre à ce qu'un peuple reconstruise tout pour que tout soit ensuite détruit génération après génération nous sommes fiers de notre résilience palestinienne de notre souma mais il est injuste de demander d'exiger la résilience éternelle au lieu de laisser un peuple vivre nous souffrons d'une maladie incurable appelée l'espoir. L'espoir de libération et d'indépendance, l'espoir de vivre une vie normale dans laquelle nous ne serons ni héros ni victimes. Israël croit que l'espoir est son pire ennemi parce que nous refusons de nous rendre, de céder notre pays. Mais la réalité c'est que Il faut que les Palestiniens aient l'espoir, qu'ils comprennent qu'il y a une voie vers la paix, pour qu'ils connaissent cette vie à laquelle ils aspirent, qu'ils recherchent, pour qu'ils connaissent cette vie. Le désespoir, voilà le plus grand danger. L'existence, la liberté palestinienne ne menace pas la paix. Nier aux Palestiniens leur existence est une menace à la paix. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'État observateur de Palestine. Je donne maintenant la parole au représentant d'Israël.
Je vous remercie, Madame la Présidente. Je voudrais tout d'abord remercier Monsieur Alagbarov de son exposé. Madame la Présidente, Dans 12 jours, plus de 7 millions d'électeurs vont voter dans nos élections. Ce matin, j'ai moi-même voté à la mission. Mais aujourd'hui, la réalité est alarmante. Nous avons vu les rapports. L'Iran, le Hezbollah et d'autres extrémistes de la région conspirent pour tirer parti de cette période électorale en Israël. en utilisant des exercices de missiles, des attaques cybernétiques ou des campagnes de désinformation. Et donc, notre mise en garde est claire: quiconque essaie de menacer ou d'attaquer Israël connaîtra des conséquences dévastatrices. Madame la Présidente, c'est précisément sur cet extrémisme que nous allons mettre l'accent aujourd'hui. Ce n'est rien de nouveau. Israël a déjà connu cet extrémisme. La semaine dernière, ça faisait trois ans que les attaques du 7 octobre ont eu lieu. Le Hamas a tué des femmes, des familles entières, des familles brûlées, des enfants brûlés vifs, des enfants décapités. Des milliers de personnes ont été tuées. Beaucoup ont été enlevées. amener à Gaza des personnes âgées, des jeunes, des enfants. Les chiffres sont clairs, nous pouvons les répéter. Nous voulons que tout le monde comprenne ce qu'Israël a connu. Nous espérons que le Conseil va enfin se pencher sur ces entités terroristes et inscrire le Hamas sur la liste des organisations terroristes. Hélas, cela n'a pas été le cas. Trois ans après, Hamas continue de la terreur à Gaza. Ces tunnels sont encore utilisés. L'idéologie qui se cachait derrière le 7 octobre reste vivante. Madame la Présidente, trois ans plus tard, il y a lieu de rappeler ce qui se passe lorsque l'idéologie de l'extrémisme est mise en oeuvre. Nous avons des exemples fort douloureux. Altassa était l'aîné de trois enfants. Il est allé à la plage ce matin-là pour surfer avec ses copains. Et puis, dix terroristes du Hamas sont arrivés alors que c'était le Shabbat. Et il a finalement pu se réfugier dans des toilettes. Il a appelé sa mère, mais finalement, ses derniers mots qu'elle a entendus au téléphone était à la et grand et pourtant ce n'était que le début de ce cauchemar pour cette famille qui vivait dans une petite communauté une communauté très paisible celle d'assala les habitants de cette communauté croyaient à la paix priaient pour la paix travaillaient pour la paix avec les habitants de Gaza et ce depuis de nombreuses décennies mais le Hamas n'était absolument pas intéressé par la paix lorsque les terroristes ont envahi nikava sala Des enfants de 12 et 8 ans se sont réfugiés avec leur père dans la pièce sûre. Mais finalement, au bout d'un moment, il a essayé de sortir, de protéger la maison, etc. Il n'y est plus arrivé, donc il est revenu dans la salle sécurisée. Mais les terroristes sont allés d'une maison à l'autre. Ils ont tué tout ce qui bougeait et finalement, ils sont arrivés dans cette maison. Ils ont semé la terreur et finalement, il n'y avait plus où se cacher. Le le père a consenti le sacrifice ultime. Il a recouvert ses enfants de son corps. Il a été tué immédiatement. Or, ce père-là, ce n'était pas un soldat. C'était un civil, un civil qui croyait à la paix, qui croyait à la coexistence. Un père qui voulait simplement protéger ses enfants. Il les a sauvés, mais ils ont été grièvement blessés. Koyen et Charles sont sortis au courant de cette se sécuriser. Ils avaient le corps en sang et ils se sont réfugiés dans la cuisine où les terroristes les attendaient. Ils les ont suppliés de les sauver et puis finalement, des enfants s'est couché au sol. Ce sont là des souffrances humaines considérables. Mais cela n'a pas gêné les terroristes, comme si rien ne s'était passé. Les terroristes ont ouvert le frigo, ils ont pris une bouteille de Coca moitié vide et ils ont bu cette bouteille ou cette canette de Coca devant les enfants. Ce n'est pas une histoire que j'ai simplement entendue, une seule histoire. Le Hamas a corroborer tout cela, a pris des notes, toutes ces informations, filmé, mis cela sur les réseaux sociaux et par conséquent, nous nous souviendrons ce qu'ont subi ces enfants, Sabi et d'autres. Leur vie a été changée par cette idéologie, cette idéologie qui voit dans la coexistence une menace. Voilà une histoire parmi d'autres, parmi des centaines, des centaines d'histoires qui sont semblable à celle-ci. Donc trois ans plus tard, le Conseil de sécurité doit se poser la question suivante est-ce que cette idéologie a été démantelée? est-ce que ou bien est-ce que vous permettez à cette idéologie de se répandre? Madame la Présidente, il y a un an, nous pensions que cette histoire était derrière nous. Il y a un an, exactement un an, tous les otages vivants ont pu rentrer chez eux. Nous avons agi en toute bonne foi pour bâtir un avenir meilleur. Mais le Hamas n'a pas respecté ces son côté de l'accord. Chaque mois, nous venons ici au Conseil, nous entendons vos préoccupations en ce qui concerne la situation humanitaire, en ce qui concerne les articles à double usage, en ce qui concerne les abris, etc. Il y a quelques semaines, on nous a parlé de toutes ces questions. Mais soyons honnêtes, soyons clairs, si nous continuons à discuter de ces préoccupations tout en ignorant à dessein le principal problème, nous continuerons de venir ici en tournant autour du pot sans rien régler au véritable problème. Le Hamas doit se désarmer. Ces derniers mois, le Hamas a violé le cessez-le-feu. Nous avons confirmé ces violations du cessez-le-feu à maintes reprises, des explosifs dans certaines zones peuplées. ont été posées par le Hamas. Tout ceci est attesté avec de nombreuses activités du Hamas, dans des hôpitaux, etc. Le Hamas, qui a perpétré les attentats du 7 octobre, est toujours là, présent. Le Hamas a dit publiquement qu'il n'allait pas mettre en œuvre le plan. Il y a un an, j'étais ici, assis ici, dans cette même salle. le Conseil a adopté la résolution 2803. Vous avez peut-être oublié les termes de cette résolution. Je vais vous le rappeler. Premier point, premier point du plan à 20 points. Gaza sera déradicalisée. sera une zone ne posant pas une menace à ses voisins. Voilà donc le premier point. Le Conseil est convenu qu'il ne peut y avoir d'avenir pour Gaza tant que le Hamas reste armé et continue de menacer Israël. Madame la Présidente, la radicalisation n'est pas simplement un problème à Gaza. C'est un problème qui concerne l'ensemble de notre région. Au Moyen-Orient, il y a une lignes très claires tracées dans le sol. D'un côté, nous avons des pays qui refusent la radicalisation, l'idéologie radicale, qui refusent que cela dicte leur avenir. Et de l'autre côté de cette ligne, nous avons des pays qui acceptent cette radicalisation, qui acceptent qu'elle sème la terreur et le conflit. On doit choisir son camp. avons des pays comme l'Égypte la Jordanie les Émirats arabes unis le Bahreïn l'Arabie saoudite des pays qui ont pris des mesures pour endiguer les éléments radicaux mais dans d'autres endroits dans des pays tels que la Syrie le Liban nous voyons ce qui se passe avec le Hezbollah les Houthis au Yémen nous voyons ce qu'ils font s'attaquant à la navigation en mer Rouge. Là, nous allons des radicaux. Il n'y a pas de zone grise, c'est la réalité. Soit vous avez l'ordre, soit vous avez le chaos. Ce qui m'amène à l'Autorité palestinienne. Je vous ai écouté très attentivement, monsieur le représentant de la Palestine, mais je voudrais vous poser une question. Où est-ce que vous allez mettre l'Autorité palestinienne? quel côté de cette ligne? Finalement, du côté de la ligne où l'on lutte contre les idéologies radicales ou bien de l'autre côté? Est-ce que vous êtes trop faible pour que les radicaux n'imposent pas leur action? Je vous rappelle ce qui s'est passé en 2006 à Gaza. Nous avons quitté Gaza complètement en 2005. Nous avons enlevé toutes les communautés juives, toutes les bases militaires, même les cimetières. Nous avons donné les clés aux habitants de Gaza. Ils ont décidé de tenir des élections un an plus tard. Et lorsque ces élections ont été organisées, le Hamas l'a remporté. Il a pris les rênes de Gaza et nous avons donc eu là la tête de Gaza, les dirigeants de ce mouvement. Et donc, nous n'avons guère été surpris d'apprendre vendredi que les élections étaient une nouvelle fois reportées. Mahmoud Abbas va continuer son mandat de quatre ans qui a commencé en 2005, plus de 20 ans. Nombre de pays, la France, le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada, des pays de l'Union européenne ont rapidement condamné cette annonce de vendredi. L'Autorité palestinienne accuse Israël d'être responsable de ce retard. Mais soyons honnêtes, nous savons très bien quelle est la véritable raison pour laquelle il n'y aura pas d'élections. Ils craignent que le Hamas gagne ces élections, comme les élections de 2006, les dernières élections. Et il y a une raison à cela. Mahmoud Abbas et l'Autorité palestinienne savent que cela pourrait être leur dernière élection à Ramallah. Ils voient ce qui s'est passé à Gaza, ce qui va se passer ensuite en Judée et en Samarie, exactement ce qui s'est passé à Gaza. Ils devraient donc se demander comment ils en sont arrivés là. Pourquoi craignent-ils de perdre l'élection face au Hamas? Mais nous savons quelle est la réponse. L'Autorité palestinienne possède des écoles qui enseignent aux enfants la même idéologie radicale du Hamas, même aux petits enfants, même en maternelle. Les enfants palestiniens ne devraient pas apprendre qu'Israël ne devrait pas avoir le droit d'exister, que l'avenir du territoire sera construit sur les ruines de l'État d'Israël. Ce n'est pas ainsi que l'on peut prétendre que l'on promeut la paix alors que l'on verse des millions de dollars à ceux qui tuent des civils israéliens. Vous dites que vous n'avez pas d'argent pour les fonctionnaires de l'État, mais combien d'argent avez-vous donné aux terroristes ces derniers mois? Hamas a dit très clairement que la priorité serait de payer les familles des terroristes avant tout. L'Autorité palestinienne doit affronter ces éléments et non pas laisser tout cela mûrir. Voilà ce qu'il faut faire pour l'avenir. Indéniablement, Madame la Présidente, Israël est toujours menacé par cette idéologie radicale. Il y a deux semaines, le vol FlyDubai 1073 se rendait vers Tel Aviv avec des familles qui revenaient en Israël. Et nous savons tous ce qui s'est passé. Le copilote a attaqué le capitaine, a pris les manettes et voulait écraser l'avion contre l'aéroport. C'était prévu à l'avance. Il voulait tuer tous les passagers, des gens sur le terrain, ce n'était pas une erreur mécanique, ce n'était pas une faille, c'était une attaque terroriste comme le 11 septembre. Et l'avion a perdu des dizaines de mètres d'altitude en quelques secondes. Mais contrairement à ce qui s'est passé le 7 octobre, la fin de l'histoire quand même pu être transformé parce que des capitaines, des passagers sont arrivés à ouvrir la porte du cockpit et ils ont pu reprendre le contrôle de l'avion. Ils ont pu éviter que l'avion ne tombe à pic et l'Israélien qui a sauvé ses passagers avait appris comment faire en regardant une émission à la télévision. Nous saluons le capitaine, nous saluons son courage, le courage de tous ceux qui ont résisté. Cet incident devrait alarmer le Conseil. La radicalisation ne connaît aucune frontière. La radicalisation peut commencer très loin de l'endroit où les conséquences sont in fine ressenties. La radicalisation du copilote n'a pas commencé au Moyen-Orient. Cette radicalisation a commencé en réalité en Australie. Il a regardé un contenu extrémiste en ligne en Australie. Il a été inspiré par Al-Qaïda. par les attaques du 11 septembre. Le Conseil doit aujourd'hui se retrouver face au même choix que les passagers dans cet avion, soit laisser cette idéologie, poursuivre son chemin, soit lutter pour protéger des vies. En conclusion, madame la présidente, notre vision stratégique pour le Moyen-Orient n'est pas définie simplement par la menace à laquelle nous sommes confrontés. Cela est défini par l'avenir que nous voulons bâtir. Regardez, les accords d'Abraham, Israël, le Maroc, le Bahreïn, les Émirats arabes unis et d'autres partenaires de la région ont montré que la coopération est possible. Les extrémistes veulent détruire toute possibilité d'avoir un Moyen-Orient différent. Ils ont essayé le 7 octobre, ils ont essayé dans le cockpit de Fly Dubai, de l'avion de Fly Dubai, mais rien de tout cela ne définira, ne déterminera notre avenir. Nous n'oublierons pas ce qui s'est passé. de cet octobre, ni dans dix ans, ni dans 20 ans. Nous ferons tout pour préserver, pour défendre la paix, pour lutter contre les radicaux dans notre région. Israël n'acceptera aucune destruction, aucune manœuvre pour laisser le Hamas en place. Le Conseil doit maintenant assumer son rôle. Il doit inscrire le Hamas sur les listes, il doit le sanctionner, il ne doit pas permettre que des terroristes et des radicaux dictent l'avenir de notre région. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant Israël de sa déclaration. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil qui souhaitent prononcer une déclaration. Je donne la parole au représentant des États-Unis.
Merci, Madame la Présidente, et merci, Monsieur le coordinateur spécial en exercice, de son exposé. Il y a un an, nous avons adopté la résolution 2803. Nous avons entériné le plan en 20 points du président Trump pour mettre fin au conflit de Gaza. C'est la seule feuille de route pour un Moyen-Orient sûr, prospère et stable. Le Conseil de paix a prouvé la sagesse de l'enterrement du Conseil le 23 septembre lors de la semaine de haut niveau. Il y a un an, le Comité national pour l'administration de Gaza n'existait tout simplement pas et aujourd'hui, ses commissaires ont été désignés, formés et son personnel est prêt à assumer ses responsabilités. La force de stabilisation se prépare à un déploiement. Des financiers ont débloqué 18 milliards de dollars et le Conseil de paix a, en six mois, adopté un programme en six projets à presque 3 millions de dollars. Gaza ne peut pas se permettre de retrouver des efforts disséminés comme par le passé. Nous appelons toutes les instances de l'ONU, les ONG et les bailleurs de fonds à soutenir le seul programme possible. Cela étant dit, le succès dépendra du dépôt des armes par le Hamas. Le Hamas s'est engagé en octobre 2025 à déposer les armes et, encore une fois, l'a accepté lorsqu'il a accepté la feuille de route du Conseil de paix. Désormais, il faut agir sans plus attendre. La communauté internationale doit mettre des pressions sur le Hamas afin de s'assurer que chaque arme sera examinée et que chaque tunnel, chaque dépôt d'armes sera rendu hors service ou détruit. Rien ne sera misé sur la confiance. Des parties objectives doivent vérifier chaque mesure. Gaza ne peut pas être reconstruite alors que le Hamas a la capacité de replonger Gaza dans la violence et le chaos. Le Hamas n'aura pas de rôle dans la future gouvernance de Gaza. L'Autorité palestinienne a aussi des engagements et à ses fins, mettre fin à l'appui financier, idéologique au terrorisme Et enfin, mettre en œuvre les réformes tant attendues. Tout rôle futur pour l'Autorité palestinienne à Gaza dépendra des mesures prises et des résultats enregistrés, pas uniquement des revendications et promesses. Nous appelons tous les États membres à soutenir pleinement le Conseil de paix, le Comité pour l'administration de Gaza et les forces de stabilisation à utiliser leur influence pour exercer des pressions afin que les engagements soient respectés. Je vous remercie.
Je remercie la représentante des États-Unis de son intervention et je donne la parole au représentant de la France.
Merci, Madame la Présidente. Je remercie le coordonnateur spécial par intérim, M. Ramiz Alakbarov, pour son exposé. En effet, il y a 3 ans, plus de 1 200 personnes, dont 51 ressortissants français, perdaient la vie dans les inqualifiables attaques terroristes du Hamas et le calvaire des otages commençait. La France a fermement et continûment condamné ces actes barbares et, le 7 octobre dernier, le ministre des Affaires étrangères se rendait en Israël en solidarité avec les familles des victimes et avec le peuple israélien. Aujourd'hui, ayons aussi le courage de regarder en face la tragédie qui continue à Gaza, une guerre dévastatrice dont les populations civiles continuent de payer un prix effroyable, des souffrances indicibles pourtant évitables que la résolution 2803 n'a pas encore permis d'apaiser. Briser ce cercle vicieux, construire la paix, suppose une application sincère par toutes les parties de leurs engagements. La mise en œuvre de la résolution 2803 par tous, d'abord. Un an après, le cessez-le-feu continue d'être violé par l'armée israélienne. Les avancées se font attendre sur le désarmement du Hamas. le retrait d'Israël, le déploiement de la Force internationale de stabilisation et celui du Comité national pour l'administration de Gaza. Ensuite, le respect par Israël de ses obligations en vertu du droit international humanitaire. La population gazaouie doit recevoir massivement et sans délai les biens nécessaires pour traverser l'hiver dans la dignité. Les restrictions excessives sur les biens à double usage, L'extension de la ligne jaune réduisant les zones accessibles aux civils et aux humanitaires sont injustifiables. La reconstruction doit commencer sans précondition. Ensuite aussi, l'arrêt par Israël de la colonisation en Cisjordanie. L'expansion effrénée des colonies, dont E1, la trajectoire d'annexion assumée, les actes de terreur systématiques et impunis des colons, l'étouffement financier de l'Autorité palestinienne sont porteurs d'instabilité, y compris pour Israël. La France a pris des mesures commerciales qu'elle porte aussi au niveau européen. Enfin, le respect par l'Autorité palestinienne de ses engagements. Nous regrettons l'annonce par le président Abbas du report à septembre 2027 des élections législatives et présidentielles. Nous appelons l'Autorité palestinienne à organiser ces élections le plus tôt possible pour permettre au peuple palestinien d'exercer son droit démocratique. Tous ces engagements, ils sont au cœur de la 2803, ils sont au cœur de la déclaration de New York. Les principes en demeurent essentiels. Ils vivent un seul objectif, la paix, à travers la solution des deux États. Madame la Présidente, la France est mobilisée pour la stabilité régionale, menacée d'abord par les actions déstabilisatrices de l'Iran, à travers le soutien à ses alliés régionaux, Houthis au Yémen, Hezbollah au Liban. La France réaffirme sa solidarité avec l'Arabie saoudite et les autorités yéménites face à l'escalade militaire des Houthis, à travers ses atteintes à la liberté de navigation dans le Golfe et le détroit d'Ormuz, condamnées par le Conseil dans sa résolution 2817, à travers l'escalade de son programme nucléaire, dont le caractère pacifique ne peut être garanti par l'AIEA, et de son programme balistique. Seule une solution diplomatique résoudra durablement les conflits au Moyen-Orient. La France soutient la poursuite des négociations. Elle salue les efforts régionaux de médiation. L'Iran doit renoncer à sa stratégie de déstabilisation et faire des concessions réelles pour parvenir à un accord vérifiable. Au Liban, enfin, la mise en œuvre de l'accord-cadre du 26 juin est nécessaire. La France soutiendra la FINUL jusqu'à l'expiration de son mandat. Elle contribuera à la définition du futur engagement international au Liban. en appui à sa souveraineté et à la mise en oeuvre de la résolution 1701.
Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, nous remercions le coordonnateur spécial par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ram Lam, mise à l'ordre du jour de son exposé circonstancié. En dépit de l'attention accrue des membres du Conseil de sécurité et de la communauté internationale dans son ensemble à la crise au Moyen-Orient, la région continue à être ébranlée par de nombreux conflits et par des confrontations qui s'accentuent. Malheureusement, force est de constater que les efforts de règlement diplomatique ne mènent pas aux résultats pratiques escomptés. Au contraire, les accords conclus sont réduits en charpie par de nouvelles flambées de violence dont les civils paient les pots cassés dans les états du Moyen-Orient. Cette année, il y a eu une autre spirale de violence provoquée par l'agression d'Israël contre l'Iran. Les agissements déraisonnables et illégaux de Washington et de Jérusalem-Ouest ont mené à la mort de civils iraniens et de nombreuses destructions dans les territoires du pays, mais aussi ont mené à une pluie de coups sur toute une série d'autres États, notamment les pays arabes du Golfe Persique. Ces agissements ont aussi interrompu la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, Une fermeture qui a des effets des plus néfastes sur la sécurité alimentaire, énergétique et économique non seulement du Moyen-Orient, mais aussi du reste du monde. À ces problèmes, il ne peut y avoir qu'une seule solution, c'est-à-dire un règlement politique et diplomatique d'égal à égal sur le fondement du respect de la souveraineté et des intérêts de tous les États de la région, sans exclusion. Cela étant dit, les perspectives, en dépit des efforts consentis, malheureusement, demeurent chimériques. La réaction en cascade de l'expédition israélo-américaine a englouti presque toute la région. Un conflit a repris à la frontière israélo-libanaise, dont l'accord entre Beyrouth et Jérusalem-Ouest, avec médiation des États-Unis, avait pourtant semblé réduire le niveau de confrontation. En outre, les combats et les échanges de tirs continuent. Dans ces conditions, autorités israéliennes déclarent ouvertement leur volonté d'étendre leur zone de contrôle dans le Sud-Liban, dans la zone entre la ligne bleue et le fleuve Litani. Selon des données du ministère de la Santé du Liban, pour l'instant, le nombre de victimes des agissements israéliens s'élève à plus de 4 000 personnes, plus de 12 000 blessés. Cette situation met en doute sérieusement quant aux risques d'apparition de vide de sécurité avec l'arrivée à échéance du mandat de la FINUL. La Russie est en faveur d'une cessation des hostilités et souhaite une solution négociée pour mettre en œuvre pleinement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Il faut aussi préserver un contingent international au sud du pays du Cèdre. Autre foyer immense de tension dans la région du Moyen-Orient, la péninsule arabique. Ces derniers mois, Nous avons dû observer une évolution de la situation très néfaste au Yémen, avec des frappes contre des civils et des infrastructures civiles. Un des exemples les plus odieux était la pluie de missiles sur l'aéroport international du roi Khaled à Riyad, qui a fait plusieurs victimes, notamment un sujet d'Arabie saoudite, mais aussi des ressortissants du Bangladesh, de l'Égypte, de Jordanie, de Palestine, de Syrie, du Soudan et des États-Unis. La Russie condamne cette attaque. Nous appelons à une désescalade immédiate. Nous appelons toutes les parties à s'abstenir de ce genre d'actions et à reprendre les négociations autour de la table des négociations. Madame la Présidente, ces événements détournent l'attention de la communauté internationale des grands problèmes de la région, c'est-à-dire un problème qui n'est pas réglé depuis des décennies, la question palestinienne. En outre, nous pensons qu'il est particulièrement important de préserver l'attention du Conseil de sécurité sur le sujet, puisque la solution de ce problème réglera les problèmes de sécurité, de stabilité et de prospérité au Moyen-Orient sur le long terme. Il faut bien noter que les progrès dans la réalisation concrète de l'accord entre Israël et le Hamas d'octobre 2025 sur le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et les initiatives connexes du président des États-Unis, les progrès se font toujours attendre. Jérusalem-Ouest continue de violer la trêve. Les chiffres et le nombre de violations laissent pantois. Il y a des opérations régulières des FDI sur l'année écoulée qui ont fait plus de 1400 victimes civiles. Environ 5000 personnes ont été blessées. Et la catastrophe humanitaire continue d'aller de mal en pis dans la bande de Gaza à cause des actions militaires, au minimum 60 % des logements de la bande de Gaza ont été détruits ou endommagés. Les restrictions d'Israël sur l'acheminement et la distribution d'assistance humanitaire empêchent de satisfaire les besoins de base de chaque personne. Il y a une pénurie de tout eau potable, produits alimentaires, carburant, médicaments et d'autres articles de première nécessité. Un grand nombre de ces articles ont été déclarés par la partie israélienne comme étant des articles à double usage. Gaza demeure en ruine. Il n'y a pas suffisamment de matériel pour reconstruire et la reconstruction des bâtiments n'a toujours pas lieu. Il n'y a pas d'écoles, le système de santé est paralysé et les logements ont été rasés ou presque. À ce stade, on ne sait pas Ce qu'il en est des autres aspects de l'initiative de médiation des États-Unis d'Amérique. Un problème de base n'a toujours pas été réglé, c'est à dire le désarmement du Hamas et le retrait des divisions des forces de défense israéliennes du territoire de Gaza. Les perspectives de mise en œuvre des dispositions de la feuille de route préparée par le Conseil de paix à ce stade semblent nébuleuses au mieux. Les questions d'accès à la bande pour la force de stabilisation internationale ne sont pas réglés. On ne sait pas non plus ce qu'il en est du fonctionnement, tout comme le début des travaux du Comité national pour l'administration de Gaza. Tout est en pointillé. La majorité des membres du comité ne peut pas entrer dans la bande à cause des entraves placées par Israël. En l'absence de progrès pour une relance rapide de Gaza, présentée par le haut représentant du Conseil de politique étrangère, tout semble prématuré. et les investisseurs potentiels ne se pressent pas non plus pour investir dans la mise en œuvre du plan. Tout aussi préoccupant, la situation en Cisjordanie. Les activités de colonisation, de peuplement se multiplient, promues, encouragées par Israël, à un niveau sans précédent, notamment au niveau de La violence, tout cela mène à la création d'une réalité réversible et à la réduction inexorable des territoires contrôlés par les Palestiniens. Plus important encore, il y a le sabotage de la formule des deux États. Nous estimons que ces agissements sont parfaitement inacceptables. Nous sommes convaincus que seule une solution globale et juste pour la question palestinienne sera fondée sur une base juridique internationale reconnue par toutes et tous, ce qui permettra ensuite d'accoucher d'une paix pour tous les peuples de la région. Madame la Présidente, nous pensons que la clé du succès pour le règlement sur le long terme au Moyen-Orient de la situation et avant toute chose le refus des agissements agressifs et ensuite un processus de négociation légal de bonne volonté pour tous les points douloureux. Notre pays s'exprime toujours en faveur de l'idée d'un renforcement de la sécurité de tous les pays de la région sans exclusion, y compris Israël. Cela étant dit, la méthode forte, militaire, semble parfaitement vouée à l'échec. Le seul moyen de parvenir à la stabilité de la région fut et demeure la diplomatie. Dans ce contexte, nous nous félicitons des efforts de médiation de tous les États cherchant à permettre l'émergence d'une solution pacifique. D'autre côté, nous demeurons prêts à coopérer avec toutes les parties intéressées, notamment sur la base du concept russe de sécurité collective dans la zone du golfe Persique, proposé pour débloquer de façon progressive la situation conflictuelle et pour établir des mesures de confiance et de contrôle, ce qui pourrait ensuite donner une meilleure dynamique à la formation d'une architecture holistique de la sécurité collective et de coopération dans la région du Moyen-Orient. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Fédération de Russie de son intervention et je donne la parole à la représentante du Danemark.
Merci, Madame la Présidente. Je remercie le coordinateur spécial par intérim, M. Alakbarov, de son exposé. Ces deux dernières années, le Danemark Assiégé au Conseil de sécurité, le Moyen-Orient a été marqué par des périodes prolongées de souffrance, d'instabilité, notamment dans les territoires palestiniens occupés, au Liban, dans l'étroit d'Ormuz et en mer Rouge. Alors que les routes commerciales sont entravées, les conflits de la région ont des effets de plus en plus marqués dans le reste du monde, avec l'insécurité alimentaire, les prix de l'énergie qui augmentent, ce qui frappe les plus vulnérables du monde. Alors que nous réfléchissons à une façon d'établir la paix au Moyen-Orient, nous devons essayer d'interrompre ce cycle de violence, d'éviter toute escalade supplémentaire et de réaffirmer notre engagement en faveur de solutions politiques véritables face à ces conflits. Madame la Présidente, il y a un an, un cessez-le-feu a enfin été conclu à Gaza et a été entériné par le Conseil. Après deux années d'agonie, les derniers otages israéliens et israéliennes ont été libérés. nous espérions alors que le cessez-le-feu marquerait le début d'un nouveau chapitre pour les Israéliens, Palestiniens et la région de façon plus générale. Un an plus tard, cela étant dit, cet espoir demeure chimérique à Gaza. La famine n'est plus présente, mais nous sommes encore très loin d'avoir mis en œuvre les dispositions de la résolution 2803, comme M. Alakbarov l'a dit ce matin. Nous l'avons entendu à de nombreuses reprises par le passé, la situation humanitaire demeure extrêmement mauvaise. Les systèmes d'assainissement et hydriques ont été démolis. Il n'y a pas suffisamment d'articles médicaux alimentaires. Il faudra des décennies pour nettoyer les décombres. Il n'y a pas suffisamment de logements pour la majorité des civils de Gaza, avec un hiver qui approche pas à pas. Et comme nous l'avons entendu, un grand nombre de Palestiniennes et Palestiniens se retrouvent à nouveau dans des tentes. Israël n'honore toujours pas ses obligations de permettre un accès humanitaire sans entrave qu'Israël est censé promouvoir. Il faut aussi davantage de progrès en matière de désarmement du Hamas, en matière de retrait progressif d'Israël, en matière de déploiement de responsabilisation internationale et du Comité national pour la mise à de Gaza qui doit toujours assumer ses responsabilités. Avec une pleine mise en œuvre de la résolution 2803, nous pourrions faire des progrès. Nous avons tous les partis à honorer immédiatement leurs engagements au titre de la résolution. Madame la Présidente, La situation en Cisjordanie continue d'aller de mal en pis, et c'est dramatique. Les signalements, les songes, un nombre record de colonies, notamment le projet E1, alarmant, des colons qui terrorisent des communautés palestiniennes, des ordonnances de démolition, des restrictions de déplacement, des déplacements forcés, ces faits récents, s'il venait à ne pas être jugulé, rendrait la solution des deux États impossible, sapant toute possibilité de paix durable pour les Palestiniens et les Israéliens. Le Danemark le sait, il faut changer de cap, urgemment. Israël doit mettre fin à tous ses projets de colonies de peuplement, doit s'assurer que la violence n'en reste pas en réponse et doit libérer les revenus, doit débloquer les revenus palestiniens. Dans le même temps, nous regrettons que l'Autorité palestinienne et reporter les élections prévues. Nous savons qu'il y a des limites et des défis pour l'Autorité palestinienne, mais nous appelons l'Autorité à organiser de nouvelles élections le plus rapidement possible, tout en continuant à garantir des progrès et des réformes nécessaires. Le Danemark réaffirme cet appel, et l'a fait à de nombreuses reprises, et nous renouvelons cet appel parce que nous pensons que cela sert non seulement l'intérêt des Israéliens et des Palestiniens de ne pas démanteler la voie qui mène vers une paix durable. Madame la Présidente. de parvenir à une paix véritable au Moyen-Orient, il faut aussi prendre en considération le rôle des stabilisateurs de l'Iran, les autres acteurs qui sabotent la situation. Le Danemark appelle l'Iran à cesser toute attaque contre la paix de la région, à s'abstenir de tout agissement qui empêche la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Au Yémen, le soutien de toujours de l'Iran aux Houthis, les a permis d'attaquer et de mettre à mal la stabilité régionale. Nous condamnons fermement les attaques houthistes au Yémen et contre l'Arabie saoudite, y compris l'attaque de l'aéroport international du roi Khalid à Riyad le week-end dernier. Au Liban, le Hezbollah a perdu en vigueur. Cela étant dit, un an après la cessation fragile des hostilités, un conflit a repris en mars dernier, causant des souffrances humanitaires et des souffrances des deux côtés de la ligne bleue. La situation dans le sud du Liban demeure extrêmement instable, avec davantage d'incertitudes à l'horizon, puisque le retrait de la FINUL pourrait créer un vide sécuritaire d'ici à la fin de l'année. Nous appelons le Conseil de sécurité à s'entendre sur une solution possible. Nous insistons pour dire que la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique du Liban doivent être respectées conformément aux dispositions de la résolution 1701 et nous enjoignons tous les acteurs à mettre en œuvre le cadre trilatéral, qui est une chance historique de paix. Et enfin, lorsqu'il y a des progrès, nous devons les protéger. Depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, la Syrie a fait des progrès remarquables dans la reconstruction de ses institutions et dans l'établissement des fondements d'une relance économique. Cela étant dit, il reste énormément de travail encore, et la situation sécuritaire en Syrie demeure fragile. d'autres défis externes continuent de menacer le processus transitionnel fragile dans le pays. Nous enjoignons Israël à quitter le territoire syrien et à respecter pleinement ses obligations au titre de l'accord de dégagement des forces de 1974. Madame la Présidente, en guise de conclusion, le contexte régional est complexe. Toutes les questions sont liées. Une région pourtant riche en espoirs et en potentiel. et qui demeure mise au défi par les guerres et les conflits. Le Danemark demeurera très attaché aux solutions pacifiques dans la région, des solutions qui respectent l'intégrité territoriale, la souveraineté, l'indépendance politique de tous les États de la région, conformément à ce que programme la Charte des Nations unies. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Danemark de son intervention et je donne la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Merci, Madame la Présidente. Merci au coordinateur spécial intérimaire, M. Alakbarov, de son exposé. Le Royaume-Uni condamne ces attaques insensées qui se multiplient de la part des Houthis prenant pour cible le Royaume d'Arabie saoudite et condamne l'escalade provoquée par les Houthis au Yémen et dans la région. Comme Ed Miliband l'a dit, nous sommes choqués par les attaques récentes contre l'aéroport Roi Khalid et nos pensées accompagnent les familles de ceux qui ont perdu la vie et les blessés. Une déclaration présidentielle sera adoptée cet après-midi par le Conseil de sécurité, réaffirmant les condamnations des attaques des Houthis par le Conseil de sécurité et réaffirmant notre solidarité avec le Royaume d'Arabie saoudite. Madame la Présidente, Monsieur le Président, la semaine dernière, nous avons commémoré le troisième anniversaire des attentats terroristes terribles du 7 octobre 2023 du Hamas et les actes détestable des terroristes contre le peuple d'Israël et d'autres nations. Comme le Premier ministre Andy Burnham l'a dit, nous nos pensées accompagnent ceux qui ont été tués sans pitié et nous offrons nos condoléances les plus sincères à ceux qui ont perdu des proches ou dont des proches ont été pris en otage. Comme d'autres ici, j'ai participé à la manifestation de souvenirs organisée par nos collègues israéliens cette semaine. Nous avons écouté les témoignages de ceux qui ont survécu, notamment Elia Cohen, qui est resté en captivité pendant 505 jours réuni avec sa désormais épouse Ziv Abud. Cette histoire, comme l'histoire de grand nombre d'Israéliens et de Palestiniens, nous rappelle avec force l'importance qu'il y a à mettre fin à ce cycle de violence, à cette spirale de violence, et à enfin parvenir à la paix pour les deux peuples. La solution des deux États demeure la seule solution pour y parvenir. Et pourtant, pourtant, aujourd'hui, cet objectif est sous le coup d'une menace constante. Il y a un an, le Royaume-Uni s'est félicité du plan en 20 points du président Trump du cessez-le-feu Gaza et de l'adoption de la résolution 2803. Un an plus tard, nous continuons à nous féliciter de l'existence de ce plan. Nous savons que des progrès ont été enregistrés. Nous continuons à soutenir la pleine mise en œuvre de la résolution 2803. Mais les progrès sont insuffisants pour l'instant. Depuis le cessez-le-feu, chaque jour, en moyenne, quatre personnes ont été tuées, notamment plus de 300 enfants. La situation humanitaire demeure dévastatrice. Les civils vont traverser un quatrième hiver dans des tentes et des abris de fortune, avec des températures qui s'effondrent, des inondations, des déchets qui s'accumulent. Le risque de maladie augmente alors que le système sanitaire de Gaza a été décimé et que les restrictions portant sur les articles essentiels continuent. Et pourtant, 8 000 unités d'abris d'urgence ne peuvent toujours pas entrer dans Gaza lors de la semaine de haut niveau. Le ministre des Affaires étrangères, M. Miliband, et le ministre des Affaires étrangères de Jordanie et du Qatar ont lancé un appel à l'action pour l'accès humanitaire et pour la santé à Gaza. L'appel à l'action établit ce que doit faire le gouvernement d'Israël, c'est-à-dire permettre une assistance nécessaire et lever les restrictions superflues, y compris pour les articles désignés comme étant à usage double. Le gouvernement d'Israël doit s'assurer qu'il respecte ses obligations au titre du droit international humanitaire et abroge les restrictions sur l'assistance critique. Et conformément à la résolution 2803, le Hamas doit déposer les armes, démanteler ses infrastructures terroristes et établir une transition de la gouvernance et du contrôle de la sécurité. Monsieur le Président, il faut aussi faire des progrès sur le volet politique afin de réunifier Gaza et la Cisjordanie sous la gouvernance de l'Autorité palestinienne. Nous soutenons le programme de réforme de l'Autorité palestinienne, un élément central de l'amélioration des services pour les citoyennes et citoyens palestiniens. Nous regrettons que l'Autorité palestinienne ait décidé de reporter les élections législatives et présidentielles à septembre 2027, ce qui privera les Palestiniennes et Palestiniens de cette possibilité de voter et de renforcer leur confiance dans les institutions démocratiques. Nous appelons l'Autorité palestinienne à revoir ses décisions et à tenir des élections sans plus attendre. Un État palestinien viable exige une relance à Gaza et des progrès politiques, et une fin de la violence, une fin des déplacements et de l'expansion des colonies en Cisjordanie qui continue à ruiner les perspectives de paix. Les violences dont se rendent coupables les colons et l'expansion des colonies continuent à un niveau alarmant. En une semaine, en septembre, l'ONU a enregistré 51 attaques de colons, causant des pertes de propriétés et un bilan humain, notamment avec la perte de centaines d'oliviers. Alors que la récolte des olives bat son plein, nous appelons les autorités israéliennes à s'assurer que les communautés palestiniennes puissent faire cette récolte sans intimidation, violence ou restriction. Nous demeurons préoccupé par le projet. Le gouvernement israélien doit mettre fin à tous ses plans, doit abroger l'appel d'offres et mettre fin à toute expansion. Monsieur le Président, le Royaume-Uni a défendu la solution des deux États. Nous continuons à travailler avec nos partenaires pour défendre la viabilité de l'État palestinien et permettre une paix et une sécurité durable pour les Palestiniennes, Palestiniens, Israéliennes et Israéliens. Je vous remercie. Je
remercie la représentante du Royaume-Uni de son intervention. Je donne la parole au représentant de la République démocratique du Congo.
Monsieur le Président, la République démocratique du Congo tient à féliciter la Grèce pour l'organisation de ce débat ouvert consacré à la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, qui demeure au cœur des préoccupations de la communauté internationale. Nous remercions M. Alakbarov pour son exposé et saluons les efforts des Nations unies et leurs partenaires en faveur de la paix et de la sécurité dans une région confrontée à des tensions persistantes. Monsieur le Président, près d'un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, la priorité doit être sa consolidation, la prévention d'une reprise des hostilités et la relance d'un processus politique crédible. À cet égard, La République démocratique du Congo salue les efforts diplomatiques des médiateurs régionaux et internationaux, ainsi que les initiatives visant à mettre en œuvre le plan global de paix pour Gaza. Nous encourageons tous les partis à préserver les acquis, à poursuivre le dialogue et à respecter de bonne foi leurs engagements. Nous estimons que les prochaines étapes doivent reposer sur des mesures concrètes, réciproques et vérifiables, afin de consolider la désescalade et de prévenir durablement toute reprise de violence. Cette dynamique de paix doit également s'accompagner d'une réponse aux besoins humanitaires. La situation à Gaza demeure préoccupante. Il est essentiel de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et l'accès des populations affectées aux services essentiels, en coordination avec les entités et mécanismes compétents. La protection des civils, la sécurité du personnel humanitaire et médical et le respect du droit international humanitaire doivent guider l'action de toutes les parties. Parallèlement, la consolidation de la stabilité de Gaza doit s'appuyer sur une gouvernance responsable et des garanties de sécurité pour Israël, notamment par des mesures visant à prévenir toute reconstitution des capacités terroristes. Ces conditions sont essentielles à une paix durable dans la région. Monsieur le Président, cette recherche de stabilité doit également s'étendre à la Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. La République démocratique du Congo encourage toutes les parties à faire preuve de retenue, à prévenir les violences et à éviter toute mesure susceptible de compromettre la confiance et les perspectives de négociation. Nous demeurons également attentifs à la situation des enfants et à la continuité de leur accès à l'éducation, aux soins de santé et aux services essentiels. Dans ce contexte, nous réaffirmons l'importance du respect du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2334. Nous encourageons le Conseil à soutenir les initiatives diplomatiques crédibles, dans un esprit de dialogue, d'équilibre et de consensus. En guise de conclusion, la République démocratique du Congo réaffirme sa solidarité avec les populations civiles affectées par les conflits et encourage les parties à saisir les possibilités offertes par les initiatives diplomatiques en cours. Nous demeurons convaincus qu'une paix durable doit reposer sur le dialogue, les garanties de sécurité effectives, la prévention du terrorisme et la prise en compte des aspirations légitimes des peuples de la région dans le respect du droit international. La République démocratique du Congo réitère enfin son attachement au multilatéralisme et sa disponibilité à soutenir toute initiative crédible en faveur d'une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo et je donne maintenant la parole au Panama.
Je vous remercie, Madame la Présidente. Le Panama se félicite de l'organisation de ce débat public trimestriel ainsi que de l'exposé de M. Ramis Alagbarov. Nonobstant les efforts diplomatiques entrepris au Moyen-Orient, la persistance des hostilités et la dégradation de la situation humanitaire mettent en évidence les difficultés qui persistent pour trouver des solutions politiques durables. À Gaza, un an après l'annonce du cessez-le-feu, nous saluons les efforts déployés pour répondre aux besoins les plus urgents de la population. Néanmoins, la persistante fragilité et les conséquences accumulées du conflit continuent d'hypothéquer les perspectives de relèvement. Depuis octobre 2025, plus de 1 400 Palestiniens ont perdu la vie. et 5 200 ont été blessés. Près de 2 millions de personnes ont besoin d'une assistance en matière de logement, cependant que des milliers de familles restent confrontées à d'énormes difficultés pour accéder aux services essentiels. Le Panama appuie à nouveau la résolution 2803 et nous estimons qu'il est indispensable de mettre mieux en œuvre les engagements convenus de renforcer le cessez le feu et de garantir l'acheminement de l'aide humanitaire dans son intégralité, en toute sécurité et sans entrave, tout en avançant dans le cadre de la reconstruction de Gaza et en préservant un horizon politique crédible, loin de la violence et du terrorisme. Ceux qui ont appuyé les conséquences de cette crise prolongée méritent de vivre dans Ceux qui ont connu et subi les conséquences de cette crise prolongée méritent de vivre dans la paix et la dignité. En Cisjordanie, l'expansion des colonies de peuplement, les démolitions, les déplacements et la violence continuent d'amenuiser les perspectives de solution. négocié. Le Panama réitère qu'il est important de mettre en œuvre la résolution 2334. Nous insistons pour que Gaza et la Cisjordanie soient traitées de façon globale, renforçant l'Autorité palestinienne réformée, en préservant les conditions nécessaires pour un règlement politique négocié permettant aux Israéliens et Palestiniens de coexister dans la paix, la sécurité et la dignité. Au Liban, la persistance des hostilités, y compris les attaques récentes contre des localités du sud du Liban, continue de compromettre la sécurité de la population civile et les efforts diplomatiques pour consolider la stabilité. Le Panama encourage les parties à honorer les engagements souscrits dans le cadre des pourparlers entre le Liban et Israël, facilités par les États-Unis, pour une cessation réelle des hostilités, pour éviter une nouvelle escalade. Nous réaffirmons notre appui à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Liban, au renforcement des institutions et des forces armées libanaises et à la mise en œuvre pleine et entière de la résolution 1701. Nous reconnaissons le travail de la FINUL qui, malgré les conditions difficiles sur le terrain, continue de s'acquitter de ses fonctions de surveillance et de coordination. Face à la conclusion prévue de son mandat, nous rappelons qu'il est indispensable de garantir une transition sans heurts pour éviter tout vide de sécurité et pour préserver les capacités nécessaires afin d'accompagner les efforts de stabilisation en cours. En Syrie, les avancées du processus de transition représentent une occasion à saisir pour consolider les institutions et garantir une plus large participation des différentes couches de la société. Pour que ces avancées donnent lieu à une paix durable, il sera fondamental de répondre aux besoins humanitaires persistants de la population. Il faudra aussi promouvoir la justice de transition et le relèvement économique et avancer dans ce sens. Par ailleurs, la stabilité du pays et de la région exige de préserver la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays, tout en garantissant l'application de l'accord de séparation des forces de 1974 et d'assurer le plein respect du mandat de la FNOD. Au Yémen, après une décennie de conflit, de nouveaux actes menacent la navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb et ils mettent à mal la stabilité régionale et le commerce international. Quant à l'Iran, les tensions prolongées et les restrictions à la navigation dans le détroit d'Ormuz continuent d'avoir des conséquences économiques qui dépassent la région et qui touchent en particulier les pays les plus vulnérables, dépendants des importations énergétiques. Nous réitérons notre condamnation des attaques contre les infrastructures civiles et énergétiques en Arabie saoudite et dans d'autres pays du Golfe, et nous affichons notre solidarité et notre soutien envers ces pays. Le Panama répète que l'affrontement militaire ne constitue pas et ne constituera jamais une solution pour un règlement durable. Nous réaffirmons l'importance du dialogue, de la négociation en toute bonne foi, du respect du droit international, y compris de la liberté de navigation. Madame la Présidente, les différentes crises que connaît le Moyen-Orient nous rappellent qu'aucun accord ne pourra être consolidé tant que persistent la méfiance, les hostilités et les agissements qui hypothèquent les efforts diplomatiques. Rétablir la confiance entre les parties exige une véritable volonté politique à même de privilégier la recherche de solutions plutôt que la prolongation des affrontements. Cette volonté doit se manifester sous forme de respect des engagements souscrit-il faut que les parties soient prêtes à poursuivre le dialogue, y compris lorsque les divergences sont fort profondes. Le Panama continuera d'accompagner les efforts sur la voie d'une paix juste, digne et durable, convaincu que nous sommes que ce n'est que grâce au droit international et à la confiance mutuelle et au respect des promesses qu'il sera possible de parvenir à la paix. Je vous remercie.
Je vous remercie. Je donne maintenant la parole à la Colombie.
Présidente, la Colombie vous remercie d'avoir convoqué ce débat public. Je remercie M. Rami Al-Kabod, coordinateur spécial par intérim des Nations unies pour les processus de paix au Moyen-Orient et pour les informations présentées. Nous remercions les représentants de la Palestine et l'État d'Israël. La Colombie condamne sans équivoque le terrorisme, toutes les attaques délibérées contre les civils ainsi que la prise d'otages. Nous reconnaissons les préoccupations légitimes d'Israël en matière de sécurité et son droit de protéger la population fait à Menas et naturellement confronté au droit international. Madame.
La Présidente, pour la Colombie, il est indéniable que nous sommes très clairement arrivés à un point il ne s'agit pas simplement de voir comment nous pouvons avancer, mais si nous pouvons avancer. Le problème reste le même. Nous sommes face au Hamas et, pour la Colombie, les hutus, le Hamas, le Hezbollah sont des organisations terroristes. Les conséquences du terrorisme ne peuvent pas et ne devraient pas être l'équivalent de la défense de sa population. Pour notre pays, les conséquences du terrorisme ne sont pas justifiables. Le terrorisme ne devrait pas être justifiable. Les actes terroristes ne sont pas justifiables. Nous devons condamner les moyens terroristes. Nous devons condamner le terrorisme, ce qui signifie que nous Nous devons veiller à ce que les organisations terroristes déposent les armes et soient démantelées. Les conséquences du terrorisme dans la région se font ressentir dans l'ensemble de la planète. Nous avons un conflit en Erythrée, en Ethiopie, qui pourrait être déclenché à n'importe quel moment. Nous avons un conflit au Yémen, où les Houthis prennent des mesures qui ont un effet ricochet international sur le prix du pétrole. Et maintenant, nous voyons aussi que des supplétifs d'Iran sont utilisés. Condamner ces organisations signifie que nous devons mettre en oeuvre la résolution 2008/03. Nous saluons les efforts déployés par les États-Unis d'Amérique sur ce plan, mais nous rappelons également à tous les membres du Conseil que la résolution a été adoptée par le Conseil de sécurité et par conséquent il s'agit là de droit international public applicable et à cet égard cela doit être aussi respecté par le Hamas en espagnol Madame la présidente le la Colombie reconnaît également les efforts de coordination du Qatar, de la Turquie et de l'Égypte, ainsi que des États-Unis. Nous saluons également le rôle du Conseil de paix dans la mise en œuvre du plan global pour mettre fin au conflit à Gaza. Dans ce cadre, nous accordons beaucoup d'importance à la contribution des pays arabes et du pays du Golfe en matière d'assistance humanitaire et de stabilité régionale. Et nous encourageons une action coordonnée entre les acteurs régionaux et internationaux pour avancer sur la voie de la reconstruction, du renforcement de l'administration civile palestinienne efficace et sur la voie de la prévention de nouveaux cycles de violence. Mais nous ne pouvons pas ignorer à dessein les problèmes de fond. Il est nécessaire de prendre des mesures. Il est nécessaire de démanteler le Hamas. Nous ne pouvons pas non plus ignorer à dessein la situation humanitaire. Il ne convient à personne que la situation humanitaire persiste. Nous avons, en ce qui nous concerne, 40 ans de tradition diplomatique institutionnelle. Et à ce titre, la Colombie rappelle l'importance des principes humanitaires, la distinction entre les civils et les combattants, la nécessité de l'action militaire, la proportionnalité notamment. Naturellement, dans ce contexte, la Colombie est favorable à une issue pacifique et négociée du conflit, en tenant compte bien évidemment de la résolution 2803 de 2025 adoptée par le Conseil de sécurité. La Colombie lance également un appel pour que soit autorisé l'acheminement de l'aide humanitaire. Nous comprenons bien et nous appuyons les préoccupations de l'État d'Israël et nous nous associons à la voix du Conseil pour que l'Autorité palestinienne tienne des élections conformément au calendrier et aux engagements souscrits au niveau international. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Colombie de sa déclaration et je donne maintenant la parole à la Chine.
Je vous remercie, Madame la Présidente. Je remercie le coordonnateur spécial en exercice, M. Alakbarov, pour son exposé. La situation au Moyen-Orient évolue avec des effets ricochets et ceci a des incidences sur toute la région. Nous constatons que les habitants de la région un espoir partagé, celui du développement et de la paix. La voie de la paix a toujours été sous nos yeux. Nous demandons à la communauté internationale d'être déterminée et rationnelle. Nous lui demandons de déployer davantage d'efforts pour appuyer les pays de la région, pour qu'ils nouent des relations de bon voisinage, pour qu'ils coopèrent. pour avoir une nouvelle architecture du Moyen-Orient pour assurer un avenir pacifique aux pays de la région. les tensions doivent être désamorcées au plus tôt pour éviter l'escalade et la propagation des conflits. La guerre entre les États-Unis et l'Iran n'aurait dû jamais commencer. Sa poursuite n'est dans l'intérêt d'aucune des parties concernées, ni de la communauté internationale. La souveraineté et la sécurité doivent être respectées. La menace de la force dans les hostilités ne sont pas souhaitables. Nous demandons aux parties d'être rationnelles, de rétablir la paix. Il faut reprendre le dialogue et la négociation dès que possible pour parvenir à un accord global acceptable par tous. Nous demandons aux parties de préserver la sécurité, d'assurer la liberté de navigation et d'assurer également la sécurité des voies d'approvisionnement. La situation au Yémen a escaladé récemment. Nous avons vu que des attaques ont été perpétrées contre un aéroport, contre des infrastructures énergétiques, des pipelines, des oléoducs, etc. Nous condamnons ces attaques et Le fait que des civils aient perdu la vie, nous sommes contre l'intensification des conflits. Cela fait longtemps que nous sommes opposés contre les attaques entre les civils et infrastructures civiles. Nous enjoignons les parties. de s'abstenir de prendre des mesures qui entraînent une escalade. Le recours à la force n'est jamais une solution. Nous enjoignons les parties de régler leurs divergences grâce au dialogue, grâce aux négociations, et nous leur demandons de parvenir au plus tôt à la paix et à la stabilité dans la région. Deuxièmement, les causes profondes du conflit régional doivent être prises en compte pour remédier à la situation, notamment pour ce qui est de la Palestine. La question de la Palestine est toujours une question clé qui ne saurait être ignorée à dessein ou marginalisée. L'accord de cessez-le-feu a été conclu il y a un an, mais nous voyons quelle est la situation. Il faut encore rebâtir ce n'est toujours pas le cas. Cette catastrophe humanitaire causée par l'homme aurait dû cesser il y a longtemps. Nous enjoignons toutes les parties concernées, notamment Israël, à mettre en œuvre sincèrement et pleinement l'accord de cessez-le-feu et nous lui demandons de cesser toute opération militaire à Gaza. Israël doit s'acquitter de ses obligations au regard du droit international humanitaire et doit assurer l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza. L'expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie est devenue de plus en plus une réalité, avec des évictions, des violations flagrantes et choquantes des droits. La solution des deux États est la seule solution, la seule issue. pour le dossier palestinien et cela concerne un principe fondamental de la justice internationale. Israël doit cesser immédiatement sa politique de peuplement, doit cesser l'expansion de ses colonies en Cisjordanie, cesser les restrictions. La solution des deux États doit être mise en œuvre. et il faut pouvoir reconstruire Gaza et il faut pouvoir avoir cet État palestinien. Troisièmement, il faut désamorcer les risques de conflit, la précarité de la situation en Syrie. La Syrie reçoit le soutien de la Chine pour mettre en œuvre un processus de transition fondé sur les principes établis. du Golan est un territoire syrien occupé comme le reconnaît la communauté internationale. Nous insistons sur la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. Israël doit cesser ses agissements illégaux en Syrie. La situation et les agissements d'Israël concernent plusieurs pays de la région. Le Liban a été attaqué à plusieurs reprises. Israël devrait honorer la résolution 1701 du Conseil, il doit la respecter. Israël doit retirer complètement ses forces du Liban. La communauté internationale devrait encourager le Liban à faire respecter son unité territoriale. Le contrôle des armes doit être le seul fait de l'État. Il était question du renouvellement du mandat de la FINUL afin d'avoir une présence onusienne solide plutôt qu'un vide. La Chine, depuis longtemps, insiste sur l'importance de la paix. Nous appuyons la stabilité et le développement au Moyen-Orient. Nous allons mettre en œuvre les propositions de notre président pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Nous continuerons de contribuer à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité au Moyen-Orient.
Je remercie le représentant de la Chine de sa déclaration et je donne maintenant la parole au Liberia.
Je vous remercie, Madame la Présidente. Nous remercions le coordonnateur spécial en exercice de son exposé. M. Alagbarov nous a livré une évaluation fort inquiétante Il a aussi lancé une mise en garde très claire. A son sens, le risque d'une reprise du conflit est le plus élevé qui soit. Et tout ceci 11 mois après que le Conseil eut adopté le plan global dans sa résolution 1803. un an après le cessez-le-feu à Gaza, nous sommes contraints de nous poser la question suivante: qu'est-ce qui a changé pour tous ceux et toutes celles dont la vie dépend de la mise en œuvre de cette résolution? La responsabilité du Conseil ne s'est pas éteinte lors de l'adoption de cette résolution. Cette responsabilité doit également être assumée dans le cadre de la mise en œuvre. Le Liberia appuie la pleine mise en oeuvre du cadre en toute bonne foi et par toutes les parties. Nous condamnons le terrorisme sous toutes ses formes et nous réaffirmons le droit d'Israël de vivre dans la paix et la sécurité à l'abri de la terreur, des roquettes et de la menace d'une attaque. De la même façon, les Palestiniens ont le droit de vivre à l'abri de la violence, des déplacements et des privations. Le Hamas et les autres groupes armés doivent honorer leurs engagements en matière de désarmement et de transfert de la gouvernance civile. Israël doit honorer ses propres engagements en matière de retrait, de cessation des frappes et d'acheminement d'accès humanitaire. Le fait qu'une partie n'honore pas ses obligations ne signifie pas que l'autre partie a le droit de le faire au regard du droit international. L'assistance humanitaire doit parvenir en toute sécurité aux civils, à grande échelle et sans obstruction. L'insécurité hydrique grave dont souffre Gaza souligne cette urgence. Le Comité national pour l'administration de Gaza doit également pouvoir assumer ses responsabilités. Excellence, l'expérience du Liberia, après 14 ans de guerre civile, nous a enseigné que le désarmement ne repose pas simplement sur un accord consigné sur papier. Le désarmement requiert des garanties crédibles, des engagements vérifiables. et les parties doivent avoir confiance dans la mise en oeuvre et le suivi équitable de cette mise en oeuvre. Les résultats invisibles ne suscitent pas la confiance. Le Liberia propose donc que les rapports du Conseil de paix au titre de la résolution 2803 incluent les conclusions du Comité de vérification de la mise en œuvre, permettant ainsi au Conseil de sécurité d'évaluer le respect des obligations par toutes les parties. Ceci renforcerait la reddition de comptes grâce aux modalités existantes du cadre. Madame la Présidente, en 1945, le Liberia appuyé le plan de l'Assemblée générale pour deux États. En 1947, près de 80 ans plus tard, la promesse d'un État palestinien indépendant n'a toujours pas été tenue. La résolution de 1803 que la réforme de l'Autorité palestinienne et les progrès dans le redéveloppement de Gaza constituent des étapes pour réunir les conditions permettant de tracer une voie crédible vers l'autodétermination et le statut d'État palestinien. Le Liberia appuie ces efforts, mais l'autodétermination des Palestiniens reste un droit. Et pendant que la réforme avance par que le relèvement se réalise, les faits sur le terrain ne doivent pas hypothéquer l'avenir politique envisagé par le Cadre. L'expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, concerne donc directement le Conseil. L'avancée du projet E1 menace le caractère d'un seul tenant de l'Etat palestinien et la viabilité de la solution des deux Etats. L'OCHA a enregistré en moyenne 6,7 attaques impliquant des colons par jour, ce qui a fait des victimes parmi les Palestiniens et entraîné des dégâts matériels, et ce entre juin et août de cette année. Cette violence nécessite une reddition de compte, des mesures efficaces. Les populations doivent être protégées. La résolution 2334 affirme que les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, sont nulles et non avenus sur le plan juridique n'ont qu'une valeur aucune valeur juridique la Cour internationale de justice a émis un avis consultatif en juillet 2024 lequel réaffirmé l'incompatibilité de ces colonies avec le droit international le Liberia propose donc le Conseil envisage de faire rapport au titre des résolutions 2334 et 2803 en même temps procédant à une évaluation explicite de la question de savoir si les faits sur le terrain préservent ou sapent une solution viable pour le statut d'État palestinien. Madame la Présidente, dans l'ensemble de la région, le Liberia condamne les attaques perpétrées contre les civils, y compris les attaques récentes contre l'aéroport international du roi Khalid. Nous restons très préoccupés par les attaques qui mettent en danger les gens de mer, des civils. Nous sommes préoccupés par les hostilités transfrontières et par la violence qui persiste au sud du Liban. Les gens de mer, civils, doivent être protégés. Ceux qui se retrouvent en rade doivent pouvoir accéder à l'assistance et aux biens essentiels. Ils doivent pouvoir rentrer chez eux en toute sécurité. Ces crises dépassent très largement le Moyen-Orient. Les voies maritimes interrompues, désorganisées, la flambée des cours des denrées alimentaires et des coûts de l'énergie causent bien des difficultés à l'Afrique. Et ces difficultés s'aggravent. Nous préconisons une désescalade immédiate et de nouveaux efforts diplomatiques. Madame la Présidente, la sécurité d'Israël et l'autodétermination de la Palestine sont les deux piliers d'une paix durable. Aucun de ces peuples ne devrait être prié de bâtir son avenir sur l'insécurité de l'autre État. Le Liberia estime que l'autorité du Conseil repose sur une discipline toute simple, à savoir que ces décisions doivent parler d'elles-mêmes. La voie de la paix doit rester ouverte sur le terrain et pas simplement sur un papier. Je vous remercie de votre aimable attention. Je remercie
le représentant du Liberia de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la Somalie.
Madame la Présidente, avant toute chose, qu'il me soit permis de remercier le coordinateur spécial en exercice, M. Alagbarov, de son exposé circonstancié qui nous laisse songeurs. Nous remercions aussi le coordinateur et ses collègues qui œuvrent dans le système de l'ONU. La Somali s'exprime pour la dernière fois en ce débat trimestriel et je vais rappeler la sagesse de nos anciens. Lorsqu'une blessure est couverte sans être traitée, elle ne se referme pas. Elle s'aggrave sous la surface. Eh bien, cette blessure, c'est la Palestine. mais les souffrances, elles, s'étendent à toute la région. L'occupation par Israël et l'annexion de territoires palestiniens par Israël, en plus du refus des droits palestiniens, demeurent des éléments centraux de la crise. Le Liban, la Syrie et d'autres pays de la région ont observé l'annexion de certains de leurs territoires et ont observé une déstabilisation généralisée provoquée par le régime israélien. Les circonstances sont différentes, mais les enseignements convergent tous dans la même direction. Bafouer la sécurité, la souveraineté, les droits politiques d'un peuple, la voix d'un peuple, dans les décisions portantes sur ton avenir. Rien de tout cela ne mène à la paix. La Palestine s'est présentée devant l'ONU en 1947. Ensuite, en 1948, il y a eu la Nakba. L'occupation dès 1967. Ça fait plus de sept décennies que le Conseil de sécurité débat de la question de la Palestine et organise séance après séance adoptent des carrioles de résolutions et lancent toute une salve d'appels. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté un grand nombre de résolutions et a tenu 10 000 séances. Et pourtant, le peuple palestinien reste spolié et se voit refuser ses droits les plus fondamentaux. L'expulsion s'est mue en occupation, l'occupation qui se fait par le truchement de colonies, des colonies qui produisent une fragmentation, une fragmentation qui de facto se traduit par une annexion. Les tentatives d'imposer la souveraineté d'Israël en Cisjordanie occupée menacent désormais de se transformer en annexion déjurrée. Des journalistes ont été tués, menacés, empêchés de faire leur travail. On leur a refusé l'accès au lieu. Un crime n'est pas moins grave si le monde ne peut pas l'observer. Les travailleurs et travailleuses humanitaires ont été tués alors qu'ils acheminaient des médicaments, de l'alimentation, qu'ils garantissaient une protection. Les organisations d'assistance en font l'objet d'une obstruction généralisée. une catastrophe du fait de l'être humain, notamment la famine utilisée en tant qu'arme de guerre. Chaque mesure est qualifiée de temporaire. Mais le temporaire se traduit en permanence. Les promesses du cessez-le-feu sont multipliées alors que les colonies s'étendent. Lorsque les spoliation se multiplient, la diplomatie se traduit en mensonges. Les résolutions 242 et 2334 portent sur les colonies, la 227 et 235 portent sur Gaza. Mais des résolutions sans exécution affirment que les expressions de préoccupation ne s'accompagneront d'aucune conséquence pour les auteurs des violations. Les appels à l'égalité n'aident pas à réprimer les oppresseurs. Des enfants palestiniens sont tués, affamés, déplacés, blessés, rendus orphelins, n'ont pas le droit d'aller à l'école. Certains de ces enfants ont perdu leur famille. ont perdu des membres, des foyers, ont perdu leur enfance. Ils meurent avant même de pouvoir grandir. Ne soyez pas insensibles à cette phrase. La Somalie condamne l'occupation, les attaques quotidiennes prenant pour cible les civils et les infrastructures civiles. Nous exigeons un cessez-le-feu permanent. un accès humanitaire complet, une protection pour les civils, pour les journalistes, pour le personnel médical et pour les travailleurs humanitaires, et que des comptes soient rendus pour chaque violation du droit international. Madame la Présidente, des décombres étouffant le silence, ce n'est pas la paix. Le silence d'une famille expulsée, ce n'est pas de la paix. une occupation imposant le silence, ce n'est pas la paix. Les membres du Conseil doivent s'acquitter de leurs responsabilités, mettre fin aux génocides commis devant nous. Nous devons mettre fin aux purges ethniques et aux déplacements forcés. Nous devons choisir la loi, pas la force, la redevabilité, pas l'impunité, et la cohérence, pas les conjonctures politiques. Nous devons mettre fin à cette occupation persistante grâce à un processus politique crédible, véritable et assorti de délais, qui doit commencer immédiatement. Un processus qui établit un État de Palestine indépendant et souverain avec Al-Quds Al-Sharif pour capitale. avec un état de Palestine doté d'un statut de membre de plein droit à l'ONU. Faisons de notre mieux pour que les enfants palestiniens et que tous les enfants du Moyen-Orient puissent grandir sans guerre, sans occupation, sur leurs terres, sous leurs propres cieux, avec des livres dans les mains, au lieu que leur mémoire ne soit Faites un dénombrement de leurs morts. Ces enfants attendent depuis trop longtemps, ont enchaîné trop de deuils, ont payé un prix bien trop lourd. Nous devons nous efforcer de rendre demain meilleur dès aujourd'hui, puisque demain n'est pas une promesse pour les personnes assiégées, occupées de Palestine et du Moyen-Orient de façon plus générale. Il est temps d'agir. Il est temps que la justice l'emporte. Je vous remercie, Madame.
Je remercie le représentant de la Somalie de son intervention et donne la parole au représentant du Bahreïn.
Madame la Présidente, le Royaume du Bahreïn remercie sincèrement le Dr Al-Aqbarawi, coordinateur spécial en exercice du processus de paix au Moyen-Orient, Nous nous félicitons de la participation de tous ceux et celles qui participent au débat public. Madame la Présidente, en dépit de la désescalade dans la bande de Gaza, un an après le sommet de paix de Charm el-Cheikh, qui fut une lueur d'espoir sur la voie de la sécurité et de la stabilité durables, le plan pour mettre fin au conflit à Gaza demeure une priorité. Il faut des efforts internationaux de tous les instants pour s'assurer de la pleine mise en œuvre du Plan et pour atteindre les objectifs sur le terrain. Dès lors, il nous faut nous saisir de cette possibilité d'environnement sûr pour permettre un processus de paix juste et complet et pour que la région parvienne à son objectif ultime d'intégration régionale. Dans ce contexte, Le Royaume du Bahreïn réaffirme qu'il faut respecter pleinement le droit international, y compris le droit international humanitaire, et qu'il est nécessaire de mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, et surtout la résolution 2803. En outre, le Royaume réaffirme qu'il est nécessaire de continuer à soutenir les efforts du Conseil de paix et les modalités émanant du plan pour mettre fin au conflit Gaza. Cet appui contribuera à un renforcement du cessez-le-feu, permettant un accès humanitaire adéquat et pérenne, soutiendront la relance et la reconstruction, permettront le retrait d'Israël conformément aux phases et modalités convenues, et permettront le renforcement des capacités des institutions palestiniennes, créeront aussi des conditions indispensables à la mise en œuvre de la solution des deux États. Ce statu quo politique ne fait qu'aggraver la situation humanitaire dont est victime le peuple palestinien, peuple frère. Le Royaume du Bahreïn rappelle qu'il faut lever tous les obstacles à l'acheminement de l'assistance humanitaire et médicale pour venir en aide aux personnes dans le besoin à Gaza et en Cisjordanie. est indispensable de lever ces obstacles de façon durable et suffisante. Nous nous félicitons du travail de toutes les instances de l'ONU, toutes, et du travail de toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales internationales qui continuent à endosser des responsabilités bien lourdes dans le territoire palestinien occupé, en dépit des défis opérationnels et procéduraux considérables. Le royaume du Bahreïn suit de très près l'évolution préoccupante de la situation en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est. et surtout les activités de colonies de peuplement qui persistent. Nous déplorons la violence des colons, les mesures unilatérales qui sapent la confiance et qui affaiblissent toute perspective d'une solution des deux États. Le royaume du Bahreïn réaffirme l'importance qu'il y a à respecter le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, et nous appelons à ce que les acteurs s'abstiennent de toute pratique qui pourrait avoir un effet néfaste sur les efforts politiques et diplomatiques pour maintenir la dynamique qui nous mènera, nous l'espérons, à une paix juste, globale et durable. En conclusion, Madame la Présidente, il faut soutenir le gouvernement palestinien dans l'acheminement des articles nécessaires pour le peuple palestinien. Il faut soutenir les efforts de réforme du gouvernement et créer des conditions indispensables à la tenue des élections législatives à la date annoncée ou à toute date ultérieure déterminée par les institutions palestiniennes compétentes. Cette tâche demeure une responsabilité internationale commune. Le Royaume du Bahreïn réaffirme aussi que la solution des deux États reste la seule façon de parvenir à une paix durable et totale dans la région grâce à la création d'un État de Palestine indépendant, souverain, d'enceinte tenant sur la base des frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant dans la paix et la sécurité côte à côte avec Israël, préservant le droit inaliénable du peuple palestinien avec un statut d'État membre à part entière à l'ONU. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Bahreïn de son intervention et donne la parole à la représentante de la Lettonie.
Merci, madame la présidente. Nous remercions le coordinateur spécial en exercice, Ramis Alakbarov, de cet exposé très riche. Depuis l'annonce d'un cessez-le-feu en octobre dernier, les frappes et les attaques ont causé davantage de pertes civiles à Gaza. Près de 2 millions de personnes sont en proie à un hiver très dur, dans des abris de fortune, dans des tentes, avec des infiltrations d'eau et un froid mordant. La famine a perdu du terrain depuis l'année dernière, mais l'accès à l'alimentation demeure insuffisant. Il n'y a pas suffisamment de soins de santé fondamentaux, ce qui continue de coûter des vies, des gens morts de maladies évitables et d'autres troubles médicaux qui seraient gérables dans d'autres circonstances. Les instances de l'ONU, le Conseil de paix, les partenaires internationaux humanitaires et les organisations régionales doivent continuer à renforcer la coordination et redoubler d'efforts pour mettre en œuvre pleinement le plan de paix tel que entériné dans la résolution 2803. Un an plus tard, des progrès ont été enregistrés, certes, mais la mise en œuvre se laisse toujours. Se fait toujours attendre. Il faut qu'une assistance humanitaire tangible appurise soit acheminée à Gaza. L'hiver approche, il faut garantir l'accès à un abri sûr et adéquat. C'est de plus en plus indispensable et urgent. Le matériel de construction des articles médicaux, des équipements, notamment des livraisons qui attendent au point de passage, doivent pouvoir entrer dans Gaza sans préconditions, sans plus attendre, conformément au droit international humanitaire et aux principes humanitaires. La mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix doit aller bon train. Le Hamas et les factions armées à Gaza doivent déposer les armes et abandonner le pouvoir. Il ne peut pas y avoir de paix durable à Gaza alors que le Hamas reste armé. La force de stabilisation internationale et la police palestinienne doivent être déployées. Le Comité national pour l'administration de Gaza a mené à bien des préparations institutionnelles et opérationnelles et doit pouvoir recommencer ses travaux. Enfin, ces mesures doivent s'accompagner d'un retrait des forces de défense israéliennes vers les positions convenues. La détérioration de la situation en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, ne peut pas être perçue de façon distincte de la mise en œuvre du plan d'action global. L'expansion illégale des colonies israéliennes, notamment dans la zone E1, Les déplacements forcés de Palestiniennes et Palestiniens, les annexions de terres sont inacceptables. Ces agissements mettent en péril la solution des deux États et doivent être abrogés immédiatement. Nous condamnons les attaques violentes dont se rendent coupables les colons contre les foyers et villages palestiniens, ainsi que les attaques contre les civils israéliens et les incitations à la violence et à l'extrémisme, puisque cela crée des risques d'escalade supplémentaire avec des conséquences dévastatrices pour les Israéliens et Palestiniens. Un État d'Israël sûr et un État palestinien démocratique et viable sont des objectifs qui se renforcent mutuellement. Pour parvenir à cet objectif, la communauté internationale se doit de continuer à redoubler d'efforts pour parvenir à mettre en œuvre la solution des deux États telle que définie par les résolutions du Conseil de sécurité et la Déclaration de New York. Une perspective politique comprenant Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, régie par une Autorité palestinienne unique, légitime et réformée, est la seule façon d'espérer une paix durable. La crise fiscale, qui limite la capacité de l'Autorité palestinienne de honorer ses obligations et de fournir des services fondamentaux, doit être réglée grâce à une restitution immédiate et urgente de toutes les recettes issues de l'imposition, en garantissant le fonctionnement ininterrompu du secteur bancaire palestinien. Nous savons qu'il y a des circonstances difficiles. Nous regrettons le report des élections en Palestine. Il faut que ces élections présidentielles et législatives aient lieu. C'est un prérequis pour une gouvernance palestinienne et cela permettrait aussi que le peuple palestinien, notamment la jeune génération, puisse jouir de son droit fondamental à la représentation démocratique. Madame la Présidente, S'agissant du Moyen-Orient de façon plus générale, nous déplorons le retour d'une guerre de grande ampleur au Yémen et de son effet néfaste sur la région. L'attaque des Houthis contre le Royaume d'Arabie saoudite, notamment sur l'aéroport international Roi Khalid de Riyad, est un acte de violence terrible et la marque d'une escalade. Nous adressons nos condoléances les plus sincères aux familles des victimes. La Lettonie est solidaire du gouvernement du Yémen et du Royaume d'Arabie saoudite. et nous réaffirmons leur droit à défendre leur territoire et à protéger leur population conformément aux dispositions du droit international. Dans le même temps, les efforts internationaux doivent continuer pour apaiser la crise et pour restaurer des conditions de règlement politique piloté par les Yéménites. La navigation maritime internationale, sa liberté et sûreté doivent être préservées, protégées conformément aux dispositions du droit international et de résolutions du Conseil de sécurité telles que figurant dans l'UNCLOS. Les attaques et l'intimidation de l'Iran contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et les agissements des Houthis dans le détroit de Bab el-Mandab en mer Rouge sont inacceptables et ont des conséquences sur le monde entier. L'Iran doit mettre fin à ces attaques, à ses menaces contre les voisins, à son instrumentalisation de ses intérimaires qui sèment le chaos dans la région. Au Liban, les pourparlers trilatéraux ont créé une possibilité historique de paix durable qui respecte pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Liban, tout en respectant la sécurité d'Israël. Cette chance ne doit pas nous filer entre les doigts. Il faut consentir à des mesures coordonnées et pérennes pour soutenir le gouvernement libanais dans sa volonté d'asseoir l'autorité de l'État dans le pays. Il faut s'acquitter de l'engagement de désarmement du Hezbollah et continuer à renforcer les capacités des forces armées nationales. Il est indispensable d'assurer une présence internationale continue au Liban par l'ONU et les partenaires internationaux pour mettre en œuvre la résolution 1701. Nous devons éviter tout vide de sécurité potentiel après l'arrivée à échéance du mandat de la mission de la FINUL. Depuis la chute du régime Assad, le chemin entamé par le gouvernement syrien en matière de stabilité, de coopération contre le terrorisme et de respect des engagements en matière de non-prolifération représente un point de fracture significatif pour la région et le monde. Les progrès en faveur d'une relance économique, d'une transition politique et d'une justice transitionnelle exigent que la paix règne en Syrie et le long de sa frontière, tout en respectant pleinement L'accord sur le déplacement des forces de 1974. Il est possible de parvenir à une paix durable au Moyen-Orient, mais uniquement grâce à des efforts continus de la part de la communauté internationale, en respectant la Charte de l'ONU, le droit international, le droit international humanitaire et en mettant en œuvre de façon fidèle et scrupuleuse les accords auxquels les parties se sont engagées. La Lettonie est prête à coopérer avec les membres du Conseil de sécurité pour trouver des solutions qui contribueront à une stabilité régionale pérenne. Je vous remercie.
Je remercie la représentante de la Lettonie de son intervention et je donne la parole.
Au représentant du Pakistan.
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je remercie M. Alakbarov de son exposé utile. Le débat d'aujourd'hui nous permet de faire le point sur l'évolution de la situation au Moyen-Orient et des effets sur la paix et la sécurité régionales. Le mois dernier, lors de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale, une attention considérable a été concentré autour de la question palestinienne. Au fil des déclarations et des réunions, une convergence claire a émergé. La solution des deux États demeure le cadre international convenu et le fondement indispensable d'une paix juste et durable. Cet engagement international en faveur de la solution des deux États doit s'accompagner de mesures concrètes pour préserver l'intégrité territoriale et la viabilité de l'État de Palestine. La résolution 2803, le plan pour mettre fin au conflit de Gaza, et la Déclaration de New York sont autant de cadres mutuellement bénéfiques pour le sujet. Le Pakistan soutient la mise en œuvre de bonne foi, pleine et entière, de ces initiatives. Pourtant, le consensus est mis en péril par les tentatives délibérées d'Israël de créer des faits irréversibles sur le terrain. En Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est, l'expansion des colonies de peuplement et surtout le projet E1 menacent de violer la contiguïté territoriale palestinienne. La violence des colons, les saisies de terres, les déplacements forcés s'apparentent dans les faits à une annexion et sapent les fondements de la paix. Toutes les activités de colonisation doivent cesser conformément aux dispositions de la résolution 2334. La violence des colons doit cesser et des comptes doivent être rendus. Nous condamnons fermement les incursions provocatives dans la mosquée Al-Aqsa à Al-Ramallah Charif, et nous exigeons que les sites historiques et le statu quo historique des lieux saints soient respectés. À Gaza, les violations du cessez-le-feu continuent, la population palestinienne est massacrée et les restrictions portant sur l'accès humanitaire continuent, malheureusement. L'hiver qui approche menace d'accentuer la crise et de faire souffrir encore davantage les familles qui vivent dans la destruction. sans abris, sans services fondamentaux. Le cessez-le-feu doit être mis en œuvre et défendu pleinement. L'assistance humanitaire doit être acheminée dans l'ampleur nécessaire de façon adéquate et sans entrave, et la reconstruction doit commencer sans plus attendre. Le rôle indispensable de l'UNRWA doit être soutenu. Nous rejetons les déplacements forcés et toute tentative visant à fragmenter Gaza ou la Cisjordanie, notamment Jérusalem-Est, puisque cela constitue une unité territoriale unique. Les recettes issues des impôts de Gaza doivent être restituées pour que l'Autorité palestinienne puisse s'acquitter de ses tâches. Nous devons nous entendre sur un processus politique assorti de délais, mettant fin à l'occupation israélienne et établissant un État indépendant d'un seul tenant viable de Palestine sur la base des frontières d'avant 1967, avec Al-Quds Al-Sharif pour capitale. Voilà qui demeure la seule solution pour parvenir à une solution durable et juste pour la question de la Palestine. Madame la Présidente, la situation se détériorer rapidement au Yémen, ce qui nous préoccupe vivement. Le Pakistan condamne fermement les attaques persistantes des Houthis contre l'Arabie saoudite, notamment contre des infrastructures civiles et économiques. Ces attaques doivent cesser sans plus attendre. Nous réaffirmons notre soutien à la sécurité, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume frère d'Arabie saoudite et nous réaffirmons que le Royaume a le droit à la légitime défense au titre du droit international face à toute attaque venue de l'extérieur. Le Pakistan soutient l'Envoyé spécial dans ses efforts visant à reprendre le dialogue pour parvenir à une paix durable et globale au Yémen. Au Liban, La pleine mise en œuvre de la résolution 1701, le respect de la cessation des hostilités et le retrait israélien des territoires occupés demeurent incontournables. Le gouvernement libanais a appelé à ce que la FINUL demeure et à ce que l'ONU demeure présente au Liban. Voilà qui mérite un examen favorable de la part du Conseil de sécurité. Le Pakistan se félicite des efforts louables du gouvernement syrien pour permettre une stabilité interne dans le pays et pour que le pays soit sur le bon chemin. Nous soutenons la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. L'accord de dégagement de 1974 et la résolution 338 et 497 du Conseil de sécurité doivent être pleinement respectés. Madame la Présidente, tant que l'occupation continuera et tant que le peuple palestinien n'aura pas le droit à l'autodétermination. Une paix durable au Moyen-Orient continuera à être chimérique. Nous sommes du côté du peuple palestinien. Le Pakistan demeure très attaché à faire avancer le dialogue et la diplomatie dans la région pour permettre une désescalade, pour régler les différends et pour promouvoir une paix durable et une stabilité pérenne dans la région. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant du Pakistan de son intervention et je vais faire une déclaration en tant que représentante de la Grèce. Merci, M. Lakbarov. Comme toujours, vous avez bien planté le décor de notre débat. Ça fait des générations que le Moyen-Orient est fait de conflits sans solution, de violences récurrentes et de possibilités gâchées. Le 7 octobre et ses conséquences dévastatrices ont encore une fois mis en lumière le coût humain d'une absence de solution pour ce conflit. La question dont nous sommes saisis est de savoir si nous arriverons à changer la donne et si nous arriverons à traduire une pause fragile en une voie de paix. Les efforts diplomatiques récents ont prouvé qu'il était possible de faire des progrès, mais la désescalade n'est pas une fin en soi. La désescalade doit ensuite se traduire par des solutions politiques qui prennent en considération les préoccupations sécuritaires légitimes des États et les aspirations des peuples de la région. Le droit international et la Charte de l'ONU doivent rester notre étoile du berger. Et je vais commencer avec Gaza. La solution des deux États demeure la seule solution viable pour une paix juste et durable, avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et la dignité. Le cessez-le-feu et les progrès enregistrés au titre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité sont une chance unique d'enfin fermer le chapitre de la guerre. Nous devons maintenir cette dynamique pour parvenir à la pleine mise en œuvre du plan global. Dès lors, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser cette chance nous filer entre les doigts. La semaine dernière, ici, à l'ONU, nous avons commémoré Les victimes et les rescapés de l'attentat du 7 octobre, leurs témoignages nous ont rappelé le bilan humain très lourd de cette journée. Les horreurs de cette attaque et la prise d'otages ne peuvent jamais être oubliées ou justifiées. Dans le même temps, les souffrances immenses des civils palestiniens ne peuvent pas définir l'avenir de Gaza. Le cessez-le-feu doit être renforcé. L'assistance humanitaire doit être acheminée de façon adéquate et au rythme adéquat, et la protection des civils doit être défendue. L'UNRWA continue de jouer un rôle indispensable dans l'acheminement des services indispensables aux réfugiés de Palestine, et sa capacité d'action doit être préservée. La prochaine phase doit être de promouvoir la relance, la reconstruction et une gouvernance légitime. Le désarmement du Hamas et d'autres groupes armés est un élément sine qua non de toute sécurité durable. Il faut renforcer les modalités transitionnelles, pas ne doivent pas être mises de côté. Les institutions palestiniennes, avec l'Autorité palestinienne dans son centre, demeurent un élément indispensable de l'avenir politique de Gaza. Restaurer les services publics essentiels, reconstruire les maisons et les infrastructures critiques sont autant d'éléments vitaux pour permettre une vie digne aux Palestiniens et Palestiniens et pour permettre une stabilité régionale. La Grèce est prête à contribuer à ces efforts, notamment grâce à l'initiative Équipe Gaza, en coopération avec l'ONU, l'Union européenne et d'autres partenaires de la région. Cela étant dit, Gaza ne peut pas être séparée de la Cisjordanie. L'expansion des colonies de peuplement, les déplacements forcés, les démolitions et la violence accrue des colons mettent à mal les fondements d'un État de Palestine viable. Les violences lors de la récolte des olives nous rappellent avec force que les faits sur le terrain continuent de miner la paix. Les personnes s'étant rendues responsables et coupables de violences contre les civils doivent répondre de leurs actes. Préserver le statut historique et juridique et le statu quo sur les lieux saints de Jérusalem est tout aussi essentiel pour garantir la liberté de religion, la coexistence entre les religions et la stabilité régionale. Nous avons toujours appelé à la libération ou plutôt à la restitution des recettes palestiniennes et nous nous félicitons des efforts de réforme engagés par l'Autorité palestinienne. Nous reconnaissons bien évidemment que l'Autorité palestinienne se heurte à des défis, mais nous réaffirmons l'importance qu'il y a à ce que soient convoquées des élections crédibles et inclusives aussi rapidement que faire se peut. Chers collègues. Gaza et la Cisjordanie ne peuvent pas être des questions abordées de façon isolée. C'est la logique fondamentale qui sous-tend la déclaration de New York, pleinement entérinée par la Grèce. Une sécurité pérenne pour Israël doit aller main dans la main avec un horizon politique viable pour le peuple palestinien.
Je voudrais, pour terminer, aborder la question du Liban. La Grèce salue les efforts visant à consolider le cessez-le-feu et à faire avancer les pourparlers directs entre Israéliens et Libanais. L'accord-cadre de Washington est l'occasion de parvenir à une cessation durable des hostilités. C'est aussi l'occasion de jeter les bases d'une paix durable. Nous espérons que les pourparlers directs entre Israël et le Liban reprendront au plus tôt. faisant fond sur l'élan imprimé par les efforts diplomatiques récents. La pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité reste la pierre angulaire de la stabilité. Il faut pour ce faire garantir le désarmement du Hezbollah et d'autres groupes armés non étatiques. Il faut élargir l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble de son territoire, établir son monopole sur l'utilisation des armes et obtenir le retrait total des forces israéliennes du territoire libanais. Alors que le mandat de la FINUL touche à son terme, nous devons éviter tout vide en matière de sécurité. Toute présence internationale future doit préserver la liaison, la surveillance, les mesures de confiance, autant de fonctions essentielles. Il faudra aussi appuyer les forces armées libanaises à élargir l'autorité de l'État dans le sud. L'Union européenne a pris la décision, le 12 octobre, de créer une mission d'appui au Liban avec un mandat initial de trois ans pour renforcer les capacités des forces armées libanaises et des forces de sécurité interne et pour appuyer la gouvernance de sécurité maritime, conformément à la résolution 1701. La Grèce entend participer activement à cette mission en faisant fond sur sa contribution de longue date à la FINUL. En conclusion, chers collègues, le Moyen-Orient ne manque pas d'initiatives diplomatiques. Ce dont a manqué le Moyen-Orient, ce dont il manque depuis trop longtemps, c'est notre capacité à traduire ces initiatives diplomatiques en résultats politiques durables. La Grèce continuera de contribuer de façon constructive à cet effort. le cessez-le-feu ne doit pas simplement être une pause dans le conflit. Il faut que ce soit le début d'un processus conduisant à une paix juste et durable. Je vous remercie.
Je reprends maintenant ma casquette de présidente du Conseil. Je voudrais rappeler à tous les orateurs et à toutes les oratrices de ne pas dépasser trois minutes dans leur intervention pour que le Conseil puisse s'acquitter dans les meilleurs délais de son travail. Votre micro clignotera au bout de trois minutes. Je donne maintenant la parole aux intervenants suivants, à commencer par le Kazakhstan.
Je vous remercie, Madame la Présidente. Madame la Présidente, je vous remercie d'avoir convoqué ce débat public et nous remercions Monsieur Alakbarov pour son exposé très utile. Le Kazakhstan reste vivement préoccupé par la situation au Moyen-Orient et ses graves implications pour la paix et la sécurité régionales et internationales. La voie politique et diplomatique est la seule voie viable pour mettre un terme aux hostilités et parvenir au règlement durable de la crise au Moyen-Orient. Le Kazakhstan réaffirme son soutien pour un règlement juste et durable sur la base de la solution des deux États, afin d'avoir un État de Palestine indépendant, souverain et viable, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. Nous appuyons la Déclaration de New York, qui est un cadre pour prendre des mesures irréversibles, concrètes, assorties d'un calendrier, pour assurer la solution des deux États. Nous demandons que le plan global pour mettre un terme au conflit à Gaza. Et nous demandons que la résolution 1803 soit mise en œuvre dans leur intégralité, en toute bonne foi. Nous demandons aussi un acheminement sans heurts de l'assistance humanitaire ainsi que la protection des civils et le relèvement de Gaza. Nous soulignons le rôle indispensable des Nations unies, notamment de l'UNRWA, pour apporter l'assistance humanitaire et les services essentiels aux Palestiniens. Nous restons aussi vivement préoccupés par la situation en Cisjordanie et par l'évolution de cette situation qui hypothèque plus encore les perspectives de la solution des deux États. Nous demandons à toutes les parties de faire montre de la plus grande retenue et de s'abstenir de prendre des mesures unilatérales susceptibles d'aggraver plus encore les tensions. Le Kazakhstan est prêt à contribuer de façon concrète à la stabilisation et aux efforts de relèvement. En tant que membre du Conseil de paix, Le président Kassim-Jomart Tokayev s'est engagé afin que le Kazakhstan appuie la stabilisation de Gaza grâce à la reconstruction civile, la sécurité alimentaire et des solutions pour un gouvernement numérique. Nos casques bleus. servent sous l'étendard de la FNUOD et de la FINUL, ce qui montre bien que nous sommes prêts à assumer nos responsabilités très concrètement en matière de paix et de sécurité internationales. Nous invitons aussi les partenaires à utiliser le potentiel de l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, qui a son siège à Astana, qui a une expérience pour la fourniture de l'aide humanitaire à Gaza et dans d'autres régions touchées par les crises. Le Kazakhstan a annoncé officiellement son intention d'adhérer aux accords d'Abraham. Nous pensons que c'est un outil supplémentaire pour renforcer le processus politique prôné par l'ONU pour la solution des deux États. Dans ce cadre régional, nous demandons à toutes les parties de faire montre de modération, d'éviter l'escalade et de privilégier la diplomatie et le dialogue. Nous continuerons de coopérer avec tous les partenaires pour appuyer le rôle crucial des Nations unies et une paix juste et durable au Moyen-Orient. Merci.
Je remercie le représentant du Kazakhstan de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au représentant de la Pologne.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Je remercie la Grèce d'avoir convoqué ce débat tout à fait opportun sur la situation au Moyen-Orient. Merci à Monsieur Alakbarov de son exposé. Je voudrais vous présenter les principaux défis selon nous. Commençons par le Golfe. Le conflit qui fait rage dans la région constitue un des plus graves écueils pour la stabilité mondiale, ce qui s'ajoute aux politiques agressives de la Russie. Nous accordons une importance toute particulière à la liberté de navigation et au flux sans interruption du commerce international. La mise en œuvre des dispositions du pacte de La Mecque, notamment les efforts pour contrer la menace houthiste, peut être un pas pour une nouvelle architecture de sécurité dans la Nous condamnons fermement à cet égard les attaques des Houthis contre des cibles civiles en Arabie saoudite. La reconnaissance, Monsieur le Président, du droit de chaque État, de chaque nation à connaître la paix et la sécurité reste un élément clé de notre politique au Moyen-Orient. Nous rappelons les victimes des attaques du 7 octobre, parmi lesquelles se trouvaient des Polonais. Nous reconnaissons également l'aspiration des Palestiniens à avoir un État et nous appuyons la solution des deux États. Nous apportons une aide humanitaire, une aide au développement à Gaza et la situation humanitaire nous est parue catastrophique. L'ampleur des dégâts, des destructions, le nombre de morts de civils parmi les civils, les destructions d'infrastructures civiles, l'accès limité à l'assistance humanitaire ont des implications plus vastes pour l'ordre juridique international. Nous sommes alarmés par les tensions accrues qui découlent de la violence impliquant des cols en Cisjordanie, nous demandons à Israël de respecter le droit international humanitaire et les droits de l'homme. La Pologne, M. le Président, est préoccupée par la destruction d'infrastructures au Sud-Liban. Il est crucial d'appuyer les forces armées libanaises pour qu'elles soient renforcées, plus de capacités opérationnelles et puissent assurer le contrôle des armes au Liban. Nous appuyons les efforts de l'Union européenne au Liban, mettant l'accent sur la création d'une mission de soutien pour renforcer la sécurité et les capacités de défense. En Syrie, nous soulignons la nécessité de respecter l'intégrité territoriale du pays. Nous nous félicitons de la remise en état de l'oléoduc Irak-Syrie. C'est une étape importante pour assurer la résilience des marchés énergétiques alors qu'il y a une désorganisation de l'approvisionnement par le détroit d'Ormuz. Nous sommes prêts à appuyer les efforts de relèvement et nous avons donc décidé de rétablir une présence diplomatique en Syrie. Nous saluons la coopération des autorités syriennes et de l'OEA, c'est pour démanteler pleinement le programme d'armes chimiques du régime d'Assad et pour enquêter sur les utilisations passées. Comme ces dernières années, nous coopérons avec plusieurs partenaires, y compris la Syrie, pour présenter un projet de résolution sur la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques. Madame ou Monsieur le Président, je saisis cette occasion pour souligner que la Palestine et le Liban sont parmi les priorités de l'aide polonaise. Notre assistance bilatérale multilatérale a dépassé 10 millions en 2026. Nous restons déterminés à aider ces deux pays durant l'année à venir. Merci.
Je remercie la Pologne de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au Portugal.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Monsieur le Président, je commencerai par le Golfe. Nous appuyons une solution diplomatique, seule solution viable pour une paix globale et durable, afin de garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Nous enjoignons toutes les parties pertinentes à respecter le droit international, y compris le DIH et les dispositions de la Convention sur le droit de la mer. Il en va de même pour la mer Rouge. Nous condamnons aussi l'escalade militaire des Houthis au Yémen et en Arabie saoudite, qui entraîne une instabilité marquée pour la navigation maritime et les échanges commerciaux mondiaux. Nous sommes attachés à la liberté de navigation et à la sécurité maritime, témoigne notre participation active aux opérations navales de l'Union européenne dans la région, y compris en assumant la direction du commandement de la force pour l'opération Atalante. J'en viens à la Palestine. La situation humanitaire à Gaza reste catastrophique. Nous demandons la pleine mise en œuvre du plan global, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité, y compris en garantissant la mise en service permanente des armes du Hamas et d'autres États armés non étatiques. Nous soulignons que les Nations unies et toutes ces institutions spécialisées, y compris l'UNRWA, ainsi que les ONG internationales, doivent pouvoir jouer leur rôle. Les violations de cessez-le-feu doivent cesser. De surcroît, l'Autorité palestinienne devrait être associée aux préparatifs de son retour dans la bande de Gaza. Nous regrettons le report des élections cette année, ainsi que les obstacles de taille érigés pour l'organisation d'un scrutin à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, le Portugal est préoccupé par la montée de la violence impliquant les colons et par les agissements unilatéraux d'Israël qui visent à assurer de plus en plus son contrôle sur le territoire palestinien occupé, y compris en élargissant les colonies de peuplement qui sont illégales au regard du droit international. Nous condamnons également toute action ayant pour objet de modifier le statu quo des lieux saints. Le Portugal a reconnu officiellement l'État de Palestine. Nous restons attachés à la mise en œuvre de la solution des deux États. Nous promouvons une paix juste et durable au Moyen-Orient, conformément à la Déclaration de New York. Agissant du Liban, nous soulignons qu'il faut respecter les termes de l'accord-cadre trilatéral. Nous soulignons qu'il est important qu'il soit mis en œuvre dans le cadre des résolutions existantes des Nations unies, c'est-à-dire du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris la résolution 1701. Nous pensons que les Nations unies devraient continuer à avoir un rôle après la FINUL. S'agissant de la Syrie, nous appuyons une transition politique inclusive ainsi que l'intégrité territoriale du pays. Monsieur le Président, en tant que futur membre du Conseil, le Portugal reste convaincu que la diplomatie est possible, que le dialogue est nécessaire, que la paix est possible. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Portugal de sa déclaration. Je donne maintenant la parole à la Jordanie.
Je vous remercie, M. le Président. Je vous remercie d'avoir convoqué cette réunion. Nous vous souhaitons plein succès dans l'exercice de vos fonctions ce mois-ci. Je remercie également M. Ramiz Alakbarov pour son exposé très utile. Nous soulignons qu'il est nécessaire de renforcer le cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Il faut assurer sa pleine mise en œuvre sous tous ses volets, notamment l'aide humanitaire. il faut assurer la reconstruction et il faut que les Palestiniens puissent retourner sur leur territoire conformément au plan de du président Trump. L'avenir de Gaza ne peut pas rester otage des souffrances causées par Israël. Par conséquent, nous devons agir pour mettre un terme à ces souffrances et pour ouvrir la voie à une paix durable. En Cisjordanie occupée, nous soulignons qu'il est crucial de mettre un terme aux pratiques israéliennes illégales. Il faut autoriser la paix. Il faut permettre à la paix de vivre. Il faut éviter la violence impliquant les colons. Il faut respecter les règles. Nous constatons que ces colonies constituent une menace pour la solution des deux États. Des mesures sont ainsi prises pour imposer un nouveau fait accompli sur le terrain et ceci le condamnons. Par conséquent, nous devons agir. Le Conseil de sécurité doit agir sérieusement pour mettre un terme à tout cela, conformément au droit international et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Nous saluons la déclaration récente conjointe par les ministres des Affaires étrangères de 12 pays pour appuyer la solution des deux États et en réponse aux activités de colonisation illégale, y compris les mesures visant à mettre un terme au commerce avec les colonies israéliennes illégales. Nous demandons à la communauté internationale de prendre de nouvelles mesures pour faire cesser l'expansion des colonies de peuplement et pour garantir la reddition de comptes pour la violence impliquant les colons. Pour ce qui est de Jérusalem occupée, nous rappelons l'aggravation de la situation avec les incursions répétées dans la mosquée d'Al-Aqsa. par des ministres israéliens extrémistes, des colons. C'est une tentative flagrante d'imposer une division spatiale et temporelle du lieu saint et de saper son identité islamique et arabe, ainsi que d'hypothéquer le statu quo historique à Jérusalem. Nous lançons une mise en garde. La poursuite de tels actes de provocation risque d'attiser plus encore les tensions et de faire du conflit un conflit ayant des conséquences catastrophiques bien au-delà de la région. Nous réaffirmons que la souveraineté de Jérusalem appartient au peuple palestinien. Nous rappelons que les Hachémites restent les gardiens des lieux saints. Nous rappelons qu'il y a des lieux saints strictement pour les musulmans. Monsieur le Président, la communauté internationale ne peut pas laisser Israël démanteler l'UNRWA, la seule institution spécialisée à même d'aider les plus de 5,5 millions de réfugiés palestiniens et d'alléger leurs souffrances. L'UNRWA doit être protégée contre ces tentatives d'assassinat politique de l'UNRWA. Il faut apporter un soutien politique et financier à ses travaux. Nous rejetons toute tentative visant à porter atteinte à ses fonctions. Nous nous opposons à tout transfert de ses responsabilités aux pays hôtes. S'agissant du Liban, nous soulignons qu'il est important de préserver la stabilité et d'appuyer le gouvernement libanais pour qu'il étende sa souveraineté à tout son territoire. Nous demandons le retrait d'Israël des territoires libanais occupés. Nous demandons la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. y compris des accords conclus avec le gouvernement libanais. Nous renouvelons également notre condamnation des attaques israéliennes en cours et des violations des droits contre le territoire syrien, y compris les attaques récentes à Kounetra, qui constituent une violation de la souveraineté de la Syrie et de l'intégrité territoriale, et une violation de l'accord de dégagement 74. Nous soulignons la nécessité de mettre un terme à ces attaques, de mettre un terme à l'occupation israélienne des territoires syriens et nous appuyons la sécurité, la stabilité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie. De surcroît, nous soulignons l'importance de la pleine mise en œuvre de la feuille de route pour régler la crise. En conclusion, Il faut préserver les possibilités de la paix, ce qui signifie qu'il ne s'agit pas simplement de mettre en garde contre les conséquences de ces violations. Il faut bien comprendre qu'il faut mettre un terme à ces violations. Il ne saurait y avoir de stabilité dans la région sans cessation de l'occupation. Et si le peuple palestinien ne peut pas exercer son droit à créer un État indépendant souverain sur la base des lignes de 67, des frontières de 67, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément à la des deux États et conformément à l'initiative de paix arabe, notamment.
Je remercie la Jordanie de sa déclaration. Je donne la parole à l'Égypte.
Je vous remercie, M. le Président. M. le Président, nous nous réunissons aujourd'hui alors que nous commémorons le premier anniversaire du Sommet pour la paix de Charm el-Cheikh. au cours duquel l'Égypte avait souligné que la région se trouvait face à une opportunité historique, peut-être la dernière, pour parvenir à établir la paix au Moyen-Orient. Depuis lors, l'Égypte a assumé son rôle en coopération avec les États-Unis, le Qatar, la Turquie et d'autres partenaires afin de soutenir la mise en œuvre du plan du président Trump ainsi que la mise en oeuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Ces efforts ont permis d'obtenir des résultats conséquents. Toutefois, consolider les acquis réalisés et parachever les autres volets du plan reste une responsabilité qui incombe à toutes les parties sans exception, y compris Israël. À cet égard, je voudrais souligner les éléments suivants. Premièrement, les L'Égypte réaffirme qu'il y a lieu de poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la résolution 1803. Il faut notamment mettre sur pied le Comité national chargé de l'administration de Gaza. Il faut qu'il puisse exercer ses fonctions durant la période de transition. Il y a lieu également de déployer la Force internationale de stabilisation. la police palestinienne, parallèlement au retrait israélien, et ce en lançant des efforts de relèvement rapide et de reconstruction dans l'ensemble de la bande de Gaza. Dans ce contexte, nous soulignons qu'il est important et crucial de renforcer la coordination entre les Nations unies et le Conseil de paix afin d'assurer la complémentarité de leurs efforts et de tirer pleinement parti des compétences et des capacités de l'Organisation pour garantir des conditions de vie dignes au peuple palestinien. L'Egypte et ses partenaires accordent beaucoup d'importance à cette question, comme l'ont illustré les diverses manifestations de haut niveau que nous avons coparrainées ou organisées en marge du débat général de l'Assemblée générale le mois dernier. Deuxièmement, l'Egypte condamne les pratiques israéliennes visant à mettre sous le tapis la question palestinienne et ce en étendant les colonies de peuplement. Nous condamnons aussi la violence des colons. les tentatives de déplacement forcé des Palestiniens, les violations répétées du cessez-le-feu, la poursuite des assassinats de civils, les restrictions imposées à l'acheminement de l'aide humanitaire et aux efforts d'hébergement et de relèvement, ainsi que les attaques visant des organisations humanitaires et les institutions spécialisées des Nations unies, notamment l'UNRWA. Nous condamnons également les pressions exercées contre l'Autorité palestinienne, ainsi que les déclarations provocatrices et racistes de responsables extrémistes du gouvernement israélien, leurs incursions dans la mosquée Al-Aqsa, et le Haram al-Sharif ainsi que les restrictions imposées à la liberté de culte des musulmans et des chrétiens. Nous réaffirmons qu'Israël n'exerce aucune souveraineté sur Jérusalem-Est occupée ni sur ses lieux saints. Nous réitérons également notre soutien total au rôle de gardien assuré par la monarchie hachémite jordanienne sur les lieux saints. et nous insistons sur la préservation du statutico historique et juridique. Troisièmement, nous demandons au Conseil de sécurité d'assumer pleinement ses responsabilités, d'obliger Israël, puissance occupante, à appliquer les résolutions, notamment les résolutions 2334 et 2803. Nous demandons au Conseil de sécurité d'obliger Israël à respecter les dispositions du cessez-le-feu. Nous lui demandons de faire en sorte qu'Israël mette fin à toutes les mesures unilatérales contraires à la vision stratégique du président des États-Unis, ainsi qu'à la position internationale opposée à l'annexion de toute partie du territoire palestinien occupé. Nous appelons également à préserver l'unité de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, à maintenir le statut historique et juridique des lieux saints, à ne pas affaiblir l'Autorité palestinienne, à garantir l'acheminement sûr et sans entrave de l'assistance humanitaire et à cesser toute entrave aux efforts de relèvement rapide et de reconstruction dans toute la bande de Gaza en vue d'un retrait israélien complet. Quatrièmement, la paix au Moyen-Orient passe nécessairement par la fin de l'occupation israélienne et par la concrétisation d'un État palestinien indépendant et souverain dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément à la solution des deux États. Nous demandons la reconnaissance de l'État de Palestine et son admission de plein droit comme membre à part entière aux Nations Unies. Nous saluons également les décisions prises par plusieurs États européens ainsi que par le Canada visant à interdire le commerce de produits provenant des colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés. Ces mesures constituent, selon nous, une expression d'attachement aux valeurs de justice, une application concrète et responsable du droit international ainsi que des résolutions adoptées. Cinquièmement, la paix régionale ne saurait être complète si n'est pas mis fin à l'occupation par Israël de l'ensemble des territoires arabes occupés c'est pourquoi nous appelons la mise en œuvre de l'accord cadre conclu entre le Liban et Israël sous médiation américaine pour garantir le retrait complet d'Israël du territoire libanais pour demander leur l'élargissement de l'autorité de l'état libanais sur l'ensemble de son territoire et l'application de la résolution 1701 nous demandons soit mis fin à l'occupation israélienne des territoires syriens occupés. Nous demandons à Israël de se retirer de ces territoires, y compris du Golan syrien occupé, conformément aux résolutions applicables du Conseil de sécurité. Monsieur le Président, une nouvelle fois, nous réaffirmons que se soustraire à ses obligations et ce bercé d'illusions, d'hégémonie, de domination, vouloir appliquer une volonté d'apposer celle du fait accompli, ne peuvent qu'entretenir la région dans un cycle permanent de conflits ouverts. Nous sommes donc face à deux choix: Soit nous engageons la région sur la voie de la paix, de l'intégration, de la coopération régionale, de la coexistence pacifique dans l'intérêt des peuples, soit nous l'enfermons dans un cercle vicieux de conflits, de violences réciproques, d'extrémisme, de clivage, de rejet de l'autre au détriment des aspirations légitimes de ces populations. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Egypte de sa déclaration. Je donne maintenant la parole au Qatar.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Nous félicitons votre pays ami qui assume la présidence du Conseil de sécurité. Nous remercions les intervenants de leurs exposés très utiles. Nous nous associons aux déclarations prononcées par le Groupe arabe et le Mouvement des non-alignés. Monsieur le Président, cette réunion se tient alors que la région est dans une situation des plus délicates depuis le 28 février. Ceci a des répercussions sur la paix, la sécurité et le développement. Et tout ceci montre que la stabilité n'est possible qu'en respectant les principes du droit international, de la souveraineté des États et du règlement pacifique des différends. L'État du Qatar a condamné les attaques iraniennes qui ont pris pour cible l'intégrité territoriale et la souveraineté de notre État et d'États frère, le Qatar souligne la nécessité de respecter pleinement la résolution de 1817 adoptée en mars de cette année, y compris pour ce qui est des droits en matière de navigation, de la liberté de navigation conformément au droit international, notamment pour ce qui est des voies maritimes vitales. L'État du Qatar rejette de façon catégorique, et le répète, l'utilisation du détroit d'Ormuz comme outil de pression politique. Nous demandons la réouverture du détroit sans condition. Le Qatar souligne que la liberté de navigation par cette voie maritime est un principe fermement établi qui ne saurait être compromis. Nous rappelons que la fermeture du détroit continue de représenter un risque pour les intérêts vitaux des pays de la région et pour l'économie internationale. Nous poursuivons nos efforts de médiation entre les États Unies d'Amérique et la République islamique d'Iran pour concilier les divergences et trouver un terrain d'entente entre les parties. A cet égard, nous réaffirmons notre attachement, depuis le début, à la poursuite d'un règlement pacifique et nous appuyons les efforts de médiation du Pakistan. L'Etat du Qatar condamne, dans les termes les plus forts, les attaques perpétrées par les Houthis contre l'aéroport international du roi Khalid à Riyad. Ceci a fait des victimes, des blessés et des dégâts matériels. Nous estimons que ces attaques constituent une grave violation de la souveraineté de l'Arabie saoudite. Nous renouvelons notre pleine solidarité avec le royaume d'Arabie saoudite. Nous appuyons toutes les mesures légitimes prises pour préserver la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Arabie saoudite. Le Qatar réaffirme également que la sécurité du royaume d'Arabie saoudite est un élément constitutif de la sécurité de l'État du Qatar, également du cadre de sécurité collective Conseil de coopération du Golfe. Monsieur le Président, la question palestinienne reste au cœur des efforts déployés pour parvenir à une paix juste et durable. Mais tout ceci s'inscrit dans le cadre aussi du plan du président Trump pour mettre un terme au conflit à Gaza, entériné par la résolution 1803 du Conseil, pour remédier à la situation humanitaire grave à Gaza et pour ouvrir la voie à la reconstruction et au relèvement, et pour promouvoir une paix juste et durable. La feuille de route fait partie intégrante du plan global. C'est un cadre pour mettre en œuvre la deuxième phase. Toutes les parties doivent honorer leurs obligations en toute bonne foi et sans retard. Nous rejetons toute mesure visant à expulser le peuple palestinien, à le déplacer de force de leurs terres. Nous rejetons toute tentative visant à modifier le caractère géographique et démographique du territoire.
Nous condamnons les attaques contre la mosquée Al-Aqsa, de violation du droit international. Nous rejetons cette provocation des millions de musulmans partout dans le monde. Nous condamnons politiques de colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés. Nous rejetons le plan de colonies E1. Nous condamnons les violations et les actes de violence commis par les colons contre le peuple palestinien et leurs propriétés. Ces agissements sont autant de violations des mesures internationales en faveur de la paix. Nous réaffirmons notre position de principe en faveur de la cause palestinienne, en faveur des droits du peuple palestinien, notamment le droit à établir un État indépendant sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément aux dispositions des résolutions internationales de la solution des deux États. Nous soutenons aussi pleinement la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne. Le Qatar se félicite de la décision des États-Unis d'Amérique de supprimer la Syrie de la liste des États sponsors du terrorisme et de la décision de l'AUEA de clore le dossier de non-conformité de la Syrie. Dans le même temps, nous condamnons les violations commises par l'occupation israélienne dans le territoire syrien. Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour forcer Israël à respecter les résolutions légitimes sur la scène internationale et surtout l'accord de dégagement de 1974. Nous réaffirmons notre position forte favorisant la souveraineté de la République libanaise, un pays frère, sur tout son territoire. Nous rejetons les déclarations d'Israël en faveur de l'annexion dans le sud du Liban. Nous appelons la communauté internationale à respecter ses obligations et à forcer Israël à mettre fin aux attaques et à mettre en œuvre pleinement les dispositions de la résolution 1701. En conclusion, L'expérience a prouvé que les efforts diplomatiques demeurent la seule solution pour parvenir à la paix. Nous continuerons à consentir des efforts à la matière pour se mettre au service de la paix et de la sécurité générales. Je vous remercie.
Je remercie la.
Je donne la parole au représentant.
Du Qatar et donne la parole au représentant de la République arabe syrienne.
Merci, Monsieur le Président. Je vais tout d'abord. cité le secrétaire général lorsqu'il a parlé de la Syrie lors de sa dernière visite. Il a dit, pour l'instant, la Syrie est une terre de possibilités. Une possibilité non seulement de se remettre sur pied après le conflit, mais aussi de jeter les bases d'un avenir plus stable, plus inclusif, plus prospère pour tous les Syriens, toutes les Syriennes. Et aujourd'hui, La Syrie est le pilier de la stabilité au Moyen-Orient. Monsieur le Président, ces deux dernières années, mon pays, la Syrie, s'est efforcé de jouer le rôle régional qui correspond au statut et au sacrifice de son peuple. Nous avons essayé d'établir la sécurité, la stabilité. Les défis au Moyen-Orient ont fait que la La Syrie a dû assumer des responsabilités supplémentaires et nous avons essayé de faire preuve de sagesse et de retenue. La communauté internationale a soutenu et salué cette approche syrienne. Que ce soit au Conseil de sécurité ou ailleurs, les déclarations d'un grand nombre d'États ont salué le fait que la Syrie ne s'est pas laissée engloutir par les conflits et la polarisation, même si ça n'a pas été facile, puisqu'un grand nombre de facteurs auraient pu nous faire avancer sur la voie de la confrontation. Dès le premier jour de la libération, la Syrie était absolument claire. Notre pays souhaite sortir de la guerre et rétablir sa nation. La Syrie fatigué des guerres et des crises et ne voulons pas menacer qui que ce soit c'est exactement ce qui s'est passé nous avons libéré notre pays des logiques d'alignement et de polarisation nous avons établi des relations positives fondées sur la confiance et le respect mutuel avec nos voisins avec les pays de la région avec la communauté internationale nous avons combattu la production et le trafic de captagon qui tyrannisé notre pays depuis des années. Nous avons rejoint la coalition internationale de la lutte contre Daesh, assuré la sécurité de nos frontières et assuré le monopole de l'État sur les armes. Nous avons aussi intégré les forces démocratiques syriennes. Nous avons créé des liens régionaux. Nous avons éliminé les facteurs qui ont provoqué des flux de réfugiés vers l'Europe. Des millions de personnes sont rentrées en Syrie. Les vols commerciaux et civils ont repris leurs opérations dans l'espace aérien et les aéroports syriens. Lorsque la crise d'Ormuz a débuté, la Syrie a fait partie des grandes alternatives pour le transport du pétrole et nous avons remis en service l'oléoduc Kirkouk-Panias. La communauté internationale ne doit pas rester les bras ballants face aux violations nombreuses d'Israël. Nous appelons la communauté internationale à agir, à exprimer une position ferme. Les pays du monde l'ont dit clairement, le Golan est un territoire syrien occupé. La communauté internationale a appelé Israël à battre en retraite. Le Conseil de sécurité l'a d'ailleurs dit à plusieurs reprises et a répété cette position lorsque la résolution 242, la résolution 338 et 427 ont été adoptées. Le Conseil à continuer à soutenir la souveraineté de la Syrie sur son territoire, a soutenu son unité et intégrité territoriales, et a soutenu la mise en œuvre de l'accord de dégagement de 1974. Ces positions, ensemble, M. le Président, condamnent les violations répétées d'Israël et les incursions d'Israël sur le territoire syrien. Ces déclarations condamnent la construction de la ligne de soufâ 53 dans la zone de séparation qui constitue la zone d'opération de l'afnuod aujourd'hui le monde est plus au fait des dangers que représentent les attaques et les violations d'Israël ce danger menace non seulement la Syrie son peuple mais aussi l'ensemble de la région nous appelons toutes les parties continuer à reconnaître la souffrance du peuple du sud de la Syrie qui vit sous le joug de la machine de guerre israélienne au quotidien. Il faut redoubler d'efforts pour mettre fin à ces agissements. La Syrie respecte ses responsabilités légales, politiques, mais aussi morales. La Syrie a participé à des pourparlers directs avec Israël grâce à une médiation américaine et soutenue par un grand nombre d'acteurs internationaux. Nous avons entendu les préoccupations prioritaires de l'autre partie. Nous avons souligné que tout échec dans tout accord sécuritaire ne veut pas dire qu'il n'y a pas de cadre juridique qui doit être respecté par Israël la cour de dégellement de 1974 demeure en vigueur applicable et valable monsieur le président la Syrie condamne fermement la persistance des activités iraniennes dans la région du Golfe d'Arabie qui empêche la liberté de navigation et le commerce maritime dans le détroit d'Ormuz et qui menace les navires de transport de pétrole. Nous condamnons aussi les attaques des milices hutistes contre les aéroports civils et surtout l'aéroport d'Arabie saoudite, Roi Khalid. Autant de mesures qui violent la sécurité et la stabilité du royaume frère d'Arabie saoudite et qui menacent la sûreté des civils, infrastructures civiles et navigation aérienne. Mon pays réaffirme sa solidarité avec le royaume. Nous soutenons le royaume dans toutes les mesures légitimes prises pour préserver la souveraineté, la sécurité, l'intégrité territoriale et les intérêts nationaux du pays. La Syrie réaffirme aussi sa solidarité au pays frère du Liban, son gouvernement, son peuple, face aux violations incessantes d'Israël. La Syrie renouvelle son soutien à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Liban et nous soutenons les efforts du gouvernement libanais afin d'asseoir le monopole de l'État sur les armes en tant que garantie de la sécurité et de la stabilité de la région. Le gouvernement syrien attaché à renforcer la coopération et la coordination avec ses homologues libanais, tout en respectant les principes de respect, de relations de bon voisinage et d'intérêt mutuel. En conclusion, Monsieur le Président, la position de la Syrie et de son peuple s'agissant de la cause palestinienne demeure claire. Elle fait partie de la position arabe unifiée appelant à la création d'un État de Palestine souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem pour capitale, et Nous appelons aussi au retour de tous les réfugiés et toutes les réfugiées de Palestine, conformément aux dispositions de l'initiative de paix arabe. Mon pays appelle à la pleine mise en œuvre du plan du président Trump, adopté et entériné par la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le représentant de la République arabe syrienne de son intervention et je donne la parole au représentant de la Turquie.
Je vous remercie.
Monsieur le Président, j'interviens au nom des États membres de l'Organisation de la coopération islamique. Je remercie la présidence d'avoir convoqué cette réunion et je remercie également le coordonnateur spécial, M. Al-Aqbarah, de son exposé. Monsieur le Président, dans notre dernière déclaration devant Cet auguste conseil, le groupe de l'Organisation de la coopération islamique, s'est dit préoccupé par les violations israéliennes persistantes du cessez-le-feu à Gaza, contrairement à la résolution 2803, tout en renouvelant notre appel à la mise en œuvre rigoureuse du plan pour mettre un terme au conflit de Gaza. Nous notons avec consternation la dégradation de la situation à Gaza. Et nous notons que cela est dû à la recrudescence d'attaques armées israéliennes, à l'expansion des colonies de peuplement, la confiscation de terres, les démolitions de maisons, des déplacements forcés et une violence impliquant les colons de plus en plus marqués. Ces actes constituent de graves violations du droit international. Ils ont été confirmés par des déclarations de hauts responsables israéliens qui ont fait état de décisions politiques, de mesures qui visent à perpétrer une politique en place depuis des décennies, destinée à faire partir les Palestiniens de leurs terres et à mettre en œuvre rapidement leur plan et à commettre des crimes sur le terrain. En conséquence, notre groupe rejette de façon catégorique les appels persistants au déplacement du peuple palestinien de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris à Al-Quds Al-Sharif. Nous condamnons la décision des autorités d'occupation israéliennes pour la mise en œuvre du plan E1 et les appels d'offres. Ces actions représentent une fragmentation de la Cisjordanie et Cela isole complètement Al-Quds de l'extension palestinienne démographique, géographique, naturelle. Par conséquent, nous considérons que cette mesure est une escalade agressive, dangereuse, qui défie la volonté internationale, ancre le régime d'apartheid et menace de saper la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient. Notre groupe condamne la guerre génocidaire actuelle contre le peuple palestinien et l'agression croissante par Israël, la puissance occupante. agression contre la bande de Gaza qui inclut la famine, les déplacements, les morts, la destruction systématique des infrastructures civiles. Nous condamnons le refus d'Israël d'honorer ses obligations internationales. Notre groupe demande à Israël de respecter pleinement ses obligations en vertu des résolutions des Nations unies, y compris la 2803, en particulier la transition immédiate à la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu. Ceci inclut la le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza en ouvrant tous les points de passage, en garantissant l'acheminement de l'aide humanitaire sans heurts et en lançant le relèvement, la reconstruction pour permettre au gouvernement de l'État de Palestine d'occuper ses fonctions dans tout le territoire palestinien occupé. Nous condamnons également dans les termes les plus fermes les attaques israéliennes contre la ville sainte d'Al-Quds al-Sharif et la mosquée d'Al-Aqsa, y compris les incursions quotidiennes et les rituels du Tamoul à cet endroit-là. Nous rejetons également toutes les mesures illégales et les politiques visant à modifier le statut juridique historique existant de ces sites. Nous lançons également une mise en garde contre tout plan visant à diviser de façon temporelle et spatiale la Sainte Mosquée Al-Aqsa, en soulignant la nécessité de protéger les lieux saints chrétiens et islamiques et de préserver leur caractère sacré. Face à ces actes de provocation de la puissance occupante, nous appuyons la résilience et la détermination du peuple palestinien attaché à ses terres et nous soulignons qu'il est important que la communauté internationale joue son rôle de prévention de tout déplacement. Nous félicitons les positions des pays qui ont condamné et rejeté les plans de colonies de peuplement illégaux, y compris l'annonce de mesures de dissuasion dans le commerce contre les colons israéliens illégaux. Monsieur le Président, s'agissant du soutien humanitaire global apporté aux Palestiniens, nous réaffirmons le rôle et l'importance de l'UNRWA, qui a un mandat onusien irremplaçable, et nous rejetons toutes les tentatives visant à saper son autorité juridique. Nous lançons une mise en garde contre les dangers posés Par la prise possible de camps de réfugiés palestiniens dans le territoire palestinien occupé, nous demandons aux États d'apporter le soutien financier nécessaire et durable à l'UNRWA. Nous réaffirmons que la communauté internationale, y compris le Conseil, a le devoir de faire en sorte que ceux qui violent les droits humains et le droit international humanitaire doivent rendre des comptes. Il faut mettre un terme à l'impunité. Nous enjoignons la communauté internationale et le Conseil à honorer leurs obligations au regard de la Charte et du droit international en prenant des mesures concrètes et efficaces pour faire cesser les activités d'annexion, l'expansion des colonies de peuplement, les déplacements forcés, les attaques par les forces d'occupation israéliennes et les colons, ainsi que les arrestations arbitraires, la torture et les sévices. infligées aux prisonniers palestiniens, sans oublier les autres pratiques illégales perpétrées dans le territoire palestinien occupé, y compris les violations unilatérales par Israël du statu quo historique et juridique dans les lieux saints de Jérusalem. Monsieur le Président, nous demandons au Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités pour protéger et appuyer le peuple palestinien et prendre des mesures pour mettre un terme à l'occupation et pour faire appliquer et protéger les droits nationaux légitimes du peuple palestinien. L'Organisation de coopération islamique restera aux côtés du peuple palestinien en appuyant sa lutte légitime pour la liberté, l'indépendance et l'exercice de ses droits inaliénables conformément au droit international et aux résolutions applicables des Nations unies. Notre groupe condamne dans les termes les plus forts les violations, les agressions perpétrées par Israël contre la Syrie, y compris les excursions depuis le 8 décembre 2024, l'arrestation, l'enlèvement de civils, y compris d'enfants, la destruction de terres agricoles, les frappes aériennes, l'entrée illégale par des responsables israéliens, l'expansion des colonies de peuplement, les attaques contre le Liban par les forces israéliennes depuis le territoire syrien. De tels actes violent la souveraineté et l'intégrité territoriales de la Syrie. Le Groupe exige leur cessation immédiate, ainsi que le retrait complet et immédiat des forces syriennes de tout le territoire syrien. occupés et le plein respect de l'accord de dégagement de 1974. Nous exigeons par ailleurs la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 497, et nous exigeons le retrait complet d'Israël du territoire syrien occupé. Le groupe réaffirme son soutien à l'État libanais pour qu'il puisse assurer le contrôle et la souveraineté sur l'ensemble du territoire libanais. Nous insistons sur l'autorité exclusive de l'État sur les décisions de paix et de guerre, ainsi que son monopole sur la possession et l'utilisation des armes. Nous insistons sur le désarmement de tous les acteurs non étatiques et sur la promotion de la réforme et la mise en place des institutions. Le groupe condamne fermement les attaques constantes d'Israël contre le Liban, les civils et les infrastructures civiles. Nous condamnons aussi les attaques contre les institutions de l'État ainsi que les destructions à grande échelle et la démolition systématique de villes et villages libanais et la création de zones dénommées zones de sécurité. Tout ceci constitue une violation flagrante du droit international, y compris du droit international humanitaire. Le mouvement souligne Il est impératif qu'Israël respecte pleinement le droit international, y compris la Charte. Israël doit cesser toutes ses attaques militaires contre le Liban. Elle doit se retirer de façon immédiate, complète et sans condition du territoire libanais, et elle doit garantir le retour des Libanais déplacés de force. Ils doivent pouvoir rentrer chez eux. » Le groupe souligne l'« urgente nécessité d'accroître l'aide au développement et l'aide humanitaire au Liban pour répondre aux besoins croissants des civils concernés ». et pour appuyer davantage les forces armées libanaises. Le groupe réitère sa position de longue date. Nous appuyons la souveraineté, l'indépendance, l'intégrité territoriale et l'unité du Liban. Nous demandons la pleine mise en œuvre de la résolution 1701, qui constitue encore aujourd'hui le cadre régulant l'état des lieux entre le Liban et Israël. Dans ce contexte, le mouvement demande à Israël de respecter pleinement le cadre trilatéral du 26 juin 2026. et l'annonce de cessation des hostilités du 26 novembre 2024. Il s'agit dans les deux cas d'outils pour atteindre les objectifs fixés dans la résolution 1701 dans son intégralité. Le Groupe appuie une nouvelle fois fermement la FINUL, son personnel, ses locaux, et nous condamnons fermement toutes les attaques contre la FINUL. Nous soulignons la nécessité de la reddition de comptes pour ces attaques. Nous sommes vivement préoccupés par la fin du mandat de la FINUL d'ici fin 2026 et le vide que cela créera. Nous sommes d'avis que la présence des Nations unies au Liban reste indispensable pour différentes raisons. Je le répète, la présence des Nations unies au Liban reste indispensable, et ce pour observer, suivre la mise en œuvre de la résolution 1701 et pour faire rapport sur cette mise en œuvre. Et ceci tout le temps que cela sera nécessaire pour que l'armée libanaise se déploie sur l'ensemble de son territoire. Merci.
Je remercie le représentant de la Turquie pour sa déclaration. Nous avons encore un certain nombre d'orateurs. et par conséquent si les membres du conseil sont d'accord je propose de suspendre cette séance jusqu'à 15h la séance est suspendue