Formats lisibles par machine: Texte brut · JSON
Les transcriptions disponibles sur cet outil sont créées par reconnaissance vocale automatique et ne constituent ni des comptes rendus officiels ni des documents officiels de l'ONU. Les comptes rendus officiels et les documents officiels sont disponibles sur le Système de diffusion électronique des documents de l'ONU. En savoir plus
Merci beaucoup.
Excellences, Mesdames et Messieurs, je déclare ouverte la cinquième séance de la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Avant toute chose, je rappelle aux délégations qu'elles ont jusqu'à 18 heures aujourd'hui pour déposer leur projet de texte au titre des points relatifs à la décolonisation et du point intitulé « Élimination du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations Avant de poursuivre l'audition des pétitionnaires sur la question du Sahara occidental, je me permets de rappeler une nouvelle fois aux orateurs et aux oratrices qu'ils doivent respecter les règles de bienséance. Je tiens à souligner encore une fois que les pétitionnaires ne se voient accorder la parole que pour fournir des informations à la Commission. Par conséquent, Il est interdit de déployer tout drapeau ou banderole dans la salle de conférence. Je demanderai aux pétitionnaires qui sont à ma droite de bien vouloir garder le silence. Je demande aux pétitionnaires de s'en tenir au sujet et au territoire à l'examen et de respecter les règles de bienséance. Autrement, je devrai donner la parole à la personne suivante. Je demande instamment à tous les pétitionnaires de bien vouloir respecter le temps de parole qui est de 3 minutes et de prêter attention au voyant lumineux de leur micro qui se mettra à clignoter une minute avant la fin du temps imparti. Le micro sera coupé automatiquement une fois le temps imparti écoulé. Je rappelle aux orateurs et aux oratrices qu'ils sont priés de parler à une vitesse raisonnable, de sorte que l'interprétation puisse être correctement assurée. Je les invite également à envoyer le texte de leur déclaration à l'avance à l'adresse e-statement@un.org, afin de faciliter le travail des interprètes. Veuillez noter, en outre, que seuls les représentants des médias accrédités, accompagnés d'un membre du département de la communication globale, seront autorisés à filmer les déclarations des pétitionnaires. À cet égard, je rappelle que les séances de la quatrième commission sont diffusées en direct sur le web. Nous allons maintenant poursuivre l'audition des pétitionnaires concernant la question du Sahara occidental. Avant de donner la parole aux pétitionnaires puis-je demander à ce dernier d'appuyer sur le bouton du micro lorsqu'il entend son nom et uniquement à ce moment-là. Ainsi l'ingénieur du son pourra lui donner la parole. Le voyant du micro s'allumera en rouge lorsque le micro sera activé. Je donne la parole à.
Au nom de Dieu, clément et miséricordieux. Monsieur le Président, mesdames et messieurs les membres de la 4e commission, c'est pour moi un honneur que d'intervenir aujourd'hui pour défendre les valeurs du dialogue et de la transparence. Je suis ici pour faire la lumière sur une question qui exige des efforts diplomatiques pour parvenir.
À une solution d'ensemble..
Nous sommes ici pour demander un règlement politique de ce conflit prolongé, ainsi que le respect du droit international et de la Charte des Nations unies. Nous devons défendre l'idée d'un règlement politique sous les auspices de l'ONU. Ce n'est pas une option diplomatique, c'est le seul moyen de garantir la stabilité régionale dans la région. Dans ce contexte, nous devons poursuivre nos efforts pour permettre aux Sahraouis d'exercer leur droit légitime à l'autodétermination, conformément aux principes démocratiquement convenus et il en va de la justice d'une solution durable. Si l'on prend la situation au Sahara occidental, nous constatons que nous devons traiter de cette question, de ce territoire en attente de décolonisation. Nous devons éviter toute mesure unilatérale susceptible de modifier le statu quo ou d'affecter le règlement pacifique. Toutes les activités économiques doivent respecter le droit international. et les décisions de tribunaux internationaux pour préserver les ressources naturelles du Sahara occidental. Dans ce contexte, la défense des droits humains et établir la confiance entre les parties sont essentielles pour avancer au plan politique et trouver une solution diplomatique. Nous devons faciliter les travaux des missions de droits de l'homme des Nations unies pour défendre la transparence et créer un climat propice à un règlement entre les parties. et favoriser la stabilité pour tous les peuples de la région. Le cadre juridique et politique est clair. Il figure dans les documents de l'ONU, les résolutions du Conseil de sécurité, les résolutions de l'Assemblée générale. estime que les perspectives de règlement pacifique sont là. Nous devons mobiliser la volonté internationale pour traduire ces résolutions en mesures concrètes sur le terrain. Dans ce contexte, j'aimerais saluer le rôle clé de la 4e commission de l'Assemblée générale. Ses recommandations, ses travaux reflètent le consensus international sur la responsabilité morale qui incombe à l'ONU dans ce dossier. Si l'on respecte ces décisions, nous pourrons poser des actions multilatérales, poursuivre les efforts diplomatiques, tout effort allant au-delà de l'ONU ou qui négligerait les décisions historiques ne ferait qu'entraver le processus politique. C'est la raison pour laquelle nous devons appuyer les efforts déployés par le secrétaire général et son envoyé personnel pour rétablir la paix. Mesdames et messieurs, notre monde aujourd'hui est confronté à des difficultés complexes. Nous devons défendre les valeurs, l'idéal constructif et non de la confrontation microcoupée.
Je remercie le pétitionnaire.
Je donne la parole à Joade Dekali.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs les membres de la 4e commission, excellences, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un honneur que de prononcer cette intervention au nom de la Jeune Chambre internationale pour défendre un principe du droit international. Il ne saurait y avoir de paix sans responsabilité. Les droits humains ne peuvent pas être défendus, respectés si l'on n'applique pas le principe de responsabilité. Le Sahara marocain ne peut pas être réglé si l'on ne règle pas la situation de ceux qui se trouvent dans les camps de Tindouf. Ces camps se trouvent sur territoire algérien. L'Algérie est pays hôte de ces camps et, à ce titre, ne peut pas négliger ce qui se passe dans ces camps. On ne peut pas considérer que cette question est annexe. Les mécanismes onusiens nous ont montré que le Front Polisario était responsable de la situation. Plusieurs questions se posent donc sur la façon de défendre les droits fondamentaux de ces personnes qui résident sur le territoire algérien. Comment négliger cette responsabilité qui incombe à un État de respecter, d'assurer la protection de ces populations alors qu'un groupe armé.
Exerce un contrôle de facto sur ces personnes.
Le Front des Polisario est l'autorité présente dans les camps. Elle ne doit pas jouir d'immunité politique. Ses actes, ses pratiques doivent amener à rendre des comptes. La société civile, au fil des ans, tout comme les experts internationaux, ont accumulé des preuves faisant état de la détention arbitraire, des disparitions forcées, d'actes de torture, des restrictions, limitations aux droits, aux libertés dans les camps de Tindouf. Ici, nous demandons simplement que des enquêtes soient diligentées pour rétablir les faits, identifier les responsabilités sur la base des preuves rassemblées et du droit. L'Algérie, pays hôte, doit assumer ses responsabilités. et le Front Polisario doit être tenu responsable de ses actes. Notre véritable objectif, de fait, est de mettre un terme au sort infligé à ces détenus Sahraouis. Nous estimons que la solution la plus réaliste et la plus durable est le plan d'autonomie présenté par le Maroc, donc sous souveraineté marocaine. Cette initiative permettra de préserver les droits, de réaliser le développement, de défendre la dignité humaine, l'autonomie et la possibilité de sortir de l'impasse, d'ouvrir la porte au développement et à l'intégration régionale. Tel est le meilleur moyen de mettre un terme au sort infligé à ces populations et de régler le conflit. Le moment est venu de passer de la gestion du conflit à un règlement du conflit. Le sort de ces populations doit être au cœur de la solution. Les Sahraouis méritent la paix, la stabilité et le développement. Ils méritent aussi un avenir loin des camps. une solution définitive. Micro coupé.
Le pétitionnaire.
On va donner la parole à l'orateur suivant.
Je voudrais rappeler que seuls les représentants des médias accrédités, accompagnés d'un membre du département de la communication globale, sont autorisés à filmer les déclarations des pétitionnaires. A cet égard, je rappelle également que les séances de la 4e commission sont diffusées en direct sur le web. Les pétitionnaires doivent rester au siège qui leur sont dédiés. Je donne la parole à Roberto León Ramírez.
Monsieur le Président. Parler aujourd'hui de Tindouf revient à parler d'une situation humanitaire qui dure depuis plus d'un demi-siècle. Cinq décennies pendant lesquelles des générations tout entières sont nées, ont grandi dans des camps situés en territoire algérien. et dépendant dans une grande mesure de l'aide internationale.
Sans que la communauté internationale n'ait jamais réussi à mettre fin à une situation qui n'aurait jamais dû devenir permanente. Les données les plus récentes des Nations unies sont suffisamment éloquentes. Le PAM signale qu'actuellement, 78 % des réfugiés sahraouis se trouvent en situation d'insécurité alimentaire ou sont menacés par cette insécurité alimentaire, alors que la malnutrition aiguë affecte 11 % des enfants de six mois à cinq ans. Et les femmes de 15 à 49 ans souffrent d'un taux préoccupant d'anémie de 53,5 %. Ce chiffre n'est pas le fait du passé. Non, c'est une réalité constatée aujourd'hui encore en 2026 par l'ONU. Mais une question plus profonde encore se pose: la nécessité de savoir exactement qui vit dans ces camps et garantir individuellement leurs droits et leur protection. Des années durant, le Conseil de sécurité a réitéré sa demande de procéder à l'enregistrement des réfugiés, au recensement des réfugiés des camps de Tindouf. La résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, soulève une fois encore cette question parmi les questions qui préoccupent la communauté internationale. Nous ne sommes pas ici face à une revendication purement marocaine. Non, nous sommes face à une question à aborder à maintes et maintes reprises par l'ensemble des Nations Unies. Pour le Maroc, cette question est fondamentale. Le recensement signifie protéger, signifie établir les besoins réels de chaque personne. Le Comitéariat aux réfugiés reconnaît que cette situation est la situation des réfugiés parmi les plus prolongées au monde et indique que les possibilités économiques, les moyens de subsistance restent extrêmement limités. Le Maroc maintient que la dignité de ces personnes exige plus qu'une simple gestion indéfinie de l'urgence humanitaire. Un avenir doit être offert à ces personnes. C'est la raison pour laquelle le Royaume du Maroc défend une solution politique réaliste, pragmatique et durable sur la base de l'initiative d'autonomie présentée en 2007. Notre position part d'une conviction très simple: aucun conflit ne peut durer génération après génération. Micro coupé.
Je remercie le pétitionnaire. Je remercie le pétitionnaire. Je rappelle avant la parole à l'orateur suivant que les pétitionnaires doivent rester au siège qui leur sont dédiés. Et non pas s'asseoir sur les sièges des États membres ou derrière ces derniers. Si le monsieur qui est assis sur le siège de El Salvador n'est pas membre de sa délégation, voilà.
Je donne la parole à David Alejandro Toro.
Je donne la parole à. Je donne la parole à David Alejandro Toro Ramirez.
Monsieur le.
Président, mesdames et messieurs les vice-présidents, mesdames et messieurs les représentants et les représentantes, je suis extrêmement reconnaissant de pouvoir, une fois encore, m'exprimer devant la Commission. Depuis mon élection au Congrès, j'ai œuvré pour que la Colombie soit informée de la situation au Sahara occidental, sur le sort de ces êtres humains qui vivent dans cette région du monde.
Lesquelles disposent du même droit que quiconque à l'autodétermination. Il y a deux ans, le gouvernement colombien adoptait la même position. La première décision internationale prise par le président Gustavo Petro avait consisté à rétablir les relations diplomatiques avec la République arabe sahraouie démocratique et à reconnaître la souveraineté des Sahraouis sur leur territoire. C'est pétri de douleur que je reviens devant vous pour vous dire que l'actuel gouvernement dans mon pays, sous la direction d'Abelardo de la Sproelia, a une fois encore tourné le dos au peuple sahraoui. J'aimerais ici rejeter fermement la décision prise par le président Abelardo de la Sproelia de reconnaître l'occupation du Sahara occidental. Ce qui ne sert qu'à légitimer la colonisation à l'international. Ce n'est pas une coïncidence qu'alors que Gustavo Petro, pendant sa présidence, n'a eu de cesse de dire que le Sahara occidental était un territoire souverain, Abelardo de la Esprellia. fait une fois encore basculer le gouvernement colombien du côté de l'oppression et de l'injustice. Cette décision doit être entendue sur fond de montée en puissance de l'ultradroite en Amérique latine, laquelle est poussée vers l'avant par des pouvoirs économiques et politiques transnationaux, aux yeux desquels les droits humains semblent être une aberration, une idée qui devrait être détruite sur l'autel d'intérêts particuliers. Le Pérou, la Bolivie et le Chili Des pays dans lequel ont été imposés des dirigeants de la même engeance que le président Amilcar Dodel, le prêtre en Colombie, ont aussi annoncé cette année qu'ils ne reconnaissaient pas la souveraineté du Sahara des Sahouis sur leur terre. s'alignant ici totalement sur les États-Unis dans ce dossier et d'autres questions internationales. Cependant, en Colombie, nous continuons d'insister. Certains d'entre nous s'opposent toujours à un monde dans lequel le peuple sahraoui ne pourrait pas décider de son propre destin. Depuis le pacte historique adopté, nous avons toujours rejeté l'actuelle position du président ainsi que notre intention pour la Colombie et le monde, reconnaissent le droit qui revient au Sahara Occidental de vivre loin de toute oppression, de la violence et des injustices auxquelles il a été soumis. Je demande tout particulièrement la prorogation du mandat de la MINURSO pendant cette session de l'Assemblée générale des Nations unies, sans oublier que le but de cette mission doit être de convoquer un référendum qui permettra au peuple sahraoui d'avoir le dernier mot sur l'avenir auquel il aspire. Micro coupé.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à John Gero Perez Vergas.
Mesdames et messieurs les représentantes et représentants, monsieur le président, mesdames et messieurs les pétitionnaires. Je me présente à vous en tant que membre du Réseau d'enquête sur la justice de l'Institut ibéro-américain de La Haye. Depuis la création de la Société des Nations en 1919 et ultérieurement avec la création de l'ONU à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le monde s'est engagé à préserver la stabilité, à respecter l'autodétermination des peuples et à protéger les droits humains. Ces principes, aujourd'hui, restent la raison d'être des travaux de cette organisation et en particulier de cette commission chargée des questions de décolonisation. Le Sahara occidental est inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes en attente de décolonisation, en application de la résolution 1514. Dans l'initiative de la MINURSO, créée en 1991 pour surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, chargée d'organiser un référendum d'autodétermination, L'on constate aujourd'hui une question importante en souffrance, inscrite depuis plus de trois décennies dans ce mandat. La MINURSO est une des rares missions de paix de l'ONU sans volet explicite de surveillance des droits humains. L'Afrique du Sud a soulevé cette préoccupation au Conseil de sécurité et au sein d'instances telles que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme, avec Amnesty International et Human Rights Watch, qui demandent depuis des années que l'on inclut tant pour le territoire que pour les camps de réfugiés de Tindouf. Cette question, il est inacceptable que, 30 ans après la création de cette mission, ce suivi ne soit toujours pas assuré. Aucun argument de procédure ne saurait justifier que l'on continue de refuser la surveillance du respect des droits humains de la population sahraouie. À la lumière de ce qui précède, je demande respectueusement à cette Assemblée que l'ONU maintienne et, dans la mesure du possible, élargisse sa présence au Sahara occidental au travers de ses commissions, de ses délégations, de ses programmes, pour veiller à ce que des yeux indépendants soient présents sur le terrain et ainsi protéger les droits humains de la population sahraouie. Deuxièmement, que cette commission recommande au Conseil de sécurité d'intégrer sans attendre un mécanisme permanent, indépendant et impartial de surveillance des droits humains dans le mandat de la MINURSO. comme l'a demandé le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Amnesty International et Human Rights Watch. Troisièmement, ne pas déposséder ces victimes d'actions belliqueuses d'un accès aux mécanismes de protection, de plainte, de réparation en application du DIH. Je vous remercie pour votre attention.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Marta Chávez Cossío.
Monsieur le Président, la question du Sahara ne saurait être étudiée sous le seul prisme de données fallacieuses que l'on prétend transformer en vérité.
Nous devons étudier la question sur la base des faits observés sur le terrain. Cette réalité est très différente des discours de l'entité séparatiste. La résolution 2797 du Conseil de sécurité considère que la proposition du Maroc est au cœur des négociations et estime qu'une autonomie sous souveraineté marocaine représente la solution la plus viable. Telle évolution rejoint parfaitement la réalité de la vie dans les villes du Sahara marocain qui connaissent un développement palpable, un dynamisme dont les populations choisissent librement leurs représentants locaux, régionaux, nationaux. Cette réalité prévoit aussi des efforts diplomatiques et économiques concrets. Plus de 30 pays de quatre continents ont déjà ouvert des consulats dans ces villes du Sahara marocain, et d'autres, tels que le Pérou, ont annoncé qu'ils le feraient. Cette présence consulaire aussi importante revient à garantir au plan politique et économique la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Cette situation envoyer un message de confiance dans la stabilité, le développement, les possibilités économiques offertes par le Royaume du Maroc et en particulier le Sahara marocain, qui est devenu un espace toujours plus attrayant pour le commerce, l'investissement, la coopération régionale. Cette réalité positive contraste avec le tableau sombre dans les camps de Tindouf.
Où l'on n'a toujours pas pu recenser officiellement les populations.
Ce recensement n'est pas une simple formalité administrative. Il est essentiel pour identifier les besoins, protéger les personnes et garantir la transparence dans la fourniture de l'aide humanitaire. En effet, comment pourrions-nous garantir la fourniture de l'aide humanitaire aux personnes qui en ont besoin lorsque le pays hôte refuse toujours le recensement individuel de la population des camps de Tindouf? Le Bureau européen de lutte contre la fraude et le PAM ont réussi, auprès de grandes difficultés, à identifier des cas de détournement d'aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf. Le pays hôte de ces camps ne peut pas se soustraire à ses responsabilités. Les camps se trouvent sur son territoire. Il doit donc garantir le recensement, la protection, la transparence dans la fourniture de l'aide dans le respect des normes du droit international applicable. L'avenir doit être bâti sur la base de solutions réalistes, durables, adaptées aux aspirations des populations concernées. C'est le cas du plan d'autonomie et de souveraineté marocaine, seule solution présentée sur la table de négociation, seul horizon pour régler ce conflit artificiel qui n'a que trop duré. Merci.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Harold Troch.
Monsieur le Président, mesdames et messieurs, je suis Harold Troch, expert en minorités ethniques, en autonomie, en indépendance.
Je suis historien, ancien parlementaire. porte-parole de mon Parlement autrichien. Le temps est venu d'instaurer la paix, de trouver une solution à ce conflit au Sahara occidental. Plus que jamais, l'autonomie du Sahara occidental est sous le feu des experts. Le rôle des Nations unies est clair. La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité il y a un an, est claire dans la direction qu'elle propose. Cette résolution reconnaît le soutien d'un grand nombre d'États membres au plan d'autonomie du Maroc, plan présenté en 2007. Un plan qui est considéré comme la base d'un règlement juste, durable, mutuellement acceptable aux différents. Un plan qui reconnaît une autonomie véritable sous souveraineté marocaine. Ce plan doit être considéré comme la solution la plus réalisable. Discutons donc sur la base de ce plan réaliste. Ouvrons une discussion ici pour envisager une autonomie véritable, le meilleur moyen d'assurer l'autonomie interne de la région. Le gouvernement autrichien estime que ce plan d'autonomie présenté par le Maroc est sérieux et crédible, et donc un point de départ pour une solution convenue entre toutes les parties. Les modèles d'autonomie fonctionnent. J'aimerais vous présenter le modèle d'autonomie du Tyrol du Sud, qui est au cœur de l'Europe. Jadis, un champ de bataille sanglant entre l'Autriche et l'Italie, cette province est aujourd'hui dotée de ses propres règles, de ses propres droits et possède une autonomie. Pouvons-nous nous inspirer du cas du Tyrol du Sud? Le chemin a été semé d'embûches, de conflits, mais Le compromis l'a emporté. L'autonomie a fonctionné parce qu'il s'agissait d'un compromis et accompagné de garanties internationales. J'aimerais vous faire part de mon expérience personnelle de Dakhla. J'ai rencontré les populations locales, notamment des travailleurs de la construction, des ingénieurs qui travaillaient sur un projet impressionnant de construction d'un port. J'ai rencontré des représentants des tribus. notamment. J'ai constaté qu'il y avait développement, formation, création d'emplois, qu'un avenir était offert à des dizaines de milliers de personnes. la région a besoin de paix, de stabilité, de développement. Mettez un terme à l'instabilité, au terrorisme et à la guerre. Mettez un terme aux traitements inhumains, aux conditions inacceptables imposées dans les camps de réfugiés tels que Tindouf. En tant qu'expert en droits humains, en minorités ethniques, pour moi, le plan d'autonomie avancé par le Maroc est une solution de compromis. conforme au droit international. Ce plan d'autonomie réaliste jouit d'un soutien toujours plus grand. Si donner à l'autonomie une chance signifie donner à la paix une chance.
Merci.
Je voudrais rappeler qu'il n'est pas autorisé aux pétitionnaires de déployer des banderoles ou des effigies dans la salle de réunion. Cela amène à des coupures et cela réduit fortement votre temps de parole.
Je donne la parole à Jamal Kamal.
Monsieur le Président, Mesdames.
Et Messieurs, Excellence, à l'entame de mon propos, permettez-moi de vous dire que je suis ravi d'intervenir devant la 4e commission. Ça ne l'honore pas moi d'intervenir devant vous aujourd'hui pour vous assurer du fait que le plan d'autonomie et de souveraineté marocaine est la seule véritable méthode sérieuse et durable pour parvenir à un règlement politique final pour ce conflit régional fabriqué toutes pièces. M. le Président, 18 ans après que le Maroc a présenté son projet en 2007, à présent, il y a un consensus international croissant pour dire que ce plan est la seule solution viable. Pourquoi? D'abord parce qu'il est réaliste et viable, contrairement aux propositions des séparatistes qui se sont avérées être un échec pendant 50 ans. l'autonomie découle de la réalité et d'un accord historique et des liens juridiques approuvés par les CIJ en 1975, ainsi que de l'approche appliquée par le Maroc avec succès partout. Deuxièmement, parce que cette option est sérieuse et crédible, le Maroc a présenté un projet qui donne à la population du Sahara marocain une large autonomie pour travailler sur leurs propres affaires, législation, autonomie, culture, santé. Le royaume du Maroc maintient sa souveraineté sur la défense, les relations extérieures et l'intégrité territoriale. C'est un équilibre qui garantit la dignité pour la population et maintient l'unité de l'État. Troisièmement, parce que c'est durable. Cette solution garantit la stabilité et la sécurité au Sahel et en Afrique du Nord et garantit le développement. Les régions souveraines ont des programmes de développement très importants en Afrique, notamment que des ports, énergies renouvelables, investissements qui dépassent 8 milliards de dollars grâce à la stabilité et la sécurité fournies par le Maroc. Alors, la 4e commission sait que la solution n'est peut-être que consuel et politique. Le projet d'autonomie est le seul qui jouit du soutien de plus de sans état, plus de 28 consulats ont été ouverts à El Aïoun et à Dakhla, y compris du royaume du Bahreïn. Je veux la reconnaissance des États-Unis d'Amérique pour ce qui est de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, pour ce qui est des tentatives de faire en sorte que la voie politique et de détenir des personnes dans le camp de Tindouf dans des conditions inhumaines, les priver de leur droit de s'exprimer. C'est cela qui prolonge le conflit. Pour conclure, j'appelle la Commission à appuyer les efforts du représentant personnel du secrétaire général et à encourager toutes les parties à venir à la table de négociation sur la base de ces propositions. La paix commence quand nous choisissons des solutions réalistes à l'unité de la population. Merci.
Je donne la parole à.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je suis Anwar, je suis un consultant international sur les droits humains. Je voudrais parler de la solution des camps de réfugiés sahraouis autour de Tindouf, notamment la question de la représentativité et de la reddition de comptes du Front Polisario, de la situation des droits humains des personnes qui vivent sous son administration. Selon l'ONU, de nombreux réfugiés sahraouis vivent dans cinq camps autour de Tindouf. Les institutions des Nations unies, y compris le HCR, le PAM, l'UNICEF et l'OMS, ainsi que les partenaires humanitaires, fournissent une aide essentielle à la population. Nous parlons d'un grand nombre de personnes qui vivent depuis des décennies dans des situations extrêmement vulnérables. Mais il y a une question importante qui se pose, qui mérite davantage l'attention de la communauté internationale. Les camps sont administrés par un système dans lequel les réfugiés Sahrawis Elles doivent exercer une certaine autorité. Le département d'État américain dit que les camps sont administrés par le Front Polisario dans des emplacements reculés, et il n'y a pas de présence du gouvernement, ce qui a limité l'accès pour la police. Plus important, le Comité des droits de l'homme des Nations unies a exprimé sa préoccupation parce que la délégation d'autorité au Front Polisario, notamment l'autorité judiciaire, Et il a dit qu'il était préoccupé par le fait que les victimes de violations dans le camp de Tindouf ne pourraient ne pas avoir accès à un recours efficace devant les tribunaux algériens. Il y a également des cas avérés de personnes qui ont contesté l'autorité des dirigeants du Polisario. Amnesty International a également qualifié cette situation dans le camp de Tindouf d'« opaque ». Il y a donc un accès limité aux informations concernant la condition sur les droits humains et disant que le Polisario n'avait pas appliqué le principe de responsabilité pour les atteintes passées. L'aide humanitaire ne doit jamais remplacer l'ordre du jour pour les droits humains. La communauté internationale doit donc veiller à ce que l'immense population de ces camps puisse se faire entendre de manière indépendante par rapport à toute organisation politique qui prétend les représenter. Je propose les choses suivantes. Premièrement, Une surveillance indépendante et pérenne des droits humains sur la scène internationale doit avoir un véritable accès au camp de Tindouf. Deuxièmement, la communauté internationale doit faire en sorte que seuls les Sahraouis, y compris ceux qui ne sont pas d'accord avec les dirigeants du Polisario, puissent exprimer librement leurs vues politiques et véritablement participer aux décisions concernant leur avenir. La question, ce n'est pas de choisir un camp politique ou un autre. Il s'agit de mettre les individus au cœur de la question. Il s'agit de questions de nombreuses personnes qui ne sont pas simplement des statistiques politiques. Ce sont des êtres humains qui ont droit à la dignité, à la liberté, à la justice et à se faire entendre. Je vous remercie.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Henri Ramirez Solar.
Bonjour à toutes et à tous, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. J'interviens devant cette honorable Assemblée pour défendre le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement nous donne l'occasion de replacer ce droit au cœur du programme de travail de la communauté internationale. Adoptée en 1986, la Déclaration reconnaît le développement en tant que droit inaliénable. Elle établit que tous les peuples ont le droit de participer, de contribuer, de jouir d'un développement économique, social, culturel et politique et ainsi réaliser pleinement leurs droits humains. De même, la Déclaration établit clairement un lien entre le droit au développement et le droit des peuples à l'autodétermination et à la souveraineté sur leurs richesses et leurs ressources naturelles. Ce principe reste directement lié au Programme 2030 et à ses ODD. Il ne peut exister de développement durable sans justice, sans participation, sans égalité, sans respect des droits humains. De même, Il est impossible de garantir un véritable développement lorsque persistent les conflits et l'occupation, l'exclusion, le déni des droits des peuples. Il ne saurait exister de développement sans paix, pas plus qu'il ne saurait exister de paix durable sans justice et sans conditions permettant aux peuples de choisir librement leur avenir. Dans ce contexte, la situation du Sahara occidental.
Nous rappelle que le droit au développement est indissociable du droit à l'autodétermination. Créer les conditions qui permettront au peuple du Sahara occidental d'exercer librement ce droit et avancer vers une solution politique conforme au droit international revient à créer les conditions propices à leur développement social, économique, culturel et politique. Le 40e anniversaire nous invite donc à réaffirmer que le développement ne saurait se réduire à la simple croissance économique. Le développement est avant tout un droit des peuples, le droit à se bâtir un avenir dans la liberté, la dignité, la participation et la justice. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il est impératif de continuer d'œuvrer pour l'unité africaine en reconnaissant la République arabe sahraouie démocratique comme pays membre des Nations unies. Micro coupé.
Je remercie le.
Je donne la parole à.
Monsieur le Président, Excellence. Auprès de nombreux peuples, m'a conduit à une conviction que la diplomatie seule peut être parfois insuffisante. Les droits d'un peuple ne peuvent être compris à la seule aune des frontières, mais plutôt par la filiation, sa généalogie, la mémoire orale, les rituels dans les routes parcourues par ses ancêtres, dans les serments échangés par ses aînés avec ceux qu'ils reconnaissent comme autorités légitimes. C'est à travers ce prisme que le cas du Sahara mérite d'être examiné aujourd'hui. Bien avant que les frontières coloniales ne soient tracées, les tribus du Sahara étaient liées au sultanat marocain par la Bahia, Serment solennel d'allégeance renouvelé à travers les siècles depuis les expéditions du sultan Moulay Ismaïl au XVIIe siècle jusqu'aux missions religieuses et administratives du sultan Moulay Hassan Ier. Jamais, en aucun cas, cette relation ne fut une relation de conquête. Elle a constitué un système d'obligations réciproques, protection et autorité religieuse émanant du sultanat. loyauté et allégeance des chefs de tribus qui se voyaient et étaient vus comme faisant partie du même tissu social et spirituel, les mêmes confréries soufies, les mêmes routes commerciales transsahariennes, les mêmes caravanes de pèlerinage à La Mecque escortées sous la protection du sultan. Et c'est suite à cela, comme vous le savez, que la Cour internationale de justice, en 1975, a reconnu les liens juridiques réels d'allégeance entre les tribus sahariennes et les sultans successifs marocains. Aujourd'hui, c'est dans ce lien ancestral que se trouve une expression politique nouvelle. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée et soutenue par 130 États en octobre 2025, elle reconnaît l'autonomie sous la souveraineté marocaine comme le fondement le plus crédible pour un règlement durable. De plus, 40 États ont salué l'engagement du Royaume du Maroc envers le système onusien des droits de l'homme en ouvrant des consulats à Dakhla et Laâoune. Ce ne sont en aucun cas des gestes symboliques, mais des instruments d'investissement et de développement partagés par les communautés dont les ancêtres ont prononcé ces serments. Monsieur le Président, lorsque l'histoire et la diplomatie s'alignent ainsi, nous devons y prêter une attention particulière. Les droits d'un peuple doivent être honorés. non pas en imposant des cadres étrangers à leur histoire, mais en reconnaissant leurs liens culturels, spirituels et ancestraux qui les unissent depuis toujours. Ainsi, la définition de l'autodétermination dans le cas du Sahara ne serait pas l'invention, mais simplement sa reconnaissance marocaine. Merci.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Amal Djebbour.
Monsieur le Président.
Après près d'un demi-siècle de conflit, je pense que la question n'est plus de savoir pourquoi il se poursuit, mais de concerner le coût de sa poursuite. Il y a des générations entières à Tindouf qui ne connaissent que l'attente et qui dépendent de l'aide. En l'absence de perspectives politiques claires, il y a toujours des questions qui sont posées concernant les chiffres, les recensements, la liberté d'expression, le transport, la protection des femmes et des enfants. Par ailleurs, la réalité a changé sur le terrain. Lors de ma visite dans les régions sud du Royaume du Maroc, j'ai vu une nouvelle réalité économique, des infrastructures, des ports, des infrastructures énergétiques, des investissements. avec des liens avec la région Afrique. La région change pour devenir un système stratégique économique relié à l'océan Atlantique et à l'Afrique. Il est difficile que le débat politique se poursuive comme si ce changement n'était pas intervenu. Cette expérience fait que je suis de plus en plus convaincu que le Sahara marocain n'attend pas, il progresse, il bâtit son avenir. Et de l'autre côté, La population des camps de Tindouf est toujours coincée dans une zone où il y a des risques sécuritaires, des menaces croissantes en particulier, et des préoccupations concernant des liens possibles entre la Polisario et des réseaux terroristes sévissant dans la région du Sahara, ce qui fait que nombre de membres du Congrès des Nations unies demandent que la Polisario soit désignée comme un organisme terroriste. Voilà pourquoi je pense que la résolution ne doit pas être utilisé comme un outil. Ce que nous devons faire, c'est considérer cette situation comme une chance qu'il ne faut pas manquer pour réorienter la trajectoire. Le projet d'autonomie sous souveraineté marocaine est une option politique réaliste qui place les intérêts de la population et leurs souffrances aux avant-postes. C'est une proposition réaliste pour ouvrir une nouvelle page intitulée "Intérêt, développement, intégration régionale". Voilà pourquoi nous n'avons pas à gérer un conflit. Ce que nous devons faire, c'est prendre la décision d'y mettre un terme. Le temps n'est pas neutre, la réalité change, les risques augmentent. Pour conclure, c'est la responsabilité commune de la communauté internationale qui doit démanteler les camps de Tindouf et permettre à la population de réaliser ses droits. et d'opter pour une voie politique vers une trajectoire réaliste, à savoir le projet marocain qui ouvre une perspective de paix, de développement et de stabilité pour la région. Merci, M. le Président?
Je donne la parole à Ismael Abuyi Bushan.
M. le Président. Pendant que certains séparatistes s'emploient à maintenir le conflit artificiel du Sahara marocain dans les enceintes internationales, les provinces du Sud du Maroc avancent. Elles n'attendent pas, elles n'ont jamais attendu. Les provinces du Sud connaissent une dynamique continue de développement, d'investissement et de transformation socio-économique, tandis que les contrastes entre une réalité de terrain en pleine évolution et une approche diplomatique condamnée à répéter le même argument depuis des décennies. Qui entretient alors ces décalages? Qui maintient le blocage et continue d'armer le groupe séparatiste? Qui continue de faire de cette question un instrument de sa politique étrangère? La réponse, vous la connaissez tous. Je suis certain que chacun de vous l'a déjà à l'esprit. Je n'ai donc pas besoin de la nommer. Un pays qui se prétend tantôt comme une partie observatrice, tantôt comme une partie intéressée, mais dont l'implication politique et militaire dans ce dossier est pourtant manifeste. Comment peut-on prétendre être simple observateur lorsque la question du Sahara marocain est omniprésente dans l'action diplomatique de ce même pays? Monsieur le Président, le continent africain n'a pas besoin davantage de séparatisme et de fragmentation. Il a besoin de stabilité et de coopération, car chaque division qui s'allie éloigne davantage son objectif de ce pays et de développement. C'est pour que nous devons tous ici dans cette même salle, je parle de ceux qui savent regarder l'avenir sans l'inciter, nous réjouit de voir l'évolution de ce conflit artificiel nous conduire jusqu'à ce moment historique, celui de l'après 31 octobre 2025. C'est un sentiment particulier que de voir le monde se rapproche en fait de régler définitivement des différends qui a été créé de toutes pièces et qui n'a que trop longtemps empêché le Maghreb de tourner la page du passé. Mais une question demeure, à quoi servir l'évolution engagée du Conseil de sécurité? s'ils n'étaient pas pleinement pris en compte par l'ensemble du système des Nations unies. La crédibilité des Nations unies exige la cohérence. Mesdames et Messieurs, plusieurs évolutions méritent d'être prises en considération. Aujourd'hui, plus de 130 pays soutiennent la souveraineté du Maroc et son plan de l'autonomie, dont l'Union européenne au nom de ses 27 États membres et trois membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Sachant que plus de 30 pays de quatre continents ont aujourd'hui des représentations consulaires dans les villes du Sahara marocain. Si les séparatistes choisissent de faire la sourde oreille et de refuser d'attendre ces réalités, cette commission ne peut pas les ignorer. Elle se doit de regarder les évolutions de l'Est, d'en mesurer la portée et d'en tirer les conséquences avec lucidité. Je sais que certains séparatistes présents ici ils préfèrent fermer les oreilles, mais à ceux qui savent au fond d'eux-mêmes que l'avenir du Sahara n'est peut-être que marocain, je pose une question simple: attendez-vous que la Polisario soit officiellement classée comme un groupe terroriste pour saisir l'opportunité de l'autonomie? Ce jour-là, il sera déjà trop tard. Sachez que le pays hôte du camp de Tindouf sait très bien que la partie est finie. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne vous tourne le dos. Et ce jour-là, ceux qui auront refusé l'autonomie comprendront qu'ils ont laissé passer.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Éric Cameron.
Monsieur le Président, la résolution 2797 représente un tournant politique majeur. mais cela fait également que nous remettions les êtres humains au cœur de ce conflit artificiel sur le Sahara marocain. Dans les cantins d'Ouf, nous sommes confrontés à une situation qui est exceptionnelle, s'agissant de sa durée et des conséquences humaines. Les droits humains ne sont pas une abstraction. Ils commencent par des valeurs aussi fondamentales que le droit à la vie dans la dignité. et à choisir librement son avenir. Pourtant, c'est précisément cette dignité humaine qui semble avoir été écartée pendant des décennies par le pays hôte. Le contraste est frappant. D'un côté, la prolongation à l'infini d'une situation de réduction d'esclavage touchant des milliers de femmes et d'enfants, et d'autre part, une dynamique inédite de développement et d'ouverture dans le Sahara marocain. On ne peut pas à la fois être un participant au conflit et un spectateur de ses conséquences. Le Comité des droits de l'homme des Nations unies a réitéré que cet État doit garantir la liberté et la sécurité des personnes sur son territoire, y compris celles se trouvant dans les camps de Tindouf. Des allégations de graves violations des droits humains sont régulièrement signalées, y compris des détentions arbitraires, des actes de torture et des restrictions visant des individus qui expriment pacifiquement leur appui au plan d'autonomie du Maroc.
Le Comité des droits de l'homme des Nations unies lui-même a exprimé ses préoccupations concernant.
Le fait d'affecter de fait des puissances judiciaires au Polisario dans le camp de Tindouf. Aucun calcul politique ne saurait justifier le fait de suspendre à l'infini les droits des populations dans ces camps. Le pays hôte qui a participé aux négociations à Washington et à Madrid sur la base du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine doit également assumer ses responsabilités en tendant la main à la population des camps de Tindouf et en lui permettant de choisir librement, soit de se joindre à la vague inédictée de développement qui se dessine au Sahara marocain, ou bien de rester condamnés, donc à souffrir dans l'enfer des camps de Tindouf.
Je donne la parole à Leila El Adfani.
Monsieur le Président, Excellence, Mesdames et Messieurs, sur la base de mes.
Travaux sur la remise en valeur des femmes, je voudrais traiter de la question du Sahara d'un point de vue fondamental. les mères et femmes sahraouies comme artisanes de la paix, du développement, de la prise de décision. Autonomiser les femmes ne signifie pas simplement reconnaître leurs droits, mais également le fait qu'elles soient véritables partenaires dans la décision politique, le développement économique, la vie sociale et institutionnelle. Dans la région du sud du royaume du Maroc, les femmes sahraouies sont maintenant présentes dans la vie publique. Elles participent aux institutions élues, aux activités collectives, aux travaux communautaires. initiatives socio-économiques. Et voici l'essentiel: les femmes ne profitent pas seulement du développement, elles doivent être des partenaires pour créer le développement et avoir voix au chapitre pour identifier les priorités. En revanche, la situation dans les camps de Tindouf représentent des difficultés économiques, sociales et humanitaires et font que la stabilité, les occasions, le développement sont une question fondamentale pour l'avenir des femmes. Dans ce contexte, je constate que l'initiative d'autonomie marocaine, de souveraineté marocaine, propose un cadre concret pour établir un lien entre les solutions politiques et la participation au développement. Donc, pour moi, la solution, on ne peut pas la mesurer seulement à l'aune de la fin d'un conflit politique, mais également à l'aune de ce que l'on peut fournir aux personnes, en particulier aux femmes, la sécurité, la dignité, l'éducation, des occasions, la participation. J'estime que les femmes sahraouies ne doivent pas simplement être des bénéficiaires de solutions, mais doivent être l'un des principaux partenaires pour l'édifier, édifier la paix, le développement. L'autonomie, c'est un cadre concret qui allie solutions politiques, développement et autonomisation des femmes. Une paix pérenne commence quand les femmes deviennent des partenaires dans l'édification de leur avenir. Pour conclure, je voudrais dire qu'on ne saurait bâtir une paix durable sans autonomiser les femmes, et nous ne saurions pleinement autonomiser les femmes sans qu'elles soient des partenaires dans la prise de décision. Les femmes sahraouies ne sont pas simplement une partie de la solution, elles sont un élément central de la construction de la paix et du développement. Merci.
Merci, madame la pétitionnaire. Je donne la parole à Cynthia Bassinet.
Excellences.
Je suis Cynthia Bassinet. Et comme beaucoup d'entre nous qui intervenons devant cette commission, j'ai entrepris ce pèlerinage depuis plus de 20 ans.
On ne cesse de dire qu'elle est la meilleure décision pour les Sahraouis. On nous parle de leur vie dans l'accord, dans un État occupé. Personne ne choisit de vivre dans la région la plus inhospitalière du monde, simplement comme ça. Personne ne choisit de n'avoir aucun choix. Au contraire, une fois de plus, il y a une autocratie qui décide de l'autonomie sous la houlette du royaume du Maroc. Tout allait aussi bien. Pourquoi est-ce que 70 000 jeunes, essentiellement des hommes, qui s'étaient échappés de leur pays en un week-end.
Le plus important, c'est que le sort des personnes.
Le président interrompt.
Le président interrompt. Merci, Monsieur le Président.
Bonjour, Monsieur le Président, chers collègues ici présents. Comme vous avez pu le constater jusqu'ici, Cette délibération se passait en douceur, avec tout le respect dû aux États membres, à leurs institutions, et il n'y avait pas de nuance, il n'y avait pas d'attaque, il n'y avait pas d'insulte, d'insinuation. Mais l'oratrice, en ce moment même, utilise un mot qui est une insulte lancée à un État membre. Il s'agit du royaume du Maroc. On ne peut pas le qualifier de quelque autre nom que ce soit. Et, M. le Président, malheureusement, nous aurons à le dire, tant que certains des pétitionnaires ne respecteront pas les règles de bienséance de cette Assemblée, nous aurons l'obligation d'interrompre certains d'entre eux. tant qu'ils sauront comment faire preuve de respect aux États membres, tout comme nous leur témoignons notre respect et leur donnons cette occasion absolument unique de venir faire part de leur avis, car c'est également une occasion qu'ils devraient saisir et utiliser de la meilleure manière possible, de la manière la plus respectueuse possible. Merci.
Je remercie la délégation du Maroc. Je voudrais demander à l'orateur de bien vouloir respecter les règles de bienséance.
Je vous redonne la parole en précisant qu'il vous reste 2 minutes 10 secondes.
L'extrême division des richesses, le pouvoir, les changements climatiques, la guerre peuvent être attribués à une chose, et cette chose a transformé la population du monde de mal-être social, avec la guerre, les changements climatiques, sans rémunération, et un coût immense. Il y a un coût immense de la culture de la célébrité. Ces personnes sont les fantassins de la source de richesse. Alors, le problème, c'est la surveillance électronique, la désinformation. l'emploi de l'IA, de la sexualisation et autres, ces armes de guerre qui ont été utilisées pour construire une culture de célébrité avec des informations provenant de la surveillance électronique, 18 entreprises, une fortune. Enfin, vous pouvez m'interrompre, vous pouvez me dire que ça n'a rien à voir avec la sécurité, la sûreté, l'avenir du peuple sahraoui et du monde, alors que cela a tout à voir avec l'avenir, la sûreté, la sécurité. Alors, écoutez-moi bien, les sociétés sont une valeur, leurs problèmes sont mes problèmes depuis la première fois que je suis intervenu ici en 2005. Nous sommes que des canaris dans la mine de charbon, nous, du pouvoir aux milliardaires en raison de l'absence de protection concernant la propriété intellectuelle et à. désir infini pour tout ce qui alimente les centres de données. Cette mentalité de Far West a détruit la démocratie, la qualité, la civilité, la démocratie et bien sûr l'environnement pour nos centres de données. Alors, une fois de plus, on peut entendre les mêmes histoires concernant les camps de réfugiés, pour la plupart qui ne sont jamais allés là-bas. Lorsque j'étais sur le terrain il y a 25 ans, notre conseil général a décrit Le défi, conscient de l'IA, les changements climatiques, les guerres, la montée des inégalités, il y a une réponse. Interdire les TGV, les armes de guerre qui, comme les mines, sont utilisées contre les enfants, la population civile. Merci.
La pétitionnaire. Je donne la parole à Alfredo Gonzalez Castro.
Mesdames et messieurs, je vous salue. En octobre 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait la résolution 2797, signifiant un point d'inflexion significatif dans le traitement de la situation du Sahara marocain. Après des décennies d'efforts diplomatiques, cette résolution ouvre une nouvelle étape qui vise à parvenir à une solution politique définitive, réaliste, pragmatique et durable, en privilégiant le dialogue, le compromis et la viabilité. Dans ce cadre, l'initiative marocaine d'autonomie devient toujours plus une base de négociation. Présentée par le Maroc en 2007, elle repose sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du royaume et offre une solution qui permettra de concilier unité et diversité en garantissant aux populations des provinces du Sud de vastes compétences, la capacité de gérer leurs.
Affaires internes dans un cadre national stable, l'autonomie. ainsi une proposition d'avenir. Au travers d'institutions démocratiques, de compétences politiques, économiques, sociales et culturelles, les populations des provinces du Sud disposeraient.
D'instruments leur permettant de participer à leur développement, de préserver leur existence dans le cadre de la pluralité, de la diversité et de la richesse du Maroc. Cette initiative est par ailleurs appuyée à l'international par un nombre toujours plus significatif de pays. Les États-Unis, la France, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne, entre autres, ont exprimé leur appui à l'initiative.
D'autonomie marocaine de manière diverse, en.
Reconnaissant son sérieux, sa crédibilité, son réalisme et sa viabilité pour avancer, faire un règlement.
Cette convergence de vues à l'international confirme une évolution du dossier Vérin. sortie fondée sur le compromis et les résultats concrets.
La résolution 2027 apporte un éclaircissement important au processus.
Politique en confirmant le rôle de l'Algérie en tant que partie directement concernée.
Sa participation active et constructive est un élément essentiel pour accompagner cette nouvelle dynamique lancée par le Conseil de sécurité.
et contribuer à l'objectif commun de parvenir à une solution politique définitive sous les auspices des Nations unies. Mettre un terme à ce différend permettrait aussi de consolider l'intégration du Maghreb et de lutter de manière plus efficace contre les défis dans la région, une région ainsi plus connectée et plus prospère. Je conclurai en soulignant que la résolution 2797 offre une occasion historique d'avancer vers une solution définitive. L'initiative d'autonomie marocaine est aujourd'hui un bon moyen de transformer cet élan diplomatique en stabilité, en développement, en prospérité partagée dans les provinces du Sud et pour l'ensemble du Maghreb. Je vous remercie.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Mohamed Abadi.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Commission, merci de me donner la possibilité d'intervenir. C'est vraiment décevant pour nous et de nombreux jeunes sérieux de revenir devant la Commission en prononçant chaque année des discours qui n'entraînent aucun changement de notre réalité. Ces occupations marocaines caractérisées par l'oppression, la marginalisation, le chômage et l'appauvrissement systémique. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les représentants, Je ne m'exprime pas dans le vide. J'ai personnellement vécu cette réalité, j'en connais très bien les détails. De vastes portions des jeunes sahraouis souffrent de chômage délibéré et d'appauvrissement délibéré. Ce n'est pas parce que nos terres n'ont pas de ressources, mais parce que l'occupation marocaine utilise la faim pour dominer notre peuple. Vous entendrez sans doute le Maroc affirmer que la région connaît le développement des investissements. Prenons un exemple tout simple évoqué lors de la séance d'hier concernant l'eau. Permettez à quelqu'un qui a grandi là-bas de vous dire la vérité, de vous donner un tableau clair de ce prétendu développement. Imaginez que vous vivez dans une ville du territoire occupé en 2026, où est-ce que vous ne pouvez pas vous permettre d'acheter un réservoir à eau à mettre sur votre toit, comme c'est le cas de nombreux. Oui, chaque jour, vous devez vous lever avant le lever du soleil pour verser quelques gallons dans des conteneurs, ou alors vous passez vos journées à demander de l'eau à vos voisins. Pourquoi? Parce que l'eau n'est disponible qu'à certains moments, pas toute la journée. Et d'ailleurs, cette eau n'est que pour l'utilisation quotidienne. Ce n'est même pas de l'eau potable. Voilà qui montre que l'occupation ne se soucie pas des personnes qui vivent sur cette terre. Les projets de structures dans lesquelles elle investit ne servent qu'à faciliter le pillage des ressources du peuple. Prenons un autre exemple. l'autoroute entre Dakhla, Occupée et Tiznit, récemment nommée du nom du président Trump. Est-ce que c'est autre chose qu'un couloir permettant aux camions marocains de piller les poissons, les produits sahraouis et de les exporter à l'étranger en les faisant passer pour marocains? Je ne cesse de rappeler à l'occupant marocain que nommer des routes, des bâtiments, des villes pour le président Trump ou tout autre président ne leur donnera aucune légitimité. La terre appartient aux Sahraouis, eux seuls décideront de son sort, tôt ou tard, monsieur le président, la dignité des jeunes Sahraouis. et le fait qu'ils profitent de la richesse de leurs terres sont liés à leur capacité d'exercer leur droit inaliénable à l'autodétermination, conformément aux résolutions des Nations unies. Les jeunes Sahraouis ne demandent pas la charité ou des solutions temporaires. Ils ne demandent qu'on leur laisse exercer leur droit à l'autodétermination. Pour conclure, nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur du Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui. Merci, Monsieur le Président.
Je remercie le pétitionnaire. Je voudrais également demander aux pétitionnaires de prononcer leurs allocutions à un débit raisonnable pour nous permettre euh d'écouter également l'interprétation. donne la parole à Amdi Mayou.
Monsieur le président, mesdames et messieurs. Trois minutes ne me semblent pas suffisantes pour parler de la décolonisation d'un peuple qui attend depuis 50 ans. Je rappelle que Fidel Castro s'était exprimé ici pendant quatre heures et personne ne lui avait rien dit. La délégation du Maroc, hier, a interrompu plusieurs intervenants, affirmant que les règles de bienséance n'étaient pas respectées, que le.
Il y a un point d'ordre. Je vois que Cuba et le Maroc demandent la parole. Je donne la parole à Cuba.
Merci beaucoup, Monsieur le Président. Notre délégation a demandé une motion d'ordre pour demander respectueusement aux pétitionnaires concentrer son intervention sur la situation au Sahara occidental, la question qui nous occupe aujourd'hui, et d'éviter de formuler des opinions sur des dirigeants d'autres États de manière irrespectueuse, par ailleurs. Par conséquent, nous vous demandons de le rappeler à l'ordre, de lui demander de respecter les règles de bienséance au sein de cette Commission de l'Assemblée générale. Merci d'éviter tout commentaire sur des personnalités de pays membres des Nations unies.
Je remercie la distinguée représentante de Cuba. Je donne la parole au Maroc.
Merci, monsieur le président. Toutes mes excuses de demander une fois encore la parole. J'aimerais, à l'instar de ma sœur de Cuba, appuyer ses remarques. Je ne Vous ne voulez pas interrompre les interventions et nuire au bon déroulement de la séance. Je dois dire que le début de son intervention a été si rapide que je n'ai pas bien compris. Les cantines d'ouf, le Sahara marocain, de quoi paraît-il? Pour ce qui est du préopinant qui a évoqué l'eau, s'il est venu librement jusqu'ici, il pourra repartir librement, deuxièmement. Nommer des villes, des avenues, les baptiser, ce n'est pas la question qui nous occupe aujourd'hui. Troisièmement, évitons véritablement de commenter la façon dont les États membres procèdent et la façon dont ils examinent les points abordés. Consacrer toute une introduction à dire comment un diplomate exerce son droit d'intervenir au sein de la Commission n'est pas acceptable. Et en particulier, venant d'un pétitionnaire convié ici à prendre la parole, pouvoir intervenir ici n'est pas une carte blanche pour insulter ou critiquer. les États membres. Donc, il est nécessaire de profiter pleinement de cette occasion d'intervenir donnée par l'ONU et de traiter uniquement de la question à l'examen. Merci.
Je remercie les délégations de Cuba et la délégation marocaine. Je voudrais également préciser aux pétitionnaires qu'ils doivent s'en tenir au point à l'ordre du jour et respecter également les règles de bienséance pour continuer à de leur temps de parole. Je redonne la parole au pétitionnaire en précisant qu'il lui reste 2 minutes 24 secondes. Je vous donne la parole.
Mesdames et messieurs, je me présente à vous en tant que Sahraoui qui est né, qui a grandi dans les camps de réfugiés sahraouis. Je suis aussi avocat. Je suis convaincue que l'Organisation des Nations unies a été créée dans le but de préserver la paix, de défendre les droits humains, de promouvoir l'égalité souveraine des nations. Ainsi, nous ne saurions rester indifférents face à la situation de peuples et de territoires qui attendent une solution juste. La décolonisation n'est pas une question du passé, c'est une responsabilité urgente aujourd'hui. Mesdames et messieurs. L'ONU maintient cette position parce qu'elle comprend que renoncer à cette logique reviendrait à renoncer à des décennies de pratique sur la décolonisation.
Le Maroc ne peut pas nous imposer une autonomie comme si le conflit était interne. Si le conflit était interne, nous ne serions pas ici, devant la Commission de la décolonisation. Nous avons défendu cette terre contre le colonialisme espagnol, nous continuons de la défendre contre l'envahisseur marocain. Nous, hommes et femmes, enfants du vent, ne cédons devant personne. Nous ne nous inclinons que devant Dieu pour prier. Résister pendant 50 ans face à l'injustice pour que le Maroc nous impose une autonomie sur la base d'un dossier de 44 pages.
En essayant de nous faire croire qu'ainsi garantirait la paix, la stabilité et le progrès, cela n'a aucun sens. De ce pays, en l'espace de deux jours, plus de 80 000 personnes ont fui vers le pays voisin, l'Espagne. Si ceux qui sont dans le pays fuit, on dit que ceux qui sont à l'extérieur, qu'ils restent à l'extérieur.
Si la maison est en feu, tout le monde fuit et les pompiers arrivent. Le peuple du Sahara occidental n'est pas des pompiers.
Une fois encore, M. le Président, merci de me donner la parole. Je me sens que le pétitionnaire a l'impression qu'on est ici dans un tribunal où l'on pourrait se relancer dans des grandes discussions purement rhétoriques.
La question est celle du Sahara marocain.
Pas ce qui se passe ici, ailleurs ou dans un pays que je ne citerai pas. Je suis certaine que l'enthousiasme qui peut exister dans une salle de tribunal n'a pas lieu d'être ici. Cette salle est consacrée au traitement de la seule question du Sahara.
Merci. Représentant du Maroc, je donne la parole à Jesus Navio Sanchez.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, membres de la 4e commission, le vent essaie de gommer certains chemins, mais la mémoire sait par où passer. Après plus de 50 ans, le peuple sahraoui continue de lutter. au prix de son sang pour retrouver la liberté. Le conflit au Sahara occidental est un des pires échecs de l'ONU, du droit et de la diplomatie internationale. J'aimerais ici responsabiliser en particulier mon pays. En effet, l'Espagne a eu la possibilité de lancer un processus de décolonisation en 1975, mais il ne l'a pas fait. Et non seulement ne l'a-t-il pas fait, mais avec la complicité de pays tels que les États-Unis, ils ont permis l'occupation, l'invasion du territoire par une partie du royaume du Maroc, sachant que quelques jours avant, la Cour internationale de justice, à la demande de l'Assemblée générale des Nations unies, avait estimé qu'il n'y avait pas de souveraineté marocaine sur ce territoire. En dépit de tout cela, l'Espagne a lâchement abandonné la population du Sahara. Les gouvernements n'ont pas corrigé cette grave erreur. Les décisions récemment prises du Parlement espagnol, l'adoption d'une loi de nationalité pour les Sahraouis, ne fait ni plus ni moins que de reconnaître un droit fondamental nié jusqu'à aujourd'hui. Cependant, cette solution n'est qu'un emplâtre sur une jambe de bois. Alors, ce qui serait important, ce serait parachever le processus de décolonisation en suspens au travers d'un référendum d'autodétermination pour le Sahara occidental. Pour toutes ces raisons, Et contrairement à la propagande politique, à la désinformation imposée par Rabat, j'aimerais rappeler au ministre des Affaires étrangères du Maroc ces faits, ces circonstances. Le Front des Polisario est le représentant légitime du peuple sahraoui. Ce n'est pas un groupe terroriste. J'en veux pour preuve la lettre récemment envoyée par M. Brahim Ghali, président de l'ARAS, envoyée à la présidence du Conseil de sécurité lettre dans laquelle, je cite, il dit: "Le Frente Polisario réitère sa disposition pleine et entière à entamer des négociations directes de bonne foi avec le royaume du Maroc, sous les auspices des Nations unies, afin de parvenir à une solution juste, pacifique, durable et définitive." S'agit-il vraiment de terrorisme d'État? Non, c'est le royaume du Maroc qui impose un tel terrorisme pour ceux qui résident dans la partie occupée. Là, oui, il y a un système carcéral cruel. confirmées par des observateurs externes. Accusations totalement fausses, traitements inhumains dans différentes prisons, privation d'accès à la santé, problèmes de communication extrêmes avec l'extérieur, grèves de la faim fréquentes des détenus, seul moyen de revendiquer leurs droits fondamentaux. Micro coupé.
Je remercie le questionneur. Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Yefri Ben Zerga.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, depuis 1963, le Sahara occidental figure sur la liste des territoires non autonomes de cette Assemblée. Depuis 1975, l'avis de la Cour internationale de justice a tranché. Aucun lien de souveraineté n'existait avant la colonisation. Et depuis, Plus de 36 ans. Le plan de règlement de 1991 attend toujours son référendum. 36 ans de sursis pour un peuple. C'est une génération entière, née, grandie et vieillie dans l'exil des camps de réfugiés de Tindouf, en attendant que cette organisation honore sa propre charte. Pendant ce temps, sur le territoire sahraoui occupé, le Maroc pille les ressources du peuple sahraoui qu'il vend sous pavillon étranger. les négocient dans des accords commerciaux pendant que ceux qui devraient en bénéficier vivent sous surveillance, sous répression et, pour beaucoup, en prison pour avoir simplement brandi un drapeau. Je m'adresse ici avec le respect dû à cette honorable tribune, mais sans détour à l'Europe, en particulier à l'Espagne, la France, mais aussi aux États-Unis d'Amérique, vous qui invoquez chaque jour le droit international quand une frontière est violée en Europe de l'Est. Vous qui parlez de démocratie, de droits de l'homme, d'autodétermination des peuples comme d'un principe non négociable, où est ce principe l'os s'arrête occidental quand c'est votre allié qui occupe, qui colonise et qui pille? Le droit international n'est pas une carte que l'on joue à géométrie variable selon la nationalité de la victime. Une contradiction que le monde regarde et que l'histoire retiendra. Je tiens aussi à exprimer et affirmer devant cette commission Une vérité que le temps ne dissout pas et que les calculs diplomatiques ne sauraient effacer. Le peuple sahraoui a un représentant légitime et un seul, connu et reconnu par l'histoire elle-même. C'est le Front Polisario. Aucun accord signé dans son dos, aucune administration imposée sur son sol, aucun arrangement conclu avec la puissance occupante ne saurait s'y substituer, car il est la seule voix du peuple sahraoui. Monsieur le Président, cette commission a été fondée sur la promesse qu'aucun peuple ne resterait éternellement colonisé au nom des intérêts d'autrui. Le peuple sahraoui n'attend pas de la communauté internationale la charité. Il attend la justice qui lui est due, la tenue du référendum d'autodétermination promis, la protection de ses défenseurs des droits humains, la fin du pillage de ses ressources et enfin que la communauté internationale prenne ses responsabilités historiques face à ce conflit qui voit chaque année tomber sur le champ d'honneur des jeunes Sahraouis à la fleur de l'âge, pour défendre sa dignité et la promesse qui lui a été faite par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1991, le droit à l'autodétermination à travers un référendum juste et libre. Je vous remercie.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Maria de los Angeles Ramos Guillen.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. Le courage diplomatique ne consiste pas à faire attendre une solution utopique aux peuples, mais à leur offrir une solution réaliste, durable et conforme au droit international. Ce courage, c'est le Maroc qui en a fait preuve en 2007, en avançant son initiative d'autonomie. Telle est la sagesse qui est consacrée dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies en date du 31 octobre 2025, une résolution qui estime que le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine doit être le socle des négociations autour de ce différend régional, en estimant qu'elle pourrait offrir le résultat le plus viable. Ce qui serait utopique, en revanche, ce serait de défendre la thèse des séparatistes qui estiment que l'autodétermination ne saurait que signifier diviser des Etats et atteindre leur intégrité territoriale. Le droit international n'impose pas l'autodétermination par le biais d'une seule solution unique. La résolution de l'Assemblée générale des Nations unies du 24 octobre 1970 prévoit diverses façons de l'assurer libre association, intégration dans un État ou toute autre astuce politique.
Librement choisie par le peuple intéressé.
Cette résolution ne reconnaît aucun droit automatique à la sécession, bien au contraire. Elle rappelle qu'une disposition peut être interprétée comme autorisant ou encourageant le démembrement de l'intégrité territoriale, de l'unité politique d'État souverain. Dans ce cadre, nous avons l'initiative d'autonomie marocaine qui offre une réelle possibilité d'intégration, de développement pour toute la région, en offrant une autonomie large avec des institutions, des compétences propres, sous souveraineté du Royaume. Par conséquent, on ne refuse pas l'autodétermination, on l'applique dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Pour toutes ces raisons, deux tiers des membres de l'ONU, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité et l'Union européenne avec ses 27 Etats membres, appuient aujourd'hui ce plan d'autonomie. Le monde, en particulier l'Afrique, n'ont pas besoin de plus de séparatisme et de nouvelles divisions. Le séparatisme affaiblit le continent, hypothéquant son développement. Nous devons tirer les enseignements de la décision de l'Union africaine qui acceptait séparatiste alors que le processus politique sur le Sahara marocain restait ouvert. Telle est l'erreur historique que l'ONU s'efforce aujourd'hui de corriger depuis le Conseil de sécurité avec l'initiative d'autonomie marocaine comme base pour la négociation. La quatrième commission doit contribuer à ce tournant historique en prenant le pari de la stabilité.
Et du développement plutôt que de la division et du séparatisme.
Tel est, Monsieur le Président, le réel courage diplomatique, oser.
Opter pour une solution raisin microcoupé.
Je remercie la pétitionnaire. Je donne la parole à Rafael Jorge Espera Machin.
Monsieur le Président, le gouvernement de mon pays, l'Espagne, et de ma communauté autonome des Canaries, ont compris que le Maroc reste un allié de confiance, un partenaire solide et stratégique. Le Maroc est un pays riche d'une histoire millénaire qui a subi une colonisation franco-espagnole qui a mutilé radicalement son territoire. Conscients de cette réalité, les deux gouvernements ont contribué à réparer cette injustice en appuyant la souveraineté marocaine, en appuyant le plan d'autonomie comme seule solution politique pour régler ce différend. L'Union européenne a appuyé récemment ce plan d'autonomie. Et de fait, plusieurs pays européens ont décidé d'élargir la couverture politique, diplomatique, économique et culturelle dans les provinces du sud du Maroc en encourageant l'investissement dans le Sahara afin de participer à ce nouveau modèle de développement doté d'un budget.
Supérieur à 10 000 millions de dollars. Monsieur le Président, le pays hôte des camps de Tindouf ne peut plus se soustraire à ses responsabilités. Le Conseil de sécurité de l'ONU estime qu'il s'agit d'une partie responsable de la quête de cette solution politique au conflit sur la seule base du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine, tel qu'indiqué dans la résolution historique 27/97.
De même, les affirmations sans fondement n'ont aucun poids politique, sachant que dans la plupart des États membres de l'ONU.
L'on appuie fortement le plan d'autonomie et la marocanité du Sahara.
Les rares pays qui reconnaissent le Front Polisario sont en train de retirer formellement cette reconnaissance pour se rallier au consensus international appuyant l'intégrité territoriale du royaume du Maroc. Parmi les nations qui ont récemment rejoint ce mouvement mondial figurent le Pérou, le Panama, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, le Chili, le Ghana, le Mali, le Kenya, la Zambie, la Guinée-Bissau, le Malawi, la Syrie, la Grèce, la Serbie, l'Arménie, entre autres. Monsieur le Président. La résolution 27 97 est une occasion historique de faire en sorte que les pays qui accueillent les camps de Tindouf les démantèlent de manière définitive et mettent un terme à tout soutien financier, militaire, diplomatique ou policier aux.
Polisario, dont la dérive actuelle signifie qu'il s'agit probablement d'une organisation historique.
Le premier émir, Saïd Ould Jemmani, Abou Walid Sahraoui et son fils, l'actuel émir, Abou Abdah Al Sahraoui, appartenaient aux Polisario, ont été formés dans ces camps et dans le pays hôte de ces camps. Le monde est venu pour cette commission et l'ensemble de la communauté internationale exerce des pressions sur l'Algérie pour qu'elle négocie avec le Maroc et convienne les modalités d'application du plan d'autonomie. afin, d'une fois pour toutes, régler ce différend et d'ouvrir un nouveau chapitre pour une population qui est privée de papiers dans les camps et privée d'espoir et d'avenir digne, d'un avenir digne. Ces nouvelles négociations doivent.
Permettre de relancer un Maghreb arabe unique qui représente la prospérité pour les peuples du nord de l'Afrique. Merci.
Je remercie le pétitionnaire. Je comprends que l'Espagne veut prendre la parole.
Merci beaucoup monsieur le président ces deux derniers jours on a beaucoup parlé de l'Espagne et il est une c'est une bonne chose que l'ensemble des pétitionnaires puissent s'exprimer l'espagnol l'Espagne il n'y voit aucun inconvénient mais je ne vise aucun intervenant mais j'aimerais évoquer une chose pour que tout soit clair la seule délégation qui peut parler au nom du gouvernement de l'Espagne, c'est la mienne et donc moi.
Personne d'autre?
Merci pour votre intérêt pour les positions du gouvernement espagnol, mais seule ma délégation peut dire quelle est la position du gouvernement de l'Espagne sur telle ou telle question. J'insiste, un grand nombre d'interventions ont évoqué notre position. Je pensais bon d'apporter cette précision.
Merci.
Je remercie le distingué représentant de l'Espagne. Je donne la parole à Bagara Aliou Aïdara.
Monsieur le Président, les populations ne vivent pas de slogans, elles vivent de paix, de développement et de perspectives d'avenir. C'est ce que plus des deux tiers des États membres de l'ONU, ainsi que le Conseil de sécurité et l'Union européenne ont compris en soutenant la marocanité du Sahara et le plan d'autonomie marocain. Une évolution politique qui s'inscrit dans une dynamique de retrait en cascade de la reconnaissance de l'entité séparatiste, y compris au sein de certains de ses bastions historiques. Face à cette évolution, une question demeure: combien de temps encore les populations des camps de Toudouf devront-elles être utilisées, de génération en génération, comme instrument d'une confrontation politique? C'est pourquoi, Monsieur le Président, je voudrais m'adresser directement aux représentants des pays hôtes des camps de Toudouf et aux populations instrumentalisées. Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Si la dynamique engagée par le Conseil de sécurité ne suffit pas à vous conduire à reconsidérer votre approche, alors il faut et regarder avec lucidité les conséquences de cette politique sur votre propre environnement et régional. En avril 2026, mon pays, le Mali, a annoncé le retrait de sa reconnaissance de l'entité séparatiste et son soutien au plan d'autonomie marocain. Mon pays a également souligné l'impact de cette question sur la paix et la sécurité sous-régionales. Ce choix traduit une réalité simple: les États de la région ont compris que ce conflit constitue un facteur qui pèse sur la stabilité de l'espace sahélo-maghrébin et que le séparatisme hypothèque le développement et la prospérité du continent africain. Oui, monsieur le président, tout le monde est conscient qu'une nouvelle réalité politique a été imposée par la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui a appelé les parties à engager des discussions. oui sans préconditions en prenant comme base le plan d'autonomie sur souveraineté marocaine. Cette réalité onusienne vient conforter une réalité sur le terrain. Au Sahara marocain, le Maroc poursuit une politique de développement à grande échelle. La voie expresse s'étend sur 1055 kilomètres et s'ajoute au projet du port de Dakhla atlantique, doté d'un investissement de 1,25 milliards de dollars, qui s'inscrit lui-même dans un projet plus large, comprenant une zone industriel et logistique de 1000 hectares. Ensemble, ces infrastructures renforceront les capacités logistiques et commerciales de la région et consolideront son ouverture vers l'Afrique de l'Ouest. Oui, monsieur le président, grâce à la sagesse et la clairvoyance de Sa Majesté le roi du Maroc, la géographie longtemps considérée comme une contrainte est devenue un levier d'intégration et de prospérité. C'est tout l'essence de l'initiative royale atlantique. Oui, offrir aux États du Sahel de nouvelles perspectives d'accès à l'Atlantique, au marché international et aux chaînes de valeur. Pour les pays du Sahel, cette dynamique revêt une importance particulière car ils savent parfaitement que la lutte contre le terrorisme et le trafic ne peut être dissociée de la création d'opportunités économiques et commerciales.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Carl-Gustav Bjartnes.
Monsieur le Président, merci de nous donner cette occasion de vous faire part d'observations après notre visite au Maroc méridional. Aujourd'hui, je vais parler de la coopération internationale et de la sécurité régionale, du rôle stabilisateur des provinces du Sud, dans l'espace sahélo-atlantique. Excellence, mesdames et messieurs, les investissements dans les infrastructures, l'énergie renouvelable, les ports, la logistique et la formation des jeunes transforment les provinces du sud du Maroc en un pôle lié à l'Afrique atlantique et ainsi qu'au Sahel. Dans le contexte politique de l'évolution du Sahara marocain, la résolution 2797 du Conseil de sécurité renouvelle les négociations sur la base du projet d'autonomie marocain pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable. Les provinces du sud ne sauraient attendre le développement déjà en cours, au cours de la décennie écoulée, le modèle de développement lancé en 2015. dans le cadre de la vision de Sa Majesté le roi Mohammed VI, initialement financé à hauteur de plus de 67 milliards de dirhams. Les investissements dans les routes, les ports, l'énergie renouvelable, l'eau, l'industrie, l'éducation, la formation. Les projets incluent, par exemple, la voie express Tizi-Dakla, le port atlantique de Dakhla et des installations de dessalement. Ces investissements créent des emplois et des occasions pour les jeunes, tout en faisant des provinces du Sud un lien entre le Maroc et l'Afrique atlantique. Le défi est d'accélérer et d'approfondir le développement tout en étendant la participation. Pour cela, il faut de la formation professionnelle, de l'entrepreneuriat et des innovations concernant le secteur de l'agriculture, des pêches, de la logistique. de l'énergie renouvelable et l'économie numérique. Les personnes qui, longtemps déconfinées dans les camps de Tindouf, doivent revenir vers leur terre, le royaume du Maroc, et renouveler leurs liens avec les occasions de développement. Le train du développement est en branle. Aucune génération ne devrait rester en dehors. Nous devons faire fond sur les programmes avec davantage d'investissements, davantage d'emplois, davantage d'entrepreneuriat local et davantage de participation des jeunes. Le plan d'autonomie marocain peut permettre de parvenir à un avenir stable dans lequel le développement profite aux communautés de toute la région. Les provinces du sud peuvent être des modèles d'infrastructures, d'investissements, de développement humain, d'innovation et d'intégration régionale. Notre responsabilité, c'est de transformer les progrès d'aujourd'hui en davantage d'occasions pour les générations futures.
Je vous remercie, M. le Président?
Je remercie le pétitionnaire.
Je donne la parole à Mohamed Bouakli.
Monsieur le.
Président, le 24 octobre 1945 marque la fondation de l'Organisation des Nations unies, dont la Charte constitue l'acte constitutif. Parmi les principaux objectifs de l'ONU figuraient les suivants: le maintien de la paix et de la sécurité internationales, l'égalité des droits, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, C'est dans ce contexte qu'a été adoptée la résolution 1514, en 1960. En 1963, l'ONU a inscrit le territoire alors désigné sous le nom de Sahara espagnol sur la liste des territoires non autonomes. En 1975, la Cour internationale de justice a rendu son avis, un avis sans équivoque. Elle a conclu que l'avenir du territoire devait être déterminé conformément à la volonté libre et authentique de sa population. Ensuite, la résolution 690 avec son plan de règlement, malgré l'ensemble des résolutions des Nations unies à ce sujet, les Nations unies ont échoué à mener à bien le processus de décolonisation du territoire occupé du Sahara occidental. Le principe de l'autodétermination a-t-il échoué ou est-ce que c'est le système politique international qui a échoué à traduire ce principe en résultats concrets? Il existe un fossé réel entre les principes proclamés par les Nations unies, à savoir l'égalité des droits et l'autodétermination, et la capacité de l'organisation à les mettre en œuvre lorsqu'ils se heurtent aux intérêts des grandes.
Puissances et à des rapports de force situés en dehors de la légalité internationale.
En conséquence, le peuple sahraoui subit depuis cinq décennies le joug d'une occupation marocaine illégitime et illégale, laquelle a engendré des violations graves et systématiques des droits de l'homme, incluant notamment le changement démographique forcé, les arrestations arbitraires, le déplacement de populations, l'exploitation abusive des ressources naturelles, utilisées comme arme économique et moyen de répression pour contraindre davantage d'Etats à légitimiser la présence du Maroc sur le territoire sahraoui occupé. La 4e commission considère comme territoire non autonome relevant de la décolonisation. Mon pays soutient les efforts des Nations unies ainsi que ceux de M. Staffan de Mistura envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental. Nous appuyons également la MINURSO et nous appelons à l'élargissement de son mandat pour inclure la surveillance de la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. La position de mon pays sur la question du Sahara occidental repose sur les principes de la légalité internationale, conformément à la doctrine des Nations unies et de l'Union africaine. Nous nous félicitons des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui. Ces négociations doivent se tenir sans conditions préalables susceptibles d'entraver le processus politique. Elles doivent se dérouler de bonne foi et loin de toute logique de diktat et de marchandage, et doivent aboutir à un référendum libre et équitable, organisé et supervisé par les Nations unies. garantissant au peuple sahraoui son droit inaliénable à l'autodétermination, conformément à la légalité internationale. Je vous remercie.
Je remercie le pétitionnaire.
Je donne la parole à.
Au nom de Dieu le Clément, le.
Miséricordieux, Monsieur le Président.
Madame la Secrétaire, les membres de la Commission, excellences, Mesdames et Messieurs. Je prononce ces déclarations aujourd'hui en tant que médecin chirurgien qui, depuis longtemps, connaît bien la situation du Sahara occidental. Imagine un enfant sahraoui dans un camp de réfugiés sur le territoire de l'Algérie.
Le pays des valeurs et des principes.
Il connaît par cœur les noms des villes où il n'est jamais allé. ces noms qui lui ont été dits par ses parents. Il s'agit de générations qui apprennent ce qu'il leur est arrivé, mais qui n'y sont jamais allés. La question est de savoir quand ils pourront revenir au Sahara occidental. Qui pourrait répondre à la question de cet enfant? Je viens ici pour défendre un peuple qui, depuis longtemps, attend son retour. Je suis ici pour défendre un droit qui a été inscrit dans les résolutions du Conseil de sécurité. Notre peuple attend toujours une solution. Combien d'autres résolutions devront être adoptées pour respecter la volonté du peuple sahraoui? Combien d'autres générations devront attendre de pouvoir exercer leur droit à la liberté et à l'indépendance? L'attente a un prix et les personnes en paient le prix. Les familles ont été séparées. bouleversée et les réfugiés languissent dans les camps de réfugiés. Les jeunes veulent bâtir leur avenir sur leur terre, leur territoire. Pourtant, les Sahraouis ont maintenu leur identité et ont, à d'nombreuses reprises, appelé à l'exercice diplomatique et pacifique de leurs droits. Nous voulons parvenir à la fin de la colonisation du Sahara occidental afin que les Sahraouis puissent exercer leur droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance. Les Sahraouis ont le droit à la protection de leurs droits et de leurs libertés fondamentales. Leurs droits doivent être respectés, y compris leur droit à leurs ressources naturelles. La libre volonté du peuple sahraoui doit être au cœur de toute solution. Personne ne peut choisir leur avenir en leur nom. Toute solution durable qui doit reposer sur la paix, doit respecter la libre volonté du peuple. Un jour, nous reviendrons et l'histoire nous jugera selon ce que nous avons fait aujourd'hui, selon ce qu'a fait l'ONU, alors que des générations successives ont attendu de pouvoir exercer leurs droits consacrés dans la Charte, ainsi que les principes des Nations unies. Votre responsabilité aujourd'hui est de veiller à ce que le peuple sahraoui ne continue pas d'attendre. On ne saurait effacer les populations si elles ne veulent. Si elles veulent retourner sur le territoire, la justice restera vivante et n'attendra pas l'équilibre des pouvoirs. Il faut écouter le peuple sahraoui.
Je comprends qu'il y a des délégations.
Publique arabe syrienne. Merci, M. le Président?
Permettez-moi de faire référence au pétitionnaire 181 sur la liste, à savoir Rafael Jorge. Mon collègue de l'Espagne a déjà fait un commentaire sur son intervention. Le pétitionnaire a parlé d'une série de pays qui, pris une initiative et, parmi ces pays évoqués, il a parlé de la Syrie.
La Syrie est la seule partie qui a prononcé une déclaration officielle.
Nous ne sommes pas responsables de quelque évocation que ce soit de notre pays dans la déclaration de quelque pétitionnaire que ce soit. Je dis cela afin de dégager ma responsabilité et dans un souci d'exactitude.
Merci. Je donne la parole à Hamza.
Ahmed Baba.
Je relance la déclaration au nom de l'Union des travailleurs sahraouis. Excellence, mesdames et messieurs, je prononce cette déclaration afin d'attirer votre attention sur la situation des droits humains dans mon pays, le Sahara occidental. Ce territoire est toujours inscrit sur la liste des Nations unies des territoires non autonomes. Notre glorieux peuple, depuis 50 ans, attend d'exercer son droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance. La décolonisation du Sahara occidental ne saurait être séparée du respect du droit des Sahraouies à la liberté, à la dignité, à la sécurité. La situation actuelle dans mon territoire?
Merci, M. le Président?
Tout d'abord, le pétitionnaire, dans sa déclaration, il fait référence à des entités non reconnues, non reconnues par l'ONU. cette même ONU qui donne à ce pétitionnaire la chance d'exprimer son point de vue. Donc nous prions aimablement le pétitionnaire de s'abstenir d'utiliser des mots ou des terminologies qui ne sont pas convenus par les États membres. Nous parlons ici du royaume du Maroc dans son intégralité, mais également d'une région du royaume du Maroc qui est le Sahara marocain. Il n'y a. Il n'existe pas d'autres entités, comme il l'a dit deux ou trois fois dans sa déclaration. Je vous remercie.
Je remercie la distinguée déléguée du Maroc. Je donne la parole au pétitionnaire en précisant qu'il lui reste 2 minutes 17 secondes. Je donne la parole au Maroc. Je donne la parole au Maroc.
Je voudrais d'abord corriger sa déclaration. Hors micro, il a dit: "Dieu merci, nous sommes aux Etats-Unis." Alors, tout d'abord, ici, nous sommes aux Nations unies. Alors oui, New York est aux Etats-Unis. Et deuxièmement, nous prions amablement le pétitionnaire de s'abstenir d'utiliser.
De faire quelque.
Observation que ce soit ou déclaration exclamatoire s'écartant de la déclaration sous ses yeux, car l'évidence parle d'elle-même. Nous ne sommes pas ici pour insulter l'intelligence des États membres. Je vous remercie.
Je redonne la parole au pétitionnaire.
Dans mon pays, le Sahara occidental, Le peuple du Sahara occidental souffre d'une situation catastrophique. Dans la partie occupée, les détentions se poursuivent. La partie occupée de la RASD.
Maroc. Monsieur le Président, le pétitionnaire n'est pas coopératif et il répète les mêmes attaques en utilisant une terminologie qui n'est pas acceptée par l'ONU. Donc. soit par votre entremise, monsieur le président. Alors, si le pétitionnaire respecte les règles de bien sûr de cette commission, alors soit c'est cela, ou bien nous passons aux pétitionnaires suivants.
Donc, je voudrais préciser qu'il doit me laisser écouter le pétitionnaire. J'ai des oreilles et je peux écouter, il faut me laisser écouter. Mais si vous interrompez le pétitionnaire et que moi, je n'ai pas entendu, il parle en arabe, donc je ne peux pas trancher. Je vous redonne la parole. Je donne la parole au Maroc.
Monsieur le Président, avec tout mon respect, je sais très bien que vous écoutez peut-être en français ou en anglais. Le laps de temps entre les deux, la traduction, le pétitionnaire aurait déjà, et il l'a fait, il a déjà fait passer le mot. Donc c'est juste pour faire un point d'ordre procédural. Ce n'est pas un défi à votre autorité, Monsieur le Président. Vous êtes ici pour mener à bien cette Assemblée et nous avons confiance en votre jugement. Mais également, en tant qu'État membre, j'ai entendu un autre mot, une troisième fois, et donc je demande, Monsieur le Président, votre bienveillance afin d'instruire les pétitionnaires de s'abstenir d'utiliser une terminologie qui n'est pas acceptée par les Nations unies et non et également de ne pas défier les États membres merci.
Je vous remercie je donne la parole aux pétitionnaires en précisant qui doit respecter le décorum comme c'est dit à plusieurs reprises.
Je suis ici pour dire la vérité, rien de plus, rien de moins. Les détentions se poursuivent, les arrestations se poursuivent au quotidien. Des verdicts très sévères sont rendus contre de nombreux jeunes hommes. Mais ceux qui ne sont pas arrêtés ont été poursuivis par.
Président.
Interruption, le Maroc.
On est dans une situation un peu difficile parce que le pétitionnaire continue d'utiliser la même terminologie. Ici, les Nations unies, on a une liste bien définie d'Etats membres. On doit respecter la nomination, les noms donnés aux Etats membres et arrêter de créer des choses, des entités qui n'existent pas et faire passer ça à travers des messages adressés à la 4e commission. Il faut se référer à la situation par le nom qui est inclus sur l'agenda en question, sous examen. Et si le pétitionnaire se trompe de salle ou même de lieu, ça, c'est une autre histoire. Mais, Monsieur le Président, à travers vous, On sent qu'on est en train d'être défié par un petit sonneur, peut-être qu'il s'est trompé de salle. Merci.
Je donne la parole au petit sonneur en précisant encore qu'il doit respecter le décor.
Donc j'aimerais parler du cas d'un.
Jeune homme qui a été tué. par la police marocaine, par des policiers. Il s'agit d'un crime. Il s'agit clairement d'un crime. Depuis trois ans, mesdames et messieurs, je rappelle l'affaire d'un marchand sahraoui qui est disparu. Notre territoire est occupé. Mon message est le suivant. Je continue à appeler le gouvernement marocain à déterminer le sort de mon fils. Je ne cesse de poser cette question. Elle reste sans réponse. Comme je l'ai déjà dit, les détentions se poursuivent, les arrestations se poursuivent. C'est avéré. La situation dans les prisons marocaines est atroce. Les personnes sont confrontées, sont forcées à faire des aveux. Elles ne peuvent pas communiquer avec leurs familles. Ces personnes sont torturées. Maintenant, il y a des grèves de la faim pour que leurs exigences soient respectées. Tout ce que veulent ces personnes, c'est la possibilité de parler à leurs familles et à leurs avocats. Une fois de plus, depuis cette tribune, je vous appelle à envoyer une mission indépendante afin qu'elle puisse parler aux détenus et confirmer ces informations. Concernant les ressources du Sahara occidental, ces ressources sont illégalement exploitées. Vive notre peuple glorieux. Vive la République arabe sahraouie démocratique, libre et indépendante. Merci.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole au Maroc.
Monsieur le Président, motion d'ordre. La délégation du Maroc.
Doit objecter au langage qui doit être utilisé, mais également, et en particulier, aux symboles utilisés dans cette salle. Il s'agit là d'une ligne rouge dangereuse, interdite par les procédures de l'ONU. C'est un symbole. Donc, par votre entremise, Monsieur le Président, nous vous demandons de faire en sorte que le pétitionnaire qui n'a pas respecté les règles de bienséance de cette commission soit biffé de la liste pour l'année prochaine.
Je vous remercie.
La distinguée représentante du Maroc, j'ai bien pris note de sa requête. Je donne la parole à Marilyn Kyle Stanton.
Votre Excellence, Monsieur le Président de la quatrième commission, Mesdames et Messieurs, en tant que neurologue, je voudrais faire des observations et des recommandations.
Sur les soins de santé dans les camps de réfugiés sahraouis, Tindouf, en Algérie. Je félicite les agences humanitaires, les ONG, les travailleurs sanitaires sahraouis d'avoir créé un système de santé pour les populations dans cinq camps du désert. Un petit centre médical gère les cas, les cliniques fournissent des soins de base, les travailleurs sanitaires veillent sur les enfants. Il y a une pharmacie de fortune qui distribue des biens médicaux et un laboratoire pharmaceutique produit quelques médicaments. Mais la production locale ne répond qu'à 5 % des besoins. Alors, quelque 30 % des besoins pharmaceutiques restent insatisfaits. Les médicaments pour le diabète, l'épilepsie et autres sont rares. Il n'y a pas assez de matériel personnel médical. La malnutrition et l'anémie restent les plus omniprésentes après les décès inutiles, d'eau inadéquate, Une étude de 2025 a montré qu'il y avait un taux de malnutrition aiguë de 14 % parmi les enfants. L'anémie dans 5 à 65 % des enfants de moins de 5 ans, de retard de croissance d'à peu près 30 % d'entre eux. L'anémie dans 69 % des femmes en âge d'avoir des enfants. En 2024, 64 % des foyers souffraient d'insécurité alimentaire modérée ou aiguë. L'accès De nombreux aliments sont limités. Je recommande de fournir des aliments thérapeutiques prêts à consommer aux enfants mal nourris, aux femmes en âge d'avoir des enfants. On peut créer une formule à durée de conservation prolongée à base d'ingrédients de base. Des aliments thérapeutiques prêts à consommer peuvent être produits dans les laboratoires pharmaceutiques. Si on finance les ingrédients personnels, les installations, c'est distribué aux écoles et aux hôpitaux. Des multivitamines avec du fer seraient une manière efficace de traiter l'anémie dans les femmes et les enfants. L'émission de 70 % du financement humanitaire a encore dégradé les soins. L'HR dit que les conditions de l'école se dégradent au-delà de l'aide immédiate. Je recommande. fermeture des camps sur cinq ans, à commencer par le camp de Tindouf. Les réfugiés retourneraient au Sahara occidental dans le cadre du plan d'autonomie marocain. Chaque transition doit préserver les installations de personnel médical sahraoui et leur accès au système sanitaire marocain. poursuivre l'aide en aliments, eau, médicaments, nutriments, et permettre aux institutions de l'ONU et aux ONG de travailler dans les camps pour permettre une transition sûre, humaine et durable. Merci.
Et je donne la parole à Jimmy Eliezer Zoraga Guerra.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il y a un an, Je me présentais devant cette commission pour demander que le peuple saharien puisse enfin exercer son droit à l'autodétermination. Aujourd'hui, je suis de retour pour constater avec énormément de préoccupation que la paralysie, le silence persistent. Pire encore, en octobre dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2797 qui privilégie une des propositions avancées sans que le peuple saharien puisse se prononcer. Pour toutes ces raisons, Cette commission a une grande responsabilité à assumer. Il s'agit de rappeler que le statut d'un peuple autonome ne peut être déterminé sans ce peuple. En tant qu'architecte et urbaniste, pour moi, le territoire est un espace source de dignité où vit la mémoire, l'avenir de la communauté. Il n'est pas raisonnable d'envisager des établissements provisoires qui durent 50 ans. Et pourtant, c'est précisément ce à quoi a consenti la communauté internationale. Un peuple dans son intégralité continue de vivre dans des camps, dans des conditions particulièrement négatives, alors que son territoire reste occupé sans son consentement. Ainsi, il se trouve privé du droit de planifier son habitat. de développer, d'assurer l'avenir de son territoire. On ne peut pas exiger à des générations entières une patience sans fin, des générations qui sont nées, qui ont grandi en espérant que l'on respecte le droit international. La MINURSO n'a pas été créée pour administrer l'exil à l'infini, mais pour organiser un référendum juste et contraignant. Le peuple sahraoui ne demande pas des concessions, non. Il exige simplement le respect de la Charte des Nations unies. Mesdames et Messieurs les membres, nous ne permettons pas qu'une nouvelle année vienne grossir ces statistiques de l'indifférence. Je demande, avec tout le respect que je lui dois, à cette Commission de réaffirmer sans ambiguïté le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental, son droit à l'autodétermination, et qu'il fasse en sorte que soit convoqué un référendum sans attendre. Merci.
Je remercie le pétitionnaire et je donne la parole à Marta Esther Guerra Niño.
Merci, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Commission. Je suis universitaire, je viens de l'Université populaire du César. J'aimerais vous dire que j'ai moi-même été victime d'un conflit armé dans mon pays quand j'étais enfant, quand j'étais jeune.
Je sais ce que cela veut dire que de grandir dans la peur, privée de mes foyers, sans garantie. C'est la raison pour laquelle j'interviens aujourd'hui, sans aucun lien politique, sans dogme, loin de toute religion. Je viens simplement, portée par mon humanisme, pour dire que l'autodétermination est un droit inaliénable, reconnu par les Nations unies. Et le référendum est la solution démocratique pour permettre à un peuple de choisir librement son avenir. Monsieur le Président, Les enfants ne peuvent pas continuer d'attendre. L'Unicef nous met en garde face aux graves manquements dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l'éducation dans les camps. Ajoutez à cela le risque quotidien que représentent les mines et les restes d'explosifs. La Convention relative aux droits de l'enfant, en ses articles 3, 6, 19 et 22, protège l'intérêt supérieur de l'enfant, sa vie, son développement et sa protection contre la violence et lorsqu'ils se trouvent réfugiés. Dans les camps sahraouis, les mères, les enseignantes assurent le soin, l'éducation des enfants et défendent dans toutes les instances internationales le droit de ce peuple à décider de son avenir. C'est la raison pour laquelle nous vous demandons très respectueusement, que nous demandons à l'ONU et à ses organisations, les faits suivants: assurer le suivi permanent des droits des enfants, garantir leur accès à la santé, à la nutrition, à une éducation de qualité et inclusive, Élaborer une stratégie de santé mentale et de soutien psychosocial face au traumatisme, à l'anxiété, à la dépression. Lutter davantage contre les mines et assurer l'éducation sur les risques de mines, comme c'est le cas dans mon pays. Consolider la coordination entre l'Unicef, le HCR, l'OMS et le service de la lutte anti-mines des Nations unies. Monsieur le Président, nous ne demandons pas uniquement d'aide pour permettre à ces enfants de survivre, nous demandons à cette commission qu'elle réaffirme le droit à l'autodétermination, pour que ces enfants, ces jeunes, puissent guérir, étudier, grandir dans la dignité, dans la liberté, sur leurs terres. Soigner un enfant aujourd'hui, c'est soigner le monde. Merci.
Je remercie la pétitionnaire. Je donne la parole à Salem Mokhtar Béchir.
Présidente, à tous.
Monsieur le président, mesdames et messieurs, bonjour. Je suis Salem Moutar Bachir, avocat dans les camps de réfugiés sahraouis. Cette commission est unique et présente un caractère urgent, assurer l'indépendance, l'autodétermination, la décolonisation des peuples sous occupation militaire, comme c'est le cas au Sahara occidental. Une affaire particulière, claire, évidente. Par conséquent, l'autonomie n'a pas sa place dans la décolonisation. Il y a 35 ans, l'ONU adoptait une résolution visant la tenue d'un référendum d'autodétermination pour les Sahraouis. un plan de paix accepté mutuellement par les deux parties, le Front Polisario et le Maroc. Depuis lors, le Maroc n'a jamais respecté sa promesse, sapant les efforts de la mission de l'ONU, donc de la MINURSO, dont les bases sont installées sur le territoire depuis 1991. S'agissant du droit international, on ne peut pas accepter les méthodes employées par le Maroc, telles que la diffamation, la calomnie, le mensonge, la subordination, campagnes de propagande pour discréditer le peuple sahraoui et son seul représentant légitime, le Front Polisario. Ces pratiques du mal ne sont pas valables ni légitimes dans le cadre d'un processus juridique de décolonisation. Il s'agit d'une nouvelle arme de répression, d'oppression, qui vise la victime, le peuple sahraoui. Il s'agit de le priver de sa légitimité et de lutter contre son mouvement de libération créé pour lutter contre l'Espagne à l'époque. L'occupation du Maroc détruit le tissu social, spolie notre richesse pour ainsi bénéficier de dizaines de millions de dollars chaque année, en plus d'utiliser, principalement dans la ville de Darla, les voies de trafic de drogue. Nous sommes convaincus que nous devons continuer de lutter pour l'autodétermination, pour nos droits. On ne peut pas céder, ni transférer, ni y renoncer, quelles que soient les circonstances militaires ou politiques. L'occupant marocain utilise le Sahara occidental. Plus de 250 000 militaires et forces de police s'y trouvent, sans parler d'une centaine de milliers de colons. dans le but d'opérer des changements démographiques. Micro coupé.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Francesco Bastagli.
Merci, monsieur le président.
Monsieur le président, aujourd'hui, une fois de plus, la 4e commission discute du Sahara occidental. sous un point intitulé de manière très claire "Mise en œuvre de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux". Et pourtant, 50 ans après que l'Espagne a quitté le territoire, cette commission n'a apporté aucune contribution à l'application du droit du Sahraoui à l'autodétermination. Vous en connaissez les raisons, le néocolonialisme, la diplomatie de la canonnière, la realpolitik, différents accoudements pour la même intention, ignoraient le droit international. Voilà pourquoi je vous demande ceci: n'êtes-vous pas préoccupé par le rôle de la quatrième commission ici? Ne pensez-vous pas que les Sahraouis ont suffisamment souffert de guerre, d'exil, d'occupation, de violation des droits humains? N'est-il pas temps qu'ils aient le droit de librement déterminer leur propre avenir? Et ne vous êtes jamais vous dit que quelque plan que ce soit, je le répète, quelque plan que ce soit qui n'inclut pas une option pour l'indépendance du Sahara occidental est une parodie du droit international et des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies. À ce jour, les échecs de la Quatrième commission ont été immenses. Elle n'a pas pu défendre une véritable autodétermination pour les Sahraouis. Elle n'a pas réussi en attendant le jour de la détermination d'appliquer les obligations figurant au chapitre 11 de la Charte. L'absence d'une puissance administrante était une pauvre excuse. La quatrième commission aurait dû défendre les besoins et les attentes d'une nation non autonome. Au lieu de quoi, trop de membres ont choisi soit la différence, soit la politisation et ont transformé le produit de la quatrième commission une version séribée des délibérations du Conseil de sécurité. Monsieur le Président, dans les jours à venir, chacun d'entre vous devra agir en conscience. Cela signifie s'efforcer de trouver la liberté à un peuple qui, depuis des décennies, paie un tribut élevé à l'inaction de l'ONU. Cela signifie également respecter les principes fondamentaux du droit international, choisir ce qui est politiquement commode plutôt que ce qui est juste, ne ferait que contribuer à une nouvelle érosion du socle des normes qui est la meilleure garantie pour notre paix et notre sécurité. Il s'agit là d'une immense responsabilité. La décision est la vôtre. Je vous remercie, M. le Président?
Je remercie le pétitionnaire. La parole à Abdoul-Bassit Batina Har, Said Ibrahim.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. Lorsqu'un peuple vit depuis trop longtemps dans l'ombre d'un conflit, la paix doit devenir plus qu'une simple aspiration, elle doit devenir son héritage. Je suis devant cette commission aujourd'hui en tant qu'humanitaire, préoccupée non seulement par le bien-être de la population sahraouie, mais aussi par les conséquences que peuvent avoir les conflits séparatistes prolongés sur la paix, la sécurité et la dignité humaine au fil des ans. J'ai pris la parole devant cette commission pour évoquer les préoccupations humanitaires affectant les communautés sahraouies, en particulier la vulnérabilité des femmes et des enfants, l'importance de l'aide humanitaire et la responsabilité de la communauté internationale de protéger les populations civiles. Aujourd'hui, je tiens à évoquer une autre dimension qui mérite une attention accrue de la communauté internationale. Je veux parler du lien entre le terrorisme et les mouvements séparatistes dans les régions fragiles. Le séparatisme et le terrorisme ne sont pas synonymes. Les griefs politiques doivent être traités au travers le processus politique pacifique. Mais lorsque les conflits se prolongent, les réseaux armés, les organisations extrémistes, les groupes criminels.
Tels que le Polisario peuvent exploiter l'instabilité, la pauvreté, le déplacement et les griefs politiques. Les conséquences se limitent rarement à une seule communauté. Elles peuvent se propager par delà les frontières au travers de la radicalisation, des trafics, de la criminalité organisée, des réseaux illégaux d'armes et de l'extrémisme violent. Dans le même temps, nous devrions reconnaître ce que permettent la paix, la stabilité et le développement. Sous l'égide de Sa Majesté le roi Mohammed VI, et grâce aux efforts déployés par le gouvernement marocain, des progrès significatifs sont survenus dans les provinces du sud du Maroc, notamment dans les domaines des infrastructures, de l'éducation, de la des énergies renouvelables, de la connectivité et de l'investissement économique. Ces faits nouveaux sont à l'origine de débouchés plus importants pour les jeunes et renforcent les conditions d'un avenir sûr et dans la dignité. Pour nombre de familles sahariennes vivant dans ces communautés, la stabilité, l'éducation et les possibilités économiques deviennent de plus en plus tangibles au quotidien. Mais la sécurité à elle seule ne peut pas amener à une paix durable. La paix exige la dignité, la paix exige le développement, la paix exige des possibilités et la paix exige avant tout le dialogue. La communauté internationale doit veiller à ce que l'espace humanitaire reste protégé de toute militarisation, exploitation et d'influence extrémiste du Polisario. l'aide humanitaire doit parvenir à la population sahraouie à laquelle elle est destinée. La paix se mesure véritablement non pas au silence des armes, mais au bruit des enfants qui grandissent sans peur, faisant en sorte que la prochaine génération d'enfants sahraouis hérite non pas des conflits d'hier, mais des écoles, des débouchés, de la prospérité, de la paix, bâtis par le royaume du Maroc sous l'égide de Sa Majesté le roi Mohammed VI, pour un avenir de paix. Merci.
Je remercie le pétitionnaire.
Je donne la parole à Zosim Alphonse Tamekanta.
Merci, M. le Président. Je suis Alphonse Zosim Tamekanta, je suis universitaire, je viens du Cameroun. M. le Président, le véritable coût de ce différend ne se mesure plus seulement en années perdues dans les salles de l'ONU. Il se mesure en intégration empêchée, en frontières fermées, en investissements retardés, en coopération régionale sacrifiée. La résolution 2797 ouvre précisément la voie à un changement de paradigme. En plaçant l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine au cœur des discussions, elle permet de passer de la gestion indéfinie du différend à une dynamique orientée vers son règlement. Ayant eu la chance de me rendre à plusieurs reprises dans les provinces du sud, j'ai pu constater l'ampleur des investissements engagés pour promouvoir le développement, moderniser les infrastructures et renforcer la connexion de ces territoires à leur environnement africain. Le port atlantique de Dakhla, les infrastructures énergétiques et le gazoduc Afrique-Atlantique traduisent cette réalité: connexion des économies, facilitation des échanges et intégration avec l'Afrique de l'Ouest et le Sahel. Monsieur le Président, pour qui étudie depuis des années les conflits africains, le séparatisme continue d'entretenir les fractures, détourne le continent de ses priorités de développement et de prospérité. On ne construit pas durablement la paix en maintenant une région dans la fragmentation. La paix suppose des intérêts partagés, des échanges et des perspectives communes. Et ça, les partenaires internationaux l'ont compris. Plusieurs partenaires, dont les États-Unis d'Amérique, la France et le Royaume-Uni, ont ouvert et encouragé des perspectives d'investissement dans les provinces du Sud, attirés par les infrastructures, la stabilité et les opportunités économiques de la région. Mais une contradiction demeure, Monsieur le Président. Alors que cette dynamique d'ouverture et d'intégration progresse, le pays à l'est du Maroc persiste dans une logique de fragmentation, ayant érigé cette entité séparatiste en instrument de sa politique régionale, privant le Maghreb des complémentarités économiques dont il aurait profondément besoin. Et je le répète, Monsieur le Président, le coût du statut qu'on n'a plus rien d'abstrait. Il se traduit par des marchés fragmentés, des échanges limités, des investissements empêchés et une coopération régionale très en deçà de ce que les défis du Sahel exigeraient. Alors, Monsieur le Président. Jusqu'à quand le pays à l'est du Maroc continuera-t-il de faire supporter à toute une région le coût politique, économique et sécuritaire de son obstination politique? Jusqu'à quand son voisin maintiendra-t-il en otage des millions de citoyens du Maghreb condamnés à subir les conséquences d'une intégration régionale paralysée alors que des économies, leur jeunesse et leur sécurité exigent exactement l'inverse? Dans ce contexte, L'autonomie sous souveraineté marocaine offre un cadre politique capable de rompre avec cette logique de blocage, de consolider la transformation déjà engagée et d'élargir ses retombées à l'ensemble de la région. Monsieur le Président, je répète une dernière fois, il ne s'agit plus simplement d'administrer un différend, mais de choisir entre la perpétuation d'une fragmentation régionale et la construction d'un espace de.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Mohamed Baha.
Monsieur.
Le Président, je m'adresse à vous aujourd'hui, non pas uniquement au nom d'un groupe de détenus, mais pour traiter des souffrances humanitaires dont est victime le peuple dans le Sahara occidental occupé. J'attire votre attention sur la situation sanitaire humanitaire de ces prisonniers. Depuis septembre 2026, neuf détenus, dont Nama Asfari, défenseurs des droits de l'homme, sont en grève de la faim, exigeant le respect de leurs droits et le respect des engagements conclus après leur précédente grève de la faim. Nama Asfari avait déjà mené une grève de la faim de 46 jours en juin-juillet 2026, avant de la suspendre dans le cadre d'un dialogue avec l'administration pénitentiaire marocaine. Selon les informations publiées, Les demandes de transfert plus proche de sa famille, l'amélioration des conditions de détention, communication liée avec la famille n'ont pas été respectées.
Le cas de ce prisonnier n'est pas simplement un problème de discours politique. Des décisions ont été prises qui les concernent dans la vie 23 de 2023. Le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire avait conclu que la privation de 18 prisonniers de leur détention était arbitraire. Ils avaient été privés de droit à un procès légitime. Nous devons respecter la liberté, la dignité des personnes privées de liberté, respecter les normes concernant les conditions de détention, l'accès à la santé, la communication avec le monde extérieur. Le Comité contre la torture dans l'affaire Namasfari a estimé qu'il y avait violation de la convention contre la torture et a demandé des dédommagements et sa réhabilitation ainsi que des enquêtes impartiales.
Merci, Monsieur le Président. Une fois encore, la réunion d'aujourd'hui porte sur la situation au Sahara marocain, je le rappelle. Et peut-être que le pétitionnaire n'était pas là hier. Donc, pour préciser, les individus mentionnés par le pétitionnaire à l'instant, dans son intervention, n'ont pas été poursuivies pour des opinions politiques. Ces personnes ont été poursuivies pour actes de violence, actes de violence extrême, grave. Les photos disponibles sur différents réseaux sociaux, je ne vais pas les citer, mais ces photos ont été interdites. sur ces réseaux parce qu'elles représentaient des actes de violence extrême. Cette violence ciblait la police et 11 agents de police ont été tués suite à ces actes de violence. Les poursuites se poursuivent devant les tribunaux. procédure judiciaire indépendante est en cours. J'ai une question à poser aux pétitionnaires. Pourriez-vous envisager la situation sous un angle différent? Songez aux familles des agents de police qui ont perdu la vie, des membres des forces marocaines qui ont été tués alors qu'ils étaient là. Juste pour rétablir le calme, est-ce que vous pensez à leurs familles, à leurs parents, leurs conjoints, leurs enfants? Je voulais juste ramener le pétitionnaire à la question qui nous occupe. Cette question porte aussi sur la procédure, puisque ici, on parle du Sahara. Et on ne peut pas, au travers d'un pétitionnaire ou de qui que ce soit, et exercer des pressions sur un pouvoir judiciaire indépendant. Je ne sais pas, Monsieur le Président, je me suis sentie obligée de réagir parce que le nom de la réunion d'aujourd'hui ne correspond pas. Ce n'est pas ici que l'on doit traiter de cette question, mais ailleurs. Une procédure est en cours qui est surveillée par des observateurs internationaux.
Donc, n'insultons pas l'intelligence des membres de la commission?
Merci, monsieur le président. Comme je l'ai expliqué hier, ma délégation n'a pas l'intention de réagir à maintes et maintes reprises au travers de motions d'ordre, sauf si cela est nécessaire. Nous voyons tous comment notre collègue du royaume du Maroc interrompt à quatre reprises ou plus les pétitionnaires. Elle en a interrompu un à plusieurs reprises parce qu'il n'employait pas, selon elle, la terminologie consacrée. Et maintenant, elle se répand en remarques sur le fond. En toute honnêteté, M. le Président, il s'agit là d'un exemple flagrant de mépris pour le règlement intérieur. Il ne s'agit pas là d'un droit de réponse. Les règles sont claires. L'article 113 est clair. Aucune délégation n'a le droit de violer cette disposition. Si elle ne supporte pas ce que dit le pétitionnaire, je lui ai dit hier quelle était la solution. Je pourrais en proposer une autre. me garderais de le faire pour l'instant. Demander aux pétitionnaires d'employer une certaine terminologie alors qu'elles-mêmes ne respectent pas les règles, sachant que la réunion est consacrée au Sahara occidental, le Sahara marocain ne fait pas l'objet de colonialisme. La commission n'est pas là pour débattre du Sahara marocain, nous parlons du Sahara occidental. Ces interruptions sont mues par des considérations politiques. Les deux pétitionnaires, celui qui a été interrompu à quatre reprises et le dernier, ont été interrompus parce qu'ils peuvent témoigner, dire exactement ce qu'il se passe sur le terrain. C'est précisément ce dont nous avons besoin dans cette commission, et c'est la raison pour laquelle cette commission a été constituée. Merci.
Je remercie les distingués. Je rappelle aux pétitionnaires qu'il n'est pas permis d'applaudir dans la salle. Je rappelle aux pétitionnaires qu'il n'est pas permis d'appeler dans la salle et je vous demanderai de respecter ces dispositions. Je demande aux pétitionnaires de respecter la bienveillance dans cette salle. Vous n'avez pas la parole, le pétitionnaire, je ne vous ai pas donné la parole encore. Je demande à la sécurité de prendre les dispositions pour éviter les insultes. C'est bon. C'est bon. Distingués représentants du Maroc, j'ai demandé à la sécurité de faire le nécessaire. Je rappelle au pétitionnaire qu'il lui reste Une minute 15 secondes. Distingué pétitionnaire, vous aurez la parole tout de suite. Redonnez-moi une seconde. Attendez une seconde. Vous avez la parole?
Monsieur le Président, je vous remercie et vraiment, je m'excuse. de la manière avec laquelle euh certaines personnes qui qui sont politiquement motivées et utilisent cette euh ce podium.
C'est une autre motion.
C'est pour réagir à la délégation de l'Algérien. Donc c'est un droit de réponse à une intervention. Excellence. And euh this is just excellence.
Excuse me. Si c'est droit de réponse à la fin, s'il vous plaît. Réponse c'est à la fin. C'est ça?
C'est ça?
Algérienne parce que elle a mentionné le Maroc. Ouais. Voilà. Donc je dois réagir. Je suis dans l'obligation de réagir.
Vous avez dit droit de réponse. Si c'est un droit de réponse c'est à la fin.
Non non non. Vous n'avez pas euh monsieur le président euh compris ma demande?
Je comprends bien. Très bien. Si c'est un point d'ordre, je vous donne la parole.
C'est un point d'ordre également. Voilà. Monsieur le Président.
Hier, la délégation de l'Algérie nous a accusés de semer la zizanie dans les travaux de la Commission. Entre hier et aujourd'hui, nous avons vu que des groupes de personnes dans cette salle réagissez en ne respectant pas les règles de bienséance les plus basiques. Vous ne faites pas preuve de respect. Je ne vais pas, par ailleurs, réagir à ce que vient de dire la délégation de l'Algérie, parce que la déclaration de l'Algérie prouve bien qu'elle est partie au conflit. Tout ce qui a été dit par l'Algérie à l'instant vient confirmer une fois encore que l'Algérie est une partie au conflit. Elle parle de mépris flagrant. Je ne l'accepte pas. De la bouche du représentant de l'Algérie, personne ne peut qualifier les interventions de notre État membre. Je n'ai jamais, moi, dit que les interventions de l'Algérie étaient ceci ou cela. J'aurais pu le faire. Deuxièmement, je vais donner à la délégation de l'Algérie et à mon frère en particulier Je vais l'excuser, dirais-je, parce que l'anglais n'est pas sa première langue, mais peut-être devrait-il vérifier le sens des mots qu'il prononce. Il dit que ma déclaration est politisée, est mue par des considérations politiques. Nous sommes ici au sein d'une question, enfin, j'ai des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Donc l'aspect politique, Nous sommes en 4e commission, ce n'est pas un cirque.
Puisque on m'accuse depuis hier, vous avez.
Ici des clowns qui applaudissent. Vous n'avez pas la parole, madame?
La parole à Armetoula et la Guette. Je demande à la sécurité de sortir les pétitionnaires qui applaudissent, ceux qui sont là-bas en haut. Je demande à la sécurité d'évacuer ces pétitionnaires qui sont en haut, qui ont applaudi. J'ai demandé à la sécurité de les sortir de la salle. Je ne parle pas de celui-là. S'il vous plaît, prenez votre place. S'il vous plaît, prenez votre place. Non, c'est pas à elle. Excusez-moi. Excusez-moi. Excusez-moi.
Pardonnez-moi. Monsieur l'agent.
L'officier qui s'occupe de la sécurité, vous devez exécuter ce que je dis. Je parlerai à la sécurité plus tard. Je voudrais appeler nos distingués collègues marocains et algériens à nous permettre de continuer nos travaux. Je sais que les questions sont sensibles, mais nous sommes tous là pour évoluer dans un climat serein. Je demanderai également aux pétitionnaires, pour la dernière fois, d'arrêter d'applaudir, sinon je serai obligé d'évacuer la salle ce qui concerne surtout ceux qui sont derrière. Et je redonne la parole au pétitionnaire qui l'avait.
Monsieur le Président, j'aimerais vous faire part de l'expérience dans la ville d'Akhla, la 2e ville la plus importante dans les provinces sahariennes du Maroc. J'ai l'honneur de présider le conseil municipal qui est devenu un pôle économique important, une porte atlantique ouverte sur le monde. J'aimerais évoquer ce qui a été fait dans une vision d'ouverture, d'investissement dans les populations, en faisant le lien entre le développement local et les partenariats. En tant que président de la municipalité de Dakhla, Au quotidien, je constate l'évolution de la ville, l'expression de son potentiel. Elle est devenue une destination attirant les touristes, les investisseurs, les partenariats, les entreprises. Un modèle de succès dont l'influence dépasse les frontières nationales. Aujourd'hui, Darla est directement liée à Paris, Madrid et d'autres villes européennes par les voies aériennes et de grandes compagnies aériennes internationales.
Nous avons enregistré une augmentation de 32 % du nombre de touristes visitant la ville sur les dix premiers mois de l'année 2025. 2605 entreprises y ont été créées entre janvier et février de cette année, 247 nouvelles entreprises ont été créées et six grands projets.
D'investissement y ont été approuvés.
55 nouveaux projets agricoles ont été lancés sur une zone dépassant les 1000 hectares.
Dans le cadre d'un projet d'irrigation à grande échelle utilisant le dessalinisation de l'eau de mer alimentée par l'énergie éolienne. Nous voyons que les choses progressent. Ceci montre que l'on a conjugué l'État, les institutions locales, secteur privé, les institutions diverses. Le port atlantique de Darla est d'une importance énorme. Elle permettra de consolider la position de la ville au niveau de la région, entre les régions, énergétique. Au total, les investissements dépassent 1,36 million de dollars.
Voilà le type de développement auquel nous aspirons, des investissements qui créent de la valeur, des possibilités d'emploi, tout en préservant l'eau, l'énergie, l'environnement naturel. Il s'agit de transformer les difficultés que représente le désert en possibilités d'innovation pour une économie plus durable. Et ce n'est là qu'un des exemples de réussite dans les provinces sahariennes aujourd'hui. C'est la meilleure réponse à ceux qui voudraient piéger le Sahara dans des discours dignes de la guerre froide, qui ne voient rien dans notre région, sauf le conflit, la division. les Sahraouis, que nous savons, que nous connaissons, que nous représentons aujourd'hui, ne veulent pas vivre en marge du monde. Ils ne veulent pas un avenir d'otages pour leurs enfants, sans que l'on comprenne la valeur de la démocratie, du développement. Nous avons choisi d'aller de l'avant, de bâtir un avenir au travers de participation active et constructive. Nous n'accepterons pas que notre avenir et notre présence soient réduits à un conflit que l'Algérie souhaite perpétuer pour tuer notre espoir de vie digne.
Je donne la parole à.
Non, je pense que vous avez déjà parlé. Vous avez la parole?
Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux, Monsieur le Président, je suis membre du Parlement représentant la région de. Je viens devant vous quelques semaines après avoir été élu pour la première fois. à la Chambre des représentants, en tant que jeune femme des provinces du Sud qui a choisi d'entrer dans la vie politique et d'assumer ses responsabilités en participant à la gestion des affaires publiques dans le contexte du pluralisme politique, à travers des élections auxquelles auront participé plusieurs partis politiques. avec une vaste participation, avec des observateurs nationaux et internationaux. Je suis née, j'ai été éduquée dans le Sahara marocain. Je représente une génération de femmes sahraouies dont la participation à la vie publique est allée au-delà du discours d'autonomisation des femmes pour devenir une réalité concrète dans les institutions élues, les organes décisionnaires. Mon expérience n'est pas une exception. M. le Président, les résultats des récentes élections législatives démontre clairement le niveau de participation politique qui est celui qu'on constate dans les provinces du sud du Maroc. La participation électorale a dépassé 77% dans la région de la participation dans la ville de a dépassé 80% dans la ville d'Ouloud. La participation électorale était proche de 80% ces élections. ont permis une importante représentation des femmes et aujourd'hui, les femmes représentent une importante proportion des membres du Parlement. Ces chiffres signifient que les électeurs ont participé au processus politique et ont pu choisir leurs représentants. Ils ont discuté de leurs actions et quand le moment des élections reviendra, ils pourront renouveler leur confiance à leurs représentants ou la leur retirer. La légitimité représentative ne repose pas simplement sur des affirmations, n'est pas donnée a terme adéfini. Je comprends parfaitement l'importance de la confiance que les citoyens m'ont confiée de ce point de vue. Il y a une distinction évidente entre une représentation basée sur le choix libre et régulier des électeurs et des affirmations de représentation. Quand on discute de légitimité et de représentation, l'initiative du Maroc revendique toute son importance. Pour moi, c'est une initiative qui met l'accent sur l'autonomie. du peuple et qui repose sur les principes démocratiques.
Le micro est coupé.
Je remercie la pétitionnaire. Je voudrais, avant de donner la parole à l'orateur suivant, remercier les pétitionnaires qui respectent les règles de bienséance et rappeler à ceux qui ne le font pas que les officiers préposés à la sécurité sont là et qu'ils seront exportés hors de la salle en cas de perturbation des travaux. Je donne la parole à Souleymane Sateigue Silybe.
Monsieur le Président, la dynamique législative actuelle au Congrès américain marque un tournant qualitatif dans la manière avec laquelle la communauté internationale appréhende les milices du Polisario, dont les dérives terroristes ne peuvent plus être occultées. Elle consacre aujourd'hui un processus législatif structuré qui s'étend aux deux chambres du Congrès et autour duquel convergent les élus républicains et démocrates. En juin 2025, le Congrès américain a ainsi vu le dépôt de plusieurs propositions de loi visant à classer le Polisario comme groupe terroriste, qui a par la suite suscité le soutien de plusieurs membres influents du Congrès américain. Cet élan législatif sans précédent, porté par une vingtaine de membres éminents de la Chambre des représentants et du Sénat américain, est fondée sur des preuves tangibles quant à l'implication des milices du Polisario dans des actes terroristes ainsi que leur accointance avec des phalanges terroristes ethniques et des proxys très actifs dans la déstabilisation des États souverains au Moyen-Orient. Dans le même cadre, force est de rappeler l'inscription le 9 août 2018 sur la liste des sanctions des Nations Unies contre le terrorisme, l'un des dirigeants de premier plan du Polisario, en l'occurrence, Habib Ould Abdi Ould Saïd Ould El-Béchir, alias Adan Abou Walid al-Sarawi, qui était directement impliqué dans l'assassinat, le 4 octobre 2017 au Mali, de quatre militaires américains et cinq Nigériens. Pourrait-ce qui lui avait valu d'être promu émir de Daesh au Grand Sahara, avant d'être abattu par l'armée française. Dans le même sillage, les camps de Tindouf ne constituent pas uniquement un ressort inépuisable pour le recrutement des terroristes, mais également une base d'approvisionnement, un tarif pour des groupuscules terroristes évoluant au Sahel. De même, ces djihadistes pour lesquels les camps de Tindouf sont devenus un véritable sanctuaire pour se mettre à l'abri des opérations de dépollution menées par l'armée malienne au niveau des ses frontières au nord du Mali, participent activement aujourd'hui dans les attaques terroristes des miliciens du Polisario contre des centres urbains au Sahara marocain, dont la dernière en date ont ciblé une mosquée et des quartiers résidentiels. potentiel. Monsieur le président, malheureusement cette mutation dangereuse du en matière du terrorisme en Afrique du Nord se fait sous l'oeil vigilant du pays hôte des camps dont l'aveuglement par la haine du Maroc et les vérités déstabilisatrices de ses voisins du sud l'empêchent de réaliser aujourd'hui la gravité de sa politique extérieure pour toute la région afro-méditerranéenne. Je vous remercie.
Je remercie les La parole est à M. Souabou Ahmed.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur.
D'intervenir ici, à côté de mes collègues membres du Parlement et conseils élus des provinces sahraouies. Nous avons été choisis par les électeurs pour les représenter et donner voix à leurs aspirations, défendre leurs intérêts.
Nous en venons ici devant vous.
Aujourd'hui pour étendre cette légitimité, assumer cette responsabilité devant les habitants des provinces du Sud. Nous vivons à El Aaiun, Dakhla, Smara, Boujour, Kefalouad et Massa, et nous sommes pleinement conscients des changements qui ont eu lieu grâce aux nouvelles routes, aux voies rapides qui ont été construites. Nous avons également vu la construction de nouveaux centres, centres médicaux, centres universitaires. Je voudrais parler ici de la voie express entre Tiznit et Dakhla. Des villes ont été étendues de l'intérieur et de nouveaux quartiers ont surgi. La ville d'Alayoun, par exemple. compte une faculté de médecine et de pharmacie et un centre médical universitaire qui compte 500 lits. Cette ville a également des institutions d'éducation supérieure, des facultés d'ingénierie, de commerce et autres. Monsieur le Président, je dis tout cela, je parle de tous ces changements en tant que membre élu de l'une des universités de cette province. Notre université fait partie d'un pôle technologique qui a été créé pour promouvoir la recherche scientifique et de développer les capacités et d'abriter des initiatives économiques. Dans ce contexte, nous avons également le Centre africain pour la recherche en agriculture durable et avec des chercheurs de diverses régions du monde qui travaillent à ce centre. Monsieur le Président, ce à quoi nous assistons aujourd'hui au Sahara marocain prouve qu'investir dans les infrastructures et le capital humain, c'est un investissement dans la dignité humaine, la dignité que nous voulons pour nos frères des camps de Tindouf. Ils se sont retrouvés prisonniers d'un conflit artificiellement provoqué depuis trop longtemps, sans avoir l'occasion de retourner de manière digne dans leur foyer, le Maroc. Tout ça parce qu'un pays appelé l'Algérie veut les garder comme des otages pour servir ses propres intérêts. Je vous remercie, M. le Président?
Je remercie le pétitionnaire. Kalimati, au nom du.
Maroc, reconnaît que le Sahara occidental n'est pas marocain.
Mon intervention est intitulée Le Maroc reconnaît que le Sahara occidental n'est pas marocain. Monsieur le Président, quelle que soit la réalité, l'histoire, l'identité qui reconnaît que le Sahara occidental n'est pas associé au Maroc, eh bien, le Maroc a reconnu que le Sahara occidental n'est pas marocain. Tout d'abord, les frontières du Maroc ont été juridiquement enregistrée en 1956, en laissant en dehors le Sahara occidental, qui était sous colonisation espagnole. Deuxièmement, le Maroc occupe le Sahara occidental dans le cadre de ce qu'on appelle la convention de Madrid et reconnaît que ce Sahara n'est pas marocain, mais qu'il est partagé avec la Mauritanie. Troisièmement, si le Sahara occidental était marocain, alors pourquoi est-ce que le Maroc a construit un mur de 280 kilomètres de long. Quatrièmement, le Maroc reconnaît que l'espace aérien du Sahara occidental relève de la souveraineté de l'Espagne. Sixièmement, le Maroc reconnaît la République arabe démocratique sahraouie depuis qu'elle a rejoint l'Union africaine en 2017. Et voici Journal officiel du Royaume du Maroc, numéro 65-39 du 31 janvier 2017. Monsieur le Président, ce qu'ils appellent l'autonomie, c'est un projet irréaliste reposant sur plusieurs facteurs. Le Sahara occidental est un territoire non autonome depuis 1963, et l'autonomie n'est pas une solution. Au contraire, elle consacre la colonisation. Nous devons apprendre les leçons de l'histoire et comprendre que des expériences passées semblables ont échoué. Prenons l'exemple de l'Érythrée, où l'ONU a décidé en 1952 d'octroyer l'autonomie à cette région qui était sous domination coloniale. Par ailleurs, l'autonomie revient après 48 ans de lutte pour l'indépendance dans cette région. Pour conclure, M. le Président, la décolonisation au Sahara occidental connaît une transformation majeure aujourd'hui. Le peuple sahraoui
Monsieur le Président, le pétitionnaire a dit que le Maroc reconnaît telle ou telle chose. En tant que représentant du Royaume du Maroc, j'aimerais dire ici qu'en tant que représentant du Royaume du Maroc en cette commission, eh bien, nous ne reconnaissons pas et je ne reconnais pas quelques paroles, quelques lettres que ce soit que le pétitionnaire a présentées devant cette commission. Merci.
Je donne la parole au distingué représentant de l'Algérie.
Merci, M. le Président?
Avec tout le respect que je vous dois-je rappelle le paragraphe 113 selon lequel les motions d'ordre Il s'agit uniquement de questions de procédure. Ce que nous avons entendu de notre collègue est, encore une fois, un mépris flagrant de cette règle.
Merci, monsieur le président.
Tout en rappelant à tous les délégués de respecter la règle de la bienséance, je voudrais rappeler également le contenu de l'article 113 pour éviter de prolonger nos travaux. Je vous remercie. Je donne la parole au Maroc.
Merci, M. le Président?
Une fois de plus, je voudrais rapidement réagir à ce qu'a dit mon cher collègue de l'Algérie. Alors, 2 choses. Tout d'abord, le pétitionnaire, et ça, c'est une question purement de procédure. Le pétitionnaire a parlé d'une situation ne relevant pas de la situation à l'examen dans ce cas. Alors, si l'Algérie l'a raté, il a parlé d'Érythrée. Deuxièmement, Le pétitionnaire s'est exprimé au nom de ma délégation. Il a dit que c'était ma délégation, le Royaume du Maroc lui-même, qui reconnaissait telle et telle chose. Donc, encore une fois, dans une procédure, nous intervenons pour dire que personne ne peut s'exprimer au nom de la délégation du Maroc si ce n'est la personne assise à cette place et personne d'autre. Je vous remercie.
Je remercie la délégation du Maroc. Je donne la parole à Mohamed Diab Al-Ajbi.
Monsieur le Président, Excellence, Mesdames, Messieurs les représentants des États membres, je suis heureux de vous voir aujourd'hui pour parler d'une grave question qui va au-delà du conflit politique et concerne la stabilité et la sécurité dans la région du Maghreb et du Sahel et la stabilité internationale de manière générale. Nous ne faisons pas face à des différents politiques, mais à une campagne lancée par le Polisario pour dissimuler le transfert de ces éléments, son leadership, à des groupes terroristes qui sévissent dans la région. Et parmi les preuves incontestables Je voudrais parler d'Anan Abdul-Walid al-Sahrawi. Les documents du Conseil de sécurité disant qu'il a été formé par le Polisario, il parlait au nom des mouvements Al-Tahajj et Al-Jihad en Afrique de l'Ouest. Ensuite, il a rejoint les Mourabitoum avant d'annoncer en 2015 qu'il rejoignait Daesh, ce groupe terroriste. Et le Conseil de sécurité l'a officiellement porté sur la liste des sanctions en disant qu'il était affilié à Daech et Al-Qaïda, après que le groupe qu'il dirigeait a lancé des attaques sanglantes et des enlèvements contre une force de sécurité internationale dans la région. Et le Conseil de sécurité a prouvé que Daesh au Sahara occidental, qui a été créé en 2015 par ce dirigeant. Ces menaces ne s'en tiennent pas aux rapports historiques, on les constate aujourd'hui sur le terrain. Par exemple, l'attaque terroriste récente au Mali, qui avait la participation d'éléments du Polisario. Et c'est là une nouvelle preuve Le fait que ces milices sont devenues des agents intervenant directement dans le conflit armé au Sahel, ces attaques terroristes, ces assassinats contre le Mali et la chaîne d'approvisionnement internationale prouvent les liens existants entre les groupes séparatistes et les organisations extrémistes qui déstabilisent le Sahel, les groupes terroristes et Des membres de groupes de communautés organisés exploitent aujourd'hui ce vide. Ces milices utilisent le vide actuel et exploitent également les camps de Tindouf et les souffrances des civils. Ils recrutent des enfants et des jeunes pour servir leurs desseins terroristes. Voilà qui prouve que le refuge que fournit le Polisario micro-coupé?
Votre Excellence?
Votre Excellence, Monsieur le Président de la 4e commission, Mesdames et Messieurs les membres de la commission. Depuis des années, la communauté internationale sonne l'alarme concernant le recrutement et la militarisation des enfants par le Front Polisario dans les camps de Tindouf. Ces préoccupations ne sont pas des supputations. Elles ont été évoquées ici, au HCR, à Genève, et appuyé par des témoignages crédibles d'ONG à la 60e session du Conseil des droits de l'homme, qui établit sur le recrutement forcé des mineurs comme enfants soldats. L'un des exemples les plus alarmants, c'est Adnan Abu Walid al-Sahraoui, qui était un enfant soldat formé dans les camps de Tindouf, qui ensuite est devenu le dirigeant d'ISIS dans le Sahara. Sa trajectoire de jeune adoctriné à commandant terroriste les dangereuses conséquences de l'utilisation des enfants comme soldats. Une enquête du Washington Post publiée en avril 2025 a dit que des centaines de combattants d'enfants soldats du Polisario ont été capturés par les nouvelles autorités en Syrie après l'effondrement du régime Assad. Beaucoup venaient des camps de Tindouf, ce qui montre comment des décennies de radicalisation ont produit une une instabilité qui s'en trouve loin. Le mouvement des Sahraouis pour la paix à Madrid continue à documenter la dégradation des conditions à l'intérieur des camps contrôlés par le commissariat. Leurs rapports montrent qu'il y a une escalade de la violence, un vaste désordre, la corruption, des activités criminelles, des gangs armés et des trafiquants déstabilisés et la sécurité, y compris lors d'un incident en avril 2025 au camp de Laayoune, où des trafiquants lourdement armés ont échangé des coups de feu, ce qui a forcé les résidents à fuir de leurs maisons. Dans le même camp, des affrontements violents ont également abouti à la destruction de biens de véhicules. Des allégations crédibles impliquent des membres du Polisario dans le trafic de drogue, la contrebande, le vol de bétail, souvent en coordination avec des réseaux criminels organisés. Les difficultés économiques et la mauvaise gestion font que beaucoup, y compris des jeunes, qui n'ont pas accès à des emplois et des services de base. Ces conditions avérées peignent un sombre tableau. La poursuite de la marginalisation des jeunes Sahraouis fait qu'ils sont vulnérables à l'exploitation et à la radicalisation. Je remercie la Commission d'avoir adopté le plan d'autonomie du Maroc. Le moment est venu de passer à la phase suivante et d'aider les Sahraouis des cantins d'Ouf à revenir au Sahara occidental. Je vous remercie.
Je remercie la pétitionnaire et je donne la parole à Ouei Lakemfa.
Merci. Je voudrais dire la vérité sur le Sahara occidental, la vérité qui s'étale devant nous. Mais certaines forces préfèrent présenter les choses autrement. C'est un cas classique de colonisation, décolonisation, d'une tentative de recoloniser un pays indépendant. La CIJ, en 1975, a dit que les revendications du Maroc sur le Sahara occidental sont infondées. Et donc le Conseil de sécurité, dans la résolution 690, a dit qu'il fallait organiser un référendum. Et ce référendum aurait dû être organisé en 1982, il y a 44 ans. Aujourd'hui, 11 membres sur 15 du Conseil de sécurité des Nations unies essaye de remédier aux torts du Sahel occidental avec une tentative de recoloniser ce pays en transférant la souveraineté à un roi non élu marocain, Mohammed VI, sous un pavillon ambigu. Le Maroc est une monarchie fière de l'être. Le président intervient.
Je donne la parole au Maroc.
Merci, Monsieur le Président.
Tout d'abord, je voudrais en prier le pétitionnaire de respecter le président. Quand le président intervient pour diriger les travaux de la commission, les pétitionnaires doivent l'écouter et doivent se respecter mutuellement. Deuxièmement, le pétitionnaire évoque l'un des symboles du royaume du Maroc. C'est un symbole, un symbole le plus élevé Sa Majesté le roi Mohammed VI. Je ne comprends pas pourquoi le pétitionnaire du mouvement nigérian pour la libération de je ne sais quoi, le mouvement de libération du Sahara Mokain, parle de choses qui n'ont rien à voir avec le point que nous examinons. Donc je le prie, par votre entremise, M. le Président, je vous demande Dire aux pétitionnaires de ne pas parler du chef d'Etat, de ne pas utiliser cette tribune pour insulter des Etats membres, leurs symboles, leurs chefs d'Etat ou leurs institutions constitutionnelles. Je vous remercie.
Je remercie la distinguée représentante du Maroc. Vous n'avez pas encore la parole, s'il vous plaît. Je voudrais rappeler aux pétitionnaires la nécessité de respecter les règles de bienséance et les règles de cette salle, pour éviter également à vous-même d'être coupé et permettre à la Commission également de terminer son travail à temps. Je donne la parole au pétitionnaire.
Alors, l'Union européenne, qui est attachée à la recolonisation du Sahara occidental, car la Cour européenne de justice dans plusieurs arrêts, a dit à ses membres qu'ils ne peuvent pas exploiter les ressources du Sahara occidental sans le consentement du peuple.
Alors, mesdames et messieurs, si le Sahara occidental.
Faisait vraiment partie du Maroc, pourquoi est-ce qu'il a accepté la division du territoire entre lui-même et la Mauritanie? Pourquoi est-ce qu'il a accepté qu'en 2020, le président Trump a dit dans une déclaration qu'il donnait le Sahara occidental au Maroc. Si véritablement le peuple sahraoui sont des citoyens marocains, pourquoi est-ce que la féministe marocaine n'est pas allée du Maroc à l'Espagne? Elle a été expulsée. Le Sahara occidental est le sixième pays d'Afrique qui a acquis son indépendance. Et quand l'Union africaine a été formée en 2000, le Sahara occidental était membre fondateur, et pas le Maroc. Si les peuples africains, les dirigeants et les pays de l'Afrique, collectivement, veulent régler une question interne comme le statut du Sahara occidental, il ne faut pas inverser la situation. Si le Conseil de sécurité, l'ONU et autres puissances ne permettent pas l'indépendance, par rapport au Maroc, maintenant, eh bien, dans 50 ans, nous parlerons de la même chose. Le Maroc est une monarchie.
Le Sahel occidental, micro-coupé.
Je remercie le pétitionnaire. Je donne la parole à Matt Mayer.
Merci.
Je suis Matt Mayer.
Je suis le secrétaire général de la National Peace Research Association, le plus important, le plus ancien consortium du monde d'universités pour la question de paix, qui inclut de nombreuses organisations. Nous avons des relations chaleureuses avec l'UNESCO. Nous avons un statut consultatif spécial au sein de l'Écosoc. Notre seul objectif, c'est d'examiner les moyens les plus efficaces de prévenir, de diminuer et d'éliminer les conflits violents et les causes de ces différends. Et nous disons très clairement ici, aujourd'hui, que nos conclusions s'accordent avec le consensus croissant. Toutes les formes de colonialisme peuvent être considérées comme des crimes contre l'humanité. Parfois, elles représentent une forme de génocide lent qui prive les personnes de leur culture, de leur pouvoir décisionnaire et de leurs droits humains fondamentaux. En tant que territoire non autonome désigné par l'ONU, le statut du Sahara occidental ne saurait être débattu en quatrième commission qui œuvrent étroitement avec le Comité pour la décolonisation. Nous pouvons discuter de la nature du statut, des conditions actualisées et des meilleures méthodes pour avancer vers la décolonisation et la paix, mais le Sahara occidental reste une colonie du Maroc qui a désespérément besoin d'un processus de décolonisation, ce qui fait davantage que simplement accepter les souhaits du colonisateur, car autrement, de là tournera en dérision tout ce qu'a fait l'ONU ces 50 dernières années. Je suis ici pour témoigner en tant que quelqu'un qui, ces dernières années, s'est rendu au Maroc, comme dans les camps de réfugiés dans l'ouest de l'Algérie. Malheureusement, les conditions dans la région occupée du Sahara occidental, sous contrôle militaire marocain, et les conditions dans les camps, ne sont pas les pires que nous constatons dans le monde aujourd'hui, mais elles sont très loin d'être idéales. Elles sont très loin de ce à quoi nous pensons quand nous parlons de développement durable. Elles sont très éloignées de la liberté. Et suggérer le choix que ces conditions coloniales seraient des récits fictifs inventés par les dirigeants des Sahraouis, sont des accusations grossières qui dissimulent la vérité. Mais ce n'est pas étonnant quand la vérité s'incline devant ceux qui parlent le plus fort dans la salle. Alors je comprends très bien la volonté du Maroc de faire exception, tout comme les Etats-Unis font exception. Cependant, si l'on ne met pas terme à toutes les formes de colonialisme, ce qui inclut la liberté et l'autodétermination du Sahara occidental, il n'y aura pas de paix, il ne saurait y en avoir. Je vous remercie.
Je remercie le pétitionnaire. Nous avons entendu le dernier pétitionnaire pour aujourd'hui.
Au vu du nombre important de pétitionnaires qu'il reste à entendre, il est possible que.
Nous ayons terminé l'audition des pétitionnaires avant l'heure de fin prévue de la séance de demain. Afin d'utiliser au mieux les services de conférence, je propose que nous reprenions dès demain le débat général sur les points de l'ordre du jour relatifs à la décolonisation, points 52 à 56. immédiatement après l'audition des pétitionnaires s'il reste du temps avant 18h s'il n'entend pas d'objection il en est ainsi décidé.
J'invite tous les pétitionnaires qui ne sont pas encore exprimés aujourd'hui à revenir demain afin que la commission puisse les entendre la séance est levée