La situation concernant le Sahara occidental - Conseil de sécurité, 10259e séance
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Je déclare ouverte la 10259e séance du Conseil de sécurité. L'ordre du jour provisoire pour la séance, la situation en Libye. L'ordre du jour est adopté. Le Conseil de sécurité va entamer l'examen du deuxième point de l'ordre du jour. Les membres du Conseil de sécurité sont saisis d'un document portant cote S/2026/855 en projet de résolution présenté par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Conseil est prêt à se prononcer sur le projet de résolution dont il est saisi. Je vais donc mettre aux voix le projet de résolution. Pour le projet de résolution figurant dans le document portant la cote S/2026/855, veuillez lever la main. Contre? Les abstentions? Voici les résultats de la mise aux voix: 13 pour, 0 contre, 2 abstentions. Le projet de résolution a donc été adopté en tant que résolution 2835 de l'année 2026. Je donne la parole aux membres du Conseil de sécurité qui souhaitent faire une déclaration après le vote. Et je donne la parole à la représentante du Royaume-Uni.
Merci, madame la présidente. Le Royaume-Uni se félicite de l'adoption de la résolution 2835, prorogeant le mandat de la MANUL pour 12 mois supplémentaires. Nous remercions les membres du Conseil de sécurité d'avoir été constructifs lors des négociations. Ce mandat va renforcer la capacité de la MANUL à promouvoir un processus politique piloté et dirigé par les Libyennes et Libyens. Ce mandat donnera à la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Tetté, un mandat pour continuer à faire avancer sa feuille de route. Cette résolution exhorte les parties libyennes à honorer leurs engagements au titre de l'accord du groupe restreint, qui permettra à la Libye de se rapprocher d'élections libres, justes, transparentes, sans exclusive dans les 24 mois. Cette résolution fait fond sur la réunification des institutions libyennes, notamment des institutions judiciaires, militaires et sécuritaires. Cette résolution est aussi un fondement clair pour que la MANUL puisse soutenir les parties libyennes afin d'établir une autorité exécutive unique et envoyer un message clair aux acteurs libyens qui ne devraient pas saper ce travail. Et cette résolution reconnaît l'importance du travail de la MANUL en matière de droits humains, et l'État de droit encourage la MANUL à continuer à promouvoir la pleine participation sur un pied d'égalité des femmes au processus politique. Madame la Présidente, le Royaume-Uni réaffirme son plein appui à la MANUL et au travail de la représentante spéciale dans l'évolution du processus politique. Nous appelons toutes les parties à honorer leurs engagements afin de fournir aux Libyens et Libyennes un choix démocratique, des possibilités économiques et la sécurité qu'ils et elles méritent. Je vous remercie.
Je remercie la représentante du Royaume-Uni et donne la parole représentant de la République démocratique du Congo.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de prononcer la présente déclaration au nom des A3, à savoir le Liberia, la Somalie et mon propre pays, la République démocratique du Congo. Les A3 remercient le porte-plume pour son approche constructive lors des discussions relatives au renouvellement du mandat de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye, MANUL. Les A3 ont voté en faveur de cette résolution, témoignant ainsi de son soutien indéfectible au rôle que joue la MANUL dans l'accompagnement des efforts déployés par la Libye en vue de promouvoir la paix, la stabilité et le dialogue. Madame la Présidente, la Libye se trouve à un tournant décisif qui requiert l'attention concertée de la communauté internationale. Les A3 soulignent que toute feuille de route politique facilitée par la MANUL, doit demeurer strictement sous l'impulsion et sous l'appropriation des Libyens afin de mettre un terme à la prolongation de la période de transition à travers l'organisation d'élections nationales libres, régulières, transparentes et inclusives. À cet égard, nous saluons l'accord conclu le 30 août 2026 dans le cadre du mécanisme dit de la réunion restreinte, ainsi que son approbation par la Chambre des représentants. Nous réaffirmons que la réunification de l'ensemble des institutions nationales, y compris les institutions militaires et les organes de sécurité, demeure essentielle à la création des conditions nécessaires à la tenue d'élections crédibles reflétant la volonté du peuple libyen. Madame la Présidente, les A3 soutiennent la poursuite de la mise en œuvre par la MANUL des recommandations issues de l'examen stratégique, en étroite coordination avec les autorités libyennes. Cette démarche doit notamment garantir que le volet politique demeure au cœur des activités de la mission. Nous appuyons également la présence de la MANUL à Benghazi, à Sebha, et à Syrte, afin de faire progresser le processus de réunification nationale. Nous soulignons par ailleurs l'importance de doter la mission des ressources humaines et financières nécessaires et suffisantes à l'accomplissement de son mandat. Les A3 demeurent profondément préoccupés par le flux illicite d'armes à destination de la Libye et condamne fermement les attaques aveugles contre les populations civiles et les infrastructures essentielles, lesquelles doivent donner lieu à l'établissement des responsabilités et à ce que les auteurs répondent pleinement de leurs actes. Nous réitérons notre exigence ferme quant au retrait immédiat et sans condition de toutes les forces étrangères, de tous les combattants étrangers et de tous les mercenaires, conformément à la pleine mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020 et du plan d'action du Comité militaire conjoint 5+5. En outre, les A3 réitèrent leur profonde préoccupation face à l'érosion continue de la valeur des avoirs libyens gelés, résultant de leur utilisation abusive ou de leur mauvaise gestion par certaines institutions financières internationales, au risque de compromettre leur préservation. Nous rappelons que ces avoirs sont gelés exclusivement dans le but d'en préserver la valeur au bénéfice du peuple libyen. Pour conclure, Madame la Présidente, les A3 réaffirment leur attachement indéfectible à la souveraineté, à l'unité, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la Libye. Nous saluons le rôle essentiel de l'Union africaine et son partenariat dans la promotion d'un dialogue inclusif placé sous l'impulsion et l'appropriation des Libyens. Le Conseil doit aller au-delà des simples déclarations diplomatiques. et produire des résultats concrets à même de mettre un terme au cycle incessant de transition politique. Nous ne saurions faillir à cette responsabilité. Il est de notre devoir solennel d'assumer pleinement notre responsabilité historique, collective envers le peuple libyen, en tirant les enseignements des erreurs du passé et en ouvrant la voie à une stabilité durable, à l'unité et à la justice en Libye. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo de sa déclaration et je donne la parole au représentant de la France.
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, la France se félicite du renouvellement du mandat de la mission d'appui des Nations unies en Libye pour un an. Nous remercions la plume britannique d'avoir mené un processus de négociation inclusif qui a permis de trouver un équilibre sur ce texte. La résolution que nous avons adoptée réitère l'appui du Conseil à l'action de la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, madame Hana Tété. Cette résolution salue l'accord signé entre les parties libyennes et endossé par la Chambre des représentants sur les étapes préliminaires de la feuille de route des Nations Unies. Par cette résolution, le Conseil appelle tous les acteurs libyens à mettre en œuvre sans délai leurs engagements. Mandatée par notre Conseil, la MANUL poursuivra ses efforts pour que ces engagements se concrétisent par la tenue d'élections présidentielles et législatives dans les 24 mois, sous l'égide d'un exécutif unifié. Enfin, la France rappelle son attachement au respect du droit international et notamment du droit de la mer, et souligne que tout accord concernant la délimitation maritime doit respecter la souveraineté et les droits maritimes des États tiers. Madame la Présidente, une solution se dessine pour permettre à la Libye de retrouver sa stabilité, son unité et sa pleine souveraineté. Elle requiert le total soutien de la communauté internationale. Elle a celui de la France. Je vous remercie.
Je remercie les représentants de la France pour sa déclaration.
Et je donne la parole représentants du Bahreïn.
Madame la Présidente, je vous remercie et je remercie le porte-plume de la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni, pour les efforts déployés pour l'élaboration du projet de résolution que nous avons adopté. Nous avons voté pour l'adoption de cette résolution pour renouveler le mandat de la MINUL pour une année, car nous soutenons le rôle important joué par la MINUL, menée par le représentant spécial du secrétaire général pour un processus spécial inclusif mené et sous l'impulsion des Libyens, qui met en œuvre les aspirations des Libyens pour unir les institutions et pour la paix et la stabilité. À cet égard, mon pays réitère son soutien pour la feuille de route et appelle à utiliser les résultats concrets grâce au mécanisme 4+4 et utiliser l'élan pour aplanir les difficultés actuelles et pour réaliser un véritable progrès pour des élections présidentielles et législatives et unir les institutions pendant un délai qui ne dépasse pas les 24 mois, conformément au mécanisme mentionné. Pour conclure, mon pays réitère sa position ferme en faveur de la souveraineté, de l'unité, de l'indépendance et de l'unité territoriale de la Libye. Nous soutenons les efforts pour trouver un règlement qui répond aux aspirations des Libyens pour un avenir où la stabilité et la prospérité seront de mise. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Bahreïn de son intervention et je donne la parole au représentant de la Chine.
Merci, Madame la Présidente. La Chine se félicite de l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution prorogeant le mandat de la MANUL et remercie la Grande-Bretagne à la rédaction de ses efforts. La représentante spéciale, Madame Tété. a permis à la MANUL de s'acquitter de son mandat récemment et s'est mis à pied d'œuvre pour faire des progrès dans la feuille de route. Nous soutenons la prorogation du mandat de la MANUL et nous espérons que l'ONU continuera à jouer un rôle efficace, un rôle central dans l'orchestration du processus politique libyen et dans la Libye à convoquer des élections, une transition politique le plus rapidement possible, promouvant la mise en œuvre de l'accord du groupe Rest 14+4 est une tâche importante pour la MANUL. La Chine se félicite des efforts de la MANUL à cet égard. Dans le même temps, la MANUL devrait, comme demandé par le Conseil de sécurité dans sa résolution, renforcer les communications avec les parties pertinentes en Libye, devrait entendre pleinement leurs préoccupations légitimes et travailler avec toutes les parties pour qu'elles fassent preuve d'une bonne volonté politique, devrait établir aussi un large consensus et permettre un accord généralisé en faveur de l'accord. Les partenaires internationaux doivent respecter pleinement la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Libye, devraient soutenir un processus piloté et dirigé par les Libyennes et Libyens, devraient permettre de gommer les divergences grâce au dialogue et à la consultation, devraient s'abstenir d'imposer des solutions extérieures et des sanctions et des pressions superflues. La Chine se félicite du fait que la résolution donne pour mandat à la MANUL de coordonner le soutien technique aux autorités libyennes et d'aider les Libyennes et Libyens à juguler l'exploitation illicite des ressources d'État pour s'assurer que les revenus issus du pétrole de la Libye soient utilisés à des fins de développement national, garantissant le bien-être de la population afin de jeter les bases solides de la stabilité sociale. La Libye a des ressources énergétiques abondantes et un potentiel de développement gigantesque. La stabilité et le développement du pays se mettent au service non seulement du peuple, bien sûr, mais aussi de la solidarité et de la coopération régionales. En tant qu'ami de la Libye, la Chine entend les préoccupations et les aspirations de la Libye. Nous voulons jouer un rôle constructif dans le règlement du dossier libyen. Nous sommes prêts à coopérer avec la communauté internationale pour contribuer encore davantage à une paix et une stabilité durables, à la prospérité et au développement libyens. Je vous remercie, monsieur, madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Chine de son intervention et je donne la parole au représentant des États-Unis d'Amérique.
Merci, madame la Présidente. Félicitations à l'occasion d'une présidence très forte en ce mois d'octobre. Les États-Unis ont soutenu et soutiennent fermement le travail de la MANUL sous la houlette de la représentante spéciale, Mme Tété, notamment la feuille de route de l'ONU pour la Libye. La MANUL, par son travail, complète les initiatives des États-Unis et les efforts de notre pays afin d'aider la Libye à obtenir une autorité exécutive unique, unifiée, qui peut prendre la responsabilité de la sécurité de la Libye. C'est la raison pour laquelle nous avons voté en faveur de la prorogation du mandat de Manil pour une année supplémentaire aujourd'hui. Et, chers collègues, les enjeux sont immenses. Fondamentalement, nous sommes convaincus du fait que la Libye est à la croisée des chemins. Le choix est historique. Une côte stratégique en Méditerranée, accès à des marchés européens et africains, un potentiel commercial immense non utilisé. Avec un leadership unifié, avec de la sécurité, avec des investissements judicieux, la Libye pourrait, devrait, devrait être un centre florissant de commerce international, d'énergie, de commerce, d'abris port et de finance. Et d'aucun ne peut qu'imaginer ce que cela pourrait signifier pour les Libyennes et les Libyens. dans tout le pays, avec des emplois rémunérateurs, des entreprises florissantes, des infrastructures, une génération de jeunes Libyens qui façonnent leur avenir au lieu d'hériter des conflits générationnels de leurs parents et grands-parents. Sous la houlette du président Trump, notre initiative d'unification et nos initiatives permettent une possibilité d'avenir fait d'une Libye ouverte pour les affaires, en paix avec elle-même, qui enfin réalise son plein potentiel extraordinaire. Cela fait plus d'un an que les Libyennes et les Libyens des deux parties prennent des risques sérieux pour surmonter les fractures dans leur pays et participent un dialogue à un niveau sans précédent. Des dirigeants de haut niveau des deux parties se sont réunis à plusieurs reprises, souvent discrètement, sous les auspices des États-Unis, et se sont aussi réunis en public. En avril dernier, le ministre adjoint de la Défense, M. Zubi, et le commandant adjoint Haftar se sont réunis lors d'un exercice, avec une participation des deux parties aussi à plusieurs sessions. des réunions en format restreint 4+4 de la Manul, soutenues par le Conseil de sécurité de façon explicite aujourd'hui par le truchement d'un résolution. Mais d'autres préféreraient protéger leur fief, voudraient perpétuer le chaos qui les a enrichis au détriment du peuple libyen. À ces dirigeants, je vais envoyer un message extrêmement clair. Ces actions auront des conséquences, et cela ne se terminera pas bien pour la Libye non plus. Un pays qu'un grand nombre d'entre nous disent aimer, qu'un grand nombre d'entre eux disent aimer. Ce sont eux qui se dresseront entre des millions de Libyennes et Libyens qui veulent embrasser l'avenir et, d'un autre côté, une décennie supplémentaire de violence, de pauvreté et de potentiel sous-exploité. On s'en souviendra. de ces acteurs qui auront privé une génération entière d'avoir la chance de jouir de la prospérité. Et lorsque cet avenir prospère adviendra enfin, ils ne pourront pas y jouer le moindre rôle. Certains penseraient qu'ils pourraient tirer quelque chose de cette obstruction à la transition politique en Libye. Mais, en fin de compte, ils pourraient se retrouver écartés de cet avenir prospère qu'ils essaient d'éviter coûte que coûte. Notre message Pour ceux qui se trouvent dans cette situation, il est clair: ne condamnez pas votre population à des dizaines d'années supplémentaires de souffrance alors qu'une chance unique frappe à votre porte. La résolution d'aujourd'hui et l'initiative américaine rappellent les mesures précisées dans le paragraphe 4 de la résolution 2174, où le Conseil de sécurité a établi que ceux et celles qui sapent la transition politique en Libye devraient être potentiellement inscrits aux listes des comités de sanctions. L'initiative des États-Unis et les résolutions d'aujourd'hui sont aussi claires: la réunification de la Libye et de ses institutions, notamment des institutions militaires, des forces de sécurité et du système judiciaire, et la création d'un gouvernement unifié sont indispensables à mener à bien cette transition politique jusqu'au bout. Encore une fois, les États-Unis n'hésiteront pas à imposer des conséquences sérieuses à ceux et celles qui, délibérément, s'opposent à la bonne tenue de cette initiative. Et enfin, nous avons voté en faveur de la résolution et je réaffirme que les États-Unis sont frustrés, car certains essayent de détourner l'attention du Conseil avec des textes qui réaffirment le Programme pour 2030, les objectifs de développement durable, qui, selon nous, empiètent Sur la souveraineté nationale, le Conseil de sécurité devrait se concentrer au contraire sur la prévention des guerres, sur le maintien de la paix et sur des résultats concrets et véritables. Le peuple libyen a passé des décennies à voir son pays et son potentiel être dilapidé. Le peuple a l'occasion d'écrire l'histoire. Le peuple libyen qui est une grande occasion pour le président Trump qui veut les aider. Je vous remercie.
Je remercie le représentant des États-Unis. Je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, la Fédération de Russie s'est abstenue lors du vote sur le projet de résolution préparé par la Grande-Bretagne en Conseil de sécurité sur la prorogation du mandat de la MANUL. Cela étant dit, nous pensons que la mission doit jouer un rôle central dans les efforts de médiation internationaux dans le pays et dans le mouvement progressif indispensable dans le cadre du processus politique libyen. La délégation russe était responsable lors du travail sur le projet de document. Nos propositions étaient constructives et se sont accompagnées d'arguments circonstanciés. En dépit de ceci, toutes ces remarques ne sont pas retrouvées dans le document à l'examen aujourd'hui. Il est certain que l'accord conclu dans le format restreint entre Libyens est un pas de géant en avant pour un processus politique qui stagne depuis déjà quelques années. Cela étant dit, pour mettre en œuvre cet accord, il faudra encore beaucoup de travail, il faudra digérer tout cela, polir le sujet et l'intégrer dans le champ juridique libyen. En outre, le format restreint a déjà fait l'objet de réactions multiples de la part des institutions et de la société libyenne. C'est la raison pour laquelle nous insistons pour dire qu'il faudra que tous les protagonistes libyens influents, toutes les parties soutiennent cet accord. Enfin, on ne peut pas faire comme si Le format restreint était le seul scénario possible imaginable pour sortir le pays de la crise. Non, on ne peut pas refuser aux Libyens le droit de définir eux-mêmes les paramètres du processus politique. La période de transition en Libye, dans les faits, s'éternise, c'est certain. Mais je pense qu'il serait peu perspicace d'essayer de l'accélérer en imposant des recettes façonnées de l'extérieur. Je vous remercie.
Je vous remercie. le représentant de la Fédération de Russie pour son intervention. Je vais maintenant prendre la parole en ma qualité nationale, en tant que représentant de la Grèce. Tout d'abord, nous souhaiterions remercier le porte-plume d'avoir travaillé sur le renouvellement du mandat de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye. Le processus politique libyen que la Manule doit soutenir, ce processus doit reposer sur le droit international et les principes de la Charte. Voilà pourquoi la Grèce s'est efforcée de préserver l'intégrité de ce processus en renforçant les libellés dans la résolution. Il est essentiel de le faire à ce stade. Le 20 octobre, la Chambre des représentants a ratifié le soi-disant protocole d'entente entre la Libye et la Turquie sur la délimitation des zones maritimes en Méditerranée, signé en 2019. Le fait que la priorité ait été donnée à cette question soulève des questions concernant les intentions. Pourquoi à ce moment-là? Et nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ces préoccupations, tout particulièrement étant donné qu'il y a d'autres pays de la région qui partagent ces préoccupations, et d'ailleurs, cela figure dans la position de l'Union européenne. Comme le Premier ministre grec l'a dit hier, depuis cette même chaise, ce protocole d'entente est une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international, du droit de la mer. C'est illégal, c'est arbitraire, cela va à l'encontre même de la géographie. Le secrétaire général s'est également exprimé Clairement, et il a dit que les violations du droit international étaient inacceptables. Toute action incompatible avec l'UNCLOS ne doit pas être acceptée ou respectée. Nous sommes bien entendu des voisins maritimes avec des côtes opposées au titre du tribunal international, nous avons le droit de nouer des accords alors que la Turquie et la Libye, eux, n'ont pas de côtes opposées ou adjacentes. Et pourtant, ces pays se sont efforcés de délimiter une frontière artificielle entre ces deux pays, comme si les îles grecques n'existaient pas. Ce ne sont pas des rochers dépeuplés, ce sont des îles peuplées avec une vie économique, notamment la Crète, la plus grande île grecque, avec plus de 6 600 personnes. Mais on ne peut pas refaçonner la géographie. Les droits souverains ne peuvent pas être effacés tout simplement en traçant une ligne arbitraire sur une carte. Tout cela va à l'encontre de l'UNCLOS. Ce texte est nul et non avenu. Il n'a aucun effet juridique pour les États tiers. Il ne peut porter préjudice à leurs droits souverains et à leurs droits maritimes. L'objectif du processus politique libyen, c'est de rétablir les institutions, de faire émerger une Libye en paix, prospère, et nous espérons, que les acteurs libyens rendront justice à la population libyenne en répondant à leurs besoins, en respectant les relations de bon voisinage, en promouvant la coopération régionale. La Grèce n'a eu de cesse de soutenir et continuera à soutenir un processus libyen pris en main par les Libyens. Les efforts visant à réunifier les institutions libyennes et à promouvoir son processus politique doivent aller de concert avec le respect du droit international. Tout processus qui se fait au détriment de la souveraineté et des droits des pays tiers, tout processus qui est utilisé pour exporter l'instabilité au-delà des frontières libyennes ou pour promouvoir des revendications au détriment de la région tout entière, ne peut promouvoir la stabilité. Voilà le message que nous transmettons aux autorités libyennes. La Grèce est déterminée à promouvoir l'unité de la Libye, sa souveraineté, sa stabilité, son intégrité. territoriale, sans ingérence étrangère. Nous espérons que nos voisins libyens répondront à notre approche constructive et qu'ils collaboreront avec nous dans un esprit de dialogue, de respect mutuel et de bon voisinage. Je vous remercie. Je reprends mes fonctions de président du Conseil. Il n'y a pas d'autres demandes de prise de parole. La séance est levée. Je déclare ouverte la 10260e séance du Conseil de sécurité. Voilà l'ordre du jour provisoire pour la réunion, la situation concernant le Sahara occidental. L'ordre du jour est adopté. Conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite le représentant de l'Algérie à participer à cette réunion. Il en est ainsi décidé. Le Conseil de sécurité va maintenant commencer l'examen du point 2 à l'ordre du jour. J'attire l'attention des membres du Conseil sur le document S/2026/781. Il s'agit du rapport du Secrétaire général concernant la situation dans le Sahara occidental et le document S/2026/811, une lettre datée du 13 octobre 2026 du Secrétaire général adressée au Président du Conseil de sécurité. Les membres du Conseil sont saisis des documents S/2026/868, et S/2026/870. Chacun de ces documents contient le texte d'un projet de résolution distinct. Le Conseil est prêt à voter sur les projets de résolution. Nous allons commencer par mettre aux voix le projet de résolution qui figure dans le document S/2026/868, présenté par les États-Unis. Nous allons maintenant procéder au vote. Ceux qui sont en faveur de ce projet de résolution qui figure dans le document S/2026/868 présenté par les États-Unis d'Amérique, merci de bien vouloir lever la main. Ceux qui s'y opposent? Ceux qui s'abstiennent? Voilà les résultats: 11 pour, 1 contre, 3 abstentions. Le projet de résolution n'a donc pas été adopté en raison du vote contre d'un membre permanent du Conseil. Je donne maintenant la parole aux membres du Conseil. qui souhaitent prendre la parole après le vote. Et je donne la parole aux États-Unis.
Chers collègues, pour ce qui est de l'avenir de cette résolution et l'avenir de cette mission, nous devrions prendre le temps de nous rappeler ce que l'ONU dit sur ce dossier à savoir la question d'un référendum, depuis maintenant 30 ans. Il est essentiel de le comprendre. Dès les années 90, le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali ne s'attendait pas à ce que le référendum soit possible. En 1996, l'identification des électeurs a été suspendue car les acteurs ne permettaient pas de se mettre d'accord sur qui devrait voter. En 1997, Kofi Annan a alerté qu'il était possible que le référendum n'ait jamais lieu en 1999. Il a été dit que la perspective de la tenue d'un référendum était de plus en plus lointaine. Ensuite, Kofi Annan, en 2002, et James Baker ont conclu que mettre en œuvre Le plan initial était très peu probable. Ils ont même présenté à ce conseil l'option de mettre un terme à la MINURSO. En 2003, Kofi Annan a dit que même s'il y avait un référendum, il était peu probable que le Conseil de sécurité fasse appliquer les résultats. En 2005, le directeur de la MINURSO, Erik Jensen, a dit, je cite: "Le référendum n'aura pas lieu. Et en 2012, l'ancien secrétaire général adjoint pour le maintien de la paix a dit qu'il était difficile d'envisager l'organisation d'un tel référendum. Ce ne sont pas mes citations, ce sont des citations de fonctionnaires, de représentants de l'ONU qui nous le disent depuis 30 ans. Et pourtant, nous voilà maintenant en 2026. Et hélas, hélas, et ce n'était vraiment pas l'intention des États-Unis, certains membres du Conseil ont utilisé leur droit de veto pour préserver la lettre R du référendum, alors même que cela fait des décennies que ce référendum, que l'ONU ne parvient pas à l'organiser. Bien entendu, nous sommes favorables au principe d'autodétermination. Il y a beaucoup de façons d'exprimer la volonté d'une population. Nous avons présenté une résolution avec le soutien de 11 membres du Conseil, une résolution qui nous aurait permis de franchir un jalon historique, aller de l'avant. Un conflit qui est gelé depuis 50 ans, afin de mettre un terme enfin à ce conflit pour générer des résultats. Nous avons présenté une voie, une solution pour mettre un terme au coût humain dévastateur de ce conflit. C'est en raison de ce coût humain qu'il y a aujourd'hui eu l'utilisation d'un droit d'état. En 2006, l'envoyé spécial du secrétaire général a alerté que prolonger l'impasse pourrait condamner une autre génération de Sahraouis occidentaux à grandir dans les camps de réfugiés de Tindouf. C'était il y a 20 ans. Et aujourd'hui, cette génération a grandi et nous sommes en train de dire que nous allons condamner les générations futures à la même chose. C'est un conflit que nous pouvons résoudre. Selon le dernier rapport de l'ONU, simplement pour vous parler des conditions, les deux tiers, les deux tiers des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent d'anémie dans ces camps. Un tiers souffre d'émaciation, 1 sur 10, 1 sur 10, 10 % reçoit le montant, l'apport nutritionnel minimum. Donc cela fait 50 ans qu'il y a des déplacements, une vie entière pour certaines personnes et des générations qui grandissent en tant que réfugiés et qui élèvent des enfants en tant que réfugiés désormais. Nous n'allons pas soutenir le statu quo si cela condamne ses enfants à ce statut de réfugié. La résolution de l'année dernière, 27/97, a enfin établi le plan d'autonomie du Maroc comme socle de la négociation, comme socle, comme base, demandant un examen du mandat futur de la MINURSO, un examen stratégique. Il y a eu trois cycles de négociations au plus haut niveau. avec les quatre parties, ou deux parties et deux observateurs, il y a eu des discussions pour voir comment permettre une gouvernance autonome, la sécurité, un règlement durable du conflit. Il y a eu d'autres discussions concernant la transition, le partage des ressources, la protection constitutionnelle, les garanties internationales, la démobilisation, la transition. Et cette résolution nous aurait permis de continuer à nous engager sur la voie qui mène à la liberté et à la paix. Il faut procéder différemment. Hélas, aujourd'hui, le statu quo est inacceptable. Un statu quo qui, selon le Haut-commissaire aux réfugiés de l'ONU, un statu quo qui est intenable, qui n'est pas viable. et qui est véritablement inhumain. C'est le Haut-commissaire aux réfugiés qui l'a dit, qui a dit que le statu quo était une situation inhumaine. Nous ne pouvons pas accepter le statu quo face à ces conditions. Nous n'allons pas soutenir une mission qui fait référence à un référendum qui ne peut pas avoir lieu. Mais nous sommes prêts à travailler avec le Secrétaire général, étant donné que ce vote va aboutir à une réduction des effectifs, il faut que cela se fasse de façon stable, dans l'ordre. Il faut protéger le personnel de l'ONU, répondre aux préoccupations humanitaires, aux besoins sécuritaires et nous allons continuer à travailler avec mon co-président, l'envoyé spécial de Mestura, et toutes les parties concernées afin de trouver une issue à la crise pour négocier une paix durable. Je vous remercie.
Je remercie. le représentant des États-Unis pour son intervention. Je donne maintenant la parole au représentant du Bahreïn.
Madame la Présidente, merci. Nous regrettons que le projet de résolution n'ait pas été adopté, et ce en dépit des efforts menés à bien pour parvenir à une résolution, résolution qui contribue à une feuille de route pour aboutir à une solution politique durable. Nous remercions les États-Unis d'Amérique pour les efforts déployés pour présenter ce projet de résolution. Nous soulignons que le contenu de ce projet de résolution, les mesures qui figurent dans ce projet de résolution, qui font fond sur la résolution 2797, notamment l'adoption l'initiative marocaine comme base des négociations, donc ces mesures doivent être promues. Nous avons besoin d'une vraie autodétermination dans le cadre du plan d'autonomie marocain. C'est la solution la plus applicable. Nous saluons le développement d'un cadre pour la mission de l'ONU qui tienne compte de l'évolution politique et qui promeut une solution politique définitive et durable. Nous saluons Le fait de renommer la MINURSO, en enlevant donc le R dans MINURSO, afin de refléter le fait que nous prenons en compte l'initiative marocaine et l'évolution politique afin de parvenir à une issue durable. En guise de conclusion, Nous saluons les efforts déployés par le Secrétaire général et par son Envoyé spécial, M. De Mistura, et nous saluons les efforts diplomatiques menés à bien par les États-Unis d'Amérique afin de promouvoir un processus politique. Nous soulignons que ces progrès doivent désormais aboutir à des étapes concrètes sur le terrain. Je vous remercie, Madame.
Je remercie le représentant du Bahreïn et je donne la parole La France?
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, la France regrette vivement le vote contre de la Russie sur cette résolution qui visait à renouveler le mandat de la MINURSO. La MINURSO joue un rôle essentiel pour la stabilité de la région. Elle aide à favoriser la confiance que requiert l'avancement du processus politique. Sa fermeture abrupte serait extrêmement préoccupante dans un contexte de regain des tensions dans la zone. Le projet de résolution présenté par les États-Unis représentait un important pas en avant en faveur du processus politique. La résolution 2797 adoptée l'an dernier avait marqué un tournant décisif pour le règlement définitif du conflit. Il est navrant que le Conseil ne soit pas en mesure de construire sur ces acquis. Nous saluons les efforts menés par l'envoyé personnel du secrétaire général et les États-Unis pour faciliter les négociations directes entre parties et leur réitérons notre soutien. Il est impératif que les discussions reprennent en vue d'une solution négociée, juste, durable et mutuellement acceptable. Notre position est connue: pour la France, le présent et l'avenir du Sahara occidental s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. C'est donc bien sur la seule base du plan d'autonomie marocain que nous appelons au réengagement des discussions pour aboutir à une solution juste, durable et négociée. Enfin, Nous déplorons le rejet de cette résolution par l'un des membres du Conseil, alors qu'elle exprimait le soutien de ce Conseil au Haut-Commissariat aux réfugiés pour la mise en place de solutions durables pour les réfugiés sahraouis dans le plein respect du droit des réfugiés. Il est temps d'avancer. Le statu quo n'est pas une option. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la France de son intervention. Je donne la parole au Royaume-Uni.
Merci, madame. Nous sommes extrêmement déçus que la Russie ait décidé d'opposer son veto à ce projet de résolution. Cette décision de la Russie sape l'action du Conseil sur ce dossier. Cela menace la mission et cela risque d'entraver les progrès sur la voie d'une solution politique. Nous saluons le rôle de chef de file des États-Unis. le travail mené à bien par l'envoyé spécial du Secrétaire général pour promouvoir le processus politique. Les membres du Conseil doivent aborder le dossier du Sahel occidental afin d'accélérer les progrès pour une solution juste, mutuellement agréable, qui est agréée mutuellement afin de promouvoir le bien-être de la population. le plan d'autonomie du Maroc de 2007 est l'option la plus viable, la plus pragmatique pour un règlement définitif du différend. Je vous remercie.
Je remercie le Royaume-Uni pour cette intervention. Je donne maintenant la parole au Panama.
Merci, madame la Présidente. Hélas, le Conseil n'a pas été en mesure d'adopter le projet de résolution sur la Minocean. Le Panama a voté pour, car nous sommes convaincus que ce texte nous donnait la possibilité de préserver les conditions nécessaires sur le terrain et de permettre de nouveaux efforts diplomatiques sur la question du Sahara occidental. Je souhaiterais tout d'abord remercier les États-Unis, en tant que porte-plume, d'avoir été disposés d'avoir été tout à fait disposé à dialoguer et pour les efforts menés à bien par les États-Unis pour intégrer un certain nombre d'ajustements dans le texte selon les propositions des uns et des autres. Le Panama a donc voté pour ce projet de résolution. Nous sommes convaincus la période actuelle nous donnait l'opportunité, une opportunité en or, de faire fond sur cet élan diplomatique pour générer des progrès politiques notables. Après des années de stagnation, les réunions qui ont eu lieu cette année à Washington et à Madrid ont donné aux différentes parties la possibilité d'échanger leurs positions et d'envisager des façons de rapprocher ces positions. Il était essentiel, il me semble, de préserver cette dynamique. Et de faire preuve d'un engagement politique durable, avec le soutien des Nations Unies. Le Panama estime que la proposition d'autonomie présentée par le Maroc en 2007 constitue la base la plus viable pour reprendre les négociations. Par ailleurs, pour ce qui est d'une solution définitive, elle doit émaner d'un processus politique entre les parties conformément à la Charte et au droit international, notamment le principe de l'autodétermination. Notre propre histoire nous rappelle l'importance pour les peuples de prendre leur destin en main. Voilà pourquoi nous estimons qu'il est essentiel que le processus progresse grâce au dialogue et à l'engagement, sans préjuger des résultats des négociations. Et nous espérons que cette possibilité existe encore. Nous félicitions du fait que, dans le texte, il soit fait référence à la participation d'une grande diversité d'interlocuteurs sahraouis, notamment ceux qui se trouvent dans les camps de Tindouf, sur le territoire et dans la diaspora. Il nous semble que ce processus de consultation était essentiel pour concrétiser les aspirations et tenir compte des perspectives du peuple sahraoui et pour leur permettre de déterminer leur avenir. La tenue d'un référendum semblait relever de l'illusion. Mission impossible. Voilà pourquoi il nous semblait qu'il était nécessaire d'envisager d'autres possibilités, d'autres options, afin de tenir compte du principe d'autodétermination. Or, dans cette résolution, il y avait un certain nombre d'options qui nous semblaient positives. Nous devons garder à l'esprit la dimension humaine de ce conflit. Voilà pourquoi nous nous félicitions du fait que dans le texte figuraient les résultats du travail du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. par Hamsalek dans les camps de Tindouf, et nous avons souligné qu'il était essentiel de répondre aux besoins des personnes réfugiées, qu'il fallait garantir des conditions de vie dignes et créer de véritables perspectives pour l'avenir de ces personnes. Le Panama a donc souhaité défendre le renouvellement du mandat pour une année complète, conformément à la recommandation du Secrétaire général. Tant que les négociations continuent, la présence de l'ONU est nécessaire pour contribuer à la stabilité et pour superviser le cessez-le-feu. Madame la Présidente, le défi qui est le nôtre, c'est de saisir cette opportunité diplomatique afin d'aboutir à un processus durable pour générer des résultats. et nous espérons que cette opportunité continuera d'exister. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Panama pour son intervention. Je donne la parole à la Lettonie.
Merci, madame. Nous avons voté pour ce projet de résolution pour prolonger le mandat de la MINURSO, qui a contribué à la stabilité dans le Sahara occidental depuis plus de trois décennies. Hélas, la Russie a décidé de s'y opposer, et donc le projet de résolution n'a pas été adopté à un moment charnière pour le processus politique. Nous saluons les efforts des États-Unis en tant que porte-plume pour promouvoir une résolution sur ce conflit de longue date. Nous remercions les États-Unis de leur engagement tout au long des négociations pour tenir compte des préoccupations des membres du Conseil, ce qui a abouti à un texte plus équilibré reflétant la complexité du conflit. Adopter cette résolution aurait et devrait garantir la poursuite de cette dynamique qui émanait de la résolution 2797. Les membres du Conseil de sécurité ont différents points de vue sur la proposition d'autonomie et les paramètres d'une solution future, et nous souhaiterions dire clairement que notre vote pour cette résolution ne signifie pas que nous reconnaissons la souveraineté marocaine du Sahara occidental ou que nous soutenons la proposition d'autonomie. Nous réitérons notre position de longue date: toute solution doit être juste, durable, acceptable mutuellement, conformément aux buts et principes de la Charte de l'ONU, notamment le droit à l'autodétermination, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Notre histoire est liée à l'exercice du droit à l'autodétermination, et donc nous estimons qu'il faut répondre aux aspirations du peuple du Sahara occidental. Cela doit être au cœur de ce processus, Madame la Présidente. Grâce à cette résolution, le Conseil aurait pu souligner une voie à suivre pour renouveler la dynamique dans ce processus politique. Donc, cette non-adoption menace la continuité de la mission à une époque où sa présence sur le terrain Est essentiel. Merci.
Je remercie la représentante de la Lettonie de son intervention et je donne la parole au représentant de la Colombie.
Merci, madame la Présidente. La Colombie déplore la non-adoption de la résolution. Nous saluons aussi les efforts des États-Unis afin d'établir un consensus lors du processus de négociation. Selon nous, la résolution contribue à l'objectif, c'est-à-dire de trouver une solution à la question du Sahara occidental. Nous pensons en particulier que les principes mis en avant dans la résolution, l'autodétermination, mais aussi la souveraineté, respectent les valeurs et objectifs des articles 1er et 2e de la Charte. Dans ce contexte, notre pays estime que le plan d'autonomie marocain était la bonne base d'une solution politique sur le long terme. Nous encourageons les parties à continuer le débat de bonne foi pour trouver une solution qui contribuera à la stabilité et au développement de la région. Nous attirons votre attention aussi sur la situation dans les camps de Tindouf, qui exige une attention de tous les instants de la communauté internationale. Ma délégation se félicite des dispositions figurant dans la résolution portant sur le travail du Haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Colombie de son intervention et je donne la parole représentant du Liberia.
Merci, merci, madame la présidente. Le Liberia a voté en faveur de ce projet de résolution car nous étions convaincus du fait que c'était la voie la plus claire, la plus sûre vers un règlement pacifique de ce différend qui s'éternise au Sahara occidental. Notre vote reflétait une conviction sincère Le Conseil de sécurité doit participer à la transformation de décennies d'efforts diplomatiques en un règlement politique réaliste. Le temps qui passe ne peut pas remplacer les progrès en faveur de la paix, et nous espérions que notre position serait claire. Nous soutenons le plan d'autonomie marocain. Nous nous félicitons du fait que dans la résolution, on reconnait que l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine représente sans doute la solution la plus réaliste pour la question du Sahara occidental, et nous soutenons l'identification de cette solution en tant que seul fondement possible pour les négociations. Être clair ne veut pas dire pour autant qu'on abandonne la diplomatie, non. Être clair permet à la diplomatie d'avancer. Et dès lors, nous aurions espéré que cette idée soit accompagnée d'engagements sérieux, d'une coopération pleine et entière, en sachant que les cofacilitateurs ont permis des réactions fondées sur la proposition d'autonomie. Encore une fois, madame la Présidente, nous aurions voulu que la résolution permette aux parties de saisir cette chance qui se présentait de négocier de bonne foi. Le Liberia a été motivé. Et notre motivation est réassérénée par le paragraphe du dispositif qui appelle à une solution politique durable, mutuellement acceptable, conforme aux buts et principes consacrés par la Charte de l'Organisation des Nations unies, y compris le principe des peuples libres de disposer d'eux-mêmes. Madame la Présidente, nous aurions voulu que le vote d'aujourd'hui soit un cap fixé. Et ensuite, la valeur de la résolution aurait pu être évaluée à l'aune des progrès qui s'en seraient suivis. Nonobstant ceci, pour les peuples du Sahara occidental et pour la région, nous ne pouvons pas perdre espoir. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Libéria de son intervention et je donne la parole au représentant du Pakistan.
Merci, Madame la Présidente. Le Pakistan salue les efforts entrepris par les États-Unis, délégation rédactrice, pour rapprocher les perspectives présentées par les membres du Conseil lors des négociations. Nous saluons aussi les efforts des États-Unis qui ont cherché à trouver un règlement politique à ce différend qui s'éternise. Notre abstention est cohérente avec notre position que nous occupons depuis très longtemps sur le dossier. Nous continuons de croire que La seule façon de parvenir à une paix durable dans la région est de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable grâce au dialogue et au consensus entre les parties. Cette solution doit être conforme aux principes et buts de la Charte de l'ONU, permettant une autodétermination telle que reflétée dans les résolutions de l'ONU sur le sujet. Le principe cardinal de l'autodétermination consacré par la Charte de l'ONU et ancré sur le droit international, doit rester inviolable. Nous soutenons aussi le rôle stabilisateur continu de la MINURSO. Toute évolution du mandat de la mission ou de la configuration de la mission devrait soutenir les progrès et être guidée par les progrès dans le processus politique et être influencée par les conditions sur le terrain. Le Pakistan a soutenu et soutiendra tous les efforts politiques permettant une paix juste et durable dans la région, et nous espérons que toutes les parties concernées participeront aux négociations de bonne foi. Nous espérons aussi que tout effort permettra de prendre en considération les aspirations véritables du peuple du Sahara occidental et que ces propositions influenceront La confiance des parties prenantes, la paix, la stabilité et la prospérité de la région devraient être notre mantra. Je vous remercie.
Je donne la parole à la Somalie.
Merci, madame la présidente. Nous sommes abstenus s'agissant du projet de résolution 668 sur la prorogation du mandat de l'AMISOM. Nous nous félicitons des efforts consentis par l'envoyé spécial. Secrétaire général, nous le félicitons de la reprise du dialogue. Nous notons aussi les efforts du rédacteur des États-Unis qui ont orchestré les délibérations diplomatiques. L'année dernière, nous avons voté en faveur de la résolution 27/97. car nous étions convaincus du fait que le cadre établi par la résolution mérite suffisamment de temps et une collaboration permanente. En outre, la dynamique créée, même si elle était modeste, devrait être préservée et utilisée. Notre abstention aujourd'hui reflète nos préoccupations, car certaines des dispositions pourraient préjuger du résultat des négociations. Une solution mutuellement acceptable, juste, durable sur le plan politique ne peut pas être prédéterminée. Non, elle doit être le fruit d'un dialogue véritable de compromis, en prenant en considération comme il se doit les intérêts et aspirations du peuple du Sahel occidental et conformément aux buts et principes de la Charte de l'ONU et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. La Somalie attache une grande importance au rôle de la MINURSO, qui aide à apaiser les tensions, qui préserve la stabilité et qui participe au maintien de conditions propices à la bonne tenue du processus politique. Nous encourageons les membres du Conseil à continuer les consultations de façon constructive afin de s'entendre sur le mandat de la mission. En attendant, toutes les parties concernées devraient faire montre de retenue, devraient éviter toute mesures qui pourraient mettre en péril la stabilité ou les perspectives du dialogue. Et en guise de conclusion, la Somalie demeure très attachée à soutenir le secrétaire général et son envoyé personnel, monsieur Staffan de Mistura, dans l'appui au processus indispensable organisé sous les auspices de l'ONU. J'appelle donc toutes les parties concernées à participer de bonne foi aux délibérations. Le Conseil doit rester uni et doit soutenir un règlement pacifique négocié le dossier du Sahara occidental. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Somalie de son intervention et je vais donner la parole au représentant de la Chine.
Merci, madame la Présidente. La Chine s'est abstenue de voter sur le projet de résolution qui a été mis aux voix, et je vais expliquer la position de la Chine. Au fil des années, la MINURSO a Honoré le mandat du Conseil a joué un rôle important dans le maintien de la stabilisation sur le terrain, a permis d'éviter toute escalade et de protéger les civils. Par conséquent, la mission crée des conditions propices à l'avancée du processus politique. Nous sommes en faveur de la prorogation d'un an du mandat de la MINURSO. Malheureusement, Cela étant dit, le projet de résolution préparé par les rédacteurs ne fait pas fond sur les cadres des résolutions précédentes du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, ne trouve pas l'équilibre nécessaire de la prise en considération de toutes les positions des parties et oblige une partie à accepter un résultat prédéterminé. Il n'y a pas eu suffisamment de temps pour des consultations. Les rédacteurs ne l'ont pas permis et les rédacteurs ont forcé un vote en dépit des divergences significatives entre les parties s'agissant du projet de texte. Cette approche ne permet pas l'unité ni la coopération au sein du Conseil, ne contribue pas non plus au règlement politique de la situation dans le Sahara occidental. Le Conseil de sécurité a, au premier chef, la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le Conseil, par ses actes, devrait participer au renforcement de la confiance entre les parties, devrait maintenir la dynamique des négociations et devrait créer les conditions propices à, en fin de compte, une solution juste, durable et mutuellement acceptable sur le plan politique. La prorogation du mandat de la MINURSO ne devrait pas être utilisée en tant qu'outil de pression politique. Madame la Présidente. La position de la Chine sur le Sahara occidental est cohérente, claire. Nous avons toujours dit que le règlement politique est une solution fondamentale pour la question du Sahara occidental et que l'ONU est le pilier fondamental, que les résolutions de la sécurité sont autant de bases indispensables et que les négociations sont l'approche à suivre. Nous soutenons les parties dans leurs consultations pour parvenir à une solution juste, durable, mutuellement acceptable, politique, qui garantit au peuple du Sahara occidental le droit à l'autodétermination dans le cadre de modalités respectant les buts et principes de la Charte de l'ONU. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Je remercie le représentant de la Chine de son intervention et donne la parole à le représentant du Danemark.
Merci, Madame la Présidente. Le Danemark regrette vivement que nous n'ayons pas pu adopter cette résolution prorogeant le mandat de la MINURSO pendant 12 mois supplémentaires. En l'absence d'une solution politique imminente, la MINURSO continue de jouer un rôle essentiel dans le maintien de la stabilité sur le terrain, notamment grâce aux efforts de médiation de l'Envoyé personnel. Nous avons voté en faveur du projet, ce qui prouve bien que nous sommes en faveur des efforts de l'ONU pour négocier une solution juste, pérenne, mutuellement acceptée et pro-pédique pour la question du Sahara occidental, conformément aux dispositions de la Charte de l'ONU. Cela étant dit, impossible de prédéterminer une solution au Conseil de sécurité, la solution doit émerger au fil des négociations entre les parties conformément aux dispositions de la Charte et du droit de détermination du peuple du Sahara occidental. Nous encourageons le Maroc à préciser les détails de son plan d'autonomie étendue en en expliquant à quoi ressemblerait l'autonomie sur la souveraineté marocaine et en précisant comment garantir au peuple du Sahara occidental d'avoir la possibilité d'exercer son droit d'autodétermination. Des précisions sur ces modalités permettraient de renforcer la confiance et de créer les prémices d'un engagement significatif des parties lors des négociations. Je souligne aussi que nous avons voté en faveur de la résolution présentée par les États-Unis d'Amérique, ce qui ne constitue pas pour autant une reconnaissance de souveraineté marocaine dans le Sahara occidental. Le statut final du territoire doit être déterminé au fil de négociations entre les parties, conformément aux dispositions de la Charte et des principes de l'ONU, notamment le droit à l'autodétermination. Madame la Présidente, après plus de 50 ans, Le peuple du Sahara occidental mérite d'avoir la possibilité de vivre dans la paix et dans la dignité, avec une perspective d'avenir où le droit à l'autodétermination peut être réalisé comme il se doit. Et à cette croisée des chemins, toutes les parties doivent travailler ensemble pour essayer de faire émerger une solution acceptable. Nous appelons toutes les parties à ne pas laisser les divergences miner notre volonté commune de régler ce conflit qui s'éternise. Nous sommes prêts à nous mettre à pied d'œuvre pour parvenir à cet objectif. Je vous remercie.
Je remercie le représentant du Danemark de son intervention et je donne la parole à la République démocratique du Congo.
Madame la Présidente, la République démocratique du Congo a voté en faveur de la résolution renouvelant le mandat de la MINURSO pour préserver la paix et la stabilité dans la région du Maghreb et pour soutenir la continuité des négociations politiques qui peuvent parvenir à une solution durable. Pour la République démocratique du Congo, nous nous basons sur deux points essentiels. Premièrement, le soutien aux efforts du secrétaire général. La République démocratique du Congo réitère son soutien au secrétaire général et à son envoyé personnel pour relancer le processus politique sur des bases solides et réalistes, tout en tenant compte de la mise à jour de la proposition d'autonomie présentée par le Maroc au facilitateur et à toutes les parties concernées, laquelle a servi de base aux discussions de fond au cours des trois rencontres de négociations. Deuxièmement, la primauté du dialogue constructif. La République démocratique du Congo est convaincue que seule la bonne volonté politique de toutes les parties concernées par les négociations peut les conduire à parvenir à une solution politique durable et mutuellement acceptable. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la République démocratique du Congo de son intervention et je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, la Russie est toujours en faveur d'un règlement des problèmes au Sahara occidental par des moyens diplomatiques et politiques fondés sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et en respectant strictement les principes et buts de la Charte de l'ONU, notamment le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La Russie soutient le travail de la MINURSO. Nous estimons que le processus de règlement est encore très loin d'être conclu. Cela étant dit, Le projet de résolution présenté par les États-Unis, s'il avait été adopté, aurait pu réduire à néant le processus de règlement des problèmes au Sahara occidental. Nous pensons que les grandes modalités finales du règlement doivent être acceptables pour les Marocains et pour le Polisario. Imposer des recettes unilatérales sans un examen minutieux, réfléchi des questions entre tous les partis nous semble être une impasse. Nous sommes convaincus que les organisateurs du processus de négociation ont eu la possibilité de faire montre de souplesse supplémentaire et de trouver une solution non pas en surface, mais bien grâce à des négociations ouvertes, honnêtes, empreintes de respect mutuel avec toutes les parties prenantes, le Maroc et le Front Polisario. Le projet de nos partenaires américains met de côté la proposition des Sahraouis et de l'ONU pour une solution honnête, juste, durable, fondée sur l'autodétermination. Sur le texte, on voit que les auteurs essayent d'imposer le plan d'autonomie marocain au-dessus de toutes les autres solutions. L'idée proposée par les auteurs est un écart clair des bases historiques du règlement au Sahara occidental. Le Conseil devrait oublier l'histoire du référendum, notamment le plan de Polisario de 2007, qui garde la même force que le plan d'autonomie marocain à l'heure actuelle. Il semblerait que la suppression honteuse d'une lettre de l'acronyme de la mission ne peut pas être vue comme autre chose que trahir les intérêts des habitants des camps de Tindouf et des Sahraouis qui vivent dans d'autres lieux. Je le souligne, le Conseil ne peut pas, je le souligne, le Conseil ne peut pas automatiquement trancher sur les questions de souveraineté. Nous n'avons pas le droit d'éliminer la question du Sahara occidental en dehors du jour de la décolonisation, tout simplement parce qu'il y a des conclusions théoriques sur la présence soi-disant d'un plan de règlement, le transformant en une question politique et humanitaire. mais uniquement sur la base d'une partie des négociations. Le Conseil de sécurité ne peut pas céder face à cette approche unilatérale. À cet égard, notre pays était forcé de bloquer l'adoption du projet de résolution. Nous estimons que tout le monde devrait voir ceci comme un veto du salut. Pour nous, la question est claire. Si la mission continue à faire son travail, elle doit permettre honnêtement une solution et garantir une autodétermination légitime des Sahraouis. Nos opposants semblent clairs, mais nous l'avons dit à l'avance, cette variante qui nous était proposée était inacceptable. Après que les États-Unis ont défini une position nationale reconnaissant le Sahara occidental dans le cadre du royaume du Maroc, ils ont trahit le rôle en tant qu'accompagnant impartial du dossier du Sahara occidental au Conseil de sécurité. Nous avons recommandé, il y a plusieurs années déjà, à nos amis américains de céder cette fonction à une autre partie moins biaisée au Conseil de sécurité. Chers collègues, pour nous, les incartades s'agissant de règlement au Sahara occidental ne sont pas de la menu monnaie. Nous participons au processus de solution depuis plus de 50 ans, nous savons très bien quelles sont les raisons profondes de ce conflit. Cette expérience sur plusieurs dizaines d'années nous a appris qu'il n'existait pas de recette toute faite pour le règlement, et surtout pas imposée par des conjonctures politiques du moment. Nous comprenons bien que pour Mettre en œuvre cette approche, la MINURSO doit continuer son travail. À cet égard, nous avons proposé aux membres du Conseil de sécurité un projet de résolution court sur la prorogation technique du mandat. Nous appelons tous les membres raisonnables du Conseil de sécurité à soutenir ce projet de résolution. Merci.
Je vais faire une déclaration. Tout d'abord, je remercie le représentant de la Fédération de Russie de sa déclaration avant toute chose, et je vais faire une déclaration en tant que représentant de la Grèce. La Grèce regrette que le projet de résolution présenté par les États-Unis n'a pas été adopté, puisque nous pensions que cette résolution aurait été une possibilité de traduire les nouveaux engagements diplomatiques en progrès tangibles sur le dossier persistant du Sahara occidental. Nous réaffirmons notre soutien ferme en faveur du secrétaire général et de son envoyé personnel, Staffan de Mistura, qui tente de promouvoir un processus politique orchestré par l'ONU, et nous saluons le rôle des États-Unis dans la coordination de la participation des parties. L'avancée de ce processus exige pourtant un mandat clair pour la MINURSO. La présence continue et le bon fonctionnement de la mission sur le terrain sont importants, puisque c'est indispensable au soutien aux conditions propices à la participation continue de l'ONU s'agissant de la question du Sahara occidental, afin de parvenir à Une solution juste, durable, mutuellement acceptable sur le plan politique, qui permet une autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux buts et principes consacrés par la Charte de l'ONU, sur la base du plan d'autonomie marocain. Et dès lors, nous appelons tous les membres du Conseil de sécurité à être constructifs afin de d'atteindre cet objectif, mû par un esprit de responsabilité, et ce afin de s'assurer que la mission pourra continuer à s'acquitter du mandat qui lui est confié et pourra contribuer à la stabilité sur le terrain. La priorité devrait être aussi de préserver la dynamique du processus politique et de maintenir les conditions indispensables à des progrès significatifs pour parvenir à un règlement négocié et une paix et une stabilité durables dans la région. Je vous remercie. Je reprends mon rôle de présidente du Conseil de sécurité et Je vais mettre aux voix le projet de résolution figurant dans le document portant la cote S/2026/870, présenté par la Fédération de Russie. Je vais donner la parole aux membres du Conseil de sécurité qui souhaiteraient faire une déclaration avant la mise aux voix. Je donne la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, La Fédération de Russie, afin de préserver une présence de l'ONU au Sahara occidental et souhaitant véritablement une solution mutuellement acceptable et juste pour ce conflit qui s'éternise, a dû proposer son projet de résolution alternatif. Et je le soulignerai d'entrée de jeu, il n'y a rien de neuf, rien ne s'éloigne des éléments du règlement. figurant dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité, on ajoute un renvoi au rapport stratégique du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara occidental et on parle aussi des trois cycles de négociations. Ces formules ont été prises directement du texte, rien de plus. Étant donné que le document est volumineux, l'absence d'évaluation politique et les facteurs de délai n'ont pas dû être abordés, selon nous. Ce texte a déjà été soutenu de la part des membres du Conseil de sécurité l'année dernière, et nous estimons que notre document, qui essaie de trouver un règlement de situation au Sahara occidental, pourra être soutenu par tous les membres du Conseil de sécurité. C'est selon nous la dernière chance de proroger l'avis de la MINURSO tel que prévu à l'origine. Nous pensons que les membres du Conseil de sécurité pourront mettre la raison au-dessus des émotions en ce moment critique et nous souhaitons véritablement garder un œil impartial de l'ONU sur le terrain pour maintenir le caractère de basse intensité du conflit. Nous appelons toutes les délégations qui pensent aussi qu'il faut une présence de l'ONU sur le terrain et qui souhaitent une solution honnêtes au conflit du Sahara occidental à soutenir notre projet de résolution. C'est une chance de garantir la primauté de la mission de l'ONU, de préserver sa présence sur le terrain. Aussi, tout désaccord avec cette possibilité transformera automatiquement les opposants au projet en bourreaux exécutants de la fermeture de la MINURSO. Nous appelons instamment tous les membres à ne pas commettre cette faute historique. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de la Fédération de Russie de son intervention. Nous allons mettre aux voix le projet de résolution. Les délégations en faveur du projet de résolution figurant dans le document portant le code S/2026/870, présenté par la Fédération de Russie, faites-le savoir en levant la main. Les délégations qui s'y opposent. Les abstentions? Voici les résultats de la mise aux voix: pour 3, contre 1, 11 abstentions. Le projet de résolution n'a pas été adopté puisqu'il n'a pas obtenu le nombre requis de votes. Je donne la parole aux membres du Conseil de sécurité qui souhaitent prendre la parole après la mise aux voix. Et je donne la parole au représentant de la France.
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, la France s'est abstenue sur ce projet de résolution en raison de l'obstruction de la Russie qui a fait le choix de faire tomber le projet de la Plume américaine, puis de mettre au vote à la hâte un projet concurrent. Nous ne cautionnons pas cette manœuvre. La Plume avait mené un processus de négociation inclusif visant à trouver un équilibre sur le texte. Chaque membre de ce Conseil a eu la possibilité d'exprimer ses vues sur le projet américain et de proposer des amendements dont beaucoup ont été pris en compte. La Russie a choisi une autre voie. celle du rejet en bloc, de l'absence d'engagement et de l'usage brutal du veto. Ce ne sont pas les méthodes qui permettent à notre Conseil de parvenir à des solutions communes pour la paix et la sécurité internationales. Le projet de résolution américain a recueilli le soutien de 11 membres du Conseil. Il est temps que la Russie écoute la voix de ce Conseil plutôt que de chercher à détruire une nouvelle fois les mécanismes qui défendent les principes et les valeurs de l'ONU. Par sa résolution présentée tardivement, la Russie cherchait à prendre en otage la MINURSO. C'est inacceptable alors que cette mission joue un rôle essentiel de stabilisation Elle aide à favoriser la confiance que requiert l'avancement du processus politique. Sa fermeture est extrêmement préoccupante dans un contexte de regain des tensions dans la zone. Madame la Présidente, la France entend activement œuvrer vers la perspective d'une solution politique et au maintien des conditions qui protègent la paix et la sécurité et réduisent tout risque d'escalade. Le renouvellement du mandat de Lami Nurso y contribuerait. Il en va de notre responsabilité collective en tant que garants de la crédibilité de ce Conseil. Vous connaissez notre position sur le règlement de la question du Sahara occidental dans le respect des droits des populations et du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Nous l'avons réitéré il y a quelques minutes. Il est urgent que les négociations entre parties puissent reprendre sur la base du plan d'autonomie marocain en vue d'un règlement politique définitif du conflit. Je vous remercie.
Merci à la France. Je donne. La parole à la Somalie.
Merci, Monsieur le Président. Nous avons voté pour le projet de résolution présenté par la Russie pour ce renouvellement technique du mandat de la MINURSO. Hélas, le Conseil n'a pas pu adopter cette résolution aujourd'hui. À ce moment sensible, il est essentiel que l'absence d'un texte agréé ne diminue pas notre soutien partagé pour un processus politique pacifique. Notre vote reflète une position simple, à savoir que le travail de la MINURSO reste important pour la stabilité sur le terrain et pour réunir les conditions propices au processus politique. Et donc, un renouvellement technique aurait garanti la continuité tout en donnant suffisamment de temps aux parties pour négocier. L'année dernière, nous avons voté pour la 27/97. Nous pensons que le processus politique, au titre de ce cadre, exige un engagement soutenu. Nous saluons les efforts du Secrétaire général par le biais de son Envoyé spécial et la reprise d'un dialogue direct. Nous prenons note du rôle des États-Unis dans le cadre des engagements diplomatiques récents. Nous devons maintenir cette dynamique. L'incapacité du Conseil à adopter un projet de résolution aujourd'hui signifie que, plus que jamais, nous devons continuer à négocier. Les États membres doivent travailler de façon constructive pour parvenir à un accord qui préserve la capacité de la MINURSO à mener à bien son travail et soutenir la stabilité sur le terrain. Nous exhortons toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à travailler de bonne foi. Enfin, nous réitérons notre soutien pour une solution juste, durable, mutuellement acceptable pour la question du Sahara occidental, conformément aux buts et principes de la Charte. et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Une telle solution doit émerger grâce à un dialogue et à un terrain d'entente. Il faut tenir compte également du désespoir et des intérêts du peuple du Sahara occidental. Nous soutenons pleinement le Secrétaire général et son Envoyé spécial, M. De Mistura, dans le cadre des efforts menés à bien sous l'égide des Nations Unies. Nous espérons que le Conseil pourra trouver un terrain d'entente rapidement. et qu'il sera uni pour soutenir un règlement négocié pacifique de cette question de longue date du Sahel occidental. Merci.
Je remercie le représentant de la Somalie pour son intervention. Je donne la parole à la Lettonie.
Merci, Monsieur le Président. Nous nous sommes abstenus sur ce projet de résolution présenté par la Fédération de Russie. Nous soutenons la mission et son mandat, et nous reconnaissons le rôle clé que joue la MINURSO pour la stabilité dans la région. Mais nous nous sommes abstenus en raison de l'obstruction pratiquée par la Russie. Cette résolution, proposée par les États-Unis, découlait d'un engagement constructif entre les États membres, reflétant la complexité du conflit. Cette résolution permettait d'encourager les acteurs à travailler afin de trouver une solution juste, durable et mutuellement acceptable, conforme aux buts et principes de la Charte. Étant donné le résultat de ces deux scrutins, le Conseil doit envisager d'autres mesures à prendre pour garantir la continuité du mandat de la Mission. Nous ne pouvons pas nous permettre d'interrompre la mission importante. Le travail important d'Amnesty International créerait un vide ce qui nous ferait courir le risque d'une escalade dangereuse. Il faut tenir compte des aspirations et du point de vue du peuple du Saara occidental. Cela doit demeurer au cœur du processus politique. Il en va de la responsabilité du Conseil que de réunir les conditions propices à un règlement pacifique de la question du Saara occidental. Merci.
Merci à la Lettonie. Je donne la parole à la représentante du Danemark.
Merci. nous nous sommes abstenus sur cette résolution présentée par la Fédération d'Ossy. Ce n'est pas que nous ne soutenons pas la MINURSO, non. Nous soutenons également le rôle de l'ONU pour atteindre une solution juste, durable à la question du Sahara occidental. Cette abstention reflète notre conviction qu'un simple renouvellement du mandat pour une autre année risque de maintenir un statu quo qui n'est plus adapté à l'évolution de la réalité politique par ailleurs. Nous ne pensons pas que cette résolution a été présentée de bonne foi. C'était une tentative visant à saper le texte pour lequel nous avons voté juste avant. Au cours de cette année écoulée, après des années d'impasse, l'évolution des choses a créé une nouvelle dynamique, une opportunité que nous ne pouvons pas gaspiller. Les choses ont changé et donc notre approche doit également changer. Grâce aux efforts du secrétaire général, et de son envoyé spécial, et grâce aux efforts des États-Unis, il y a aujourd'hui une nouvelle dynamique sur un processus politique qui, nous l'espérons, pourra fédérer les différents acteurs. Le texte de la Fédération de Russie ne tient pas compte de cette dynamique. Il est dans notre intérêt de soutenir cette dynamique afin de résoudre les principaux différends qui entravent la quête d'une solution mutuellement acceptable et juste à ce conflit, conformément à la Charte et aux principes de l'ONU, notamment le principe de l'autodétermination. Monsieur le Président, dans son rapport, le Secrétaire général exhorte les parties à travailler dans le cadre de négociations pour envisager la possibilité d'une véritable autonomie pour la population du Sahrawi occidental, l'option la plus faisable. Le projet de texte présenté par les États-Unis nous aurait permis d'aller de l'avant pour poursuivre les négociations pour répondre à l'appel du Secrétaire général. Après plus de 50 ans, La population du Sahara occidental mérite d'avoir la possibilité de vivre dans la paix et la dignité, avec la perspective de la réalisation de leur droit à l'autodétermination. Toutes les parties concernées ne doivent pas laisser les différends politiques saper notre capacité à résoudre ce conflit de longue date. Le Conseil de sécurité doit saisir l'occasion qui s'offre à lui. Il doit faire preuve de la volonté politique requise pour faire avancer le processus. Merci.
Je remercie la représentante du Danemark pour son intervention. Je donne maintenant la parole au Pakistan. Pardon, aux États-Unis.
Merci, Monsieur le Président. Chers collègues, il y a quelques instants, la Russie s'est opposée à un projet de résolution soutenu par 11 membres du Conseil. Un projet de résolution qui aurait permis de garantir la continuité de la MINURSO et qui aurait permis au SAROC de s'engager sur la voie qui mène à la paix. Le projet des États-Unis était une véritable tentative, menée bien de bonne foi, pour modifier le mandat, oui, pour passer d'une mission qui n'a pas atteint son objectif initial au cours de ces 35 dernières années, pour passer à une mission adaptée à la situation, et En tant que porte-plume, les États-Unis ont apporté de nombreux ajustements. Nous avons procédé à des cycles de négociations. Nous avons tenu compte du point de vue d'un certain nombre de pays. Nous avons écouté tous les points de vue, toutes les préoccupations, des préoccupations portant sur la situation des réfugiés, le principe d'autodétermination, entre autres. Mais nous l'avons dit clairement: renouveler Les mandats, année après année, décennie après décennie, des mandats qui n'ont pas fonctionné, qui ne peuvent pas fonctionner. Et là, c'est selon de nombreux secrétaires généraux et des chefs de mission et des experts extérieurs à l'organisation. C'est la conclusion d'évaluations stratégiques: nous ne pouvions pas soutenir un tel renouvellement. Le site internet de la MINURSO lui-même reconnaît que les préparatifs pour le référendum ont pris fin il y a plus de 20 ans, il y a 20 ans. En outre, selon le personnel de la mission, 80% du temps est consacré au fait de se réapprovisionner pour la mission. Les patrouilles sont également limitées. À l'est du mur de sable, les survols sont limités. Et donc, en 2002, le secrétaire général Kofi Annan lui-même a présenté au Conseil la possibilité de clôturer la mission après des années et des dépenses d'un demi-milliard de dollars. Ça, c'était il y a 20 ans et nous avons encore cette discussion pendant ce temps. Des milliers de réfugiés sahraouis sont toujours dans des camps à Tindouf. Et selon les conclusions de l'ONU, et je vais le répéter, les deux tiers des enfants souffrent d'anémie, ceux qui sont âgés de moins de 5 ans. Un tiers souffre de démassation. 10% seulement reçoit un apport nutritionnel suffisant. Toute une génération qui grandit dans les camps, nous ne pouvons pas accepter ce statu quo. qui aboutit au sacrifice d'une énième génération. Nous ne pouvons pas perpétuer une mission dont le nom même ne reflète pas la réalité sur le terrain. Nous ne pouvons pas accepter le statu quo pour les Sahraouis des camps de Tindouf, alors même qu'il y a une véritable opportunité de rétablir la paix qui s'offre à nous. Pour ce qui est des prochaines étapes, nous allons bien entendu En tant qu'organe, nous allons travailler avec le Secrétaire général pour protéger le personnel de l'ONU, répondre aux préoccupations sécuritaires et humanitaires légitimes. Nous allons continuer à demander l'application du HCR avec les réfugiés pour améliorer les conditions de vie. Nous allons continuer, et nous devrions continuer, les efforts diplomatiques. Le président Trump a réunit de nouveau les acteurs autour de la table des négociations avec l'ONU et l'envoyé spécial. Ce travail ne devrait pas cesser. Après 50 ans, le peuple du Sahara occidental mérite plus qu'une énième extension d'une mission qui ne peut pas atteindre son objectif. Nous devons essayer autre chose. Merci.
Je remercie le représentant des États-Unis pour son intervention, et je donne maintenant la parole au représentant du Pakistan.
Merci, Monsieur le Président. Comme indiqué dans notre déclaration concernant le projet de résolution sur lequel nous avons voté précédemment, je souhaiterais rappeler la position de principe du Pakistan. Nous soutenons une solution juste, durable et mutuellement acceptable, une solution politique qui garantit l'autodétermination pour le peuple du Sarra occidental. et qui suscite la confiance de tous les acteurs concernés. Nous pensons qu'il est essentiel que le Conseil envoyer un message uni et cohérent sur cette question importante. Nous espérons que les membres du Conseil continueront à travailler pour surmonter les différences et atteindre le consensus. Une telle approche est essentielle pour le succès des efforts diplomatiques qui visent à atteindre la prospérité dans la région. Nous espérons également que cela préservera la MINURSO. La stabilisation qu'apporte la MINURSO est essentielle. Sur la base de ces considérations, ma délégation s'est abstenue sur le projet de texte. Je vous remercie.
Merci au représentant du Pakistan pour son intervention. Et je donne maintenant la parole au Bahreïn.
Merci, Monsieur le Président. Mon pays s'est abstenu de voter sur le projet de résolution parallèle sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, car nous estimons qu'il faut bâtir sur les négociations extensives faites entre les membres du Conseil de sécurité sur le projet de résolution présenté par le porte-plume. Il faut préserver les gains et les progrès pour élaborer une position en faveur du processus politique conformément à la résolution 2797. Mon pays estime que l'étape actuelle nécessite de préserver l'élan réalisé grâce à des négociations intensives et éviter les doublons et les résolutions en parallèle pendant les négociations. car cela sape les efforts déployés pour parvenir à une entente entre les États membres et un consensus. Mon pays renouvelle à cet égard sa position ferme sur le caractère marocain du Sahara. Nous soutenons la souveraineté entière du Royaume du Maroc et l'initiative marocaine, car d'autonomie, car c'est une bonne initiative, crédible, pour trouver une solution pacifique, définitive et pérenne, consensuelle, pour préserver la stabilité et la sécurité dans la région. Je vous remercie.
Merci au Bahreïn pour son intervention. Je donne maintenant la parole au Royaume-Uni.
Merci Madame la Présidente, chers collègues, à la suite de la non-adoption de ces deux textes cet après-midi sur le Sarre occidental, le mandat de la MINURSO va expirer demain. Dans l'intérêt de la stabilité de la région et de la sécurité de la région, et pour la population directement concernée, notamment des générations qui sont nées et vivent dans des camps de réfugiés, nous exhortons ceux qui n'ont pas soutenu la résolution des États-Unis à trouver une solution sur la base de ce projet de texte, qui avait suscité le soutien de 11 délégations, et présenter une vision pour résoudre la situation dans le Sahara occidental. C'est notre responsabilité partagée. Merci.
Je remercie les représentants la représentante du Royaume-Uni. Je donne maintenant la parole au Libéria.
Merci, madame la Présidente. Nous nous sommes abstenus en raison de notre opposition, car nous pensons que nous avons besoin de clarté dans le cadre d'un processus politique et pour trouver des solutions diplomatiques. Hélas, Le Conseil n'a pas pu adopter de résolution aujourd'hui. Néanmoins, nous devons trouver une solution, car le mandat arrive à son terme demain. Et ce n'est pas ainsi que nous allons résoudre la situation dans le Sahara occidental et dans le reste de la région. Merci.
Merci au représentant du Libéria pour son intervention. Je donne maintenant la parole au représentant de la Fédération de Russie.
Madame la Présidente, nous déplorons qu'un grand nombre de membres du Conseil de sécurité n'aient pas eu suffisamment de courage pour soutenir notre projet. Ce projet incarne véritablement notre volonté constructive de préserver la mission de l'ONU. Le fait que nos collègues américains l'aient bloqué ne nous étonne pas le moins du monde. C'est la conséquence logique d'une ligne cohérente de Washington visant à marginaliser une des parties au conflit. Cela étant dit, les raisons qui ont motivé les autres membres du Conseil de sécurité qui ont décidé de ne pas voter en faveur de notre document sont un mystère pour nous. Si la mission est importante pour la stabilité, comme nous l'avons entendu aujourd'hui, notamment de la part de la France, Alors quelle est la logique? Comment expliquer que ces délégations, notamment la délégation de la France, n'ont pas soutenu notre projet de résolution? Toutes ces déclarations pompeuses, notamment de la délégation de la France, disant que nous avons présenté un projet de résolution trop tard, ne sont pas prises au sérieux véritablement, on ne peut pas les prendre au sérieux. Tout est très simple. Tous ceux qui ont pris cette décision, une responsabilité collective pour la disparition de la mission. en voulant soutenir une dynamique de négociation, en voulant soutenir un élan quel qu'il soit, vous avez ignoré tout simplement les bases du règlement de ce conflit, c'est-à-dire une prise en compte d'égal à égal, honnête, des positions des deux parties, c'est-à-dire le Maroc et le Polisario. C'était la dernière chance de préserver une présence onusienne dans le Sahara occidental. Toutefois, malheureusement, un grand nombre des personnes présentes aujourd'hui ont refusé d'octroyer ce droit à l'ONU. Je félicite ceux qui n'ont pas soutenu la prolongation de la mission, car ils ont en fin de compte assassiné la mission. Sur le plan politique?
Merci à la Fédération de Russie pour son intervention. L'Algérie a la parole.
Merci, madame la présidente. Je félicite la présidence grecque pour l'excellente conduite des travaux de ce Conseil durant ce mois. ce mois particulièrement chargé. Merci aussi pour m'avoir donné la parole. Je tiens à remercier la Fédération russe pour la présentation du projet de reconduite technique du mandat de la MINURSO, ainsi que tous les pays membres qui ont choisi de ne pas s'associer à une injustice aussi manifeste, une atteinte aussi flagrante aux fondements de notre organisation. Mon pays, l'Algérie, a demandé à participer à cette réunion, en sa qualité d'abord de pays voisin, affecté par le conflit qui perdure depuis 50 ans au Sahara occidental et qui est source de tensions dans notre région. Ensuite, en sa qualité de pays hôte, pays hôte de centaines de milliers de réfugiés sahraouis, pays hôte qui leur a offert l'assistance, la protection, tant qu'ils demeurent privés de leur droit à l'autodétermination. Enfin, en sa qualité d'État membre des Nations Unies, État respectueux de la légalité internationale, État attaché au respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies, Madame la Présidente, Permettez-moi de décliner ma déclaration à travers six mots-clés. Premièrement, porte-plume. Porte-plume. Être porte-plume est une lourde responsabilité. Ce n'est pas un privilège. C'est un devoir, un devoir moral d'abord, de mériter la confiance des partis, de susciter leur adhésion par une attitude attentive, impartiale, équitable. Et je vous pose la question ici. Ces critères ont-ils été appliqués dans la rédaction du texte qui vous a été soumis aujourd'hui? Je vous laisse méditer la réponse en votre âme et conscience. Deuxièmement, autodétermination. L'autodétermination a depuis toujours constitué une référence fondamentale pour le règlement du conflit du Sahara occidental. C'est la forme la plus évidente, la plus moderne, la plus sûre et la plus incontestable pour le libre exercice par un peuple du choix de son propre avenir. Mais qui a donc peur de la démocratie? Qui a donc peur de la feuille de vote? Qui a donc si peur pour qu'on veuille cantonner, confiner ce droit inaliénable à l'autodétermination? à l'intérieur d'un statut d'autonomie, disons-le, dont la plupart d'entre vous n'en connaissent que le titre, même si vous l'avez cautionné. Troisièmement, situation politique mutuellement acceptable. Cette expression est capitale pour la suite des négociations à venir, s'il y en a. Tout processus politique a un socle qui est le droit international, qui nous unit tous autour de cette table. Tout processus politique a un achèvement qui est un accord de toutes les parties. La négociation est un cheminement qui demande écoute attentive des protagonistes, qui demande de la patience, qui demande de l'innovation, avec pour objectif une solution acceptable par tous, pour tous. Le Front Polisario, représentant légitime du peuple saharaoui, vous a déjà fait part de sa position. Les pays voisins de ce territoire, l'Algérie et la Mauritanie, qui aspirent sincèrement à ramener la paix et la concorde dans notre région, ont participé au processus politique de manière ouverte, de manière bienveillante, et aussi avec beaucoup d'espoir. Ils vous ont fait part, à vous tous, candidement, de leurs préoccupations, de leur réserve, concernant le texte qui vous a été soumis. Les a-t-on entendus? Non, définitivement non. Et c'est pour ça que nous sommes devant cet échec du Conseil de sécurité. En effet, les dispositions du texte qu'on vous a proposé, considère ces négociations comme étant achevées, et ce avant même qu'elles n'aient commencé. Elles imposent le point de départ, souveraineté de l'occupant, comme étant, étrangement, le point d'arrivée. C'est loin d'être un texte équilibré. La négociation, je le répète, doit être un cheminement, un cheminement patient vers une solution, vers la paix, et non un moyen d'imposer une conclusion prédéterminée. Quatrièmement, souveraineté. C'est une des normes contraignantes du droit international. Nul n'a le droit, nul n'a le droit de conférer à une puissance occupante une propriété qu'il ne possède pas de jure. Et je vous demande de vous référer à la Cour internationale de justice. sur cette question. Le Conseil devrait également méditer avec circonspection, avec inquiétude aussi, la tentative d'altération de cette norme cardinale, car cette altération ouvrirait la porte à toutes les aventures, à l'imposition de la volonté du plus fort sur le plus faible. Elle va enfin à l'encontre, à l'encontre de ce pourquoi ce Conseil a été créé et mandaté: le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Cinquièmement, Le fait accompli. Il est indéniable que le document devant vous n'avait d'autre objectif que de légaliser un fait accompli, un fait accompli qui a été l'invasion d'un territoire non autonome, reconnu par notre organisation. Et vous savez tous, mes chers collègues, que ce fait accompli est le résultat d'une transaction indécente, d'une transaction honteuse, conclue aux dépens du peuple palestinien, oui, du peuple palestinien, un peuple qui a tant souffert. Et maintenant, c'est au peuple sahraoui que l'on demande de payer de sa propre liberté les dividendes promises comme rétribution à la puissance occupante. Sixièmement, humanitaire. Humanitaire. C'est l'honneur de notre organisation. C'est son troisième pilier. Et nous avons tous convenu, dans la Convention de 1951, que les réfugiés ont droit, droit à la protection, à l'assistance et à une vie digne. Les réfugiés sont des êtres humains, pas de simples chiffres. Ce sont des milliers d'histoires individuelles. Ce sont des rêves, d'une vie meilleure. Et voilà que cette tragédie que vit le peuple sahraoui est étrangement réduite au vocable de population réfugiée, pas de peuple sahraoui, population réfugiée. Et voilà que cette tragédie est traduite en de froides statistiques et réduite à un ensemble de besoins alimentaires, de besoins en ressources budgétaires. Et l'initiative dans laquelle on veut embarquer le Haut-Commissariat aux réfugiés, est dangereuse, car elle est synonyme, si l'on y prend garde, d'une triple peine pour les réfugiés sahraouis. D'abord, la perpétuation de leurs souffrances dans le désert inhospitalier du Sahara, Ensuite, un chantage éhonté à la famine qui est actuellement en cours par la réduction drastique et ordonnée des rations alimentaires destinées à une population qui est déjà affectée par un taux alarmant de malnutrition. Enfin, et disons-le, un déplacement forcé proposé comme alternative unique, comme solution durable. Pour conclure, madame la présidente, mon pays, l'Algérie, qui est parmi vous aujourd'hui, parce que mon peuple a exercé son droit à l'autodétermination, un droit que nous avons conquis, conquis au prix de lourds sacrifices. Et l'Algérie ne pouvait rester silencieuse, ni se rendre complices d'une déviation aussi manifeste par rapport aux idéaux de notre organisation. Et je peux vous assurer que nous continuerons de manière sincère, désintéressée, mais déterminée à promouvoir une solution juste, durable et mutuellement acceptable, une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément à la Charte et aux résolutions pertinentes des Nations unies. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Algérie de son intervention. En vertu de l'article 37 du règlement intérieur provisoire du Conseil, j'invite le représentant du Maroc à participer à la présente séance. Il en est ainsi décidé. Je donne la parole au représentant du Maroc.
Je vous remercie, Madame la Présidente, de me donner la parole. Je dois dire que je n'étais pas prêt et je n'envisageais pas d'intervenir. Pour une simple raison: parce que, tout simplement, pendant des années, cette résolution était adoptée sans la présence des deux parties. Le Maroc et l'Algérie. Aujourd'hui, cette tradition a été violée, mais je suis très reconnaissant à mon frère, l'ambassadeur d'Algérie, d'avoir décidé d'intervenir, parce qu'au moins, c'est bien le Conseil de sécurité. Que le monde entier sache qui est responsable. Et surtout, sache que la prétention de l'Algérie qui n'est pas partie, qu'elle n'est pas intéressée, qu'elle n'est pas concernée, qu'elle est simplement observateur. J'aimerais poser la question: à quel titre, monsieur l'ambassadeur, vous donnez des leçons au Conseil de sécurité? Vous sermonnez les membres du Conseil, vous parlez du droit international. de l'autodétermination, de la situation humanitaire, de quel droit? Dans les Nations Unies, il y a 193 membres du Conseil de sécurité. Uniquement un seul qui prend la peine d'intervenir, de prendre position, de demander qu'on vote contre une résolution, d'orienter le débat. Et parfois, de faire la victime ou de parler au nom des autres. Permettez-moi, madame, de répondre à certains éléments qui ont été présentés par mon frère, l'ambassadeur d'Algérie. Son intervention est un véritable réquisitoire. Ce n'est pas une plaidoirie pour leur position, mais un réquisitoire contre le Conseil de sécurité. contre le penholder, contre ceux qui ont décidé de soutenir la résolution. Elle donne l'impression que le droit, c'est du côté de l'Algérie, et tous ceux qui sont contre l'Algérie ou bien qui prennent une position différente de l'Algérie, ils sont dans la zone de non-droit. Monsieur l'Ambassadeur, vos leçons sur l'histoire, sur le droit, la communauté internationale On en a marre. Tout simplement parce que votre discours, il est pompeux, mais il n'a pas de consistance juridique. Et je vais vous le montrer. Vous parlez du droit international, droit humanitaire, le respect du droit humanitaire. Depuis 5 ans, le Haut-Commissariat des Nations unies demande l'enregistrement des populations des camps de Tindouf. Le seul camp dans le monde des réfugiés où le pays hôte refuse qu'il y ait enregistrement, officiellement, par écrit. Pourquoi? Je vais vous le dire. Parce que tout simplement, dans ces camps, il y a des réfugiés maliens, nigériens, il y a des Algériens. Et nous disons, je le répète ici, devant cet honorable Conseil, qu'on laisse le Haut-commissariat faire l'enregistrement et l'identification. Et s'il y a un million de personnes, le Maroc acceptera ce chiffre. Mais vous ne pouvez pas défendre ce que vous appelez entre parenthèses des réfugiés, des personnes, et en même temps leur interdire d'être reconnus en tant que tels, identifiés, par le Haut-Commissariat. Vous avez parlé de protection des réfugiés, vous avez cité la convention de 1951. Cette convention de 1951 vous impose en tant que pays hôte d'autoriser le Haut-Commissariat à l'enregistrement. Vous avez parlé de protection. La protection n'émane pas du ciel. La protection internationale a ses règles. Et la première des règles préjudicielles, c'est l'enregistrement et l'identification. Ce n'est pas pour un quelconque objectif politique, mais pour savoir combien y a-t-il d'enfants, combien y a-t-il de femmes, combien y a-t-il de jeunes, afin de quantifier l'assistance internationale, humanitaire. Or, même cela ne se fait pas. Vous les privez de leur protection. Vous parlez des droits des réfugiés. Les camps de Tindouf, mesdames et messieurs les ambassadeurs, sont les seuls camps dans le monde où le pays hôte a démissionné de sa souveraineté, de son autorité, pour les confier à un groupe armé séparatiste. Dans les camps, il n'y a pas d'autorité algérienne à l'intérieur, il n'y a pas de souveraineté. Tout simplement pour permettre au Polisario de faire ce qu'il veut, de recruter, d'embarquer des enfants dans des exercices militaires et de les envoyer faire le harcèlement militaire. Donc, Monsieur l'Ambassadeur, vous ne pouvez pas prétendre être l'avocat ou le défenseur des réfugiés et en même temps, vous les priver de leurs droits les plus élémentaires. Et en plus, les réfugiés des camps de Tindouf ne peuvent pas quitter les camps, n'ont pas le droit de la libre circulation, n'ont pas le droit d'aller s'installer ailleurs, n'ont pas le droit de retourner au Sahara marocain. Et pourtant, le Maroc, depuis des années, sinon depuis des décennies, demande à ce que tous ceux qui veulent retourner peuvent le faire avec des garanties internationales, avec l'aide du Haut-Commissariat aux réfugiés. C'est pas possible, parce que tout simplement, l'Algérie dit: "Ils ne peuvent retourner qu'à condition qu'il y ait une solution politique." Et là également, c'est le seul pays hôte de réfugiés qui exige, qui empêche les réfugiés de rentrer chez eux, alors que dans le reste du monde, les réfugiés sont encouragés à rentrer chez eux, et qui conditionne leur retour à une solution politique. Et en même temps, il vient nous dire: "La solution politique ne peut pas être l'autonomie, la solution politique ne peut pas être à travers la négociation." À travers quoi? Vous voulez le statu quo? Déjà, c'est content. Vous l'avez reconnu vous-même, Monsieur l'Ambassadeur. Très cher frère, vous laissez content d'autres, d'exil, de souffrance, de privation, de violation des droits de l'homme. Pas d'espoir. Vous avez parlé de zones désertiques terribles où les conditions de vie sont intenables. Je suis d'accord avec vous. Laissez-les rentrer au Maroc, laissez-les rentrer au Sahara, laissez-les aller en Espagne ou en Europe ou en Afrique, mais ne les privez pas. L'ambassadeur Vash des États-Unis a cité la situation alimentaire dans les camps. en donnant des statistiques, pas américaines, des statistiques des Nations Unies, qui sont vraiment, qui nous inquiètent, qui nous attristent. Vous l'avez vous-même, monsieur l'ambassadeur, vous avez parlé de cette situation. Ce qui est paradoxal dans les camps de Tindouf, messieurs les ambassadeurs, c'est que dans ces camps, L'assistance humanitaire, on demande l'assistance humanitaire qu'elle soit fournie par les pays, la communauté internationale, mais on donne des armes, on équipe militairement le Polisario parce qu'il y a suffisamment d'armement pour, mais pas suffisamment d'alimentation, pas suffisamment de classes d'école, pas suffisamment de construction de maisons pour ne pas souffrir dans la chaleur du désert, ni la pluie ou le froid de l'hiver. Une dernière observation, vous avez fait une comparaison honteuse et vous avez utilisé le terme honteux. Faisons la comparaison entre la question du Sahara marocain et la Palestine. Mais au moins chez nous, au Maroc, Il y avait, il y a toujours des manifestations chaque semaine en faveur du peuple palestinien. Alors qu'en Algérie, ces manifestations sont interdites. Vous venez ici, monsieur l'ambassadeur, nous donner des leçons sur la Palestine et vous oubliez de la donner, de permettre à votre peuple de s'exprimer. Je vous ai laissé parler. S'il vous plaît, merci, madame. Oui, je continue, merci. Vous pouvez dire après tout ce que vous voudrez, mon frère l'ambassadeur d'Al-Shuri. Je disais, cette honteuse comparaison entre le peuple palestinien, la situation en Palestine et au Sahara est honteuse. Qui a envoyé de l'assistance humanitaire? Qui a envoyé des hôpitaux? Qui est en train d'œuvrer? pour le règlement pacifique et la négociation qui rapproche les positions des uns et des autres. Ce n'est pas ceux qui font des discours sur la Palestine, mais ceux qui travaillent dans la discrétion, dans le respect, sans agenda caché. La situation des réfugiés, mon frère, de l'Algérie, c'est que dans n'importe quel camp, n'importe quelle situation, il n'est pas fait pour durer. Elle est faite pour qu'un jour, ils soient mis à cette situation afin que les femmes, les enfants puissent retourner dans leur famille ou dans leur village. Et c'est ce que les négociations veulent faire afin de permettre à ces populations de rentrer chez eux et non pas de rester les otages d'un agenda politique de l'Algérie et les otages d'un groupe séparatiste armé qui a des liens avec le terrorisme international. Je terminerai, madame la Présidente, en remerciant le penholder américain pour la résolution. Et je voudrais remercier également tous les pays qui ont voté pour cette résolution. C'est le fruit de des heures et des heures de négociations. Le Maroc a fait énormément de concessions pour arriver à ce texte que nous espérions acceptable pour tout le monde. Nous regrettons que ce soit malheureusement, ça n'a pas été le cas. Je vous remercie, madame la présidente.
Je remercie le représentant du Maroc de son intervention et je donne. La présidente s'interrompt. Souhaitez-vous prendre la parole?
Beaucoup de choses à dire, mais Je m'abstiendrai, par respect pour ce Conseil. Je vous remercie.
Je remercie le représentant de l'Algérie de son intervention. Il n'y a plus de noms inscrits sur la liste des oratrices et orateurs. La séance est levée.
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